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 Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)

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Scott McCall

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MessageSujet: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Mer 13 Juin - 19:13




 
Sometimes, we need to talk.

           I'm a fucking monster, you know

   
Quelques temps après, quelques jours plus tard. Je me dis que j’ai besoin de te voir, besoin de te parler aussi. Peut – être que cette fois, il y aura autre chose qu’une histoire de cul, qu’une histoire de sexe qui finit bien ou mal. Peut – être que cette fois aussi, j’aurais le courage de résister à ces lèvres qui font battre mon cœur dans ma poitrine. Peut – être que cette fois, je serais capable de te résister tout simplement. Alors, je décide de mettre les petits plats dans les grands. Je me lève de bon matin, fonçant vers la salle de bain. Je prends une rapide douche, en profite aussi pour me raser afin que mon physique paraisse impeccable.

Puis, mes pas me guident jusque dans ma chambre où j’attrape l’un de mes nouveaux boxers, un blanc à l’élastique noir et rouge. Un jeans noir vient le suivre peu de temps après, sans compter sur l’un de mes tee-shirt préférés, un gris clair pour changer un peu mes codes couleurs, niveaux vestimentaires. Quelques instants plus tard, je me dirige vers le campus en laissant le soin de laisser ma mère, seule, à la maison. Je m’impatiente tant j’ai hâte de te revoir, mon pouls cardiaque devient cinglé à l’idée que je te recroise, puis les souvenirs remontent en surface.

Et je me souviens de ce moment de doute, de crainte, j’ai peur… Enfin, non, mais je suis perdu. Tu étais devenu si translucide, comme un fantôme. Pour moi, je décris ce mouvement comme invisible, parce que je ne sais pas ce que tu es et par peur de le savoir, je ne peux pas m’empêcher de me mordre la lèvre alors que je reste devant le campus, en tremblant nerveusement des mains. Puis, j’attrape mon portable, je t’envoie rapidement un message pour te demander de me rejoindre devant le campus. Est-ce qu’on reste ici, dans cet endroit que j’adore m’y cacher en cas de besoin ou on va ailleurs, j’en sais rien.

Pourtant, il va bien falloir que j’y réfléchisse et assez vite. Alors, le temps que tu apparaisses dans mon champs de vision, je soupire tout en regardant le ciel. Passant une main sur ma nuque tout en mettant l’autre devant mon torse. Je sais pas vraiment ce que je vais te dire aussi, parce que depuis que ma mère est au courant de mon attirance pour la gente masculine, c’est comme si j’avais l’impression de lui imposer, à nouveau, un choix de vie sur laquelle elle n’avait aucun contrôle. Elle avait peur pour moi aussi et je ne pouvais que la comprendre.

Je si nerveux à l’idée de te revoir, j’ignore aussi si c’est une bonne chose. J’ai cette envie de te vouloir en permanence près de moi, ce besoin de te serrer dans mes bras et de te couvrir de baisers que par moment, je me traite d’imbécile. Le coup de foudre, qui a cru qu’un jour, ça tomberait sur moi sans que je ne puisses encaisser leurs après – coups. J’en ai fais des bêtises depuis notre première rencontre. Certaines que je regrettes, d’autre dont je suis fier. Puis, là, mes doutes et mes craintes s’envolent lorsque j’aperçois cette chevelure blonde dont j’en suis amoureux, même si je ne l’affirme pas à haute voix. Il ne me faut pas plus de temps pour que mon odorat hume ton parfum, pour que mon loup, lui s’apaise en te sentant dans son espace personnel.


«  Hey, Cooper… Ça te dit qu’on aille dans un endroit plus tranquille, je pense qu’on a besoin de parler tout les deux, moi vis-à-vis de ma mère, toi à propos de ce que tu es… Tu veux bien ? »

Finalement, je range mon portable dans ma poche, ainsi que mes mains. Je regarde autant mes pieds que ta tenue, voir ton visage. Je sais pas trop ce que je veux faire, pendant que tu t’approches de moi. Je me retiens de te serrer, soudainement, dans mes bras, non pas par peur, mais parce que je ne veux pas t’imposer mes émotions tout comme mes craintes aussi...

   

   
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Dernière édition par Scott McCall le Ven 15 Juin - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Mer 13 Juin - 20:45


☾ sometimes, we need to talk.
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▼▲▼


Depuis l’autre soir, je n’ai pas osé le revoir, ni lui envoyer de message. A vrai dire, ça m’a un peu refroidi. Le coup de la mère qui est arrivée pendant qu’on venait de finir notre affaire, le fait que je sois jeté dehors alors que j’étais complètement nu, le fait que je sois forcé à utiliser mon pouvoir devant lui. Je déteste ça. Rentré à la maison, tard, complètement claqué, je me suis allongé dans mon lit pour pioncer comme un beau diable. J’avoue qu’il a été particulièrement excitant, mais là je dois faire le fantôme. Il n’avait pas dit à sa mère qu’il aimait autant les queues que les chattes. Et donc maintenant que sa mère est probablement au courant, bien que je n’en sache absolument rien, il serait peut-être temps qu’on ait une petite discussion ensemble, que l’on parle de ce qui s’est passé. Je lui ai promis des explications pour qu’il sache exactement qui je suis, ou plutôt ce que je suis. Pourtant, j’avoue que je ne veux pas faire le premier pas, ça se tombe il s’est passé un truc, enfin j’en sais absolument rien et de toute manière j’attendrais et ça ne m’empêche de m’amuser de mon côté. La preuve hier soir, j’ai fait la fête et j’ai fumé joint sur joint, bu verre sur verre.
Le réveil a été compliqué, je me suis réveillé allongé en caleçon, un pénis au marqueur noir sur le torse et les cheveux pleins de bière. Je dois avouer que je me suis bien marré en voyant le résultat, mais le mal de crâne m’a vite convaincu de rentrer chez moi. J’ai cours, mais je sèche, tant pis pour aujourd’hui. Un bon cachet d’aspirine et ça va parfaitement bien au bout d’une heure de sommeil. Sauf qu’à mon réveil il y a un voyant qui s’affiche sur l’écran de mon téléphone. J’attrape ce dernier et constate le message de Scott, enfin des nouvelles ! Il me donne rendez-vous au campus alors que j’avais prévu de ne pas y aller de la journée. Fait chier. Sauf que je peux bien faire ça pour lui. Je finis donc par me lever et me douche de façon sommaire pour ne pas prendre trop de temps. J’enfile les premiers fringues qui me tombent sous la main parce qu’honnêtement, j’ai la flemme de faire quoi que ce soit. En prime je suis complètement claqué. Donc je prends mon portable pour appeler un taxi, et dix minutes plus tard me voilà en route.
Quand je suis arrivé, je lui réponds que je suis là et nous nous donnons comme point de rendez-vous l’entrée principale du site. Quand nous nous sommes enfin vu l’un l’autre, nous nous sommes rapprochés l’un l’autre et je souris parce que ça me fait plaisir de le revoir. «  Hey, Cooper… Ça te dit qu’on aille dans un endroit plus tranquille, je pense qu’on a besoin de parler tout les deux, moi vis-à-vis de ma mère, toi à propos de ce que tu es… Tu veux bien ? » Quelle belle métaphore pour dire que je suis pas humain, ou plutôt que je ne suis pas entièrement un simple humain. Lui est un loup-garou et moi je suis une aberration de la nature ou plutôt une mutation génétique. Je ne le prends pas dans mes bras, rien, nous sommes amis, des plans culs, mais rien d’autre. Alors je lui fais un signe de la tête pour lui indiquer de me suivre pour que l’on puisse enfin discuter de ce qui s’est passé.
Nous nous sommes mis dans un coin tranquille dans les coins d’herbes du campus universitaire. Je m’assieds au sol en prenant une cigarette pour me la fumer et tranquillement en étant en sa compagnie à lui. « Bon, qu’est-ce que tu veux savoir ? » Oui parce que je ne me vois pas commencer en lui sortant de but en blanc : je ne suis pas humain, enfin si, mais pas entièrement, mais ça c’est pas le plus important. Je souris en tirant une longue bouffée de ma cigarette. C’est comme ça qu’on va commencer, je veux qu’il me dise ce qu’il veut savoir. Parce que je ne suis pas devin et il me semble mieux que ce soit lui qui commence à me dire ce qu’il veut savoir que l’inverse, d’autant plus que ça doit être compliqué pour lui de parler de ce qui s’est passé avec sa mère.


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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Mer 13 Juin - 22:31




 
Sometimes, we need to talk.

           I'm a fucking monster, you know

   
Parce que je suis resté planté là devant toi comme un con, que je te regarde sans vraiment savoir quoi faire. Parce que j’ai mon cœur qui s’affole encore, pris entre deux duels. L’un entre ma tête et mon cœur, l’autre entre mes craintes et mes désirs. Puis, lentement, je te suis jusque dans l’espace vert du campus, où je ne tardes pas à m’asseoir à tes côtés. L’air se rafraichit, mais ne ternit pas pour autant. Mon regard un peu hasardeux se repose par moment sur les arbres environnants, parfois sur toi avant que je ne me décide de soupirer pour me détendre un peu plus. Qu’est-ce que j’ai, ces derniers temps. Je ne comprends vraiment plus rien, comme si mon cerveau avait fini par se faire court-circuiter. Puis, lorsque tu me poses cette question, je ne peux m’empêcher de te regarder fumer ta cigarette dans un silence presque absolu.

