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 l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)

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Samael Washington

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MessageSujet: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Jeu 14 Juin - 19:19


☾ l'heure du renouveau.
I'm a rolling thunder, a pouring rain. I'm comin' on like a hurricane. My lightning's flashing across the sky, you're only young but you're gonna die. I won't take no prisoners, won't spare no lives, nobody's putting up a fight. I got my bell, I'm gonna take you to hell, I'm gonna get you, Satan get you. Hell's bells.

▼▲▼

Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. Pour être celui qui n’a jamais péché il faut être capable d’accorder son pardon absolu. Mais lorsque du fond de notre mémoire surgissent des souvenirs semblables à des plaies béantes, le pardon est la dernière chose qui nous vient à l’esprit. Je ne sais pas si un jour je serais capable de pardonner, peut-être jamais, la souffrance est peut-être le but de notre vie, un jour ou l'autre, cette souffrance prend place en notre subconscient et nous fait réagir face à tout le mal qui nous entoure, à tout ce que l'être humain est capable de faire endurer à son prochain. Le pardon n'est pas chose aisée à donner, parfois cela nous ronge tellement que l'administrer à celui qui nous a offensé est tellement dur que nous préférons rester avec à l'intérieur de nous, quitte à ce qu'il nous détruise au sens propre du terme. Pardonner c'est absoudre les péchés de celui qui demande le pardon. Il faudrait que je songe à pardonner à ceux qui font du mal, mais je ne peux pas, il faut que je venge les pauvres âmes damnées de ce monde.
Bon depuis le temps que j’entends parler de ce fameux gars, de ce rital selon les mots de Chad, il serait peut-être temps que l’on se rencontre. Nous agissons tous les deux dans l’ombre de cette ville pour préserver nos convictions. Moi parce que je chasse, lui parce que c’est… en fait je ne sais même pas exactement qui il est. Je sais juste qu’il travaille activement dans l’underground de Beacon Hills, que c’est un homme avec beaucoup de main d’œuvre. Ce serait le moyen également de développer mon réseau et aussi d’avoir enfin des informations sur cette fameuse bécane dont le loup m’a parlé l’autre soir. C’est l’unique chose qu’il nous manque pour faire avancer ce satané plan pour buter les chasseurs qui empoisonnent la vie des habitants de cet endroit depuis trop longtemps. Je ne suis pas exempt de tous reproches, mais eux, ce sont de vrais monstres, pire que les créatures surnaturelles qu’ils chassent. Je sais que je joue à un jeu dangereux, que je risque d’y laisser des plumes. Si jamais ils me trouvent, je serais dans la mouise. Voilà pourquoi je tente tant bien que mal de préserver mon homme de toute cette merde dans laquelle je me suis engagé. S’il lui arrivait quoi que ce soit, je ne me le pardonnerai jamais. Connor n’a pas à être mêlé à mes problèmes et je veux le garder en sécurité. Il n’a pas souffrir de ce que je décide de faire.
Alors j’ai appris qu’il était le gérant d’un bar en centre ville, un endroit un peu… comment dire, un endroit assez libéré au niveau des mœurs. Non pas que ça me dérange à vrai dire. Quoi qu’il en soit, j’ai donc préparé ma tenue, un holster accroché en dessous de mon veston avec un neuf millimètres dedans. Je ne sors jamais sans arme, si bien que j’ai également un couteau dissimulé dans ma chaussure et une pointe empoisonnée qui sort de ma montre si l’on appuie au bon endroit. On n’est jamais assez prudent. J’ai décidé de m’y rendre à pieds depuis mon herboristerie. Il faut dire que si je m’arrête pour boire un verre, il vaut mieux que j’évite de conduire après. Les mains dans les poches, je m’avance donc vers le Pink Print, avec une résolution de guerrier qui va au champ de bataille. Après tout c’est à peu près ce qui se déroule, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre en allant là-bas. Mais quoi qu’il en soit, je suis persuadé d’agir comme il le faut. D’autant plus qu’après les récents événements, je ne suis pas forcément en sécurité. Bien sûr, je parle de la torture de l’autre alcoolique de service, et si je peux avoir une protection en plus, je ne vais pas me gêner.
Arrivé devant le bar, je commence à me poser des questions, je ne sais pas trop comment me décider à agir. Pourtant j’entre et me dirige vers le bar. Je ne sais pas trop comment me présenter, alors pour commencer je m’approche d’un des barmaid. « Bonsoir, je vais vous prendre un whisky pur glace et j’aimerais voir le patron, je viens de la part de Chad. » Le serveur me regarde d’un coup d’œil rapide avant de me servir ma consommation et me dire qu’il va voir ce qu’il peut faire. Je sais très bien que s’annoncer de la façon n’est pas très protocolaire, mais j’ai besoin de le voir, réellement.


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❝ l'écume des jours❞ il me faudra des mois, des mois, pour que je me rassasie des baisers à vous donner. il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur vos yeux, sur votre cou...
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Sam 16 Juin - 20:38

clickAlessandro & Samael
xxx
« Il tempo del rinnovo. »Début d’après-midi, le coup de feu de midi est passé. Charlie range sa cuisine, il reviendra ce soir. Le jour de l’ouverture de l’extension du Pink approche. Les travaux du sous-sol ont bien avancé. Depuis quelques semaines, j’enchaîne les entretiens d’embauche. Il me faut des serveurs supplémentaires, deux barmen également, un DJ. Car bientôt on pourra danser au Pink. Le vestiaire du personnel va descendre d’un étage, libérant la place pour agrandir la réserve. Bientôt j’en aurais fini avec ces commandes en flux tendu qui me prennent un temps fou.

