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 BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem

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The Dread Doctors

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MessageSujet: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Sam 16 Juin - 15:05


The Dread Doctor...

“BHI Apotheosis
Condition Terminal„

- Vient, dit le généticien.

Trois hommes marchent dans les couloirs de la station d’épuration. Leur pas est lourd. Leurs longs manteaux rigides accompagnent leurs mouvements, accentuant cet effet d’automates. Le temps passe différemment à leur passage. Question de fréquence. Ils ont appelé la bête. Pas avec la voix, ni un sifflet. Avec un son étrange qu’une oreille humaine perçoit comme une vibration stridente qui perturbe les sens.

Ils ont violé les lois de la physique.
Ils ont profané celle du surnaturel.
Ils ont réussi.


Dans l’un des couloirs sombres, ils se tiennent devant le Damnatio Memoriae. Le rappel du sort jeté il y a des siècles.

- Quand la bête se souviendra de son nom, son hôte mourra, affirme l'un d'eux.
- Quand la bête prononcera son nom, la bête du Gévaudan sera de retour, ponctue le généticien.
- Le voilà, termine le chirurgien.

La bête, immense, les yeux comme deux nébuleuses blanches apparaît au bout du couloir. Elle éclipse la lumière, mais ça les doctors s'en moquent. Le monstre grogne, avance et s'arrête devant l’inscription qu'elle regarde longuement. Les doctors s'enfoncent à nouveau dans les couloirs et stoppent devant l’Ouroboros. Le généticien actionne le mécanisme, ils entrent dans le laboratoire de l'horreur. L'odeur est nauséabonde, mais ne les dérange pas. La lumière est pisseuse, mais ils en ont cure. Dans une cuve aux paroirs de verre, baigne une chose informe. Un être?

Quelques manipulations, une seringue d'acier et de verre extrait un sérum verdâtre et saumâtre de tuyaux qui relient la cuve. La bête arrive, baisse la tête pour entrer dans ce lieu qu'elle connaît.

L'aiguille se plante dans son cou.

Phase finale.

***


Sébastien Valet regarde ses mains et fait quelques pas. Son visage exprime de l’étonnement, puis un sourire. Il prend les vêtements que lui tend l’un des doctors. Il s’étonne de la matière de ces linges et s’habille rapidement.

- Qui ?
- Tu te souviens de moi mon ami ?
- Marcel…

***


La bête ressort du laboratoire. La différence avec le moment où elle y est entrée : elle a maintenant toute sa conscience. Ce n’est plus une bête qui est en liberté, mais un tueur à l’intelligence affûtée.

Personne n’est taillé pour l’affronter, même pas ceux qui l'ont réveillé.








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La Bête

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Sam 16 Juin - 21:50


libertatem

Il y a du monde dans ce labyrinthe. J’ai essayé de les attraper, mais ils ont filé. Je les tenais, juste dehors. Mais étrangement l’un d’eux au lieu de me viser avec son arme, pointait le loup oméga. J’aurais bien tué les deux loups. Un alpha et un oméga qui est bien plus que ça même sans avoir les prunelles rouge.

Ils se battent entre eux…

Je reviendrais car on m’appelle. Je retourne dans la moiteur du labyrinthe. Il me suffit de suivre ce son. Un son auquel je ne résiste pas. Ils sont là, les trois êtres étranges. Je les connais, mais je ne sais pas leur nom. Le son s’arrête, j’avance.

Ils reculent. Tout le monde recule devant moi. Cela m’agace. Je veux leur broyer la tête. J‘avance, ils se sont arrêtés. Ils n’ont pas peur pourquoi ? Un détail me fait tourner la tête. Quelle est cette inscription ?


Damnatio Memoriae ?


Je revois son visage. Marie Jeanne, ma sœur. Qu'as-tu fait ! Ma mémoire se remet en place. Chaque parcelle, chaque détail. Je me souviens de mon nom. Je suis Sébastien Valet. Je lève mes mains, ce sont celles d'un monstre. Pourquoi je n'arrive pas à retrouver forme humaine ? C’est plus pratique pour passer inaperçu, s'approcher de mes victimes.

Ils m'appellent, les trois hommes aux masques de métal. J'avance à nouveau dans ces couloirs où je sais avoir souvent erré. Cette pièce sent la mort. Une peur lointaine s'éveille dans mon cœur, ce n'est pas la mienne. Une voix d'adolescent crie, mais aucun son ne raisonne. Ce cri est dans ma tête.


Une douleur dans le cou, suivie d'une brûlure dans mes veines, comme si un feu liquide se déversait. Cela fait mal, horriblement mal !

GRRR !


Mon corps craque. Je lève à nouveau mes mains devant mes yeux, des mains d'hommes. On me tend des vêtements. Ils sont étranges, simples.

- Qui ?
- Tu te souviens de moi mon ami ?
- Marcel ?


D'autres souvenirs accourent, ceux de la traîtrise. Trois ans, Marie Jeanne m'a traquée pendant trois ans. Marcel, mon fidèle ami. Ma main s'approche de lui.

- Montre-moi ton visage, mon ami.

Je lui retire son masque. L'être qui me fait face ne ressemble en rien à Marcel, sauf ses yeux peut-être. La femelle à côté de lui réagit, veut me retirer le maque des mains. Mes griffes s'enfoncent dans sa gorge.

- Que se passe-t-il Marcel ?
- Je suis content de te revoir, ne serait-ce qu'une fois.

Tout ce temps... Je comprends le sacrifice de mon ami. Il meure sous mes yeux. La colère m'envahit, je gagne en taille et en masse. Je me transforme. Fou de douleur et de chagrin de perdre celui qui a consacré sa vie et plus que ça à me ressuscité vient de mourir sous mes yeux. Je regarde le survivant. Il ne mérite pas de vivre alors que Marcel est mort. Je repars dans les couloirs, sa tête à la main.



(c) Fiche et montage par Mafdet Mahes
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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Sam 30 Juin - 17:20

 

Strange frequencies
Rp précédent:
 

Le wendigo ne fera pas parti du reste de l'aventure. Pour sa sécurité, si ce n'est pour la notre. Je tourne le dos à l'allemand que je viens de chasser et à mes états d'âmes personnels pour rejoindre la voiture des flics qui sortent de la résidence universitaire en attrapant mon portable. Suivant le rappel de Stiles parti chercher la Banshee de rameuter les renforts, je lance l'appel. Ça décroche presque aussitôt.

-Hey, Alessandro. Ça va?

Deux petits mots dont je sais qu'il mesure toute l'intensité. Il y a de la méfiance dans le ton de ma voix, plus qu'une réponse de sa part, je guette à travers le téléphone le moindre signe qu'il n'aurait pas retrouvé la pleine possession de ses forces et surtout de lui-même.

-T'en es bien sûr?

Je ne suis plus tant en colère que soucieux après ce qu'il c'est passé au égouts. Il a du faire appel au loup pour maitriser la Bête avec Willem, mais c'est un véritable animal sauvage qui s'est emparé de lui et qui a manqué de nous attaquer. Et on s'apprête à le renvoyer dans l'arène. Je ne suis toujours pas convaincu que ce soit le mieux à faire...
Je jette un dernier regard à O'Conner et capitule dans un soupir.

-On a trouvé le moyen d'arrêter la Bête. Les Doctors sont en possession d'une canne, enfin de la lance reforgée en canne qui a servit à la tuer il y a des siècles à Gévaudan. Parrish va nous bricoler un truc pour maitriser les Doctors le temps de la leur voler, mais la Bête est avec eux, et... je me pince les lèvres avant de réitérer. T'es vraiment certain que ça va aller? Parce qu'on peut peut-être ce passer de ton aide si le loup est encore instable!...

J'écarte le téléphone m'épargner les protestations du rital dont je possède toujours l'un des colts. Les flics attendent près de la voiture.

-On fait un détour par le commisariat, retrouve nous aux égouts. Amène aussi Shepherd, on va avoir besoin de lui.

Fin de la communication. Je ne sais pas ce qu'il ce passe dans sa tête, s'il considère que cette perte de contrôle était un accident et s'il a la certitude ou la prétention de croire qu'il saura se gérer maintenant, mais en ce qui me concerne, la sortie du loup était assez impressionnante pour ne pas redouter que l'animal en profite pour se ré-imposer la prochaine fois qu'il sera dans l'obligation de faire appel à lui.

-Tu veux nous aider à bricoler les postes?...

-Mh?...


Je suis tiré de mes pensées par Parrish qui s'est transformer en clebs surexcité et débordant d'affection avec l'agent O'Conner - j'exagère à peine - visiblement moins porté sur les démonstrations de ce genre devant un public. S'il pensait être discret, c'est raté. Je n'arrive pas à savoir si c'est une conséquence ridicule de l'amour, une contre-réaction face au danger qui nous attend, ou tout simplement son caractère de bon-toutou-flic-des-enfers... Être invité à me joindre à leurs activités plutôt que laisser sur le banc de touche a le mérite de me surprendre et me ragaillardir.

-A condition que ça te serve pas pour... c'est un peu tard pour se rendre compte de ce que qu'une telle leçon pourrait apporter à un petit malin. Je hausse un sourcil moqueur. Oh laisse tomber.

-Évidemment que je vais aider. Mis à part pour parfaire mes compétences en c*nneries, parce qu'on sera plus rapides à plusieurs.

Je m'élance spontanément sur la portière côté passager, mais l'adjoint Parrish qui convoite lui aussi SA place fait valoir son désaccord.
Je le reluque rapidement et plisse des yeux d'un air de défis.

-Je suis monté à l'avant pour venir. Puis je vais aider à bidouiller les postes, non?

On pourrait voir ça comme une continuité logique de ma participation à l'enquête? En m'invitant à les aider, il l'a presque reconnu lui même : je fais parti de l'équipe.

-O'Conner m'a nommé "équipier". Fis-je savoir au collègue comme si sa parole valait pour médaille, en me bombant fièrement devant la portière, le sourire étincelant. Je mérite de retourner à l'avant!

Et même si ce n'était pas ce que Brian avait sous-entendu aux égouts en m’affublant du petit sobriquet, il est hors de question que je me face ballotter comme un prisonnier.

Regard électrique de mon côté. Regard incandescent en retour...


-Tsss...