« … Pour commencer, j’ai fait mon coming – out à ma mère. … Tu ne risques pas que j’te supplies de partir la prochaine fois. D’ailleurs, je te présente mes excuses pour ce que j’ai dis. J’avais peur que ma mère s’énerve ou je sais pas, je suis plus sûr de rien, en ce moment… À vrai dire. »

Quelques paroles sur un ton sincère prononcé, et me voilà à me torturer la lèvre parce que j’ai du mal à me contenir. Devant toi, j’ai toujours envie de venir m’approprier ton espace personnel, comme si j’avais besoin de te sentir dans mon espace vital. Mes envies comme mes ardeurs frôlent l’indécence et je me dis même que c’est mal de ressentir toutes ces choses. C’est une souffrance interne que je m’inflige en plus de plusieurs autres détails, depuis ces derniers temps. La mort d’Allison, le départ de Kira, la disparition soudaine de Stiles et sa réapparition forcée parce que j’avais besoin de le sentir auprès de moi, lui aussi. Ma meute qui vole en éclat depuis l’apparition de Théo dans les environs. Le débarquement soudain des Dreads Doctors, cette histoire de Chimères, le chien des enfers… Les pouvoirs de Lydia … Le Néméton et les êtres surnaturels, la bête … Les chasseurs. Cette part de ténèbres qui nous affecte moi comme Stiles.

Je ne sais pas même pas comment je fais pour pas devenir fou, pour pas devenir cinglé aussi. Je fais de mon mieux pour recoller les parties du puzzle, pour rameuter la meute et la souder comme avant. JE fais même de mon mieux pour essayer de garder le sourire, bien que tout ceci m’affecte bien plus que je ne l’aurais cru. Alors, lorsque mon regard se pose sur toi, j’ai une certaine appréhension dans le regard, une vigilance mise à rude épreuve parce que j’voudrais qu’inconsciemment, que tu me prennes dans les bras, que tu me dises que tout va bien se passer, que tu es là pour veiller sur moi. Mais il n’en n’est rien, tu n’es qu’un ami, un plan cul sur lequel, j’ai du mal à m’en passer. J’ignore aussi si c’est réciproque, alors je préfère simplement me taire sur le sujet.


« Je… Je voulais te demander aussi… Comment tu fais pour… disparaître, je sais pas trop ce que tu es, je ne pense pas que tu sois une chimère ou une sorte de quelque chose de garou… À moins que tu sois descendant d’un fantôme… Pardonne – moi si j’ai l’air con, mais je … ne sais pas comment aborder le sujet, ni même quoi te poser comme question… Et j’ai peur de dire quoi que ce soit de maladroit aussi… »

Un soupire plus tard et me revoilà à me mordre la lèvre inférieure. Tout en me trouvant bien trop nerveux, je décide de m’allonger sur l’herbe tout en croisant mes bras derrière la tête en posant ensuite mon regard vers le ciel. Il faut que je pense à autre chose qu’à vouloir céder à des pulsions primaires, à des envies dont je risquerais après de regretter. Je peux bien faire autre chose de mes rencontres qu’à vouloir le « sauter » en permanence ou même l’inverse, depuis notre dernière soirée, non ? Alors, lentement, pour me contrôler, je ferme les paupières en essayant de me contrôler parce que je ne veux pas craquer en public. Je n’ai plus eu l’habitude de le faire depuis quelques années et j’ai surtout peur de la façon dont je réagirais si c’était le cas. J’ai… peur d’être un monstre aux yeux des personnes qui ne savent pas ce que je cache au fond de moi… C’est mal, dis – moi ?

   

   
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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Jeu 14 Juin - 13:30


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A vrai dire, je me sens prêt à lui déballer mon sac, à lui raconter toute de mon histoire. Ce serait le meilleur moyen de lui faire comprendre ce que je suis ou ce que je suis capable de faire. J’ai une vie plutôt, hors norme, parce que je fais de la magie. Non je déconne, je ne suis pas magicien. Je suis différent, c’est tout, j’ai quelque chose dans mes gènes qui fait que je ne suis pas comme tous les autres. Les loups-garous, c’est une sorte de maladie, moi c’est inscrit dans mon code génétique. Je ne sais cependant pas trop commencer à lui dire, alors je préfère qu’il procède pas questions, auxquelles je répondrai de bonne grâce. D’autant plus qu’il risque de me prendre pour un cinglé, car autant l’avouer pendant longtemps j’ai cru que j’étais dingue. Le truc c’est que je n’ose pas non plus lui poser des questions quant à ce qu’il s’est passé l’autre fois, sa mère est arrivée et nous étions en train de baiser ensemble et il m’a avoué qu’elle n’était pas au courant pour sa bisexualité. J’espère que tout va bien, parce que je ne serais pas forcément le plus heureux si quelque chose de mal s’était passé entre lui et sa mère. Je l’apprécie, je sais très bien que ce n’est pas de l’amour, mais plutôt une affection débordante, je le considère comme un ami, et entre amis on doit s’entraider quand les moments sont durs.
’attends donc qu’il me dise ce qu’il veut savoir ou plutôt. Enfin je n’en sais rien, parce que pour être honnête, c’est un joyeux bordel ma vie et même moi j’ai encore beaucoup de mal à comprendre ce que je suis. Honnêtement mon don, ou quoi que ce soit en fait. « Pour commencer, j’ai fait mon coming-out à ma mère. … Tu ne risques pas que j’te supplie de partir la prochaine fois. D’ailleurs, je te présente mes excuses pour ce que j’ai dis. J’avais peur que ma mère s’énerve ou je sais pas, je suis plus sûr de rien, en ce moment… À vrai dire. »  Donc… il a avoué à sa mère ce qu’il était, j’imagine qu’elle doit plutôt mal le prendre. Enfin je n’en sais rien, il ne serait peut-être pas là si c’était le cas. Puis à vrai dire, ce qu’il m’a dit avec le fait qu’on ne soit plus obligé de se cacher chez lui est un bon signe, donc ça s’est plutôt bien passé. Enfin après tout, je ne sais pas trop, et c’est mieux de ne pas trop se poser de questions à ce propos, ou alors il faudrait que je lui demande aussi.  Quoi qu’il en soit, Scott m’a pas l’air d’être en pleine forme, à trop se poser de questions, on finit par perdre la tête ou tous ses moyens, et c’est exactement ce qui se passe.  Il n’arrive pas vraiment à savoir où il en est.
Pourtant je suis là et je ne sais pas trop quoi lui dire, car c’est compliqué ce genre de situations. Moi mes parents m’ont toujours rejeté, pour tout, ce que je suis, ce que j’ai et ce que je fais. Alors je suis parti. « Je… Je voulais te demander aussi… Comment tu fais pour… disparaître, je sais pas trop ce que tu es, je ne pense pas que tu sois une chimère ou une sorte de quelque chose de garou… À moins que tu sois descendant d’un fantôme… Pardonne-moi si j’ai l’air con, mais je … ne sais pas comment aborder le sujet, ni même quoi te poser comme question… Et j’ai peur de dire quoi que ce soit de maladroit aussi… » Je me mets à sourire. Non, je ne suis pas un garou, non je ne suis pas un fantôme ou je ne sais pas trop quoi. C’est pire que ça, je ne suis pas vraiment ce qu’il paraît que je suis. Il ne peut pas être plus maladroit que ne l’est la vie que j’ai menée. Je le vois au final s’allonger sur l’herbe et regarder le ciel. Bon il faut que je trouve le moyen de commencer.
Alors rapidement une idée me vient en tête. Ce serait trop drôle de voir sa tête et surtout comment il va réagir face à ce que je vais lui raconter. Ou plutôt face à l’histoire de ma vie, qui pour être honnête est assez comique. « Il était une fois, la famille Beaumont, de riches agents immobiliers de la Nouvelle Louisiane ont eu un enfant nommé Cooper. Ce bébé leur faisait peur car il avait des pouvoirs étranges. Ou plutôt un pouvoir. Alors dès son plus jeune âge ils ont préféré le jarter de la famille pour ne pas avoir d’emmerdes. Du coup ils m’ont foutu dans un pensionnat de débiles mentaux persuadés que la magie existait, genre tu sais comment dans les séries à la con comme Charmed. » Je me mets à rire tout en continuant à fumer ma cigarette. Je dois admettre qu’à entendre c’est assez comique. Du coup j’attends quelques secondes pour continuer mon histoire. Bien décidé à lui dire la suite, pour qu’il comprenne que tout ce que j’ai vécu c’est ce qui fait la personne que je suis à l’heure actuelle. « J’ai été dans cet endroit de barges jusqu’à mes seize ans, à mon entrée au lycée. Là-bas j’ai malgré tout découvert mon pouvoir et ce que je suis. Depuis ma naissance je suis ce que l’on appelle un méta-humain, un être humain avec une malformation génétique qui me donne un pouvoir. Il y a plusieurs catégories de méta-humains, et je suis matérialiste. C’est-à-dire que je peux altérer la composition de mes molécules pour les désolidariser et ainsi les rendre si fines que je peux passer à travers les objets solides. Dans cet endroit la House Of Rising Sun, il y avait trois personnes comme moi. Une mentaliste qui était capable d’imposer ses illusions aux autres, la directrice qui faisait croire à tous que la magie existait pour s’enrichir. Une élève qui était une élémentariste capable d’utiliser la lumière du soleil comme d’une lampe torche. Et une professeur qui… enfin je sais pas trop, mais elle prédisait l’avenir. Puis il y avait cet enculé de lapin, j’ai jamais trop su ce qu’il était, mais un jour j’étais à poil dans mon lit et il s’est téléporté et j’ai senti ses moustaches sur mes boules, j’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie, je te promets, dis-je en riant tellement ce souvenir maintenant me fait rire. » Je soupire longuement suite à ce long récit. Oui, je dois paraître complètement dingue, mais après tout, il doit comprendre, c’est un putain de loup-garou et moi je ne suis qu’un gars capable de passer à travers les murs. Je n’ai rien d’extraordinaire et si je me fais agresser, je ne peux rien faire, à part surprendre les autres, génial quoi.
La fumée de ma cigarette s’échappe par mes narines tandis que je détaille son corps, là vu qu’il est allongé, son t-shirt remonte un peu et me laisse regarder ses abdominaux. Je rêve de pouvoir me jeter dessus pour que l’on puisse se faire une nouvelle partie de jambes en l’air, ce mec est juste terriblement bandant. Sauf que là je divague et ce n’est pas le moment de faire ça. « Mes parents ne m’ont jamais aimé, en sortant de ce pensionnat j’ai commencé à divaguer, et profiter de la vie, à faire ce que je voulais. Ils avaient peur de mon pouvoir et surtout peur de la réputation que je leur affublais. Alors je suis venu à Beacon Hills pour… commencer une nouvelle vie. Tu dois me prendre pour un cinglé… » Et ça a bien réussi pour le moment, je n’ai pas de nouvelles des fils de pute, et donc tout va pour le mieux, je suis brillant dans mes études et j’arrive à faire tout ce que je désire, donc c’est parfait. Ma clope terminée je l’écrase dans l’herbe et éteins le foyer, de la sorte je mets donc mon mégot dans la petite boite que j’ai dans la poche pour ne pas tout jeter par terre, je ne suis pas un gros dégueulasse. « Tu as eu du courage d’affronter ta mère. Sache-le, je suis content si tu l’as fait, et si ça ne va pas, je suis là pour t’aider. » Un petit clin d’œil amical dans sa direction pour lui signifier que je ne suis pas qu’un connard, mais également un ami fidèle qui n’hésitera pas à se surpasser pour ceux qu’il apprécie.


