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 Bad blood [Pv Mick]

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Therence Garnet

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MessageSujet: Bad blood [Pv Mick]   Bad blood [Pv Mick] EmptyJeu 1 Nov - 14:00



Look what you made me do


Je respire à plein poumon les effluves d'humus et la fraicheur de fin de soirée qu'une bourrasque m'amène, dévoilant mon visage à la pommette colorée en s'engouffrant dans ma capuche. La vallée s'étend à mes pieds, baignée dans l'atmosphère orangeâtre du soleil déclinant et les ombres grandissantes des collines qui la couronne. La vue est superbe perché sur ce promontoire. C'est l'emplacement idéal pour qu'un roi érige son domaine.  

Je comprend pourquoi Wilder et son vairon ont décidés d'y établir leur nid.

Je tourne le dos à la falaise balader mon regard sur les fondations qui émergent du sol en ramenant sur mon épaule une barre de métal et en resserrant les doigts autour d'une bombe de peinture rouge.

"Navré pour ta tête Therence. Ce n'était pas équitable comme combat."

Un sourire mauvais point dans l'ombre de ma capuche. T'as raison, l'architecte. J'aurais du frapper là où ça fait mal, et où la guérison ne se fera pas par elle-même et sans en payer le prix.

Le phare d'un engin de construction éclate sous l'impact de la barre. Le boulot terminé, les chantiers sont décidément bien mal gardés. C'est d'autant plus facile de ne pas se faire repérer dans un endroit reculé comme celui-là.

Les sourires narquois de Wilder me hérisse. Du jour, dès l'instant où nos regards se sont croisés aux derniers mots qu'il m'a lâché en quittant le Pink après m'avoir mis au tapis, le jeune lycan n'a jamais eu que du mépris à mon égard.

Je ne supporte pas la façon qu'il a eu de se prendre pour un prince et de tenir tête à Amaro. "Nous avons un contrat. Nous allons nous y tenir toi et moi." Je rage! Le Nombre de la Bête avec lequel il l'avait menacé avait salement fait réagir le parrain, et ce n'est pas tolérable.

Je m'y reprend à deux fois pour faire éclater ce maudit pare brise, trop résistant, et j'envoie valser un retro-viseur dans un home-run mémorable.

J'ai fait le deuil d'une mère, je ferais le deuil d'un amant. J'ai arrêté de pleuré après Adriann depuis le soir de la bagarre, peut-être parce que je ne suis pas seul, que je ne l'étais déjà pas quand il était encore parmi nous. Mais convenir que ma relation au wendigo était voué à l'échec et pouvoir compter sur le soutient d'Alessandro ne tarit pas tout le mépris que Chad à toujours eu pour cette relation, l'allemand qu'il présentait comme étant son partenaire et moi-même.

Je donne un coup de pied dans un empilement de tuyauterie. L'ensemble dégringole, manquant de m'emporter avec.

Wilder a des crocs et des griffes et guérit en un temps record. Wilder est un loup alors il se croit au dessus de tout! Je veux lui faire voir qu'on ne plaisante pas avec les humains...

J'appuie sur le pressoir et un jet vaporeux et sanguin macule un block de parpaing au grès d'une chorégraphie vengeresse.

GET OUT

Celle-ci c'est pour Adriann. C'est lui qui aurait du disparaître à sa place.

Un retro viseur file majestueusement dans les airs par delà le vide qui sous-plombe le chantier.  

Ça, c'est pour la raclée qu'il m'a mise.

Je graffe le visage d'un diable au rictus désapprobateur suivit de trois vifs 6 éparpillés de part et d'autre.

Celle-là parce que personne ne tient Alessandro en laisse!

Et le reste, c'est pour ses airs hautain qu'il ne m'épargne jamais!

Je reprend mon souffle, perché sur le toit de la pelleteuse. J’atterris à pied joint sur le bras motorisé, sors mon canif, et d'un geste féroce, lève haut le poing et l’abat sur la taule. La lame perce, et les doigts cramponnés autour de l'objet, je raille péniblement la toile d'un seul mouvement, une ronde croissante, un cri strident. Mon bras suit sa dernière ligne dans les airs lorsque je retire la pointe, me faisant reculer maladroitement dans l'élan. Mon déchaînement me grise, mais je reste assez lucide pour pleinement admirer mon œuvre avant de déguerpir et qu'on ne me surprenne sur les lieux.

Ci et là sur les engins et le matériel entreposé, des représentations grossières de virilités, des noms d'oiseaux, des phares éclatés, des rétros manquants, un pare brise brisé. Et sur le flanc de la pelleteuse, une cicatrice maladroite mais furieuse.
Un tortillon qui pourrait rappeler un chiffre diabolique.

Une spirale vengeresse.

Une signature.


Le "G " de Garnet.


* * *


-Dis moi, Alessandro. Ta rouquine. Elle est du genre à s'amuser? demande-je en lorgnant vers le déhanché naturel de la jeune barmaid.

Je crois que l'italien a arrêté de sonder mes états-d'âmes depuis le soir où je me suis épanché sur son comptoir pour un amour perdu avant de finir l’œil au beurre noir et blottis dans ses bras. Le sur-lendemain que je suis revenu d'une nuit un peu éméché et qu'il m'avait fallut répondre à un de ces regards d'ange gardien de l'ombre qui cherche dans une acte ou une parole un signe de mal-être, je lui avais annoncé, le sourire béat et goguenard :  "Tu sais le diction qui dit "Une de perdue, dix de retrouver"? Et bien la fête d'hier à sacrément dérapé...". Ça aurait pu être les paroles désespéré d'un célibataire meurtrie. Le loup mieux que personne pouvait-être sûr que ça ne l'était pas. Pas au petit sourire reconnaissant que je posais sur lui en conclusion.

Je n'ai pas seulement confié un corps et une âme blessés à Alessandro cette nuit là. C'est vers mon cœur que j'avais guidé sa main.

Mais pour faire définitivement mon deuil, il me restait une chose à faire. Et je le fête ce soir en compagnie de mon patron de bar, parrain et professeur d'arme favoris! Même s'il n'en a pas conscience, et heureusement.

-Et ton chanteur? Toujours en contact avec ton ancien serveur? lorgné-je maintenant vers l'autre bout du comptoir où le showman sirote sagement en attendant de monter sur l'estrade. Je tenterais bien ma chance. Avec la rouquine ET le chanteur, je veux dire. On ferais un plan à trois...

Je lève les yeux sur l'italien, examinateur, et laisse flotter un sourire.

-... A quatre?

-C'est l'heure du couvre feu, Therencio.

-Ne me traite pas comme un bambino. J'ai plus l'âge des couvre feu.

-Giustamente si. File avant que je ne réclame ta carte d'identité.

Tsss. Je paie ma consommation, prend ma veste, et m'en vais en déposant une cartouche de cigarette vide dans les pattes d'Aless. A l'intérieur j'ai laissé autant de billets qu'il me paraissait nécessaire et un simple petit mot : "Besoin d'un deuxième chargeur". Ça me permet d’enchaîner les tirs sans me retrouver handicapé à recharger manuellement comme ça avait été le cas aux égouts.
Le chant envoûteur du rossignol fait doucement taire la salle quand la porte se referme derrière moi. Comme si une voix pouvait-être trop érotique pour mes oreilles de pas-tout-à-fait-majeur...

Il est trop tôt pour rentrer. J'enfourche ma moto et m'élance à travers les rues de Beacon Hills, direction un endroit où terminer ma soirée avec de la compagnie et de l'alcool à la clef.


* * *


Comment ça, la rave est annulé?... Je laisse la Harley sur un terrain devenu le parking improvisé des fêtards habituels et m'engouffre entre les arbres en rangeant mon portable, une bouteille de vodka à la main. Le patron de bar réglo plus que le padre refuse de me servir de l'alcool à son comptoir, hors exception, alors je biberonne en dehors du Pink. Je me dis qu'il ne me reprochera jamais ça : il a été jeune et humain, lui aussi.

J'arrive à l'orée du lac, là ou la végétation marque une dense frontière avec la berge dénudée. Je remue du menton faire osciller ma cigarette de bas en haut en grommelant à la vue d'une silhouette plantée devant l'étendu d'eau. Silhouette familière. Trop familière... Dite moi que je rêve...

Je reste dissimulé dans les feuillage à observer le vairon. Il fallait que je tombe sur lui ce soir. De quoi bien boucler ma soirée! Je reste tapis, discret, en guettant la présence de sa moitié. Je songe à la bombe de peinture bien à l’abri dans la case de ma moto. A une envie suicidaire de me jeter sur le couple et les peinturlurer de rouge... Mais de Wilder je ne repère rien que l'ombre impalpable de mon aversion pour lui. Je me détend imperceptiblement en constatant que le Chevalier Noir fait cavalier solitaire...

Qu'est-ce qu'il fout ici, seul, à une heure pareille? Il poirote? Contemple le lac en espérant voir une nuée de chauve-souris assombrir l'horizon en couinant? A rendez-vous avec une mystérieuse créature qui a une mission pour le probable-tueur-à-gage et moins probable héro-de-l'ombre qu'il est? Ou il songe à prendre un bain sauvage?... Je n'ai pas la patience d'attendre qu'il se décide à piquer un plongeons pour lui voler ses fringues et m'empare d'une pierre que je fais bondir dans ma main. Je projette de la balancer quelques mètres plus loin, histoire d'obtenir une réaction, celle, ridicule, du mec en alerte pour un caillou jeter sur les galées, lorsqu'un bruissement attire mon regard haut dans les branchages.
Bête frayeur nocturne. Ce n'est qu'une chouette qui s’envole en hululant.

Je réarme mon poing en reposant les yeux sur ma cible. Sauf qu'il n'y a plus personne.

… Mais où il est passé?

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MessageSujet: Re: Bad blood [Pv Mick]   Bad blood [Pv Mick] EmptyLun 24 Déc - 10:03

Confessions nocturnes
Mick
ft.
Therence
Comment pourrais-je l’aider ?

Comment pourrais-je seulement savoir où elle est, ce qu’il se passe ?

Je refuse de me laisser envahir par les émotions d’un nouvel abandon. Avec tout ce qui arrive, elle n’est pas partie de son plein gré. J’en ai la certitude.

Elle était l’une des personnes les plus introuvables lorsqu’elle était à la tête de l’organisation. Et ceux qui s’en sont pris à elle font preuve d’autant de discrétion.

Elle est redevenue un fantôme.

Mais aujourd’hui, je sais qu’elle n’est pas un mirage, le souhait d’un enfant perdu de retrouver un être cher.

Je peux faire quelque chose.

Je veux.

Un bruissement à proximité me renseigne sur l'origine de cet éclat métallique qui  m’attire l'œil.

Quelqu'un m'observe.

Est-ce un agent de Monroe qui s'assure de ma loyauté ?

Un promeneur égaré et curieux ? Un agresseur ?

Cette supposition me fait penser à Ruby dont la fureur a fait des victimes ces derniers temps. Des hommes aux actions horribles ont perdu la vie.

Étrangement, je ne pense pas en premier lieu que ça puisse être une créature sauvage qui me voit comme une proie. Après tout, nous sommes à Beacon Hills, on ne compte plus les faits divers de personnes attaquées par un prétendu puma.

Mais non, ce n'est pas ce qui me vient à l'esprit. Car ici comme ailleurs, les monstres ne sont pas toujours ceux qu'on croit.

Un oiseau nocturne hulule depuis une branche haute. C'est mon signal.

Quand on essaie d'être discret, le moindre bruit attire l'attention le temps de quelques secondes.  C'est dans cette brèche où je me sais à l'abri du regard d'un éventuel rodeur que je me faufile sous le couvert de la végétation.

Je contourne les éléments qui m'empêchent d'approcher de la silhouette qui se dessine devant moi.

L'individu est seul. C'est un homme, bouteille à la main. Je jauge du danger par sa taille et sa posture. Et me crispe d'exaspération quand je reconnais l'intrus.

L'envie de le prendre à son propre jeu m'arrache un sourire.

J'approche sans bruit alors qu'il me cherche du regard sur le bord du rivage.

- Envie d'une baignade nocturne, Garnet ? Dis-je d'une voix forte qui le fait sursauter.

Il grogne mon nom entre ses dents et justifie sa présence sans se décomposer.

- Sors de là, j'ai pas envie qu'on nous voit cachés dans les bois au clair de lune, lance-je.

Avec autant de dignité qu'il le peut, il se défait des branchages qui se prennent dans sa veste en cuir et me rejoins sur la berge plus dégagée.

