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 L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]

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Therence Garnet

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MessageSujet: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Sam 4 Aoû - 23:23



Jeu de diables
Le Pink Print, une matinée. Je sirote mon café en zieutant méchamment les allez-venus d'Amaro d'un côté à l'autre du comptoir.

Je rumine l'intolérable.

Amaro me surveille.

Il connaît ma vie de bahut. Je le sais parce qu'il me l'a clairement sous-entendu au HCC où il m'a grillé d'avoir agit dans son dos avec Wayne. "Rentre te coucher. Tu dois dormir même si tu n'as pas cours de la matinée." avait-il commandé avec sa voix chaude et autoritaire de padre. Il me fait surveiller. Par Tobias Rapier. Je le sais parce que je les ait vu un soir attablé au Pink, faire des messes basses et me jeter de petits regards conspirateurs...
J'aimerais pouvoir dire les avoir surpris, mais je suis sûr comme je sais tout le reste que c'était voulu. Amaro ne cache pas qu'il m'a à l’œil. Et pour un gamin qui a passé sa vie à souffrir des non-dit, cet aplomb me laisse perplexe. La menace n'est que plus évidente, un mal qui s'expose parce qu'il se sait infaillible. C'est une provocation. Une insulte à mon émancipation! Un défis à relever...

Je fais glisser le bout de mon doigts sur le bord de ma tasse dans une ronde lente et régulière, au rythme des rouages qui jouent dans ma tête.

L'omega au charisme de chef n'est pas attaquable de front. Je compte sur Wayne qui m'a fourré dans ses histoires pour me mettre au parfum des activités secrètes de l'italien avec Chad. Ce n'est pas du manque de confiance, mais un juste retour tandis qu'il n'a pas hésité à insinuer les termes de son partenariat avec le jeune loup juste sous mon nez, en m'y tenant exclu, et que lui-même pose un regard envahissant sur ma vie scolaire. Puis c'était sous-estimer l'obstination d'un gamin qui a grandit dans un climat de secret de penser que je puisse rester sagement en retrait. Obtenir des résultats par moyens détournés est un jeu auquel je me pense aguerri.
Et comme je ne pourrais jamais convaincre cette tête de mule de me lâcher la grappe au lycée, je ne vois qu'une solution : m'occuper de son espion. L'idée de demander à ce crétin de Wayne de montrer ce qu'il vaut comme mercenaire-assassin-intimidateur-ou-je-ne-sais-ce-qu'il-est pour m'en débarrasser me traverse l'esprit, mais alors je le vois me gratifier de son petit sourire en coin de comprendre que l'on me babby-sitte. RAH! Jamais! Et de toute façon, je n'ai pas besoin d'un intermédiaire dans son genre.
Rapier, j'en fais personnellement mon affaire...

Je scrute le loup en plongeant le nez dans ma tasse au contenu tout aussi noir et luisant que mes iris prédatrices dissimulés dans l'ombre. A nous deux, le maf-

Le gangster bavarde. Quelques bribes filtres. Je tend l'oreille. Pâte à fixe et gobelet, cellule, modalités, cigarettes... Rapier. Sérieux?

Rapier est au frais?... Amaro est borgne. Je suis libre!


* * *


-Je peux savoir ce que tu fais?

-Quelque chose que je n'ai pas fait depuis trop longtemps.

Je hausse le menton et recrache la fumée dans une belle nuée blanche et odorante. Bruny s'installe sur mes genoux et pose sa main sur la mienne et le paquet de cigarette que je triture depuis un moment, aux couleurs et au nom familier pour n'importe quel habitué du Pink et de son propriétaire. L'odeur atypique, devenue l’essence même de l'invétéré consommateur italien, s'infiltre entre les cabines des chiottes masculines du lycée.

-Tu sens comme Mister Grey...

-Tu l’appelles encore comme ça? C'est passé de mode, tu sais...

-Il m'y fais penser. minaude t-elle en passant un bras autour de mon cou, comprimant généreusement sa poitrine contre mon torse. Je repousse sa main qui sous prétexte de câlineries se dirige vers ma pommette noirâtre, cadeau de Wilder, ce qui ne l'empêche pas de tenter, habituée à mes humeurs. Au fait, qu'est-ce que tu as fait pour avoir l'œil dans cet état? Tu as gagné, au moins...

Le bruit de la porte et les jérémiades qui suivent me retienne de la virer le c*l dans une cuvette.

-Ça empeste! M*rde, allez fumer ailleurs.

-Dis donc, il est tenté par un plongeons le râleur? Va voir chez les filles. Ou je t'initie à la toilette à l'eau de WC. Qu'est-ce que t'en dis Bruny?

Gniark. La porte se referme sur des grommellements.

Je tire une taf d'un air rêveur. Ça fait longtemps que je n'avais plus personne à provoquer. La seule personne pour qui je me démenais et avais élevé mes c*nneries au rang d'art, dans l'espoir d'attirer son attention, dans l'intention de la punir, aussi, n'est plus là. Cette personne, c'était ma mère. Mais Alessandro, lui, est là. Et j'ai l'impression de renouer avec une drôle d’insouciance à retrouver un proche à qui imposer mon indépendance.

Nous quittons les cabines et je marque un splendide panier en jetant le gobelet de plastique chiffonné dans la poubelle, certain que si un rapace m'avait à l’œil, il ne manquerait pas d'en informer le boss. En sortant dehors, je calcule à peine Willem Shepherd qui prend racine sur le bitume, le museau rivé vers l'azur et ses moutons de coton blanc aux dessus de nos têtes.  

Deux jours plus tard au Pink Print, je rayonne.

Amaro n'a toujours fait mention du moindre incident...


* * *


-... de semaines à Echo House, je te jures! J'ai toujours dis que ce type est un dément. C'est à se demander qui décide d'accepter les professeurs dans cette école. Tu crois qu'il a tué quelqu'un? Avec son sourire de grand sadique... C'est quand même pas la pression scolaire qui l'a envoyé là bas. Dans tous les cas moi je dis, prof ce n'est pas un métier pour lui. commente Bruny en retouchant son maquillage à la vitre d'une porte de classe avant de faire la moue. Je me serais passé de son retour encore longtemps. Adieux le beau monsieur Teniala qui nous faisait cours à sa place...

La brunette soupire à fendre l'âme, couvrant le bruit imaginaire d'une joie qui se fendille et se brise.

Rapier est revenu. Amaro a retrouvé la vue. Mon sursit est fichu...

C'est la pause de 10 heure. J'abandonne Bruny à sa bande de copines et moi je file de mon côté d'un pas pressé. Je débouche sur le corridor des casiers. Cible en vue. D'un mouvement habile du bras, je fauche Caracole par l'épaule et l'embarque dans ma ballade.

-Salut toi. Faut qu'on parle.

Mais pas en se posant à la vue et au sus de tous. Quelques mots échangés le temps de changer de bâtiment, ça évitera d'alerter les oreilles indiscrètes.

-Tu te rappelles l'autre jour, que je t'ai dis qu'on me surveillait.

Une après-midi que nous passions à refaire le monde, j'avais entraîné Caracole à se cacher avec moi pour éviter le professeur-espion qu'est Rapier. Je n'avais pas pu ne pas lui expliquer ma situation, et j'avais rapidement trouvé un intérêt à mêler un serviable loupiot comme lui à mes histoires...

-Et bien Rapier est de retour. Et il est hors de question que ça continue! : on va renverser la situation. On va stalker le stalkeur. Menacer la menace. Se débarrasser du nuisible...

… Le dégoutter de l'idée de surveiller impunément des gens et le chasser du paysage scolaire...

-Va falloir que je montre patte blanche au bahut. Rapier m'y surveille pour faire son rapport à Amaro, donc si on veut l'espionner en retour, on ne doit éveiller les soupçons de personne. schématise-je le vicieux de la situation en dessinant un cercle avec mon index. On agira librement en dehors des heures de cours.

Amaro n'a pas du poussé le vice à mettre Tobias sur mon dos en dehors de l'école. Puis je peux pas me faire chopper et gâcher mon année pour des broutilles alors que j'ai été un saint - disons plutôt assez discret dans mes c*nneries - depuis que suis dans cet établissement.  

-Avant tout, on va avoir besoin de connaître notre ennemi. Et pour ça, j'ai besoin de matériel d'espionnage.

Je reluque le loupiot avec insistance. Le temps que ses synapses se connectent.

-Toi.

Le garou : l'outil multifonction idéal pour espionner en toute discrétion. Très pratique et transportable, cet appareil hautement sophistiqués est muni d’écouteurs professionnels et d’une fonction pour enregistrer les sons entendus sur un rayon de plusieurs dizaines de mètres. Équipé d’un binoculaire optique qui permet de voir des objets avec une nettetés exceptionnelle, il dispose d'une fonctionnalité détection de mouvement et fonctionne même en cas de mauvaise visibilité. Particulièrement discret, il s'infiltrera dans les coins les plus insoupçonnés. Appareil à mémoire intégrée, prêt à l'emploi. Fait également office de couteau, de poinçon, d'équipement de crochetage, punching-ball, doudou occasionnel, décapsuleur de bière et ouvre boîte. Article sans garantie et non remboursable.  

-J'espère que t'imagines pas que je suis en train de me servir de toi? demandé-je, dans le doute. Je suis en train de te rendre service.

...Vraiment.

-On vas bosser tes capacités de garou!

Qu'est-ce qu'il peut trouver à y redire? C'est une bonne occasion pour lui!

-Imagine combien Teniala sera content de voir tes progrès.

Sans bien sûr lui balancer comment il s'est amélioré. Et puis, même s'il devait flairer le coup foireux et que sa bonne conscience de Bisouloup se rebelle :

-En parlant de lui, qu'est-ce qu'il t'as dit au sujet des Liaminettes?

Oh, parce qu'il ne lui en a pas parler? Caracole a au moins assez de fierté pour ne pas avoir rapporter à son tuteur ni à qui que ce soit qu'il se fait chahuter par les groupies de son Liam. Groupies des griffes desquelles je l'ai sortie l'autre jours. L'empêchant de subir les brimades, de trahir sa nature lupine, ou déchaîner son amoureux de Dunbar. Il m'en doit une, rappelle-je avec toute l'innocence dont sont coutumiers les diables...

-Ta mission, si tu l'acceptes – et tu vas accepter! - commence maintenant. Il faut tout savoir sur Tobias Rapier. Où il vit, qui sont ses fréquentations, sa famille, son numéro de téléphone, ses hobby, où il fait ses courses, la marque de son papier toilette et le deuxième prénom de son chat! Mais pour commencer, on va s'en tenir à ce qu'il fabrique de ses moments de libre entre les cours, ses relations avec le corps enseignants, les élèves, ses lectures, le contenu de son petit déjeuner, combien de fois il vide sa fiole à whisky de la journée, et tout ce qu'il est possible de dégoter ici.

Nous savons au moins ceci : Tobias Rapier est un prof de lettre british sadique et alcoolo, régulier du Pink Print après ses heures de classes, qui fait une fixation sur Lahey, et un voyeur assez cinglé pour échouer dans l'asile local.
Je freine, pivote sur un pied pour me retrouver devant le mioche, et placarde solidement mes mains sur ses épaules, les yeux dans les yeux.

-Ouvre l’œil. Ouvre tes écoutilles. Fait marcher ton cortex préfrontal.

Moment de flottement Caracolien.

-Ta mémoire... Stocke ce que tu peux de renseignements, discrètement! et ce soir on se retrouve sur le toit pour un rap... port.

Au jeune loup de garder le professeur à l’œil, scruter la fenêtre de sa classe ou jeter un œil entre les portes ou les livres d'une bibliothèque, énumérer ses contacts humains de la journée, repérer sa localisation et ses repas à l'heure du déjeuner. Noter mentalement tous ses faits et gestes entre ces murs pendant que je donnerais le... change.

Une baisse de volume déferle dans le couloir. Le temps semble être suspendu, et puis progressivement, à mesure qu'une ombre traverse les rangs, la rumeur se lève prudemment. Rapier est revenu de chez les fous. Les regards convergent automatiquement sur l'étrange professeur. Et perdu au cœur des murmures, au milieu de tous ces yeux impitoyables, les miens, rehaussés d'un demi sourire.

-A nous deux, le voyeur.


* * *


Fin des cours. J'observe la BHHS qui se vide doucement. Depuis le toit normalement interdit d'accès, dont j'ai fait mon repère et où j'ai une vue d'ensemble du lycée, il y a peu de risque de me faire surveiller. Je m'accoude de dos à la rambarde lorsque Caracole arrive.

-Alors?

Qu'est-ce qu'il a déniché de bon? Je ne perd rien de ce que me raconte le loupiot tout en surveillant le paysage scolaire. En contre bas, je regarde notre cible traverser la cours direction le parking des profs.

-Hey, Carac'. T'es déjà monté sur une moto?

Je lui balance un casque avec un sourire amusé. En scelle le môme. On a un pisteur à pister!

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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Dim 12 Aoû - 14:53

Je m'incruste suite à l'invitation de Therence  Razz





Feat :
Garnet O’Brien - Rapier


L'art de la guerre

Maxine…  Plus là.

Aless’ pose une grande tasse de café devant mon museau. Lorsque je la porte à mes lèvres, je sens parfaitement la rasade de whisky qu’il a ajouté au breuvage ébène. Sollicitude silencieuse, l’Italien se révèle plein de surprises. J’esquisse un vague geste de remerciement. En réponse, du regard il m’invite à lorgner à l’autre bout du bar. Therence Garnet se fait une inhalation à la caféine. Quelqu’un lui a dit que ça se buvait ? Je réponds à Aless’ en hochant la tête. Il persiste à ce que je surveille son fils d’adoption alors que je n’ai pas été foutu de protéger ma bêta.

Maxine…

(…)

Le lycée, quinze minutes avant le début des cours. Garnet fait le zouave en jaune canari. Pourquoi pas un gilet de sécurité pendant qu’il y est. Je dégaine mon téléphone. Un clic pour saisir l’instant. Mon pouce qui glisse sur mes contacts. En me rendant dans ma classe, je tape un court message à l’intention d’Aless’ sous la photo. Tu devrait lui apprendre à se fringuer…

Spoiler:
 

(…)

Envie de pisser pressante. Je lâche mes élèves absorbés par ce qu’ils voient dans leur microscope et file aux chiottes des mecs. Cela empeste la cigarette, la nana et le Garnet. Sans un bruit, je m’installe dans le chiotte juxtaposé à celui où les deux ados sèchent les cours. Mon mètre quatre-vingt-six me permet, le bras tendu, d’immortaliser la scène, me moquant bien de savoir s’il sont en train de le faire ou non. Aless’ a été clair : il veut tout savoir.

Spoiler:
 

-Tu sens comme Mister Grey...
-Tu l’appelles encore comme ça? C'est passé de mode, tu sais...


… pourtant j’imagine bien Aless’ posséder une chambre rouge… Mes pensées s’évadent sur des images…

-Il m'y fait penser. Au fait, qu'est-ce que tu as fait pour avoir l'œil dans cet état? Tu as gagné, au moins...
-Ça empeste! M*rde, allez fumer ailleurs.
-Dis donc, il est tenté par un plongeons le râleur? Va voir chez les filles. Ou je t'initie à la toilette à l'eau de WC. Qu'est-ce que t'en dis Bruny?


