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 Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Jeu 9 Aoû - 17:53





Feat :
Tobias Shepherd


Je plie, mais ne rompt pas.
Mais surtout je persévère.

19h30, la maison n’est troublée que par le bruit de nos couverts dans les assiettes. J’imagine que la nourriture est aussi goûteuse que d’habitude, pourtant rien n’a de goût. Je mâche sans plaisir, là où avant le repas était toujours un moment de joies et de partages. Mady est une cuisinière hors pair et son art culinaire était la base de notre bonne humeur. Les repas étaient tacitement le moment d’union de la meute, un temps où les petites dissensions usuelles restaient à la porte du salon. C’était l’occasion pour Kada’an et Tobias de faire les pitres, d’animer les conversations avec ce qu’il se passait au lycée. En tant que professeur de ce même lycée, j’avais le fair-play de ne pas utiliser les petites trahisons qui se libéraient sous leur langues volubiles.

Les plus jeunes ont toujours eu un espace de parole chez les Shepherd. L’idée était ancrée que si les anciens voulaient se faire respecter, l’estime de l’autre devait fonctionner dans les deux sens et qu’il était évident que les adultes devaient montrer l’exemple. Il y avait bien parfois des abus. Je me souviens de chahuts monumentaux auxquels j’avais participé adolescent. Mais avec l’âge, j’avais compris que ces moments de débordements étaient discrètement encadré. Un être pensant a besoin parfois de s’agiter et la sagesse ne se résume pas à rester calme comme une image.

Les repas étaient donc le moment traditionnel des échanges. Et même si la meute s’était réduite drastiquement, nous perpétuions cette tradition. Mady nous racontait les moments forts à l’hôpital, les pitreries d’un ivrogne ou la malice d’un vieillard en fin de vie. Keanus évoquait les tentatives de piratage que sa banque essuyait. Il y a un mois de cela, les formules de politesse des courriers automatiques avaient été remplacées par des propos pornographiques. Mady et Maxine avaient été outrées, Kada’an, Tobias et moi étions hilares. J’avais évoqué ma bourde en TP où j’avais pris le mauvais carton et qu’en lieu et place de souris mortes prévues pour la dissection, j’avais libéré une vingtaine de petits rongeurs bien vivants dans ma classe. Cela avait été une panique générale et une belle pagaille.

Parfois à la fin des repas, Keanus prenait son harmonica et moi la vieille guitare folk qui avait vu des jours meilleurs, mais qui était parfaite pour égrener les vieilles balades de notre enfance. Kada’an et Tobias n’étaient pas forcément très fans de notre répertoire fait de country, ou de blues. Mais restaient quand nous leur sortions de bons vieux rocks ou du métal. Là, c’étaient Mady et Maxine qui fuyaient.

J’étais heureux de cette grande bâtisse que nous avions acheté pour pas grand-chose. La construction a au moins un bon siècle, elle craque les jours de grand vent, il y a des casseroles au grenier car le toit n’est pas étanche. Les murs sont tagués une fois par mois, mais elle jouxte la forêt, possède un grand hangar, une large véranda et une bonne parcelle de terrain que nous laissons en friche, car le gazon anglais n’est vraiment pas dans notre mentalité.

C’était devenu la maison du bonheur. Mais notre demeure porte le deuil. Les tagueurs de la cité qui est de l’autre côté de la rue l’ont senti. Notre façade s’orne de nouvelles décorations faites de fleurs stylisées. Les jeunes de la cité d’à côté ne sont pas nos ennemis, à leur manière ils nous offrent leur présence par le seul moyen d’expression qu’ils connaissent de leurs émotion : les graffiti. S’ils nous refont régulièrement la déco de la palissade ou de la grange, ils le font avec respect. Mady leur avait suggéré que les têtes de morts n’étaient pas trop son truc. Un jour, ils lui avaient dessiné un château de princesse. Je crois que Tobias n’avait pas vu sa mère rire autant depuis longtemps, depuis le grand massacre.

Nous nous sommes intégrés dans ce coin périphérique de Beacon Hills, un quartier qui devait être respectable à ses débuts et qui est depuis celui des pauvres. Nous y sommes bien, personne ne s’étonne de notre « fantaisie », ou de la régularité avec laquelle Keanus et moi prenons notre douche dans le jardin au tuyau d’arrosage, car les femmes de la maisonnée squattent la salle de bain. Je colle Tobias avec les filles sur ce point. Mon projet avec Keanus de la salle-de-bain-jacuzzi-bar-pour-mecs-only est en berne. Maxine est morte.

