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 Rule breakers [PV Brian]

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Therence Garnet

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MessageSujet: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyMer 31 Oct - 20:27



Hi, partner...
-Salut. Est-ce que je pourrais voir l'agent O'Conner?

-C'est pour quoi?

J'ouvre la bouche sur un "heu" avorté à temps pour fouiller dans la poche de ma veste et présenter ma carte étudiante à la policière en charge de l'accueil. La fausse carte que m'avait faite Adriann.

-Je suis étudiant en criminologie, et je dois passer un entretient avec l'adjoins O'Conner. Je voudrais m'engager comme réserviste au sein de la police.

Ponctué d'un sourire charmant.

-Votre nom?

-Garnet. Therence.

Je tente de contrôler le tapotement de mes doigts sur le comptoir le temps que la femme vérifie sur son ordinateur sur lequel ne figure aucune prise de rendez-vous. Mais ce n'est pas ce qui me gène. Impossible que mon nom suffise à la renvoyer sur les quelques infractions que j'ai pu commettre, pas vrai?

-Je suis désolé, mais votre nom n’apparaît pas. Un entretient vous dite?

-Je comprend pas, c'était pourtant ok, enfin c'est ce que m'a dit Stiles... lâché-je, l'air de rien. Lorsqu'il a appris pour ma candidature, il a parler de la montagne de boulot qu'avait son père, et des longueurs administratives, et il m'a dit qu'il arrangerait ça. Que je n'aurais qu'à me présenter aujourd'hui à cette heure demander O'Conner et qu'il me recevrait... Il avait l'air tellement content de rendre ce service...

-Vous savez, on a une procédure précise pour ces choses là. Il ne faut pas croire tout ce que raconte ce garçon... J’acquiesce bien sagement. On ne peut vraiment pas ce fier à Stiles... Vous devriez voir ça avec le shérif, c'est lui qui se charge des recrutements.

-Heu... écoutez, me penche-je vers elle en me mordillant la lèvre d'embarras, il ce peut que le shérif n'ait pas une excellente image de moi et je comptais vraiment sur ce "petit coup de pouce" pour mettre toutes les chances de mon côté. O'Conner me connais bien lui, il... m'a tiré de la m*rde.

… Littéralement. Je peux encore sentir l'odeur des cadavres en putréfactions qui avait amorti ma chute dans la fausse dans l'antre des Doctors et d'où le policier m'avait aidé à remonter.

-... c'est grâce à lui que je m'en suis sorti. C'est un brave type, je sais que si j'en discute avec lui, il plaidera en ma faveur. Je dois vraiment passer cet entretient! Ça pourrait-être déterminant pour la suite de mes études, et je veux sérieusement me refaire, je suis pas un mauvais bougre.

-Très bien, très bien. Allez vous asseoir là bas, je vais aller voir.

Je la remercie, obéis docilement, et m'affale triomphalement sur le banc en sifflotant tandis que la bleuette s'en est allée requérir l'adjoint. Derrière une vitre me parvient la monotonie administrative d'un début d'après-midi, de l'autre côté les baragouinement d'un poivrot de jour entre les mains d'un officier. Ma contemplation de la vie policière et mes notes innocentes tarissent en sentant des yeux peser sur moi. Mon regard s'arrête sur celui, flasque et suspicieux, d'un flic qui a passé l'âge des courses poursuites à moto à travers les routes escarpées de Beacon Hills...

-Alors comme ça tu veux devenir flic?

-Oh oui. C'est mon rêve de toujours. ironisé-je avec tout ce que je suis capable de politesse.

Mon adjoint favoris - et sauveur du moment - se pointe, manifestement ravi de me voir. Le temps qu'il rassure et se débarrasse du plus vieux, et je l'accueille avec mon plus large sourire.

-Salut, équipier...

*

-T'inquiète, je viens pas "vraiment" ici postuler pour remonter en voiture et filer sur une scène de crime dans les entrailles de la ville. Je veux juste jeter un œil dans les dossiers spéciaux, explique-je en pénétrant dans un bureau à la suite du flic, hors de la surveillance du reste du poulailler.

Pouvoir les inspecter et dévorer les documents serait plus proche de la vérité. Mais une vérité qui ne me profiterait pas...

-Tu te souviens, aux égouts, que je t'avais demandé jusqu'à combien d'années remontaient les dossiers de cas surnaturels en votre possession?

Voilà, nous y sommes. Je ne suis pas surpris lorsque l'agent argue que je n'ai pas le droit de les lire, qu'il a d'autres choses hautement plus sérieuses et urgentes à faire, et blablabla... Et effectivement, on dirait bien qu'il a pris quelques années. Le menton mal rasé lui donne un air de mauvais flic blasé qu'on y croirait.

L’anéantissement de la Bête du Gévaudan ne c'est pas fait sans sacrifices. J'ai vu Brian se métamorphoser dans les galeries après que le Hellhound nous ai abandonné. Je vois bien qu'il traverse une mauvaise passe, et je sais combien ce serait mal d'insister.

-Ok, c'est pas grave. Je comprend...

Ouais, vraiment mal. Mais si cette affaire à brisée des vies, sa résolution signe aussi la reprise de la mienne :

-...Je demanderais à Stiles! déclarai-je en retournant vers la l'extérieur du bureau. Il saura bien comment me faire entrer, encore, en pleine nuit, et accéder aux dossiers que je veux, et plus... si affinité... réfléchis-je en tirant le nez, lorgner vers le couloir menant aux armes et équipements, vraiment, vraiment très tentant.

La porte se referme sur mon regard concupiscent et je jubile de le voir intérieurement admettre qu'il vaut mille fois mieux me permettre de consulter sous sa surveillance que fouiller en toute liberté. Mais c'était sous-estimer la tête de mule de ce type.

-Alors quoi? Ce qu'on a vécu ensemble ça suffit pas? m'emporte-je.  

Résoudre l'affaire surnaturelle du siècle et tuer la Bête de Gévaudan – rien que ça! – ça ne me laisse pas un minimum de droit? Une autorisation spéciale? Une récompense?

-C'était pas une stupide aventure, Brian, j'en ai sérieusement bavé je te signale!

Les cadavres, les courses-poursuite interminable, est-ce que je dois lui rafraîchir la mémoire? J'ai sauvé cette ville! On... ON a sauvé cette ville. Il me semble voir quelques têtes se hisser de leur bureau de l'autre côté des stores...

-Je pensais mériter mieux que ça... boudé-je, grandement affecté.  

Ok, je crois que la tolérance du flic a atteint ses limites. Je le sens sur le point de me virer du commissariat à coup de semelle au derche et me débat lorsqu'il m'embarque vers la sortie du bureau.

-Non! Hey! Attends!

Je claque la porte qu'il tente d'ouvrir d'une main, m'empoignant de l'autre.

-Il s'agit de mon père!

Il fallait au moins cette vérité pour avoir toute l'attention du flic. Inutile d'être un loup ou d'avoir un flair policier pour déterminé ce que ça me coûte de quémander. Je dis la vérité. Il me lâche.

-Je ne demande rien de plus qu'à pouvoir lire les dossiers. Rien de plus. Et on ne remarquera même pas ma présence.

C'est une promesse. Les yeux de chien battu c'est très peu pour moi, mais je crois qu'à ce moment où la décision du flic scelle l'avancé de mes recherches et que j'en suis réduis à avouer, un pan de ma veste mal retombée sur mon épaule, c'est l'image que je dois inspirer.

Les secondes passent, yeux désespérés concurrençant le regard faussement dur d'un type au cœur trop tendre...

©️ Halloween sur Never-Utopia


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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyLun 5 Nov - 18:47


Rule breakers


Feat : Therence



Il y a un vide sidéral dans cette maison que même les deux tornades que sont Truc et Machin n’arrivent pas à combler. Eux aussi ressentent le manque du grand absent. Le plus dur ce sont les soirées devant la télévision, les deux bestioles collées contre moi, comme si nous cherchions une chaleur, celle qui a déserté la maison. Je ne le nomme plus, ne l’appelle plus. Au travail, il reste l’adjoint Parrish. C’est simple pour lui, ses sentiments ont tout bonnement été effacés par le Hellhound. Moi, je me dessèche sur place. Lors de la bataille finale avec la bête, j’avais bien failli le faire, ce moment d’inattention qui n’en aurait pas été un. Partir en beauté, mais cela n’aurait pas été héroïque, voire même lâche de ma part.

(...)

Je repose l’imprimé sur mon bureau. Ma demande d’admission à l’école de police de Sacrameto. Pour ne pas m’éloigner de Lui, j’avais pris mes cours par correspondance, bien  moins complets et prestigieux que l’école elle-même. Mais pour se faire nommer inspecteur sur Beacon Hills, c’était largement suffisant. Cependant, plus rien ne m’attache ici. Il n’y a pas que du mauvais dans ce qui m’est arrivé ici. Je sais qu’Il était sincère quand Il m’a dit ces mots, ceux qui bouleversent et rendent unique. Il m’a guéri de mon plus grand mal, cette phobie que j’avais en arrivant ici, celle du contact charnel. J’ai le cœur en miettes, mais les idées claires. Puis ce n’est pas la première fois que ma vie recommence à zéro. Je garderais mes cicatrices, mais je gagne en maturité. Je ne suis plus le naïf et gentil Brian, mais le gentil Brian. Il me fallait une nouvelle claque pour ne pas prendre pour acquis que ce qui nous ait que prêté. Le bonheur n’est pas éternel.

(…)

- Brian, y a un mioche qui demande après toi. Apparemment il aurait un entretient avec toi.

Je pose mon stylo. Je viens de signer ma demande. J’ai de bons espoirs pour intégrer la promo en court de route. Mes notes sont plutôt excellentes.

- Son nom ?
- Garnit ou Gromit.
- C’est bon, je le connais. Ce n'est pas Therence Garnet plutôt ?

- Oui, un truc de ce style.


Mon rebelle ! Que vient-il faire dans le « grand poulailler » ? Amaro ferait un urticaire géant, s’il savait son fils adoptif ici. Je sors de mon bureau et vais voir ce qu’il veut. Je ne peux pas m’empêcher de le sourire en le voyant. Il baratine un vieux collègue avec une aisance digne d’une connaissance commune. Peut-être est-ce qu’il lui faut après tout ?

-Alors comme ça tu veux devenir flic?
-Oh oui. C'est mon rêve de toujours.


Et moi je rêve de devenir maçon…  Je suis content de le voir en forme et plein d’énergie. Ce qu’il a vécu avec la bête n’est pas rien. L’enfer des égouts n’était pas rien. De plus, j’ai pu compter sur lui, comme sur un co-équipier.

-Salut, équipier...

Mon sourire s’agrandit. Je l’aime bien ce môme. Un peu frondeur, mais il a du cran et du courage. Je rassure mon collègue, affirmant que j’avais bien un entretient avec ce « petit gars ». Je l’invite à me suivre jusqu’à mon bureau pour que nous puissions parler tranquillement.

(…)

-T'inquiète, je viens pas "vraiment" ici postuler pour remonter en voiture et filer sur une scène de crime dans les entrailles de la ville. Je veux juste jeter un œil dans les dossiers spéciaux.
- Dommage Therence, tu ferais un bon flic. Quant aux dossiers spéciaux…


Mon regard se tourne vers le mur au-delà duquel il y a Son bureau.

- Une partie n’est pas matérialisée sous forme papier et le reste verrouillés dans le coffre du shérif. Puis, tu n’es pas flic, donc pas le droit de les consulter. Je suis navré. Si tu n’as rien d’autre à me demander, je vais te laisser filer. J’ai des tonnes de paperasses à remplir…

Je l’aiderai bien, mais je suis las de tout ça. Beacon Hills et ses étrangetés. Étrangetés au contact desquelles je me suis cramé au sens propre comme au sens figuré. Je soupire, un sourire contrit à l’intention de l’adolescent.

-Ok, c'est pas grave. Je comprends...


Je fronce les soucis. Ce n’est pas dans sa nature de ne pas insister.

-...Je demanderais à Stiles! Il saura bien comment me faire entrer, encore, en pleine nuit, et accéder aux dossiers que je veux, et plus... si affinité...

Ok… Je vois… Je me disais bien que ce n’était pas normal. Il ouvre la porte, je la referme simplement par la force de mon esprit et d’un léger courant d’air.

-Alors quoi? Ce qu'on a vécu ensemble ça suffit pas?
- Je n’oublie pas ce que nous avons vécu ensemble et ne l’oublierai  jamais.
-C'était pas une stupide aventure, Brian, j'en ai sérieusement bavé je te signale!
- J’en ai conscience, mais…

-Je pensais mériter mieux que ça...


Je me lève et souffle mon exaspération. Quand la jeunesse comprendra que non égale non, et pas peut-être et encore moins oui ?

-Non! Hey! Attends!

J’ouvre la porte de mon bureau pour l’en déloger quand il la repousse.

-Il s'agit de mon père!

Je le regarde. Il est sincère. Je le devine aux crispations de son visage, son regard qui est troublé mais non fuyant comme lorsqu’on ment. Je concède à l’écouter.

