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 [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !

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Brian O'Conner

Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptySam 15 Déc - 22:14


Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !


Feat : EVENT




Il y a des flics comme moi, pour arrêter des types comme eux sans passer par la case tribunal…

Le central avait mis cinq bonnes minutes pour me donner l’adresse du professeur. Les voitures des deux fuyards avaient beau être parties dans des directions opposées, je savais qu’ils allaient se rejoindre. Cette fois, j’ai bien l’intention de me passer du règlement. C’est gyrophares éteints que j’arrive en bas de l’immeuble de Tobias Rapier, un Britannique de 43 ans, professeur de lettres. Sa voiture est garée juste devant. J’arrive à temps. Je tends la main vers le micro de ma radio pour signaler que je sors de mon véhicule pour une inspection, mais avorte mon geste. Pas de traces si je veux pouvoir avoir les coudées franches. Je sors de la voiture de patrouille et dégaine mon arme de poing.

J’entre dans l’immeuble et monte les étages par les escaliers. Appartement 305A. L’horreur m’attend sur le palier. Le cadavre du gosse, empalé jusqu’à la garde par un couteau en plein cœur. Je n’ai aucun espoir, pourtant je m’agenouille pour prendre un pouls qui l’a fui depuis longtemps. Le corps est chaud, la rigidité cadavérique pas encore présente. Le môme est accroché à la porte d’entrée de Rapier. Je me penche par-dessus le cadavre et colle mon oreille à la porte : pas un bruit.

Je m’interroge sur ce qu’il a pu bien se passer. Rapier aurait-il poignardé son élève ? La copie ensanglantée retrouvée sur le cadavre dans la rue du Pink était-ce un avertissement ? Je ne comprends pas la logique de cette affaire. Planter son élève sur sa porte d’appartement n’est pas le plus discret. Mais Rapier sort d’un séjour à Eichen house… Je me résous à appeler le central.

- Pauvre gamin…

(…)

Scène de crime, rubans jaune, gyrophares, les gens dehors en pyjama, les voisins qu’on interroge, la scientifique qui analyse chaque centimètre carré du lieu. J’ai laissé aux collègues le soin de gérer ce merdier. Je dois faire vite. De retour au poste de police, je me suis installé sur la console qui permet de suivre un trajet avec les caméras de vidéo surveillance qui quadrillent la ville. Je n’ai pas la rue de Tobias Rapier, mais j’ai suivi la voiture d’Amaro qui s’y engage une intersection avant l’immeuble du professeur. L’Italien est difficile à suivre. Il y a des trous dans le maillage et il les connaît. Alors je me colle dans la peau de ce bandit, me mets à sa place et analyse les chemins qu’il peut prendre avec comme leitmotive celui d’éviter un maximum les caméras.

Je finis par le repérer au nord alors qu’il tourne sur un axe qui mène à un endroit isolé, mal famé et où aucune caméra ne survit plus de 24h. Mais j’ai déjà une direction, c’est énorme. Je regarde la pendule au-dessus de la cafetière. J’ai terminé mon service depuis vingt minutes. J’éteins la console, salue mes collègues et vais me changer dans le vestiaire et enfiler une tenue de civil.

Sur le parking, je rejoins ma voiture personnelle. J’ouvre le coffre et troque mon arme de service contre un sac de toile noire que je pose sur le siège passager.

(…)

Le capot de la voiture d’Amaro est encore très chaud. Les détours qu’il a fait pour je ne sais quelles raison m’ont permis de rattraper mon retard. Ma main se serre sur le fusil à pompe qui était dans le sac, ainsi qu’une arme de poing et cinq chargeurs. Je vais pour entrer par la porte quand je remarque une traînée noirâtre sous une fenêtre cassée. La trace d’une semelle qui a dérapé. Le professeur n’est pas assez leste pour passer par là, l’Italien si.

- Il me faudrait de quoi m’accrocher…

La bordure de toit plus haut qui ne demande qu’à choir. Je me concentre et fais naître un fort vent très localisé. J’accompagne la chute avec un vent plus faible. Quelques mètres d’élan, un saut un peu « aidé » et je me glisse à mon tour par l’ouverture.

(…)

Il fait noir, pourtant je n’allume pas ma maglite. Je m’aide de mon don comme d’un sonar pour me diriger et plonge dans les profondeurs. Au bout d’un couloir, de la lumière, des voix, une arme qui tire. Je reconnais le calibre, celles des pétoires pour le prétentieux qu’est Amaro. Un magnum python 355. Une arme qu’on doit tenir à deux mains à cause de son recul, lourde, encombrante. Évidemment quand on a la force d’un lycan et les sens exacerbés, la donne est différente.

Quand je m’invite à la scène, personne ne me voit, bien que j’imagine le loup et la fille accrochée comme un jambon deviner ma présence. La fille est une surnaturelle. Elle a l’omoplate ensanglantée et pas une trace de blessure à cet endroit. Elle est dans un sale état. Therence est là, il se tient la cuisse, son regard hypnotisé sur son « padre ». Quand Alessandro lève à nouveau son arme pour visiblement en finir avec le type qu’il vient de truffer de plomb, j’arme mon fusil, révélant ma présence aux humains qui ne m’avaient pas encore remarqué.

- Ciao O’Conner. Tu tombes mal. Ceci est une affaire privée.
- Je tombe bien au contraire Amaro. Baisse ton arme, où je vais être obligé de tirer. N’imagine pas m’esquiver. Je connais tes capacités et la configuration t’handicape.
- C’est de la légitime défense...

- Viser la tête d’un type qui est en train d’agoniser, je n’appelle pas ça de la légitime défense. Baisse ton arme.


Mon regard dévie sur Rapier. Il semble blessé également. Ses yeux oscillent entre moi, Alessandro et son arme qui gît au sol. Je secoue la tête en signe de dénégation.

- J’ai trouvé le corps de Lahey. Si c’est cet homme qui a fait le coup, il doit être jugé par un tribunal.

Mais dans l’état qu’il se trouve, il purgera sa peine dans un hôpital et non une prison. C’est le raisonnement que semblent faire Amaro et Rapier. Ils ont tous deux un sérieux mobile pour éliminer ce mec. Isaac pour le professeur et Tobias et cette femme qui le connaît, pour l’Italien.

Therence crie quelque chose que je n’écoute pas. Sourd à mon injonction, Alessandro a relevé son arme et vise à nouveau la tête du type que cette situation semble amuser. Le professeur  plonge sur son arme. J’appuie sur la détente, ma balle atteint sa cible, un corps s’écroule.

- Lâche cette arme.

Le deuxième vengeur me toise froidement.

Spoiler:
 



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptySam 22 Déc - 23:22



Encore un cadavre! Encore un échec...
Je regarde mes mains tremblantes, blanc comme un linge et un peu hagard. Une odeur aigre d'ailes de poulet frit et de milkshake mal digérés empeste dans un coin de la pièce. A côté de moi, la jeune femme ballotte au bout de sa corde, l'homme nettoie ses outils en sifflant. J'ai torturé Andy. Je ne voulais pas faire ça. Mais c'était elle ou moi. Je ne suis pas taillé pour subir la torture. Elle, si. Ses pleurs ne sont pas humain mais ceux d'un animal, une force de la nature qui endure et qui guérit. C'était une question de bon sens, une question de survie! N'importe qui aurait agit de la même façon à ma place, pas vrai?... Et puis, je l'ai vue dans ses yeux, la résignation : elle a acceptée de se sacrifier!...
C'était elle ou moi.

La honte gangrène mon soulagement d'être en vie.

J'ai retrouvé ma chaise, pas plus mobile qu'un patin à l'abandon. C'est un animal blessé et prêt à mordre pour se défendre qui lorgne sur moi. Si elle n'était pas ligoté, je gîrais sans doute la gorge déchiquetée pour le mal que je lui ait infligée. Elle s'est présentée comme la petite amie du gangster. J'avais accusé la nouvelle avec une grimace incrédule. Elle? Cette Barbie?! Impossible. Alessandro Amaro ne s'enticherait pas d'une donna. C'est un loup trop solitaire et ambitieux pour ce genre de distraction! La poupée blonde lutte férocement pour ne pas sombrer dans l'inconscience. Elle ne fait plus figure de rivale, mais d'une compagne de galère trop ivre de douleur pour ne pas la redouter. Je suis désolé. Je l'ai déjà dit, je suis tellement désolé! Mais les mots se sont perdus au milieux des rires de McNeal et des hurlement de la femme devenue fauve.

Le sadique me tire de ma pénible torpeur.

-Devine qui vient d'arriver... Ton cher papa nous honore de sa présence. Al...! Mon cœur bondit, cogne pour retrouver sa présence rassurante, puis la crainte lucide de ce qui l'attend en descendant ici fond sur moi aussi tranchant que le sourire du tortionnaire. Non... Il veut jouer lui aussi. On va pouvoir lui dire à quel point tu t'es amusé avec moi.

-Non...

Par ça... Que pensera Alessandro lorsqu'il découvrira l'état de sa petite-amie?... Je jette un coup d’œil à l'animale effarouchée, les larmes aux bords des yeux. Je n'ai jamais voulu ça!... Le blond retourne tranquillement à la table, pointe un objet sur la jambe d'Andy...

