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 Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Jeu 9 Aoû - 17:53





Feat :
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Je plie, mais ne rompt pas.
Mais surtout je persévère.

19h30, la maison n’est troublée que par le bruit de nos couverts dans les assiettes. J’imagine que la nourriture est aussi goûteuse que d’habitude, pourtant rien n’a de goût. Je mâche sans plaisir, là où avant le repas était toujours un moment de joies et de partages. Mady est une cuisinière hors pair et son art culinaire était la base de notre bonne humeur. Les repas étaient tacitement le moment d’union de la meute, un temps où les petites dissensions usuelles restaient à la porte du salon. C’était l’occasion pour Kada’an et Tobias de faire les pitres, d’animer les conversations avec ce qu’il se passait au lycée. En tant que professeur de ce même lycée, j’avais le fair-play de ne pas utiliser les petites trahisons qui se libéraient sous leur langues volubiles.

Les plus jeunes ont toujours eu un espace de parole chez les Shepherd. L’idée était ancrée que si les anciens voulaient se faire respecter, l’estime de l’autre devait fonctionner dans les deux sens et qu’il était évident que les adultes devaient montrer l’exemple. Il y avait bien parfois des abus. Je me souviens de chahuts monumentaux auxquels j’avais participé adolescent. Mais avec l’âge, j’avais compris que ces moments de débordements étaient discrètement encadré. Un être pensant a besoin parfois de s’agiter et la sagesse ne se résume pas à rester calme comme une image.

Les repas étaient donc le moment traditionnel des échanges. Et même si la meute s’était réduite drastiquement, nous perpétuions cette tradition. Mady nous racontait les moments forts à l’hôpital, les pitreries d’un ivrogne ou la malice d’un vieillard en fin de vie. Keanus évoquait les tentatives de piratage que sa banque essuyait. Il y a un mois de cela, les formules de politesse des courriers automatiques avaient été remplacées par des propos pornographiques. Mady et Maxine avaient été outrées, Kada’an, Tobias et moi étions hilares. J’avais évoqué ma bourde en TP où j’avais pris le mauvais carton et qu’en lieu et place de souris mortes prévues pour la dissection, j’avais libéré une vingtaine de petits rongeurs bien vivants dans ma classe. Cela avait été une panique générale et une belle pagaille.

Parfois à la fin des repas, Keanus prenait son harmonica et moi la vieille guitare folk qui avait vu des jours meilleurs, mais qui était parfaite pour égrener les vieilles balades de notre enfance. Kada’an et Tobias n’étaient pas forcément très fans de notre répertoire fait de country, ou de blues. Mais restaient quand nous leur sortions de bons vieux rocks ou du métal. Là, c’étaient Mady et Maxine qui fuyaient.

J’étais heureux de cette grande bâtisse que nous avions acheté pour pas grand-chose. La construction a au moins un bon siècle, elle craque les jours de grand vent, il y a des casseroles au grenier car le toit n’est pas étanche. Les murs sont tagués une fois par mois, mais elle jouxte la forêt, possède un grand hangar, une large véranda et une bonne parcelle de terrain que nous laissons en friche, car le gazon anglais n’est vraiment pas dans notre mentalité.

C’était devenu la maison du bonheur. Mais notre demeure porte le deuil. Les tagueurs de la cité qui est de l’autre côté de la rue l’ont senti. Notre façade s’orne de nouvelles décorations faites de fleurs stylisées. Les jeunes de la cité d’à côté ne sont pas nos ennemis, à leur manière ils nous offrent leur présence par le seul moyen d’expression qu’ils connaissent de leurs émotion : les graffiti. S’ils nous refont régulièrement la déco de la palissade ou de la grange, ils le font avec respect. Mady leur avait suggéré que les têtes de morts n’étaient pas trop son truc. Un jour, ils lui avaient dessiné un château de princesse. Je crois que Tobias n’avait pas vu sa mère rire autant depuis longtemps, depuis le grand massacre.

Nous nous sommes intégrés dans ce coin périphérique de Beacon Hills, un quartier qui devait être respectable à ses débuts et qui est depuis celui des pauvres. Nous y sommes bien, personne ne s’étonne de notre « fantaisie », ou de la régularité avec laquelle Keanus et moi prenons notre douche dans le jardin au tuyau d’arrosage, car les femmes de la maisonnée squattent la salle de bain. Je colle Tobias avec les filles sur ce point. Mon projet avec Keanus de la salle-de-bain-jacuzzi-bar-pour-mecs-only est en berne. Maxine est morte.

Le repas se termine comme il a commencé, en silence. Chacun débarrasse son assiette. Pas de bagarre pour savoir qui lave la vaisselle et qui essuie. C’est comme si la vie a déserté la maison et qu’il ne reste que des spectres qui agissent par automatisme. Cuisine rangée, je sors et comme chaque soir j’ouvre le capot de l’Impala et nettoie des points de rouille microscopiques voir imaginaires. Notre vieille Ford est sur cale, dans l’attente d’un arbre à cames que je désespère trouver un jour à la casse du coin. Nous faisons attention à nos dépenses et par principe familial préférons l’occasion que le neuf. Choix de vie que de redonner vie à ce qui peut l’être encore.

Je revois son sourire, son regard faussement en colère alors que je viens — encore — de lui écraser ma glace sur le museau. Ou encore son regard rêveur quand elle songeait à Cassian. Maxine était la douceur même. Je referme le capot d’un coup sec. Lèvres pincées, je tourne en rond comme un fauve, puis ma rage, celle de mon impuissance éclate. J’attrape ce qui me tombe sous la main, clé à six pans, lime, marteau et les balance contre le mur de planches. La clé tombe dans un bruit métallique, le marteau reste fiché dans le bois tant j’ai lancé fort. Un bruit dans mon dos me fait reposer l’outil suivant qui allait suivre la voie des airs comme le reste.

- Quoi ?!



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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Ven 10 Aoû - 21:13


- « Non, rien. »
La réponse placide contrastait avec à peu près tout ce qui avait été dans l’univers jusqu’ici. Tobias n’avait jamais été placide. Gentil parfois, colérique et renfrogné la plupart du temps, et Willem avait été absolument bouleversé il y avait encore quelques secondes, alors qu’il avait toujours été le pilier stable de la meute. De toutes les réponses possibles, celle-ci restait l’une des plus surprenantes.