-Je ne demande rien de plus qu'à pouvoir lire les dossiers. Rien de plus. Et on ne remarquera même pas ma présence.

Je secoue la tête et l’invite à se rasseoir. Therence est un adolescent émancipé, car il est orphelin. J’avais fouiné un peu, après qu’Amaro l’ait pris sous son aile dans l’idée d’avertir sa famille que le garçon tournait mal. Mais de la famille, il n’en a tout bonnement pas. Alessandro est ce qui ressemble le plus à une figure paternelle pour lui. Cela me tue de l’admettre, mais c’est ainsi. Il faut au moins un type de son envergure pour canaliser ce gamin livré à lui-même.

Je réfléchis pendant que Therence se transforme en chiot battu. Il ressemble à Machin là… Je mentirai, si j’affirmai rester insensible. Un père, c’est important. Pour le mien, j’étais transparent.

- Plus d’adolescents planqués au poste de police en pleine nuit. Et ne compte pas sur Stiles, les serrures ont été changées et le shérif fait attention où il laisse traîner son trousseau.

Therence se ratatine, les épaules basses, il est vraiment affecté.

- Par contre, hors du poste de police… je peux t’arranger ça. Tu me dis ce que tu cherches, je fais un tri dans ce qu’on a et te les apporte avec la boule de cristal.

Devant le regard éberlué de Therence, je précise les pouvoir du presse-papiers qui trône sur Son bureau et que seul Lui et moi pouvons activer. Je n’ai aucune envie d’aller là, n’y de devoir lui parler pour Lui expliquer pourquoi je vais emprunter la boule. J’espère que le Hellhound ne me fera pas d’histoire. Cela m’est désagréable d’avance, mais pour Therence je veux bien prendre sur moi et faire un effort.

HRP:
 



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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyMar 20 Nov - 23:45



Camaraderie
-T'inquiète, je viens pas vraiment ici postuler pour remonter en voiture et filer sur une scène de crime dans les entrailles de la ville. Je veux juste jeter un œil dans les dossiers spéciaux.

-Dommage Therence, tu ferais un bon flic.

Un bon flic?... Je reluque l'agent de l'ordre dans son costume kaki, sur le point de retourner à son bureau parmi d'autres bureaux, et ne peut réprimer un petit rictus.

-Tu m'excusera, mais recevoir une médaille pour avoir distribuer le plus de PV et bosser sous la houlette d'une hiérarchie et en suivant un protocole, c'est pas pour moi. J'ai pas l'âme d'un flic.

-Quant aux dossiers spéciaux…

J'offre ma plus sérieuse attention à Brian.

-Une partie n’est pas matérialisée sous forme papier et le reste verrouillés dans le coffre du shérif.

Mes épaules flanches alors que mon regard se fait rond d'indignation.

-Et alors, c'est censé nous arrêter?!

-Puis, tu n’es pas flic, donc pas le droit de les consulter.

-J'ai fait plus que du boulot de flic...
gronde-je. J'ai le sentiment d'être dévalué.

-Je suis navré. Si tu n’as rien d’autre à me demander, je vais te laisser filer. J’ai des tonnes de paperasses à remplir…

Oh que non j'en ai pas fini. J'ai aidé à traquer la Bête du Gévaudan, en contournant des règles qu'il m’épelle aujourd'hui comme le brave flic qu'il est. Je mérite amplement de consulter ces foutus dossiers!

O'Conner me renvoie un sourire désolé. Je le fixe, le visage neutre, mais une lueur coléreuse au fond des yeux. Brian respire la lassitude. J'ai conscience d'être un poids futile qui s'ajoute sur ses épaules fragilisées. Si le professeur de criminologie était toujours là, j'aurais pu jouer de cette relation pour obtenir mes informations. Il l'a dit lui même, le shérif a pris ses précautions et je doute que Stiles aurait pris la peine de me faire entrer ici autrement que pour sauver la ville. Quant-à Aless, il m'apporte déjà beaucoup, trop pour ce que je suis capable de lui rendre, et il n'est pas dit que nos méthodes pour s'approprier ces infos converges. Je n'ai plus que Brian pour accéder à ces dossiers. Et je laisserais pas passer ma chance parce qu'il a baissé les bras.

Mes menaces sont inutiles lorsque j'aborde une nouvelle infraction avec le fils du shérif, Brian veut me mettre dehors. Je refuse, je partirais pas d'ici sans avoir pu voir les dossiers! Je lui expose le sujet de mes recherches, mon père... Ma vie vaut autant que celle des gens qu'on a sauver la nuit de la Bête. J'ai le droit de résoudre mes propres problèmes, moi aussi!...

-Je viens pas réclamer un héro pour se charger de ma quête. Je veux juste qu'on me donne les moyens de trouver mes réponses...

Brian n'est pas mon ami, mon protecteur, on ne partage pas des malheurs comparables, il ne m'est même pas redevable pour une broutille. Il n'a pas à se sentir concerné par ma vie, et je n'attend pas à ce qu'il le soit. Mais Brian est un brave type, honnête et juste, et je veux croire qu'il est assez humain pour considérer l'importance de ma requête...

-Plus d’adolescents planqués au poste de police en pleine nuit. Et ne compte pas sur Stiles, les serrures ont été changées et le shérif fait attention où il laisse traîner son trousseau.

-J'ai aidé, Brian...
rappelé-je piteusement en sentant une boule mauvaise remuer sous le sternum. C'est peu demander pour avoir vaincu un monstre...  

-Par contre, hors du poste de police… je peux t’arranger ça.

Mon aigreur disparaît en un clignement de paupière. Il accepte?!

-Tu me dis ce que tu cherches, je fais un tri dans ce qu’on a et te les apporte avec la boule de cristal.

J'ouvre joyeusement la bouche lui faire un descriptif de ce que je recherche mais me fige c*nnement avant de froncer des sourcils et mimer un « heu » éloquent...

-La boule de cristal?...

C'est mon passé que je dois résoudre, pas mon avenir. Je n'aurais pas frappé au commissariat si j'avais voulu consulter Madame Irma!  

La boule en question – qui n'a rien d'une boule par ailleurs – abrite un recensement des créatures de la ville. Si elles y figurent toutes, c'est qu'il y a une chance pour qu'il y soit aussi... Il faut que je consulte le presse papier.
J'avais appris au cours de notre enquête sur les chimères que le Hellhound est par nature le gardien du surnaturel. Alors finalement, Brian et ses airs de brasseur de vent en est un aussi, à sa façon. Je reluque l'officier qui a tellement perdu de son énergie qu'il se fond presque dans le décor de son bureau de police. Je devine à son mal-être apparent vers qui se porte son regard à travers le mur.

-Vous ne vous êtes pas reparlés depuis cette nuit?

Je sonde le terrain avec prudence. J'ai mon idée de ce qu'une rupture peut causer de dégât, il ne manquerait plus que ça le heurte et que je perde mon seul accès aux documents pour si peu. Mieux vaut ne peut-être pas trop remuer le sujet en l'état...

-Je peux vraiment pas jeter un œil dans les dossiers?...

Brian en fait déjà beaucoup en acceptant de me les apporter. Je mesure ma chance, ravale ma déception et m'arrange avec lui.

-Alors les dossiers de 1993 à 1999. Les années qui précédent et suivent ma naissance. précise-je en me levant d'un bond faire nonchalamment le tour du propriétaire, pour mieux éviter d'avoir à exposer ma vie comme je m'attend à ce qu'un flic cherche forcément à comprendre. Ça devrait suffire.

Pour le reste, je saurais ce que je cherche dans ces documents lorsque je l'aurais trouvé. Je fais trotter mes doigts entre les pots à crayons, plaque à son nom et papiers divers, puis m'arrêtent sur l'un d'eux. Saisis par ce curieux sentiment qui pousse a regarder là où il est généralement convenu de ne pas le faire, je pivote la feuille vers moi pour pouvoir la déchiffrer. Demande d’admission à l’école de police de Sacrameto. Et au bas de la feuille une signature. La sienne.

-...Tu pars?

Je suis... surpris. Parce que je n'ai pas a être affecté plus que de raison. Au fond, on est pas proches. Nous avons enquêtés sur les Doctors et les adolescents chimères, nous sommes tombés et nous nous sommes relevés côte à côte jusqu' au bout pour terrasser la Bête. Mais c'est tout, c'est d'avantage une histoire de camaraderie qu'une amitié à proprement parlé qui nous lie.

Brian se penche récupérer son document. Je le lui subtilise des doigts de justesse et m'éloigne pour pouvoir le parcourir en paix. Le temps d'avaler proprement l'info.

-Sait-on qu'il n'y ai pas des Bêtes de Gévaudan à Sacramento, hein?...

Je me moque, un peu. Ça me paraît de bonne guerre tandis que le flic compte nous faire faux-bond après tout ce qu'on a traversé et en étant l'un des plus crédibles sauveurs de cette ville. Mais j'arrête aussitôt mon numéro. Je sais que la Bête n'a rien à voir là-dedans...

Je lui rend son document et me gonfle de tout le tonus qui lui manque.

-Quand est-ce que tu pourra m'avoir les dossiers? Je connais un bistrot assez simple mais tranquille où se poser. Et des verres, compte tenu ce que je m'apprête à fouiller et ton moral, ça ne nous fera certainement pas de mal.

Je brandis un doigt impératif avant qu'il ne l'ouvre pour déblatérer son chapelet de règles de bon flic.

-D'abord, on aurait jamais coincé Sébastien Valet en suivant les lois. Ensuite, avant d'être flic, tu es un homme, Brian! Et t'as cruellement besoin de carburant.

"Ose me dire le contraire!", conclus mon haussement de sourcils insistant.

Je n'aurais pas vu l'ombre d'un dossier aujourd'hui, mais grâce à mon compagnon de bataille j'ai ce que j'étais venu cherché. Je le remercie d'un hochement de tête entendu, et quitte le bureau plus sagement que je n'y suis entré.  

En me faufilant vers la sortie du commisariat, j'aperçois Parrish à son bureau. Il n'a pas l'air plus différent que d'habitude. Et c'est rageant. Pendant quelques secondes, je me vois aller l'aborder. Mais pour lui dire quoi? Lui rappeler comment il nous a abandonnés au cœur de la bataille? Lui mettre sous le nez comment un humain, un braseur d'air, un loup instable et un alpha qui a une meute entière sur les bras ont battus le monstre qu'il était destiné à anéantir?! Je n'ai jamais pu dire au wendigo tout ce que j'avais sur le cœur après son départ. Un coup dans la face bien mérité, je l'ai tellement fantasmé... Mais je m'égare. Je détourne les yeux et m’éclipse. M'en prendre à lui ne soulagera personne.


* * *


Ma jambe tremble sans discontinuité sous la table. Stupide tic nerveux, c'est plus fort que moi. J'attends O'Conner tassé sur une table en bout de salle à guetter l'entrée du bar, les bras croisés pour m'empêcher de tapoter des doigts en primes. La porte s'ouvre, je tire le cou hors du box... et noie mon impatience dans une gorgée de bière en constatant que ça n'est qu'un couple.

Je sais ce que je cherche, j'ignore seulement la forme que ça prendra. Des affaires impliquant des loups, un individu assimilé à du rouge. Faute d'informations, j'espère un signe, le détail qui fera tilt lorsqu'il me passera sous le nez. Il faut bien partir sur quelque chose... Je trépigne d'impatience, et d'appréhension, aussi. On ne fini pas consigné dans un rapport de police en ayant patte blanche. Mais je n'en suis pas encore là. Lorsque j'aurais trouvé une trace du Loup Rouge, alors seulement il sera temps de flipper.


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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptySam 15 Déc - 18:32


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Feat : Therence



-Vous ne vous êtes pas reparlés depuis cette nuit?

Je me crispe. Personne n’a été témoin de ce qu’il s’est passé entre Jordan et moi dans les égouts. Mais difficile de cacher cette transition brutale d’un compagnon attentif et très (trop) présent, à une indifférence totale. Les jours qui avaient suivis, j’avais cherché une lueur dans son regard, la lumière d’un sentiment que l’on contraint. Mais j’ai dû me rendre à l’évidence, je n’existe plus dans le monde de Jordan. Pour lui, je suis son subordonné, un homme à qui il confie volontiers les missions un peu délicates, mais l’estime de ma personne s’arrête à ça, ma capacité à être un bon flic. Il me tarde de partir. Je ne peux pas revendre ma maison, car je viens à peine de l’acheter et que la précipitation me ferait perdre de l’argent. Je pense la mettre en location le temps que je sache où j’atterrirai à ma prochaine affectation. Est-ce une façon inconsciente de garder un pied à Beacon Hills ? Peut-être, je n’en sais rien.

-Je peux vraiment pas jeter un œil dans les dossiers?...
- Non.


Je soupire. Les gens ne savent plus se satisfaire de ce qu’on leur offre. Therence comprend qu’il n’obtiendra pas plus de moi et obtempère.

-Alors les dossiers de 1993 à 1999. Les années qui précédent et suivent ma naissance.

Je note les dates qu’il me donne sur un bloc note. La fourchette est raisonnable. Cela ne devrait pas me prendre trop de temps.