Chad a tenu ses promesses, je vais pouvoir ouvrir le Pink jusqu’à deux heures du matin les vendredis et les samedis. Cela va compliquer mon planning avec le HCC où les combats commencent vers vingt-deux heures. Le tripot de jeu devrait normalement se passer de ma présence. Surtout s’en passer si je veux rester clean aux yeux de la volaille. La loi est ainsi faite, je risque bien plus gros sur une affaire de jeu illégal qu’avec des combats clandestins. L’Amérique dans toute sa splendeur où violence et fric ne sont pas traités avec la même sévérité.

Depuis que je me suis fait tirer dessus avec Tobias, je ne cache plus mon arme. Je porte mon 357 magnum dans le dos, à la ceinture de mon pantalon. C’est ce qu’il y a de moins « agressif » vis-à-vis de la clientèle. Mais plus question de finasser. Je passe un message clair, le prochain qui tente de me trouer la peau aura affaire à du gros calibre. Arme de mec, lourde, puissante. Ma nature de loup m’aide à ne pas broncher au recul. Et sans me vanter, je suis bon tireur. J’ai eu un excellent professeur. Sonny, le bras droit du parrain de Los Angeles.

Je passe entre les tables, discute avec les habitués. J’aime ce travail, le contact avec les gens et le plaisir de les surprendre avec ma carte de qualité. Le Pink est un peu plus cher que les autres bars à cause de la qualité de ce que je sers. Mais c’est ainsi que je conçois le plaisir, sinon autant rester chez soi et s’ouvrir une canette.

Le bar me prend beaucoup de temps, mais ce n’est pas suffisant. J’ai besoin de plus, d’être ce mâle alpha comme me décrit parfois Ares. J’ai grandi dans la mafia, cet univers m’est familier et indispensable. Je ne suis pas un gangster pour me faire du fric facile, je le suis car j’aime ça. Le goût du risque, narguer la volaille, les rapports de force. Ma vie ressemble souvent à une partie de poker. Avec un jeu où je truque les cartes.

- Bonsoir, je vais vous prendre un whisky pur glace et j’aimerais voir le patron, je viens de la part de Chad.

J’ai entendu le nouveau venu s’adresser à Jerry. Si le Pink est une affaire totalement légale, et son personnel totalement à l’écart de mes affaires cachées, ils ne sont pas non plus des idiots. Ils savent que leur patron a une grande influence sur la ville. Ils savent, mais font comme si. Je dois cette fidélité à l’attention que je leur porte, comme celle d’un padre sur ses enfants. Jerry me doit la désintoxication de son fils qui l’avait amené à piquer dans la caisse pour payer les dettes de son rejeton. Jessie a trouvé une place à la crèche pour son bambino grâce à quelques pots de vin de ma part. Je les aide, je les apprécie tous, comme Conrad souvent maladroit et toujours apeuré comme un biche effrayée. Tous ceux qui bossent pour moi font partie de ma famiglia. C'est ma vision de la vie. Mon rôle est de les protéger.

Jerry se garde bien de regarder dans ma direction. Il connaît Chad, car c’est lui qui a fait les plans pour les travaux du Pink. Et il se doute également que l’architecte n’est pas tout blanc. Je passe dans le dos de l’inconnu et d’un signe de la main convenu, je lui demande de faire patienter le type. Mon barman sert son verre au gars et fait semblant d’aller dans l’arrière-boutique pour quérir son patron. Pendant ce temps, j’officie comme serveur. Ce type ne connaît pas mon visage. Il est donc venu en aveugle. Étrange, car sachant que je suis le patron des lieux, il lui suffisait de venir consommer. Il serait bien vain qu’en une heure ou deux quelqu’un ne prononce pas mon nom. Y a-t-il une urgence ? Jerry revient.

- Monsieur Amaro est occupé, il faut patienter.
- Une Guiness, un Perrier citron et un café pour la deux. Et deux blanches pressions, trois blondes limées pour la six.


Je pose mon plateau où s’entassent des verres vides à côté du type tout en lançant les commandes, puis je prends le plateau de la commande suivante qui attend sur le comptoir. J’aide mon personnel tous les jours et cela fait presque dix ans que je bosse dans un bar. Rien dans mon attitude ne peut me trahir. Tant que personne ne prononce mon nom, difficile de savoir que je suis le patron. Je reste naturel, maîtrisant mon regard pour ne pas détailler mon visiteur. Quand je viens chercher une nouvelle commande, j’aperçois le pli dans le dos de sa veste. Il est armé.

Deux choix s’imposent. Soit il vient vraiment de la part de Chad, soit c’est le mec qui m’a tiré dessus et qui se fait prévaloir d’une relation pas vraiment confidentielle pour celui qui fouille un peu. Il n’oserait pas me descendre en plein jour quand même ? Bon c’est vrai que j’ai marché sur les pieds de bien des susceptibles.

Je continue mon analyse par touche discrète tout en continuant de bosser. Ce type est un tueur. Sa façon de se tenir sur le tabouret, les appuis de ses poignets sur le zinc. C’est un soldat, un homme de main, un mercenaire, bref un type qui sait rester en alerte. Du pouce j’incite Jerry à lui proposer un autre verre. Un peu d’alcool dans le sang ralentira ses réflexes au cas où ce type est venu pour me refroidir. Je pose mon plateau, en récupère un autre, salut un client.

- Salut Alessandro, la forme ?

Et merda !

D’habitude Will' m’appelle Aless’. Cela aurait pu faire illusion. Forcément, il n'y a que lui pour mettre les pieds dans le plat.

- Ciao’ Willem. Alors, tu n’a toujours pas fait exploser le lycée ?
- Peuh !


