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 Die Hirschjagd [PV]

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Alex Cormier

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MessageSujet: Die Hirschjagd [PV]   Mar 31 Juil - 0:41

La chasse au Cerf



La notion du temps et Alex ne faisaient pas toujours bonne camaraderie.  À titre d’exemple, si on l’avait questionné, il aurait dit que ça ne faisait que trois ou quatre jours qu’il avait eu sa dernière réunion «Sonia» alors qu’en réalité c’était il y avait plus de deux semaines.  Il s’en rendit compte lorsqu’il vérifia la date du précédent courriel qu’il avait envoyé à Adriann.  Diantre!  Que le temps passait vite!  Le message étant resté sans réponse, le biochimiste relança le professeur en expliquant qu’il était peut-être tombé sur une piste intéressante, qu’il résuma sans trop de jargon.  Cette fois, il ajouta une alerte à son calendrier informatisé pour ne pas oublier de faire un suivi.

Toujours pas de réponse.  En bon scientifique timide qu’il avait toujours été, Alex avait plus ou moins l’habitude de passer inaperçu ou d’être rapidement évacué des mémoires, mais ça ne le froissait pas moins.  Surtout qu’il avait eu l’impression que le courant passer plutôt bien avec ce Monsieur Weizerling.  Il lui avait semblé qu’ils se voyaient plus ou moins l’un dans l’autre, comme des inconnus qui devaient devenir des amis.  Le charme et le charisme de l’allemand étaient certes infiniment plus imposants que ceux du canadien, mais ils avaient rapidement réussi à se trouver un ton plutôt familier, un humour réciproque et, de façon générale, une aisance à discuter, lorsqu’ils s’étaient retrouvés autour d’un verre sur la côte californienne.  C’en était d’autant plus heurtant d’être relégué au titre de simple informateur, ou comment devait-il le nommer?

C’est lorsque le sujet vint durant une pause du midi que Suzy fit remarquer au laborantin qu’il avait oublier de tenir compte de l’effet d’un cofacteur dans ses calculs de vérification.  Elle lui demanda simplement quelle formule il avait utilisée et cela avait suffit à semer le doute dans l’esprit du biochimiste, qui alla tout revérifier dans ses papiers.  Découragé d’avoir pu induire l’expert en homicides en erreur, il tenta de l’appeler, sans réponse, laissa un message sur la boîte vocale et renvoya un nouveau courrier électronique.  Le lendemain, n’ayant toujours pas de nouvelles du germanique, il annonça à Lizzie qu’il prendrait sa journée et ressortit immédiatement du bâtiment pour se diriger vers le campus où Adriann enseignait.

Un nœud dans l’estomac, il ne remarqua même pas le trajet qu’il avait effectué.  D’où lui venait cette impression d’urgence?  Pourquoi s’en faisait-il autant pour un homme qui n’en avait manifestement rien à battre de lui?  Pourquoi culpabilisait-il d’avoir pu l’induire en erreur?  Et qu’était-ce que cette intuition qui lui disait que le criminologue ne l’avait pas simplement ignoré?  Probablement de l’espoir, simplement, mais ça n’en changeait pas l’étrange sensation qui le prenait.

Quelques minutes après avoir payé son billet de stationnement, Alex franchit l’un des halls de l’université et réalisa qu’il n’avait aucune idée de l’endroit où il se trouvait ni de celui où il devait se diriger.  Malgré les quelques regards curieux à son encontre, Alex ne fit pas volte-face et se dirigea plutôt vers ce qui lui apparut comme un plan d’évacuation.  Ça ne lui fut d’aucune utilité et il se retourna en soupirant.  Un regard à la horde d’étudiants, étrangement moins intimidants que les Trolls de Couloirs du lycée, suffit à faire soupirer Alex d’impatience.  Dans son pays, quelqu’un serait déjà venu à son encontre pour lui offrir de l’aide et une escorte ou, à tout le moins, lui expliquer le trajet optimal à emprunter pour se rendre là où il le voulait.  Il aborda donc une jeune rouquine qui ne semblait pas trop occupée.

-Pardon, savez-vous où se trouve le bureau du Professeur Weizerling?

La jeune femme le dévisagea d’un air dégoûté, le jaugea du regard et, en replantant ses écouteurs au fond de son canal auditif, lui rétorqua qu’elle n’était pas guide touristique avant de filer.

Penaud, Alex resta là, les bras ballants, sans remarquer le jeune homme qui s’était approché de lui, un sourire poli aux lèvres.

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MessageSujet: Re: Die Hirschjagd [PV]   Mer 3 Oct - 10:26



Deer hunting
Les stores sont baissés pour m'épargner la chaleur californienne. L'appart' baigne dans une tiède demi-pénombre. Je révise, étalé sur le lit. Ou j'essaie, du moins.

Je pose le bouquin sur mon torse nu en me massant les paupières et enfonce la tête dans mon oreiller, le plafond défraîchi en guise de réceptacle à mes pensées. Ce n'est qu'un moment de faiblesse stupide comme ça arrive parfois et que je voudrais mettre sur le compte de la chaleur et de mes efforts à rattraper des leçons rébarbatives. Mais je sais que mon spleen ne vient pas de là.

J'ai la tête pleines de questions et de mauvais sentiments. Je n'y prête pas toujours attention, trop habitué à leurs présence, des ombres projetées sur les parois de mon esprit devenus aussi insignifiantes que les tâches incrustés entre le plâtre et la peinture de ma chambre au dessus de mon nez, jusqu'à ce qu'un petit rien, un éclat pas toujours conscient, leur redonne assez de relief pour se rappeler à moi.

La sensation de manque. Un abandon perpétuel. L'injustice qui macère.

Adriann est parti. Je me le répète : j'ai assez d'un géniteur à retrouver pour ne pas m'encombrer d'un amant en fuite. Pour ça, je peux compter sur Alessandro, à la fois une figure de remplacement et un homme au bras assez long pour entretenir l'étincelle d'espoir que je retrouve la trace du Loup Rouge qui a enfanté ma mère. Il s'y est engagé. La voix de la raison me pousse à concentrer mon énergie sur ma prime affaire, démêler le passé pour être capable de me construire un avenir, et je m'y résous avec logique et sagesse.

Seulement parfois, lorsque je me retrouve seul, le présent me pèse.

Je rouvre le livre et me tourne sur le côté essayer de reprendre ma leçon. Je tente de lui tourner le dos, au présent. Je me ferme aux ressentiments en les enfouissant sous une couche d'indifférence et de déresponsabilité. Ce n'est pas aussi compliqué qu'il y parait. Il suffit de maîtriser la technique.
Ce n'est pas de ma faute...

