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 Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa

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Vicky Anderson

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MessageSujet: Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa   Sam 30 Juin - 21:43



Les gens orgueilleux.. | Jessabelle




Ah la bibliothèque. Temple du savoir. Bouclier de la vertu. Parangon de la connaissance. La connaissance maîtresse du pouvoir. Ces qualités empêchaient la misère, mère de personne, de s'insinuer telle la bâtarde née dans un cachot de la Bastille... C'était en chantonnant ses paroles que Vicky déambulait entre les couloirs chargés d'histoires en tout genre. Elles étaient cachées derrière les couvertures des livres. Elles trouvaient leurs sens par les mots. Par la littérature l'esprit s'élevait. S'affirmait.

Aujourd'hui le rayon Histoire avait appelé l'inconscient de la jeune lycéenne a lui rendre visite. Ecouteurs vissés dans les oreilles, playlist française des années 80 lancée, elle lisait de ses grands yeux bleus la reliure des des tomes entassés. Elle s'arrêta soudainement et pencha la tête sur le côté. Ses doigts frôlèrent le titre imprimés en grosses lettres noires sur fond blanc. La Guerre de Sept Ans d'Edmond Dizembowski. Elle ne connaissait l'homme que de nom. Un historien réputé pour ses ouvrages sur le XVIIIEme siècle. Une époque qui passionnait la jeune femme. Moins que le XIXEme certes.

Elle s'empara aussitôt du livre et l'emporta dans son bras. Vicky avait repéré d'ores et déjà quelques fauteuils à l'allure confortable et surtout éloignés de toute source de nuisance sonore. Regardant le but de son voyage, elle continua à avancer, ne prêtant aucune attention à son environnement et donc à la jolie rousse installée dans le fauteuil juste en face de celui convoitié. Vicky s'installa en tailleur, jeta un coup d'oeil autour d'elle rapide - ne prêta toujours pas attention - et chantonna tout en ouvrant son livre.  

"Je suis tombé par terre, c'la faute à Voltaire..."

Tout en dévorant les premiers mots de l'historien, à l'esprit et au style incisifs, une sorte d'alarme se réveilla dans l'esprit de Vicky. Elle releva lentement, très lentement ses grands yeux bleus et découvrit avec horreur sa camarade de lecture. Le rouge monta à son cou et atteignit ses joues alors qu'elle fermait son livre. Mais son regard se porta alors sur le roman tenue par la jolie rouquine. Et un petit cri de ravissement s'étouffa dans sa gorge lorsqu'elle se rappela de se retrouver dans une bibliothèque.

"Tu lis les Hauts de Hurlevent ? Mais c'est génial ! Tu as aussi lu les poèmes de Brontë ? Ils sont tellement pas... Euh... Tu lis pas ça pour les cours au moins ?"

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MessageSujet: Re: Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa   Sam 30 Juin - 22:39

Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments / Vicky

Confortablement installée dans la bibliothèque de Beacon Hills, les Hauts de Hurlevent sous le nez, elle lisait paisiblement jusqu'à ce qu'elle lève la tête et aperçoive une jeune fille aux cheveux bruns. Elle devait bien avoir le même âge qu'elle, supposait Jessabelle. Souriante, elle vit la jeune fille s'installer sur le fauteuil en face, la Guerre de Sept Ans d'Edmond Dziembowski dans les mains. Alors elle aussi aimait les livres intéressants, que tout le monde qualifiait souvent “d’ennuyants” ? Son sourire ne pu que s'élargir lorsqu'elle l'entendit chantonner. Bien entendu, l'inconnue d'en face, sa voisine de lecture, ne se rendit compte de sa présence que lorsqu'elle eut une sorte de déclic et releva la tête lentement (très lentement, si bien que Jessabelle crut se retrouver dans un film !).

Cette fille était une passionnée de littérature, la rouquine en mettait sa main à couper ! Comment pourrait-elle connaître les Hauts de Hurlevent de Brontë, tout en mentionnant ensuite les poèmes qu'elle avait écrit ? Son sourire ne faisait que s'élargir, et elle allait de surprise en surprise. Cette personne-là, elle l'aimait déjà. Vous savez, Jessabelle n'était pas une personne bien difficile : un coup de coeur, et hop, vous étiez finis avec elle !