Sempiternelle blague entre nous. Je laisse l’alpha s’installer dans son coin fétiche et comploter avec Jerry sur ce qu’il va boire. Ces deux-là s’entendent comme larrons en foire. Je vais servir la table dont j’ai les consommations entre les mains et retourne au bar, derrière le zinc cette fois-ci et face à celui qui me demande. Regards, soupirs, si j’en doutais encore, je suis repéré.

- Ciao’ amico. Vous venez pour l’une de mes annonces ?

Je sais que ce n'est pas le cas, mais du pouce, je pointe une affiche dans mon dos avec ce que nous recherchons. Vu sa dégaine, il ferait un bon vigile. Arès est parti depuis des semaines, des ennuis avec le clan de sa femme. Mio amico était désolé de me laisser en plan, mais la famiglia passe toujours en premier. Je lui avais donné congé, le temps qu’il règle leur problème. Ryan me sert de second en attendant son retour.

Il faut que je gagne du temps. Pas question de l’amener dans mon bureau tant que je n’ai pas l’assurance qu’il ne veut pas me faire la peau. J’hésite à appeler Chad.


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Samael Washington

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MessageSujet: Re: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Dim 17 Juin - 18:06


☾ l'heure du renouveau.
I'm a rolling thunder, a pouring rain. I'm comin' on like a hurricane. My lightning's flashing across the sky, you're only young but you're gonna die. I won't take no prisoners, won't spare no lives, nobody's putting up a fight. I got my bell, I'm gonna take you to hell, I'm gonna get you, Satan get you. Hell's bells.

▼▲▼


On me demande de patienter, parce que le patron est occupé. Fort bien, j’attendrai tout le temps qu’il faut. Même la fermeture des lieux si c’est nécessaire. Je ne peux pas partir d’ici sans avoir pu voir l’homme que je désire trouver et rencontrer pour parler affaires. La vérité c’est que j’envisageais ce petit rendez-vous depuis quelques temps déjà. Le serveur finit par me servir et je le remercie d’un petit sourire tout en sirotant ma boisson, qui au demeurant, est vraiment très bonne. J’ai entendu beaucoup de louanges quant à la qualité des whiskys qu’ils servent dans ce bar, et je ne peux pas les démentir, la première gorgée m’offre un panel de saveurs délicieuses sur le palet, et l’alcool malgré sa présence est occulté par les arômes qui se distillent dans la bouche. « Ce whisky est vraiment parfait, dis-je à l’homme qui me l’a servi. » J’en ai rarement bu un aussi bon. Et encore, parler de le boire est mauvais, ce n’est pas le cas, je le déguste. Rien d’autre. Alors je patiente, le téléphone portable à la main en vérifiant mes courriels personnels ainsi que ceux de mon magasin. Un autre serveur passe à côté de moi et donne sa commande à son collègue au bar pour la table numéro deux apparemment. Je sens qu’il m’observe, mais je dois d’abord répondre à ce cher M. Wilkes qui me demande comment utiliser la décoction que je lui ai préparé. Il a encore oublié la note que j’avais posé sur le comptoir. Je lui indique donc qu’il faut qu’il la fasse infuser pour inhalation trois fois par jours pour commencer et ensuite continuer pendant deux semaines pour tenter de calmer ses troubles du sommeil. Il est insomniaque et n’arrive pas à s’endormir, et il est farouchement opposé aux somnifères, donc il est venu me voir avec ma médecine douce et alternative afin que je puisse l’aider dans ses problèmes.
Le barmaid en voyant que mon verre touche à sa fin m’en propose un second, ce que j’accepte volontiers. Je sais que j’en ai pour mon argent, mais je dois avouer que ce whisky, je pourrais damner les dieux pour en avoir une bouteille à la maison. Il me sert et je finis par entendre ce que je désirais. « Salut Alessandro, la forme ? » Un petit sourire satisfait apparaît sur mon visage, ainsi donc le deuxième serveur était le patron. Intéressant, un homme qui n’hésite pas à se salir les mains comme tous les autres, un homme qui n’a pas peur de travailler conjointement avec ses salariés. Ce type me plaît bien. Je le laisse vaquer à ses occupations, sachant que maintenant que j’ai deviné son identité, il ne peut plus s’éclipser comme il le veut.
Quand il arrive derrière le comptoir, je l’observe attentivement. Il n’a pas la trentaine, ou alors bientôt, son visage souriant est criblé par des rides que je devine comme étant celles d’un stress important ou d’une vigilance constante. J'ai les mêmes à force de me concentrer sur ce que je fais que ce soit pour mon travail ou pour la chasse. « Ciao’ amico. Vous venez pour l’une de mes annonces ? » Son accent m’électrise, son regard me bouleverse. Et je ressens une partie animale chez lui, je ne l’explique pas, et je ne serais pas surpris qu’il y ait de lourds secrets cachés chez cet homme. Je lui souris agréablement avant de commencer à lui répondre. « Bonsoir. On peut dire ça comme ça. Je suis là pour l’officieux. » Je lui tends donc ensuite un papier où il est inscrit que je viens pour la fameuse histoire de la bécane dont Chad et moi avons besoin pour notre plan contre les chasseurs. Je lui décris le modèle qui est écrit de la main du jeune loup garou. Tandis qu’il le lit, je termine mon deuxième verre que je dépose sur le comptoir en essuyant la goutte qui perle le long des poils de ma barbe de trois jours. Avant de continuer, je vérifie que personne autour ne nous observe ou est susceptible de nous entendre, prudence est mère de survie selon mon adage. « J’imagine que vous savez que je suis armé. Et je ne suis pas là pour vous faire la peau. Même si tout le monde dit ça avant j’imagine. En guise de bonne volonté je vous informe qu’il s’agit d’un neuf millimètres et que la sécurité est enclenchée, si vous êtes disposé à me voir en privé, je vous fournirai cette arme afin que l’on puisse discuter. » Je joue cartes sur table, avec ce genre d’individu, c’est la meilleure des choses à faire, d’autant plus que je ne suis pas si différent de lui, bien au contraire. Nous sommes des prédateurs, des tueurs, et je jurerais pouvoir distinguer le sang sous ses ongles, comme s’il restait des marques indélébiles de ce qu’il avait pu faire auparavant. Je dis ça parce que j’ai exactement les mêmes.