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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Jeu 14 Juin - 17:01




 
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Qu’est – ce qu’un corps ? Rien de plus que plusieurs os entouré de chair, de sang, et de muscles. Mais qu’est-ce qu’un cœur ? … Une boite à musique qui bat un rythme universelle. Il dirige le monde, peut ressentir des choses dont on ignore parfois le sens. Il peut battre à une vitesse folle si on aime une personne, si on éprouve un désir commun ou de peur aussi. Il peut s’arrêter de battre pour quelqu’un ou à cause d’une personne aussi. Il peut se fatiguer s’il s’arrête à cause de la vieillesse ou tout simplement être malformé par une malheureusement erreur de la nature.

On peut me traiter de fou, si je laisse le mien battre à cette mesure, cette parfaite harmonie entre celui de mon corps d’être – humain et celui de la bête obscure qui vit parmi les ténèbres qui engloutissent mon cœur à petit feu. Il m’arrive de vivre des terreurs nocturnes de plus en plus horribles, ces derniers temps. Le retour de Théo, dans cette ville, s’annonce douloureux. Autant, j’ai toujours cette part de moi qui l’attire naturellement et qui m’attire vers lui inconsciemment, autant je me dis que pour ma propre sécurité, je ne peux plus lui céder ce qu’il désire.

J’ai cette peur au fond de moi qui m’angoisse et fait battre de temps à autre, mon cœur bien plus vite que je le voudrais. Quand je vois ma mère qui s’inquiète pour moi et ma santé, qu’elle soit physique ou morale. Et surtout plus encore quand ma meute se disperse et vole en éclat. Actuellement, je voudrais simplement me relever, courir jusque dans la forêt pour laisser ma voix animal hurler au combien il m’est difficile de tout garder pour moi. J’ai peur de me réveiller un jour, de voir que toutes les personnes auxquels je tiens, disparaissent sans crier gare.

C’est comme si des pastels de couleurs frappaient mon corps, comme chaque évènements dans ma vie. Le divorce de mes parents, le départ de mon père… La rencontre d’Allison, la mort de sa mère, le la séparation la plus douloureuse de ma vie, le fait de la voir sortir avec Isaac avant qu’elle ne meurt dans mes bras. Mon meilleur ami qui se fait contrôler par un Nogistune cinglé, le fait qu’il s’en veuille à mort au point de me fuir. Et quand je le rattrape, il se livre enfin à Derek… Même Derek d’ailleurs…Sans oublier mes bêtas qui s’éloignent petit à petit.

C’était comme si les paroles de Deaton s’avéraient être vrais. Si la situation s’empire, c’est qu’il finira sans doute par avoir un peu de répit plus tard. Pourtant, actuellement, j’ai l’impression de patauger dans des sables mouvants. Poignets liés car je suis incapable de m’en sortir seul. Alors, quand je t’ai vu, ce jour – là dans la cours de l’école, quand tu es venu me parler. C’est comme si tout ce que je tentais de protéger, volait en éclat. Comme si ma peur s’envolait, comme si je peux dire que je suis enfin libre.

En y pensant, je sais que j’ai cette sensation de suffoquer, mais que la seule personne responsable de ma délivrance, se trouve à côté de moi. Je ne peux toujours pas expliquer pourquoi tout mon être t’a choisi, ni même pourquoi mon cœur te réclame. J’ai beau vouloir le taire, vouloir m’enfuir pour me taire, j’ai cette folle envie de rester à tes côtés, de t’écouter parler, de te laisser me confier ce que je n’ose moi – même faire, face à moi, face à toi.

Silencieusement, je t’écoute me raconter ton récit, d’une façon qui m’étonne et m’arrache un sourire sur mes lèvres. Chassant ainsi, mes dernières craintes, mes dernières pensées douloureuses. Et lorsque tu as enfin fini, je n’en fus que plus abasourdi. Chacun à son lot d’emmerdes et de conneries. On est tout les deux marqués à vie. Alors, comme pour essayer d’égayer la situation, comprenant mieux, certaines de tes réactions aussi. Je me redresse pour me mettre assis, venant simplement l’embrasser sur les lèvres, sans prévenir.

Au diable mes décisions prises par le passé, au diable mes peurs, au diable mes angoisses, au diable tout le reste. Et je peux rester la des heures avec mon esprit en vrac, mon cœur qui souffre et qui bat comme un malade. Je sais même pas ce qu’il me pousse à faire ça, mais j’en avais marre de me retenir aussi. J’ai envie de te savoir près de moi, que tu t’occupes de moi. De cette façon aussi, je montre que je suis là pour toi, que je t’abandonnerais pas. Puis, viens le moment de doute où je me dis que tu vas me repousser ou m’en foutre une.

Et ensuite, je me recules avant de baiser la tête, nerveux, anxieux, je déraille, je défaille, j’agonise, j’ai peur. Je ne sais plus vraiment ce que je fais. Et sans Stiles pour me guider, pour me servir d’exemple, pour me soutenir, je suis juste… en pleine crise. Là, je panique et par réflexe, je sors encore cet appareil de ma poche. Fixant la Ventoline d’un regard hésitant. Pourquoi quand j’ai peur, j’ai cette sensation d’étouffement, comme si j’étais incapable de respirer, incapable de pouvoir prendre le peu d’air dont je suis capable d’emmagasiner.

Je tremble parce que je crains le pire, que tu découvres le plus gros secret, le plus gros mensonge de ma vie. Avec Allison ou Kira, ça semblait si facile, mais avec toi, je suis sur le qui – vive, je suis comme un pantin qui a peur de finir brûler sur le buché, tant l’inconnu m’effraie. Pourtant, je ne souffres pas d’un manque de courage ou de volonté, j’en ai à revendre d’ailleurs, c’est même ce qui m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui. Mais là, je ne sais pas ce que je peux faire d’autres, je ne sais pas ce que je suis sensé faire ni dire.

Livré sans mode d’emploi, je ne suis qu’un jeune vrai Alpha, dans la peau d’un jeune étudiant qui essaye simplement de s’en sortir dans la vie. Alors, dans un ultime réflexe ridicule, je porte l’appareil à mes lèvres, j’appuie un coup, le temps de quelque secondes et j’inspire. Laissant le produit miracle s’introduire dans mes poumons. Je respire, je soupire et cette boule de nerf dans mon ventre ne s’efface pas pour autant. Est-ce sage de ma part si je te fais comprendre qu’une fois encore, j’ai besoin de ton aide, besoin que tu fasses fuir mes pensées ténébreuses… Mes souvenirs chaotiques loin de ma tête, loin de mon cœur.