« Tu lis les Hauts de Hurlevent ? Mais c'est génial ! Tu as aussi lu les poèmes de Brontë ? Ils sont tellement pas... Euh... Tu lis pas ça pour les cours au moins ?
Tu connais les Hauts de Hurlevent ? Et tu connais les poèmes de Brontë ? Et à cet instant, encore, je n'ose l'abandonner à la langueur ; je n'ose m'abandonner à l'exquise douleur du souvenir ; moi qui autrefois m'abreuvais de cette angoisse divine ; comment pourrais-je rechercher encore le néant de ce monde ? »

Jessabelle sourit. C'était son poème préféré d'Emily Brontë, pour être honnête. Et jamais elle n'oserait lire un livre aussi intéressant, ou des poèmes aussi intéressants (ce qu'elle aurait voulu avoir leur talent ! elle s'était essayée à la poésie, mais vous vous doutez qu'elle n'était pas très douée...) simplement pour les cours. Jamais, vous dis-je !

« Je ne dirais pas que Brontë est ma poète favorite, ni même mon auteure favorite, mais j'aime énormément son oeuvre et ses poèmes. A vrai dire, le Froid dans la terre est mon poème préféré ! »

Elle se pinça alors les lèvres devant l'air ravi de cette passionnée de littérature, et ne pu s'empêcher de blablater comme à son habitude, quitte à être... comment dire ? Trop envahissante ? Elle était juste bavarde, ne lui en voulez pas de trop voyons !

« Tu savais que Brontë avait publié les Hauts de Hurlevent sous le pseudonyme d'Ellis Bell ? En fait, j'ai toujours aimé les livres qui ont attiré des critiques scandaleuses de la part des autres. Par exemple, Raymond Radiguet, avec le Diable au Corps, est l'un de mes auteurs favoris. Tu imagines tout de même ? Oser écrire une histoire d'adultère entre la fiancée d'un soldat de la Première Guerre mondiale et d'un adolescent de quinze ans ? C'était scandaleux, mais tellement bien écrit. Les plus talentueux sont les moins reconnus, je pense. »

Elle fit un mouvement de tête tout en observant le livre de sa camarade d'en face.

« Dziembowski ? Tellement passionnant l'Histoire. J'avoue ne pas être très douée en histoire, mais j'aime beaucoup en apprendre davantage sur ce qu'il se passait à l'époque, et la Guerre de Sept Ans est franchement incroyablement passionnante. C'est limite si on ne se perd pas dedans, tu ne trouves pas ? Oh, mais je parle trop... excuse-moi, j'ai pas souvent l'occasion de rencontrer des personnes aussi passionnées de littérature que moi. »


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MessageSujet: Re: Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa   Dim 1 Juil - 19:57



Les gens orgueilleux.. | Jessabelle




"Ah ! Dans ma solitude, mes pensées ne volent-elles plus, flottant
Au-dessus des montagnes sur ces rivages nordiques,
Reposant leurs ailes là où bruyères et fougères feuillues
À jamais recouvrent ton noble cœur, à tout jamais ?"

Les mots traversèrent les lèvres de Vicky avant même qu'elle n'ait pu réfléchir. Il était tellement rare de voir quelqu'un connaître aussi les oeuvres de Brontë... Surtout lorsqu'elle connaissait tant l'histoire de la poétesse ! Et romancière même si son oeuvre était unique. Vicky sourit de toutes ses dents et pencha la tête sur le côté. Comment une aussi jolie rousse pouvait être aussi cultivée ? Et intéressante ! Malgré son débit rapide, elle semblait déballer toute sa culture que la jeune lycéenne ne voulait qu'absorber.