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MessageSujet: Re: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Mar 19 Juin - 22:07

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« Il tempo del rinnovo. »- Ciao’ amico. Vous venez pour l’une de mes annonces ?
- Bonsoir. On peut dire ça comme ça. Je suis là pour l’officieux.


Je peste intérieurement contre ceux qui ramènent leur carcassa au Pink, alors que je m’efforce de séparer le bar de mes activités illicites. Il pouvait aller au HCC. Bon, il n’aurait pas pu rentrer car il faut être parrainé, mais ils prennent les messages à l’entrée. On l’aurait rappelé... ou pas. C’est un fait. Cela me fait songer qu’il faut que je pallie à cela, sans que la volaille trouve un lien de cause à effet et arrive à me mettre la main dessus.

L’homme me tend un papier. Je reconnais l’écriture de l’architecte. Chad m’avait passé un coup de fil, me disant qu’il avait fait le nécessaire auprès d’un conseiller du maire pour me permettre des ouvertures en nocturne et qu’en échange il me demanderait un service. J’avais eu envie de lui rappeler que c’était déjà lui qui me devait quelque chose, mais m’en étais abstenu. C’est un gars précieux, d’une rare intelligence. Je sais que je fermerai les yeux, ne lui imposant pas du strict donnant donnant. Bon, bonne nouvelle, ce type n’est en principe pas venu me descendre, ou il aurait également embobiné Chad. Je connais les desseins de l’architecte. Ça le ronge tant, qu’il pourrait commettre une imprudence pour parvenir à ses fins. Je reste donc sur mes gardes.

- J’imagine que vous savez que je suis armé.

Autant que toi tu n’as pas dû manquer le magnum que j’ai dans le dos…

- Et je ne suis pas là pour vous faire la peau.
- Davvero ?
- Même si tout le monde dit ça avant j’imagine.


Je me contente de lever les sourcils. Je crois que j’ai un peu tout entendu dans ce contexte.

- En guise de bonne volonté je vous informe qu’il s’agit d’un neuf millimètres et que la sécurité est enclenchée, si vous êtes disposé à me voir en privé, je vous fournirai cette arme afin que l’on puisse discuter.
- Votre proposition est honorable.


Son cœur reste calme. Il est donc disposé à poser son neuf millimètre, contre un entretien privé. Mais ce gars ne va pas me laisser croire qu’il se ballade avec une seule arme sur lui. Un flingue, ça s’enraille. La faute à de mauvais soins, ou à pas de chance. La façon dont sa veste bouge, laisse penser qu’il n’a pas d’autre calibre sur lui. Peut-être à la cheville, ou alors le reste de son artillerie se concentre sur de l’arme blanche. Il ne faut pas dépouiller un homme de toute sa défense, car il vous en tiendra grief. Mais je veux qu’il sache que je ne suis pas dupe.

- D’accord, suivez-moi. Je vous laisse le reste de votre arsenal. Vu qu’il est bien planqué, ça me laissera le temps de riposter s’il s’avère que vous n’êtes pas celui que vous prétendez être.

Je pose le torchon que j’avais sur l’épaule sur le percolateur pour qu’il sèche et invite l’homme à me suivre. D’une main je compose le numéro de Chad sur mon téléphone. Je profite des clients qui m’interpellent pour ralentir le moment où je vais passer la porte de service qui nous isolera du bar.

- Chad ? Il ressemble à quoi ton pote de cavale ?

« Brun, un peu plus petit que moi, un regard en pistolet à rivet. Pas de blabla inutile. » Portrait lapidaire qui correspond. Il me confirme également qu’il a bien écrit un mot détaillant le type de moto dont il a besoin. C’est un peu moins tendu que j’invite cet inconnu à passer dans l’arrière-boutique jusqu’à mon bureau. Je referme la porte derrière lui. Je jette un œil au mur qui fait face à mon bureau et où la silhouette de l’Etna s’affiche sur tout le pan de mur. Ce volcan est une sorte de totem pour moi. Un monstre tranquille dont les colères sont imparables.

- Vous vouliez me voir uniquement pour cette moto, ou vous aviez autre chose en tête, monsieur ?

Je laisse le mot en suspens. Il connaît mon nom mais je ne connais pas le sien.

- Et vous n’avez qu’à poser votre neuf millimètres sur le meuble à dossier là.

Je lui désigne un meuble de métal noir à trois mètres de la chaise où il va s'asseoir. Juste au-dessus du meuble, mon double holster est accroché à un porte manteau avec l'arme jumelle de celle que j’ai dans le dos.

Contrairement à mon interlocuteur, je n’ai pas besoin d’armes blanches, elles sont intégrées à mon corps.

