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 Le loup et le sac à vin || Feat Tobias

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MessageSujet: Le loup et le sac à vin || Feat Tobias   Jeu 31 Mai - 17:32





Feat :
Tobias


Le loup et le sac à vin

Je n’étais pas revenu du voyage scolaire avec Leoric, que me voilà à nouveau réquisitionné. Paye ta tête de bohémien !

« - Vous qui avez l’habitude de ces trucs… », m’avait sorti le principal du lycée. Par trucs, il sous entendait « activité de boy-scout ». Je ne crache pas sur une activité qui me sort le museau de ma classe, mais j’aurais apprécié quelques jours de répits. Car surveiller des adolescents en sorties nature, c’est un réel sport. C’est ainsi qu’après le voyage au Nouveau- Mexique et le trajet en bus qui va avec, je remonte au nord : direction les rocheuses, observation de la faune locale et contact avec une pseudo tribu autochtone qui a perdu depuis longtemps son mode de vie ancestral et se contente de faire semblant pour les touristes de dix heure à dix-sept heure trente du mardi au samedi.
 
Retour épuisant. Deux ados ont trouvé fun de se barrer en amoureux pour une escapade dans la nuit. Seulement, les jeunes oublient combien la nature peut être redoutable. Une nuit à passer à chercher ces faux fuyards, à les retrouver mort de trouille bien décidés de ne plus quitter le mode virtuel de leur chambre et de leur ordinateur, font que je reprends mes cours ce vendredi matin avec trop peu d'heure de sommeil en poche. J’ai collé des interrogations à presque tous mes cours, histoire de récupérer quelques heures de sommeil.

(…)

À midi, j’ai tenté de me mettre à côté d’Amance au self, mais le prof de sport m’a devancé. J’ai mangé en face de Leoric. A mot couvert, nous avons parlé de Derek et de mes espoirs respectifs de faire une bonne impression sur la professeure de français. L’après-midi fut rude. J’ai lutté contre la fatigue, puis vers quinze heures, j’ai profité de trois heures de pause entre mes cours et ma permanence au poste de police, pour aller dormir dans le cagibi qui me sert de bureau de conseiller d’orientation. Flemme de rentrer à la maison. Optimiser chaque minute de sommeil.

Je me réveille grâce à l’alarme de mon téléphone, sinon j’étais bien partit pour pioncer jusqu’à minuit au moins. Je sors du lycée, le visage comme un lit défait. M’arrête au Pink pour un triple expresso devant le regard hilare d’Aless‘. Saleté d’italien. Ou trouve-t-il son énergie, ce salopard ! Je sais pourtant que ses nuits sont courtes avec ses multiples activités.

(…)

Le poste de police. Je m’arrête à l’accueil et au décolleté du planton de service. Dingue comment une paire de seins comprimés dans un push-up peuvent me réveiller. Je plaisante, tente de ressortir des phrases types entendues dans la bouche d’Aless’. Ça marche moyen, la fliquette rigole, mais pas plus emballée que ça. J’attrape le dossier qu’elle me tend et passe du côté personnel, voir s’il reste du « réveille-toi-Lazare » dans la cafetière. C’est l’adjoint tout feu, tout flamme, qui a surnommé ainsi le café de la brigade. Je baille, salue mon collègue de littérature d'un vague geste et vais poser mon derche sur ce qui est mon bureau de « Collaborateur médiateur ». En gros, une chaise branlante et une table qui l’est autant. Je pose mon mug où surnage un liquide couleur goudron. Rien à voir avec le goût du café au Pink, mais au moins cela me garde les yeux ouverts. J’ouvre mon dossier et prends connaissance des affaires qui nécessitent l’intervention d’un médiateur. Il s’agit de soulager les policiers d’enquêtes qui  ne sont pas graves et où un bon dialogue peut régler les choses. C’est souvent des histories de voisinage. Les gens ne savent plus vivre en communauté.

L’esprit vaseux, je liste les gens que je vais devoir aller voir dans la semaine. J’aime ce travail, mais là, le manque de sommeil me fait perdre mon entrain.

Pourquoi j’ai salué Tobias ?

La sonnerie agressive du téléphone me fait sursauter. La cellule SOS je-ne-sais-quoi me passe un candidat au suicide.