Anastasia Steele à quatre pattes s’efface de mon esprit, je termine ma commission et sors des chiottes.

Spoiler:
 

Je crois que c’est le boxon dans ma salle de TP. Je ramène mes élèves à une attitude studieuse, puis matte l’image prise un peu plus tôt. Envoie à Aless avec un message.

« Il fume la même marque que toi.»

(…)

- Tu crois qu'il a tué quelqu'un? Avec son sourire de grand sadique... C'est quand même pas la pression scolaire qui l'a envoyé là-bas. Dans tous les cas moi je dis, prof ce n'est pas un métier pour lui. Je me serais passé de son retour encore longtemps. Adieux le beau monsieur Teniala qui nous faisait cours à sa place...

J’embrasse l’extincteur qui dépasse d’un pilier. Rapier libre ?!

(…)

Interclasse, je ne sors pas de ma classe. Comment vais-je réagir en revoyant le chasseur ? Une conversation me parvient aux oreilles. Les deux ados pensent qu’à cette heure de pause, il n’y a plus personne dans le coin. En quelques mots, je retranscris ce que dit Therence. « Menacer la menace. Se débarrasser du nuisible... » L’inconscient ! « On agira librement en dehors des heures de cours. »

-Ta mission, si tu l'acceptes – et tu vas accepter! - commence maintenant. Il faut tout savoir sur Tobias Rapier. Où il vit, qui sont ses fréquentations, sa famille, son numéro de téléphone, ses hobby, où il fait ses courses, la marque de son papier toilette et le deuxième prénom de son chat! Mais pour commencer, on va s'en tenir à ce qu'il fabrique de ses moments de libre entre les cours, ses relations avec le corps enseignants, les élèves, ses lectures, le contenu de son petit déjeuner, combien de fois il vide sa fiole à whisky de la journée, et tout ce qu'il est possible de dégotter ici.

Je secoue la tête. Aless’ a vraiment une mauvaise influence sur ce gosse.

(…)

Rapier est revenu. Je me démerde pour l’éviter, je crois que la réciproque est également vraie. Je vois Therence passer en caricature de James Bond 007 suivi de son acolyte aussi discret qu’un clown.

-Hey, Carac'. T'es déjà monté sur une moto?

Nouvelle photo du gamin, nouveau message à Aless’.

Spoiler:
 

« Ton môme se plante de cible et a l’intention d’aller chatouiller un tigre… Préférable que tu t’en occupes, si Rapier l’agresse, je risque de déraper... »


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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Jeu 16 Aoû - 15:47




Caracole, Apprentie espion 0.0 feat Therence, Tobias, Willem






J’éteints le lecteur blue ray, après avoir vue un énième film d’espionnage, conseillé par Liam, après une demande de ma part. À côté de moi, une dizaine de DVD traînent, bien rangés sur mon lit, tous regardé pour le bien de ma mission : la surveillance. Je me prépare à épier la personne que suit Therence : Tobias Rapier. Une histoire d’arroseur arrosé, d’après lui.

Hier, il m’en a parlé, dans un coin caché de l’école en me prenant par l’épaule, pour m’amener à l’abri des regards indiscrets et me convaincre d'accepter ce petit travail.

-Salut toi. Faut qu'on parle, m’a-t-il dit.

Sans répliquer, je l’ai suivi et écouté :

-Tu te rappelles l'autre jour que je t'ai dit qu'on me surveillait.
— Oui ! ai-je rajouté, sachant qu’il désirait une réponse rapide et non une élucubration longue et inutile.
-Et bien Rapier est de retour. Et il est hors de question que ça continue ! : on va renverser la situation. On va stalker le stalkeur. Menacer la menace. Se débarrasser du nuisible...

Un peu mal à l’aise, je hoche de la tête :

-Va falloir que je montre patte blanche au bahut. Rapier m'y surveille pour faire son rapport à Amaro, donc si on veut l'espionner en retour, on ne doit éveiller les soupçons de personne. On agira librement en dehors des heures de cours, m’a-t-il affirmé, sûr de lui – dans un sens, voir un Therence peu confiant de lui serait assez déstabilisant.

C’est cette surveillance qui m’a donné envie de l’aider, ayant moi-même subi cette inspection avec mon tuteur et j’espère vraiment qu’il n’endure pas ce qu’il m’a fait… Même si d’après ces agissements, il ressent plus un agacement, que des ennuis. Mais, je ne connais aucune de ces personnes et me fie à ce qu’il dit… Enfin, un peu pour le professeur Rapier, mais sans plus… Je l’ai vu quelquefois avec Leoric, même si ce dernier semblait parler dans le vide.

-Avant tout, on va avoir besoin de connaître notre ennemi. Et pour ça, j'ai besoin de matériel d'espionnage.

Un bon matériel ?

-Toi.

J’agis, soudain, bizarrement, avec une impression de déjà-vu, comme quand mon tuteur voulait quelque chose de moi…

-J'espère que t'n’imagines pas que je suis en train de me servir de toi ?
— Tu parles un peu comme l’autre… me suis-je plein.

- On va bosser tes capacités de garou ! Imagine combien Teniala sera content de voir tes progrès.

Je le regarde un long moment et pèse le pour et le contre. Faire des progrès ? M’améliorer, aider la meute quand je le pourrais… Pourquoi pas ?

- En parlant de lui, qu'est-ce qu'il t’a dit au sujet des Liaminettes ?

Je me mords la lèvre, à la question. Je ne l’ai pas prévenu et l’action de Therence l’est a calmé, à moins que ce soit le baiser de Liam après sa victoire à un match ? Peut-être que les groupies ont compris qu’il m’a choisi librement ?

— Personne ne le sait, mais elles ne m’embêtent plus.

Je souris quand je me rappelle du baiser de Liam, baiser qui m’a surpris, vu qu’il l’a fait devant une bonne partie du lycée ?

-Ta mission, si tu l'acceptes – et tu vas accepter! - commence maintenant. Il faut tout savoir sur Tobias Rapier. Où il vit qui sont ses fréquentations, sa famille, son numéro de téléphone, ses hobbys, où il fait ses courses, la marque de son papier toilette et le deuxième prénom de son chat!

Je le scrute, me demande s’il plaisante ou pas, puis repense à la personne qui me parle : Therence. Il ne badine que très rarement, quand cela le concerne. Trouver son numéro de téléphone ? Ce n’est pas très légal ça non ?


— Mais pour commencer, on va s'en tenir à ce qu'il fabrique de ses moments de libre entre les cours, ses relations avec le corps enseignant, les élèves, ses lectures, le contenu de son petit déjeuner, combien de fois il vide sa fiole à whisky de la journée, et tout ce qu'il est possible de dégoter ici.

La deuxième partie de son discours me rassure, même si suivre quelqu’un n’est pas vraiment bon ? Après, peut-être que je pourrais me renseigner sur lui, pour savoir si mon alpha n’est pas en danger, vu qu’il lui parle, alors que Tobias aimerait toujours être ailleurs.

Therence en mettant ses mains sur mes épaules me sort de mes pensées.

-Ouvre l’œil. Ouvre tes écoutilles. Fais marcher ton cortex préfrontal.

Je le regarde, un instant, sans vraiment comprendre ce qu’il dit, et comme pour se corriger, Therence rajoute.

-Ta mémoire... Stocke ce que tu peux de renseignements, discrètement ! et ce soir on se retrouve sur le toit pour un rap... port.
— Je sais déjà que Leoric parle souvent avec lui, mais que monsieur Rapier aimerait qu’il se taise, ai-je ajouté, les doigts sur le menton, les sourcils baissés, comme pour réfléchir.

-À nous deux, le voyeur, a-t-il baragouiné, avant de partir.

C’est pour cela que depuis hier, je regarde quelques films d’espionnage, et des livres. Je ne peux pas en parler à Leoric, sinon, il me dirait d’arrêter ce que je fais…

Je scrute mon réveil qui va bientôt sonner le début des cours. Prêt, enfin je l’espère, je me lance dans cette nouvelle journée, avec pour mission, la surveillance du professeur.

***

Deux jours se sont écoulés depuis le début de ma surveillance, et je n’ai eu aucune nouvelle de Therence. Mais j’ai réussi à suivre le professeur. Le premier jour, bien que compliqué, j’ai noté tout ce qu’il a fait, le deuxième, je n’ai rien eu à faire. Ces gestes, comme pour dicter une vie simple, se ressemblaient. Il détestait voir sa routine changer, et ce changement portait toujours le nom de Leoric. Ce dernier lui parlait tout le temps, tandis que son comparse, sans le montrer, se foutait royalement de ce que disait mon alpha. Je l'ai suivis une fois de plus, quand Therence est venu me voir une seconde pour me donner rendez-vous, après les cours.

***

Quand les yeux et oreilles indiscrètes disparurent de lycée, je m’approche de Therence et lui sourit.

— Alors ? me demande-t-il avide de savoir.

Je le regarde et sors une feuille de mon sac pour la lui tendre.

— Ces journées sont identiques, comme s’il les revivait toujours pareil. Il ressemble au mec dans Big Bang Theory. Il planifie sa vie, de la même manière, en fait pour l’école.

Je lui explique alors les notes :

— Il arrive un peu en avance, j’ai dû me lever tôt pour le voir, et fume avant d’aller en cours, puis il va dans sa classe. Il boit du thé aussi et lit un peu un livre. Puis la sonnerie s’enclenche et il fait ses cours… Je ne l’ai pas surveillé là, car j’ai mon travail aussi. Après, vers la pause, il va dans sa voiture, pour fumer une nouvelle fois, puis, peu avant la reprise, il va aux toilettes, mais je ne suis pas allé plus loin pour voir s’il avait la gastro ou pas, débrouille-toi pour ça… J’ai l’impression qu’il a fait la même chose tous les deux jours. Ah oui, et Leoric lui parle pendant qu’il fait le trajet voiture cours, cours voiture. Puis les cours et pour la pause repas, il mange ce qu’il a préparé lui-même dans sa voiture, il boit beaucoup aussi, du whisky comme tu l’as dit. Je sais pas s’il va parfois au libre-service, mais, les deux fois où je l’ai vu, il mangeait dans la voiture. Puis, il lit encore son livre. Je me demande ce qu’il lit… m'interrogé-je curieux, puis je reprends mon monologue : après, reprise des cours, pause clope, dans sa voiture et, journée termine. Vu que tu m’as dit que je devais le suivre que dans le lycée, j’ai fait que ça. Mais bon ça montre au moins qu’il est très cadré… Donc facile à suivre non ? Par contre…

Je me gratte le menton, ne sachant pas comment lui dire la suite :

— Ton Alessandro est bizarre… Le professeur ne s’est pas une seule fois intéressé à toi… Pendant les deux jours, il ne t’a pas espionné, comme s'il n'en avait rien à faire… Il fait mal son travail, où alors, il a disposé des caméras partout dans le lycée ? Au fait, pourquoi il te fait suivre ? Il te veut des trucs louches ? demandé-je, inquiet pour lui, pendant que le professeur passe pas loin de nous.

-Hey, Carac'. T'es déjà monté sur une moto ?

Il me lance un casque dans les bras, que je mets comme lui, puis lui réponds :

– Heu, jamais fait de moto… Juste de la voiture, quand je pouvais. Stiles m'a un peu aidé niveau conduite jusqu’à ce que votre enquête débute.





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Une nouvelle vie commence avec toi. Une vie de bonheur, (saupoudré de petit problème, comme toute vie de couple).
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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Jeu 23 Aoû - 18:02

Tobias Rapier & Therence Garnet & Caracole O'Brien


L'art de la guerre



Il ne peut s'empêcher de fixer le décor qui lui fait face. Cet endroit lui a manqué presque qu'autant que la horde de jeunes gens qui vont bien vite faire vivre ce lieu par leur présence. Il coupe le contact de sa berline noire, tire une nouvelle bouffée de tabac sur sa cigarette avant d'inspirer lentement.

Le lycée. Brusque retour à la réalité après quelques semaines passées dans l'institution psychiatrique de la ville, un endroit sordide et froid, bien loin de son lieu de travail. Même si les conditions de son retour entachent un peu cette normalité à laquelle il rêve de plus en plus, il s'en satisfait. Après tout les choses auraient pu finir d'une façon bien plus sinistre. Shepherd aurait pu le tuer près de la falaise après la chute de la jeune fille. On aurait pu le garder interné bien plus longtemps, ou bien même la prison si ces antécédents avaient été découverts. Au final il est libre, depuis trois jours à présent. Sous la garde sévère de Lewis qui s'est retrouvé désigné tuteur par la force des choses, rôle qu'il a accepté sans rechigner. Voulant encore et toujours jouer les bons samaritains. Il doit aller trois fois par semaine dans cette maison de fous, le docteur qui l'a suivi voulant suivre son parcours de près. Les médicaments sont toujours là, et chaque matin il doit prendre ses calmants, pour les remplacer par des somnifères le soir venu. Son retour sur le chemin de l'enseignement a été plus simple qu'il ne l'aurait cru, il a suffit de quelques rencontres avec le proviseur, la psychologue du lycée et les collègues qui ont eu à le remplacer. Il sait qu'il doit aller voir la jeune française s'il se retrouve en difficulté durant la journée, il lui a même envoyé un bouquet de fleurs. Une composition  principalement à base de campanules. Geste étrange d'offrir à nouveau des fleurs à une femme qui n'est pas sa mère. Il espère juste que Shepherd connait le langage des fleurs, histoire qu'il ne pense pas qu'il courtise la même jeune femme que lui. Il a déjà malencontreusement poussé une de ses bêtas vers la mort, hors de question qu'il lui donne de nouvelles armes pour le haïr.

Il sort de sa voiture, sa sacoche en cuir sur l'épaule, son thermos de thé dans une main. Il referme l'auto avant de se diriger vers le lycée d'un pas qui se veut conquérant. Sa cigarette termine son voyage dans un des cendriers prévus à cet effet alors qu'il se jure mentalement de ne pas en allumer une en classe.

Le lycée est désert, hormis quelques élèves qui semblent vouloir s'infliger un peu plus de temps que prévu dans cet établissement. Il passe à côté d'eux, silencieux, ne tenant pas compte de leur regards. Tout le monde ici semble avoir été mit au courant de ses soucis récents, même si très peu en connaissent la cause réelle. Il finit par aller dans sa classe, ouvrant la porte, ses doigts caressant la clé un peu plus longtemps que d'habitude. L'endroit est le même, inchangé. Ses collègues ont donné ses cours dans leurs propres classes, laissant son espace inviolé. Il s'installe à son bureau, laissant la porte ouverte. La flasque est restée dans la Mercedes, ainsi que son briquet. Il ne va rien faire d'interdit. Dans la poche intérieure de sa veste réside son  téléphone qu'il a éteins malgré l'interdiction de rester injoignable dont il a été le sujet. Il ouvre le premier tiroir de son bureau, attrape son mug en porcelaine blanche, le remplit à ras bord, et prend le livre qui repose à ses côtés. Il en lit quelques pages alors que le lycée se remplit, sa tasse se vide et la sonnerie retentit enfin dans l'établissement. C'est presque guilleret qu'il se lève pour accueillir l'avenir de l'Amérique, son regard noir ne laissant aucun indice sur le plaisir que lui procure cet acte.

