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 Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Associazione forzata || Feat Andy /I Contenu mature /I   Dim 12 Aoû - 23:35

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« Associazione forzata. »Je n’aime pas les rendez-vous en dehors des villes. Je suis un animal des villes et non des forêts et encore moins dans cette partie escarpée des contreforts des Rocheuses. Seulement mon contact est un paranoïaque. Pour lui, villes rime avec vidéo surveillance et mouchards en tout genre. Il n’a pas entièrement tort. Je m’en sors à Beacon Hills, car la ville n’est pas parfaitement quadrillée de caméras de surveillance. Il est possible d’échapper à la vigilance policière. Cela donne des cheminements tortueux, mais c’est le prix à payer pour la discrétion. Alors que je rétrograde pour relancer ma sportive dans une courbe qui longe un ravin d’un côté et une falaise de l’autre, le tonnerre se met à gronder. Quelques gouttes de pluie s’écrasent sur le pare-brise.

- Bordelo ! Manquait plus que ça.

Le ciel est d’un gris plomb qui n’annonce rien de bon. Le vent se lève, une voiture qui vient dans l’autre sens fait une embardée et des appels de phares, je l’évite grâce à mes réflexes de loup et aussi à la bonne adhérence de mon italienne basse de caisse. Je prendrais plaisir à conduire sur cette route de montagne si seulement il faisait beau, ce qui n’est pas le cas. Si je m’embête à venir ici, c’est que j’ai à y gagner un joli marché de marchandises de contrebande. J’ai amené personne de la squadra car je connais très bien le type que je vais voir. Il est fiable et sait que Sonny lui ferait payer cher s’il devait m’arriver quelque chose. C’est donc confiant, mais irrité par la météo qui s’annonce mauvaise, que je roule vers mon point de rendez-vous.

Trente-cinq kilomètres plus loin mon assurance s’efface. Un glissement de terrain coupe la route que je dois prendre. Une déviation me donne le choix entre un chemin forestier ou rebrousser chemin et me payer plus de cent miles de détours. Pas de réseau pour avertir mon contact. C’est le genre d’affaire où il est préférable de ne pas poser de lapin. Je n’ai d’autres choix que de m’aventurer sur le chemin de terre. Je n’ai pas la voiture idéale pour ce genre de terrain. Me voilà à conduire prudemment pour éviter cailloux et ornières qui ne manquent pas. L’orage redouble d’intensité. Dans le rétroviseur, je vois des phares par intermittence. Je ne suis pas le seul à avoir osé cette voie. Ce que je ne sais pas, c’est que peu de temps après mon passage et la voiture qui me suit, des gars pas très recommandables retire le faux panneau de déviation et condamnent l’accès au chemin forestier qui a été jugé trop risqué le matin même par les types de l’équipement.

Les essuie-glaces à fond, la clim  également pour virer la buée qui se forme, je cherche où mettre mes roues. Je consulte régulièrement mon téléphone, aucune barre de réseau.  Forcément. Dehors, cela vire à la tempête, des ravines se creusent sous mes yeux. Je n’en suis plus à ne pas manquer mon rendez-vous, mais à mettre la voiture à l’abri d’une potentielle coulée de boue, ainsi que ma personne. Chaque centaine de mètres gagnés est un exploit. Ma direction répond mal sur ce terrain qui ressemble de plus en plus à des sables mouvants. Celui qui me suit semble avoir une meilleure adhérence car ses phares se rapprochent peu à peu.

J’aperçois enfin un élargissement de la route avec une sorte de clairière plus ou moins stabilisée devant ce qui semble être une cabane de bûcheron. Mon moral remonte un peu, avec cette promesse de pouvoir garer la voiture en lieu sûr et patienter à l’abri le temps que les éléments arrêtent de se déchaîner.

De toute manière, je n’aurais pas pu aller plus loin, la route est barrée par un arbre qui est couché en travers. J’arrête la voiture à côté d’un tractopelle. Me disant que le monstre d’acier protégera ma voiture si de la boue devait dégouliner de la montagne. Par acquis de conscience je vérifie les chargeurs de mes deux magnums avant de cacher mon double holster d’une parka que j’avais eu la présence d’esprit de prendre avec moi. Je suis aussi satisfait d’avoir troqué mon costume habituel par un jean et une solide paire de chaussures. Même s’il était question de nous rencontre sur le bord de la route, sur une aire panoramique, en bon citadin qui sort rarement du monde urbain, je m’étais vêtu comme si j’allais randonner, ou presque. J’attends que l’autre voiture me rejoigne pour sortir de la mienne.

- Sul serio ?

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je reconnais Andy dans la voiture. Elle fait des yeux ronds en me reconnaissant aussi. Mais ça ce n’est rien à comparer de l’arbre qui s’abat brusquement, coupant toute retraite possible et des types armés qui sortent de nul par. Le premier coup de feu me fait me mettre à l’abri derrière le tractopelle. Andy ne peut que se baisser dans sa voiture. Je réfléchis à savoir qui de nous deux est visé. Une interpellation en espagnol me donne un indice. Elle est allée chatouiller les Mexicains. Mais comment ces glands m’ont pris aussi dans leur filet ? Je ne pense pas avoir la réponse à cette question un jour. Pour le moment, il s’agit de sauver ma peau et celle de la Puma.

Deux surnaturels, cela donne un avantage. Mais est-ce que la signora Turing va oser se battre avec l’intention de tuer ? Car avec les Mexicains, c’est la seule solution. J’estime les forces ennemies à une dizaine d’homme. Cela fait beaucoup, il faut que je récupère mes chargeurs de secours dans la boîte à gant. La pluie m'a plaqué les cheveux sur le crane et dégouline désagréablement sur la nuque. Je contourne l’engin de chantier et passe dessous pour arriver à la portière passager de ma voiture. J’ai le temps d’ouvrir, glisser ma main dans la boîte à gant prendre la pochette où se trouve normalement quatre chargeurs pleins qu’un impact de balle fait des étincelles à quelques centimètres à peine de mon épaule. Je retourne à ma planque d’acier, regarde en direction de la voiture d’Andy. Elle doit être sortie car la portière conducteur bée grande ouverte. Un bruit dans mon dos, je me retourne arme au poing, doigt sur la gâchette prêt à tirer. Une blonde trempée jusqu’aux os me fait face.

- Le cartel Mexicain je suppose?

Pure rhétorique, une nouvelle voiture qui s’arrête devant l’arbre fraîchement abattu vient grossir le nombre de nos hôtes.

- Trop nombreux, on fuit. Suis moi et surtout ferme là si tu veux rester en vie.

Furieuse, elle l’est. Les explications sur le comment elle a réussi à se faire berner pour tomber dans un tel piège viendront plus tard. Je regarde le chemin forestier qui disparaît sous des trombes d’eau. Cela serait le chemin le plus praticable, mais nous ferions également une belle cible. Reste la forêt quasiment impraticable par ce temps qui tourne au déluge. Voilà pourquoi je préfère la ville. Je range mes flingues et sors les griffes. Il va bien falloir ça pour ne pas glisser. C’est mon regard bleu étincelant qui donne le top départ ainsi que la volée de balle qui nous cernent sans nous toucher. Nous voilà à crapahuter parmi la mousse, les épines de sapin et la boue. Notre atout ce sont nos corps surnaturels, notre force et notre rapidité. Je lui proposerai bien de multiplier nos chances en nous séparant. Mais Andy n’a pas traîné dans des bandes comme son fratello. Elle ferait une cible trop facile.

- Il faut les semer, prendre les chemins difficiles pour les humains.

Un éclair déchire le ciel. Andy sursaute et glisse. Je la rattrape et la tire contre moi. Elle ne s’attendait pas à se faire piéger. Elle semble partagée entre la colère et la rage, mais aussi par la peur.

- Je vais te sortir de là, OK ? Mais pour une fois dans ta vie, il faut que tu écoutes.

C’est une fille indépendante et rebelle, mais sans aucune expérience de la survie. Un homme crie en espagnol, ils nous ont retrouvés. À ce que je comprends de ce qu’ils se disent, ils vont tenter de nous encercler. Ils sont assez nombreux pour cela. Notre salut est dans cette maudite nature que je n’aime pas. Du doigt j’indique une direction à Andy. C’est le chemin le plus difficile, celui qui mène à la coulée de boue qui a coupé la route. Une balle arrache un morceau d'écorce à l'arbre prés de nous. Je dégaine et tire à mon tour. Un emmerdeur de moins. Malgré le temps, ma vision reste aussi précise. Me savoir armé va les tenir à distance.

Nous voilà repartis à l’assaut d’une pente instable, trempés et boueux.

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Dernière édition par Alessandro Amaro le Mar 18 Sep - 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Jeu 16 Aoû - 17:16

Andy Turing & Alessandro Amaro


Association forcée



Elle a du mentir à Shin aujourd'hui pour récupérer un jour de congé improvisé. Elle déteste devoir faire ça, même si elle y parvient toujours avec une facilité effarante. Une bonne avocate doit savoir réécrire la vérité lorsque la situation le demande, et c'est ce qu'elle a fait ce matin, téléphonant à son patron, une voix faussement nauséeuse alors qu'elle s'inventait des problèmes intestinaux. Vidant une boite de soupe dans les WC, créant ainsi quelques bruitages adaptés pour rendre son histoire plus véridique.

Elle vit seule pour une des premières fois de sa vie, Capucine étant partie pour une durée indéterminée, acceptant une offre pour aller en Afrique. Un organisme lui a proposé de les suivre là bas, pour qu'elle puisse immortaliser la vie sur ce continent, et peut être faire réagir les grands de ce monde face à la pauvreté qui y réside. Deux jours après ce fameux mail, Capucine prenait l'avion avec comme promesse celle de donner régulièrement de ses nouvelles. Tout ces changements arrangent bien la puma, elle a pu se plonger dans ses recherches, tombant sur des pistes plus ou moins sérieuses. Son père l'a appelée, lui apprenant qu'un pied avait été retrouvé. Les policiers n'osent se prononcer, mais il semblerait que ce soit un de ceux de Taylor. Il lui a demandé de revenir à la maison, elle a refusé immédiatement, arguant qu'elle avait des choses à faire avant de retourner voir sa famille. Et puis Beacon Hills est une ville agréable, Alex y vit, et même si d'autres anciens du lycée moins sympathiques sont aussi dans les parages, elle évite d'y penser.

Elle passe une vitesse, faisant rugir sa voiture qui ne semble pas apprécier le traitement. Dehors c'est un orage qui fait son nid. Elle espère que sa vieille auto ne la laissera pas tomber das ce coin perdu. Elle a un rendez vous à ne pas manquer. Un ami de son contact dans la police. Il est prêt à l'aider si elle peut faire tomber quelques têtes par son action et son entêtement. Elle a tout de suite répondu qu'elle était d'accord pour une rencontre, laissant tout en plan et partant avec sa voiture sur des routes à présent dévastées par la pluie et la boue. Elle suit une autre voiture lorsque le panneau lui indiquant la bonne route se présente à elle. Ses phares éclairent le chemin, faisant luire les gouttes de pluie avant qu'elles n'aillent rejoindre le sol. Ses essuies glace font un boucan d'enfer, trop abîmés, laissant de larges traînées sur son pare brise. Et elle manque de peu un accident lorsqu'elle arrive sur un pan de route élargie et qu'elle voit que l'autre véhicule s'est arrêté, visiblement gêné par quelque chose. Elle arrête la voiture, appuyant de toutes ses forces sur la pédale de frein un peu capricieuse. Un homme sort de la belle auto, et c'est un choc quand il se tourne vers elle.

-Mais...Mais qu'est ce qu'il fout ici l'roquet ?

Il a l'air surpris lui aussi, ce n'est donc pas lui qui lui a donné rendez-vous dans cet endroit perdu au milieu de nulle part. De toute façon elle n'est pas encore arrivée au lieu convenu. Elle n'a pas le temps de s'étonner sur cette situation qu'un grand bruit la fait sursauter et feuler de peur. Elle tourne la tête cherchant l'origine de ce son avant de voir arriver des hommes visiblement furieux et armés. Des coups de feux résonnent et elle se planque en vitesse, en position fœtale, tête coincée sous son volant. Elle attrape son portable et envoie un message, ses mains tremblantes rendant la tâche un peu plus ardue que d'habitude.

"Jeff ! C'est quoi ce merdier !!!!!"

Son portable lui échappe des mains alors que sa voiture se fait redécorer par les malades qui ont débarqué dehors. Elle prie silencieusement, pour qu'on ne la laisse pas mourir, mais aussi pour qu'on préserve l'idiot caché sous un engin de chantier. Dieu ne perd pas de temps à lui répondre, semblant ne pas lui en vouloir pour son allergie à la messe. Son portable vibre, elle le retrouve après que sa main ai joué avec les pédales. Elle se redresse, aussi inconsciente que souriante, sa tête qui cogne dans le volant ne la gênant même pas. Elle ouvre son message avant de bien vite déchanter en voyant que ce dernier l'informe du manque de réseau téléphonique, Elle ferme les yeux, soupire et regarde autour d'elle avant de se préparer à sortir.  Elle attrape son sac, boutonne un des boutons de son henley gris perle et sort de la voiture. Ses ballerines font un bruit de ventouse dans la boue qui a présent recouvre le sol, elle se penche pour les retirer et les glisser dans son sac. Plus discret et plus marrant surtout. Elle s'élance alors que le déluge lui tombe dessus. Elle grimace et persévère, allant rejoindre le loup. Elle n'ose pas parler de peur d'attirer les hommes qui semblent furieux. Elle ne comprend rien à ce qu'ils crient, mais leur ton ne laisse aucun doute sur leurs sentiments actuels. Elle se mord la langue pour ne pas crier de peur quand Amaro se retourne vers elle, arme à la main.  Elle tente de rester digne, autant que le rend possible cette situation. Elle a froid, ses cheveux mouillés lui glacent la nuque et son jean slim devient encore plus moulant que d'habitude sous l'effet de l'eau.

La seule réponse qu'elle donne à la question du loup est un regard noir, alors qu'elle doit lever la tête pour avoir son visage en ligne de mire. Elle détourne pourtant bien vite son attention de l'homme qui lui fait face quand une nouvelle voiture arrive, laissant sortir un autre groupe de mexicains enragés. Et ça la rend encore plus en colère que ce loup qui lui dit de la fermer.  Non mais pour qui il se prend celui-là. Elle ouvre la bouche prête à lui apprendre sa façon de voir les choses avant de se rappeler de ce qui est en train de se passer. Il va la sauver, elle lui criera dessus après. Quand elle sera au chaud, une tasse de café entre les mains c'est la qu'elle déversera sa rage dans un monologue beaucoup trop long.

Elle sort ses griffes lui offrant un regard vert flamboyant en retour du sien couleur glace, l'esprit léger pensant déjà à ce qui sera un grand moment. C'est là toute sa motivation pour ressortir vivante de cet endroit. Elle fuit avec lui, sa vitesse comblant la taille de ses petites jambes, puis elle approuve d'un grondement le plan d'Amaro. Ils sont en effet bien plus forts et agiles que ce troupeau d'humains furieux. Le soucis c'est qu'ils ne sont que deux et qu'elle ne sait même pas mettre un coup de poing à quelqu'un sans se faire mal. La fuite est donc la meilleure des solutions. Elle se laisse surprendre par l'orage, l'éclair la fait sursauter puis glisser dans la boue. Chanceuse elle est vite rattrapée et collée contre quelque chose de chaud et dur. Elle repousse Alessandro dès qu'elle a reprit un appui stable sur ses pieds. Hors de question qu'elle ne tripote le roquet trop longtemps. Elle se serait déjà barrée si elle n'avait pas eu autant besoin de lui.