« Euh, tu peux patienter que je finisse mon kawa ? »
« Non ! »
« Ah OK ! Pourquoi tu veux sauter ? »
« J’en ai marre du  monde ! »
« Barre-toi sur mars ! Y a personne. »
« C’est débile ! »
« Sauter aussi ! Tu sais, que même si c’est bref, l’impact fait mal ! »
« Sérieux ?! »
« Imagine tes os se fracasser, te transpercer les poumons. Ton cœur exploser sous l’impact et ton nez qui pisse ta cervelle ! C’est dégueu ! »
« … »
«  P’tain ! pense à ceux qui nettoient ta merde, tes boyaux éparpillés ! Tu sais qu’il y en a qui vont prendre ça en photo !»
«  Non ! »
« Si ! Tu seras célèbre sur Faceplouc, tu me diras. »
« Je veux plus sauter… »
« C’est une bonne idée. A tchao. Bises.»
« Euh… Bises… Merci.»
« De rien mec. »


J’en étais où moi ? Le crétin qui tond sa pelouse à sept heure du mat le dimanche, la dame qui nourrit une horde de pigeons, les… Tobias ! Je regarde le dossier.

- Pff !

Mon mug est vide. Je retourne à la fontaine Lazare.

- Tobias ! Qu’est-ce tu fous ici ? T’as embrassé un lampadaire ?

Je vois mon collègue le nez de travers, assis sur un banc de l’une des cellules. Le poste de police étant un peu encombré (doux euphémisme), il n’est pas rare que nous fassions patienter les victimes dans les cellules. Je cherche à rejoindre mon collègue mais trouve la porte close.

- Euh… C’est fermé. Hey ! Tobias !

Mon collègue n’est pas ce que l’on peut appeler réactif, et comme mon cerveau tourne au ralenti, il me faut un moment pour comprendre qu’il n’est pas là comme victime.

- Ah !

(…)

J’ai baratiné la fliquette de l’accueil. Elle m’a laissé entrer dans la cellule avec deux cafés. Mais elle a refermé dans mon dos.

- Meuh !


Je souffle bruyamment. Et me laisse tomber à côté de Rapier. Je lui colle d’autorité un gobelet brûlant dans les mains. Autant qu’il se brûle et pas moi. Enfin, je n’ai qu’un gobelet à gérer.

- Tu crains du boudin vieux !

Qui a dit que j’étais qualifié pour la médiation ? Je me brule avec la première gorgée de goudron en fusion, comme dans tout poste de police qui se respecte. Ce n'est pas comme si on se parlait beaucoup, ni que nous soyons potes. Mais bon, il n'est pas en position de finasser. Je lève mon pied fermement chaussé d'une godasse de bucheron devant son nez.

- Je sais que t'es pas prof de math, mais question facile : Y a combien de doigts à ma main ?



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MessageSujet: Re: Le loup et le sac à vin || Feat Tobias   Mar 5 Juin - 11:26

Tobias Rapier & Willem Shepherd


Le loup et le sac à vin



La colocation forcée avec Lewis n'était pas simple à vivre. Même si cette dernière semblait nécessaire aux yeux de l'homme oiseau. Il n'avait pas encore vraiment bien comprit ce qui avait pu pousser l'autre à l'emmener chez lui, après leur passif des plus compliqués. Le bourreau et son ancienne victime sous le même toit, cela ressemblait à une mauvaise blague. Mais Lewis avait tenu à le sauver, voulant là combler une ancienne dette qui n'avait aucun sens.

La vie dans l'appartement du jeune homme était paisible, mais leur relation se révélait plus étrange chaque jour. Il ne se parlaient jamais ou si peu, que cela ne comptait pas vraiment. Le chasseur déjà peu bavard l'était devenu encore moins depuis son séjour dans cette cave obscure. Ses nuits hantées de cauchemars nouveaux, se mélangeant à ses anciens démons le faisaient hurler de terreur, il sursautait au moindre bruit, et ne supportait plus ou très peu le contact avec les autres. A chaque fois qu'il se réveillait en hurlant, l'autre était là, épongeant son front, tentant de l'aider à retrouver la sérénité nécessaire pour qu'il puisse retrouver le sommeil. Il buvait toujours, et même plus qu'auparavant, se cachant toutefois pour ne pas gêner son hôte, même si ce dernier connaissait ses travers. Il avait aussi reprit le chemin du lycée, son boulot lui évitant de perdre la tête définitivement, cherchant à retrouver le peu de quiétude qu'il avait obtenu depuis qu'il vivait dans cette petite ville de Californie.