Le premier cours se passe bien, enfin aussi bien que possible. Il doit envoyer une jeune fille à l'infirmerie après que cette dernière se soit éffondrée, en larmes après qu'il lui ait adressé un de ses rares sourires. Il met ça sur le compte d'une émotivité trop poussée, certainement empirée par des hormones d'adolescentes. La pause arrive, il s'éclipse en même temps que ses élèves après leur avoir donné des devoirs en masse, cherchant à combler cette baisse de niveau qu'ils ont visiblement subi. Il sort son paquet de cigarettes dès qu'il sort des toilettes, n'écoutant que d'une oreille distraite Leoric qui semble se croire chargé de lui faire la discussion alors qu'il rejoint sa voiture. Les questions indiscrètes, se mêlent astucieusement aux derniers potins. Il reste courtois, ignorant royalement le norvégien avant d'entrer d'ans sa voiture et d'en refermer la portière. Quelques pages écrites par la talentueuse George Sand, et une gorgée de whisky plus tard il retourne donner ses autres cours de la journée. Ce n'est qu'à sa pause de midi, entre deux bouchées de son bagel au pastrami qu'il se rend compte du petit manège mené par cet élève blond. Il l'a déjà vu devant sa classe ce matin, près des toilettes et à présent il semble le fixer pendant son repas. Devient-il paranoïaque, ajoutant là une nouvelle tare à celle qui ornent déjà la longue liste de ses troubles habituels ? Il termine son sandwich, montant le volume de la musique, avant de s'attaquer à la part de tarte aux noix de pécan qu'il s'est acheté avant de venir ce matin. Un nouveau regard dans le rétroviseur lui montre que le gamin est encore là. Il aimerait bien savoir ce que ce dernier lui veut, mais il sait qu'il doit aussi garder un comportement irréprochable. Hors de question pour lui de perdre son emploi, et il ne peut décemment pas aller parler à un de ses collègues de ce petit fouineur.

La journée s'achève de la même façon qu'elle a commencé. Il revoit le gamin à plusieurs reprises, jamais trop près de lui, mais toujours présent, un carnet de notes à la main. McNeal n'embaucherait pas de gosses et c'est ce qui le rassure dans cette situation. Il finit par rentrer chez Lewis, déposant les achats qu'il a fait pour le repas du soir avant de partir pour Eichen House, et son rendez vous avec le docteur. Il est en liberté conditionnelle, et il ne doit faire aucun faux pas s'il ne veut pas retourner dans cette maison de fous.

La journée qui suit est rassurante par sa routine. Il refait les mêmes gestes, aux mêmes instants sans s'en rendre compte. Même son collègue trop intrusif conforte ce schéma bien rangé. Le petit blond le suit toujours, ce dernier ayant visiblement du temps à perdre pour se mettre à suivre un des professeurs les plus ennuyeux de l'établissement. C'est à sa pause de midi, entre deux bouchées de son repas qu'il attrape son portable et envoie un message à Lewis. Il lui a bien dit de le tenir au courant du moindre soucis, et avoir un espion peu discret à ses trousses semble être un problème en devenir. Il tape son message tout en dodelinant de la tête sur le vieux rock anglais qu'il écoute.

"Lewis. J'ai un gamin avec un nom de poney qui me suit depuis hier. Et je te rappelle par la même occasion que nous n'avons plus de lait."

Il n'a pas à attendre bien longtemps pour que la réponse arrive, son portable vibrant contre ses cuisses. Il manque de se brûler avec sa cigarette en voulant le récupérer, pour finalement froncer les sourcils en voyant la réponse de son ami.

"Tu as bien prit ton traitement ?"

Il grimace face au manque criant de crédibilité qu'il semble avoir aux yeux du chanteur, avant de finalement lui envoyer un nouveau message.

"Oui, en face d'un rossignol boudeur. Qui refuse de croire ce que ces charmants amis lui disent."

Pas de réponse. Il lui a cloué le bec, et cela veut sans doute dire qu'il vont se disputer ce soir. Encore. Alors qu'il boit une gorgée de bourbon, se réconfortant tout seul comme il le peut son portable vibre à nouveau. Il était pourtant certain d'avoir réussi a clouer le bec de Lewis sur ce coup.  Il ouvre le message avant de blêmir en en voyant l'expéditeur.

"Mon garçon, tu dois être gentil avec ce pauvre Lewis. Personne ne te suit. Sois sage, maman."

Il jette l'objet au loin comme si ce dernier venait de lui brûler les doigts. Le rossignol a osé se plaindre à sa mère. Ce piaf est donc plus fourbe qu'il ne l'aurait pensé. Il le déteste, tout comme il hait sa sœur Jasmine qui n'a pas eu de meilleure idée qu'offrir un smartphone à leur mère pour son dernier anniversaire. Et elle lui a bien sur montré comment se dernier fonctionne, avec la plupart des applications à la mode. C'est donc devenu une vieille femme qui passe son temps à aligner des bonbons sur son écran durant les réunions de son club de broderie.

Sa journée se termine, alors qu'il savoure à l'avance la façon dont il va faire comprendre à son colocataire qu'il n'aime pas les commérages de ce genre. Durant ces deux jours il a réussi a totalement éviter le chemin de l'Alpha, et c'est tant mieux. Il se doute que ce dernier doit faire la même chose de son côté, tout pour ne pas croiser sa tête de tueur au détour d'un couloir. Il allume une cigarette dès qu'il pose un pied dehors, et se dirige vers sa voiture. Ce soir il ne rentre pas directement, il doit faire quelques courses et passer à son ancien appartement, voir si son chat n'est pas revenu. Il ne l'a pas vu depuis qu'il est sorti d'Eichen house, et cela commence sérieusement à l'inquiéter. Il double une moto en sortant du parking, manquant de la faire rentrer dans une Jeep bonne pour le ferrailleur alors qu'il force le passage.
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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Lun 5 Nov - 0:28



Nobody loves Rapier
La fin des cours à sonnés. Je patiente sur le toit de l'école, accoudé à la rambarde de béton.

Je repense à cette fille qui a manquée de me rentrer dedans dans les couloirs durant la perm', à son visage bas baigné de larmes qu'elle s'est empressé d'ôter de ma vue pour reprendre sa course en pleurnichant lamentablement. J'ai levé le nez dans la direction qu'elle venait de quitter en entendant la porte se refermer.
C'était la classe de Rapier.

Il a encore fait une victime. Je rumine ce que ce sadique peut cacher de forces et de faiblesses quand une ombre vient se poster sur la terrasse ensoleillée. Je me retourne et exige mon rapport. Excellent élève, Caracole me tend une feuille où sont consignées ses observations des derniers jours.

-Ces journées sont identiques, comme s’il les revivait toujours pareil. Il ressemble au mec dans Big Bang Theory. Il planifie sa vie, de la même manière, en fait pour l’école.

Je grimace à l'allusion au "mec de Big Bang Theory" qui me renvoie sur un point d'interrogation. Sérieusement, est-ce que j'ai l'air d'un geek? Passons : Rapier engoncé dans une routine bien huilée...

Ponctuel, Monsieur Rapier arrive au bahut à l'avance. Accroc à la nicotine, il tire une taf avant de patienter en classe autour d'un bouquin au contenu surement lénifiant et d'une tasse de thé.

-...Puis la sonnerie s’enclenche et il fait ses cours… Je ne l’ai pas surveillé là, car j’ai mon travail aussi. Je hoche la tête. Ça se comprend. Pause du matin, notre anti-social se retranche dans sa voiture pour fumer, encore ...puis, peu avant la reprise, il va aux toilettes, mais je ne suis pas allé plus loin pour voir s’il avait la gastro ou pas, débrouille-toi pour ça… Je baisse sa fiche de devant le nez pour révéler un regard pesant. Avise toi de faire le malin, toi, et tu vas voir... J’ai l’impression qu’il a fait la même chose tous les deux jours. Ah oui, et Leoric lui parle pendant qu’il fait le trajet voiture cours, cours voiture. Teniala, le prof de littérature trop écorché pour ne pas tendre sa main aux âmes égarées. Puisque lui il semble prêter attention à notre cible, je note mentalement de faire gaffe à ce qu'il ne repère pas notre manège, d'autant que c'est l'alpha de Caracole. Puis les cours et pour la pause repas, il mange ce qu’il a préparé lui-même dans sa voiture, triste habitudes de célibataire, il boit beaucoup aussi, du whisky comme tu l’as dit. Et pas qu'au bahut, songe-je aux verres que lui rempli quasi quotidiennement Amaro. Je sais pas s’il va parfois au libre-service, mais, les deux fois où je l’ai vu, il mangeait dans la voiture. Bon sang. Il est plus pathétique et isolé que je le pensais! Puis, il lit encore son livre. Je me demande ce qu’il lit… après, reprise des cours, pause clope, dans sa voiture et, journée termine.

-Tobias Rapier... Cynique, sinistre et sinistré... résumé-je le personnage en pliant puis rangeant le papier dans la poche arrière de mon jean.

-Vu que tu m’as dit que je devais le suivre que dans le lycée, j’ai fait que ça. Mais bon ça montre au moins qu’il est très cadré… Donc facile à suivre non?  

-Exact. Souris-je à pleine dents.  

-Par contre…

-Quoi par contre?

Ne me gâche pas mon plaisir!

-Ton Alessandro est bizarre…

Aless? L’évocation du boss du Pink mais qui n'a rien à voir avec nos séances d'espionnage me fait ciller avant de froncer les sourcils.

-Il est pas "bizarre". défende-je. Il est... italien.

Maniaque du contrôle, sur-protecteur, ultra-passionné...

-Le professeur ne s’est pas une seule fois intéressé à toi…  

-Impossible. Puis tout le monde s’intéresse à moi, au moins une fois...

-Pendant les deux jours, il ne t’a pas espionné, comme s'il n'en avait rien à faire… Il fait mal son travail, où alors, il a disposé des caméras partout dans le lycée?  

-Ou alors il est doué pour le cacher, ripostè-je. Aless n'engagerait pas le premier péquenot prêt à jouer les voyeurs-amateur pour surveiller une de ses cibles. Ça doit-être un pro.

Prétendre le contraire serait insultant. Aless est le roi de la pègre, pas une ex-jalouse qui emploie sa pote pour jouer les stalkeuses.

-Je les aient vus qu'ils jasaient sur moi... et toutes ces allusions à mes cours et mon emploi du temps! Ça m'horripile rien que d'y penser.

Non, ça ne fait aucun doute. … Aucun.

-Et puis même : ce mec est un alcoolique qui sort fraichement de l'asile. Ça mérite de savoir à quoi on a à faire.

-Au fait, pourquoi il te fait suivre? Il te veut des trucs louches?

-Des trucs louches? Non! Non... Il est comme ça, c'est tout. C'est son côté rital. Je serais un peu pareil si je ne savais pas ce que fichent mes proches.

...A dire vrai, c'est ce que je suis déjà. Je surveillais les échanges téléphoniques et les agissements de mon ancien amant, à la différence que je me débrouillais pour le stalker par moi-même. Et il y a bien des magouilles que j'espère être capable de percer à jour concernant le padre... en revanche, l'inverse est inenvisageable : je tiens à ma liberté! Et à fouiner chez un fouineur...  

Le loupiot ne me quitte pas des yeux et je m'étonne d'y voir de l'inquiétude. Le mystérieux et semble t-il omniprésent Amaro l'intimiderait? Ou est-ce que quelque chose dans cette situation le toucherait plus profondément?...
L'idée m'effleure, me calme momentanément... Oh. Je sais que le gamin a été traqué par son beau-père qui voulait faire de lui arme vivante.

-Al est quelqu'un de bien. me sentis-je de préciser, et d'insister avec un sincère petit sourire. De vraiment bien.

Jugement tout relatif. Mais il l'est, avec moi.

Le Rapier quitte l'établissement pour le parking, un filet de fumée bleuâtre dans son sillage. Je lance un casque de moto à mon acolyte et me détourne de la rambarde qui cercle le toit, dévaler trois étages d'escaliers normalement interdits d'accès.

-Heu, jamais fait de moto… Juste de la voiture, quand je pouvais. Stiles m'a un peu aidé niveau conduite jusqu’à ce que votre enquête débute.

-Tu verra. Une fois que tu aura essayé, tu oubliera l'idée de toucher un volant. La moto, c'est magique! rayonnè-je avant de demander en enfourchant le bolide garé en face de l'établissement. Au fait, Rapier. Il est quoi? C'est pas un garou au moins?...

On aurait peut-être du commencer par là. Cela dit, est-ce que les loups se repèrent illico entre eux?

Soudain, la voiture du prof surgit du parking droit sur nous. Je me déporte in-extrémiste et manque de m'encastrer dans le flanc de la jeep.
WOW! Mais il est malade?!

-ASSASSIN! gueule-je au pare brise arrière qui disparaît au loin.  

Je m'écarte de la carrosserie bleu de cette pauvre vielle Roscoe inspecter celle de ma belle chromée. Le ciel soit loué! Ma beauté n'a rien. Je serais curieux de connaître les termes de leur accord avec Alessandro : "surveiller Garnet? Bien sûr. Mais uniquement de 8h30 à 16h pétante. Passé le délais il n'est plus sous ma responsabilité, dusse t-il périr sous ma conduite meurtrière". De quoi peut-être bien remettre en question cette histoire de vrai-faux larbin du parrain de Beacon Hill... Tss... Je vais lui faire voir à ce taré!  

-Accroche toi Carac!

Je tourne la poignet d’accélérateur, relâche l'embrayage, et Caracole me ceinture à temps pour ne pas basculer sous le brusque élan de l'engin qui s'élance à travers les rues en rugissant.

-Ce mec est tout seul. Il n'a pas d'amis, et il ne tient pas à en avoir. Ça nous facilite les choses! haussè-je un peu de la voix mais en comptant surtout sur l'ouïe du jeune loup pour m'écouter en roulant. Même si c'est aussi quelqu'un d'intelligent.

Je garde un œil sur Caracole à travers le rétroviseur. Le loupiot ne peut pas rester insensible à la balade. Le vent qui s'engouffre dans ses vêtements, le ronronnement communicatif de la machinerie, ce frisson dans les tripes en rasant les voitures et s'inclinant dans les virages... Je souris en songeant à des virées autrement plus folles, à fond les gaz dans les routes sinueuses qui bordent les collines.

Notre chauffard fait escale à l'épicerie du coin. Je laisse la moto au bout du parking et entre dans le magasin avec Caracole. Je le bourre du coude quand il commence à faire grincer un tourniquet à confiseries et lui fait signe de me suivre discrètement dans les rayons. On reste concentrés!

Rapier s'attarde dans le rayon des pâtés pour animaux. Il semble hésiter devant la bouille rousse au sourire malicieux qui orne la barquette.

-Non... il a un chat?

L'image du mec isolé amouraché de son chat, de ses clopes, ses bouteilles de Wisky et qui se retranche dans de la littérature ne fait qu'accentuer la pitié que j'ai pour lui.

Comme alerté, l'oiseau de proie tourne le profil dans notre direction. J'écrase ma main sur la tête de Caracole pour le faire plonger avec moi derrière les étagères. J'imagine un instant son ombre venir vers nous, mais le loupiot est formel : ses pas le portent ailleurs. Je soupire. Je crois qu'il nous a pas repéré.

Ses achats terminés, le professeur passe en caisse et retourne à son véhicule. Je fais signe au loupiot de me suivre et nous remontons en scelle poursuivre la filature.