Encore que... elle n'aurait même pas été capable de le laisser seul face à tout ça. Sa haine à des limites, et de vieilles rancœurs datant du lycée ne doivent pas la rendre méchante.

Elle le remercierait bien, mais ce serait un coup à attirer l'attention de leurs nouveaux amis sur eux. Et il a été très clair à ce sujet, elle doit la boucler et l'écouter, pas être un boulet qu'il va traîner avec lui. Il lui montre le chemin à suivre, et elle approuve malgré les cris qui reprennent. Une balle qui finit dans un arbre juste à côté d'eux lui arrache un glapissement de surprise. Elle n'a pas le temps de ravaler la larme qui coule le long de sa joue que le loup sort la sienne avant de tirer, pour ensuite afficher un air plus détendu. Il vient de blesser quelqu'un et c'est tout ce que ça lui fait.

Elle passe près de lui, lui lançant un nouveau regard noir avant de s'élancer en direction de la pente boueuse, ses pieds nus pataugent mais elle s'en fiche, elle ira bien plus vite ainsi qu'avec des chaussures inutiles. Elle grimpe vite, sans aucun doute plus agile et souple que le gaillard qui la suit, elle évite tout même de le distancer, lançant un regard derrière son épaule régulièrement, surveillant les alentours par la même occasion. Elle continue, ne ralentissant la cadence que si elle a besoin de l'aide d'Alessandro pour passer un nouvel obstacle en toute sécurité. Ce chemin est en effet une vraie plaie. Mais il semble avoir remplit son objectif premier, les cris s'estompent peu à peu, seuls quelques coups de feu se font encore entendre par moment.

-Alors ? Moi je sais qui rayer de ma liste d'amis, mais qui t'a balancé  ?

C'est un chuchotement, mais elle a besoin de poser cette question. Déjà parce qu'elle a besoin de parler, et puis elle veut avoir cette information. Elle continue à avancer, ne se laissant pas distraire de son objectif et surtout évitant ainsi de se prendre un arbre en pleine tête. Elle renifle tout de même, avant de se stopper pour faire face à l'italien, ses cheveux blonds dégoulinants sur son visage.

-Et la prochaine fois que tu me dis de la fermer... j'te tranche les noix.
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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Ven 17 Aoû - 11:55

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« Associazione forzata. »Andy me lance un regard sombre alors que je range mon arme encore fumante à l’abri dans son holster. Je viens de tuer un homme. C’est eux ou nous. La bella signora va devoir mettre ses principes de côté si elle veut survivre. Elle passe devant moi, absolument pas vêtue pour les conditions climatiques que nous subissons. C’est un être surnaturel avec une résistance accrue, seulement cela ne l’empêchera pas de souffrir du froid. Je grimace en voyant ses pieds nus, mais Andy prend rapidement de l’avance. Finalement, elle se révèle bien plus leste que moi. Elle se retourne fréquemment pour s’assurer qu’elle ne me distance pas. De mon côté, je veille à nos arrières. Nous entendons bien quelques coups de feu, mais c’est comme au poker, juste pour voir.

L’ascension se poursuit sur ce terrain instable. La différence humain – surnaturel se fait sentir. L’orage et la pluie masquent les bruits, mais il me semble que nous les distançons peu à peu. Andy ralentit devant une paroi rocheuse. La contourner nous ferait perdre un temps précieux. Je l’aide à se propulser sur un aplomb qui aurait été hors de sa portée. Andy est plus leste, plus rapide, alors que de mon côté, je compense par une force accrue. Je dois tout de même prendre mon élan pour la suivre. Sa main, qui me chope par le col, m’aide à rétablir mon équilibre. Mon jean trempé entrave mes mouvements. Nous continuons.

Je m’interroge sur la suite. En théorie, ma voiture ne permet pas de remonter jusqu’à moi. Les plaques d’immatriculations sont usurpées. Aiden, qui est chargé des véhicules de l'organizzazione, me les change régulièrement. Une précaution pour ne pas me faire tracer par les caméras qui commencent à pulluler et qui enregistrent les plaques d’immatriculation. Bientôt, il ne sera plus possible de péter sans que l’état le sache. Certains Chicanos ont vu mon visage. Le souci est que je n’ai pas les reins assez solides pour me mettre un cartel mexicain à dos. Sonny m’épaulerait, mais en étant excentré à Beacon Hills, loin de L.A., il ne pourra pas m’offrir un appui efficace. Il n’y a pas cinquante solutions pour m’extirper de cette merda : flinguer ceux qui ont aperçu mon visage. Ils sont au nombre de quatre et j’en ai déjà éliminé un. Plongé dans mes réflexions, je manque de rentrer dans Andy. La puma s’est brusquement arrêtée.

- Alors ? Moi je sais qui rayer de ma liste d'amis, mais qui t'a balancé ?
- Personne. Tu n’as pas remarqué que ça causait espagnol et pas italien ? Même à L.A. les deux mafias évitent de se marcher sur les plates-bandes. Les forces en présence donneraient une véritable boucherie. Tu me suivais de trop près pour qu’ils me déroutent sur un demi-tour avant que tu n’arrives à l’embranchement. Et pour eux, piéger un innocent avec leur proie ne les dérange pas plus que ça. Tu portes la poisse il mio cuore.


Le mot « innocent » la fait grimacer, ou c'est « mio cuore » ? Andy n’ajoute rien, et reprend la marche forcée, motivée par des voix qui s’interpellent en contre-bas. Nos poursuivants  semblent avoir repris du poil de la bête. La puma s’arrête à nouveau et me fait face.

- Cosa ?
- Et la prochaine fois que tu me dis de la fermer... j'te tranche les noix.
- Sul serio?


J’éclate de rire. L’intrépide donna Turing est restée sur mes paroles alors que cela va faire plus d’une heure que nous pataugeons, fuyant un gang mexicain. Un caractère fort, tout le contraire de son frère qui était une vraie girouette. J’aime les bella donna avec du caractère. Je lui fais un clin d’œil.

- J’aime mon confort mia Bella. Tu t’occuperas de mon anatomie quand nous serons en sécurité, au sec et au chaud.

Si un regard pouvait tuer… Je lui tourne le dos, non pour clore cette discussion, mais parce que j’étudie la topologie du terrain. Il se prête à une embuscade.

- Si tu veux parler, parle. Les types qui nous poursuivent en ont surtout après toi. Par contre dans ces conditions, ça sera sans moi mia bella.

Andy n’est pas loin d’être terrifiée, mais son caractère prend encore le dessus. Impulsive et bloquée sur un passé qui l’oppose à moi. L’inverse n’étant pas vrai. Je ne l’avais pas vraiment côtoyée, juste croisée dans les couloirs du lycée. Une fille parmi tant d'autres. Je ne vais pas la laisser tomber, seulement elle doit comprendre que notre situation reste périlleuse. ma voix se fait plus chaude, conciliante et je l'espère réconfortante.

- Si tu veux, je m’occuperai du mec qui t’a envoyée dans ce traquenard. Après tout il m’en doit une également. Tu vois le petit col à deux cent mètres par-là ? Tu vas m’y attendre. Je vais rester ici les attendre.

Pourquoi lui ai-je dis qu’elle pouvait l’ouvrir ? Andy me dit tout le mal qu’elle pense de se séparer.

- Ne t’inquiète pas, il en faut plus pour m’avoir. Je vais juste dégommer les trois autres types qui ont vu mon visage, puis je te rejoins.

Son regard semble exprimer de l’effroi. Et oui ma jolie, le petit caïd que tu connaissais a changé de niveau. Pour la décider à agir, je dégaine mes armes et redescends un peu afin de me poster à l’abri d’un large bosquet d’arbre. Je l’entends prononcer mon nom associé à d’autres, moins flatteurs.

(…)

Je descends le premier type proprement, comme à l’entraînement, une balle en plein cœur. Le deuxième me donne du fil à retordre, car il est petit et leste. Il me faut deux balles pour l’abattre. Le dernier a presque failli m’avoir, cela s’est joué à presque rien, au fait que je sois un loup et de ce fait plus rapide. Ma mission personnelle exécutée, je tiens ma promesse et laisse les autres Mexicains hurler leur rage, pour filer rejoindre Andy.

Elle m’attend sous un grand sapin qui la protège approximativement de la pluie. Assise, les bras autour des genoux elle semble prostrée devant l’ampleur de sa situation. Je viens d’éliminer le danger qui pesait sur moi, mais ce n’est pas le cas pour elle. Même si je dégomme tous nos poursuivants, leur commanditaire n’est pas avec eux. (*) Je m’accroupis devant elle.

- Hey ! Va bene. On va se sortir de là vivants et on le restera. OK ?

Je ne suis pas la personne qu’elle apprécie le plus. Elle s’est forgée de moi une image erronée. Je ne nie pas être un gangster, mais sous la peau du malfaiteur, y a un homme avec ses forces et ses faiblesses. Pour le moment, je reste sa seule option.

- Andiamo.

Un éclair nous éblouit, immédiatement suivi par un fracas retentissant. La foudre vient de tomber à moins de cent mètres de nous. L’air a une odeur d’ozone. J’ai les poils et les cheveux dressés malgré la pluie, complètement électrisés. La nature se fait monstre hurlant, les mexicains sont relégués à un problème secondaire.

- Viens !

J’attrape la main glacée d’Andy et l’entraîne avec moi. Nous passons le col. Un vent froid nous fouette alors que nous sommes totalement trempés. J’hésite sur le chemin à prendre. Descendre, monter ou filer à flanc de montagne ? Andy désigne une mince sente. Un chemin tracé par les animaux. Des traces fraîches de sabots de biche trahissent un récent passage. Je valide le choix des animaux et suis de près Andy qui est passée la première. Elle tremble de froid et je suis moi-même glacé. Il va falloir que nous nous trouvions un abri.

(*):
 

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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Dim 19 Aoû - 3:09

Andy Turing & Alessandro Amaro


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Son rire vient de lui faire comprendre que sa menace manquait sérieusement de crédibilité. Elle croise les bras, cachant son grelottement comme elle le peut. S'arrêter de marcher dans ce genre de situation semble être la pire des bêtises à faire, son corps se rend compte du froid, et apporte l'information directement à sa cervelle. Son regard noir ne fait que s'assombrir encore plus quand le loup continue, transformant la menace de castration en quelque chose de graveleux. Elle gronde doucement, alors qu'il finit par lui tourner le dos.

Elle ne le quitte pas des yeux quand ce dernier lui dit qu'elle peut parler librement. Encore heureux, elle est grande, et elle fait ce qu'elle veut. Elle blêmit quand il laisse pourtant sous-entendre qu'il la laissera si elle attire les mexicains avec son verbiage inutile. S'il la laisse seule dans cette situation elle va y passer, incapable de se défendre autrement qu'avec des mots. La violence ce n'est pas son truc, et ça ne l'a jamais été. Elle a été élevée loin de tout ça, couvée par ses parents, et même par Taylor après qu'il ai mal tourné. La justice se donne dans un tribunal, pas dans une rue ou même une forêt. Elle n'est pas loin de commencer à sangloter à l'idée de ce qu'il l'attend si Alessandro l'abandonne quand ce dernier lui pond un plan douteux. Seule la voix qu'il utilise est rassurante, les âneries qui sortent de sa bouche sonnent comme un abandon. Elle remue légèrement, ses pieds bougeant dans la boue alors qu'elle cherche à se réchauffer.

-Tu...Tu vas me laisser ? Ils vont te tuer, c'est pas des gamins là bas ! C'est des vrais méchants, loup ou pas ils vont te truffer de balles et venir m'achever. Au final t'es encore plus tarte que ce que je pensais. On sera plus fort si on reste tout les deux... Je saurais même pas quoi faire s'ils viennent me trouver après t'avoir...

Tué. Elle n'arrive pas à prononcer ce dernier mot, trop choquée par cette réalité sortie tout droit d'un mauvais film de guerre. Ses cheveux lui tombent dans les yeux, et elle lance un regard suppliant au loup. Tentant de le faire changer d'avis. Ses tremblements qui ne la quittent plus depuis qu'elle a stoppé leur marche forcée dissimulent les premiers sanglots silencieux qui commencent à parcourir son corps. Il veut aller tuer ces hommes. Est ce que Taylor a lui aussi pu en arriver à ce genre d'extrémités avant de disparaître ? Elle n'ose répliquer, son regard rivé sur les armes que l'Italien tient en main. Elle le voit partir sans un regard pour elle. Il quitte son champ de vision. Elle se passe une main dans les cheveux, les essorant alors que la pluie continue à s'acharner sur eux.

-Alessandro... me...me laisse pas. Je t'interdis de mourir espèce de stupide roquet. Sil te plaît...

Il ne revient pas. Après tout avec le déluge ambiant elle n'est même pas sûre qu'il l'ait entendu. Alors elle baisse la tête et part dans la direction qu'il lui a indiqué. Trop terrifiée pour penser à faire autre chose que suivre les ordres de ce gars qui semble savoir ce qu'il fait. Son jean lui colle aux jambes, rendant ses déplacements plus ardus, elle regrette de ne pas avoir choisi autre chose ce matin avant de partir de chez elle.

Une fois arrivée dans le col, elle observe les environs avant d'aller s'installer sous un grand sapin qui semble suffisamment touffu pour la préserver face aux éléments qui se déchaînent. Elle s'assied tout contre son tronc, fermant les yeux avant de rapprocher ses jambes de son torse, passant ses bras autour dans le but de se réchauffer, et peut être même se cacher au cas ou les poursuivants viendraient à elle après avoir tué son allié. Le froid fait son effet, engourdissant ses membres alors qu'elle tente de ne pas craquer face à cette situation. On veut la tuer, elle, la blondinette inoffensive. Tout ça car elle a été trop butée pour suivre le conseil de cet italien en carton lorsqu'il lui a parlé de cartel mexicain.

L'attente lui semble durer une éternité, elle sursaute à chaque bruit. Non loin de là le tonnerre résonne, et c'est de grands yeux mouillés qu'elle lève vers la personne qui s’agenouille face à elle. Ses dents mâchouillent sa lèvre supérieure alors qu'elle se rend compte qu'Amaro est revenu. Il n'est pas mort, une telle vermine semble increvable. Elle hoche la tête lorsqu'il lui dit qu'il vont sortir d'ici vivants. Elle a envie de le croire même si elle doute que toute cette aventure puisse avoir une fin aussi simple. Lui vient de protéger ses fesses, mais que va t-il advenir d'elle. Ce fumier de Jeffrey Cunnings l'a envoyé dans un bourbier, et elle ne peut pas envoyer Amaro lui rendre visite. Hors de question qu'une personne de plus ne meure dans toute cette sordide histoire. Et puis tuer un flic c'est assez dingue comme plan, même un gars comme Alessandro doit en être conscient. Elle le fixe, desserrant sa prise sur son sac à main avant de murmurer.

-T'es revenu.