Je m'attends d'une seconde à l'autre à sa question : "qu'est ce que tu fais ici ?" suivie d'une réplique acerbe sur l'arrivée d'extraterrestres censés me ramener chez moi ou encore d'une excursion vêtue d'une cape noire et d'un costume plein de gadgets.

Mais non. L'adolescent est silencieux. Étrangement silencieux. Je le dévisage et sous son air habituel d'emmerdeur rebelle je décèle autre chose.

- Il se passe quoi Garnet ? Demande-je. Quelque chose me dit que tu es pas là pour me mater en secret.

Avec une autre personne, le pic verbal aurait coupé court au dialogue. Mais avec Therence, c'est de cette manière que nous communiquons.

Il me retourne la question sur l'absence de cet air niais typique des loulous qu'il a en horreur. J'accepte la moquerie qui ne m'atteint pas. Mon couple avec Chad est l'une des rares choses stables dans ma vie.

Mais il est vrai que ce soir d'autres pensées me rendent morose.

Nous restons plantés face au lac, comme si sa surface calme pouvait apaiser nos tourments.

Maturité oblige, je relance le dialogue.

- On a pas eu l'occasion de parler depuis mon intervention au HCC ? Commence-je.

J'aurais dû me douter qu'il n'oublierait pas que je lui dois un service pour tous les désagréments que ça a provoqué après ça. Son égo, plus que son visage, garde encore les marques des coups portés par Chad. Cet évènement accentue l’inimitié entre eux alors même que je ne porte pas l’adolescent dans mon cœur pour les mêmes raisons que mon fiancé, et d’autres encore.

De mon côté, la discussion de notre couple avait en partie réussi à apaiser mes craintes. Si Chad fait affaire avec le mafieux et les dangers que ça représente, il garde à cœur de ne pas noircir son âme à en perdre le regard doré de son loup.

Tout est question d'équilibre entre le droit et l'illégal, la justice et la vengeance. Le bien et le mal sont des notions trop restrictives pour être parfaitement vraies.

Passées nos récriminations respectives, sur fond de vodka pour le blousonneux et d’une inquiétude sourde pour ma part, le dialogue se mue en confessions nocturnes.

À demi-mots puis avec plus de ferveur, le blousonneux m'explique sa place dans ce schéma. Le départ d’Adriann, la présence du rital, sa quête personnelle.

J'avais appris par Ruby que l'adolescent et Peter avaient eu une discussion houleuse. Je n'imaginais pas son impact sur Therence. Pour la première fois, je sens qu'il lève un voile sur ses paroles. Même lorsqu'il était venu me trouver pour me demander des conseils pour sa relation amoureuse, il n'y avait pas tant de sincérité.

La colère ouvre des voies. Elle camoufle bien souvent quelque chose de plus profond. C'est une barrière pour lutter contre la solitude. J'observe nos reflets sur l'eau miroitante. Nous sommes très différents. Pourtant, un noyau dur d’indépendance forcée nous a façonnés à cœur.

Orphelins, c'est ce que nous sommes. Nous accrochant à tout ce qui pourrait remplir nos vies. Je crois que la disparition de ma... de la reine, de Nora, comme elle se fait appeler, me rend réceptif à la peine de Garnet.

L’arrivée d’un véhicule lourd de l’autre côté du ponton qui sert d’amarrage à quelques barques nous fait tourner la tête de concert.

Une camionnette recule sur le rivage. Trois hommes descendent de la cabine pour rejoindre les deux autres qui sautent du haillon et se retrouvent les pieds dans l’eau.

Quelque chose me dit que les bidons qu’ils descendent contiennent des liquides nocifs dont le retraitement coûte une fortune.

Qu’il serve de cimetière pour les traitres, de planque pour quelques kilos de drogue ou de cuvette géante pour des produits chimiques, le lac est le dépotoir de la ville. Si les choses continuent ainsi, ce petit coin de verdure va disparaitre sous la pollution.

Je ne vois pas de logo ou d’enseigne sur la camionnette qui pourrait indiquer quel industriel n’a aucun respect pour l’écologie.

- Alors les tapettes, on se ballade en amoureux ? Raille un homme derrière nous.

Qu’on nous prenne pour des amants, elle est bonne celle-là ! De toutes les options qui s’offrent à nous, ce serait bien la dernière chose qui pourrait arriver.

Lampe à la main, un bonnet défraichi sur la tête, il est certainement chargé de faire une ronde pour chasser les témoins de leur activité véreuse. Nul doute qu’ils touchent une somme d’argent suffisante pour ce boulot illégal. Ils n’en éprouvent aucun scrupule.

D’un sifflement maitrisé, il alerte ses compagnons qui arrivent rapidement.

Dos à dos, jugeant du regard belliqueux des gaillards qui nous font face, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Un duo improbable dirait n’importe quel spectateur habitué à la rivalité qui est née dès notre rencontre.

À bien y réfléchir, Therence est mêlé à ma vie, de près sans faire partie de mon quotidien et de loin sans être vraiment hors de portée. C'est comme un petit frère pot-de-colle qui suivrait son modèle, un nuisible qui ne disparait jamais vraiment, un moustique qui refuse de me laisser en paix, un trouble fête entre Chad et moi, c’est comme une ombre dont on ne se défait pas.

Il a bien des rôles. Emmerdeur fouineur, solitaire à la curiosité exaspérante, adolescent rebelle.

À cet instant, il reprend celui de complice d'embrouilles.

Mick et Therence.

Wayne et Garnet.

S'il m'affuble du surnom du chevalier noir dont il rêvait étant gamin, il devient, l'espace de cette soirée agitée, l'acolyte en collant colorés, le clown aux côtés du célèbre héros.

Les malfrats que nous avons dérangés dans leur besogne s’agitent. Les coups vont pleuvoir.

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Bad blood [Pv Mick]   Bad blood [Pv Mick] EmptyDim 24 Fév - 23:25



The Brave and the Bold
Wayne, Wayne, Wayne... seul devant le lac, la nuit tombée, l'air plus mystérieux que d'accoutumé, le tableau est propices à toutes les suspicions. Ce n'est pas comme si je savais qui était réellement l'orphelin bichrome à la recherche du meurtrier de ses parents et en possession d'un box rempli d'armes. Est-il un assassin, un mercenaire? Une véritable expérience scientifique raté? A t-il seulement déjà tué quelqu'un sous ses airs d'exterminateur?... Qu'est-ce qu'il fait en dehors de poper dans ma vie à l'heure du café, ou de poser comme une pub vivante au côté de son amour parfait? Est-ce qu'il a un boulot légal? Des amis en dehors de sa meute et de son loup? Un hobby? Même le Bruce Wayne des comics a une activité officielle et des mondanités lorsqu'il ne revêt pas sa cape pour lutter contre le crime. Alors, oui, je m'interroge...
... Au fond, qui connait vraiment Mickael Wayne?... Minute, il était là il y a une seconde, où est-ce qu'il est pa...

-Envie d'une baignade nocturne, Garnet?  

-NON DE...!


Je fais volte-face et me ramasse dans les branches, le poing paré à frapper. Je jure voir un micro sourire trahir son visage d'impassible.

-Ose, et même Chad ne pourra pas identifié ton corps...

Je n'ai pas peur de l'eau. Mais j'ai une sainte horreur des bains forcés.

-Sors de là, j'ai pas envie qu'on nous voit cachés dans les bois au clair de lune.

-Hin... Peur que Loulou l'apprenne? On se demande qui porte la culotte dans votre merveilleux petit couple
.

Extirpé de ma cachette, je suis son regard qui s'attarde sur mes tiffes. Un bout de branche pointe de mes cheveux. Je me brosse furieusement le crâne. Bon sang ce que je déteste cette façon qu'il a de me juger! J'ai l'impression de passer pour le crétin de service.

Je guette un coup en traitre qui ne vient pas. J'en déduis que Wayne n'est pas au courant pour le vandalisme que j'ai commis plus tôt sur le chantier en construction. La situation devrait me faire marrer, mais je n'en ai pas envie. C'est une pauvre vengeance pour ce que Wilder mérite. Je sais que la maison en construction est le futur foyer de Mick, également. Le vairon n'a rien à voir avec ma vendetta, mais je n'ai pas à me sentir coupable : comme il s'est moqué un jour, dans tout conflit il y a des victimes collatérales...

-Il se passe quoi Garnet? Je coulisse un œil suspicieux sur l'extra-terrestre. Impossible qu'il lise mes pensées, pas vrai?... Quelque chose me dit que tu es pas là pour me mater en secret.

-Parle pour toi. Ton costume te rentre dans la raie ou tu as de si gros ennuis que t'es même pas capable de le cacher? Cet air soucieux que tu te traines, désignè-je sa figure en faisant tourniquer mon doigt dans le vide, ça ne fait pas partie de ton richissime panel d'expression habituel.

Pas un air aussi soucieux en tout cas.
Tsss... C'est bien ce que je pensais. Le cavalier solitaire reste muré dans le silence. Je déteste ça. Le sentiment d'être mis à l'écart, le manque de réciprocité. Chacun dans ses problèmes... Ma mère était exactement comme ça.
Il repose son regard sur le lac. J'en fais de même.

-On a pas eu l'occasion de parler depuis mon intervention au HCC?

-Oh, parce que tu veux qu'on parle?!
bondis-je littéralement sur l'invitation. Très bien : commence par dresser ton petit copain et le tenir en laisse! Vois ce qu'il m'a fait!

Je pointe les vestiges de mon coquard d'un indexe vindicatif. Mick a perdu la face de pruneau qu'il avait récolté sur le ring du HCC dans le but stupide et chevaleresque d'impressionné son Loulou.

-Je l'ai pas mérité! gueulè-je lorsqu'il affiche l'air exaspéré du petit-ami qui sait que son angélique carnassier n'aurait pas frappé gratuitement, Adriann a quitté la ville! Et ce ne serait pas arrivé s'il l'avait pas embarqué dans ses petits plans foireux!... B*rdel, il fallait le voir apprendre la nouvelle, c'est à peine s'il s'est senti concerné. Et maintenant, c'est après Alessandro qu'il en a. Garde le à distance, Wayne! Ou je te jure que je me charge de lui à ma façon.

Mick me lance un mauvais regard, mélange de menace et d'incrédulité. "Ne me sous-estime pas", répliquè-je sans ouvrir la bouche, bataille oculaires de vaironnes à noiraudes. Les loups ont leur kryptonite et ne sont pas à l'épreuve des balles...

-Je le laisserais pas faire une c*nneries supplémentaire et me l'enlever lui aussi... Aless, c'est tout ce que j'ai.

J'ai fais passer mon message pour ça, à la bombe rouge et à coups de pied-de-biche sur le matériel de chantier. Mais je n'hésiterais pas à exhiber mon flingue si personne n'en tient compte...
Est-ce que j'ai déjà dis combien je détestais son air de robot à ne pas savoir ce qui se trame exactement derrière son regard insistant?... L'idée de susciter la pitié me répugne. Je me détourne en pestant, m'assoie sur les graviers et pose le menton et le coude sur mon genoux, balançant la bouteille de vodka au bout de mon bras tendu. Sur mes prunelles, un voile trouble vient estomper ma colère.

-Adriann s'est barré sans rien dire.

Ça sort, entrecoupés de silence pensifs et balbutiant. C'est dur de mettre des mots sur ses émotions.

-C'est pas son départ le plus dur. Notre relation était terminée avant même qu'on ne se soit séparés, je m'y suis résolu. Mais c'est...

...l'absence d'explication. Un "pourquoi?" dont je ne peux pas me débarrasser et qui s'ajoute aux autres, mêmes, irrésolues questions. J'ignore qui est mon père et les raisons de son absence, j'ignore pourquoi ma mère à emporter ses secrets jusque dans la tombe, et j'ignore pourquoi l'homme dont j'étais amoureux s'est enfuit.

Et parfois, la cause de ces éternels abandons me parait tellement évidente...

Je passe un pouce furtif sur mes paupières, m'empare d'un galet, et vise la surface de l'eau. Plouf. Même pas un rebond. Je me moque de moi-même.

-Il avait pas le droit de partir comme ça. Je mérite des réponses. ricanè-je. J'ai jamais été un bon fils, ni un chic type, mais j'ai jamais été assez mauvais pour mériter qu'on me largue sans une p*tain de raison! C'est... c'est cruel!

Je suis devenu un gosse imbuvable, mais c'était avant tout pour exister et pour punir tout ceux qui m'ont mis de côté! Mais je suis pas foncièrement condamnable...
J'écarte désespérément les bras en cherchant une réaction de la part de Mick.