- « J’ai juste besoin d’un tournevis pour un réglage.. » continuait Tobias, comme si de rien était. Il eut un mouvement de tête vers son télescope qu’il portait dans le creux de son bras. Si Willem avait encore besoin d’une preuve, il l’avait devant elle. Tobias s’était constitué une petite trousse à outils, pour entretenir son « bébé » à lui, et pour bricoler sur ses planches de skate. Il n’avait donc sûrement pas besoin d’un tournevis, et encore moins pour l’objet d’optique qu’il rechignait à trimballer sans sa housse de protection. Clairement, il avait eu besoin d’un prétexte et il avait littéralement pris la première chose qui lui venait à l’esprit tout en étant à portée de mains.

Faisant comme s’il n’avait rien entendu, et comme s’il n’y avait rien à voir, le jeune adulte enjamba les cadavres des différents outils gisant dans la poussière du garage, pour poser son Précieux sur l’établi. Là, il tripatouilla deux-trois vis, histoire de donner le change vis-à-vis de son mensonge – comme s’il y avait un réel besoin de maintenir l’illusion de… de quoi ? Qu’il n’était pas inquiet pour son oncle, ami et mentor ? La chose était que Tobias, en dépit de son caractère pour le moins difficile, n’avait jamais manqué d’empathie et ne s’en était jamais caché. Violent peut-être, mais pas sans cœur. Etait-ce donc si étrange qu’il se souciât d’un des éléments les plus essentiels de sa vie ? Encore plus au moment où il en avait perdu un ? Certes Maxine n’était pas Willem, mais elle avait compté, à sa manière.
S’estimant heureux de son entretien, Tobias remit le tournevis à sa place – lui ! - et se tourna vers Willem. Il prit son temps, laissant à l’autre le temps de comprendre ce qui se passait, pour examiner son alpha. Il y avait bien des façons pour décrire son état, et les auteurs romantiques s’en seraient régalés, mais Tobias coupa court à toute velléité poétique : il avait une sale gueule. Personne n’était frais et pimpant, mais c’était encore pire chez lui. A croire qu’il voulait suivre Maxine dans la tombe.
Faisant toujours comme si tout allait bien, comme s’il ne prêtait aucune attention à ce que faisait l’autre, Tobias s’avança jusqu’au seuil du garage pour tester son télescope. Il braqua l’objectif vers le ciel et fit quelques réglages avant de s’estimer satisfait.

- « Tiens, viens voir ? » proposa-t-il à son chef, lui tendant le Saint des Saints. « On voit très bien la lune. »
Comme si de rien n’était.

Mais offrir son bien le plus précieux revenait à mettre sa vie entre les mains d’autrui. Une preuve de confiance aveugle, s’il n’en était.
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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Dim 12 Aoû - 15:54





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Je plie, mais ne rompt pas.
Mais surtout je persévère.

Qu’est-ce qu’il fout là, au lieu de se bousiller les oreilles dans sa piaule avec son casque ?

- Non, rien.

Rien mon cul, me dit ton cœur…  Je réfléchis au calendrier. La pleine lune n’est pas pour tout de suite et c’est tant mieux, car d’ordinaire c’est toujours un moment d’extrême tension. Il n’est pas rare que je sois obligé d’anticiper et de l’attacher en prévention. Car veiller toute une nuit, nous met à rude épreuve, que Mady, Keanus, ou moi avons parfois des obligations professionnelles qui nous empêchent de venir le matin fracassé par une nuit blanche.  Nous nous relayons. Tobias a encore des prunelles dorées. Nous ferons tout pour qu’il les conserve. Kada’an a aussi des pleines lunes difficiles. Mais c’est déjà trop tard pour la couleur de ses yeux et la louve a un passé trop sauvage pour que je tente de l’enchaîner. Cela lui ferait perdre la raison et risquer de ne plus revenir humaine. Je sais qu’Aless’ veille sur elle. Un aspect sombre avec lequel je compose. L’Italien est un criminel. Je bosse pour la police en tant que médiateur et pourtant ce type est mon ami, ou ce qui s’en rapproche le plus.

- J’ai juste besoin d’un tournevis pour un réglage.

Il tient son bébé sous le bras. Attitude hautement anormale. Il en avait chié dans le ventilo une fois que j’avais osé évoquer de sortir son télescope sur la terrasse pour observer Mars qui était très proche en ce moment. Et là, il l’amène dans la grange, pleine de poussières, de graisse de voiture. Il tient à sa grosse lunette autant que moi à l’Impala. Possède son propre jeu d’outils exempts de graisse de moteur ou de suie.

Je ramasse les outils que j’ai fait tomber pendant qu’il s’affaire à bidouiller son machin ultra-sensible. Généralement, Tobias me tourne autour un peu avant la pleine lune. Quand il sent qu’il commence à perdre le contrôle, il se rapproche de moi. Mais là, je ne suis pas foutu de me gérer moi-même. Ce n’est pas le loup qui défaille, j’ai toujours été un loup-né parfaitement stable. Non, c’est l’homme que je suis qui part en vrille. Et quoi qu’on en pense, je pense que c’est cette part de moi qui est la plus dangereuse, car imprévisible. Bien plus que l’animal qui est en moi.

- Tiens, viens voir ? On voit très bien la lune.

Je repose la tête de delco que j’examinai et me retourne. Tobias a installé son télescope dehors, devant la grange. Je m’essuie les mains sur un chiffon qui a connu des jours meilleurs et vais coller mon œil dans l’oculaire en prenant soin de ne pas poser mes grosses pattes sur l’engin.

- On voit bien le cratère de Copernic. On verra ça en cours. Tu devrais te payer la note maximale avec tes connaissances..


L’agitation de mon cousin est palpable. Même si Maxine était un peu plus âgée que lui, il s’entendait bien avec elle. Maxine et Kada’an n’avait pas le souvenir du massacre de notre meute. Elles permettaient à Tobias de passer à autre chose, aller de l’avant. Je devrais montrer l’exemple, me faire fort et rassurant. Seulement, le chagrin m’étouffe. Maxine était ma bêta et comme ma petite sœur. Celles que j’avais ont été massacrées. Tobias est inquiet, il est de ma responsabilité de le protéger. Seulement j’ai l’impression d’être un alpha de pacotille.