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Samael Washington

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MessageSujet: Re: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Mer 20 Juin - 12:34


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▼▲▼


« Votre proposition est honorable. » Oui et crois moi, j’ai déjà bien deviné que tu savais que ce n’est pas la seule arme en ma possession. Dont une qui serait capable de tuer en moins de temps qu’il faudrait pour le dire. En effet dans ma montre, la pointe empoisonnée l’est avec de l’aconit tue loup, l’une des espèces les plus dangereuses et les plus mortelles pour les lycanthropes. C’est également mortel pour les humains, d’où sa présence à l’heure actuelle sur mon poignet. Lui aussi est armé de toute manière, mais je doute qu’il en vienne à utiliser une arme à feu dans son propre bar, ça ferait tâche et les clients hésiteraient à revenir en sachant qu’un fou furieux tire sur de pauvres innocents. « D’accord, suivez-moi. Je vous laisse le reste de votre arsenal. Vu qu’il est bien planqué, ça me laissera le temps de riposter s’il s’avère que vous n’êtes pas celui que vous prétendez être. » Un sourire charmeur se loge sur mes lèvres, en effet, chercher mon couteau dans ma bottine sera long, mais ce n’est pas ce que je compte faire en premier. Mais là n’est pas le problème, je ne compte le mettre dans la tombe. Alessandro m’invite à le suivre tandis qu’il dépose un torchon sur le percolateur. Je me lève de ma chaise et laisse mon dû au barmaid, hors de question de partir sans payer, j’ai des principes.
Sur le chemin, j’écoute attentivement et l’Italien téléphone à Chad afin d’avoir confirmation. Étrangement, je commence à comprendre ce qui se trame ici. Cet homme, Alessandro Amaro, il n’est pas normal. Plusieurs solutions s’offrent à moi : le surnaturel y est lié, ou alors il fait du trafic et des activités illégales. Je note mentalement mes remarques et nous sortons enfin du bar pour nous diriger vers son bureau. Le cliché même de l’Italien fier de son pays, un poster géant de l’Etna, sauf qu’il faut bien avouer que ce volcan est quand même sacrément magnifique. « Vous vouliez me voir uniquement pour cette moto, ou vous aviez autre chose en tête, monsieur ? » Je suis en fait tellement aspiré par son bureau que je n’écoute plus vraiment. J’essaye d’enregistrer mentalement ce qui me semble digne d’intérêt. Le double holster, une seule arme, l’autre doit être accrochée sur lui. Un bureau on ne peut plus simple. « Et vous n’avez qu’à poser votre neuf millimètres sur le meuble à dossier là. » Ah oui, j’avais oublié. Je retire mon neuf millimètres et le dépose sur le fameux mobilier, prenant soin à garder la sécurité enclenchée. Je ne suis pas un novice, mais ne sait-on jamais. Au moins le marché est rempli maintenant nous allons pouvoir discuter affaire. Je reste néanmoins debout, derrière la chaise et dépose mes mains sur le dossier. « Enchanté Alessandro Amaro. J’ai souvent entendu parler de vous ces derniers temps. Semblerait-il que... » Ma phrase reste en suspens, parce que je viens de me souvenir de quelque chose. Quelque chose de tout à fait stupéfiant. La présence de l’Italien avec les autres qui chassent la Bête du Gévaudan.
Un sourire victorieux s’affiche sur mon visage. Je viens de coller les derniers morceaux ensemble. Cet homme appartient au monde surnaturel, reste à détecter ce qu’il est, je n’ai pas la science infuse non plus. « Oubliez, ce n’était pas important. » Oui, je ne préfère pas me le mettre à dos dès le début en révélant que je sais beaucoup à son sujet alors que lui doit en ignorer beaucoup à propos du mien. C’est mieux ainsi, pour l’instant je préfère maîtriser les données que je vais lui fournir à mon égard. « Il est compliqué de faire semblant l’un pour l’autre Mr Amaro. Alors autant aller droit au but voulez-vous ? » Mon sourire en coin est plutôt crispé. Je n’ai pas pour habitude de révéler aux autres qui je suis ou ce que je fais, sauf qu’avec un homme comme lui, cacher des choses n’est pas une bonne idée, son regard est celui du fouineur sans âme. Alors je préfère le devancer, lui dire ce que je sais, et ce qui je suis. « Vous êtes une créature du monde surnaturel. Je sais tout ce qu’il y a à savoir sur le caché de la ville quand cela a attrait au surnaturel. Ma présence à Beacon Hills est due à l’appel du Nemeton qui attire de trop dangereuses créatures. Je tue ceux qui tuent, c’est-à-dire autant les humains que les monstres, je laisse courir une petite pause, le temps de lui laisser ingérer ce que je viens de lui dire, qu’il connecte les synapses ensemble et que l’information se fraie un chemin. Samael Washington, chasseur depuis bien trop longtemps. » Pour conclure la présentation je lui fais une petite courbette de la tête comme simple salut avant de me redresser et de croiser mes bras devant mon torse.
Si je voulais faire une entrée en scène discrète, c’est entièrement loupée. De toute manière autant jouer la carte de la sincérité avec ce genre d’individu, surtout vu ce que je suis venu lui demander. Là je finis par me passer une main derrière la nuque en me grattant la racine des cheveux, ce qui trahit un peu ma gêne mais de toute façon, je préfère y aller, je suis là pour de toute façon. « La raison de ma venue est simple. Je vous offre mes talents de tueur, d’assassin, de chasseur, et de bourreau. » Il sait très bien qu’il y a le revers de la médaille et que je ne ferais pas ça gratuitement. Je ne demande pas d’argent, tout ce que je désire c’est sa protection car j’attire un peu trop les regards des curieux et que mes derniers agissements peuvent me retomber dessus. Et je souhaiterais aussi avoir accès à un peu de munitions pour mes armes, car ça coûte cher et je ne roule pas sur l’or.  C’est aussi simple que cela, mais je préfère le laisser venir plutôt que le lui dire d’entrée de jeu.


