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8 décembre 2018

Alessandro Amaro


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24 novembre 2018

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Alessandro Amaro


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Caracole O'brien


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 [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !

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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Mar 4 Sep - 21:41

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !
- Ici le Sheriff Stilinski. J’ai besoin de l’équipe du coroner et des gars de la scientifique à l’angle de la 101ème et Main Street.

Je repose mon micro sur son attache à mon épaule et soupire. Ma voiture est stoppée au milieu de la rue. Les gyrophares illuminent la rue d’un ballet de bleu et de rouge. O’Conner et Parrish sont occupés à poser un cordon de sécurité pour tenir les badauds loin de la scène de crime. Il est tard, mais pour regarder une scène morbide, il y a toujours du monde. Je reconnais des gens parmi la foule, professeurs, boutiquiers ou encore des jeunes qui devraient être chez eux, au lieu de traîner dehors. J’observe et cherche un comportement suspect.

Sur le trottoir, un pied sans chaussure dépasse de la couverture de survie que j’ai posée sur le cadavre. Il s’agit d’un homme de race blanche, la trentaine bien entamée. Son identification se fera avec son ADN si l’homme est présent dans nos fichiers... Car il est amputé des deux mains, ce qui exclut un relevé d’empreinte et son visage. Son visage semble avoir été frappé avec une grosse masse, ou fracassé contre un mur ? Le médecin légiste n’aura aucune dent à mettre sous son microscope.

J’ai engagé la procédure standard. Ce meurtre peut avoir été commis par un humain, comme un surnaturel. Le trottoir n’est pas la scène initiale du crime. Il manque trop de sang. Ce malheureux a été posé là, comme une provocation.

J'ai un mauvais pressentiment. Comme si ce cadavre n'était que le premier d'une longue série.

[HRP]:
 


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Tobias Rapier

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Mer 5 Sep - 14:12

Tobias Rapier & All


Un nouveau cadavre !  Un nouvel échec !



Il est sorti de l'appartement qu'il partage avec Lewis pour faire quelques provisions mais également fuir la triste mine que tire son colocataire en permanence. Il n'est sûrement pas étranger à la petite baisse de moral que subit le rossignol, mais est certain que s'il s'en mêle les choses ne s’arrangeront pas. Bien au contraire.

Un café rallongé au whisky bu sur la terrasse d'un café et quelques courses plus tard il s’apprête à rentrer chez lui. Mais le monde et la façon dont il tourne ne semble pas être d'accord avec ce plan. Dans la rue des cris paniqués résonnent, et quand il s'approche pour en voir la raison, il est obnubilé par le cadavre qui repose sur le trottoir. Une vision peu charmante. Le manque de mains tout comme l'état du visage du mort rendent son identification infaisable dans l'état, il va créer un joli casse tête pour la volaille de la ville. Casse tête. Un léger sourire fait son apparition sur son visage alors qu'il regarde la tête ou ce qu'il en reste de monsieur macchabée. Il jette un dernier regard à ce spectacle aussi inutile que décevant. Pas de sang par terre, le tueur a du emmener son jouet cassé en pleine rue pour surprendre les habitants de la petite ville.

Bien vite la foule de badauds grandit, et les forces de l'ordre ne perdent pas de temps pour protéger l'endroit des regards indiscrets. Et ce spectacle qui n'est définitivement pas fait pour les personnes un peu sensibles est dissimulé. Il sent une main sur son épaule et se retourne immédiatement pour fusiller du regard la femme qui vient de le tripoter.

-Poussez vous. Laissez les autres regarder aussi.

Il hausse un sourcil dédaigneux, dévisageant cette greluche aux goût morbides.

-C'est un cadavre. Les flics ne vous laisseront pas voir non plus. Si vous voulez en regarder un, choisissez quelqu'un, tuez cette personne et profitez de la vue.

Il se détourne de cette femme à l'intelligence visiblement limitée, allumant une cigarette avant de jouer avec.

-Vous êtes un monstre vous en parlez comme-ci c'était un jeu.

La femme continue a pester dans son coin, alors que lui regarde le shérif et sa petite troupe agir de façon ordonnée. Il est sûr que les cervelles sont déjà en ébullition de l'autre côté de la rubalise, et se demande lui aussi qui est la personne qui a laissé un mort derrière lui. Impossible de dire pour l'instant s'il s'agit d'un humain ou d'autre chose, mais cela pourrait très bien être l'oeuvre d'un type lambda. Suffisamment futé pour tenter de camoufler l'identité de sa cible. Derrière lui il entend les gens se plaindre, principalement de sa taille et de son immobilité qui empêche de prendre sa place. De bonne grâce il finit par laisser le passage libre, se reculant de quelques pas, pour finalement s'évacuer de cette foule. Un sourire toujours aux lèvres il pense à ce qu'il va pouvoir faire au tueur s'il arrive à mettre la main dessus avant les forces de l'ordre. Pouvoir jouer avec un type comme lui, sans aucune répercussion. Sans culpabilité.
©️clever love.


Petite précision:
 



+ Whiskey is my tears
Tout homme peut sombrer, il suffit de toucher son point faible pour l'y aider. Sortir de cette folie est au contraire une chose bien moins aisée. ©️ sensitive
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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Jeu 6 Sep - 23:18

clickAlessandro & EVENT
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« Un nuovo cadavere! Un nuovo fallimento! »Bordelo ! Il faut tout faire soit même dans cette organizzazione ! J’ai payé d’avance cinquante caisses de whisky et c’est seulement trente qui arrivent au Fight club. Genre, les mecs pensent qu’on ne sait pas compter ! Le chauffeur s’est chié dessus. Littéralement. Le pire c’est qu’il ne sait pas grand-chose, mais j’ai dû lui extirper ce pas grand-chose ongle par ongle.

Humeur de fauve.
Pleine lune cette nuit…


La volaille a bouclé le centre-ville. Là où est le Pink, là où j’habite. J’égorge le premier poulet qui ose me faire ch*er. Obligé de garer ma voiture quatre pâtés plus loin que d’habitude.  Sur le chemin, je rappelle Ryan. Je crois avoir une idée sur qui est le génie qui tente de me doubler, mais un attroupement me fait raccrocher.

Y a quoi encore ? Je me fraye un chemin, écoute le murmure de la foule. Sur le sol un cadavre. J’ai juste le temps d’apercevoir l’essentiel avant que le shérif le recouvre d’une couverture. Tête défoncée, plus de main et j’imagine qu’il manque ses papiers d’identités. Je me tords le cou pour en apercevoir plus. Savoir si ce qui traîne là sur l’asphalte est à moi ou pas. Je croise le regard d’O’Conner. Je lui fais mon plus beau sourire, il sert les mâchoires.

La méthode ressemble à celles de la mafia. Les cartels mexicains font bien dans le détail de macchabée. Le frangin d’Andy est bien placé pour le savoir. Il ne reste que l’ADN de ce type pour l’identifier. Mais, s’il a été abandonné là, c’est que les flics ne trouveront rien. Ce mort est un beau message. Encore faut-il savoir à qui il s’adresse.

-Poussez-vous. Laissez les autres regarder aussi.
-C'est un cadavre. Les flics ne vous laisseront pas voir non plus. Si vous voulez en regarder un, choisissez quelqu'un, tuez cette personne et profitez de la vue.


Je ne le vois pas, mais je sais que c'est lui. Tobias et son humour légendaire. Il n’est pas anglais pour rien ! Mon attention retourne au corps. Le Pink est à cinquante mètres. Un peu loin pour me viser. Mais cela me colle la volaille dans le voisinage. Je ne vais pas couper à l’enquête de proximité.  J’enrage d’avance. Je tire fort sur ma sigaretta pour me calmer. C’est là que je remarque que j’ai un peu de sang sur les mains. Je les colle dans mes poches et m’extirpe de la foule pour rejoindre el mio amico.

- C’est à toi ce qui traîne par terre ? Au fait, je t’ai dit que ton ami l’ange Gabriel a été aperçu à Los Angeles il y a un mois ? Il a acheté deux armes. Bon, vu ta tête, j’ai oublié de te le dire. Scusi.

Puis t’avais car pas aller t’enfermer chez les pazzo. Bon, ça je ne le lui dis pas. Mes gestes sont nerveux. Je vois Stilinski s’approcher dans ma direction. Et merda. C’est le moment de se barrer.

- Passe au Pink si tu veux. Je ne reste pas là, j’ai déjà la peau qui me gratte. Trop de flics. Puis voilà le chef du poulailler en personne !


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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Sam 8 Sep - 21:25

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !
Le fourgon du coroner arrive avec l’unité scientifique. Je ne sais pas ce que les gars vont pouvoir relever. Ils vont se contenter d’un cercle de cinq mètres autour de la victime. Au-delà c’est totalement pollué. Je scrute la foule. Un meurtrier revient toujours sur la scène d’un cime… Phrase éculée qui ne veut pas dire grand-chose. Avec mon expérience, je la transformerais en « peut revenir ». Le « toujours » n’a pas lieu d’être. Les criminels ne sont pas tous cons. Malheureusement. D’ailleurs en parlant de criminel... J’aperçois le patron du Pink Print, Alessandro Amaro. Ce type a l’audace de se pavaner dans l’archétype du costard du mafieux notoire. Un ami à moi dirait qu’il est le baobab qui cache la forêt. Je l’ai à l’œil, mais n’ai rien à lui reprocher. Je commence à le suspecter d’avoir des complaisances au sein même du poste de police. Ce type de meurtre ressemble aux méthodes de la mafia. Est-il venu vérifier un travail terminé, ou à l’inverse reçoit-il un message de la part de ses ennemis. Je m’avance vers lui afin de l’interroger.

Tiens, à côté de lui c’est le professeur qui a une sale réputation au lycée. Stiles dit qu’il sent l’alcool et que des relents de tabac embaument sa classe. Mon fils m’a aussi fait part d’étrange rumeur sur les raisons qui ont valu à Tobias Rapier un séjour à Eichen house. Voir cet homme être en bon terme avec Amaro ne m’étonne qu’à moitié.

— Sheriff ? On tient un indice. Elle était logée au niveau de l’os du bassin. J’ai pu l’extirper avec les doigts.

Le Coroner me montre un sachet plastique avec son contenu sanguinolent. Une balle dont l’extrémité de l’ogive a été entamée en croix à l’aide d’un couteau ou d’un poignard.

— Ce genre de marque pénalise la précision du tir, mais la blessure est plus importante. Celui qui a tiré souhaitait faire très mal sheriff.
— Je vois. Donnez-là au labo.


Ma main à couper que dans les entailles, ils trouvent des traces d’aconit tue loup. Mais ça, je ne le dis pas au Coroner. Je peux aussi me planter. Lorsque je me retourne vers la foule, Amaro a disparu.



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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Jeu 13 Sep - 22:02

Un nouveau cadavre, un nouvel échec !
Mick
ft.
Others
C’est une raison bien précise qui m’amène en centre-ville. Un loupiot qui ne fait pas l’âge que lui donne son acte de naissance.

L’idée m’est venu la veille alors qu’il était dans mes bras sur la terrasse du manoir. Il avait pointé sa petite main vers le ciel en désignant le trait de fumée blanche que l’avion laissait derrière lui.

Derek aime bien le faire planer en faisant les bruitages pour faire rire aux éclats son cousin.
Depuis quelques temps nous remarquons tous combien il peut être renfermé au dehors du cercle familial alors j’aimerais l’intéresser au monde qui l’entoure

Je lui avais montré sur mon téléphone ce qu’était un avion mais il s’y était vite désintéressé.

J’espère que ce cadeau plaira à mon filleul. Au fond, c’est un moyen pour moi d’avoir un geste paternel et transmettre quelque chose à un enfant comme l’avait fait mon père.

Je me souviens encore de l’avion qu’il m’avait offert. Ce souvenir-là était l’un de ceux qui n’avaient pas été affecté par ma perte de mémoire.

Aujourd’hui, je suis toujours impressionné de la prouesse d’une telle machine.

Quand je sors de la boutique, une voiture de police passe à vive allure et tourne au coin de la rue.

La curiosité me pousse à regarder ce qui s’y passe.

Quelques mots captés dans la foule qui s’entasse contre les lignes de sécurité m’apprennent la nouvelle.

Beacon Hills allait encore une fois passer aux informations régionales à ce rythme.

Après l'incendie du hangar dans lequel un trafic sordide avait été découvert, c'est maintenant un cadavre en pleine rue qui attire l'attention.

Le Sheriff Stilinski n'a jamais un instant de répit. C'est un homme combien courageux et droit. Stiles pourrait bien suivre la voie tracée par son père.

Les gyrophares et les sirènes ont attiré la foule qui s'empresse de venir voir quelque chose qui la sortirait de son quotidien.

Des tas de choses se passent en ville. Les coupables potentiels sont nombreux.

J'entends un journaliste retranscrire le témoignage du malheureux promeneur qui avait découvert le cadavre.

Il lui manque les mains et son visage est fracassé. La méthode est violente mais efficace pour mettre des bâtons dans les roues des enquêteurs.

Une dame s'offusque de la remarque d'un homme à l'allure de dandy. Il quitte la scène nonchalamment, beaucoup moins affligé que le reste de la population.

Par-dessus la vague de curieux, je découvre l'italien que j'apprécie le moins en ville. Ma suspicion est grandissante. Que fait-il dans les environs ?

Il est coutumier de dire qu'un meurtrier ressent presque toujours le besoin de revenir sur le lieu du crime. Mais je pense davantage qu’en deux possibilités : soit il est déjà loin, soit il n’a jamais quitté les lieux. La meilleure cachette est aux yeux de tous.

Y es-tu pour quelque chose Amaro ? Aurait dit mon regard s’il m’avait croisé. Contre toute attente, je tire rapidement la conclusion qu'il est innocent. Cette fois-ci.

La méthode employée par le meurtrier ne lui ressemble pas. Le mafieux ne laisse aucune trace lorsqu'il veut éliminer une cible. Le lac de Beacon Hills en est le témoin passif.

Le modus operandi s'apparente plutôt à celui d’un cartel mexicain. Mais en ville, ils n'ont pas le monopole à ce que je sais.

C’est autre chose. Mais quoi ?

J’envoie un message à James pour qu’il essaie de visionner les vidéos de surveillance aux alentours. Il y aura peut-être un indice, même infime, pour découvrir qui a fait ça. J'aiderais volontiers Stilinsky, pour lui éviter de creuser encore plus la ride qui barre son front.

Rapidement, il m’indique avoir entendu la nouvelle à la radio et être déjà sur le coup. Il ne le précise pas mais je sais qu’il capte la fréquence de la police.

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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Ven 21 Sep - 11:56

Beacon Hills
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Sheriff Stilinski

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !
Le corps est emporté, la rue reste coupée à la circulation, le temps que les gars de la scientifique ratissent ce qu’ils peuvent dans une scène de crime polluée par tous les badauds. Je reste là pour superviser les derniers détails et scruter les réactions des gens. L’absence de cadavre disperse les curieux. Chacun reprend sa vie là où il l’avait arrêté, le temps de se rincer l’œil pour une séance de frissons morbide.

Jordan me fait part de ses premières constatations. Entre constatation et intuition du Hellhound, il me donne son avis.

- Le cadavre est une installation, une mise en scène macabre. C’est un humain, mais la balle qu’a retrouvée le coroner sent l’aconit.
- Vous êtes plus rapide et efficace que le labo Parrish…
- L’assassin a connaissance du monde surnaturel, mais ce meurtre est une affaire humaine.


Parrish grimace. Mon adjoint retient son regard qui le pousse à mater le bout de la rue où on devine la devanture coloré d’un bar. Je sais qu’Amaro a aidé à tuer la bête. Qu’a-t-il négocié en échange ? Ni Parrish, ni O’Conner n’ont voulu me dire quoi que ce soit, affirmant que l’Italien avait agi sans demander de contrepartie. Le jour où la mafia donne dans le bien commun, je serai président. Et en plus il traîne avec le professeur Rapier. C’est louche de louche. Une discussion s’impose.

Je verrouille ma voiture de patrouille et fais le chemin à pied. Si je gare ma voiture devant la devanture du Pink Print, je doute avoir la coopération de son propriétaire.

***

Ils sont accoudés au comptoir et tournent le dos à la porte. J’entre sans un mot dans l’idée de chopper des bribes de leur conversation. Mais le barman me trahit en avertissant immédiatement son patron de ma présence. La comptabilité du bar est clean. Je m’en suis déjà assuré. Je connais les méthodes de la mafia qui se planque derrière des affaires légales.

- Bonjours messieurs. Je souhaiterai poser quelques questions à votre personnel, vous permettez ?

Pure rhétorique. Je perçois l’agacement, mais une main tendue m’invite à m’exécuter. J’aborde donc le barman et lui demande s’il n’a rien observer de suspect ou d’inhabituel depuis la veille au soir. Je note la déclaration de l’homme et recommence avec le reste des employés.

Je retourne vers Amaro et le professeur. Je ne sais pas quelle est la nature de leur lien, mais il semble amical. Un professeur au passé douteux avec un bandit notoire. De quoi attirer un sheriff.

- Puis-je vous poser des questions ? Votre bureau me semble mieux convenir que le bar…

Je refuse la collation que l’on me propose. Piège grossier. On n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace. Les mains campées sur mon ceinturon, j’attends. Le professeur tente de s’en aller. Je le retiens.

- A tous les deux. D’après ma montre, il vous reste au moins trois quart d’heure avant un éventuel cours…



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Dim 23 Sep - 21:03

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« Un nuovo cadavere! Un nuovo fallimento! »Tobias me parle de Lewis. La cohabitation de ces deux-là est assez agitée. L’un référent de l’autre. L’autre n’aimant pas que l’on s’occupe de ses petites affaires. Je ne critique pas, si j’étais à la place de Tobias, Lewis supporterait bien pire.

- Tu feras bien une entorse à ton régime de mec clean, j’ai reçu un nouveau whisky. Je veux ton avis.