"Mais oui je sais ! J'aime beaucoup ses oeuvres. Mais elle n'arrive pas à le cheville de Jane Austen dans le genre classique. Ou un bon Charles Dickens... Radiguet j'ai beaucoup moins accroché. Il manque cette patte farouche, violente et pourtant idéaliste de Brontë. Par contre, le portrait de Dorian Gray était tellement plaisant à lire..."

Vicky rougit légèrement devant ces quelques citations de littérature. Ce n'était techniquement pas des lectures pour une jeune femme. D'autres classiques s'accordaient mieux à une éducation puritaine. Mais c'était un petit acte de rébellion. Vicky se nourrissait et rêvait de ces aventures parfois érotiques, parfois cruelles. Adopter un ton cynique. Développer sa réthorique. Mûrissait en dévorant ces quelques pages.

"Dziembowski a un style incisif et écrit avec tellement d'emphase. Il critique aussi bien Pitt que le Prince de Prusse. Mais les Autrichiens ont la part belle aussi ! Les français sont assez peu critiqués, sauf sur le théâtre allemande. Et les Russes sont tous des lâches dans cette guerre pour lui. J'adore l'histoire. Elle est terreau d'histoire et des plus belles oeuvres. Attends écoutes donc la charge de la cavalerie légère d'Alfred Tennyson ! Je me souviens des derniers vers"

Vicky se leva et proclama alors ces quelques mots, s'attirant des regards mécontents des autres lecteurs de la bibliothèque.

"Honour the brave and bold!
Long shall the tale be told,
Yea, when our babes are old—
⁠How they rode onward."

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MessageSujet: Re: Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa   Dim 1 Juil - 22:16

Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments / Vicky

Froid dans la terre était un poème merveilleux, écrit si bien par Emily Brontë, selon la rouquine, et de ce qu’elle entendait en cet instant, la brunette était tout aussi passionnée, tout aussi mordue de littérature et s’adonnait à la lecture de poèmes en tout genre, notamment des plus grands classiques. Jamais elle n’avait rencontré une personne aussi cultivée et aussi adorable à la fois ; dès qu’elle voyait la jeune fille, elle avait l’impression de parler avec une sorte de double. Vous savez, un peu comme dans une mise en abyme ? Elle ressortait alors ses classiques avec la tragi-comédie de Corneille, écrite dans sa jeunesse, qu’était L’Illusion comique, alors que Pridamant pleurait la mort de son fils, Clindor, après avoir demandé de l’aide au magicien Alcandre. Mais quoiqu’il en soit, c’était comme Alcandre qui apparaissait comme le double de Corneille dans le but de défendre le théâtre et son statut en tant qu’art universel ; là, cette jeune fille dont elle ne connaissait pas le nom était son double en matière de littérature. Enfin, enfin ! se disait Jessabelle. A force de côtoyer les livres, peut-être trouverait-elle une semblable ? espérait la rouquine avait tant d’espoirs que son espoir se transforma en réalité et devint un rêve. Un rêve pour le moins réel puisque cette demoiselle n’était guère une illusion.

Jane Austen, mais oui ! Avec notamment Orgueil et Préjugés ! Cette œuvre était si douce et grandiose qu’elle en devint l’une des œuvres les plus connues du public et les plus significatives dans la carrière d’Austen. Il n’y avait rien de plus beau que de relire ces quelques mots : « A ceux qui ne changent jamais d’opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup », et Austen avait bien raison. Ne jamais changer d’avis sur quoique ce soit, c’était être contraint d’avoir un jugement correct sur tout et n’importe quoi à la fois, mais comment pouvait-on juger de la bonne façon quelqu’un du premier coup ? On ne pouvait réellement le juger qu’après l’avoir connu, non ? se demandait-elle souvent.