Il lui répond par un mot qu'elle ne comprend pas. C'est bien lui qui lui parlait de différence entre l'italien et l'espagnol. Pour elle les deux langues sont à mettre dans le même sac. Abus de voyelles dans le but de donner à tout ce qu'on dit une sonorité plus mielleuse. Certains mots ressemblent à des choses connues, mais tout ce qu'il signifient pour elle sont des surnoms tordus que lui donne le loup. Ce qu'elle comprend par contre, c'est l'éclair qui les aveugle, et le tonnerre qui gronde juste après. Ses cheveux se dressent une fraction de seconde alors qu'elle feule face à la nature qui semble les avoir prit en grippe elle aussi. Si ce n'est les mexicains, c'est la foudre qui va finir par se charger d'eux ? Elle n'a pas le temps de réagir, elle est tirée par la main et remise debout suite à l'ordre d'Alessandro. Elle serre ses doigts glacés autour des siens qui lui paraissent plus chauds en comparaison. Ses dents claquent les unes contres les autres alors qu'elle observe les environs à la recherche du meilleur chemin pour fuir et partir se mettre à l'abri. Puis elle voit les traces au sol, et avance dans leur direction en les reconnaissant. Une biche, rien de tel qu'une femelle pour trouver le meilleur des abris face au danger. Sa mère lui a suffisamment répété. Les mâles n'ont pas un instinct de survie aussi développé que celui des femelles qui pensent avant tout à protéger leurs petits. Si la biche est partie dans ce sens, c'est qu'elle sentait qu'elle pouvait y être à l'abri. Elle désigne le fin sentier utilisé par celle-ci à Alessandro de sa main libre, serrant toujours celle du loup dans l'autre. Il ne perd pas de temps à approuver son idée, et elle le lâche pour passer devant lui.

Elle tente de conserver une cadence rapide dans ses mouvements, ne pas perdre en fluidité. Si elle bouge elle n'aura pas froid. Cela ne l'empêche pas de grelotter, ses mains à présent gelées. Son haut détrempé est à présent transparent, et sa dignité la remercie d'avoir opté pour le port de sous vêtements aujourd'hui. Elle tourne la tête, vérifiant que le loup ne l'a pas laissée à nouveau avant de lâcher un cri quand la foudre s'abat non loin d'eux. Elle accélère le pas, voulant se mettre à l'abri de cette pluie qui n'en finit pas, et semble au contraire gagner en intensité à chaque instant.

Un nouveau bruit se fait entendre, des arbres se brisent et cette fois c'est un vrai sanglot tout à fait audible qui lui échappe. Seuls sa peur et son instinct de survie défectueux la font tenir debout alors qu'elle progresse dans ce sentier qui n'existe plus vraiment. La fatigue et le froid commencent pourtant à ralentir ses mouvements, et elle ne sent plus ses pieds. Elle hésite quelques secondes, pensant à ses chaussures avant de se rappelle que ces dernières ne seraient qu'un handicap dans cette situation. Autour d'eux les coups de feu ont cessé, les cris aussi. Même fatigués et ralentis par le climat, deux surnaturels restent plus résistants et rapides que des humains. Peut être les ont-ils semés ? Elle regarde les arbres autour d'eux, cherchant celui qui serait le plus simple à escalader. Son choix s'arrête sur un grand conifère à une centaine de mètres d'eux. Elle le montre à son sauveur du jour et lui explique son idée.

-Je vais grimper, voir s'ils sont à nos fesses, et surtout chercher une route, ou un morceau de civilisation.

Elle lui fourre son sac dans les mains, avant d'avancer d'un pas rapide vers l'arbre. Elle prend son élan, puis saute dessus toutes griffes dehors. Celles au bout de ses pieds sont bien ancrées dans l'écorce, et c'est avec une aisance naturelle qu'elle se met à grimper contre le tronc de l'arbre. Ce dernier est immense, et c'est le long d'une de ses branches qu'elle se laisse glisser pour observer les alentours. Elle ne doit son équilibre qu'a ses atouts surnaturels, mais elle tente de ne pas paniquer. Avoir le vertige dans cette situation serait une très mauvaise chose.

Sa main portée en visière improvisée dans le but de la protéger des torrents d'eau que le ciel continue de leur envoyer, elle scrute les environs depuis sa tour de guet. Pas de route en vue, et une coulée de boue semble avoir fait des ravages. Ils ont bien fait de bouger sans perdre de temps car sinon ils se seraient retrouvés sur son chemin. Puis au loin quelque chose manque de la faire tomber de son perchoir. Elle ne peut s'empêcher de sourire alors qu'elle descend d'une branche à l'autre, jouant les Tarzan en jupettes. Elle finit par se laisser tomber au sol, atterrissant près du loup avant de lui prendre la main.

-J'ai vu une cabane. Pas de routes, plein de boue et une cabane !

Elle ne lui laisse pas le temps de répliquer, le tire par la main et l'emmène dans la direction qu'elle a prit le temps de mémoriser. Un sourire revenu aux lèvres, elle ne pense même pas au fait qu'on puisse les attendre là bas. Son cœur se réchauffe, et c'est quand elle voit enfin la petite habitation devant eux qu'elle fait volte face, souriant à Alessandro de toutes ses dents.

-Je porte la poisse, mais je trouve des abris. Je suis la femme parfaite !

Elle défie Amaro de la contredire à ce sujet, son regard noir lui promettant milles souffrances s'il sous entend autre chose que sa perfection ainsi dévoilée. Elle approche du petit abri de pierre, l'oreille tendue. Cherchant une quelconque trace de vie dans les parages. Rien. Juste les dents du loup qui claquent en cadence avec les siennes. Elle pousse la porte en bois, avant de soupirer en voyant que celle-ci semble fermée. Ils sont foutus. Alessandro passe près d'elle et ouvre la porte d'un coup d'épaule, forçant le passage. Lui rappelant par la même occasion qu'une porte fermée n'est pas un véritable obstacle face à leur force.

Elle passe devant lui, avant de froncer le nez sous l'odeur de moisissure qui lui parvient. Mais bon le toit ne laisse pas passer l'eau, et ils vont sans doute pouvoir se réchauffer. Une vieille cheminée lui fait de l’œil, mais elle préfère aller fouiner dans le meuble en bois rustique contre le mur opposé. Des vêtements secs, de la nourriture. C'est le cœur plein d'espoir qu'elle ouvre les battants en bois avant de sourire face au couvertures vieillissantes qui sont face à elle, bien pliées semblant n'attendre qu'eux. Elle les prend, les renifle avant de grimacer à nouveau. Elles sentent elles aussi le moisi, mais aussi le vieux chou mélangé à la nicotine. Elle prend celle dont l'odeur est la moins forte avant d'en jeter une sur la tête du loup. Puis elle lui tourne le dos, avant d'attraper le bas de son henley entre ses mains.

-Si tu regardes...

La menace est là, elle ne sait pas encore ce qu'elle fera à Amaro s'il ose regarder, mais elle trouvera bien s'il lui fait un coup pareil. Elle retire son haut détrempé, faisant de même avec son soutien-gorge, avant de commencer à se débattre avec le bouton de son jean.
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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Dim 26 Aoû - 10:29

clickAlessandro & Andy
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« Associazione forzata. »Je regarde les natiche de la Puma disparaître dans un grand sapin. Je suis un peu inquiet, la pluie rend tout glissant. Mais l’adresse de la féline semble compenser ce handicap. Un coup de tonnerre m’écarte de l’arbre. Autant que nous ne soyons pas deux à prendre la foudre, si par malchance elle choisissait cet arbre là en particulier.

Dans les mains, j’ai son sac de brava donna. Sans l’ouvrir, je le malaxe pour estimer son contenu. Cinquante pour cent d’inutile, quarante de facultatif et dix qui gardent un réel intérêt. J’ai envie d’une sigaretta, mais fumer sous ce déluge est utopique. J’espère que mon paquet à l’abri de ma poche intérieur n’a pas trop souffert. Le manque de nicotine me rend pire qu’un loup enragé par nuit de pleine lune. J’exagère un peu, mais je ne suis pas de bonne compagnie dans ces moments-là. Andy finit par choir de son perchoir.

-J'ai vu une cabane. Pas de routes, plein de boue et une cabane !
- Y a un jacuzzi dans ta cabane ? Je prendrais bien un bain chaud…


La cabane va nous permettre de nous mettre à l’abri. Le manque de route prouve que nous nous isolons encore un peu plus. Est-ce un mal ou un bien avec ceux qui nous poursuivent ? Pas de route « visibles » cela élimine l’option de nous prendre à revers avec la dernière voiture qui était arrivée à nos trousses. Je n’entends plus les latinos, mais s’ils veulent nous avoir, ils ont tout intérêt à la boucler. Andy me tire à sa suite. Son geste me fait esquisser un mince sourire. Mince car la situation ne m’amuse pas du tout, mais la giovane donna, malgré tout le mal qu’elle pense de moi, s’accroche à ma personne comme un naufragé à une bouée. Me voilà dans la position du héros. Je mentirai si j’affirmais que cela ne flattait pas mon ego.

Andy marche d’un pas plus léger. J’imagine qu’à l’instar des félins, elle n’aime pas se trouver trempée. La promesse d’un lieu abrité lui redonne le moral, mais lui fait oublier les tueurs qui sont à notre poursuite. La cabane s’avère viable quand elle apparaît sous nos yeux.

-Je porte la poisse, mais je trouve des abris. Je suis la femme parfaite !
- Je n’ai pas la même idée de la femme parfaite mio cuero, mais une fois secs, je peux t’en parler…


Nous approchons, les sens en alerte. Difficile de sentir quelque chose avec cette pluie. L’avantage est que nos traces de pas s’effacent au fur et à mesure. La joie d’Andy se fracasse sur une porte verrouillée. Je pense un moment qu’elle va la forcer mais non. Cette fois, c’est moi qui soupire devant son indécrottable honnêteté. Un coup d’épaule suffit pour nous donner le sésame pour entrer.

Mama Andy s’y engouffre et en une minute a fait le tour du propriétaire, évalué le ménage à faire et… Une couverture à l’odeur de renfermé m’arrive sur la tête.

- Grazie.

Elle s’agite, finit pas se coller dans un coin sombre loin de la porte et de l’unique fenêtre.

-Si tu regardes...

Autant priver un Italien de ses chères voyelles… Je me tourne pour la forme quand elle me lance un regard menaçant, pour mater sans vergogne l'instant suivant les courbes de ses hanches qui se dévoilent alors qu’elle peine à se dépiauter de son jean trempé. Avant qu’elle s’aperçoive de ma désobéissance, je pose la couverture qu’elle m’a passée sur un banc et m’occupe à allumer un feu dans l’âtre. Le propriétaire du lieu doit avoir l’habitude de l’humidité du dehors car il y a des bûches parfaitement sèches empilées juste à côté de la cheminée. Sur une étagère je trouve de vieux journaux et une boîte d’allumettes qui  sont parfaits pour allumer le feu. Je délaisse les allumettes au profit de mon briquet. Dans mon dos, j’entends Andy pester contre son pantaloni qui lui colle à la peau. Ah, la mode des slim…

- Tu veux que je t’extirp…

Je ne termine pas ma phrase, Andy menace à nouveau de s’en prendre à mes palle. Mine de rien, j’y tiens. Les flammes crépitent, j’ajoute des bûches en formant une pyramide pour aider au tirage. Satisfait de mon œuvre, je sors avec moult précaution mon paquet de sigaretta. Il est légèrement humide, mais rien de catastrophique. Je le pose sur le bandeau de la cheminée pour qu’il sèche. Lorsque je me retourne, Andy est emmitouflé dans sa couverture. J’ôte ma parka et l’accroche à une patère fixée au mur. Mon pull et mon t-shirt suivent, ainsi que mes  scarpe. J’attaque les boutons de mon jean en regardant Andy droit dans les yeux.

- A l’inverse, je me fâche si tu ne regardes pas.

J'éclate de rire. Si elle avait eu entre les mains un objet à m’envoyer à la tête, elle l’aurait fait. Je baisse jean et boxer dans le même geste. C’est vrai que l’exercice n’est pas facile. Je réussis à libérer un de mes pieds pour me retrouver à cloche pied, bataillant avec l’autre jambe. Enfin, nudo comme un ver, j’offre l’avant de mon corps à la chaleur grandissante de la cheminée, laissant le loisir ou non à Andy de lorgner les muscles de mon dos et de mes cuisses.

- Je préfère sécher avant de m’enrouler dans la couverture.

J’accroche mon pantaloni et mon boxer à des clous qui ont dû en voir d’autre et qui permettent de faire sécher le linge. Je me retourne pour me saisir de mon pull et de mon t-shirt. Le regard d’Andy me rappelle que je suis à poil.

- Pff ! T’as jamais vu un homme nu ? Ou tu n’as eu des gros, gras et moches ?

Instinctivement, je protège ma précieuse anatomie avec mes mains au cas où il lui viendrait à l’idée d’exécuter ses menaces. Je continue à étendre mes vêtements pour les faire sécher et finis par coller la couverture sur mes épaules. Par contre je ne m’embête pas à m’entortiller dedans pour la pudeur de madame. Bon prince, je m’écarte de l’âtre et lui laisse la place pour qu’elle étendre ses affaires et se réchauffe. Pendant ce temps, je pose mes deux revolvers sur la table et entreprends de les essuyer soigneusement avec un torchon qui traînait là. J’ouvre la sacoche que j’avais récupérée dans la boîte à gant de ma voiture et recharge mes armes. J’estime à une demi-heure, trois quart d’heure, l’avance que nous avons sur nos poursuivants. J’espère que la pluie masquera la fumée de la cheminée. La fenêtre possède des volets de bois qui sont à l’intérieur, ce qui est une bonne chose. Je me prépare mentalement à devoir ressortir. Mes affaires n’auront pas le temps de sécher dans ce délai si court.

- J’irais poser des pièges.

J’aurais dû commencer par ça, mais l’attraction d’un endroit sec et chaud avait été plus forte. Un éclair nous aveugle pendant une longue seconde, le bruit qui le suit est apocalyptique. Je ne sais pas où est tombée la foudre, mais le sol se met à vibrer, puis littéralement trembler. Andy et moi nous nous regardons. Comme moi, elle s’est transformée. C’est une panique animale qui luit au fond de nos prunelles. L’instinct nous hurle de courir loin, notre raison humaine tente de faire barrage et de réfléchir. J’ai lâché mes armes, car on n’arrête pas la nature avec des balles. Nos agaceries et nos différents sont pulvérisés par cette peur primaire qui m’a fait combler l’espace qui nous séparait et la serrer contre moi. Un air glacial court sur mes épaules dénudées par ma couverture qui est tombée au sol. Nous écoutons la nature se déchaîner autour de nous. Plusieurs arbres sont déracinés. Aveugles dans notre cabane, nous ignorons tout du danger qui est dehors. Faut-il rester là ? Sortir ?

- On reste là. Car si la cabane ne résiste pas, dehors nous n’aurons pas plus de chance. OK ?

Je ne sais pas combien de temps nous restons cramponnés l’un à l’autre, puis enfin seul le bruit de la pluie nous parvient. L’intérieur de la cabane n’est éclairé que par le feu de la cheminée. Dehors, il fait presque nuit. Seules les lumières stroboscopiques de l’orage nous offrent des instantanés peu encourageants du dehors. Mon menton posé sur sa tête, je caresse machinalement ses cheveux. Je sens ses doigts fermement cramponnés à la peau de mon dos. J’essaye de briser l’ambiance tendue qui règne en maître dans la pièce.

- Je suis un animal urbain. Je n’aime pas les balades en forêt.

Je tends le bras et attrape mon paquet de sigaretta et mon briquet. Mes tiges de nicotine ont été un peu malmenées, mais j’arrive à en allumer une. Le tabac un peu humide fait une fumée opaque et blanche. Combien de temps allons-nous être coincés ici ? Je devais rentrer tard ce soir. Mes hommes ne s’inquiéteront donc pas avant plusieurs heures. Puis comment feront-ils pour me retrouver en pleine nuit sous ce déluge ? Le gras de mon pouce frotte la tempe d’Andy. Elle a arrêté de trembler, mais reste tendue.