- Ça va aller Tobias. Personne ne te fera de mal. Je te protégerai.

… mieux que je ne l’ai fait pour Maxine. Je m’avance vers lui pour l’étreindre, le rassurer que je ne merderai plus. Notre relation est fusionnelle et passe d’un extrême à l’autre. Nous nous sommes battus jusqu’au sang, et il a passé plus de nuit à dormir avec moi que j’ai pu en passer avec mes conquêtes féminines. Un truc de loup lié à nos sens. Mon odeur le rassure.

En le couvant, pire qu’un père, je tente de me faire pardonner pour la vie de Ted que j’ai prise, pour son frère Samuel qui aurait dû être le prochain alpha de la meute.

Tobias ne m’évite pas, mais esquisse un signe négatif de la tête. Me suis-je trompé sur ses intentions ? J’avoue avoir du mal en ce moment à être attentif aux autres. L’image de Vicky Anderson, les mains sur les hanches, le regard moralisateur passe à mon esprit. Ce ne sont quand même pas des mineurs qui vont m’apprendre à…



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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Mar 14 Aoû - 0:26


Ce n’était pas le rôle dans lequel Tobias était le plus à l’aise. Ce n’était pas qu’il ne pensait pas aux autres, bien au contraire. La vie serait bien plus facile pour le jeune adulte s’il n’avait pas le coeur au bout des lèvres, les nerfs à fleur de peau. Il sentait ceux qu’ils éprouvaient, ou presque. Leur douleur, leur colère, leur humiliation ou ressentiment…. Comme s’il était un aimant à mauvaises auras. Il savait parfaitement quand quelqu’un n’allait pas bien, car il reconnaissait les siens. Les torturés, les regrettards, les sans-âmes… Toutes ses causes considérées perdues par leurs propres porteurs.
La plupart du temps, Tobias évitait de se mêler à eux. Que pourrait-il apporter, qu’un peu plus de peine à leur douleur ? On ne combattait pas le feu par le feu dans ces situations. On ne pouvait pas jouer à qui avait la plus grosse… et ce n’était pas en s’épanchant sur le cas d’autrui, aussi triste fut-il, qu’on guérissait le sien. De cas, s’entend. Tobias n’était pas une bouée de sauvetage. Il n’en avait pas l’étoffe. Ni l’ADN. Son père était peut-être un alpha et son demi-frère une graine de, mais dans le mélange qui était le sien, ça avait été zappé. La faute de personne, c’était juste comme ça.
Mais là, c’était Willem qui souffrait. Ce n’était pas n’importe qui. Willem faisait partie de sa vie, d’aussi loin que remontaient ses souvenirs. Même quand ils étaient gamins et libres, il était son cousin préféré, celui qui prenait le temps de s’occuper du mioche qu’il était. Puis c’était devenu son alpha. Sa bouée de sauvetage. Sa couverture de sécurité à laquelle on s’accroche. Son doudou, taille humaine. L’enfant en Tobias ne pouvait accepter que Willem ne fût pas parfait. Tel un enfant qui comprenait que ses parents n’étaient qu’humains, pouvant se tromper et pleurer, Tobias réalisait que Willem n’était pas infaillible et qu’un jour peut-être, il ne serait pas là pour lui. Pensée égoïste s’il en était, mais affreusement concrète.

Et il ne savait pas comment être là pour lui, alors qu’il devrait. Pas les autres. Les autres, il aurait aimé s’en foutre. Il ne pouvait pas, mais il avait appris, plus ou moins, à temporiser. Willem n’était pas les autres. Willem était… C’était comme ça. Il y avait le Big Bang, le soleil, la terre, la photosynthèse et Willem. Il y avait de ses évidences, comme on respirait sans s’en rendre compte. Un automatisme. Tobias n’imaginait pas une vie sans Willem, un Willem qui le protégeait et qui avançait dans la vie comme si rien ni personne ne l’arrêterait alors qu’il s’était fixé un but. Un homme comme il voudrait le devenir, qui peinait tant à contenir son loup intérieur.
Pourtant… il devait être là pour lui. Maintenant plus que jamais. Un bêta, ce n’était pas simplement un lien à sens unique où il profitait de son alpha. Un chef n’était jamais aussi fort que le plus faible de ses éléments, et un bêta devait supporter, de toutes les façons possibles, son clan, et son leader.
Ce n’était pas qu’il n’aimait pas les embrassades ou les câlins. Bien au contraire. Tobias-chiot en avait raffolé et l’ado perdu devenu adulte en crise recherchait cette chaleur, cette acceptation. Mais il savait aussi pertinemment qu’il n’avait pas le droit d’en profiter. C’était déjà beaucoup de leur demander de sacrifier la vie qu’ils s’étaient tous construite, péniblement, par petits bouts, dès qu’il perdait le contrôle. Fallait-il encore exiger leur amour ? Il n’en avait pas mérité le début du dixième de la moitié du commencement.  Alors non, il n’aimait pas les contacts, car sa culpabilité le rongeait aussi bien que la rouille l’Impala. Rouillé, acide, sale… et c’était lui qui devait aider un type aussi bien que Willem à redresser la tête.
Tu parles d’une ironie.
Ça, et le fait qu’on était mal barré, avec Tobias aux manettes.

- « Je sais. » Oui, tu me protégeras, jusqu’à la mort. Et au-delà, si tu le pouvais. Et cette pensée était terrifiante. Tobias ne méritait pas une telle dévotion, et ne souhaitait pas que Willem se sacrifiât inutilement, jusqu’à s’en damner. « Tu n’as pas à t’en faire pour moi. Je m’en sortirai tout seul. Il faut bien que j’apprenne, un jour ou l’autre, non.. » fit-il avec un haussement d’épaules qui se voulaient détaché et presque blasé. « Je ne veux pas que tu te mettes en danger pour moi. Je veux que tu me promettes que tu n’iras pas faire l’imbécile pour moi. Ça me fera pas plaisir du tout de te voir en prison ou blessé, pour moi. A cause de moi. »
Un peu comme Maxine ne voudrait pas voir Willem tomber en morceaux. Elle aimait la vie, plus que tout autre chose. Elle savait qu’on pleurerait sa mort, oui, mais elle aurait aimé plus que tout qu’on célébrât sa mémoire. Et pour une louve, elle était carrément solaire. On ne pouvait associer les ténèbres à son nom ou à son héritage.