-On abandonne pas les gens comme ça, pas vrai?... Qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça?... Qu'est-ce que j'ai fais de travers...

Je m'ancre à ses vaironnes qui d'ordinaire me mettent si mal-à-l'aise et il me semble que quelque chose en l'imperturbable Wayne se trouble. Wayne a été le second après Derek à me faire cracher ma condition d'orphelin et à se livrer sur sa situation similaire en échange. Lui aussi il connait, cette solitude, ce vide de sens et de présences... Il comprend que je n'ai pas avancé sur ma quête paternelle. Une remarque pour la forme. Je fait "non" de la tête en baissant mes yeux de gamin perdu.

-J'ai suivi plusieurs pistes concernant mon père, une seule était sérieuse. Elle m'a menée vers Peter Hale. Je l'ai surveillé. J'ai été le voir. Je lui ai demandé si c'était vrai. S'il avait connu ma mère...

Peter Hale. Père de deux enfants. Époux de la louve revêtue de rouge.
Le Démon-Loup qui a tué sa propre nièce et terrorisa Beacon Hills.

-Il l'a connu, Wayne. Je suis sûr qu'il l'a connu. J'ai essayé d'en savoir plus, mais j... j'étais bourré. Et lui, il était... Peter Hale. haussè-je des épaules par dépits.

Mais à ce moment là, ce n'est pas un intriguant que loup a chassé sans scrupule de son domaine, c'était un gamin qui pensait avoir enfin retrouver son père.

-Il a même pas daigné m'écouter, on aurait dis que j'étais un... un déchets qui venait d’atterrir sur sa pelouse, il m'a virer de là comme le sale psychopathe qu'il est! J'aurais... j'aurais du emporter mon flingue. ris-je nerveusement. J'aurais du lui brandir sous le nez. Il m'aurait pas traité comme il l'a fait.

Je fulmine. Je tremble de peur et de colère. Je la vois venir. La leçon de morale. Je le coupe, le regard sombre.

-Tu me dois un service Wayne.

Comme convenu, j'ai contacté Chad avec qui Alessandro était en affaire pour permettre à Mick de jouer les martyrs au dépend du gangster. J'ai été punis pour ça. Il me doit la pareille.

-Découvre ce que Peter a à voir avec ma mère. Je me fiche de savoir comment tu t'y prendra, mais je veux savoir qui il était pour elle, et ce qu'il lui a fait.

Si le monstre qui hantait ma mère n'était pas mon père, le loup aux yeux rouges, alors c'était peut-être lui...

Mick aura sans doute besoin d'éléments. Il cogite sur la possibilité que Peter soit mon géniteur, mais je lui rétorque que le loup du tableau ne possède rien de ses yeux bleu. Je lui explique ma théorie selon laquelle les yeux bicolores sur le tableau représenterait plusieurs aspects d'une même vie, dont le passage d'un béta à alpha. Un point qui fait échos à l’analyse de Derek selon laquelle le modèle serait quelqu'un de puissant, et auquel je me raccroche depuis.  

-Alessandro m'a ouvert sa porte ce soir là. C'est lui qui m'a aidé à comprendre.

Je désigne mes yeux avec un petit sourire. Ce sont ses iris bleu qui ont fait le déclic.

-Je ne suis plus tout seul. admis-je. J'attrape un galet, fouette l'air du bras, et le regarde raser la surface, une, deux, trois, quatre fois, et me gonfle. J'ai quelqu'un pour me border le soir et me consoler durant la nuit.

Est-ce qu'il se souvient ce qu'il m'a dit lorsque j'étais venu le déranger à la Bat-Box au sujet de conseils amoureux?... "C’est donc ça. Tu cherches une recette miracle pour obtenir une relation stable et te prouver à toi-même que tu peux t’en sortir. Et ce, avec le bagage d’un enfant qui a grandi sans père pour le border le soir et le consoler durant la nuit."
Je me suis parfois endormi aux côtés d'Alessandro en repensant aux paroles de Mick, et ça me faisait jubiler. Étonnement ce soir, je n'éprouve plus ce petit rire viscéral, mais l'envie de partager le bonheur qu'une mauvaise graine comme moi a enfin atteint. J'ai besoin que quelqu'un reconnaisse que moi aussi, je suis quelqu'un qu'on peut aimer, et que je peux pousser sainement avec le bon soutient, quoi qu'on puisse en douter.

-Aless est tout ce que j'ai. répétè-je doucement. Ce n'est pas une plainte hérissée de jalousie, c'est un constat qui justifie ma hargne à vouloir le garder à n'importe quel prix. Il est a la fois mon Chad, ma meute, et ma famille...

Tous mes sentiments convergent vers le gangster et je n'ai jamais été aussi sûr de ce que je ressens pour quelqu'un. Je ne m'en vante pas, mais je n'ai pas non plus honte. Je veux seulement qu'en se retrouvant dans ma comparaison, Mick comprenne l'importance et l'authenticité de ce lien à triple brins.  

-Promet moi que tu garderas Chad à l’œil.

J'ai déjà réclamé mon service comme il ne manque pas de le faire remarquer. J'éclate d'un grand rire.

-Non Wayne! Ça, ce n'est pas le service que tu me dois pour avoir jouer les pions dans ton plan foireux : c'est les intérêts pour m'être manger le retour de bâton! J'ai cru qu'Aless allait me laisser croupir dans sa cave...

... Il roule des yeux devant le dramatique de la situation. Après tout, de ce qu'il en a bien compris, ça va plutôt bien entre le mafieux et moi maintenant. Et puis qui aime bien châtie bien!

-... Fais pas comme si tu m'avais rendu service... grommelle-je.

Le silence s'installe.

-T'as vraiment détourner un camion entier et remplacé la marchandise par une seule bouteille?

Je me défend d'éprouver la moindre admiration pour son geste. Pas alors qu'il s'en est pris à mon mentor!
C'est pourtant un rire qui s'étouffe dans le goulot de ma bouteille. C'était fort. Vraiment très fort.

Un long nuage cache la lune et sa clarté bienfaitrice. L'air rafraichi me fait frissonner, et je me rapproche imperceptiblement de l'épaule du blond. Quoi? Il fait un excellent coupe-vent. "Sais-tu pourquoi les enfants ont peur du noir? C’est parce qu’en l’absence de lumière, nous nous retrouvons seul. Et c’est le moment propice aux questions sans réponse, aux doutes, aux angoisses".

J'observe discrètement le vairon qui ne réagit plus, son esprit perdu loin dans les profondeurs noires et inquiétantes du lac à nos pieds. Mais qu'est-ce qui peut le tracasser à ce point?... Je lui tend la bouteille et la secoue pour attirer son attention. Il daigne juger la proposition du coin de l’œil mais s'en retourne rapidement à sa triste contemplation. Je grimace de mécontentement et cogne son genoux avec la bouteille. Aller, fait pas ta sainte, Wayne! T'es un humain, l'alcool à de l'effet sur toi. Profites-en! Visage hargneux contre visage impassible. Il fini par accepter la vodka et je souris enfin en le regardant porter le goulot à ses lèvres. Voilà. Là, c'est mieux!

-Tu devrais apprendre à te décrisper, de temps en temps. Ça ne te ferait pas de mal.

Je me demande comment on peut-être aussi... cadré. J'ai toujours été un agité, besoin de liberté et d'abolir les limites. Sans père et maman n'étant qu'une demi-présence, c'était ma façon d'exister aux yeux de tous et de lutter contre les remparts qu'elle s'échinait à construire autour de ses secrets. Battre des bras pour ne pas me faire avaler par les abysses de mes angoisses, aussi. Je suis devenu un ado dissolu. Ce n'est qu'à sa mort que j'ai décidé, dans mon propre intérêt, de m'assagir et suivre certaines règles de bonne conduite. Je me récure l'ongle, sale de ma virée chez Wilder. Mais chassez le naturel... Puis je considère Wayne. Il a pratiquement grandi seul très tôt, en étant son propre parent. Livré à lui même, lui s'est entouré d'une petite boite mentale, bien droite et taillée au millimètre prêt. Sécurisante. C'est sa façon de gérer les événements, se protéger des autres et se faire sa place dans le monde, je suppose. Étonnant les chemins opposés que peuvent prendre deux orphelins...

C'est lorsqu'il tourne les yeux sur moi que je me rend compte que ça fait un moment que je le scrute, tout occupé à mes réflexions. Jugeant subitement combien la situation est gênante, je grimace et m'empresse de regarder ailleurs. Rah! Ne te fais pas de film sale bichrome! Je ne m'inquiète pas pour toi, je suis seulement curieux. C'est tout.

-Tu sais que ça marche dans les deux sens une conversation, pas vrai? Lâche-je tout de même. Tu sais quoi? On va faire un jeu et on va commencé facile. Je pose une question, tu réponds par oui ou non : est-ce que t'es un assassin? Un mercenaire? Une véritable expérience scientifique raté? T'as déjà tué quelqu'un sous tes airs d'exterminateur?... Qu'est-ce que tu fais en dehors de poper dans ma vie à l'heure du café, ou de poser comme une pub vivante au côté de ton amour parfait... est-ce que t'as un boulot légal? Des amis en dehors de ta meute et de son loup? Un hobby?!

Un véhicule interrompt notre conversation. La fourgonnette s'arrête au bord de l'eau et cinq types en sortent par tous les côtés.

-C'est qui ceux là?

Un coup d’œil méfiant de ci, un mouvement impératif par là, ils grouillent autour du véhicule comme des rats et s'activent à faire descendre des barriques au contenu douteux. Hey! Mais y a des raves-party-bikini qui se déroulent dans le coin!

-Alors les tapettes, on se ballade en amoureux? Raille une voix dans notre dos.

-... Alors ça, c'est insultant...

Me faire traiter de tapette ça heurte méchamment ma virilité. Mais imaginer que je sorte avec LUI?!

Ma grimace blasé-j'te-défonce-sans-prévenir est éloquente. Tout comme les pensées de Mick... Wow, comment ça "qu’on nous prenne pour des amants, elle est bonne celle-là"?!

-Hey! Que moi je veuille pas d'un automate dans ton genre, ça ce comprend, clarifiè-je. Mais PERSONNE ne dit non à "ça"! Je me désigne des deux mains, offusqué.

La meute de grognard s'amène au signal de Mister Bonnet. Je me lève en même temps que Mick, nous voilà encerclés. Le vairon me rappelle l'air de rien m'avoir surpris en train de le reluquer caché dans les fourrés, avant qu'un type ne se jette sur lui. Et alors, je suis censé avoir honte?!

-Rêve pas, Bruce! C'est pas après ton corps que j'en avais. Mais j'peux savoir pourquoi, toi, tu sortirais pas avec moi?!

J'esquive une droite, heurte une mâchoire. J'ai une belle gueule, de l'audace, et je sais que mon arrogance énerve mais marque de façon plaisante. Je comprend qu'on puisse ne pas vouloir de moi pour s'épargner des tumultes émotionnels, mais je ne suis pas "un type par lequel on n'est pas attiré"! Il a forcément fantasmé sur ma personne, quoi qu'il en dise!

-Ooh steuplais! Ton loulou n'existerait pas que tu me serais déjà tombé dans les bras! J'évite une bourrade et heurte l'ainé au patronyme héroïque. Épaule contre épaule dans le dos de l'autre, je n'ai qu'à tourner la tête pour murmurer à son profil. Et dieu sait comment tu aurais aimé ma façon de saccager ton cœur d’obsessionnel-du-tout-parfaitement-contrôlé...

Gniark, gniark! Pure politesse si ce n'est pour sous-entendre mes penchants faciles, l'autre me retourne ma question du "pourquoi je voudrais pas de lui". J'éclate de rire.

-Sérieux, t'es sûr de pouvoir l'entendre? un nez vient de craquer. Voyons : trop extraterrestre, trop bichrome... trop "loulou"! Trop toi en fai-

Un poing m'atterrit dans la figure. Ça m'apprendra à trop l'ouvrir.


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MessageSujet: Re: Bad blood [Pv Mick]   Bad blood [Pv Mick] EmptyLun 6 Mai - 20:52

Le chevalier et l'écuyer
Mick
ft.
Therence
Les gaillards qui s'approchent farouchement de nous n’ont absolument pas l'intention de discuter avant de frapper.

La remarque acerbe et clairement homophobe ne m’affecte pas. L’idée que Therence et moi soyons amants me percute davantage. Ma réaction pourtant muette ne laisse pas de place au doute quant à mon refus absolu de cette éventualité.

- Hey ! Que moi je ne veuille pas d'un automate dans ton genre, ça ce comprend, s’esclaffe-t-il. Mais PERSONNE ne dit non à "ça"!