Une fois encore, je voudrais pleurer, me dire que ce n’est qu’une phase éphémère, passagère. Que ce qu’il m’arrive, c’est juste normal, que ça finira par passer et que malheureusement, je n’avais pas choisis tout ce qu’il m’est arrivé. Pourtant, je me retiens de craquer encore, je me retiens de lâcher prise et je me retiens d’hurler jusqu’à la mort, comme le ferait un Loup face à la Lune. Une fois encore, je reste là, assis à côté d’une personne auquel je tiens, auquel je ne peux pas lui dire ce que je ressens parce que j’en suis incapable et que j’ai peur de la voir s’enfuir. Une fois encore, je me trouve ridicule, et cette fois encore, je reste simplement là, conscient que mon ami est bien plus qu’un plan cul à mes yeux, mais mes démons finiront par avoir raisons de lui, comme toutes les autres personnes aussi, d’ailleurs.

   

   
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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Jeu 14 Juin - 18:09


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Je dois admettre que vider mon sac m’a fait du bien. Avouer à quelqu’un toute la vérité a un côté libérateur. Dans cette foutue ville peu de monde est au courant. D’ailleurs peu de monde tout court est au courant de ce que je suis et de ce que j’ai vécu. Alors qu’une personne puisse le savoir, ça aide à se sentir plus léger, à ne plus être enfermé dans des secrets qui empoisonnent l’existence. En plus ça le fait rire la façon dont je raconte tout ça. Peut-être que je ne suis pas un cas désespéré après tout. Enfin si, j’en suis un, mais ça fait marrer les gens, donc c’est le principal. Je n’ai pas envie qu’on pleure sur ma vie, même moi je ne le ferais pas, parce qu’après tout, en y repensant bien, c’était probablement la meilleure période de mon existence, j’ai de bons souvenirs et de bonnes parties de rigolades quand y songe à nouveau. Ce qui m’éclate le plus c’est de savoir que les gens se faisaient avoir comme des imbéciles en confiant leurs gosses à des cinglés pareils, mais la directrice savait se montrer convaincante avec son don d’illusionniste. Après tout, elle ne faisait de mal à personne, et je ne suis pas plus mauvais qu’un autre dans les matières scolaires habituelles, loin de là.
A la fin de mon récit, il se redresse, s’assied dans l’herbe et se penche pour venir m’embrasser fougueusement, mais trop rapidement. Oh mais il fou quoi là ? Non pas que ça ne me plaise pas. Mais qu’il n’y prenne pas trop goût. Je ne veux pas qu’on sorte ensemble. L’avoir comme plan cul ça me suffit amplement. Ce mec est bizarre, mais j’aime ça. Les gens étranges c’est mon apanage, après tout qui se ressemble s’assemble. Quoi qu’il en soit, je le vois après, complètement nerveux et je ne comprends plus rien. Scott est un peu à cran aujourd’hui, et c’est perceptible à la façon dont il se tient, dont il se comporte aussi. Comme s’il était totalement affecté par un élément extérieur. Oui bon, d’accord c’est un Alpha alors qu’il a à peine dix-huit ans, il ne sait pas trop comment gérer tout ça. Mais merde quoi, il est jeune, autant qu’il en profite ! Une jeunesse on en a qu’une, et il la gâche à se prendre la tête pour je ne sais trop quoi.
Puis je le vois sortir un bronchodilatateur de sa poche. Je lève un sourcil parce que je suis un peu sur le cul là. Il n’en a pas besoin, c’est un loup bordel ! Ils peuvent pas tomber malade, ils ne peuvent pas faire de crise d’asthme. Je comprends donc que quelque chose cloche. J’ai entendu dire que quand un lycanthrope n’arrive pas à guérir une blessure, c’est parce qu’il y a un problème, une sorte de barrière psychologique qui l’empêche d’être en pleine forme. Il en prend une bouffée et je ne dis rien, je reste face à lui, stoïque, n’ayant absolument pas l’envie de rire ou de dire quoi que ce soit. Je pose simplement ma main sur la sienne et prend son médicament pour le poser dans l’herbe. Je soupire doucement et le regarde en gardant ma main sur la sienne, juste pour serrer ses doigts dans les miens, pour lui montrer que je suis là, qu’il peut s’ouvrir parce que je ne juge pas ; je ne suis pas là pour ça et vu mon rythme de vie, je dois être le moins bien placé pour le faire.
Je finis par retirer ma main de la sienne, sachant très bien que je ne peux pas rester ainsi indéfiniment. Je ne voudrais pas lui donner de faux espoirs, je ne veux pas me caser, je veux rester libre et être capable de choisir avec qui j’ai envie de coucher sans m’imposer de barrières. Je suis jeune et je compte bien en profiter, rattraper l’enfance que je n’ai pas vraiment eu. « Tu sais que tu ne fais pas de crise d’asthme hein ? Que tu es un loup-garou et que tu n’as plus aucun risque de maladies quelles qu’elles soient ?  » Je ne lui souris pas, je ne me moque pas de lui, je ne fais qu’établir une vérité, lui montrer que c’est inutile ce qu’il fait. Caracole m’a déjà tout expliqué sur ce qu’il faut savoir. Donc là je voudrais savoir ce qui lui arrive, parce que franchement c’est pas normal.
Mes yeux ne font qu’exprimer ce que je ressens, non pas de l’inquiétude, parce que je ne suis pas inquiet pour lui, il s’en sortira, vu ce qu’il a déjà vécu, tout ira bien, mais je suis curieux de savoir ce qu’il a. « Bon, explique-moi. Et ne me prends pas pour un con, je sais très bien qu'il y a un truc qui cloche.  » Si je dois prendre la taureau par les cornes pour avoir des explications à propos de ce qui le tracasse, je le ferais, ça ne me fait pas peur. D’autant plus que maintenant qu’il sait ce que je suis, j’imagine qu’il doit savoir que s’il ne veut pas dire quoi que ce soit, je peux me montrer redoutable.


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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Ven 15 Juin - 9:08




Sometimes, we need to talk.

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Dire que tu as tort serait un euphémisme, un mensonge de ma part... Dans une furieuse valse qui continue de faire battre mon cœur, je peux sentir ce dernier s’acharner dans ma cage thoracique, laissant derrière lui, un souffle entre-coupé. Je panique de plus en plus, comme si j’étais incapable de me calmer pour autant. Laissant mon inhalateur sur l’herbe à côté de ma cuisse, je contemple cette main qui serre la mienne, montrant que tu es là pour moi ou que sais – je…  Mais je suis incapable de parler, incapable de bouger, incapable de pouvoir fuir, cette fois. Pourquoi ai – je l’impression que tu as découvert ce que j’évertue à te cacher, sans que je n’ai prononcé le moindre mot, comme si tu pouvais passer à travers ma tête pour en déchiffrer les messages informulés de ma part.

Mes oreilles pourraient presque entendre les hurlements de douleur que je m’infliges à moi-même dans ma propre tête. Est-ce que j’en ai parlé à Stiles du fait que je fais des horribles cauchemars certaines nuits, de plus en plus à répétitions… Je ne pense pas, et la dernière fois que nous nous sommes vus, c’était une entrevue bizarre. J’ai bien remarqué qu’il me cache quelque chose, qu’il souffre presque autant que moi, mais d’une façon différente. J’ai même voulu aspirer ce mal qui le ronge, mais le faire dans mon état actuel, signerait la mort de mon pouvoir d’Alpha et je ne peux pas me permettre d’y mettre un terme alors que j’ai l’impression que beaucoup de monde s’attendent à ce que je les aides à mon tour, aussi. Ma rage intérieure, elle me brûle les poumons, mes larmes menacent d’apparaitre encore pour noyer mes joues, tu sais…


« Et bien… Par où commencer. … Ma meute est dispersée, je ne retiens personne tout comme je n’obliges personne à rester près de moi. Je suis un Alpha beaucoup trop tendre et gentil. Ce qui me porte préjudice, parce que je remarque aisément que chacun souffre de son côté. J’ai beau essayé d’écouter tout le monde, certains refusent mon aide et d’autres me fuit…

Tenter de tout t’expliquer en une fois, c’est un acte suicidaire que je ne m’y risquerais pas. Et si mon corps tremble, c’est parce que je suis terrifié et que je suis en colère d’être incapable de pouvoir faire quoi que ce soit pour arriver les choses. Je me sens impuissant pour la première fois de ma vie. Il faut que ça chance, que je trouve une solution rapidement. Je ne peux pas et je ne veux pas que cette situation insupportable stagne, j’ai pas signé pour ça non plus.

« … Le problème en étant ce que je suis, c’est que je ressens tout de façon exacerbé. Que ce soit ce que je ressens tout comme les émotions des autres. Mon meilleur ami va très mal en ce moment, et tu as rapidement compris qu’il n’est pas le seul…    »

Je pourrais choisir de ne pas m’impliquer autant, comme tu le souhaites si fort, parce que même ça, je peux le ressentir en moi. Comme si j’suis capable de pouvoir le lire sur toi et cette sensation me dépasse, mes émotions échappent à tout contrôle, j’ai toujours aussi peur et ça n’avance pas en s’arrangeant en plus. Est – ce là une ironique façon de dire qu’on est foutu, moi le premier ? C’est aussi pour l’une de ses raisons que je ne t’avoue pas tout, parce que t’impliquer dans cette vague, dans cette fougueuse marée qu’est ma vie, j’ai peur qu’elle t’emporte au loin, qu’elle te fasse disparaitre comme tout les autres aussi. Alors, je reste là, assis, peinant à chercher de l’air, parce que mon subconscient, lui, me fait croire que je suis incapable de respirer seul.