Mais par moment ça ne suffit pas.

L’inaction m’oppresse en m'en rendre mal. J'envoie valser le bouquin, me lève et m'habille. Peut-être que je n'avais pas le droit de prétendre aux sentiments exclusifs de l'allemand, pas non plus le droit de le retenir à mes côtés ou dans cette ville en étant un tel brouillon de petit ami. Mais après tout ce qu'on a vécu ensemble, j'avais au moins un droit dont on m'a trop privé pour le tolérer.

Le droit de savoir.


* * *


Je traverse le campus et sa faune hétéroclite, croise dans le hall une rouquine pestant après ces lourdingues aux approches bidons et m'engouffre dans les escaliers au bout du couloir que je connais par cœur. Premier étage, amphi K117. La porte est ouverte, il n'y a personne à l'intérieur. Il y a peu de passage dans les couloirs. Je me glisse dans l’entrebâillement et referme délicatement derrière moi.

Je suis seul dans l’amphithéâtre, et l'animation extérieure annihilés, les seuls bruits qui trouble les lieux proviennent de mes mouvements ou du grésillement des appareils électriques. Je balaye la salle du regard, ses rangées de sièges, l'estrade, le tableau qui jouxte l'écran du rétroprojecteur. Je reste un moment à affronter la salle, le cœur lourd. Je ne m'attendais pas à être saisi d'un tel vague à l'âme en revenant ici.

Chaque recoin de cette salle me replonge des mois en arrières. Je descend les marches et passe devant ce siège, au quatrième rang, où j'avais été traîné de force par le nouveau professeur, persuadé que j'étais l'un de ses étudiants alors que j'étais en réalité à la recherche de...
Oh. Bon sang.

Wayne.

Wayne m'avait volé ma carte mémoire de mon portable, et bien décidé à la récupéré, j'ai conclu qu'il était peut-être étudiant ici. C'est parce que je cherchais ce foutu bichrome que j'ai accidentellement croisé la route d'Adriann!

La crainte irrationnelle que des forces transcendantes, celles-là mêmes qui feraient d'un rival un aussi ridicule instrument du destin, me surveillent et que ses oreilles se mettent soudainement à siffler m'effleure. J'en frissonne, me secoue mentalement et me ressaisi : personne n'en saura rien. … Jamais!

Je survole d'un regard détaché le mur blanc prêt de l'estrade. Je ressens la dureté de la parois dans mon dos lorsque l'allemand m'y pousse doucement, et son regard sur moi le temps de me positionner correctement et prendre mon visage en photo pour ma carte étudiante frauduleuse. Je suis photogénique de nature, mais jamais je n'avais du avoir un regard aussi pénétrant sur une photo d'identité.

J'inspecte le bureau sur lequel nous avions trinqués à cette première leçon. En fermant les yeux, je pourrais presque sentir son odeur apparaître par dessus mon épaule, sa voix qui tente, suave, de comprendre ce qui a pu amener un lycéen à accepter de rester à son cours...

Il y a des papiers dans les tiroirs, des leçons, des comptes rendus. Rien qui ne concerne Adriann. Le nom qui figure est celui d'un nouveau professeur. De l'autre côté du meuble, je retrouve la planque à Schnaps de ce dernier. Le casier est fermé à clef. Je farfouille sur le bureau à la recherche d'un trousseau mais devine rapidement qu'un professeur censé ne laisserait pas traîner ça au nez de tous.

Je peste et fouille mes poches puis dans le pot à crayon à la recherche de matériel qui pourrait me permettre de contourner le problème. Les stylos atterrissent en mikado sur les documents et en secouant bien le pot, deux trombones me tombent dans le creux de la main, me décochant une étincelle dans le regard.

Je tortille le morceau de ferraille, mordille, modèle, et armé de mon crochet improvisé, je m'accroupis derrière le bureau et m'active à déverrouiller la petite serrure.

Adriann a disparu en déménageant tout son appart. Ça ne veut pas dire qu'il ait pris la peine d'effacer les traces de son passage au campus.
Je ne sais pas ce que je cherche exactement. Un indice qui me permette de découvrir sa future destination, la raison de son départ, un p*tain de souvenir?! Mais quoi que ce soit, s'il reste quelque chose de lui, foi de Garnet, je trouverais!

La poignet à l'entrée s'abaisse, la porte bruisse sur le sol. Je me redresse d'un coup, ma tête heurte le rebord du bureau.

-Aïe!

M*rde!

Je reste aussi c*n qu'un lapin pris dans les phares d'une auto. Me cacher? Fuir? Feindre la nonchalance? Espérer que le gêneur referme doucement la porte comme s'il n'avait rien entendu?... L'autre issue qui jouxte l'estrade à ma gauche est à quelques mètres, facile à atteindre, en supposant qu'elle n'est pas verrouillée. Mais après tout, je ne suis pas un voleur et l'arrivant n'a pas tout à fait la tête d'un flic – tout au plus d'un prof suppléant. Pour ce que les flics d'ici n'ont pas faussement l'air de bonnes pattes...

Quelques secondes de flottement aux allures d'éternités, je me redresse de derrière le bureau, écrase nonchalamment mon outillage de fortune entre mes doigts pour les glisser dans ma poche, et m'appuie tranquillement sur la table en retrouvant mon plus charmant et innocent sourire.

-... Le prof' m'avait pourtant dit que les dossiers étaient rangés quelque part par là.

...

Et comme il semble hésiter à s'aventurer plus en avant dans le trouble ou retourner sagement en arrière, que le silence s'éternise, que j'y décèle l'affirmation qu'il ne fait pas parti du corps enseignant, je redouble d'amabilité et prend les devants, le tout pour le tout :

-J'suis l'assistant du professeur. Vous avez besoin de quelque chose?

... En songeant que je peux atteindre la sortie latérale en trois secondes en cas de bévue.


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: Die Hirschjagd [PV]   Mar 30 Oct - 3:23

La chasse au Cerf



Déçu du manque de coopération de la jeune femme, l’enthousiasme d’Alex se transforma rapidement en déception.  Il sentit une vague de découragement le submerger, mais qu’une seule car un autre étudiant vint lui offrir son aide. Le type solitaire, manifestement.  Un peu à l’image de ce qu’Alex était lorsqu’il n’était pas avec son troupeau de futurs biochimistes.  Un malheur n’arrivant jamais seul, l’étudiant n’avait jamais entendu parler du professeur Weierling, mais offrit de vérifier sur le site intranet du campus quel était son horaire de cours.