Il désigne son corps en agitant les mains comme les italiens ont la fâcheuse habitude de le faire lorsqu’ils s’expriment vivement.

Le premier coup part sans attendre quand l’un des hommes se jette sur moi. Je ne suis pas en réelle difficulté si ce n'est qu'ils sont plus nombreux, motivés à nous faire regretter d'avoir involontairement mis le nez dans leurs affaires et que je garde un œil constant sur Therence.

- Rêve pas, Bruce! Reprend-t-il. C'est pas après ton corps que j'en avais. Mais j'peux savoir pourquoi, toi, tu sortirais pas avec moi ?!

C’est qu’il se montre vexé, le rebelle !

- Ooh steuplais! Ton loulou n'existerait pas que tu me serais déjà tombé dans les bras! Assure-t-il en évitant une bousculade brutale.

Dos contre dos, je sens son haleine chargée d’alcool quand il revient à la charge avec cette ineptie.

- Et dieu sait comment tu aurais aimé ma façon de saccager ton cœur d’obsessionnel-du-tout-parfaitement-contrôlé, se moque-t-il ouvertement.

- Je te retourne la question, dis-je. Pour quelqu’un qui a tendance à s’accroche au premier venu,  je me demande ce qui t’empêche de tomber sous mon charme.

Après tout, en y réfléchissant, quand il m’est tombé dessus, il était nouveau à Beacon Hills. Je suis peut-être la première personne qu’il a rencontrée.

- Sérieux, t'es sûr de pouvoir l'entendre? Se moque-t-il. Voyons : trop extraterrestre, trop bichrôme... trop "loulou"! Trop toi en fait…

Il n’a pas le temps de finir sa phrase qu’il reçoit un poing dans la figure qui le fait taire. Je remercierais presque l’auteur du coup.

Cette bagarre a le mérite d'activer mes muscles et me redonner une vigueur agréable qui m'avait manqué. Il y a le temps de la réflexion et celui de l'action. Il est bon d'agir et d'être maître de sa vie par moment.

Sous l'effet de l'adrénaline, on en vient même à se taper dans la main, fiers d'une alliance imprévue qui nous permet de rivaliser avec nos agresseurs. J'en connais deux que cette complicité incongrue aurait fait rire jaune. Mais dans le fond, nous tenons à notre rivalité.

Aucun ne sort une arme à feu et lorsqu'un couteau de poche apparaît dans la main de l'un de nos agresseurs, je parviens à l'envoyer suffisamment loin pour qu'il ne puisse le récupérer.

Les malfrats s'apprêtent à donner un autre assaut quand les sirènes et les gyrophares rouges et bleus qui apparaissent sur la route menant au lac les en dissuadent.

Ils se précipitent vers leurs véhicules.

- On s'en sort bien, constate-je.

Il rétorque qu'il a appris à se battre, ce que je ne contredis pas.

- T'es peut-être plus un morveux en effet. Mais tu restes un chieur, ajoute-je en compensation.

Les deux voitures de police arrivent non loin de nous mais par chance leurs phares sont braqués sur le camion qui s'était avancé jusque sur la rive.

- On court ? Demande-je pour savoir s'il en a la force.

Je ne sais pas s'il me répond mais il ne s'est pas fait prier pour échapper aux policiers qui arrivent.

Il trace à travers la végétation, sans doute par là où il est venu. Quand nous arrivons à sa moto, la question n'est pas de savoir qui conduit et qui monte derrière mais de partir rapidement.

Nous finissons par nous arrêter à bonne distance du lac. Nous prenons le temps de souffler sans avoir envie de trainer davantage dans le secteur au cas où la police continuerait à chercher les fauteurs de trouble.

La gravité des blessures ne nécessite pas d'aller à l'hôpital et je me vois mal entrer dans un bar pour demander des glaçons à coller sur le visage d'un adolescent dont je n'ai même pas la responsabilité. Quant à moi ce sont mes côtes qui sont douloureuses. J'ai appris à me protéger la tête autant parce que les coups laissent des marques visibles pour autrui que parce qu'une attaque sur le buste est en partie amortie par les vêtements.

- Il faut qu'on prenne quelques minutes pour retrouver nos esprits, dis-je. Et se soigner un minimum.

La supplique de Therence m'arracherait presque un sourire. Nous évitons de nous chamailler à savoir qui a porté la poisse à l'autre. Nous étions simplement là au mauvais moment.

Mais c'est vrai qu'il a fallu que ça tombe sur lui et moi. Duo improbable pour une bagarre au début de la nuit.

- On ne peut pas aller chez Amaro, moi autant que toi dans cet état, continue-je alors que j'ai compris plus tôt que Therence y passe de plus en plus de temps.

Et il réplique qu'on ne peut pas non plus aller chez moi en précisant avec amertume que Chad lui a déjà causé quelques contusions.

- Oublie ça tout de suite, rétorque-je à sa proposition de nous poser dans ce qu'il appelle mon repère secret.

Réfléchissant aux autres éventualités, nous échangeons un regard perplexe parce que la même idée émerge dans nos esprits.

- On va chez toi, dis-je de concert avec le blousonneux.

Dans un contexte différent et sous couvert d'une toute autre relation à mille lieux de la réalité, cette phrase aurait pu avoir un sens caché.

* * *

Nous rendre à son appartement a été assez rapide. En entrant, j'ai l'intuition qu'il ne doit pas inviter beaucoup d'amis ici. Alors en ce qui me concerne, ma présence résulte de circonstances particulières. Aucun de nous ne s'attendait à ce que ça arrive un jour.

Il m’indique le coin cuisine, plus près de l’entrée que la salle de bain, et fouille le congélateur à la recherche de quelque chose de froid.

- Il faut que tu gardes la glace sur ton visage, dis-je en faisant abstraction de sa grimace. Ça va dégonfler assez vite.

Je ne veux absolument pas le materner non plus alors je le laisse se rafraichir et se laver les mains, faisant de même à ses côtés. Puis d’un geste simultanée, nous soulevons notre t-shirt pour observer nos plaies. Et d’un même mouvement nous le laissons retomber presque aussitôt, jaugeant dans le regard de l’autre que la scène est étrange bien que nous ne soyons pas particulièrement pudiques. En un coup d’œil, nous confirmons l’un et l’autre que notre physique respectif est loin d’être un complexe.

Je m’éloigne un peu, explorant la pièce principale.

- C'est donc ici que tu vis, déclare-je en jetant un regard circulaire.

C'est un studio classique pour un adolescent de son âge qui a appris à se gérer seul. Sans chercher à fouiller dans sa vie privée, je repère des piles de documents éparpillés à divers endroits et quelques effets personnels. Étrangement, ça me rappelle moi lorsque je tente de réunir toutes les informations que j'ai en ma possession concernant ma quête : mes parents, le baron, le gouvernement et Monroe, et mon rôle dans ce conflit sous-jacent.

Je sais reconnaître quand quelqu'un cherche désespérément à trouver des réponses.

En attendant que sa langue se délie et assouvisse une certaine curiosité, je suis même prêt à ce qu’il reprenne son interrogatoire là où nous l’avions laissé.

Je me retourne et lui et remarque les taches sur ses mains et ses vêtements.

- C'est quoi la peinture sur tes fringues ? Demande-je.

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MessageSujet: Re: Bad blood [Pv Mick]   Bad blood [Pv Mick] EmptyMar 18 Juin - 22:25



The Dark Knight and The Red Hood


Quelques galets bruissent au léger mouvement de ma boots dans le sol. Ancré sur mes appuies, je serre les poings en évaluant le nombre et la masse des adversaires qui s'étalent en cercles autours de Wayne et moi. Une bande entière, assortiment de grands costauds et gabarits de fouine aux faciès méprisants et aux rires narquois qui nourrissent ma propre excitation. Un premier coup est porté, les hostilités sont lancées. J'étais juste venu boire en solitaire avant de croiser la route du vairon. Et nous voilà jouant des poings avec des intolérants intolérables, protégeant bravement la sanité de notre lac de leur tentative de pollution. Ce type est comme Wilder : un aimant à emm*rdes!

-Je te retourne la question, parle enfin le blond, éhontément insensible à ma personne. Pour quelqu’un qui a tendance à s’accrocher au premier venu, je me demande ce qui t’empêche de tomber sous mon charme.

-T'as rien de charmant, signalè-je sur un ton évident et lui jetant une œillade critique.

Avant que je ne comprenne, un coup dans le nez rompt mon flot de moqueries. Je cligne des yeux, dérouté, vois rouge et me déploie d'un vif essor écraser la face de l'autre. Il bascule de trois pas de plus que moi, et mon sourire n'en est que plus grand. Pas le temps de m'en réjouir, un autre s'élance sur ma droite.

BIM! PAF! Dans mon dos, le Chevalier Noir distribue les onomatopée avec éclat. Et VLAN! Celui là ne l'a pas volée! J'accompagne sa musique avec ma touche graphique. Mon pied racle dans l'encre calme du lac alors que ça gicle en simultanée, rouge et poisseux, hors de la gueule déformée qui se renverse sous mon élan.

Je volte face vers Wayne, quelques secondes de contemplation. Je ne sais pas ou il a appris à se battre, mais ce mec a de la technique. Il frappe vite, juste, toujours très maître de lui, là où mon corps réagis non moins précisément mais de façon primaire, guidé par mes émotions.

Un coup inattendu dans l'estomac me fait plier. Je vois fuser un genoux, appréhende le choc dans mes dents, mais une ombre me rase et emporte le malfaiteur avec elle. Mick terrasse mon assaillant, et aussitôt c'est un autre qui arme le poing à sa gauche, et un deuxième qui surgit sur sa droite.

-Vas-y Wayne! Te laisse pas faire!

Je me jette sur le troisième qui fonce sur lui et lui explose ma bouteille de vodka sur le crâne. Ça éclabousse vivement dans le lac. Deux types finissent à la flotte, suivi du troisième.

Je claque la main de Wayne en ricanant de bon cœur, oubliant pour un instant que mon nez saigne et la singularité dérangeante de ses yeux lorsqu'ils me renvoient la même lueur complice. Mais mon sourire tombe quand un mouvement sec accroche un rayon de lune. L'éclat d'une lame. Mick dégaine ses membres comme des armes et envoie valser couteau et agresseur décontenancé.

Je respire par goulées féroces en me remettant en position. Le sang boue dans mes veines, mais j'ai perdu de ma superbe alors que les gaillards se relèvent et s'approchent, tassés sur eux-même comme des animaux aux babines retroussées. Bêtes humaines blessées dans leur orgueil et affamées de revanche. Je me compose un masque hargneux a accompagner d'une plaisanterie facile, mais cette fois, je doute qu'on en ressorte indemne.

C'est l'irruption des sirènes et des gyrophares en direction de la berge qui nous sauve la mise. Pourtant, pris d'un même élan instinctif que les crapules, je change d’appuis pour mieux prendre la fuite tandis qu'ils s'éparpillent comme une nuée de rats, regagnant leurs fourgonnettes. C'est la présence de Wayne, seul pilier toujours encré au sol, calme et observateur, qui me retient de déguerpir.

-On s'en sort bien

-Ouais. Des bandes comme ça, j'en faisais mon quatre-heure pendant mes premières années de lycée, me redressè-je fièrement en m'essuyant le nez d'un vif revers de main.  

Inutile de préciser que c'était avec quelques fréquentations et pas toujours avec les mains vides.

-T'es peut-être plus un morveux en effet. Mais tu restes un chieur.

-Ça te ferais mal de t'en tenir à mes exploits? T'es un gros ch*eur dans ton genre aussi, tu sais!... M*rde! V'là les flics.

-On court?


Je croise le regard du vairon. Et sans crier gare, nous détalons.

Je n'ai aucune envie de me faire chopper. Les flics et moi, c'est le jeu du chat et de la souris, à qui provoquera l'un et attrapera l'autre. Brian ne sera bientôt plus là pour me sortir du pétrin. Je bondit par dessus les obstacles, zigzague entre les troncs. Le pas de Wayne accompagne ma course folle dans un même tempos. Ça somme dans notre dos, je devine le faisceaux des lampes qui rasent l'orée des bois à la recherches de fuyards. Ma fidèle complice dans la bêtise, Harley nous attend au bout du sentier, robuste et altière dans sa robe noire et chromée. Me devançant, Mick brandit mes clefs - mais quand est-ce qu'il?! - se jette sur le guidon et enfourche mon destrier. Je boue, mais il a déjà écrasé le kick et j'ai juste le temps de sauter à l'arrière avant qu'il ne tourne les gaz, au moment où un flic surgit des broussailles. D'abord Derek, ensuite Aless, maintenant lui. Note à moi même, plus PERSONNE ne conduit MA Harley!