La macabre découverte plus bas dans la rue fait traîner les gens dehors. Des clients en plus pour le Pink. Jerry est occupé, je passe donc derrière le bar pour nous servir deux verres d’un pur malt douze ans d’âge. Nous nous collons au comptoir, laissant les tables aux quidams. Alcoolique un jour, alcoolique toujours. Les mains de Tobias serrent le saint graal. Échange de banalités, je lui demande s’il ne regrette pas l’hospitalité de l’asile. Rapier tire aux sarcasmes, j’en prends pour mon grade, les siciliens en général et ma virilité.

- A la tienne mio amico !

Jerry me fait un signe discret, mon sourire s’évanouit.

- Bonjour messieurs. Je souhaiterai poser quelques questions à votre personnel, vous permettez ?

Le chef du poulailler nous fait l’honneur de son encombrante personne. Merda. Je hausse les épaules, lui montre la salle du bar, qu’il aille donc faire suer le monde. D’un regard circulaire, je regarde qui est là. Dommage, l’ufologue n’est pas ici, il se serait fait un plaisir de lui dire que c’était un coup des extra-terrestres et que le gouvernement savait tout.

Échaudés par la présence du poulet, Tobias et moi buvons nos verres sans commenter, sans plaisir. Le regard éloquent de mio amico parle pour lui. Il se dépêche de boire et me lâcher dans cette gageure. Je ne lui en veux pas.

- Puis-je vous poser des questions ? Votre bureau me semble mieux convenir que le bar…

Le vieux singe a fait vite.

- Un verre shérif ? Après cette vision d’horreur, cela vous ferez du bien.

Mais il refuse d’un geste impatient et interpelle Tobias avant qu’il n’ait le temps de fuir de là.

- A tous les deux. D’après ma montre, il vous reste au moins trois quart d’heure avant un éventuel cours…

Je fais une grimace explicite dans le dos du shérif.

- Suivez-moi shérif. Tobias, c’est l’occasion de visiter l’antre du loup.

Stilinski grince, le regard de Tobias devient démoniaque. Le flic a compris me message, il sait ce que je suis. Dans l’arrière salle, Jessie bataille avec une caisse de bière qui reste emboîtée à sa cousine. Je l’aide avant d’inviter les deux hommes à entrer dans mon bureau. Le shérif refuse le siège que je lui montre, fait une tête étrange devant le poster géant qui occupe tout un pan de mur avec une magnifique éruption de l’Etna.

- Installe-toi Tobias.

Je referme la porte et colle mes natiche sur mon fauteuil. Je me tais, me contentant de croiser les mains sur mes genoux. Je ne parle pas aux flics, ou seulement pour le strict nécessaire.

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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Lun 24 Sep - 22:06

Beacon Hills
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Sheriff Stilinski

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !
Alors que je cheminais pour rejoindre le Pink Print, l’un des gars de la scientifique me courut après pour me remettre un indice, une feuille qu’il avait soigneusement protégé dans une pochette plastique standard du labo.

— Je la garde, je la déposerai au labo avant de rentrer au poste de police. Autre chose de notable ?
— Non. Ah si, mais ce n’est peut-être rien Sheriff.
— Dites toujours.
— Malgré l’amputation des mains, la victime portait toujours sa montre, un modèle haut de gamme.
— Le vol n’est pas le mobile du meurtre, mais on s’en serait douté.
— Ce n’est pas ce point que je voulais soulever. Le type porte une chaîne en cuivre autour du cou.
— Et ?
— Et quand on a les moyens de s’acheter une Rolex, on ne porte pas un bijou en cuivre imitation or.
— Je vois.


***

Le bureau d’Amaro est à son image, minimaliste, comme le manque de preuves que j’ai pour le faire tomber et grandiloquent comme cette image phallique d’un volcan en éruption. Tobias Rapier n’est pas très heureux d’avoir été convié à cette petite réunion. Amaro s’est assis à sa place et reste muet. Flagrant contraste avec la personne volubile qu’il est habituellement.

— Avez-vous tous les deux une idée de qui peut être la victime, ainsi que l’identité de son assassin ?

Chacun répond par la négative. Dieu que j’aimerai avoir l’ouïe d’un loup, véritable détecteur de mensonge. Ils ont le visage fermé. Je n’obtiendrai rien sans abattre quelques cartes.

— Pourtant, je pense que vous avez une idée de qui est la victime ou qui est le tueur.

Je sors la pochette plastique que je conservais jusqu’à lors à l’intérieur de mon blouson et la pose sur le bureau d’Amaro. L’Italien n’arrive pas à maîtriser ses yeux qui s’écarquillent… de surprise. Je m’attendais à de la contrariété, mais celle-ci semble venir en second.

Le professeur met plus de temps à analyser ce qu’il voit. Son visage se crispe. C’est tout… Ce type est un vrai frigo.

— Voici un beau symbole mafieux : La mano negra. J’espère que les empreintes vont nous mener à quelque chose, ou plutôt à quelqu'un.

Je toise Amaro, parangon de maîtrise. Puis lorgne sur le professeur.

— Et que dire du support de cette marque tristement célèbre : la copie d’un élève du lycée.

Le professeur hausse les épaules.

— Le thème du devoir porte sur un ouvrage licencieux, les 120 journées de Sodome

Réaction côté italien. Le thème semble l’amuser alors qu’il me révulse.

— Quand à l’élève, il est dans la classe de mon fils et ils n’ont qu’un seul professeur de littérature : vous !

Le silence fait suite à ma déclaration. Un silence qui affirme encore plus mon intuition. Un innocent s’agite, parle, gesticule, s’embrouille, s’émeut, craque. Un coupable reste de marbre. Enfin, les coupables intelligents…

— J’ai un cadavre, le symbole de la mafia italienne et la copie d’un de vos élèves. J’attends votre explication messieurs.

If one's an incident, two's a coincidence, and three's a pattern.

Avec cette seule marque je ne peux pas incriminer Amaro. Ce n’est pas un crime que d’être d’origine italienne. Par contre la copie de l’élève me permet de convoquer Rapier au poste de police pour une déposition en bonne et due forme. Mais ce n’est pas suffisant pour l’arrêter. Je dois trouver ce qui les lie. Amaro avait vraiment l’air surpris. Je vais coller O’Conner à leur surveillance. Mon gars ne peut pas piffer l’Italien. À cause d’un danseur je crois. Amaro connait Brian, mais pas Rapier.


La preuve découverte:
 


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Tobias Rapier

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Mer 26 Sep - 16:50

Tobias Rapier & All


Un nouveau cadavre !  Un nouvel échec !



Vite rejoint par Amaro, il comprend bien que ce dernier ne sait pas non plus d'où vient ce cadavre. Il se doutait bien qu'il n'aurait pas mit les restes d'une de ses magouilles sur le trottoir à quelques mètres de son bar, mais ce qui le fait tiquer c'est la mention de Gabriel. Son visage se fige, et il tente de retrouver un minimum de contenance, fusillant l'italien du regard pour cet oubli. Le loup est visiblement sur les nerfs, titillé par la pleine lune proche. Les mains collées dans les poches, il ne perd pas de temps avant de fuir face à l'arrivée de la volaille en uniforme.

Les flics du coin n'ont pas de preuves mais ne sont pas stupides. Ils ne vont pas mettre longtemps avant d'aller voir le mafieux présumé. Un mort salement amoché devant son bar ne lui fait pas une bonne publicité, bien au contraire. C'est une véritable invitation à venir fouiller et coller leurs nez dans des affaires qui ne les regardent pas qu'on vient de leur servir sur un plateau. Il finit par baisser  la tête, sourire toujours collé au visage alors qu'il pense à ce qu'il va faire au tueur. Il arrive au Pink Print, prenant son temps avant de s'approcher du bar. Le lieu semble avoir attiré les badauds du coin, venus remplir le tiroir caisse de son ami. Il ne perd pas de temps à le rejoindre.

Il parle de Lewis, de cette colocation forcée et de son effet sur le mental de l'oiseau. Lui tient mieux le choc, préférant être surveillé par le rossignol plutôt que de retourner vivre dans cette minuscule chambre au milieu des fous des environs. Tout pour ne pas retourner dans ce lieu sordide qui a été là pour lui éviter de mettre fin à ses jours. Il grimace à la mention d'alcool, étant devenu presque sobre par la force des choses. Lewis à bannit l'alcool de son appartement sous prétexte que ce n'était pas compatible avec les médicaments que doit prendre le chasseur. Cela ne l'empêche pas de boire quelques gorgées en douce lorsqu'il prend ses pauses dans son auto, tranquille sur le parking du lycée. Gorgées se transformant en bouteilles vidées quand il se rend sur le lieu de la mort de la jeune louve. Pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé ce soir là. Ne pas oublier cette gosse et ce qu'il l'a poussée à faire.

Sa main attrape le verre dès qu'il est posé devant lui, il se penche légèrement pour sentir l'odeur presque envoûtante du liquide ambré avant de tiquer en entendant son ami faire mention de son dernier lieu de villégiature. Petit trait d'humour qu'il s'empresse de tuer dans l’œuf en rembarrant le loup, tapant à la fois sur ses origines, ses bijoux de famille et leur taille présumée.

Il trinquent, et très vite le sourire d'Alessandro disparaît. La voix du shérif se faisant entendre dans le bar. Il perd son sourire lui aussi, jurant mentalement après les Stilinski et leur don pour lui taper sur les nerfs. Le flic n'a pas perdu de temps. Il part questionner les employés sans attendre qu'on lui en donne l'autorisation. Il ne voudrait pas être à la place d'Amaro quand son tour viendra.

Il vide son verre en quelques gorgées, sans aucun plaisir, ses yeux rivés sur le zinc. S'il fait vite il pourra sans doute partir sans trop de soucis avant que le shérif n'ait fini son petit tour du personnel. Il pose son verre sur la table, Alessandro propose un verre à l'empêcheur de tourner en rond et se prend un refus silencieux en pleine face. Il se laisse glisser de son tabouret, ses pieds retrouvant le plancher des vaches et va en direction de la sortie non sans un dernier regard pour son ami. Il repassera quand les choses seront tasséeS, ou au moins quand leur nouvel ami sera parti.

Il n'a pas fait deux mètres que la voix du poulet le stoppe dans son élan. Il grimace, le loup fait de même, semblant compatir à son sort. Il se retrouve forcé de suivre le mouvement. Le bureau d'Alessandro n'est pas très grand, et assez classique dans sa composition si on oublie le poster qui occupe tout un pan de mur. L'Etna. Joli, mais aussi très phallique comme image. De quoi calmer son ami la prochaine fois que sa langue dérapera et le fera déblatérer sur des sujets sensibles. Il s'installe, mains posées sur les genoux. On ne parle pas aux flics, et même si son passé est des plus meurtriers il sait que la vieille chose qui leur tient compagnie n'a rien contre lui. Alessandro est dans la même position que lui. Leurs visages restent inexpressifs.

La première question est des plus classiques, et aussi très justifiée vu la situation dans laquelle ils se trouvent. Il se contente d'hocher la tête négativement, n'ayant pas envie de gaspiller sa salive inutilement. Ce n'est que la stricte vérité. Pourtant le shérif s'entête, sort quelque chose de sa poche avant de placer un sachet en plastique sur le bureau. Un regard vers Alessandro lui confirme que c'est bien ce qu'il pense. Un mort avec un symbole mafieux sur lui à moins de cent mètres du Pink, c'est comme si on avait mit un joli parcours fléché jusqu’à cet endroit et une clochette autour du cou d'Amaro pour être sûr qu'on ne le loupe pas.

Et pas n'importe quel symbole. Une main noire, même lui sait ce que cela signifie pour avoir regardé le Parrain avec sa femme il y a de nombreuses années. Il n'aurait jamais cru à cette époque qu'il se retrouverait un jour confronté à ce genre de choses. Mais ce n'est pas le symbole qui l'inquiète le plus. C'est son support sur lequel il reste bloqué, son visage se crispe un peu alors qu'il fixe la copie couverte de l'écriture de Lahey. Le grand A- qui l'orne a été tracé de sa propre main, et les appréciations sont tracées avec son écriture fine et penchée habituelle.

Il se contente d'hausser les épaules quand ce point est soulevé alors qu'Alessandro laisse échapper un petit rire étouffé en entendant le sujet du devoir. Lui n'a pas le cœur à rire, il n'a pas besoin de chercher bien longtemps pour trouver ce que lui et Amaro peuvent avoir en commun aux yeux d'un meurtrier. Pas quand un fou en quête de vengeance a été vu à deux heures de route d'ici. La voiture qui leur tire dessus devant le bar. Gabriel joue au petit Poucet, semant ses cadavres derrière lui. La main noire ne laisse rien présager de bon sur ses prochaines intentions. Il reste silencieux, tentant de garder un image de calme alors que derrière ses côtes son cœur bat bien plus vite que d'habitude. Il pourrait presque déjà entendre la marche funèbre résonner.

Le shérif lui dit qu'il va devoir venir au poste pour une déposition. C'est logique vu la situation dans laquelle il se trouve. Il va falloir qu'il fasse profil bas s'il veut éviter de passer une nuit en cellule. Il se redresse, suit l'homme avant d'être accompagné au grand poulailler central.

[...]

Il a du détailler sa journée, donner toutes les informations qu'il pouvait avoir. Il n'y est pas allé de main morte, allant pousser le vice jusqu'à donner les heures auxquelles il se soumet à ses besoins naturels. Un simple coup de fil donné à Lewis a terminé le travail, se dernier se portant garant de ses activités depuis sa sortie.

Il est rentré l'appartement, le rossignol est absent, un mot sur la table exigeant des explications la prochaine fois qu'ils se croiseront. Une pile de courrier attend d'être ouverte. Il ouvre les premières lettres, tombant sur une facture d’électricité et un courrier de la mère de son colocataire , l'enveloppe suivante révèle une tout autre surprise. L'écriture sur cette feuille blanche il la connaît bien.

"Mon cadeau pour toi et le chien t'a plu ? Tu devrais vider la boîte aux lettres plus souvent.
Mes amitiés à ton logeur."


Ses mains tremblent, il laisse tomber la feuille sur la table avant de se passer la main sur le visage. Il finit par sortir son téléphone pour photographier le mot avant de l'envoyer à Amaro. La lettre finit brûlée, les cendres noyées dans l'évier de la cuisine.

Il reprend son portable, envoie un second message à son ami.

"Supprime la photo et ce message. Il faut qu'on parle."
©️clever love.



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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Mer 3 Oct - 17:27

clickAlessandro & EVENT
xxx
« Un nuovo cadavere! Un nuovo fallimento! »Ce n’est pas le premier flic qui se pointe dans mon bureau. Mais Parrish était venu me demander mon aide, et non pas fouiller pour me coller un meurtre sur le dos. Je n’ai pas tué ce type, ni demandé à mes hommes de le faire. Pourtant je le vois venir avec ses rangers. Stilinski tient un os, ses yeux brillent bien trop pour qu’il en soit autrement.

— Pourtant, je pense que vous avez une idée de qui est la victime ou qui est le tueur.

Sérieusement je ne vois pas, mais me tiens coi devant ses affirmations péremptoires. Il fouille sa veste, en sort une pochette d’un type que j’ai vu mainte fois. Ce sont des emballages spéciaux de la police scientifique. Contrairement aux pochettes du commerce, celles-ci sont fabriquées spécialement pour ne pas polluer les preuves qu’elles sont amenées à contenir.

Je ne peux pas m’empêcher d’écarquiller les yeux en voyant la marque. Autant clouer un corbeau mort à ma porte, ou une corde de pendu. Le message est limpide, c’est une menace de mort. Reste à savoir si elle était destinée au type qui s’est fait descendre et dont le corps a été déposé à cinquante mètres du Pink, ou m’est-elle adressée ?

— Voici un beau symbole mafieux : La mano negra. J’espère que les empreintes vont nous mener à quelque chose, ou plutôt à quelqu'un.

Le poulet me toise, pas peu fier de sa trouvaille. Je serre la mâchoire, réfléchis à ma réaction. Je hausse négligemment des épaules. Être d’origine italienne n’est pas un crime que je sache. Je risque un regard vers Rapier. Il est blanc comme un linge, le regard rivé sur la marque macabre. Je n’ai pas besoin d’attendre pour comprendre pourquoi le cœur de mio amico tape avec force. Narquois, le shérif termine sa belle démonstration.

— Et que dire du support de cette marque tristement célèbre : la copie d’un élève du lycée.  Le thème du devoir porte sur un ouvrage licencieux, les 120 journées de Sodome…

Les 120 journées de Sodome… J’avais éclaté de rire quand Tobias m’avait dit quel livre il faisait étudier à ses élèves. Je n’avais pas encore eu le temps de charrier Therencio sur ce livre qui est bien plus difficile d’accès qu’on ne peut le laisser penser. Je sais bien que Tobias n’essayait pas de transformer ses courts en éducation sexuelle, mais faire approcher ses lycéens de la noirceur de l’âme humaine. Je repense aux mains coupées de la victime, son visage complétement défoncé. A-t-il également subi des sévices  sexuels ? Je n’ai jamais lu le livre du Marquis de Sade, mais j'en connais un peu le contenu. Peut-être que Tobias peut confirmer une reproduction sur ce pauvre type des sévices décrits dans cet ouvrage ?

Mio amico reste de marbre. Je salue son professionnalisme, car mes oreilles de loup entendent son désarroi. Sa cervelle doit dérouler le même raisonnement que moi. La main noire pouvait me concerner. Les napoletano en ont après moi, depuis que j’ai descendu celui qui  a dégommé mio fratellastro, Frederico, le fils de Don Stefano Corleon. Mais la copie d’un des élèves de Tobias change la donne. Une seule chose nous lie, comme la balle qui avait été tirée devant le Pink. Son super amico, le fou sanguinaire qui torturait les métamorphes, ce Gabriel McNeal qui a été vu à Los Angeles, il n’y a pas si longtemps.

Le shérif invite Tobias à aller déposer au poste de police, puisque la copie d’élève le mèle directement à cette salle affaire.

(...)