-Il dispense un cours dans l’auditorium R875 dans un quart d’heure.  C’est au bout du couloir là-bas, à gauche, puis vous remontez d’un étage et ce sera sur votre droite, juste après les machines distributrices.

-Euh. Merci.


-Pas de problème, monsieur.  Bonne journée à vous.

C’était le coup fatal.  L’orgueil d’Alex venait de décéder d’un coup.  Ils n’avaient même pas une dizaine d’années d’écart et l’autre l’affublait d’un ostentatoire « Monsieur », comme s’il était une quelconque sorte de gentleman victorien particulièrement âgé.  Grommelant à lui-même, Alex poursuivit son chemin, en suivant les explications qu’on lui avait donné et tomba quelques instants plus tôt devant une porte close.  Une fontaine et quelques babillards plus loin, une porte jumelle se tenait également fermée. La configuration criait à l’amphithéâtre, et Alex voulu vérifier en observant par la vitre de la porte, mais il ne put voir qu’une partie d’une estrade, en raison de ces dispositifs anti-fusillades.  Que comptait-il dire à Adriann, déjà?  Voulait-il le confronter, ou passer pour un étrange qui s’inquiétait pour lui et en venait à l’épier et le suivre jusqu’à son lieu de travail?  C’était glauque et il n’avait pas la moindre idée de la justification qu’il pourrait donner dans l’éventualité d’une telle accusation.  À quel point se trouvait-il ridicule d’être là, bouche bée devant une porte qui était en train de l’angoisser insidieusement.  Et puis flûte!

D’un geste sec, à défaut d’être assuré, Alex abaissa la poignée de porte et entrouvrit la porte.  Il crut d’abord que la pièce était vide, en raison de la noirceur et du silence qui y régnaient.  Mais l’illusion ne dura pas très longtemps.  Quelqu’un semblait s’être cogné.  Un sourire fin aux lèvres, le biochimiste s’avança doucement vers la silhouette qui s’était relevée.

-Monsieur Adriann? s’enquit-il en espérant le faire rire.  Adriann ne rit pas, et quelques pas plus tard, Alex comprit pourquoi : ce n’était pas le professeur Weizerling qui s’était blessé, mais un étudiant, ou un jeune employé du support technique.  Un chargé de cours, à la limite.  Le druide ouvrit la bouche un instant, sans savoir ce qu’il désirait exprimer, et la referma.

-... Le prof' m'avait pourtant dit que les dossiers étaient rangés quelque part par là.

Cette fois-ci, c’est l’étudiant qui s’avança vers le travailleur d’un air avenant.

-J'suis l'assistant du professeur. Vous avez besoin de quelque chose?  

-Oui, je cherche le professeur Weizerling.  Je ne sais pas où se trouve son bureau, mais on m’a dit qu’il devait donner un cours ici dans les prochaines minutes.


Sauf que l’état des lieux et la présence d’aucune autre âme qui vive semblait indiqué que le cours n’aurait pas lieu, ou alors pas dans des conditions habituelles.

-Visiblement, mes informations étaient fausses.  Pensez-vous que vous pourriez me conduire à son bureau lorsque vous y retournerez avec ses dossiers?

Ça avait peut-être la forme d’une demande, mais ça n’en était définitivement pas une.

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MessageSujet: Re: Die Hirschjagd [PV]   Mar 20 Nov - 23:22



Trapped
-J'suis l'assistant du professeur. Vous avez besoin de quelque chose?

-Oui, je cherche le professeur Weizerling. Un simple battement de paupière trahis le dérapé de mon cœur. Qui c'est celui-là? D'où il le connait?... Je ne sais pas où se trouve son bureau, mais on m’a dit qu’il devait donner un cours ici dans les prochaines minutes.

Impossible. Il a quitté la ville. Je m'étonne franchement, et regarde tout autour de nous pour en arriver au même constat que lui.

-Visiblement, mes informations étaient fausses. Pensez-vous que vous pourriez me conduire à son bureau lorsque vous y retournerez avec ses dossiers?

-...Ouais, bien sûr!

Il me faut des papiers, vite... J'ouvre un tiroir, farfouille, et lève victorieusement une pile de paperasse au hasard.

-Ah! Je les avaient sous le nez.

Et affublé de mon meilleur sourire, je fais signe au type de passer devant, contourne le bureau, et remonte les escaliers avec lui.

-Vous êtes un ami? m'enquis-je en le reluquant du coin de l’œil, sans cacher mon amusement. Ad... je veux dire, le professeur Weizerling était réputé pour avoir un cercle social très... vaste.

Sa réputation de coureur n'était un secret pour personne. Je me pose pourtant des questions en jugeant notre mystérieux recquéreur. Ce mec n'a pas l'envergure des beautés torturées qui faisait la semaine de notre insatiable. Il est simple, sans consistance. Ce n'est pas un homme, c'est une volonté enthousiaste mais maladroite, qui se traine un corps entretenu juste ce qu'il faut pour ne pas enfreindre les limites du négligé. Mais est-ce que c'est censé le dédouané d'avoir eu la moindre histoire avec lui? Ce type pourrait être un adepte de la laisse et des menottes qu'il n'en laisserait rien paraitre? Peut-être qu'il aime mordre?! aurait des... atouts ou un savoir-faire particulièrement convaincant?... Ou alors c'est un adepte d'un autre genre de jeu de domination. C'est bien le problème avec l'allemand. Il se serait laissé tenté par n'importe quoi qui possède deux bras, deux jambes, et qui ait soufflé ses 18 bougies... Y compris un p*tain de chasseur.

-C'est par ici.

Je n'avais pas réussi à lui arracher les détails de l'affaire, mais je le connaissais et j'avais suffisamment compris de choses pour supposer les tenants de son agression. Comment a t-on du faire pour approcher le professeur? On savait qu'il serait facilement abordable pour peu qu'on s'y prenne convenablement. Manières affables, sourire aguichant, toute une parade pour faire tomber ses défenses, jusqu'à ce que, trop tard, le cornu se trouve acculé et un couteau dans l'estomac.

Deux couloirs, un petit escalier, et j’entraîne l'étranger vers une porte close au fond d'un corridor. Désert. Ça n'a pas vraiment la gu*ule d'une entrée de bureau, mais on est à Beacon Hills ici. Le commissariat travaille encore sur des ordis de la taille de mon four micro-onde, l’hôpital est victime de déclenchement du matériel de sécurité douteux, il n'y a pas à être surpris que la FAC subisse des restrictions budgétaires et la prise en charge discutable de ses employés... pas vrai?

