AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Badges


Classement au
10 août 2019


Amance Jouve

►►►◄◄◄


Alex Cormier

►►►◄◄◄


Peter Hale



Classement au
27 juillet 2019


Willem Shepherd

►►►◄◄◄


Isaac Lahey

►►►◄◄◄


Mathieu Lamy



Classement au
6 juillet 2019


Therence Garnet

►►►◄◄◄


Andy Turing

►►►◄◄◄


Peter Hale



Classement au
22 juin 2019


Alessandro Amaro

►►►◄◄◄


Willem Shepherd

►►►◄◄◄


Amance Jouve



Classement au
08 juin 2019


Derek Hale

►►►◄◄◄


Alessandro Amaro

►►►◄◄◄


Therence Garnet



Classement au
25 mai 2019


Willem Shepherd

►►►◄◄◄


Andy Turing

►►►◄◄◄


Therence Garnet



Classement au
11 mai 2019


Richard Turner

►►►◄◄◄


Tobias Rapier

►►►◄◄◄


Mafdet Mahes



Classement au
27 avril 2019


Tobias Rapier

►►►◄◄◄


Peter Hale

►►►◄◄◄


Richard Turner



Classement au
13 avril 2019


Therence Garnet

►►►◄◄◄


Peter Hale

►►►◄◄◄


Andy Turing



Classement au
30 mars 2019


Alessandro Amaro

►►►◄◄◄


Willem Shepherd

►►►◄◄◄


Arizona Blake



Classement au
16 mars 2019


Tobias Rapier

►►►◄◄◄


Alessandro Amaro

►►►◄◄◄


Amadeï Caïmbeul



Classement au
2 mars 2019


Andy Turing

►►►◄◄◄


Wesley Beaumont

►►►◄◄◄


Alessandro Amaro



Classement au
16 février 2019


Andy Turing

►►►◄◄◄


Vicky Anderson

►►►◄◄◄


Therence Garnet



Classement au
2 février 2019

Therence Garnet


►►►◄◄◄

Amance Jouve


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
19 janvier 2019

Arizona Blake


►►►◄◄◄

Wesley Beaumont


►►►◄◄◄

Mederick Ravendorne




Classement au
5 janvier 2019

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Andy et Alessandro


►►►◄◄◄

Tobias Rapier





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez
 

 Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio

Aller en bas 
AuteurMessage
Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol17
Alias : Le Sicilien - La Rafale à voyelles
Âge du personnage : 29 ans
Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1445
Points : 1418
Réputation : 300
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Ami_2010

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyVen 30 Nov - 18:23

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momento tra padre e figlio. »
Point Chrono:
 

Quand je suis arrivé à Beacon Hills sous la sanction d’un bannissement pour dix années de Los Angeles, je pensais m’enterrer dans un trou paumé. J’avais repris le Pink et commencé à monter une organizzazione en partant de zéro. Un défi à la famiglia, pour leur montrer qu’ils se privaient d’un de leurs meilleurs éléments. Plus tard, je comprendrais pourquoi j’avais échappé aux chaussures en béton. Ma rencontre avec Arès avait sonné le départ de ce qui est maintenant presque devenue une institution incontournable du paysage criminel de la ville. J’ai deux équipes indépendantes, la Squadra dirigée par Ryan et la Stiddia avec Milo à sa tête.  Treize hommes et femme intéressés par l’écart de Beacon Hills des grandes agglomérations, des professionnels qui veulent pouvoir souffler de temps en temps et ne plus être constamment sur le pied de guerre comme c’est le cas dans les grandes organizzazione, des spécialistes qu’il faut nourrir avec des affaires intéressantes, comme des vols un peu sensibles.

J’ai fait du chemin en un peu plus d’une année, puis la vie s’est rappelée à moi. J’ai gagné un géniteur prestigieux avec qui je n’ai toujours pas plus de contact qu’avant, un adolescent s’est incrusté dans ma vie sans que je le voie venir et j’ai retrouvé une vieille connaissance de Phoenix. Je me surprends à ressentir des émotions nouvelles. Ce genre de sentiments que j’ai dû éprouver pour Jansen mais dont le souvenir a été effacé de ma mémoire et de mon cœur. Le danseur passe de plus en plus de temps à son école de danse, ses prestations au Pink deviennent rares. Il vient parce qu’il se sent redevable, mais il est clair qu’il n’a plus la même flamme qu’avant, quand nous étions amants. J’attends qu’il passe son concours de fin d’année, de m’assurer qu’il réussisse et je le renverrais pour qu’il vole de ses propres ailes et aille danser sur des scènes plus prestigieuses que celle d’un bar. Sa lettre de renvoi est déjà écrite et traîne dans le tiroir de mon bureau. Je n’ai qu’à la dater et la signer.

Est-ce le Drus qui a percé l’armure et laissé une ouverture béante dans mon cœur ? Mais je suis troublé en repensant à la nuit passée avec Andy dans cette cabane de chasseurs, seuls au milieu des éléments déchaînés. Tout nous oppose et pourtant… Je lui ai donné mon numéro de téléphone, je n’ai pas le sien. Depuis que je l’ai redéposée en bas de chez elle, c’est le silence radio. Je sais simplement qu’elle a déménagé. Je vais envoyer deux de mes hommes régler son compte au ripou qui l’a balancée aux Mexicains. Je pourrais m’arranger pour la revoir, mais… Je vais lui laisser l’initiative, car je ne suis pas ce qu’il y a de meilleur pour elle. Ce n’est pas dans mes habitudes de me préoccuper des autres, comme quoi Jansen est arrivé à me changer un peu.

Puis il y a Therencio. Je m’étais amusé à ses dépens, puis maintenant je m’inquiète quand il disparaît de mes radars plus de douze heures d’affilées. Qu’est-ce qu’il y a bien pu se passer entre ? Il est agité ces derniers temps, les doutes sur son paternel le mine. Je l’ai clairement pris sous mon aile. Il sait qu’il peut compter sur moi à tout moment et pour n’importe quoi. En échange ? Un bambino qui me regarde comme si j’étais important, qui me prend comme modèle et qui… m’aime à sa façon. Nous sommes deux solitudes qui se sont liées. L’altercation avec Chad avait fait mal au sens propre comme au sens figuré. L’attente de Therencio vis-à-vis de moi s’était affirmée, avec une ambiguïté sur l’amour qu’il me porte et réciproquement. Être bisexuels tous les deux n’aide pas  à classer ses sentiments par ordre. Quoiqu’il en soit, je le considère comme mon figlio et agit en tant que padre. J’ai donc commencé par la priorité numéro une : lui apprendre à tirer.

(…)

Therencio est avachi sur une des banquettes du Pink, bouffant son stylo avec application, l’œil morne sur un DM de mathématiques. Dan a fini par s’asseoir à côté de lui quand son service le lui a permis et regarde ce que le bambino a déjà fait. Je crois que Therencio voit mon serveur comme le grand-père qu’il n’a jamais eu. Dan n’est pas un homme très loquace, mais quand il parle, c’est du bon sens qui coule de ses lèvres. Son humilité et son attention fait que Therencio l’écoute sans jamais se braquer. J’avais imaginé faire passer par Dan les messages que le bambino refuse d’écouter, mais il ne fonctionne pas ainsi. Et c’est peut-être pour cela que ça marche si bien avec Therencio. Une demi-heure plus tard, je pose un coca à la table de Therencio. Il a terminé son devoir.