Mais il est des noms que l’on tait, comme on enterre ses sentiments et ses secrets.
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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Lun 20 Aoû - 22:30





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Je plie, mais ne rompt pas.
Mais surtout je persévère.


-Je sais.

Sa réponse laconique sonne de l’amertume qui le ronge. J’observe mon cousin. Je m’en veux de ne pas trouver les mots justes, ceux qui ôteraient l’ombre qui voile son regard. Dire qu’avant c’était un môme rieur et enjoué… Chienne de vie à s’acharner à nous briser.

- Tu n’as pas à t’en faire pour moi. Je m’en sortirai tout seul. Il faut bien que j’apprenne, un jour ou l’autre, non..
- Tobie…


Nous y voilà à nouveau, son entêtement à vouloir se mettre à part, hors de la meute. Seulement il est un loup, non un ours. Seul, un lycan vit mal, ou pire tourne mal. Je connais une exception, un certain Italien. Mais Alessandro a un caractère forgé à l’acier trempé, une niaque qui fait de lui un alpha au regard bleu. Toutefois, il n’y a que lui qui peut se permettre de violer toutes les conventions.

- Je ne veux pas que tu te mettes en danger pour moi.
- Tobie, sérieux !
- Je veux que tu me promettes que tu n’iras pas faire l’imbécile pour moi.
- Sympa pour la confiance ! Ce n’est pas faire l’imbécile que de protéger sa meute, nom d’une pipe !
- Ça me fera pas plaisir du tout de te voir en prison ou blessé, pour moi. À cause de moi.
- Tobias…


Je lève le bras avec l’évidente intention de le serrer contre moi, il m’esquive. Je soupire. Depuis quelques temps, il refuse en bloc toute mon empathie et tout contact. Non que dormir avec un adolescent collé contre mon torse me manque, mais les Shepherd sont naturellement très tactiles.  Gènes de loup couplés à une vie nomade ayant favorisé la chose.

Le spectre de Maxine plane sur nous. Rapier avait le doigt sur la gâchette quand je me suis approché de lui pour me saisir de son arme. Il avait tout le temps de  me tirer une balle en pleine tête. Ai-je agi en me foutant de savoir s’il allait tirer, ou avais-je une réelle certitude qu’il n’appuierait pas sur la détente ?

- Je te promets de ne pas faire « l’imbécile » comme tu le dis. Mais de ton côté ne renie pas ce que tu es Tobie. Tu es un loup, le genre d’animal qui vit en meute non parce qu’il est peureux, mais parce qu’il est plus efficace avec ce mode de vie. C’est inscrit dans nos gènes. Aller contre, c’est aller dans le mur. Range ton précieux, on part en forêt.

Tobias rechigne, mais lorsque je m’approche de son télescope il a vite fait de se saisir de l’engin et de le rapporter à l’intérieur de la maison. Il met un peu de temps, suffisamment pour que je pense qu’il ne va pas ressortir. Ce qu’il fait finalement au bout de plusieurs minutes. Du menton, je lui indique la sente qui mène à la forêt à l’arrière de la maison.

(…)

Nous marchons en silence depuis que nous avons quitté les lumières rassurantes de la ville. Nous cheminons sans lampe, simplement éclairés par la lune gibbeuse et la voie lactée. Les bruits de la nuit nous sont familiers et nous apaisent. Je romps le silence au bout d’un moment.

- OK pour qu’à mes yeux, je t’émancipe au rang d’adulte qui peut se débrouiller. Mais comme tu l’as dit toi-même, tu as besoin d’apprendre.

Ça se renfrogne à mes côtés. Tobias en a marre d’être celui que l’on surveille comme une casserole de lait sur le feu. Marre d’être l’élément perturbateur de notre tranquillité. Je comprends sa frustration et l’humiliation de penser être le maillon faible d’un groupe. Comment lui faire reprendre confiance en lui sans rompre le cordon ombilical de la meute ? Ma seule crainte est qu’un beau matin de retrouver sa chambre vide, désertée. Je veux retrouver notre complicité d’avant. Que nos liens ne soient plus rongés par l’angoisse et le stress.

- Tobie ? Que dirais-tu, quand tu n’as pas cours, de m’accompagner comme observateur dans mes missions de médiation ? Tu resterais dans un coin sans t’en mêler, car je n’ai théoriquement pas le droit de t’amener. L’idée est qu’après tu me donnes ton impression. Je veux ton avis, mais aussi tes questions.

Sans nous rendre compte, nos pas nous ont menés là où il ne fallait pas, le bord de la falaise. L’endroit suinte la tristesse et le remord. L’odeur de Rapier est effacée, ou ne doit subsister que sur l’arbre contre lequel je l’ai envoyé se fracasser. J’ai envie de quitter ce lieu maudit au plus vite, mais quel lâche je fais, alors que je demande à mon cousin de prendre sur lui.

- Je me sens responsable de sa mort… comme toi tu te rends coupable de nos multiples déménagements.

Je soupire, regarde Tobias et finis par m’asseoir sur le sol. Il est peut-être temps de regarder ses démons en face.


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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Jeu 23 Aoû - 22:10


Paroles, paroles... Tobias savait que Willem n’essayait pas de le tromper avec des mots creux. C’était peut-être ce qu’il y avait de pire. Son aîné ne voyait pas à quel point tout ce qu’il disait restait vain. Ce n’était pas des promesses, ce n’était que l’expression de son sentiment personnel, et ça n’allait pas plus loin. Volonté ne fait pas loi. Heureusement, car généralement, les pires tyrans de l’Histoire avaient eu une résolution à toute épreuve. S’il suffisait de vouloir, pour avoir, pour faire et faire faire, on serait dans de sales draps. En partant de Neron, jusqu’à Hilter, en passant du côté d’Atila ou de l’Inquisition Chrétienne, il y en avait eu, un paquet de gens qui voulaient, et qui pensaient bien faire et/ou être dans leur bon droit.