-...Tu pars?

Mais quel fouineur. Je tends le bras pour me saisir de mon formulaire d’inscription à l’école de police de Sacramento, mais le gamin me le subtilise. Aussi agaçant qu’Amaro. Ils font la paire ces deux-là. J’hausse sourcils et épaules. De toute façon qu’en ai-je bien à foutre qu’il sache que je compte me barrer d’ici. C’est préférable, car depuis que le Hellhound est venu reprendre ses affaires de la maison, soit le lendemain de la nuit où nous avions vaincu la bête, je change. Je deviens plus irritable, plus dur également. Même mon vocabulaire souffre de ma colère et de ma déception. Je muselle ma peine par une attitude qui ne m’aurait pas plus avant toute cette merde.

-Sait-on qu'il n'y ait pas des Bêtes de Gévaudan à Sacramento, hein?...
- Où d’autres Garnet à remettre dans le droit chemin ?


Mon regard est dur, comme si j’avais éclusé tout mon stock de compassion et d’humour.

-Quand est-ce que tu pourras m'avoir les dossiers? Je connais un bistrot assez simple mais tranquille où se poser. Et des verres, compte tenu ce que je m'apprête à fouiller et ton moral, ça ne nous fera certainement pas de mal.

J’ouvre la bouche pour le tacler et lui dire que je n’ai pas besoin qu’un merdeux qui s’envoyait en l’air avec un wendigo me console. Mais il est plus rapide et enchaîne. Foutu Amaro, il assure pour l’éduquer en… en Amaro-junior.

-D'abord, on aurait jamais coincé Sébastien Valet en suivant les lois. Ensuite, avant d'être flic, tu es un homme, Brian! Et t'as cruellement besoin de carburant.
- Oui maman. Allez, file ! Je t’appelle quand j’ai tes infos.


Je le regarde quitter mon bureau, tourner la tête vers le bureau de l’autre. Sous son blouson de cuir, il y a un cœur. Je sais que Therence est fasciné par Alessandro. On se laisse vite abuser par l’Italien. Tout lui semble si facile, pourtant je sais que son cœur est obscur et froid, son sommeil agité.

(…)

Jordan n’a rien dit quand je lui ai demandé à emprunter le presse papier. À peine un regard, un hochement de tête. Pas un mot. Il sait que je ne merderais pas avec. Pas de paroles inutiles. Boulot-boulot. Déprimant. Pour les dossiers papiers, j’ai photocopié ceux que Stilinski avait repérés avec un léger trait au stylo. Une marque pas assez affirmée pour être remarquée, comme issue d’un geste maladroit. Cela m’a facilité le tri.

(…)

J’ai troqué mon uniforme contre un jean sombre, un t-shirt blanc sous une chemise en jean. Je scrute mon visage mal rasé dans le miroir. Nouvelle vie, nouveau look, fini le policier propret. Le bar est animé quand je pousse la porte. Je cherche Therence du regard et le vois s’agiter au fond de la salle attablé devant une bière. Je constate qu’il a choisi la table avec soin, pour que nous puissions discuter tranquillement d’affaires cachées. Je lui fais un signe et m’arrête au comptoir pour me commander également une bière et une assiette à grignoter.

Impatient, le terme est faible quand je m’installe en face de Therence. Il me détaille, cherche un porte document que je n’ai pas. S’affole à l’idée que j’ai changé d’avis. Ai-je dis que j’ai un peu changé ? Je le fais mariner dans son jus et lève ma chope vers la sienne. Sa bouche se tord d’amertume, mais il trinque quand même. Quand je repose mon verre, j’écarte légèrement ma chemise, une liasse de papier est roulée contre mon torse, coincée dans la ceinture de mon pantalon.

- Buvons et mangeons un peu. Tu n’es pas à cinq minutes près.

Deux filles s’installent à la table la plus proche, deux mètres nous séparent ce qui devrait nous offrir une certaine discrétion si nous ne parlons pas trop fort. Mouvements de cheveux, éclats de rires, les vieilles ruses pour attirer notre attention. Je ne décale même pas la tête, depuis ma rupture je suis en mode ermite. Enfin, je pose la liasse de papier sur la table. Il y a là toutes les affaires pas « normales » que Stilinski a traitées.

- Si tu ne trouves rien là, on passera sur le presse papier. Mais quand les nanas se seront barrées ou auront trouvé des proies, car il va falloir qu’on pose tous les deux nos mains sur la boule de verre. On va avoir l’air louche…

Il y a des mois de cela, je n’aurais pas été capable de faire ça dans un bar. Mais maintenant qu’est-ce que je m’en fou de ce qu’on peut penser de moi… Oui, putain ce que je m'en fous ! Rien à carré des autres. Je souris à Therence. Ce que je fais là, lui donner ces feuilles est totalement illégal. Mais je m'en tape. Cette ville m'a usé.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyJeu 24 Jan - 0:07



Bad boys
Assis en tête à tête avec ma boisson, mon genoux s'agite à mon insu depuis plusieurs minutes. Un brusque coup de torchon sur la table à côté m'arrache à ma surveillance de l'entrée. Le barman m'envoie un sourire goguenard auquel je répond avec mépris. Qu'est-ce qu'il va s'imaginer celui-là? Il m'a regardé? Je suis la dernière personne à qui on poserait un lapin!

Une serveuse qui aurait un tout autre avis sur la question sert prêt de la porte, se décale, et me permet de voir entrer un énième quidam. Je viens ici lorsque la présence d'Alessandro devient un peu... encombrante et que j'ai envie de boire. Ce n'est pas le bar le plus fun de cette ville, mais j'y ai toujours obtenu ma bière sans qu'on s'attarde sur ma carte d'identité et c'est parfois tout ce que je demande.

Je m'agace quand enfin Brian arrive, fondu dans le décor en tenue de civil, presque dans son élément avec sa mâchoire négligée. Je me redresse sur mon siège et décroise les bras, prêt à saisir les précieux documents qu'il est censé me tendre. Sauf que rien ne vient, et je ne décèle sur lui ni cartable, ni grande enveloppe, ni rien du tout en fait.

-Qu'est-ce qu'il ce passe?... T'étais censé venir avec les papiers...

J'accuse un regard perplexe sur le flic, et il me le rend en levant sa choppe. Une pointe d'ironie dans les yeux, à moins que ça ne soit le regard intelligent de quelqu'un qui "sait". J'ai du mal à déchiffrer ce masque que je lui ai déjà vu une fois, lorsqu'il a parodié le méchant loup sous sa peau d’inoffensive grand-mère pour me faire taire aux égouts, et dont je ne l'imaginais pas faire usage en deçà. Je modère difficilement ma contrariété et lève ma bouteille avec appréhension. Il y a peu, j'ai vandalisé le chantier de construction de Chad Wilder. Et avec Caracole, nous avions accidentellement abimés la caisse de notre professeur de lettre après l'avoir pris en filature. Combien de risque y a t-il qu'il soit au courant pour mes frasques et ait décidé d'annuler son aide? Combien de risque pour qu'il se soit mis en tête de remettre un voyou dans mon genre "dans le droit chemin", pour reprendre ses propres termes?...

Il repose sa boisson, tranquillement, et dévoile alors un paquet de feuilles caché sous sa veste. Ma tension retombe au profit d'un soulagement manifeste. S'il était loup, il aurait entendu mon cœur s'emballer et cogner plus fort vers les possibles réponses qu'il retient en otage. Je tend avidement la main.

-Je te revaudrais ça...

-Buvons et mangeons un peu. Tu n’es pas à cinq minutes près.

-Quoi?


S*lop!

-Je suis pas venu ici pour becqueter! grincè-je tout bas, penché sur mon bout de table.

Il est peut-être en possession d'infos qui pourraient résoudre une vie d'interrogations et de manque!... Des rires enjôleurs et le bruit métallique de cingles de sac à main contre le formica avortent le discours bien sentis que j'aurais voulu balancer au flic. La table la plus proche est prise d'assaut par un couple de jeunes femmes. Je serre les dents et me rassois correctement, conscient que si je veux obtenir ces papiers, je vais devoir me montrer conciliant. Mais la mine sombre que je fais peser sur lui est explicite. Je n'aime pas ce petit jeu là. Pas du tout.

Les intentions des prédatrices à côté clinquent aussi fort que les breloques qui ceignent le poignet de l'une. Je me permet un coup d’œil appréciateur. En d'autres circonstances, je me serais pris au jeu sans hésitations, mais au damne des demoiselles, je suis venu pour étudier des documents. En revanche, c'est peut-être l'occasion pour notre flic fraichement célibataire de se changer les idées, et me permettre de potasser sans l'avoir sur le dos... Belle illusion. C'est à peine s'il relève leur manège. Ça me fait m'interroger sur l'étendue de ses préférences, même si je sais que la cause de son indifférence est ailleurs... Je ne connais pas le flic en dehors de ses fonctions, mais inutile de le côtoyer tous les jours pour savoir que l'attitude désinvolte qui sied à sa veste en jean comme d'autre accorde leur arrogance au cuir sort de ses habitudes.

Brian pose les dossiers sur la table. Je le défis et je m'en empare avant qu'il lui prenne l'envie de faire encore durer le suspense.

-Si tu ne trouves rien là, on passera sur le presse papier. Je l'écoute en parcourant rapidement les photocopies. Mais quand les nanas se seront barrées ou auront trouvé des proies, car il va falloir qu’on pose tous les deux nos mains sur la boule de verre. On va avoir l’air louche…

-L'air louches?

Je fronce des sourcils au sous-entendu assez vexant pour un type de ma trempe. Je ballade un regard sur la population à tendance très... "traditionnelle" des lieux et retrouve un sourire narquois en le reluquant.

-Si j'avais su que c'était un problème pour toi, je t'aurais donné rendez-vous dans un autre genre de bar...

Et pourtant les problèmes, on dirait que le nouveau Brian s'en carre. Il enfreint nombre de lois en sortant des fichiers du commisariat en douce pour les partager avec un lambda, un mineur avec lequel il trinque dans un bistrot. Je devrais trouver ça amusant, le féliciter pour son audace et me féliciter de l'avoir entrainé là dedans... Sauf que ça ne m'amuse pas.
Il m'offre un sourire désinvolte, vaguement complice. Je vois un rictus résigné et soupçonne une recherche de reconnaissance, et ça me navre. Toutes ces bravades, ce n'est pas un soulèvement réfléchi contre l'autorité pour aider un compagnon dans le besoin, ce sont les actes d'une âme brisée et perdue qui cherche gauchement à retrouver un peu de contrôle sur sa vie.  
En agissant de travers, je crains que Brian s'engage sur une mauvaise route. Mais cette route là mène vers des trouvailles et une impunité à laquelle je n'aurais pas accès autrement... Alors je baisse les yeux sur les papiers, porte le goulot à mes lèvres et avale silencieusement ma pensée.

-Qu'est-ce qu'on cherche?

-Je crois que la femme au bracelet te fait des appels de phares. Et si tu lui rendait la politesse?


Regard blasé du brun. Je soupire et lui tend un paquet de feuille.

-N'importe quoi qui se rapporte à un loup rouge.

J'ai pas caché chercher des infos sur mon père. Je lui laisse en déduire ce qu'il veut. Je ne peux pas l'empêcher de poser des questions s'il lui en prend l'envie, mais je me réserve le droit d'y répondre. J'avais besoin de lui pour récupérer les document mais cette affaire là n'implique que moi.

J'ai disposé par années d'abord, puis par thème ensuite, les dossiers de 1993 à 1999 que Brian est allé chercher dans le bureau du shérif. Je consulte mon année de naissance puis élargie mes lectures aux années annexes, en commençant par celles antérieures à ma conception, et en consultant en priorité toute histoire relatant des loups, bêtes sauvages, ou ce qui pourrait en être. Je vois passer d'autres cas dignes des pires épisodes de séries fantastiques du siècle dernier. Des enfants aux yeux jaunes, des dames blanches, du jambon d'humain, un épouvantail aux yeux bleu...

-... Urgh.

Je pose le papier à l'envers sur la pile des papiers consultés, dégouté.

-C'était pas un épouvantail.

C'est ce que m'apprend l'article aux histoires de viscères ballantes et de bas de corps manquant.

Je me masse le visage, la tête pleine d'horreurs et d’invraisemblances. Jusque là, je n'ai rien qui fasse allusion à un loup rouge ou un homme de cette réputation. Je reste quelque seconde la bouteille en bouche, c*l en l'air, avant de me rendre compte qu'elle est vide. J'ai besoin de quelque chose de plus fort. La serveuse quitte notre table avec une nouvelle commande et une paire de jambe se croise et se décroise pour se rappeler à nous. J'ouvre un nouveau stock de papier.

-Parrish, c'était ton premier?

Je lève les yeux de ma feuille assouvir ma curiosité.

-"Première relation sérieuse", je veux dire. A la différence des coups d'un soir ou des amours de collège.

Il était amoureux de lui. S'il ne l'était pas, il ne serait pas dans cet état de drogué privé de sa dose.