- Cela te dit une sortie tous les deux dimanche ?

Froncement de sourcils, Le bambino cherche sur mon visage ce que j’entends par sortie.

- Je pensais à un entraînement le matin dans la clairière que tu affectionnes, puis aller manger à midi au restaurant des deux français et se faire un ciné l’aprèm pour manger au Pink le soir. On fera la cuisine.

Pour ses exercices de tirs j’ai une surprise pour lui et je ne sais pas s’il sait que les français sont des chasseurs un peu spéciaux vu qu’ils sont des loups. J’ai décommandé un combat au Fight Club samedi soir pour être en forme le dimanche. L’idée de cette journée ordinaire m’est venue quand il s’est endormi contre moi après l’altercation avec Chad.

- On peut aussi aller jeter un œil à la boutique de fringues où j’ai mes habitudes après le cinoche et te trouver de quoi étoffer ta garde-robe de vêtement un peu plus… un peu moins…

Des habits qui ne se transforment pas en trucs informes après le premier lavage. Je prends mon rôle au sérieux, et un padre ne laisse pas son figlio se démerder tout seul pour s’habiller, se nourrir et… se loger.

© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1430-alessandro-amaro http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1604-le-carnet-d-adresse-du-sicilien-alessandro-amaro
Therence Garnet

Therence Garnet

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol24
Alias : The Rebel
Âge du personnage : 19 ans
Humeur : Endetté
Messages : 1062
Points : 1268
Réputation : 200
Date d'inscription : 27/12/2014
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Dzobro11

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyDim 9 Déc - 22:25



You + me?...
La tempe reposant dans ma main, mâchouillant consciencieusement le bouchon de mon stylo, j'essaie de résoudre un problème de math à grand renfort de griffonnages. Il y a des équations qui coulent de sens. J'ai bien retenu la leçon : "Loup Vs Humain = l'humain déguste". "Loup Vs flingue = le loup rentre les griffes". Alors pourquoi l'équation "Architecte Vs Mafieux" ne débouche pas sur "le mafieux gagne, l'architecte s'écrase"?!

Je détoure, encore et encore, un 6 perdu au milieu de mes brouillons. Chad m'a mis une dérouillée. Sous le nez d'Alessandro. Puis il lui a tenu tête et l'a carrément menacé. Sur son territoire, le Pink. Et Aless a courbé l'échine... C'est inacceptable. Wilder méritait bien pire que des graffitis sur les matériaux qui allaient constituer sa future maison. "Humiliation = Vengeance". J'avais pensé en faire mon terrain de tir pour me marrer un peu. Je me suis figuré sa future baraque transformé en un gros morceau de gruyère, mais la baraque en question n'avait même pas encore de murs et j'étais trop impatient pour savourer ma vengeance froide. Puis une petite voix réaliste m'avait dissuader d'en arriver à une telle extrémité. "Palabres assassines de Wilder < Coups de feu = ennuis assurés". J'avais été impulsif mais assez intelligent pour convenir que l'utilisation de mon pistolet ne devait pas servir à des règlements de comptes. Ça manquait grossièrement d'équivalence et un peu de casse à la force de mes biceps m'avait grandement défoulée. Mais si jamais il sortait à nouveau les griffes pour m'en faire baver, en revanche... "Humiliation + peur = répercutions de calibre 6,35".

Mon 6 ressemble à un gros pâté noir à l'odeur d'amende chimique, maintenant. "666" c'est avec ça que Wilder avait menacé Alessandro. Tu parles du choix d'un chiffre! Chad se prend pour le Diable et Alessandro ravale son autorité face à plus diabolique que lui. C'est oublié qu'on est déjà venus à bout d'une Bête! Mais qu'est-ce qu'ils trafiquent ensemble? Comment un snobinard dans son genre peut dicter sa loi au roi de la pègre?! En quoi l'architecte est si précieux aux regard du gangster?... Qu'est-ce que les deux loups partagent que j'ignore.

Il s'est enfin rendu compte du parasite que tu es?

-Je ne suis pas un parasite. marmonne-je contre les moqueries indélébiles de Chad.

Alessandro était là pour moi. Il m'a défendu, il m'a soigné, et il m'a consolé. Il m'a accepté avec mes blessures et mes larmes. Je le connais assez, son autorité et sa culture du silence pour savoir que ça ne vient pas de moi, comme je sais que lui demander ne suffira pas à ce qu'il me laisse entrer dans la confidence. Ne parlons pas de ce robot de Wayne trop amouraché de son loup pour lâcher quoi que ce soit sur l'affaire, si seulement lui-même est au courant...
Quel pacte ont-ils scellés? Je déteste les équations sans réponses. Je hais les inconnus. Je relève la mine, blasé.

Alessandro + Chad = ???

A force de mordiller le capuchon de mon stylo, la languette de plastique casse entre mes dents.

-Rah! J'abandonne.

La boulette de papier fend l'air et rebondie sur les sièges d'en face. Mon accablement ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Je sens la banquette s'affaisser à côté de moi lorsque le doyen du Pink s'installe et m’emprunte mes fiches de cours. D'autres problèmes d'irrésolus. Un diplôme que je ne peux pas me permettre de rater. J'ai pas la foi d'ôter les bras rabattus sur mon visage, j'ai besoin de me couper du monde quelques minutes... D'un autre côté, Dan n'a pas dix-millénaires à consacrer à des devoirs de terminale. Je consens à me réinstaller convenablement et à faire cas du savoir qu'il essaie de me transmettre. A sa tentative de me faire comprendre ce qui cloche dans mon calcul, je hausse les épaules de dépit et réplique avec l'évidence la plus naturelle du monde.

-A toi de m'éclairer. C'est toi le génie!

Ponctué d'un sourire malin...

Le vieil homme ne se laisse pas démonter et reprend l'exercice point par point jusqu'à ce que la lumière se face enfin et que j'arrive à concevoir un raisonnement potable. C'est ce que j'apprécie chez lui, sa patience, et surtout son intelligence de ne pas s'offusquer de mon impertinence là où j'imagine que d'autres répliquerait d'une calotte. La considération du vieux Dan toucherait n'importe qui et incite au respect.
Finalement, nous sommes venus à bout de mes exos. Peut-être une bonne note se profile et avec ça les pépiements satisfaits de la jeune japonaise qui nous enseigne la matière. Je range mes affaires lorsque Alessandro s'arrête à ma table me déposer un coca. Je m'en empare avec un sourire reconnaissant.

-Cela te dit une sortie tous les deux dimanche?

J'avale ma gorgée d'un coup et braque un regard rond sur l'italien. Pas sûr d'avoir... très bien compris. Une sortie? Tous les deux?... Un dimanche. Il est sérieux?...

-Je pensais à un entraînement le matin dans la clairière que tu affectionnes, puis aller manger à midi au restaurant des deux français et se faire un ciné l’aprèm pour manger au Pink le soir. On fera la cuisine.

Mon cœur qui s'était emballé sur une erreur évidente reprend niaisement. Nos moment ensembles se résument au temps que je squatte le Pink Print et le HCC en dehors des cours et du boulot, lorsque le gangster ne me récupère pas en morceau pour m'ouvrir ses bras et ses couvertures pour le restant de la nuit.
Aless est toujours affairé ou le nez dans ses comptes. Ça n'empêche qu'il me consacre toujours un peu d'attention. Quelques nouvelles échangées, un sourire, un regard. Mais de son temps?... Je suis étonné de découvrir qu'il en a.
Un véritable moment, rien qu'à nous... Je saute sur l'occasion comme on bondi du lit revigoré par un grand rêve.