J'ouvre la porte et le laisse entrer le premier.

C'est une remise. Deux photocopieuses qui ont fait leur temps et qu'on a du garder pour prévenir d'une pane du nouveau matériel prennent tout un mur, le reste est occupé par des étagères chargées de ramettes de papiers, de cartons et autres fournitures, et de matériel de projection lui aussi probablement usager. Exactement le genre d'endroit sombre, étroit et oublié, où deux corps avides peuvent satisfaire leur appétit fugace avant la reprise du cours de l'un et le chemin vers le boulot de l'autre…

Je verrouille la porte dans mon dos. Plus de sourire sympathique et poli, on arrête de jouer la comédie. Je me jette sur le blond et l'écrase contre une étagère, un bras en travers de sa nuque, l'autre qui lui maintient le bras en travers du dos.

-T'es qui, et qu'est-ce que tu veux à Adriann?!

Au mieux c'est un chasseur et j’obtiens vengeance pour ce que l'un d'entre eux lui a fait. Au pire c'était l'un de ses plans réguliers et je le vaccine du wendigo pour l'éternité. Je me presse de tout mon poids contre son bras et use de ma main libre pour le délester de son porte feuille. Je l'ouvre d'un mouvement sec du poignet et le manie avec les doigts pour trouver une pièce d'identité. Alex Cormier.

-Je te préviens, menacè-je par dessus son épaule, j'ai un couteau sur moi. Le moindre geste de travers et je te taille un sourire.

Le même dont le wendigo avait hérité en travers du bide.


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MessageSujet: Re: Die Hirschjagd [PV]   Dim 25 Nov - 15:56

La chasse au Cerf



La nonchalance de l’assistant ne vint qu’impatienter le laborantin, qui fronça du visage devant la rapidité à laquelle l’étudiant se saisit des dossiers qu’il venait mystérieusement de trouver.  On aurait presque pu croire qu’il ne s’agissait en fait pas du tout d’un assistant, mais plus simplement d’un étudiant qui cherchait le corrigé d’un examen, ou quelque chose du genre.  Sauf qu’Alex était de nature conciliante et il opta pour le bénéfice du doute, envers le jeune brun au sourire soudainement plus avenant.

Sous la direction de l’assistant, Alex quitta l’amphithéâtre le premier et se laissa guider à travers les dédales d’escaliers et de couloirs que formaient le bâtiment d’enseignement.  Il fut pris par surprise par la question du jeune homme à peine sorti de l’adolescence – s’il n’y pataugeait pas toujours, en fait – et bredouilla légèrement.  L’amitié n’avait jamais été un concept social qu’il avait bien maîtrisé, et Alex n’avait jamais été du genre à savoir établir une ligne claire entre une connaissance et une amitié, ni même à voir une amitié fleurir, fusse-t-elle devant son nez, et aussi odorante qu’un loup détrempé.

-Amis?  Je… ne crois pas que l’on puisse considéré que… Non.  Pas pour le moment, du moins.  Certes, ils avaient environ le même âge et travaillait plutôt bien ensemble; aimaient tous deux la bonne bière et avaient chacun son sens de l’humour propre.  Mais ces caractéristiques étaient beaucoup trop répandues et générales pour en faire automatiquement des amis.  Pour le moment, ils n’étaient que collègues de travail, et les chances étaient que cela reste ainsi et ne change jamais.  Surtout face au silence radio quelque peu agaçant du professeur.

La réponse était honnête, peut-être même un brin candide, en vue de ce que le scientifique ignorait que son vis-à-vis croyait deviner de sa personne.

Le biochimiste ne fit pas réellement attention à la bévue du gamin, qui avait failli appeler son professeur par son prénom.  D’une part, il l’avait lui-même fait lorsqu’il étudiait à vancouver, le département de biochimie étant suffisamment petit pour être convivial, et voire même familial – ce qui était troublant compte tenu de la quantité de couples qui avaient vu le jour en ses murs – et d’autre part, parce que ça semblait cadrer parfaitement avec le style d’Adriann de leur demander de l’appeler par leur prénom, sans formalités, un peu comme lors de leur première rencontre.  Et puis, ça lui évitait sûrement d’entendre son nom être massacré un million de fois par cours.

Le silence était retombé sur le duo, et Alex ne voyait pas vraiment l’intérêt de le briser.  Certes, des gens plus pipelettes auraient poursuivi sur la lancée et expliquer qu’ils étaient collègues, et travaillaient ensemble sur un projet spécial.  Ou encore auraient-ils demandé au jeunot ce en quoi il étudiait, si le campus lui plaisait, ou que diable savait-il encore.  Sauf que le druide n’était pas un ragoteur, et c’était précisément pour cette raison qu’il ne connaissait d’Adriann que ce que celui-ci avait désiré lui laisser savoir.  Qu’il était végétarien, allemand, et professeur de criminologie.  De sa vie privée, il ne savait rien.  Il ne s’était même pas demandé s’il s’agissait d’un jeune père déjà casé depuis belle lurette – mais c’était quand même fort peu plausible – ou un célibataire endurci, ou même un amant à répétitions.  Pas plus qu’il ne s’interrogeait sur le genre de relations qui aurait pu, invraisemblablement, unir le professeur et l’étudiant, ou même au types de relations que l’étudiant pouvait entretenir – ou ne pas entretenir – avec divers partenaires.

Le laborantin suivait docilement les instructions du jeune homme.  Il n’avait pas trop fait attention à son apparence.  Dans la fleur de l’âge, il lui semblait désormais que tout le monde était beau, et se ressemblait à peu de choses près.  Heureusement pour Alex, il semblait que les gorilles de couloirs du lycée ne choisissaient pas la fac – du moins pas celle de Beacon Hills – une fois qu’ils avaient gradué, et la population ici avait des dimensions raisonnables et normales.

Pour un peu, Alex aurait pu croire qu’ils étaient désormais dans une aile administrative, ou quelque chose du genre.  À l’instar des films et des séries, il avait toujours imaginé les bureaux des professeurs universitaires plus grands que grands, et plus grands que les bureaux de leurs homologues canadiens, ce que ne laissaient pas présager la fréquence des portes qui défilaient le long du corridor, affublées de numéros de locaux, mais jamais du nom d’un enseignant.  De nouveau, les sourcils d’Alex se froncèrent.  Son amabilité cédant doucement le pas à sa paranoïa.  Tentait-on de le piéger?  Adriann avait-il été éliminer par la mafia allemande et voilà qu’on lui réserverait le même sort, simplement parce qu’il cherchait sa trace?  Non.  Ça n’avait aucun sens.  Personne n’avait jamais entendu parler d’une mafia allemande, d’une part, puisque c’était un pays beaucoup trop strict et légaliste pour avoir une telle institution.  D’autre part, pourquoi qui que ce soit en voudrait à un professeur d’université?