-Qu'est-ce qu'il c'est passé?

Comment ont-ils pus passer de couple de flics sur-protecteurs à "on laisse le Hellhound ici", sonné et à la merci d'une bête?...

Un petit frisson me hérisse la nuque. Le même frisson qui doit surprendre une proie dans le champs d'attaque d'un prédateur. J'ose un regard de biais...

-Oh, oh.

Mordillements de lèvre inférieure et clapotis impatient des ongles contre le verre nous signalent un passage à l'acte imminent.

-On va bientôt passer à table.

J'avise la position de Brian, de ses bras, de part et d'autre de son verre... J'attrape sa main. Le contact le fait bondir, il veut me la retirer, mais j'abats mon autre main par dessus. Piégé!

-Tu veux te débarrasser d'elles oui ou non?

Brian n'aime vraiment pas ça. Et j'avoue que moi, ça me fais jubiler... Tu t'amusais bien à me faire mariner tout à l'heure, pourtant? A mon tour de jouer.

-Sérieux, détend-toi! Personne nous regarde à par elles.

C'est à son tour de me fusiller du regard. Je le laisse faire, m'en amuse sans gène. Changement de tactique ou par réflexe, il broie mes doigts qui ont happés les siens. J'encaisse : Je ne. Lâcherais. Pas.  

Sa main lovée au creux des miennes pourrait faire croire au geste tendre de deux amoureux. De sa place, notre public féminin note t-il sa mâchoire crispée, son dos enfoncé dans son siège? Ou seulement l'ardeur qui m'anime, nos regards rivés l'un à l’autre?

Je cajole la membrane sensible qui rattache son pouce à la base de son indexe. Son poing frémis entre mes paumes. De colère, mais pas que. D'un frisson inavouable? De honte...

-Alors c'est vraiment un si gros problème pour toi... admis-je. Brian! T'es flic et mentaliste, t'as plus de pouvoir que n'importe qui ici.

La remarque m'échappe dans un petit rire critique. Je n'ai jamais compris les craintifs dans son genre, qui se cachent au lieux de se battre pour vivre pleinement. Ça titille le bourreau en moi. Il n'assume pas, pas sans le soutient de l'homme avec qui il s'était engagé en tout cas, c'est évident. Et par ses gestes, son attitude, Brian renforce mes soupçons. Parrish était son ancre à Beacon Hills. Et rien, ni son boulot, ni les habitants de cette ville, ni le monde surnaturel ne le retiennent ici.
Alors il part. Aussi simple que ça.
Mes mains caressantes contredisent le regard accusateur qui traque ses yeux fuyants.

-Tu comptes aussi te cacher à Sacramento?

Un rire gras éclate. A l'autre bout de la salle. La vie suit aveuglément son cour autour de nous. Pour combien de temps? Il tente une échappée, je raffermis ma prise.

-Dis moi que le nouveau look c'est pas juste pour faire joli...

Je remets franchement en doute ses comportements. Voler des dossiers, chahuter le petit Therence parce qu'il en a les moyens, c'est facile! Mais c'est pas ça qui recollera les morceaux de sa confiance en lui ou en sa vie. Le vrai combat est ailleurs, plus rude, plus effrayant, visiblement. Et tant qu'à endosser une armure, autant que ce soit pour s'engager dans un vrai combat.

-On s'est mesuré à une bête légendaire. T'as frôlé la mort aux égouts. rappelè-je doucement en baissant les yeux sur nos mains. Et t'es pas capable d'affronter "ça"?

Je rapproche sa main de mon petit air perplexe, et les yeux dans les yeux, referme le bout de mes lèvres sur ses phalanges.


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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyLun 28 Jan - 21:30


Rule breakers


Feat : Therence




La patience n’est pas l’apanage de Therence. Il grommelle et bougonne, mais accepte de boire avant de se plonger dans ce qui le préoccupe. Seulement, je n’aurais pas dû jouer avec lui, car il saute à pied joint sur la première occasion.

-Si j'avais su que c'était un problème pour toi, je t'aurais donné rendez-vous dans un autre genre de bar...

… Salop ! Je rétorque par un sourire bravache. Je suis las de tout ça. Je recentre la conversation sur ses besoins.

-Qu'est-ce qu'on cherche?
-Je crois que la femme au bracelet te fait des appels de phares. Et si tu lui rendais la politesse?
- …


Je ne suis pas d’humeur pour les galanteries. Je me contre-fiche de savoir si cette nana me trouve canon ou pas. Et quand bien même, à quoi cela me mènerait ? A une partie de galipettes un soir. J’ai déjà donné dans les relations éphémères, cette fuite en avant, le marin avec une fille dans chaque port. Une façon comme une autre de donner le change, de ne pas être seul aussi.

-N'importe quoi qui se rapporte à un loup rouge.
- Un loup rouge…


Je lorgne le gamin. Son père serait un lycan ? Il n’a pas hérité du gène pourtant fort, si j’en crois ce que l’on m’a dit. J’ai envie de lui rendre sa pique, de lui demander s’il n’a pas jeté son dévolu sur Amaro parce qu’il est un loup ? Mais à quoi bon de m’en prendre à lui ? J’ai passé l’âge des railleries d’adolescents.

-... Urgh. C'était pas un épouvantail.
- …


Je hausse les sourcils. Il croyait quoi en me demandant de déterrer les dossiers louches ? Et encore, les affaires surnaturelles n’ont pas le pompon en matière d’atrocités. Je replonge dans les papiers, je cherche dans les témoignages, car je ne m’attends pas à trouver une mention de loup rouge dans les rapports des collègues. Je tombe sur l’affaire de la meute d’alpha, j’en frissonne à l’idée. Une telle meute devait avoir une puissance incommensurable et pourtant elle a été en partie décimée. Le pouvoir est quelque chose de fragile et souvent d’éphémère. Therence commande une boisson un peu plus forte que la bière. Je ne dis rien, c’est son souci, pas le mien. Pour ma part, je m’en tiens au faiblement alcoolisé. L’habitude de devoir rester sobre avec le service, doublé à mes pouvoirs qui peuvent se montrer dévastateurs si je perds mes moyens, me conduit à une hygiène de vie saine.

-Parrish, c'était ton premier?

Mais de quoi il se mêle !

-"Première relation sérieuse", je veux dire. À la différence des coups d'un soir ou des amours de collège. Qu'est-ce qu'il s’est passé?

Je fixe mon verre et tente de trouver une répartie qui lui clouera le bec. Seulement, je ne suis pas ce genre de type, je n’ai pas de bagou ni la répartie facile. Le plus causant dans mon ex-couple, ce n’était pas moi. Jordan parlait pour deux, question réponse, il ne se vexait pas de mon peu de réaction. Je répondais, mais sans m’étaler, allant à l’essentiel, oui, non, blanc noir. Militaire jusque dans l’âme, je suis binaire et ne changerai pas maintenant.

-On va bientôt passer à table.
- Quoi ?


Je ne comprends pas tout de suite de quoi il parle. Il passe du coq à l’âne sans transition. Je sursaute quand il me prend la main. Je tente de me dégager sans esclandre, mais il abat son autre main dans une prise serrée. Putain, à quoi il joue ?!

-Tu veux te débarrasser d'elles oui ou non?
- Lâche-moi !


Je sens la chaleur de sa peau sur la mienne, la pression de ses doigts, possessifs, dominants. Une sueur glacée me couvre le dos. Avec Jordan, j’ai appris à ne plus craindre les contacts physiques et apprivoisé ce qui est littéralement une phobie. L’haptophobie m’avait sorti Google. À part me confirmer l’origine de ma phobie, je n’y avais trouvé aucune voie pour m’en affranchir et hors de question que j’aille engraisser un psy. Jordan avait été un remède, mais ce fumier m’a abandonné, larguant par la même occasion la seule amarre solide que j’avais nouée.

Il faut qu’il me lâche… Je tente de garder une contenance, je lui broie les phalanges, mais le jeu amuse cet imbécile. Il insiste, jubile même. Je serre les dents. Il me serait si facile de me lever et d’un mouvement ample de lui tordre le bras et le faire me lâcher. Mais nous sommes dans un bar, je suis flic et lui mineur... Les nanas à côté de nous ne ratent rien de la scène. Ne pas déraper… Me contrôler. Therence parle, mais je ne l’écoute plus. Je perçois son ton sarcastique, cela me renvoie à des souvenirs atroces. À d’autres mains qui me touchent sans ma permission, à un contact charnel dégoûtant, à…

-Dis-moi que le nouveau look c'est pas juste pour faire joli... On s'est mesuré à une bête légendaire. T'as frôlé la mort aux égouts. Et t'es pas capable d'affronter "ça"?

Un vertige me prend, il annonce la crise, cette terreur qui va me ravager. Je ferme les paupières, car je sais que mes yeux vont se mettre à luire quand mon don va s’activer. Il y a trop de monde ici… Non ! Il faut que je m’en aille. Je cherche l’air, impression d’étouffer, de suffoquer. J’avale ma salive. Tétanisé, je sens qu’il lève nos mains jointes.

- Non…

Ses lèvres se posent sur ma peau. Je revois le visage de Marvin, son regard quand il me faisait ça. Je revois son visage en miettes, mes poings rouges de son sang. J’évite de me rappeler ce qu’il s’est passé entre ces deux souvenirs. La peur est motrice de ma panique qui engendre une colère.

- Non !

J’ouvre les yeux. Je vois le regard effaré de Therence quand il les voit luire par pulsation. Pour lui ce n’est rien qu’un chahut sans conséquence, une plaisanterie, le plaisir du harceleur…  Il ne fait que ça au lycée, se moquer des autres, de ceux qui ne savent pas se défendre. Il est craint, il aime ça. Nos verres se mettent à trembler sur la table, comme tout le reste dans le bar.

- Un tremblement de terre !

Les filles à côté se cramponnent à leur chaise et hurlent que c’est le big one qui va nous submerger. Ce n’est pourtant pas la terre qui tremble, mais l’air qui vibre. Il y a de la casse au bar, des bouteilles se fracassent au sol, des gens crient, certains sortent dehors paniqués. Dans la cohue, personne ne remarque que je suis l’épicentre de ce faux séisme. Therence m’a lâché, enfin. Mais c’est à mon tour de l’attraper par la nuque et de lui faire manger la table. De loin, on peut penser que je cherche à le protéger de ce qui pourrait lui tomber dessus. Dans le mouvement, nos verres ont rejoint le sol. Ma prise est douloureuse, il couine, je m’en moque. Il faut bien que quelqu’un lui apprenne le respect de l’autre. J’approche ma bouche de son oreille pour être certain qu’il soit le seul à entendre ce que j’ai à dire.

- Dans ton vocabulaire de merdeux pré-pubère, comment nommes-tu quelqu’un qui te touche sans ton consentement ? Comment nommes-tu quelqu’un qui t’impose un contact qui te répugne ? Dans mon référentiel de flic, je ne vois qu’un seul mot ! Et c’est un délit passible de cinq ans de taule et d’une amande conséquente.

Je le redresse juste assez pour que nous puissions nous regarder. La terre « tremble » à nouveau.

- Tu n’es qu’un merdeux orgueilleux Garnet. C’est de te faire baiser par le mafieux local qui te rend si sûr de toi ? Tu ne sais faire que ça, écraser les autres et chialer sur un père qui n’a même pas daigné te reconnaître. Il n’y a pas de petit délit Garnet, aujourd’hui ça et demain ? Les vicieux de ton gabarit vont toujours crescendo !

Mes mots sont durs, acides, violents. Je cherche à le blesser autant qu’il m’a blessé. J’espère que cette leçon le retiendra la prochaine fois qu’il voudra s’amuser aux dépends des faiblesses des autres. Je le repousse sur la banquette, mes yeux étincellent de mépris. Je hais les types comme lui, qui se plaisent à humilier les autres. Aujourd’hui ça et demain ? Quel geste intolérable se permettra-t-il ? Qui sera sa pauvre victime ? Qui brisera-t-il comme on m’a brisé ?

Je me lèvr brusquement, les mains cramponnées à la table, je contre le vertige qui m’assaille avec ce brusque changement de position. Le mal de tête arrive, comme à chaque fois que j’utilise mon don de façon violente. J’inspire profondément évitant de regarder Garnet. J’écoute ce qu’il se passe autour de moi. Il n’y a finalement pas de gros dégâts. Des verres ont glissé au sol, quelques bouteilles, pas de blessés. Je soupire de soulagement. Je m’en serai voulu.

Je ramasse toutes les feuilles posées sur la table et celles qui sont tombées sur le sol et file en direction du bar. Je laisse une grosse coupure au barman, cela ne compense pas tous les dégâts, mais donner plus attirerait la méfiance. Une fois dehors, je respire profondément tout en frottant ma main contre ma veste, là où il a osé poser ses lèvres. L’agitation autour de moi me fait culpabiliser, mais il fallait me lâcher quand je l’ai demandé.