- On va aller s’asseoir sur le coin du lit qui est près de la cheminée. On ne paiera pas plus cher.

Je m’écarte, ramasse ma couverture que je noue autour de mes hanches et m’occupe à remettre une bûche dans l’âtre. Andy reste prostrée au milieu de la pièce. Je m’installe la paillasse qui sert de lit, le dos collé au mur et tapote la place devant moi.

- Viens là. Je ne vais pas te manger et tu te réchaufferas plus vite. Promis, je n’en profite pas pour avoir les mans baladeuses.




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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Mar 28 Aoû - 19:16

Andy Turing & Alessandro Amaro


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Son pantalon refuse obstinément de passer la barrière de ses genoux, et elle s'obstine tout en le fusillant du regard semblant presque oublier la présence de l'autre personne dans la cabane. Le tissu continue de lui désobéir, et finalement craque quand elle force un peu plus. Elle se penche, cherchant un possible trou avant de continuer et persiflant entre ses dents serrées.

-Saleté de froc !

Pas le temps de s'énerver plus longtemps après ce vêtement presque innocent, Amaro lui fait une proposition qu'elle ne peut que refuser. Avant qu'il ne puisse finir sa phrase elle tourne la tête vers lui, manquant de chuter au sol, le regard noir.

-Tu fais rien du tout ! Si tu regardes, je te les arrache et j'en fais une guirlande de Noël !

Entre ses cheveux blonds qui lui tombent sur le visage elle voit que l'Italien a réussi à allumer un feu dans la cheminée. L'idée qu'on puisse les repérer avec la fumée lui est-elle passée par la tête ? Elle espère bien que oui, car elle ne saura pas quoi faire si leurs poursuivants débarquent ici en pleine nuit. Enfin elle pourra toujours se planquer et fuir à nouveau, mais soyons clairs il y a peu de chances qu'il survivent éternellement sous cet orage qui tonne à l'extérieur. Elle repense à la coulée de boue, se demandant ce qui est le plus mortel entre les mexicains et la nature avant de finalement opter pour les hommes armés. Et puis s'il faut sortir de la cabane elle n'aura sans doute pas le temps de remettre son jean trempé, et sortir nue avec une couverture qui pue comme simple protection cela semble un peu léger. Elle se penche, ramasse ses affaires au sol avant de s'emmitoufler dans la couverture. Elle pique un peu, mais est bien épaisse. Elle la remonte dans son cou, laissant ses cheveux blonds sortir de son nouveau vêtement de fortune.

Elle se tourne vers Alessandro, ses affaires en main alors que ce dernier commence lui aussi à retirer ses vêtements. Veste, pull, t-shirt. Elle le regarde sans trop y penser, après tout le loup est beau garçon et l'a toujours été. Dire le contraire serait mentir. Elle baisse les yeux et rougit un peu lorsqu'il s'adresse à elle, lui disant clairement qu'elle peut profiter du spectacle. La meilleure chose à faire pour lui couper toute envie de ce genre. Elle prend son jean le secoue un peu pour le défroisser avant de le poser sur le meuble qui contenait les couvertures. Ses sous-vêtements finissent accrochés aux poignées des portes de placard, et c'est quand elle s’apprête à poser son haut qu'elle voit deux fesses dans son champ de vision. Ce qu'elle tient en main manque de se retrouver au sol. Elle finit par mettre son henley près de son jean avant de louper une respiration quand Amaro se tourne vers elle. Ne pas regarder, ne pas regarder.

Trop tard. Elle remonte son regard vers celui du loup, en colère après elle même. Elle n'est tout de même pas en manque à ce point. Alessandro se moque d'elle, elle le fusille de regard et sourit quand il se cache l'entrejambe de ses mains. Comme quoi les menaces ça fonctionne, et les hommes protègent toujours leurs attributs virils en cas de danger. Elle lui répond du tac au tac alors qu'il termine de mettre ses vêtements près de la cheminée.

-J'ai été cheeleader, et dans une sororité à la fac. T'es pas le premier gars que je vois à poil.

Non mais et puis quoi encore ? Il l'a prise pour une bonne sœur ou quoi ? Il lui laisse de la place devant la cheminée, et elle s'empresse de changer ses vêtements de place, les accrochant sur les clous  qui ont déjà pour certains été pris d’assaut par le loup. Elle passe près de lui pour récupérer son sac, frissonnant bien malgré elle en le voyant sortir ses armes et jouer avec. Comment ce petit branleur du lycée peut-il en être arrivé là ? Et puis il parlait de mafia tout à l'heure. Il a un nom italien, mais s'il trempe dans ce type d'affaires on tombe dans tout les clichés qui vont avec les originaires de la botte européenne. Elle opine du chef quand il parle de pièges, même s'il elle ne sait pas trop ce qu'il compte attraper avec. Les types qui sont à leurs trousses ? De la nourriture ? Son estomac gronde à la pensée de quelque chose à manger. Son dernier repas a été constitué de café et d'un donut.  Elle n'a pas prit le temps de s'arrêter pour manger quand elle a prit sa voiture.

Son ventre continue à crier famine, et elle pense aux bonbons qui traînent dans son sac à main. Sac qui tombe au sol quand un éclair les aveugle et laisse vite sa place à un fracas assourdissant. Le sol tremble, et rien n'est rassurant dans cette situation. Ces yeux s'éclairent, crocs et griffes font leur apparition alors que son regard devient vert. Elle feule suite à la peur qui se réveille en elle. Partir. Il faut partir de cet endroit avant qu'il ne finissent grillés par la foudre. Elle se retrouve dans les bras du loup avant d'avoir pu faire quoi que ce soit, et elle cache son visage dans le creux de son épaule, laissant des larmes silencieuses couler le long de ses joues.

-Je ... Je veux rentrer chez moi. Pas mourir ici.

Elle ne veut pas mourir tout simplement, pas faire en sorte que ses parents perdent leurs deux enfants en quelques mois. Pourtant elle hoche la tête, bien consciente que dans cette situation c'est le loup qui se fait voix de la raison. C'est déjà grâce à lui qu'il ne sont pas déjà morts, sans lui elle n'aurait pas tenu cinq minutes dans cette forêt. Elle renifle un peu, se calmant en sentant les doigts d'Alessandro passer dans ses cheveux. Elle passe ses mains autour de son cou avant de cramponner son dos, se retenant au loup qui est ce qu'elle peut trouver de plus rassurant en cet instant. Il bouge un peu, et elle fronce le nez en sentant l'odeur de nicotine. Elle ne fait aucun commentaire à ce sujet, n'ayant pas le cœur à le reprendre sur cette sale habitude. Il en a sûrement besoin après ce qu'il viennent de traverser. Puis il s'écarte, ramasse la couverture et va s'installer sur le lit après avoir prit le soin de cacher ce qui doit l'être. Une nouvelle bûche est partie rejoindre ses amies dans la cheminée. Il fait bon à présent, elle ne tremble plus. Le froid et le choc du coup de tonnerre deviennent de lointains souvenirs même si elle se doute que l'orage n'est pas encore prêt a les laisser.

Est ce qu'on va les retrouver dans cet endroit ? Elle ne sait même pas comment retourner à sa voiture, et se doute que la faire démarrer à nouveau va friser l'impossible. C'était déjà presque une épave. Il va falloir qu'elle puise dans ses maigres économies pour pouvoir en acheter une nouvelle. Elle tourne la tête vers Alessandro quand il lui dit de venir près de lui, avant de finalement ramasser son sac pour en sortir ses ballerines qui sont boueuses et trempées malgré leur court séjour à l'extérieur. Elle les dépose devant la cheminée, repositionne la couverture qui est un peu descendue durant le câlin imprévu et se dirige vers le lit.

Elle fixe le loup quelques instants avant de s'installer près de lui, resserrant sa couverture autour d'elle. Son esprit reste figé sur ses finances compliquées. La voiture à racheter, son prêt étudiant qu'elle doit toujours rembourser. Le loyer qu'elle verse à Capucine. Heureusement elle a trouvé un boulot facilement en arrivant à Beacon Hills, mais cela ne va pas suffire. Changer de lieu de vie pour trouver une nouvelle colocation pourrait être une solution. Cela la forcera à rencontrer de nouvelles personnes. Penser à ce qui va se passer lorsqu'ils seront revenus à la civilisation est un bon dérivatif. Le loup près d'elle lui a promis qu'ils s'en sortiraient, et jusqu'ici c'est le cas. D'ailleurs ce dernier n'a pas ouvert la bouche depuis un moment, et même si elle le trouve horripilant la plupart du temps ce n'est pas rassurant.

Elle lui donne un coup de coude, avant de sourire quand il réagit enfin.

-J'ai regardé tout à l'heure. Soit tu avais très froid, soit tu compenses avec toutes tes belles voyelles.

Elle sourit, montrant par là que ce n'est rien de plus qu'une taquinerie ayant pour but de détendre l'atmosphère. Sa tête finie posée sur l'épaule de son compagnon d'infortune alors qu'elle murmure.

-Personne ne sait que je suis ici. J'ai menti à mon patron pour sécher le boulot, Cap's ne vit plus avec moi. Mes parents ne savent même pas que je suis partie vivre dans un trou perdu au beau milieu de la Californie. Enfin si l'autre crétin de Cunnings sait que je suis ici, mais vu le comité d’accueil je doute qu'il vienne me ramener à la maison. J'ai toujours eu un don pour choisir les types que je met dans mon lit, et là il bat le record.

Trahie par ce gars. Le contact a qui elle faisait le plus confiance parmi les gens de son répertoire. Celui qui l'a consolé après la découverte de la tête de Taylor. Un vieux copain. Ses poings se serrent sous la colère qui la traverse alors qu'elle pense au flic, et elle se cogne la tête contre le mur, gémissant sous la douleur provoquée par le coup. La douleur pour oublier la colère.  Elle se souvient de ce qu'a dit Alessandro dans la forêt alors que ce dernier réitère sa proposition. Le regard plongé dans les yeux noisettes du loup déclare d'une voix claire.

-Le meurtre est illégal. Je refuse que tu fasses ça, on est pas des mafieux ou des trucs du genre. Les gens normaux ne tuent personne, et encore moins des flics. Même s'ils sont pourris.

Elle finit par se coller un peu plus contre lui, ses yeux se ferment alors qu'elle inspire doucement. L'odeur du feu, celle d'Amaro, l'air sur ses épaules laissées dénudées par la couverture qui ne cesse de tomber malgré ses tentatives pour la maintenir en place. Elle ne dit plus rien, seul le léger ronronnement qui lui échappe montre qu'elle ne dort pas.
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Mer 5 Sep - 18:30

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« Associazione forzata. »Nous sommes tous deux plongés dans nos pensées, mais je devine que nos préoccupations personnelles ne sont pas du même ordre. Andy tremble légèrement et je sais que ce n’est pas uniquement de froid. Les Chicanos qui en ont après elle, ne la lâcherons pas. De mon côté, je dois anticiper la réaction de Ryan, quand la Squadra s’apercevra de ma disparition. Le contact que je devais aller voir doit savoir pour la coulée de boue. Il a dû rebrousser chemin. J’imagine que je dois avoir plein d’appels manqués. Par acquis de conscience, je consulte mon téléphone. Toujours pas de réseau. Je l’éteints complétement pour préserver la batterie. Logiquement, Ryan devrait suivre le même chemin que moi. Ce qui le fera arriver à ma voiture pas avant une heure du matin. Il fait presque nuit dehors, mais c’est à cause du sale temps.

Quoi qu’il en soit, sans Milan de la Stidia, Ryan ne pourra pas savoir où je suis passé. Si tenté que le chien noir retrouve mon odeur dans cette nature détrempée. Il faudrait que j’aille à leur rencontre, mais entre nous et ma voiture, il y a les Chicanos… Un coup de coude me sort de mes réflexions.

-J'ai regardé tout à l'heure. Soit tu avais très froid, soit tu compenses avec toutes tes belles voyelles.

Je hausse un sourcil, puis mon visage s’illumine d’un sourire éclatant. Andy reprend de la graine, c’est plutôt bon signe. Car, je me voyais mal la jouer à la Indiana Jones et sa blonde de service, celle qui crie tout le long du film. Je vais pour répliquer avec une proposition salace, mais elle pose sa tête sur mon épaule. Je passe mon bras autour de ses épaules pour qu’elle soit mieux installée.

-Personne ne sait que je suis ici. J'ai menti à mon patron pour sécher le boulot, Cap's ne vit plus avec moi. Mes parents ne savent même pas que je suis partie vivre dans un trou perdu au beau milieu de la Californie. Enfin si l'autre crétin de Cunnings sait que je suis ici, mais vu le comité d’accueil je doute qu'il vienne me ramener à la maison. J'ai toujours eu un don pour choisir les types que je mets dans mon lit, et là il bat le record.

Je lâche un soupire de connivence. Le résumé de sa vie n’est pas réjouissant. Elle garde un ton humoristique, se joue revancharde, mais c’est une petite fille perdue que je serre un peu plus contre moi. Je ne suis pas un philanthrope, mais pas totalement insensible à la détresse des autres. Nous ne sommes pas du même côté de la barrière, toutefois je classe Andy parmi les femmes intéressantes. Elle est belle, me semble intelligente et sait se bouger les fesses, là où d’autres attendent que tout leur tombent tout cuit. Je suis peut-être un peu vieux jeu sur ce qui tourne autour de la séduction, aimant tenir les rênes dans une relation. Seulement en amour, comme en affaire, j’ai une sainte horreur des gens passifs ou effacés. J’ai recommencé à lui grattouiller le crane machinalement. C’est le son d’un ronronnement qui me fait sourire à nouveau.

-Le meurtre est illégal. Je refuse que tu fasses ça, on est pas des mafieux ou des trucs du genre.
- …
- Les gens normaux ne tuent personne, et encore moins des flics. Même s'ils sont pourris.
- La volaille me donne de l’urticaire. Et ne fais pas semblant de te voiler la face Andy, tu sais que je ne fais pas partie des gens ordinaires.


Elle ne me répond pas. S’est-elle endormie ? Ou refuse-t-elle d’aborder le sujet ? Je n’insiste pas. Le feu crépite, alors que dehors la pluie semble diminuer d’intensité. Une demi-heure passe sans que nous ouvrions les lèvres. Je réfléchis à une solution pour Andy. Il faudrait persuader les Chicanos qu’elle est morte, mais tant qu’ils n’auront pas vu son cadavre…  Déclarée morte, il lui suffirait de changer d’adresse, de voiture et de faire profil bas quelques temps.

(…)

Le feu décline. Je me dégage doucement, accompagnant la tête d’Andy jusqu’au matelas. Je lui pose ma couverture sur les épaules et frissonne quand je me retrouve à nouveau à poil. Cela pouffe dans mon dos. La féline ne dormait pas.

- J’ai froid hein !

Pour la peine, je ne lui offre que mes fesses à regarder alors que je remets du bois dans l’âtre. Avec le tisonnier, je fais jaillir des escarbilles qui font un mini feu d’artifice. Quand les flammes reprennent, j’attrape mon boxer et le remets. Le tissu est encore humine, mais chaud grâce à la cheminée. Je suis obligé d’aller me rasseoir à côté d’Andy pour remettre mon jean toujours trempé.