La ballade nous amène dans un quartier populaire de la ville. Caracole qui est resté à l’affût, m'avertit que la voiture s'arrête avant que nous ayons atteint l'embranchement. Je me gare donc au coin de la rue et nous poursuivons à pied. Rapier s'est garé et entre dans un immeuble en triturant son trousseau de clefs.

-On a déniché le nid du rapace... nous félicité-je en longeant prudemment la rue d'en face, à la recherche d'une alcôve ou nous poster à l’abri. A ton avis, c'est quel appart'?

J'attire Caracole dans un coin étroit duquel on a vu sur une bonne portion de l'immeuble mais d'où nous sommes cachés. Pendant qu'il fait appel à sa vision de loup pour scruter les fenêtres, au moins plus précise qu'un humain lambda, je repère la voiture du prof. Un sourire mesquin, un tapottement sur l'épaule du garou, et certain qu'aucune tête ne nous épie, nous nous faufilons jusqu'à la voiture.

A croupis derrière la carrosserie, je sors un canif de la poche de ma veste. Inutile d'être un loup pour comprendre ce qui se trame...  

-Sa voiture, c'est un peu sa carapace. expliquè-je. Primo, sans voiture, on diminue ses chances de le voir au bahut à l'heure demain, et ce sera ça en moins à le supporter. Deuxio, on le prive de son refuge pour les pauses. Tercio : ce n'est que le prélude des petits riens qui détournerons son attention de moi et l'userons à petit feu...

D'un geste, je fais jaillir la lame du canif, et mîmes une frappe latérale dans le pneu. Je l'arrête net à un centimètre.

-Tu vois, le secret, c'est de percer dans le flanc du pneu. D'un petit geste sec.

Je n'aime pas la façon dont le loup me regarde. Est-ce de l'incompréhension, de l'inquiétude? Du reproche?...

-Si on arrivait à le déranger, à le pousser à bout, à le faire craquer, il serait forcé de quitter le bahut. Je serais débarrassé de mon espion...

… Et Aless de reconnaître qu'à ce jeu là, on ne plaisante pas avec figlio...  

-Ce ne sera pas une grosse perte! minimisé-je les hésitations du petit loup en étendant les bras pour appuyer mes propos. Franchement, tu connais quelqu'un qui l'apprécie? Il martyrise des gringalets comme Lahey, hors-mis Teniala qui agirait de la même façon avec le premier paumé à sa disposition, personne ne peut le cadrer. Même des types comme les Shepherd rasent les murs en sa présence. Et puis tu as vu son annulaire?! Amputé! Ce type n'a pas sa place dans une école, Carac'. C'est même un service qu'on rend à ce bahut. Personne n'aime Rapier.

Je reste planté face à lui, le torse gonflé, le regard buté. Je le défis de prétendre le contraire. Je me retourne examiner le pneu, peut-être pour échapper à la bonne morale de Caracole qui transparait malgré lui dans ses yeux, mais...  

-Regarde ça. Il a laissé sa sacoche dans la voiture...

Il doit y avoir ses cours, les copies de ses élèves... des affaires personnelles?

Je jette un œil vers l'immeuble, ne détecte aucun signe particulier. Reviens sur la voiture. Le loup...

-Vas-y : ouvre la voiture!

Je me frotte énergiquement le crâne d'agacement quand Caracole argue que c'est forcément fermé à clef.

-Sérieusement, mais vous faite quoi de toutes vos capacités vous, les garous?!

Mais qu'est-ce que je donnerais pas pour déverrouiller des portes d'un tour de main, renifler les émotions et entendre à distance!

-T'as une super-force, des griffes, une super ouïe! Ouvrir une porte, ça doit être du gâteau pour toi!... Essaie! insistè-je plus calmement.

Je baisse les bras. Déçu.

-Tu veux que je te dise? Je crois que ce qui t'inquiète, ce n'est pas ce qu'on est en train de faire à Rapier. Ce qui te fais peur, c'est les limites que tu risquerais de franchir. Faire une... farce à un prof, ça ne fera pas de toi le criminel du siècle! Tout le monde fait ça une fois dans sa vie! Loup, ou humain... c'est un des nombreux rituel de l'adolescence. affirmè-je, sincère considérant sa vie de garçon reclus et sensible dont on avait voulu faire un assassin. Et toi, tu as des années de ta jeunesse à rattraper! Crois moi, une fois que tu l'aura fais, que tu aura pris cette situation en main, présentè-je la mienne en la secouant légèrement, comme si je tenais un fruit mur à lui mettre sous le museau, tu te sentira mieux. Plus fort. Plus grand. Et surtout : plus maître de toi même. Parce que la bêtise terminée tu te rendra compte qu'au fond, tu es toujours l'honnête et brave Caracole O'Brien et que ce n'est pas un fait aussi dérisoire qui te fera basculer en mal.

Je lui souris, confiant, encourageant. Aller Caracole. Fais moi confiance, oublie les adultes, les règles et rattrape cette adolescence qu'on t'a volé. Tout simplement pour une fois dans ta vie : amuse toi!  


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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Mer 12 Déc - 13:00




L’art de la guerre : les plus mauvais espions du monde.
Caracole O'brien | Therence Garnet VS Tobias Rapier






Therence, sûr de lui, coupe court à la discussion sur l’espion qui le surveille, comme si l’erreur ne le touchait jamais. Pourtant, un doute s’immisce dans mon esprit à propos de son obsession, mais, voyant qu’il n’en démordrait pas, je classe mes observations dans un coin de la tête pour ne pas les oublier. Je garde aussi en mémoire, une seule question pour lier l’histoire : qui ferait suivre une personne qu’il apprécie, par Tobias Rapier ?

Vu que je suis en cours avec mon alpha, je ne côtoie Tobias Rapier que depuis la demande de Therence pour savoir s’il tient son rôle de nounou, chose qui le préoccupe autant qu’un microbe qui s’intéresse à la bonne santé de son hôte. Alors, je doute un peu de son idée. Et, si le professeur ne l’espionne pas, je me demande qui le surveille réellement ? J’allais lui poser la question, quand il m’interpelle pour cause de Tobias Rapier.

Ni une ni deux, Therence me lance un casque, puis file droit devant, pour rattraper le professeur avant qu’on ne le perde. Nous dévalons les escaliers quatre par quatre pour être sûr de ne pas lui laisser trop d’avance et je double l’espion en chef sans m’en rendre compte. Une fois en bas, je l’attends en trépignant, étrangement d’impatience et posant une main sur la tête, comme pour m’excuser de ma rapidité.

— Le professeur va prendre sa voiture… affirmée-je un peu inquiet. Et je n’ai jamais fait de moto de toute ma vie.

Voyant ma crainte, Therence me tranquillise sur sa conduite, et me demande un élément qui aurait dû être découvert dès le début de notre recherche. La nature de Tobias Rapier.

Après l’avoir senti, de loin, je rassure Therence en lui disant qu’il n’a pas l’odeur habituelle des loups-garous sur lui. Il ressemble à tous les êtres humains du monde, même s’il dégage un truc étrange que je ne reconnais pas.

– Pourtant… commencé-je avant que la voix criarde de Therence et la voiture de Tobias qui fonce dans le parking ne me coupent.
– Assassin !

Je me détourne de la conduite du professeur et observe Therence qui inspecte, presque amoureusement, sa moto, voire totalement accros. Il la caresse pour voir si elle n’a rien. Le laissant la palper, je regarde la sortie de l’air de stationnement et médite encore sur l’idée principale de Therence sur le professeur. Sa conduite brutale me conforte dans mon hypothèse : notre cible n’est pas la bonne. Je ne pense pas qu’un espion tuerait la personne qu’il suit, sauf s’il est payé pour.

Je m’apprête à prévenir Therence, mais ce dernier m’ordonne de m’installer sur sa moto et démarre en trombe, avec comme unique indication :

– Accroche-toi Carac !

De justesse, je ceinture Therence, quand je me sens repoussé en arrière lors de l’accélération. Son deux-roues vrombit et file au travers des rues.

– Ce mec est tout seul. Il n’a pas d’amis, et il ne tient pas à en avoir. Ça nous facilite les choses ! M’explique-t-il, un peu plus fort qu’habituellement, même si c’est aussi quelqu’un d’intelligent.

J’écoute Therence d’une oreille distraite, même si j’entends toute sa phrase, pouvoir lupin oblige et ferme les yeux une seconde. Je profite, un instant de l’air frais qui caresse mon corps et le bruit des voitures à mes côtés qu’on double grâce à des zigzags faits par Therence. Je me sens un peu libre et regarde la route, jusqu’à ce que le pilote s’arrête, comme notre cible.

J’enlève mon casque, souris et pose mes yeux sur l’entrée du magasin.

Tobias Rapier entre dans le magasin sans s’inquiéter de ce qui l’entoure, il s’avance, directement vers l’endroit qui l’intéresse, coupé du reste du monde, ou presque. Quand, il entre dans la section : bouffe pour animaux, je m’arrête un instant sur le présentoir de bonbon, intéressé par une friandise. Le tourniquet tourne sous un geste souple de main et grince, comme pour nous annoncer dans le magasin. Un coup de coude m’ordonne d’arrêter mon vagabondage et de reprendre au sérieux notre enquête. J’observe alors notre cible et attends, me demandant à quoi cela pourrait nous intéresser de savoir qu’il possède des animaux…

– Non... il a un chat ?
– Sûrement… À moins qu’il n’aime manger le pâté pour chat, dis-je à Therence, avec une petite pointe d’ironie en tête.

Comme pour se venger de ce que je viens de dire et pour nous éviter une confrontation, Therence me cache derrière une autre étale de marchandise. Je le sens inquiet, et le rassure sur son approche.

– Il s’intéresse plus au paiement de son achat, qu’à deux ados qui se cachent dans cette section du magasin, dis-je en rougissant un peu.

Ni une, ni deux, on sort du magasin et repartons à moto, avec la voiture comme unique GPS. Elle nous guide, sans le savoir, là où elle stationne. Quelque minute plus tard, j’entends le moteur s’arrêter et l’indique au conducteur. Il se gare un peu loin du parking, sûrement pour protéger son deux-roues.

Nous terminons, à pied, notre périple et arrivons non loin de la voiture. Au coin de la rue, nous nous arrêtons et patientons avant d’entrer en scène. Tobias, clé en main entre dans son immeuble et nous laisse, un instant, le champ libre.

– On a déniché le nid du rapace... À ton avis, c’est quel appart ?

Je regarde, par l’angle d’une maison, l’immeuble où vient de rentrer notre cible, mais, étrangement, et avec ce que je sais de lui, je l’imagine bien garer sa voiture, toujours au même endroit. Un endroit où, bien évidemment, il peut la regarder sans avoir peur, mais il nous reste un peu de temps avant qu’il n’arrive et entre dans son appartement.


– Vu le personnage, je dirais l’une des fenêtres qui donnent accès directement à sa voiture.

Sans que cela n’effraie Therence, il me mène vers le véhicule et sort un canif de sa veste. Je regarde l’arme, puis son propriétaire, d’un air étrange.

– Sa voiture, c’est un peu sa carapace, m’explique-t-il, ce qui me fait comprendre qu’il doit bien surveiller sa voiture, Primo, sans voiture, on diminue ses chances de le voir au bahut à l’heure demain, et ce sera ça en moins à le supporter. Deuxio, on le prive de son refuge pour les pauses. Tercio : ce n’est que le prélude des petits riens qui détourneront son attention de moi et l’useront à petit feu...

Après sa phrase, il donne un coup de couteau, dans l’air, pour me montrer la manière de crever un pneu. Je continue à le regarder et me demande si j’ai bien fait de le suivre dans son plan. Et si le professeur était un peu fou ?

– Si on arrivait à le déranger, à le pousser à bout, à le faire craquer, il serait forcé de quitter le bahut. Je serais débarrassé de mon espion...

Je ne dis toujours rien, essayant de réfléchir à mes doutes et, ce que m’affirme Therence les augmentent. Pour comprendre ce Tobias Rapier, il me manque un élément…

– Ce ne sera pas une grosse perte ! Franchement, tu connais quelqu’un qui l’apprécie ? Il martyrise des gringalets comme Lahey, hors-mis Teniala qui agirait de la même façon avec le premier paumé à sa disposition, personne ne peut le cadrer. Même des types comme les Shepherd rasent les murs en sa présence. Et puis tu as vu son annulaire ?! Amputé ! Ce type n’a pas sa place dans une école, Carac ». C’est même un service qu’on rend à ce bahut. Personne n’aime Rapier.

Je me frotte le torse, un peu inquiet et repense à une discussion que j’ai eue avec Therence à propos de mon nouveau alpha. Il pensait que j’étais avec un Shepherd. Et je me demande ce qui peut faire peur à un alpha… Bizarrement, j’ai le mot sur le bout de la langue, mais n’y arrive pas, à moins que mon esprit ne veuille pas le découvrir ?

Therence se détourne de mon regard et observe la roue qu’il veut lacérer, puis l’intérieur de la voiture.

– Regarde ça. Il a laissé sa sacoche dans la voiture...

Therence regarde de l’autre côté pour voir l’immeuble, mais je ne bouge pas, toujours à la recherche de ce mot qui me manque.

– Vas-y : ouvre la voiture !

Je sursaute quand il me sort cette phrase… Je l’examine, incrédule. Il ne peut pas me demander cela ?

– Impossible !
– Sérieusement, mais vous faite quoi de toutes vos capacités vous, les garous ?!

Je baisse les yeux. Comme si c’était facile et qu’on pouvait faire ce qu’on voulait quand on voulait…

– T’as une super-force, des griffes, une super ouïe ! Ouvrir une porte, ça doit être du gâteau pour toi !... Essaie !

Je regarde la porte et hésite, la peur au ventre. Non pas à cause du bien ou du mal, mais de tout ce que m’a dit Therence. Cet homme ne me semble pas être qu’un simple humain…

– Tu veux que je te dise ? Je crois que ce qui t’inquiète, ce n’est pas ce qu’on est en train de faire à Rapier. Ce qui te fait peur, c’est les limites que tu risquerais de franchir. Faire une... farce à un prof, ça ne fera pas de toi le criminel du siècle ! Tout le monde fait ça une fois dans sa vie ! Loup, ou humain... c’est un des nombreux rituels de l’adolescence.

Je ne sens aucun mensonge transparaître dans le discours de Therence et l’écoute.

– Et toi, tu as des années de ta jeunesse à rattraper ! Crois-moi, une fois que tu l’auras fait que tu auras pris cette situation en main, tu te sentiras mieux. Plus fort. Plus grand. Et surtout : plus maître de toi-même. Parce que la bêtise terminée tu te rendras compte qu’au fond, tu es toujours l’honnête et brave Caracole O’Brien et que ce n’est pas un fait aussi dérisoire qui te fera basculer en mal.

Je regarde la porte, puis Therence, puis la porte. Le doute est toujours présent, mais si mon inquiétude se révèle vraie ? De toute façon, il ne reste plus qu’une chose à faire. Ouvrir la porte et qui sait…

J’avance ma main sur la poignée et ferme doucement.

En même temps, je fais le souhait, le désir qu’il ait oublié de la fermer à clé et qu’elle s’ouvre tout seul. Je serre ma main et tourne doucement, puis attire la porte, sans force, vers moi. Elle s’ouvre toute seule.