-Ouais... ouais, carrément!

-On peut aussi aller jeter un œil à la boutique de fringues où j’ai mes habitudes après le cinoche et te trouver de quoi étoffer ta garde-robe de vêtement un peu plus… un peu moins…

-Hey. Ma garde robe est très bien. riposte-je au regard critique qu'il ballade sur mon sweat bordeaux simple et mon jean savamment usé qui s'accordent très bien ensemble. Son attention s'attarde sur un accroc au niveau de la manche. Tss...

Un Therence ça ne refait pas sa penderie à chaque nouvelle tendance, mais ça sait s'habiller et ça gère son style avec ce qu'il a à sa portée. Je m'abstins de rappeler que je n'ai pas de quoi me payer du Armani.

Il n'en faut pas d'avantage pour confirmer le rendez-vous à l'italien. Je le suis du regard jusqu'à ce qu'il ait disparu côté cuisine. L'impression de flotter dans une brume étrange et confortable en revanche ne me quitte pas. Je me repasse le filme de son invitation, un peu confus, et me laisse tomber dans le dossier de cuir sans pouvoir retenir un petit rire simple et conquis de m’illuminer. Ben m*rde alors...

Je crois que j'ai un rencart!


* * *


-Salut!

Je me décolle de ma moto d'un coup de rein et vais à la rencontre de l'italien. Je suis déjà là, une mine éclatante, lorsqu'il verrouille la porte de service du Pink derrière lui. Je ne voudrais perdre une seconde de cette journée pour rien au monde.

Les rayons du soleil matinal accrochent des reflets dorés dans ses cheveux. Aless est égal à l'italien qu'il incarne. Sombre et lumineux à la fois. Séduisant. Impeccable. Je ne tenais pas à dépareiller avec le rital aux exigences vestimentaires revendiquées. Je ne porte rien de très chic pour une journée passé dehors, mais un irréprochable ensemble t-shirt blanc et jean sombre bien coupés et encore frais, accompagnés de mon habituel attirail du blouson et des boots de moto. Une ceinture de cuir brun, une chaîne et une gourmette sans signification pour accompagner quelques bracelets. Une touche supplémentaire de mon eau de toilette. Je nierais avoir guetté le moindre épis dans le miroir, taillé le poil de menton rebelle ou ausculté le moindre pore à l'affût d'une imperfection. Ce n'est qu'une sortie entre hommes, après tout... J'arrête de triturer mon casque de moto et l'écrase contre son torse.

-Il fait beau et je me disais que je t'avais jamais vu monter sur une moto. On pourrait laisser ta voiture pour la journée.

Je nous conduirais, il se laisserait balader...

-C'était pas vraiment une proposition. précise-je, l'air de rien, en lui laissant le casque entre les mains.

Je sais combien il aime tout contrôler, un peu trop à mon goût. Mais aujourd'hui c'est jour de repos, et il m'a invité à le passer en sa compagnie. Il va falloir qu'il accepte quelques unes de mes règles!


©️ Halloween sur Never-Utopia



Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Sign3_11
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t85-therence-garnet-termine http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t86-therence-garnet-s-relashionship-parce-que-je-vous-capturerais-tous-dans-ma-toile
Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol17
Alias : Le Sicilien - La Rafale à voyelles
Âge du personnage : 29 ans
Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1445
Points : 1418
Réputation : 300
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Ami_2010

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyVen 21 Déc - 17:27

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momento tra padre e figlio. »
Je l’ai entendu venir avec sa pétaradante bécane. J’attrape le sac à dos que j’ai préparé et sors par la porte de service du Pink. Je lorgne el figlio mio, et suis satisfait de sa dégaine, rebelle, mais minimaliste. Son sourire est éclatant, il est content et ça se voit. J’en suis heureux, car il broyait un peu du noir. L’altercation avec Chad est mal passée. Je sais qu’il s’interroge sur mes liens avec l’architecte. Seulement, j’aurais bien trop honte de lui avouer que Chad me tient pas la peau des palle. Il a un contact qui peut faire ce qu’il veut sur mes comptes bancaires. Et tant que je ne sais pas qui c’est, je suis coincé. Toutefois, Chad est réglo et me rend des service inestimables, que seul un fils à papa bien éduqué peut arriver à faire. L’échange est pour le moment équitable. Mais dès que je trouverai son maillon faible…

-Il fait beau et je me disais que je t'avais jamais vu monter sur une moto. On pourrait laisser ta voiture pour la journée.

Je regarde ma sportive et son Harley. Mouais.

- C'était pas vraiment une proposition.
- Ok Therencio. Andiamo.


Je lui enfonce le casque qu’il m’a tendu sur le crane et avant qu’il n’ait le temps de réagir, j’enfourche sa bécane, lui laissant la place du passager.

- Pour une question de poids et de cylindrée, il est préférable que ce soit toi qui t’assoies au-dessus de la roue.

Je pense qu’il s’attendait à ce que je suive son idée à mes conditions. Je démarre l’engin au kick. Le bruit particulier de la Harley retentit dans la rue. La moto s’affaisse un peu quand il s’installe dans mon dos. Je coince mon sac à dos entre mes cuisses, ce qui permet à Therencio de se coller à moi. Je tourne la poignée et nous voilà partis. Quelques rues plus loin, j’ai pris l’engin en main et optimise ma conduite.

La balade est plaisante, les cheveux au vent, les bras de Therencio noués autour de ma taille. Nous aurions dû nous accorder un tel moment bien plus tôt. Le paysage change, les maisons disparaissent au profit de la nature. Finalement, j’aime l’idée de la moto. Cela nous rapproche un peu plus encore. Enfin, je quitte le bitume et m’avance sur un chemin forestier, là où nous n’aurions pas pu poursuivre avec ma voiture. Nous retrouvons la clairière où Therencio a pris l’habitude de s’entraîner. Je stoppe la Harley. Therencio descend en s’appuyant sur mon épaule, je mets la béquille et coupe le moteur.

- Fais-moi voir tes progrès.

Il y a un sac en toile caché dans un fourré qui rassemble des boîtes de conserve et des canettes. Therencio prend le soin de ramasser des balles comme je le lui ai enseigné, au cas où son arme blesserait quelqu’un, ou pire. Les trous dans la ferraille ne permettent pas de remonter au calibre qui les a shootées.

Il installe les cibles, vérifie son arme et se met en position. Il dégomme six canettes du premier coup avec une cadence de tir honorable. Je lui souris quand il se retourne vers moi. Il est fier et je suis fier de lui.

- Bravo. Tes progrès sont conséquents. Je n’ai rien à redire, sauf que tu es légèrement trop penché en avant.

Je m’avance et lui refais prendre sa position de tir. Je guide ses gestes et une main sur ses reins, l’autre sur son torse, le bascule de un degré vers l’arrière, puis vérifie la tension de ses muscles en serrant son bras et son épaule.

- Voila. Ton épaule bien verrouillée, c’est parfait. Mais…

Je laisse ma phrase en suspens. Cela ne manque pas de provoquer des questions. Je souris de plus bel et lui tourne le dos pour retourner vers la moto y chercher mon sac que je ramène et pose au sol. J’en sors une boîte de plastique noir granité.