Mais certains jours, tout cela était bien trop présent pour qu'il tienne le choc. Alors il retournait chez lui, pour nourrir son chat, et se saouler en caressant la bestiole réfractaire à toute tentative de contact. Puis il retournait dans l'appartement de l'oiseau, ne voulant même plus aller au Pink, honteux de ce qu'il était devenu et de ce qui lui était arrivé, ne voulant pas se montrer dans cet état devant celui qu'il considérait, comme un ami ou quelque chose s'en rapprochant.

Mais aujourd'hui, il n'était pas rentré chez Lewis, ou plutôt il n'en avait pas vraiment eu l'occasion. Il avait fait une rencontre qu'il aurait préféré éviter, les forces de l'ordre. Serait-ce sa démarche chaloupée, ou même ses yeux rougis et son haleine douteuse, mais il avait été bien vite interpellé et invité à aller au poste de police. L'homme courtois qu'il était avait bien vite fait comprendre à la volaille que cette charmante invitation ne l'intéressait pas du tout. Un des flics avait alors tenté de lui les menottes de force, le touchant alors qu'il ne supportait plus les contacts physiques qui le débectaient déjà avant ses dernières mésaventures. Il avait attrapé le flic, et la tête de ce dernier avait fini contre son torse, un bras lui enserrant fortement le cou. Le pauvre adjoint bloqué de cette manière, Tobias se dit qu'il avait gagné là un peu de répit. Jusqu'au moment ou le poing serré d'une petite brune en uniforme heurta son nez de plein fouet, lui faisant relâcher sa prise sur le champ.

Cinq minutes plus tard, il était menotté, assis à l'arrière de la voiture de police, en partance pour le bureau du Shérif. On l'a collé en cellule avant même qu'il ne puisse rétorquer quoi que ce soit. Ses armes ont été trouvées, ainsi que les permis qui vont avec. Cela n'a pas empêché les regards suspicieux de l'adjoint chargé de le fouiller.

Depuis ce moment il attend, dans sa cellule, en dégrisement. Tête posée contre le mur froid qui lui sert de dossier, il fixe l'horloge d'un regard morne. S'énerver ne changera rien à la situation dans laquelle il se trouve. Le sang coulant de son nez à fini sa course sur sa chemise blanche en soie, avant de sécher pour former des plaques marrons. Son teinturier va le haïr quand il verra ça. Les aiguilles de l'horloge lui disent que cela fait plus de sept heures qu'il est coincé au temple de la volaille, sa lucidité commence à faire surface et sa bouteille lui manque de plus en plus.

Il sursaute un peu en voyant quelqu'un venir le rejoindre, avant de reconnaître le nouveau venu. Professeur, sciences si sa mémoire est bonne. Il n'a rien le temps de faire que le gosse vient s'asseoir près de lui, lui collant un gobelet dans les mains. Brûlant, ce qui le fait siffler d'agacement, alors qu'il tente identifier le pétrole puant qu'on vient de lui donner. Il est sur le point de renvoyer cette chose à l'autre, mais bien vite un pied se lève devant lui dans un gros godillaud à l'aspect plus que douteux. Une grimace de dégoût apparaît sur son visage, autant due à cette apparition cauchemardesque qu'au langage bien trop familier de son voisin. Il pose une main sur la cheville face à lui, avant de pousser vers le bas pour libérer son champ de vision, lâchant quelques mots sarcastiques au passage.

-Je ne vois qu'une chaussure douteuse, appartenant à un gosse dénué d'instinct de survie.

Il se désintéresse autant que possible de son voisin, avant de boire une petite gorgée de café, pour finalement la recracher dans le gobelet. Le goût de cette chose est pire que son odeur. Il ouvre la bouche, passant ses doigts sur sa langue pour tenter de retirer l'impression nausébonde que ce soi-disant café y a laissé. Non seulement il n'est pas fan de cette boisson, mais celui-ci est très loin du goût de celui que lui sert Alessandro.

-Ignoble.

Il rend le gobelet à son collègue, William ou Willem lui semble t-il, avant de le fixer, cherchant la raison de la présence de ce dernier en ces lieux. Est-il courant qu'il vienne ici ? Les autres ne l'aurait pas laissé venir le rejoindre s'il n'avait pas fait parti de l'équipe. La question lui brûle tellement la langue qu'il fini par la poser, sur un ton désintéressé, rapportant son attention sur ses mains, son regard s'attardant un peu trop longtemps sur la gauche ou son alliance et son auriculaire amputé d'un de ses morceaux semblent le narguer.

-La police et le lycée ? Et vous arrivez tout de même à trouver du temps pour Mademoiselle Jouve ?

