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 Scarface (feat l’italien mafieux)

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Isaac Lahey

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MessageSujet: Scarface (feat l’italien mafieux)   Dim 19 Aoû - 17:50

Je salue mon patron d’un signe de main , sors de la boutique. Je dois rentrer, j’ai une tonne de devoir à faire... Je remonte mon sac sur mon épaule, fourre les mains dans mes poches en trainant des pieds, perdu dans mes pensées. Quand je relève la tête, je remarque un type à côté d’une poubelle, tenant dans ses mains une boîte rouge. Je fronce les sourcils. Il laisse choir la boîte dans la poubelle avant de tracer comme si de rien était. Curieux, je m’approche et récupère la fameuse boîte dans le fond de la poubelle. Je la tourne, l’observe sous toute les coutures. Elle est plutôt lourde. Y a quoi l’a dedans ? J’essaye de sentir les odeurs qui s’en émanent, rien. Juste l’odeur d’un emballage plastique. Je m’apprête à l’ouvrir, emporté par ma curiosité. Un coup sourd derrière le crâne , puis l’obscurité totale.

Un sceau d’eau glacé en pleine face me réveille. Je prends une profonde inspiration, regarde autour de moi. Tout n’est que pénombre et béton. Je suis debout, accroché par les poignets à une grille derrière moi. Je secoue la tête pour me débarrasser de l’eau qui ruisselle sur mes joues. Je gronde un peu en me redressant. J’ai les épaules en vrac. Qu’est ce que je fous là ? Je reconnais rien, ni odeur ni l’endroit... Est ce que c’est un exercice de Chris ? C’est ça ? Je cherche une trace de sa présence quelque part. Rien. C’est pas Chris. Nouveau sceau d’eau en pleine tronche. Je sert les dents en grondant. Des hommes galbé comme des armoires à glace se tiennent bien droit devant moi. L’un d’eux se décide enfin à l’ouvrir :

-Qui t’as indiqué l’adresse de la livraison?
-Hein??

J’hausse un sourcil. Livraison ? Adresse? De quoi il parle? Je vois sa grosse pâte de gorille s’abattre sur un levier. Il ne me faut que quelques micro secondes pour comprendre ce qu’il vient d’enclencher. Le courant se déverse en moi comme autant de lame chauffée à blanc. Je sert les dents tant que je peux, le loup sort malgré moi. Le courant s’arrête. Ça ne semble même pas choqué mes tortionnaires de mon apparence. Je leur lance un regard emplis de haine , ma voix est plus rocailleuse lorsque j’ouvre la bouche :

-Je ne vois pas de quoi vous parlez.

Nouveau courant électrique. Je ne bronche quasiment pas, me contente de serrer les poings en grondant. Le jus s’arrête. Je respire par profonde inspiration, regarde le plafond au dessus de moi. Bordel dans quoi je me suis fourré encore ?? Les gorilles parlent entre eux:

-On devrait prévenir Amaro. Lâche le premier
-T’es malade? Couine un autre
-Ouais, tu crois qu’il va nous laisser notre tête si il apprend ce qu’il vient de se passer ? Renchérit le troisième

Un blanc s’installe entre eux. Je garde le regard rivé sur le plafond, l’air de rien. Amaro. Ce nom me dit quelque chose... Ou est ce que j’ai déjà entendu ce nom? L’un d’entre eux, un chauve aux allures de body builder doper aux amphétamines, se masse nerveusement les mains :

-P’t être... Mais si il apprend qu’on a chopé un mec qui a voulu nous volé et qu’on lui a rien dit... On finis avec les autres, chaussures aux pieds.

Je peux sentir la peur les traverser. Ils sont drôlement peureux pour des gorilles. Je baisse la tête sur eux... Bon de toute évidence, Amaro, c’est leur chef et ils en ont la frousse. Je pourrais peut-être me la jouer je ne sais quoi, genre je sais de quoi ils parlent et ils me foutent là paix ... Je l’ai déjà fait pour le compte de Chris, je peux le faire pour sauver ma peau. Je me racle la gorge pour me rappeler a eux. Ils m’accordent toutes leur attention:

-Je ne parlerais qu’à Amaro, j’ai des choses à lui dire...

(...)

Me voilà dans un hangar, mains déliées, les gorilles qui m’encercle. Je sais pas comment j’ai fait, mais ses couillons m’ont cru sans même poser de questions. Cependant, je m’inquiète un peu. Des gorilles qui ont peur, c’est soit qu’il y a plus gros qu’eux soit qu’il y a plus fort. L’effluve de musc commun à notre espèce me parvient aux narines. Les gorilles me poussent vers l’avant, je gronde en me tournant vers eux. Je roule des épaules alors qu’un type totalement inconnu s’avance vers nous. Il s’adresse d’abord au gars derrière moi, à son accent je dirais qu’il est italien ou un truc qui s’en approche.

Les types se barrent sans demander leur reste. Je me retrouve tout seul avec ce fameux Amaro. Il me dévisage, il semble tous ce qu’il y a de plus sérieux avec ses allures de mafieux. On se croirait dans Scarface. Sauf que c’est lui Al pacino. Je déglutit un peu. Je suis peut être un peu plus dans la merde que je ne le croyais... Je me lance tant pis, mode lycéen qui comprend rien à ce qu’il se passe :

-Écoutez, je sais pas qui vous êtes. Moi je suis rien qu’un gosse qui a trouvé une boîte rouge dans une poubelle, j’ai cru que c’était une erreur du coup je l’ai récupérer. Je l’ai même pas ouverte et quand vos gars ont débarqué ils ont pas cherché à comprendre. Je me suis retrouvé électrocuté dans une cave et maintenant je suis là. J’ ai même plus la boîte si c’est ça le plus important ! Donc ... Je peux y aller ? S’il vous plaît.

Ouaip, je crois que je suis pitoyable pour le coup. Vraiment pitoyable...




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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Sam 25 Aoû - 17:24

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« Scarface. »

Le jet puissant de la douche
s’écrase sur ma peau, me lavant de la sueur et du sang qui la macule. Le mien, mais pas que. J’apprécie la quiétude de ma salle de bain après la clameur du Fight Club. Mon adversaire était coriace. J’ai gagné, mais pas sans mal. Je pourrais arranger les combats, acheter mes adversaires. Mais cela finirait par se savoir, puis j’ai besoin de cette mise en danger et aussi de prouver qu’Alessandro Amaro sait se défendre sans l’aide de sa squadra.

Bon briquet claque quand je le referme, je souffle un trait de fumée et regarde mon lit, vide de toute présence. Je soupire. Le dernier à avoir dormi là est Therencio. Ce môme que j’ai pris sous mon aile. Mon corps est encore chargé de l’adrénaline du combat, impossible de penser dormir maintenant. Je me sers un verre de Grappa et lance une playlist de mon téléphone. Du blues jailli des enceintes.

(…)

La sonnerie de mon téléphone me sort le museau de la page internet que je consulte. Un site sur les armes. Je me tiens au courant des sorties et des améliorations notables, même si je reste fidèle à mes deux python 747. Deux revolvers dont l’empreinte balistique enregistrée chez la volaille ne correspond pas.

- Cosa ?

Je raccroche, excédé. Depuis qu’Arès n’est plus là, je peine à recruter des mecs valables. Ryan fait ce qu’il peut, mais il n’a pas le flaire de mio amico. Puis les mecs fiables et expérimentés ne courent pas les rues à Beacon Hills. La ville est trop petite pour attirer les grosses pointures. Je suis donc obligé de faire avec ce que j’ai sous la main. Et là, il s’agit entre autre de types qui roulaient avant pour mon principal concurrent, Victor Barns, que Janice a assassiné en l’empoisonnant. Une mort qui avait tout l’air d’une crise cardiaque. Je m’étais engueulé avec la dryade pour cette mort bien trop douce pour un tel pourri. Mais, malheureusement, on ne peut pas tuer deux fois la même personne.

(…)

J’ai pris une vieille Ford avec de fausses plaques d’immatriculation pour venir dans ce coin sordide en périphérie de la ville. C’est Aiden qui s’occupe de tout ce qui est vol de voiture pour l'organizzazione. Non loin du Pink, j’ai toujours à disposition une voiture banalisée pour mes déplacements “non conventionnels”.

L’odeur du loup m’agresse les narines dès que je passe la porte. Un bambino, la mine pas fraîche, est là, mains déliées entouré de ces idioti qui me servent d’hommes de main. Je jette un oeil au générateur de courant. Ils s’en sont servis, ce qui explique l’œil hagard du louveteau. J’avais imposé ce mode de répression sans en donner le raison. Trop de lycans au kilomètre carré à Beacon Hills pour ne pas prendre cette précaution. Seulement, je me garde bien de dire à ces figlio di puttana que cela me collerait également sur le carreau. Ces mecs se doutent que des monstres rodent dans la ville. Mais c’est si incroyable que ça reste au niveau des spéculations. Il savent le massacre que j’ai fait avec Arès un jour où Barns pensait me tendre un piège. Bien des flics qui ont retrouvé les corps le lendemain, sont hantés par la boucherie que j’avais laissée derrière moi. Je tiens ces mecs par la terreur que je leur inspire, contrairement à la squadra ou la stidia qui savent exactement ce que je suis et m’obéissent parce qu’ils me respectent et non pour la crainte que je pourrais leur inspirer.