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MessageSujet: Re: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Ven 22 Juin - 12:11

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« Il tempo del rinnovo. »Je détaille ce type. Un humain qui se déplace comme un fauve. Je baigne dans le milieu depuis toujours, je sais reconnaître les prédateurs. J’en ai un beau spécimen sous les yeux. Il m’intrigue, j’ai hâte de connaître la raison de sa présence. J’imagine qu’il n’est pas fan de contact et que Chad aurait pu suffire pour cette affaire de moto à voler.

- Enchanté Alessandro Amaro. J’ai souvent entendu parler de vous ces derniers temps. Semblerait-il que...

Je lève un sourcil. Pour entendre parler de moi, il faut nager en eaux troubles. Il s’interrompt. Ménage-t-il un suspens ? Je colle mon dos au dossier de mon fauteuil. Il en faut plus pour me stresser. Un sourire franc traverse son visage. Je soupire silencieusement. Me serais-je trompé et que sous des airs de fauve se cache un pagliaccio ?

- Oubliez, ce n’était pas important.
- …


Voilà un nouveau boulot pour la squadra. Coller le culo de ce type dont je ne sais toujours pas le nom et d’en apprendre un maximum, ce qu’il bouffe, quand il pisse, qui il baise et ce qu’il cache. Depuis que nous sommes dans mon bureau je n’ai pas bronché. C’est le premier truc qu’on apprend dans la mafia. N’afficher aucune émotion, sauf celle qui exprime une violence à venir. Laisser l’autre cogiter sur ce que vous pensez. Ce n’est pas facile de se retenir, mais je sais combien cela fout les jetons. Je me rappelle très bien les fois où je me suis presque pissé dessus alors que Sonny n’esquissait aucun geste, aucune mimique, ne me laissant aucune lecture possible de ce qu’il pensait de mon travail, ou de la mission que je venais de faire pour lui.

- Il est compliqué de faire semblant l’un pour l’autre Mr Amaro. Alors autant aller droit au but voulez-vous ?
- …


Droit au but ? Pourquoi il tortille des natiche depuis tout à l’heure ?

- Vous êtes une créature du monde surnaturel.

Et bim ! Ça, même feu mon ennemi Victor Barns ne le savait pas. Tout au plus, il me prenait pour un fou sanguinaire.

- Je sais tout ce qu’il y a à savoir sur le caché de la ville quand cela a attrait au surnaturel.

Je ne comprends d’ailleurs pas comment il n’y a pas plus de monde au parfum. Rien que dans mon bar, j’ai Jansen, Charlie, Kada’an, Lewis, Arès qui ne sont pas humains. Des oiseaux, des félins, des ours, des loups… pire qu’un zoo.

- Ma présence à Beacon Hills est due à l’appel du Nemeton qui attire de trop dangereuses créatures.

Le Nemeton… S’il y a bien un lieu que j’évite comme la peste, c’est bien cette souche. C’est instinctif. Je ne saurais pas l’expliquer, mais je le crains. Moi qui vis plus comme un homme et non comme une créature.

- Je tue ceux qui tuent, c’est-à-dire autant les humains que les monstres
- …


Alors tu ne vas pas être mio amico ! Je ne suis pas un gentil. Quoique, je ne mêle pas les gens sans histoires aux miennes.

- Samael Washington, chasseur depuis bien trop longtemps.
- Enchanté Samael.


Sa petite courbette désuète me plait. Elle dénote sur l’homme violent qu’il peut être. Montre qu’il a une certaine éducation, ou un sens des règles et des cérémonials. Cela me plait, c’est ce qui différencie les bourrins des gens civilisés. Son nom ne me dit rien. J’ai des chasseurs parmi mes clients pour la vente d’arme. Un comble pour le loup que je suis. Mais je suis un homme d’affaire avant d’être un lycan. Cet aspect-là de ma vie, n’est qu’un incident de parcours.

Samael était jusqu’à présent resté debout derrière la chaise que je lui avais proposé, les mains sur le dossier, ou croisées sur la poitrine, position de dominant, de celui qui contrôle son environnement. Soudainement son attitude change, Il se gratte la nuque, hésite une micro seconde. Celui qui pavanait de mieux me connaître que moi de savoir qui il était, hésite.

- La raison de ma venue est simple. Je vous offre mes talents de tueur, d’assassin, de chasseur, et de bourreau.

Rien que ça ! Je digère l’information sans réagir quelques secondes, puis mon visage se fend d’un sourire. J’attrape la bouteille de Grappa qui est sur une desserte à portée de main, ainsi que deux verres et serre cet alcool de mon pays d’origine où je n’ai jamais mis les pieds, la Sicilia.

- Asseyez-vous Samael, la chaise n’est pas piégée.

Sourires moqueurs, je pousse l’un des verres dans sa direction.

- Un alcool qui m’est cher, brûlant comme le vulcano affiché dans votre dos.

Sans attendre, j’avale une gorgée, me donnant le temps d’analyser sa proposition.

- Pourquoi un chasseur se mettrait au service d’un surnaturel ?

Je ne nie même pas. Cela serait complétement idiot.

- Les salaires que j’offre sont au-dessus du marché et pourtant je doute que seul l’appât du gain vous attire chez moi Samael ? Je me trompe ?


Cerner ce gars. Comprendre ses motivations, les vraies, pas celles qu’il affiche. Et le cas échéant voir ce qu’il a dans le ventre. Je me souviens de l’entretien d’embauche d’Arès. Nous avions fini au fond de la forêt, dans un coin où personnes ne nous gênerait, un coin où mio amico m’avait collé au tapis. Washington est un humain, j’ai déjà ma petite idée du test que je lui ferai passer. Il se dit pro. Je verrais bien comment il réagit face à une équipe de pro.