Je fais quelques pas, ils me mènent dans le parc en face. À mesure que je m’éloigne du bar, ma colère se calme, ma phobie se rendort. Je sais que ma réaction était disproportionnée, mais c’est incontrôlable sans… sans une ancre. Je vais devoir m’en trouver une, je sais maintenant que c’est possible. Mais plus question de refaire confiance en quelqu’un d’autre. Je dois trouver autre chose, mon métier peut-être.  J’avise un banc et m’y installe, les fesses en équilibre sur le dossier et les pieds sur l’assise. J’ai posé la liasse de document sur le banc et mis ma semelle dessus, pour qu’ils ne s’envolent pas. Un loup rouge, il cherche un loup rouge. Qu’avait-il besoin de me tripoter ! Sérieux !

Je sors le presse-papiers de ma poche. Dire que ce truc est synchronisé entre Jordan et moi. Quelle connerie. Je me perds dans la contemplation des irisations de la boule de verre. Mes épaules s’affaissent, comme j’aimerais envoyer tout balader. Je dois relativiser, j’aurais pu faire plus de dégâts, comme l’autre fois sur le terrain vague après que les types se soient moqués de nous à la salle de sport, tout ça parce qu’on sortait du même vestiaire Jordan et moi. J’ai envie de me mettre en boule dans un coin, partir seul en mer sur un voiler, aller sur la lune. J’aimerai simplement pouvoir laver ma mémoire à la javel, effacer l’infamie. Un loup rouge ? Je ferme les yeux et me concentre sur le presse-papiers. Il y en a des trucs étranges dans la liste qui défile directement dans mon cerveau. Je m’arrête à un nom, Paul Garett dit red wolf, un apache. Vu ses traits, il ne peut pas être le géniteur de Garnet. Je continue quand une présence me fait rouvrir les yeux.




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Therence Garnet

Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyMar 5 Mar - 23:58



Earthquake
-Tu veux te débarrasser d'elles oui ou non?

-Lâche-moi!



Brian se hérisse au contact de mes mains autour de la sienne, et ça attise mon envie de jouer. Il faut le voir, trentenaire, en possession d'un insigne et de pouvoirs surnaturels, assez bien fait pour mériter d'être reluqué, mais qui est incapable de s'afficher main dans la main avec un autre homme. Je sais bien qu'il fait le deuil de sa relation, mais je sais aussi que j'aurais eu une paire de sein plutôt qu'une paire de c..., il n'aurait pas été si offusqué par mon geste. Il a été explicite tout à l'heure : deux mecs qui se donnent les mains, c'est louche.
Je ne suis pas vexé, ou pas vraiment. J'avais surtout besoin d'un prétexte pour rétablir les rôles. Depuis qu'il est entré ici, Brian a tombé la veste du gentil flic pour endosser celle d'un ch*eur, et je n'ai pas apprécié sa façon de me prendre de haut. Je sais comment les gens me perçoivent, comment il me perçoit lui aussi. Un arrogant, qui impose et s'impose et ne s’embarrasse pas de déranger son monde tant que ses vœux sont satisfaits. Mais un arrogant à la recherche de son géniteur et dépendant de ses services pour y arriver comme il n'a pas hésité à me faire danser sur un pied tout à l'heure. J'ai pas digéré. Il fallait que je reprenne le dessus.

Il n'aime vraiment pas ça. Je me pose des questions sur son compte, me fais mes propres idées, ça me navre pour lui, ça m'agace. Je n'ai pas toujours été attiré par les deux sexes, ça a du arriver avec la puberté. Les vestiaires, les défis entre copains, les hormones. Il fallait seulement que je me rende compte que les garçons étaient une option. Mais d'aussi loin que je m'en souvienne, je n'ai jamais eu honte de mes préférences. Le monde m'était offert, et j'avais la confiance et les atouts nécessaire pour prendre et donner sans difficultés ni état d'âme. Le qu'en dira t-on, je lui riais au nez. J'ai seulement acquis quelques principes. Pas d'homme qui pourraient avoir l'age d'être mon père, décision naturelle au regard de ma situation, et pas de sexe vénal. C'est donner les pleins pouvoirs à l'autre, et c'est dégradant. Mais pour le reste...

Comment peut-on se réprimer pour répondre à une satané norme? Combien de temps compte t-il se cacher? Quel verrou faut-il faire sauter pour qu'il assume son attirance et vive pleinement?
Il fuit. Pas de bol pour lui, je ne supporte pas les faibles.

Il ferme les yeux, la tête rentrée dans les épaules. Une déglutition fait onduler sa gorge. Je souris, l’œil suave, toujours plus mauvais. Toujours plus tenté. J'ose presque le trouver mignon en totale perte de ses moyens. Combien d'autres types a t-il expérimenté avant son grand amour? Je pourrais lui faire oublier Parrish aussi tendre et niaiseux que lui. Je lui ferais gouter ma fougue, j'éveillerais ses désirs coupables, et je ferais sauter cet affreux verrou qui le paralyse...

-Non…

A quoi bon résister. Passé sa crainte des regards et sa propre pudeur, il succombera. Il en redemandera...
Il admettra que j'ai gagné.

-Non!

Il ouvre les yeux, ses iris reluisent par intermittence comme un pulsar sur le point d'exploser. Nos verres se mettent à vibrer contre la table, puis ça s'étend à l'ensemble du bar. Je lâche sa main en jetant un regard vif aux alentours. Mais qu'est-ce qu...  

-Un tremblement de terre!

C'est la panique dans le bistrot. Les bouteilles s'entrechoquent bruyamment dans les étagères, quelques unes éclatent au sol. Je reporte mon regard effaré sur le flic. Ses yeux sont devenus intensément bleu, mais son regard pourrait-être qualifié de noir. Ma tête rencontre la table avant que j'ai compris quoi que ce soit. P*tain, le c*n! Mon nez! Je tente de me redresser, mais il me maintient fermement. Personne ne soupçonne que c'est lui l'origine du séisme, ni qu'il m'écrase sous ses airs de me protéger. Il se penche au dessus de moi. Je grogne.

-M*rde! Qu'est-ce qui te prend?!

-Dans ton vocabulaire de merdeux pré-pubère, comment nommes-tu quelqu’un qui te touche sans ton consentement? Quoi?... Comment nommes-tu quelqu’un qui t’impose un contact qui te répugne? Dans mon référentiel de flic, je ne vois qu’un seul mot! Et c’est un délit passible de cinq ans de taule et d’une amande conséquente.

-Je t'ai juste embrassé la main! T'es complétement malade...

Je redoute le pire lorsqu'il me redresse par le col et darde dans mon regard la tempête qui fait rage dans le sien. Les secousses reprennent, plus fortes, oppressantes. Dirigées contre moi.

-Tu n’es qu’un merdeux orgueilleux Garnet. C’est de te faire baiser par le mafieux local qui te rend si sûr de toi?

Un feu de honte l'emporte sur mon indignation, attisé par un terrible doute. Est-ce l'image que je donne? Que nous donnons? L'air d'un jeune opportuniste, hypnotisé et prêt à toutes les bassesses pour gagner l'appréciation du plus vieux, le mâle sulfureux et calculateur de notre duo? derrière nos sobriquets pourtant innocents du figlio et du parrain?... Je me rembruni. Je ne suis pas le jouet d'Alessandro, mon assurance ne dépend pas de lui et encore moins de ce type de faveurs...

-Tu sais pas de quoi tu parles...

-Tu ne sais faire que ça, écraser les autres et chialer sur un père qui n’a même pas daigné te reconnaître.

-Je ne chiale pas!
éructè-je férocement.

-Il n’y a pas de petit délit Garnet, aujourd’hui ça et demain?

-Lâche moi!

-Les vicieux de ton gabarit vont toujours crescendo!


Je le dévisage avec dégout et incompréhension. Je ne suis pas un de ces monstres qu'il décris en me regardant dans le blanc des yeux. Je n'ai jamais forcé qui que ce soit.
Je...

Brian me lâche brusquement, j’atterris en travers de la banquette. Son regard ne me renvoi que du mépris. Le mien me brûle et se trouble sous l'effet de larmes contenues, humilié et plus effrayé que mon air farouche tendrait à le faire croire.
C'est faux. Je ne suis pas un monstre. Je ne mérite pas son dédain et son dégout...

Brian se lève, prête son attention aux dégâts quelques secondes, ramasse ses affaires éparpillés, et disparait vers la sortie.

Un calme plat s'installe après le chaos. Quelqu'un se relève prudemment, un morceau de verre tombe dans un coin. Il me faut quelque secondes pour me ressaisir et me réinstaller sur mon fauteuil. Les derniers évènements s'enchainent dans ma tête, nos jolies voisines de table, son air de mauvais garçon, je cherche honteusement le point de rupture de Brian, mes questions indiscrètes, sa main prisonnière, nos recherches dans les rapports...
Les rapports de polices. C'est pas vrai, il s'est barré avec!

Je me masse le crâne, entre colère et désarrois. P*tain, mais c'était qu'un baiser sur la main!... Ça fait pas de moi un pervers...

Combien sont-ils, ces impressionnables et ces indécises, que j'ai pris par la main?
Je les ait fait consentir à des actes qu'ils n'osaient pas s'autoriser. J'ai influencé des attentes confuses, j'ai joué avec des estimes de soi branlantes, mais n'ai pas eu à brutaliser. Un regard caressant suffit les faire plier. Une poigne ferme à les mâter. Alternance de mots suaves et de mots qui piquent pour asservir mon monde et les mener vers une honteuse félicité. Un plaisir parfois égoïste. Mais sans jamais vraiment forcer...
Je ne suis pas pervers, je suis joueur. Mais ça, je ne l'ai jamais caché. Les règles du jeu, je les porte dans mes regards intenses et mes manières conquérantes. Je guide parfois mes conquêtes vers des plaisirs coupables, mais du plaisir, toujours. Sauf les plus assurées, celles qui savent ce qu'elles veulent. Esprit de contradiction, c'est finalement ça qui est drôle, voir ce que la frustration va provoquer. Un forfait ou une revanche? Des fragiles m'ont déjà quittés les larmes aux yeux ou sur des insultes, mais ce n'est pas ma faute s'ils n'assument pas leurs petites faiblesses.
Je suis joueur. Je suis égoïste. Mais je ne suis certainement pas un... monstre.

Je me masse une énième fois le crâne en jugeant négligemment la casse, m'affaisse mollement dans mon siège, hésite, puis bondit hors du box me ruer sur la sortie.


Je suis le sentier en balayant le parc désert des yeux, un nœud désagréable dans l'estomac. Je suis resté c*n sur le trottoir, aucune idée d'où il avait pu passé. Il pourrait-être en train de remonter la rue principale au moment même. Bon sang! Je hais chercher dans le... vide... Je ralentis en l'apercevant perché sur un banc au tournant. Les rapports sont calés sous son pied. Mes épaules s'affaissent, de soulagement, ou peut-être sous le poids de ma conscience. Il est replié sur lui même. Dans ses mains je distingue une boule de verre. Il a les yeux rivés dessus. Il est en train de chercher...
Quelle autre raison aurait-il de se plonger dans le presse papier? Je me sens plus mal que je ne l'étais déjà. Ce type est beaucoup trop bon pour son bien.
Il ne s'est pas barré du bistrot qu'à cause du désastre. Je crains que mon arrivée ne le fasse fuir. J'approche doucement pour lui laisser le temps de remarquer ma présence. Il ouvre les yeux. Je n'avance pas plus et amorce un geste de paix de la main.

-Je... je voulais pas...

Me moquer de lui? Le faire souffrir? Qu'il se barre avec mes précieux papiers?

-Je pensais pas que tu...

Serait touché au point de se rebeller contre ma tentative? Qu'il avait peut-être de sérieuses raisons de redouter les contacts d'un pervers tel qu'il m'a décri?...
Tout sonne tellement faux et égoïste. Je ferme les yeux et serre les dents en me maudissant. Au prix d'un long et pénible silence, je lâche un marmonnement à peine audible.

-Je suis désolé.

Je n'ai pas l'habitude de m'excuser. Pas plus que je n'ai de tact pour réparer mes bêtises.

-Je sais que des mots n'effaceront pas je t'ai fait, tentè-je de faire preuve de bonne foi. Mais je... je sais vraiment pas quoi dire ou faire de plus.

... Et j'ai besoin de consulter les papiers et la boule. J'ai absolument besoin de son aide...

-Et tu te trompes sur Alessandro et moi. On n'a pas ce genre de rapports là. Je sais de quoi on donne l'air, mais notre relation est... Un mot me vient sur le bout des lèvres, mais je n'aime pas verser dans la mièvrerie, et je m'attend à subir son incompréhension ou de la moquerie. Je roule des yeux avant d'accoucher. ...pure.

Je sais ce qu'il pense : un gangster et un gamin paumé, notre écart d'âge, son ascendance paternaliste...

-Aless est un mec sulfureux, et on peut donner l'air de transgresser la morale. Pourtant au delà des apparences, Alessandro me respecte comme personne. Y a pas d'ascendance malsaine avec lui, pas de vérités sous scellé, et il ne m'abandonne pas dès que je fais une c*nnerie ou que ça devient trop dur à gérer! Père et fils c'est pas jeu, c'est un lien qui nous dépasse. Notre affection pour l'autre est authentique. Mes sentiments pour lui sont authentiques...