C’est le branle-bas de combat sitôt le shérif et Tobias partis pour le poulailler central. Ryan est assis là où se tenait Tobias dix minutes plus tôt. Il est passé par la porte arrière, car la façade du Pink apparaît sur l’une des caméras de surveillance de la ville. Dernière trouvaille de Stilinski. Heureusement pour moi qu’il n’en a pas collé une dans la ruelle à l’arrière de mon établissement. Ces caméras sont financées par la mairie pour la sécurité routière. L’étroitesse de la ruelle sur laquelle donne mon appartement ne pouvait pas justifier un tel investissement.

— Tu me mets la main sur Lahey. Je doute que McNeal ait réussi à s’introduire dans l’antre de Chris Argent. Cuisine-le pour savoir comment sa copie est arrivée à côté d’un macchabée. Et tente de lui tomber dessus avant les flics.
- Je vais coller Sam pour cette mission. Il a le don pour faire flipper les merdeux.
- D’accord. Réorganise la sécurité, McNeal semble vouloir jouer avec nous avec l’idée finale de nous descendre Rapier et moi. Stilinski est trop lent pour ce genre de type. Fait circuler la photo de McNeal auprès de nos hommes et de nos indics. Ordre de le descendre à vue. On ne prend pas de risque. Avertis les gars, ce type est létal.


J’ai enfilé mon costard de mafioso. Celui dont la coupe me permet de porter sans que cela soit voyant mon holster avec mes deux magnums. Un plus petit calibre muni d’un silencieux accroché à ma cheville complète ma panoplie. Tant que McNeal n’est pas mort, je dors, mange, vais pisser et baise avec mes flingues.

(…)

Message de Rapier. Je pensais qu’il allait me faire un topo sur sa visite chez les flics, mais c’est une image que je reçois.

"Mon cadeau pour toi et le chien t'a plu ? Tu devrais vider la boîte aux lettres plus souvent.
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Lewis ! Bordelo ! Mon chanteur est en danger.

"Supprime la photo et ce message. Il faut qu'on parle."
« RDV au fight club dans vingt minutes. Viens habillé ».


Tobias comprendra que par « habillé » j’entends armé. Je retourne côté bar, gère ce qui ne peut attendre et confie le bar à Jerry.

- Soyez prudent Patron…
- Va bene Jerry.


Mon barman n’est officiellement pas au courant de mon appartenance à la mafia, mais tous les anciens du Pink se doutent de ma double vie. Je sais qu’aucun d’eux ne me balancera aux flics, car je me suis occupé d’eux, de leur famille, de leurs enfants, quand ils en avaient besoin.

(…)

Mis à part le garde de service, le Fight Club est désert. J’entends la Mercedes de Rapier au loin. Il a l’intelligence de se garer à quelques blocs du hangar.

(…)

- Faut descendre ce type avant qu’il nous troue la peau, la nôtre et celle de nos proches. Lewis est votre ancienne victime et mon chanteur. Lahey ton élève, et un môme que j’entraîne de temps à autre ici. Tu savais que c’est un loup évidement ?


Tobias acquiesce. Il n’est pas un ancien chasseur pour rien. J’allume une sigaretta et inspire profondément une dose de nicotine pour m’apaiser.

- J’ai demandé à l’un de mes hommes de ramasser Lahey. Il faut le mettre en sécurité. Plus difficile avec Lewis. Je lui ai collé une surveillance aux fesses. Comment procède McNeal ? Où peut-on l’attendre ? Tu le connais, cela nous donne un petit avantage.

Je réfléchis si je n’oublie rien. Ce type est un salopard qui aime torturer et tuer.

- Therencio !

J’appelle Ryan sans laisser le temps à Tobias de répondre à mon flot de questions.

- Ryan ? Tu trouves Therencio et le mets à l’abri.
- Il ne va jamais vouloir me suivre Patron, vous le connaissez mieux que..
- Colle-lui ton arme sur la tempe s’il le faut. Si je me mets à la place de McNeal, Therencio est la cible parfaite pour me faire sortir. Tiens moi au courant et appelles moi quand il sera en sécurité. Je lui expliquerai la situation.


Je raccroche et regarde Tobias.

- Dans son message, McNeal mentionne Lewis. C’est ton point faible. Therencio est le mien. Il faut les protéger. Je ne pige pas pourquoi il a mêlé Lahey là-dedans ? Il me semble que tu n’es pas spécialement pote avec tes élèves, non ?


Spoiler:
 



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Sheriff Stilinski

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Mer 17 Oct - 21:57

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !
Tobias Rapier m’a suivi au poste de police sans faire d’histoire. C’en fut presque navrant. Je parie que ce type est un pédophile. Seulement, il me faut une preuve solide. Un témoin l’a vu avec une de ses élèves en dehors du lycée. Comportement suspect, mais la jeune fille, une certaine Victoria Anderson semble en vénération devant son professeur.

***

- Vos noms adresse et profession.
- …
- C’est la procédure monsieur Rapier. Plus vite vous vous y conformez, plus vite nous en auront terminé.


***

Les mains rassemblés sous mon menton se serrent l’une contre l’autre pour ne pas terminer dans la figure de ce crispant personnage. Je lui ai demandé de me détailler sa journée avec précision. Ce démon m’a pris au mot et donné son emploi du temps jusqu’au nombre de ses mictions…

La vie du professeur Rapier n’a rien de passionnante. En apparence. Je viens de raccrocher mon téléphone. Son colocataire vient de me confirmer sa déposition. Je n’ai rien de suspect, sinon qu’il a le don d’énerver son monde. Arrivés aux termes des questions, je le laisse partir. Quelque chose cloche chez ce type, que son amitié avec Amaro n’arrange pas.

- O’Conner !
- Oui Chef ?
- Tu me colles les fesses de Tobias Rapier. Je veux savoir ce qu’il cache.


Mes ordres ne semblent pas emballer mon subordonné. Je le presse de la main, il sort à son tour de mon bureau.



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Shinomi Amemiya

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Mar 30 Oct - 1:41

La dernière sonnerie de la journée avait renvoyé tous les élèves du lycée chez eux afin qu'ils se reposent pour le lendemain. Certains enseignants ont traversé durant des heures les couloirs afin de faire la fermeture habituelle. D'autres d'entre eux et également moi, sommes restés dans un coin tranquille chacun afin de finir notre boulot en paix. Pour ma part, les interro' de maths de la journée ... et il y en a un paquet à corriger. Bouhou~ je ne suis pas rentrée. Cela dit, je ne suis pas restée bien longtemps dans la salle des professeurs, les entendre râler et moi-même croquer mon stylo, perturbaient beaucoup trop ma concentration. Je me suis donc, après une énième balade où je me suis encore perdue, installée dans la bibliothèque. Il y avait encore deux profs mais ceux-ci au moins, ne risquaient pas de venir me déranger. Puis l'un partit, quant au second, il était comme moi, silencieux et concentré à son affaire.

La pile de feuille posée à ma gauche, était si épaisse qu'elle semblait pour moi similaire à "des heures de supplice", euh je veux dire plutôt "à des heures supplémentaires". J'espère cependant que la machine à café ne sera pas loin et qu'elle fonctionnera. En attendant, je marquais au fer rouge ou plutôt au stylo rouge, les élèves qui allaient durement passer des heures de rattrapage. Bien que je ne sois pas rancunière, là, je faisais le maximum pour contenir ma haine de devoir autant travailler pour ces cancres. Lahey...


- Ooo~ majide ?! Il bat des records lui... 0.5/10... Mais je comprends pas là ! Il a quel niveau de mathématiques ? CP ?! Je l'ai pourtant fais facile ce contrôle ! Rouspétais-je toute seule à en taper sévèrement du poing sur le bureau. Je lui ai pourtant répété je ne sais combien de fois ! Cette équation est facile... pfff... à quoi je sers franchement si même moi je ne peux pas lui faire rentrer dans le crâne.

Plus je m'emportais, plus j'oubliais le collègue dans la bibliothèque. Rirait-il de moi ? L'énerverais-je ? Ou bien étais-je tellement emportée dans la rage de faire bien les choses pour ne même pas remarquer qu'il était sans doute lui aussi parti de la salle ? Allons bon, calmons-nous. Je reprenais du service après m'être étirée, à quoi bon m'énerver autant, ce ne sont que des tas de feuille qui de toute façon atterriront à la poubelle après que les parents se soient énervés contre leurs enfants. Mon stylo gagnait du terrain, le rouge imbibait le tas de paperasse et malheureusement pour moi, je ne vis pas l'heure passer, tout comme ma bave s'étaler sur l'une des copies lorsque je m'endormais. Une demi-heure passa sans doute avant que je ne me réveille en sursaut, à moitié ébouriffée et la trace du stylo sur la joue accompagnée d'un filet de bave dégoulinant.

- Ikenai ikenai... j'ai failli m'endormir. Ha~mo~ kuso ! Je hais les heures sup'.

Et j'y retournais pour une demi heure de plus avant de m'étonner d'être encore là. L'horloge affichait que la soirée se terminait pour laisser place à la nuit.

- Mada tsukanai no ka... Me demandais-je en bâillant. Et finalement le raz-le-bol gagnait. J'avais bâillé une fois de trop.

Je me levais encore endormie et je rangeais mes affaires dans mon sac pour rentrer chez moi. La moitié du boulot avait été fait alors je finirais demain matin. Je remarquais que finalement la bibliothèque était vide, j'avais été seule une bonne partie de la soirée alors je fermais tout et je m'en allais vers la sortie du bahut. C'est d'ailleurs le seul chemin que je connais par cœur tellement je suis contente de rentrer chez moi chaque soir après mes dures heures de labeur. Le parking semblait abandonné, désert et m'effrayait littéralement rien que d'y penser. ...De quoi ? Moi j'ai peur des fantômes ? Mais non, plutôt des SDF qui viendraient me soutirer mon sac à main en m'attaquant par derrière.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Mer 31 Oct - 20:01



Encore un cadavre! Encore un échec...
Nuit d'encre, croissant de lune voilé, lourde atmosphère d'appréhension et de regret. Je raffermie ma prise sur la poche poubelle noire qui m’encombre et la ramène mieux dans mon dos d'un roulement d'épaule.
L'ampoule rougeoyante grésille au dessus de la bene qui deviendra cercueil. Je penche la tête par dessus le bain d'immondice, et fait basculer ma charge à l’intérieur.
Tout scrupules envolés, j'essuie la sueur qui reluit sous mon nez, et juge une dernière fois l'ennemi vaincu.

-RIP Ratatouille.


* * *


Encore un cadavre!

-C'est d*gueulasse...

J'attire la carcasse de rat qui traîne dans le conduit de ventilation avec mon balais. Du pop-corn sec suit avec la bestiole qui rebondit à mes pieds. Hu... Ce cinéma est une ruine...

En passant devant la salle, ma pelle lourde d'un macchabée de rat à la main et les produits ménager de l'autre, un hennissement à faire frémir sur fond de musique glauque retentit comme pour se moquer de moi. C'est la quatrième soirée de la semaine que le film tourne, et comme je me charger de la projection de certains des classiques de notre quinzaine "Frisson", je devine parfaitement le Cavalier Sans Tête chevaucher son étalon et brandir une citrouille aux yeux de flammes comme si j'y étais, installé haut dans la cabine, la bobine en mouvement à mes côtés.


La poubelle au rat mort atterris dans un "Florsh" écœurant dans la benne à l'arrière de l'établissement. Je m'empare de la seconde posée à côté de mes pieds, qu'aussitôt, un museau aux quenottes proéminentes émerge. Ah non! Toi mon coco, tu ne m'échappera pas! Des lunes que je supporte leur présence à ces vermines! J'élance la poche pleine dans mon dos, me contorsionne sans quitter ma cible des yeux, prend de l'élan, et me détend comme un ressort. Le rat décampe en couinant, la poubelle explose contre le mur. Et mer...

Encore un échec...

Je m’éclipse avant que la chef ne me pince. J’enfile ma veste en quittant l'établissement par la porte de service et m'étire, hâte de retrouver mes draps et mon appli de rencontre.

Évidemment, c'est à ce moment là qu'un péquenot qui confond les horaires d'un cinéma et d'une boite de nuit se présente. A moins qu'il vienne quémander des paquets de confiseries périmées. Désolé, mais on ne fait pas la charité...
Je manque de l'interpeler et me ravise. Non, cette allure martiale, c'est pas celle d'un gars de la rue. Minute... cette tête ne m'est pas inconnue.

-Je rêve!

C'est l'un des hommes d'Aless! Ça ne lui suffit pas de me faire surveiller au bahut, il faut qu'il m’épie sur mon lieux de travail?! Et puis quoi, m'escorter sur le chemin jusqu'à la maison, main dans la main pour être sûr que je ne me perde pas? Y a des limites à ne pas pousser!

Je reste planquer derrière mon mur à tirer la tête par dessus les conteneurs poubelles. Quelques mètres me sépare de la moto. Je calcule Ryan, ma Harley, Ryan... puis m'élance à toute allure. J'enjambe mon destrier chromé, et démarre en trombe. L'homme de main traverse le hall en courant et je ne résiste pas à gueuler fièrement en lui rasant les pieds :

-Peut-être une prochaine fois!

M'attrape qui le peut! Hé, hé, hé...

Le larbin d'Aless aura vite fait de sauter dans son propre véhicule et s'élancer à mes trousses. Hors de question de me faire chopper. Je connais la ville et m'engage vers la banlieue, moins fréquentée et éclairée.

Le véhicule de Ryan fuse à toute allure sur la route déserte, éclairant d'une raie de lumière les vitrines des commerces clos sur son passage. Puis plus rien. Je rallume les phares, un rond de lumière unique et muet dans l'obscurité d'une ruelle étroite, et certain qu'il ne fera pas demi-tour, quitte ma cachette en ronronnant pour filer dans la direction opposée.

Garnet 1 – Amaro 0! Et une victoire de plus sur le tableau de nos jeux de traques et de surveillance...

C'est un moment de calme plat, pas une voiture, pas un badaud, juste la ville en suspend. Le feu est vert. Je ne m'arrête pas. Un rugissement de moteur surgit de l'obscurité à ma droite. Je n'ai pas le temps de comprendre : je reçois un gros choc sur l'arrière du flanc de la moto. J'entend un craquement sans pouvoir déterminer s'il vient de moi ou de ma bécane. Le paysage roule comme un kaléidoscope, j'expulse l'air de mes poumons en touchant le sol une première fois, puis je distingue seulement les lumières flous du paysages rebondir devant mes yeux.

Le béton à 90° tangue vaguement devant moi. Puis une paire de boots apparaît à contre-jour des phares de la voiture à l'arrêt. Ils s'approchent de moi, avant que les ténèbres ne m'enveloppent.  


* * *

J'ai la tête qui tourne. L'impression de basculer dans le vide sans fin. Et une douleur générale. Dieu merci, je portais mon casque avent que... Harley! Ma Harley! Je dois émerger fissa.
Au terme d'un gros effort, je parviens à soulever mes paupières. La vache... J'ai l'épaule qui me lance...

Une odeur de moisissure me prend au nez. Je tempère ma nausée en devinant trop bien ce qui s'est passé.

-Ok... grogne-je, je crois que cette fois t'as gagné... mais t'y vas quand même sacrément fort!...

Alessandro Amaro, le type qui pour m'apprendre le respect me shoote à deux millimètres de l'épaule ou me laisse croupir une heure dans sa salle des tortures sous le HCC. Je fini par connaître le personnage. Et mésestimer la portée de mes c*nneries. Mais si jamais ma Harley est foutu, je jure que...
Je plisse les yeux pour mieux distinguer mon environnement et remue des poignets pour me rendre compte qu'ils sont liés. Pas étonnant que je tienne si bien sur ma chaise. Et ça... ça ressemble pas à la cave sous le HCC ?...

Je regarde à ma droite. Je ne suis pas seul et ne reconnais pas la silhouette qui gesticule à la manière d'un asticot au bout d'un hameçon. Je regarde à ma gauche et ne serais pas surpris que la pénombre cache le même jeu de pantomime.
Un craquement m'invite à lever les yeux vers l'escalier de bois en piteux état. Ce que j'interprète comme étant une silhouette masculine fini d'éveiller toute mon attention. Et un doute. Effrayant...

-… Aless?


HRP:
 

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Andy Turing

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Jeu 1 Nov - 10:11

Andy Turing & Alls


Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !



Les élèves de son dernier cours de la matinée commencent à se remettre debout, prêts à quitter la salle qui est à présent dédiée au yoga après les dernières salutations d'usage. Elle baille discrètement derrière sa main. Elle a failli s'endormir sus le tapis de mousse sur lequel elle est assise. La frontière entre méditation et sommeil se révélant comme souvent bien mince, cet état fortement encouragé par la position du cadavre qui termine habituellement ses cours.

Elle se lève, un peu gauche dans ses mouvements avant d'aller éteindre le lecteur CD qui grésille dans un coin de la pièce. Sac sous le bras, barre de céréales coincée dans la bouche, elle quitte la pièce avant de se diriger vers les vestiaires féminins sans un regard en arrière. Elle ne perd pas de temps à se glisser sous la douche, laissant ses vêtements en tas sur son chemin. Son ventre gargouille, lui faisant accélérer le rythme, et c'est après un savonnage rapide qu'elle attrape une serviette à l'odeur douteuse pour se sécher. Elle va sentir l'eau croupie, et ce jusqu'à son retour chez elle. Ça lui apprendra à oublier de mettre ses affaires trempées dans la panière à linge salle.

Cinq minutes plus tard, elle est sur le point de quitter le dojo. Ses cheveux attachés à la va-vite, sa robe qui glisse le long de ses hanches d'une façon dés-harmonieuse. Elle est fatiguée et ça se voit si elle se fie au regard surpris de son patron qui la fixe comme s'il avait un fantôme devant lui. Elle grogne un au revoir rapide, pensant déjà à son lit qui l'attend chez elle. Alessandro n'est pas disponible aujourd'hui, il lui a dit ce matin quand elle lui a envoyé un message pour savoir s'ils pouvaient passer la journée ensemble. Elle n'a pas voulu savoir ce qu'il avait prévu de faire, par peur d'apprendre des choses qui pourraient risquer de lui peser sur la conscience. Nul n'est plus aveugle que celui qui refuse de voir les choses. Le loup est un truand, il ne s'en cache pas, mais elle ne tient pas à se retrouver dans une situation délicate à cause de cela. Son amour de la loi et les activités du loup sont incompatibles sur de nombreux points.