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MessageSujet: Re: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Lun 25 Juin - 21:26


☾ l'heure du renouveau.
I'm a rolling thunder, a pouring rain. I'm comin' on like a hurricane. My lightning's flashing across the sky, you're only young but you're gonna die. I won't take no prisoners, won't spare no lives, nobody's putting up a fight. I got my bell, I'm gonna take you to hell, I'm gonna get you, Satan get you. Hell's bells.

▼▲▼


Alessandro est resté muet pendant que je parlais, il n’a dit aucun mot, préférant écouter et me laisser déblatérer mes propos, c’est ainsi qu’agissent les patrons j’imagine. J’ai fait pareil pour engager le jeune loup dans ma boutique et mes parents faisaient de même quand nous étions encore à Lima, et surtout quand ils étaient encore vivants. Cela ne m’inquiète guère. Peu importe sa réaction, je reste toujours aux aguets, prêt à faire feu, bien que ce soit juste une façon de parler. Il faudra simplement qu’il vienne tâter de ma lame et de la pointe empoisonnée sur ma montre pour comprendre que je ne suis pas un rigolo. Quand j’ai terminé de parler, je le vois qui regarde la chaise sur laquelle je ne me suis pas assis. « Asseyez-vous Samael, la chaise n’est pas piégée. » Je n’aime pas être assis, pour moi c’est être inactif, et cela ne me ressemble pas du tout. J’ai constamment besoin d’être en action, de m’occuper, c’est mieux que de réfléchir à tous les actes atroces que j’ai pu commettre. Pourtant j’obtempère, question d’éducation et pour ne pas le froisser. Je suis là avec un objectif en tête après tout.
Un verre finit par glisser dans ma direction. S’il compte me rendre ivre, il faudrait qu’il me fasse boire beaucoup plus que ça. Avec trois verres, ça ne suffit pas. Je ne suis pas entrain de me la raconter, mais avec le temps j’ai fini par apprendre à résister à l’alcool. « Un alcool qui m’est cher, brûlant comme le vulcano affiché dans votre dos. » Son alcool m’a l’air fort, ma foi, pourquoi pas. Nous buvons tous les deux une gorgée de ce breuvage, et je me retiens de tousser pour ne pas paraître faible. C’est vrai qu’il arrache. Mais la surprise de la première fois ne se réitérera pas. « Pourquoi un chasseur se mettrait au service d’un surnaturel ? » Il se trompe de question, il ne s’agit pas du surnaturel, il s’agit de l’homme de l’ombre. Et là réside la différence cruciale qui motive ma présence ici même. Je n’ai pas besoin d’être au service de quelqu’un non plus, là c’est juste pour lui donner de l’importance, en réalité, il s’agira plus d’un échange de bons procédés, mais il me semble inapproprié de commencer les hostilités là-dessus. « Les salaires que j’offre sont au-dessus du marché et pourtant je doute que seul l’appât du gain vous attire chez moi Samael ? Je me trompe ? » Là je souris, au moins il cerne très bien les gens, même si je doute qu’il s’attendait à ce que je lui fasse une telle proposition. Quoi qu’il en soit, je croise les doigts et le regarde attentivement, ce garçon c’est un tueur, ou plutôt il pourrait le devenir parce qu’il délègue les sales besognes aux autres.
Maintenant il faut la jouer intelligemment pour ne pas le froisser mais en même temps faire valoir ma position. Je ne suis pas prêt à accepter n’importe quel marche, j’ai des besoins particuliers. Il faut néanmoins que je ne sois pas trop long, sauf s’il apprécie les gens qui ne prennent pas des risques inutiles. « On va dire que je suis là pour deux raisons. Le prix des balles est relativement élevé, je ne veux donc pas de rétribution monétaire, simplement en munitions diverses pour mes armes à feu. » Je me suis lancé, et il sait que j’ai dit deux raisons, alors j’imagine qu’en homme civilisé comme il l’est, il va maintenant attendre la deuxième raison. Finalement c’est surtout cette deuxième qui m’intéresse, mais ça je ne compte pas le lui dire. « J’ai aussi besoin de votre protection. Au cours de mes chasses, je ne me suis pas fait que des amis. » Autant dire les choses telles qu’elles sont, et je pense notamment à ce que j’ai fait dans ma cave l’autre soir avec le poivrot et aux amis des surnaturels et humains que j’ai pu tuer. Non décidément, ma vie est bien trop dangereuse, et je ne peux pas me pavaner dans les rues de la ville comme si de rien n’était. D’où ma présence devant lui.


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MessageSujet: Re: l'heure du renouveau. (ALESSANDRO&SAMAEL)   Mer 27 Juin - 15:35

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« Il tempo del rinnovo. »Quand je l’interroge sur ses raisons profondes à vouloir bosser pour moi, l’homme sourit. Satisfait, semble-t-il, que je sache lire derrière les mots et les attitudes. Il ne répond pas tout de suite. Signe qu’il choisit ses phrases. Il ne va donc pas parler naturellement, pour me ménager j’imagine, ou dire une vérité partielle. Je le vois solitaire dans ses actions, franc-tireur. Se placer sous mes ordres doit lui coûter.

- On va dire que je suis là pour deux raisons.

Due ? Cela m’intrigue. La première est le fric, forcément. Personne crache sur les dollars et encore moins sur les salaires que j’offre à mes hommes. Par contre, un tel salaire implique une attitude irréprochable qui peut se résumer par : fais ce qu’on t’a demandé, et fais le bien sans poser de question  ni tortiller des natiche. Je n’ai pas besoin d’un fort en gueule dans mes rangs, mais de mecs pros qui font leur job sans l’ouvrir. Des hommes fiables. Les gros bras sans cervelle, je les laisse à la concurrence, voire je les y pousse. J’ai quelques doutes concernant Samael. Saura-t-il rendre des comptes et exécuter les ordres sans la ramener ?