Je me rencogne dans la banquette arrière, séparé des flics et de la console qui borde la tableau de bord par une grille entre les sièges, et le véhicule démarre direction le poste de police.


* * *



Le trajet en voiture est instructif : c'est quoi un Hellhound concrètement à part l'ennemi juré de notre Bête? Est-ce qu'il lui pousse des rouflaquettes à lui aussi? Est-ce qu'il a vraiment une gueule à la Ghostrider du Hellhound de la fresque? Je reste accroché à la grille, mes yeux passant successivement de l'un à l'autre. Et Brian? Il est quoi, alors? Télékinésiste?... Maitre du vent? Gniark. Ses yeux brillent un peu pâlots comparés à ceux de tous les autres, je fais remarquer ça comme ça, pas seulement pour le voir complexer à la moindre pique mais pour voir réagir l'autre au quart de tours pour défendre son petit-ami... Ils sont marrants. L'un coincé, l'autre enflammé, dans leur genre ces deux là font un bon duo de doux comiques.

Passage rapide au vestiaire du commisariat, histoire de me rafraichir et me sortir cette odeur dég*ulasse de mort de dessus. Je n'ai pas pu m'empêcher de me marrer en me rendant compte que je gênais la minute câlin du toutou au petits soin pour son bout d'os humain – sérieusement, alors qu'on s'apprête à combattre les Doc'? Je lui ais lancé de ne pas se gêner pour moi, un peu de distraction avant la bataille, ça ne peut pas faire de mal – fallait voir la tête d'O'Conner... – mais j'ai du déguerpir fissa quand le jet du robinet s'est mis à m'attaquer et la température de l'eau a inexplicablement augmentée. J'ai manqué de me transformé en écrevisse.

Passé les provocations, on s'est attelés à améliorer les brouilleurs. Fini les bêtises, je me suis montré attentif à la démonstration de l'ancien soldat pour m'occuper de ma propre boite. On étudie les fréquences et les périodes en physique en début d'année, mais on ne nous apprend comment bricoler des brouilleurs d'ondes en cours. Dommage, parce que ce soir, on ne peut que constater que ça peut sauver des vies... C'est armés de trois postes adaptés pour contrer la nature spéciale des Doctors que nous fonçons aux égouts.


* * *


La voiture d'Amaro est là lorsque nous arrivons. Shepherd est bien venu lui aussi. Changés et guérit de leurs blessures, ils ont meilleures mines que lorsque nous nous sommes quittés.

Mon regard accroche celui du mafieux en descendant du véhicule. J'ai vu ses crocs, ses yeux bleu, ses griffes, alors qu'Alessandro, la conscience humaine, était aux commandes, que ça ait été au court d'une nuit toute en provocation et sensualité au Pink, ou pour endurer mes coups et me pousser à évacuer ma colère après sa leçon de tir. J'étais convaincu que l'homme et le loup n'étaient pas si distinct l'un de l'autre, que la force de l'animal servait la volonté de l'homme et que la conscience de l'homme atténuait les instincts de l'animal, que l'un et l'autre se complétaient. Et je sais combien il ne manque pas de force de caractère pour avoir eu des raisons de le croire. Mais ce qui c'est passé aujourd'hui m'a fait découvrir que c'est un fauve indompté qu'il garde muselé en lui...
Je me poste devant le mafieux. Je l'examine rapidement, et je lui rend son flingue en soutenant son regard. Intensément, peut-être assez pour donner l'impression d'être encore un peu fâché. Mon geste n'est pourtant pas une punition mais un geste réfléchi.

-J'ai de quoi tirer avec mon pistolet, et si le plan fonctionne avec les brouilleurs de fréquences et qu'on arrive à récupérer la lance, on n'en n'aura pas besoin. T'as l'avantage de ne pas dépendre du loup mais de pouvoir compter sur ton savoir-faire de gangster pour attaquer et te défendre. Alors reprend ça.

Je préfère le voir user pleinement de la gâchette, de ses deux révolvers, que de tenter le loup en cas de nécessité.
J'insiste. Sous la surface sévère de mon regard, il y a de l'inquiétude qui danse, et peut-être bien une pointe de colère, après-tout. Indifféremment de Brian que j'avais pourtant retenu, j'avais moi aussi la main cramponnée à la crosse tandis qu'ils s'écharpaient avec Willem.

Je préfère le voir utiliser ce flingue pour se défendre plutôt que me laisser le choix de devoir m'en servir contre lui s'il devait nous menacer encore une fois...

Je sais que je ne peux pas obligé Alessandro à obéir, mais je veux croire qu'il connait ses limites et saura être raisonnable. Autant que la situation nous le permettra. Les armes à feu n'ont pas été d'un grand secours contre le monstre pour imaginer pouvoir se passer de la résistance des garous. Le Hellhound est une créature de légende, ses pouvoirs ne peuvent-être qu'à la hauteur de sa renommée. Mais je ne peux pas lui imposer de recadrer Aless alors qu'il va devoir se focaliser sur la Bête.

-M'sieur Shepherd?

Je profite que le mafieux se fasse alpaguer par O'Conner pour lui demander à voix basse.

-Si jamais Amaro se transforme à nouveau et qu'il commence à...

Je n'ai pas besoin de poursuivre. Alessandro avait déjà demandé à l'alpha de maitriser son loup pour lui, et l'alpha aurait sans doute pris la situation en main sans qu'on ne le lui demande. C'était chaud tout à l'heure, mais il a quand même réussi à lui tenir tête jusqu'au bout du combat, alors... Je le remercie d'un hochement de tête.

Ce n'est pas plus serein mais l'esprit dégagé d'un problème que je dirige mon attention vers la gueule béante des tunnels où se terre nos monstruosités. Tout le monde est là, nous avons nos flingues, des griffes, des crocs, une volonté de feu et les brouilleurs de fréquences.

Alors allons voler leur canne au Doctors et en finir avec la Bête!


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Jeu 12 Juil - 22:33

clickAlessandro & Therencio, Brian, Jordan, Will’
xxx
« BHI Apotheosis Condition Terminal »Je reste dans un état second alors que Will’ conduit pour me ramener au Pink. Mon corps souffre de la dérouillée qu’il m’a collé, mais la blessure la plus importante n’est pas dans la chair. Cette saleté de loup a réussi à sortir de sa cage. Depuis que mon chemin a croisé celui de Jansen, j’imaginais avoir gagné en contrôle. Le Drus avait su m’apaiser, et contrôler l’animal de façon moins violente. Le loup m’a donné sa force, mais il a pris sa liberté en échange. Je sens l’aura de Will’ peser sur moi. Il s’en veut d’avoir lâché le joug trop rapidement. Je n’ai pas eu le temps de verrouiller la cage. Will’ m’a empêché de commettre l’irréparable. Je lui en dois une et pas des moindres.

- Merci…

Willem est un alpha atypique. Il ne m’écrase pas de son aura, mais plutôt me soutient. C’est assez humiliant pour moi qui ai toujours le rôle du dominant, mais ce type a un quelque chose qui fait que je ne prends pas ombrage de sa main mise sur moi. Je sais qu’il n’en abusera pas. Déjà, il se retire peu à peu, me laissant progressivement les rênes de l’animal. Arrivés devant le Pink il coupe le moteur.

- Garde la caisse pour rentrer chez toi, tu me la rendras plus tard. Ça va aller.

Je file illico sous la douche tout habillé. L’odeur des égouts est insupportable.

(…)

Mes blessures ont eu le temps de cicatriser. Sigaretta au bec, vêtu d’un simple jean, je regarde la nuit dehors. Dans ma main, une bouteille de whisky prise au bar. J’ai besoin de la brûlure de l’alcool pour me laver l’intérieur des remugles que j’ai avalé en plongeant dans la cuve de décantation. Je regarde ma main, exempte de griffes. Le loup est rentré dans sa tanière. Will’ a su le calmer sans violence. Enfin après la violence de notre combat. Shepherd m’a montré une autre voie, celle du respect mutuel. Seulement j’ai un caractère si explosif, j’ai peur de desserrer mon joug sur l’animal. Ma perte de contrôle prouve que le risque n’est pas négligeable. Finalement c’est un cercle vicieux. Je dois trouver comment le briser. Mon téléphone sonne. Therencio.

-Hey, Alessandro. Ça va?
- Va bene.
-T'en es bien sûr?
-…


Je soupire. Le bambino a eu peur de moi. A raison. Cela me frustre et me navre. Ce n’est pas l’image de moi que je souhaite lui montrer.

-On a trouvé le moyen d'arrêter la Bête. Les Doctors sont en possession d'une canne, enfin de la lance reforgée en canne qui a servi à la tuer il y a des siècles à Gévaudan. Parrish va nous bricoler un truc pour maîtriser les Doctors le temps de la leur voler, mais la Bête est avec eux, et...
- On y retourne c’est ça ?
-T'es vraiment certain que ça va aller? Parce qu'on peut peut-être ce passer de ton aide si le loup est encore instable!...
- Fatti i cazzi tuoi! (*) Rompiscatole ! (**)


Sérieux ! Il a besoin d’insister autant !

-On fait un détour par le commissariat, retrouve nous aux égouts. Amène aussi Shepherd, on va avoir besoin de lui.
- Will’ va être ravi.


Je raccroche. L’inquiétude de Therencio à mon sujet me pèse. À sa décharge, il n’a pas une bonne expérience avec les surnaturels. Weizerling étant un cas particulièrement délicat à gérer. Je ne veux pas que le bambino me voit comme un danger potentiel, enfin pas de cette manière. J’appelle Willem dans la foulée.

- Tu es prêt pour un deuxième round ? Ils ont trouvé l’arme qui peut tuer le mostro. Il faut la piquer aux types étranges. Et devine où !

(…)

Will’ est revenu me chercher avec ma voiture. Il s’est changé pour des affaires qui ont l’air sales même en étant propres. Je n’ai pas ça en stock dans mon armoire. À mon jean, j’ai ajouté un t-shirt et un sweat pour lesquels je fais d’avance le deuil.

J’ai repris le volant. Sur le trajet Shepherd ne dit rien. L’alpha est calme, déterminé également.

- Will’ ? N’hésite pas cette fois-ci, OK ? Même si cela me coûte de te le dire, l’animal t’accepte plus qu’il ne tolère l’humain que je suis.