C'est petit, mais aussi tellement drôle à voir, la façon dont tout le lycée a entendu parler de cette petite idylle naissante entre les deux enseignants. Même lui a été mit au courant, via ses élèves qui semblent trouver cette histoire bien plus attirante que les romances passionnées de Jane Austen. Il a tout entendu à ce sujet : « M'sieur Shepherd aime bien la nouvelle prof », «M'sieur SVT a sauté la prof de français sur son bureau », « Melle Jouve ne porte pas culotte ». Il a failli s'étouffer en entendant la dernière, cherchant comment une telle rumeur avait pu voir le jour.

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MessageSujet: Re: Le loup et le sac à vin || Feat Tobias   Dim 10 Juin - 15:13





Feat :
Tobias


Hurt


-Je ne vois qu'une chaussure douteuse, appartenant à un gosse dénué d'instinct de survie.

La voix de mon collègue est rocailleuse et cassée.

- Bonne et mauvaise réponse, vieux.

J’insiste sur le dernier mot. D’où il me traite de gosse, le mal rasé qui pue la vinasse et la sueur ? Tobias Rapier, ou le type sur lequel tout le monde se retourne et parle dans son dos. Élèves, comme professeurs y vont de leur couplets, soit moqueurs, soit moralisateurs suivant de quel côté on se place. Je ne prends pas part à ce pugilat. Boire n’est pas une vocation, ni vraiment un choix, quoi que…

-Ignoble.

Rapier me rend son gobelet d’un geste vif, faisant vaciller le liquide, souillant ses doigts, les miens, le sol et mon élan de sympathie. OK… Ce type fait tout pour être antipathique. Son application à passer pour un connard fini fonctionne plutôt bien. Il me prend pour un guignol, un clown. Autant ne pas le décevoir. D’un mouvement du poignet, je balance en l’air son gobelet avec son goudron liquide qui, affolé d'une telle acrobatie, tente d’adhérer aux parois de plastique blanc. Lois de la thixotropie, alliées à celles de la rhéologie et à la viscosité font, qu’une bonne partie du contenu suit son contenant dans la cuvette des chiottes en inox à un mètre du professeur de littérature. L’incertitude du calcul se résume à une traînée de gouttes marronnasses qui parsème les cuisses de Rapier. S’en rend-il compte ? Rien n’est moins sûr avec ce cerveau conservé dans de l’alcool.

-La police et le lycée ? Et vous arrivez tout de même à trouver du temps pour Mademoiselle Jouve ?

Le salop ! Je serre les crocs et ferme les paupières sur une lueur rougeâtre naissante. Je n’ai jamais eu de problème de contrôle de mon loup. Mais là, l’animal et moi sommes d’avis qu’un poing dans la gueule de ce blaireau serait à propos… si nous n’étions pas au milieu du grand poulailler comme le nomme Alessandro. Chier ! La moitié de mon job de médiateur est ingrat car je fais face à des gens comme ce gus qui ressemble de moins en moins à un humain et de plus en plus à une merde sur pied. Leoric avait évoqué avoir parlé à son homologue. Connaissant l’organisation de la cervelle de mon frangin de cœur, j’imagine qu’il avait dû être dépité par la tête à claque qu’est l’autre malodorant.

Amance et moi, est le sujet chaud bouillant à ne pas aborder. Il n’y a que Leoric qui peut se permettre un couplet à ce sujet. Mady aussi. Et Keanus mon frère, le vrai. Et pi c’est tout ! Je cherche une réplique et remarque son regard qui s’attarde à sa main gauche. Il lui manque une phalange et vu l’aspect gonflé de son moignon, la chaire violacée, c’est récent. Je sais qu’il est veuf. La présence de l’alliance prouve qu’il ne passe pas à autre chose. J'ose une vacherie sur la morte ?

- Will’ ?

Une fliquette me passe deux dossiers entre les barreaux de cette cage où je me suis volontairement enfermé pour réconforter cet ingrat. Une cage qui rend mon loup nerveux. Je retourne m’asseoir à côté de Rapier. Il est sur le seul banc à peu près propre. Tenant mon gobelet entre le pouce et l’index, je bois une gorgée de mon goudron liquide. L’amertume du breuvage me tire une grimace. Je pose le gobelet sur le banc, loin d’une éventuelle gesticulation de mon voisin et m’intéresse aux dossiers. L’un porte le nom de Rapier, mais je le mets de côté car j’ai reconnu le nom sur l’autre pochette. C’est celui d’un gamin, presque un homme. Un étudiant du campus que j’avais vu plusieurs fois. Ludovic est un esprit brillant, mais avec un mental fragile. Il a toujours été la tête de turcs des autres. Changé moult fois d’établissements scolaires, ce môme n’a pas de repère fixe. Il avait fait une tentative de suicide il y a quatre mois. La raison : une inscription au tableau vantant ses mérites de puceau à la recherche d’une défloraison de son anus. La goutte de trop dans un vase plein depuis des années. Nous avons beaucoup parlé. Surtout moi au début, puis à force de patience il avait sorti la boue qui encombre sa tête. Je l’ai revu il y a une semaine. Ludovic semblait bien aller, il était avec un groupe d’étudiants. Pas les coqueluches du campus, mais un groupe d’étudiants amicaux, des geeks un peu en marge. J’ouvre le dossier.