Je me tais. Pour de bon cette fois.


©️ Halloween sur Never-Utopia


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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyMer 20 Mar - 18:21


Rule breakers


Feat : Therence




Garnet est là, ses yeux oscillent entre les dossiers coincés sous ma semelle et la boule de verre que je tiens en main. Il n’y a que ça qui compte, lui et ses recherches, lui et ses problèmes existentiels. Par contre, les failles des autres, ça l’amuse. « Je t'ai juste embrassé la main! » Juste… Geste de provocation pour lui, d’humiliation en public pour moi. Le pire c’est qu’il ne comprend pas le souci, ne vois pas qu’il est allé trop loin et se croit innocent. « Elle le voulait » disent les violeurs au sujet de leur victime, « elle le méritait » disent les maris qui cognent leurs femmes. Le pire dans les propos de ces connards, c’est qu’il y a une once de sincérité.

-Je pensais pas que tu...

Et il faut que la terre tremble pour t’ouvrir les yeux, là où mon simple « non » aurait dû te stopper ! Ça se croit plus malin et savoir ce que les autres ont vraiment envie. Je me tais, le laisse se démerder avec ses larmes de crocodile. Il a besoin de moi, sinon il serait déjà loin et raconter à qui veut l’entendre qu’un flic flanche au simple contact des lèvres d’un autre homme sur sa main.

-Je suis désolé.


Je reste une tombe, toutefois j’ai l’impression qu’il est sincère. Mais comment en être certain ? Cet ado est le roi de l’embrouille, le prince du mensonge pour obtenir ce qu’il veut. Je pense à un serpent.

-Je sais que des mots n'effaceront pas je t'ai fait. Mais je... je sais vraiment pas quoi dire ou faire de plus.
- Non en effet. Aucune excuse n’efface un forfait.
-Et tu te trompes sur Alessandro et moi. On n'a pas ce genre de rapports là. Je sais de quoi on donne l'air, mais notre relation est... pure.
- Sans blague !
-Aless est un mec sulfureux, et on peut donner l'air de transgresser la morale. Pourtant au-delà des apparences, Alessandro me respecte comme personne. Y a pas d'ascendance malsaine avec lui, pas de vérités sous scellé, et il ne m'abandonne pas dès que je fais une c*nnerie ou que ça devient trop dur à gérer! Père et fils c'est pas jeu, c'est un lien qui nous dépasse. Notre affection pour l'autre est authentique. Mes sentiments pour lui sont authentiques...
- Ce n’est pas Amaro que je critiquais… Lui ne se voile pas la face sur ce qu’il est réellement. Sa morale douteuse, il l’assume contrairement à toi qui accuse tes victimes, les rendant responsables de tes actes à toi !


C’est ce point qui me révulse chez Garnet. Ne se pose-t-il jamais la question de savoir si un niais n’a pas envie d’être déniaisé, ou un timide rendu sulfureux ?

- Amaro est un criminel qui assume ses actes. Je ne cautionne pas ses affaires, mais le respecte pour son intégrité. Peut-être qu’il…
- Wouf !
- Machin ! Qu’est-ce que tu…
- Miou !


Effaré, je regarde Truc qui vient d’apparaître sur mes cuisses. Affolé, je regarde autour de moi, voir si quelqu’un s’est aperçu de cette anomalie.

- Truc ! Machin ! Pas bien ! Pas gentil !

Le chat et le chien se tassent sur leurs pattes, les oreilles basses. Ils ne sont plus des bébés, mais pas encore à l’âge adulte.

- Mais comment êtes-vous arrivé jus…

D’autant que Machin a un fil du rideau de ma chambre posé sur le pelage. Juste posé. S’il était venu à pattes depuis la maison le fil aurait dû tomber, comme cela arrive dans l’instant alors qu’il s’ébroue. Je regarde Truc. Le chat fait une prudente retraite et descend de mes genoux pour atterrir sur le banc. Ces deux-là sont cul et chemise et c’est vrai que je les néglige un peu. Depuis le départ de Jordan, la maison est plus souvent vide. Je me rappelle de la présence de Therence.

- Truc a chopé un pouvoir en me suivant en enfer quand j’y suis allé pour retrouver l’âme de Jor… l’adjoint Parrish.

Il est capable de « bonds » dans une autre dimension qui donne l’illusion qu’il se téléporte. Cette fois, il aurait amené Machin avec lui et m’aurait retrouvé…

- Mon don, c’est parce que j’ai…

Perdu le contrôle sous le coup d’une forte émotion et d’une grande détresse. Truc et Machin sont venus, car ils m’ont senti en danger. Ils sont venus me soutenir. Je papillonne des paupières, ému de leur tendresse.

- OK les gars. Câlins.

C’est le mot qu’ils attendaient. C’est bien la seule chose que j’ai réussi à leur apprendre : ne pas venir me faire une toilette à coup de langue tant que je ne prononce pas ce mot. Truc a sauté sur mes épaules et j’attrape Machin pour le poser sur mes cuisses. Une poignée de fils bleu me restent dans les mains.

- Machin, tu as fait quoi aux rideaux ?
- Wouf !


Je soupire. Je vais devoir m’en séparer. Les animaux ne sont pas acceptés dans l’enceinte de l’académie de police. Je n’ai pas l’intention de ne pas vendre ma maison et pour limiter les frais, j’ai demandé une piaule dans l’académie sur mon formulaire d’inscription. Je quitte Beacon Hills le temps d’obtenir mon diplôme de lieutenant, ensuite je déciderai si je reviens ici ou pas.

J’attrape le dossier sous ma chaussure et le pose sur le banc pour que Therence le consulte. Je ressors le presse-papiers que j’avais rangé dans ma poche à l’arrivée soudaine de Truc et Machin.

- Pas de commentaire sur leurs noms !

Therence se pose à côté de moi dans la même position, les pieds sur le banc et les fesses posées sur le dossier. Truc change de coussin et quitte mes épaules pour celle de l’ado. Le presque plus chaton s’amuse d’un rien, et une mèche de cheveux qui s’agite dans le vent devient son nouveau jouet. Coup de patte, coup de langue, ou comment faire un bel épi. Je replonge dans la lecture de la boule de verre, laissant Therence se dépêtrer du pire pot de colle que la terre n'a jamais porté.


© Fiche par Mafdet Mahes


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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyDim 21 Avr - 23:39



Tricks and troubles
Notre relation à Alessandro et moi pourrait paraitre malpropre d'après bien des aspects. Il est plus âgé et incontestablement plus mâture que je ne le suis, lui gangster moi une tête brûlée, un modèle fascinant et peu recommandable pour un gamin sans exemple. Sans parler de nos penchants sexuels ouvertement dissolus, et nos tempéraments forts propices à prendre l'ascendance sur nos partenaires.
Alessandro ne me laisse pas fourrer le nez dans ses affaires, mais il a été franc dès le début sur ce qu'il est et le monde dans lequel il évolue. Avec lui, je connais les règles du jeu. Connaitre les règles ne veut pas dire que je les respecte, mais au moins, je sais à quoi m'en tenir. Ça n'a pas été le cas avec les personnes qui comptaient pour moi et qui me devaient cette honnêteté. Ma mère, Adriann... je n'ai jamais fait complétement parti de leurs vies.
Aless, lui, m'accepte sans que j'ai à devoir enfoncer des portes closes et à me battre. J'ai des conflits avec l'italien, bien sûr, mais sur un plan beaucoup plus sain.

Derrière ses airs calculateurs et l'indécence de notre attachement, Aless m'aime et me respecte comme personne ne l'a fait. Cette relation est sans aucun doute la plus saine que j'ai jamais eu.

Alors je n'ai pas à me justifier. Mais je ne laisserais pas Brian, ni personne, se méprendre sur les intentions de mon mentor...

-Ce n’est pas Amaro que je critiquais… ... Oh. Pourtant ils sont comme chien et chat du fait de leurs activités respectives et de leurs caractères, je pensais qu'il profitait de l'occasion pour le... Lui ne se voile pas la face sur ce qu’il est réellement. Je referme aussitôt la bouche que je l'ai ouverte. Sa morale douteuse, il l’assume contrairement à toi qui accuse tes victimes, les rendant responsables de tes actes à toi!

Je serre la mâchoire et détourne les yeux, habitué aux engueulades, mais pas à me manger une vérité cru. Défendre le gangster, c'était aussi une façon de nier mon implication dans l'aspect immoral de notre relation. Une décharge de plus. Je n'aime pas me retrouver dans le rôle du coupable. Je voudrais rire au nez de Brian et feindre l'indifférence, comme d'autres pseudo autorités ont essayés de me faire entendre mes erreurs tout au long de mon adolescence. Brian a toujours eu un rôle de flic moralisateur à mes yeux, faussement trop naïf pour paraitre crédible de prime abords. Pourtant ses semonces sont fermes et toujours justifiés, parfois même salvatrices.
Cette leçon qu'on ne m'a pas assez répété et que j'ai toujours refusé d'entendre, je la digère avec embarras. L'homme est un loup pour l'homme, je n'ai jamais fait parti des agneaux. Un mec, un vrai, ne féliciterait-il pas la quantité de mes trophées de chair, la ruse et la force avec laquelle j'arrive à mes fins? Qu'en penserait mon paternel "qui n'a même pas daigné me reconnaitre" pour reprendre les mots du flic?... Je ne sais même pas ce que ma mère, ma naissance, a pu représenté pour ce dernier. Mais aujourd'hui, j'ai Alessandro comme point de comparaison. Et comme l'a sévèrement souligné Brian, ce rentre-dedans, ces excuses, ça ne lui ressemble pas.

-Amaro est un criminel qui assume ses actes. Je ne cautionne pas ses affaires, mais le respecte pour son intégrité. Peut-être qu’il…

- Wouf !

- Machin! Qu’est-ce que tu…

- Miou!

-Hein...?!

On discutait, le plus sérieusement du monde, lorsqu'un chien et un chat sont... apparus de nulle par. Je cligne des yeux et secoue brièvement la tête, convaincu de ne pas avoir assez consommé d'alcool pour avoir des hallucinations. Je jure que les animaux n'étaient pas là il y a deux secondes!... Brian, lui, se remet aussitôt du choc et admonestes les petits magiciens. Je crois que quelque chose m'échappe...

-Truc! Machin! Pas bien! Pas gentil! Mais comment êtes-vous arrivé jus…

Le flic fait les yeux ronds en tirant un long fil bleu des poils du canin. Je déduis à son expression qu'une catastrophe terrible a eu lieux quelque part dans la ville... Je ne voudrais surtout pas déranger ce joyeux ménage, mais...

-Heu... Est-ce que ça fait aussi parti de ton don? Faire... apparaitre des animaux?...

-Truc a chopé un pouvoir en me suivant en enfer quand j’y suis allé pour retrouver l’âme de Jor… l’adjoint Parrish.

Je hausse des sourcils et stagne quelques secondes le temps d'assimiler l'info.

-Wow. L'Enfer, rien que ça. Dire que je croyais que ma vie était devenue épique...

De quoi reléguer nos aventures contre des monstruosités Beacon Hilliennes à des bagarres de cours de récré. Si on m'avait dit quel Hercule était le gentillet O'Conner, j'aurais fait preuve de plus de respect à son égard! Et donc, il ressort de cette virée dans le royaume des morts avec un chaton qui a attrapé le pouvoir de se téléporter comme d'autre attrapent un rhume. Je crois qu'il vaut mieux m'abstenir de chercher à en savoir d'avantage...

-Mon don, c’est parce que j’ai…

-... Je sais pourquoi.

Je regarde mes pieds en comprenant une réponse qu'il préfère garder muette. N'importe qui aurait pété les plombs à sa place, voir pour beaucoup moins que ça. Je pouvais pas deviner par quoi il était passé. Je ne relève les yeux que pour les poser sur les boules de poils qui chahutent chaleureusement autour du flic, visiblement ému de leurs attentions. Ils ont entendu son appel. C'est lorsque je vois Brian réchauffé par ces étonnantes petites présences que par contraste, la solitude et la lassitude de ce dernier me saute aux yeux.
Une pointe de culpabilité me démange. Il ne méritait pas toutes mes moqueries.

-OK les gars. Câlins.

Chien et chat n'attendaient que ce mot pour quitter leurs positions et bondir de part et d'autre du maitre à cajoler. Coups de tête, coups de langue, la scène a quelque chose de drôle et d'attendrissant qui me tire un irrépressible sourire.

-Machin, tu as fait quoi aux rideaux? gronde le maitre.

-Wouf ! se félicite le chien.

Il ne doit pas s'ennuyer souvent... Brian attrape les dossiers. Mon sourire disparait, je crains avoir rit trop fort et que ma présence suffise à lui faire changer d'avis. Mais il les poses simplement sur le banc de sorte à ce que je puisse les consulter et ressort la boule de verre de sa poche. Il n'a pas tiré un trait sur mes recherches malgré tout.

-Pas de commentaire sur leurs noms!

-J'oserais pas! levè-je les mains en l'air en gage de paix. Avant de laisser un coin de sourire se manifester dans un sous-entendu innocent. Et puis je connais pire...