Je sais qu'il sait conduire une bécanne. Mick a une moto entreposée dans la Bat-box parmi les cartons remplis de papiers top-secrets et les valises contenant des armes. Je me cramponne à ses hanches quand il prend les virages. Au sortir du bois, la routes devient sinueuse, épousant les flancs des collines qui ramènent à la ville. Par moment, la civilisation nous apparaît à portée de doigts, brasillant dans la nuit. Nous nous arrêtons à l'abri à l'entrée de la ville.

L'adrénaline ne fait plus effet et mon visage irradie ici de là. Sous ses airs de robot inébranlable, Mick se masse les côtes. C'était étonnant, drôle et presque rassurant de le voir se lâcher tout à l'heure.

-Il faut qu'on prenne quelques minutes pour retrouver nos esprits. Et se soigner un minimum.

-Pour une fois je suis d'accord... grimacè-je en retirant le côté de ma main de sous le nez, tachée de sang.

-On ne peut pas aller chez Amaro, moi autant que toi dans cet état.

-Non, certainement pas. ricanne-je, ne pouvant qu'approuver. S'il me vois comme ça, il va me faire une scène... quant-à toi... Pose un pied au Pink et je ne te promet pas que tu en ressorte dans le même état que tu y sera entré. Comme moi si ton petit copain me trouve dans ses appartements...

Je grogne. Qu'est-ce que ce crétin avait besoin de déménager avec lui, sérieux? Mes neurones font le tour de mon cerveaux avant de tilter.

-Et la Bat-bo-

-Oublie ça tout de suite, me coupe t-il en plein élan, mon index rivé sur lui pour appuyé mon idée. Mon visage se tasse de contrariété.

-T'as pas hérité d'un Alfred à sortir de tes cartons pour pouvoir te ressouder? raillè-je.  

Comme si un gars comme lui n'avait pas une indispensable trousse de secours cachée au milieu de ses gadgets et tas d'autres trucs ultra-personnels... Un silence pensif s’installe. Une chouette hulule. Je ne vois plus qu'une solution.

-On va chez moi, dis-je de concert avec le vairon.

Nouveau hululement de chouette au dessus de nos tête. Hou houuu~! Mais c'est qu'elle se ferait des films cette voyeuse! Je grimace, loin de faire du gringue, n'appréciant pas d'avoir de l'écho, et parce que je considère être le seul à pouvoir décider de qui vient dans mon antre. Il ne faudrait pas qu'il s'imagine être le bienvenu non plus!

-Aller, en scelle.

Et cette fois, c'est moi qui conduit!


* * *


J'allume l'interrupteur et balance les clefs sur le comptoir de la kitchenette pendant que mon invité ferme la porte dans notre dos. Dire qu'il y a quelques mois encore, le vairon vivaient à seulement quelques rues de là. Notre rencontre répétée dans la boulangerie du quartier nous avait amené à cette conclusion que nous étions voisins. Et pourtant, il est la dernière personne que j'aurais imaginé foulée ma résidence.

-Il faut que tu gardes la glace sur ton visage. se permet-il au terme d'un voyage passé dans le silence. Ça va dégonfler assez vite.

Je me fige quelques secondes, accroupis devant le mini-frigidaire, et fixe Mick avec ma meilleure grimace de mépris. Sérieux?... Mais pour qui est-ce qu'il se prend?!

-C'est pas mon premier coup, au cas où tu en douterais encore. Je sais comment me soulager.

Je claque la porte du frigo, choppe le torchon suspendu à la poignet de placard au dessus de l'évier, et enroule le pack de glaçon dedans en me dirigeant vers la salle de bain sans un regard de plus pour le vairon. J’ausculte ma tête dans le miroir. Pas un bruit dans la pièce voisine sinon des bruissements traduisant de légers mouvements. J'allume l'eau pour me débarbouiller en me sentant obligé de lancer un :

-Y a de la bière et du soda dans le frigo. Sers toi.

Au cas où il me croirait mal élevé en plus d'incapable... Il me rejoins dans la salle d'eau se décrasser aussi. Côte à côté devant le lavabo, chacun s'asperge le visage, se frotte vigoureusement, s'essuie. Je retrousse mon haut vérifier les dégâts. Quelques hématomes, mais surtout, une impression dérangeante qui m'incite à lorgner à côté. Mick m'imite. Lui aussi le bide à l'air... On se jaugent. S'approuvent... puis s'accusent en lâchant subitement les pans de tissues.
Mais vire ton six pack de ma vue!

Mick retourne dans la piaule qui fait office de salon, de bureau et de cuisine en même temps. Sur le bureau croulent factures, manuels scolaires et photocopie de rapports de police noircie d'annotations et de ratures diverses. Rien qui n'attire spécialement l’œil, quand cet œil n'est pas averti...

-C'est donc ici que tu vis, constate t-il en terminant son observation du propriétaire.

-Ouais. Bienvenue dans mon château, l’accueille-je en écartant les bras avec emphase, un sourire moqueur étirant mes lèvres. J'aurais été curieux de voir dans quoi ça vivait, un Wayne, avant de finir collé à son bourge d'architecte.

Après tout, il vivait dans mon quartier. C'est pas la zone, mais c'est un secteur où s'entasse une population relativement modeste. Mick m'avait envoyé chez lui pour prévenir Chad de son exploits sur le ring du HCC, et j'avais pu jugé le standing dans lequel vivent les Loulous.

Wayne scanne les lieux du regard. Moi, je scrute Wayne en avalant lentement quelques gorgées de ma canette. Je trouve ça étrange de le voir dans ce décor que peu des gens qui gravitent durablement dans mon sillages ont découvert. Derek a été le premier à entrer ici, mais c'était un adolescent et j'ignore si le lui adulte s'en souvient. Et puis il y a Caracole qui s'est plus ou moins invité, pour mon faux déplaisir. Et... c'est tout. Même Aless n'est encore jamais venu ici. Cet appart' c'est là où j'entrepose mes affaires, où quelques conquêtes terminent leur nuit, et où je me retranche pour réfléchir ou panser mes blessures à l’abri des regards lorsque le besoin de solitude se fait sentir. Mais pour le reste, je vis d'avantage ailleurs qu'ici.  
Alors ouais. Voir le vairon dans mon repère, ça fait bizarre. Comme une drôle de tâche dans le décor...

Mon regard glisse machinalement sur la toile posée par terre près du lit. Le Loup Rouge migre du mur au sol au grès des clous qui tiennent ou ne tiennent pas. Le mur est salement amoché là où était suspendu le tableau avant qu'il ne se décroche avec son clou, une, deux, trois fois, emportant un peu du plâtre et de l’esthétique toute relative de la petite chambre dans sa chute. Toi non plus, tu te dis que tu n'es pas à ta vrai place dans cet appart', interrogè-je le portrait...

-C'est quoi la peinture sur tes fringues?

Quoi?... Je plisse des sourcils, suis son regard sur mon t-shirt.
La bombe de peinture rouge. Le chantier. Un 666 et des "G" en guise de signature...
J'ouvre la bouche, grimace quelque chose de vague.

-T'as du nouveau sur l'assassin de tes parents?

Le visage de Wayne se ferme autant que sa neutralité naturelle le laisse paraitre. Ses vaironnes s'endurcissent à la rencontre de mes brunâtres indiscrètes. Il s'était confié de lui même sur le sujet il y a longtemps, mais j'imagine qu'il y a d'autre façon pour relancer ce type de conversation.

-Puisque je t'engage pour démêler mes affaires, fis-je en m'affalant sur mon lit comme un prince, j'aimerais être sûr que t'es pas trop mauvais détective dans ton genre.

Je ponctue mon prétexte d'un sourire narquois. Wayne est pas bavard, mais j'arriverais à lui délier la langue. Mais je préfère triturer la languette de ma canette que poursuivre notre duel de regard. Je me moque et joue au détaché, mais ça me rend vraiment curieux. Si Wayne retrouve la trace du pro qui a tué ses parents, alors il n'y a aucune raison pour que je ne finisse pas par découvrir l'identité de mon inconnu de géniteur, moi aussi. Là où d'autres aspirent à des chimères telles que la reconnaissance, la paix ou la vengeance, lui et moi avons en commun de courir après des réponses concrètes.
J'ai juste besoin d'un modèle de réussite dans le domaine. Pour me prouver que c'est possible...

Je ne lui fait pas signe de poser ses fesses sur le sofa encombré de bazars, ni sur la chaise de bureau à décharger d'une pile de papiers, ou sur les couvertures froissées au bout du lit. Il trouvera bien lui-même où se poser.

-Où t'as appris à te battre?

J'imite l'une de ses prises, plus travaillée que mes coups. Je sais cogner et me défendre, mais pas me battre, pourrait me reprocher un professionnel. Perso, je ne vois pas la différence du moment que je vise là où ça fait mal et que je sort vainqueur au bout du compte, ce qui arrive relativement à chaque fois. J'ai quand même de la technique et je cogne pour me défouler, pas pour faire joli.

-J'ai appris tout seul. Je cogne depuis toujours. me marrè-je. Il valait mieux ne pas trop me chercher dans la court de récré.

Celui qui s'y avisait comprenait que le petit nouveau, le gamin sans daron, ne manquait pas de répartie. J'avais pas besoin d'un père pour être un vrai petit homme et gagner ma place parmi les autres.

-Je me suis "perfectionné" plus tard avec des potes en dehors du bahut. Des types qui savaient se battre et s'amuser.

J'ai trouvé mes exemples masculins chez des ainés charismatiques. On a vandalisés, tapés, cherchés la bagarre. Violence d'ados et jeunes adultes incompris qui avaient milles rancœurs à jeter à la face du monde. On essayait juste de donner du sens au chaos qu'étaient nos vies. J'ai appris un tas de trucs auprès de petits voyous. Ça rendait ma mère folle...
Et lui, où a t-il appris? Quand? Avec qui? Je tente de percer Mickael Wayne que j'imagine voyager par delà le monde pour devenir expert des art-martiaux auprès des plus grands maître, mais que je ne serais pas étonné de voir sortir d'un camp d'entrainement militaire, formé comme un bon petit soldat probablement génétiquement modifié. Son hétérochromie, quoi qu'il en dise, ne peut pas être qu'une bête anomalie génétique. Pas quand on connait Beacon Hills. Pas quand ses parents ont mystérieusement été assassinés.

Il remarque le tableau posé en face du lit. J'avale une nouvelle gorgée de ma boisson, rembruni par le fil de mes réflexions.

-Peter a connu ma mère avant ma naissance. Il sait des choses. Il a fait quelque chose...

C'est une certitude. "Les gens méritent très souvent ce qui leur arrive..." avait sinistrement persiflé le loup. Je resserre les doigts sur ma canette pour tempérer mes tremblements au souvenir qui ressurgit, encore très net, de sa poigne autour de ma gorge et de sa gueule féroce tout proche de mon visage. De son regard assassin...

-Il doit savoir qui elle a fréquentée.

Je me lève, prend le tableau, besoin de marcher. J'affirme à demi-mot une agréable certitude. Le loup-rouge du tableau n'a pas une once de bleu dans les yeux. S'il a commis un crime, alors il ne se reflète pas dans ses prunelles...
Mick réfléchi. Mick perçoit ce que je préfère nier. Il y a près de vingt-ans, Peter rencontrait ma mère. Je tourne volontairement le dos à son air avisé pour me réfugier dans les iris d'ocre et de cinabre du portrait, deux phases lupines entremêlées dans une même face, deux temporalités superposées.

Il y a près de vingt-ans, de quelles couleurs étaient ces yeux?...

-Es-tu sur de connaître ta mère?

Je me tourne vers le vairon.

-De savoir qui elle était vraiment, avant que tu naisses.

Qu'est-ce que ma mère à a voir?... Elle a fréquentée un loup. Je suis né. Elle s'est tue toute ces années. Et elle est morte...

-... Une sainte ou une trainée? C'est ce que tu demandes? lui fis-je doucement face, un petit rire cru accentuant la lueur agressive dans mon regard. Est-ce que ce n'est pas l'éternel débat de la jeune fille ayant fréquentée le loup?... J'ai mes raisons d'en vouloir à ma mère, mais qu'il fasse bien gaffe à ce qu'il sous-entend...  

-Ce que je veux dire c’est que parfois on ne questionne pas assez le fondement de nos certitudes. Et ça peut nous bloquer certaines voies.