- Et merde…

La flic aurait pu me prévenir. Je ferme les yeux, comme le dossier, cale ma tête contre le mur. La première pièce du dossier est une photographie en taille A4. Une image de Ludovic, la corde au cou, les pieds flottant dans le vide, comme son regard. Pour le lieu, je reconnais l’annexe du gymnase, un endroit où on stocke le matériel pour les activités sportives en extérieur.

J'ai échoué.

I wear this crown of thorns
Upon my liar's chair
Full of broken thoughts

La colère m'embrase. Mon gobelet de café s'écrase sur le mur en face de moi. Pourquoi les gens ne peuvent-ils pas s'empêcher d'être méchants ?!



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MessageSujet: Re: Le loup et le sac à vin || Feat Tobias   Lun 11 Juin - 13:25

Tobias Rapier & Willem Shepherd


Le loup et le sac à vin



Il n'a même pas broncher au vol plané du gobelet de café, il baisse toutefois les yeux vers son pantalon de costume, un rictus mauvais aux lèvres alors qu'il se demande ou trouver l'adresse du clown près de lui pour pouvoir lui envoyer la facture de son teinturier. Il espère que cette saloperie qui vient d’atterrir sur son vêtement ne laissera pas de marques. Il ne sourcille même pas alors qu'on vient apporter des dossiers à l'autre, espérant juste que cela va l'occuper assez longtemps. Suffisamment en tout cas pour qu'il puisse sortir d'ici et régler son amende avant qu'il ait terminé.

Il ne peut toutefois s'empêcher de regarder les noms inscrits sur les dossiers, petite curiosité malsaine, et un sourire apparaît sur ses lèvres alors alors qu'il voit son nom sur l'un d'entre eux. C'est donc avec son collègue qu'il va devoir batailler pour pouvoir sortir d'ici au plus vite ? Il va lui falloir faire preuve de tact pour embrouiller l'autre sans y passer la fin de cette journée déjà bien entamée. Son dossier est mit à l'écart avec un telle rapidité que cela pourrait presque être vexant, il résiste à l'envie de le prendre pour voir ce que les flics y ont inscrit, lui ouvrant enfin un casier judiciaire. Lui qui avait toujours réussi à se tenir à l'écart des forces de l'ordre s'est fait chopper pour un simple verre de trop. Pathétique.

Il observe son collègue, ou plutôt ce qu'il tient dans ses mains. Le dossier s'ouvre pour se refermer aussitôt, mais il a le temps d’apercevoir la photo d'un mioche qui ne fait plus parti de la grande famille des vivants. Shepherd jure, ferme les yeux, semblant accuser le choc avant d'exploser dans la cellule, son café volant sur le mur face à eux. Tiens lui non plus ne semble pas apprécier cette merde liquide. Comme quoi, il est loin d'avoir des goûts si luxueux que ça. Il récupère le dossier entre les mains de son voisin, sans prendre le temps de lui demander une permission qu'il n'aurait pas obtenue. Ce genre de choses est confidentiel, mais s'il ne voulait pas qu'il y jette un œil il n'avait qu'a sortir de sa cellule, et lui octroyer la tranquillité dont il a besoin. Il tourne les pages du dossier, ne bronchant même pas face aux photographies macabres qui sont dedans. Il a vu bien pire qu'un gosse à bout qui choisit finalement de se faire une cravate en corde.

La mention de suicide ne le touche pas, lui même y a déjà tellement pensé qu'il se moque du fait qu'un autre ait eu ce courage qu'il n'a jamais su trouver. Le gosse a une famille, c'est ce qui est inscrit dans ces lignes de mots qu'il suit du bout des doigts. Il en lève d'ailleurs un pour faire comprendre à son collègue que ce n'est pas le moment de venir récupérer son bien.