- Cosa ?
- Il affirme avoir des choses à vous dire Boss.
- Davvero ? Dehors !


Je n’ai aucune idée du niveau de maîtrise du louveteau, mais son grondement à mon entrée me dicte de rester prudent. Un monstre fait toujours plus peur quand on ne le voit pas. Et autant que les idioti qui l’ont chopé ne voient pas de visu ce que cela peut donner. Je sors une sigaretta de mon paquet à moitié entamé pour une dose de ce poison dont je ne peux pas me passer.

-Écoutez, je sais pas qui vous êtes.
- Et bien que cela reste ainsi piccolo.
- Moi je suis rien qu’un gosse qui a trouvé une boîte rouge dans une poubelle.
- Les gentils bambinos ne fouillent pas les poubelles. Ta madre ne t’a pas appris ça ?
- J’ai cru que c’était une erreur du coup je l’ai récupérer. Je l’ai même pas ouverte et quand vos gars ont débarqué ils ont pas cherché à comprendre.


Je leur demande surtout ne pas comprendre… Juste d’obéir.

- Je me suis retrouvé électrocuté dans une cave et maintenant je suis là. J’ ai même plus la boîte si c’est ça le plus important ! Donc ... Je peux y aller ? S’il vous plaît.

Ils ont donc bien appliqué la procédure que j’ai imposée. Mais ils l’ont détaché. Encore un quart d’heure et ce louveteau pouvait faire un carnage. Je souffle mon mécontentement. Le bambino prend ça pour lui et se ratatine. Il a senti qu’il ne faut pas se tromper sur mon rang d’oméga.

- Tu fourres ta sale tête de chiot dans mes affaires et tu penses t’en tirer comme une fleur ? Je crois que tu as besoin que je te mette les points sur les i pour que tu de souviennes de ne jamais recommencer.

Jusque-là je lui tournais autour en lui crachant ma fumée sur le museau. Sans prévenir, je l’attrape par son sweat et le colle brutalement contre le pilier de béton le plus proche. Se tête fait un rebond. Sigaretta coincée entre les lèvres, je le maintiens sous ma coupe parant à toute riposte de sa part. Avec ce que je viens de me coltiner ce soir sur le ring, ce n’est pas ce louloup en couche qui va me donner du fil à retordre.

- Qui me dit que tu ne vas pas fouiner à nouveau. Ou ouvrir trop grand ta grande bouche ?

Son loup est à fleur de peau, le mien tenu en laisse au fond de mon cœur. Je relâche le bambino brusquement et m’écarte de trois mètres. Il pense avoir gagné un répit, mais déchante lorsque je me retourne, arme au poing. Il a le temps d’évaluer le calibre de mes balles au diamètre du trou obscur qui termine le canon su Python Magnum. Une balle suffit à lui emporter la moitié de la cervelle.

- Allora ?

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Isaac Lahey

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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Sam 8 Sep - 23:24


Scarface
Alessandro & Isaac



Ce mec il a juste pas la moindre envie de rire avec moi. Et entre nous, je ne pense pas qu'il me laisse repartir indemne de cet endroit lugubre. Donc non seulement j'ai eu l'air pitoyable, mais en plus je vais payer les pots cassés. Il soupire, agacée par je ne sais quoi. J'ai la sale impression qu'il en a déjà marre de moi, je me ratatine un peu, baisse la tête. Il n'a pas de meute, mais je suis a peu prés sur qu'il est bien plus fort que moi. Je ne me risquerais pas à me battre contre lui…

Il prend la parole, son accent chantant tranche méchamment avec son énervement. Je baisse la tête, fait la moue. Ma tête de chiot… Je ne suis pas un bébé non plus! Il continue, me précisant parfaitement que je ne vais pas m'en sortir. Et merde… M'apprendra à être trop curieux tiens… Je fronce le nez à chaque bouffée de cigarette qu'il me crache au visage. Mais qu'est ce qu'ils ont tous a fum… Je ne termine pas ma phrase mentale, en deux-deux je me retrouve collé à un pilier de béton, son poing sous mon menton, ma tête qui heurte brutalement le béton derrière moi. Je lâche un léger gémissements, tant de surprise que sous la douleur. Les yeux dans les yeux, je serre les mâchoires avant de gronder. Pas questions que je crève ici sans ne serait ce que me défendre. Mes yeux virent à l'or, j'essaye tant bien que mal de me défaire de sa prise, en vain. Il contrôle et riposte, je n'arrive même pas a l'atteindre alors qu'il n'ait qu'a quelques centimètres de moi. Je me sens encore plus minable.

Il me demande si je ne vais pas l'ouvrir. Pourquoi est ce que je ferais ça franchement? Je suis sur qu'il serait capable de venir me retrouver et me pulvériser à coups de griffes! Il me relâche brusquement. Il n'est même pas essoufflé ce sale con! Je soupire, soulagé, un peu. Peut être qu'il cherche simplement à me faire peur… L'odeur du métal froid me fait réagir, je relève le regard vers le loup, le reflet métallique d'une arme pointé sur moi me fait soudainement douté sur l'idée de simplement m'effrayer.

Le canon de l'arme est dirigé droit sur moi. A la taille du trou qui orne la sortie, je sais pertinemment qu'une balle entre mes deux yeux et je m'en vais rejoindre le reste de ma famille, a bouffer les pissenlit par la racine. Si je veux reparler a Lydia un jour, ce sera en utilisant ses dons de Banshee. Et pas sur qu'elle soit d'accord pour une relation avec un fantôme. Je blêmis, déglutit en tendant une main devant moi, dans l'espoir qu'il me laisse seulement l'ouvrir:

-Je ne dirais rien, jamais!  

Ma promesse semble tout autant l'intéressé que si je lui avais dit que la veille j'avais mangé des pâtes. Je recule, mon dos bute de nouveau contre le pilier de béton. Réfléchis Lahey, sors toi de là putain! Rien ne viens, j'ai beau me creuser les méninges, je ne vois aucun moyen de survivre à cette rencontre. Il arme, vise. Je plante mon regard dans le siens, quitte à crever, autant que je reste digne…

-Patron!

Sauvé par je ne sais quoi, ou plutôt je ne sais qui. Nous tournons tous deux la tête vers cet invité surprise qui blablate tranquillement:

-Y en a un qui veut vous combattre sur le ring et… Oh. Vous êtes occupés. 'Scusez.

Le ring? Des combats? Mon cerveau tourne à cent mille à l'heure. Le type s'en va alors que je réfléchis à une alternative à ma mort bien trop proche. Ça jaillit dans mon esprit, comme une petite ampoule qu'on allume. La voila ma carte sortie de prison. L'oméga me vise de nouveau. Je me redresse, droit et sur de moi cette fois. De toute manière, c'est ma dernière et unique carte à jouer. Soit je fais un coup de poker et rafle la mise (ma vie, en soit), soit je perds et on retrouveras mon corps sans vie quelque part dans la forêt de Beacon Hills… Si on me retrouve. Je serre les poings et les dents:

-Je peux faire votre combat. Je suis un bon combattant, vous savez ce que je suis. Laissez moi tenter le coup, laissez moi prendre votre place sur le ring. Après, vous verrez ce que vous faites de moi.  

Je commence à comprendre sur quel genre de type je suis tombé. Si je me dégonfle maintenant, il verra un type qui en a pas. Les yeux dans les yeux, j'attends patiemment sa sentence. Soit je vis en combattant, soit je meurs parce qu'il aura refuser ma proposition…

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Dernière édition par Isaac Lahey le Ven 14 Sep - 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Ven 14 Sep - 13:28

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Un bambino, encore un qui ignore que la vie est mortelle.

-Je ne dirais rien, jamais!  
- Tout le monde dit ça, un flingue pointé sur la tête…


Appuyer sur la détente m’est facile. Je ne connais pas ce louveteau et je sais faire disparaître les cadavres. C’est un danger, une faille dans mon organizzazione. Un grain de sable qui peut tout me bloquer, ou pire m’envoyer en cabane. Il fait une tête de chiot. Charmant tableau attendrissant, mais si je laisse faire, demain mon univers s’écroule. Mon doigt se raffermit sur la détente. Je me prépare au recul de l’arme, jauge la distance de projection de la mélasse qui peuple son cerveau. L’autre fois, Tobias avait immédiatement repéré la minuscule goutte de sang sur le poignet de ma chemise. Je ne dois plus faire ce genre d’erreur, elles sont fatales. Addio amico. Le bambino me regarde en face. Il a du cran, mais cela ne change rien au fait qu’il a collé son museau là où il ne fallait pas..

-Patron!
- Cosa ?!
-Y en a un qui veut vous combattre sur le ring et… Oh. Vous êtes occupés. 'Scusez.
- Sul serio ?