- « Justement, je pense à la meute. Elle a besoin de toi, pour elle. Pour eux tous. Ça devient trop injuste de focaliser trop sur mon cas. » Ce n’était pas de la fausse modestie de la part de celui qui cherchait des compliments de façon détournée. Pas plus l’apitoiement de la navrante larve qui se croyait victime universelle et unique. Non, Tobias était juste fatigué, et bourré de remords. Il savait qu’il n’allait pas bien, et après des années à tenter de résoudre le souci, force était de constater que rien ne fonctionner. Peut-être fallait-il juste accepter qu’il n’irait pas mieux et que son état était permanent. Sa norme. Son quotidien. Certains étaient cons, génétiquement. Peut-être était-il violent pareillement ?

Tobias voyait bien que sa tentative d’approche ne fonctionnait pas. Willem n’était pas prêt de l’écouter, pas prêt à l’écouter. Il pensait encore à lui comme étant quelqu’un à protéger, quelqu’un qui prenait, et qui ne pouvait pas donner. Ce n’était pas son rôle. Tobias n’était pas là pour qu’on s’appuyât sur lui. Parfois, le jeune homme se demandait ce qui se serait passer si c’était lui qui était mort. Oh, il ne doutait pas que sa mère et sa meute eussent le cœur fendu. Il n’était pas pathétique au point de penser que personne ne le pleurerait. Mais une fois le choc passé, ne serait-ce pas un soulagement que de ne pas avoir à traiter avec ses crises et les conséquences qui, années après années, avaient impacté la meute bien plus que nécessaire.
Il s’apprêtait à rendre les armes quand Willem lui proposa de sortir en forêt. C’était rare, pour une nuit en semaine, mais les loups-garous avaient besoin de peu de sommeil, et Tobias avait de l’énergie à revendre. Au pire, il serait encore plus renfermé demain pendant qu’il finirait sa nuit pendant les cours les plus barbants de la journée. En dépit de son dossier chargé à cause de ses emportements, le jeune homme maintenait une moyenne honnorable. Etudier restait, après tout, une activité solitaire qui le coupait parfaitement de ses congénères les macaques évolués – parait-il. Il pouvait donc se permettre de dodeliner de la tête ic et là.
Reposer le Précieux sur son socle prenait un peu plus que juste le poser sur son lit mais Tobias savait bien que remettre à demain revenait à chercher les ennuis. Allez savoir qui allait venir se jetter sur son lit ? Bon, comme ça, il n’y avait que Kada qui venait en tête, mais elle pouvait vraiment casser le téléscope. Aussi prit-il le temps nécessaire pour ajuster l’objet à son trépied.

Marcher dans la forêt était un plaisir dont Tobias ne se lasserait jamais. Libre d’être lui-même à l’abri des ténèbres, le bêta laissa ses sens de loup prendre le dessus. Il respira à fond, emplissant ses poumons de cette odeur de mousse et de terre, laissant ses yeux se perdre dans le tumulte des étoiles. Il voyait les constallations perdre leur place pour des amas et des principes astronomiques, et ses oreilles captaient les crissements des grillons. Il se sentait ici en harmonie. Il n’y avait pas de mal autre que le mal nécessaire du prédateur tuant sa proie pour se nourrir.
Il avançait en silence, respectant autant le lieu que les ruminations de son cousin. Willem pensait, et ça se voyait. Il se doutait de la teneur des idées, et ça devait se rapporter à Maxine et à lui, comme d’habitude. Finalement, son alpha n’avait pas de source de bonheur en ce moment. Pourtant, il ne se douta pas un instant qu’il allait faire un grand pas vers un nouveau statut. Que se passait-il chez Willem ? Pourquoi ce changement d’attitude soudain ? Jusqu’alors, Tobias n’avait pas été traité en adulte, ni même trop donné l’occasion de l’être. On lui faisait confiance pour gérer son argent de poche, et on savait que s’il restait seul dans la maison, il n’allait pas y mettre le feu. Mais on ne le pensait pas capable de rester seul, avec les autres – et lui-même figurait dans la liste des sceptiques. Peut-être que le fait d’affirmer son envie était un premier pas : qui allait croire en celui qui ne croyait pas en lui-même ?

- « ... » Il ouvrit la bouche pour répondre, mais la referma, taisant cette première réaction spontannée qui lui avait fait tant de mal auparavant. « . » Même après quelques instants de réflexion, il n’avait pas trouvé mieux à dire. « . » Non, ce n’était pas qu’il n’avait rien à dire, mais il ne trouvait pas la façon de la transcrire. Ah,que les loups-garous n’étaient-ils pas télépathes....

Puis cette pensée fut chassée par une quantité d’émotions contradictoire. Surprise, énervement, moquerie, incompréhension. Lui ? Dans une session de médiation ? Mais qu’allait-il y faire ? Parlons d’un éléphant dans un magasin de porcelaine! Qui voudrait entendre son avis ? Personne ne le lui avait jamais demandé ? Lui-même ne pensait pas avoir quelque chose à dire de bien trancendant. … Crois en toi-même. On y revenait, comme la quadrature du cercle. Et si tu n’y crois pas, crois en celui qui crois en toi. Or, s’il y avait bien une constance dans sa vie, c’était bien Willem, l’une des très rares personnes qu’il suivait et suivrait les yeux fermés. Ainsi, alors que tout en lui criait de refuser cette offre, il ne put qu’acquiescer. Il ne pourrait jamais rien refuser à Willem.
Mais ce n’était pas pour autant qu’il allait aimer ça, voire être à l’aise.

Pour dissimuler ce trouble, le lycéen se détourna, pour contempler la falaise. Lui n’avait pas assisté à la scène ni rien. Il ne voyait ni ne sentait rien de bien particulier. L’odeur de l’autre Tobias était quelque part familière, puisqu’elle planait au lycée où il officiait comme professeur. Willem par contre... Allait-il craquer ? Tobias le crut, Encore une fois, à tort. Il n’aimait pas ça. Willem ne pouvait pas changer. Il était parfait, avant.