« …  J’ai vu mon premier amour se faire tuer devant moi, je l’ai tenu dans mes bras alors qu’elle mourrait. J’étais incapable de la soigner, parce qu’en plus, elle ne souffrait pas.  La seconde fois où j’ai ouvert mon cœur, cette fille l’a emportée  avec elle. Lorsque je me lie d’une amitié avec une personne, j’ai toujours cette … sensation malsaine qui me mets en garde. Celle qui me dit «  fais attention, tôt ou tard, ce lien n’existera plus … ou disparaitra »»

C’est aussi l’une des raisons qui prouvent que mes terreurs nocturnes sont justifiées. Elles me réveillent en pleine nuit, le souffle court, le front en sueur. Mon cœur ne semble plus s’arrêter dans sa course folle, j’ai la tête qui tourne, je panique encore et les larmes s’écoulent enfin sur mes joues. Je ne peux plus faire semblant que tout va bien, j’ai besoin de parler … Et à quelqu’un d’autre qu’à ma mère, cette fois aussi… Alors que mes mains cherchent par réflexe, mon appareil qui m’aide à respirer, je te regarde avec une certaine gêne mélangé aussi à de la honte. Que peux – tu bien penser de moi avec tout ça, aussi…

« … Et le pire, dans tout ça, c’est que c’est ce qui arrive malgré moi. En ce moment, mes bêta me fuit, mon meilleur ami et moi, c’est un sujet plus que sensible. … Sans parler du fait que tu as du remarqué que … mon père est absent dans ma vie. Il en a plus rien à foutre de moi. J’essaye malgré tout de garder le sourire, de faire en sorte que tout va bien en permanence et sans relâche, mais plus le temps s’écoule et plus ça devient compliqué moralement pour moi, de tout encaisser. … Je suppose aussi que tu comprends pourquoi je ne me lasse pas de t’avoir à mes côtés. Tu m’aides à me changer les idées, du coup, désolé si je t’ai froissé, c’était pas le but. J’ai juste besoin de penser à autre chose qu’à tout ça… »

Et là, d’un geste silencieux, je range l’engin dans ma poche, me recouche par terre comme pour relâcher la pression dans mes poumons, je penche ma tête vers l’arrière en essayant d’inspirer fortement. J’ai besoin de respirer, besoin d’air. Et fort heureusement pour moi que je suis à l’extérieur, cette fois. Simultanément, j’essuie mes joues d’un revers de mains. Puis, mon regard se pose sur le ciel, alors que je fléchis mes jambes. Là, vraiment, tout de suite, je me maudis d’être un « Loup », parce que j’ai cette folle envie d’aller me bourrer la gueule, et ce, même si je suis mineur. Bien que je sais que ça ne marchera pas, la seule chose qu’il me reste à faire. C’est de rester là, de penser à des moments agréables pour ne pas penser au pire, au plus douloureux, à toutes ces choses qui me rendent mal lorsque je suis seul. Ainsi, je ferme les paupières, me les essuyant encore de mes doigts pour ensuite prendre une longue inspiration… Puis, je laisse retomber mes mains sur l’herbe, ne gardant que mes lèvres entrouvertes, parce que je n’ai rien d’autre à dire et que je reste, je n’ai pas envie que tu l’apprennes. De toute façon, ça n’en vaut pas la peine, je sais d’avance que tu risques de t’éloigner de moi si tu viendrais à le savoir. C’est mieux pour nous deux que tu ne l’apprennes pas, non… ?


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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Ven 15 Juin - 12:48


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Scott McCall semble hésitant quant à l’idée de me confier ou non ses craintes et ses peines, ou du moins tout ce qui secoue son âme. Je sais très bien que je ne suis pas la personne idéale pour une séance de psychologie, je dois même être la pire personne pour ça. Néanmoins, je suis là pour l’écouter, je le lui ai dit, et malgré le fait que je ne sois pas un loup-garou comme lui, j’ai connu des périodes dures avec mon pouvoir et peut-être que mon expérience lui sera profitable. Puis je suis plus vieux que lui, j’ai cinq ans de plus, mais peut-être que cet apprentissage de la vie m’a façonné et que je pourrais lui donner des conseils. Je n’en sais rien, mais je ne veux pas le savoir entrain de souffrir sans ne rien tenter pour l’aider à garder la tête hors de l’eau. Il a ses défauts d’accord, mais il ne mérite pas ça, personne ne le mérite. Alors je me fais oreille attentive, qui sera là pour écouter ce qu’il a à me dire et je tenterai de faire de mon mieux pour lui offrir des solutions qui seront là pour le conduire sur une meilleure voie de vie.
D’un coup, il commence à s’ouvrir, à m’expliquer ce qui le taraude. Son incapacité à gérer une meute qu’il a obtenu à force de courage, et cette dernière qui s’étiole petit à petit. Les uns fuyant les autres, et les autres qui refusent toute aide venant de sa part. Je ne suis pas membre d’une meute, je le refuse, ma liberté est trop importante, mais je comprends son désarroi. Selon Caracole, un Alpha sans meute est un Alpha sans pouvoir, dont la puissance est moindre et qui n’arrive plus à se repérer dans le monde qui l’entoure. Puis il parle de ses ressentis, de toutes les émotions de ce qu’il aime qui lui reviennent en pleine face, et il n’arrive plus à gérer tout ceci. Les sentiments qui le taraudent sont trop complexes pour être réussis à être gérés de façon convenable, et il a peur de ne pas être assez compétant pour être celui qu’il doit être. La mort de sa première petite amie, dans ses bras, la seconde qui fuit pour apprendre à gérer ses pouvoirs, et là je songe à ce qu’il a vécu, je ne peux que comprendre ce qu’il ressent, perdre les gens qu’on aime. J’ai perdu ma famille, les seuls gens que j’aimais quand j’étais plus jeune. L’absence de son père, les difficultés de sa mère pour élever son fils toute seule.
Je serre les poings, parce que là, je me sens trop impuissant pour faire quoi que ce soit. J’ai l’impression d’être celui qui doit arrêter les vagues de l’océan, et je ne peux pas le faire, parce que personne ne peut arrêter les éléments naturels. Je le contemple, un air triste et vague sur le visage, et je ne veux plus de souffrance, autant pour lui,, que pour moi. « J’essaye malgré tout de garder le sourire, de faire en sorte que tout va bien en permanence et sans relâche, mais plus le temps s’écoule et plus ça devient compliqué moralement pour moi, de tout encaisser… Je suppose aussi que tu comprends pourquoi je ne me lasse pas de t’avoir à mes côtés. Tu m’aides à me changer les idées, du coup, désolé si je t’ai froissé, c’était pas le but. J’ai juste besoin de penser à autre chose qu’à tout ça… » Je ne peux que comprendre ce qu’il me dit, parfois se changer les idées ça permet d’oublier les problèmes. Sauf que ce n’est que momentané, quand l’activité s’arrête, tout nous explose à la tronche. On ne peut pas fuir, on ne peut qu’affronter ce qui nous arrive. Scott range son inhalateur dans sa poche et s’allonge à terre, essuyant ses yeux baignés de larmes qui coulent lentement sur ses joues halées.
Je finis par venir m’allonger à côté de lui, collé à lui. Je ne peux pas feindre des sentiments que je ne ressens pas, je ne l’aime pas, enfin du moins, je l’aime mais pas par amour, par amitié puissante et indéfectible. Nous sommes sexfriends, et c’est tout, il n’y a rien d’autre entre nous sauf que je suis son ami, et que je peux tenter de l’aider. Je reste donc là et ma main vient serrer à nouveau la sienne. « On ne peut pas fuir ses problèmes Scott. Tôt ou tard il faudra que tu les affrontes à bras le corps. J’ai fuit toute ma vie ce que j’étais et je n’étais pas heureux. J’ai fini par dire merde, et me voilà tel que je suis. Aux yeux de tous j’ai une vie de merde, mais moi elle me convient. » Ma tête se tourne vers lui, et je ne suis pas entrain de me moquer de lui parce qu’il pleure ou parce qu’il ouvre son cœur. Au contraire je le trouve drôlement courageux. On ne se connaît qu’à peine, mais j’ai l’impression de pouvoir dire sans me tromper que nous sommes tous les deux amis.  Je fais glisser mes doigts entre les siens, et c’est peut-être trop comme geste, sauf que ça me paraît indispensable pour l’aider. « Cela ne m’explique pas pourquoi tu penses avoir besoin de ce truc que tu as rangé dans ta poche. Je sais que tu ne veux pas en parler, mais il me semble que c’est le fond du problème. » Il a tord de ne pas en parler. Moi je ne juge pas, je ne suis là que pour réconforter. Je comprends son besoin de silence, je le comprends parfaitement ; Pourtant, non, il ne peut pas rester seul. S’il le fait, il finira par perdre tout ce en quoi il tient. On ne peut pas rester seul dans de pareilles situations, c’est la pire des choses à faire d’ailleurs. Garder le silence, tout enfouir, c’est toujours mauvais, ça finit par exploser à l’intérieur de soi, et le jour où ça arrive, on se retrouve seul, et seul on prend de mauvaises décisions, mauvaises décisions qui amènent à des situations dramatiques. « J’te force pas à en parler, j’veux juste que tu saches que j’comprends ce par quoi tu passes. Pendant un temps, quand j’étais dans cette école de timbrés, j’avais l’impression de devenir dingue, je vivais dans un monde que je ne comprenais pas. J’ai fini par en parler avec la seule personne qui me ressemblait, ma directrice. Elle m’a tout appris, et regarde où j’en suis. Ouais c’est pas le paradis, sauf que j’me plais, j’m’amuse et surtout j’suis comme j’le veux. » Alors vas-y le loup-garou, éclaire moi, dis-moi tous tes secrets, apprends-moi qui tu es et ce qui te taraude, ce qui te blesse au point que tu en viennes à penser que tu fasses à nouveau des crises d’asthmes alors que c’est tout bonnement impossible. Je veux savoir, j’ai besoin de savoir pour tenter de trouver une solution à ton problème.