-Comme vous l'avez dit je ne suis pas professeur de mathématiques, et vous m'avez apporté là un peu de lecture.

Le jeune homme décrit sur ces quelques pages à l'air futé, mais incompris. Voir martyrisé. Comme la plupart des esprits brillants qui ont foulé cette terre. Il n'a juste pas tenu le choc, et choisit de mettre fin à ces jours en utilisant un méthode vieille comme le monde, qui assure également un excellent taux de réussite. Le nom de son collègue revient plusieurs fois lui aussi, il semblait être une des personnes les plus importantes dans la vie de ce gamin. Cela explique la colère de celui-ci. L'échec n'est pas une chose que l'esprit humain est prêt à tolérer.

Il repose finalement le feuillet sur le banc, avant de fermer les yeux à son tour, se pinçant l'arrête du nez entre les doigts.

-Ce gosse, il voulait mourir. Il n'avait rien d'autre que vous pour lui donner envie de rester dans le groupe des vivants, et il a choisit là une façon sûre de tout arrêter, car son échec l'avait humilié. Pas un appel au secours, juste une humiliation pour lui de ne même pas avoir réussi à se tuer convenablement. Entre une balle et la corde, il a fait son choix.

Les photographies sont juste plus supportables à regarder. Il se garde bien d'exprimer son idée jusqu’au bout, s'il peut éviter de se faire cogner dessus pour la seconde fois de la journée cela l'arrangerait tout autant. Il ne va pas dire à l'homme près de lui, que ce gosse s'est pendu pour lui éviter la vision de sa cervelle si brillante explosée.

Il est un peu perdu, souvent il manque de tact, mais il est rarement méchant. Enfin pas sans raisons.

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MessageSujet: Re: Le loup et le sac à vin || Feat Tobias   Jeu 14 Juin - 11:51





Feat :
Tobias


Hurt

Ludovic. Je revois son corps de grand échalas. Sa façon de s’asseoir, de ne pas savoir quoi faire de ses grande quilles, ou de ses bras qu’il enroulait autour de son corps. Il avait l’attitude de ceux qui ont l’impression de prendre trop de place. Il regardait le monde en baissant le menton, l’œil aux aguets. Un œil où brillait une intelligence au-dessus de la moyenne. Il aurait pu devenir un brillant chirurgien, un scientifique de renom, ou le prochain philosophe du siècle. Mais il a préféré descendre du train en cours de route. Je peux faire toutes les pitreries que je veux, ça ne le fera pas revenir. Ce monde est injuste  et cruel. Ce môme méritait une vie, la sienne. Je tourne comme un fauve dans une cage.

Je suis dans une cage avec l’autre qui…

- Hey ! C’est confidentiel !


Doigt moralisateur qui se lève.

-Comme vous l'avez dit je ne suis pas professeur de mathématiques, et vous m'avez apporté là un peu de lecture.

Mais quel connard ! Je vais lui arracher le dossier des mains, le secouer comme un prunier pour extraire toute la suffisance liquoreuse dans laquelle baigne ce type. Je vais lui boxer sa tête de croque-mort et l’obliger à apprendre à rire et faire rire. Ce type terrorise ses élèves. C’est su, mais personne ne fait rien. Comme pour Ludo, tout le monde savait, mais on l’a laissé glisser.

Pourtant, je ne fais rien de tout cela. Je me contente de serrer les poings. Cogner Rapier ne me soulagera pas de la colère et la frustration qui m’empoisonnent les veines.

-Ce gosse, il voulait mourir.
- Personne ne veut mourir Rapier ! C’est le contexte qui pousse les gens à se suicider ! Les autres ! Nous tous.


Je martèle mes mots. Je refuse le défaitisme de cet alcoolique. Je suis prof de SVT. Un nomade qui a suffisamment vécu au milieu de la nature pour savoir que le suicide n’est pas un choix normal dans la vie et son évolution. Chaque être vivant est programmé pour vivre et faire que son espèce perdure. Les cas de suicide chez les animaux sont recensés dans les espèces qui fréquentent les hommes. Mais le psy de comptoir continue, comme s’il était un vieux sage.

- Il n'avait rien d'autre que vous pour lui donner envie de rester dans le groupe des vivants, et il a choisi là une façon sûre de tout arrêter, car son échec l'avait humilié.

Rappelle-moi mon échec du con !

- Pas un appel au secours, juste une humiliation pour lui de ne même pas avoir réussi à se tuer convenablement. Entre une balle et la corde, il a fait son choix.