- « A la différence que je suis coupable. C’est moi qui me suis retrouvé dans ses bagarres. J’ai eu un comportement non acceptable. » Jamais Tobias n’avait fui devant ses responsabilités. Il avait parfois plus ou moins clairement indiqué qu’il avait été provoqué d’une manière ou d’une autre. « Toi, tu n’étais pas là. Tu n’as pas poussé Maxine. Tu n’as pas dit à Tobias de la tuer. Elle n’était pas sans défense non plus. Tu as toujours pris soin d’elle, comme tu as pris soin de chacun d’entre nous. S’il y a un coupable, c’est Rapier. » Et comme il détestait partager son prénom avec ce sale type, ce meurtrier. Il vint s’accroupir aux côté de Willem, les coudes sur les cuisses, les mains pendantes entre ses jambes. « Ni coupable, ni responsable. Démuni, peut-être. Mais tu ne peux pas tout contrôler. Il va nous arriver des choses, dans notre vie, que tu ne pourras pas arrêter. Vivre, c’est soufrir. Un peu, beaucoup, selon nos choix, mais tu ne peux pas empêcher ça. On naît dans la douleur. On apprend par la douleur. Donc non, tu ne pourras jamais nous offrir l’Eden. Mais tu nous offres une maison, un foyer. Une famille. C’est déjà beaucoup. Ne te diminue pas, Willem. Tu fais déjà énormement. »
Et s’il s’écroulait, il allait retirer tout ça. Mais la culpabilisation ne faisait pas partie du mode opératoire de Tobias, pas quand il en était une allégorie vivante.


[HRP: désolée, je ne relance pas un max, mais c'est à cause de Tobias: ce n'est pas un grand causeur, et c'est un bêta dans toute sa puissance. Il n'est pas habitué de mener les choses. ]
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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Ven 31 Aoû - 22:00





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Je plie, mais ne rompt pas.
Mais surtout je persévère.



Les mots de mon cousin martèlent mes tympans. « Toi, tu n’étais pas là. » C’est bien là le problème. J’ai sentis la détresse de Maxine et je suis arrivé trop tard. Nos doigts se sont frôlés. Je me souviens de son regard. L’espoir, la peur, le reproche. C’est mon point de vue que je sais partial. «  Tu n’as pas poussé Maxine. » Je ne l’ai pas rattrapée non plus. Ça s’est joué à une demie seconde. Cette mort est stupide. « Tu n’as pas dit à Tobias de la tuer. » Non c’est exact. Ce cinglé s’est amusé à lui faire peur… Comment peut-on aimer terroriser les autres ? À mes yeux, on n’y gagne qu’une puissance minable, facile. «  Elle n’était pas sans défense non plus. »

- …

Maxine était gentille et vulnérable. Elle aurait pu fuir, ou faire front. Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère. Notre mantra, celui qui nous permet de survivre. Elle aurait pu plier pour survivre, car finalement Rapier n’avait pas réellement l’intention de l’abattre. Elle aurait pu survivre.

Tobias s’est approché de moi, accroupi. Je sens son odeur corporelle, ses signaux chimiques qui font deviner l’état d’esprit d’une personne autant que ses tics corporels peuvent le trahir. Le temps de sa plaidoirie sur mon innocence et ma capacité à être un bon alpha, je retrouve notre meute d’antan et le gamin que je connaissais. Gentil et adorable. Il y a eu cette fameuse nuit et tout est parti en vrille.  

Je renifle et souris sans ouvrir la bouche. C’est un bon gamin, un adolescent qui n’en est plus un, car une bande de conards lui a tout pris. J’ai envie de lui ébouriffer la tête, mais je sais qu’il n’apprécierait pas. Cela marquerait trop la différence jeune – adulte. Alors d’un geste rapide, je pousse légèrement sur son épaule. Ça le déséquilibre, il se retrouve sur les fesses. Blague débile, mais je crois que nous avons tous deux besoin de légèreté.

- Tu as raison sur toute la ligne Tobias.

Pourquoi faut-il que l’autre salopard ait le même prénom que mon cousin ? Comme si le sort s’acharnait pour que nous n’oubliions pas.

- Nous sommes un peu semblables sur nos réactions, tu ne trouves pas ?

La violence en moins. Mais là, c’est lui qui n’y peut rien. Il a terminé son enfance ainsi. Je ne désespère pas qu’il devienne un adulte qui se contrôle sans peine. Mais il conservera les cicatrices du passé. J’observe ses traits fins. Il me rappelle cruellement Ted, son père. Même regard, même tic de la main qui gratte l’arrière de son crane quand il est embarrassé.

- Bon, ce qui est certain, c’est qu’on fait une belle paire de couillons. J’étais sérieux pour que tu m’accompagnes comme observateur lors de quelque unes de mes missions de médiation. Ce soir, tu as trouvé les mots pour me remonter le moral. Tu viens de me rappeler qu’une meute, c’est aussi un groupe d’individus sur qui on peut compter.

Je me relève et m’étire. Je regarde les lieux. J’y avais passé une soirée agréable en compagnie d’Amance. Être triste ne fera pas revenir Maxine, mais elle reste et restera dans mon cœur, une cicatrice de plus.

- On fait la course jusqu’à la maison. Si tu gagnes, tu intègres le projet salle-de-bain-pour-mecs que Keanus et moi installons dans la grange.


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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Mar 4 Sep - 19:13


Il est de ces moments fragiles où le destin est en équilibre, retenant son souffle, laissant le libre arbitre faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. C’est un de ces instants clés, un « noeud » comme les appellent les tireuses de cartes et autres psychologues de l’au-delà. Ce moment, à cet endroit, avec ces circonstances, qui changeait un destin, selon le choix fait. C’était toute une vie, et celles de générations à venir, et toutes celles des gens liées au premier concerné, qui basculaient.
La plupart du temps, ce n’était que plus tard, bien plus tard, qu’on se rendait compte que ce moment, souvent annodin, était un nœud. Généralement, c’était les tempes grises avec un soupir sur les airs de « si j’avais su », en soufflant sur la braise des remords, qu’on pouvait philosopher sur les occasions manquées et les tournants de la vie. A remonter le cours de sa vie, comme les saumons les torrents, on trouvait souvent ces petits moments où il s’était joué beaucoup, comme ça, en douce, en sournois dans le dos.  Ce n’était que les claques magistrales dont on se souvenait : les mariages, les naissances, les démissions, les « je claque tout pour m’installer 8000 km plus loin avec mon élevage de lamas nains à poils longs », les crises de  la -taine qui vous obsédait. Non, ces petites choses qui, minutes après minutes, faisaient vaciller les fondations, restaient les grandes silencieuses et sacrifiées sur les autels de biographie.