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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Ven 15 Juin - 17:56




Sometimes, we need to talk.

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Alors que tu t’allonges à mes côtés, je laisse ma peine me submergé, mon souffle se coupe encore. Parce que je refuses catégoriquement de t’emprisonner, de t’enchainer à ma vie et encore moins, de tout avouer. Tu n’as pas à savoir que je t’aime, que j’ai eu le coup de foudre le premier jour où je t’ai vu. Je me sens tellement impuissant face à la situation, j’ai juste envie de fuir ou de laisser la bête qui vit en moi se montrer. Je suis si fatigué de me battre contre l’inévitable. J’ai l’impression d’être coincé dans une voiture, attaché grâce à la ceinture, mais que toutes les portières sont fermées. Elle fonce droit sur un mur et j’ai si peur.

Peur de mourir, peur de faiblir, peur de ne pas être à la hauteur. Je sens tes doigts qui se faufilent sur mon poignet, m’électrisant au passage. Ma peau frémit, mon cœur se resserre et mes larmes redoublent d’intensité, j’me sens si faible sans eux et encore plus lorsque je me rends compte que je ne suis qu’un monstre avec toi. Je peux pas t’infliger des douleurs inutiles, je peux vraiment pas tout te dire et là, je me mords la lèvre jusqu’au sang pour éviter d’avoir à commettre des choses à contre – cœur, bien que j’ai le don inné de vivre avec une maladresse légendaire.


« Je sais que je ne peux pas les fuir, je les affrontes en ce moment – même. Pourquoi crois – tu que j’me montre tel que je suis face à toi…. Je n’ai plus la force de faire semblant que tout va bien… Surtout quand rien ne va. J’avais juste… Besoin de me confier, qu’est-ce que tu crois… »

Mes aveux sont loin d’être des reproches et le ton que j’emploie aussi. Je suis juste accablé par tout ce que je ressens. Et comme tu l’as deviné quelques instants plus tôt, je suis vraiment à cran et j’ai juste besoin de penser ou de passer à autre chose, mais l’acte est difficilement réalisable, je le sais bien, je suis loin d’être bête aussi. Même s’il m’arrive malgré tout, d’agir connement parfois.  Puis, je sens tes doigts entrelacés les mains, ils me brûlent, me consument et mon corps hurle de douleur intérieurement. Silencieusement, je me libère de ton emprise en portant mes mains sur mes paupières, j’halète difficilement parce que mon subconscient détraqué me malmène et pour la première fois de ma vie, j’ai du mal à me calmer aussi.

« … Ce truc… Comme tu dis… C’est mon inha..lateur… J’étais asthmatique… avant de me faire mordre…. Et quand je panique terriblement… J’en ai besoin… Surtout en ce moment… Ma meute est… dispersée… et je suis pas en… mesure d’être l’Alpha …. Sans eux… Et… j’arr… j’arrive pas à respirer…. Merde !  »

Et une fois de plus, j’attrape avec difficulté l’appareil, dilatant encore mes poumons avant que je ne me mettes à tousser en me tournant sur le côté. Ce qui me bloque intérieurement, il y a plein de chose, beaucoup trop de chose. Et ça n’ira pas en s’arrangeant, pas tant que ma meute baisse les bras et s’enfuit de moi à chaque fois que je tente de les retenir. Il va falloir que je me montre fort… Soit je les congédie, soit je dois me faire à l’idée que … je suis loin d’être quelqu’un de bien pour mon entourage.

« … Je… suis désolé… de te faire… subir ça… C’est pas dans mes habitudes……    »

Et là, je tente d’inspirer de l’air par moi – même, je me retrouves à quatre pattes dans l’herbe, les genoux collés à terre. Je serre la pelouse entre mes doigts et serre les dents. Je lutte contre cette envie d’hurler, cette envie de fuir. J’voudrais que l’on me retienne, qu’on me prenne dans des bras pour qu’on me dise que tout ira bien. Mais dans la vie, on a pas toujours ce qu’on veut. Et comme d’habitude, je me sens seul, démuni devant une situation qui me dépasse. Et là, je me redresses difficilement, je serre les poings.

« … Je… … ça.. va pas… J’arr...rive pas à... j’en … …    »

C’est clairement pas dans mes habitudes de saturer, mais là, c’est bien l’une des seuls fois où je lâche complètement prise, où je ne retiens plus rien. Plus de barrières derrière laquelle me protéger. Plus de mensonges derrière lequel me cacher. Je pose les mains sur ma tête alors que je commence à suffoquer. Le fil de mes idées se perd dans les méandres de mes problèmes et les problèmes s’accumulent d’eux – même. Je suis pas fait pour supporter ça tout seul. J’ai tellement envie d’hurler « Stiles, sauve – moi » … Comme cette soirée devant le motel ou encore un «  Papa, je t’en supplie, ne t’en va pas ! » … Mais j’angoisse encore…

« … Je ne me …. Sens pas bien du tout….    »

Et là, mon regard croise le tien, toi qui est assis par terre… … Je ne peux même pas dire simplement « Je t’aime à en faire pâlir tous les saints »… Parce qu’il est évident que je n’irais plus au Paradis. Je fais partit du monde obscure, contre mon gré, parce que je n’ai pas choisis d’être ce que je suis, je vis avec. Et pour arranger ma vie, j’ai fais preuve d’une volonté de fer à en jalouser la plupart des autres loups. Mais ça ne suffit pas, ça ne me suffit plus. Je commence à voir flou et c’est mauvais signe… Je sens mes jambes faiblir sous mon poids, contre toute attente, je m’écroule à terre. Je suis au bord de l’agonie, j’ai besoin de ma mère…le seul membre qu’il me reste de ma famille…

   

   
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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Ven 15 Juin - 20:18


☾ sometimes, we need to talk.
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▼▲▼