Un clou dans la cuisse.
Je devrais bouger. Je devrais l'arrêter...

Un autre clou. Dans le bras.
Je sursaute. Andy refoule un sanglot.

Je dois agir. Il FAUT agir!
Mais mon corps demeure immobile, traître à ce qui me reste de bonne-conscience. Ma volonté se terre, impuissante.
Mes clous à moi, c'est la peur.

Je ferme les yeux pour ne pas voir le clou percer la chair tendre de son abdomen, pince les lèvres. Le cri déchirant traverse le frêle bouclier de mes mains rabattues sur les oreilles. Le noir tombe dans la cave. Je me love dans les ténèbres où un monstre de la nature de Gabriel ne peut plus me voir.

-Gabriel? J'ai fait une bêtise à Varsovie, mais tu sais que j'apprend vite mes leçons.

Cette voix... Nous ne sommes plus seuls! Et ce n'est pas Alessandro, qui risquerait de se faire attaquer.

-Rapier... Il semblerait que tu ais retrouvé tes couilles en chemin. Le loup t'envoie au casse pipe. Tu as trouvé mon cadeau ?

Je ne sais pas ce qui me sort de ma léthargie, le fait de savoir qu'on est venu nous sauver ou les bravades suicidaires mais puissantes du professeur. McNeal est un psychopathe, mais Rapier à le courage de lui tenir têt-
Mais ce crétin tire à l'aveugle?! La balle siffle à un cheveux de mon oreille, je hurle en rabattant les bras au dessus de la tête.

-P*tain, vous êtes timbré!!!

Je couine tout ce que je peux de malédictions et de noms d'oiseaux. Je retire : on est pas plus en sécurité avec ce cinglé qui s'invite dans la partie! Je veux pas mourir!... Mon cœur tambourine à tout rompre. Avoir manqué de me faire pulvérisé l'oreille à le mérite de me secouer. Mais impossible d'agir dans le noir. Andy couine toujours douloureusement à sa place. La table pleine d'outils se trouvait juste à côté. La seule issues que j'ai repérée est bloquée par les deux chasseurs. Je ne serais jamais assez rapide avec ma cuisse perforée pour m'échapper d'ici. Mais je peux atteindre la puma et la libérer.

La bagarre explose dans les escaliers. Je profite de la diversion et me fis à ma mémoire pour me trainer à travers la cave. Ma jambe me lance affreusement. Quelque chose me frôle, un parfum de tabac froid... L'aura d'Alessandro, un soutient surgit de mon imagination dont je me gorge pour continuer à avancer. Je redouble de détermination et brasse l'air à l'aveuglette jusqu'à bousculer le pied de la table de ferraille. Les outils émettent un léger tintement sous la secousse. McNeal est trop occupé à se battre avec Tobias pour me calculer. Je me hisse sur ma jambe valide pour atteindre le plateau, et la lumière jaillit au moment où j'abats mon poing sur un sécateur au milieu des instruments.

-Gabriel... Ce soir tu crèves.

Tobias se tient face à McNeal. D'un seul mouvement, il arrache le couteau planté dans sa cuisse, embroche la main de son ex-mentor, et l'ampute de quelques doigts. Un cliquetis caractéristique attire mon attention : Aless! Il est là, bel et bien là, et décharge à son tour sur le fou.

-Tu as fait une grave erreur amico. Tu n’as pas affaire à un ex-chasseur et un loup oméga, mais aux deux exécuteurs les plus entraînés de la région.

Il tire. L'autre valdingue comme un pantin dont on malmène les fils. J'assiste au spectacle fasciné, lavé de toute peur, toute honte, alors qu'il domine notre bourreau. Alessandro irradie de noirceur, comme un mauvais ange descendu exécuter une juste sentence.

-N’imagine pas que je vais poser une griffe ou un croc sur ta chaire. Tu n’es que peau de balle mec. Même pas digne d’un enterrement.

Parler du loup me ramène à l'autre métamorphe de la pièce. Je me retourne vers Andy et cisaille la corde, trop épaisse pour un seul coup.

-Je vais te libérer... chuchotè-je en m'attelant, et espérant peut-être naïvement qu'elle reste calme, si je ne parviens pas à gagner un minimum sa confiance.

On devrait entendre un coup de feu qui retentir, et l'ultime hurlement de Gabriel qui perd son œil et la vie, mais un lourd silence s'impose.

-Ciao O’Conner. Tu tombes mal. Ceci est une affaire privée

-...Baisse ton arme. J’ai trouvé le corps de Lahey. Si c’est cet homme qui a fait le coup, il doit être jugé par un tribunal.


O'conner pointe son fusil sur la nuque du parrain. Inimité naturelle entre l'agent de loi et le mafieux sans scrupule exacerbée par les crimes récents perpétré en ville. Je soupçonnais, sans m'en être vraiment inquiété, que Brian n'attendait qu'une occasion de faire tomber l'italien qui lui brandissait son impunité avec arrogance. Sur cet aspect, aussi louche paraisse t-il, Tobias avait au moins la prudence d'être un homme discret. La scène de Grand Guignol tombe dans le tragique. La scène est surréaliste. Alessandro et Tobias venus nous sauvés son tenus en joue par le flic qui compte laisser le danger que représente McNeal en vie.

-Ne touche pas à Aless!...

Je suis trop loin pour agir. Brian ne cille pas. Alessandro, intraitable, relève son bras armé droit sur le front de Gabriel. Gabriel dévoile ses dents ensanglantées par la bagarre et rit, le rire dément d'un homme qui n'a rien à perdre et qui sait qu'il a déjà gagné : Tobias se jette sur son flingue sous l’œil d'O'Conner, le flic presse la détente. Le coup explose.

-NON!

La corde cède sous la lame du sécateur. Je suis propulsé en arrière et tombe à la renverse sous l'élan de la fauve enfin libre.


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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyLun 24 Déc - 1:49

Andy Turing & Alls


Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !




L'obscurité revient, la douleur quand à elle reste. Elle sanglote malgré elle, ne relevant la tête que lorsqu'une voix se fait entendre dans ce lieu sinistre. La seule information valable qui arrive à se frayer un chemin jusqu'à son cerveau est que cette dernière n'est pas celle d'Alessandro. Un soupir de soulagement tente de se frayer un chemin jusqu'à sa bouche, pour finalement devenir un nouveau gémissement de douleur. Elle tire sur ses liens, en vain, ne réussissant qu'à abîmer un peu plus la peau délicate de ses poignets. Une détonation lui vrille les tympans, suivie de cris et son cœur s'emballe, cherchant une issue, pour ne pas devenir la victime de cette personne qui vient de se servir d'une arme à feu.

Puis elle tourne la tête en reconnaissant une odeur qu'elle connaît bien, son loup est ici et passe non loin d'eux. Des bruits se font entendre, son de métal s'entrechoquant et quand elle tourne la tête pour en chercher la source elle se rend compte que son tortionnaire a changé de place. Un cri de douleur résonne dans la pièce, elle stoppe ses tentatives pour fuir une fraction de seconde avant de reprendre avec une énergie nouvelle. Elle doit réussir à se libérer si elle veut être en mesure de se préserver et d'éloigner Alessandro de cet endroit.

Il va recommencer, c'est là la seule idée censée qui lui vient en tête quand elle sent l'odeur du garçon se rapprocher. Elle ouvre la bouche, montrant ses crocs, prête à attaquer si l'occasion se présente avant de fermer les yeux quand brusquement la lumière revient dans la pièce. Elle grogne sa douleur, gardant les paupières closes, mettant un peu de temps avant d'ouvrir à nouveau les yeux avec une lenteur toute mesurée.

Les détonations qui se font entendre à nouveau, coups de tonnerre dans ce lieu clos, font naître en elle la peur, puis elle le voit, son loup présent dans cet endroit sordide avec eux. Le simple fait de le voir face à elle la rassure mais fait également resurgir l'angoisse de risquer de le laisser se faire tuer dans ce lieu. Et le blond, le fou qui se fait tirer dessus, ne ressemblant plus à grand chose à part un pantin sanguinolent, secoué par les impacts de balle qui heurtent son corps tour à tour achève ce tableau. Le rendant bien plus rassurant. Les lèvres de la puma se retroussent dans un sourire mauvais, dévoilant ses crocs dégoulinants de son propre sang. Puis cette voix derrière elle la fait sursauter alors qu'un grondement sourd naît dans sa gorge.

Le gosse est là, celui qui lui a fait tant de mal. Elle bouge un peu, autant que ses liens le lui permettent avant de comprendre le sens de ses paroles. Il va l'aider. Il faut qu'elle se souvienne qu'il a du faire ça pour se préserver, qu'il n'est pas aussi résistant qu'elle. Mais là où cette idée lui semblait logique et réfléchie avant que tout cela ne commence, à présent la puma réclame vengeance face à celui qui l'a fait hurler. Tête penchée elle frémit à chaque fois qu'il la frôle, que la lame de son arme glisse sur sa peau. La patience n'a jamais été son fort, et l'animal qui commence à prendre de plus en plus de place dans sa manière de penser n'a qu'une seule envie, se libérer et se venger.