Cependant, Tobias avait cette intuition de vivre un moment comme ça. Il ne voulait pas brusquer Willem, mais il espérait que cette conversation, toute aussi plat fût-elle, lui remît les choses à leur place. Et s’il était arrivé à temps, qui pouvait dire ce qui se serait passé ? Peut-être que dans la précipitation, Willem aurait mal assuré sa position, et entraîné par le poids de Maxine, ils auraient tous les deux basculés vers une mort certaine. Peut-être que Rapier serait venu les aider et il aurait glissé, sa mort devenant alors l’étincelle embrasant le brasier de la haine entre Chasseurs et Loups à Beacon Hill. Non, la mort de Maxine, c’était une claque. Une sacrée putain de grosse claque – excuse-me my french, comme vu que Willem bécoquait la prof de la langue de Molière, Tobias avait une certaine liberté en ce domaine – et ce soir, c’était peut-être le début de la fin. Le moment où Willem ferait le deuil, non pas de la jeune fille, mais de sa culpabilité. Ci-git les regrets et les remords d’un homme qui n’était pas un héros, mais juste un bon gars. RIP

Il tomba au sol avec un court grognement. Ce n’était pas de la douleur, ni même de la surprise. Ce n’était même pas de la désaprobation – un peu peut-être pour le cul de son pantalon qui allait être sale. C’était son mode de communication. Un grognement, c’était par nature neutre, chez les Loups. On interprétait ça comme on voulait, mais c’était avant tout l’énonciation de sa présence. Du genre « je t’écoute, je suis là ». De là à dire que Tobias était d’accord avec Willem, c’était un pas qui tenait lieu de gouffre style Grand Canyon. Au nom de quoi
étaient-ils semblables ? Tobias serait incapable de s’occuper d’une meute. Il avait déjà du mal à s’auto-gérer... Il avait déjà tant d’émotions en lui, comment pourrait-il se pencher sur le cas des autres ?

- « Toi, c’est toi. Les autres, c’est les autres. Tu aimes les autres. Pas moi. Je t’aime, toi. Je n’aime pas les autres. » Ou plutôt, je n’aime pas leurs émotions. Tobias était ultra sensible aux contrariatés, surement parce qu’il était un écorché vivant et qu’il savait en reconnaître l’écho chez autrui. A chaque fois qu’il avait voulu aider, ça c’était mal passé. Alors Tobias avait appris à haïr ses sentiments et à les considérer comme source de tous ses maux. Ego, je n’aime pas les autres. Trop de sensations était mauvais, mais l’absence de sensations n’était pas mieux. Devenu ermite social, Tobias ne sentait pas d’amélioration, bien au contraire. « Mais je viendrai. » Parce qu’il ne savait pas dire non à son cousin.

Tobias se leva en étouffant son soupir. Il ne se sentait pas concerné par le projet salle-de-bain-jacuzzi-bar-pour-mecs-only. Il était parfaitement heureux avec l’instatallation dans la maison, qui demandait certes de faire la queue, mais avait cet avantage d’être DANS la maison. Un détail, peut-être, mais Tobias ne se voyait pas aller dans la grange pour se laver les dents. De toutes les façons, la salle de bains n’était pas sa pièce favorite. Il détestait les miroirs. Aussi prenait-il le minimum de temps possible pour un nettoyage en règle, mais sans plus. Et les filles le remerciaient d’autant plus qu’il ne squattait pas la pièce outre mesure.
Mais s’il était admis dans le club, alors il n’allait pas refuser. Bonne pate, il aiderait à la construction de ce machin qui ne lui servirait surement jamais. Après tout, il ne savait vraiment pas refuser quelque chose à son cousin.
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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Dim 9 Sep - 16:33





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Je plie, mais ne rompt pas.
Mais surtout je persévère.



- Toi, c’est toi. Les autres, c’est les autres. Tu aimes les autres. Pas moi. Je t’aime, toi. Je n’aime pas les autres.

Mon cousin dans toute sa splendeur, réactif, maladroit et authentique. Ses mots me réchauffent le cœur. Il aurait tant à me reprocher. Même si c’est son père qui m’a contraint par le joug du lien à abréger ses souffrances, au final c’est moi qui ai mis un terme à la vie de cet alpha que j’adorai, son père. Tobias est moyennement motivé par mon projet avec le frangin. C’est vrai que même s’il est plus jeune que moi, en nombre d’années, il a plus vécu dans une maison que moi.

Nous rentrons en marchant, l’idée de course partie aux oubliettes. Ce n’était qu’un prétexte. A l'étage, la chambre de Mady est éclairée alors que le bas de la maison est silencieux et plongé dans la pénombre. Kada’an doit être au Pink et Keanus auprès de sa copine du moment.

Je traîne Tobias dans la grande et lui explique le projet salle de bain pour mecs. En fait c’est une bauge pour cochons, mais sans la boue ni les cochons. Je crois qu’on appelle ça un jacuzzi dans les milieux à la mode.

- Ce qu’on veut recréer avec Keanus, c’est l’ambiance campement. Tu te rappelles des sources d’eau chaude à Yellowstone ? Le cul dans de l’eau à trente-sept, une bière à la main et le ciel étoilé comme plafond. Le nombre de fois qu’on a refait le monde avec ton père et les oncles…

Avec de grands gestes, je pose les parois, la douche pour se rincer, le coin pour se laver le museau et se raser, la fenêtre en pan incliné qui s’ouvre entièrement pour reproduit cette sensation de se baigner dehors.

- On part sur du matériel de récup. Mais faut qu’au final ça rende bien. Pour ça qu’on prend notre temps. Pour dénicher l’objet, comme celui-ci.

Je lui montre une lampe tempête que je suis en train de transformer en lampe électrique.