Je ne ferais pas l'affront à Caracole de le mentionner...

L'invitation de Brian est limpide et m'enlève un poids des épaules. Je m'installe à côté de lui en mesurant mon soulagement et décidé à laisser les choses se faire. J'ai trop abusé de son indulgence pour... les années à venir je crois.

Je ne m'attend pas à ce qu'il me permette de lire la liste cachée dans la boule en sachant que pour ce faire il faudrait lui toucher les mains. Alors je m'assoie sur mes exigences et je m'estime heureux en triant à nouveau les papiers en trois listes distinctes, les affaires qui n'ont rien à voir, celles à ré-étudier et celles que je n'ai pas encore lues, puis je reprend ma lecture.

Un éleveur local a vu son bétail se faire emporter par une bande d'homme-bête lorsqu'un poids leste atterrit sur mes épaules. Je hausse un sourcil à l'intention du matou. Brian ne semble pas s'offusquer que le chat le déserte pour tester mes épaules. Je ne me considère pas comme un type à animaux, le genre à se ramollir devant une bouille mignonnette et à distribuer les caresses. Truc piétine sur mes épaules. Je lis la feuille suivante. Truc me renifle la tempe. Je consens à lui offrir une grattouille, et le chat roule de la tête pour positionner convenablement mes doigts entre ses oreilles. Tu sais ce que tu veux toi, hein? Maintenant, je reprend ma lecture. Deux secondes et demi plus tard, une queue me balaie le visage...
Le type affirme avoir... essuyé les rires des canidés et l'enquête confirme comment l'astuce de la manœuvre et les marques trouvées ne correspondent pas à un prédateur identifiable quand Truc s'improvise coiffeur. Et c'est qu'il me mâchouillerait bien une nouvelle coupe! Je déloge le chat de mes épaules pour le poser sur mes genoux, en le maintenant à demi-debout, mes mains sous ses aisselles.  

-"Truc", vraiment? Est-ce que tu ne devrais pas porter plainte qu'on t'ai donné un nom pareil? C'est inhumain... fis-je mine de prendre le pauvre animal en pitié.  

Brian me fait savoir qu'avoir l'esprit dans la liste ne le rend pas sourd. Oups?...

-Si toi tu sais te téléporter... c'est quoi ton super-pouvoir à toi?

En guise de réponse, le chien se gratte joyeusement l'oreille. Ça me fait marrer.

-Donc même les animaux de compagnies héritent de super-capacités...

Alors que moi... moi, il n'y a que dans mes rêves que je joue au super-héro. Pas de tremblement de terre sur commande, pas de voyage éclair d'un endroit à un autre. Et pas non plus d'attirail lupinesque. La génétique n'a pas joué en ma faveur... Pourtant, moi aussi je pourrais avoir des capacités, me regonflè-je face au super-matou. Je lui tend un index aventureux et il le gnaque. Tout ce qu'il me faudrait, c'est une morsure...

-Comment on devient ce que tu es. demandè-je au flic. Le don psychique, je veux dire. L'hérédité? Par transmission?... Exposition à une substance chimique louche?

Quoi? Il a un chat qui se téléporte! Y a pas plus absurde.

-Quand est-ce que ça a commencé?

Avec la puberté? Ou après qu'il se soit fait... l'esprit trouve des subterfuge insoupçonné pour se défendre, trouble de la personnalités et autre. Ça pourrait s'expliquer... Je n'approfondis pas mon hypothèse d'un trauma révélateur. J'écoute, curieux, et réfléchi. Et s'il m'était permis d'obtenir non pas une morsure pour devenir un lycan, mais d'obtenir des capacités mentales ou physiques équivalente en tant que sur-homme, à l'image des mutants qui se disputent la vedette avec les monstruosités surnaturelles dans notre pop-culture?
L'idée est tentante. Mais ça ne comblerait pas foncièrement mes attentes. Je ne cherche pas à devenir un loup seulement pour voir mes forces décupler. C'est avant tout une façon de ressembler à mon père.

Je un œil sur Brian plongé dans le presse-papier et m'humecte les lèvres avant d'oser demander.

-Est-ce qu'il y a quelque chose?...

Même un petit rien?... Il me parle d'un apache du nom de Red Wolf. Le nom tique bel et bien, mais je le soupçonne de se moquer de moi et lui rend la pareille.

-J'ai l'air d'avoir une tête d'emplumé? Non, sérieusement. Je voudrais éviter de penser que j'ai été conçu dans un tipi... c'est... trop bizarre.

Je ne suis surement pas métisse. Mais parce qu'en l'absence d'indices aucune piste n'est à écarter, je suis bien obligé de prendre. Je garde ça dans un coin de ma mémoire.

-Et heu... je me demandais. Il y a beaucoup d'alpha répertoriés sur ta liste?

La liste est récente comme il me l'a expliqué. Elle recense tous les habitants surnaturels de Beacon Hills, peut-être du compté.

Tant qu'à avoir accès à la liste pour rechercher le loup au yeux rouges du tableau... autant ratisser un potentiel alpha pour faire évoluer Alessandro.

Ruby, Willem, ce sont les premiers à me venir à l'esprit. Mais autant que je puisse en vouloir à Peter de m'avoir rejeté et à la louve d'avoir failli être la remplaçante de ma mère dans ce schéma, elle avait été plutôt prévenante avec moi et ne mérite pas de perdre son rang. Ce n'est même pas la peine de penser à Shepherd duquel l'italien est proche et qui a trop bon fond. Il y avait bien le nordique, il me paraissait-être un candidat de choix - psychologiquement fragile comme le supposait son âme de littéraire torturé -, ça aurait été le dédouaner d'un sacré poids, mais le bigre s'est fait la malle.
Et puis il y a le Loup Rouge. Mais pour l'heure, cet alpha reste un mythe, et un père dont j'ignore s'il mérite ma colère ou ma dévotion.


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyVen 26 Avr - 15:41


Rule breakers


Feat : Therence




Therence est surpris par Truc et Machin, tant sur leur apparition surprise que leur noms débiles. J’esquisse un sourire nostalgique. Ils sont les témoins d’un passé heureux. J’essaye de voir le bon côté des choses, j’ai connu quelque chose de précieux, un sentiment que je n’avais jamais éprouvé. Mais rien n’est figé chez l’homme, surtout pas les promesses. Je suis déçu que Jordan ait laissé le Hellhound lui dicter sa conduite. Toutefois, c’est lui qui m’a aidé à reprendre confiance en moi et aux autres. Notre séparation m’a fait régresser, en témoigne les dégâts dans le bar, mais Jordan m’a prouvé que je suis capable de passer outre. Il me suffit juste de retrouver une motivation, un but. Juste…

-"Truc", vraiment? Est-ce que tu ne devrais pas porter plainte qu'on t’ait donné un nom pareil? C'est inhumain...

Je crée un léger vent qui agite les feuillets que Therence tient en main. J’ai dit : pas de commentaires. Une main mal intentionnée avait abandonné ce chaton dans mon coffre pendant que je rangeais mon caddie au supermarché. En arrivant à la maison, je m’étais exclamé « qu’est-ce que c'est ce truc ? », le nom était resté, comme pour Machin baptisé par Jordan.

-Si toi tu sais te téléporter... c'est quoi ton superpouvoir à toi?
- Bouffer les rideaux…
-Donc même les animaux de compagnies héritent de super-capacités...


Je relâche mon attention sur la boule de verre et regarde mes potes à quatre pattes. En effet, pourquoi pas ? Ce sont des êtres vivants qui éprouvent des sentiments.

-Comment on devient ce que tu es. Le don psychique, je veux dire. L'hérédité? Par transmission?... Exposition à une substance chimique louche?
- Je n’en sais trop rien. Mes parents ne semblaient pas l’avoir, à moins que s’était sous une forme larvée chez eux. Nous sommes peu nombreux il me semble, mais par exemple si on se réfère aux anciens écrits, je pense que Moïse et Jésus étaient des mentalistes. Il faut bien que les « miracles » aient un fond de vérité pour créer une religion. Je ne sais pas si c’est une anomalie génétique ou une évolution de l’humain.
-Quand est-ce que ça a commencé?
- j’imagine être né ainsi. C’est après, quand j’ai vraiment compris que j’avais un pouvoir qu’en analysant mon passé, j'ai su que je l’ai toujours eu. Par exemple, j’avais tendance à fermer les portes sans les toucher. Cela effrayait ma mère. Je me rappelle d’avoir fait attention à utiliser la poignée mais sans comprendre pourquoi les portes se fermaient quand je le souhaitais.


Il y a des mentalistes répertoriés dans la boule de verre avec des pouvoirs assez effrayants. Je n’en dis rien à Therence.

-Est-ce qu'il y a quelque chose?...
- Non, rien qui colle. La seule allusion à un loup rouge concerne un type « Red Wolf » qui est un apache pur souche.
-J'ai l'air d'avoir une tête d'emplumé? Non, sérieusement. Je voudrais éviter de penser que j'ai été conçu dans un tipi... c'est... trop bizarre.
- Rassure-toi, tu n’as pas la tête de l’emploi.
-Et heu... je me demandais. Il y a beaucoup d’alphas répertoriés sur ta liste?
- Tu connais déjà les principaux. Scott McCall que tu croises tous les jours, l’adjointe du Shérif Ruby Hale qui est en congé maternité et ton prof de SVT Willem Shepherd. Peter Hale l’a été, de même que son neveu Derek, mais ils ont perdu ce rang. C’est un peu flou pour Peter à ce sujet. Derek Hale c’est parce qu’il a sauvé sa sœur mourante, cela lui a coûté son rang, si j’ai bien assimilé l’histoire retranscrite par Jordan des dires de Stilinski.


Je me concentre sur la boule, des images m’apparaissent, celles d’une meute d’alpha.

- Il y a un dénommé Deucalion qui était le chef d’une meute d’alpha. Ils se sont fait presque tous décimer c’était l’an passé ou il y a deux ans, sauf Deucalion qui a disparu. J’oubliais ! Il y avait un autre prof, un Norvégien qui est parti.

Je fronce les sourcils, l’exploitation de la boule demande une concentration extrême.

- Il y a une alpha, Satomi Ito à la tête d’une meute non-violente qui vit dans la forêt. C’est une femme, donc ce n’est pas ça. Ensuite, j’ai quelques alphas de passage, mais cela ne colle ni avec les dates ni avec l’âge potentiel de ton père. Je suis désolé. Cette boule concentre l’expérience de Jordan et du shérif. À l’époque de ta naissance, Noah Stilinski n’était qu’un simple flic comme moi et il n’est au courant des affaires surnaturelles que depuis la morsure de Scott McCall.

Therence est dépité. Je comprends son désarroi. Même si son géniteur l’a abandonné, pour se construire, on a besoin de savoir d’où on vient. Il est possible de faire sans, mais cela demande une grande force de caractère et de trouver d’autres bases. Amaro semble jouer ce rôle à présent. Je suis encore étonné de cette relation. J’ai mené une discrète enquête, il ne semble pas mêler Therence à ses affaires, mis à part ce port d'arme qu'il lui a fait obtenir. J’imagine pourtant mal ce type avec des intentions honnêtes. S’achète-t-il une bonne conduite ? Un passeport pour son âme ?

- Dans une telle enquête, il faut repartir de ta mère et des gens qu’elle fréquentait à l’époque. Mais vingt ans effacent les mémoires et les gens bougent…

L’adolescent arrogant laisse la place à un être plus fragile, pétri de doutes. Amaro doit ressembler à un phare à ses yeux, une icône valorisante. Car finalement ce que cherche ce môme, c’est d’exister aux yeux de quelqu’un. Nous n’avons pas tous les mêmes besoins. J’ai eu un père, j’ai encore une mère, mais à leur yeux, j’étais l’enfant qu’il fallait avoir, car c’est ainsi que doit être une famille. Mes parents ont appliqué un modèle sans envie ni passion. Leur vie était terne et routinière. Mon père est mort, je n’ai aucun regret du fait qu’il n’ait pas été témoin de mon ascension dans la Navy, ou de ma chute. Au contraire de Therence, je suis heureux d’avoir coupé le cordon ombilical. La solitude me pèse, mais elle reflète la crainte sur mon avenir et non de mon passé.

- Je garde un œil et une oreille sur tout ce qui pourra se rapporter à un loup rouge. Ensuite si tu veux te lancer dans une enquête approfondie… Peut-être qu’Alessandro pourrait t’aider. Mais si tu as besoin d’une approche plus officielle… disons un peu moins gros-bras que ton mafieux local, je veux bien t’aider. C’est facile avec un uniforme et une carte de police de questionner les gens… Je ne suis pas encore parti de Beacon Hills.

Truc et machin l'on adopté. Ils doivent voir en Therence un pote de jeu potentiel. Le chiot lui rumine le bas du jean et Truc s'amuse à lui ratisser les cheveux de la patte. Je décide de faire confiance à l’instinct de ces deux têtes de mules et me dit que Therence n'est pas si retors que ça et que le mauvais côté de sa personne n'est qu'une armure.