Bordello ! Il faut être partout à la fois. Je soupire, mon arme se baisse légèrement.

-Je peux faire votre combat. Je suis un bon combattant, vous savez ce que je suis. Laissez-moi tenter le coup, laissez-moi prendre votre place sur le ring. Après, vous verrez ce que vous faites de moi.  


Qu’est-ce qu’il me chante le bambino ? Je raffermis ma prise sur la crosse de mon arme, vise son front, il reste droit sur ses jambes, le regard plus intelligent que je ne l’aurais cru de prime abord. Agacé, je fais un geste à mon subalterne pour qu’il déguerpisse. Je jauge le louveteau. Il y a peut-être quelque chose à en tirer. Au pire, ce n’est que partie remise pour aller nourrir les poissons du lac. Avec le gras du pouce, je remets la sécurité et rengaine mon flingue.

- Tu as intérêt de gagner ce combat piccino. Je te préviens que je ne me tape pas des tocards sur le ring.

D’un geste du menton, je l’invite à sortir. Dehors, deux hommes attendent. Ils nous accompagnent sur la centaine de mètres à faire pour rejoindre le fight club.

(…)

L’ambiance est électrique, chargée de testostérone. Le bambino prend la mesure de là où il vient de mettre les pieds. L’underground. Je chope Largo et le préviens du changement.

- C’est vous qu’ils veulent voir patron.
- Et bien c’est ce marmot qu’ils verront.
- Je lui mets quelle côte ?
- Il a ses chances, mais je ne suis pas sûr de son mental. Deux contre un.


Je me retourne vers le bambino.

- Suis-moi.


Je l’entraîne au vestiaire. Dans un coin, son adversaire est déjà prêt. Regard de haine pure. C’est un lycan comme lui. Le combat aura donc lieux sans gants. Je le laisse quitter sa veste et ce qu’il souhaite préserver de ses vêtements.


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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Mar 18 Sep - 10:59


Scarface
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Il a accepté ma proposition. J'arrive pas à croire qu'il a accepté… Il a rangé son arme alors que je peux souffler. Je ne sais pas trop si je suis sauvé ou juste en sursis. Il me fait signe de le suivre. Je profite d'être un peu dehors pour profiter de l'air frais… Pas sur que je puisse respirer cet air de nouveau un jour…

Ca sent la transpiration et le cuir. La testostérone emplis l'air déjà chargé de tout un tas d'odeur. Le sang frais, cet odeur de fer qui arrache des grimaces et qui pique le nez, est présente elle aussi. Je déglutis. Je ne suis pas sur de là ou je viens de tomber. Je m'attendais à des combats simple, de la bagarre pour amuser la galerie! Pas à… Ca. Je scrute autour de moi. Il y a un combat en cours, je garde un œil sur les gorilles qui m'encerclent et m'avance prudemment pour voir un peu de quoi il en retourne. Un des mecs prend un crochet du droit en plein face, s'écroule au sol dans un râle de douleur. Je grimace pour lui. Il va mettre un moment avant de cicatriser le gaillard…

-Suis moi.

Je me tourne vers Amaro et hoche la tête. Un dernier coup d'œil au ring. Dire que je vais monter la dessus pour sauver ma peau… J'ai intérêts à gagner.

Nous nous faufilons dans la masse de gens pour atteindre un vestiaire. Les portes s'ouvrent, je grimace de plus belle. C'est pire que les vestiaires du lycée la dedans… Une odeur familière m'accueille cependant, celle du musc du loup. Je regarde autour de moi pour croiser le regard du loup qui compte se battre contre moi ce soir. Il me déteste alors que je ne le connais pas. Son cœur palpite, signe de son énervement. Il pue l'angoisse, la haine et la transpirations mélangée. Je déglutis de plus belle. C'est un monstre de muscle. Il me fait penser a The Rock, vous savez l'acteur Tahitien… Et moi a coté de lui je ressemble a une allumette. Il va me briser en deux. Je me demande si la balle dans la tête ne serait pas moins douloureux au final. Je retire ma veste et ma chaîne. Je garde le reste. Je jette un œil a Amaro. Le combat m'attends.

(…)

Je serre la mâchoire, entourées de tout un tas de type que je ne connais pas, qui m'encourage, qui encourage le type face à moi. Je regarde ce monstre du muscle, la taille de ses avants bras, de ses poings. Il va me pulvériser. Je déglutit difficilement. Ce mec va me faire ressentir ce que ressentait la meuf de Chris Brown. Le combat commence. Il me sourit narquoisement avant de me lancer :

-Ils vont voir ce qu'il se passe quand un loup s'attaque à un chien des rues.

Je serre mon poing en grondant. Il se jette sur moi, je prend un premier crochet dans le visage. Ma lèvre éclate sous le coup. Un autre  dans le ventre, le souffle coupé, je me retrouve déséquilibré vers l'avant et ce corniaud en profite pour m'abattre au sol. Ma tête heurte le béton, je râle en sentant le gout du fer dans ma bouche. Je tente de me relever, mais un coup de pied dans le ventre me fait rouler sur le dos. Le dos de mon crane frappe violemment le sol. Je garde les yeux fermé le temps de me reprendre. Quand je les rouvre, le type est au dessus de moi. Il me sourit narquoisement en levant le poing avant de frapper, encore et encore… Je vais crever sur ce sol recouvert de sang sec…

-Papa s'il te plait!  

Mon père à le poing fermés, prêt à s'abattre sur moi. Je tente de protéger mon visage de mes bras, je suis terrifiée, en boule au sol. Je tremble, mon corps est douloureux, grogui par les coups que j'ai reçu. Qu'est ce que j'ai fait? Pourquoi ce déluge de coups? Pourquoi sur moi? Je n'ai rien fait… Ses dents trop blanche, trop alignée luisent derrière son grotesque sourire. Son poing s'abat sur moi…


Mes yeux ont virés à l'ocre. Je retiens son poings dans ma main en grondant férocement. Il semble surpris de me voir me défendre. Je profite du moment de surprise, rabat mes genoux sur mon ventre, colle mes pieds sur son torse avant de pousser de toutes mes forces. Il se retrouve sur le dos en couinant. Je me redresse rapidement, essuie le sang qui coulent de mon nez d'un revers de main:

-Amène tes crocs, chienne.  

Je souris en lui faisant signe de s'approcher avec deux doigts. Il est plus rapide que moi, mais plus lourd. Je dois jouer ça contre lui. Il se rue vers moi, j'évite son crochet, le déséquilibre en le poussant sur le cotés. Il tombe mollement au sol, se relève rapidement, se retourne vers moi, tente de me frapper. Je m'abaisse pour éviter le coup, lui frappe dans le ventre pour le faire plier. Je me redresse, le tiens par les épaules alors que mon genoux finis dans son nez à plusieurs reprises. Il chute en lâchant un râlement. Je profite qu'il soit au sol , me ru sur lui pour le frapper au visages encore et encore. Je peux sentir ses dents casser sous mes poings, les os de sa mâchoire se fracturer. L'odeur du sang ne m'écœure plus, ni même la vue. Je sens que l'on m'attrape par le bras pour me remettre debout. Le type est K.O. . Je suis a bout de souffle. Je regarde autour de moi, on m'acclame. Le combat est finis. J'ai gagné.

(…)

Je me regarde dans le miroir du vestiaire. Ma lèvre est en train de cicatriser, mon nez ne saigne plus. Les bleus et les  ont déjà commencer à disparaître également. Par contre, mon t-shirt est maculer de sang sec et j'ai craqué mon jean. Chris va pas apprécier et va me demander des comptes… Surtout pour l'heure tardive. Tant pis, je lui dirais que j'ai eu envie de… Chassé? En espérant que ce mensonge passe. Je vois le reflet du mafieux dans le miroir. Je finis de nettoyer le sang sur mon visage avant de demander

-J'peux rentrer chez moi, maintenant…?  


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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Lun 24 Sep - 11:56

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« Scarface. »

Le bambino est saisi d’effroi en voyant son adversaire. Est-il en train de se demander si une balle dans la tête n’aurait pas été préférable ? Je me plais à l’observer. Ce Lahey est encore vivant, parce qu’il est une distraction. Pour le moment.

Je l’abandonne à son sort et retourne dans l’arène. L’ambiance est électrique. Largo, qui a fini de prendre les paris sur le combat en cours, arrive à ma hauteur.

- J’espère que votre protégé va tenir le choc. S’il tombe au premier coup, ça risque de devenir explosif.
- Je sais Largo.
- Pas que je n’ai pas confiance dans votre jugement patron. Juste que les gars, ils veulent du spectacle.
- Il a la plus belle motivation possible.