Sauf qu’une fois qu’ils eurent pénétré le local au bout du couloir, Alex se rendit à l’évidence avant même que la porte ne se referme derrière lui : il était tombé dans un piège.  Il n’eut pas le temps de se retourner pour interroger d’un ton inquisiteur son séquestreur qu’il se retrouva le nez contre une caisse de papier.  Il avait été naïf et s’était fait attrapé.  Le scénario de la mafia allemande était donc avéré, et bien qu’il ne comprenne toujours pas qui engageait un gamin comme celui-ci, Alex devait se rendre à l’évidence que le kid savait ce qu’il faisait.  Plaqué contre l’étagère, le biochimiste repassait mentalement ses cours d’arts martiaux, et ses entraînements avec son voisin et son colocataire.  C’était le jeune qui menait désormais l’inquisition, et Alex tourna le cou pour ne pas embrasser de carton en répondant aux interrogations impatientes du garçon.  Il en profita pour observer ce qui se trouvait dans la pièce.  Un vieux balai?  C’était probablement sa meilleure option si la situation s’envenimait.

La main qui se glissa dans sa poche pour en retirer son portefeuille donna au druide l’impression d’être abusé jusque dans son intimité.  Il n’aimait déjà pas les contacts tactiles, la région du bassin était encore plus taboue pour lui, et il vira pivoine, puis reperdit ses couleurs au bluff du préadolescent.  Allons donc qu’il avait un couteau et se mettrait à entailler n’importe qui, comme ça, sans la moindre raison valable?

-Non, non, non, non! J’ai rien fait de mal, man.  Je le cherche parce qu’il me donne pus de nouvelles : j’travaille au labo de l’hôpital, et j’collabore avec lui sur une enquête, c’est tout.  J’ai mon badge attaché à ma ceinture, à droite.  Un badge électromagnétique blanc sur lequel le logo bleu de l’institution hospitalière était effectivement imprimée.  Contre la hanche du biochimiste, au revers, la tête de l’employée y figurait, aisément reconnaissable.  Sans attendre que l’autre ne vérifie ses dires, Alex poursuivit son explication dans laquelle il se perdit.

-Je lui ai envoyé un message il y a deux ou trois semaines pour lui donner une bonne nouvelle, et il ne m’a jamais répondu.  J’ai pas fait attention jusqu’à ce que je réalise que j’avais oublié de tenir compte de facteurs physiologiques propres aux filles de l’âge de Sonia.  Je l’ai appelé hier pour lui dire que je lui avais laissé de faux espoirs, que j’étais désolé, et que j’espérais qu’il ne s’était pas servi de mes conclusions hâtives.  Comme j’ai pas eu de réponses, j’ai décidé de venir le voir en personne, mais j’ai oublié de noter son local en partant du bureau.  Je sais pus c’est quand la dernière fois que je lui ai parlé et…

Son coeur battait à tout rompre.  Était-ce le genre de situation qui méritait d’appeler Charlie en secours?  Le temps que mettrait l’ours pour le trouver, Alex risquait d’être au fond d’un congélateur, en petits cubes.  La sueur perlait sur son front et ses mains moites.

-Qu’est-ce que vous me voulez?

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MessageSujet: Re: Die Hirschjagd [PV]   Sam 8 Déc - 17:58



Mistake
-T'es qui, et qu'est-ce que tu veux à Adriann?! Je te préviens, j'ai un couteau sur moi. Le moindre geste de travers et je te taille un sourire...

-Non, non, non, non! J’ai rien fait de mal, man. Je le cherche parce qu’il me donne pus de nouvelles : j’travaille au labo de l’hôpital, et j’collabore avec lui sur une enquête, c’est tout.

-Va falloir être plus convainquant. l’incité-je en appuyant un peu plus fort sur son poignet.  

-J’ai mon badge attaché à ma ceinture, à droite.

Je guette le piège qui me fera baisser ma garde, mais il n'est clairement pas en position de riposter. Je décroche le badge électromagnétique sur lequel figure même noms et même photo que dans son porte-feuille, et le logo de l’hôpital. Pendant ce temps le type débite un alibi que j'ai du mal à suivre tant les mots fusent sur un timbre crispé et renforcent son accent du nord de l'Amérique.

-Je lui ai envoyé un message il y a deux ou trois semaines pour lui donner une bonne nouvelle, et il ne m’a jamais répondu. J’ai pas fait attention jusqu’à ce que je réalise que j’avais oublié de tenir compte de facteurs physiologiques propres aux filles de l’âge de Sonia...

-Sonia?

Je tique franchement dans son dos.

-... Je l’ai appelé hier pour lui dire que je lui avais laissé de faux espoirs, que j’étais désolé, et que j’espérais qu’il...

Je n'écoute plus le plaidoyer interminable du laborantin. La petite fille avait toujours été un sujet délicat à aborder, comme beaucoup de choses concernant le profiler. Sonia le hantait, littéralement. Il m'avait mis au courant bien malgré lui, lors de ce que je qualifierais simplement d'un cauchemar. Il avait rapporté cette affaire d’Allemagne avec l'espoir de rendre justice à la gamine dont les bourreaux n'avaient pas été écroués à cause d'un stupide vice de procédure. Une ignominie qui n'avait rien à voir avec le monde surnaturel, atrocement ordinaire...

-...Comme j’ai pas eu de réponses, j’ai décidé de venir le voir en personne, mais j’ai oublié de noter son local en partant du bureau. Je sais pus c’est quand la dernière fois que je lui ai parlé et…

Il dirait vrai alors? Ce ne serait qu'un collègue impliqué dans l'affaire Sonia?... Je commence à admettre avoir "peut-être" fais une bourde. C'est vrai qu'il n'a pas le mental d'un tueur de wendigo. Il est en train de se liquéfier entre mes doigts...

-Qu’est-ce que vous me voulez?

-La même chose que toi. Savoir où est passé ce crétin.