Le repas se termine comme il a commencé, en silence. Chacun débarrasse son assiette. Pas de bagarre pour savoir qui lave la vaisselle et qui essuie. C’est comme si la vie a déserté la maison et qu’il ne reste que des spectres qui agissent par automatisme. Cuisine rangée, je sors et comme chaque soir j’ouvre le capot de l’Impala et nettoie des points de rouille microscopiques voir imaginaires. Notre vieille Ford est sur cale, dans l’attente d’un arbre à cames que je désespère trouver un jour à la casse du coin. Nous faisons attention à nos dépenses et par principe familial préférons l’occasion que le neuf. Choix de vie que de redonner vie à ce qui peut l’être encore.

Je revois son sourire, son regard faussement en colère alors que je viens — encore — de lui écraser ma glace sur le museau. Ou encore son regard rêveur quand elle songeait à Cassian. Maxine était la douceur même. Je referme le capot d’un coup sec. Lèvres pincées, je tourne en rond comme un fauve, puis ma rage, celle de mon impuissance éclate. J’attrape ce qui me tombe sous la main, clé à six pans, lime, marteau et les balance contre le mur de planches. La clé tombe dans un bruit métallique, le marteau reste fiché dans le bois tant j’ai lancé fort. Un bruit dans mon dos me fait reposer l’outil suivant qui allait suivre la voie des airs comme le reste.

- Quoi ?!



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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Tobias Shepherd

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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Ven 10 Aoû - 21:13


- « Non, rien. »
La réponse placide contrastait avec à peu près tout ce qui avait été dans l’univers jusqu’ici. Tobias n’avait jamais été placide. Gentil parfois, colérique et renfrogné la plupart du temps, et Willem avait été absolument bouleversé il y avait encore quelques secondes, alors qu’il avait toujours été le pilier stable de la meute. De toutes les réponses possibles, celle-ci restait l’une des plus surprenantes.

- « J’ai juste besoin d’un tournevis pour un réglage.. » continuait Tobias, comme si de rien était. Il eut un mouvement de tête vers son télescope qu’il portait dans le creux de son bras. Si Willem avait encore besoin d’une preuve, il l’avait devant elle. Tobias s’était constitué une petite trousse à outils, pour entretenir son « bébé » à lui, et pour bricoler sur ses planches de skate. Il n’avait donc sûrement pas besoin d’un tournevis, et encore moins pour l’objet d’optique qu’il rechignait à trimballer sans sa housse de protection. Clairement, il avait eu besoin d’un prétexte et il avait littéralement pris la première chose qui lui venait à l’esprit tout en étant à portée de mains.

Faisant comme s’il n’avait rien entendu, et comme s’il n’y avait rien à voir, le jeune adulte enjamba les cadavres des différents outils gisant dans la poussière du garage, pour poser son Précieux sur l’établi. Là, il tripatouilla deux-trois vis, histoire de donner le change vis-à-vis de son mensonge – comme s’il y avait un réel besoin de maintenir l’illusion de… de quoi ? Qu’il n’était pas inquiet pour son oncle, ami et mentor ? La chose était que Tobias, en dépit de son caractère pour le moins difficile, n’avait jamais manqué d’empathie et ne s’en était jamais caché. Violent peut-être, mais pas sans cœur. Etait-ce donc si étrange qu’il se souciât d’un des éléments les plus essentiels de sa vie ? Encore plus au moment où il en avait perdu un ? Certes Maxine n’était pas Willem, mais elle avait compté, à sa manière.
S’estimant heureux de son entretien, Tobias remit le tournevis à sa place – lui ! - et se tourna vers Willem. Il prit son temps, laissant à l’autre le temps de comprendre ce qui se passait, pour examiner son alpha. Il y avait bien des façons pour décrire son état, et les auteurs romantiques s’en seraient régalés, mais Tobias coupa court à toute velléité poétique : il avait une sale gueule. Personne n’était frais et pimpant, mais c’était encore pire chez lui. A croire qu’il voulait suivre Maxine dans la tombe.
Faisant toujours comme si tout allait bien, comme s’il ne prêtait aucune attention à ce que faisait l’autre, Tobias s’avança jusqu’au seuil du garage pour tester son télescope. Il braqua l’objectif vers le ciel et fit quelques réglages avant de s’estimer satisfait.

- « Tiens, viens voir ? » proposa-t-il à son chef, lui tendant le Saint des Saints. « On voit très bien la lune. »
Comme si de rien n’était.

Mais offrir son bien le plus précieux revenait à mettre sa vie entre les mains d’autrui. Une preuve de confiance aveugle, s’il n’en était.
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Dim 12 Aoû - 15:54





Feat :
Tobias Shepherd


Je plie, mais ne rompt pas.
Mais surtout je persévère.

Qu’est-ce qu’il fout là, au lieu de se bousiller les oreilles dans sa piaule avec son casque ?

- Non, rien.