Charles Dickens, un classique bien entendu. Jessica avait souvent lu A Christmas Carol de Dickens, et elle était même allée jusqu’à regarder un peu à quoi pouvait bien ressembler les adaptations cinématographiques de, premièrement, Mickey’s Christmas Carol, qui avait été adapté pour les enfants avec des personnages relevant entièrement du Disney (bonjour les Mickey Mouse, Jiminy Cricket, Donald et Daisy Duck, Minnie Mouse et elle en passait !). Bien sûr, elle avait aussi regardé, en second choix, l’adaptation faite par Robert Zemeckis, qui était sortie en 2009. Celui-ci était bien plus sombre et collait davantage à l’univers que leur permettait de lire Dickens. Cet homme était un homme de talent ! Bien sûr, elle avait encore d’autres choses à penser, mais ce moment de partage était trop important pour qu’elle ne se concentre que sur ses propres expériences.

« Le Portrait de Dorian Gray avait été tout aussi scandaleux avec sa représentation du dandy irlandais ! Oh, mais je me souviens bien aussi avoir lu quelque part que les critiques jugeaient son œuvre répugnante, pourtant... il faut avouer que Dorian Gray est fascinant ! Et dire qu’il finit par mourir... je pense qu c’est quand même une belle leçon de morale, tout ça. »

La charge de la cavalerie légère d’Alfred Tennyson avait été écrite en rapport à un événement historique que l’on nommait la « charge de la brigade légère », datant de 1854 si ses souvenirs étaient bons, lors de la guerre de Crimée.

« Tu es vraiment époustouflante, tu sais ? Je ne sais pas quoi dire, et pourtant, d’ordinaire, je parle tout le temps, tu vois le genre ? Une vraie pipelette ! Mais là... non, il n’y a pas de mots pour décrire à quel point je suis tellement heureuse de t’avoir rencontré ! Je ne savais pas qu’il y avait des personnes aussi passionnées que moi pour ces choses “ennuyantes” selon certains. »

Alors elle sourit grandement, regarda la jeune fille qui s’était levée pour réciter ces quelques mots du poème de Tennyson quitte à recevoir les regards mécontents des autres lecteurs de la bibliothèque, et lui dit :

« Au fait, moi c’est Jessabelle. Jessabelle Millstone. Et toi ? Non parce que, nous parlons, nous parlons, mais je n’en reviens toujours pas que j’ai pu passer à côté d’une perle rare ! Tu imagines un peu à quel point ça fait du bien de rencontrer des personnes semblables à soi ? Je n’avais jamais vraiment connu des personnes aussi intéressées par toutes ces œuvres incontournables et indémodables. »



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MessageSujet: Re: Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa   Lun 2 Juil - 17:36



Les gens orgueilleux.. | Jessabelle




Vicky rougit brutalement. Elle ne s’était pas attendue à être complimenter de la sorte ! Pour réussir à en faire perdre ses mots à Jessabelle, dont le débit était si rapide et intense, il en fallait beaucoup. Et pourtant la lycéenne adorait déjà sa camarade. Elle avait tellement raison. La plupart des jeunes de leur âge trouvaient la littérature inutile voire carrément déplaisante ! Ce qui n’était absolument pas le cas. Ils ne se rendaient pas compte à quel point ces œuvres nourrissait l’esprit. Et même jusqu’à la culture qu’ils incarnaient maintenant. Ce n’est pas parce qu’on les appelait classiques aujourd’hui qu’ils l’avaient été à leur époque. Bien au contraire ! Ces romans, poèmes et autres décrets avaient contribué à faire évoluer les mœurs.

« Je suis tellement heureuse de te rencontrer ici ! Ca ne fait pas longtemps que je suis arrivée et je n’ai pas encore vraiment eu l’occasion de me faire une amie. »

Vicky se mordit les joues. Comme elle devait paraître ridicule à demander une amitié de cette manière ! Heureusement que la jeune fille était gentille. Et d’un optimisme ravageur. Un sourire s’inscrivit peu à peu sur les lèvres de Victoria qui tendit sa main à sa nouvelle amie.

« Victoria. Victoria Anderson. Mais appelles moi Vicky comme tout le monde » se présenta -t’elle en passant une mèche derrière son oreille. « Je ne t’ai jamais vu en cours. Tu es en quelle classe ? Après je viens à peine d’arriver. En fin d’année comme ça… L’an prochain la faculté… »

Elle attrapa le livre de Jessabelle et le parcourut, un sourire léger découvrant ses dents.