L’effet meute ? Je n’aime pas l’idée, mais je ne peux pas ignorer ce que je ressens. Cette paix quand Will’ n’est pas loin. Shepherd me répond. Simple, privilégiant la logique de situation se moquant bien de me compter comme un pseudo bêta ou non. Il voit au-delà de la meute. Je crois que c’est ce qui me plait le plus chez lui. Nous sommes les premiers sur place. En attendant les autres, nous repérons les alentours de l’entrée des égouts, cherchant de nouvelles odeurs.

- Will’ ? On peut tester ?

Il accepte. Je laisse le loup sortir pile à l’endroit où nous nous sommes battus. Mes sens s’aiguisent. J’entends encore mieux, mon odorat se développe encore plus. Ainsi transformé, je gagne en puissance, en réflexe, en vitesse. Le loup remue à l’intérieur de mon cœur, comme un cheval qui se presse contre la porte de son box sentant qu’elle va s’ouvrir. Lentement je relâche mon étreinte. Il reste calme. Je sens l’aura de Willem, chaude et bienveillante. Il n’est pas avec un lasso mental prêt à me sauter dessus, bien au contraire. Je suis surpris, agréablement surpris par la communication qui s’instaure. Nous tournons en cercle autour de l’entrée. Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas en lutte contre l’animal qui est en moi. Je me laisse gagner par ses émotions, le goût de la liberté.

- Là ! Une nouvelle odeur. Fraîche.

(…)

Ils arrivent, j’entends la voiture de patrouille avant qu’elle n’apparaisse. Rapidement je reprends forme humaine. Je crains les réactions de Therencio s’il me voit transformé. Et son regard qui se dirige immédiatement vers moi quand il sort de la voiture, me confirme qu’il doute de moi.

-J'ai de quoi tirer avec mon pistolet, et si le plan fonctionne avec les brouilleurs de fréquences et qu'on arrive à récupérer la lance, on n'en n'aura pas besoin. T'as l'avantage de ne pas dépendre du loup mais de pouvoir compter sur ton savoir-faire de gangster pour attaquer et te défendre. Alors reprend ça.

Là, il commence sérieusement à me les briser. La colère prend le dessus. Je récupère mon arme que je recharge dans la foulée. Sans le regarder, je réplique d’une voix cinglante.

- Ne t’avise plus à me dire ce que je dois faire Therence.

J’insiste sur son prénom que je prononce à l’américaine pour bien montrer mon irritation. Oui, j’ai merdé tout à l’heure, non je ne suis pas assez deficiente pour remettre le couvert si je pense ne pas pouvoir me contrôler. Je le plante là et vais voir Jordan et ses brouilleurs de fréquence, très intéressé par l’usage détourné que je pourrais en faire. Brian s’interpose entre gangster et matériel de la police. Guerre de grimaces. Je t’aime, moi non plus. Je soupire en entendant Therencio murmurer à Will’ des consignes me concernant. Ce bambino grille les étapes du commandement. Will’ le rassure, disant que c’est sous contrôle.

Avant d’entrer à nouveau dans cet enfer puant, je lance un regard bleu métallique à Therencio. L’avertissement est limpide. Fatti i cazzi tuoi! (*)


(*) : Occupe-toi de tes fesses
(**) : Casse-couilles.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Mer 18 Juil - 21:51





Feat :
Alessandro, Therence,
Jordan et Brian


BHI Apotheosis Condition Terminal

Aless est un loup écorché. L’animal porte les stigmates des entraves que lui impose l’Italien. Pas étonnant qu’à la moindre occasion, le fauve cherche à s’échapper. C’est une spirale sans fin. Une histoire de prisonnier et de geôlier qui sont les deux facettes d’Amaro. Il s’étrangle lui-même. Je suis impressionné qu’il conserve encore sa santé mentale, alors qu’il mène un combat perpétuel avec lui-même.

- Merci…

Je lâche le volant, lève la main, le pouce en l’air. Je me tourne légèrement vers lui et lui fais un clin d’œil. Le remerciement lui coûte, je l’accepte simplement. Nous souffrons en silence des lancinements de la cicatrisation. Je suis fautif de son dérapage. J’ai lâché trop rapidement mon emprise sur lui. Je le lui dis.

- J’ai merdé. Je n’aime pas me servir de ce pouvoir.

Cette fois c’est lui qui lève le pouce en l’air. Je relâche l’étau autour de son loup. La bête s’est calmée. C’est le lien de meute. Trouver une famille avec un chef de file, c’est ce que son loup recherche. Seulement Aless’ possède déjà sa meute, une famille élargie qui suit des règles un peu semblables à celles des loups quant à la hiérarchie : la mafia. Il est écartelé entre deux systèmes. Alessandro rêve d’être un humain à part entière pour ne plus subir cette dichotomie. Il croit que vivre et se battre comme un humain, tout en ignorant le loup, le reléguant pour des démonstrations de force, est possible. Mais un jour, il faudra bien qu’il laisse la place qui revient de droit à son loup. La devanture obscure du Pink se dresse devant nous. Je me gare et coupe le contact.

- Garde la caisse pour rentrer chez toi, tu me la rendras plus tard. Ça va aller.
- Appelles. À n’importe quelle heure. OK ?


Aless’ sort de sa voiture et file sans se retourner. Il est secoué par ce qu’il s’est passé. Je rentre chez moi, le regard vague. Pour ne pas réveiller les filles, je me douche dans le jardin avec le tuyau d’arrosage. Il fait nuit, le voisin ronfle comme un bien heureux. Sentir l’eau couler sur mon corps encore douloureux des attaques de la bête, puis d’Aless, alors que je ne suis entravé d’aucun mur, me fait du bien. Ce n’est pas de l’exhibitionnisme, personne ne me voit. Je renoue avec ma vie d’avant, où se laver dehors était une habitude. La liberté du nomade me manque.

J’ai balancé mes vêtements puants dans un coin et c’est complètement à poil que je me glisse dans la maison. Maxine et Kada’an dorment d’un sommeil agité. Mady, Keanus et Tobias viennent à peine de s’endormir, rassurés par mon retour. Je m’allonge sur mon lit sans le défaire. Je ne me suis pas séché, j’aime sentir le frais sur ma peau humide, me concentrer sur de petits détails et oublier la gueule d’enfer que nous avons combattu. Je doute qu’il existe quoi que ce soit pour vaincre ce monstre. Mon téléphone vibre. Aless’. Son loup lui fait des misères ? Déjà ?

- Tu es prêt pour un deuxième round ?
- J’imaginais plutôt partir dans un songe où je dors à côté d’une délicieuse professeure de français délicatement parfumée et pas du gros moche qui baffe et qui pue...
- Ils ont trouvé l’arme qui peut tuer le mostro.
- Un missile sol-sol ?
- Il faut la piquer aux types étranges.
- C’eut été trop simple…
- Et devine où !
- Là où il y a le gros moche qui baffe et qui pue ? J’arrive avec ta caisse.


(…)

Aless’ est déterminé à y retourner. Bonne ou mauvaise chose ? Il n’aime pas rester sur un échec. Arrivé au Pink, je lui ai laissé le volant. Je sonde son état émotionnel. Ce n’est pas le calme plat, ni la danse macabre. Il est entre deux eaux.

- Will’ ? N’hésite pas cette fois-ci, OK ? Même si cela me coûte de te le dire, l’animal t’accepte plus qu’il ne tolère l’humain que je suis.
- Tu t’y prends comme un manche. Ton alpha à Phoenix a fait de la "merda" comme tu dis. Imagine que tu souhaites adopter un chien. Vas-tu l’enfermer dans une cage si étroite qu’il lui devient impossible de bouger. Ton loup n’est pas violent Aless’. C’est la prison que tu lui imposes qui le rend ainsi.


Il ne répond rien, car il sait déjà ce que je lui raconte. Son problème est comportemental. Seulement c’est difficile pour lui à gérer. Il est un humain bien trop tempétueux. Je pousse mon aura, Aless’ se crispe un peu, résiste puis laisse aller. Je sens son loup, ravi de la présence de l’un de ses congénère qu’Aless’ s’applique à éviter mis à part ma pomme.

(…)

En avance sur les autres, l’Italien propose que l’on zone l’entrée à la recherche de nouvelles odeurs.

- Will’ ? On peut tester ?

Je hoche la tête et me transforme. Il fait de même. Deux loups communiquent. Aless’ ouvre la cage et je délimite l’espace de jeu. J’ai l’impression qu’Aless découvre ce que c’est d’être un loup. L’homme et le loup semblent se retrouver. Ce n’est pas aussi simple. Le processus de réconciliation va être long, toutefois je peux l’aider. Il a compris que jamais je ne le soumettrais pour une autre raison que sa sécurité ou celle de ses proches.

- Là ! Une nouvelle odeur. Fraîche.
- Trois odeurs, mais…


Je suis les odeurs qui semblent venir de la forêt et entrer dans le dédale des égouts.

- Ça sent le cadavre. Comme si trois morts déambulaient. Dis Aless’ ? Comment tue-t-on un mort ?

L’Italien hausse les épaules, une voiture arrive. La voiture de patrouille de l’agent de police Brian. L’adolescent regarde Aless’ avec méfiance. Celui-ci se crispe. Je soupire. Il n’aura pas fallu longtemps pour que le geôlier réapparaisse. Il répond à Therence par une provocation, trop fier pour se laisser dicter sa conduite par un gamin.

-M'sieur Shepherd?
- Oui Therence ?
-Si jamais Amaro se transforme à nouveau et qu'il commence à...
- Ne t’inquiète pas. Je ne merderai pas comme tout à l’heure en lâchant la bride brusquement.


J’endosse ma part de responsabilité. Cet adolescent compte beaucoup aux yeux de l’oméga. Son avis lui importe. Alors autant qu’il ne soit pas trop négatif. Je regarde les brouilleurs de fréquence que tient Jordan. J’espère que cela ne va pas nous paralyser Aless’ et moi.

- On y va qu’on en finisse ?