- Je vais aller en exploration. Voir ce que deviennent nos poursuivants et tenter de capter du réseau.

Mains qui se serrent sur les couvertures, regard qui s’agrandit, peur.

- Je m’absente maximum trente minutes. Va bene ?

Pale sourire en réponse. Je me redresse, pour aller chercher ma chemise, plus sèche que mon pantalon. Puis je sangle mon double holster avant d’y glisser mes deux revolvers. Sur le lit, ça s’inquiète. En deux enjambées, je rejoins Andy, me penche avant qu’elle réagisse et lui embrasse la commissure des lèvres.

- Je reviens dans trente minutes. Promis. D’ici là, surveille le feu et réfléchis à ma punition pour ce demi baiser volé.


Un clin d’œil et un sourire rassurant, j’attrape ma parka et sors dans la nuit qui est réellement tombée.

(…)

La nature n’est que bruit de ruissellement. Les odeurs sont confuses, brouillées. Je regarde ma montre pour me donner un temps et, les sens aux aguets, file vers la direction par laquelle nous sommes arrivés. Les oiseaux nocturnes ont repris leur vie. Ils s’interpellent perchés sur les sapins. La boue du sentier cherche à me voler mes chaussures à chaque pas. J’avance pourtant d’un pas rapide, quand soudain un bruit de course me fait sursauter. Je dégaine, vise… un lapin. Je vais pour tirer, car mon ventre me rappelle qu’il a faim, mais je résiste. La détonation trahirait ma position. Je rengaine et poursuis mon chemin. Je n’entends rien que les hiboux, l’eau qui ruisselle en torrent et un brame de cerf au loin. La pluie s’arrête presque, sur la crête que nous avions passée, le ciel se dégage et les étoiles apparaissent ainsi que la lune, presque ronde. Je soupire. La pleine lune est pour demain. Ça va aller, mais je n’aime pas cette période-là du mois. Je me contrôle, mais je suis plus... sauvage.

Nouveau coup d’œil à ma montre. Je vais bientôt devoir rebrousser chemin, sinon Andy va s’inquiéter. Je jauge le sapin isolé qui est un peu plus loin et décide d’aller chercher du réseau à son sommet.

Je suis moins leste que la puma, mais j’arrive tout de même au sommet, les mains collantes de résine. J’allume mon téléphone, et pendant qu’il s’initialise, je regarde autour de moi. La nature est dévastée. Je comprends ce qui a fait trembler la cabane. Tout un pan de la montagne est parti dans une immense coulée de boue, de roc et de tronc d’arbre. Les Chicanos sont soit morts, soit, ils nous pensent morts. Mon téléphone vibre plusieurs fois. J’ai deux barres qui s’affichent sur l’indicateur de réseau.

(…)

J’ai rassuré mon contact, lui confirmant avoir été bloqué sur la route. Rendez-vous reporté. J’ai eu Ryan avant même qu’il se rende compte de ma disparition. Je lui explique la situation et donne quelques ordres. Il faut que je réfléchisse à ce que je dis à Andy et ce que je passe sous silence. Quoi qu’il en soit, nous allons attendre qu’il fasse jour. J’ai indiqué notre position à Ryan. Il va voir ce qui est le mieux pour que nous sortions de là au mieux. Le chemin que nous avons pris est impraticable, même pour deux surnaturels. J’ai donné rendez-vous à Ryan, pour un nouveau contact téléphonique, pour qu’il me dise ce qu’il en est. Retour à la cabane.

Je regrette de ne pas avoir tiré sur le lapin, car nous sommes coincés ici jusqu’au matin minimum. J’espère que Ryan va trouver une route forestière. Elle doit bien exister, cette cabane n’a pas poussée là par hasard.

(…)

Ils sont deux, à trois mètres à peine de la porte de la cabane. Observateurs silencieux, attentifs au moindre bruit. Je dois ma discrétion au bruit de l’eau d’un torrent en cru en contrebas de la cabane. Sans geste brusque, je dégaine mes deux revolvers. J’hésite à armer les chiens, car cela fait un léger cliquetis que ces deux-là risquent fort d’entendre. Il fait sombre. La lueur qui vient de la fenêtre de la cabane agit comme un contre-jour aveuglant pour la nuit du dehors.

Deux détonations retentissent dans la nuit, déchirant le silence.

J’en ai raté un. Je m’avance doucement, le doigt sur la gâchette, prêt à faire à nouveau feu, mais c’est trop tard. Le fuyard est absorbé par la nuit et la forêt qui nous cerne. Je me penche et tâte le cadavre. Il faudra s’en satisfaire. Je range mes armes et me saisis du lapin par les oreilles avant d’ouvrir la porte de la cabane.

J’aurais peut-être dû dire que c’était moi qui entrais…


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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Ven 7 Sep - 12:35

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Elle sait bien qu'il trempe dans des trucs louches, descendre des types parce qu'ils ont vu son visage, ce n'est pas vraiment dans les habitudes d'un monsieur tout le monde. Elle soupire un peu, se demandant comment les choses ont pu évoluer de cette façon depuis le lycée. Comment son frère a bien pu se trouver face à un cartel mexicain, ou même l'importance que peut avoir le loup qui lui sert d'oreiller dans le milieu ou il traîne. Elle finit par fermer les yeux ses ronronnements diminuant d'intensité alors qu'elle se laisse glisser vers le sommeil.

Elle se réveille alors qu'elle est changée de positon, le poids des couvertures sur ses épaules se fait plus lourd, et elle en profite pour s'emmitoufler dedans. Elle fixe Alessandro avant de laisser un petit rire lui échapper lorsque l'entrejambe du loup arrive dans son champ de vision. Il ne met pas de temps à répliquer et cela ne fait qu'augmenter la taille du sourire plein de malice qui est apparu sur son visage. Elle ne loupe pas une miette du spectacle quand l'homme lui tourne le dos, dégageant réellement les couvertures de son visage. Ses sourcils tentent une ascension sur son front quand elle le voit remettre son boxer, et quand il vient la rejoindre sur le lit, son jean à la main elle prend peur. Les explications de l'italien ne la rassurent pas, bien au contraire. Elle empoigne les couvertures sans y faire attention, pour finalement offrir un petit sourire à Amaro quand il lui dit qu'il va vite revenir.

Il n'a pas tord, ils ont besoin de joindre des secours pour sortir d'ici. Hors de question pour elle de retourner crapahuter en pleine nuit. Mais le savoir ne rend pas la situation plus agréable, et ne la rendra pas moins inquiète. Elle reste affalée sur le lit, et ce sont les lèvres d'Alessandro trop près de siennes qui la font réagir. Elle le fixe, un peu choquée alors qu'il lui fait un clin d’œil en lâchant ses dernières recommandations. Elle porte deux doigts à l'endroit du baiser tandis que la porte se referme. Cet idiot aurait voulu la faire réfléchir pour lui apaiser l'esprit, il n'aurait pas trouvé de meilleure solution. Peut-être est-ce pour ça qu'il l'a embrassée ?

Au bout de quelques minutes elle se lève, et va s'installer devant la cheminée. Le tisonnier dans une main, elle fixe les flammes, les mettant au défi se s'éteindre. Parfois elle titille les bûches en tapant dessus, mais cela ne l'empêche pas d'arriver. Son plus grand ennemi. L'ennui. Au début c'est léger. Elle pique du nez de temps en temps, se réveillant quand elle commence à pencher, la posture du lotus dans laquelle est s'est installée devenant inconfortable dans ces instants. Puis elle soupire, tape à nouveau sur les bûches avant de commencer à se gratter le nez. C'est finalement après un soupir de plus qu'elle lâche du bout des lèvres.

-M'ennuie...

Personne ne lui répond, et le mot qu'elle vient de prononcer résonne dans sa tête. Ennui, ennui, ennui... Cela n'arrange rien à la situation bien au contraire, et c'est quand elle s'amuse à tourner sa tête dans tout les sens que son regard se pose sur un objet au dessus de la cheminée. Rapidement la puma se redresse, et elle pose la main sur le paquet de cigarettes du loup. Elle en regarde la composition, passe ses doigts sur la marque imprimée en relief avant de finalement ouvrir la boite de carton. Elle sort une clope et se la passe sous le nez en souriant. Même éteint c'est ignoble. Elle prend la boite d'allumettes, en gratte une pour allumer la cigarette qui a fini entre ses lèvres. Le bout de son nez chauffe, signe que la flamme en est trop proche et elle embrase le petit bâton.

Echec critique, la fumée âpre arrive dans sa bouche, brûle sa gorge, lui provoquant un haut-le cœur. Elle avale de travers et manque de s'étouffer. Ou de vomir. En plus ça pue, et ses cheveux commencent à roussir quand elle approche la cigarette de ces derniers. Pas ses cheveux ! Elle sort en trombe de la cabane, jetant l'objet responsable de son état dans l'herbe boueuse. Ses pieds dans la boue la font grelotter et elle retourne dans la maisonnette de bois. Elle farfouille dans les placards, cherchant de la nourriture en vain. Par contre elle tombe sur une bouteille. Elle enlève le bouchon avant de sourire en reconnaissant l'odeur du rhum. Une surprise assez inattendue. L'envie d'une gorgée se fait sentir immédiatement, mais elle ne peut décemment pas profiter de sa trouvaille seule. Elle va attendre le retour du loup. Cette pensée est bien vite parasitée par des bruits de pas. Elle se penche, évitant de pouvoir être vue depuis la fenêtre, avant d'attraper le tisonnier. C'est sûrement Alessandro. Deux détonations s'ajoutent à la situation ne la rendant que plus angoissante.

C'est pas Alessandro.

Elle se glisse derrière la porte, tenant son tisonnier comme une batte de Baseball, prête à faire le homerun de sa vie avec la tête du premier qui osera se montrer. Ses lèvres tremblent à la pensée du loup peut être mort dehors, Des larmes qui commencent à glisser sur ses joues ne font qu'ajouter un peu plus de ferveur à sa détermination, et lorsque la porte s'ouvre, elle se met en mouvement en hurlant.

-PREND ÇA ESPÈCE DE SALE ... Roquet ?

Le bruit de la couverture qui vient de glisser de ses épaules  pour chuter au sol et le sifflement du métal dans les airs. C'est comme si son cerveau fonctionnait au ralenti sur ce coup là. L'arme improvisée passe a quelques centimètres du visage du loup juste avant qu'elle ne la lâche. Elle se jette dans les bras d'Alessandro, lui met un coup de poing au niveau du torse, avant de se redresser sur la pointe des pieds pour poser ses lèvres sur les siennes. C'est lorsque la porte de la cabane claque en se refermant et que la bouche se met à bouger tout contre la sienne qu'elle réagit vraiment. Elle s'éloigne, trébuchant presque avant que le garçon ne la rattrape par le poignet.

-J'ai... J'avais tellement peur. J'ai cru qu'ils te tuaient, ou qu'ils arrivaient pour moi !

Bon cela n'explique en rien son acte, il y a clairement d'autres façons de montrer son soulagement. Certes son compagnon d'infortune est joli garçon, mais il y a des limites au concevable. C'est lui avec ce morceau de baiser qui lui a embrouillé la tête. Elle se penche, ramasse sa couverture avant de la passer autour de ses hanches. Elle va récupèrer son soutien-gorge qui devra finir de sécher sur elle, avant de l'enfiler. Pour finir elle répond à la question muette du loup qui la fixe toujours depuis l'entrée.

-La couverture tombe à chaque fois que je bouge. Entre la pudeur et la liberté de mouvement j'ai choisi.

Elle passe près de lui, récupère le lapin avant de le pendre à un crochet accroché contre un mur. Elle fait volte face, se souvenant de couteaux dans un tiroir du placard à couverture. Au moment ou elle entaille la fourrure du lapin, elle lance d'une voix plus assurée.

-J'aurais pas du t'embrasser. Mais j'ai vraiment eu peur. Y a du rhum, j'ai mit ça de côté. Pour qu'on se réchauffe.

Elle tire d'un geste sec la fourrure, retirant son pyjama au lapin d'un coup. Son inutilité face à la survie est assez évidente, mais elle se souvient de la façon dont son grand père s'y prenait quand il tuait un de ses lapins. Alors ça fait au moins une chose qu'elle peut faire seule. Elle retire les tripes de l'animal, ses mains à présent pleines de sang. L'animal finit embroché, et commence sa cuisson au dessus des flammes. Elle se rince les mains a l'aide de la solution antibactérienne qui est toujours dans son sac avant de fixer l'homme.

Elle n'ose plus trop parler. Mais elle crève d'envie de lui demander s'il a prévenu des secours.

[...]

Le lapin est sec. D'un côté faire de la grande cuisine dans ce genre de situation n'est pas une chose aisée. Les gorgées de rhum qu'ils boivent chacun leur tour aident à rendre le repas plus digeste. C'est en rongeant un os, sortant les crocs pour être sure de ne rien laisser après son passage qu'elle demande enfin.

-Alors ? Tu as pu joindre des secours ?

Elle ne veut pas lui mettre la pression mais une bonne nouvelle de cet acabit rendrait sa journée bien moins désespérante. Il met un peu de temps à répondre, pourtant la question est simple, la réponse doit l'être tout autant. Alors revancharde, elle lui donne un nouveau coup de coude, lui faisant comprendre qu'elle aimerait bien une réponse rapide.


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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Jeu 13 Sep - 22:08

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-PREND ÇA ESPÈCE DE SALE ... Roquet ?

J’ai juste le temps de me baisser, qu’un tisonnier me frôle le nez. L’objet contondant tombe au sol, comme les couvertures qui me dévoilent un charmant paysage. Un coup sur mon torse et la belle se colle à moi. Une scène que n’importe quel mâle rêve de vivre et qui généralement n’arrive que dans les films ou des jeux de rôles bien improbables. Mes bras se referment sur cette Ève qui me tombe dans les bras. Câlin général pour la puma, le lapin et le loup. La récompense du héros qui arrive en sauveur de sa blonde est un baiser impromptu. Je ne boude pas ma chance et profite du cadeau.

-J'ai... J'avais tellement peur. J'ai cru qu'ils te tuaient, ou qu'ils arrivaient pour moi !
- Il en faut plus pour m’avoir il mio cuore.


Andy trébuche, émue, bouleversée, visiblement perdue. Je range mon air de mâle conquérant et la retiens par le poignet. Je lui montre mon trophée. Un beau lapin de garenne bien dodu. Le regard troublé, elle récupère sa couverture qu’elle noue autour de sa taille, m’offrant toujours le galbe de ses seins à mon regard caressant. Je veux bien être gentil, mais je ne suis pas un saint non plus. Je ne perds pas une miette du spectacle qu’il m’est offert. Je la questionne du regard pour cette impudeur soudaine, alors qu’une heure plus-tôt, elle me menaçait des pire outrages si je m’aventurais à la regarder se déshabiller.

-La couverture tombe à chaque fois que je bouge. Entre la pudeur et la liberté de mouvement j'ai choisi.
- Bonne idée.


Elle me prend le lapin des mains. Libéré de mon fardeau je quitte ma veste et  mon sweat. Alors que je tente de m’extraire de mon jean trempé, Andy s’occupe de faire de même au lapin.

-J'aurais pas dû t'embrasser. Mais j'ai vraiment eu peur. Y a du rhum, j'ai mis ça de côté. Pour qu'on se réchauffe.
- J’ai trouvé cela plaisant et flatteur. Une bella donna qui se jette dans mes bras, un peu comme dans les films. De quoi faire tourner la tête à plus d’un homme…


Le lapin se retrouve à poil en même temps que moi. J’ai gardé mon boxer, pour la convenance et retrousse les jambes de mon pantaloni pour le remettre dans le bon sens et le faire sécher devant la cheminée.