Toute velléité de violence balayée par la crédibilité de ses justifications et son manque de riposte, je me trouve idiot à l'écraser encore contre les étagères. Ça devient gênant. Je le lâche. Mais je croise les bras dans une attitude ferme en me postant malgré-tout en travers de la porte. Je n'ai pas envie que Alex Cormier ailles me dénoncer de l'avoir agressé dans l'enceinte du campus. Je n'ai jamais été réellement étudiant ici, et ça devient encore plus louche en constatant que lui-même n'a rien à voir avec l'université, outre son lien à un disparu auquel je suis aussi lié, plus que les lois ne le tolèrent. Ça entraînerait beaucoup de problèmes. Qu'il y a deux façons de régler : de la manière douce, en admettant franchement mon erreur et en lui présentant des excuses, ou de la façon qui me semble la mieux fonctionner sur un type déjà très impressionné.

-Relax, je vais pas te faire de mal. Sauf si tu parles de ce qu'il vient de ce passer...  

Je sonde durement son regard plusieurs secondes, l'assurer de mon sérieux et y capter la promesse qu'il ne dira rien, puis ma façade sûre de celui qui n'a rien a se reprocher mais tout à reprocher au monde décline dans un soupire déçu. Je considère dans son ensemble l'homme qui n'est finalement pas l'ennemi, mais pas non plus l'ami d'Adriann. Ce qui n'est pas très étonnant : Adriann n'avait pas d'ami, me plais-je à penser, mesquin envers celui qui m'a abandonné.

-Adriann a disparu. Il y a un petit moment de ça, déjà.

Le biochimiste avait débarqué dans cet amphi avec l'idée de tomber sur le professeur de criminologie. C'est que j'en sais plus que lui sur la situation, et le mettre au courant est la moindre des choses que je puisse faire, sinon pour lui faire digérer mon attaque, au moins parce qu'il a eu la prévenance de venir le voir au sujet de leur affaire faute d'avoir pu le joindre, et je trouve ça... honnête? Candide? enfin, peu de gens s'impliquerait autant. Je me cale le dos contre la porte et reconsidère l’ambiguïté de mon aveux. "Disparu".

-Il s'est barré. Son appart' était entièrement vide la dernière fois que j'y suis allé.

Ça ne peut-être que ça. L'idée qu'on se soit chargé de le faire disparaitre comme dans un mauvais film me parait extrême, et si j'étais franc avec moi-même, j'admettrais surtout que je ne suis pas prêt à envisager cette effroyable possibilité.
Je suis au fait de son départ, pas lui. Relation privilégiée. Peut-être même l'allemand a pris la peine de me prévenir? Pas de quoi être jaloux, mais est-ce que ce n'est pas une pointe d'amertume qui pince la barre inquiète que forment ses sourcils en songeant n'avoir pas bénéficié de cette attention?...

-Et il n'a avertis personne, si ça peut te rassurer... Mes messages aussi sont restés sans réponses.

J'insiste bien sur le "personne" sans pouvoir retenir un sourire narquois. Ils n'étaient pas amis, mais j'ai la nette impression que notre laborantin est intimement froissé. Alex Cormier, où le genre d'individu plus désabusé qu'étonné d'être laissé pour compte dans ce qu'il s'imagine être une relation avérée? Ça se devine. A son attitude rangée et nerveuse, l'air de ne pas savoir où est sa place au delà du mince espace qu'il s'autorise. Différente de l'aura résolue et oppressive que j'impose. C'est à se demander comment Monsieur-tout-le-monde peut se retrouver menacé d'un couteau enfermé dans un réduit, je l'avoue. Je chasse mon embarras d'un raclement de gorge.

-Adriann avait... beaucoup d'ennemis.

Les flics, les chasseurs. Moi, d'une certaine façon. J'étais hostile à son wendigo. J'étais sur le point de l'entraver et le priver de sa prochaine pleine lune. Il avait du finir par le comprendre...
Un voile triste ombre mes pensées. J'ai envie d'une cigarette.

-Vous... vous étiez collègues, alors. Il n'a rien dit sur une destination? Ou une personne?... Sur une envie de voyager?...

Quelque part, quelqu'un chez-qui il aurait pu aller? Un indice, même infime, sur les raisons de son départ?...


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MessageSujet: Re: Die Hirschjagd [PV]   Dim 6 Jan - 18:18

La chasse au Cerf



Ce crétin..?

Alex se décolla des étagères en se massant les poignets.  Il sentait encore la froideur du métal, là où un petit écrou avait laissé sa trace sur sa joue.  Rien de dramatique.  C’était son orgueil qui avait subit le plus grand outrage, il fallait bien se l’avouer.
Qui était ce gamin qui pouvait se permettre d’agresser un visiteur et de traiter son professeur affilié de crétin?  Ça ne prenait pas la tête d’un Papineau pour comprendre que l’assistant du professeur avait menti sur son titre, justement, d’assistant du professeur.  Le manitobain se recula pour aller appuyer son poids contre une filière, gardant une distance sécuritaire avec son tortionnaire.

Évidemment, l’arrogant se positionna devant la porte, bras croisés, regards fermés, jambes suffisamment écartées pour que tout dans son attitude évoque la barrière inébranlable.  Son apparence semblait, sous un nouveau regard éclairé par l’altercation, vouloir évoquer les durs à cuire, alors qu’il ne devait pas dépasser le laborantin en taille, et définitivement pas en poids non plus.  Son air de chérubin frustré n’invitait pas à la moquerie, étrangement, mais évoquait plutôt le psychopathe refoulé.

De son côté, avec ses mâchoires crispées et ses poings croisés derrière son dos, de ne toujours pas digérer l’affront subi et l’aisance avec laquelle il était tombé dans un tel panneau, la respiration du biochimiste sifflait dans ses narines, mais il ne s’en rendit compte qu’au moment où on lui ordonna de se calmer.  Un sourcil outré vint s’élever au huitième étage du front du scientifique, pour revenir aussitôt à sa position initiale.  Le culot de cet enfant, tout de même.  Il se prenait pour qui, à faire des menaces du genre?  Les sourcils du châtain se froncèrent au-dessus de son regard éteint, dans un geste de mépris qui fut apparemment compris comme un assentiment, à en juger la manière dont le teigneux soupira, manifestement satisfait de son petit effet.