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Sam 28 Juil - 11:19


BHI Apotheosis Condition Terminal


Feat : Alessandro Therence, Jordan, et Willem



Évidemment, impossible de nous débarrasser de Therence. J’avoue qu’il m’avait fait forte impression. Pourtant, l’aventure dans laquelle nous allons nous engager est un combat, voire une guerre. Il est trop jeune pour… le pire. J’ai gardé ma manière d’aborder un assaut en pourcentage de chance de m’en sortir. L’échelle va de 100%, c’est-à-dire valide, sain et sauf, à 0% ce qui équivaut à mort.

Soit nous avons l’arme. Enfin faut-il encore la récupérer aux mains de types plus rapides qu’un loup garou. Faut-il encore que les mômes ne se soient pas plantés dans leur déduction et que le vieil Elias Argent ne leur ait pas simplement servi un conte pour enfants. Faut-il que les brouilleurs que nous sommes en train de confectionner soient réglés sur un spectre de fréquence qui attendra les docteurs mabouls. Faut-il que chacun de nous évite leurs engins de mort et au final les griffes acérées de la bête.

En toute objectivité, la moyenne de survie du groupe avoisine les 50% avec un max à 75% pour Jordan. Willem et Alessandro sont à 70%. L’alpha n’est pas un guerrier alors que l’Italien si. Et même si Will’ avait réussi à maîtriser Amaro à la sortie des égouts, je les donne à égalité, car même noyé dans la colère de son loup, j’ai le sentiment que l’Italien souhaitait que Shepherd le contrôle. Je me donne 65% de chances de survie grâce à mon passif de marin et dans la police. Même chose pour Scott, qui est comme Willem, un non violent mais plus jeune, plus naïf, ce qui le handicape dans cette entreprise. Pour Stiles, Lydia et Therence, s’ils s’exposent, je ne leur donne pas plus de 15% de chances de survie. Mais pour trouver plus borné qu’un Therence, il suffit d’aller voir au Pink…

(…)

Nous revoilà à nouveau devant l’entrée des égouts. J’ai troqué ma tenue de flic qui trempe dans un sceau avec beaucoup de lessive pour un surplus de l’armée qui en a vu d’autre. Amaro et Shepherd sont déjà sur place, propres et calmes. Je scrute Therence qui analyse l’Italien. Il a été secoué de voir celui qu’il semble élever au rang de mentor dans ses plus mauvais jours. Amaro est dangereux, il s’en rend compte. Mais j’imagine que lorsque l’on est capable d’avoir une liaison avec un wendigo, le rital fait pâle figure niveau risques hasardeux. Willem assure de mieux tenir l’Italien en « laisse » et s’impatiente presque.

- On y va qu’on en finisse ?
- Go. Jordan et moi passons devant. On y va méthodiques.


Je fais un signe au sac à puce. L’heure n’est plus aux pitreries. Ce n’est pas l’amant qui me rejoint, devant la bouche de l’enfer que représente à ce moment-là l’entrée du labyrinthe des tunnels, mais le soldat qu’il fut jadis et le chien de l’enfer qu’il est à présent. Nous communiquons en silence par les gestes de base appris à l’armée, aisément compréhensibles par les autres s’ils ont vu un film de guerre dans leur vie. Les civils suivent. Je me promets de protéger Therence.

(…)

Nous marchons depuis cinq minutes dans le dédale. Jordan suit mes indications, car pour avoir tournés en rond pendant un moment avec Therence, je commence à connaître les lieux. Direction le laboratoire lugubre où nous pensons avoir le plus de chance de tomber sur les docteurs mabouls. D’un commun accord, nous n’avons pas encore enclenchés nos brouilleurs d’onde, préférant attendre le dernier instant afin de ne pas nous faire repérer prématurément.

Soudains les deux loups et Jordan se figent.

Je n’entends rien. Pas encore. En regardant Jordan, je comprends que c’est une odeur qui les interpelle. Je montre le brouilleur que je tiens en bandoulière.

« - Les mabouls ? »
« - Non… »


Gestes explicites des trois surnaturels qui nous font comprendre que ce qui approche à notre droite est grand, poilu et plein de griffes. Je soupire. Pourquoi nous attaquons déjà par le Boss du donjon sans passer par la quête "Trouver la canne" ? Un rugissement confirme aux oreilles ordinaires de Therence et moi que nous avons fait mauvaise pioche. Plus le temps à la discrétion, le sol tremble sous le pas qui s’accélère de la bête.

- Run !

Je file tout droit sur vingt mètres et tourne brusquement à gauche.

- Par-là ! De l’autre côté c’est l’endroit où nous nous sommes fait coincer avec Therence.

Personne ne discute. Quand vous avez un fauve aux fesses, on économise son souffle. Nous arrivons à une enfilade de passerelles et de couloirs. Comment une ville comme Beacon Hills peut-elle avoir un réseau d’égout aussi tentaculaire, Nous voilà dans une partie encore vierge de toute exploration de notre part. Amaro a le temps de dire que cela ferait une bonne planque anti-flic. Pas le temps de lui ordonner de la fermer, car il y en a un, visiblement pas heureux de notre premier face à face, qui en redemande.

- On fuit ! Tant qu’on n’a pas la canne, il faut trouver les Docteurs Mabouls et accessoirement rester en vie.

Je dérape sur un truc gluant qui macule le sol et me rattrape de justesse.

- Attention, ça glisse ! Et restez groupés !

Les passerelles semblent aller au même endroit, mais se diviser pour aller plus vite est risqué. Au bout de cinquante mètre de course je me retourne et soupire en levant les yeux au plafond. Ils ne savent pas obéir à un ordre simple ? Je réduis les chance de survie du groupe de 5%...

HRP:
 

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Mer 15 Aoû - 22:24



Run for your life
Lorsque nous arrivons à l'entrée des égouts, Alessandro et Willem sont déjà là. Je rend son pistolet au gangster, l'encourageant à manier les armes plutôt que ses atouts lupin et risquer que l'animal sauvage ne ressurgisse. L'humain est maitre de ses actes, réfléchi, apte à agir avec une équipe pour un but commun. Ça me parait être une sage décision. Mais une décision dictée par la crainte... Amaro se gonfle devant mon geste comme si je venais de l'insulter. Méfiance contre colère, il récupère sèchement l'objet qu'il recharge. Je pense avoir eu gain de cause, mais...

-Ne t’avise plus à me dire ce que je dois faire Therence.

Son ordre me fait l'effet d'un coup de poing. Je le regarde, la bouche entre-ouverte de stupeur, se détourner vers le couple de flics sans plus de considération pour moi. Je reste c*n, la gorge nouée, un sentiment croissant de colère qui se dispute la honte, l'incompréhension et la tristesse. Therence. Je suis incapable de me rappeler s'il a prononcé mon prénom correctement ne serais-ce qu'une seule fois.

Je ravale le coup et ne ne me laisse pas démonter. La situation ne s'y prête pas. Lorsque je demande à Willem de s'occuper de l'italien, celui-ci m'assure qu'il ne laissera pas l'incident de tout à l'heure se reproduire, non sans insister sur le concours de circonstance qui ont permis au loup sa prise de possession. S'il n'avait pas relâché la bride trop tôt... Je me souviens qu'il a aidé Shepherd à me sortir des égouts tout à l'heure, preuve d'un soupçon de lucidité malgré son état. Mes convictions vacillent. Mais je ne suis plus prêt à me remettre en question lorsque l'italien me darde un regard bleu assassin. La provocation me crispe, me blesse, et je lui retourne une attitude grave et désapprobatrice.

-Go. Jordan et moi passons devant. On y va méthodiques. commande l'ancien marine.


* * *


Brian et Jordan portent des brouilleurs de fréquences, j'ai demandé si je pouvais prendre le troisième. Aussi inutile que ce soit contre la monstruosité mainte fois canardée, je progresse avec les autres, arme au poing, suivant les halos des lampes dans les passages les plus sombres. Mon regard reste à l'affût d'une ombre suspecte, une flaque traître, une trace de suie, le dos d'Alessandro...

Nous sommes en lutte contre une bête. J'ai viré le wendigo pour nous éviter un carnage. L'omega n'était pas si loin d'égaler les deux monstruosités tout à l'heure, et incapable de différencier l'ami de l'ennemi, le loup n'était qu'une source de chaos. Il représentait un danger supplémentaire qui en d'autres circonstances aurait pu nous être fatal... Je revois Brian l'arme pointée vers la bagarre. LUI être fatal. Bon sang, je veux juste... garantir notre sécurité! C'est une question de bon-sens, qu'est-ce qu'il y a de difficile à comprendre là dedans? Qu'est-ce que j'ai fais de travers?...
Je suis freiné par l’écroue d'un tuyau auquel mon blouson s'est accroché. Je m'agite frénétiquement dans un flappement de tissues et souffle sèchement du nez en rajustant le tout d'un roulement d'épaule lorsqu'il a enfin lâché. Aux regards mauvais devant moi, je répond de même.

"Ne t’avise plus à me dire ce que je dois faire, Therence." Mon prénom privé de la chaleur de son accent raisonne inlassablement dans ma tête. Tss. Foutu fierté!

Nous n'avons pas fait deux pas supplémentaires que les canidés se figent, la truffe en alerte. Je les examine chacun, scrute un bout et l'autre du tunnel, et c'est vers Brian, seul humain ou du moins le seul à être dépourvu de capacités animales avec moi, que mon regard s'arrête.

-Les mabouls?

-Non

Et mer...


Cinq paires d'yeux scrutent la direction qui hérisse les garous. J’éteins ma lampe et resserre les poings sur le pistolet me redonner contenance, une perle glacée dévalant sur ma nuque, avant qu'un grondement tonitruant ne remonte le couloir puis ma colonne vertébrale.

-Run!

J'obtempère sans rechigner!

-Par-là! De l’autre côté c’est l’endroit où nous nous sommes fait coincer avec Therence.

C'est la débandade dans les tunnels. Échos de pas anarchiques et effrénés sur le béton et jets de lumières en stroboscopes des lampes ballottés à travers l'obscurité. Difficile de garder ses repères dans de telles conditions, mais je suis certains de n'être encore jamais passé par ici...

-On fuit! Tant qu’on n’a pas la canne, il faut trouver les Docteurs Mabouls et accessoirement rester en vie.

-A la salle d'opération, c'est là qu'ils doivent se cacher!