Je passe mon pouce en travers de ma gorge. Largo acquiesce puis monte au bureau se soulager d’une partie de l’oseille qu’il a accumulé depuis le début de la soirée. Il ne demande aucune précision quant à la présence de Lahey. Il sait quand il ne faut pas savoir. Je m’installe dans les gradins pour bénéficier d’une vue plongeante sur le ring. Les gars autour de moi hurlent, dopés à la violence. Les bonnes consciences, les moralisateurs de tout poil voient ici que la sombre exploitation de la misère humaine, seulement mon point de vue est tout autre. Ces types qui se cognent sur le ring finiraient tôt ou tard par le faire dans la rue, un bar, chez eux contre leur femme, leur bambini. Je donne un exutoire à cette violence qui coulent dans leur veine avec à la clé la possibilité de gagner de l’oseille. Les parieurs sont là pour assouvir leurs instincts les plus primaires. Pour se rincer l’œil, prendre leur dose de testostérones. Leur vice n’est pas beau, mais le nier ne l’effacera pas. Je concentre la merda en un point. Stilinski devrait presque m’être reconnaissant…

Voilà le piccino qui arrive. Des sifflets retentissent. C’est moi qu’ils voulaient sur le ring, j’adresse un sourire carnassier aux mécontents. Sans surprise, les paris vont sur l’adversaire du bambino. J’ai pris un risque en l’alignant à ma place. Au mieux, je vais gagner une belle somme, au pire son adversaire l’avancera vers sa tombe. Le gong retentit, le massacre commence. Dix secondes et le bambino est déjà au sol à cracher du sang. Je sers les mâchoires, l’exhorte mentalement à se relever. S’il se couche trop tôt, il va ridiculiser le Fight Club.

-Papa s'il te plait!


Voilà qu’il appelle son padre ! D’habitude, c’est leur madre que les couards réclament avant de crever. Je me suis planté de numéro. Cette lueur que j’ai cru voir dans son regard quand j’allais tirer n’était que de l’esbroufe. Je secoue la tête de dépit. L’idée m’effleure de le laisser subir la colère des parieurs dont les gains vont être minables à cause d’un combat déséquilibré. J’ai remarqué qu’ils sont moins en colère quand un combattant crée la surprise et les fait perdre, qu’un match gagné d’avance avec un gain dérisoire.

Je me lèvre, ne désirant pas assister à la curé. Il n’y a aucune beauté dans un tel combat. Ce n’est qu’une exécution. Toutefois un grondement sourd m’arrête et me fait retourner. Le loupiot a les yeux qui brillent d’une lueur mordorée. Dernière bravade ou ? Il se sert de son appui au sol pour projeter ses pieds et désarçonner son adversaire. Bien vu, l’angle d’attaque était parfait. L’autre se retrouve au sol, le souffle coupé, l’amour propre éraflé. Je me rasseoir, la suite va devenir intéressante.

-Amène tes crocs, chienne.  

Je grimace. Le bambino s’emballe. Il oublie que la fureur décuple la force et fait oublier la douleur. L’autre fonce. Un buffle, mais pas de mur à défoncer, Lahey a esquivé. Intrigué, je pose mes coudes sur mes genoux. Le gars assis à côté de moi me donne un coup de coude.

- Je le savais !

Il exulte et harangue le loupiot. Je soupire. Il y a dix secondes à peine, il faisait partie de ceux qui huait et sifflaient. Si tu savais mec, pourquoi as-tu parié sur le tas de muscles et pas le gringalet ? Ces mecs ont les neurones atrophiés par une vie de merda. Sur le ring, le bambino enchaîne. Force brute contre agilité. Force mentale aussi. Monsieur muscle a cru à une victoire acquise. L’insaisissable adolescent démolit sa confiance en lui. Déjà ses coups perdent en puissance. Il commence à jouer en défense… Il est cuit, le combat vient de basculer en faveur de Lahey. Et le bambino d’enchaîner, il cogne et frappe dans le but de faire mal, de tuer. Il règle ses comptes avec je ne sais qui, mais je mettrais ma main au feu que c’est un autre visage qu’il démolit ainsi. Finalement ce loupiot est plus intéressant que de prime abord.

Joe, l’arbitre, est obligé de le stopper. Le buffle est KO. Belle victoire en un round. Dans les tribunes ça harangue et hurle. Ceux qui au début osaient, dans l’anonymat de la foule, protester sur ce combat joué d’avance, clament qu’ils se doutaient qu’Amaro n’alignerait jamais des brêles sur le ring et encore moins pour le remplacer dans un combat. Je gagne un nouveau prestige en plus de la coquette somme des paris.

Je regarde le loupiot rentrer au vestiaire. Il y a une pause dans les combats, les tribunes se vident au profit du bar qui est pris d’assaut. Les commentaires vont bon train sur ce combat singulier.

- Chapeau bas, votre poulain patron !
- C’était pourtant un pari osé Largo.
- On l’aligne sur d’autres combats ?
- Pas certain que cela l’intéresse, mais c’est un élément intéressant. Je vais tenter de le convaincre.
- Vendez-lui le topo sur le besoin de se défouler des loups.
- Ah Joe ! T’en pense quoi du bambino ?
- Aucune technique, mais une colère incrustée dans les os. Bien coaché, il peut devenir redoutable. Mais c’est un gamin.


Joe désigne le hangar qui suinte le mauvais alcool, l’avidité et la brutalité.

- Son loup n’est pas si stable qu’il n’y paraît. Ce môme a une histoire. C’est là-dessus qu’il faut creuser pour l’appâter.
- Je vois.


(…)

Je rejoins le vestiaire. Lahay contemple sa gueule dans le miroir. Ses blessures disparaissent peu à peu.

-J'peux rentrer chez moi, maintenant…?
- File-moi ton portefeuille.


Il se braque, s’insurge. Je reste de marbre, agitant les doigts pour qu’il s’exécute rapidement. Il n’a pas le choix, le sait. Son larfeuille atterrit entre mes doigts.

- Suis-moi.

Nous retournons dans la vaste salle où un autre combat a pris place. Lahey me suit dans l’escalier de métal qui grimpe jusqu’au bureau qui surplombe le ring. La clameur s’atténue quand je referme la porte et invite le bambino à s’asseoir. Sans faire cas de ses protestations, je fouille son bien, en extirpe tout ce qui peut être intéressant, permis de conduire, carte de bibliothèque, tout ce qui permet de le tracer. Je colle le document sur le scanner et envoie la copie. Je lui lance son portefeuille, récupère les documents sur la vitre du scanner et me fige sur l’adresse notée au dos de sa carte de bibliothèque. Je scanne cette partie-là et lui rends ses papiers. Je reste songeur. J’attrape une bouteille dans l’un des tiroirs du bureau et me sers un verre. Je laisse la bouteille en évidence, indiquant d’un geste de la main que le bambino peut également se servir.

Ce n’est pas tant l’adresse qui me chagrine sur sa carte de bibliothèque, mais le nom qui suit le « Chez monsieur… ». Argent hébergerait un loup ? Singulier pour un chasseur et mon principal concurrent pour la vente d’arme de la région. Je regarde le louveteau qui commence à s’impatienter.

- Joe pense que tu as un bon potentiel. Cela te dirait d’apprendre des techniques de combat autres que la rage pure qui peut être autant un atout qu’un handicap ?

Je sors une liasse de billet du tiroir devant moi et prélève cinq portraits de Benjamin Franklin.

- Ton salaire. Je ne suis pas un ingrat et contrairement aux apparences, je suis réglo en affaire. Tu les as mérités. Largement. J’ai l’intuition que la vie n’a pas été tendre avec toi. Et que jouer au gentil toutou n’a pas forcément été payant. Ça te dirait d’intégrer la liste de nos combattants réguliers ? Joe est prêt à te conseiller et t’apprendre des techniques. De mon côté, je peux te montrer comment exploiter les capacités que nous avons en commun.

Ce n’est pas un grand enthousiasme que je lis dans son regard. Je montre les billets posés devant lui.

- T’as pas envie d’être autonome, de ne plus dépendre du fric des autres ? Je te laisse partir. Mais…

Je montre le scanner du doigt.

- Je sais où frapper si jamais t’ouvrais ta bouche un peu trop. Avec les informations que j’ai, il sera facile à mes hommes de remonter à tes amis, petite amie et toutes personnes qui te touchent de près ou de loin…

L’invitation à coopérer est explicite.

- Tu as plus à y gagner qu’à perdre à accepter ma proposition de revenir au Fight Club.


Un long silence suit. Ok, il a besoin que je le bouscule un peu.

- Et n'imagine pas que ton logeur soit un obstacle.

Chris Argent a une réputation redoutable. Mais l'homme est intelligent et réfléchira à deux fois avant de se frotter à un membre de la Cosa Nostra. La force de la mafia est son nombre d'affiliés.


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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Mar 2 Oct - 12:12


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-File moi ton portefeuille.
Quoi ?!

Je me tourne vers lui, plante mon regard dans le siens. Pourquoi il veut mon portefeuille ? J’aurais pu y laisser ma peau, maintenant il veut mon pognon ?

-Non, vous rêvez. Pas question que je vous le donne.

Il ne réagit même pas, se contente d’agiter les doigts avec un air de je m’en foutiste qui m’exaspère au plus haut point. Je gronde, groule. De toute manière je n’ai pas vraiment le choix. Je sors le morceau de cuir de la poche de ma veste avant de lui jeter en grommelant.