- Le prix des balles est relativement élevé, je ne veux donc pas de rétribution monétaire, simplement en munitions diverses pour mes armes à feu.

Je m’esclaffe.

- L’équivalent de ton salaire en balles armerait une petite unité… Toutefois, te régler une partie de ton dû en munitions, armes, etc… ne pose pas de problème en soi.

J’ai basculé au tutoiement, car je ne vouvoie pas ceux qui bossent, ou vont bosser pour moi, par contre la réciproque n’est pas envisageable. Le management est pyramidal dans la mafia. Arès me tutoie parce qu'il est el mio amico et non grâce à son rang de bras droit.

- J’ai aussi besoin de votre protection. Au cours de mes chasses, je ne me suis pas fait que des amis.

Ma protection ? Ce genre de demande ne m’était encore pas arrivée à Beacon Hills, alors qu’à Los Angeles c’était monnaie courante. Cela vaut bien le prix d’un salaire effectivement. Je m’occupe la bouche avec la grappa, jauge mon interlocuteur et prends le temps de réfléchir.

- Je vois une contradiction dans tes dires. Celle d’un chasseur qui tuent ceux qui tuent, bosser pour le parrain local de la pègre. Je tue également ceux qui tuent, mais pas avec le même but que toi.

Je laisse Samael me faire une explication de texte. Ce qui m’importe, est qu’au moment voulu, il ne soit pas pris d’un cas de conscience et appuiera sur la gâchette. Après quelques échanges où il ne dévie pas de son objectif, droit dans sa tête comme dans son slip, je l’informe qu’il vient de passer la première étape.

- Il faut que j’évalue ce que tu vaux afin de te coller là où ton profil sera le plus efficace. T’imagines bien que je ne me fie pas aux paroles d’un homme pour me faire une idée de sa valeur…

Samael semble se redresser sur sa chaise, ou est-ce seulement une impression ? Ce n’est pas un surnaturel, je ne vais donc pas y aller à un vs un, enfin si mais pas en première approche. Si ce qu’il affirme est vrai, il a toutes ses chances pour me faire manger la poussière. Mais là, la réciproque est vraie, car je me bats autant comme un loup, qu’un humain. L’avantage du combat à distance avec mes armes, allié à ma force surnaturelle pour le corps à corps. Seulement, ses missions futures ne seront pas de me battre. Il va trouver cela ridicule, et pourtant les méthodes qu’il emploiera pour réussir mon test me diront quel type de guerrier il est.

- Tu voulais des munitions ?

Je me lève et fouille dans un meuble fermé à clé près de la fenêtre. J’en sors un carton de taille moyenne que je dépose sur mon bureau dans un bruit lourd et métallique.

- En neuf millimètres donc…


Je sors un tas de sachets plastiques avec des balles de calibres différents. Quand enfin je trouve ce que je cherche. Je sors une vingtaine de balles neuf millimètres et range le reste. Samael les examine. Puis il me regarde comme si je le prenais pour un guignol.

- Ces balles ne sont pas faites pour faire des trous, mais des tâches. Vu que t’es un chasseur, je te donne celles avec la peinture bleue.

Les balles sont constituées d’une douille en laiton avec un peu de poudre. L’élément meurtrier est remplacé par une capsule de plastique souple contenant un colorant et une bille d’airsoft, le tout fermé par une ogive en plastique léger. Je devine à sa tête que le paintball n’est pas sa tasse de thé. Pourtant je suis très sérieux. C’est d’abord son intelligence de chasseur que je souhaite tester, après viendra ce qu’il a réellement dans le ventre.

- Si tu es ce que tu prétends, le test te paraîtra chaud, mais pas impossible. Une seule règle, tu ne vises pas la tête de tes adversaires. Ces balles sont inoffensives, mais pour avoir de la portée, elles gardent une énergie cinétique à l’impact qui peut créer des dommages bénins s’il s’agit du corps, mais potentiellement plus dommageable si cela touche l’œil par exemple. Tu pourras garder tes autres armes, mais interdiction de t’en servir sous peine d’invalider le test. Vu le danger qui te court après, je ne vais pas te demander de sortit à poil.

Mon vis-à-vis est attentif. Il a pigé que je ne plaisantais pas avec mes balles à la peinture.

- Dans mon milieu, les combats loyaux, c’est sur un ring et uniquement sur un ring. Capire ?

Je plante le décor. Un contexte d’embûches et d’emmerdes, où le terrain n’est pas en sa faveur. Notre quotidien. Samael commence à comprendre que je ne lui demande pas simplement de se sortir d’un combat, mais que je vais le placer dans la pire des positions, celle de la proie.

- Si tu échoues, tu pourras toujours me servir de garde-chiourme au HCC, le hangar où j’organise des combats clandestins. Mais là, le salaire ne couvrira pas ta protection et tes munitions.

J’observe ses réactions, écoute son cœur. Je poursuis.

- Je vais t’appeler dans la semaine et te donner un point de rendez-vous. Tu auras un temps limité pour me rejoindre. Je te préciserai ça le moment venu.

Les yeux de Samael semblent être réduits à une fente, comme s’il était déjà dans cette mission que je lui donne.

- Tu as droit à un bras et une jambe de "touchés". Toute autre « blessure » sera éliminatoire. Si tu arrives à me rejoindre dans les temps, nous passerons à l’étape suivante qui sera la dernière.

Je ne développe pas plus, le laissant réagir. Je compte sur la squadra pour le harceler dans cette étape, pour —même si c’est à tir blanc — le mettre dans la peau d’une cible qui a une squadra de pro aux natches. Puis cela servira d'entraînement aux hommes.



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