Elle serre les crocs, ses griffes sorties alors qu'elle attend que les liens cèdent enfin. Une envie de grogner sur le brun pour qu'il active le mouvement se fait de plus en plus présente, mais rapidement son attention est détournée de cet objectif.

Les coups de feu ont cessé, une nouvelle odeur et la voix qui y est associée ont fait leur entrée dans ce lieu sentant la sueur, le sang et la peur. Elle se débat un peu plus en voyant le fusil pointé sur Alessandro. Danger. Ses yeux luisent de mille feux alors qu'elle fixe cette nouvelle menace. Dans son dos elle entend Therence qui lui non plus ne veut pas voir l'italien mourir. Un de ses rares points communs avec l'adolescent. La place qu'ils ont tout deux donné au loup dans leurs vies respectives. Un homme brun tout vêtu de noir se baisse, cherchant à attraper une arme et un grognement quitte la bouche d'Andy quand un nouveau tir se fait entendre.

Un cri, un corps qui chute. La puma tire sur ses liens, les sentant faiblir sous ses assauts et les manœuvres de celui qui s'acharne à la libérer. Puis les cordes lâchent, elle part en avant se ruant sur l'homme qui tient toujours son fusil pointé sur la tête du loup sans ce soucier du devenir de l'adolescent. Dans un dernier rugissement elle bondit vers son nouvel ennemi, enfonçant ses griffes dans sa gorge, le tirant vers elle pour le faire basculer en arrière. Le liquide chaud coule sur ses mains alors que l'homme se débat vainement, tentant de reprendre le dessus entre deux hurlements pitoyables de douleur. En guise de réponse, elle se contente de creuser toujours plus loin dans les chairs, souriant quand son trophée cesse de crier, avant de finalement laisser son corps chuter au sol pour se mettre à califourchon au dessus de lui, ses griffes abandonnant ce qui reste de sa gorge pour aller jouer avec ses tripes. Elle se passe une main couverte de sang sur le visage, arrachant le clou présent dans son épaule au passage, haletant de douleur avant de grogner sur l'homme au fusil qui vient de passer du stade de menace à celui de grattoir pour félin en quelques secondes. Ancrant son regard de bête enragée dans celui clair de sa victime qui achève de s'éteindre, elle se passe la langue sur les lèvres avant de revenir à la charge, sans prêter attention à ceux qui l'entourent, se débattant contre cette main qui tente de l'éloigner du corps de celui qui s'est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.
©️️️clever love.


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Tobias Rapier

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyJeu 27 Déc - 18:10

Tobias Rapier & Alls


Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !



Il sent le sang couler sur sa jambe, chaud, presque brûlant et surtout en trop grande quantité. Sa main se crispe sur sa cuisse alors qu'il se redresse, se mordant la langue pour refréner une grimace douloureuse.

Ses jambes tremblent un peu, mais il attarde son regard sur Gabriel, un sourire naissant sur ses lèvres alors qu'il voit le corps de ce fumier se disloquer sous les balles monstrueuses qu'envoie Alessandro. Le regard du blond emplit d'incompréhension quand le loup lui parle de son erreur lui fait oublier son pantalon qui se détrempe trop vite sous le liquide carmin qui s'échappe de sa blessure.

L'italien prend une pause dans son exécution en règle, ils échangent tout deux un regard. La place de bourreau sera donnée à celui qui la désire le plus. Tobias baisse les yeux vers son arme laissée au sol, pense à celle contre son flanc vierge de chargeur. Il va être forcé de se baisser pour récupérer la sienne, car se démettre une épaule en récupérant une de celles de son ami n'est pas au programme. Même si son état et le fait qu'il commence à voir des tâches sombres lui passer devant les yeux lui confirme que cela ne va rien changer à son sort proche qui se fait de plus en plus précis.

Il se fige dans son geste, redresse la tête en entendant le cliquetis d'un fusil. Un flic.

Lui et le loup se connaissent s'il se fie à la réaction de ce dernier, et tout cela n'argue rien de bon. Le regard de Tobias passe de son ami, du canon visant son crâne avant de revenir sur son propriétaire et enfin le mort en sursit . À une poignée de secondes près ce soucis aurait pu être réglé, mais les voilà avec un problème de la taille du Mont Everest sur le dos.

La mention de ce gamin auquel il s'est attaché plus qu'il ne l'aurait souhaité lui fait serrer les dents, et les idioties qui sortent de la bouche de cette nouvelle menace broie le peu de lucidité qui lui reste. Hors de question de faire un tel cadeau à McNeal. Ce dernier doit crever ce soir, comme un rat. Son corps finira par pourrir, bouffé par les vermines. Alessandro prend la décision qui s'impose, la tête du blond à nouveau dans sa ligne de mire. Le cœur de Tobias fait un bon face à cette image, les rires déments de Gabriel rendant cette situation encore plus malsaine qu'elle ne l'était déjà. Hors de question de laisser le loup se faire abattre comme un chien alors que sa femme et son gamin sont présents.

Oubliant le sang qui commence à dégouliner sur le sol à ses pieds, il se penche, attrape son arme avant de viser le représentant des forces de l'ordre. Une détonation retentit, mais le seul bruit qui lui parvient vraiment est le son de son poignet qui éclate au passage de la balle. Un cri ressemblant plus à un sanglot qu'autre chose quitte sa bouche alors qu'il s'écroule au sol, haletant sa douleur, fixant le liquide rouge qui coule sur sa main, son poignet encore rattaché au reste de son corps ne semblant tenir que par magie. Il ferme les yeux, quelques instants qui au final se font plus longs qu'il ne l'aurait voulu. Son souffle rendu plus lourd, il ouvre les yeux péniblement quand un cri entre douleur et peur brise la douce quiétude dans laquelle il est en train de sombrer.

Les hurlements du flic devenu proie à son tour se transformant en gargouillements immondes, il chute au sol sous le regard désabusé de Tobias qui met un certain temps à comprendre ce qui vient de se passer. Sa main valide tâtonne contre le sol alors qu'il reconnaît la puma à travers les traits de la bête furieuse qui semble bien partie pour déchiqueter le gosse au fusil. Son hilarité face à cette situation lui échappe sous la forme d'un hoquet, un peu de sang remontant à travers sa gorge, coulant à la commissure de ses lèvres. Il les caresse du bout de la langue, soupirant en mettant enfin la main sur son arme avant de redresser son bras tremblant pour présenter sa destinée à Gabriel.

Son doigt glisse contre la gâchette, la première balle part se perdre dans le décor lui arrachant un gémissement de mécontentement alors qu'il réitère l'expérience. La seconde fois il fait carton plein, son sourire dévoilant ses dents blanches couvertes de sang alors qu'il laisse son arme choir au sol, ses yeux rivés sur ce qu'il reste de son mentor.

-J'ai dit... crèves.

Le dernier mot est plus compliqué à prononcer, c'est sans doute à cause du sang qui remonte dans sa gorge alors qu'il tente de comprimer sa plaie avec autant de force que possible. Sa vision se trouble, sa tête tombe en arrière, le faisant se ressaisir au dernier moment. Le liquide chaud s'écoule entre ses doigts, sa bouche s'ouvre une nouvelle fois alors qu'il prononce quelques mots.

-C'est pas si mal en fait...

Il commence à avoir froid, mais la douleur s'efface. Il ouvre les yeux, ne se souvenant pas de les avoir fermé à nouveau. Il va les revoir, enfin c'est ce qu'il espère. Qu'un dernier geste pour aider un ami lui permettra de revoir sa famille une dernière fois avant de partir pour l'enfer. Il hoquette quand sa tête heurte le béton du sol, sa main se détache de sa cuisse alors qu'il s'endort en souriant, l'ampoule grésillante pendant du plafond en guise de veilleuse.


©️️️clever love.


HRP:
 



+ Whiskey is my tears
Tout homme peut sombrer, il suffit de toucher son point faible pour l'y aider. Sortir de cette folie est au contraire une chose bien moins aisée. ©️ sensitive
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Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyDim 30 Déc - 20:03

clickAlessandro & EVENT
xxx
« Un nuovo cadavere! Un nuovo fallimento! »Nous sommes en deuil : petite musique triste, je ne fournis pas les mouchoirs  Rolling Eyes



C’est un sentiment indescriptible qui m’anime. Si je descends ce type, Brian m’abattra. Mais Tobias pisse le sang, sa cuisse… L’artère fémorale est touchée. De son côté, Therencio délivre Andy. McNeal a osé s’en prendre à eux, hors de question qu’il aille croupir en taule. C’est la peine de mort qu’il mérite, mais celle-ci est abolie en Californie. Pour venger mia moglie e mio figlio, je vais exécuter cet enfoiré.

Tout se passe très vite. Mio amico comprend qu’il n’en a plus pour longtemps. Il se jette sur son arme. Brian tire, je sursaute croyant être visé. O’Conner n’aura pas l’occasion de tirer à nouveau, Andy s’est jetée sur lui, crocs et griffes en avant, une lueur meurtrière dans le regard. Celle de la puma qui voit son mâle menacé. Je n’aime pas ce que cela implique en remords plus tard, mais je suis fier d’elle.