Dehors l'air est frais. Elle frissonne légèrement en sentant ce dernier glisser sur sa peau, avant de se mettre en marche en direction de sa maison. Elle va avoir la bâtisse pour elle toute seule. Wesley squatte la librairie pendant sa pause déjeuner, et Amance va sans doute rester au lycée pour profiter un peu plus du prince charmant qui lui sert de petit ami. Elle va se partager une barquette de poulet tandoori avec Jared et s'endormir sur le canapé en regardant des imbécillités à la télévision, profitant autant que possible de son après midi de libre.

Elle sursaute lorsque l'on s'adresse à elle, l'arrachant à la programmation des heures à suivre. Elle tourne la tête avant de remarquer l'homme au sourire avenant qui la fixe depuis l'intérieur de l'auto grise qui vient de se stationner près d'elle. Elle fait un pas vers l'engin de métal, un sourire un peu hésitant au visage, les sourcils haussés.

-Mademoiselle Turing, mon patron à un soucis et m'envoie vous chercher.

Elle ne doit pas avoir l'air au maximum de ses capacités intellectuelles, se désignant d'un geste de la main avant de répéter d'une voix surprise.

-Votre patron ?

L'homme lui sourit, avant de continuer.

-Monsieur Amaro. Il m'a demandé de venir vous chercher en urgence, il m'a donné l'adresse de votre travail mais je vous ai loupé de quelques minutes. Il a besoin que vous soyez là, je suis désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus mais... Vous savez ?

La puma ferme les yeux de dépit en entendant l'homme. Non elle ne sait pas, et franchement elle aurait préféré que le loup prenne le temps de la prévenir. Pourtant elle passe une main sur son sac, remontant la lanière de cuir sur son épaule avant de grimper dans la voiture sans perdre de temps. Son regard sombre laisse aisément deviner à son chauffeur tout le mal qu'elle pense de cette situation, ses lèvres pincées ne laissant filtrer aucun son. Si Alessandro s'est mit en danger de quelque façon que ce soit, il va l'entendre. Le voir sortir du ring en piteux état lui a suffit la seule fois ou c'est arrivé. Elle préfère éviter de se retrouver à nouveau face à un spectacle aussi navrant. La voiture redémarre, et elle laisse un soupir de lassitude lui échapper.

En tout cas son chauffeur est charmant, il a comprit qu'il valait mieux éviter de lui adresser la parole, ou même lui conter les dernières frasques de son patron. Elle inspire profondément, avant de grogner. Qu'est ce qu'ils peuvent bien faire avec cette voiture pour que celle-ci sente le sang. Faire une réflexion à ce sujet serait déplacé et pourrait mettre la puce à l'oreille à l'homme à propos d'un odorat trop développé. Ce n'est pas parce qu'il bosse pour un loup qu'il est censé avoir connaissance du monde surnaturel.

-Vous devriez vous détendre mademoiselle Turing. Il ne me semble pas vous avoir déjà rencontré, mon nom est Gabriel. Mon patron m'a parlé de vos goûts en matière de friandises et je me suis permis d'ajouter quelques douceurs dans la boîte à gants.

Un sourire apparaît sur la visage de la puma alors qu'elle se rue sur le paquet de guimauves à la fraise avant que l'homme ne finisse sa phrase. Elle s'en met une première poignée dans la bouche, avant de se resservir. Mais sa main n'arrive plus à agripper, ses doigts semblant figés et dépourvus de toutes sensations. Elle ouvre la bouche, prête à s'exprimer mais seuls des mots hachés passent la barrière de ses lèvres.

-Je...J'arrive plus...
-Venin de Kanima. Je ne savais pas à quoi m'attendre alors j'ai préféré faire classique.

La voix de l'homme est bien moins chaleureuse que quelques instants plus tôt. Andy tente de tourner la tête pour l'observer avant de paniquer en comprenant qu'elle n'arrive plus à bouger. Son cœur s'emballe, et c'est figée dans sa terreur qu’elle sent la voiture s'arrêter dans une ruelle. Une supplication au bord des lèvres, elle voit la tableau de bord s'approcher de son visage à grande vitesse et c'est le noir total.

[...]

Il fait sombre, et c'est en proie à un mal de crâne carabiné qu'elle parvient enfin à ouvrir les yeux. Elle bouge les doigts, soulagée à l'idée d'avoir retrouvé quelques sensations dans ses membres et une certaine liberté de mouvement. Liberté pourtant réduite par les cordes passées autour de ses poignets qui lui brûlent la peau. Elle tire dessus, en vain. Sanglotant en comprenant qu'elle est prise au piège.

Cet endroit pue, et l'odeur qui y règne ne lui dit rien qui vaille. Ses griffes sorties, elle tente de tailler ses liens, se faisant plus mal qu'autre chose. Elle se fige en sentant du mouvement non loin d'elle, et c'est finalement deux ombres qu'elle distingue sans mal alors que ses yeux luisent de leur teinte verte si particulière. Elle détourne le regard quand les deux formes humaines se séparent, avant de laisser une expression de dégoût passer sur son visage quand une main vient caresser ses cheveux.

-Princesse, tu es aussi cruche que tu en as l'air. Et crois moi ce n'est pas peu dire.

Le souffle chaud trop près de son oreille. Cela la fait frisonner de dégoût, pourtant elle ne se démonte pas, faisant claquer ses crocs dans un grondement rageur, voulant éloigner le blond qui a réussi à la berner en beauté. Il ricane et finalement elle lui crache au visage.

Le châtiment se révèle plus cruel que le crime. Elle sent sa lèvre s'ouvrir quand ses crocs se referment dessus alors que le poing du blond heurte son visage à plusieurs reprises. Des larmes glissent sur les joues de la puma, alors que la prise de Gabriel se fait plus ferme dans ses cheveux, la forçant à le regarder droit dans les yeux.

-Je t'ai emmené de la compagnie, tu devrais être plus reconnaissante. D'après toi, le chien va se rendre compte de la disparition du gosse avant ou après la tienne ? Je parie ton œil droit qu'il va penser au petit en premier.

L'homme s'en va aussi rapidement qu'il s'est approché, ne lui laissant pas la temps de répondre, ce dont elle aurait été incapable de toute façon. Regard rivé droit devant elle, Andy attend, tentant de dénouer ses liens. Elle n'est pas toute seule, il faut aussi qu'elle fasse quitter les lieux au gosse que l'autre a emmené avec lui.

[...]

Il se réveille. Elle le sait car elle l'entend. Ses larmes sont à présent sèches, et malgré ses échecs cuisants elle tente toujours de se libérer sans relâche. Elle le laisse appeler, puis finalement comprendre la situation par lui même.

Un sourire passe sur son visage fatigué et elle murmure du bout des lèvres.

-C'est pas lui qui t'as collé là Bidule. Et je crois qu'il vaut mieux qu'il évite pour ses jolies fesses de se retrouver avec nous. Je pense qu'il a du merder, et qu'il a pas prit le temps de nous mettre au courant.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Jeu 1 Nov - 15:11

Je sors des hangars après un entraînement intensif de Joe. J’ai mal partout et encore une fois, mon « entraîneur » n’a pas été tendre avec moi. Je respire l’air frais du début de soirée, met mes écouteurs et rabat la capuche de mon sweat sur ma tête. Les basses de Nicotine de Panic! At the Disco résonne dans mes oreilles. Je souris en coin et avance dans les rues mal éclairées qui mènent jusqu’au centre ville. Lydia m’attend pour un petit rendez vous en tête à tête au bar. La soirée s’annonce relativement belle malgré ce qu’on raconte en ce moment.

Ce matin, avant d’arriver au lycée, un des hommes d’Amaro était venue me chopper. Il paraît que le mafieux voulait me voir de toute urgence. J’avais envoyé balader le type avec véhémence. Amaro sait que je fais attention à mes notes, j’ai déjà sécher assez de cours pour m’attirer encore plus d’ennuis. Après un léger accrochage il m’avait laissé filer en me traitant de fou. J’avais répondu à sa remarque d’un doigt d’honneur magistral pour finalement me rendre en cours.

Nicotine termine, le balançant le son plus entraînement de Thanks for the mémorise de Fall out Boy. Je secoue la tête au rythme de la musique quand des phares éclaire mon dos. Je me retourne en fronçant les sourcils. Encore un des hommes d’Amaro? Je retire ma capuche, fourre les mains dans mes poches alors que la voiture s’arrête à la hauteur. La fenêtre conducteur s’abaisse, un homme inconnue m’offre un sourire amicale. Je répond d’un léger sourire alors que l’homme se met à parler :

-Mr Lahey, c’est bien cela ?

Je grogne un ouais en faisant la moue. Je suis sur que c’est encore Amaro qui m’envoie quelqu’un comme ce matin. L’homme sourit de toutes ses dents, je recule légèrement. Il a un sourire mauvais. Je déteste ça. Il se penche vers le siège passager, ouvre sa boîte à gants. Je reste sur mes gardes. L’éclair blanc de la lumière qui se reflète sur le métal affole mon cœur. Je gronde avant de prendre mes jambes à mon cou. J’entends la voiture démarrer derrière moi, les pneus qui crissent sur le bitume suite à son accélération poussé.

Je sors des ruelles, cours toujours plus vite. Bordel, Amaro veut me faire la peau maintenant ? J’ai fait quoi?? Je serre les mâchoires, cours toujours plus vite jusqu’à ne plus entendre la voiture. Je m’engouffre dans un cul de sac, me colle au mur, à bout de souffle. Je prend le temps qu’il faut pour avoir un souffle plus régulier. Qu’est ce que j’ai fait pour avoir Amaro à mes trousses ? Est ce parce que j’ai collé une pêche au type de ce matin ? Je cherche mon téléphone dans mes poches, il faut que j’appelle Chris...

-C’est ça que tu cherches ?

Je relève la tête vers la voix qui s’adresse à moi. Je blêmis en reconnaissant le type de tout à l’heure. Il me montre mon téléphone, l’autre main dans une poche de sa veste. Je déglutis en me redressant:

-Écoutez, j’avais cours ce matin, je n’avais pas le temps de voir Amaro. Ok? J’irais le voir plus t...

Ma voix s’étrangle, mon souffle se bloque. Je porte la main à mon cou. Quelque chose c’est planter dans ma gorge. Je tire dessus, mes doigts tremblent. Je reconnaîtrait entre mille le produit que contient la fléchette... Je relève le regard sur l’homme sans comprendre.

-Aconit jaune et venin de Kanima. Ça plaît rarement.

Mes jambes se dérobent sous mon poids alors que j’aperçois dépasser de sa veste le silencieux qu’il a utiliser. L’obscurité s’abat autour de moi au moment où ma tête rencontre le bitume froid.

(...)

Je tremble. J’ai froid et je me sens mal. J’ai un haut le cœur que je ne peux pas retenir, je sens la bile chaude me couler dessus. Je tente de m’essuyer la bouche d’un revers de mains, quelque chose m’en empêche. Je ne peux pas fermer les poing non plus. Ma tête me semble faire une tonne pourtant je la relève pour regarder ce qui me retient. Un clou énorme transperce chacune de mes main. Je couine mais n’ai pas la force de les retirer. Je suis clouer à une porte, les fesses au sol. Je me sens horriblement mal... Ma vue se trouble, j’ai l’impression d’être soûl.

-Alors la belle au bois dormant, on a fait un gros dodo ? Tu es encore fatigué ?

Je n’arrive même pas à relever la tête, ma tentative pour gronder ce résume a un pauvre grognement de chiot. Je m’étrangle alors que je vomis de nouveau, tousse difficilement. J’ai mal partout et j’ai froid, tellement froid. Je sais que c’est le poison qu’il m’a injecté, l’aconit jaune est mortel... Il faut que je me sorte de là avant de ne plus pouvoir rien faire du tout. L’homme ricane, sors de sa poche un morceau de papier et le lit d’une voix qui se veux moqueuse:

- « Votre sale trogne me manque pendant les cours ... » Bla-bla-bla bla... « ...votre morosité me faisait sourire ... » Bla-bla-bla bla-bla « Votre élève favoris, Isaac Lahey. » Comme c’est charmant... Affreusement niais également.

C’est la lettre que j’ai écris à Rapier avant qu’il ne sorte de l’asile, non? Merde on a l’impression que je l’aime ce con. Est ça le cas ? Non, il m’insupporte au plus haut point. Mais j’avoue, qu’à ce moment présent j’aimerais bien qu’il soit là. Mes yeux se ferment, je geins. C’est trop difficile de les gardées ouverts. Je sens mon corps qui cherche à se régénérer, en vain. Je ne sais pas qui il est au final. Mais de toute évidence ça n’a pas de rapport avec Amaro, plutôt avec Rapier...

Le métal froid qui me transperce me fait ouvrir les yeux en grand. Je vois le visage du type proche du miens, le goût ferreux du sang qui emplis ma bouche. Je tente de respirer en vain, tousse difficilement. Je baisse les yeux. Là où est censé se trouver mon cœur un couteau de chasseur y est planté, accrochant à mon corps déjà mis à mal la lettre que j’ai écris à mon professeur. Je gémis:

-Mais... Pou... Pour... Pour... Quoi...?
-Je suis Gabriel, gamin. Rapier semblait t’apprécier. C’est suffisant au pourquoi.

J’ai envie de lui dire que c’est faux. Qu’il me détestait. Qu’il m’a tiré dessus et frappé. Est ce qu’il m’appréciait au final...? Je n’en sais rien. La lame s’enfonce plus loin, je râle, sens le goût ferreux du sang envahir ma bouche, les larmes couler sur mes joues. Du coin de l’œil,j’aperçois le sourire du type. J’ai arrêter de chercher à respirer. Je ne veux plus avoir mal. D’ailleurs, je n’ai plus mal, plus froids. Ma tête retombe mollement sur mon torse alors que les dernières choses que je vois sont mon sweat souillé de sang et de bile jaunâtres. Ma dernière pensée va pour Lydia, qui dois sûrement être en colère de ne pas me voir arriver...

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Jeu 1 Nov - 17:56

clickAlessandro & EVENT
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« Un nuovo cadavere! Un nuovo fallimento! »
Ryan s’est fait fumer par Therencio ! Un bambino contre un mercenaire, sul serio ? Je rage contre mon bras droit et suis fier de el figlio mio. Ryan l’a sous-estimé, la prochaine fois il ne se fera plus avoir par la sagacité du bambino. Isaac n’en aussi fait qu’à sa tête. Mais contrairement à Therencio, rien ne m’attache à ce gamin. J’ai mis mes hommes sur l’affaire. Ils sillonnent Beacon Hills à la recherche de la planque de Gabriel. Tobias m’avait expliqué son monde de fonctionnement. El mio amico est prisonnier de son travail. Stilinski l’a dans le collimateur, il fait donc profil bas et va à ses cours normalement, pendant que je débroussaille l’enquête.

Gabriel a du matériel. S’il est aussi redoutable, c’est que c’est un pro et un pro rudement bien équipé. Et qui dit équipement de pointe, dit endroit pour le stoker. Un lieu où il peut accéder sans être vu. Un endroit isolé mais sûr. C’est cela que mes hommes cherchent.

(…)

J’attends, assis dans ma voiture, sur le parking du lycée. Tobias enrage, le proviseur lui a collé un travail de saisi en remplacement de l’alpha qui s’est barré de la ville du jour au lendemain. Mes hommes ont trouvé deux endroits qui pourraient être une planque de ce Gabriel. J’avais ordonné de ne rien faire. Car si j’en crois Tobias, son ancien amico est retors et je n’ai pas envie de perdre mes hommes et préfère que Tobias soit là pour nous guider. Mon téléphone sonne : Ryan.

- Je n’arrive pas à mettre la main sur Therence
- Merda ! T’as vu avec ses amis ?
- Oui, j’ai questionné la fameuse Bruny. Elle ne l’a pas vu et ne sais rien. Cette môme a tenté de me draguer patron !
- Cherche-le encore ! J’espère qu’il est en train de cuver quelque part.
- J’ai entendu parler d’une rave party, je vais voir. Je vous tiens au courant.
- OK Ryan.


Qu’est-ce ? Je fronce les sourcils, il me semble avoir perçu un mouvement. Je regarde autour de moi, rien. Je scrute mon téléphone, toujours aucun message del figlio mio. Je lui ai demandé d’au moins donner signe de vie. Rien. Je peste, j’aurais dû l’avertir tout de suite qu’il était possiblement en danger, et que mon attention n’était pas que du flicage.  Avec lui, il faut que je raisonne comme s’il était moi. Seulement j’admets que c’est difficile de voir la vérité en face, celui que j’étais, était comme Therencio sauvage et inconscient. Je reste un fauve, mais la vie m’a assagi sur certains points.

J’envoie un message à Tobias, lui demandant pour combien de temps il en a. Il me répond qu’il fait au mieux sans répondre à ma question. Qu’est-ce qu’il est chiant ! Mon ennui est interrompu par une donna qui sort du lycée. C’est le genre petit gabarit, petite sourie délicate. Je souris à la voir marcher comme si elle avait peur de son ombre. Elle passe sous un réverbère qui éclaire sa peau diaphane. Elle est plutôt jolie et asiatique. Tobias se plaint du lycée, alors qu’il est entouré de bella donna. Il faudra que je lui fasse la remarque.