Rien mon cul, me dit ton cœur…  Je réfléchis au calendrier. La pleine lune n’est pas pour tout de suite et c’est tant mieux, car d’ordinaire c’est toujours un moment d’extrême tension. Il n’est pas rare que je sois obligé d’anticiper et de l’attacher en prévention. Car veiller toute une nuit, nous met à rude épreuve, que Mady, Keanus, ou moi avons parfois des obligations professionnelles qui nous empêchent de venir le matin fracassé par une nuit blanche.  Nous nous relayons. Tobias a encore des prunelles dorées. Nous ferons tout pour qu’il les conserve. Kada’an a aussi des pleines lunes difficiles. Mais c’est déjà trop tard pour la couleur de ses yeux et la louve a un passé trop sauvage pour que je tente de l’enchaîner. Cela lui ferait perdre la raison et risquer de ne plus revenir humaine. Je sais qu’Aless’ veille sur elle. Un aspect sombre avec lequel je compose. L’Italien est un criminel. Je bosse pour la police en tant que médiateur et pourtant ce type est mon ami, ou ce qui s’en rapproche le plus.

- J’ai juste besoin d’un tournevis pour un réglage.

Il tient son bébé sous le bras. Attitude hautement anormale. Il en avait chié dans le ventilo une fois que j’avais osé évoquer de sortir son télescope sur la terrasse pour observer Mars qui était très proche en ce moment. Et là, il l’amène dans la grange, pleine de poussières, de graisse de voiture. Il tient à sa grosse lunette autant que moi à l’Impala. Possède son propre jeu d’outils exempts de graisse de moteur ou de suie.

Je ramasse les outils que j’ai fait tomber pendant qu’il s’affaire à bidouiller son machin ultra-sensible. Généralement, Tobias me tourne autour un peu avant la pleine lune. Quand il sent qu’il commence à perdre le contrôle, il se rapproche de moi. Mais là, je ne suis pas foutu de me gérer moi-même. Ce n’est pas le loup qui défaille, j’ai toujours été un loup-né parfaitement stable. Non, c’est l’homme que je suis qui part en vrille. Et quoi qu’on en pense, je pense que c’est cette part de moi qui est la plus dangereuse, car imprévisible. Bien plus que l’animal qui est en moi.

- Tiens, viens voir ? On voit très bien la lune.

Je repose la tête de delco que j’examinai et me retourne. Tobias a installé son télescope dehors, devant la grange. Je m’essuie les mains sur un chiffon qui a connu des jours meilleurs et vais coller mon œil dans l’oculaire en prenant soin de ne pas poser mes grosses pattes sur l’engin.

- On voit bien le cratère de Copernic. On verra ça en cours. Tu devrais te payer la note maximale avec tes connaissances..


L’agitation de mon cousin est palpable. Même si Maxine était un peu plus âgée que lui, il s’entendait bien avec elle. Maxine et Kada’an n’avait pas le souvenir du massacre de notre meute. Elles permettaient à Tobias de passer à autre chose, aller de l’avant. Je devrais montrer l’exemple, me faire fort et rassurant. Seulement, le chagrin m’étouffe. Maxine était ma bêta et comme ma petite sœur. Celles que j’avais ont été massacrées. Tobias est inquiet, il est de ma responsabilité de le protéger. Seulement j’ai l’impression d’être un alpha de pacotille.

- Ça va aller Tobias. Personne ne te fera de mal. Je te protégerai.

… mieux que je ne l’ai fait pour Maxine. Je m’avance vers lui pour l’étreindre, le rassurer que je ne merderai plus. Notre relation est fusionnelle et passe d’un extrême à l’autre. Nous nous sommes battus jusqu’au sang, et il a passé plus de nuit à dormir avec moi que j’ai pu en passer avec mes conquêtes féminines. Un truc de loup lié à nos sens. Mon odeur le rassure.

En le couvant, pire qu’un père, je tente de me faire pardonner pour la vie de Ted que j’ai prise, pour son frère Samuel qui aurait dû être le prochain alpha de la meute.

Tobias ne m’évite pas, mais esquisse un signe négatif de la tête. Me suis-je trompé sur ses intentions ? J’avoue avoir du mal en ce moment à être attentif aux autres. L’image de Vicky Anderson, les mains sur les hanches, le regard moralisateur passe à mon esprit. Ce ne sont quand même pas des mineurs qui vont m’apprendre à…



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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Hier à 0:26