« Comment on a pu se rater. Raconte-moi tout ! Tu es d’ici ? »

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MessageSujet: Re: Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa   Lun 2 Juil - 19:46

Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments / Vicky

La rouquine ne pu s’empêcher de sourire davantage devant les rougeurs apparentes de sa nouvelle grandiose amie. Une passionnée de littérature et de classiques en tout genre, c’était décidemment son jour de chance ! Devait-elle jouer au loto dans le but de devenir milliardaire ? Elle achèterait, dans ce cas-là (et uniquement si elle venait à gagner) l’entièreté des œuvres des plus grands auteurs, poètes, dramaturges, fabulistes, et même des essayistes et des peintres et des musiciens, et elle ne s’arrêterait jamais. Elle partagerait son gain avec sa nouvelle amie, et elles vivraient dans un monde passionnant. Oui, enfin, c’était beau de rêver, mais pour le moment, elle n’avait ni milliards de dollars avec elle, ni même la possibilité de s’acheter l’entièreté des livres du monde —pouvait-elle au moins comprende le latin ? Et si l’on parlait dans des langues encore plus compliquées ? Après tout, il existait aussi des œuvres japonaises, par exemple, ou encore chinoises, et même russes, et pourquoi pas allemandes ?

La brunette n’était arrivée à Beaon Hills que depuis peu, selon ce qu’elle disait, et n’avait ainsi pas réellement eu l’occasion de se faire une amie. Alors donc, elles étaient vraiment amies ? Et en plus de cela, elle faisait de ses premiers amis, et pouvait même figurer en tant que première amie pour Vicky ? Jessabelle ne pouvait être plus heureuse qu’en cet instant. Certains auraient pensé que la lycéenne en face d’elle n’était pas sociable, mais la rouquine s’en fichait : elle se faisait une amie ! Et une amie qui ne lui coupait pas la parole pour lui dire que ce qu’elle racontait était inintéressant et franchement, qu’ils s’en foutaient bien de savoir que Verlaine et Rimbaud avaient eu une relation amoureuse à leur temps.

Vicky lui demanda alors en quelle classe elle était, puisqu’elle ne l’avait jamais vu, et affirma qu’elle venait seulement d’arriver, sous-entendant certainement qu’en effet, il ne lui avait pas été possible de faire la rencontre de toutes les têtes inimaginables de cet établissement scolaire. Mais Jessabelle était tout bonnement trop heureuse d’avoir une amie aussi incroyable que Vicky, alors après lui avoir serré la main en guise de trouvailles rares, elle lui dit :

« Je suis en Terminale. Moi aussi, l’année prochaine c’est la fac. La galère ! Je ne sais même pas dans quoi je vais me diriger. J’hésitais bien avec des études de littératures, mais... »

Elle esquissa une grimace signifiant très clairement son manque de talent en littérature. Bien entendu, elle en connaissait un bon tas de livres, d’auteurs et d’autres choses, mais comment dire cela ? Elle n’était ni une poète, ni même une romancière. Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir essayé de se mettre à la poésie à un jeune âge ! comme quoi, il existait des talents naturels comme Rimbaud, et des talents en apprentissage comme elle.

« Et toi alors, tu comptes faire quoi l'année prochaine ? Il y a des filières qui t'intéresseraient plus que d'autres ?

Alors, passant outre son absence de génie dans la pratique de la poésie, et d’autres choses diverses, elle pu en apprendre davantage à Vicky qui lui demandait déjà si elle venait d’ici, ou bien comment elles avaient pu se rater depuis tout ce temps. Jessabelle se questionnait également, pour être honnête, mais maintenant qu’elle avait trouvé chaussure à son pied, elle était tout bonnement heureuse. Et il ne pouvait pas y avoir plus heureux qu’elle en ce moment même.