À nouveau cette ombre. Cette fois, je sais que c’est réel, car je vois une silhouette massive foncer sur la professeure. Je sors de ma voiture, dégaine une de mes armes, mais la range. Je pourrais blesser la femme, puis le coup de feu ameutera la volaille. Ce que je ne souhaite surtout pas. La femme crie quand une main lui attrape fermement la nuque. Je vois la seringue hypodermique au bout de la main de son agresseur. Je fonce. La femme doit son salut à un sursaut étrange de sa part qui désarçonne son adversaire et qui me donne le temps d’arriver et de lui coller mon pied dans le dos. L’homme est projeté sur le sol à plusieurs mètres de nous. Son visage est masqué par une cagoule, mais à la façon dont il se redresse et puise dans son dos à la recherche d’une nouvelle arme, je sais que ce n’est pas un vulgaire SDF. Trop de techniques, du matériel… Gabriel McNeal ? Cela pourrait être lui, puisque Tobias est encore dans le lycée et qu’il est sa cible principale.

Je n’attends pas que son bras dévoile ce qu’il a pris et qui était accroché dans son dos à son ceinturon, je me retourne vers la bella donna.

- Pardonnez-moi, mais ça urge !

Trop long de lui expliquer de quoi il retourne et les risques encourus. Je la soulève du sol, la balance sur mon épaule et coure en direction de la porte du lycée en faisant des zigzags, car il n’y a presque plus de voiture pour faire obstacle entre nous et le chasseur. Doute n’est plus permis, quand un mince carreau d’arbalète cogne avec des étincelles contre le poteau du lampadaire juste à côté de moi. La femme proteste et m’engueule. Me promet d’hurler si je ne la repose pas immédiatement au sol. Force est de constater que je n’arriverai pas à rejoindre le lycée. La zone est à découvert et McNeal  va finir par faire mouche. Je bifurque et fonce vers les conteneurs poubelles posés à côté de la chaussée pour les éboueurs qui passeront tôt demain main. Une fois caché derrière, je dépose mon colis. Elle ouvre les lèvres pour hurler. Je plaque ma main sur sa bouche.

- Taisez-vous si vous voulez rester en vie. Ce type cherche à nous descendre ! Le temps nous est compté et…

Je lève le nez et hume cette fille. Pas humaine ! C’est pour ça que McNeal  en avait après elle. Collé contre le conteneur en fer, je décolle doucement ma main des lèvres de la professeure. Je crois qu’elle me prend enfin au sérieux. Je n’ai pas le temps d’échafauder un plan que le monde s’écroule sur mes épaules. McNeal  s’est rapproché, mais n’attaque plus. Il n’en a pas besoin…

- Je ne pensais pas te trouver ici Amaro !
- On va te stopper McNeal . Tu ne vas pas continuer à tuer en toute impunité dans MA VILLE !


Pendant qu’il m’interpellait, j’ai composé le numéro de Tobias. Je ne lui parle pas directement pour ne pas alerter le chasseur, mais lui permets d’écouter notre échange. Il me dit qu’il arrive, qu’il passe récupérer son arme dans sa voiture. Il faut que je gagne du temps.

- Tu n’aurais pas égaré tes affaires Alessandro ?
- Non. Je suis un homme plutôt ordonné McNeal !


Je regarde la professeure, pose mon doigt sur mes lèvres pour qu’elle ne parle pas. Je lui montre le couvercle de la poubelle et le soulève doucement. D’un geste explicite de la main, je lui dis d’aller se planquer dans le conteneur. Elle refuse, la poubelle est remplie des déchets de la cantine et depuis les heures chauffées au soleil, cela a fermeté.

- Votre vie est en danger ! chuchoté-je
- En es-tu certain Alessandro ?
- Sois plus clair !


Mon téléphone s’allume : un message. Tobias me dit qu’il est à quelques mètres de sa voiture et me demande de me préparer. Car lorsqu’il va l’ouvrir, le plafonnier va s’allumer, et trahir sa présence.

- Cachez-vous là-dedans !

J’exhorte la femme tout en sortant mes deux magnums de leur holster. La vue des armes à feu lui fait pousser un glapissement. Cela ressemble tant à l’animal dont je sentais l’odeur sans la situer. Elle devrait comprendre que je suis un loup, pourtant… Pas le temps de m’éterniser, McNeal me perce le cœur sans même utiliser de balles.

- Tu n’aurais pas égaré ce à quoi tu tiens le plus ?

Ce à quoi je… Therencio qui ne répond pas ! Je compose son numéro et tombe sur un message qui me dit que mon correspondant est injoignable. Mais attends ! Avant il a parlé de « mes » affaires. L’autre personne qui me tient à cœur... Andy ! Elle m’avait appelé pour que l’on se voit, j’avais rétorqué avoir une affaire à régler. Merda ! Je compose son numéro de téléphone. Même cirque qu’avec Therencio.

Je rugis ma colère, me moquant bien des grands yeux ébahis de la professeure. Mon regard brille d’une lueur bleu électrique, mes crocs sortent de mes lèvres. Personne ne touche a mio figlio e mia moglie sans mourir dans d’atroces souffrances. Je n’attends pas que Tobias donne le signal et me mets à découvert, mes armes devant moi, prêtes à cracher le feu.

Mon regard est dévié, sur une lumière : la voiture de Tobias. McNeal profite de ma distraction et tire. Son projectile tinte contre le conteneur poubelle. Je riposte et tire au jugé, la silhouette de McNeal disparaît derrière une voiture.

- Tobias ! Il tient Therencio et Andy !

Spoiler:
 


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Shinomi Amemiya

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Jeu 1 Nov - 18:37

Je descendais les quelques marches de l'escalier en béton pour enfin penser que j'étais totalement sortie du boulot, fini, je vais enfin pouvoir rentrer chez moi, me reposer. Me prendre un bon bain moussant et regarder des films en m'endormant dans ce matelas si confortable, c'est tout ce que je désirais.

Mais le parking m'effrayait un peu, le manque de luminosité malgré la présence de quelques lampadaires, le manque de voitures, une seule attirera mon regard mais je n'étais pour autant pas rassurée. C'est surtout le manque d'âme qui vive qui me donnait la nausée. Je marchais doucement dans un premier temps en cherchant mes clés dans la poche de mon gilet. Elles n'étaient pas loin et je les attrapais rapidement. Certes, ce n'est pas ma voiture mais j'aurais du mal à faire importer un véhicule japonais avec si peu de moyens dans ce pays. Ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque, j'avoue que de rouler avec le volant à gauche a tendance à me désorienter. Je préfère les japonaises, il n'y a rien de tel pour me sentir à l'aise. Je sortais de mes pensées en accélérant le pas, mes escarpins faisaient un bruit qui me mettait en alerte. Je déteste ce genre d'ambiance et pourtant je ne sais pas pourquoi je suis autant prostrée. C'est comme si je me sentais observée mais j'avais beau regarder autour de moi, je ne voyais personne mis à part cette ombre dans la voiture non loin de celle où je me dirigeais. Les frissons me gagnaient et j'attrapais vite la portière de cette voiture de location qui était pour le moment mienne. Allez du calme, ochitsuke, tu vas y arriver, respire. Il ne va rien t'arriver. J'entrais la clé dans la poignée afin de déverrouiller le véhicule, et malgré que je restais sur mes gardes en tremblant, je ne l'entendis pas arriver.

Ma nuque fut soudainement serrée par une main chaude et forte, ce qui me fit crier de peur. Je n'arrivais pas à me défendre ni bouger mais je sentais la silhouette sursauter dans mon dos avant de soudain me lâcher. Ma tête devint douloureuse en un moment très rapide. Je ne sais pas ce qu'il vient de se passer mais je tombais sous le choc, vient-on de me matraquer la tête ? Encore sonnée, je voyais trouble mais j'observais paniquée derrière moi. Deux hommes, l'un debout en pleine forme et qui s'excusait je-ne-sais pour quelle raison, quant à l'autre, apparemment il continuait la confrontation. Totalement sonnée, je vérifiais ce qui coulait chaudement dans ma nuque, du sang sur ma main qui tremblait plus que de raison, je réagissais dans l'urgence. C'est pas le moment de traîner ici, alors que j'allais me redresser pour m'enfuir en courant, je me fis attraper sauvagement pour atterrir sur une épaule. L'homme qui me maintenait comme un sac à patates se mettait à courir avec moi.

Secouée je tentais de m'écrier, de lui frapper le dos avec mes poings, ainsi que de lui mettre en coup de genou dans le torse. S'il touche à mes fesses je lui met un coup d'escarpin entre les deux jambes !


- Lachez-moi ! A~ À l'aide !! Je confondais peut-être tout mais j'étais plus qu'en simple panique, je ne savais plus quoi distinguer.

Peut-être essayait-on de me sauver, peut-être essayait-on de me kidnapper avec un plan farfelue ? Je ne savais quoi en penser et ma tête à l'envers me faisait un mal de chien, c'est impossible de réfléchir dans ces conditions. Je tremblais de partout et j'avais l'impression que le sol ou même cet homme tremblaient aussi. Est-ce que je délirais ? Mon sac, mes clés, ma voiture et mon téléphone, tout était loin de moi, resté sur le parking. Hurler plus fort avec une épaule dans le ventre était-il possible ? Quoiqu'il en soit je menaçais l'homme que s'il ne me lâchait pas,.... et puis merde... Je ne serais jamais crédible vu à la force et la rapidité dont il m'a attrapé. En plus, ma bombe lacrymogène est restée dans mon sac à main. L'un de mes escarpins glissa de mon pied et tomba. J'espérais juste que cet homme ne veuille pas me violer ou ... ou ... ou pire encore. La panique me faisait perdre tous mes moyens et toutes mes affaires, et était-ce moi ou bien le goudron tremblait de plus en plus ? Je ne pourrais rien affirmer, j'étais tellement dans une terreur innommable que je n'arrivais plus à faire la distinction de quoique ce soit. Il a fallu que l'homme me dépose sur une poubelle pour que je constate trembler comme une feuille morte et que la poubelle aussi.


- A~.......!! Tentais-je de m'écrier mais l'homme inconnu me plaquait une main sur la bouche pour me dire de me taire, que ma vie était en danger, qu'il fallait que je me cache mais je refusais d'un geste du visage, malgré que je n'avais plus le moyen de me lever ou de m'enfuir, désormais tétanisée par la peur... Non, il y avait autre chose, je pense que ma tête ne supportait plus autant de douleur et d'émotions en si peu de temps. Je commençais à doucement à perdre les pédales mais je parvenais malgré moi à rester éveillée. J'entrais de force dans le container dégoûtant et mal odorant. Les seules dernières choses que mes yeux ont pu croiser dans la rapidité, furent deux armes à feu que l'homme avait sorti et surtout une transformation inimaginable. Mes mains se cramponnaient au rebord du container et seuls mes yeux sortaient de la poubelle sous ce couvercle écœurant. Est-ce moi où je venais de voir apparaître une créature sous mes yeux ? Est-ce moi ou tandis que je restais tétanisée là, une balle venait de rebondir dans ce qui me servait d'abri ? La terreur m'habitait mais je ne savais pas ce qu'il se passait.

Est-ce un .... non ça ne peut pas être ça. Et ces armes me firent pousser un espèce de couinement animal presque inaudible et surtout inconnu de mes propres facultés. Un loup-garou ?! J'hallucine totalement. Mais ce sol tremblait de plus en plus fort, je sentais mon cœur battre à tout rompre, est-ce que c'est moi qui provoquais ça ?! Alors il faudrait que je fasse quelque chose, mais quoi ? Les deux hommes face à moi avaient l'air de galérer à tenir debout, je n'avais qu'une envie c'était que celui qui m'avait frappé la tête tombe d'un coup !

Et là, comme par magie, sans deviner que mes yeux viraient au jaune, une immense fissure se créa sur le sol et partit glisser jusqu'en dessous des jambes du vilain qui tirait sur la poubelle.


- Sore wa !! M'écriais-je dans mon coin vraiment immonde qui me donnait envie de vomir. Watashi yatta no ?! Eh... Wakarimasen... Continuais-je de parler seule dans mon coin.

Je m'étonnais vraiment que cela réagisse à ma volonté, que le sol tremble, qu'un des deux hommes venait effectivement de tomber rien que ... parce que je l'avais voulu. C'est du délire, cela ne peut pas être vrai. Je paniquais encore plus, suis-je un monstre ? Qu'ai-je fais ?! À moins que je ne sois tout bonnement en train d'halluciner ? Cette plaie à la tête me faisait toujours autant mal et j'avais juste l'impression de rêver.
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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Sam 3 Nov - 23:19


Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !


Feat : EVENT



C’est l’agitation totale au poste de police. Le cadavre trouvé, et méchamment mutilé, a posé un voile d’effroi sur la ville. Après la bête du Gévaudan aucun répit ne nous est accordé. Pour le shérif, il y a une affaire liée au surnaturelle là-dessous. Le crime n’était pas pour le vol, puisque qu’une montre de valeur était toujours au bout des moignons de la victime. Je regarde le bijou de pacotille trouvé autour de son cou. Étrange duo avec sa Rolex. Toutefois, moi, plus qu’un autre, je sais les pouvoirs de ce qui n’est que des maillons de cuivre dorés avec un alliage qui n’a rien du lustre de l’or. Le cuivre bride les pouvoirs des mentalistes. Le shérif le sait, c’est ce pourquoi il m’a demandé de suivre l’affaire de près.

Impossible de savoir si le gars qui dort dans un des tiroirs de ma morgue est comme moi. Rien ne nous différencie d’un humain lambda, tout au plus une activité cérébrale plus intense. Mais pour mesurer une telle énergie, faut-il être encore en vie. L’analyse de l’empreinte de la mano negra ne donne rien. Est-ce celle du mort dont il manque les deux mains ? Et que dire de Tobias Rapier. Je n’ai rien dit au shérif, car il ne pourrait rien faire légalement. Je sais toute l’histoire grâce à Jordan qui le sait par le chien de l’enfer qui semble être plus attentif que son hôte à entendre et percevoir les non-dits. Shepherd n'a pas réagit, je me fie à son jugement.

« - Et collez au train de ce professeur, O’Conner ! Vous me le coffrer au moindre dérapage. »

Tels sont mes ordres. Je regarde vers le bureau de Jordan. Son indifférence me glace. Il a déménagé, la maison est bien vide. Il m’a laissé Truc et Machin, notre chat et notre chien. Des animaux de compagnie sont indignes pour un chien de l’enfer, comme un compagnon. Je soupire, ramasse mon trousseau de clefs et part en patrouille.

(…)

Le bruit d’un coup de feu me fait accélérer. Je suis la procédure et mets en route mes gyrophares. Le meilleur moyen pour que j’annonce mon arrivée et faire fuir l’auteur du coup de feu. Mais je serais en tords si d’aventure j’étais blessé et que je n’avais pas mis ces foutues lumières en route et la sirène qui va avec.

Quand j’arrive aux abords du lycée, ma voiture fait une embardée. Je mets du temps à comprendre que la chaussée est déformée. Je m’arrête et descends pour voir de quoi il retourne.

Il y a comme une fissure qui parcoure le sol. Ailleurs, j’aurais mis cela sur le compte de l’activité sismique très active dans la région, mais à Beacon Hills, on ne tire pas sur un mouvement de terrain, sauf s’il est provoqué par quelqu’un.  Cela sent le mentaliste élémentaire ou un kitsune.

D’un seul coup deux voitures démarrent et partent dans des directions opposées. Je n’ai pas le temps de relever les plaques, mais en reconnais une des deux. Je remonte en voiture et appelle le central.

(…)

Il m’a fallu plus de dix minutes pour obtenir l’adresse de Tobias Rapier et encore cinq minutes pour m’y rendre. Un bien triste tableau m’y attend. La voiture de Rapier est rangée dans la rue. J’imagine qu’il a embarqué dans l’autre voiture fuyarde dont je devine l’accent italien. Pourquoi ce gosse a-t-il été crucifié chez Rapier ? J’appelle le coroner pour qu’il vienne relever le corps.

Une copie de l’un de ses élèves retrouvée sur un cadavre avec la marque de la main noire, symbole de la mafia italienne, ce même élève assassiné chez lui. L’histoire s’embrouille et il sera difficile de faire passer ces deux-là devant un tribunal, s’ils s’avéraient coupables de meurtre au premier degré. Je soupire.

Il y a des flics comme moi, pour arrêter des types comme eux sans passer par la case tribunal…

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Lun 5 Nov - 12:54

Tobias Rapier & Alls


Un nouveau cadavre !  Un nouvel échec !



Il a réussi à faire quitter la ville à Lewis pour quelques jours, en le collant le matin même dans un bus direction un festival de musique sans intérêt à plus de deux cents miles de la ville. Décision prise en vitesse après sa discussion avec Amaro dans les hangars. Hors de question pour lui de laisser son colocataire prendre un risque insensé. Il a du se battre pour le faire partir, l'oiseau mécontent à l'idée d'être éloigné de la sorte de ce danger.

Là ou il aurait aimé passer sa journée à traquer son ancien compagnon de chasse, il a du gâcher du temps au lycée, avec des gamins inconscients du danger qui pèse sur leur ville. Certes dans les couloirs le cadavre découvert la veille par les policiers était dans toutes les rumeurs, mais les jeunes sont plus attirés par le côté spectaculaire de la chose que part l'idée de se mettre à l'abri. Jeunesse inconsciente. Lahey, un autre inconscient qui a préféré venir en cours plutôt que de suivre les directives d'Amaro en allant se planquer. Il n'a même pas eu le temps d'alpaguer le jeune homme pour lui faire la morale, ce dernier s’évaporant dès que la sonnerie de fin des cours eut résonné dans l'établissement scolaire.

Depuis ce moment Tobias est dans sa classe, cigarette à la main, fenêtre grande ouverte. Tapant comme un forcené sur son clavier, se mettant à jour dans les saisies des notes de ses différentes classes. Le départ de Teniala a eu pour principal effet d'augmenter drastiquement sa charge de travail. Rien que pour ça il le déteste, ce collègue qui était venu lui faire la leçon avant de partir, laissant sa classe vide un beau matin, fuyant comme un voleur sans morale.