Je ne comprends pas ce garçon. Il est super canon, il a tout pour lui, un physique de rêve, il a le pouvoir d’imposer sa volonté aux autres, c’est un très bon coup au lit, et pourtant il se dévalorise, il ne parvient pas à faire ce qu’il faut. Plus que tout, c’est un vrai Alpha quoi ! Il a eu son rang en s’élevant juste par sa volonté, par son courage et par sa force. Et il se laisse dévorer par ses problèmes, il ne les arrange que parce qu’il y est obligé plutôt que de les régler alors qu’ils sont encore dans l’œuf. C’est comme ça que j’aurais fait moi, je n’aurais pas supporté de devoir vivre avec tout cela ne serait-ce qu’un jour. Voilà aussi pourquoi j’ai ce besoin de liberté qui transcende mon âme, pour ne pas être piégé dans des altercations, pour ne pas avoir à subir ce genre d’ennuis. Pourtant je ne suis pas entrain de le juger, je ne le ferais pas, parce que chacun gère à sa façon, tout le monde n’est pas bâti du même bois. D’autant plus que selon certains, si je bois, si je me drogue, si je couche. C’est pour oublier le passé, donc pour fuir les problèmes. Alors qu’il n’y a rien de plus faux en fait. Je m’en contre balance d’avant, ce qui m’importe c’est maintenant. « Je sais que je ne peux pas les fuir, je les affrontes en ce moment – même. Pourquoi crois – tu que j’me montre tel que je suis face à toi… Je n’ai plus la force de faire semblant que tout va bien… Surtout quand rien ne va. J’avais juste… Besoin de me confier, qu’est-ce que tu crois… » Je crois surtout que tu n’as pas répondu à ma question. Sauf que je ne vais pas insister lourdement, ce ne serait pas bien, ce serait mal agir.
Pourtant quelque chose me fait tiquer. Il se montre tel qu’il est devant moi ? Je reste là, bugué, complètement incapable de comprendre la suite ou même de la saisir. Je ne fais qu’entendre, comme un spectateur. La seule chose qui parvient à mon cerveau c’est qu’il lâche ma main. Se confier. Une multitude de mots qu’il m’a prononcé me reviennent, des petites intentions de sa part : "woah canon" ; "fantasmer sur ma personne" ou encore quand il a fait sa crise de panique quand sa mère est rentrée trop tôt, juste par peur qu’elle me rencontre ou qu’elle nous voit entrain de coucher ensemble. Devant moi… Que… En réalité je sais très bien ce qui se passe. Depuis le début je l’avais compris, seulement j’ai préféré m’aveugler, pour oublier, pour ne pas songer à cette entrave qu’il désire. Je ne suis pas que idiot. On pourrait le croire, mais ce n’est pas le cas. Il m’aime. Je secoue la tête et ferme les yeux. Dans quel merdier je me suis encore foutu ? De tous les mecs de la ville il a fallu que je tombe sur celui qui finira par tomber amoureux de moi alors que je ne cherchais qu’un plan cul. Perdu dans mes pensées, je me suis redressé, touchant mes lèvres qui ont foulé je ne sais combien de fois les siennes. Je ne l’aime pas, enfin je ne crois pas, et je vais lui briser le cœur, comme avec toutes les personnes qui m’entourent. Il souffre, il n’arrive plus à trouver de repères, et voilà que je vais un jour ou l’autre le décevoir à mon tour.
Il faut que ça cesse, je ne peux pas lui donner de faux espoirs, ce ne serait pas honnête de ma part, il mérite tellement mieux qu’un déchet comme moi. Puis je ne suis pas prêt à m’engager dans un truc pareil, moi j’ai besoin de liberté, et de queues différentes, pas de… « Sens pas bien du tout… » Je jette un œil vers lui et le vois à quatre pattes à terre entrain de suffoquer. « OH MON DIEU PUTAIN ! » Le voir dans cet état-là me fend le cœur en deux. Mais je peux faire quoi putain ? Je… je, je panique là, et bordel, son inhalateur ne lui fera absolument rien, c’est purement psychologique, et là c’est pas psychologique ce qui lui arrive. La crise est réelle, donc autant dire que son foutu bronchodilatateur à la noix ne fonctionnera pas. Son téléphone est tombé à terre, je dépose ma main sur l’épaule de Scott et saisi son portable rapidement. Fort heureusement il n’y a pas de code de déverrouillage, j’en profite donc pour l’ouvrir et regarde rapidement ses contacts. Je sais que je fais une putain de grosse erreur, mais j’espère que je fais bien de le faire. « Allô, excusez-moi de vous déranger Madame McCall, je suis Cooper, un ami de Scott. Il faudrait que vous veniez au campus de toute urgence, il fait une crise… mais… oh merde, tant pis, c’est à cause du fait que ce soit un loup-garou, c’est dans sa tête, mais là je suis complètement paniqué et je ne sais pas quoi faire, et son truc à la con, là, sa ventoline ou je sais pas trop quoi ne fait pas effet ! » En toute bonne mère, elle s’affole, elle commence à paniquer et ça s’entend au vacarme que j’entends en fond sonore. Elle me dit de ne pas bouger et qu’elle arrive en voiture, et surtout qu’il faut lui déblayer la trachée pour qu’il puisse respirer convenablement.
Pour être honnête, j’ai fait mes stages de premiers secours, juste parce que j’ai pas envie de voir quelqu’un crever devant moi, on dirait que ça va être utile. Je m’approche de Scott après avoir laisser tombé son téléphone dans l’herbe. Ma main se pose sur son épaule. « Désolé, j’avais pas le choix, je sais même pas si ta mère était au courant que tu es un loup-garou, mais je sais qu’elle est infirmière. Maintenant allonge-toi et laisse-toi faire ! » Il se débat, mais je sais très bien pourquoi, c’est sa nature profonde qui fait ça, et moi je ne suis qu’un humain avec un pouvoir à la con qui est parfaitement inutile là. J’aurais été comme lui, j’aurais pu le soulager, et moi je ne peux faire que des choses normales, alors quand je me suis imposé et qu’il s’est allongé dans l’herbe, je commence à le mettre en position latérale de sécurité, prenant bien garde à bien relever sa nuque et mettre son menton en l’air pour qu’il ne s’étouffe pas avec sa propre langue. Là je ne bouge plus, incapable d’agir autrement. Au bout de cinq minutes, je vois une femme courir vers nous, seule une mère serait capable de faire ça, d’avoir un radar pour détecter où se trouve son enfant. J’aurais aimé avoir la chance d’avoir une femme comme ça dans ma vie.


▼▲▼

Nous sommes arrivés chez eux, elle a installé Scott dans son lit, il est juste en caleçon, et moi là, je suis juste inquiet pour mon ami. Dire que je songeais à lui dire de ne plus chercher à me voir, je suis vraiment un parfait crétin. En réalité je ne sais pas ce que je ressens, tout ce que je sais c’est que je ne l’aime pas, pas comme lui, mais quand il n’est pas là c’est pas pareil. La mère de Scott a parfaitement géré le problème pendant que je faisais les cents pas dans le salon en bas. Je crois qu’elle a parlé avec lui, qu’elle lui a donné un petit remontant sous forme médicamenteuse et surtout appliqué une bonne dose de glace sur les poumons pour décongestionner ses bronches. Enfin j’en sais trop rien, je ne suis pas docteur, enfin je vais devenir docteur, je veux dire, je ne suis pas médecin. Scott dort elle m’a dit, je lui ai dit que je l’appellerai plus tard, que je ne voulais pas le déranger. C’était surtout pour qu’elle ne se doute de rien, de ce que je fais avec son fils, parce que la pilule n’est peut-être pas encore passé. En réalité j’avais en tête une autre idée. Quand elle a le dos tourné, je suis monté dans les escaliers rapidement et aussi silencieusement que possible. Une fois dans la chambre de Scott, je me suis assis à côté de lui et j’ai passé mes doigts sur une des mèches de ses cheveux, l’observant simplement dormir. Ses yeux s’ouvrent doucement, et moi je lui souris, secouant la tête en étant à deux doigts de me mettre à rire, sauf que je dois être discret, je ne suis pas censé être là. « Tu vois, à force de tout garder pour toi, idiot. Bon, je ne suis pas censé être dans ta chambre, alors chut. » Je lui souris et reste simplement, là, assis face à mon ami, car je ne peux pas l’appeler autrement, je ne sais même pas ce que nous sommes, mais tout ce qui est sûr c’est que je ne l’aime pas, ça fait un mois qu’on couche ensemble, et je sais très bien que c’est pas un mois qui suffira à ce que aille bien, enfin mes pensées se perturbent à tel point qu’elles en viennent à ne plus vouloir rien dire.


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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Ven 15 Juin - 22:17




Sometimes, we need to talk.

           I'm a fucking monster, you know

   
A partir de quel moment, ai-je merdé à ce point. Putain, je te jure, je sature. Et même si j’ai fini par perdre connaissance pour me retrouver ainsi, alité dans ma chambre, chez ma mère. J’aurais jamais pensé possible qu’on puisse en arriver là. J’ai peur d’ouvrir les paupières, me rendre compte que la réalité est bien trop belle et surréaliste pour qu’elle soit réelle. Tu n’es qu’un mirage, qu’un mensonge que m’inflige mon âme pour me jouer des tours. Ô, je sais ce que tu essayes tant bien que mal de me cacher. Je ressens ta peur physiquement, elle provoque en moi, une vague de frisson à m’en hérisser chaque poil qui décore ma peau à diverses endroits.

Je n’ai rien vu venir et lorsque je reprends peu à peu conscience de l’espace qui m’entoure, des images me vient à l’esprit. Theo… L’inhalateur, son sourire psychotique et son air malsain. J’ai peur… Je redoute ce que je comprends enfin. Je ne veux pas me réveiller, mais il le faut. Je dois affronter ton regard, ta façon mielleuse de me dire que tu me tiens compagnie même si tu ne devrais pas être là. C’est étrange, j’ai envie de pleurer et de rire en même temps, tant la situation parait absurde aux premiers regards. Et pourtant, je ne bouges pas d’un pouce, je me contente juste d’écouter, le bruit de la pluie qui bat la fenêtre, le bruit de ton cœur qui bat si vite, si fort et que je sais que tu veuilles bien faire en jouant les gros dures, en jouant les bon samaritains aussi.

Sous mes paupières closes, je sais que mon regard laisse paraître une profonde tristesse, une mélancolie qui persiste depuis la mort d’Allison et qui s’alimente continuellement avec les aléas des évènements qui s’ajoutent progressivement à cette liste, déjà bien fourni par son passif. Pourquoi je ne tente même pas d’amortir ma chute, alors que je sais qu’elle me sera fatale. Pourquoi je ne cherches même pas à te retenir, alors que pourtant, je sais que je peux m’en montrer capable. Et c’est dans cette muette souffrance que j’y trouve un certain réconfort, laissant place à l’envie d’être encore « faussement endormi » pour quelques minutes encore.

Tu sais, je n’ai jamais désiré de devenir tout ce que je suis à ce jour. Je ne sais pas à qui est ce reflet dans ce miroir lorsque j’y suis confronté à le regarder. Je perçois mon ombre de loup sur le goudron par terre lorsque je marche. Aux yeux des autres, je suis une espèce rare, la plus rare qu’il soit donné d’exister. Je devrais en être fier d’après eux. Mais personne ne peut comprendre ce que je ressens parce qu’à mes yeux, je contribue au malheur de chacun. J’ai vu tant de cadavres, tant de personnes souffrir que j’ai voulu jusqu’à damner mon âme pour m’élever au-delà des hommes, au-delà des loups. Et si je ne suis pas comme Derek, à me montrer sous une forme Lupine complète, c’est parce que j’ai du mal à me lier pleinement à ce loup qui vit en moi.