Mon sang ne fait qu’un tour. Les blessures par balle je sais à quoi cela ressemble, toute ma meute a été truffée de balles. Les paroles de l’alcoolo sont immondes. Ludo est mort, il pourrait à minima se retenir, garder une réserve, ne pas évoquer une horreur qui aurait pu être pire. Le dégoût monte à mes lèvres avec un peu de bile. Rares sont mes excès de colère. Mais l’autre imbécile, celui qui marche dans les couloirs comme un pape pédant vient de dépasser la ligne blanche.

Ma main agit seule, attrapant la chemise précieuse de ce couard qui a choisi la boisson pour fuir ses emmerdes. Le tissu se froisse et se tend autour de son cou. Sans effort je l’ai mis debout à la seule force du poignet et plaqué avec force contre le mur de la cellule. Sa tête rebondit, pas assez fort pour que je m’arrête. Je sens mes attributs lupins sortir, alors j’approche mes lèvres de son oreille. Pour qu’il ne voit pas les crocs qui dépassent de mes lèvres, ni mon regard flamboyant toute ma colère.

- T’es mal placé pour me donner des leçons de vie mon pote.

Je crache mes mots. Ma familiarité n’est en rien sympathique. Ma carapace de clown a volé en éclat. Plus de mimique comiques sur mon visage. Rien qu’un chef de meute, un alpha qui vient de perdre un bêta. Ludo n’était en rien un loup et encore moins de ma meute. C’était un humain lambda bien ignorant du monde caché. Mais je le considérai comme l’un de mes protégés, comme mes élèves et tous ceux que l’on me confie. Il est très dangereux de titiller un alpha dans de telles circonstances.

L’autre crachote et s’étouffe, je relâche la pression. Cette épave humaine n’a pas conscience qu’il est un mouton qui vient de narguer un loup. Un humain minable qui se balade avec une arme pour se donner un genre. Il traîne souvent chez Alessandro. Peut-être veut-il imiter la classe de l’Italien. Mais il ne suffit pas de mettre un costard hors de prix et de porter un flingue pour incarner un mâle alpha.

Je retire ma main, les fesses du professeur choient brutalement sur le banc. Une collègue passe dans le couloir en me regardant. Je lève une main pour signifier que c’est bon. Que je me calme. Le loup est retourné dans son terrier.

Pendu…

Je vais devoir rendre visite à ses parents. Leur dire de ne pas culpabiliser. En gros, sortir les mêmes merdes que vient de me dire l’autre sac à vin. Avec plus de tact. Mon regard effleure le dossier que j’avais mis de côté. Je l’avais demandé dans l’idée de sortir Rapier de là avec le moins d’esclandre possible. Cela fait toujours mauvaise figure pour un lycée d’avoir l’un de ses professeurs avec un casier. J’ouvre la chemise cartonnée.

La tronche de Rapier qui tient une pancarte.
De face, sale gueule.
De profil. Pas mieux.

Son nom, date et lieu de naissance. C’est un putain de british ! Ceci explique cela et surtout sa suffisance.

Des détails lambda, son adresse, numéro de sécu, police d’assurance. Rien. Je vais pour refermer la pochette quand je vois une annotation. Une série de chiffres et de lettres. Je reconnais les pattes de mouche de Stilinski. Même un simple flic ne sait pas ce que cela représente. Ici, seul le shérif et je suppose Parrish son adjoint savent à quoi renvoie ce numéro. Je le sais, simplement parce que j’ai de bonnes oreilles et qu’il a été question de ce numéro dans l’un de mes précédents job, je ne sais plus dans quelle ville.

Rapier est fiché au FBI...

Je n’ai pas les accréditations pour aller fouiller chez les fédéraux. En quoi ce type minable qui ne se remet pas de la mort de sa femme peut intéresser le bureau fédéral ? Son port d’arme est en règle. Je m’en étais assuré quand j’avais remarqué que ce poivrot était armé.

- La paperasserie c’est long !

J’agite son dossier tout en tapant sur les barreaux pour qu’on m’ouvre. Un petit sevrage de vingt-quatre heures lui fera le plus grand bien. De l’air ! Il faut que je prenne l’air, je ne supporte plus l’haleine chargée de mon collègue.