La situation de Tobias n’est pas brillante. Le flic l’a atteint au poignet. Je redresse mon arme que j’avais momentanément baissée pour en finir avec Mc Neal, mais Tobias semble vouloir s’en charger. Il rate son premier tir, je m’avance pour l’aider, mais sa deuxième balle fait mouche.

- J'ai dit... crèves.
- Joli carton mio amico.


Je me suis accroupis à côté de lui, il a les yeux ouverts, pourtant je crois que son regard se porte ailleurs, loin dans mon dos.

-C'est pas si mal en fait...
- C’est une belle fin Tobias Rapier.


Lentement, je clos ses paupières. Tobias est enfin en paix. Son visage est paisible et affiche une mine heureuse. Je me retourne. Le corps de Brian n’est pas beau à voir, il a payé le prix de son obstination. Qu’en avait-il à faire ? Ne comprenait-il pas que la justice des hommes a ses limites. McNeal aurait même pu se payer le luxe de faire sa peine dans un hôpital psy ! Therencio est blessé, son regard… brisé. Quand à Andy, le spectacle n’est pas mieux. Elle vient de tuer un homme à mains nues.

- Perdono me…

C’est moi qui les ai attirés dans la noirceur du monde. Je suis fautif de ce qui leur arrive. Je vais les protéger. Je le promets, je le jure. J’attrape Therencio et le porte entre mes bras.

- Andiamo ! Faut filer d’ici et vite.

Brian était peut-être habillé en civil, il n’en reste pas moins un flic. Je me retourne, regarde mio amico pour une dernière fois.

- Addio Tobias. Puisses-tu les retrouver.

(…)

Dehors l’air frais nous surprend, mais nous fait du bien. Je pose Therencio à côté de la voiture.

- Montez. Je n’en ai pas pour longtemps. Éteigniez votre téléphone s’il est sur vous.

J’ouvre le coffre, vire la roue de secours, soulève le faux plancher et me saisis d’un jerricane d’essence et d’un flacon de poudre. C’est un accélérateur. Le sous-sol est rempli de nos empreintes, du sang d’Andy et de Therencio. Il faut une combustion intense pour faire disparaître les traces. Et même si O’Conner est venu avec sa voiture personnelle, la volaille et les pompiers risquent d’arriver trop tôt si je ne donne pas un coup de pouce à ce feu purificateur. Cela trahira l’origine criminelle de l’incendie, mais je n’ai guère le choix.

(…)

J’ai renoncé à l’idée de demander à Andy de me suivre avec la voiture de Brian. Mia moglie est en état de choc. Je file en direction des routes désertes de la forêt. Je ne pourrais pas aller bien loin. Therencio a besoin de soin. Je m’arrange simplement à mettre le plus de distance entre la scène du crime et nous. Mon esprit est à la limite de la surchauffe. Sommes-nous en fuite, ou avons-nous une chance de donner le change ? Il y a trop de morts, dont un flic. Le cadavre de Tobias sera identifié, cela ramènera les soupçons sur moi… Un plan mûrit dans un coin de ma cervelle. Cela ne va pas faire plaisir ni à Andy ni à Therencio, mais c’est le seul moyen de les sauver. De leur éviter une vie de cavale, ou la taule pour Andy.

Je stoppe la voiture dans une ancienne carrière. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Beacon Hills. J’aide Therencio à sortir et l’installe sur le capot chaud de la voiture. Je déchire son jean et plaque mes mains autour de sa blessure.

- Écoutez-moi attentivement.

Andy s’est collée à moi, sa tête sur mon épaule, son bras autour de mes hanches, elle cherche du réconfort et la promesse d’un avenir meilleur.

- Je vais disparaître.

Je calme leurs cris de protestations.

- J’ai un plan. Je m’éloigne, le temps que les flics trouvent les corps et les identifient. Je leur enverrai une lettre expliquant ce qu’il s’est passé. Il faut que vous reteniez cette histoire par cœur, car ils vont vous cuisiner. Ok ?

J’hausse le ton pour qu’ils promettent. Ils ne veulent pas que je parte. J’essuie les larmes de Therencio avec la manche de ma chemise. Il essaye de me dire quelque chose. Je le fais taire, mon doigt sur ses lèvres.

- On se reverra, plus tard…

Il n’y a quasiment aucune chance, mais j’ai envie d’y croire.

- Voilà ce qu’il s’est passé : Gabriel McNeal est un ancien mercenaire avec qui Tobias faisait équipe. Tobias l’a lâché pour reprendre une vie honnête. L’autre n’a eu de cesse de le retrouver. C’était un malade mental, il a tué ce mec sur le rue du Pink, attirant la police vers Tobias et moi, car je suis son ami pour nous faire accuser. Vous suivez ?

Je les regarde tour à tour. Tente de leur donner tout mon amour dans ce regard et d’assécher leurs regards avec des promesses muettes que je sais ne pas pouvoir tenir.

- McNeal a attendu Tobias à la sortie du Lycée. En fait, il voulait lui révéler le meurtre d’Isaac, mais en a pas eu le temps à cause d’O’conner qui est arrivé à ce moment-là. Seulement McNeal a eu le temps de nous dire qu’il vous tenait. Tobias est retourné chez lui chercher des affaires, il a trouvé le cadavre d’Isaac crucifié sur sa porte. Ensuite McNeal nous a attiré au hangar en vous torturant. Là, racontez la vérité, dites ce qu’il vous a fait subir.

Cela a dû être terrible. Therencio n’ose pas regarder Andy elle-même qui évite de le regarder. Je caresse la joue de mio figlio, puis celle de mia moglie.

- Vous devez être forts tous les deux. Ensemble. Vous raconterez que Tobias et moi sommes arrivés. Nous avons réglé son compte à McNeal et j’ai tué le flic car il allait nous tirer dessus. OK Andy ? C’est moi qui ai tué O’conner, Stilinski sait que je suis un loup, ça collera. Vous êtes deux victimes, il ne pourra pas vous retenir si je m’accuse avec Tobias d’avoir tout fait. Le feu va effacer les preuves. Quoi que vous ayez fait, c’est effacé. OK ?

J’ai serré un lambeau de ma chemise autour de la cuisse de Therence. C’est douloureux, mais il devrait s’en sortir sans séquelles.

- Therence ? Dans ma salle de bain, le meuble avec le tiroir. Tu retires celui du bas, tu trouveras une clé. Elle ouvre le casier au HCC d’un vestiaire qui est tourné à l’envers et qui semble défoncé. Dedans, tu trouveras une importante somme d’argent. Utilise-le à bon escient OK figlio mio ?

Ni l’un ni l’autre ne veulent de mon scénario ou de mon fric. Je les serre tous deux contre moi. Je les embrasse et leur répète qu’ils comptent plus que tout à mes yeux. Je leur fais promettre de veiller l’un sur l’autre. Je les rassure. La famiglia me planquera, je ne manquerai de rien. Je promets de reprendre contact, de garder de loin un œil sur eux. Et répète à nouveau l’histoire qu’ils devront raconter aux flics.

Trop concentré sur l’histoire que je leur récite à nouveau, focalisé sur l’émotion des deux êtres que j’aime le plus au monde, je n’entends la voiture qui arrive tous feux éteints. Soudain, une rampe de phares s’allume et nous aveugle. J’entends distinctement le bruit d’un fusil que l’on arme. Nous sommes comme aussi vulnérables que trois biches. Les gyrophares laissent peu d’erreur sur qui vient de nous retrouver. Si vite ? Comment ?

Rien n’est perdu. Je vais raconter moi-même l’histoire, m’accuser. Adieu la fuite, mais Andy et Therencio resteront libres. Je m’avance pour attirer l’attention sur moi, pour les protéger. J’écarte les mains, loin de mes deux armes qui battent toujours mes flancs. Ébloui par la lumière, je ne vois pas mon adversaire. Par contre je fais une belle cible. Je me fais une raison. Je préfère la taule à la mort.

- Je me rends, c’est moi qui ai…


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyMer 2 Jan - 15:57

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !
Sympa la musique d'Amaro, je la reprends donc. Elle est de circonstance.



Le sentiment d’insécurité qui règne en ville est monté d’un cran depuis le mort trouvé amputé des mains et le visage méconnaissable. L’assassin avait méticuleusement tout fait pour que l’identification soit impossible. L’ADN de la victime n’est pas dans nos bases, pas d’empreintes digitales à récupérer, ni dentaires. Les poches avaient été soigneusement fouillées. Mais… Mais un indice avait échappé à la vigilance de ce professionnel du crime : une étiquette thermocollée sur l’ourlet du pantalon de la victime, une étiquette de pressing. J’étais remonté sur un nom, une adresse. L’homme vivait seul, son appartement était quadrillé de fils de cuivre. Un mentaliste qui visiblement avait du mal à canaliser ses pouvoirs. Sa voisine de palier n’a pas pu m’aider, sinon me dire qu’elle ne l’avait pas vu depuis l’avant-veille de sa mort.