Ce n’était pas le rôle dans lequel Tobias était le plus à l’aise. Ce n’était pas qu’il ne pensait pas aux autres, bien au contraire. La vie serait bien plus facile pour le jeune adulte s’il n’avait pas le coeur au bout des lèvres, les nerfs à fleur de peau. Il sentait ceux qu’ils éprouvaient, ou presque. Leur douleur, leur colère, leur humiliation ou ressentiment…. Comme s’il était un aimant à mauvaises auras. Il savait parfaitement quand quelqu’un n’allait pas bien, car il reconnaissait les siens. Les torturés, les regrettards, les sans-âmes… Toutes ses causes considérées perdues par leurs propres porteurs.
La plupart du temps, Tobias évitait de se mêler à eux. Que pourrait-il apporter, qu’un peu plus de peine à leur douleur ? On ne combattait pas le feu par le feu dans ces situations. On ne pouvait pas jouer à qui avait la plus grosse… et ce n’était pas en s’épanchant sur le cas d’autrui, aussi triste fut-il, qu’on guérissait le sien. De cas, s’entend. Tobias n’était pas une bouée de sauvetage. Il n’en avait pas l’étoffe. Ni l’ADN. Son père était peut-être un alpha et son demi-frère une graine de, mais dans le mélange qui était le sien, ça avait été zappé. La faute de personne, c’était juste comme ça.
Mais là, c’était Willem qui souffrait. Ce n’était pas n’importe qui. Willem faisait partie de sa vie, d’aussi loin que remontaient ses souvenirs. Même quand ils étaient gamins et libres, il était son cousin préféré, celui qui prenait le temps de s’occuper du mioche qu’il était. Puis c’était devenu son alpha. Sa bouée de sauvetage. Sa couverture de sécurité à laquelle on s’accroche. Son doudou, taille humaine. L’enfant en Tobias ne pouvait accepter que Willem ne fût pas parfait. Tel un enfant qui comprenait que ses parents n’étaient qu’humains, pouvant se tromper et pleurer, Tobias réalisait que Willem n’était pas infaillible et qu’un jour peut-être, il ne serait pas là pour lui. Pensée égoïste s’il en était, mais affreusement concrète.

Et il ne savait pas comment être là pour lui, alors qu’il devrait. Pas les autres. Les autres, il aurait aimé s’en foutre. Il ne pouvait pas, mais il avait appris, plus ou moins, à temporiser. Willem n’était pas les autres. Willem était… C’était comme ça. Il y avait le Big Bang, le soleil, la terre, la photosynthèse et Willem. Il y avait de ses évidences, comme on respirait sans s’en rendre compte. Un automatisme. Tobias n’imaginait pas une vie sans Willem, un Willem qui le protégeait et qui avançait dans la vie comme si rien ni personne ne l’arrêterait alors qu’il s’était fixé un but. Un homme comme il voudrait le devenir, qui peinait tant à contenir son loup intérieur.
Pourtant… il devait être là pour lui. Maintenant plus que jamais. Un bêta, ce n’était pas simplement un lien à sens unique où il profitait de son alpha. Un chef n’était jamais aussi fort que le plus faible de ses éléments, et un bêta devait supporter, de toutes les façons possibles, son clan, et son leader.
Ce n’était pas qu’il n’aimait pas les embrassades ou les câlins. Bien au contraire. Tobias-chiot en avait raffolé et l’ado perdu devenu adulte en crise recherchait cette chaleur, cette acceptation. Mais il savait aussi pertinemment qu’il n’avait pas le droit d’en profiter. C’était déjà beaucoup de leur demander de sacrifier la vie qu’ils s’étaient tous construite, péniblement, par petits bouts, dès qu’il perdait le contrôle. Fallait-il encore exiger leur amour ? Il n’en avait pas mérité le début du dixième de la moitié du commencement.  Alors non, il n’aimait pas les contacts, car sa culpabilité le rongeait aussi bien que la rouille l’Impala. Rouillé, acide, sale… et c’était lui qui devait aider un type aussi bien que Willem à redresser la tête.
Tu parles d’une ironie.
Ça, et le fait qu’on était mal barré, avec Tobias aux manettes.

- « Je sais. » Oui, tu me protégeras, jusqu’à la mort. Et au-delà, si tu le pouvais. Et cette pensée était terrifiante. Tobias ne méritait pas une telle dévotion, et ne souhaitait pas que Willem se sacrifiât inutilement, jusqu’à s’en damner. « Tu n’as pas à t’en faire pour moi. Je m’en sortirai tout seul. Il faut bien que j’apprenne, un jour ou l’autre, non.. » fit-il avec un haussement d’épaules qui se voulaient détaché et presque blasé. « Je ne veux pas que tu te mettes en danger pour moi. Je veux que tu me promettes que tu n’iras pas faire l’imbécile pour moi. Ça me fera pas plaisir du tout de te voir en prison ou blessé, pour moi. A cause de moi. »
Un peu comme Maxine ne voudrait pas voir Willem tomber en morceaux. Elle aimait la vie, plus que tout autre chose. Elle savait qu’on pleurerait sa mort, oui, mais elle aurait aimé plus que tout qu’on célébrât sa mémoire. Et pour une louve, elle était carrément solaire. On ne pouvait associer les ténèbres à son nom ou à son héritage.

Mais il est des noms que l’on tait, comme on enterre ses sentiments et ses secrets.
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