J’ai du loupé une case, une étape en cours de route, parce que je trouve cette part animal, bestial, monstrueuse. Pour moi, j’ai enjambé trop vite les étapes, j’ai grandi trop vite dans un décor qui n’est pas le mien et je suis maitre de rien, incapable de faire quoi que ce soit à part des bonnes choses comme des erreurs aussi. Alors, j’sais pas, alors, dans ma tête, je crie à plein poumons, j’hurle jusqu’à que je n’ai plus de voix, je lâche complètement prise dans l’espoir que ça me soulage, dans l’espoir que mon appel au secours finira bien se faire entendre par quelqu’un.

Puis, devant mon réveil qui se fait d’une douceur exemplaire, je balaye la pièce du regard, m’attardant sur ton sourire pendant que tu secoues la tête, comme pour t’empêcher de faire quelque chose. Une chose que j’ignore, un secret de plus, un non – dit qu’à ton tour, tu ne dis pas. Et un mensonge de plus sur notre liste des aveux qu’on ne révèlera pas. Je n’ai pas envie de parler, je n’ouvre même pas mes lèvres pour le faire, je suis comme épuisé. Ma mère m’a branché à un tube relié à une espèce de solution dans un sachet, je sais pas vraiment ce que c’est, mais je crois que je devrais aller la remercier pour ce qu’elle a fait. Cooper aussi, en fait, parce que tu ignores que tu viens également de me sauver la vie.

Ce ne me surprends plus si je me tournes sur le côté, attrapant mon pantalon qui traine pas loin pour attraper ce maudit inhalateur. Et d’un grognement, je le sers dans mes doigts, écrasant l’appareil pour qu’il explose en fumée. Fumée rouge qui apparait doucement sous forme d’une vapeur. De « l’aconit tue loup », cette fourbe de chimère a échangé mon vieil appareil par ce dernier lorsqu’il est venu chez moi, la dernière fois. Je m’en rappelle clairement maintenant, alors qu’avant, j’aurais cru que ma tête me jouait simplement des tours. Je lâche le cadeau empoisonné à terre qui sombre dans un fracas à peine audible.


« … Pourquoi t’es resté … Je sais que tu sais … pour ce que je ressens pour toi. J’suis un loup… J’ressens tout… J’veux dire, je le ressens physiquement que tu t’en es enfin rendu compte. J’suis pas con…. Hein…  »

Ensuite, je me retournes vers ta personne, me demandant encore quoi faire, quoi dire à ton sujet. Je ne veux pas te priver de ta liberté, tu es libre de faire ce qu’il te plait, d’avoir autant de plan cul ou d’autres personnes à aimer un jour. Quelqu’un de meilleur que moi, sans doute, car lorsque je réfléchis à mon sujet. J’ai beau avoir ces dites qualités que tu trouves chez moi, je n’ai pas l’impression que nos pensées soit similaires. Pourtant, je ne peux nier ce lien étrange qui me pousse à venir vers toi, ni cette attirance que j’éprouve à ton égard. Elle m’est vitale, comme si j’avais besoin de ton souffle pour me sentir en vie… Pour me sentir moi – même aussi.

« Je t’oblige pas à rester près de moi, j’t’oblige à rien du tout, en fait. Je suis pas le genre d’Alpha qui terrifie les autres personnes. Tu es libre et tu seras toujours libre de tes choix, d’agir comme tu le penses et comme tu le désires… Tu sais…. »

Et là, c’est comme si un rideau s’étirait devant mon visage, le masque tombe, le sourire disparait. Sans ma meute pour me soutenir, sans point de repère, je ne suis plus en mesure de montrer ce dont je suis capable. Alors, comme tout être humain, parce que derrière la bête qui se cache en moi, j’en suis un aussi. Je laisse mes lèvres se sceller après un long soupire, alors que je m’assois progressivement sur mon lit. Je prends ma tête doucement entre mes mains après avoir fléchis mes jambes et posés mes coudes sur mes genoux. Et de façon évidente, la réalité est effrayante, mais comme tout ange – déchu qui se respecte, je livre ma dernière bataille…

« …Mais… Merci de ton aide… Tu m’as … sauvé la vie… l’air de rien… Je t’en dois une en retour, que tu le veuilles ou non… Je t’aiderais le jour où tu auras besoin de moi… Mais pour l’instant, je vais te demander de partir… J’ai… besoin d’être seul, s’il te plait… Cooper. »

Je ne t’obliges plus à fuir, ni même à te cacher. Tu es libre de rester tout comme d’exhausser mon souhait. Mais te savoir près de moi, avec cette souffrance interne dont j’en suis le seul responsable. Je me sens vraiment minable pour avoir laissé mon cœur m’emporter sur ce parcours parsemés de pièges. Ce n’est pas comme si tu étais un modèle dont toutes les personnes devraient suivre. Ce n’est pas comme si j’étais pleinement humain et que quelques fois par mois, j’agis de façon assez instinctives, bestiales lorsque j’ai du mal à tenir bon sur mon point d’ancrage. Alors, lentement, je me rallonge sur mon lit, rabat la couverture jusqu’à mon cou et je te tourne le dos. Je veux me rendormir, parce que quand je dors, je ne pense plus à rien, plus rien ne m’atteint, sauf si je fais des terreurs nocturne. Mais cette fois – ci, j’ignore si ça sera encore le cas ou pas. Seul l’avenir me le dira.

Rp terminé

   

   
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Dernière édition par Scott McCall le Ven 15 Juin - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rp terminé ; Sometimes, we need to talk... (SCOTT&COOPER)   Ven 15 Juin - 23:32


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Il grogne à son réveil, il ne fait même pas attention à moi. La seule chose qu’il veut faire, c’est trouvé son foutu inhalateur, je ronge mon frein, parce que je n’ai qu’une envie c’est lui hurler dessus et de balancer son foutu appareil dans la tronche, je ne veux pas que tu m’évites. Je vois les muscles de sa main qui se contractent et son bronchodilatateur exploser en une fumée rouge. Ce n’est pas normal ça. Quelque chose cloche. La plante me dit quelque chose, Caracole m’en a parlé, et ça ressemble clairement à de l’aconit, mais… qui aurait voulu l’empoisonner ? Là je suis carrément dans le flou et je ne parviens même pas à réfléchir. Déjà premièrement parce qu’il a faillit crever devant moi, deuxièmement j’ai appris la vérité, et là j’ai envie de m’enfouir dix pieds sous terre, de me barrer et d’aller fumer un joint chez moi dans le canapé avec mon frère. Pour oublier tout ce qui vient de se passer, j’aurais préféré ignorer l’amour qu’il me ressent, ça n’aurait pas été aussi compliqué qu’à l’heure actuelle, et merde quoi. « Pourquoi t’es resté… Je sais que tu sais… pour ce que je ressens pour toi. J’suis un loup… J’ressens tout… J’veux dire, je le ressens physiquement que tu t’en es enfin rendu compte. J’suis pas con… Hein… » Forcément, rien n’est facile avec le surnaturel. Putain, mais dans quel merdier je me suis encoure foutu. Non seulement il fallait que je couche avec lui, mais en plus il fallait qu’il tombe amoureux de moi. Le seul mec dont il n’aurait pas dû tomber amoureux. Putain de merde.
A partir de là j’occulte tout le reste, je ne veux plus rien entendre, parce que ça me blesse, il me rejette alors que c’était ce que je m’apprêtais à faire. Je ne veux pas qu’on sorte ensemble, on n’est pas fait l’un pour l’autre. Il lui faut un prince charmant, et je n’en suis pas un, je suis qu’un merdeux qui saute sur tout ce qui bouge et qui veut profiter de la vie avant qu’elle ne parte trop vite en fumée, comme son putain d’appareil. La colère est trop forte et au diable s’il la ressent. En fait, là, j’ai envie de fuir, mais le problème c’est que je n’ai pas le droit de le faire. La seule chose que je retiens après c’est le mot "partir"et je comprends parfaitement où il veut en venir. Il se retourne et s’allonge sur son lit, moi plein de hargne de me faire jeter de la sorte, je retire mes vêtements et me retrouve en caleçon, il est tard et je ne vois personne dans la rue. Je jette mes fringues dans la rue pour ensuite passer à travers les murs pour me retrouver dehors et me rhabiller promptement sans que je ne sois découvert par quelqu’un.
Je me mets à courir pour rentrer, mes poumons encrassés ne faiblissent pas, je m’en fou, il faut que je sois chez moi. J’aurais pu me mettre à pleurer, mais ce n’est pas mon genre. Devant la porte, j’ouvre et la ferme en la claquant violemment. « Casse pas les couilles Wesley, sors le whisky, j’ai besoin d’un verre s’il te plaît. » Je sors ma boite magique et commence à rouler un joint en mettant la télévision plus fort, je ne retire pas son film, je ne vais pas dire que je l’aime bien, mais je ne le déteste pas non plus. Une fois mon pétard roulé, et allumé, la fumée envahit mes poumons et ma tête. L’alcool servi pour lui et pour moi, je finis par me laisser aller, je dois oublier et pour ça, rien de mieux que mes deux meilleurs amis, whisky et shit. C’est tout ce qui compte. Et surtout Grindr sur mon téléphone, il me fou dehors, alors je vais me changer les idées, je vais oublier. Un rendez-vous est instauré avec un bel inconnu. Tant pis pour Scott.


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