S'ils avaient voulu nous accueillir, ce sera déjà fait, songè-je. Et tant que la Bête reste de l'autre côté de la porte de leur antre, armée des brouilleurs et la canne à portée de main, nous y serons toujours plus en sécurité. Je m'épargne du souffle en gardant mon raisonnement pour moi. Une passerelle, je grimpe sans réfléchir.

-... Et restez groupés!

La voix de Brian me parvint déjà à plusieurs mètres de distances... Trop tard pour faire demi-tours!

Je dévale à toute allure le pont de ferraille lorsqu'un grondement de frustration résonne au carrefours dans notre dos. Pas contente à l'idée de voir ses souris se sauver dans tous les sens, la grosse bestiole? Le bruit métallique d'une cuve qu'on arrache de sa prise ne me dis rien qui vaille. Je ne me retourne pas pour voir la Bête armé du réservoir sur la rive en contrebas, mais me baisse par instinct lorsqu'elle se déploie en grognant dans ma direction pour lancer sa charge. La cuve atterrit dans un gros "blonk" quelques mètres devant moi. Elle bloque le passage.

-M*rde!

Ce truc à décidé de bouffer du loup, du Hellhound et de l'humain, et pas nécessairement dans cet ordre! Je me retourne, et sursaute en découvrant le monstre qui bouche maintenant l'autre bout de ma passerelle. Je pourrais sauter mais le conduit le plus proche est trop éloignée pour que je puisse l'atteindre, et en dessous c'est un torrent de détritus qui s'écoule. La structure métallique tremble à chaque pas de la créature. D'urgence, j'empoigne mon flingue. On a tirés dans les yeux, la glotte, mais y a un endroit qu'on a pas essayé : je tend les bras à hauteur de l'entre-pattes de la créature démoniaque, et tire!

Au même moment la passerelle tangue sous un nouvel atterrissage et un couinement sur-aiguë typiquement canin retentit. Sherpherd qui vient d’atterrir deux mètres devant moi plaque une main sur sa fesse droite et me fait les yeux rouge-pas-content. Mais qu'est-ce qui lui a pris à sauter maintenant à cet idiot?!

-J'l'ai pas fait exprès! gueulè-je.

"Fuir, fuir", ils n'ont que ce mot là à la bouche, mais ils en ont de bonnes dans ces conditions! Je lève les yeux vers le plafond, vers les grilles condamnées, puis sur les nombreux tuyaux qui longent le canal... On ne peut pas l'abattre, mais on peut la ralentir. Je shoote au dessus de sa tête cette fois à trois reprises. Sous la pression de l'eau qui la traverse, la gaine s'éventre et une trombe d'eau se déverse sur la créature de fumée.

-On a un sursit pour se tirer de là, il faut atteindre l'autre pont!

L'autre pleurniche sur son derrière égratigné. Je rêve!

-T'es un loup! Ça va guérir en moins de deux!

La Bête ne perdra pas de temps à se remettre de sa douche froide et reprendre sa chasse. Willem bondit. Je grimpe sur la rampe branlante et saute à mon tour en tendant le bras pour me faire rattraper par le garou que le saut plus agile que celui d'un humain à forcément du faire atterrir à bon port. Forcément.

-Shepherd! Rattrape mo-

Mais pourquoi aucune main ne m'attend?!

Plouf.

Tandis que je m'enfonce dans la vase artificielle, au dessus de ma tête, une ombre massive couvre momentanément la lueurs blafarde des lampes du tunnel. Je pousse de toutes mes forces sur mes bras, et lorsque ma tête crève la surface, emportant avec elle des gerbes de miasmes gluante, la Bête a déjà atterrie à la poursuite de sa proie et disparait sans se retournée. J'avale l'air à grande goulée avant d'être aspiré à nouveau. Je suis emporté sur plusieurs mètres et me débat jusqu'à agripper la première chose qui me tombe sous la main. Une poigne ferme me remonte de là. J'échoue à quatre pattes aux pieds d'Amaro et crache et aspire péniblement l'air avant de me rendre compte que le prof de bio fait de même juste à côté de moi. Il ne sait plus sauter?!

-Il a failli me noyer!... éructè-je à l'intention d'Aless, notre sauveur et témoin, scandalisé.

...Ou m'éviter de me faire bouffer. Et moi je lui ai tiré dessus... Bref, y a plus urgent! Je baisse les yeux sur l’appareillage que m'ont confié les flics, dégoulinant, et déglutis en levant les yeux sur les loups avec le sentiment d'être réduit à l'état de gamin qui vient de casser son nouveau jouet.

-Elle marche peut-être encore?...

Un nouveau grondement nous parvient. On se redresse et on fusent essayer de retrouver les flics.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Lun 20 Aoû - 21:53

D'un commun accord avec Alessandro nous inversons notre tour pour coller à la réponse de Therence Smile





Feat :
Alessandro, Therence,
Jordan et Brian


BHI Apotheosis Condition Terminal

Brian prend la tête du convoi. Dans un sens cela me rassure, ce gars est un ancien militaire et j’imagine qu’il n’a pas oublié les techniques de combats qu’il a dû apprendre pendant son service. Jordan le seconde, prouvant qu’entre eux ils savent mettre leurs échelons respectifs dans leur poche. Au poste de police par contre, ils tiennent parfaitement leurs rôles. Nul ne peut les accuser de favoritisme. Et si Brian écope souvent des affaires délicates, c’est parce qu’il est un bon flic et non que Jordan le privilégie.

Nous entrons dans la puanteur de la station d’épuration. Je reste non loin de Therence alors qu’Aless’ ferme la marche. L’adolescent rumine, l’Italien l’a envoyé paître quand il a osé mettre en doute ses capacités à se contrôler. « Therence », pour moi qui fréquente régulièrement le Pink, je sais parfaitement la distance que le gérant du bar a mise en prononçant correctement le prénom de son protégé. Jordan a donné l’un des brouilleurs à Therence prouvant qu’il lui fait confiance.


Nous progressons sans bruit dans le dédale avec l’idée de retourner dans la pièce où Brian et Therence avait trouvé l’innommable. L’endroit finit par résonner de nos pas malgré nos précautions. J’entends de l’eau qui circule avec fracas, des ronronnements de moteur ou encore le bruit des grandes pales métalliques qui brassent la merde. Je n’ai pas d’autre nom pour nommer ces eaux chargées à la couleur indéfinissable. Brusquement le peu d’air qui passe dans ces couloirs nous amène une odeur. Je ne suis pas le seul à me figer et me crisper. Brian comprend que quelque chose cloche.

-Les mabouls?
- Non…


Un couloir sur notre droite vient d’être obstrué, un peu comme le ferait une brosse à chiotte dans un WC. Mis à part que là, la brosse à chiotte fait trois mètres de haut et nous sourit avec une gueule qui compte bien trop de dents acérées pour mon goût.

-Run! Par-là! De l’autre côté c’est l’endroit où nous nous sommes fait coincer avec Therence.

Brian hurle des directives que tout le monde suit sans contestation. Fuir tant que nous n’avons pas en notre possession la canne du docteur. Nous débouchons sur une zone qui se dégage, et qui laisse place à des passerelles qui dominent le système d’épuration.

-... Et restez groupés!

Trop tard, Therence s’est engagé sur l’une des passerelles alors que le reste du groupe est resté au sol. Sol très glissant, Brian arrive à rétablir son équilibre juste avant de plonger dans cette eau plein de grumeaux donc je ne veux rien savoir. Mon odorat arrive à saturation. Le monstre arrive à son tour. Il se saisit du premier truc qui lui passe sous la main et le balance vers nous. Therence se retrouve bloqué sur sa passerelle.

- Aless’ ! Je monte le rejoindre et je te balance le gamin.

Cela urge, car la bête s’engage sur la passerelle où se trouve Therence. Je recule pour prendre de l’élan et me lance dans un immense saut. Je m’écroule sur la passerelle en hurlant de douleur. Il me faut quelques secondes pour réaliser que Therence m’a tiré une bastos dans le derche…

-J'l'ai pas fait exprès!
-Aïe ! Mes fesses !


Pour toute réponse, il me perce les tympans en tirant à trois reprise au-dessus de ma tête. Je vois une gaine qui lâche, et un chuintement de vapeur qui immobilise le monstre. Je n’avais déjà plus d’odorat, Therence vient de me rendre sourd. Je vois ses lèvres qui bougent. Il me parle, je n’entends rien. Je devine le mot sauter. Effectivement c’est la seule alternative qu’il nous reste. Je me redresse, grimaçant sur la douleur qui provient de ma fesse. J’enjambe la rambarde et m’élance dans l’autre sens, atterrissant sur le béton dans une glissade poisseuse. Dans mon dos, j’entends Therence hurler. A tien, le son est revenu. Je me retourne et avec horreur je vois le monstre sauter de la passerelle pour suivre l’adolescent. Sans vraiment savoir ce que je fais, je bondis en direction de la bête. Le hall raisonne d’un coup de feu, je serre les fesses, mais cette fois le tir est ajusté : Alessandro. Il a aveuglé le monstre en le rendant momentanément borgne. Cela a le mérite de ralentir ses réflexes. Lorsque je le télescope, je dévie sa trajectoire qui tombait pile à l’endroit où Therence vient juste de couler à pique. Le souci dans cette manœuvre est que mon élan se termine alors que je suis encore au-dessus de la marée nauséabonde. Pas le temps de raisonner, je me prends une gigantesque baffe de la part de la bête qui possède une envergure hors norme. Sonné, je plonge dans la boue putréfiée dix mètres plus loin. J’ai juste le réflexe de fermer les yeux et la bouche, avant de perdre conscience.

(…)

-Il a failli me noyer!...

La voix d’un adolescent en pleine mue me vrille les oreilles. J’ai repris connaissance après qu’Alessandro m’ait extirpé de la boue. Je suis à quatre pattes en train de cracher mes poumons. J’ai bu la tasse. Un truc me gêne dans mon boxer : la balle de Therence qui a fini par ressortir. Tu vas voir que ça va finir en suppositoire ! Je n’en suis plus à une inélégance près, je vais la chercher en fourrant ma main dans mon pantalon.

-Elle marche peut-être encore?...

Et l’autre qui s’inquiète de… De frustration, je lui balance la balle qu’il m’a collée dans les fesses. Regard noir, enfin rouge vers le morveux. Ce n’est pas Aless qui va dérailler cette fois… Mais l’Italien empêche à la poudre de s’embraser. « Où sont passés Brian et Jordan… Et la bête ? ».