- Du Rhum ! A la bonne heure. Finalement, avec un peu d’imagination, cette soirée catastrophe peut se transformer en soirée… romantique ?


Regard…

- Des anciens de Phoenix ?

Yeux qui regardent le plafond…

- Amicale ?

Soupir…

J’entretiens le feu dans l’âtre, tout en observant Andy apprêter le lapin d’une main experte. Une bonne chose, car personnellement j’aurais fait un carnage avec cette bestiole.

(…)

Une bonne odeur de viande saisit mes sens. Nous nous partageons le taxon. Cela manque de sel, de sauce et d’accompagnement, mais pour la faim qui nous tenaille c’est un festival. Un peu sec cependant. Le rhum aide à faire glisser la viande. Amusé, je regarde Andy qui a fini par sortir les crocs pour rogner son os. Je n’ai jamais fait cela. Trouvant cette attitude trop primitive pour l’homme soigné que je suis. Mais l’ambiance, le contexte, tout se prête à cette entorse au savoir vivre. J’imite ma compagne d’un soir et sors les crocs à mon tour.

Je me laisse porter par la satiété qu’apporte ce repas somme toute frugal. Le rhum n’est pas mauvais. Il faut que je pense à laisser quelques billets avant que nous repartions demain. Sans cette cabane et son confort même spartiate, la nuit qui arrive aurait été une réelle épreuve.

-Alors ? Tu as pu joindre des secours ?

J’avais totalement oublié d’annoncer la bonne nouvelle à Andy. Un baiser, des seins à peine dissimulés sous un soutient gorge, cela dévie les pensées d’un homme.

- Oui. J’ai eu mon second. On a convenu d’un nouveau contact téléphonique demain à huit heures. Nous passons la nuit ici, dehors c’est trop dangereux.

Je me penche au-dessus d’elle pour attraper la bouteille de rhum. Mon bras effleure son ventre nu, son parfum corporel titille mes narines. Je bois une lampée à même le goulot et cale d’autorité mon bras sur ses épaules, en mec protecteur. Je surfe sur la situation, mais quel mal y a-t-il à cela ? Du bout des doigts, je fais des ronds sur sa peau.

- Mes hommes sont actuellement en route pour récupérer nos deux voitures. Inutile que la volaille tombe dessus. La bonne nouvelle est que le tremblement de tout à l’heure est dû à un gigantesque glissement de terrain. Cela nous empêche de rebrousser chemin, mais il y a fort à parier que les Chicanos y soient restés. Et au pire, les survivants penseront que nous y sommes restés également. Cela te sauve les fesses.

Je laisse Andy digérer l’information et les conséquences. J’en profite pour me glisser dans son dos et me faire son oreiller, non sans lui subtiliser la bouteille pour une nouvelle rasade.

- On va faire disparaître ta voiture. Je peux t’en trouver une autre en remplacement. Il va falloir que tu changes d’adresse et les Mexicains devraient de laisser en paix.

Cela ne suffit pas, mais je tais ce que j’ai l’intention de régler son affaire à ce flic véreux. C’est lui qui l’a dénoncée. Mort, il ne pourra pas cafter qu’Andy va toujours à son travail.

- Cette cabane doit être près d’un chemin. J’ai donné nos coordonnées GPS. Mes hommes vont se débrouiller pour venir nous chercher, ou au moins nous faire faire le moins de chemin à pied possible. Je gère. Tu peux te détendre, tu ne crains plus rien.


Son dos nu colle mon torse. Finalement, le feu de bois fait son office et chauffe agréablement la pièce. L’atmosphère reste un peu humide à cause de nos vêtements qui sèchent. Doucement, j’emprisonne Andy entre mes bras. Je n’ai pas spécialement d’idées en tête, à part profiter du moment présent. Mon nez se perd dans ses cheveux. J’ai envie d’une sigaretta, mais mon paquet est sur le bandeau de la cheminée et je n’ai pas envie de rompre le contact. En guise de nicotine, je renifle du puma. C’est assez enivrant. Soudain un détail me fait sourire, puis rire doucement. J’explique la raison de mon hilarité.

- Nous sommes tous deux vêtus que d’un seul sous-vêtement. Moi le bas, toi le haut. Remarque, j'aurais très bien pu ne garder que mes chaussettes...

Mes doigts caressent ses bras en petits ronds d’effleurement. Mes lèvres s’aventurent sur le pavillon de son oreille. Je guette sa réaction. Je n’ai pas sommeil, la soirée ne fait que commencer, il n’y a qu’un lit et qu’une pièce.

Je suis troublé par le bien-être que je ressens. Sans vraiment m’en rendre compte, je sers Andy un peu plus contre moi. Mes lèvres glissent de son oreille à la peau tendre de son cou. Je me perds dans sa chaleur et son parfum. Un nouveau jeu m’amuse. Quand je frotte ma cuisse contre celle d’Andy qui se trouve assise entre mes jambes, elle se tortille sous le chatouillis de ma pilosité. J’insiste, ça grogne. Je grogne à mon tour. C’est un cri joueur et chaleureux. Je laisse sortir mes crocs et lui mordille l’épaule.

- Je crois que j’ai encore faim…


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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Lun 17 Sep - 11:37

Andy Turing & Alessandro Amaro


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Un soupir de soulagement passe la barrière de ses lèvres lorsqu'il lui apprend qu'ils retrouveront bien vite la civilisation. On va venir les chercher et encore une fois la seule personne à remercier pour ça est le loup. C'est juste une nuit qu'il vont devoir passer dans cet endroit effrayant. Dans deux jours elle sera de retour au boulot, pour reprendre sa petite routine quotidienne.

Alessandro se penche, passant son bras au dessus d'elle pour attraper la bouteille, la peau de son bras frôlant celle de son ventre. Elle suit les conseils qu'elle a l'habitude de dispenser à ses élèves, et prend une longue inspiration. Elle lance un regard en biais au loup quand il passe son bras autour d'elle. Il faut qu'elle comprenne à quel moment ils ont bien pu commencer à se tripoter ? Est-ce que ça a eu lieu avant ou après qu'elle l'ait embrassé ? Tout cela semble devenir de moins en moins innocent. Elle se demande si elle ne commence pas à se faire des films toute seule dans sa tête. Ce ne doit pas être le cas, même son imagination n'est pas assez fertile pour qu'elle puisse concevoir seule l'idée de câliner un des anciens voyous du lycée.

Elle a presque envie de pleurer de soulagement quand elle l'entend lui dire que c'est bon, qu'il vont s'en sortir. Il a beau lui dire depuis le début, elle n'a put s'empêcher de douter à certains moments. Mais là il lui dit qu'elle est sauve, que personne ne va venir la voir chez elle dans quelques jours pour la tuer. Elle hoche doucement la tête, avant de se laisser tomber sur le torse chaud derrière elle. Torse qui n'était pas là quand elle a vérifié pour la dernière fois.

-J'ai un vieux vélo. Donc pour la voiture ça pourra attendre que j'en trouve une toute seule. Et pour l'appart, il fallait que je trouve un truc moins cher de toute façon. Je vais essayer de trouver une coloc avec pas mal de participants.Ce sera comme à la fac.

Il lui parle de se détendre, et c'est ce qu'elle commence à faire. S'appuyant un peu plus contre lui, les yeux fermés. Bercée par le bruit du bois qui crépite dans la cheminée, et l'odeur du loup si proche. Il semble que ce dernier aime son odeur lui aussi. Il lui suffit de se fier à la respiration profonde de l'autre et son nez perdu dans ses cheveux blonds. Il rit un peu, elle ouvre les yeux, tentant de se retourner pour comprendre la raison de l'hilarité du loup. Les bras de ce dernier serrés autour d'elle la bloquent dans ses mouvements. Amaro ne perd pas de temps à s'expliquer. Humour de garçon. Elle n'est pas très pudique, et pas toujours regardante sur ses compagnons d'un soir. Elle semble visiblement entrer elle aussi dans les critères du loup.

Les mains d'Alessandro se font caressantes et sa bouche quant à elle devient aventureuse. Elle sent ses lèvres près de son oreille et le souffle chaud qui s'en échappe arriver sur sa peau. Elle se retient de glousser comme une gosse en manque, et tente de rester impassible. Intérieurement en tout cas. Cela ne s'arrange pas lorsqu'il dévie vers son cou, cette zone étant presque aussi sensible que le pavillon de son oreille. Elle frissonne un peu en sentant sa peau contre la sienne, la couverture commençant à se faire la malle. Elle tente d'éloigner sa jambe, mais le corniaud s'entête et recommence. Elle laisse un grognement lui échapper. On lui répond par un de ses semblables. Plus joueur encore. Ce son lui donne envie de poser ses lèvres sur celles du loup, mais ce dernier trouve une nouvelle occupation pour cette partie de son anatomie.

Ses dents sur la peau de son épaule, la voix chaude qui murmure derrière elle. Un son entre miaulement et gémissement lui échappe, elle finit par se mordre la lèvre supérieure en se tendant un peu plus contre l'autre. Elle se dévisse la tête, tentant de capter son regard. Le pire c'est qu'il a l'air fier de son coup.

-Amaro malgré tes manœuvres aussi discrètes que celle d'un éléphant, tu dois être un des hommes les plus charmants avec qui j'ai parlé dernièrement.

Dans la catégorie des hommes charmants qui peuplent son existence il y en a deux qui ne sont pas mal classés non plus. Mais dans des catégories différentes. Tout d'abord il y a Shin, son adorable patron. Mais on peut aussi ajouter Alex qui deviendra peut être le bon copain qu'elle n'a pas eu au lycée. Elle attrape une des mains d'Alessandro, glissant ses doigts entre les siens. Elle sourit en sentant les crocs caresser un peu plus durement sa peau, avant de se contorsionner pour se défaire de l'emprise du garçon. Elle finit par se mettre à califourchon sur ses cuisses, ses seins dissimulés par la dentelle légère frôlant le torse de l'homme.

-D'habitude je ne fais pas ça. Mais il faut dire qu'on est en plein romantisme depuis le début de cette journée entre la boue, l'orage et les mexicains.

Elle lui sourit avant de finalement poser sa bouche une nouvelle fois sur la sienne. Ses lèvres épousent la forme de celles du loup, et elle se met à les mouvoir avec douceur pour ensuite envoyer sa langue caresser la bouche de l'autre. Cette dernière se fraie un passage entre les lèvres et va caresser sa consœur. Une main se pose dans ses cheveux tandis que l'autre est toujours sur un de ses bras. Cela l'encourage à prolonger le baiser, et c'est pour reprendre un peu d'air qu'elle éloigne ses lèvres rougies de celles du loup.

-Si tu veux qu'on arrête dit le moi.

La loup ne semble pas vouloir mettre fin à leur petit jeu. Son sourire et ses yeux brillants démontrent au contraire qu'il attend de voir jusqu'où elle est capable d'aller. Après un dernier sourire mutin, elle fait glisser une de ses mains sur le torse d'Alessandro, caressant ses pectoraux, frôlant les abdominaux avant de disparaître dans le boxer encore un peu humide. Elle frôle le sexe de l'homme du bout des doigts, avant de se servir de sa deuxième main pour descendre un peu plus le sous vêtement. Sa main passe autour du membre avant de commencer à le masser avec douceur.  Un nouveau sourire passe sur ses lèvres alors qu'elle rougit un peu.

-On dirait bien que tu commences à te réchauffer...


Un petit rire lui échappe alors qu'elle resserre un peu plus sa prise.

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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Ven 21 Sep - 11:19

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- Amaro malgré tes manœuvres aussi discrètes que celle d'un éléphant.
- Merda ! Grillé.
- Tu dois être un des hommes les plus charmants avec qui j'ai parlé dernièrement.
- Cela fait longtemps que je n’avais pas croisé une bella donna aussi courageuse.


Je frotte mon nez sur son épaule, là où une légère rougeur est apparue après que mes crocs aient agacé doucement sa peau. Je prends le temps d’analyser son parfum. C’est l’un des avantages d’être loup, ces sens exacerbés. Sa fragrance féline titille mes récepteurs. L’opposition séculaire canin contre félin s’efface pour une autre forme de combat plus agréable. La belle bouge, se retourne et s’installe à califourchon sur mes cuisses. Des seins galbés dans leur carcan de dentelle qui frôlent mon torse terminent de réveiller en moi un désir puissant.

-D'habitude je ne fais pas ça. Mais il faut dire qu'on est en plein romantisme depuis le début de cette journée entre la boue, l'orage et les mexicains.
- Je dois donc remercier les Mexicains et ce saint déluge…


Mon regard se plante dans le sien. Je cherche une éventuelle crainte ou une résignation. Je n’ai jamais forcé mes partenaires, je ne vais pas commencer ce soir. Mais rien de tout cela dans son regard farouche. Andy assume sa montée d’hormone et semble se moquer des convenances. Mes mains ont glissé sur ses reins, à la naissance de ses fesses. J’aime caresser les chutes de rein, pivot central des mouvements de l’amour.

L’instant n’est plus à la parole, et le volubile que je suis savoure ce silence avant la tempête. Je me sens dans la peau d’une friandise, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il n’y a que dans ce genre de moment où je concède ne pas tout gérer. Ses lèvres écrasent les miennes. Les premiers pas d’un ballet s’exécutent avec lenteur et retenue. Je glisse mes doigts dans ses cheveux, infime caresse qui dresse les racines de son champs de chaume et lui rejette imperceptiblement la tête en arrière. D’autres accroches plus sauvages viendront plus tard. J’accueille l’intruse, agréablement surpris que la soirée glisse sur ce terrain. Les débuts un peu houleux de cette aventure n’arguaient rien d’aussi chaleureux en deuxième partie de soirée. Je réponds à son baiser, emprisonnant ses lèvres entre mes dents. Andy se recule, juste assez pour m’avoir dans son champ de vision.

-Si tu veux qu'on arrête dit le moi.
- Quand on souffle sur des braises, il s’attendre à provoquer un incendie la mia bellezza.


Je replace l’une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, dessine du revers de l’index le contour de son visage. À mon tour de la regarder comme une gourmandise. Je scrute l’arc de ses sourcils, dessiné à la pince à épiler, le velours de sa peau et sa bouche à l’expression volontaire. Andy n’est pas une femme malléable et j’ai conscience que même si elle est sensible à mon charme, elle sait garder la tête froide. Trop peut-être. Sa main s’égare sur mon torse, faisant naître un incendie qui me fait plier les jambes et remonter les genoux pour approcher sa croupe à l’aplomb de mon Etna personnel. Mes lèvres s’écartent dans un sourire licencieux quand, des pectoraux aux abdominaux, la belle continue son chemin pour m’empoigner de la plus belle des manières. Ma réaction, déjà amorcée, est instantanée. Je ferme les paupières sous sa caresse et inspire profondément. Je compte bien prendre mon temps dans cette montée du plaisir.

-On dirait bien que tu commences à te réchauffer...
- J’ai le plus sexy des radiateurs… Tu fais aussi la cuisine ?


Mon sexe est brusquement comprimé, ma raillerie provoque une lueur d’avertissement dans son regard aux nuances acajou.

- Je plaisante mia bella.