- Ouvre.

Therencio se libère les mains en me donnant le petit calibre que je lui avais vendu, il y a des mois de ça. Il ne lui faut pas longtemps pour découvrir le M&P, le 9 M2.0 de Smith & Wesson sagement rangé dans son écrin.

- Tu as le niveau pour changer de jouet Therencio. C’est un calibre 9 millimètres, 17 coups fois deux. Une détente à sûreté passive et un recul réduit. C’est une arme de flic, un semi-automatique.

L’arme est évidement vierge de tout passif, et à l’instar des miennes, sa cartographie balistique détenue par les autorités a été échangée avec celle d’une arme qui n’a jamais servie et qui a été détruite pour être certain qu’elle ne fera jamais de dégât.

- J’ai fait le nécessaire. Tu peux la porter légalement. Elle est enregistrée à ton nom.

Je pose son ancienne arme sur mon sac et lui prends le Smith & Wesson des mains. Je lui montre les fonctionnalités.

- On la démontera ensemble pour que tu saches la nettoyer.

C’est une arme de professionnel que je lui confie, une arme que je me suis fourni grâce à la Famiglia. Je lui rends l'arme et passe un bras sur ses omoplates pour le serrer contre moi. Mon étreinte est une promesse, celle de ne pas le lâcher.


© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1430-alessandro-amaro http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1604-le-carnet-d-adresse-du-sicilien-alessandro-amaro
Therence Garnet

Therence Garnet

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol24
Alias : The Rebel
Âge du personnage : 19 ans
Humeur : Endetté
Messages : 1062
Points : 1268
Réputation : 200
Date d'inscription : 27/12/2014
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Dzobro11

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyLun 14 Jan - 23:16



The gift
-Il fait beau et je me disais que je t'avais jamais vu monter sur une moto. On pourrait laisser ta voiture pour la journée.

L'italien regarde sa Camaro. Puis ma Davidson. Comme si je lui laissais le choix! Je m'amuse du spectacle.

-Ok Therencio. Andiamo.


Ma tête de bienheureux se fait engloutir par le casque. Hey! Je le retire, m'ébroue, et repasse une main dans mes mèches de cheveux éparses en cherchant l'italien. Il en a profité pour s'éloigner.

-Attend mais qu'est-ce que...


Roi en n'importe quel royaume, Alessandro prend possession de ma monture. Je le regarde faire le menton ballant avant de gesticuler.

-Non. Non, non, non, non, NON! Ça je suis pas d'accord, personne ne conduit ma Harley!

Pas même le grand Alessandro Amaro!

-Pour une question de poids et de cylindrée, il est préférable que ce soit toi qui t’assoies au-dessus de la roue.


J'écarte les bras et ouvre grand la bouche. Mais je lui en foutrais moi des "question de poids et de cylindrée"! Il démarre, le grondement du moteur ne me laisse pas l'occasion de répliquer. J'expulse ma vexation par les naseaux et consent de mauvaise grâce à devenir passager de mon propre bolide. C'est bien parce que c'est lui. Parce que je perdrais mon temps et me ridiculiserais à essayer de le virer de là, surtout...

Ma beauté n'a rien à voir avec les japonaises lisses et dociles. C'est une indomptable que je me targue d'être le seul à connaitre vraiment. Il n'y a qu'un bourrin en pleine crise d'adolescence s'évadant du commisariat de police qui prendrait les commandes d'un tel engin sans en percevoir les subtilités. Mais le bigre d'italien sait y faire, et apprivoise la bête aussi facilement qu'il charme ses conquêtes. Harley, sale traitresse...

Je fini par trouver du bon dans nos positions. Les effluves de son after-shave me caressent agréablement les narines et se marient aux senteurs environnantes. Je suis heureux de partager un de mes plaisirs avec l'homme que j'estime le plus et dont je connais les gouts et les univers. Je me demande s'il ressent, s'il savoure lui aussi, les sensations grisantes de liberté et de contrôle que procure l'engin. La sensation d'épouser la route, de se fondre dans l'air, d'être à la fois le maître et une composante de l'impétueuse machine... Vif, sauvage, roi parmi les terrestres.

Se laisser guider n'est pas si mal. Je resserre ma prise autour de sa taille tandis que nous filons sur l'asphalte bordée de végétation, ma bécane, le loup et moi, comme un seul monstre ronronnant.


-Fais-moi voir tes progrès.

Je m'exécute, un sourire en coin qui file sur mes lèvres, fier de lui montrer. Je m'entraine régulièrement ici, j'ai parfaitement conscience de m'améliorer. Une cicatrice sur mon abdomen témoigne de ma première rencontre avec une arme à feu. C'était il y a près d'un an, j'avais cru y passer et j'avais acheté un pistolet au mafieux afin de pouvoir me défendre. Contre les criminels comme celui qui m'avait shooté, contre les monstres tapis derrières des sourires séducteurs, contre tout ce qui était trop fort pour moi. Passé sa leçon de tir, j'avais apprivoisé l'objet de mes craintes et j'avais pris goût aux exercices. Comme pour beaucoup de choses dans ma vie, c'était devenu un défis personnel de me surpasser dans ce domaine. Puis je l'ai vu manier ses colts contre la Bête. Cette image de l'homme aux poings de feu et d'acier m'a marquée, et je sais vers quel résultat j'aspire aujourd'hui.

Les cibles sont en place. Bien ancré sur mes appuies, je dégaine en déverrouillant la sécurité, vise et tire. Les canettes volent les unes après les autres. L'appréciation de mon professeur me touche.

-Bravo. Tes progrès sont conséquents. Je n’ai rien à redire, sauf que tu es légèrement trop penché en avant.

Je me repositionne et le laisse me corriger au centimètre prêt, pantin consentant soumis à son regard d'expert. Il pose sa main au bas de mon dos, plaque l'autre sur mon torse, et d'une pression mesurée, me redresse légèrement. Mon pouls accélère. Je retiens ma respiration quelques secondes et me concentre sur une cible imaginaire droit devant moi, jusqu'à ce que les doigts de l'italien se retirent de mon biceps.

- Voila. Ton épaule bien verrouillée, c’est parfait. Mais…

-Mais?...


Pas de réponse. Je casse ma pose imparfaite pour lui darder un coup d’œil interrogatif auquel il m'oppose un sourire mystérieux. Il se fiche de moi?... Pourquoi "mais"? Quel genre de "mais"? "Parfait" et "mais" se marient mal ensemble!... Il fouille dans son sac et me tend une boite.

-Ouvre.

Haussement de sourcil. Je lui laisse mon pistolet de poche pour pouvoir manier le coffret. Ça pèse. Je fais sauter le fermoir, ouvre...

-Oh la vache...

-Tu as le niveau pour changer de jouet Therencio. C’est un calibre 9 millimètres, 17 coups fois deux. Une détente à sûreté passive et un recul réduit. C’est une arme de flic, un semi-automatique.


... Rien que ça! Je regarde le professionnel, puis regarde le pistolet, tente de formuler une question qui se perd en babillages muets, puis capitule et retire précautionneusement l'arme de son écrin de mousse pour l'admirer. Il y a deux chargeurs ainsi que quatre dos de crosses interchangeables dans la boite. La poignet en matière granuleuse permet une bonne préhension, le grip de la glissière ciselé une prise assurée.

-... T'es pas sérieux?...