Spoiler:
 


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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Le loup et le sac à vin || Feat Tobias   Dim 17 Juin - 20:03

Tobias Rapier & Willem Shepherd


Le loup et le sac à vin



Bien le tact et la façon qu'il a de le manier ne sont pas sa spécialité. Cela ne l'a jamais été et c'est la réaction de Shepherd qui lui fait comprendre qu'il a encore bien des progrès à faire sur ce point. La main de son collègue serre sa chemise et le soulève en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Trop vite et trop facilement pour un simple humain, c'est la réflexion qu'il se fait alors que son crâne cogne contre le mur et que la soie se resserre autour de son cou. C'est cela plus que le choc qui lui cause un inconfort sur le moment. Le mots qui lui sont crachés à l'oreille sont loin d'être doux, mais il les a sans doute mérités. En effet il est loin d'être un bon exemple, et ses conseils sont rarement avisés. Son point de vue sur les choses de la vie est désabusé, celui d'un homme qui a vu trop de souffrances pour continuer à voir le bon côté des choses. Donc il se désintéresse des autres, ne cherchant que rarement à se mêler de leurs soucis. Il n'arrive pas à quitter ses vieux démons, aider les autres lui semble impossible.

Il s'étouffe un peu, voir même beaucoup, la pression du tissu écrasant sa gorge alors que l'autre ne le relâche toujours pas. Il est dans la merde si ce dernier ne se décide pas très vite. Et mourir aussi bêtement, tué par un loup ou une sale bête du même style au fond d'une cellule n'est pas dans ses projets.L'autre semble réagir en l’entendant suffoquer car il le relâche, le laissant s'effondrer sur le banc alors qu'il passe une main autour de sa gorge douloureuse. Il lance un regard noir à l'autre, qui quand à lui semble déjà être passé à autre chose. Il a réussi à énerver ce type qui a une réputation de joyeux luron un peu lent dans tout le lycée. Une nouvelle chose à ajouter à son palmarès. Il ne le quitte pas des yeux, déglutissant en déboutonnant le premier bouton de sa chemise. La haine se lisant dans son regard habituellement si neutre.

Il le voit attraper son dossier, et se retient difficilement de lui prendre des mains pour voir ce qui en est. Il semblerait que sa sortie rapide soit entre les mains de l'homme. Il sent qu'il va devoir passer la nuit en cellule. L'autre continue sa lecture avant de le fixer, bizarrement. Cela n'a rien de rassurant et s'il n'avait pas peur de représailles il lui sauterait dessus pour attraper le dossier. Mais sa gorge douloureuse et l'arme qu'il n'a pas sur lui sont d'excellents freins à un possible acte de violence.

Il le voit tambouriner contre les barreaux, prêt à sortir, quelques mots sans intérêt sortant de sa bouche. Lui veut juste avoir une idée approximative de l'heure de sa sortie, même si la tête de Shepherd ne lui laisse aucun espoir. Ce soir il dort ici, parmi la volaille.

Il détourne le regard, attendant que l'autre s'en aille, pour pouvoir à nouveau profiter de ce que le bureau du shérif lui offre en guise d'hôtel pour la nuit. Puis la jeune policière arrive à nouveau et ouvre la grille pour laisser sortir la brute.  Elle le surveille du coin des yeux, semblant au courant des manières qu'il a faites au moment de son arrestation, et voulant être sûre qu'il ne tente pas une sortie en force. Il lève les yeux au ciel, son esprit est sans doute malade, mais il demeure un homme intelligent. Il lui fait un sourire, un poil charmeur avant de lui dire, d'une voix emplie d'une mièvrerie bas de gamme, autant que l'étincelle d’intelligence qu'il voit briller dans les yeux de la jeune femme.

-Mademoiselle, pourrais-je passer un coup de téléphone. L'ami chez qui je loge risque de s'inquiéter s'il ne me voit pas revenir ce soir.

Lewis va être mort de trouille, pire qu'une mère poule ce garçon. Il devrait vraiment se trouver quelqu'un, autre que le psychopathe à la recherche de rédemption avec qui il partage son appartement. Et il ne veux pas se prendre une nouvelle gifle de la part de l'oiseau, même si celle de l'autre jour était sans doute nécessaire.

Il se relève avant de s'approcher de la grille.

-Et j'apprécierais un thé. Earl grey, 3 minutes dans l'eau bouillante avec une rondelle de citron. Une larme de whisky y serait la bienvenue mais je doute que cela soit dans les habitudes de cet établissement.

Puis il retourne s'asseoir. Attendant au moins un téléphone. Ses doigts jouant avec son alliance.
©️clever love.



+ Whiskey is my tears
Tout homme peut sombrer, il suffit de toucher son point faible pour l'y aider. Sortir de cette folie est au contraire une chose bien moins aisée. ©️ sensitive
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Le loup et le sac à vin || Feat Tobias
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