O’Conner traçait Rapier depuis qu’il avait quitté le poste de police. Le professeur avait rejoint le lycée, rien d’anormale dans sa conduite. L’affaire était liée au surnaturel. Amaro y était mêlé en sa qualité de loup, mais le britannique ? Je mettrai ma main à couper que le professeur sait. Seulement, j’ai du mal à le ranger dans une catégorie. Druide ? Un mentaliste ? Cela pourrait expliquer son passage à Eichen House où ils n’avaient rien voulu me dire sur les raisons qui l’avait amené à se laisser enfermer de son plein gré. Un chasseur ? Il possède des autorisations de port d’arme qui pourraient corroborer.

- Sheriff, on a un meurtre sur la 14ème. La mise en scène laisse penser qu’il y a un lien avec le mort sans main.

Je n’ai pas la force de rétorquer. Je hoche la tête et fais signe que je me rends sur place.

***

Isaac Lahey, 18 ans… L’immeuble a été évacué, la scientifique est à pied d’œuvre. L’un des agents me tend un sachet avec le poignard qui était planté dans le cœur du gamin. Je grimace à la vision des empreintes visibles sur le manche. Trop facile, trop évident… Mon regard s’attarde sur le nom à côté de la sonnette de l’appartement devant lequel le louveteau gît : Tobias Rapier.

- Envoyez ça au labo.

Le professeur semble être le dénominateur commun. D’abord un mentaliste, maintenant un loup. Tente-t-on de lui rappeler quelque chose ? Qui est vraiment Tobias Rapier. J’appelle O’Conner au poste de police, mais on me dit qu’il vient de partir et qu’il a même fait du rab. Je regarde l’heure, en effet Brian n’est plus en service depuis presque deux heures. Je rentre au commissariat. Il m’aura peut être laissé un rapport.

***

Rien de Brian. Pire il ne répond pas à son téléphone personnel. J’ai un mauvais pressentiment. Qu’il en fasse une affaire personnelle contre Amaro. Je vais voir au bureau d’accueil.

- Dites, O’Conner a fait des demandes particulières ces douze dernières heures ?
- Il a demandé l’adresse d’un homme. Tobias Rapier qui habite à…
- Sur la 14ème…


Brian a donc trouvé Isaac.

- Qui a averti pour le crime de ce soir ?
- O’Conner.


Je m’inquiète. Pourquoi ne l’ai-je pas vu sur place ?

- Ah, j’oubliais, il est resté un long moment dans la salle de surveillance routière et…

Je file en vitesse dans la dite salle et refais les manœuvres que Brian à fait moins d’une heure auparavant et comprendre qui il poursuit, mais je suis à nouveau interrompu.

- Sheriff, les pompiers ont été appelés pour un feu visiblement d’origine criminelle en périphérie de la ville.
- Je suis occupé !
- La voiture garée à côté : ses plaques sont celles de l’agent O’Conner.


Je regarde les écrans qui m’affichent les rues de la ville et la voiture d'Amaro. Brian semble avoir trouvé sa cible.

- J’envoie une patrouille ?

J’allais acquiescer, puis je me ravise.

- Non. Je vais y aller. Déploie les hommes sur la ville, il ne faut pas qu’un autre innocent trinque.

Un appel nous interrompt. Le chef des pompiers nous avertit que non seulement le feu est d’origine criminel, mais qu’un accélérateur a été utilisé. C’est du travail de pro.

***

Je ferme la porte de mon bureau et baisse les stores. Je ne veux pas que l’on voit où je cherche, ni que l’on trouve ce double fond dans mon classeur de dossiers. J’en ressors un appareil qui ressemble à un gros téléphone. C’est Rafael McCall qui me l’avait donné. Hors du circuit légal évidement. C’est un émetteur récepteur RF puissant qu'utilise le FBI. Je le mets en route pour vérifier son fonctionnement et l'éteins à nouveau. Cela fait un moment que j’ai cet homme dans le collimateur. L’incendie ne peut pas être l’œuvre de Rapier. Je ne connais qu’une personne qui est toujours prêt à réagir et s’adapter, quelqu’un qui a l’habitude d’anticiper. Avant de quitter le poste de police, j’ouvre le coffre-fort de mon bureau et prends une boîte de balles. Elles ressemblent à n’importe quelles autres de l’armurerie, seulement celles-ci m’ont été confiées par Chris Argent.

Une fois installé dans ma voiture de patrouille, j’allume le récepteur confié par McCall, sélectionne un code, celui du mouchard qui est collé sous le bas de caisse de la voiture d’Amaro.. Une carte s’affiche, avec un point lumineux qui se déplace. Ma radio s’active. Les pompiers ont trouvés trois corps dans le bâtiment en feu. Ils n’ont pas eu besoin d’une autopsie pour comprendre que ce ne sont pas les flammes qui ont tué ces hommes. Il faut que cette folie cesse, à jamais. Même si je n’en ai pas encore la confirmation, je sais que Brian est mort. Le point lumineux vient de quitter la route principale pour s’enfoncer dans un dédale de chemins loin des caméras de surveillance. Mais avec le mouchard, Amaro peut prendre tous les détours possibles, je vais le suivre et le trouver. C’est totalement illégal sans mandat de justice, mais cette fois-ci cela ne m’arrêtera pas.

***

Le point lumineux est fixe depuis un moment. Quand  j’arrive sur le secteur, j’éteints mes phares, conduis au pas pour limiter le bruit du moteur et me dirige aux seuls indications du GPS. Il est là, pas seul. Les phares de sa voiture éclairent une carrière de pierre. Je prends mon fusil et glisse les balles spéciales une à une dans le chargeur. Quand je suis prêt, j’appelle le central et parle à voix basse. J’indique ma position, je suis le règlement à la lettre, ou en donne l’air.

- J’ai retrouvé le meurtrier. Je sors du véhicule et l’intercepte.

Mon contact me dit qu’il envoie du renfort.

- On va le perdre si je n’agis pas maintenant. Je vais tenir jusqu’au renfort.

Doucement, j’ouvre la portière. J’ai laissé ma radio allumée, pour que mes paroles soient enregistrées. Je sais ce que je vais dire. Je ne connais pas la femme qui est avec lui, mais je reconnais très bien le délinquant qu’Amaro a pris sous son aile. Il est temps que cela s’arrête. En chemin, j’ai eu la confirmation de l’identité de deux des trois corps : Brian O’Conner et Tobias Rapier. J’imagine que le troisième larron est celui qui avait ouvert les hostilités. Brian est arrivé après leur réunion de famille. Amaro a dû le descendre pour le faire taire. Du bout du doigt, je bascule le bouton qui actionne la rampe de phares sur le toit ainsi que les gyrophares. J’actionne la culasse de mon arme, une balle se loge dans la chambre de percussion.

L’Italien réagit, il s’avance, se met entre moi et les deux autres. Il écarte les bras, ses deux magnums brillent d’un éclat mat et froid. Le loup est rapide, il lui suffit de bouger, de dégainer. Deux armes, des sens affûtés, même aveuglé, il a une chance de m’atteindre.

- Je me rends, c’est moi qui ai…

Il n’en faut pas plus pour que les dernières cordes de ma conscience cèdent. J’épaule, vise et hurle pour me couvrir plus tard.

- Baissez cette arme ou je tire.

Le loup se fige, comprend. Ses mains tentent de faire le chemin inverse. Son erreur sera de vouloir protéger ceux qui sont dans son dos et de ne pas bondir. Ma balle l’atteint en plein front et ressort en lui arrachant une partie de la boîte crânienne. Comme au ralentit dans les films, où les gens hurlent sans qu'on les entendre, je vois le jeune délinquant, le visage déformé par un cri se précipiter vers Amaro qui n’a pas encore touché le sol. La femme s’est transformée, et prend une position prête à bondir. Je tire à nouveau, dans le pare-brise de la voiture d’Amaro. Le verre vole en éclat. C’est un coup de semonce, j’arme à nouveau mon arme et les tiens en joue. Vingt mètres me séparent d’eux. Je sais que je ne dois pas laisser la femme s’approcher plus de trois quatre mètres, car je n’aurais alors pas droit à l’erreur sur une cible mouvante.

- Au sol ! Tous les deux. Face contre terre, mains et pieds écartés. Exécution, ou je tire. Vous êtes accusés de meurtre au premier degré et de complicité de meurtre.

Si je dois tirer sur le gamin, j’userai de mon arme de service et lui péterais une rotule avec une balle sans aconit.

Un nouveau cadavre, enfin un succès.


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyDim 13 Jan - 16:25



Un nouveau cadavre. Un nouvel Echec.
Rapier et Alessandro sont dans la ligne de mire d'O'Conner. Un coup de feu éclate, les liens de la puma lâchent. Aussitôt un cri retenti. Celui de Tobias... ou celui de Brian. Tout se passe vite, trop vite. Je suis tombé à la renverse et bêtement assis sur le sol, simple spectateur, je remarque le professeur à terre, le visage déformé par la douleur en regardant sa main à vif. Puis je vois la blonde empoigner sauvagement le flic par la gorge et le ballotter comme du gibier. Le sangs giclent sous ses assauts, teinte la puma de rouge. Les hurlements de l'humain laissent place à des borborygmes répugnants. Je rabat les bras au dessus de ma tête pour me protéger lorsqu'un énième coup perdu retenti, suivit d'un second tir. Le dernier.  