Therence baille aux corneilles, comme si regarder le brouilleur allait nous révéler s’il marche ou pas. Ruisselant de boue merdique je m’avance vers lui et d’autorité bascule l’interrupteur. Par réflexe Alessandro se bouche les oreilles, mais aucun son ne sort de la boîte trafiquée par les flics.

- C’est mort, Laisse ça là. Inutile de t’encombrer pour rien.

Je regarde l’Italien, comme moi, il écoute. Nous nous élançons dans un couloir d’où provient une odeur de brulé.

- Il faudrait peut-être avertir le Hellhound, que les cuves de décantations dégagent du méthane. Et que méthane plus flamme, égalent un méga brasier. Je n’ai pas envie de terminer rôti !

J'espère que Jordan se souvient de ses cours de SVT...


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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Sam 1 Sep - 22:52

clickAlessandro & Therencio, Brian, Jordan, Will’
xxx
« BHI Apotheosis Condition Terminal »J’en veux à Therencio de ses doutes. Je serre les lèvres d’amertume. Il a vu ma pire facette, celle de la bête, l’animal sauvage et incontrôlable. Je sais qu’il y a de quoi avoir peur, mais si Will’ n’avait pas merdé et attendu que je reprenne le contrôle avant de lâcher la laisse… Devant Brian marche en silence, concentré comme seul un ancien soldat peut l’être. Tout à l’heure, il m’aurait logé une balle en pleine tête sans aucune hésitation, mais pas sans remords. Le flic n’est pas un tueur, bien qu’il soit fort probable qu’il ait plus de mort à son actif que moi. Mais contrairement à moi, Brian a le permis de tuer… Belles foutaises.

De l’agitation et du bruit dans mon dos. Je me retourne. Therencio se bat avec la tuyauterie. Regard noir, je fronce les sourcils. En silence on a dit ! Nous poursuivons, suivant O’Conner. Il est censé nous amener au laboratoire des docteurs.

C’est son aura que je perçois en premier. Froide et râpeuse. Dure comme un diamant brut. Puis vient le souffle d’une respiration qui sort d’une gueule d’enfer. Jordan et Will’ l’on senti aussi.

-Les mabouls?
-Non…
-Run!


Je ne me le fais pas dire deux fois. Brian nous indique le piège de la voie sans issue que nous avions prise plus tôt pour une bifurcation qui nous enfonce dans les profondeurs de ce réseau complexe. Tomber directement sur le monstre est de très mauvais augures. Sans l’arme capable de le tuer, nos chances de survie sont faibles. La prochaine fois que nous attaquerons cette chose, je veux que cela ne soit pas en vain. Tout à l’heure nous avons eu de la chance.

-... Et restez groupés!

La voix de Brian me parvient. Mon cerveau ne fait qu’un tour. Therencio ! Il a filé droit devant lui et se retrouve isolé. Alors que je reviens sur mes pas, Will’ qui était à l’arrière dit qu’il s’en occupe. Je vois l’alpha bondir en direction de la passerelle où se tient Therencio.

- Att…

Je n’ai pas le temps de les prévenir que le bambino tire pile quand Shepherd atterrit devant lui. Les natiche… Toujours mieux qu’une balle en pleine tête. C’est passé pas loin vue la position accroupie dans laquelle l’alpha est retombé. Will’ est sonné par la douleur et les coups de feu que Therencio tire à nouveau au-dessus de sa tête. Le quiproquo fait choir Therencio dans l’eau saumâtre qui circule dans le canal juste en dessous de la passerelle. La bête le charge. Je tire, vise un œil et fait mouche. Cela permet de désorienter le monstre qui se fait dévier par l’alpha. Mais celui-ci le paie cher et fait un vol plané qui l’envoie dans la merda presque juste sous mon nez. Je l’aide à remonter sur la terre ferme, et fait de même avec Therencio qui nage dans la semoule juste à côté. L’odeur est infecte et ce que crache le bambino est à vomir.

-Il a failli me noyer!...

Tu as manqué de lui loger une balle en pleine tête… Je soupire. Il ne devrait pas être là. Ce n’est pas un job de bambino.

-Elle marche peut-être encore?...

Therencio se préoccupe du brouilleur qui a fait trempette avec lui. L’aura de Will’ devient menaçante. Avec force, il envoie la balle qu’il avait dans les natiche sur Therencio. L’alpha gronde, je m’interpose entre lui et Therencio.

- Va bene Will’. Il ne l’a pas fait exprès. La situation le dépasse.

Échange de regards. Billes écarlates contre azur électrique. Will’ se calme, me contourne et va pour activer le brouilleur. Instinctivement je me bouche les oreilles. Mais aucun son ne sort de l’appareil. Bousillé.

- C’est mort, Laisse ça là. Inutile de t’encombrer pour rien.

Une odeur de brûlé me fait tourner la tête. Je ne vois plus ni Jordan ni Brian. Will’ et moi ressentons l’aura du Hellhound et celle de la bête.

- La bête aurait pu continuer de nous attaquer, profiter de ta faiblesse passagère… mais elle a préféré traquer le chien de l’enfer.

Will’ hausse les épaules alors que nous avançons aider les flics.

- Il faudrait peut-être avertir le Hellhound, que les cuves de décantations dégagent du méthane. Et que méthane plus flamme, égalent un méga brasier. Je n’ai pas envie de terminer rôti !

Rôtir vivant, c’est une mort assurément douloureuse. Celle qu’on réserve pour marquer les esprits et faire régner la terreur. Je me retourne vers Therencio.

- Tu restes dans mon dos. En cas de retour de flamme. OK ?

Nous avançons, restant sur nos gardes, quand, au détour d’un croisement, Jordan complétement en flamme vole littéralement devant nous. J’ai juste le temps de barrer du bras le chemin à Therencio pour qu’il ne se fasse pas télescoper.

- Où est Brian ?

Au fond du couloir avec la bête. Le flic gît à ses pieds… Merda ! Difficile de se concentrer dans ces conditions mais j’essaye d’isoler chaque son. Willem fait pareil. Nous arrivons à la même conclusion : son cœur bat encore.

- Will’ ! On va le chercher. Therencio, tu restes à côté de Jordan. Il faut qu'il reprenne ses esprits. Bourre-le de coups de pieds. Ne le touche pas avec les mains, il doit être brûlant.

Regards ahuris de l’ado.

- Il faut le réveiller et vite. Exécution !

J’ai sorti mes deux pythons. J’ai des barillets de recharge dans les poches. Six balles dans chaque arme. Je sais recharger en trois secondes. Une puissance de feu de vingt-quatre balles en trente seconde.

- On avance. Je l’occupe. Toi tu dégages Brian de là et on se tire. OK ?

Pour éviter que le monstre s’avance vers Therencio et Jordan encore inconscient, nous nous mettons à courir en plein vers le danger. Mes armes tirent, extension de mon corps. Mes index sur les queues de détente font osciller mes tirs. Une fois à droite, puis à gauche. Jamais les deux en même temps, pour la précision de tir, pour encaisser le recul une épaule après l’autre. Willem glisse au sol pour attraper Brian. Je ne m’en occupe pas, trop occupé de truffer la tête du monstre de plomb. Cela fait son effet, car la bête bat des bras à l’aveuglette. J’ai pris soin de viser aussi ses oreilles. Je recharge et tire à nouveau. Will’ me fait un signe, l’index sur sa bouche. J’acquiesce du regard. On se replie en silence. Une dernière balle sur l’un de ses yeux qui commençait à se régénérer et nous reculons le plus silencieusement possible.

(…)

Jordan est toujours inconscient. Je vérifie la température de sa peau avant de l’empoigner et de le charger sur mes épaules. Bordelo, il est dense le chien del inferno. Nous fuyons dans les couloirs. Nous mettons le plus de distance entre le monstre et nous. Nous l’entendons beugler sa douleur et sa fureur. Mes tirs l’ont passablement énervé. La prochaine fois qu’il nous voit, il faut que nous ayons cette arme maudite, ou nous y passons.

- Il faut faire un point de notre situation. Et peut-être se mettre à deux pour soigner Brian. Jordan reste hermétique à ma capacité de guérison.

Pourtant j’ai accès à sa peau. Il est presque à poil sur mes épaules.


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La Bête

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Dim 2 Sep - 14:26


Les intrus

Je sens leur odeur et ils font un raffu du diable. Les insolents… Ils osent revenir me narguer. Je vais en finir une bonne fois pour toute avec ces moucherons. Surtout lui, le renvoyer chez lui en enfer.


Les voilà. Leur peur a une belle odeur.

… Je vais l’avoir le garçon. Il ne sait pas viser. Ses balles ne font que m’érafler. Il est temps d’en finir. Ils plongent lui et l’alpha. Mais d’abord cet insolent qui prétend pouvoir me tenir en respect. Je saute, je vais l’atteindre, mais mon œil droit devient aveugle dans une atroce souffrance. L’alpha en profite pour attaquer, je suis aveuglé pourtant j’arrive à le frapper.

Changer les priorités. D’abord le Hellhound. C’est lui le danger.

Un couloir, il est devant avec le guerrier qui m’a déjà tiré dessus. Lui je le tuerai juste après.  Ils fuient, je les rattrape.

Oui par là… c’est un cul de sac.

Les flammes jaillissent. Le choc est fracassant. Le tunnel est étroit. L’humain ne résiste pas au combat entre deux monstres. J’arrive à le saisir et l’interposer entre moi et le chien de l’enfer. Les flammes se taisent.


Il est ton point faible Hellhound.

Je brandis l’humain, le secouant comme une poupée de chiffons. L’autre hésite à réagir. Je n’ai qu’à serrer plus fort pour broyer la nuque du soldat.


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Jeu 13 Sep - 11:06


BHI Apotheosis Condition Terminal


Feat : Alessandro Therence, Jordan, et Willem



Cela sent mauvais, au sens propre comme au figuré. Tout se passe bien trop vite. Therence coincé sur la passerelle, Willem qui va l’aider et se prend des dégâts collatéraux. Ce n’est pas passé loin de la catastrophe. J’ai tenté de repousser le monstre après que Willem ait réussi à le dévier de Therence. Mais je n’ai pas eu le temps de me concentrer, de viser… L’alpha a volé.