Alex expira bruyamment en apprenant la disparition d’Adriann, «un petit moment» auparavant.  Évidemment, il était le dernier au courant de ce genre de choses.  Ou de tout autre genre de choses.  Un geste de frustration passagère lui plissa le front, puis les informations qui s’égrenaient à son oreille lui firent plisser le coin de l’oeil.  Qu’est-ce que le jeune faux-assistant faisait à l’appartement de son soit-disant professeur?  Quelle était la nature de leur relation?  S’il avait les clés, était-il un membre de sa famille?  Un concierge?  Un ami digne de confiance?  Réfléchissant, Alex laboura de nouveau l’espace entre ses sourcils, qui parvinrent presque à se faire une étreinte.  Le psychopathe sembla y voir autre chose, puisqu’il relança Alex en l’informant que le professeur de criminalistique n’avait informé personne de son départ.  En quoi cette information était-elle censée se montrer rassurante?  Les gens ne quittaient pas sans avertir leur employeur ni leurs familles et amis, ou peu importe ce que ce petit paquet de trouble était pour Adriann.  Les pupilles d’Alex se dilatèrent.  ses messages aussi étaient restés sans réponses, puis il était allé le voir à son appart.  Étaient-ils davantage intimes?  Il n’avait pas fallu passer beaucoup de temps avec l’allemand pour remarquer que son regard avait tendance à traîner nonchalamment sur les gens qui passaient par là et l’étudiant pouvait probablement passer pour une belle gueule, si c’était le genre de relations que le criminologue recherchait.

Comme si il venait de redécouvrir son collègue sous un nouvel angle, et se trouvait une faille chez son geôlier, Alex battit des paupières.  Il espérait avoir vu juste, sinon il risquait de regretter son regain de confiance.  Assurément, le biochimiste n’était pas du genre du professeur, mais il s’en fichait éperdument.  Même que ça avait potentiellement aidé à établir une relation sereine entre eux.  Ils s’étaient bien entendus et Alex avait eu l’espoir fugace de s’être trouvé un ami normal, qui ne soit ni un loup-garou grognon, ni un ourson contrariant, ni un dru rêveur… Mais évidemment, ça ne saurait être le cas.  Il était certainement trop beige, même pour un prof de fac.  Évidemment, il était déçu, mais on ne pouvait pas dire qu’il était infiniment surpris.  Il y avait des jours où son anonymat lui plaisait au point d’en jouer comme d’une arme dont il se targuerait, et d’autres où il en souffrait.  C’était la nature des qualités humaines : elles étaient à double tranchant, et parfois…

-Adriann avait... beaucoup d'ennemis.
-D’ennemis?  Quel genre d’ennemis?


Sincèrement surpris, car l’allemand lui était toujours apparu comme quelqu’un de très sympathique, Alex plissa du regard, un œil davantage écarquillé que l’autre.  Que voulait-il dire par là?  Il y avait de meilleurs termes pour parler d’un collègue compétitif ou d’une ex jalouse!  Mais des ennemis… on croirait presque que la mafia était réellement impliquée.

Le jeunot ne lui répondit pas et son attitude sembla plutôt dégringoler en quelque chose qui s’apparentait peut-être à de la mélancolie.  Avec une hésitation, brève autant qu’inattendue, le jeune homme interrogea Alex sur des indices qu’Adriann aurait pu laisser derrière lui. Des informations sur un contact ou une destination potentiels, en somme.  D’incrédulité, Alex battit des paupières.

-Peut-être...

Alex se ressaisit aussitôt.  C’était le moment où jamais de prendre le dessus et de tirer avantage de la situation.  Il hocha la tête, en faisant mine de réfléchir.

-Peut-être bien, en effet.  Il m’a parlé de quelques personnes.  Je pense qu’il me faisait relativement confiance.  Mais pourquoi est-ce que moi, je te ferais confiance?  Surtout s’il a véritablement beaucoup d’ennemis?  Je sais pas qui tu es, ni ce que tu faisais à fouiller dans ses affaires.  Pourquoi est-ce que j’aurais envie de collaborer, ou même de te faire confiance?

Entre son dos et le meuble métallique contre lequel il était accoté, Alex glissa ses mains posées à plat vers ses hanches.  Mince ajout de confort entre son os iliaque et la tôle, mais surtout un plus grande proximité entre son bras droit et le vieux balai au manche de bois qui traînait dans la pièce.  Et au moindre signe d’agressivité, Alex n’avait qu’à étendre le bras pour s’en saisir et assaillir l’arrogance fait homme face à lui.  Il verrait s’il valait mieux donner un coup derrière le genoux pour le faire trébucher, ou venger sa propre trachée en s’en prenant à la sienne.  Son but n’était évidemment que de se défendre, en cas d’une nouvelle attaque du brun.  Au moins, cette fois-ci serait-il préparé.

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MessageSujet: Re: Die Hirschjagd [PV]   Mar 5 Fév - 22:57



Misunderstood
Je ne suis pas le seul que le wendigo ait laissé derrière lui. Telle est l'étonnante conclusion de ma rencontre avec le laborantin qui a eu la malheureuse idée de se lancer lui aussi sur sa piste et y croiser ma route. Ni vraiment un ami mais pas non plus un ennemi, Alex n'est pas proche au point d'hériter un jour de la semaine comme petit surnom, mais il l'est assez pour se faire un devoir de lui rapporter les bons résultats de leur recherches et s'inquiéter de son manque de nouvelle. Ils se connaissent. Adriann a peut-être lâché une infos au détours d'une conversation, une parole anodine qui pourrait m'aiguiller sur les pourquoi de sa disparition?

-Peut-être...

Je redresse le nez sur le canadien, une lueur prudente mais vivace dans les yeux.

-Peut-être?

Malgré moi, je m'accroche à cette probabilité. Mon attention se tend toute entière vers l'homme en pleine réflexion et j'en oublie la porte à garder.

-Peut-être bien, en effet. Il m’a parlé de quelques personnes. Je pense qu’il me faisait relativement confiance. Une pointe de jalousie me titille le cœur. Ma moquerie de plus tôt selon quoi le laborantin n'avait pas à se sentir particulièrement délaissé par le professeur puisqu'il n'avait averti personne d'autre de son départ me reviens méchamment. Alex Cormier connaissait peut-être plus l'allemand que moi sur des aspects triviaux mais non moins privés de sa vie. Je découvre qu'il a offert sa confiance, ciment absent dans notre relation, à un... vulgaire collègue. Mais pourquoi est-ce que moi, je te ferais confiance?

-Quoi?! Mais...

-Surtout s’il a véritablement beaucoup d’ennemis?

-Non, moi je suis pas...

-Je sais pas qui tu es, ni ce que tu faisais à fouiller dans ses affaires.
La claque! Il marque un point, et pas des moindre. Pourquoi est-ce que j’aurais envie de collaborer, ou même de te faire confiance?