Mick ne m'oppose pas son marbre habituel... Je le défis encore quelques secondes, le muscle maxillaire saillant, avant d'admettre que ce n'est pas lui qui pensait du mal de ma génitrice... Je me dérobe à sa vue sous prétexte de réfléchir. Ma mère? Ma mère...

Sans m'en rendre compte, je caresse les reliefs des touches de peinture qui composent le portrait. Je retrace du bout des doigts des coups, des caresses, une violence, une volonté qui témoignent, empreintes pérennes incrustées sur la toile, d'une vie qui n'est plus.

Soudain, je bondis. J'ouvre la porte coulissante de l'armoire et fouille parmi les fringues, les shoes, ballon de basket dégonflé et autre pagaille, puis dérange une pile de draps et quelques cartons pour tirer quelque chose de l'étagère la plus haute.

C'est une boite métallique. A peine plus grande qu'une boite à chaussure. Je reviens m'installer sur le lit et pose l'objet entre nous.

-J'ai pas ouvert cette boite depuis près de deux ans. confiè-je après un long silence.  

A la mort de ma mère. Et je n'ai aucune envie de le faire. Je m'accorde quelques secondes, une discrète inspiration, avant de faire sauter le loquet et pousser le couvercle. A l'intérieur, quelques trésors sans valeur sur un lit de papiers. Un lion en peluche qui me tire une drôle de grimace, persuadé qu'il avait disparu il y a des années, et que je lâche rapidement en me rendant compte que je m'y attarde de trop sous le regard scrutateur du blond. En dessous, un collier de perle, un pendentif d'oreille. Un tube de rouge à lèvre entamé, un carnet de santé. Écrites à la main, des recettes de peintures naturelles dont traine un petit flacon et un poème de Tennyson.
Et cacher sous tout le fatras...

Mick hausse un sourcil. Je jure voir la commissure de sa lèvre se rehausser en découvrant un comics au pages usées par maintes lectures.
Batman. Le n°426.

-Ça servait de magazine pour les chiottes!

J'envoie le magazine à l'autre bout du lit. Au fond de la boîte s'étalent quelques photos. De moi. D'elle. De nous.
Elle m'a laissé sur un vide familial béant, les seules photos que je possède d'elle sont là dedans. Je reste droit, ferme, rejetant l'idée même qu'un voile fait reluire la base de mes prunelle. J'avais oublié le dessin de ses lèvres. Je voyais ses yeux plus grands. Le temps déforme les souvenir et un visage s'efface si facilement...

Mick complimente sa beauté. Je me contente de ravaler la boule dans ma gorge et la fierté un peu traitre que son avis me provoque. De ma mère, j'ai hérité la finesse des traits, et surement un peu de son sourire. Mes yeux, mon nez, le reste, ne lui appartiennent pas, ce qui me laisse rêver que je le tient de mon géniteur.

J'ai emporté peu de chose de ma mère. Avec le tableau du Loup Rouge, cette boite est à peu près tout.

On reprend depuis la base. Le décès de ma mère, mon affranchissement. Une destination, une ville. Je lui tend un long bout de papier.

-A sa mort, j'ai trouvé mon acte de naissance. C'est là que j'ai découvert Beacon Hills.

Prénom(s) : Therence - Nom : Garnet - Sexe : M
Date de naissance : 23 juillet 1996 03:47
Lieu : Memorial Hospital, comté de Beacon Hills, Californie
Père : inconnu - Mère : Elisabeth Garnet


Inconnu.
Sans nom et sans visage.
Il n'était pas là le jour de ma naissance.
Sait-il seulement que j'existe?

-J'ai su que je devais cherché ici quand j'ai rencontré Derek et qu'il m'a montré son visage lupin. D'un coup, ça a fait sens avec le tableau. Mon père était un loup-garou. Et ma mère l'a fréquentée dans le coin.

Nous réfléchissons méthodiquement. Ce que l'on sait de mon père, nous le déduisons du tableau. Loup-garou alpha anciennement bêta ou omega. Ce qui concerne ma mère tient dans une petite boite lisse et glacée. Je regarde une photo. Je dois avoir sept ans. Nous nous tenons en face de l'objectif, elle m'entoure de ses bras, sa tête par dessus mon épaule. Son menton frôle ma tempe, ses cheveux coulent librement sur ses épaules. Nous sourions. Cette image, c'est l'image de n'importe quelle famille typique, aimante et insouciante.
Je ne reconnais pas le petit garçon qui sourit. Ais-je vraiment été heureux à cette époque ou était-ce pour répondre convenablement à l'objectif? Je ne m'en rapelle pas. Je me souviens nos disputes, la distance, son regard vide quand elle aurait du me regarder pleinement.

-Ma mère était du genre réservée. Pas juste en ce qui concerne mon père, elle parlait peu d'elle. Elle n'avait plus de famille. Elle a toujours bougée. Elle était très independante.

Farouche, sous ses atours élégants.

Qui était ma mère avant moi? Avant mon père?...
Avant Peter Hale.
Parfois, je me dis qu'Elisabeth Garnet est venu au monde en même temps que moi.

-Je n'ai pas trouvé de trace d'elle ici. Elle n'a pas du restée longtemps dans coin, Beacon Hills était une escales comme une autre. On est rarement resté au même endroit plus de deux ans. J'imagine qu'elle était plus libre sans un môme sur les bras...

Un rire sans joie m'échappe. Je réfléchi.

-Elle a peut-être vécu un temps avec son Loup Rouge. Elle était jeune.

Elle avait quasiment mon age.

Je me rappelle la raison de la présence de Mick qui écoute et réfléchi sans jugement. Plus qu'un confident, il a les moyens de m'aider. Il DOIT les avoir. Il me le doit...

-Est-ce qu'il y a moyen de remonter quelque part avec ça?...

J'ai exploré tout ce qui était possible autour du tableau, de rumeurs en légendes, de loup de feu en loup de sang. Ma seule réussite aura été d'avoir été orienté vers le loup-rouge qu'était la Bête du Gévaudan, telle qu'on l'a décrivait parfois dans les livres d'histoire, et d'avoir pu en tiré une victorieuse conclusion. Mais pour le reste...

-On sait que Peter a connu ma mère. Interroge le.

Mick argue que Peter est un fabulateur. Les yeux dans les yeux, j'écrase une photo sur son torse.

-T'as une bat-box rempli d'armes et de gadgets. Tes supers-pouvoirs à toi c'est de savoir te battre comme un maître, utiliser judicieusement ton fric, et tes talents de détectives hors-pair. Alors dis moi qu'il y a un moyen de découvrir la vérité.

Montre moi que les héros sont aussi réels que les bestiaires légendaires, et aptes à leur botter le derche!


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MessageSujet: Re: Bad blood [Pv Mick]   Bad blood [Pv Mick] EmptyLun 8 Juil - 13:42

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Mick
ft.
Therence
- Ouais, bienvenue dans mon château, lâche Therence avec tout le sarcasme dont il est capable en seulement cinq mots.

Si mon niveau de vie est aisé, grâce à l’héritage fructifié de mes parents et au standing naturel des Wilder, je n’ai jamais mis cet aspect de ma vie en avant. Même pour faire grincer Garnet dont les finances sont celles d’un adolescent émancipé qui se débrouille comme il le peut.

Je me vois à travers lui. J’ai connu cette situation. À la fois grisante parce qu’elle est synonyme d’une certaine liberté mais aussi déroutante car elle est marquée par la solitude.

Du regard, j’ai inspecté ce qui est à ma portée. Sans que je sois intrusif, je sens malgré tout que Therence est attentif à ce que je fais et ce que je pourrais dire.

Ma question sur les traces rouges qu’il a sur les vêtements le surprend. Sans doute parce que mon attention est centrée sur lui plutôt que son appartement.

- T'as du nouveau sur l'assassin de tes parents ? Demande-t-il à la volée.

Il change de sujet mais je décide de jouer le jeu. C’est ainsi que ça fonctionne entre Therence et moi. Nous ne partageons que des miettes ne laissant jamais l’un avoir la moindre emprise sur l’autre.

- Puisque je t'engage pour démêler mes affaires, insiste-t-il, j'aimerais être sûr que t'es pas trop mauvais détective dans ton genre.

- Non, réponds-je froidement.

Le rebelle aurait été autant assouvi par mon mutisme que par un non catégorique.

Peu de personne connaissent ma vie personnelle. Les éléments de mon passé m’identifient comme un orphelin, passé de foyers en familles d’accueil sans y trouver de stabilité. Et c’est à peu près tout.

Cette soirée me parait particulière, elle marque un virage étonnant dans la relation entre Therence et moi. L’alcool l’a sans doute aidé à se confier. La fois précédente concernant sa relation avec Adriann. Aujourd’hui, le hasard, ou le destin, nous a planté tous les deux au bord du lac figés de pensées et de contrariétés.

Je me vois à travers lui. Et décide de lui raconter une  partie de mon histoire. Celle qui renvoie à des évènements récents autant qu’anciens.

- Si je déteste que tu me traites d’extraterrestre ou je ne sais quelles expériences c'est parce que tu touches de loin à quelque chose qui me froisse, commence-je. À ma connaissance, je n'ai rien de spécial hormis cette bichromie. Mais tes moqueries me renvoient aux travaux sur lesquels mon père travaillait.

Therence semble aussitôt captivé par ce que je pourrais dire. Collé à mes paroles comme une mouche sur une bande collante bourrée d’hormones. À moins qu’il ne jubile que j’ai confirmé qu’il était capable de me contrarier malgré le stoïcisme que j’affiche en permanence.

- L'année dernière, Chad et son ami Maxence ont enquêté sur les victimes et les disparitions qui ont eu lieu sur le campus, dis-je. Ils ont découvert que des scientifiques menaient des expériences visant à créer des chimères, des êtres surnaturels artificiels. Les Dread Doctors n'étaient pas les seuls à emprunter cette voie sombre de la génétique.

Therence est bien au fait de ce qu'étaient ces étranges individus. Ce que je lui confie ne fait qu'élargir son champ de connaissances.

- Quand ils ont trouvé le laboratoire caché dans les sous-sol de l'université, il venait d'être vidé et déserté, continue-je. Je suis quand même allé fouiller les lieux.

Therence ricane, le contraire m'aurait étonné.

- Je n'ai trouvé que les résidus d'une fiole et du produit qu'elle contenait, dis-je. Ce n'est que plus tard qu’un ami a découvert qu'il s'agissait d'une protéine développée par les recherches de mon père. Le brevet a été déposé par la compagnie dans laquelle il travaillait.

J’évoque James comme une ressource essentielle tant ses compétences m’ont aidé et sauvé la mise plusieurs fois.

- Je sais grâce à un enregistrement audio que c'est pour ses travaux qu'il a été tué, déclare-je. Même si je n'ai pas encore découvert toute l'étendue de ce que ça implique.

J’ai l’impression que la mâchoire de Garnet manque de se décrocher et ses sourcils de disparaître sous ses mèches rebelles tant son visage est expressif.

- Des gens en ont après moi parce qu'ils se figurent que j'ai la clé qui permettra de comprendre les recherches de mon père et ses applications possibles, explique-je. La vérité c'est que je ne sais rien. Je n'ai que des bribes de souvenirs de ce qu'il a pu dire ou faire devant moi.

Je jette un regard inquiet à la porte comme si quelqu’un était prêt à surgir pour m’attaquer et par voie de conséquence, Therence comme dommage collatéral.

Mais je ne réprime pas mon sourire moqueur quand il mord à l’hameçon puis comprend que j’ai voulu lui faire peur.

- Me voilà donc depuis longtemps lancé dans cette quête au gré des indices que je découvre ou qu'on décide de bien vouloir lâcher sur ma route, conclue-je.

Ma lassitude est perceptible. Mais je n'en suis pas moins déterminé.

- Où t'as appris à te battre ? Demande-t-il, faisant sans doute le lien entre ma capacité à me défendre et ce que je viens de lui raconter.

- J’ai compris qu’on pouvait être tranquille grâce à ses poings en foyer quand j’en ai eu marre d’être perçu comme un monstre, raconte-je. Puis dans la rue pour me défendre. Et je suis tombé sur des personnes qui ont vu en moi un potentiel qu’ils pouvaient exploiter à leur guise.

- J'ai appris tout seul, répond le rebelle. Je cogne depuis toujours. Il valait mieux ne pas trop me chercher dans la cours de récré. Je me suis "perfectionné" plus tard avec des potes en dehors du bahut. Des types qui savaient se battre et s'amuser.