- Viens là !

Je regarde Jordan. Son regard est étincelant de flammes. Il parle au monstre, l’attire à lui. Pas le temps d’échafauder une stratégie, sinon celle de fuir devant l’imposante masse qui se met à nous foncer dessus. Je n’ai pas le temps de voir si Therence s’est noyé ou non dans l’eau saumâtre, ni si Willem ne l’a pas rejoint dans une mort innommable, noyé dans l’eau des égouts.

À intervalle régulier, je lance un mur d’air à la bête. Cela la ralentit à peine, mais nous permet de galoper et d’éviter de nous engager dans un cul de sac. J’ai rangé mon fusil pour être plus à l’aise dans mes mouvements. J’économise mes balles pour quand nous serons acculés. Car, plus les secondes s’égrènent, plus il devient inévitable que la bête finisse par nous coincé. Arrivés à un carrefour, Jordan ordonne que l’on se sépare.

- La bête en a après moi. C’est le Hellhound qu’elle veut. Tu te sauves par-là Brian.
- Hors de question que je te laisse seul !


Nous nous toisons, regard de flamme dans mes yeux clairs.

- Tu ne résisteras pas une minute contre lui !
- Je n’ai jamais abandonné un camarade sur le terrain, je ne vais pas commencer avec celui qui partage ma vie bordel Jordan ! C’est ensemble ou rien !
- Tu es trop faible !
- Je ne suis peut-être pas aussi résistant que toi ou qu’un loup, mais je ne suis pas démuni.
- Regarde la réalité en face Brian. Tu ne fais que me gêner. Un Hellhound ne peut pas s’encombrer d’un humain, ni pendant ses missions, ni dans sa vie privée.
- J’ai compris ce que tu essayes de faire sac à puce, mais ça ne prend pas !


L’engueulade n’a pas le temps de continuer, notre adversaire nous arrive dessus. Nous fuyons encore. Je reconnais bien Jordan à tenter de me faire croire que notre union peut ne plus compter pour lui, ou passer après tout le reste. Il fait ça pour me sauver. Mais je refuse son sacrifice.

- Nous allons y arriver ensemble.
- Non ! Et il est temps que je me concentre sur ma tâche.


Sa voix est comme désincarnée. Mon cœur se serre. Une nouvelle vague de peur  me traverse, plus profonde que celle qui me fait tenir un rythme de course effréné.

- Son amour pour toi parasite ma mission.
- Cerberus !


Revoilà la dichotomie qu’est la vie de Jordan, mort sur un champ de mine. Le chien de l’enfer prend de force les rênes de la raison de mon compagnon. Autant j’ai une chance de convaincre Jordan de m’imposer à lui, autant contre cette créature de l’enfer…

- Attention !
- Casses-toi, je le retiens.
- Non !


Le monstre nous a pris à revers. Courir est devenu vain. Je sens son haleine fétide quand il nous hurle dessus. Je me sens soulevé du sol. Seulement, ce n’est pas la bête qui m’attaque mais le Hellhound. Je lance un regard d’incompréhension à Jordan. Sur son visage, je ne lis qu’un masque d’impassibilité, toute trace des sentiments qu’il éprouvait pour moi, effacés. Mon cœur se brise, car je sais qu’il ne simule pas. Plus maintenant. À quel moment le chien de l’enfer a-t-il pris le contrôle ? Est-ce que Jordan est-il encore seulement là ? Je viens de perdre mon compagnon.

Abattu, je ne résiste même pas quand il me balance violemment contre le mur. Une fois. La douleur me vrille le crane. Une deuxième fois. Mes yeux laissent mes larmes couler. Douleur du corps, supplice du cœur. La troisième fois m’arrache un cri de souffrance et je plonge dans la nuit. Ma dernière pensée est d’espérer ne jamais me réveiller.

HRP:
 

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Sam 13 Oct - 18:59



The ultimate weapon
J'ai froid, et le plongeons dans les égouts me laisse un gout d'ordure qui me remue l'estomac. La Bête s'est éloignées, intacte et furieuse, nous empêchant toujours d'atteindre ses créateurs. Mais si l'on veut espérer prendre la canne au généticien, immunisé contre nos attaques matérielles, le brouilleur devient indispensable... Je me dépite en constatant que l'appareil que Jordan avait trafiqué au commisariat a pris l'eau. L'alpha-qui-ne-savait-pas-sauter-au-bon-moment gonfle son aura avant de me jeter son fond de slibard dans la tête.

-Aïe! Hey!!!

Mais ça lui prend souvent de me caillassé à coup de... balle... Aless s'interpose, mais j'ai reculé d'instinct avant que sa masse ne fasse barrage. Leurs yeux flamboient, feu contre glace. Le clown de service n'est plus à prendre à la rigolade.

-Va bene Will’. Il ne l’a pas fait exprès. La situation le dépasse.

Les yeux rouges s'attardent quelques secondes sur moi avant qu'il ne tendent brusquement le bras activer le brouilleur entre mes mains. Je guette un grésillement et la réactions conséquente des loups, mais Alessandro se débouche rapidement les oreilles.

-C’est mort, Laisse ça là. Inutile de t’encombrer pour rien.

-Ch*er...

Je balance l'appareil dégoulinant au pied du mur. Va falloir improviser.

-La bête aurait pu continuer de nous attaquer, profiter de ta faiblesse passagère… mais elle a préféré traquer le chien de l’enfer.

-C'était dans la fresque. Le Hellhound est l'antagoniste surnaturel de la Bête, celui pour lequel elle avait intérêt à devenir plus puissante, et rapidement. Leur combat était écri.

-Il faudrait peut-être avertir le Hellhound, que les cuves de décantations dégagent du méthane. Et que méthane plus flamme, égalent un méga brasier. Je n’ai pas envie de terminer rôti !

-Et c'est maintenant que tu dis ça?!

Génial! Notre meilleur combattant contre la Bête est aussi un danger en puissance pour nous tous. Des brouilleurs en sucre, un homme-feu sur un baril de poudre... tout baigne!

-Tu restes dans mon dos. En cas de retour de flamme. OK?

Est-ce que j'ai eu l'air si inquiet, ou était-ce instinctif? Ça soulage la petite part de moi qui avait mal accusée le coup du prénom. Mais j'ai pas la trouille.

-Y aura pas de retour de flamme si on préviens le Hellhound à t-

Amaro me stoppe net du bras lorsqu'une boule de feu fuse au ras de son nez. Non, pas une boule de feu : Parrish!

-Où est Brian?

La Bête au yeux blafards et la gueule gargantuesque gronde au fond du tunnel. A ses pieds, une ombre discernable dans la fumée qui se dissipe, gît, inerte.

Une lame glacée me fend l'estomac. La pensée qu'O'Conner ne se relèvera pas me pétrifie plusieurs secondes.
C'est différents de trouver des macchabées méconnaissables que voir un comparse à terre. J'ouvre les yeux sur une réalité implacable. Dans quoi est-ce qu'on s'est embarqués?...

-Will’! On va le chercher. Therencio, tu restes à côté de Jordan. Je réagis avec un train de retard. Il faut qu'il reprenne ses esprits. Bourre-le de coups de pieds. Ne le touche pas avec les mains, il doit être brûlant.

Mon regard passe du Hellhound incandescent à Brian au pied du monstre, à Aless qui projette de se jeter dans sa gueule. M-mais...

-Il faut le réveiller et vite. Exécution!

Un électrochoc. Je me réveille, acquiesce, et me poste au chevet du Hellhound tandis que les deux loups s'élancent au devant du danger. J’ausculte urgemment le corps couvert de suie, fumant, et parcourus de veines de plasma qui repose à mes pieds. Ok. Il n'est pas mort. Mais comment je suis censé réveiller une créature des Enfers?!

-Hey! Debout! bousculè-je prudemment son épaule du pied. J'ai l'air malin s'il s’enflamme. On a une Bête sur les bras!

Pas de réaction. J'ai vu beaucoup de choses depuis mon arrivée dans cette ville, des crocs, des visages transmutés, la Bête du Gévaudan! mais j'avais encore jamais abordé un mec mi-chair, mi-magma. Les coups de feu retentissent en échos aux rugissement de Willem et de la Bête.

-Réveille toi Hellhound à la noix! On a besoin de toi!!!

Je frappe plus fort, foule son flanc, m'agenouille lui foutre deux baffes et secouer frénétiquement la main - ça brûle! - et frapper sur son torse à coups de poings, de plus en plus rageusement, les mains protégées dans les manches de mon blouson.

-M*rde!

Les braises qui recouvrent son corps nu ici et là s'atténuent, et si mes mains en sont soulagés, je ne sais pas si c'est à prendre pour un bon signe. Je ne suis pas un médecin des créatures surnaturelles. Je me retourne vers les deux autres compagnons qui foncent au secours de Brian.

Alessandro recharge ses flingues d'un mouvement synchrone. Au cœur d'un vacarme de tirs et de grondements, ses épaules roulent l'une après l’autre à chacun de ses coups de feu dans une machinerie bien réglée, jets d'étincelles qui jaillissent alternativement du bout de ses mains et défigurent la monstruosité sans jamais la rater. Je devine l'étincelle dans ses yeux, sa mine farouche rivée sur son objectif. Alessandro fonce droit vers le danger sans ciller, résolu, vivant et sans peur. Homme dans toute sa splendeur. Ma conscience me signale comment Willem se jette au chevet de Brian pour le prendre dans ses bras, mais mes yeux restent accrochés au spectacle qu'offre l’icône aux poings de feu et d'acier.

-Je veux devenir comme lui... murmure-je à genoux dans la crasse, des étoiles pleins les yeux.

La Bête hurle, elle est salement amochée. Mais pas pour très longtemps. Brian récupéré, les loups reviennent chercher Jordan, et nous déguerpissons en silence.

*

-Par ici.

O'Conner est toujours inconscient. Parrish aussi. Je me charge donc de retrouver le chemin jusqu'à l'antre des Doctors et guider les deux loups.

-Il faut faire un point de notre situation. Et peut-être se mettre à deux pour soigner Brian. Jordan reste hermétique à ma capacité de guérison.