-Suis moi.

Je soupire, le suis en silence. Est ce qu’il va me remettre sur le ring? Mon regard est attiré par la place que je tenais plus tôt. J’arrive toujours pas à croire que j’ai gagné contre cette montagne de muscle. Nous montons des escaliers pour arriver dans ce que je suppose être son bureau. Je prend place sur le fauteuil qu’il m’indique. Et maintenant? Il va se passer quoi? Je vais pouvoir partir ? Tout en réfléchissant à la suite, je fais jouer mes doigts pour les détendre. Mes phalanges sont encore douloureuses des coups que j’ai donné. Je soupire un peu, me passe une main dans les cheveux avant de tilter ce qu’Amaro est en train de faire :

-Hey!! Vous gênez pas surtout, c’est pas comme si c’était privé...

Je grommelle quelques insultes en me renfonçant dans mon siège. La photo de Lydia atterrit dans les pattes du loup. Je gronde en me redressant. Pas question qu’il s’en prenne à elle. Est ce qu’il va la rechercher? Est ce qu’il pourrait s’en prendre à elle ? Je serre les mâchoires, il scanne tous ce que je peux posséder dans mon portefeuille. Qu’est ce qu’il compte en faire ? Le morceau de cuir atterrit de nouveau dans mes mains, suivis de mes papiers. Bah oui, débrouille toi maintenant ! Je replace une à une les cartes dans l’endroit prévue à cet effet, refusant d’un mouvement de tête l’alcool qu’il me propose.

Il regarde mes papiers, silencieux. Trop silencieux à mon goût. Derrière les vitres ont peut entendre la foule scander le nom du nouveau gagnant. C’était grisant de se faire applaudir... Je range mon portefeuille dans la poche arrière de mon jean, le loup ne sors toujours aucun mot. Euh... Je suis toujours là, hein ! L’envie de lui faire un petit signe de main pour me rappeler à lui me traverse l’esprit, je me résigne de peur de prendre une balle.

-Joe pense que tu as un bon potentiel.
-Joe?
-Cela te dirait d’apprendre des techniques de combat autres que la rage pure qui peut être autant un atout qu’un handicap ?

La rage pure. Est ce que je ressemblais à ça ? Un chien enragé? Je déglutis un peu. Il ouvre un tiroir, je me raidis dans mon fauteuil. Il va me buter ou pas? A la place d’une arme, il sort une liasse de billet. Je n’ai jamais vu autant d’argent de ma vie. 500$ se posent face à moi. Je regarde les billets sur le bureau sans comprendre.

-Ton salaire. Je ne suis pas un ingrat et contrairement aux apparences, je suis réglo en affaire.

Je ricane malgré moi, me reprend en toussotant. Vaut mieux pas se moquer, je crois.

-Tu les as mérités. Largement. J’ai l’intuition que la vie n’a pas été tendre avec toi. Et que jouer au gentil toutou n’a pas forcément été payant.

Je détourne le regard, mes mains me paressant soudainement très interessantes. J’ai pas envie de parler de ça, encore moins avec lui.

-Ça te dirait d’intégrer la liste de nos combattants réguliers ? Joe est prêt à te conseiller et t’apprendre des techniques. De mon côté, je peux te montrer comment exploiter les capacités que nous avons en commun.

Combattre pour lui? Sérieusement ? J’hausse les sourcils, le voit du coin des yeux me montrer l’argent sur la table.

-T’as pas envie d’être autonome, de ne plus dépendre du fric des autres ?
-Je travaille, v’savez...
-Je te laisse partir. Mais…

Ses doigts tapotent le scanner. Avant même qu’il l’ouvre, je sais ce qu’il sous entend. Je soupire longuement.

-Je sais où frapper si jamais t’ouvrais ta bouche un peu trop. Avec les informations que j’ai, il sera facile à mes hommes de remonter à tes amis, petite amie et toutes personnes qui te touchent de près ou de loin…
-Je vous ai dit que je ne dirais rien.

Je suis foutue de toute manière, donc j’ai plutôt intérêt à la fermer.

-Tu as plus à y gagner qu’à perdre à accepter ma proposition de revenir au Fight Club.

Plus à gagner. Je regarde les billets sur le bureau. 500$ pour un seul combat... Mais cet argent ne doit pas être du plus propre. Et certainement pas légal. Si Chris apprenait ça...

-Et n'imagine pas que ton logeur soit un obstacle.

Il lit dans les pensées ? Je relève mon regard sur lui. Comment connaît il Chris ? De toute évidence, il espère me voir de nouveau sur le ring... Mais et moi dans l’histoire ? Qu’est ce que j’ai envie de faire ...? J’hésite longuement, prend l’argent en me levant. Je regarde les billets dans ma main, me mord l’intérieur de la joue :

-Je ne dirais rien. Ma parole est d’or. Mais... Je ne pense pas que les combats soient fait pour moi. En tous cas... Merci pour... L’argent.

J’hoche la tête d’un air entendu, esquisse un faible sourire avant de sortir. Alors que je descend les marches, un des combattants sur le ring lève fièrement le poing en l’air, le nez en sang. Il a gagner. Je peux entendre son cœur battre à vive allure, l’ adrénaline qui parcours son corps tout entier. Je frissonne. J’ai aimé me battre, j’ai aimé sentir mes poings s’abattre sur lui, me sentir puissant. J’ai aimé le voir à terre et gagné. Ça craint...

(...)

Chris a validé l’excuse de la chasse. Lydia l’a un peu moins bien pris. J’ai caché l’argent dans ma chambre, je sais que Chris ne fouillera pas, il me fait confiance après tout... Et puis, jamais je ne retournerai dans ces hangars, pour ce sale type...

-Alors qu’est ce que je fous là...?

Je me pose la question à voix haute. Je regarde le bâtiment monochrome et fade qui se tient devant moi. Je soupire, les poings serrés dans les poches, capuche sur la tête. Je devrais repartir, vite, loin. Combattre pour lui est une très mauvaise idée, très très mauvaise... Je pousse la porte, entre. Le bruit de mes pas résonnent dans l’endroit désert, je regarde autour de moi. Je n’arrive pas à savoir pourquoi je suis revenu ici...

Mes pieds me ramènent naturellement sur le ring de la veille. J’inspire profondément. Je dois partir, maintenant. Je suis en train de faire une bêtise, je ne devrais pas être ici. D’autres bruits de pas. Je me retourne vivement,  me retrouve face au loup. Plus possible de faire demi tour maintenant. Mon regard s’ancre au siens un instant avant de détourner mon attention sur le ring:

-Hier, quand je suis monté... C’était... Je sais pas trop. Mais tous ce que je sais, c’est qu’après ça, je me sentais moins lourd, moins... En colère.

Je lui jette un coup d’œil en biais, hausse les épaules en secouant la tête. J’arrive pas à croire que je suis en train de lui parler. Je me mords la lèvre inférieure, je devrais me taire. Je dois me taire.

-Est ce que... L’offre que vous m’avez faite hier, elle tient toujours ?

Et voilà, l’a fallu que je l’ouvre. Dans quoi je suis en train de m’embarquer encore.

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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Jeu 11 Oct - 18:08

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Je lis la surprise dans son regard, lorsque je sous entends connaître l’éventuelle puissance de feu de Chris Argent. Le bambino prend la mesure du milieu où il vient de mettre le nez. Je ne sais pas ce qu’un chasseur de la trempe d’Argent fait avec un louveteau comme lui, par contre je connais la dissidence du chasseur vis-à-vis des siens. Une position qui l’affaiblit. Tout homme a ses raisons pour un jour, effectuer un virage à cent-quatre-vingt degrés dans sa vie.

-Je ne dirais rien. Ma parole est d’or. Mais... Je ne pense pas que les combats soient faits pour moi. En tous cas... Merci pour... L’argent.

Son cœur vacille… sur la deuxième partie de sa phrase. Je souris légèrement. Je n’aurai pas forcément gain de cause toute de suite, mais la graine est plantée. Gagner sur le ring, par ses propres moyens, à la loyale, entendre les acclamations du public, peu d’hommes peuvent se dire insensibles à cette galvanisation. Lahey vient de goûter à une drogue très particulière. Il se lève, le pognon en main. Ça aussi, difficile de cracher dessus, surtout quand il est gagné bravement.

- Je suis peut-être un bandit, mais pas un voleur…

Médite ça bambino ! Il disparaît du bureau. Une clameur retentit, je lorgne par la fenêtre qui donne sur le ring. Un combat s’achève.

(…)

Je suis plongé dans les comptes. J’évite de faire ça au Pink qui doit rester une vitrine exemplaire. Le coffre contient trop de liquidités. Transférer de l’argent liquide sur un compte n’est pas évident. Ça laisse des traces. Il faut donc ruser. J’ai déjà les salaires qui sont payés ainsi, comme l’alcool de contrebande que l’on sert au Fight Club, ou encore les différentes fournitures de la squadra : armes, munition, sac de ciments. Je souris à l’écran de mon ordinateur ouvert sur une page du darknet. Le ciment est devenu une légende depuis bien longtemps. C’est bien trop long et compliqué à mettre en œuvre, là où une carcasse de moteur fait un très bon lest. Mon téléphone vibre. C’est le garde du hangar.