Dehors, Amaro s'impatiente. Il l'attend pour aller dans les endroits que ses hommes ont repérés et qui peuvent être la planque de McNeal. Régulièrement son portable vibre, le loup lui demandant sans cesse à quel moment il aura terminé. Parfois il répond, de façon vague, ne laissant aucun indice à propos de la charge de travail restante. Mais la plupart du temps, il laisse le téléphone de côté, son absence de réponse montrant que l'heure de sa libération n'est pas encore arrivée.

Puis l'appareil sonne, et c'est là le changement qui le fait réagir. Il décroche, met le haut parleur en fronçant les sourcils, entendant l'agitation qui semble régner à l'extérieur. Deux voix qu'il connait très bien. L'italien et son ancien mentor.

Il sauvegarde rapidement les dernières données qu'il vient d'entrer dans la machine, avant de refermer son ordinateur d'un geste sec, se redressant par la même occasion.

-J'arrive. Je passe m'armer à la voiture.

Sans perdre de temps, il prend ses affaires, éteins la lumière et quitte sa classe après en avoir refermé la porte. Plus personne dans les couloirs, c'est une bonne chose car ça limite aussi le nombres de pertes au cas où Gabriel serait décidé à faire dans le sanglant. Courant plus qu'il ne marche, il finit par quitter le lycée avançant vers le parking à grandes enjambées, son portable entre les mains il envoie un nouveau message à son ami.

"J'arrive au parking, mais je vais perdre en discrétion avec la voiture."

Il accélère le pas en entendant la voix de Gabriel résonner, il connait ses habitudes, elles ont bien longtemps été les siennes également. Il a prit le gamin. C'est pour ça qu'il était absent en cours aujourd'hui. Il ne s'est pas inquiété, au contraire il s'est même dit que le lycéen au comportement souvent plus que limite lorsqu'il s'agit de respecter les règles avait pour une fois eu la jugeote suffisante pour ne pas jouer les fortes têtes.

Il pense au gosse disparu d'Amaro, à cette peur qu'il connaît. Il ne souhaite pas à son ami de perdre son môme, bien au contraire il sait les dégâts que laisse une telle perte sur ceux qui restent en vie. Suffisamment proche de sa voiture, main posée sur le coffre, prête à l'ouvrir en vitesse, il déverrouille les portes, se rendant visible par la même occasion. Un échange de tirs a lieu, mais pas dans sa direction. Il laisse ordinateur et sacoche dans son coffre, les troquant contre un sig sauer qu'il charge en vitesse avant de fourrer une autre arme dans le holster vide contre son flanc. Il referme son coffre alors que le cri d'Amaro se fait entendre. Non content de s'en prendre à l'enfant, Gabriel semble aussi avoir trouvé drôle de jouer avec la blondinette qui se complaît dans les bras du mafieux. Peu de chances de survie pour elle si McNeal découvre qu'elle est autre chose qu'une  simple humaine. Se débarrasser de ses appâts en cours de route n'a jamais dérangé le blond.

Il s’apprête à se glisser entre les voitures pour aller déloger Gabriel et le mettre hors d'état de nuire mais se stoppe en sentant le sol trembler sous ses pieds. Trop localisé, et surtout une coïncidence trop belle pour être naturelle. Leur proie s'écroule dans la fissure qui orne maintenant le bitume, avant de s'enfuir sous les tirs conjugués du loup et de Tobias. La raison de sa fuite est aussi discrète que les conséquences d'une partie de Jumanji. Les lumières reconnaissables entre mille, symboles de l'arrivée de la volaille dans l'équation. Il range son arme, fixant Amaro avant de lancer d'une voix suffisamment basse pour rester hors de portée des oreilles indiscrètes des flics.

-Je dois passer chez moi, ensuite on les retrouve en cherchant dans les planques que tu voulais visiter.

Il grimpe dans son auto, ne faisant même pas attention à la frêle silhouette qui se fait embarquer dans celle de l'italien. Il quitte le parking en partant dans une autre direction, prenant une seconde route pour se rendre à son domicile. Plus discret et surtout cela diminue le risque de se faire avoir comme des bleus par les forces de l'ordre.

[...]

Il n'est pas entré chez lui. A la place il s'est agenouillé pour retirer le message que McNeal lui a laissé sur le cadavre de son élève. Il tente vaillamment d'ignorer cette larme qui lui a échappé et qui glisse le long de sa joue alors qu'il replace le couteau, ayant été forcé de le déloger pour récupérer la lettre qu'Isaac lui avait écrite durant son internement.

Il a l'impression d'être revenu quinze ans en arrière, d'avoir été incapable de protéger un enfant. Pas le sien cette fois ci, mais il ne peut pas ignorer l'attachement tout particulier qu'il éprouvait pour ce sale gosse.

-Je suis navré Isaac.

Les mots sont tremblants, sa voix n'arrive pas à porter réellement sa culpabilité. Il se redresse, essuyant la bile jaunâtre et le sang qui couvrent sa main sur sa veste. La lettre du gamin finit pliée, et rangée au fond d'une de ses poches. Il ne perd pas de temps et quitte les lieux en vitesse, le flic qui les a surpris au lycée serait bien capable de débarquer à tout moment.  

De retour à l'extérieur, il ouvre le coffre de sa voiture, attrapant des chargeurs supplémentaires, ajoutant une matraque électrique à sa charge avant de rejoindre la voiture de l'italien. Il s'installe sur le siège passager avant d'attacher sa ceinture sans faire de commentaire sur la présence de la femme à l'arrière. Avec des gestes mécaniques, il vérifie l'état de son matériel avant de lâcher quelques mots.

-Je n'ai pas pu rentrer, le cadavre de Lahey cloué sur ma porte m'en empêchait. J'ai fait au plus vite. Maintenant on va retrouver ce qui est à toi, les planques que tu as trouvées sont un bon début.

Il ne laisse paraître aucune émotion face à la colère de son ami, et se contente de sortir une cigarette de son paquet pour la porter à sa bouche avant de l'allumer. Après avoir noyé ses poumons sous la nicotine, il hausse un sourcil avant de demander d'une voix cassante.

-Tu m'expliques ce que ça fait sur la plage arrière ? Tu comptes t'en servir comme bouclier ?

©️clever love.


HRP:
 



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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Ven 9 Nov - 15:31

clickAlessandro & EVENT
xxx
« Un nuovo cadavere! Un nuovo fallimento! »
Alors que je tire sur McNeal, un tremblement de terre me surprend. D’habitude, je les sens venir comme les animaux. Mais là, il arrive, sans signes annonciateurs. Le chasseur tombe dans une faille. Tout cela est un peu trop à propos. Je regarde le conteneur poubelle où s’est finalement réfugiée la professeure. Son parfum m’avait révélé son côté surnaturel. Avec ce tremblement de terre qui a finalement comme épicentre la poubelle, j’imagine être face à une élémentaire. Mais ne n’ai pas le temps de m’atermoyer sur ce qu’est ou pas la jeune femme, la silhouette de McNeal s’extirpe du trou où il avait chuté. Tobias entre en scène et joint ses tirs au miens. On le tient !

(…)

Ou pas. Une voiture de patrouille est arrivée en fanfare. Je ne comprends pas pourquoi les flics nous donnent toujours l’occasion de nous barrer avant qu’ils arrivent. Tobias range son arme. Je fais de même.

-Je dois passer chez moi, ensuite on les retrouve en cherchant dans les planques que tu voulais visiter.
- Je te rejoins en bas de chez toi. Pour le moment, on se disperse.


Tobias court rejoindre sa voiture. J’hésite un moment entre laisser la fille ici ou l’emporter. Pas encore décidé, j’ouvre le couvercle pour à minima voir si elle n’est pas blessée et l’avertir que je m’en vais.

Elle est là, les pupilles dilatées avec une étrange couleur. Elle sent la peur et les ordures. Paniquée, elle marmonne en japonais. La sirène des flics me presse.

Cette fille pourrait bien aller me dénoncer pour avoir tiré en pleine ville, même si c’était pour sauver sa peau et la mienne.

Cette fille pourrait nous être rudement utile pour attraper Mc Neal.

Je me penche et l’attrape pour l’extirper du conteneur. Elle fait mine de se débattre.

- Je vous emmène, à moins que vous vouliez expliquer aux flics pourquoi et surtout comment vous venez de défoncer la moitié de la rue ?

Je profite de son état de panique pour en ajouter une dose et faire pencher la balance dans mon sens. Elle accepte de sortir de la poubelle. Je lui attrape la main et l’emmène vers ma voiture. Pour être certain qu’elle ne descende pas en route, je bascule le siège et la pousse à l’arrière, sourd à ses protestations.

- Et tachez de ne pas me saloper les sièges !

La voiture de police débouche du carrefour, je démarre et prends la direction opposée de l’appartement de Tobias. Derrière on me demande des explications. Et à ses questions, je comprends qu’elle semble s’apercevoir de l’existence des garous.

- Sul serio ?

Je grimace quand elle me répond de sa petite voix aiguë. Son stress augmente son accent, si bien que je ne comprends rien à ce qu’elle me dit. J’avoue ne pas non plus faire très attention à ce qu’elle me hurle dessus, concentré sur ma conduite et sur le rétroviseur pour vérifier que la volaille ne m’a pris en chasse. J’arrive devant chez Tobias et me gare en double file. Il ne tarde pas, il récupère des affaires dans le coffre de sa voiture avant de se glisser à côté de moi.

-Je n'ai pas pu rentrer, le cadavre de Lahey cloué sur ma porte m'en empêchait. J'ai fait au plus vite. Maintenant on va retrouver ce qui est à toi, les planques que tu as trouvées sont un bon début.

Je me tourne vers Tobias. Son visage est impassible. Belle maîtrise, car son cœur trahis de lourds battements. McNeal vient de réveiller le chasseur qui était en sommeil. L’odeur du tabac me donne envie. Pas le temps de sortir mon propre paquet. Je subtilise la sigaretta de mio amico. Il soupire et s’en rallume une autre. Nous filons à vive allure vers les faubourgs de la ville.

-Tu m'expliques ce que ça fait sur la plage arrière ? Tu comptes t'en servir comme bouclier ?

« Ça » n’apprécie pas d’être nommé comme une chose. Nous grimaçons de concert quand le pays du soleil levant nous crie tout le mal qu’elle pense de nous. Pas un mot d’anglais dans tout ça, mais pas besoin de parler le japonais pour comprendre que ses mots n’étaient pas flatteurs. Je croise le regard de la japonaise dans le rétroviseur. Je lui offrirais bien un magnifique sourire assorti d’une explication claire et détaillée, mais mon figlio et ma femme sont aux mains de ce salopard sadique et sanguinaire.

- Elle peut nous être utile avec ses pouvoirs à distance.

Puis je m’adresse à la donna.

- Nous ferons les présentations en règle plus tard. Le type qui vous a agressé, tue et torture des gens comme vous et moi, des créatures surnaturelles. Considérez que je vous ai sauvé la vie. Que cela vous chante ou non, vous avez une dette envers moi. Vos capacités peuvent nous être précieuses pour stopper ce tueur.


… cri de protestation à l’arrière.

- Soyez certaine que si nous ne l’arrêtons pas, il viendra vous flinguer. Et ce salopard aime prendre son temps ou être sadique.

Je regarde en direction de Tobia qui fume comme si tout cela n’était qu’une vaste fumisterie et que nous allions simplement dîner ou au cinéma. C’est le calme avant la tempête, l’œil du cyclone nommé Rapier.

- Il vient de crucifier l’un de vos élèves. Isaac Lahey ? Ça vous dit quelque chose ? Je me doute que ce n’était pas une lumière en math, mais il ne méritait pas la peine capitale.

Je serre les dents. Isaac… Ce bambino commençait à être pas mauvais sur le ring. Je me concentre sur le louveteau pour ne pas penser à Therencio et Andy. Je dois garder le contrôle de mes émotions.

(…)

Nous repartons de la première plaque envisageable. Ce n’était qu’un entrepôt de marchandises de contrebande, tellement vieux que tout est bon pour la benne. Nos nerfs sont à vif. Si la japonaise l’ouvre encore une fois pour nous rappeler la loi, je crois que je la décapite à coup de griffe.

Nouveau lieu, sombre, isolé. Nous sortons de la voiture, dix mètres plus loin je repère l’odeur de Therencio et celle d’Andy. J’en avertis Tobias.

- C’est trop facile… C’est comme une invitation.

Je n’entends rien, aucun bruit ne parvient du bâtiment. J’ai peur de ce que nous allons trouver.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Sam 10 Nov - 23:51



Un nouveau cadavre! Un nouvel échec!
-C'est pas lui qui t'as collé là Bidule. Bidule?! Et je crois qu'il vaut mieux qu'il évite pour ses jolies fesses de se retrouver avec nous. Je pense qu'il a du merder, et qu'il a pas prit le temps de nous mettre au courant.

-Sans blague...


Dans quoi il s'est mis... Je rumine contre le mafieux. Je lui en foutrais de ses affari dans lesquelles je n'ai pas le droit de fourrer mon nez! On éviterait ce genre de déconvenue à se parler sans secrets. D'autre part, on m’enlève non parce que ma grande gueule dérange mais pour atteindre un type dont je suis un peu trop proche. Pourquoi je me retrouve encore dans ce genre de situation?!
Blondine a une sale tête et je ne tient pas à occuper le prochain quart-d'heure de notre ravisseur. La grogne et une anxiété palpable m'incitent à m'acharner sur les liens.

-J'ai déjà été enlevé par un malade... C'était un étudiant du cours de criminologie que je suivais et qui supportait mal l’intérêt que me portait notre tueur en série de professeur...

Je tire et remue des mains tenter de les libérer. Ma manche s'agrippe à un accroc dans le bois de la chaise. S'il est assez râpeux, je peux peut-être cisailler la corde... La blonde ne manque pas de relever l'information principale de ma joyeuse anecdote : si je suis ici pour en parler, c'est que je me suis déjà tirer d'une telle affaire! Mais comment?

-... Avec une balle dans le bide.

Un ange passe. On est mal barrés.

-Et toi? Une expérience à partager qui pourrait nous faire sortir de là?... T'es qui au fait?

Ce n'est pas du mépris dans ma voix, je suis juste énervé. Si, en fait y a bien un peu de mépris...

-T'as pas l'allure de l'entourage d'Alessandro. Tu ressembles d'avantage au cliché de la blonde à la plastique avantageuse qui se fait inévitablement courser ou enlever par le méchant du film. Et qui fini généralement par mourir. Dans les 10 premières minutes.

Pas une fille digne du padre. A sa grimace outrée je lui rétorque un haussement de sourcil significatif. Hey, on se remonte le moral comme on peut!
Un grincement de parquet nous interrompt. Un type descend l'escalier, pas bien grand, pas bien épais, mais flanqué du parfait sourire de psychopathe...

-... Et lui, c'est qui?

Je m'adresse à ma voisine, pas à l'instigateur du rapt. Petite provoc' qui se paie d'une beigne. Pas de quoi m’ôter le sourire, cela dit. Je suis prêt à admettre que celle-là était mérité, mais j'ai besoin de cette résistance pour contrebalancer mes inquiétudes. La présence de la jeune femme n'est pas non plus pour rien dans cet excès d'arrogance. Elle a tenue bon jusque là, de quoi j'aurais l'air à flancher?

-On se la joue à qui craquera le premier? lui chuchotè-je.

L'homme se présente. Gabriel McNeal, une connaissance du professeur Rapier.

-Ah! J'ai toujours su que ce type était pas net...

Et chasseur.

Mon sourire disparaît instantanément. Un choc qui précède une longue évidence. Alessandro n'est pas tant connu pour ses pleines lunes que pour son maniement des affaires louches. Ça n'empêche...  

-Alessandro est beaucoup plus qu'un loup.

Regard noir contre regard de fouine. Ma naïve conviction le fait marrer. "C'est censé m'impressionner?" semble dire le type habitué à lutter contre un autre genre d'organisation que sont les meutes.

-Par qui vais-je commencer. Le bâtard ou la concubine? hésite t-il en écrasant sa main sur mon épaule endolorie. Je réprime une exclamation douloureuse. Je refuse de lui faire ce plaisir. Il me lâche aller jouer avec les mèches éparses de la rétive et articuler tout prêt de son oreille... Celui qui à la voix qui porte loin, pour être sûr que nos amis trouvent le chemin jusqu'à la maison. Qu'est-ce que tu en dis Princesse? On fait un essaie?

L'homme se retourne et plante son couteau dans ma cuisse. J'expulse un hurlement.

-AAH! Vous êtes MALADE?!!

P*tain!!! Le couteau tient debout tout seul.

-...C'est trop peu de décibel. Mais toi tu peux faire beaucoup mieux. juge le chasseur en cajolant la fauve aux traits de victime idéale. Mais il m'ignore carrément ce c*n?!

Nouveau cri lorsqu'il déloge la lame d'un mouvement sec. M*rde... Je me laisserais pas aller. Je refoule la douleur cuisante, puise dans l'adrénaline pour rester focalisé sur mon objectif : tailler la corde. Le chasseur tourne autour de la blonde comme un prétendant en pleine parade, jouant du couteau contre sa peau blanche pour évaluer les modulations de sa voix. Les notes purement féminines se troublent de râles plus animal. Elle est pas humaine. Je ne dois pas me laisser distraire. Je frotte les poignets contre le barreau abîmé. Encore un peu. J'y suis presque...

Le regard du fou vire sur moi. La corde lâche. Je reste pétrifié quelques secondes mais ais le bon sens de garder les mains à leurs place le temps que le suspicieux vienne dans mon dos vérifier l'état de mes liens. Notre liberté dépend de cette seconde : je me dresse sur ma jambe valide, fais volte face, le coude paré à cogner le visage du chasseur. Ma chaise tombe sur le sol avec fracas au moment ou son poing rencontre mon nez. Il a bloquer mon bras avant même que je ne comprenne. J’atterris par-terre, il me rut de coups de pieds.

-Pas de ça avec moi gamin!

La pluie de coups cesse aussi rapidement qu'elle est tombée. Le blond passe une main appliquée dans ses cheveux, puis s'éloigne. Je crache en me redressant contre le mur, un bras en travers des côtes.