Je lorgne sur O'Conner qui bringuebalance entre les pattes de Willem. On se côtoie depuis quelques heures à peines, mais sa compagnie n'était pas si désagréable que nos divergences le laissaient paraitre. Je crains pour l'état du bon flic qui m'accompagne depuis le début de toute cette aventure.

-On ne doit pas être très loin de l'antre. Même si on a plus de brouilleurs, ni Hellhound. On doit absolument chopper l'épée. C'est notre dernière solution.

J'appréhende ce moment ou l'un des garou notera verbalement qu'on a plus de plan et des ressources limités. Je sort mon téléphone contacter Stiles censé nous ramener des renforts, mais l'appareil se contente de goutter entre mes doigts. Il a rendu l'âme... Je me retient de le balancer et risquer de dévoiler notre position. Le silence est pesant. La présence des deux rechapés ne parvient pas à combler l'absence des deux assoupis soumis à leurs soins.

-Ils sont juste sonnés, pas vrai?...

La fresque ne disait pas que le Chien des Enfers y passerait. Le sang-froid d'Amaro et la hargne de Shepherd m'incitent à laisser mes craintes et remises en questions de côté : les flics sont des costauds, ils s'en remettront, forcément... ça n'empêche que je me sens impuissant.

Je m'éloigne légèrement des lupins éclairé par ma lampe, décidé à retrouver notre chemin. Des gémissements m'interpellent. J'expulse un gros soupir quand Brian remue. La bande retrouve ses effectifs.

-Ça va aller?... Je le laisse respirer avant de témoigner mon soulagement de la seule façon que je connaisse. Si tu te fait démolir de nouveau, j'hérite ton fusil d'assaut.

Pas certain que le flic soit en état d'apprécier ma sensibilité. Mais je ne peux pas lui épargner le reste, plus réaliste.

-On a perdu les brouilleurs. On va avoir besoin des capacités de tout le monde, y compris ta... maitrise du vent? ta télékinésie... enfin, ton truc.

Je crois que nous sommes tombés d'accord sur un point : il n'est plus question de plan. Mafieux, bohème, flic et rebelle, nous saurons nous accorder pour venir à bout de l'imprévu.
Je suis rapidement certain de reconnaitre l'endroit. L'inscription, c'est bien ça! Je sais où on est. Lorsque l'ourobouros m'apparaît dans le prolongement du couloir, tous le monde se tient sur ses gardes. Je me dévoue manier la vanne sculptée d'un brusque tour de bras et la porte s'ouvre en raclant bruyamment sur le béton.


Les loups confirment l'absence de bruit à l'intérieur de la salle. Et ça n'est pas forcément rassurant... Nous entrons avec prudence. J'évite soigneusement d'approcher du charnier dans lequel j'étais tombé plus tôt et qui fait face au mur à la fresque représentant nos légendaires monstruosités. Hellhound contre Bête, piétinant un amoncellement de corps dans la tourmente. L'auteur de la fresque devait-être clairvoyant. Je me demande si il y a dépeint des visages de victimes familiers. Si sous la patte du Hellhound gît une réplique d'O'Conner... Mon pied heurte dans un cylindre de métal. En terminant sa course dans une raie de lumière au pied d'une immense cuve, le casque me renvoie mon regard effaré...

-Oh put...! Les gars... y a un truc qui cloche...

... C'est la tête d'un Doc'. Et à quelque mètres, le reste du corps, étalé non loin de ceux de ses semblables. On dirait des marionnettes jetés aux ordures. Je ne comprend plus rien. Il les a tué?... Un piège?... Ou un acte de folie qui devient notre planche de salut. La situation me redonne confiance et soudain, je la vois. La canne, à demi-cachée sous le corps du Généticien.

Je me redresse au pied du corps sans vie, le bâton entre les mains. Tirant la lame de son fourreau dans un raclement férailleux, mon visage se reflète sur le tranchant le temps d'un éclat.

C'est une longue lame effilée, dérisoire comparée à la Bête qu'elle est destinée à abattre. Loin de l'idée qu'on se fait d'une arme légendaire forgée il y a des siècles au clair de lune pour venir à bout d'un incommensurable démon. Je ne sais pas à quoi je m'attendais exactement et juge l'objet avec hésitation alors qu'elle pèse malgré tout dans ma main et m'invite à fendre l'air pour l'apprivoiser. Je m'exécute, me prend au jeu. Chaque brassée produit un sifflement aiguë.

-C'est pas Excalibur, mais...

La situation me tire un début de sourire. D'après la légende, ce cure-dent est l'arme ultime contre notre Bête. Conscient que notre sort repose désormais sur cette arme, je range l'ancienne lance dans son fourreau et le cramponne précieusement.

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MessageSujet: Re: BHI Apotheosis Condition Terminal PV Therence, Brian, Alessandro, Jordan et Willem   Ven 19 Oct - 15:37


BHI Apotheosis Condition Terminal


Feat : Alessandro Therence, Jordan, et Willem



Le néant. La douleur à l’arrière de ma tête persiste. Elle rayonne en pulses intenses. Je sombre dans le noir avec une rémanence sur les rétines, celles de deux yeux de braises. Suis-je retourné en enfer ? Cet endroit où j’ai dû mourir quelques secondes pour aller y chercher l’âme de Jordan. Ai-je pris tous ces risques pour rien ?

Je tombe sans cesse, comme dans un cauchemar conscient. Ce n’est pas la bête qui m’a fracassé le crane contre le mur, mais Jordan. On a vécu les doutes, et les incertitudes, mais jamais je n’imaginais que la trahison serait au programme. Je ne pourrais pas me relever. Je l’avais dit à Jordan. Au début. Quand je fuyais cette attirance. Il m’avait trouvé dans un état déplorable. Je ne supportais pas le moindre contact physique à cause de ce que m’avait fait ce connard de Capitaine Marvin. J’avais cru dans ce regard trop clair, je l’avais laissé m’approcher… me toucher…

(…)

J’ai l’impression de me réveiller d’une mauvaise cuite. J’ai la tête lourde et douloureuse. Une odeur fétide suffit à me rendre la mémoire, brutale et sans appel. Je sens une main dans ma nuque, celle d’Amaro. Shepherd est aussi penché sur moi. Je me dégage de leur emprise avec violence. Je ne veux plus que quiconque me touche. Plus jamais !

-Ça va aller?... Si tu te fais démolir de nouveau, j'hérite ton fusil d'assaut.

Je ne calcule pas Garnet et LE cherche du regard. Il est posé au sol, encore inconscient. Avec mon don, j'ausculte l’air autour de lui. Son corps respire. Mais de là à dire que Jordan est encore en vie… Il y a dix minutes de cela, je me serai précipité à son chevet. Je lui aurais parlé, je l’aurais secoué et traité de sac à puce.

Là, je serre les dents, comme devant la dépouille d’un camarade tombé au combat et dont on n’a pas les moyens de ramener la dépouille au pays. Sale, les vêtements à moitiés brûlés, le visage inexpressif, Jordan n’est pas dans son meilleur profil.

C’est fini. Je me le répète trois fois et tourne le dos à ce qui aurait pu être une histoire sublime. Un précieux sentiment mute pour un autre, plus sombre, plus noir. Un mélange de rage et de haine.

-On a perdu les brouilleurs. On va avoir besoin des capacités de tout le monde, y compris ta... maîtrise du vent? ta télékinésie... enfin, ton truc.
- Je vais assurer Therence. Ne t’inquiète pas.


Je vais assurer, me concentrer sur ma mission, oublier le reste. Therence montre le chemin, je laisse Amaro porter Jordan. À mon attitude neutre, je crois que l’Italien se doute que quelque chose cloche. Mais je refuse de poser les mains sur celui qui m’a… abandonné.

Je reconnais le couloir et rapidement nous arrivons au passage secret découvert plus tôt dans la nuit. Amaro et Shepherd confirment qu’il n’y a pas de bruit de l’autre côté de la porte.

-Oh put...! Les gars... y a un truc qui cloche...

Une odeur de mort. Plus récente que celle de la fosse et son charnier. Trois corps, déchiquetés ou démembrés. La bête s’est retournée contre ses créateurs. J’en ressens une profonde jouissance. Ils ont payé leur audace et leur affront à jouer à dieu.

Je regarde la fresque. Rien d’humain dans ces deux monstres qui s’affrontent. Pas de place pour un faible comme moi a affirmé le Hellhound. Je soupire regardant du coin de l’œil Therence s’amuser avec la canne-épée. Nous avons l’arme, il ne reste plus qu’à finir cette guerre. Jordan est toujours inconscient, alors que la fresque nous souffle qu’il est le seul capable à pouvoir agir.

Amaro et Shepherd fouillent la zone à la recherche de quelque chose qui pourrait nous servir. Je reste là, les mains sur mon fusil prêt à tirer. Le visage fermé je regarde Jordan toujours inanimé au sol. Et c’est moi qu’il traitait de gêne, de parasite…  « Marie Jeanne Argent était une simple humaine et elle a abattu la bête sans l’aide d’un connard de l’enfer !», ai-je envie de hurler.

- Il faut rejoindre Stiles, Scott et Lydia. Ils doivent déjà être dehors.

Le groupe se rassemble. Willem dit que la bête se rapproche dangereusement. Fuir en portant Jordan ne va être ni discret ni rapide.

- On laisse Jordan ici.

Mes propos choquent, autant que mon absence d’émotion. La colère et la tristesse ont coupé le réservoir de mes larmes.

- Le monstre ne s’en prendra pas à un corps inerte et s’il se réveille, le Hellhound saura nous trouver.

La situation urge, Shepherd propose d’attirer l’attention de la bête pour nous laisser le temps de sortir et de nous préparer avec les autres. Amaro lui emboîte le pas. Du doigt, je montre la sortie à Therence. Il me temps la canne

- Garde là. C’est l’arme d’un humain.

Je resserre ma prise sur mon fusil d’assaut et nous sortons le plus rapidement possible sans faire trop de bruit. Dans notre dos, j’entends les deux loups faire à l’inverse du raffut et prendre un autre couloir.

(…)

Stiles et Lydia sont là. La jeune femme scrute étrangement une chaussure.

- Où est Scott ?

Il semblerait que la liste des absents s’agrandit…


Spoiler:
 


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