J’ouvre les yeux et bloque ma joie. Une alarme raisonne dans le parking. Je lâche la porte qui s’écroule et donne un nouveau tempo à la musique. Je me tourne vers Therence qui déjà fouille dans la voiture. Il se jette sur le dossier du professeur sans attendre. Je renifle la voiture et ressens différentes odeurs, dont une odeur de poudre. Des armes à feu qui proviennent de la boîte à gant. J’entre à mon tour et ouvre l’ouvré pour tomber avec un ou deux pistolets.

– Et si c’était un chasseur ? Si un alpha le craint, je ne peux qu’imaginer cette hypothèse vu qu’il n’est pas un loup.

J’observe Therence, l’air de dire : dans quoi tu nous as mis…

– SI c’est un chasseur et pas un maniaque des armes, on va avoir des problèmes…



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Tobias Rapier

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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Ven 14 Déc - 12:50

Tobias Rapier & Therence Garnet & Caracole O'Brien


L'art de la guerre



Musique un peu trop forte pour qu'il puisse entendre un quelconque cri d'indignation de la part d'un des motards, il continue son chemin, ses lèvres remuant légèrement alors qu'il marmonne les paroles de la chanson des Beatles qui résonne dans l'habitacle de sa voiture.

La fumée se dégage de ses narines alors qu'il se dirige vers la petite supérette non loin de son ancien appartement. Un ou deux litres de lait pour ne pas se faire hurler dessus par Lewis en rentrant, de quoi nourrir cette furie rousse communément appelée chaton. Des achats rapides à faire, pourtant son regard s'attarde sur le rétroviseur intérieur de sa voiture. Il lui a semblé voir la moto qu'il a failli encastrer dans une jeep sur le parking de l'école. Il finit par hocher la tête, jetant son mégot par la fenêtre avant de se garer sur un des emplacements libres devant le commerce. Un gamin qui le suit pendant deux jours, maintenant ce motard. Devient-il vraiment paranoïaque, ou bien est-il la cible d'élèves en manque de sensations fortes ?

Sa main se glisse sous sa veste, partant caresser l'arme rassurante qui y est logée tout contre son flanc. Une légère inspiration et il entre dans le magasin, se dirigeant sans perdre de temps vers le rayon destiné aux animaux domestiques. Pourtant il ne peut s'empêcher de redresser la tête, se désintéressant des jouets pour chats lorsque le bip de l'entrée annonce de nouveaux arrivants. Il tente pourtant de rester concentré sur son objectif. Nourrir le chat qui n'a pas daigné donner signe de vie depuis son retour dans le monde des hommes libres et presque sains d'esprit. Il fixe les emballages de boites de pâtées pour chat, avant de s'attarder sur une image montrant un félin roux. Il hésite quelques instants, avant de finalement jeter son dévolu sur la marque prenant un persan comme effigie. Marc Antoine va prendre la grosse tête s'il pense se reconnaître sur l'emballage de sa nourriture. Et ce petit ingrat n'a pas besoin de ça pour être imbuvable. Un bruit se fait entendre, il tend la tête dans la direction de cette nuisance, mais le silence a reprit ses droits. Un de ses sourcils se hausse, sa bouche prend un pli fâcheux.

La conserve entre les mains, il passe par le rayon crèmerie, récupère deux bouteilles de lait et se dirige vers la caisse. Ses achats finissent entre les mains de la jeune femme face à lui, elle lui sourit en annonçant le montant, et il tente de lui rendre la politesse. Échec cuisant s'il se fie à la mine déconfite de la demoiselle. Il sort sa carte de crédit pour régler ses achats alors que ces derniers finissent bien rangés au fond d'un sac en papier, mais se fige dans son geste. Derrière la demoiselle, deux écrans retransmettent ce que les caméras de sécurité capturent en temps réel. Il reconnait ce gosse bizarre qui lui colle aux fesses depuis son retour. Mais c'est la personne qui l'accompagne qui est la plus troublante. Therence, le gosse d'Amaro. Éberlué par cette constatation, il lâche un remerciement glacial à la caissière avant de sortir.

Les courses dans le coffre, il retourne s'installer sur le siège conducteur, son portable entre les mains. Il fouille dans son répertoire avant de tomber sur le numéro de son ami lupin.

"Ton gosse me colle aux fesses. Tu manques de main d'oeuvre et tu veux me garder à l’œil ?"

Il jette l'appareil sur le siège voisin, met le contact et part sans perdre de temps vers son ancien appartement. Auto garée devant devant le bâtiment décrépi, il grimpe les escaliers, la conserve de nourriture dans une main, sa clé dans l'autre. Il ouvre la porte sans attendre, fronçant le nez en sentant l'odeur de renfermé et de poussière qui habite les lieux. Progressant à travers le désordre ambiant, son vieux courrier entre les mains, il arrive dans la cuisine, attrapant la gamelle du rustre poilu avant d'y vider le contenu de la boite.

-Marc-Antoine. Je t'ai ramené à manger.

Face à l'absence de miaulements et de boule de poil, il attrape la poignée de la fenêtre, l'ouvre pour laisser passer un peu d'air frais dans le taudis qui a été son chez lui. Sans un regard pour ce qui se passe à l'extérieur, il attrape un balai qui traîne, continuant ses recherches tout en donnant un coup de propre à l'appartement. Un bruit déchire le silence, suivit du hurlement d'une alarme.

Il sourit, pensant à cet idiot qui est en train de se faire voler sa voiture, et au voleur tout aussi crétin qui joue les filles de l'air en plein jour. Quartier pourri.

Puis il se fige. Un nouveau bruit, et il finit par reconnaître l'alarme caractéristique des voitures allemandes.

Sa voiture. On est en train de faire du mal à sa voiture. Il attrape un silencieux, l'ajuste à son arme sans perdre de temps avant de sortir de son appartement, prenant toutefois le soin d'en refermer la porte. Trop de choses dans ce lieux pourraient lui causer des soucis si elles tombaient entre les mains de n'importe qui. Comme le sang sur le sol, ou même pire le fusil d’assaut posé sur le sofa.

Il dévale les marches à pas pressés, sa main sur son arme, et ne ralentit que lorsqu'il arrive face à la porte d'entrée. Il inspire, tentant de retrouver un minimum de constance, ce qui ne fonctionne pas du tout. Puis il se décide à sortir, manquant de faire une attaque face au tableau qui s'offre à son regard. Sa voiture, deux paires de jambes en dépassant. Et surtout la portière, gisant au sol comme si elle n'était rien d'autre qu'un vieux préservatif usagé, abandonné là après la passe d'une fille de joie. D'un pas décidé il se dirige vers la berline, ou plutôt ce qu'il en reste. Pas besoin d'être un génie pour connaître l'identité des deux voyous. Sa main passe dans l'habitable, attrapant une oreille, tirant dessus pour la faire sortir de la voiture, son propriétaire obligé de suivre le mouvement s'il ne veut pas être amputé de ce membre. Ça proteste, et le petit blond tente de protéger son ami quand le brun se retrouve avec une arme pointée sur le crâne.

-Jeunes gens. Nous avons un soucis vous et moi.

Le petit blond, tente de s'interposer, et Tobias grand seigneur baisse finalement son arme, son autre main toujours fermement accrochée à l'oreille de la progéniture démoniaque de l'italien. Le brun est humain, donc le James Bond des bacs à sable doit être lupin, ou en tout cas une chose surnaturelle si on se fie à l'état de la voiture. Ou même de la boite à gants, ouverte qui aurait du rester close tant que la voiture n'était pas déverrouillée de façon conventionnelle.

-Vous êtes stupides tout les deux ! A quel moment vous avez bien pu trouver judicieuse l'idée de suivre un professeur. Pire même, un professeur qui sort tout juste d'une maison de santé !

Son calme disparaît aussi vite qu'une boîte de chocolat entre les mains d'un enfant obèse. Therence se débat, il fait tourner son oreille entre ses doigts, ne rendant la douleur que plus atroce.

-On va régler ce soucis comme des personnes civilisées. Appelle ton père Therence car dans mon cas l'idée la plus juste me semble de vous arracher chacun un bras en guise de châtiment pour ce que vous venez d'infliger à ma voiture innocente. Et il nous faut aussi quelqu'un pour régler les réparations suite à vos âneries.

Sa main desserre enfin son emprise sur l'oreille du garçon avant de revenir s'abattre avec force sur le haut du crâne de ce dernier. Son regard dur se pose sur le visage du second jeune homme qui tente une nouvelle fois de défendre son ami.
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Tout homme peut sombrer, il suffit de toucher son point faible pour l'y aider. Sortir de cette folie est au contraire une chose bien moins aisée. ©️ sensitive


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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Sam 29 Déc - 14:35



Bad situation
-Non... il a un chat?

-Sûrement… À moins qu’il n’aime manger le pâté pour chat.


Je tourne la tête vers le mioche avec une lenteur inquiétante. La vision inattendue de Rapier, affublé d'un museau mignonnet et d'oreilles pointues et mobiles, de la pâté autour de ses babines mal rasée et osant un "miaou" rauque me tire une tête choquée. Il y a des choses qui ne devrait pas être imaginée, même par un esprit débridé. Et ça, c'est à cause de Caracole! Je l'écrase dans le rayon voisin. Une boîte de préservatif lui rebondit sur la tête.

-Tu comprends rien! chuchotè-je. Je viens d'avoir une idée. J'ai un plan. Un plan parfait...


Ça vient de jaillir, si évident! Tout ce qu'il nous fallait, c'était découvrir la faiblesse de ce type pour pouvoir lui faire quitter le bahut. Et on la tiens! Je lève le menton, prend un air affecté, et empruntant cet accent si cher à Amaro, me risque à une imitation de mon cru.

-On va lui faire une offre qu'il ne pourra pas refuser...

Pourquoi s'emm*rder à lui pourrir la vie quand on peut simplement le convaincre de partir?

-On va kidnapper son chat! Imagine sa tête à ce grand solitaire, en découvrant que son irremplaçable Patapon est entre les mains de deux dangereux psychopathes!

Le regard inquiet de Caracole m'incite à calmer mes ardeurs.

-Bien sûr qu'on n'est pas des dangereux psychopathes et qu'on ne lui fera pas de mal. C'est qu'un chat. Mais ça, il n'a pas à le savoir! Il faudra s'introduire chez lui, un soir après les cours, quand il biberonne chez Amaro. On aura le temps, et avec tes griffes, tes super-sens, et mes compétences en crochetage, aucune porte ne nous résistera.

Se faufiler dans son appart' sera un véritable jeu d'enfant. Puis je continu sur ma lancée : attraper le chat ne devra pas être beaucoup plus compliqué. Il faudra prévoir un sac ou plus probablement une caisse où fourrer le matou pour pouvoir l'emporter sans encombre. Je note mentalement la marque de la popote féline qui a trouvée place dans son panier pour l’appâter, et hésite sur la marche à suivre : devrait-on laisser une note posée en évidence sur le lit, précisant que s'il veut revoir son chat en entier, il ferait bien de démissionner? Ou un appel par téléphone que j'aurais dégotté d'ici là, pour une confrontation plus directe et avec les  miaulement de notre captif en bonus, sera du meilleur effet? Non, je sais : tagué à la peinture rouge, agressive et dégoulinante sur sa porte à l'intérieur de son appart' qu'il découvrira après avoir chercher en vain son compagnon à fourrure, comprenant alors avec horreur que ce dernier ne s'est pas échappé et comment son appart' aura été visité...

Gniark, gniark. Perdu dans mes projections fantasques, j'en viendrais à oublier pour quel crime le professeur mérite d'être puni.

Nous voilà un quart d'heure plus tard au pied de l'immeuble de notre cible.

-C'est encore plus miteux que mon immeuble...

Ça pu le repère louche. L’abri d'un mercenaire ou dieu sais quoi qui travaille pour un mafieux sous la couverture d'un prof de lettre. Je devine la gu*ule de l'appart' glauque à souhait rien qu'à juger le quartier.

On se faufile en douce prêt de la caisse du prof. Même s'il nous surprenait, on aurait tôt fait de déguerpir à moto. Je montre au plus jeune comment s'y prendre pour crever efficacement des pneus avant de lorgner à travers la vitre du véhicule. C'est le jackpot! Il a laissé sa sacoche à l'intérieur. J'imagine tout ce que peut contenir son cartable en dehors de ses cours et de copies d'élèves : son téléphone? son porte-feuille? Il doit forcément y avoir une mine d'information sur laquelle mettre la main.
Je me tourne fièrement sur le loupiot. C'est à lui d'entrer en jeu, maintenant. Je lui demande d'ouvrir la voiture.

Il me regarde avec des yeux de merlan fris. Rah! Y a pas plus frustrant que savoir que des types sans ambitions et qui ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts sont en possession de capacités phénoménales. Heureusement, je suis là pour réparer une telle injustice. Je me masse l'arrête du nez et reprend, tantôt plus calmement, tantôt plus passionné, pour l'inciter à utiliser ses capacités de garous pour ouvrir une malheureuse porte de voiture.

Caracole ravale son appréhension et se laisse convaincre. Il tend les doigts, attrape la poignet... tire! dans un horrible bruit de ferraille... et se retourne piteusement vers moi avec la porte qui lui est restée entre les mains. L'alarme retentit, signalant notre présence à tout le quartier.

-Oh c'est pas vrai!

Mais qu'est-ce qu'il vient de nous faire cet empoté?!

-Quand je disais d'ouvrir cette porte, je voulais dire discrètement!!!

J'évalue la situation les deux mains sur la tête, puis m'engouffre dans la voiture sur cette seule réflexion : hors de question de se barrer les mains vides. Il doit bien y avoir quelque chose dans ce sac qui remplacera Patapon comme moyen de pression.

–Et si c’était un chasseur? Si un alpha le craint, je ne peux qu’imaginer cette hypothèse vu qu’il n’est pas un loup.

Caracole révèle les armes cachées dans la boite-à-gants. Le loupiot me regarde comme si je venais de le balancer dans la gueule de l'ennemi. J'ai du perdre quelques couleurs moi aussi. Je chasse ma crainte et ravale toute culpabilité.

–Si c’est un chasseur et pas un maniaque des armes, on va avoir des problèmes…

-Y aura aucun problème si on cours plus vite que lui! Fonce!


Je lui balance le sac et tend la main vers la boite à gant dans une ultime impulsion, lorsqu'une serre fond sur moi, me pince l'oreille et me ramène furieusement hors de l'habitacle, m'arrachant une successions de plaintes et d'injures. J'étais à deux doigts de chopper le pistolet. Je retrouve ma position verticale, et un poinçon glacé me taquine la tempe.

-OH PUT-

-Jeunes gens. Nous avons un soucis vous et moi.

Tu parles d'un soucis, j'ai son flingue sur le crâne!

Je lève les mains signaler que je me rend, piètre espoir pour conserver la vie sauve et mon oreille intacte, tandis que Caracole montre les dents, une lueur déterminée dans le regard. Il y a un moment de flottement durant lequel je peux sentir une perle glacée dévaler le long de mon dos, où je me demande si le loupiot va attaquer, puis Rapier retire son arme de ma tête. Je lève les yeux au ciel remercier je ne sais quelle déité.