- Cosa ?
- Il y a un môme qui vient de rentrer dans le hangar. Je ne l’ai pas intercepté dehors, me disant que ça serait plus discret à l’intérieur.
- Bonne initiative. Une tête connue ?
- Je crois que c’est le môme qui s’est battu l’autre fois à votre place.


Je jette un œil par la fenêtre et effectivement, j’aperçois Lahey.

- Je m’en occupe. Il n’y a pas de danger.

J’éteins l’ordinateur et verrouille le coffre avant de descendre sans faire de bruit. Le bambino est tellement concentré sur le ring et sur ce que cela doit lui rappeler, qu’il ne perçoit ma présence que lorsque je m’avance vers lui sans plus faire attention à être discret. Je lève un sourcil interrogateur et prends garde à ne pas prendre une attitude trop prédatrice. Il a subit un joug, les premiers instants de son combat étaient flagrants. Il avait les réflexes de celui qui a l’habitude de se prendre des coups… sans les rendre. Si je veux l’attirer ici, autant ne pas lui rappeler de mauvais souvenirs.

-Hier, quand je suis monté... C’était... Je sais pas trop. Mais tous ce que je sais, c’est qu’après ça, je me sentais moins lourd, moins... En colère.
- Tu as simplement donné à ton loup ce qu’il te réclame. Pourquoi crois-tu que je monte moi-même sur le ring, au risque de me faire proprement étaler ? C’est un besoin Isaac.
-Est ce que... L’offre que vous m’avez faite hier, elle tient toujours ?


Les mots lui coûtent, pour le gentil garçon qu’il est et qui sait qu’il fait une bêtise. Je cache ma joie et ma victoire et me contente de hocher la tête. Finalement, je n’ai même pas eu besoin de le contraindre. Ce qui me convient, car je n’ai nul envie de m’occuper de Chris Argent. Puis, cela n’aurait conduit qu’à une relation conflictuelle. Ce n’est pas la meilleure des choses. J’ôte ma chemise et la pose sur un banc.

- Monte.

Sans attendre, j’empoigne l’une des cordes et grimpe sur le ring.

- Ne t’inquiète pas. Je veux juste tester tes réflexes. Je veux voir, à froid, ce dont tu es capable. La haine et la colère donnent de la force. C’est comme ça que tu as gagné hier soir, mais ce n’est pas pérenne.

Il hésite et finit par me rejoindre.

- Pas de griffes, pas de crocs. Premier test, tu essayes de me toucher. Ensuite, tu tenteras de me coller les deux épaules au sol. Va bene ?

Je me fais léger sur mes appuis.  Je ne l’engage dans rien de violent.

- J’attends !

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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Mar 30 Oct - 9:33


Scarface
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« C’est un besoin, Isaac. » Cette phrase résonne dans ma tête comme une évidence. J’en avais besoin. J’avais besoin de me défouler, de sortir toute cette énergie de mon corps. L’adrénaline qui coulait dans mes veines était délectable, tel le nectar des Dieux. Et mon corps en redemande, accro à cette drogue que mon propre corps sécrète. J’ai toujours envie de frapper... Et c’est dur à admettre. J’ai l’impression de ne rien contrôler, comme quand je suis revenu à Beacon Hills.

Il retire sa chemise, mes yeux s’écarquillent. Pourquoi il fait ça ? Je le regarde monter sur le ring en m’ intimant de faire de même. Je déglutit, retire mon sweat que je garde dans mes mains. Les bleus et les coups de la veille ont disparu, mon torse est indemne. J’hésite en regardant le ring. Je peux encore sentir l’odeur du sang, caché sous celle agressive de la javelle. Est-ce une bonne idée de remonter là dessus ? Il tente de me rassurer. Des images de lui la veille, une arme pointé entre mes deux yeux me narguent mon esprit. J’ai envie de rire, je sais que c’est nerveux. Tester mes réflexes, voir ce que je donne sans haine ni colère. Voir à quoi je ressemble à froid. Parce qu’il croit que j’étais chaud hier, peut-être ?  ... Ok. Peut-être. Juste un petit peu. J’inspire profondément, mon sweat tombe sur le sol alors que mes pieds foulent le ring.

Remonter me fait un drôle d’effet. Mon cœur bat de manière désordonnée et je me demande ce qu’il me prépare, maintenant. Il m’explique le déroulement des opérations, pas beaucoup différent de la veille, sauf que cette fois je ne dois pas lui démonter le portrait. Il se place, garde relever. D’abord, essayer de le toucher.

Je prends mes appuis, pied devant, pied derrière, les poings serrés. Je fixe mon adversaire,  balance un crochet du droit. Je le manque, il se pousse avant même que je ne l’effleure. Je grogne, retente, encore et encore. Il évite chacun de mes coups avec une aisance que je ne possède pas. Je finis par baisser la garde en grondant, me passe une main dans les cheveux. Je me sens stupide. Stupide et nul. Il est à peine essoufflé, moi j’ai pratiquement un point de côté. Je jure entre mes dents serrées, insultant sa capacité à m’éviter aussi facilement. Comment diable fait il??

Je vois bien qu’il tente seulement de m’aider... J’aboie plus que je ne parle:

-Encore.

Nous nous remettons en position, je tente de le toucher de nouveau, encore et encore... Jusqu’à le toucher dans les côtes, le prenant par surprise en feintant. Je souris de ma petite victoire même si je reconnais sans mal que le loup face à moi est fort. Très fort. Et je sais encore plus que je suis incapable de le mettre à terre.

Il avait raison sur un point: je suis incapable de me battre sans haine. Déjà là, pour le toucher, j’ai dû puiser dans ma colère d’échouer. Il a peut-être raison... Je suis peut-être qu’un chien enragé, incapable de me battre si je ne suis pas contaminé. Je serre les mâchoires, lamentablement, me renfrogne tandis que je reprend ma respiration. Je secoue la tête et descend du ring. Je ne me retourne même pas quand il m’interpelle, me contentant de lui faire un signe de temps mort en marmonnant :

-Je crève de soif, putain...

Je sais bien que je ne devrais pas jouer au petit con avec lui, mais c’est plus fort que moi. Il essaye de t’aider pour les combats que tu as accepté de faire. me nargue ma conscience. J’ai envie de me frapper pour arrêter de penser. Je me dirige droit vers les vestiaires, claque la porte derrière moi. J’ouvre le robinet du lavabo, prend deux grandes gorgées sur le filet d’eau qui en découle avant de glisser ma tête dessous pour me rafraîchir un peu. Je ferme les yeux sous l’eau glacial qui coule sur ma tête, soupirant longuement. Je passe mes mains sur mon visage, dans mes cheveux avant d’éteindre l’eau. Je relève la tête, croise mon reflet dans le miroir. Je me contemple, silencieux, mes mains accrochées au bord du lavabo. Est ce que je ne suis qu’une bête enragée ? Suis je capable de me battre uniquement si la colère m’emporte?

Dans le miroir je ne ressemble qu’à un gamin un peu paumé. Qu’est ce que je croyais ? Parce que j’ai remporté un combat je serais devenu imbattable ? Je gronde, groule. Je déteste le reflet que me renvoie le miroir. Je ne suis pas faible. Je ne veux plus l’être, plus jamais. Mon poing s’abat sur le miroir, le verre éclate et tombe en petit morceau sur le lavabo. Mon souffle, profond et saccadé, trahis la haine que je ressens au plus profond de moi et l’or de mes yeux me prouvent encore une fois que le contrôle, c’est pas trop mon truc, au final.

Je sors du vestiaire, ma main blessé tente tranquillement de cicatriser. Je remonte sur le ring, hoche la tête pour dire que je suis prêt. Je me remet en position et attaque. Il esquive et bloque mes coups. Je gronde encore plus fort. Je laisse l’instinct du loup agir, le laisse prendre le contrôle de mes gestes et en quelques mouvements , les épaules de mon adversaire touche le sol.

Je le maintient sur le ring, le souffle court, mâchoire serrée. Les yeux dans les yeux, il me faut quelques instants pour reprendre mes esprits et le lâcher. De nouveau sur mes jambes, je secoue la tête, repousse quelques mèches collées à mon front:

-Désolé. C’était pas moi... Enfin si, mais c’était pas vraiment moi.

Je recule un peu, regarde le loup dans les yeux avant de détourner le regard en soupirant légèrement :

-Vous avez raison. Je suis pas capable de me battre sans haine. Même maintenant j’étais en colère... Joe, il pourrais m’apprendre? À être plus fort je veux dire. A me battre sans ... Ça.