- Je me suis perfectionné quelques mois au Japon, dis-je en me remémorant l’entraînement intensif qu’Argus nous avait contraint de suivre. J’y avais rencontré Robin.

À la question de comment ma mémoire me fait défaut sur un blackout de cinq années, je ne réponds pas. Sa curiosité me semble suffisamment assouvie pour le moment.

Je tourne la tête vers son lit et remarque le tableau qui le surplombe.

- Peter a connu ma mère avant ma naissance, commente-t-il. Il sait des choses. Il a fait quelque chose...

On dirait un conservateur de musée qui n’aurait que trop regardé la même œuvre sans en comprendre le sens.

- Il doit savoir qui elle a fréquenté, renchérit-il.

La vie de Peter a été tortueuse depuis son enfance. Je ne souhaite pas à Therence d’être lié de près ou de loin à l’ancien alpha renégat.

Je crois que la vérité est ailleurs.

- Es-tu sur de connaître ta mère ? Demande-je.

Ma question l’interpelle, il braque un regard sombre sur moi.

- De savoir qui elle était vraiment, avant que tu naisses, ajoute-je.

Cette question reflète mes propres incertitudes sur celle qui m'a mis au monde. Aujourd'hui, aussi inaccessible qu’hier.

- ... Une sainte ou une trainée? S’exclame l’adolescente. C’est ce que tu demandes?

- Ce que je veux dire c’est que parfois on ne questionne pas assez le fondement de nos certitudes, explique-je. Et ça peut nous bloquer certaines voies.

Mes mots lui font l’effet d’un coup de pied au derrière. Il se précipite vers son armoire et la fouille sans ménagement. Tous ses affaires finissent en tas sur le sol sans que ça n’ait l’air de le déranger.

Il réussit à récupérer une boîte métallique de taille moyenne sur l'étagère la plus haute.

Lorsqu’il l’ouvre sur le lit, il redécouvre quelques objets dont il ne se souvenait plus totalement sans les avoir vraiment oubliés. Conserver des babioles aide à ancrer les souvenirs que le temps estompe. Machinalement, je touche le médaillon que mes parents m’avaient offert.

Je me vois à travers lui. C'est une sensation désagréable connaissant le personnage. Mais cette boite aussi banale soit-elle est en réalité un coffre aux trésors. Je le sais parce que j'ai fait la même chose, gardant à l'abri le peu d’objets qui me permettent de ne pas oublier mon enfance et les années qui ont suivi.

- J'ai pas ouvert cette boite depuis près de deux ans, confit-il après un long silence.  

Deux ans. Ça correspond au décès de sa mère qui l’a précipité ici.

Mon regard est appuyé, laissant sous entendre qu’il n’affronte pas ça seul.

Je camoufle mon amusement de l’observer lorsqu’il tombe sur sa vieille peluche préférée. En revanche, je laisse sciemment échapper un rictus moqueur quand il sort une bande-dessinée du héros dont il me colle toujours le nom.

C’est à croire que Therence était destiné à coller aux basques d’un Wayne depuis sa tendre enfance. Il a fallu que ça tombe sur moi une fois devenu adulte.

- Ça servait de magazine pour les chiottes! S’insurge-t-il en le lançant plus loin.

C’est ce qu’il y a eu fond de la boîte qui suscite le plus d’émotions. Je note une pointe d’étonnement en regardant, sans aucun doute pour la énième fois, une photo de sa mère lui rappelant les traits de son visage qu'il avait en partie oubliés.

- C’était une belle femme, dis-je avec sincérité.
Après un court temps d’arrêt, il me tend un document un peu froissé.

- A sa mort, j'ai trouvé mon acte de naissance, raconte-t-il. C'est là que j'ai découvert Beacon Hills.

En détaillant son état civil, je me demande quelle situation est la plus blessante : avoir connu puis perdu son père comme moi ou n’avoir jamais existé à ses yeux comme c’est le cas pour Therence. Je peux parfaitement comprendre comment le terme « inconnu » peut bousculer toute une vie.

- J'ai su que je devais cherché ici quand j'ai rencontré Derek et qu'il m'a montré son visage lupin, continue l’adolescent. D'un coup, ça a fait sens avec le tableau. Mon père était un loup-garou. Et ma mère l'a fréquentée dans le coin.

Nous dressons à voix haute le schéma des doutes et des certitudes qui jonchent sa quête paternelle.

- Ma mère était du genre réservée. Pas juste en ce qui concerne mon père, elle parlait peu d'elle. Elle n'avait plus de famille. Elle a toujours bougée. Elle était très indépendante.

Pourtant deux choses attirent mon attention. J’hésite à le lui dire puis décide d’être franc. Chaque détail compte.

- Regarde cette photo, dis-je en me collant à lui. La prise de vue montre qu’elle a été prise à hauteur d’homme. L’appareil pourrait être posé sur un support mais il y a cette ombre qui dépasse légèrement. On dirait… une main.

Être indépendante ne signifie pas être constamment seule. Peut-être a-t-elle eu des amis, une personne pour lui venir en aide. Ce pourrait tout aussi bien être un inconnu à qui elle aurait demandé d’immortaliser ce moment de complicité. Je ne reconnais pas l’environnement de la photo pour en déduire davantage.

- Je peux me tromper parce que c’est vraiment minime, ajoute-je.

J’imagine les questions qui flottent dans sa tête. Quelle vie cette femme a-t-elle eu avant d’être mère.

- Je n'ai pas trouvé de traces d'elle ici, reprend-il. Elle n'a pas dû rester longtemps dans le coin, Beacon Hills était une escale comme une autre. On est rarement resté au même endroit plus de deux ans. J'imagine qu'elle était plus libre sans un môme sur les bras...

Sa remarque pousse à la réflexion mais je ne lui en fais pas part cette fois : Fuyait-elle quelqu’un ?

- Elle a peut-être vécu un temps avec son Loup Rouge, conclue Therence. Elle était jeune.

Il me tend vigoureusement quelques photos et son acte de naissance.

- Est-ce qu'il y a moyen de remonter quelque part avec ça? Demande-t-il. On sait que Peter a connu ma mère. Interroge le.

- Peter ne me semble pas suffisamment fiable, avoue-je. Mais je vais réfléchir à un moyen découvrir ce qu’il sait à ce sujet. Je trouverai le moment propice.

- T'as une bat-box rempli d'armes et de gadgets, rappelle le fouineur. Tes supers-pouvoirs à toi c'est de savoir te battre comme un maître, utiliser judicieusement ton fric, et tes talents de détectives hors-pair. Alors dis moi qu'il y a un moyen de découvrir la vérité.

- Dans l’immédiat je sais qui peut t’aider, propose-je. Mon ami James est un expert. Tu as peut-être entendu parler de lui par Noah à qui toi et Miya avez rendu visite.
Noah est très doué lui aussi mais c'est vrai que James, à mes côtés depuis des années, est devenu un maître dans l'art de déterrer les secrets. Tout ce qui est numérique est à sa portée. Et sa logique permet de relier des éléments que d'autres n'auraient même pas effleuré.

- Je t’emprunte tout ça, dis-je en glissant le papier et les photos dans la poche de ma veste.

Therence lance une bouteille à la mer en me sollicitant. Je lui dois un service et je sens qu’il espère beaucoup obtenir de nouvelles informations.

Je me vois à travers lui. Dans un contexte différent, avec des questions différentes, des chemins différents de ceux que j'ai empruntés. Mais avec le même objectif, répondre aux sempiternelles : Qui suis-je ? D'où je viens ? Qui sont mes parents et pourquoi je dois affronter leur absence ?

Je quitte son appartement en acceptant de lui venir en aide, à l’image de ceux qui, même ponctuellement, m’ont permis d’avancer dans ma vie.

Mais, comme un contraste permanent entre inimitié et confiance, je me serais abstenu si j’avais su ce qu’il avait fait quelques heures plus tôt.

Chasser l’emmerdeur, il revient en moto !

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Bad blood [Pv Mick] Signat14
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MessageSujet: Re: Bad blood [Pv Mick]   Bad blood [Pv Mick] EmptyDim 28 Juil - 16:02



Broken glass
Je suis susceptible de croiser Peter chaque jour que j'arpente les couloirs du bahut. Et chaque fois que je perçois sa présence, je me souviens sa cruauté lors de notre confrontation, et mes jambes me portent ailleurs lorsque je ne suis pas contraint de le croiser, les yeux rivés sur mes boots, la peur qui remue dans mes tripes. Je ne coule un regard sur son dos que lorsqu'il s'éloigne enfin de moi. Je n'arriverais pas à lui sous-tirer des aveux. Mais Mick, lui, le peut et il va le faire. Il me le doit.

Mick cherche des réponses sur la mort de ses parents comme je cherche à découvrir l'identité des miens. La vie l'a contraint à jouer les détectives pour élucider les mystères de sa vie. Mais est-ce que je peux vraiment faire confiance en ses capacités? A t-il enfin découvert qui a assassiné ses parents?

-Non.

Je le sonde en inclinant brièvement la tête. "Non il n'y a pas meilleur détective que moi dans cette ville?" ou "Non, je n'ai rien de plus sur l'assassinat de mes parents?"...
...Évidemment qu'il est bon enquêteur. Je ne dis rien. Je me contente de détourner le regard et me console de quelques gorgées de ma boisson. C'est décevant pour moi. C'est triste pour lui...

-Si je déteste que tu me traites d’extraterrestre ou je ne sais quelles expériences c'est parce que tu touches de loin à quelque chose qui me froisse.

Je ne peux pas être plus surpris. D'une part parce qu'il se livre, et d'autre part parce que si j'écrase les gens de surnoms idiots, c'est pour mettre l'accent sur leur infériorité et les voir supporter ou se rebeller contre cette facétie. C'est un système humain vicieux : admettre sa douleur, c'est admettre être une victime. Quelque chose que je ne conçois pas. Alors lorsque Wayne déclare haut et fort, dignement et à moi, son bourreau, que ce surnom le blesse, ça me fiche un sacré coup. Un revers psychologique auquel je n'étais pas préparé. Est-ce la fin d'un jeu puéril entre nous, comme si à se taper dessus pour faire semblant, j'avais finalement frappé trop fort? Dois-je m'inquiéter? Me sentir coupable? Ou prendre son forfait comme une victoire dédaigneuse?...
Mon regard vacille imperceptiblement chez le plus âgé. Cet aveux, c'est tout bonnement admirable. Et c'est ce qui me vexe. Parce que ça déterre une petite vérité honteuse. Mick a la force que je n'ai pas d'assumer ses faiblesses...

-À ma connaissance, je n'ai rien de spécial hormis cette bichromie. Mais tes moqueries me renvoient aux travaux sur lesquels mon père travaillait.

Mick admet qu'il n'est pas certain d'être absolument "normal". Ça confirme mes soupçons de toujours, et en d'autres circonstances, je m'en serais réjouis sans scrupule. Mais il n'est pas question de boutades.
Il ne m'a jamais beaucoup parlé de ses parents. Je sais que papa et maman Wayne sont morts dans l'explosion de leur appart' quand Mick était gamin. Je découvre que son père était un chercheur, et chose intrigante, ça... lui rappelle son statue d'extraterrestre.
Beacon Hills avec sa faune particulière et ses évènement tout aussi singuliers m'a habituée aux bizarreries pour ne plus m'étonner d'histoires d'aliens et de savants de l'étrange. Mais découvrir que Mick est le centre d'une curieuse histoire en revanche m'impressionne franchement...  

-L'année dernière, Chad et son ami Maxence ont enquêté sur les victimes et les disparitions qui ont eu lieu sur le campus.

-Je sais. souris-je malicieusement. Notre propre enquête sur les Dread Doctors et la Bête du Gévaudan nous avait amené au côté de ton loup et son copain d'étude pour déchiffrer le Damnatio Memoriae.

Nous avions distingués deux affaires semblables mais indépendantes l'une de l'autre, et j'avais compris que pendant que je suivais la piste de la Bête, Wilder avait ses propres chimères a traquer.

-Ils ont découvert que des scientifiques menaient des expériences visant à créer des chimères, des êtres surnaturels artificiels. Les Dread Doctors n'étaient pas les seuls à emprunter cette voie sombre de la génétique.

Maintenant qu'il le dit... Les Dreads Doctors ont été décimés par leur créature, quant-aux adolescents-chimères je sais qu'ils ne représentent plus une menace. Mais mon exploit accomplis, je ne me suis pas inquiété de savoir ce qu'il advenait du côté du campus et si cette affaire avait été réglée.
Et donc, tout ce temps, Mick était sur le coup lui aussi...