-J’ai fait le nécessaire. Tu peux la porter légalement. Elle est enregistrée à ton nom.


Therence Garnet a officiellement une arme. Aless m'explique les diverses fonctionnalités du pistolet et j'essaie d'être attentif alors que je me sens flotter sur un nuage. J'ai le sentiment d'avoir franchi une étape. Ce cadeaux c'est bien plus qu'une récompense, c'est une marque de reconnaissance. Le professeur qui félicite les progrès de son élève. Une marque de confiance de la part du gangster.

-On la démontera ensemble pour que tu saches la nettoyer.

Un lien qui se renforce entre un père et son fils... Mon émotion est limpide. La promesse d'activités ensembles au delà de cette journée en tête à tête me comble. Aless m'attire à lui. Je laisse éclater ma joie et l'étreins vigoureusement des deux bras en enfouissant le nez dans son épaule, un irrépressible sourire aux lèvres.

-T'es le meilleurs, irradiè-je.

Il y a bien des façons de démontrer sa reconnaissance. Je n'ai jamais été un habitué des politesses, et mes "merci", et tout ces sentiments honteux parce qu'ils placent en position de faiblesse, je les exprimes à ma façon.
C'est une certitude éphémère mais délicieuse qui évince le temps d'une matiné mes idéaux et cauchemars paternels les plus ancrées. Personne, non personne, n'égale Alessandro Amaro.

-Bon sang... Si j'avais su que c'était déjà Noël, je t'aurais aussi offert quelque chose!... ris-je en me séparant de lui, bêtement ému, un peu confus, en quête d'une explication.

Y a t-il seulement une raison à donner? Mais la première et unique arme que j'ai obtenue de lui je l'ai reçu contre une somme nette d'argent et il avait décidé que ce serait un pistolet de poche pour convenir au novice que j'étais, ignorant mes récriminations. A cette période, Il s'était présenté comme n'étant pas un philanthrope, et le personnage était assez impressionnant pour que je m'imagine lui devoir quelque chose un jour, en échange de ses services rendus, plus nombreux que ce que j'avais espéré. J'avais gardé mes distances, certains de me faire happer dans la spirale des dettes propre au fonctionnement de la mafia, jusqu'à ce que je trouve un refuge au côté du parrain.
Le négociateur ne m'a jamais rien demandé. Et aujourd'hui je reçois une récompense pour mes efforts.

-Al, j'ai vraiment rien a t'offrir... m'excusè-je plus sérieusement.

Prendre sans donner. J'ai toujours fonctionné comme ça, sans scrupule, parce que les autres ce n'est pas moi et que moi est le centre de mon monde. Mais pour lui, pour ses regards, pour sa présence, qu'est-ce que je ne serais pas capable de faire?...
Un soupçon me traverse soudain l'esprit, rappel sournois de l'étendue des faveurs qu'il pourrait attendre, et j'ose demander, une énième plaisanterie pour atténuer ma sensiblerie... ou pas.

-Rassure moi... Tu vas pas me demander d'aller descendre quelqu'un au bout du compte?

Pour hériter d'un si... joli pistolet. Hein?...
Je me figure un rite de passage où les gamins doivent tuer pour entrer dans le clan, considère l'homme qui m'a adopté sans aucune forme de cérémonie, et regrette ma question aussitôt l'avoir posé.

-On l'essaie? m'enfuis-je aussitôt aller repositionner les canettes trouées.


©️ Halloween sur Never-Utopia



Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Sign3_11
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t85-therence-garnet-termine http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t86-therence-garnet-s-relashionship-parce-que-je-vous-capturerais-tous-dans-ma-toile
Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol17
Alias : Le Sicilien - La Rafale à voyelles
Âge du personnage : 29 ans
Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1445
Points : 1418
Réputation : 300
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Ami_2010

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyLun 21 Jan - 22:39

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momento tra padre e figlio. »
Mon « cadeau » fait son effet. Therencio a la preuve que je prends mon rôle au sérieux et surtout que je le prends lui, au sérieux. Sa réaction est spontanée, il m’étreint avec force et cherche le contact, son museau dans le creux de mon épaule. Je le sers doucement contre moi. J’ai toujours été très tactile et je suis heureux que cela lui convienne aussi. Il ne vaut mieux pas être haptophobe dans la communauté italienne. Une accolade scelle une parole donnée. Celui qui refuse le contact revient à jurer en croisant les doigts.

-Bon sang... Si j'avais su que c'était déjà Noël, je t'aurais aussi offert quelque chose!...
- Tu te rattraperas pour mon anniversaire.


J’aime cette sensation, sentir son odeur, la prise de ses bras sur moi et sa joie qui irradie plus qu’un soleil. Une famiglia. Mon exil à Beacon Hills m’avait coupé de ces relations. J’avais fait le bravache, refusant le retour offert à la ville des anges, mais il me manquait cette dimension que je ne peux pas avoir avec mes hommes de main. Arès était une bonne alternative, mais cela fait longtemps que je ne l’ai plus revu. On se parle de temps à autre par téléphone, mais rien ne remplace une vraie étreinte entre ami. Lui et sa femme vont bien, c’est l’essentiel à mes yeux.

- Al, j'ai vraiment rien à t'offrir...
- Si, plus que tu ne le penses Therencio.


Je relâche mon étreinte. Le bambino est gêné. Recevoir sans devoir prendre, il a oublié. Tout le drame de sa vie s’expose dans ses gestes empruntés. Une madre qui n’est plus là et qui, toute sa vie, lui a caché l’identité de son padre. Therencio a poussé comme un arbre sauvage, sans aide, sans tuteur. Le résultat n’est pas si tordu, mais ses racines manquent de terre, elles s’assèchent à l’érosion du vent et des intempéries. Je ne peux pas changer la forme principale de l’arbre plein de vigueur qu’il est devenu, mais je peux élaguer çà et là ce qui le déséquilibre, je peux protéger ses racines fragiles avec l’humus de ma présence.

- Rassure-moi... Tu vas pas me demander d'aller descendre quelqu'un au bout du compte?

Il ferme les lèvres aussitôt les mots échappés. Son cœur accélère un peu. Il esquive de peur que je le prenne au mot.

- On l'essaie?
- Tiens ! Pourquoi pas.


Il me lance un regard suspicieux. Je laisse planer le doute quelques secondes.

- Pour l’essayer évidemment !

Ses épaules s’affaissent de soulagement. Il n’ignore rien du côté sombre de ma vie. Il l’accepte sans pour autant adhérer à l’aspect criminel de mes activités. C’est la seule ombre du tableau. Je ne le mêlerai pas à mon business, mais il va falloir que je lui apprenne à ne pas écouter, ni regarder quand il est mieux pour lui d’ignorer ce qu’il se passe. Toutefois, il ne doit pas rester aveugle non plus et savoir se tenir sur ses gardes. Je ne suis pas le padre qui s’occupe du barbecue le dimanche, qui va encourager son figlio sur les tribunes ou qu’il l’emmène à la pèche entre hommes. Non, les activités que je peux lui proposer… Un coup de feu me coupe dans mes réflexions. Therencio grimace et se masse l’épaule.

- Le recul est réduit, mais la puissance est plus importante que l’arme de débutant que je t’ai vendue. Il faut bloquer tes articulations.