-J'ai dit... crèves.

McNeal s'écroule au sol, pour de bon cette fois. Aless reste au côté du professeur et lui murmure quelques paroles sur un ton de sacrement. Lui non plus, ne se relèvera pas. Non loin la puma halète d'une respiration rauque. Du flic il ne reste qu'un amas de chair froide malmené par une bête féroce. Un silence étrange, sourd et dense, s'installe. Ou peut-être n'est-ce que mon esprit qui se retire un peu en retrait, loin de la scène, rouge sang, noir poudre à canon, blanc livide, qui s'étale devant mes yeux. Trois cadavres. Trois survivants...

-Perdono me…

J'émerge dans un sursaut. Aless a calmer Andy. Je me laisse faire d'abord, puis m'accroche à lui lorsqu'il me décolle du sol en refluant les larmes et les excuses qui menacent de m'échapper. Je ne voulais pas lui faire de mal. Je suis tellement désolé.


* * *

Alessandro nous a donné des ordres clairs en nous ouvrant la voiture. J'ignore ce qu'est devenu mon téléphone, perdu au moment de l'enlèvement peut-être. Andy ne bouge pas, recluse sur son siège. Aless s'affaire à l'extérieur. Il est un pilier inébranlable au cœur de l'horreur.
Lorsque la voiture quitte les lieux, je m'attarde à travers la vitre, regarder la bâtisse s'embraser, en rêvant de pouvoir y laisser brûler les stigmates de ce que j'ai subis avec la fauve.


* * *


-Aïe...

Je serre les dents lorsque ma cuisse rencontre le capot de la voiture, arrêtée au milieu de nulle part. Le choc, bien que minime, s'est répercuté jusqu'à la plaie que le loup s'emploie à soigner.

-Écoutez-moi attentivement. Je vais disparaître.

-Quoi?... Non!


Ma voix se mêle à celle d'Andy. C'est hors de question!

-J’ai un plan. Je m’éloigne, le temps que les flics trouvent les corps et les identifient. Je leur enverrai une lettre expliquant ce qu’il s’est passé. Il faut que vous reteniez cette histoire par cœur, car ils vont vous cuisiner. Ok ?

Le chef de famille explique et ordonne. Son regard animé d'une lueur embrasée plonge tantôt dans le mien, tantôt dans celui de la jeune femme, en quête d'un assentiment irrévocable. Mais, non! Non, il peut pas faire ça!... Aless récolte les larmes que je ne peux plus retenir, j'agrippe son bras des deux mains en suppliant.

-On se reverra, plus tard…

-Non...

- Voilà ce qu’il s’est passé : ...


Je m’efforce d'écouter et d'enregistrer que ce mercenaire fou de McNeal était sur les talons de son élève, Rapier, comment il a tué le type dont on parle depuis le matin ainsi que Lahey afin d'incriminer et atteindre Tobias, tout comme il nous a enlevé Andy et moi pour toucher le gangster qui avait le malheur d'être son ami et meilleur allié...

-... Là, racontez la vérité, dites ce qu’il vous a fait subir.

Les cris de la garou soumises à ma torture se répercute dans mon crâne. Je baisse le nez, murmure de nouveaux "désolés".  

- Vous devez être forts tous les deux. Ensemble. Vous raconterez que Tobias et moi sommes arrivés. Nous avons réglé son compte à McNeal et j’ai tué le flic car il allait nous tirer dessus.

Mon regard passe du loup à la puma, les lèvres tremblantes. Il veut se faire accuser à sa place?... J'espère une réaction d'Andy. Ce n'est pas à moi de l'en dissuader, ça reviendrait à laisser la jeune femme se faire condamner pour nous avoir sauver, m... mais je sais pas, il doit y avoir un autre moyen!...
La fauve a perdu ses traits de bête. C'est une amante éplorée, presque fragile qui est blottie contre le corps puissant du gangster.
Je hoquète et me mord la lèvre lorsqu'il noue fermement le tissue autour de ma jambe. Mais je pourrais revivre cet instant à l'infini si ça pouvait réparer les choses. Cette douleur me parait dérisoire comparé à ce que son départ me déchire le cœur.

-Therence ? Dans ma salle de bain, le meuble avec le tiroir. Tu retires celui du bas, tu trouveras une clé. Elle ouvre le casier au HCC d’un vestiaire qui est tourné à l’envers et qui semble défoncé. Dedans, tu trouveras une importante somme d’argent. Utilise-le à bon escient OK figlio mio ?

-Non... non, Al j't'en supplie, y a forcément une autre solution!...

Aless nous étouffe entre ses bras avec amour. Je m'accroche à lui de toute mes forces sans pouvoir retenir mes larmes, débitant des "emmènes moi avec toi!". Je préfère passer ma vie à fuir à ses côtés que vivre en sécurité privé de mon padre!...

-... Part pas...

Le sanglot désespéré d'un petit garçon de dix-neuf ans. Le loup attend de nous que nous veillions l'un sur l'autre comme il aurait protégé chacun de nous. Je me pince résolument les lèvres d'abord, parce qu'accepter, ce serait approuver son départ. Mais je fini par promettre, impuissant. Andy et moi avons fait connaissance de la pire des façons, mais pour lui, pour l'amour d'Alessandro, nous finirions par passer outre cet évènement sinistre, apprendre à nous connaitre et nous serrer les coudes. C'est une certitude.

Une lumière jaillit soudain et inonde la clairière. Nous nous tournons de concert vers la voiture de police et l'ombre qui apparait dans la tâche de lumière aveuglante.
Armée.
Nous avons dus tué O'Conner et McNeal pour sortir en vie de la cave. C'est la prison qui nous séparera si nous nous faisons prendre. Nous nous pressons les uns aux autres par instinct, lorsque je sens Alessandro nous échapper. Non... j’agrippe un morceau de sa chemise. Elle me glisse des doigts. Non!...

-Non, fais pas ça...

Je voudrais lui crier de rester, combien je l'aime et que j'ai besoin de lui, tout ce que je serais prêt à faire pour le garder à nos côtés!... Mais le loup a pris sa décision et s'éloigne, levant les mains en l'air. A la merci du shérif, lui l'alpha aux yeux bleu, le parrain de Beacon Hills... Pour nous protéger. C'est injuste, indigne de son rang. Les larmes menacent à nouveaux.

-Je me rends, c’est moi qui ai…

-Baissez cette arme ou je tire.


... Quoi?...

Un battement de cœur. La scène se déroule en un battement de cœur.
C'est un levé de rideau brutal sur le manège du shérif qui tombe le masque de l'Honnêteté et braque l'italien désarçonné. Sa main frôle le magnum à sa hanche, sa tête part brusquement en arrière en expulsant une gerbe de sang. Je hurle à plein poumon en me jetant vers le corps qui chute inexorablement.

Le parebrise explose dans mon dos, je trébuche en voulant me protéger.

- Au sol ! Tous les deux. Face contre terre, mains et pieds écartés. Exécution, ou je tire...

Je rejoins mon padre à quatre pattes.

Il ne peut pas être mort. Alessandro Amaro ne peut pas être mort.  
C'est un cauchemar dont je vais forcément me réveiller.
Le shérif hurle des ordres qui m'arrivent de loin, par delà la bulle dense et trouble qui vrille ma perception, tout focalisé sur Alessandro qui gît, allongé sur le sol, une marre de sang qui s'étend lentement sous son crâne.
C'est impossible...
C'est impossible...
Pas lui...

La tête me tourne. Douleur extrême, anesthésie de l'âme. Alessandro n'avait pas d'arme. Il nous a sauvé de McNeal. Il est mort pour un mensonge.

Je suis venu à Beacon Hills pour trouver mon père.
Et je l'ais trouvé. En la personne d'Alessandro.
Tué pour un mensonge. Arraché pour servir une justice aveugle. On m'a fait orphelin à nouveau.

Une dernière larme roule de mon œil hagard pour se mêler au sang qui imprègne le sol. Mes doigts griffent la terre et se referme en un poing sale et tremblant. Un souffle rauque franchis mes lèvres. A peine articulé, mais audible pour l'ouïe d'une garou...

-Tue le.

Dans mes yeux noirs se réveille un feu déchainé. Ce n'est pas une permission, c'est une requête.

Aless m'a léguer une somme suffisante pour disparaitre de Beacon Hills et m'établir ailleurs avec la puma. Le shérif est un homme respecté, quelle que soit l'issue de cette confrontation, sa parole sera difficilement remise en doute. Le gangster sera mort en criminel. Si on se fait prendre Andy sera soupçonnée des meurtres et ils ne la lâcheront pas, et moi une victime collatérale dans le meilleurs des cas. Si le shérif trépasse, ce n'est pas seulement le gardien de l'ordre de la ville que nous aurons tué, c'est le père de Stiles, membre de la meute la plus influente des environs.
Nous ne sommes déjà plus chez nous dans cette ville.

Le shérif continue de beugler. Je refuse de m'étaler au sol comme Alessandro qui y a été contraint.
Vas-y Andy. Reste forte, et tue le!