-Vous êtes stupides tout les deux! A quel moment vous avez bien pu trouver judicieuse l'idée de suivre un professeur. Pire même, un professeur qui sort tout juste d'une maison de santé!

-Depuis que le dit-professeur joue les espions pour Amaro!
Grognè-je. Il vous paie en pintes pour ça?! Je sais très bien que vous me flickez, - aïe - je vous ais vus faire vos manigances au Pink tous les d- mais p*tain, lâchez moi!

-On va régler ce soucis comme des personnes civilisées. Appelle ton père Therence.

-Mon père?!


Le plus choquant n'est pas de lui voir attribuer ce titre comme si tout Beacon Hills avait intégré l'idée à mes dépends. Non, c'est plutôt ce que ça implique de retombées très... "paternelles" comme si justement souligné. Le souvenir d'une heure dans la chambre d'interrogatoire du HCC me fiche un frisson.

-Car dans mon cas l'idée la plus juste me semble de vous arracher chacun un bras en guise de châtiment pour ce que vous venez d'infliger à ma voiture innocente. Il plaisante?! Il est timbré... Je grommèle qu'on a manqués de finir sous les roues de sa "voiture innocente" et me démène de plus belle à sauver mon oreille pour commencer. Et il nous faut aussi quelqu'un pour régler les réparations suite à vos âneries.

Je déglutis bruyamment et échange un regard avec Caracole à l'évocation des "réparations". Jamais heureux de songer à devoir rembourser de sa personne ou de son argent, et encore moins de penser aux regards que nous récolterons affublés des plumes et du goudron.

Le professeur me lâche enfin, mais pour mieux casser mon élan de fuite en me taclant l'arrière du crâne. Mais aïeuh!... Je m'échappe en deux grandes enjambées me poster aux côtés du petit garou, et souffle furieusement des naseaux en massant mon écoutille devenue écarlate. Presque comme mon visage rendue brûlant à cause de mes efforts inutiles, de la colère et peut-être bien de la honte de m'être fait choppé comme un vulgaire écolier.

Notre aventure touche à sa fin, et ça me contrarie. Avec l'aide de Caracole, j'aurais fais chanté ou épuisé Rapier. Je me serais débarrassé de lui, et j'aurais pu aller fanfaronner sous le nez d'Alessandro, lui montrer que rien ne me résiste, pas même la surveillance qu'il a instauré à mon insu et pour des raisons que j'ai du mal à comprendre et accepter.

Je juge le flingue entre les doigts du professeur-chasseur-psychopathe, la boite à gant ouverte dans son dos, Caracole toujours fiché de sa sacoche à côté de moi, songe au téléphone toujours rangé dans ma veste, puis reviens sur Rapier qui s'impatiente.

-Alessandro et vous vous avez de bons rapports, pas vrai?

Peut-être pas ceux d'un boss et son subordonné comme Caracole et des signes évidents n'ont pas cessés de me faire douter, mais je les voit faire lorsque je traine au Pink, chacun du côté de son comptoir, à parler et à s'écouter avec attention et sincérité.

-Vous ne feriez rien qui le contrarierait?

Je veux au moins parier là dessus. Le professeur n'a peut-être pas de compte à rendre au gangster, n'hésiterais peut-être pas tellement à faire ce qui est profitable pour lui aux dépend de son pote l'italien, il n'irait pas jusqu'à massacrer l'un de ses proches. Hein?...

-Donc ça veut dire que vous ne me tuerais pas.

CQFD. Il y a une dernière chose sur laquelle je veux parier : c'est qu'un loup et un voyou, ça cours vite, très vite, et qu'il ne nous coursera jamais à moto avec sa caisse dans cet état!

J'arrache le cartable des mains de Caracole et le balance au visage de son propriétaire. Je choppe le loupiot par la manche et l'entraine dans ma course folle sans me retourner voir si c'est Rapier qui s'élance ou si c'est le canon du flingue qui pointe sur nous.

Atteindre la moto! Atteindre la moto à tout prix!!!


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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Jeu 10 Jan - 22:31



L’art de la bêtise feat Therence et Tobias




Le regard dans le vide, je réfléchis à toute vitesse, et me tourne une seconde vers Therence. Ce dernier prend ma découverte pour une broutille sans grande importance. Tobias Rapier, professeur à l’école chasse aussi le surnaturel et je pourrais devenir une de ses cibles.

— On aurait dû partir tout de suite !

Je me mords la lèvre.

Therence, lui, ne craint rien, mais moi… Je stresse à l’idée de le voir rappliquer en une seconde. Pourquoi j’ai cassé cette porte de voiture et fouillée dans son bordel. Bordel, est peut-être un grand mot. Il n’y a pas tant de désordre que cela dans sa voiture, enfin, pour ce qui est important ; il range bien.

— Y aura aucun problème si on court plus vite que lui ! Fonce ! m’explique Therence, après ma découverte.

Je l’observe un moment, inquiet par la tourne des événements. Il s’imagine vraiment que nous pourrions lutter contre une arme, comme si, nos pas nous permettraient de courser une balle ? Comme pour répondre à ma question muette, je reçois un sac en plein torse et l’air sûr de lui de Therence.

Il y croit réellement.

— Tu es fou ! Une balle va plus vite que nous.

Je ne bouge pas d’un poil trop obnubilé par mes questions et réagis trop tard pour fuir. Therence se fait happer de force par l’oreille sous une insulte de sa part. Presque vaincu, et ne voulant pas abandonner l’étudiant, je sors de la voiture et regarde la personne qui nous tient.

— Jeunes gens. Nous avons un souci vous et moi.

Je lève les mains, comme pour montrer que je ne suis pas armé, comparé à lui, même si, ma nature lupine montre l’inverse : je suis toujours armé… C’est souvent ennuyant d’être un loup. Et, l’unique moyen qui me reste pour ne plus voir mon ami avec une arme sur la tête, c’est de parler, en espérant qu’il soit prêt à m’écouter.

Je regarde la porte de sa voiture à terre et doute rapidement. Je baisse les yeux et les épaules avant de me reprendre.

— Bonjour, monsieur, dis-je simplement, pris au dépourvu et dégluti. Pourquoi braquer directement une arme ? Vous risquez de commettre une bavure…

Je regarde l’arme, comme horrifier et frisonne de peur au souvenir de mon tuteur qui, parfois, réagissait ainsi pour m’effrayait quand je ne lui obéissais pas.

Doucement, j’avance vers eux, mais la peur d’envenimer les choses me domine et me stoppe dans mon avancée. Mes yeux voguent de Therence à Tobias, espérant trouver quelque chose pour arrêter tout cela. Pourquoi je n’y arrive pas ?

— S’il vous plaît ? dis-je un sourcil en l’air, comme le ferait bien mieux que moi, Alex, je suis désolé pour votre voiture…

Puis le professeur Rapier baisse son arme. Son action calme mon angoisse et me permet de mieux respirer.

-Vous êtes stupides tous les deux ! À quel moment vous avez bien pu trouver judicieuse l’idée de suivre un professeur ! Pire même, un professeur qui sort tout juste d’une maison de santé !

-Depuis que ledit professeur joue les espions pour Amaro ! intervient Therence, il vous paie en pintes pour ça ?! Je sais très bien que vous me fliquez, - aïe - je vous ai vus faire vos manigances au Pink tous les d-, mais p*tain, lâchez-moi !

Je ne comprends toujours pas comment Therence peut-il croire que ce professeur le suive, pire encore qu’une personne ait pu penser à lui pour l’espionner ? Pendant une seconde, j’ai même cru voir le visage de Rapier se peindre d’un regard interrogateur sous ses explications.

-On va régler ce souci comme des personnes civilisées. Appelle ton père Therence.

Son père ? Il m’a caché quelque chose ? Il l’a retrouvé ?

Je me tourne vers lui.

- Mon père ?!

Je plisse des yeux, pourquoi un père voudrait-il faire suivre son enfant ? Et pourquoi semble-t-il surpris ? J’aurai aimé en savoir plus, mais la suite de la conversation m’en empêche.

-Car dans mon cas l’idée la plus juste me semble de vous arracher chacun un bras en guise de châtiment pour ce que vous venez d’infliger à ma voiture innocente. Et il nous faut aussi quelqu’un pour régler les réparations suite à vos âneries.

Alarmé par la tournure que prend l’espionnage, je devais faire quelque pour calmer la donne. Comment peut-on penser qu’une porte cassée totalement réparable puisse valoir l’arrachement d’un membre ? Membre qui ne repousse pas…

Je reviens sur lui…

— J’ai cassé votre voiture, dis-je tout simplement, il n’y est pour rien.

Je ravale ma salive, ne sachant absolument pas comment je pourrais rembourser tout cela. Puis, je repense à Maman, a son ancien travail de chasseuse et à leur règle : vaut mieux mourir que devenir un loup garou. Affolé par cette idée, je transpire et m’inquiète encore plus. Pourquoi ai-je accepté ?

Je secoue la tête : je dois me bouger… Aider Therence.

Quand, le professeur Rapier lâche sa proie, je m’approche doucement de lui, bien trop doucement pour le protéger d’une nouvelle attaque. La claque fuse contre la tête de mon ami et lui fait mal. Juste après, je m’interpose et le garde derrière moi, une main bien derrière moi, comme pour le protéger avec mes bras.

Et, derrière moi, Therence, pris par un nouvel élan de courage, explique, ou plutôt menace le professeur avec une série de phrases :

— Alessandro et vous vous avez de bons rapports, pas vrais ? Vous ne feriez rien qui le contrarierait ? Donc ça veut dire que vous ne me tuerez pas.

— Hey, m’exclamé-je de force, voyant qu’il ne s’inquiétait même pas pour moi.

Soudain, je perds le sac de mes mains et me fais tirer en arrière. Nous fuyons l’ennemi et le danger. Pourtant notre départ ne fera qu’augmenter le danger. Il sait qui nous sommes, et peut faire ce qu’il veut par la suite. L’idée de Therence n’est pas bonne et pire que tous, ses choix ne l’ont enfoncé que dans les ennuies… Là, je commence à comprendre pourquoi son père le fait suivre, même si je n’aime toujours pas l’idée.

Je cours loin de notre ennemi, un peu forcé par Therence puis m’arrête. L’arrêt fait tomber mon ami qui s’écroule au sol. Je le regarde prêt à m’excuser et m’écroule sous un coup de pied de Therence qui se venge de mon arrêt forcé et je me retrouve, allongé sur lui.

— Therence ! Stop. La fuite ne sert à rien. Tu penses vraiment qu’il va respecter les lois pour savoir où on habite après ce qu’il vient dire. Arrête de penser qu’à toi ! Je fais quoi moi, s’il s’en prend à maman… On devrait s’excuser de no…

Puis, je me fige soudain sur lui. Mes sens Lupin m’indiquent qu’un problème se prépare. Mes poils se hérissent. Ma peau vibre presque comme celle de Spiderman. J’entends un bruit, un déclic. Une odeur qui me rappelle un mauvais souvenir.

Je me lève en une fraction de seconde, tend la main à Therence pour la relever et ferme les yeux. Je me revois dans le passé, à courir pour éviter des balles de fusils et stresse encore plus.

J’ouvre les yeux et sais qu’ils sont jaunes.

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Tobias Rapier

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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Mar 15 Jan - 11:49

Tobias Rapier & Therence Garnet & Caracole O'Brien


L'art de la guerre



Il fixe les enfants l'un après l'autre. Il n'a rien comprit à cette histoire de surveillance que vient de lui servir Therence en guise de justification. Qu'Alessandro fasse suivre son gamin n'est pas une surprise en soi lorsqu'on connaît le personnage, mais le fait que le petit pense qu'il puisse être l'espion envoyé par l'italien relève de la bêtise la plus totale.  Il n'imagine même pas la somme qu'il aurait demandé à son ami pour se charger d'une mission de ce genre, et s'il avait été choisi pour garder un œil sur l'enfant il ne se serait sûrement pas fait remarquer aussi facilement. Il se passe une main sur le visage, soupire face à l'incongruité de cette situation. La personne qui suit le petit, si tout cela est autre chose qu'une simple affabulation enfantine est sûrement Shepherd. Il est l'ami du loup et sans doute bien plus enclin à rendre ce genre de petit service.

Les incohérences dans la théorie de Garnet sur l'identité de l'espion sont grandes, en particulier le fait qu'il sorte de plusieurs semaines d'internement ou des informations ont tout de même dû arriver jusqu'à son père. Pourtant le gamin semble être sûr de lui, ne s'autorisant aucuns doutes à propos de ses hypothèses toutes plus bancales les unes que les autres.

Le petit blond dont il ne connaît pas le nom semble lui aussi être un sacré phénomène.  Comment cette andouille a t-elle pu en venir à arracher la portière de sa voiture, alors qu'il est pourvu de griffes qui aurait pu se révéler utiles pour entrer dans la berline et ce de façon bien plus civilisée. En tout cas il semble prêt à défendre son ami, bien plus loyal que ce dernier.

Son visage se ferme, ses lèvres se pincent alors qu'il serre son arme entre ses doigts, canon pointé vers le sol. Hors de question de tuer des adolescents pour une petite contrariété. Il est un homme civilisé, tout à fait capable de gérer une situation pareille sans transformer la rue en scène de crime macabre. En tout cas c'est ce dont il tente de se convaincre quand Therence ouvre la bouche, laissant ses déductions peu objectives se faire entendre.

Sa bouche s'ouvre, prête a rétorquer que cela n'attirera pas sa clémence lorsque le gamin lui demande s'il a de bons rapports avec Alessandro. Finalement, il se contente de fixer le duo, se mettant un peu plus devant son auto, entre elle et les voyous dans le but naïf de la protéger d'une nouvelle attaque.

Un sourire passe sur ses lèvres, contrarier l'italien ne l'empêcherait pas de dormir. Il n'aurait pas d'états d'âmes s'il devait le remettre à sa place quitte à ce que cela déplaise au loup. Sa main s'est déjà abattue sur le visage de ce dernier, et il sait bien qu'il serait tout à fait en mesure de recommencer si l'italien faisait quelque chose de suffisamment contrariant. Un ami certes, un ami proche mais il refuse de s'écraser face à lui.

Ses sourcils se haussent face à la dernière affirmation du môme. Il n'a pas le temps de réagir, sa sacoche passe de mains en mains, et termine en transformée en projectile, lancée vers son visage. Par réflexe il l'attrape au vol. Trop brusquement. La lanière usagée par le temps lâche, l'objet échoue au sol alors que les deux garnements partent en courant.

Un juron sort de sa bouche, suivi par quelques uns de ses semblables. Il franchit le mètre qui le sépare de son auto en deux enjambées, ouvre le coffre d'un geste sec, jetant son arme au fond de ce dernier avant d'en sortir une bien plus grosse, mais surtout non létale. Imperméable aux cris d'indignations, il sourit en voyant que les mioches ont chuté. Deux munitions prennent place dans son jouet, puis il le pointe vers les terreurs en culottes courtes.

Il vise, puis tire, ses doigts pressant la gâchette alors que le flashball envoie sa première balle dans le dos du loupiot. Ce dernier qui avait commencé à se redresser s'écroule au sol aux côtés de son ami dans un cri douloureux où se mêlent des sonorités animales. Un pas de plus et Tobias tire à nouveau, visant cette fois le flanc du gosse de son ami. Ce dernier hurle lorsque le projectile entre en contact avec lui, gémissant ensuite comme un petit enfant, se tenant l'aine en position fœtale. Il sourit face au spectacle qui s'impose face à lui, ouvre la bouche pour donner le seul avertissement dont il fera don aux adolescents.