-Quand ils ont trouvé le laboratoire caché dans les sous-sol de l'université, il venait d'être vidé et déserté. Je suis quand même allé fouiller les lieux. Évidemment... Je n'ai trouvé que les résidus d'une fiole et du produit qu'elle contenait. J'écoute son histoire avec intérêt, avide de comprendre. Où est passé le Docteur Frankenstein? Que contenait la fiole? Ce n'est que plus tard qu’un ami a découvert qu'il s'agissait d'une protéine développée par les recherches de mon père. Je me redresse, les yeux exorbités. Oh ben m*rde alors! Le brevet a été déposé par la compagnie dans laquelle il travaillait.

Pendant un bref instant, je me figure les informations du vairons et toutes les conclusions qui en découlent. Mick parle sans s'émouvoir plus que de raison, je cherche à déceller ses impressions derrière son masque rationaliste.

-Tu crois que ton père aurait pu...?

... initier les expériences autour des faux-garous?

-Je sais grâce à un enregistrement audio que c'est pour ses travaux qu'il a été tué. Soulagement, si on peut dire. Wayne Senior n'était pas le Vilain de l'affaire. Même si je n'ai pas encore découvert toute l'étendue de ce que ça implique. Des gens en ont après moi parce qu'ils se figurent que j'ai la clé qui permettra de comprendre les recherches de mon père et ses applications possibles.

Je le scrute gravement, cherche la réponse comme si elles se tenaient là, quelques part sur lui. Et ce serait vrai? Il aurait la clef?

-La vérité c'est que je ne sais rien. Je n'ai que des bribes de souvenirs de ce qu'il a pu dire ou faire devant moi.

Bien sur. Wayne était jeune quand ses parents sont décédés, dans des circonstances traumatisantes. Pourtant je le fouille à nouveau du regard. Sa façon de le dire sous-entend que d'autres mystères planent sur sa personne...

Et ce disant, raide par nature, il appuie ses vaironnes sur moi avant de couler un regard inquiétant vers la porte de la chambre. Mon cœur martèle après les secondes qui s'éternisent. Je dégluti bruyamment. Qu'est-ce qu'il ce passe? On nous écoute? Tout mes muscles se tendent, persuadé de la voir voler en éclat d'une seconde à l'autre, quand...

... Mick se retourne, un rictus narquois aux lèvres. Mon boost d'adrénaline glacé s'embrase violemment en comprenant que, fier de m'avoir entrainé dans son récit, il me fait danser à sa guise sur de faux accords. Il esquive un lion en peluche aérodynamique. Wayne, s*lop!  

-Me voilà donc depuis longtemps lancé dans cette quête au gré des indices que je découvre ou qu'on décide de bien vouloir lâcher sur ma route.

Ainsi se conclu l'histoire de Michael Wayne.

-Ben mon vieux... compatis-je.

Je redécouvre celui que je me plais à comparer à un robot, lisse et carré, semblant avoir été créé de toute pièce par un évènement dramatique et dont la vie ne se limite plus qu'à corriger cette anomalie.
Mais Mick n'a rien d'un robot. Il y a une sensibilité et un vécu tragiquement humain sous les apparences. J'en ai une nouvelle confirmation lorsque je l'interroge sur ses prouesses martiales.

-J’ai compris qu’on pouvait être tranquille grâce à ses poings en foyer quand j’en ai eu marre d’être perçu comme un monstre. Je baisse les yeux, conscient de faire parti de ceux qui voyait un monstre en lui. Cela dit, au delà des mesquineries, il m'a fallut longtemps pour m'adapter à ses iris de couleurs différentes. C'est un malaise je ne le contrôlais pas. Puis dans la rue pour me défendre. Et je suis tombé sur des personnes qui ont vu en moi un potentiel qu’ils pouvaient exploiter à leur guise.

Mick le silencieux enchaine les aveux, et Therence l'aveugle voit chaque fois un peu plus clair. J'ai la chance d'avoir croiser la route d'Alessandro. Comme le parent que je n'ai pas, il me protège, physiquement et émotionnellement. Bien sûr, je me targue que je ne me serais jamais laissé exploité par qui que ce soit. J'attire mes propres ennuies tout seul, et je suis trop vif et intelligent pour me laisser manipuler par le premier venu. Mais Mick n'a pas eu cette chance. Et ce soir que notre association impromptue pour protéger le lac à engendré une trêve dans nos chicanes, je compatis avec sincérité.  

-Je me suis perfectionné quelques mois au Japon.

-Ah! ne pu-je me retenir de le pointer d'un doigt victorieux. Donc tu as bien été entrainé par des maîtres à l'autre bout du monde!

Comme Batman!
Le blond ne relève pas. Je savoure mon interminable bêtise, celle qui ne heurte pas le petit garçon comparé a un alien et dont le père expérimentait des substances aux résultats aberrant.

-Quand tu dis que tu n'as pas de souvenir clair de ton père. Tu veux dire que t'as carrément oublié, pas vrai? Qu'est-ce qui c'est passé?

J'attends la réponse. Non comme un indiscret avide, ni comme le spectateur d'une histoire à sensation, mais comme un confident concerné. J'attends, mais Mick garde le silence. C'est frustrant, mais je lui accorde. Il s'est ouvert comme il ne l'avais jamais fait, et la confiance est une denrée trop rare et fragile pour la bafouer par un caprice.

Mick à une histoire à résoudre, et moi aussi. Je m'en rappelle, pénible retour dans ma réalité parallèle aux savant fous et aux destins trafiqués, lorsqu'il contemple le fauve rouge à qui l'on a effacé l'identité.

Ma mère a jamais été le seul lien que j'ai pu faire avec cet absent. Je ne connais pas grand chose de sa jeunesse, rien qui ne la concerne avant que je ne vienne au monde, qu'elle ne renaisse en tant que maman. En me donnant naissance à pas vingt-ans, elle a du renoncer à tout un pan de sa vie. Et néanmoins, je refuse de me considérer responsable.
Peut-être était-ce la faute de mon père qui l'a mise enceinte dans des circonstances toujours vagues.
Peut-être était-ce la faute de Peter...

Je foudroie Mick du regard. Pour retrouver mon père, je dois interroger le passif de ma mère. Une mère égoïste qui est partie avec ses secrets. Il me demande si je la connais réellement? Dans la bouche du blond qui ne peut pas comprendre ce qu'une naissance dissimulée peut engendrer d'angoisses, les mots paraissent autant comme une accusation ou un plaidoyer. Aurait-elle tenté mon père? Aurait-elle subit ses passions? J'ai toujours été lucide sur la probabilité d'être un enfant de la honte. Je n'exclue aucune probabilité, pas même celle d'une belle histoire d'amour, sauf que l'amour, en général n'entraine pas une vie de non-dits.
Mick ne voulait pas se montrer blessant. Lui même, derrière son masque ferme, m'apparait blessé pendant quelques secondes.


Je ravale mon hostilité. J'ai le déclic. Je vide une boite trouvé dans les affaires de ma mère après qu'elle m'ait quitté, condensé de petits riens qui, quand la vie sombre dans le néant, représentent tout.

Je contiens mon émotion en retrouvant nos photos. Toutes les photos d'elles, de nous, se trouvent là dedans. J'ai fais le choix de les garder scellées dans sa boite avec le reste de ses affaraires. Je ne voulais pas la voir. Un besoin furieux de la renier comme elle avait renié la seconde partie de mon ADN, et par conséquence, comme elle m'a renié moi. Je lui en voulais de ne plus être là. Je lui en veux toujours de m'avoir largué sans le moindre indice.

-C’était une belle femme.

Mes émotions vacillent. Je bat des paupières en ravalant une soupçon de fierté sans doute échappé d'une part refoulé de mon enfance. Ouais.
Elle était belle...
Mick m'accompagne dans ce retour dans le passé, un passé que j'arpente sans en distinguer que des impressions défigurées par des années de ressentiments.

A sa mort, j'ai récupéré mon acte de naissance. Il y ai mentionné le Memorial Hospital de Beacon Hills. C'est ici que ma vie à commencée, et le plus loin que j'ai jamais pu remonter.

-Regarde cette photo. se rapproche Mick. Nos regards se portent côtes à côtes au dessus du cliché. La prise de vue montre qu’elle a été prise à hauteur d’homme. L’appareil pourrait être posé sur un support mais il y a cette ombre qui dépasse légèrement. On dirait… une main. Je peux me tromper parce que c’est vraiment minime.

-Non, je crois que tu as raison...


... Je crois. Maman est toute jeune sur la photo, à peu près mon age. Ses cheveux bruns sur lesquels jouent des reflets chaleureux coulent librement sur ses épaules. Elle a le regard franc et un peu farouche de quelqu'un qui se sait épié mais ne fuira pas la prise. Mick ne pointe pas seulement une ombre, il me permet de repenser mon point de vue. Qui regardait-elle derrière l'appareil? Un proche? Ce pourrait-il que ce soit mon père qui ait capturé son image? Qui se reflète dans l'intensité de son regard? Et si ce n'était qu'une fausse piste de plus? Et si mon imagination me faisait voir ce que je me désespère de trouver?... Et si...

Je repose la photo, pas défaitiste, mais en proie à une fatigue passagère. Passer sa vie à courir dans le noir, ça demande de l'énergie. J'ai toujours essayé de minimiser les pertes en gardant de la distance entre mes attentes et ce que la réalité me promet vraisemblablement. Mais c'est dur. C'est bon d'y croire, nécessaires! Mais au bout du compte, quand ça s'avère n'être que du vent, ça fait toujours foutrement mal.

Je m'en remet au vairon. A ses yeux qui voient sans s'accrocher, à sa raison dépendante du cœur. Je lui tend la photo. Qu'il exploite tout ce qui est à sa disposition. Qu'il fasse cracher le morceau à celui qui l'a côtoyé...

-Peter ne me semble pas suffisamment fiable. Mais je vais réfléchir à un moyen découvrir ce qu’il sait à ce sujet. Je trouverai le moment propice. Dans l’immédiat je sais qui peut t’aider.

Ma mine hargneuse disparait subitement pour une expression de surprise. Parce qu'on va nous aider?

-Mon ami James est un expert. Tu as peut-être entendu parler de lui par Noah à qui toi et Miya avez rendu visite.

Je plisse des yeux le temps me rappeler. Oh... Oh!

-Ouais! Je me souviens maintenant, la réunion virtuelle entre les deux harckers pendant mon expédition à Boston. Ou comment ces deux là analysaient tes iris... soupçonnè-je à nouveau sa nature pas-induscutablement-si-humaine-que-ça.

... et ceux pendant qu'on était censé s'occuper de MON affaire. Et évidement, histoire d'enfoncer le clou, il avait fallu que ce soit une sortie de couple. A croire que les Loulous étaient aussi collés que les deux "V" de leurs noms de familles, et que ni le temps ni l'espace ne me suffit pour échapper à leurs agaceries...
Ce qui me fait penser que c'est la deuxième fois que je le croise fureter sans sa moitié. Et aujourd'hui on se retrouvent en tête à tête dans ma chambre... On aurait un penchant naissant pour les infidélités mon vairon?

-Noah est très doué lui aussi mais c'est vrai que James, à mes côtés depuis des années, est devenu un maître dans l'art de déterrer les secrets. Tout ce qui est numérique est à sa portée. Et sa logique permet de relier des éléments que d'autres n'auraient même pas effleuré. Je t’emprunte tout ça. conclu t-il en glissant le cliché dans sa veste.

-Ok. ne su-je comment témoigner autrement ce que son aide représente pour moi dans cette affaire.

J'oublie de me répéter que Mick me rend un service lorsque je hoche de la tête en signe d'au revoir, un soupçon de gratitude dans le fond des yeux.

Je referme la porte, après que le bruit de ses pas ce soient amoindris dans les paliers inférieurs.

Tout deviens alors très silencieux. Je me retourne. Le contenu de la boite métallique est toujours étalée sur le lit. L'atmosphère dans la chambre s’alourdie, mais je n'ouvre la fenêtre ni ne m'autorise une cigarette consolatrice ou une musique pour donner l'illusion d'une présence. Ca briserait quelque chose d'important. Je pousse le gros des babioles et je m'allonge au milieu des photos, l'impression d'émerger d'un drôle de rêve dans lequel Mick et moi étions devenus amis, et ou d'une certaine façon, je venais enfin de rendre visite à ma défunte mère depuis qu'elle s'en était allée.

Je me roule en boule, sous l’œil indéchiffrable du Loup Rouge et les visages figées de ma mère éparpillés autour de moi comme les fragments d'une vie en morceau.


HRP:
 


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