-Vous avez un code, je suis pas un garou, moi!... qu'est-ce que je viens faire là dedans?!

-"Moi, moi, moi"... les jeunes et leur nombrilismes exacerbé! Deux appâts valent mieux qu'un. Mais tu as raison, tu n'es pas un de ces monstres.
convient-il en disposant des outils sur une table de ferraille. Un couteau de chasse. Une pince. Une matraque électrique... C'est pourquoi je te laisse choisir la place que tu es prêt à tenir ici.

Je ne comprend pas tout de suite. Je n'ai pas envie de comprendre... C'est le bruit caractéristique de la culasse du pistolet qu'il ajoute aux autres instruments qui m'interdit de nier d'avantage. Je revois le Psychoboy me pointer avec son arme, revis les noyades successives, la morsure de la balle dans le flanc. Atroce. J'ai juré de ne plus jamais être victime. Je croise le regard lucide de la garou, baisse les yeux. Un vertige me prend. Un rire nerveux.

-Vous voulez que je la torture?...

-Elle guérira. Contrairement à toi.


Il désigne ma cuisse à vif avec un marteau. Mon regard glisse de McNeal à la garou, une pensée hagarde et explicite qu'on doit me pardonner. Il n'a pas tort...

Un mur se dresse entre la fauve et moi. Insécurité, méfiance. Le chacun pour soi. McNeal jubile. Le jeu est tellement énorme : il nous retourne l'un contre l'autre. Mais est-ce que j... est-ce qu'on a le choix?... J'ai les tempes qui pulsent, un tempo effrayant. Du temps... gagner du temps, c'est tout ce qu'on peut espérer dans notre situation! Et c'est tout ce que McNeal nous demande de faire...

-Tu pense qu'à ta place elle t'épargnerait?

J'interroge la fauve du regard. Je... j'en sais rien...
Il s'adresse à elle cette fois :

-Hésiterais-tu à sacrifier ce gosse si tu avais un espoir de rester en vie et revoir ton chien d'Amaro?

Aless. Mes entrailles se tordent, pointe de jalousie dans un nœud d'angoisse et de contradictions. Si elle est là, c'est qu'elle compte pour lui. Mais moi aussi, je veux m'en sortir et saisir ma chance de le revoir...

-Combien de temps penses-tu tenir sur cette chaise Therence? Une? Deux heures?

Il choppe une corde, prépare furieusement un nouveau nœud.

-C'est elle ou toi gamin! Si tu ne te décide pas, je vais devoir décider à ta place.

-C'est bon, je vais le faire! Je vais le faire...


Je déglutis, me raisonne, tente de faire passer un message à Andy par le biais du regard, un infime hochement de tête. C'est peut-être mieux comme ça. Si c'est moi, je pourrais mesurer mes coups, je n'aurais pas à lui faire vraiment du mal!...

Le blond me choppe par le col pour me mettre debout, et me traîne jusqu'à la table à côté de la puma. J'atterris maladroitement entre les instruments qui tintent sinistrement, mon équilibre rendu précaire à cause de ma cuisse. Je me redresse un bras après l'autre, gagner un temps illusoire.

Je suis humain. C'est une question de bon-sens, je ne pourrais pas endurer les tortures qu'il réserve à un hybride. Elle est plus apte à rester en vie que moi!... Même si le travers dans tout ça, c'est évidement faire durer le plaisir, repousser les limites à leur paroxysme! Un p*tain de jeu pervers! Une torture pour une autre. Le fils qui brutalise la femme bien-aimée...

Ma main tremble par dessus les outils à ma disposition, attiré par le sursit que McNeal me promet et rebuté par l'acte qu'il m'incite à commettre. Je les survole un par un en levant frénétiquement les yeux sur la garou, désolé, le souffle nerveux, en quête d'une réponse difficile. Lequel sera le plus supportable pour elle?... Le couteau? Elle guérirait plus facilement d'une coupure que d'une balle ou... ou que des os broyés, hein?... Ma main stagne sur un pied-de-biche, puis revient sur la lame en tremblant. Entre plusieurs maux, autant choisir le moindre...

-Trop lent!

-Quoi?! NON!



McNeal s'empare de ma main au dessus du teaser, et fiche le bâton électrique dans les côtes de la puma. Des éclairs bleutés jaillissent subitement entre nous. La blonde convulse, hurle, un rugissement bestial. Les éclats frénétiques jettent sur ma face une expression d'horreur muette et se réfléchissent dans mes prunelles exorbités. La main broyée par celle du chasseur, je suis réduit à l'état de marionnette. Vide et impuissant.

J'assiste à la scène comme si c'était un autre qui agissait à travers moi. Les cris déchirants de la fauve et le rire de Mc Neal par dessus mon épaule jouent une cacophonie entêtante. Mais mon bras engourdie me rappellent que c'est aussi mon pouce qui presse sur le bâton.
Victime ou bourreau.
C'était ma décision.


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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Dim 18 Nov - 13:42

Andy Turing & Alls


Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !



Son regard croise celui du garçon quand il se tourne vers elle pour la regarder. Il est tout jeune et elle se demande bien comment il a pu se retrouver dans cette galère lui aussi. Mais en tout cas une chose est claire, il connaît Alessandro. Le simple fait qu'il ait pu penser à lui dans ce genre de situation peut faire se poser des questions sur cette relation que les deux hommes semblent entretenir. Elle décide bien vite de laisser tomber l'affaire, s'il veut ronchonner dans son coin c'est son soucis. Pour s'occuper l'esprit, elle continue de tirer sur ses liens, se demandant de quoi ces derniers peuvent il être faits pour lui résister de cette façon.

Le gamin coupe ce silence angoissant en ouvrant la bouche pour lui apprendre qu'il n'en est pas à son premier enlèvement. La seule chose qu'elle retient vraiment c'est que ça lui ait déjà arrivé. Et qu'il a réussi à s'en sortir. Plus par habitude que par réel intérêt, sa bouche s'ouvre laissant échapper la question qui lui passe par la tête.

-Si t'es là pour en parler c'est que tu as réussi à t'en tirer. Comment ?

La réponse ne se fait pas attendre, et la puma ne peut refréner une grimace. Elle n'a pas prévu de se faire amocher. Enfin elle n'avait pas non plus prévu de se faire enlever. Mais le destin ne semble pas décidé à suivre ses projets et a trouvé bien plus drôle d'ajouter un malade mental dans l'équation.

Le garçon parle à nouveau, mettant fin au silence. Elle répond du tac au tac, sur un ton pas beaucoup plus aimable que celui utilisé par l'autre.

-Andy. La petite amie d'Alessandro. Pas d'expérience à partager, j'ai jamais eu de soucis de ce genre avant de débarquer dans cette ville de fous.

Elle ne peut s'empêcher de froncer les sourcils, se tournant vers lui pour le fusiller du regard. Pour qui se prend t-il ? Quels sont ses arguments pour se permettre de la juger de cette façon. Et puis ne pas avoir l'allure de l'entourage habituel du loup est une bonne chose quand on sait dans quelles affaires ce dernier traîne.

-Voir la situation dans laquelle on se trouve me confirme que je préfères ne pas faire partie des gens louches avec qui il fait ses petites manigances. Mais Bidule, je crois que tu devrais la fermer. Qui sait, le barge qui nous a collé ici va peut être te tuer en premier ?

Elle se stoppe en entendant le bruit des pas de leur hôte résonner dans la pièce, avant que sa silhouette n'apparaisse face à eux. Elle serre les dents quand le jeune homme la questionne sur le blond, fermant les yeux quand l'homme le cogne. La provocation gratuite ne sert à rien, sinon à envenimer cette situation dans laquelle ils se trouvent. Pourtant le gamin arrogant continue visiblement peu impressionné par le coup qu'il vient de recevoir. La blonde ne dit rien, voulant éviter un nouveau passage à tabac, son instinct de préservation lui dictant de se tenir le plus discrètement possible.

L'homme se présente à nouveau, parlant d'une de ses connaissances. Le nom cité ne dit rien à la puma, alors que l'adolescent semble connaître cette personne. Ce gars doit aussi faire parti des amis d' Alessandro si elle et le petit se retrouvent pris au milieu de tout ça. Le blond continue à parler, toujours plus près du jeune homme, avant de finalement revenir vers elle, soufflant contre la peau de sa nuque, la faisant frisonner de dégoût. Elle ouvre la bouche, montrant les crocs, refusant de sentir les mains de ce détraqué sur elle. Son regard se faisant plus dur alors que Gabriel leur donne la suite de son plan.

Le fou s'éloigne et un hurlement retenti quand le brun finit avec un couteau planté dans la cuisse. La puma hurle aussi, son regard devenu flamboyant. Elle insulte leur ravisseur, sa fougue habituelle reprenant ses droits. Quand le chasseur déçu de la performance vocale de l'humain se tourne vers elle, elle se sent soulagée. Elle plutôt que l'humain. Alessandro ne lui pardonnera pas la mort de ce gosse qui vient d'être décrit comme son fils. Elle doit faire en sorte que cela n'arrive pas et le protéger.

Cela n'empêche pas la répugnance due à cette proximité trop poussée avec Gabriel de se faire ressentir lorsqu'il s’approche d'elle, faisant jouer de son couteau sur sa peau. Ses yeux restent illuminés, montrant sa rage alors qu'elle laisse des râles lui échapper quand la lame appuie un peu plus par endroit. Parfois c'est même un cri qui sort de sa bouche alors qu'elle n'arrive pas à détourner le regard de la main de cette homme.

Tout se stoppe quand du bruit se fait entendre dans la cave, Gabriel la lâchant pour aller régler son compte à l'enfant qui était parvenu à se détacher. Les coups cessent de tomber, et le garçon se redresse péniblement.

L'homme est un chasseur, et semble prêt à laisser le brun en vie s'il accepte de changer de rôle. Il lui offre la possibilité de se préserver, et la jeune femme à envie de lui hurler d'accepter. Un humain faiblard contre une créature surnaturelle, le gagnant au jeu de la résistance n'est pas bien dur à trouver. Pourtant le brun semble mettre plus de temps à comprendre ce qu'on lui propose. La puma a envie de lui crier dessus, mais finalement elle garde le visage fermé, son regard déterminé prêt à subir ce qu'il faudra pour que le brun sorte d'ici en vie et en un seul morceau.

Elle ne répond pas au chasseur quand celui-ci s'adresse à elle, la prenant à parti. Elle pourrait lui dire qu'elle s'en fiche, briser ce qui lui sert de point de pression mais cela influencerait aussi le brun.  Alors elle baisse les yeux, fixant le dallage de pierre sombre et crasseux.

En même temps, si cela pouvait lui permettre de revoir Alessandro... Elle se mord les lèvres, le doute s'insinuant en elle. Elle ne sait pas de quoi elle se révélerait capable si elle avait l'assurance de revoir le loup si elle acceptait de faire du mal à une tierce personne. Cette idée la révulse, mais elle sait bien qu'elle en serait capable. Poussée par ces sentiments qu'elle n'avoue qu'à demi mots quand elle est face au principal intéressé.

En proie au doute créé par ce conflit entre son cœur et sa conscience, elle relève seulement la tête quand le brun dit qu'il va le faire. Sa voix tremble, mais il a prit cette décision qui est la plus logique dans cette situation. Elle renvoie un regard blasé à l'humain quand il la fixe, peu surprise de ce dénouement. Pas un mot ne sort de sa bouche, et les yeux rivés vers la table, elle attend, sachant qu'il y a très peu de chances pour qu'un retournement de situation arrive et leur rende leurs libertés.

Le jeune homme fixe les armes, et elle suit ses mains du regard, se demandant bien sur quel objet il va poser son dévolu. Elle appréhende, elle ne s'est jamais blessée, en tout cas jamais gravement. Les armes, la violence gratuite, la souffrance infligée aux autres, tout ça elle ne connaît pas. Une part d'elle, sa logique, regrette de ne pas être restée à Phoenix, d'être venue s'enterrer dans ce bled paumé rempli de fous furieux. Mais si elle avait fait ça, elle n'aurait pas revu Alessandro. Même si ce qu'on ne connait pas ne peux pas nous manquer, elle ne veut pas imaginer son quotidien sans le loup.

Elle sursaute suite au cri de Gabriel, s'étant totalement détachée de l'agitation face à elle, partie ses perdre dans ses pensées. Quand elle ouvre la bouche pour injurier le blond qui serre la main du brun, c'est finalement un hurlement qui lui échappe. Les crocs font leur apparition , et son visage se transforme sous le choc de cette douleur qui lui broie l'esprit et brise le corps.

Yeux rivés sur l'humain, elle le fixe comme s'il était sa seule ancre. L'animal parce qu'il imagine sa gorge s'ouvrir sous ses crocs, l'humaine y cherche juste un soutien pour ne pas sombrer, donnant son accord pour ce qui est en train de se passer alors que des hurlements continuent de sortir de sa bouche.

[...]

Tremblante sur sa chaise, elle fixe l'humain qui a retrouvé sa place lui aussi. Ses yeux luisent toujours, ses crocs déchirant la peau délicate de ses lèvres. Elle a grogné sur lui quand il s'est excusé, trop de douleur l'ayant rendue agressive et méfiante. Depuis elle le surveille, lui jetant des regards anxieux, par peur qu'il ne recommence. Sa peau brûlée par endroit suite au contact avec le courant, du sang coulant encore de plaies mal refermées, elle attend. Peu convaincue de l'arrivée à temps d'Alessandro dans ce lieu.

Il ne faut pas que ce dernier vienne, c'est trop risqué. Tellement qu'elle pense devenir folle lorsqu'elle entend la voix du loup au dessus d'eux. Elle ferme la bouche, résistant à l'envie de lui hurler ou ils se trouvent. Il doit partir. Elle ne donne pas cette information au brun, elle n'a définitivement pas assez confiance en lui pour ça. Il serait capable de crier et donner leur position au loup. L'attirant ainsi dans ce trou à rat et lui faisant risquer sa peau.

Gabriel revient, son sourire toujours collé aux lèvres, et s'approche du jeune homme visiblement fier de lui.

-Devine qui vient d'arriver... Ton cher papa nous honore de sa présence. Il veut jouer lui aussi. On va pouvoir lui dire à quel point tu t'es amusé avec moi.

Elle feule en entendant le chasseur, n'ayant aucune envie de voir ce qui s'est passé dans cette cave en sortir. Le blond se tourne vers elle avant de retourner près de la table. Inconsciemment la puma se tend, pas prête à rejouer un nouveau round.  Il prend un objet en main, et même si Andy est sûre d'en avoir déjà vu, elle est incapable de resituer ce dernier.

Le clou s'enfonce dans son genou avant qu'elle ne comprenne ce qui est en train de se passer, elle retient un nouveau cri avec difficulté, ses crocs achevant de martyriser ses lèvres, sa langue se tranchant alors qu'elle la mord.

-Princesse, il faut voir ça comme une douce sérénade. Crie pour lui.

Un nouveau clou dans son bras lui tire un sanglot, ses yeux s'embuent face à la douleur et c'est finalement quand son ventre est visé qu'elle laisse un hurlement lui échapper.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Lun 19 Nov - 1:51

Cachée dans ce container qui me donnait la nausée à cause de son odeur, j'avais juste huit doigts et une paire d'yeux qui sortaient de leur cachette afin d'observer la scène. J'étais ravie que l'autre truffe se casse la gueule dans la fissure. Si mon visage affichait un sourire malsain, je paniquais toujours un peu de me retrouver dans une telle situation, aussi je commençais à être énervée, agacée. Je suis une Ex-Miko* moi bon dieu de merde, j'ai rien à faire dans une rue pleine de mecs armés ou de flics. Certes mon langage est parfois fleuri, mais pour les dieux, je suis une sainte. Mes yeux jaunis dans l'obscurité, je m'apercevais ne pas rêver, j'avais bien un loup garou face à moi et il semblait plus enclin à me sauver la peau des fesses qu'à vouloir me faire du mal. C'est ce dont je m'apercevais lorsqu'il voulait me sortir de la poubelle. Oui j'ai paniqué, oui j'ai essayé de l'en empêché... Mais ça n'avait rien contre lui, j'essayais plutôt de virer le gros ragondin qui me marchait sur les mollets, sa queue râpeuse m'avait donné des frissons d'une grande ampleur. Ah le dégoût était présent. L'homme m'annonçait qu'il m'emmenait, à moins que je ne veuille expliquer l'inexplicable aux flics qui arrivaient, en effet je n'ai rien à dire à ces hommes. Je le laissais m'aider à sortir de la poubelle après un franc hochement de tête.

Aussi le suivais-je en retirant mon deuxième escarpin pour courir, je ne savais pas où était passé le premier. De toute façon j'ai paumé toutes mes affaires. Je ne réfléchis plus à cette heure tardive, j'ai beaucoup trop travaillé aujourd'hui. Sans doute retrouverais-je mes affaires demain ou... peut-être me les aura-t-on volé. Encore un haut de cœur et on m'envoyait m'asseoir à l'arrière d'une voiture. Je suis couverte d'odeur pestilentielle... Eurk... Tâcher de ne pas saloper ses sièges ? Aho janai omee wa ?! Il en a de bonnes, c'est lui qui m'a foutu dans l'endroit le plus dégueulasse du monde. J'ouvrais la vitre pour aussitôt retirer ce qui collait à mes bras et les envoyer dehors, c'est vraiment affreux. C'est vraiment ce que je crois ? Votr... état bestial. Je n'ai pas envie d'être impolie... Vous êtes un loup... garou ? Ah je sais j'ai l'air complètement conne à prononcer ce mot. Et là il me répondait quelque chose qui me fit froncer les sourcils. Je n'ai pas pris option italien. Je me rend compte que lui aussi ne doit pas piger un mot de japonais, ce qui me fait sourire intérieurement, au moins je pouvais l'insulter sans qu'il comprenne quoique ce soit, ce qu'il doit faire dans sa tête lui aussi, j'imagine. J'avais toujours l'appréhension cependant, après je comprend très bien qu'il veuille éviter les flics mais je me demandais pourquoi il m'emmenait... à moins qu'il n'ait vraiment l'intention de me kidnapper pour probablement me faire taire sur ce que j'ai vu ce soir ? C'est la seule façon de raisonner qui me vient. Où vous m'emmenez ? Oï ! Kotaete o ! Eh merde ma voix part dans les aiguës à cause du stress. Je cognais son siège pour savoir ce qu'il voulait faire de moi, je voulais des réponses. La colère, la rage, l'angoisse mélangés.