- Je veux créer une ambiance chaleureuse. Un coin qui nous permette de se rincer l’âme et le gosier. Le coin bar sera par là.

Tobias lorgne un tabouret surmonté d’une selle de cow-boy. Bon, ok l’ambiance sera plutôt country que black metal. Nous ressortons dans la cours. Kada’an passe en coup de vent devant nous avec un vague salut-bonne-nuit-à-demain, visiblement pressée d’aller se coucher. Son travail de serveuse est physique. Je sais qu’Alessandro la ménage, mais ma louvette est plus têtue qu’un âne. Elle se donne à fond et encore plus depuis que Maxine…

J’ai posé mon bras sur les épaules de Tobias. Alpha et cousin protecteur. Mais je veux qu’il sache que je suis heureux de l’avoir près de moi. Je pèse un peu plus sur ses épaules.

- Merci d’être là en soutient Tobbie et de te soucier de moi. C’est précieux. Vraiment. J’apprécie.

Nous n’allumons pas quand nous entrons dans le vestibule. Je ramasse le blouson que Kada’an a posé un peu trop vivement sur la patère et qui est tombé au sol. J’aime cette maison pleine de vie. Le désordre qui y règne témoigne de la présence des vivants.

- Demain soir j’ai une médiation de quartier à faire. Des maisons mitoyennes, un couple de personnes âgées qui ne s’entend pas avec la famille nombreuse qui vient d’emménager à côté. On se rejoint devant le poste de police vers dix-sept heures ? En attendant, passe une bonne nuit.




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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Mar 11 Sep - 20:32


Généralement, Tobias n’avait rien contre un défi, aussi enfantin fut-il. Même s’il savait qu’il n’était pas aussi rapide que Willem, il ne rechignait jamais à vérifier s’il avait fait des progrès. Ne pas avoir la moindre chance de gagner n’était pas une excuse pour ne pas tenter de s’améliorer. Certains génies ne cherchaient pas à exploiter leur don, et c’était, aux yeux de Tobias, bien leur affaire, mais tout de même un beau gâchis. Lui menait une vie où il voulait devenir meilleur, et ces échecs à répétition le peinaient d’autant plus. Contrairement à certains, le jeune homme culpabilisait autant de ne pas être capable d’empêcher la bêtise, que de la bêtise en elle-même.
Mais ce soir, courir n’avait aucun attrait. Quelque part, extérioriser cette douleur, ou passer outre, serait un manque de respect pour Maxine. Non, il fallait la pleurer, et regretter la chaîne des gestes qui avait conduit à sa perte. Il est des peines qu’il est bon de ressentir. « Je souffre, donc je suis », pour parodier ce cher Descartes. Alors, lentement, ils refirent le chemin vers la maison, laissant derrière eux une jeune femme aux yeux rieurs, accablés par la certitude qu’elle ne reviendra pas avec eux, mais que eux étaient encore en vie, et qu’au nom de sa mémoire, il leur fallait bien vivre.

Le projet n’emballa pas plus que ça Tobias. Il ne voyait pas l’intérêt de chercher à recréer une atmosphère d’un temps passé. Ils habitaient au sein d’une ville, avaient rejoint la civilisation. A quoi bon soupirer sur « comme c’était avant » ? Cela ne faisait qu’embellir un souvenir qui ne le méritait pas, et empêcher de s’immerger dans la vie actuelle. Ce n’était pas avoir le cul entre deux chaises, mais bien vouloir le beurre et l’argent du beurre.

- « .J’avais dix ans, à Yellowstone. J’en étais encore au jus d’orange et je devais me coucher à 21h00. » rappela-t-il sans reproche réel, alors qu’il se penchait vers un siège capitonné de neuf. Les mains dans les poches, il se voulait décontracté, mais ne cachait pas forcément bien ce sentiment aigre-doux que lui procurait ce projet. Il savait pertinemment que ce n’était pas l’intention de Willem, mais c’était dans les moments comme celui-ci qu’il réalisait tout ce que la meute avait perdu. Lui-même avait des souvenirs assez clairs de cette période, mais il comprenait surtout tout ce qu’il n’avait jamais eu le temps ou l’occasion de goûter. Un mode de vie que Willem semblait regretter, alors que lui-même s’adaptait parfaitement à la vie moderne… tout ça pour lui, quelque part.  « … tu sais, si ça te manque, la vie en nomade, tu peux prendre une année sabbatique. » C’était peut-être ça, la solution. Partir pendant un moment, ne pas rester prisonnier de mémoires et de remords. Laisser Beacon Hill, et les responsabilités de prof, de membre d’une communauté réfractaire au changement et au bon sens, et redécouvrir ses racines. Si au bout du compte Willem s’apercevait qu’il préférait la nature, ou la ville, alors son choix serait rapidement fait.

- « La famille, c’est sacré, Willem. Si je peux faire quelque chose, tu sais que je le ferai. » Et ce n’était même pas une question de culpabilité et de chercher à se faire pardonner ou à équilibrer les comptes. Même si Tobias était un Loup stable et épanoui, il n’en serait pas moins présent. « OK. Bonne nuit. » Laconique, mais il n’y avait rien d’autre à ajouter.

Tobias ne passa pas forcément la meilleure nuit possible, taraudé par la peur de ne pas avoir été assez bien, de ne pas avoir dit la bonne chose. Encore cette envie de faire bien, et de bien faire. Décidément, le souci avec lui était qu’il était fondamentalement un bon gars. Sa vie serait effectivement plus facile s’il n’avait aucun code moral, ou le sien bien personnel et égoïste. Il avait beau repousser le monde, il n’en restait pas moins complètement désireux de l’améliorer, à son niveau. « Je te hais, mais je ne te veux pas du mal », ou quelque chose dans le genre.
La journée de cours passa bien trop vite à son goût et bientôt, ce fut l’heure et le point de non-retour. Assis sur le muret devant le poste de police, il attendait, musique sur les oreilles, yeux fixés sur son livre de poche jauni acheté pour 2 dollars le kilo dans une bouquinerie.


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MessageSujet: Re: Je plie, mais ne rompt pas. Mais surtout je persévère. || feat Tobias S.   Mar 18 Sep - 13:26

Suite du RP => là n_n



Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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