-Pas bouger. J'en ai encore plein.

Pour appuyer ses dires, il remet deux nouvelles munitions dans l'engin, sifflotant presque avant de dégainer son portable pour contacter le premier numéro présent dans son répertoire.

Son précédent message doit avoir donné l'alerte car la première sonnerie n'a pas le temps de se terminer que la voix du loup résonne déjà à l'autre bout de la ligne. Ce dernier semble anxieux, mais Tobias ne se sépare pas de son sourire, avançant tranquillement vers les deux enfants, les gardant dans sa ligne de mire, prêt à récidiver au cas où l'envie de fuir à nouveau leur passerait par la tête.

-Alessandro, j'ai trouvé quelque chose t'appartenant.

Il continue alors que l'italien semble d'ors et déjà avoir comprit de quoi il retourne.

-Oui, ton petit garçon et un de ses amis à grandes dents. On a eu une légère divergence d'opinion, mais ne t'inquiètes pas nous avons réussi à régler ce soucis comme des personnes civilisées.

Une flopée d'insultes à son égard sort de la bouche du fiston. Il éloigne le téléphone de son oreille avant de foudroyer du regard le gamin à ses pieds.

-Therence, surveille ta langue ou je te la coupe.

La peur passe dans les yeux noirs qui le fixent, le gosse encore tremblant gémit en se tenant le côté, son souffle toujours erratique. Tobias reprend son téléphone un sourire amusé aux lèvres, levant les yeux au ciel en entendant son ami qui semble perdre patience.

-Le mieux serait que tu viennes, ma charmante personnalité ne semble pas faire l’unanimité ici. Nous sommes près de mon ancien appartement. Bye.

Il raccroche au nez de l'italien, laissant les cris de ce dernier résonner dans le vide. Il n'aime pas les insultes et les menaces, ses oreilles délicates ne supportant pas ces excès de mauvais langage. Et ce même si elles sont proférées dans une langue qu'il ne connaît pas. Il soupire avant de finalement tapoter la tête du petit blond qui semble avoir comprit que la meilleure des solutions était encore de ne pas chercher à se rebiffer.

-Ça c'est un gentil loup.

Il passe le canon de son arme sur le visage de Therence avant de soupirer.

-Toi par contre...
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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Jeu 17 Jan - 21:11

clickAlessandro &
I pagliacci
xxx
« L'art de la guerre»
Will’ me montre des photos d’Amance sur son téléphone. J’admets que sa donna est très charmante avec de beaux… arguments. Sur chaque photo, la Française sourit d’un sourire franc et sincère. C’est une fille honnête, sans calcul, ce qu’il faut pour Will’ qui est un mec simple, dans le bon sens du terme. J’ai quelques photos d’Andy, rares. Des moments capturés à son insu, des instants brefs que mentalement j’appelle « il minuto della figa »(*). Elle ne s’en rend pas compte de ces quelques secondes pendant lesquelles elle se fige, le regard insondable, absorbée par un instinct primaire où son charme se dévoile dans tout ce qu’il a de plus primitif, de plus sauvage. Je montre à Will’ qu’une seule image, la moins intime. Andy ne sourit pas, ne me regarde pas, elle est ailleurs, belle comme une muse. Shepherd reste muet, il saisit la force du cliché, pas de gros seins, ni de regard coquin, mais une âme, celle d’une puma en accord avec elle-même. Puis il me dit que j’ai des talents de photographe. Je hausse les épaules, c’est faux, j’ai peu de photos de mes proches. Leur visages sont imprimés dans mon cœur. Puis, déformation professionnelle oblige, les photos révèlent nos failles, donc moins il y en a…

Je pose deux tasses de porcelaine sur un plateau avec la corbeille des sachets de thé et une théière d’eau chaude. Jessie s’en va avec, après m’avoir posé un plateau plein de verres et de tasses sales. Je continue de discuter avec Will’ tout en chargeant le lave-vaisselle. Mes mains travaillent sans que j’y prête attention, quand mon téléphone vibre dans ma poche. Un regard sur l’écran m’informe que Tobias cherche à me joindre. C’est assez rare  pour que je réponde dans la foulée, laissant Jerry terminer ce que j’ai commencé et lancer le cycle de lavage.

- Sì?
- Alessandro, j'ai trouvé quelque chose t'appartenant.
- Cosa ?


J’entends au bruit de fond de la communication qu’il se trouve dans la rue.

- Oui, ton petit garçon et un de ses amis à grandes dents. On a eu une légère divergence d'opinion, mais ne t'inquiètes pas nous avons réussi à régler ce soucis comme des personnes civilisées.

Therencio ? Je sais qu’il n’apprécie pas Tobias en tant que professeur, mais mio amico n’a pas la préférence des élèves. Trop sec, trop rigide, trop flippant, bien que je ne doute pas que ses leçons soient à la hauteur de ce que le système scolaire exige, voir bien meilleures. Je capte le regard de Will’ qui me demande muettement si j’ai un souci. Il a dû reconnaître la voix de Tobias. Le bruit de fond dans le téléphone laisse entendre la voix de Therencio. Des insultes, un souffle saccadé, la douleur qui sourde dans ces sons… Qu’est qu’il entend par « avoir réglé le souci comme des personnes civilisées » ? Et pour l’ami à grandes dents, j’imagine que c’est le louveteau que Therencio s’est pris comme bouc émissaire. J’ai vu sa tête sur les photos prises par Willem.

-Therence, surveille ta langue ou je te la coupe.

Nouveau gémissement de douleur.

- Tobias ! Tu as fait quoi exactement à Therencio ?!


Je sais bien que figlio mio n’est pas l’ange de la bonne conduite, mais j’estime qu’il n’y a que son padre qui peut légitimement lui en coller une, si d’aventure il dépassait les bornes suffisamment pour justifier un tel châtiment. C’est mon travail, ma responsabilité.

- Tobias ?!
- Le mieux serait que tu viennes, ma charmante personnalité ne semble pas faire l’unanimité ici. Nous sommes près de mon ancien appartement. Bye.
- Tu as intérêt à ne pas… Merda, il m’a raccroché au nez ! Jerry, je sors.


Quand je passe la porte de service, je sens une présence qui me suit.

- Will’ ! Ce n’est peut-être pas une bonne idée que tu viennes.

Shepherd a beau être un doux rêveur, mais quand il a une idée en tête, il ne la lâche pas. Je soupire et accepte qu’il m’accompagne.

- Therencio et son pote, Coracole…
- Caracole…
- C’est un nom de poney pas de loup ! Oui lui. Ils ont eu une altercation avec Tobias. J’imagine qu’il a frappé ou que sais-je Therencio, j’ai entendu un gémissement.


Will’ s’affole, je le rassure. Le chapelet de jurons de Therencio prouve qu’il est en un seul morceau. Mais j’aurais préféré que Tobias m’appelle avant de juger de la peine et d’appliquer la punition sans mon consentement.

(…)

Le chemin a été court. Avant de descendre de la voiture, j’attrape le bras de Willem avant qu’il sorte.

- Tu me laisses gérer OK.

Il me dit tout le mal qu’il pense de Tobias et des craintes qu’il a sur les potentiels coups de folie du professeur. J’admets que sur ce point, je ne lui donne pas tout à fait tort. Poussé à bout, Tobias peut déraper, et ce « bout » se situe dans une marge assez mince. Et connaissant Therencio… Il va vraiment que je lui apprenne à cultiver son instinct de survie au bambino.

La scène me fait tressaillir. Tobias pointe un fusil à flashball sur la poitrine de Therencio. Will’ s’élance, mais il n’a pas le temps de faire un mètre que je le pousse violemment  sur le côté. En quelques enjambées, je suis sur eux. Le reste se passe avec la rapidité que m’offre ma nature. Tobias est trop confiant, soit dans notre amitié, soit dans ma répugnance à l’attaquer en pleine rue.

J’ai agrippé son arme, posant ma main sur la sienne, mon doigt sur le sien, prêt à presser la gâchette. Seulement dans mon geste, le canon vise maintenant l’un de ses pieds et non plus la poitrine de mio figlio. Des dégâts sur Therence, je n’ai vu que ses mains pressées contre son flanc. Je ne sens pas l’odeur du sang.  Je devine qu’il s’est mangé une flashball, mais à quelle distance ? D’abord soustraire le danger, ensuite comprendre comment ils en sont arrivés là. Mio amico tente de se dégager, mais je me suis déjà plaqué dans son dos, mon autre main intimement collée à sa peau, à sa gorge. Je sais son aversion du contact, mais cette fois, je ne lui donne pas l’occasion de m’en coller une.

- Tu connais les lois de la mafia Tobias. Voici celle du Talion… Tu touches physiquement à figlio mio…

Je chuchote dans son oreille, mes lèvres collées à sa peau. Mon souffle chaud caresse sa nuque, il peut sentir la pression de mon corps contre le sien, ma chaleur. Je le sens se tendre. Willem lance un regard qui en dit long à son « collègue » et s’inquiète de la santé des bambini. Je cherche le regard de Therencio. Je suis rassuré par ce que j’y trouve, soit un figlio égratigné, mais indemne. J’imagine que Tobias ne se risquerait pas à une telle riposte pour une affaire bénigne, toutefois je dois m’en assurer. Je resserre ma prise sur le chasseur, le doigt prêt à écraser le sien sur la détente et la paume de ma main intimement collée à sa gorge. Je ne lui fais pas mal, pourtant je le sais au supplice de cette proximité non désirée. Là est ma riposte pour avoir fait mal à Therencio. J’en resterai là, j’espère qu’il en a conscience et qu’il ne fera pas un nouveau pas vers l’escalade de la violence.

- Je vais te lâcher mio amico. Laisse le canon de ton arme pointé en direction du sol…

… sinon je sors mon calibre et t’abas en légitime défense. Je fais ce que j’ai dit et m’écarte suffisamment pour qu’il ne puisse pas m’empêcher de dégainer. Puis je m’approche de Therencio. Cela devient une manie de collectionner les hématomes… Je le remets debout sans violence, mais de manière ferme.

- Tu m’expliques comment tu en es arrivé là avec ton ami ? Pas de baratin. Des phrases simples et factuelles.

Mon regard reste fixé sur Tobias, au cas où, mais mes oreilles sont tendues vers Therencio. Il ne peut pas mentir, il le sait.

(*) : la minute de la chatte


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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Mar 22 Jan - 22:27





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L'art de la guerre


- Là c’est quand elle a voulu faire de la crème chantilly, ça c’est Jared qui a découvert la crème chantilly, ça c’est… euh !  Regarde pas !

Je plaque mon téléphone contre mon torse. Aless’ est hilare. Il ouvre son bec, je dresse un doigt le mettant au défi de parler de l’utilisation de la crème chantilly à des fins… plus personnelles. Amance m’a redonné goût à la vie. Je n’oublie pas les drames du passé, ils restent gravés dans mon cœur, seulement je ne les porte plus comme un fardeau, mais comme une expérience. Une force je l’espère.

Je bois une gorgée de ma bière pendant qu’Alessandro prépare un plateau pour sa serveuse. Je passe en revue les photos de ma française. Je sursaute quand Jerry se penche pour regarder. Je ne lui en veux pas de son indiscrétion, Jerry est devenu un ami. Officiellement, il ne sait pas que je suis un loup garou, il n’est pas sensé connaître notre existence. Pourtant, il voit bien que son patron et moi sommes différents. Un barman de son acabit s’est vite aperçu que nous sommes insensibles aux effets de l’alcool, que nous ne sommes jamais malades. Il a la sagesse de ne pas pousser les questions, mais il sait qu’en cas de problème il peut compter sur moi autant que sur Alessandro.

L’Italien revient vers moi. Il a sorti son téléphone, j’imagine pour me montrer des photos de la fameuse puma, mais il hésite. Aurait-il honte de sa femme après avoir vu ma si sexy française ? Puis il me tend enfin son téléphone. Je reste muet. La photo est légèrement en contre-jour, cela ne gâche pas le cliché, bien au contraire. La jeune femme semble pensive et il se dégage d’elle une aura animale incroyable.

- On dirait une déesse ! T’es doué pour prendre des photos !

Il me dit que non, qu’il a juste eu de la chance de saisir le moment. Quel idiot, c’est justement cela, être un bon photographe. Pas de faire une image nette, ça tout le monde sait le faire avec les technologies modernes. Le plus difficile est de prendre l’instant présent. Je lui rends son téléphone qui a vibré au moins trois fois, le temps que je regarde la belle Andy. Nous discutons de Therence, de son comportement à l’école. Il reste un peu dispersé, mais n’a pas mauvais fond. Il a simplement le don de se coller dans des situations un peu extrêmes. Mais d’un autre côté, si Beacon Hills peut dormir tranquille, c’est en partie grâce à lui et son courage. Sa bravoure est une chose qu’on ne peut pas lui enlever. Je crois que c’est ce qui plait à Aless’ chez ce môme et l’une des raisons pour laquelle il l’a pris sous son aile. L’Italien répond à un appel, j’en profite pour siphonner ma pinte. Je manque de m’étouffer quand je reconnais le timbre de voix de son interlocuteur. Ce ton condescendant, ce phrasé qui donne envie de lui donner un bon million de gifles. Je sais qu’ils sont amis et respecte ce point. Mon amitié avec Alessandro est particulière, j’accepte le côté obscure de sa personnalité. Un côté obscure de la force qui le lie à ce type. Alessandro réagit, il s’est crispé. Il y a un problème, je l’interroge du regard.

- Tobias ! Tu as fait quoi exactement à Therencio ?!

Je manque d’exploser ma chope tant je la serre fort. Ce fumier a osé s’en prendre à nouveau à un innocent ?! Aless’ s’énerve, menace. L’autre lui raccroche au nez. OK ! Cette fois-ci ne passera pas. Je suis Amaro quand il file dans l’arrière-boutique du Pink.

- Will’ ! Ce n’est peut-être pas une bonne idée que tu viennes.
- Au contraire ! N’oublie pas que je ne suis pas seulement professeur ou loup alpha ! Je suis un médiateur de la police.

Alessandro ne réplique pas. Il ne veut pas perdre de temps à me dissuader de venir. Il craint pour son fils, en cela il réagit vraiment comme un père.

- Therencio et son pote, Coracole…
- Caracole…
- C’est un nom de poney pas de loup !
- Y a des parents cruels…
- Oui lui. Ils ont eu une altercation avec Tobias. J’imagine qu’il a frappé ou que sais-je Therencio, j’ai entendu un gémissement.
- Ce type est capable de tout !
- C’est bénin. Il ne se risquerait pas à cela avec moi Will’. Je ne suis pas toi…


Je l’ai simplement frappé, une fois. Mais… Tobias Rapier a ouvert une brèche qui ne demande qu’à s’ouvrir un peu plus. Dans la voiture d’Aless’ l’ambiance est lycanthropique.

(…)

- Tu me laisses gérer OK.
- Ne n’attendrais pas qu’un innocent fasse un geste fatal, parce que ce psychopathe s’amuse à terroriser ceux qui l’entourent.