J’ai posé mes mains sur ses épaules et glisse mes doigts sous les fines bretelles de son cache cœur. Je libère l’un de ses seins de sa dentelle et agace le bouton turgescent du gras du pouce. Mon autre main file dans son dos avec cette gageure de dégrafer le sous-vêtement sans trop batailler. Je pourrais l’arracher, mais d’expérience cela mécontente mes partenaires. Sa poitrine enfin soumise à la pesanteur terrestre devient l’objet de ma convoitise. D’un coup de rein, je bascule Andy sur le lit. La couverture glisse au sol, dévoilant une toison strictement domptée. Pourtant, ce n’est pas là que je décide de m’aventurer. Pas tout de suite. Je laisse poindre mes griffes et raye doucement sa peau. Partant de sa cheville, je longe l’intérieur de son mollet, surfe sur son genou et poursuis ma remontée sur l’extérieur de sa cuisse. Mes lèvres se posent sur son nombril puis remontent honorer les deux globes de chaire à la fois fermes et soyeux.

Des mains libèrent mes fesses de mon boxer. Je soulève les hanches pour aider. Un pied s’incruste entre mes cuisses et pousse le tissus jusqu’à mes chevilles dans un geste rapide. Quelques déhanchements plus tard, je suis libéré de toute entrave. Sans manière, je me couche sur Andy, ma virilité gorgée de plaisir plaquée sur son pubis. Je la soulage de mon poids en me tenant sur les coudes. Mon dos et mes fesses deviennent son champ de bataille rayés de sillons rouges, juste réponse à ma propre torture.

Je ne sais pas ce qu’il en sera demain. Elle et moi n’appartenons pas au même monde. Mais quand je vois Willem et Tobias fréquenter mon bar, il me semble être capable d’appartenir à ces deux mondes opposés, mais complémentaires. Sans penser aux lendemains, mes hanches se frottent contre les siennes dans une très ancienne chorégraphie.

Si je suis un volcan, Andy est un océan impétueux. De dessus, je me retrouve dessous, les poignets emprisonnés. Je pourrais me défaire de sa poigne, mais ce qu’elle me fait subir avec le reste de son corps est si divin, que je me laisse volontiers enfermer.

L’horizon bascule à nouveau quand je la plaque contre le mur de rondin. Ses cheveux sont en bataille, mes doigts humides de son intimité que j’explore en aventurier audacieux. Pour mon plus grand plaisir, elle ne reste pas passive, loin de là. C'est une véritable amazone. Je tombe sous le charme.

(…)

La position n’est pas plus rocambolesque qu’une autre. Son pied sur mon épaule, mes lèvres taquinent sa cheville. Je viens de trouver une zone qui la fait réagir. Je m’attarde.

(…)

J’ai réussi à la coller sur le ventre, moi en lourde couverture de son dos et ses fesses. Rude combat pour en arriver là. La féline rue et ondule. Elle feule et ronronne, m’incitant à me montrer plus sauvage. Alors que je m’apprête à la prendre dans la plus ancienne des positions, celle des fauves, des animaux, Andy douche mon ardeur avec un mot : préservatif. J’argue que je ne peux pas lui transmettre de honteuses maladies que mon organisme lupin ne peut accueillir. Mais ce n’est pas du VIH ou ce genre de saloperie qu’elle veut se protéger. Je la laisse se retourner entre mes bras. Confrontation de regards.

Je la contemple et souris. Je n’ai jusqu’à présent jamais songé sérieusement à la paternité. Il semblerait que la belle farouche soit dans le même cas.

- Ok ! Je ne vais pas me vexer que tu refuses mon magnifique capitale génétique. Puissant, intelligent, d'une beauté redou...

Je cherche ma veste du regard. Je dois avoir ça dans mon portefeuille. Mais le vêtement se trouve à l’autre bout de la pièce.

- T’as pas ça dans la valise qui te sert de sac ? Il est plus près que ma veste…

Sourire taquin de ma part.

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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Lun 24 Sep - 10:56

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Sa main se resserre un peu plus autour du sexe du loup quand il tente une nouvelle blague un peu douteuse. Elle lui lance un regard en biais, et le voilà qui se justifie immédiatement. Elle relâche légèrement sa prise, continuant le massage qu'elle est en train de lui prodiguer, frémissant un peu sous le contact de ses mains sur sa peau. Un de ses seins finit en dehors de sa cage de dentelle, et elle se tend un peu, un soupir coincé dans la gorge quand Alessandro vient jouer avec le téton à présent bien visible. Par réflexe elle se colle un peu plus à l'homme avant de glousser un peu quand il la renverse sur le lit.

La couverture et son soutien gorge ne sont plus que de lointains souvenirs, et elle frisonne en sentant les griffes du loup marquer sa peau. C'est quand la main aventureuse arrive sur la peau délicate de ses cuisses qu'elle se colle à l'homme, cherchant plus de contact. Cela ne se fait pas attendre longtemps, et la bouche de ce dernier finit par atterrir sur sa poitrine. Ses mains se glissent dans le dos d'Alessandro, pour les caresser avant d'attraper son boxer, le retirant dans un geste rendu rapide par l'urgence née de son excitation. Il se surélève un  peu, laissant la place à un pied qui fait descendre le sous vêtement devenu gênant. Un gémissement lui échappe quand le loup se pose sur elle, son sexe tout contre son intimité. Elle se frotte contre lui, cherchant toujours plus alors que ses griffes marquent à leur tour la peau chaude et bronzée de son amant d'un soir.

Elle refuse de penser au lendemain, à leur retour en ville et ce que cela impliquera pour eux. Elle veut juste profiter de l'instant présent. Ses mains quittent les fesses du loup, et elle se défait de son emprise. Ils échangent leurs places dans ce ballet charnel. Un de ses bras coince les poignets du loup au dessus de sa tête, alors que sa main libre part parcourir son torse à nouveau. Elle s'attarde parfois sur ses boutons de chair, les effleurant du bout d'une griffe, alors que ses hanches se frottent toujours contre celle du loup. La chaleur dans son bas ventre ne fait que croître, et elle se rend bien compte que son plaisir commence à se faire sentir entre leurs deux corps. Sa main retourne vers la virilité de son amant, et après une légère caresse pour ses bourses elle reprend une lente masturbation.

Elle grogne un peu quand son dos rencontre le mur, pourtant elle ne perd pas de temps à glisser ses jambes autour de la taille du loup, le chatouillant du bout des orteils. Ses soupirs se font plus rapprochés encore quand elle sent ses doigts se glisser en elle. Elle plaque ses lèvres sur la peau chaude de l'homme, son nez se calant dans son cou alors qu'elle inspire son odeur musquée. Odeur qu'elle relie automatiquement au réconfort et à la protection.

Leurs ébats sont entre douceur et sauvagerie. Alessandro est un homme inventif et prend soin d'elle, cherche à lui apporter du plaisir. Une bonne surprise au vue de certains de ses anciens amants qui ne pensaient qu'à leur propres besoins.

[...]

Elle feule entre deux ronronnements de plaisir, se mouvant pour chercher à se défaire du poids qui la bloque. Plus par jeu qu'autre chose, juste pour voir si elle peux avoir le dessus sur l'autre. Elle veut plus, ses réactions devenues plus animales qu'humaines. C'est quand elle sent le sexe d'Alessandro près de son pubis qu'elle réagit. C'est bien trop agréable, signe qu'il manque un petit quelque chose à l'équation. Immédiatement son cerveau se met en état d'alerte, et les mots quittent sa bouche sur un ton un peu empressé.

-Préservatif ! T'en as pas et je refuse de faire sans.

Cela à le mérite d'être clair. Certes aucun des deux ne peut avoir de maladies, mais ce n'est pas là son plus grand soucis. Ce qu'elle veut éviter c'est de se retrouver enceinte d'une bestiole moitié loup, moitié puma. Enfin de se retrouver enceinte tout simplement. Cela fait parti des choses pour lesquelles elle n'est pas prête, et surtout pas avec un coup d'un soir.

Elle vient de refroidir l'ambiance, elle en est bien consciente. Elle remue entre ses bras, les joues encore rougies de leurs ébats. Elle se retourne et le fixe. Il lui sourit et elle fait de même. Au moins il a comprit ou était le soucis, et semble à présent chercher quelque chose autour d'eux. Il pense quoi ? Qu'un distributeur de préservatif va apparaître dans la cabane comme par magie ?

Elle grogne un peu en comprenant qu'elle va devoir se bouger avant d'elle aussi chercher ses affaires du regard. Son sac. Ou a t-elle bien pu le laisser ? Une fraction de secondes plus tard elle le voit, au sol à quelques pas d'eux. Nouveau grognement qui ne cache rien de sa flemme lorsqu'il s'agit de se lever avant de finalement se glisser hors du lit, laissant son genou appuyer sur le sexe d'Alessandro. Elle attrape son sac, l'ouvre avant de plonger une main dedans. Une fois le graal en main elle laisse son sac choir au sol, une partie de son contenu en profitant pour s'échapper avant de revenir se poster sur le lit. Elle ouvre le petit emballage, en sort la protection avant de poser ses lèvres sur celles du loup dans un baiser qui n'a plus rien de timide si on le compare aux précédents. La fragrance de l'homme, sa peau contre la sienne, le rythme de sa respiration qui accélère lorsque leurs peau se frôlent, tout cela devient le meilleur des aphrodisiaques. Elle se détache de sa bouche, migrant vers son oreille avant de murmurer.

-Ma maladresse et ta modestie, c'est prendre le risque d'avoir un gosse insupportable.

Une de ses mains glisse vers le sexe d'Alessandro, le caressant en douceur, s'attardant parfois pour jouer avec son gland du bout des doigts. Préservatif en main, elle le pose à l'aveugle, pinçant le réservoir d'une main, le déroulant de l'autre. Sa bouche dévie vers le torse du loup alors qu'elle s'attarde vers ses boutons de chairs. Alternant coups de langue, morsures taquines et autres douces tortures. Puis ses mains se posent sur les épaules de l'homme alors qu'elle le renverse sur le lit pour s'empaler sur son sexe sans plus de cérémonie. Un feulement lui échappe alors qu'elle commence à se mouvoir sur la hampe de chair, ses cuisses serrées autour de la taille d'Alessandro. Elle a le dessus et ne sait pas combien de temps cela va durer, mais elle compte bien en profiter. Ses griffes sortent, et rayent la peau du loup, des gémissements commencent à quitter sa bouche. Ses soupirs sont vite rejoints par ceux d'Alessandro, et elle ancre son regard dans le sien.

Rien n'est moins incertain que la relation qu'ils auront lorsque leur vies respectives auront reprit leurs petites routines habituelles. Elle n'a jamais cherché de relations sérieuses, ses seules tentatives s'étant toutes soldées par des échecs mémorables.

Elle resserre sa prise autour de l'autre, accélère le rythme, la chaleur se faisant toujours plus présente dans le bas de son ventre, son plaisir ne faisant que s'accroître à chaque seconde.

Profiter de l'instant présent devient sa seule préoccupation.

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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Lun 1 Oct - 22:32

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-Ma maladresse et ta modestie, c'est prendre le risque d'avoir un gosse insupportable.

J’éclate de rire. Décidément, cette bella me surprend de minutes en minutes. Son insolence est délicieuse. L’éclat de son regard une invitation à la luxure. J’aime qu’elle nous dispense du cérémonial des avances. L’approche est à l’image du lieu, brut, non policé, sauvage. La revoir dans d’autres circonstances, plus protocolaires dans la parade amoureuse me tente mais pour l’instant…

Elle prend l’affaire en main au sens propre, comme au sens figuré. Le bout de latex est ajusté avec précision et je laisse échapper un soupir de soulagement quand elle lâche ma verge. Un geste malheureux est si vite arrivé… Mais déjà je ne pense plus qu’à ses lèvres qui s’en prennent à mes tétons. Ses dents suivent le mouvement, et m’infligent d’agréables tortures qui me cambrent le bassin à la recherche d’un contact plus appuyé. Je suis du regard tous ses gestes, écoute le moindre de ses soupirs, m’enivre de l’odeur de sa sueur qui commence à perler sur sa peau. La regarder m’excite. Sentir ses lèvres sur ma peau m’excite. Son souffle chaud, la chaleur de ses seins, le…

Je ne suis pas en reste. Mes mains se font celles d’un potier, ses seins, sa croupe sont ma terre glaise. Je sculpte et redessine ses courbes qu’elle a de magnifiques. Ses griffes rayent ma peau, excitent chaque terminaison nerveuse et affûtent mes sensations. Je ne me lasse pas du mouvement de sa poitrine, menue mais ferme. J’ai toujours trouvé cela très sensuel et féminin.

Andy me fait découvrir une jeune femme qui sait prendre son plaisir en main. Je trouve cela excitant et la laisse me chevaucher, mia bellissima amazzonia. Je râle de plaisir quand elle s’empale sans prévenir, ses cuisses fermement serrées autour de ma taille. Elle sait y faire et seule mon expérience dans ce genre de jeux me permet de contrôler le plaisir qui monte un peu trop brusquement dans mes bourses. Nous sommes partis pour une chevauchée sauvage, pour ma plus grande joie et la sienne de toute évidence.

Je me cambre et soulève ma cavalière à coups de reins énergiques. Nos rythmes s’accordent, amples, rapides, unis dans une seule et même quête, la recherche de la jouissance.  Elle feule quand je lui tire la tête en arrière, une main accrochée à sa crinière de blé.

Je m’assois, toujours en elle et niche mon visage entre ses seins. Quels divins oreillers. Puis finalement, je la couche sur le dos, ses cuisses fermes serrées contre mes hanches. Andy s’attend à la poursuite d’un rythme aussi soutenu, mais je le surprends en me faisant plus lascif. Plaquée contre le matelas, elle subit une lenteur de pénétration qui la frustre autant qu’elle l’excite.

- Je suis un loup mia bella, pas un vulgaire lapin.

Je prends mon temps et comme un paysan travailleur, je laboure ma terre avec application, soin et amour. Je lui murmure dans une langue créée pour ça, la beauté de son corps et le plaisir qu’elle me procure. Nul besoin de parler l’italien pour comprendre le sens. Mes lèvres brûlent sa peau, pendant que mon sexe la fait grimper au ciel. La cabane n’est que râles, gémissements, mots crus, et d’autres plus subtils, presque affectueux. La jouissance arrive en décalée, les cris de l’un faisant venir l’autre. Deux masses s’affalent sur le matelas, posé sur une solide base faite de rondins. Il fallait bien ça pour résister à nos assauts.

- Et bien !

Andy repose sur moi, sa joue posée contre mon torse, ses cheveux éparpillés en nuage diffus. Le bras tendu, j’attrape les couvertures qui avaient glissées au sol et nous en recouvre. J’aime le poids de son corps contre le mien. Prévenant, je l’entoure de mes bras pour lui éviter le contact direct de la couverture rêche sur ses épaules et son dos. J’ai toujours pris soin de mes partenaires, qu’ils soient réguliers ou occasionnels. Certes j’apprécie le sexe pour le sexe, mais j’affectionne aussi le moment qui suit, quand les corps retombent dans une longue torpeur. Mes doigts caressent doucement sa peau, Andy ronronne. J’imagine que sa nature le rend sensible à ce genre de câlineries. Alors je ne suis pas avare d’attention.

Nos cœurs se sont alignés au même rythme lent et calme. Le sommeil commence à la gagner, dehors la pluie joue une berceuse erratique. Le mauvais temps se déplace vers une autre région. Peut-être que demain nous aurons droit à du soleil. Andy me bourre les côtes, s’installe, s’incruste contre moi.

- Je te protégerai. Promis.