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Sam 3 Nov - 17:35

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« Scarface. »

Il hésite puis finit par attaquer. Il n’est pas à pleine puissance, l’esquiver est aisé. Je ne me défends même pas et me contente de dévier ses attaques, ou de bouger pour le laisser frapper le vide. Il se fie à ses sens, se croit rapide, mais je l’évite avec une aisance qui commence à l’énerver. Je le frôle, me retrouve dans son dos sans qu’il n’ait le temps de me voir venir. Je ne frappe pas. C’est inutile, je le collerai au sol en trois coups. Il n’est pas en condition. En clair, à froid il ne vaut pas un clou. Le bambino ne persévère même pas, grommelle quelque chose d’indistinct et arrête de tenter de me frapper.

Je soupire. S’il s’arrête à la moindre difficulté, autant se tirer une balle dans la tête tout de suite, il s’évitera bien des peines.

- C’est tout ce que tu as dans le ventre le chiot ?
-Encore.
- Je préfère ça !


Nous reprenons nos places, poings levés. C’est déjà un peu mieux, j’ai plus de mal à l’esquiver. Il s’est enfin mis dans le combat. Cette fois, je riposte. Mes coups ne font pas mal, ce sont juste des touches, pour dire que j’ai passé sa garde. À un moment, il vise ma mâchoire, je lève les mains pour parer, il se faufile par en dessous et me touche aux côtes. Un sourire naît sur ses lèvres. C’est ça qu’il faut que je fasse naître en lui, pas la haine qui fait frapper avec force, mais la satisfaction d’avoir touché son adversaire. La nuance peut lui sembler floue, mais elle est capitale.

Mais voilà qu’il se renfrogne à nouveau et me tourne le dos pour quitter le ring. Quelle mouche le pique ?

- Oh ! On n’a pas fini bambino !
-Je crève de soif, putain...
- Tu veux un bib de lait peut-être ?


Un doigt dressé bien haut me répond. OK. Cela ne restera pas impuni. Pendant que le marmot se planque dans les vestiaires, car ne n’est rien d’autre que cela, j’allume une sigaretta et inspire fortement. La nicotine me calme. J’entends un bruit de verre cassé. Qu’est-ce qu’il fout encore ?! Quand il ressort enfin, je note sa main ensanglantée. Je ne dis rien, me contente de pomper sur ma sigaretta. J’analyse sa démarche, il semble plus déterminé. Il a vraiment besoin d’être canalisé et conseillé. J’écrase mon mégot entre les doigts et le jette vers les gradins. Nous reprenons le combat. Il attaque, j’esquive à nouveau. Cela le frustre, il gronde, le loup gronde et enfin il bouge comme un animal. Je me retrouve plaqué au sol. Le loup me toise, regard doré contre bleu électrique. Il lui faut quelques secondes pour se reprendre et se relever.

-Désolé. C’était pas moi... Enfin si, mais c’était pas vraiment moi.
- Va bene.
-Vous avez raison. Je suis pas capable de me battre sans haine. Même maintenant j’étais en colère... Joe, il pourrait m’apprendre? À être plus fort je veux dire. À me battre sans ... Ça.
- Oui, avec la technique. Regarde.


Je me mets face à lui, et lui demande de me frapper avec un direct. Isaac s’exécute, je dévie son poing du poignet puis bloque son bras.

- Regarde ton épaule.


J’impose à son bras de faire le mouvement inverse, puis simule à nouveau la frappe.

- Je sais d’avance quel type d’attaque tu vas lancer aux muscles que tu sollicites. Regarde mon bras et mon épaule. Quand je veux faire un direct, regarde ce qui bouge.

J’exécute le mouvement, mon autre main pointe ce qu’il faut regarder.

- Apprendre les techniques, ce n’est pas seulement apprendre de nouvelles prises, mais aussi savoir lire son adversaire. D’ailleurs tu t’es servie d’une belle feinte tout à l’heure. Tu m’as touché parce que je t’ai sous-estimé. Tu es parti d’un mouvement pour un direct, j’ai donc levé ma garde, mais tu as terminé en crochet. Le changement t’a fait perdre de la puissance, mais t’a permis de passer ma garde trop haute. On continue. J’esquisse des frappes, à toi de placer ta garde en fonction de ce que tu penses que je vais faire.

Je ne vais pas au bout des attaques, me contente d’effleurer sa peau quand sa garde est mal placée.

- Regarde mes muscles, mes appuis. Surveille quelle épaule je mets en arrière, car c’est souvent de ce côté que partira la frappe. Gagner en technique te permet de gagner en efficacité. Efficacité que pour le moment tu trouves quand tu es en colère. Donc oui, apprendre à te battre sur un ring est un bon moyen de canaliser ton loup.

(…)

Nous avons passé une bonne heure à danser sur le ring. C’est bien fatigués et en sueur que nous rejoignons le vestiaire. Je constate les dégâts sur le miroir.

-  Semble que ça urgeait de t’apprendre le contrôle !

Ce bambino a quelque chose de grillé que toute la persévérance de Chris Argent ne pourra pas réparer. Une blessure qui ne se résorbera qu’en une âpre cicatrice qui s’ingéniera à se rappeler à sa mémoire à chaque coup dur.

- Tu y as mis du tien. Je t’invite à manger un bout. Je ne sais pas toi, mais j’ai une faim de loup.

(…)

Je l’ai amené dans un pub où je sais qu’on ne nous emmerdera pas sur son âge et où ils servent de bons burger. Attablés autour d’une table haute, juchés sur des tabourets nous commençons par dévorer. Les loups que nous sommes ne boudent pas le plaisir d’une viande saignante et de sa dose de mayonnaise et de ketchup. Une connaissance vient me saluer, puis nous laisse à nouveau seuls.

- Isaac ? Ça vient d’où ton instabilité ? J’imagine que c’est personnel, mais garder sa merda pour soit, n’est pas forcément mieux. Puis ça me permettrait de mieux te cerner et te filer des coups de pieds dans les natiche ou te récompenser quand c’est nécessaire.

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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Lun 26 Nov - 13:10


Scarface
Alessandro & Isaac



Je n’aurais jamais pensé que la boxe demandait autant d’apprentissage. Je me doutais encore moins que l’on pouvait prévoir les coups de son adversaire rien qu’à le regarder. Chaque syllabe prononcer par le loup s’imprègne dans ma peau comme parole d’evangile. J’ai toujours été bon étudiant, je pense pouvoir apprendre rapidement.

Je me contente d’hocher la tête tandis qu’il m’explique comment faire. Sa technique est affûtée, je me demande si il se sert de cette même technique quand il se trouve en dehors du ring... J’évite de penser à ça, fait ce qu’il me dit. Ma garde n’est jamais très bien placée, il me touche facilement et souvent. Il me faut du temps pour maîtriser ce qu’il vient de me montrer, j’ai beaucoup de mal à voir cette contraction du muscle aux premiers abords. Mais au fur et à mesure, ça viens comme une évidence. Je prend confiance dans mes appuis et ma garde ce fait plus difficile à franchir. Je gagne lentement mais sûrement en confiance en moi... Malgré tout, je sais que le chemin qu’il me reste à faire pour être à la hauteur est long.

(...)
Je suis à bout de souffle. Fatigué et en sueur. Mais je ne suis pas le seul et ça me réconforte dans l’idée que je ne suis pas si minable que ça. Nous entrons dans le vestiaire et je me dirige droit vers les douches. L’idée de l’eau chaude qui me coule dessus me détend déjà... Après je retournerais chez Chris me changeait et j’essayerais de voir ma Lydia, voir même qu’on pourrait...

-Semble que ça urgeait de t’apprendre le contrôle !
-Hein?

Je me tourne vers le loup. Pourquoi ça urgeait ? De quoi il parle ? J’ hausse un sourcil, suis son regard. Oh. Le miroir. Je l’avais presque oublié celui là. Je grimace et me masse l’arrière de la nuque :

-Je... Paierais les dégâts ?

J’esquisse un sourire gêné. J’avoue, je casse un peu trop de chose en ce moment. Surtout quand je suis en colère, ou tout dû moins quand j’ai un coup de sang.

-Tu y as mis du tien.
-... À casser le miroir?
-Je t’invite à manger un bout. Je ne sais pas toi, mais j’ai une faim de loup.

Je ricane à cette vieille blague. J’avoue que je cracherais pas sur un bon gros sandwich. Voir même deux.

(...)

Je ne sais pas ce qui fait le plus de bien: La douche ou l’hamburger énorme que je suis en train de m’enfiler. J’avale a grande bouché l’énorme morceaux que je tiens entre mes mains, savoure goulûment le bacon et le steak saignant, accompagné de frittes recouvert de fromage dans un plat à côté.

Quelqu’un passe à côté de nous, salut Aless avant de partir. Je retiens machinalement l’odeur que le type porte. Menthe poivrée et musc. Je fronce le nez et croque de nouveau dans mon hamburger, ne feignant pas mon plaisir.

-Isaac?

Je relève la tête vers mon interlocuteur, hausse un sourcil en attendant la suite.

-Ca viens d’où ton instabilité ?

J’avale de travers, tousse en tapant sur ma poitrine, il me faut quelques secondes pour me reprendre. J’inspire profondément avant de froncer le nez, les yeux rivé sur le plat de frittes. Pourquoi je suis instable. C’te question pourris...