Je suis l’Italien quand nous les apercevons. C’est bien ce que je disais, ce mec est taré. Il est en train de viser Therence à bout portant avec une arme à flash ball. À cette distance, c’est mortel. Je m’élance pour lui arracher l’engin meurtrier des mains, mais Aless’ me double et me projet avec violence contre le mur. L’arme a vite fait de pointer le sol, et le gangster s’est collé dans le dos de Tobias dans une prise qui l’empêche de faire le moindre mouvement. La menace sur Therence éliminée, je m’accroupis à côté de Caracole. Le louveteau est apeuré. Je l’entoure de mon aura protectrice et me place entre lui et le chasseur. Il s’est pris une ball, sa nature de loup prend en charge l’hématome qui se dissipe déjà. Je prends la main de l’adolescent, plus pour le rassurer que pour aspirer sa douleur qui se délite peu à peu. J’incendie Tobias du regard. Aless’ lâche finalement celui qu’il appelle son ami et s’inquiète de Therence qu’il relève avec un peu de rudesse.

- Tu m’expliques comment tu en es arrivé là avec ton ami ? Pas de baratin. Des phrases simples et factuelles.

Mon regard contrarié se déporte du professeur aux deux adolescents. Caracole regarde ses pieds, Therence cherche ses mots. Je me retourne vers Rapier. Qu’ont-ils fait pour l’amener à une telle extrémité ? Bien que je sache que le degré de patience de ce type avoisine le zéro absolu. Quoi qu’il en soit, rien ne justifie une telle riposte et ne me prive pas pour le lui dire.

- Tu violes au moins deux lois Rapier, celle du tir illégal en pleine rue sans être en position de légitime défense. Celle de viser des mineurs avec ce type d’arme. Ta liberté est bien sous condition, non ? Quand les enfants ont terminé de donner leur version de l’histoire, tâche d’être convaincant pour que je n’appelle pas Eichen House dans la foulée !

Ce type est un glaçon ambulant, il me toise avec son arrogance toute britannique. Il suffirait que je tende la main. Il n’aura pas le temps de pointer son joujou sur moi qu’il aura déjà la gorge béante. Je m’écœure moi-même à m’imaginer l’égorger avec un plaisir sans nom. Merde ! Je n’ai jamais été violent de ma vie ! Je me reprends, car je sens caracole subitement mal à l’aise. Je l’écrase avec mon aura soudainement devenue plus opressante.



Codage par Libella sur Graphiorum




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: L'art de la guerre [PV Caracole & Tobias]    Mar 5 Fév - 23:10



Règlement de compte
-On aurait dû partir tout de suite! chouine le loupiot, décomposé à la vue des pistolets planqués dans la boite à gant pendant que l’alarme de la voiture hurle notre présence à tout le quartier.

Évidemment que Rapier est armé. C'est un fou qui a fait un passage à l'asile, un psychopathe. Un larbin d'Amaro... peut-être bien un chasseur...

Pas le temps de tergiverser sur les pourquoi du comment : je lance notre butin à Caracole et lui cri de courir.

-Tu es fou! Une balle va plus vite que nous.

C'est bien pour ça que je tente de m'emparer de celles qui sont à ma dispositions!

Je possède une arme, pour me défendre, et je sais m'en servir. Mais mon but en sortant du bahut ce soir, c'était d'espionner le prof, certainement pas de lui livrer un duel. Je me maudis de ne pas l'avoir sur moi quand il me sort de la voiture par l'oreille et pose son propre flingue sur ma tempe.

-Bonjour, monsieur. Pourquoi braquer directement une arme? Vous risquez de commettre une bavure…

Hein?! Par pitié, ne parle pas de malheur!

-S’il vous plaît ? Je suis désolé pour votre voiture…

Contre toute attente, la diplomatie de Caracole porte ses fruits. Tout mon être lui cri un "merci", vite remplacé par mes protestations et celle du prof, cherchant en gros à faire valoir lequel de nous est le plus fou et a le plus de légitimité de se défendre dans cette histoire.

-J’ai cassé votre voiture, il n’y est pour rien.

Le professeur me lâche. Pour la deuxième fois le mioche me sauve la mise. Je me précipite vers Caracole, et lui s'avance d'un pas pour me protéger de son bras. Je suis trop fier pour être défendu, mais l'oreille encore bouillante de la torture à laquelle Rapier l'a soumise, je m'en accommode sans rechigner. Physiquement, je suis en désavantage face à un loup et un chasseur. Notre filature prend fin, mais l'égo plus fort que la raison, je tente un ultime pari : Rapier ne me trouera pas en sachant ce que je représente pour le parrain local.

Je reste sourd à la protestation du loupiot que j'ai oublié dans l'équation et nous nous élançons pour notre survie. J'ai dans l'idée qu'il ne tirera pas non plus sur Caracole. Sa tête de grand niais inspire plus de pitié que de violence, et puis la règle qui dit "shoote mon pote et la sanction sera la même que si tu m'avais touché en personne" s'applique bien aux principes de la mafia, hein?... J'entends un bruit de métal dans notre dos. J'ai peut-être présumé trop vite de l'éthique du flingueur.

Le loup freine, je le percute de plein fouet, on s'étale magistralement.

-Therence! Stop. La fuite ne sert à rien.

-Et je lui tend mon oreille gauche, peut-être?! Debout! Tu m'écrases!

-Tu penses vraiment qu’il va respecter les lois pour savoir où on habite après ce qu’il vient dire.
Évidemment que non. Mais est-ce qu'on a vraiment le temps de réfléchir à ça?!

-Il est armé, pas nous : on se sauve!

-Arrête de penser qu’à toi !
Quoi?... Je fais quoi moi, s’il s’en prend à maman…

L'objection de Caracole me choque. Caracole est un suiveur, un gentil mouton sous une peau de loup. Il a bien essayé de me dissuader au cours de cette enquête, s'est gentiment embarrassé et inquiété de mes plans, mais jamais il ne s'est exprimer comme il vient de le faire. Je daigne enfin considérer sa situation dans cette histoire. Il a peur, pour lui, mais pour sa mère surtout. De la même façon qu'il n'a pas cessé de s'inquiéter pour moi en dépit de mon égocentrisme. Ais-je au moins fait cas de lui à un seul moment depuis que je l'ai convié à espionner le professeur?...

-On devrait s’excuser de no…

Il se fige. Puis bondit sur ses pieds, me relève avec une force que je ne lui connais pas, et braque son regard sur le prof. Ses yeux brillent comme deux petits feux. Rapier pointe le canon de sa monstruosité sur nous. D'instinct, j'entraine Caracole à ma suite, mais il s'écroule dans un cri rauque avant d'avoir fait un pas supplémentaire.

-Carac'?!! Vous êtes complétement cing-

Ma phrase s'achève dans un cri bref. Le choc me plie en deux et je tombe raide, le souffle coupé. Étourdis pendant un instant, présent et souvenir se mélangent et j'imagine avoir reçu une balle de plomb, comme j'avais déjà été shooté une fois. Pas de brûlure. Je crois en revanche que mes tripes ont éclatées. Je me roule sur le sol en gémissant lamentablement. B*rdel, il m'a explosé le bide!...

-Pas bouger. J'en ai encore plein. commande t-il en même temps qu'il recharge l'engin et dégaine son téléphone portable en approchant d'un pas tranquille.

Je garde les yeux rivés sur le chasseur qui nous tient en joug, en colère et terrifié. J'ai perdu le courage de le traiter de psychopathe malgré les jurons qui accompagnent mes geignements. Il prend carrément son pied. Et je regrette amèrement de ne pas avoir écouter Caracole quand on avait encore la possibilité de s'en sortir. Le pauvre loup retrouve lui aussi difficilement son souffle juste à côté de moi.

-Alessandro, j'ai trouvé quelque chose t'appartenant. ... Oui, ton petit garçon et un de ses amis à grandes dents. Je grince les dents. Je ne suis pas "un petit garçon"!... On a eu une légère divergence d'opinion, mais ne t'inquiètes pas nous avons réussi à régler ce soucis comme des personnes civilisées.

-Civilisé?! m'étranglè-je. P*tain, vous nous avez tiré dessus espèce de taré!

-Therence, surveille ta langue ou je te la coupe.


Gloup!

-Le mieux serait que tu viennes, ma charmante personnalité ne semble pas faire l’unanimité ici. Nous sommes près de mon ancien appartement. Bye.

"Ancien appart'", m'enfoncè-je dans mon échec. Parce qu'on avait même pas découvert son véritable lieux de vie... J'entends vociférer à l'autre bout du fil, et puis plus rien. L'oiseau de proie se pose calmement à nos côté et flatte la tête du plus jeune.

-Ça c'est un gentil loup.


-Le touche pas... grommelè-je en m'étirant vers lui pour grimacer de douleur aussitôt. Au contact du canon contre ma joue, un tremblement me parcours le corps.

-Toi par contre...

Je le soutiens d'un regard effarouché, le cœur qui bat à tout rompre en imaginant ce qui se trame dans sa tête de grand sadique. Je suis déjà à terre, je suis pas en état de supporter une nouvelle branlée. Mais j'ose, tout de même avec prudence, clarifier ce point qui, jugeant notre état avec Caracole, me ferait douter que le loup du conte pour enfant soit le véritable méchant de l'histoire.

-... Alors vous êtes vraiment un chasseur?...

Une ombre bondit sur Rapier et renverse la situation. Le flashball est toujours logé dans sa main, mais le cible désormais, commandé par la poigne implacable d'Alessandro. Willem surgit à son tour et accoure à nos côtés. Il fait comme un cocon pour l'adolescent apeuré. Une tension féroce immobilise la ruelle. Le sombre rapace frémit entre les crocs du loup.

Je ne me retrouverais pas entouré de gros calibres avec l'impression d'avoir été percuté par un boulet de canon, je rappellerais au bêta quand il m'avait présenté son nouvel alpha, le norvégien, comme étant quelqu'un de "cool". Puis je lui désignerais le brun à l'accent de mafioso qui mâte le professeur-psychopathe avec un sang-froid à donner des frissons. ÇA, c'est vraiment "cool"! Et non sans orgueil, comme une revanche sur mon enfance, de me gonfler et de préciser : et lui, c'est mon-

Le film de mes fantasmes s’interrompe soudain. Aless me remet sur pied d'un mouvement sec. Je me tiens le ventre en grimaçant.

-Tu m’expliques comment tu en es arrivé là avec ton ami? Pas de baratin. Des phrases simples et factuelles.

Heu...

-Tu violes au moins deux lois Rapier, celle du tir illégal en pleine rue sans être en position de légitime défense. Celle de viser des mineurs avec ce type d’arme, accuse le médiateur. J'avais remarqué la distance entre eux au bahut, mais jamais vu l'amical monsieur Shepherd aussi remonté contre lui. Cela dit je ne m'en plains pas, son animosité conforte mon d'innocence. Ta liberté est bien sous condition, non? Quand les enfants ont terminé de donner leur version de l’histoire, tâche d’être convaincant pour que je n’appelle pas Eichen House dans la foulée !

Le soulagement, l'admiration et l'indignation fondent subitement à l'idée de rendre les comptes qui s'imposent, et je les avale avec ma salive en jetant un coup d’œil vers Caracole puis le chasseur. A la vérité, il apparaitrai que l'homme au pistolet était suivis depuis des jours par les pauvres gamins qu'il a étalés juste en bas de chez lui... parce que ce dernier était chargé de surveiller le plus susceptible et revanchard d'entre eux! L'attaque est la meilleure défense, je darde un regard mauvais sur le véritable coupable de toute cette histoire : Alessandro!

-Tu me fais surveiller!

Simple et factuel...

-Mais c'est pas comme si tu n'avais pas fait en sorte que je m'en rende compte, hein? A faire des messes basses avec Rapier en me jetant vos regards de conspirateurs, là, juste sous mon nez! brandis-je mon bras pour illustrer par jeu de mime, le barman et le professeur à leurs places au comptoir du Pink, à quelques tables de moi. Et tu croyais quoi, que j'allais me laisser faire? Mais pour qui tu me prends?! On ne flicke PAS Therence Garnet!

Caracole ose ouvrir la bouche, et autant que ça me surprenne de sa part, je me sens supporté dans la légitimité de mes actions. Je bombe le torse. Autant que mon estomac en bouillie me le permette...

-Alors on a décidé de vous prendre à votre propre jeu. On a décidé d'espionner l'espion.

... Je. J'AI décidé d'espionner l'espion. Caracole était tout simplement nécessaire pour mener à bien mes recherches, mais on ne va pas s'attarder sur les détails?...

-Tout ça, cette filature, ce n'était que le début de mon plan. En cherchant bien, "un porte-feuille volé ici, une intrusion dans un appart' par là" m'abstins-je de préciser, j'aurais appris tout ce qu'il est possible de savoir sur lui.

Le prénom de son chat, la photos qu'on garde précieusement pour soit, le cadeaux d'un élève favoris, avec qui il partage son shampoing et même l'âge de sa fleuriste et le numéro de son libraire préféré!
J'aurais trouvé de quoi lui mettre la pression et le faire virer du lycée. J'en suis convaincu.

-Et vous vous seriez moins marrés lorsque j'aurais étalé les petits secrets de Rapier sur le comptoir et que ton mouchard se serait fait chassé du bahut.

Si jouer les voyeurs à coups d'informations privés et de photos de ses moments intimes ou de ses fréquentations n'avaient pas suffit à l'intimidé? J'ai songé à lui voler sa flasque et y verser une drogue. Rien de fatal, mais ce qu'il faut pour le rendre groggy en cours et en faire le centre de l'attention. Caracole m'a assuré qu'il buvait à l’abri dans sa voiture. La boisson est son vice. Il n'aurait pas pu y échapper.

-Shepherd l'a dit, sa marge de bévue est infime. Et puis, pour avoir fini interné à Echo House, c'est qu'il doit avoir un paquet de cadavres caché dans dans son placard... d'ailleurs puisqu'on en est à se dévoiler, pourquoi vous avez terminé en asile? envoyé-je au prof.

Je me venge pour le coup de flashball. Il y a quelque chose de grisant à tenir verbalement en respect un type qui a la bagnole remplie de flingues.

Il parait que Shepherd est médiateur pour la police. Je ne comprend pas grand chose à ce boulot au delà de ce que sont nom implique, mais je suis heureux qu'il soit ici. Il nous est indispensable : j'ai besoin d'un témoin impartial dans cette histoire, quelqu'un qui n'approuvera pas loyalement les agissements d'Aless. Je soutiens le regard du parrain avec hargne, une part d'incompréhension justifiant mes reproches.

-Le bahut, c'est MON univers. Tu n'as pas à me faire surveiller. Ni au lycée, ni nulle part ailleurs. Toi tu refuses que je m’immisce de tes affaires, alors ne te mêle pas de ma vie privé!

Caracole l'a très bien dit : c'est flippant. Mais c'est aussi injuste. Je suis beaucoup plus qu'un gosse qu'il s'est juré de garder à l’œil, mais un adulte au même titre que lui, et son... ami. On devrait pouvoir se faire confiance...

-Et puis j'ai passé l'age d'avoir un chaperon...

Les visages convergent vers la voiture amputée d'une portière, abandonnée sur le bitume non loin de la sacoche du professeur et une partie de son contenue.

-... On peut s'y prendre mieux que ça. promis-je, l'impression de sentir peser sur nous un lourd sentiment d'exaspération.


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