C’est sorti comme ça. C’est sincère. J’ai de la peine pour son frère, trop idiot pour ne pas avoir compris qu’il n’avait pas la carrure, ni l’envergure qu’il s’imaginait. De la peine pour Andy qui, sans s’en rendre compte, a le même comportement à risque. M’a-t-elle entendu ? Je ne saurais pas le dire. Sa respiration est régulière, elle ne bouge plus. Il me faudra du temps pour m’endormir, mes nuits sont habituellement très courtes.

Le feu de la cheminée n’est plus qu’un rougeoiement qui évite cependant une totale obscurité. Moi, l’homme des villes, je me plais dans cet endroit rustique. La puma lovée entre mes bras, je sens mon loup s’apaiser. La pleine lune est pour demain et pourtant, je ne ressens aucune tension et bien au contraire, un bien être apaisant.

- C’est ça que l’on appelle la ronron thérapie ?

Ma voix n’est qu’un faible murmure. Andy bouge dans son sommeil, cherche une meilleure position, s’écarte de moi, pour finalement revenir se coller à ma peau à la recherche de ma chaleur. Je souris à ses manières de chatte. Je dois admettre que cela me plait. Dans le faible contre-jour avec l’âtre de la cheminé, j’observe son profil. Ses trais sont apaisés, pourtant je me souviens très bien de son regard apeuré quand elle m’avait rejoint près de ma voiture et que nous avions fui pour ne pas nous faire trouer la peau. Du gras du pouce, je caresse furtivement son front où un pli soucieux vient d’apparaître. À quoi rêve-t-elle ? Un cauchemar ? Andy s’agite un peu, je serre doucement mes bras contre elle, elle murmure quelque chose que je ne saisis pas. Elle s’apaise et replonge dans un sommeil plus serein. Je la rejoins au pays de Morphée une heure plus tard.

(…)

Que la nature est bruyante. Je suis habitué au camion poubelle de cinq heure trente du matin, pas au pic vert qui s’acharne sur un tronc au-dessus de la cabane. Le feu dans la cheminée n’est plus qu’un lointain souvenir. L’air est frais dans la cabane. Cela grogne sous la couverture, se met en boule, roule et s’enroule et me voilà exposé à l’air froid. La féline fait couverture à part. J’attrape mon boxer et serre un peu les fesses quand la froidure du tissu touche ma peau.

- Reste couchée le temps que je relance le feu.

Mon pantalon est froid, mais sec. Je me rhabille rapidement, balance le réservoir de mini Amaro dont Andy ne veut pas dans l’âtre et relance le feu. Un agréable bruit se fait entendre et l’odeur de résine du sapin réchauffe un peu l’atmosphère humide du matin. Je fouille les placards et tombe sur du café en poudre. Il doit dater du déluge, mais cela sera parfait pour ce coin paumé au milieu de nulle part. Je charge la cheminée en bûche, car pour faire chauffer de l’eau, il va nous falloir une belle flambée. J’attrape la bouteille de rhum que l’on a sifflé la veille et m’approche du lit. Je ne vois que le haut du crane d’Andy dépasser de la couverture.

- Je vais aller chercher de l’eau pour le café. Tente de ne pas me recevoir avec un tisonnier armé hein.

Je décale une de ses mèches de cheveux et pose mes lèvres sur son front.

- Attends avant de te lever. J’ai rapproché tes fringues du feu, ils vont se réchauffer.

(…)

J’ai poussé jusqu’à l’arbre sur lequel je suis monté la veille. La météo est clémente et bien que tout soit complétement détrempé, un beau soleil monte dans le ciel. Je suis un peu en avance sur l’horaire convenu avec Ryan, mais il décroche dès que je l’appelle. Les nouvelles sont plutôt bonnes, plus qu’à aller rassurer Andy.

(…)

- C’est le loup ! Pas taper !

Cette fois, je prends le soin de m’annoncer avant d’entrer. Andy a rangé le lit et les couvertures et installé la grille dans l’âtre pour poser la casserole qui n’attend que l’eau que je suis allé chercher. Alors qu’elle tend la main pour se saisir de la bouteille, j’en profite pour l’attraper et l’enlacer. J’attrape ses lèvres pour un baiser possessif.

- Bien dormi el mio cuero ?

(…)

Pendant que l’eau chauffe, je donne les dernière nouvelles à Andy.

- Mes hommes ont réussi à récupérer nos deux voitures dans la nuit. Une bonne chose, car en ce moment, c’est blindé de flic. Avec la pluie, impossible de remonter aux traces de pneu. Personne ne saura que nous étions là. Et s’il y a des Latinos en vie, ils penseront que nous avons été emportés par la coulée de boue.

Je lui explique, que nous n’avons que deux kilomètres à marcher avant de rejoindre une route forestière où mes hommes nous attendront.


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MessageSujet: Re: Associazione forzata || Feat Andy /I\ Contenu mature /I\   Jeu 4 Oct - 23:40

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Le loup échange leurs places, et transforme leur rythme effréné en quelque chose de plus lascif, plus doux. Frustrée par ce brusque changement elle tente d'accélérer la cadence, mais le loup maintient sa prise sur elle. Les rênes sont à présent entre les mains d'Alessandro, et sa voix, les mots qui sortent de sa bouche dont elle devine le sens la font s'évader loin de cette pièce et de leurs mésaventures de la journée. Les soupirs deviennent gémissements, pour finalement se transformer en cris quand leur plaisir atteins son apogée.

Ils s'écroulent tout les deux sur le lit, des sourires un peu niais collés sur leurs visages. Elle finit collée tout contre son torse, ses cheveux en guise d'oreiller. Les bras de l'homme autour d'elle sont vite rejoints par une couverture alors qu'elle se love contre lui, cherchant sa chaleur, le contact de sa peau tout contre la sienne. Inspirant doucement pour mieux se droguer à son odeur. Une mauvaise habitude qu'elle est en train de prendre sans s'en rendre compte. Une partie d'elle, la Andy rationnelle sait bien que ce qui vient de se passer n'est rien d'autre qu'une aventure d'un soir, un peu de sexe pour se remettre des tensions de la journée. Pour évacuer un traumatisme. Un simple question d'attirance entre deux adultes sentimentalement suffisamment matures pour laisser ce qui n'est que physique le rester et ne pas entacher leurs vies quand elles retrouveront leurs normalités toutes relatives.

Mais il y a l'autre, la fleur bleue. Celle qui a envie que ce soit le début de quelque chose, ou tout du moins qui l'espère un peu. Celle qui devient presque accro à cette odeur, qui trouve son propriétaire charmant et qui pense déjà aux occasions qui font qu'ils pourront se revoir. Celle qui s'agrippe à lui et qui n'a pas envie de le lâcher. L'andouille qui ronronne après avoir prit son pied.

Bercée par la respiration de l'autre et par le son des gouttes de pluie que le ciel continue de leur envoyer, elle ferme les yeux, étouffe un bâillement, se calant un peu plus contre le radiateur lupin. Elle n'ouvre même pas les yeux pour le regarder quand il lui promet de la protéger, mais entend parfaitement son cœur qui ne fait aucune fausse note. C'est avec un léger sourire d'apaisement rivé aux lèvres qu'elle finit par se laisser glisser dans les bras de Morphée.

Ses songes sont bien moins apaisants que la réalité qu'elle vient de quitter. Ils sont emplis de cris, de frères qui disparaissent, de villes nouvelles et de sauts dans l'inconnu. Pas si différents des rêves qui l'habitent habituellement, mais toujours aussi terrifiants. Mais cette fois il y a une différence qui n'est pas négligeable. Cette odeur qui l'entoure et que son inconscient relie à la protection. Elle n'a pas aussi froid que les autres nuits, elle n'est pas seule et même plongée dans le sommeil cette idée la réconforte.

[...]

Froid. C'est cette pensée qui la fait revenir dans le monde des réveillés. Dans le groupe de ceux qui somnolent encore pour être plus précis. Elle grogne face à cette sensation des plus désagréables avant de se ramasser sur elle même, se roulant dans la couverture pour échapper à la température ambiante.

Qui a bien pu couper le chauffage dans sa chambre ? Elle est presque sûre d'avoir réglé la dernière facture d'électricité. Un nouveau grognement, de dépit cette fois lui échappe, mais elle se fige en sentant du mouvement près d'elle. Elle n'est pas dans sa chambre et l'autre corps est trop masculin pour être celui de Capucine. Capucine qui de toute façon n'est plus là, partie photographier des crève-la-dalle en Afrique ou Dieu ne sait ou, préférant l'abandonner aux mains des Mexicains et d'Amaro. Les souvenirs reviennent alors que cette pensée la traverse. Au moins elle sait qui est près d'elle, et cela signifie qu'elle est à jour dans le paiement de ses factures.

Alessandro lui dit de rester couchée, et si sa bouche n'était pas aussi pâteuse elle lui rétorquerait bien qu'elle ne comptait pas se lever pour affronter le froid. Le loup n'arrête pas de bouger, bien trop remuant à cette heure aussi matinale. Comment fait-il pour courir dans tout les sens avant d'avoir vidé une cafetière ou deux ? Elle jette un coup d’œil, l'observant tandis qu'il finit de s'habiller et commence à fouiller dans les placards. Sa tête replonge sous la couverture. Il a dit que ses hommes viendraient les chercher au petit matin, mais elle est certaine de pouvoir encore grappiller quelques minutes de sommeil. Ou au moins quelques secondes.

C'est la mention de caféine qui lui fait ouvrir les yeux à nouveau, et les lèvres sur son front achèvent de la réveiller. Elle a certes cette apparence encore un peu froissée du réveil, mais elle sourit au loup quand il lui dit que ses vêtements seront chauds quand elle se lèvera. Elle le regarde sortir, avant de souffler, sa tête retombant en arrière sur la paillasse.

Après quelques minutes passées à flemmarder sous les couvertures elle se lève enfin, avec la ferme intention de ranger la cabane, nettoyant les traces de leur passage au moins par simple respect envers son propriétaire. Elle plie les couvertures, avant de les ranger à leur place, comme si rien ne s'était passé. Puis elle se dirige vers ses vêtements, appréciant la chaleur de sa petite culotte lorsqu'elle la fait glisser le long de ses jambes. Son jean se révèle bien plus simple à enfiler sec qu'à enlever trempé. Elle regarde par l'unique fenêtre de la cabane, cherchant la pluie dans le paysage, mais elle ne voit qu'un grand soleil resplendissant à travers les conifères. Difficile de croire que c'est le même lieu ou hier encore la nature se déchaînait. Elle souffle un grand coup, attache son soutien gorge et passe son Henley.

Son bazar rejoint l'intérieur de son sac, elle y trouve quelques comprimés de dentifrice solide qui s’avèrent être une nécessité plus qu'un luxe lorsqu'elle se retrouve à sentir sa propre haleine. Le mélange du rhum, la salive sèche et de la viande de la veille font qu'elle pourrait décoller du papier peint juste en soufflant dessus. Un coup de brosse plus tard et ses cheveux finissent attachés en une longue queue de cheval. Rien de tel qu'un sac de femme bien garni pour vous permettre de vivre toutes sorte de situations avec un minimum d'hygiène.

La feu qui commence à faire de belles flammes dans la cheminée réchauffe agréablement l'atmosphère, et c'est quand elle pose la grille et la casserole dans l'âtre que la voix d'Alessandro lui parvient depuis l'extérieur. Elle ne peut refréner un sourire en l'entendant la prévenir de son arrivée cette fois-ci. La porte s'ouvre et elle s'avance vers lui pour récupérer la bouteille qu'il tient en main, prête à faire chauffer l'eau pour avoir sa dose de caféine au plus vite. Sa main caresse le goulot, mais elle se fait stopper dans son élan par la poigne de l'homme qui l'attrape pour la serrer contre et lui et poser ses lèvres sur les siennes. Ce baiser achève de la réveiller, et elle ne peut s'empêcher de lui sourire quand elle entend sa question suivie de ce petit nom doux qui hier encore l'horripilait.

-Très bien. J'avais un bon compagnon de couvertures.

Nouveau sourire, et cette fois-ci c'est elle qui amorce un rapprochement buccal. Elle passe sa main autour de la bouteille en verre et la récupère avant de se détacher du loup pour en vider le contenu dans la casserole qui à déjà commencé à chauffer. L'eau frémit quasi-immédiatement au contact du métal chaud. Elle fixe le liquide translucide, sa cervelle pensant au café qui va bientôt apparaître entre ses mains.

D'une oreille distraite elle écoute Alessandro qui lui dit qu'il a réussi a joindre ses hommes. Elle trouve ce terme étrange, et se demande bien à quel point les affaires dans lesquelles traîne le loup peuvent-elles être illégales. Et dangereuses. Elle sait que ce n'est pas un tendre, les types qu'il a descendu la vieille, même le lycée. Leurs sauveteurs sont à quelques kilomètres d'ici, ils vont pouvoir rentrer à la maison.

[...]

Le café a été bu, rien de grandiose mais bien suffisant pour achever de les réveiller. Alessandro à laissé quelques billets posés sur le meuble à l'attention du propriétaire de cette cabane qui leur a permis de ne pas passer une nuit à geler dehors. C'est presque avec un pincement au cœur qu'elle quitte ce lieu, pensant à ce qui s'y est passé quelques heures plus tôt. Sa main dans celle du loup, elle le laisse la guider vers ceux qui sont venus les ramener à la civilisation. Elle n'ose rien dire, mais elle se sent mal, un peu gênée par cette séparation qui approche un peu plus à chacun de leurs pas.

Il ne parle pas beaucoup non plus, mais semble ressentir son désarroi. Elle ne sait pas dans quelle direction ils vont aller tout les deux, s'ils vont se contenter de reprendre leurs vies diamétralement opposées chacun de leur côté. L'homme près d'elle lui fait peur autant qu'il la rassure, et c'est en voyant le chemin et les deux voitures apparaître devant eux qu'elle comprend que cette parenthèse inattendue dans leurs vies est en train de prendre fin. Quelques hommes sont présents, impressionnants par leurs carrures et leurs expressions faciales. Elle serre un peu plus la main de l'homme dans la sienne avant de hocher la tête quand il lui dit qu'elle peut l'attendre dans une voiture.

Elle ne se fait pas prier et se rue dans un des engins de métal. Elle se recroqueville sur elle même, tentant de ne pas prêter attention aux discussions qui ont reprit dehors. Elle ne veut pas entendre quelque chose qui ne la concerne pas et qui pourrait ruiner cette image du héros qu'elle s'est construite mentalement quand elle pense au loup.

Alessandro finit par la rejoindre, prend sa main dans la sienne et lui demande si ça va. Elle baisse les yeux, un peu honteuse face au comportement qu'est le sien.

-Je suis pas morte. Je rentre chez moi. Bien sûr que ça va.

Son ton est froid, cassant, et son cœur, lui, chante une toute autre mélodie, montrant là que ce sont plus des mots lancés par pure bravade qu'autre chose. Elle ose un regard vers le loup quand ce dernier passe une main dans ses cheveux blonds, avant de détourner son regard vers la fenêtre, observant la forêt. Alessandro lâche un soupir, et la voiture démarre.

L'ambiance est pesante. Pas un bruit ne résonne dans l'habitacle. Au bout de quelques kilomètres, elle fixe le loup du coin de l’œil avant de lâcher quelques mots.

-Merci. Pour avoir sauvé mes fesses et promis de continuer à le faire. De mon côté je te promets d'arrêter de chercher des embrouilles avec plus fort que moi.

Elle lui sourit, il fait de même. Son cœur devient moins lourd, et elle savoure enfin le fait de retourner à la civilisation.

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