Je tiendrais ma promesse de veiller sur elle. Nous passerons par le HCC prendre l'argent, sans passer par chez nous pour des affaires personnelles, pas le temps, et nous roulerons, aussi loin que ce peu. Pour atterrir où, pour devenir qui, pour combien de temps? Demain nous le dira.  

Je saisis le flingue rangé à la hanche de l'italien, vise le shérif et tire.


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Andy Turing

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyDim 20 Jan - 16:33

Andy Turing & Alls


Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !




Le regard rivé sur l'homme qui ne ressemble plus qu'à un amas de chair froide, elle ne réagit même pas aux nouvelles détonations qui se font entendre dans la cave. Ses mains sont poisseuses de sang, elle les frotte contre sa robe déjà souillée, tentant d'effacer ce qu'elle vient de faire, revenant sur terre avec difficulté, l'humaine reprenant doucement ses droits. Elle a tué un homme, pour protéger le sien. Les remords sont repoussés par cette idée, elle n'avait pas d'autres choix que d'agir ainsi. Si le garçon l'a libérée, c'était certainement parce qu'il savait qu'elle allait agir de cette façon, et ne pas l'attaquer lui malgré ce qu'il s'est passé dans ces lieux.

Elle tourne la tête, entendant la voix d'Alessandro lorsqu'il s'adresse à l'homme en costume dont émane une fragrance étrange. Souffrance liée à l’apaisement qui forment un cocktail des plus inhabituels. Son regard croise celui de son loup alors qu'il la fixe brièvement. Son odeur suffit à achever de calmer la puma, un cœur cesse de battre. L'ami du loup est mort.

Alessandro prend l'adolescent dans ses bras puis leur montre le chemin de la sortie. Même s'ils doivent rester actifs, Andy se contente de suivre le mouvement telle une marionnette. Il est venu les chercher, il est en vie et est en train de les faire sortir de cette horreur. Ses pas la guidant hors du bâtiment, elle ne souhaite qu'une chose, oublier ce qui s'y est passé. La douleur, cet homme a qui elle a donné la mort devenue trop primitive pour ne serait-ce qu'imaginer régler le problème qu'il posait d'une autre manière. Une boule dans la gorge, elle sent la bile remonter jusqu'à sa bouche.

[...]

Dans la voiture, elle se contente de fixer ses mains, les frottant l'une contre l'autre pour y effacer les traces de ses méfaits. Elle a retiré le dernier clou incrusté dans son ventre sans même broncher, l'esprit trop abasourdi pour se laisser distraire par cette douleur. La plaie se referme, doucement mais suffisamment  vite pour que tout ça ne soit rapidement plus qu'un souvenir. Les flammes qui commencent à dévorer le bâtiment se reflètent dans son regard vide. Un simple frémissement lui échappe alors qu'Alessandro les rejoint dans la voiture. Elle tremble un peu et ne désire qu’une chose, oublier. Laisser ces flammes brûler ses souvenirs, la douleur et la peur qui ont été leurs seuls repères à elle et au garçon durant ces dernières heures.

La voiture démarre, laissant les corps de ceux qui ne verront pas l'aurore derrière eux.

[...]

Serrée contre Alessandro elle ne parvient à détacher son regard de ses mains qui charrient la douleur de Therence au milieu de cette clairière ou ils se sont arrêtés. Son instinct lui dicte que l'horreur de ces dernières heures n'est pas finie, alors que le loup ouvre la bouche pour confirmer ses pires craintes. Elle l'enserre un peu plus contre elle, faible protestation face à l'idée de voir l'homme disparaître, les abandonner après ce qu'ils viennent de vivre alors que des supplications quittent sa bouche.

-Non ! Tu ne peux pas faire ça !

Il ne leur laisse guère le temps de protester, leur expliquant son plan dont la folie n'a d'égal que la douleur qu'il implique. Des larmes glissent sur ses joues, diluant le sang qui orne son visage. Elle s'accroche un peu plus à son homme, l'adolescent s'alliant  à elle dans ce refus de voir l'italien s'éloigner. Il les a sauvé, savoir qu'il est prêt à partir pour les protéger à nouveau rend la mort du flic bien faible face au tourments qui parcourent à présent la puma. A présent il leur conte son histoire, ordres se mêlant à ses explications alors qu'il cherche à leur faire accepter l'intolérable. Sa main passe sur sa joue, les sanglots qui la parcourent regagnant en intensité alors que dans ses yeux elle voit que sa décision est déjà prise.  Elle lui rend son regard, son désarroi faisant écho au sien alors que Therence s'agrippe lui aussi à sa figure paternelle, refusant son départ.

-Emmène nous avec toi... Je t'en prie.

Son regard se lève, croise celui de son homme, tentant d'appuyer cette demande un peu folle mais qui lui semble être la seule issue possible à cette situation. Il continue de débiter cette histoire, donnant des explications qui ne l’intéresse même pas mais qu'il veut qu'ils donnent à leur tour au flics. Son regard se baisse, elle devient comme muette lorsqu'il leur demande de raconter aux forces de l'ordre ce qui s'est passé dans cet endroit. Sa main s'éloigne de celle trop proche de l'adolescent alors qu'il laisse sa culpabilité s'exprimer à nouveau. Elle était d'accord pour subir à sa place, ne voulant pas voir un humain souffrir alors que son corps a déjà presque fait disparaître tout les signes des mauvais traitements dont il a été la victime.

Alessandro veut se faire accuser à sa place, et c'est la seule information réellement importante qui arrive à se frayer un chemin jusqu'à son esprit fatigué et choqué. Elle se colle un peu plus à lui, avant que ce dernier ne les serre finalement tout contre lui, les étouffant de son amour. Ses larmes humidifient la chemise du loup, alors que de sa bouche s'échappe de nouvelles supplications et des déclarations de son amour pour lui, sachant qu'il y a des fortes chances pour que ce soit la dernière occasion qu'elle ait de le faire. Son corps chaud et puissant contre le sien, elle passe son bras libre autour du jeune garçon, soutien dans cette peine et cet abandon dont ils sont les victimes.

Elle se hisse sur la pointe des pieds, ses lèvres écrasant celles du loup, ses pleurs les rendant humides et leur conférant un goût salé. Elle finit par promettre, quelques mots qu'il lui arrache, sa volonté cédant face à l’inévitable.

Une lumière les aveugle, brisant ces adieux. Elle tourne la tête, feulant après cette silhouette qui apparaît telle une ombre face à eux. Ses mains s'agrippent au corps de son homme, comprenant ce qu'il compte faire, mais ce dernier finit par s'éloigner, se tournant vers le nouveau venu. Le cœur de la puma se stoppe un bref instant, les mains levées d'Alessandro, ce dernier qui se rend pour les protéger. Cela ne peut s'achever ainsi.

Un hurlement donne l'alerte, annonçant le drame avant que ce dernier ne se produise. Alessandro bouge, mais n'est pas assez rapide pour faire face à cette balle qui fonce vers lui.

Plus rapide qu'un battement de cil, l'horreur s'abat sur eux, le corps d'Alessandro commence sa chute, une gerbe de sang s'échappant de l'arrière de son crâne alors que le hurlement de Therence répond à cette détonation qui vient de déchirer le silence et cette famille atypique qu'ils formaient.

Un rugissement sort de la gorge de la puma alors que son cœur se fait glace face à la perte du loup qui avait su remplir le vide qui y régnait. Crocs, et griffes sortis, elle fixe l'ombre meurtrière, voleuse d'homme et de père, de ses yeux luisant de fureur. Muée par cette rage que cette perte qu'elle ne peut tolérer fait naître en elle, elle fait un pas, ne se retournant même pas lorsque le pare brise de la voiture part en éclat. Les ordres criés par cet homme qu'elle devine flic n'ont pas de sens alors qu'il vient de tuer un homme, abattre comme un chien celui qu'elle aime tandis que ce dernier se rendait pour les protéger. Ses larmes embuent son regard, rendant son jugement aveugle alors que Therence lui fait une requête qu'elle était déjà prête a exécuter avant même qu'il ne la formule. Elle gronde sourdement, laisse son regard glisser vers son amour perdu pour se donner la rage d'aller jusqu’au bout avant de faire un nouveau pas vers leur ennemi. Elle ne peut s'écraser face à cet assassin, et c'est quand elle s'élance vers lui qu'une détonation et un cri de douleur se font entendre, lui donnant ainsi le départ pour sa charge vengeresse.

En quelques bonds elle est sur le tueur, ce dernier plié en deux par la balle tirée par Therence qui a fait mouche. Elle lui arrache son fusil des mains, avant d'hurler quand elle s'en sert pour le frapper en plein visage.

-TU L'AS TUÉ ! Il se sacrifiait pour nous et tu l'as abattu comme l'assassin que tu es !

Le jeune homme au fusil a été tué par l'animal qui fait parti d'elle, mais a présent c'est l'humaine qui rend justice, frappant celui qui était censé protéger la population. La crosse de l'arme entre en collision avec la mâchoire du vieil homme, brisant sa mâchoire dans un craquement sonore, le faisant chuter au sol comme une poupée de chiffon. Refusant de lui laisser l'illusion d'une possible survie, sachant pertinemment que s'il est ici, d'autres viendront, elle abat le fusil sur lui une dernière fois, s'en servant comme si c'était une lance. Empalant l'homme sur son arme avant de la laisser s'enfoncer dans la terre sous lui, le clouant au sol comme un papillon sur un bouchon de liège.