Je lui prends l’arme des mains et vise l’une des canettes. De mon autre main, je lui montre successivement mon épaule, mon coude et mon poignet. À chaque fois j’exagère le geste pour qu’il visualise la bonne position.

- L’appui de tes pieds est aussi important, car tu stabilises mieux si tu encaisses avec les cuisses en verrouillant ton bassin.

Je tire une fois, la canette s’envole et retombe dans un fourré. Nous devions être épiés depuis un moment, car un lapin détale, complétement terrorisé. Il court en zigzag, habitué à être la proie. Nouvelle détonation.

- Ça c’est l’étape suivant, la cible mouvante. Ce soir on mange du civet de lapin.

Gobilles exorbitées de Therencio qui finit par éclater de rire. C’est mieux que la pèche ou un play off de la NFL. Nous passons l’heure suivante à améliorer sa prise en main de sa nouvelle arme. Il s’était déjà bien entraîné avec la précédente, là, une fois qu’il s’est habitué à ce nouveau poids, je corse les exercices. Réflexes, vitesse de tir, concentration, nos oreilles commencent à siffler de tout ce bruit. À la fin, nous tentons quelques tirs sur des canettes que je lance en l’air. Son score chute drastiquement, mais il arrive à en toucher deux, ce qui est plutôt encourageant.

- On la démontera ce soir.

Je désigne l’arme que Therencio range religieusement dans son coffret. Je ramasse le lapin et le pose en trophée sur le guidon de la moto.

- Je propose qu’on rentre. On passe au Pink poser Bugs Bunny au frigo et on troque ta monture contre ma voiture, histoire de ne pas faire trop décalés dans le restaurant français.

Je laisse figlio râler et m’expliquer qu’il est sortable sans que je m’en mêle. Mais il n’est pas encore au bout de ses surprises.

(…)

Bugs Bunny rangé au frais, je laisse Therencio quelques minutes sous prétexte de troquer mon jean sale, pour un costume adapté. Lorsque je reviens dans le bar, Therencio s’est servi un soda.

- Andiamo.

Une fois en voiture, je prends la direction du centre-ville. Il ne faut que cinq minutes pour apercevoir l’enseigne du restaurant promis, mais je bifurque une rue trop tôt. Therencio se moque, me demandant si j’ai peur que ma voiture fasse trop pauvre pour le restaurant chic où je nous ai réservé une table.

- Non. Notre réservation est pour dans trois quart d’heure figlio mio. Là, on va tacher de te transformer en homme.
- Quoi ?


Je stoppe la voiture et montre une devanture. Un magasin de prêt à porter pour homme.

- Qu’importe le temps que ça nous prend, mais je t’assure qu’on va trouver LE costume qui te va.

Je coupe le moteur et descends de la voiture. Le bambino semble hésiter. Je me baisse pour le regarder dans les yeux.

- En fait nous n’avons que trois quart d’heure, donc soit tu essayes les costumes sans mon aide, soit je veille personnellement que tes futurs slips te vont à la perfection.

Il finit par sortir de la voiture en renâclant qu’il n’a pas besoin de nouvelles fringues.

- Buongiorno. Nous venons pour la pré-sélection que j’ai faite l’autre jour.

Derrière moi cela s’étouffe à nouveau, je ne peux pas m’empêcher de sourire. Le vendeur nous amène au fond de sa boutique, près des cabines d’essayage. Un portique nous attend avec une sélection de vestes, de pantalons, de chemises et pulls. Dans une caisse à côté suivent chaussettes, boxers, caleçons et autres sous-vêtements. Le bambino recule d’un pas. Je lui désigne la large cabine avec un rideau.

- Tu te déshabilles tout seul ou je t’aide ?

Je ne vais pas lui acheter le magasin, mais juste de quoi passer pour un mec classe. Il ne voudrait pas dépareiller avec son padre tout de même ? C'est ce que dit mon regard avec un sourcil levé.

- Commence donc par cet ensemble.

Spoiler:
 

© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1430-alessandro-amaro http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1604-le-carnet-d-adresse-du-sicilien-alessandro-amaro
Therence Garnet

Therence Garnet

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol24
Alias : The Rebel
Âge du personnage : 19 ans
Humeur : Endetté
Messages : 1062
Points : 1268
Réputation : 200
Date d'inscription : 27/12/2014
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Dzobro11

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyJeu 21 Fév - 0:18



Le Diable s'habille en Armani
J'étreints Alessandro avec la force d'un gamin comblé. Plus qu'un calibre supérieur à mon risible pistolet de poche, son cadeau est une preuve innatendue de reconnaissance. Reconnaissance d'un père spirituel, reconnaissance d'un professeur d'arme, reconnaissance d'un amico. Alessandro occupe à lui seul un monde que j'ai longtemps cherchés à impressionner. Il est comme une pierre aux multiples facettes. Et aveuglé par son éclat, j'oublie parfois son versant obscur. Et si à chacun de ces Alessandro se mêlaient les intentions du mafieux?...

-Tiens! Pourquoi pas.

Je me fige net et dévisage l'italien. "Pourquoi pas" baptiser mon flingue en allant descendre quelqu'un?... Il est quand même pas sérieux?!

-Pour l’essayer évidemment!

Ah! Ah! Ah... Évidement. Je reprend mon souffle en me jurant de ne plus l'ouvrir stupidement, et charge mon nouveau pistolet.

Je sais qui est Aless. J'en suis convaincu du moins, aidé par les clichés populaires et cinématographiques, le HCC et son décor brut évocateur, et quelques obscurs indices pour me dépeindre un monde dont je connais l'existence, mais que je n'ai jamais qu'effleuré. Comme cette conversation téléphonique où je l'avait surpris commander à ses hommes de faire cramer une voiture et ses occupants à l'intérieur, le jour même où le parrain me vendait mon flingue et m’apprenait à m'en servir pour assurer ma sécurité. Le Pink Print se remettait d'un incendie criminel, et j'ai fais les liens qui s'imposaient pour tolérer une punition qui, au fond, pouvait s'avérer n'être qu'une sinistre farce de sa part pour m'intimider...
Ouais, je sais qui est Aless et dans quel univers il évolue, et pour le moment... pour le moment, et jusqu'à une certaine mesure, ça ne m'empêche pas de dormir sur mes deux oreilles, calé au chaud tout contre lui.
Il a toujours était honnête sur ses activités et bon avec moi, il n'est pas le premier avec une part d'ombre à s'être fait une place dans ma vie, et j'ai été confronté à des menaces dans cette ville dont, en revanche, je ne peux nier la réalité le danger.

Alessandro avait raison en m'expliquant qu'un pistolet devrait servir à tirer, et non à impressionner l'adversaire. Mais le S&W entre les mains, je m'impressionne, moi. Je me rapproche un peu plus de mon mentor. Je suis passé dans la cours des Grands.
Ouch... Le contre-coup est plus costaud que ce à quoi je m'attendais. Aless corrige mon maintient.

Il m'enseigne, comme il avait fait la première fois. Il m'explique et j'enregistre, il me montre et j'imite. A la différence que je me sens plus expérimenté qu'à notre première leçon, et plus proche de lui également.
Il shoote une canette qui par ricochet, déloge un curieux de sa cachette. Le lapin prend la fuite, bondit comme un ressort fou entre les herbes et buissons, mais pas assez rapide et habile pour échapper à un nouveau tir. La bestiole tombe raide. Je reste comme deux ronds de flancs.