« Je ne suis pas née à Beacon Hills, mais à Bridgeport, dans le Connecticut. Si tu veux tout savoir, je pense que mes parents ont déménagé et sont venus habiter ici pour m’éviter certaines choses. J’avais dix ans quand je suis arrivée à Beacon Hills, et avant, soit c’était Annabelle, soit c’était Shrek. Oh, pour le cas d’Annabelle, c’est parce qu’on a des prénoms similaires, mais ce n’est pas vraiment de ma faute. Et pour Shrek... honnêtement, je vais te le dire parce qu’on est amies et que je te fais entièrement confiance, mais promets-moi qu’après tu me dis d’où tu viens et pourquoi tu es venue dans une petite ville comme Beacon Hils ! »

Un immense sourire sur les lèvres, le rouge aux joues, elle dit :

« Quand j’avais six ans, j’aimais énormément la mousse au chocolat. Ne me demande pas pourquoi, mais j’en raffolais, et ce jour-là, à la cantine, il y en avait. Je ne sais plus trop pourquoi je m’étais levée, mais... il se peut qu’accidentellement, j’ai renversé ma mousse au chocolat sur la robe blanche d’une karatéka. Tu vois le genre ? Elle m’a cogné le nez, et j’ai bien cru qu’il était cassé ! Bon, après, elle m’a clairement signifié que je ressemblais à Shrek puisqu’elle m’a appelé comme ça. Et la directrice, sa mère donc, quand elle a convoqué mes parents, elle m’a appelé Shrek en disant à mes parents que “Shrek devait être puni”. Shrek ! Et après, elle m’a appelé Annabelle ! Et le pire c'est qu'elle m'avait comparé à un petit démon en m'appelant Annabelle. Mais moi, c'est Jessabelle ! »

Alors elle soupira, mais son sourire s’agrandit davantage.

« Quand t’as six ans et qu’une karatéka du même âge te cogne et t’appelle Shrek, crois-moi, tu t’en souviens ! »

Ouais, elle en avait encore des douleurs rien que d’y penser surtout...

« Tu sais quoi ? Je pense qu’on s’est raté parce que, d’habitude, je ne viens jamais m’asseoir sur ces fauteuils, alors qu’ils sont vraiment trop confortables. Je crois juste que je savais que je devais te rencontrer, Vicky. Et maintenant, attends-toi au pire : je vais être aussi collante qu’un chewing-gum dans les cheveux ! »

Elle rit à ce qu’elle avait dit. Parce que Jessabelle avait toujours pensé être drôle. Alors qu’elle ne l’était pas forcément.


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MessageSujet: Re: Les gens orgueilleux se forgent à eux-mêmes de pénibles tourments | Jessa   Jeu 12 Juil - 18:07



Les gens orgueilleux.. | Jessabelle




Vicky fut électrisée en entendant que la jeune fille était en Terminale aussi ! Elle avait peur qu'elle soit trop jeune, et un peu immature, ou encore trop vieille pour vouloir traîner avec elle ! Elles avaient peut être même simplement des classes en commun. Les deux semblaient aimer les choses, les belles paroles et sans vouloir en faire une carrière. Une Passion pour les gouverner tous. Une Passion pour les trouver. Une Passion pour les amener tous et dans les pages ténébreuses les lier....

« Je t'avoue que je vise Stanford ! Oui rien que ça... J'essaye de prendre mon courage à deux mains là dessus. Je me tournerai bien vers la sociologie et les sciences politiques. C'est un domaine qui me passionne pour ne pas te mentir.. »

Vicky haussa les épaules avec un petit sourire gêné. Ses rêves de grandeur pouvaient parfois paraître stupides, elle s'en rendait bien compte. Surtout que sa vie n'était clairement pas aussi palpitante que celle de Jessabelle ! Vicky éclata de rire pendant l'anecdote racontée par sa nouvelle amie. C'était ce genre de petites choses qui la faisait aimer profondément les gens... Surtout le caractère pétillant de la jeune femme.

Du moins espérait elle ne pas s'attirer d'ennuis alors qu'elle riait s'en pouvoir se retenir et se recroqueviller sur son siège pour essayer en vain de se calmer...

[Au tour de Malice Wink ]


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