Elle fixe le tueur, attendant que son cœur cesse de battre alors que les battements de ce dernier deviennent plus faibles. Le regard du shérif est figé dans l'horreur de celui qui sait que le moment de payer pour son crime est arrivé. Andy se redresse foulant une dernière fois le sol de ses griffes alors que celles-ci retrouvent leur place originelle. Puis elle redresse la tête, fixant le ciel avant de poser la seule question qui lui taraude l'esprit.

-Therence...Qu'est ce qu'on va faire sans lui ?

Ses sanglots reprennent, alors qu'elle réalise pleinement l'horreur de la situation, cherchant une solution dans cette lune qui la nargue, celle la même qui avait le mérite de s’attirer les foudres de l'italien.
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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyMar 22 Jan - 18:06

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !



Tout se passe comme au ralentit. A l’instant où l’Italien bascule en arrière, je sais que je vivrai le reste de mes jours avec ce regard qu’il pose sur moi. Un regard qui en dit long sur les regrets qui le hantent. Est-ce sa vie qu’il voit défiler, ou celle qui lui est maintenant refusée ?

L’adolescent se précipite vers son mentor. Stiles m’avait parlé de ce rapprochement que je vois d’un très mauvais œil. Therence Garnet est déjà connu de nos services, fréquenter un tel homme le voue à devenir un délinquant et pas d’un petit calibre. J’entends sa peine, mais c’est ce qu’il y a de mieux pour lui.

Le coup me prend par surprise. Je visais la femme qui avait révélé sa nature. Mais c’est l’adolescent qui vient de me plomber. Je suis à plus de vingt mètres, en contre-jour, mais il a fait mouche. Le mal s’est déjà rependu dans ses veines, il est… foutu. Je resserre ma prise sur mon fusil, j’entends la radio crier dans ma voiture. Cela s’affole au poste de police. Ils savent où je suis. Ils vont venir. Mais avant, je dois…


… Je n’ai plus la force de lever mon arme. Elle m’est brutalement arrachée. Je lève une main dérisoire pour me protéger. La crosse me fracasse le visage, je vacille. La douleur irradie, brûlante, intense. Je n’ai que le temps de me dire que j’aurais dû tous les abattre quand j’en avais l’occasion. Mais abattre de sang-froid un gangster est une chose, les deux autres… Je ne pouvais riposter qu’en légitime défense, seulement je n’ai plus le temps. C’est trop tard pour changer ses choix.

- Stiles… Pardon.

… Claudia.

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MessageSujet: Re: [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !   [EVENT] Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec ! - Page 2 EmptyMar 22 Jan - 18:07

Un nouveau cadavre ! Un nouvel échec !




On ne se parle plus depuis que la bête n’est plus. Je feins l’indifférence, mais mon cœur saigne. C’est un choix de raison qui brise mon âme. De son côté, Brian se plonge dans le travail jusqu’à l’épuisement. Je l’ai blessé plus qu’il n’est permis de le faire. Alors pour ne pas sombrer, je laisse le Hellhound agir. Le chien de l’enfer m’a rappelé ma condition de simple enveloppe charnelle. Ma vie ne m’appartient plus.

Il s’est enfermé dans la salle de surveillance. À son front plissé, je sais qu’il tient une piste et que tel un chien policier, Brian ira au bout de son enquête.

***

J’ai su avant que les pompiers soient avertis. C’est dans ma nature de savoir qu’un être surnaturel vient de mourir. Quand j’arrive sur place, le feu est encore actif et pompiers sont à pied d’œuvre. Ils font les premières constatations, trois cadavres apparaissent dans les flammes, quand le feu redouble d’intensité. Ils reculent et ne me voient pas au milieu de la fournaise que j’ai à nouveau provoquée. Mon cœur se serre en voyant son corps recroquevillé par la douleur subie. Ce n’est pas le feu qui l’a tué. Sa peau a cloqué de manière ignoble et son si beau visage est figé dans un hurlement d’effroi. Sa mort n’a pas été douce, et il n’a pas été abattu par une balle comme les deux autres. Je vois les sillons qu’ont laissés des griffes et le trou béant de sa gorge. Brian s’est vu mourir, s’est senti mourir. Le brasier s’intensifie, attisé par ma fureur et l’émotion d’un amour brisé. Avec affection, je prends son corps dans mes bras et l’emmène. Je lui dois une sépulture digne de lui, de l’homme intègre qu’il a été, jusqu’au bout. Il avait risqué sa vie pour aller chercher mon âme en enfer.

Je sais qui l’a assassiné.

***

J’ai remis mon uniforme que j’avais retiré avant de me noyer dans l’incendie. Alors que je vais pour prendre la route qui mène au Nemeton avec le corps de Brian recroquevillé sur la banquette arrière, une couverture posée sur lui, comme s’il dormait, l’instinct me dicte de poursuivre plus loin. Je laisse le Hellhound me guider. Il sait. La radio de ma voiture de police me fait vivre les derniers instants du sheriff Stilinski. Je ne suis plus très loin.

Je stoppe la voiture à côté de celle de Stilinski. Le corps du sheriff est là, crucifié par le canon de sa propre arme. Non loin de là, une femme. L’odeur. C’est elle. Mes yeux s’embrasent, alors que mes crocs apparaissent. Derrière elle, je vois l’adolescent. Je le reconnais, il s’était enfuit du poste de police avec Derek quand le loup avait subi une drôle de malédiction. On avait décidé de laisser tomber les charges contre lui, d’autres chats à fouetter.

C’est lui qui a tué le sheriff.

Je le sais car c’est mon rôle d’accompagner les morts pour leur dernier voyage. Un coup de feu claque, la balle s’enfonce dans mon torse, pas loin du cœur. Ma chemise s’embrase. La puma s’élance vers moi, crocs et griffes sortis. Je la bloque d’une main au cou. Sa chair se calcine à mon contact, elle hurle. Mon regard de feu plonge dans le sien. J’ai envie de la cramer sur place, lentement pour lui rendre les douleurs offertes à celui qui gît dans la voiture. J’incline la tête et écoute, la radio du sheriff crépite, les renforts sont en route.

Je suis le Hellhound, je viens chercher les morts, ceux qui ne doivent pas être vus, comme le cadavre du loup, là-bas. La félidé n’en peut plus de hurler, sa peau cloque, elle sent la viande que l’on met sur le barbecue. Comparaison factuelle, je n’ai aucune compassion à sa douleur. Une part de moi s’en réjouit, mais la justice n’est pas ma tâche. Je ne suis pas ici en tant que sheriff adjoint. Je jette la femme au loin, comme on se débarrasse d’un détritus. D’autres se chargeront de l’arrêter. J’hésite à comment procéder, puis me décide à prendre le corps de Brian. Il n’y a qu’une route qui mène ici, je ne peux pas croiser les collègues alors que je vais laisser le cadavre du sheriff ici. Il est humain, c’est aux humains de gérer sa sépulture.

Chargé de ma funeste charge dont l’apparence transcende toute la souffrance supportée, je m’avance vers le loup mort et l’humain qui lui est attaché. Le gamin décharge son arme sur moi. Je ne crains rien, il n’a pas les bonnes balles. Je n’écoute pas ses hurlements, cris qui se taisent quand je dépose Brian sur le sol. J’observe le loup, la balle l’a tué sur le coup. Le sheriff a veillé à ne pas faire souffrir sa victime. Ce qui ne semble pas être un cas de conscience pour la femelle qui geint en se tenant la gorge. Le môme m’interdit de toucher son père. Il repousse mon bras, se brûle quand j’active mes flammes. J’ai un travail à faire.

J’ai chargé le loup sur mon épaule comme s’il ne pesait rien, et repris Brian dans mes bras. D’un pas décidé je quitte la carrière en direction de la forêt. Le Nemeton est à une dizaine de kilomètres. Un détail. L’enfant hurle, m’ordonne de lui laisser son père. Je ne ralentis pas. Il se met à me suivre. Je m’en moque et laisse faire. Il sait pour le surnaturel, je n’ai rien à lui cacher. Funèbre cortège mortuaire qui passe devant la femme. Elle feule. Je m’arrête. Tourne lentement la tête dans sa direction et lui montre un aperçu de l’enfer. Une fois ma tâche terminée, elle ferait mieux de ne pas être encore devant mes yeux.

Spoiler:
 

Le chemin a été long, la forêt s’est tue à notre passage. Je ne fais pas cas de qui me suit. J’ai déposé Brian sur la souche du Nemeton et placé Alessandro à côté de lui. Ennemis dans la vie, unis dans la mort. Quoi qu’on ait fait, la fin est la même. On laisse richesse et famille derrière soi. Je m’assoie entre les deux corps, prends la main figée de Brian. La forêt disparaît dans un rideau de flamme. Quelqu’un pleure. Est-ce moi, ou quelqu’un d’autre ?


Spoiler:
 




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