Il arrête la voiture, laisse quelqu'un rentrer... J'aurais voulu en profiter pour m'enfuir mais j'y repensais. Peut-être pas la meilleure idée de la nuit, si c'est pour me retrouver sur d'autres psychopathes, puis moi à pieds nus dans la rue sans affaires sans rien pour me défendre. Tant pis je préférais rester même si l'angoisse continuait de me faire perdre la boule. J'ai déjà vu cette tronche de cake quelque part. L'odeur du tabac me fait encore gonfler les joues. Je vais vraiment vomir si ça continue. Ils discutaient entre eux, à un moment j'ai entendu le nom de l'un de mes élèves mais je n'étais pas certaine de moi, et surtout ils parlaient de moi comme si j'étais ... un objet ?! Oï ! Omocha nai atashi wa !!! Bukkorosu ato de, konoyaro !!! Un petit coup de pied dans le siège de cet enfoiré, j'agissais comme la pire des gamines et je m'en foutais complètement, surtout s'ils comptaient se servir de mon corps pour recevoir les balles. Je vais l'enterrer vivant ce connard s'il pense faire ça de moi. Mais le loup s'adressait de nouveau à moi, me disant qu'il n'avait pas l'intention dans l'immédiat de faire les présentations, tant mieux moi non plus. Il me faisait plutôt un court résumé de la situation que le type de tout à l'heure qui m'a attaqué l'arrière du crâne et qui visait la poubelle, tuait et torturait des gens de nos espèces... "différentes" si j'osais comprendre. Considérer qu'il m'a sauvé la vie ? C'est pas ce qu'il a fait ? Je suis peut-être bridée mais je sais reconnaître son geste après recul, mais je ne sais pas si mes remerciements vaudront la peine à côté de l'autre qui veut me prendre comme bouclier.

Toutefois, je me sentais stupide, repensant à ce que j'avais fais tout à l'heure, je ne sais pas ce que je suis, je ne me souviens pas avoir eu ça de toute ma vie, est-ce que ce n'était pas une coïncidence ? La terre n'a-t-elle pas tremblé d'elle-même ? Pourquoi il m'inclut dans les espèces surnaturelles dont il parle... Si je ne sais pas ce que je suis je doute d'être utile. Ah mais ... Il me laissait pas lui demander... Il continuait d'enfoncer le clou pendant que je regardais mes genoux en réfléchissait. Si "on" n'arrêtait pas cet enfoiré il allait me flinguer. Et eux, ils ne comptent pas me flinguer après s'être servis de moi j'ose espérer ?! La cigarette, j'aurais bien envie de la jeter de la voiture mais je me retiens ça ne se fait pas, toutefois elle me donne envie de vomir encore plus que tout à l'heure. Il a bien dit Isaac Lahey ?! Deux fois que j'entend ce nom. Crucifié ?! Mes mains ne peuvent plus s'arrêter de trembler, la panique s'empare de moi et me refait couiner comme tout à l'heure. Nous arrivions à un endroit défini comme trop facile d'accès, comme une invitation par monsieur le loup italien. Je suis un peu désorientée, la panique m'a fait perdre tout contrôle sur cette chose que je suis censée être. La terre ne tremble pas non, mais j'entend des choses qui n'existent peut-être pas, les crépitements sous terre. C'est quoi ce truc à la fin ?! Ce n'est pas la canalisation souterraine. C'est en dessous de nous, aussi je me bouche les oreilles, agacée un court instant, il y a de l'agitation en dessous. Je suivais les deux hommes qu'importe où ils allaient, je me sentais plus en sécurité à côté d'eux plutôt que d'aller autre part seule. La terre, enfin plutôt le sol goudronné, plus je le regardais, plus j'avais l'impression d'avoir oublié un truc. En plus je marchais pieds nus directement sur le sol, c'est comme un sentiment que je ne connais trop bien. Je ressens des choses qu'en temps normal je ne ressens pas. Mes oreilles débouchées par habitude du bruit au bout de quelques minutes, j'ai cru entendre un hurlement féminin mais je n'en suis pas sûre. En tout cas, ça m'a fait sursauter. C'était quoi ça ?! M'écriais-je toujours dans les aiguës. Ma voix était définitivement pétée d'avoir hurlé tout le long du trajet, ou bien était-ce la "chose surnaturelle" en moi qui provoquait cela.

_
*Miko : Prêtresse de temple Shinto-bouddhiste.

[HRP]Je suis pas sûre de moi je ne sais pas quoi ajouter ni quoi faire alors désolée je fais ce que je peux là. ><[/HRP]
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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Dim 25 Nov - 21:32

Tobias Rapier & Alls


Un nouveau cadavre !  Un nouvel échec !



S'il se fie aux informations que lui transmettent ses oreilles leur passagère apprécie guère la façon dont il vient de la nommer. Une réaction qui lui semblerait déjà insignifiante en temps normal mais qui ce soir ne lui tire même pas un rictus. Il se contente de tirer une nouvelle bouffée de tabac sur la cigarette qu'il vient de s'allumer, la première ayant finit entre les mains d'Alessandro. Un simple hochement de tête lui sert a répondre au loup, de toute façon il se fiche de l'issue de cette soirée. Tuer Gabriel, récupérer ce qu'il reste de la blonde et du gamin si c'est possible et rentrer chez lui. Avec le cadavre de Lahey livré à son domicile c'est certain, il ne va pas rester en liberté bien longtemps. Après l'asile il va découvrir les joies de la prison. Le shérif l'a dans le collimateur, et il sait qu'en fouillant bien il pourra trouver des chefs d'inculpation pour le coffrer pour le restant de ses jours.

Le loup explique la situation à la jeune femme, celle-ci couine en guise de réponse. L'option du bouclier humain reste viable dans l'esprit du chasseur. Son corps se tend à la mention d'Isaac, gamin mort car trop proche de lui. Un de plus. Pourtant il s'obstine et garde son calme, ne voulant rien montrer de son désarroi. Demain il sera toujours temps d'avoir des remords, cette nuit la place est au sang et à la vengeance.

[...]

Leur premier arrêt est un échec, rien ne les attend dans cet endroit à part un entrepôt remplit de reliques qui ont sans doute eu de la valeur il y a quelques années. Ce n'est pas le cas du second endroit qu'ils viennent visiter s'il se fie à l'expression faciale de son ami. Il sent les siens et seul son instinct de conservation l'empêche de partir immédiatement à leur recherche. L'habitude des bas fond et des manigances qui s'y jouent n'y est pas pour rien non plus. Il retient la pique sarcastique qui lui brûle les lèvres, et se contente de vérifier ses chargeurs, prêt à partir à l'assaut.

Pourtant un long frisson court le long de sa nuque quand un hurlement brise la nuit. Féminin, et surtout pas humain au vu des grognements qui le parcourent. Il sait ce que ça signifie. Tout d'abord cela ne fait que confirmer qu'ils sont au bon endroit, et cela veut aussi dire que la demoiselle de son ami est toujours en vie. Le morts ne crient pas.

La jeune femme qui les accompagne ouvre la bouche, laissant une question des plus idiotes lui échapper, et pourtant il lui répond par automatisme.

-Un cri. Torture sûrement.

Près de lui, Alessandro gronde sourdement, ses yeux ayant perdu leur teinte humaine par la même occasion. Il espère que la raison va prendre le pas sur le cœur dans les actes de son ami. Il y a eu assez de morts en trop peu de temps pour ne pas rajouter un cadavre de plus à l'équation. C'est ce que Gabriel espère, les pousser à l'erreur en s'en prenant aux personnes qui peuvent avoir une certaine importance à leurs yeux. Des appâts de choix pour les pousser dans un piège des plus simplistes.

Armes en mains, il les regarde une dernière fois avant d'ouvrir la bouche pour énoncer les étapes du plan qui lui semble le plus adapté à ce genre de cas.

-On se sépare, il s'attend à voir deux personnes, pas trois. Miss Japon peut être un avantage, surtout si elle se fait suffisamment silencieuse. Il aime pas le travail d'équipe, donc il est seul avec son ego. Le mieux est d'y aller directement. Je passe devant, je nettoie en cas de besoin et tu suis avec la donzelle pour récupérer Andy et Therence.

Ce plan le met dans la catégorie des pertes négligeables, mais ce n'est pas bien grave, ce n'est pas comme si quelqu'un l'attendait à la sortie. Un nouveau hurlement retentit, rendant l'urgence de cette situation plus réelle encore. Il colle sa matraque électrique entre les mains de la brune, celle-ci la repousse, mais il insiste, sa main se faisant oppressante autour du poignet délicat. Son regard sombre se pose sur le visage de la japonaise et il ouvre la bouche, sifflant un ordre.

-Prenez ça. Je n'ai pas confiance en vos capacités. Et si je vous entend ne serait-ce que vous plaindre, je vous ouvre la gorge pour vous arracher les cordes vocales.

La femme ouvre la bouche visiblement plus effrontée qu'effrayée, mais le regard de Tobias la calme immédiatement. Sa menace n'est pas là pour faire joli, et son sens de l'humour pas assez développé pour que tout cela soit une plaisanterie. Un dernier regard vers le loup et il s'engouffre dans la planque, sans discrétion, armes dressées devant lui. Il fait signe aux autres d'entrer à leur tour avant de chercher un escalier pour descendre vers la source des cris que ne tarissent plus.

Pied posé sur la première marche, il appelle.

-Gabriel ? J'ai fait une bêtise à Varsovie, mais tu sais que j'apprend vite mes leçons.

Les hurlements ont laissé la place à des sanglots. L'obscurité l'empêche de voir ce qui se passe en contrebas, mais ne le dissuade pas de continuer sa descente vers ce piège. Son pied glisse à tâton vers la marche suivante, et il se fait plus silencieux, voulant éviter de se faire descendre comme un lièvre le jour de l'ouverture de la chasse.

-Rapier... Il semblerait que tu ais retrouvé tes couilles en chemin. Le loup t'envoie au casse pipe. Tu as trouvé mon cadeau ?

Son sang ne fait qu'un tour et il tire en direction du rire, une flopée d'insultes lui répondant. Therence semble ne pas apprécier d'avoir été prit pour cible, et Tobias a quand à lui oublié l'importance des deux otages. Sa colère le guide, bien plus que son calme. Sauf qu'il fait aussi sombre que dans une taupinière. Il se demande où peut bien se trouver la lumière, mais sa réflexion est coupée par un corps qui se colle au sien et le fait chuter dans les escaliers. Le choc est amorti par McNeal qui tente de prendre le dessus sur cet affrontement, et c'est finalement un cri étouffé qui échappe au brun quand une lame pénètre dans une de ses cuisses.

La lumière se fait dans la pièce et sans un regard pour les otages et les nouveaux arrivants, il sort le couteau de sa cuisse avant de le planter dans une des mains de son ancien mentor.

-Gabriel...Ce soir tu crèves.

Couteau toujours en main, il tire dessus d'un coup sec, tranchant la main de l'autre en deux, ses doigts chutant au sol alors que ses hurlements remplissent la pièce. Bien plus agréable à l'oreille de Tobias que ceux de la puma.


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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   Hier à 18:34

clickAlessandro & EVENT
xxx
« Un nuovo cadavere! Un nuovo fallimento! »
Je suis en train de vérifier mes armes quand un cri de douleur retenti. Je reste immobile une fraction de seconde, le temps d’encaisser sa signification et les conséquences. Andy est « encore » envie. Quand est-il de Therencio ? Le barillet claque sèchement quand il réintègre sa place. La japonaise demande ce qu’est ce bruit. Je donne raison à Tobias, elle ne peut nous être utile à coincer McNeal qu’en bouclier humain. Il me semble impossible de coordonner une action avec elle. Dommage, ses pouvoirs avaient l’air puissant.

-Un cri. Torture sûrement.

Tobias avait-il besoin de le préciser ? Mon contrôle du loup se fissure. Mes yeux changent de teinte et je ne peux m’empêcher de grogner. McNeal doit souffrir avant de mourir. J’observe la structure du bâtiment. La force de l’habitude me fait trouver les failles et les angles exposés. Tobias fait la même analyse avant de se tourner vers moi. Il a un plan d’action. Je ne chercherai pas à le discuter, d’un nous n’avons pas le temps de palabrer et de deux, je lui fais assez confiance pour prendre en compte la vie des otages avant son envie de refroidir son ancien amico.

- On se sépare, il s'attend à voir deux personnes, pas trois. Miss Japon peut être un avantage, surtout si elle se fait suffisamment silencieuse.

J’ai un doute sur ce point. La jeune femme n’est pas habituée à être confrontée à de tels ennuis. Difficile de prévoir ses réactions. Elle risque de se mettre en danger inutilement. Je m’en moque, mais Andy et Therencio auraient des remords.

- Il aime pas le travail d'équipe, donc il est seul avec son ego.
- Une bonne chose pour nous. Mais s’il a survécu jusqu’ici, ton homme doit être suffisamment malin pour penser qu’il peut jouer ce jeu. Donc méfiance.
- Le mieux est d'y aller directement. Je passe devant, je nettoie en cas de besoin et tu suis avec la donzelle pour récupérer Andy et Therence.


Je grimace. Le plan me plait, mais il a une faille. Là, c’est Tobias qui sert de bouclier. Mon regard fixe le sien. Il en a conscience. Ok mio amico. Je te promets de t’offrir de belles funérailles. C’est ce que dit mon hochement de tête. Je n’ai pas exprimé cela tout haut pour ne pas affoler la Japonaise. Je regarde Tobias donner une matraque électrique à la jeune femme et lui donner ses conseils avec son tact tout britannique. Tu merdes, je te tue. Du pur Tobias Rapier. Quand on le connaît, on s’y fait. C’est même une facette de son charme.

Les dés sont jetés et Tobias se jette dans le piège. Je l’entends interpeller son ancien associé. L’autre s’attend à ce que je suive en couverture. C’est le plan de Tobias. Mais Tobias a été son élève. Je me retourne vers la fille.

- Changement de programme, on passe par la fenêtre.

Je lui montre un vantail aux carreaux cassés. L’ouverture est à trois mètres du sol. Distance ridicule pour des surnaturels comme nous. Je m’élance le premier, dégage un bout de vitre sans le faire tomber et me retourne pour assurer la Japonaise que je vois s’enfuir au loin en serrant la matraque de Tobias contre son cœur.

C’est mieux ainsi…

Je me glisse silencieusement à l’intérieur et me laisse glisser contre le mur pour me réceptionner sur un sol de béton brut. J’écoute. J’entends Andy sangloter. Je pousse mes sens à l’affût du nombre de cœurs qui battent, et ne peux retenir un soulagement quand j’en perçois quatre distincts. Il fait sombre, mais les lueurs des étoiles me guident pour trouver un escalier qui plonge dans le sous-sol. J’espère ne pas faire une erreur, en empruntant un chemin qui est à l’opposé des voix et des bruits du combat qui vient de commencer. J’espère qu’en bas, cela se rejoint.

Mes deux pythons solidement tenus devant moi, je progresse lentement, veillant à ne pas faire de bruit. Puis, l’odeur de sang m’assaille, celle de la sueur aussi, leur sang, leur sueur. Je devine vaguement les silhouettes de Tobias et celle de McNeal qui s’empoignent. Je passe à moins d’un mètre de Therencio. Dans le noir, il ne me voit pas. Je me fais violence pour ne pas serrer son épaule, pour qu’il ne réagisse pas. Il faut éliminer le danger avant. Je rase le mur, mes doigts à tâtons finissent par trouver ce que je cherche : l’interrupteur. Je me prépare à être soudainement ébloui et plisse les yeux. Je resserre ma prise sur mes armes et bascule le bouton.

J’ai le temps de voir Tobias extirper un couteau de sa cuisse et le planter dans la main de son ex-mentor. Des doigts se sauvent. L’homme hurle, mais ce n’est rien encore. J’arme mes bras et tire en alternance. La première balle se loge dans l’articulation de son coude droit, Gabriel se penche sous l’impact. La seconde le redresse en explosant son épaule gauche. Les articulations, c’est ce qu’il y a le plus douloureux. Je poursuis sur l’autre épaule, l’autre coude. Son corps sursaute à chaque impact.

- Tu as fait une grave erreur amico.

Gabriel me regarde mauvais, en effet, il se demande où il a merdé.

- Tu n’as pas affaire à un ex-chasseur et un loup oméga, mais aux deux exécuteurs les plus entraînés de la région.

Bang et une rotule droite. Bang, et la gauche. L’odeur de son sang agite la bête que je suis. Je me repais de sa douleur, je jubile de son désarroi devant sa perte.

- N’imagine pas que je vais poser une griffe ou un croc sur ta chaire. Tu n’es que peau de balle mec. Même pas digne d’un enterrement.

Je lève à nouveau mon arme, cette fois je vise son œil. Je prends mon temps, laissant à Tobias le temps de réagir s’il souhaite l’achever lui-même. Pour ma part, je voulais le faire souffrir. L’achever est presque gentil. Je le laisserai bien crever ainsi, lentement en se vidant de son sang.

J’ai bien entendu le bruit des pas suivre le chemin qui m’a conduit ici. J’ai pensé à la Japonaise, qui prise de remord, vient aider. Mais l’odeur qui vient dans mon dos, apportée par un courant d’air, n’est pas féminine. Et le cliquetis du fusil d’assaut que l’on arme n’argue rien de bon.

- Ciao O’Conner. Tu tombes mal. Ceci est une affaire privée

Ce connard de flic me balance son laïus de sommation, soit je baisse mon arme, soit il me tire une balle dans le dos.

- C’est de la légitime défense...


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