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MessageSujet: Re: Rule breakers [PV Brian]   Rule breakers [PV Brian] EmptyMer 8 Mai - 23:45



Dead end
Je suis au courant de l'existence du surnaturel depuis que j'ai posé le pied dans cette ville. J'ai été quasiment accueilli par un loup-garou, j'ai fréquenté des hybrides de tout poils, et j'ai un petit quotas d'aventures contre les plus monstrueux d'entre-eux. Ça n'empêche que j'ai encore des choses à découvrir. Comme par exemple, comment devient-on mentaliste? Brian accepte de me répondre.

-Je n’en sais trop rien. Mes parents ne semblaient pas l’avoir, à moins que s’était sous une forme larvée chez eux. Nous sommes peu nombreux il me semble, mais par exemple si on se réfère aux anciens écrits, je pense que Moïse et Jésus étaient des mentalistes.

-... Sans blague...

-Il faut bien que les « miracles » aient un fond de vérité pour créer une religion. Je ne sais pas si c’est une anomalie génétique ou une évolution de l’humain.

Notre conversation m'offre une vision différente du monde. Selon Chad, Saint-Exupéry aurait pu apprivoisé des garous, et d'après Brian, Jésus et Moïse étaient des mutants... Et alors la Bible m’apparus comme la version littéraire et ancestrale d'un films de super-héro à gros budget. Je rêve soudain de lancer mes profs mis dans la confidence des garous dans un débat passionné sur la nature de nos figures mythiques et historiques, pour voir...

-T'es pas si loin d'un véritable Hercule, alors... appréciè-je sincèrement l'agent avec mon irrépressible mine railleuse. Ou Orphée.

Enfin, il a compris l'idée. Quand est-ce que ça c'est manifesté chez lui?

-J’imagine être né ainsi. C’est après, quand j’ai vraiment compris que j’avais un pouvoir qu’en analysant mon passé, j'ai su que je l’ai toujours eu. Par exemple, j’avais tendance à fermer les portes sans les toucher. Cela effrayait ma mère. Je me rappelle d’avoir fait attention à utiliser la poignée mais sans comprendre pourquoi les portes se fermaient quand je le souhaitais.

Wow. Je conçois que ce n'est pas facile quand le surnaturel s'invite dans une vie ordinaire. Notre société réprime l'idée même que de tels pouvoirs existent. Je n'arrive pas à déterminer le rapport que le manipulateur de particule avait avec cette mère effrayée par la manifestation de ses pouvoirs, mais j'en déduis à la façon dont il en parle qu'ils n'étaient pas du genre confidents. Je reluque mes mains. Je conclu qu'un tel don ça n'est pas transmissible comme l'est une morsure. Et comprend que ça n'a rien à voir avec sa mauvaise expérience au final.

Il n'est pas dit que la liste contienne des infos sur mon père, trop récente pour ça. Mais aucune piste n'est à écarter, et il doit y avoir répertorié là dedans un alpha auquel Amaro pourrait prendre son pouvoir pour faire de moi son béta...

-Tu connais déjà les principaux. Scott McCall que tu croises tous les jours, l’adjointe du Shérif Ruby Hale qui est en congé maternité et ton prof de SVT Willem Shepherd. Peter Hale l’a été, de même que son neveu Derek, Derek a été alpha? mais ils ont perdu ce rang. C’est un peu flou pour Peter à ce sujet. Derek Hale c’est parce qu’il a sauvé sa sœur mourante, cela lui a coûté son rang, si j’ai bien assimilé l’histoire retranscrite par Jordan des dires de Stilinski.

J'ignorais que le vrai-faux loubard avait été alpha. Tout comme j'ignorais qu'il était possible de perdre son rang de chef de meute autrement qu'en le volant à un autre. C'est là où il devient impératif que je me trouve une référence fiable en matière de surnaturellerie. Quelqu'un de renseigné capable de démêler le vrai du faux dans les informations que j'ai pu acquérir d'encyclopédie en recueil de légendes et qui pourrait compléter mes lacunes. Quant-à Peter... je sais qu'il a gagné son pouvoir d'alpha en assassinant sa nièce. Il me l'a dit lui-même, sans aucun scrupule. Mais je ne m'étais encore jamais demandé comment est-ce qu'il l'avait perdu...

-Il y a un dénommé Deucalion qui était le chef d’une meute d’alpha. Ils se sont fait presque tous décimer c’était l’an passé ou il y a deux ans, sauf Deucalion qui a disparu. J'enregistre. Deucalion, alpha disparu... J’oubliais! Je tréssaute, aux aguets. Serait-ce possible, un espoir? Il y avait un autre prof, un Norvégien qui est parti.

-... Oh. Ce n'est que ça.

Je le connais déjà celui-là.
Je jure voir les veines ressortir sur les tempes de Brian. Ça lui coute de consulter cette liste mentale. Ses oculaires bougent ici et là sur des images qui restent invisibles pour le reste du monde, moi compris. Ça me démange de ne pas pouvoir y plonger moi-même et avoir accès à ce qui s'avère être, plus qu'une liste, de véritables archives mises à jour par l'adjoint.

-Il y a une alpha, Satomi Ito à la tête d’une meute non-violente qui vit dans la forêt. C’est une femme, donc ce n’est pas ça.

-Non, c'est pas ça...

Ce n'est pas mon Loup-Rouge. Mais c'est une alpha potentielle pour Aless... Une meute non violente, ça veut dire des cibles faciles. Je n'avais pas pris en compte qu'un alpha n'était pas une denrée solitaire mais le chef d'un groupe qu'il faudrait aussi appréhender. Non violent, ça simplifie forcément les choses...

Un éclat me traverse l'esprit. Une équation évidente qui me ferait revoir le statut que je m'imposerait tout naturellement dans le règne des humains. Un alpha se défini par ses bétas.
Ça veut dire que mon père aussi a forcément une meute...

-Ensuite, j’ai quelques alphas de passage, mais cela ne colle ni avec les dates ni avec l’âge potentiel de ton père.

La sentence de Brian sonne comme une conclusion à notre entrevue. Ça m'arrache à mes réflexions de morsures pour me ramener à l'essentiel. Je braque mon regard sur lui.

-T'es vraiment sûr?... On a pu passer à côté de quelque chose, peut-être que si tu me laissais jeter un coup d’œil...

-Je suis désolé. Cette boule concentre l’expérience de Jordan et du shérif. À l’époque de ta naissance, Noah Stilinski n’était qu’un simple flic comme moi et il n’est au courant des affaires surnaturelles que depuis la morsure de Scott McCall.

J'espère, quelque secondes encore, que Brian va me sortir une infos oubliée au fin fond de ses tiroirs du commissariat, avant de comprendre le message et baisser nez sur mes boots. Mes doigts froissent les papiers que je tiens. O'Conner a fait tout ce qu'il a pu.

-Dans une telle enquête, il faut repartir de ta mère et des gens qu’elle fréquentait à l’époque. Mais vingt ans effacent les mémoires et les gens bougent…

-Je sais. coupè-je sèchement ses derniers mots.  

Ce n'est pas contre lui, mais son discours marque l'échec de mes fouilles dans les dossiers de police, et je n'ai pas beaucoup d'autres champs de recherches. J'ai besoin de croire que les mémoires ne s'effacent pas si facilement...  
Machin apparait dans mon champs de vision, hissé sur ses pattes arrières et les pattes avant appuyés sur le banc entre mes pieds. Fouiller le passé de ma mère pour retrouver l'identité de mon père...

-...J'ai déjà quelqu'un sur le coup. confiè-je en me laissant attendrir par la bouille du chiot auquel je consent à grattouiller la tête.

Wayne me doit un service.
Et à l'image du héro avec qui il partage son nom, sombre, discret et accompagné d'un personnel efficace, il a les moyens d'outrepasser les lois et les voies officielles. Le surnom de Detective dont Batman hérite parfois lui va à merveille.
Peter Hale a connu ma mère, et Mick est le mieux placé pour tirer quelque chose de ce psychopathe. Si ce n'est pas lui mon géniteur, peut-être l'a t-il... Brian n'a pas tort. Peut-être que je m'acharne inutilement sur les traces du paternel alors que je ferais mieux de creuser du côté de ma mère...

-Je garde un œil et une oreille sur tout ce qui pourra se rapporter à un loup rouge. Je daigne lever les yeux sur O'Conner, surpris. Mes exploits de ce soir ne laissaient pas présager qu'il s'investisse encore pour mon compte. Un hochement de tête et un sourire furtif traduisent ma gratitude. Ensuite si tu veux te lancer dans une enquête approfondie… Peut-être qu’Alessandro pourrait t’aider.

Je souris doucement.

-Il le fait déjà. Seulement... c'est un peu délicat.

Oui, Aless peut m'aider. Il en a les moyens et s'est proposé de lui-même. C'est juste que ce n'est pas si évident d'aborder le sujet de mon géniteur avec lui. Parfois, je crois que ça le touche plus qu'il ne le laisse paraître. Je ne devrais pas culpabiliser de profiter d'un homme qui s'est offert à moi comme substitut paternel, ni vis-à-vis de mon absent de géniteur, ni... vis-à-vis d'Alessandro lui-même. Je me rassure en me répétant que mes sentiments pour lui sont bien assez authentiques et forts pour ne pas le tromper complètement en persistant après mon véritable père. Mais parfois, j'ai le sentiment de faire quelque chose de mal. De les tromper, l'un et l’autre. Et ça renforce le doute que je suis peut-être bien fautif en quelque chose, et que je suis un garçon indigne, indigne d'être aimé.  
Truc frotte sa tête le long de mon visage. Je lui rend son mouvement en fermant les yeux quelques secondes. Je soupire, et me regonfle imperceptiblement sur des excuses salvatrices, celles qu'on se répète avec conviction à défaut d'être innocenté. Après tout, je n'ai pas demandé à vivre cette vie. Aless a agit en connaissance de cause et mon père est aux abonnés absents. Je n'ai à me sentir coupable en rien ni pour personne.

-Mais si tu as besoin d’une approche plus officielle… reprend l'enquêteur, disons un peu moins gros-bras que ton mafieux local, je veux bien t’aider. C’est facile avec un uniforme et une carte de police de questionner les gens… Je ne suis pas encore parti de Beacon Hills.

Pour la première fois ce soir je regarde réellement Brian. Veste en jean à l'air usée, le menton mal rasé, mais dans le regard une solidarité à toute épreuve. A laquelle se raccroche un petit arrogant... Sa force, Brian la tiens du cœur. S'il y a une chose dont je suis sûr c'est que je ne méritais pas son soutiens. Ce mec est précieux.

-Merci.

Je laisse passer un silence, le temps de profiter du calme qui règne dans le parc.

-Tu pars vraiment alors?

Truc et Machin suivent simultanément mon regard sur le brave flic.

-Je sais que parfois je peux être c*n et que j'aime un peu trop braver l'autorité ou bousculer les faibl... je veux dire, les innocents. Mais les mecs intègres, ça cours pas les rues ici.

Peut-être que je vois parfois en lui un boy-scoot à charrier, mais cette ville manque de moralisateurs dans son genre. Il n'avait pas tort en évoquant ces Garnet de Sacramento à remettre dans le droit chemin. Le mien est tordu, et je n'ai pas l'intention de virer droit, mais...

-C'est rassurant de savoir que dans les parages y a quelqu'un d'intègre à qui pouvoir se fier en cas de besoin.

Je ne chialerais pas sur son départ. Brian et moi ne sommes pas ce qu'on peut apellé des amis, il me semble, et j'ai grandit en voyant défiler les fréquentations de passages, déménagements incessants obliges. Je l'oublierais vite une fois la pillule avalée. Mais nous avons combattus ensemble, il passe outre mon agression pour m'aider, et je suis sérieux quand je dis que les gars comme lui son rares et qu'il va manqué à cette ville, sinon d'un point de vue affectif, mais d'un point de vue moral. Brian a sa part d'ombre comme l'a démontré l'incident au bar, mais il reste fondamentalement lumineux dans un monde peuplé d'êtres profondément enténébrés.

Truc me piétine consciencieusement le crâne. Machin retaille le bas de mon pantalon. Je dépose le chat sur le banc, éloigne doucement le chiot, puis m'étire avant de me lever, en emportant avec moi les liasses de photocopies.

-Et puis tu sais, tout Beacon Hills n'est pas fait que de Parrish, de Garnet ou de monstruosités mythiques à affronter. sous-entende-je, l'air de rien. Tu as remarqué que la ville attirait une population extraordinairement regardable?

Un condensé de belles gueules au regard du commun...

-Je ne pense pas qu'ils nous arrivent à la cheville à Sacramento. Et puis j'étais sérieux tout à l'heure. La barbe de trois jours te donne un genre.

Couplé à ses yeux couleur océan... Tiens, un vent localisé se lève! C'est encore trop tôt pour abordé le sujet, c'est ça?... Qui sait, les petites graines attendent parfois que la saison soit favorable pour germer. Que ce soit ici ou a l'autre bout du pays, Brian finira bien par refaire confiance à un mec un jour.


HRP:
 


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