-J’imagine que c’est personnel, mais garder sa merda pour soit, n’est pas forcément mieux. Puis ça me permettrait de mieux te cerner et te filer des coups de pieds dans les natche ou te récompenser quand c’est nécessaire.

Natche? C’est quoi ça? Je fais mine de ne pas entendre ses paroles, croque de plus belle dans mon sandwich. Si j’ai la bouche pleine, je ne peux pas causer... Peut-être qu’il me foutras la paix comme ça, peut-être qu’il ne me posera plus de questions... Je lui jette un coup d’œil. Il me toise en silence. Il attend sa réponse, j’ai pas trop le choix je crois. Si non il va vraiment me les frappers, mes « natche ». J’inspire profondément, pose mon sandwich, m’essuie la bouche et les mains sur le papier prévu à cet effet. Je croise mes bras sur la table:

-En vrai... Je sais pas ce qui m’a le plus perturbé dans ma vie. Pour faire court, je suis orphelin. Ma mère est morte quand j’étais qu’un môme, mon frère est décédé pendant la guerre d’Afghanistan et me rester plus que mon père. Je crois qu’il était trop malheureux. Il a commencé à me frapper. Ça a commencé par des claques. Ça a finis à coup de poing. Quand il ne me jetait rien dessus ou qu’il ne m’enfermait pas dans un congélateur. Mais ça va, à part ça il me traitait bien. J’avais à mangé et j’avais le droit de sortir pour aller à l’école ou bosser.

Je fais un sourire tous ce qu’il y a de plus sarcastique. J’essaye de cacher l’atrocité de la situation derrière de l’humour. Je prend deux, trois frittes dans le plat :

-Et puis il est mort. Un Kanima l’a tué le soir ou il a plus ou moins découvert ce que j’étais. Je pensais que ça... Comment dire... Je pensais que ça me soulagerait. Et en fait j’ai toujours peur de lui. J’ai l’impression qu’il pourrait me faire du mal encore. J’ai pas envie de devenir comme lui. Violent, sans contrôle. Pourtant c’est ce que je suis.

Je regarde l’hamburger qui attend sa fin dans mon assiette. Je soupire et reprend :

-Et il y a un an, ma petite amie est décédé sous mes yeux. C’était pas mal éprouvant... C’était la fille de Chris. De fil en aiguille, je me suis retrouvé à vivre avec le père de ma défunte petite amie. Et il m’a pris sous son aile. C’est devenu mon tuteur. Et voilà, à peu près, mon histoire.

J’hausse les épaules, comme si tout ceci ne m’atteignait pas. Je termine mon Burger en deux bouchées, en fait de même avec mes frittes avant de reprendre :

-J’en parles de temps en temps. Genre à Shepherd, mon prof de science. C’est un loup aussi, alors... Il m’a même proposer de me défoulé sur lui si besoin. J’y ai déjà songé, mais en ce moment il a l’air pas mal occupé avec la prof de Français..

Je ris tout seul. Quand je croise Shepherd et Jouve dans les couloirs, ils ressemblent juste à deux gosses éperdue d’amour. Et Shepherd qui fait des yeux de crapaud mort d’amour pour la prof, ça vaut le coup d’œil. Et ça me fait bien rire.

-Et puis, dans tous les cas, je ne veux pas de compassion, ni de pitié. Ça sert à rien ça. Je l’ai trop entendu le « Je suis désolé pour toi, gamin. ». Mais c’est pas vrai. Les gens sont pas désolé pour nous quand on va mal, ils se disent juste qu’ils voudraient pas être à notre place.

J’attrape mon verre de coca que j’avale d’une traite avant de regarder le loup face à moi :

-J’ai pas compris pourquoi vous m’avez proposer de revenir. Vraiment, j’ai pas compris. J’ai pas l’étoffe d’un bagarreur. Je crois pas en tout cas.... Je vais reprendre un burger, j’ai faim.

Je lève la main pour interpeller la serveuse , recommande la même chose avant de reposer mon regard sur Amaro:

-Je me le paierais c’ui là... Et euh... C’est quoi des « natche »?

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MessageSujet: Re: Scarface (feat l’italien mafieux)   Jeu 29 Nov - 22:43

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Ma question sur sa difficulté à se contrôler manque de l’étouffer. C’est évidement quelque chose de personnel, mais parfois partager sa merda allège un peu son poids. Il m’explique être orphelin, un frère mort en Afghanistan a dû lui ravir le titre d’enfant préféré. Je ne réagis pas quand il parle de son père. Son géniteur a cristallisé sa colère sur son cadet à coup de poing et de brimades. À Los Angeles, j’avais quelques potes qui venaient parfois jouer avec des bleus un peu partout sur le corps. La violence était courante. Les parents n’aimaient battre leur bambino, mais pour survivre, il fallait s’endurcir. Le mien n’a jamais levé la main sur moi, pour cause, il n’était pas mon vrai père et le vrai avait à peu près le pouvoir de dieu pour lui.

Le bambino a de l’humour quand il dit être correctement nourri. Cependant, même mort, son père le hante. Il en avait peur, il en a toujours peur alors qu’il croupit au cimetière. Conditionné. Isaac est conditionné. En en-t-il conscience ? Il a l’impression de devenir comme celui qu’il redoute le plus.

Seulement, le traumatisme ne s’arrête pas là. J’ai enfin ma réponse, à savoir pourquoi un chasseur tel que Chris Argent héberge un loup. Isaac était en couple avec sa fille. Je savais qu’elle était morte dans des conditions particulières sans en avoir le détail.

Il hausse les épaules, presque désinvolte. Là, il me fait penser à Therencio, une attitude revanchard du jeune qui se gonfle pour paraître mature et adulte. Mais comme figlio mio, Isaac est à la recherche d’une figure paternelle et c’est Argent qui teint actuellement cette place, même si rien n’est dit ans ce sens-là entre eux. Ce ne sont pas les liens du sang qui font un père, mais ceux de la sueur du plus âgé qui aide le plus jeune à grandir. Si je devais me définir un père, cela ne serait ni celui qui a épousé ma mère et fait un demi-frère, ni celui qui a collé ma mère enceinte. Cela serait Sonny, celui qui a cru en moi, qui a veillé secrètement sur moi pour le compte du parrain, celui qui m’a collé des tournioles et des coups de pieds, celui qui m’a appris à me défendre. Isaac me parle de Will et de sa prof de français. Il rit. Je ne connais pas la donna de Shepherd, mais connaissant l’alpha, je comprends pourquoi Isaac se marre.

-Et puis, dans tous les cas, je ne veux pas de compassion, ni de pitié. Ça sert à rien ça. Je l’ai trop entendu le « Je suis désolé pour toi, gamin. ». Mais c’est pas vrai. Les gens sont pas désolé pour nous quand on va mal, ils se disent juste qu’ils ne voudraient pas être à notre place.
- Je vois que tu as bien cerné l’âme humaine. C’est exactement ça. Mais aie conscience que toi et moi, ne sommes pas mieux que tout le monde.
-J’ai pas compris pourquoi vous m’avez proposer de revenir. Vraiment, j’ai pas compris. J’ai pas l’étoffe d’un bagarreur. Je crois pas en tout cas.... Je vais reprendre un burger, j’ai faim.
- Une impulsion. J’ai été dans une situation similaire à ton âge. Peut-être que je rends l’ascenseur que l’on m’a offert. Après, faut-il expliquer chacun de ses gestes ?


Son appétit me fait sourire quand il commande un autre burger. Je fais signe à la serveuse que je suis le bambino dans sa gloutonnerie.

-Je me le paierais c’ui là... Et euh... C’est quoi des « natiche »?
- J’ai dit que je t’invitais. Natiche signifie fesses en italien. J’ai grandi dans le quartier italien de Los Angeles. Dans ma rue où je jouais avec les autres bambino, l’italien était la première langue parlée, comme dans nos foyers. J’ai conservé certains mots. Je n’arrive pas à me débarrasser de mon accent et ne fait rien pour le perdre.


Je souris en lui faisant un clin d’œil. Cela fait partie de moi, même si une vieille branche canadienne trouve que c’est surfait et surjoué.

(…)

Je regarde Isaac bâfrer son troisième dessert. J’ai payé ce que nous avons mangé. Le bambino a protesté pour la forme.

Dehors il fait nuit. Nous regagnions ma voiture. Isaac m’indique le chemin et pendant le trajet je lui dicte les coordonnées de Joe.

- Appelle-le. Je lui dirai que je t’ai donné ses coordonnées. N’hésite pas, il n’attend que ça. Entraîner un jeune. Ça le changera de l’arbitrage. Il a été boxeur, il sera de bon conseil.

Nous arrivons enfin à destination, je coupe le moteur et tends la main à Isaac. J’hésite à lui donner mon numéro de téléphone, mais je me retiens. Il sonne déjà bien assez souvent et s’iol a besoin de me contacter soit il passe par Joe, soit il vient au Pink.

- Repose-toi


HRP:
 

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