Je reste la bouche ouverte, bras écartés, prêt à me défendre sans aucune arme valable. Comment la situation a pu virée de la sorte?! L'autre me toise, non sans reproches, comme si dans cette histoire il apparaissait, preuve à l'appuie, que c'était moi l'odieux personnage dont se méfier et lui le saint à qui se vouer. Et moi, j'en reste estomaqué.

-Je suis pas un ennemis! ripostè-je. Je... je m’appelle Therence, et j'étais son élève. Et son ami. En quelque sorte...

Les sourcils de l'incrédule bougent sur le rythme de mes hésitations. Je me frictionne énergiquement le crâne.

-J'étais pas censé suivre ses cours et on couchait ensemble, d'accord?! Mais c'était du sérieux. Il s'est barré sans prévenir, je pensais que je trouverais un truc, un indice dans sa salle de classe qui puissent me permettre de le retrouver. Au moins comprendre pourquoi il est parti. Je lui veux pas de mal. Juste... je veux juste être sûr qu'il va bien.

... être sûr que je n'avais rien à voir avec sa disparition.

-Dis m'en plus sur les gens dont il t'a parlé, demandè-je pas moins agacé, mais en me forçant à me montrer plus patient, puisque nous essayons de nous faire confiance. On n'avait pas une relation de rêve, il ne me parlait pas trop de son entourage et de ces choses là.

Il était secret, j'étais maladivement intrusif, et la seule personne qu'il avait qualifié d'ami ou presque à Beacon Hills, il avait fallut que ce soit ce sale hypocrite de Chad Wilder. Le jeune loup l'avait renier sans le moindre remord. Il y a bien Asher, son besties d'Allemagne, mais décidément, non...

-Je lui connais pas... beaucoup d'amis...

Alors le canadien se rapproche t-il réellement autant d'un allié que son excès de soupçons à mon encontre le laissent paraitre? Un mauvais pressentiment me pousse à reconsidérer la chose. Je capte son bras tendu comme la corde d'un arc prête à lâcher, et tout proche dans le coin, le balais parfaitement accessible.
Oh le sale... Il a réussi à me faire baisser ma garde. Je savais qu'il était pas clair!

Mon sang ne fait qu'un tour, le sien se glace : il comprend ma déduction et ma colère.
Je l'avais prévenu.

Je dégaine le couteau de ma poche et ouvre la lame d'un geste sec. Je ne suis pas assez fou pour vouloir faire couler le sang, mais j'espère bien lui faire sentir la fraicheur de la lame sur une veine palpitante pour définitivement le calmer.

Ça se joue en quelques de seconde.
C'est à celui qui frappe le prem-

Je n'ai pas le temps de comprendre. Il y a un choc ici, puis un choc là, le décor bascule et ma joue s'écrase contre le sol en lino du réduit. Aïeuh! Et ça veut me faire croire que c'est une blouse blanche, "c'est tout"?! Mon couteau m'a échappé des mains dans la bagarre. Un peu de ma dignité, aussi.

-Aïe! Ça suffit maintenant, où j'te jure que tu va aller pioncer avec les poissons!

Chaussons de bétons et le lac guise en guise de literie. Les méthodes typiques de la mafia.
Je répond à son air surpris par un sourire malin. Connaitre le parrain local à du bon! Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il me menace de plus belle après ça...

-Ok, ok, t'as gagné!... Mais d'où ça sait manier un bâton un rat de labo?!

On toque à la porte. Je me statufie.

-Il y a quelqu'un là dedans?

Mon regard glisse de la porte au laborantin. Je ne suis pas censé être ici et je nous ait enfermé dans ce local dans le but de l'intimider - sans grand succès. Il a le droit et l'opportunité de me dénoncer, mais j'ai suffisamment d’ennui pour ne pas me voir refuser l'accès à l'université en prime. De son côté, il n'a pas d'avantage à faire dans le coin, et il vient de me mettre au tapis, l'arme du crime toujours entre les mains. Je dois bien avoir un bleu ou deux pour témoigner son agression.
Je le supplie d'un "chut" avec mon index, le menace en jetant un regard appuyé sur l'instrument de combat ménager. Je tombe, tu tombes avec moi, Mister Balais!

Ça toque à nouveau.
Les cerveaux s'activent de concert. On peut ouvrir et s'en tirer avec une excuse vaseuse. Ou on peut attendre que le gars s'en aille. A moins que le bruit que je redoute soit celui d'un trousseau de clef...

Je partage un regard nerveux avec mon acolyte impromptu. Un son métallique joue dans la serrure.

La clef termine son tour. La poignet bascule. Une raie de lumière entre par le battant qui s'ouvre inexorablement...

Je pousse la porte de toute mes forces, renversant l'importun qui se trouve derrière, et fonce dans le couloir sans tenir compte de ses vives protestations. Un écho à mes propres foulées m'indique que l'autre me suis sans beaucoup plus d'hésitation. Je bouscule un étudiant au détour du couloir, dévale les premières marches de l'escalier, mais bloqué par un groupe étalé dans le passage, j'empoigne la balustrade et balance mes jambes par dessus pour atterrir sur le palier inférieur, sous le nez de deux filles qui s'écartent de concert en piaillant. Pas le temps de réconforter leurs petits cœurs affolés. Passé le seuil du bâtiment, je me faufile sans réfléchir dans un sens quand la vision de Cormier qui se carapate dans la direction opposé manque de me dévisser la tête. Mais où il croit aller?!

-Hey, non! Attend!

Je fais demi-tour et me lance à vive allure sur les talons du scientifique. Je pourrais essayer de le chopper, mais vue ses revirements de plus tôt, je ne serais pas surpris qu'il me mette au tapis avec une prise de taekwondo. J'opte plutôt pour le suivre jusqu'à ce qu'il abandonne. J'ai de l’endurance, je suis à peu prêt sûr de pouvoir tenir la course...

-Attend, steuplais...

Il ralentis, j'en fais de même. Je prend appuie contre une colonnade et souffle un bon coup pour me soulager les poumons. Mes allures de sale gosses ont fondus. Je supplie pour recevoir les réponses qu'il détiens... Je reluque le scientifique qui a sacrément tenue la distance, me redresse paraitre un plus civilisé, et tente sur un ton plus calme que jusqu'alors.

-Et si on allait discuter de tout ça autour d'un café?...

Une boisson du distributeur et un banc où s'installer en retrait quelque part sur le campus ou aux alentours?

-C'est ça où tu me retrouvera un jour sur le pas de ta porte. avertis-je tout de même.


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