-Ça c’est l’étape suivant, déclare t-il le plus tranquillement du monde, la cible mouvante. Ce soir on mange du civet de lapin.

Je regarde le pistolero, éberlué, et acclame sa prouesse d'un bon rire. Tirer avec les deux mains c'est un exploit. Mais chasser du lapin au 9mm, c'est incomparable.

Un jour, je manierais le flingue comme lui.

Aless adapte les exercices à mes progrès et pour me permettre de me perfectionner seul par la suite. Je suis avide de maitriser l'arme et de m'essayer à de nouvelles pratiques. Je me lasse des canettes sur des souches après l'aventure mouvementé que nous avons vécu dans les égouts. Une cible, qu'elle soit proie ou prédatrice, ne reste pas plantée là en se sachant visée. Aless lance une canette en l'air. La Bête qui a éventré Alessandro et s'est servie de son corps comme un bouclier ne restait pas en place, elle. Et ce genre de cas ne souffre aucune erreur. Je tire, le morceau de métal crève. Enfin touché!

Le soleil vise le zenith. Alessandro me fait signe de remballer.  

-On la démontera ce soir. Je lui souris en guise d'assentiment. Je propose qu’on rentre. On passe au Pink poser Bugs Bunny au frigo et on troque ta monture contre ma voiture, histoire de ne pas faire trop décalés dans le restaurant français.

-Hey! J'ai peut-être pas un carrosse, mais ça reste une monture tout à fait convenable! Même pour un restaurant français! insistè-je sur l’appellation synonyme de raffinement et d'élégance.

Ça le fait rire... Mais c'est qu'il deviendrait vexant avec ses grands airs!


* * *


Je profite de la ballade, nez rivé vers la vitre ouverte. Le programme concocté par Alessandro annoncé d’emblée, j'ai pu jugé de la dépense. Je me doute qu'il voudra payer le restau, mais ils font un prix étudiant à lui brandir sous le nez comme une bonne raison de participer, et je devrais avoir de quoi nous payer le ciné, une paire de chaussette histoire "d'étoffer ma garde-robe", et mettre la main à la pâte pour la garniture de notre civet. Je n'avais seulement pas prévu le pistolet. L'attention couplée à la nature entreprenante de l'italien laisse poindre un étrange pressentiment, mais le gamin en moi a trop soupiré après des égards masculins pour se méfier. J'en souris encore stupidement en regardant défiler les rues. J'ai envie de le chanter à tout Beacon Hills! Pointer mon sublime S&W sous le nez de quelqu'un pour le plaisir d'annoncer qu'Amaro m'a fait un p*tain de cadeau! Il y a des bonheurs auxquels je ne suis plus habitué.

Le restaurant est à porté de papilles quand Alessandro dévie la rue d'avant. Ce n'est pas comme si les restaurants français pullulaient dans un trou perdu comme Beacon Hills, il ne peut pas s'être trompé... Je guette une réaction de sa part.

-Qu'est-ce qu'il ce passe? T'as peur de faire trop décalés pour un restaurant français?

-Non. Notre réservation est pour dans trois quart d’heure figlio mio. Là, on va tacher de te transformer en homme.

-Quoi?!


Je dois avoir l'air d'une victime qui cherche la caméra cachée quelque part. Je suis assez "homme" d'une part, et surtout, je m'inquiète pour de bon de ces initiatives qui vont croissantes. Je reconsidère le moment où il m'a invité à sortir ce weekend et où je lui ais dit "oui" avec des papillons dans le ventre, loin de comprendre dans quel traquenard j'allais mettre les pieds...

-T'as conscience que je ne suis pas une roturière à faire évoluer dans le grand monde?

-Qu’importe le temps que ça nous prend, mais je t’assure qu’on va trouver LE costume qui te va.


"Cause toujours"... Mon relookeur autoproclamé gare la voiture et réapparait en travers de ma porte, attendant que je sorte.

-Aless, c'est pas le genre de décision que tu peux prendre pour les autre.

-En fait nous n’avons que trois quart d’heure, donc soit tu essayes les costumes sans mon aide, soit je veille personnellement que tes futurs slips te vont à la perfection.

Un far, que j'attribuerais à un pic de contrariété, me barre les joues.

-Je te déteste.

Lui et son don de contraindre autrui avec le sourire d'un mauvais ange...

Je traine un peu des pieds à la suite de l'italien.

-Buongiorno. Nous venons pour la pré-sélection que j’ai faite l’autre jour.

La pré-selection?! Je le savait! C'est un piège, un coup monté! Et il se referme sur moi!
Docile et professionnel, le vendeur nous guide au fond du magasin. Je reste c*n, les bras ballants, lorsqu'il fait rouler un portique où s’alignent plusieurs costumes dont je ne préfère pas connaitre les prix. Je crois que j'ai oublié ma confiance en moi dans la voiture. Entrer en me pavanant dans une boutique de fringue de luxe pour le plaisir des yeux et parce que je sais que je n'y suis pas le bienvenu comme je m'étais amusé au centre commercial, c'est une chose. Mais là... Je ne suis pas à ma place dans cette drôle de comédie. Je perd le peu de couleur qui me reste à la vue des sous-vêt' proprement disposés et prêt à être enfilés. Sans blague...

C'est effrayant.

Il a pensé à ABSOLUMENT tout. Il veut me refaire jusque dans la maille de mes boxer!... Mon visage se redresse mécaniquement vers le bras qu'Alessandro déroule d'un geste théâtral vers la cabine à l'épais rideau. J'ai la sensation d'avoir rétréci. Ou est-ce la cabine qui est immense? Une boite magique. Aless est le magicien, et moi je suis dans le rôle de la victime à transformer... C'est une comédie... du cirque... du Grand Guignol...

-Tu te déshabilles tout seul ou je t’aide?

-Ça va! Ça va! J'y vais!

-Commence donc par cet ensemble.


Je lui arrache veste, chemise, pull et pantalon des bras en grommelant, et disparais derrière la tenture en la tirant d'un mouvement sec pour bien témoigner ma contrariété.

-On a pas idée de vouloir relooker les gens. grommèle-je en me déshabillant. C'est insultant!

Je me demande quelle est la prochaine étape : un cours de diction à la My Fair Lady version sicilienne, ou une fin de soirée sur un piano à queue façon Pretty Woman?...  
Je secoue vigoureusement la tête.

Je considère le nœud papillon d'une grimace. Je tend l'oreille. Pas un bruit de l'autre côté. La porte de sortie n'est pas bien loin en longeant les murs. Avec un peu de chance, il s'est absenté et... Alessandro est toujours là et capte ma tentative d'évasion sans sourciller. C'est désespérant... J'émets l'idée qu'une simple chemise donnera un peu plus de noblesse à ma tenue actuelle qu'il ose me défier d'un haussement de sourcil. "Tu ne voudrais pas dépareiller avec son padre tout de même?" semble t-il demander. Je fronce furieusement du nez et retourne derrière le rideau en l'assénant d'un énième :

-Je te déteste!

~Cinq minutes plus tard...~

J'envoie balader les impatiences d'Aless, toujours calfeutré dans l'habitacle. Je ne peux pas sortir comme ça. Je ne sortirais pas comme ça! Le rideau s'ouvre d'une volée.

-Hey! J'aurais très bien pu être en train de me défroquer!

C'est pas comme si on ne s'était pas déjà vu dans le plus simple appareil... Je grimace devant mon reflet.

-... Je ressemble à un pingouin.


Al me reluque, rajuste mon nœud papillon - comme si ça allait vraiment changer quelque chose! - puis me charge une nouvelle fournée de fringue dans les bras avant de me pousser dans la cabine et refermer le rideau. Je partage un soupire dépité avec l'empereur de drôle d'envergure qui me fait face dans la glace. Le cerbère attend de l'autre côté. Je n'ai pas le choix, alors allons-y...


Tir de rideau. Nouvel ensemble.

-On va me prendre pour le voiturier!


Retir de rideau. Nouvel ensemble...

-Là, on va me prendre pour un crooner...


Retir de rideau... bref.

-T'es sérieux?! On va me déclarer espèce en voie de disparition!


-Trop vert.


-Trop marron!


-Tu me prend pour qui?!


-Mais qui porte encore des chemises à jabot!


C'est clair, il se fiche de moi. Je chasse ses mains qui s'obstinent à améliorer ma mise et je me déshabille rageusement. J'ai arrêté de fermer le rideau au bout du troisième ou quatrième défilé. Je le vois consulter sa montre de temps en temps.

-Ils ne vendent que des smokings dans ce magasin?

Son téléphone vibre. Alessandro y jette un œil... La voie est libre!


Soit l'italien est occupé, soit il a compris que j'avais besoin de souffler cinq secondes. C'est qu'il en faut de l’endurance pour supporter un rital... Chemise ouverte, cravate ballante et pieds nus, je farfouille dans le rayon cuir, repose un cintre, puis tire le nez vers un tourniquet aux accessoires sobrement mis en valeur lorsque quelqu'un toussote dans mon dos. Le vendeur guindé dans son trois pièce me jauge, le menton haut.

-Je peux peut-être vous aider?

-En fait... ouais.



Je reviens du côté des cabines chargé de vêtements, chapeaux, ceintures et autres accessoires, et les larguent sur le fauteuil le plus proche d'Alessandro, un sourire carnassier aux lèvres. Puis je hausse un sourcil équivoque. Il ne pensait quand même pas que je serais le seul à subir sa cession shopping?

-Entre la dedans. ordonnè-je en lui flanquant une première composition dans les bras. Et arrête de regarder cette montre! J'ai demandé à Nestor de venir nous sonner l'heure cinq minute avant le départ.

L'italien proteste. Je fais semblant de ne rien entendre et le pousse de force dans la cabine en lui retournant ses arguments au passage.

-Aller, aller, on a pas le temps! L'heure tourne!

Et je lui ferme le rideau au nez. Hé, hé, hé.


Je l'attend, affalé sur le sofa de cuir blanc, les bras écartés sur le dossier et un pied posé en travers de mon genou, tel un pacha en mal de divertissements. Ma chemise à demi-boutonnée baille légèrement sur mon torse, la cravate qu'il m'avait imposé avec gît sur l'accoudoir. Le rideau se lève à l’instar de mon sourire. Je balade mon regard sur un italien de grande classe, qu'on pourrait croire évader du Chikago des années 20, derbies et bretelles obligatoires avec son costume à rayures. Je lui offre un sourire innocent.

-Ne me dis pas que tu as peur de griller ta couverture?


Et de lui lancer une casquette gavroche pour un style plus humble et accorder à sa tenue suivante.

Je siffle le rital des rues, les yeux qui s'attardent de trop sur les pec' que dévoile scandaleusement son marcel...


-Tu m'invite au mariage?


Cette fois je me marre, c'est plus fort que moi. Le blanc le transforme en parti sur le point de faire sa demande. Drôle d'idée... N'est pas venu celui ou celle pour qui Alessandro Amaro se réserverait! Je profite de nos rôle inversé et sa tenue virginale pour faire tourner mon index en l'air lui faire signe de tourner sur lui même. Le pantalon souligne agréablement la fermeté de son fessier...


Enfin j'écarte les bras satisfait. Un ensemble veste en cuir et chemise ouvertes sur un débardeur, et jean avec godillots agrémentés d'accessoires bois et métal pour un look qui fait ressortir son côté sauvage. Sa classe à l'italienne se heurte à ma classe rebelle.

-Qu'est-ce que tu veux. Je préfère les ceintures aux cravates... minaudè-je en lui lançant la mienne.

Mais puisqu'il préfère les nœuds coulants, pourquoi ne pas lui en acheter une. En remerciement pour le flingue. L'idée, aux abords futiles, devient très sérieuse et me laisse rêveur. C'est la première fois que j'offrirais une cravate...
Alors plutôt une pur soie noire avec fine rayures blanches, ou en lin marine effet caviars? Je jette tout de même un œil à l'étiquette et les yeux manquent de me sortir des orbites. Bon, je me contenterait peut-être d'un modèle moins sophistiqué...

-Tout te va. conclu-je en le dévorant des yeux. Mais je me retiens de commenter que le mieux, c'est encore quand il ne porte pas de haut...

Aless se change, impudique comme à son habitude. Je profite de la vue et il s'en rend compte. Oups?... Sa chemise m'atterrit en pleine tête. Hey, mais non! J'écarte le tissue à temps pour épier son dos à nu. Les muscles roulent, hypnotiques, et appellent à être palpés.

C'est un jeu pour lui, des provocations d'homme aguerrit, fier d'émoustiller les hormones d'un jeune mâle. Ou peut-être un manque de pudeur dont-il ne prend pas réellement conscience des répercutions. Je me mord la lèvre en secret de mon turban de fortune où percent deux pépites conquises. Je me délecte du spectacle qu'il a réservé pour moi seul en programmant cette journée en tête à tête. Je me sens chanceux. Privilégié. Ces attentions me montrent à quel point je suis spécial à ses yeux, et me révèle une petite faille dans laquelle m'insinuer.

Il ne tient qu'à moi de cultiver judicieusement mon emprise pour lui faire prendre l'inclinaison que je souhaite...

Je me demande s'il lui arrive de voir plus qu'un figlio. S'il me désire encore comme il m'a désiré la nuit de notre rencontre au Pink. Je me lève d'un bond et m'installe dans la cabine changer de tenue. Je me positionne dos à lui mais de sorte à ce qu'il me perçoive en partie de face dans le miroir... et que je le perçoive par dessus mon épaule. Je défais tranquillement les boutons restant. Écarte l'un après l'autre les pans de ma chemise et roule des épaules en simultané pour les faire chuter jusqu'à mi-biceps, où le tissue coince, et me contraint à ramener les mains dans le dos et a lutter à l'aveugle pour me libérer des manches. Je remue doucement, tête inclinée que je rehausse en geste souple, paupières indolentes mais pupilles perçantes qui glissent sur lui. Est-ce que lorsqu'il me regarde à travers le miroir, ses yeux notent le grain de peau sur ma gorge? S'attardent sur les reliefs fermes de mon torse, suivent la ligne duveteuse de mon nombril?...
Je balance la chemise dans un coin et j'attaque la braguette sans me retourner.

-Tu me passes un nouveau fut'?...

Je veux qu'il me regarde, non comme un élève à former à son image, mais comme un homme digne de lui.


©️ Halloween sur Never-Utopia



Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Sign3_11
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t85-therence-garnet-termine http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t86-therence-garnet-s-relashionship-parce-que-je-vous-capturerais-tous-dans-ma-toile
Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol17
Alias : Le Sicilien - La Rafale à voyelles
Âge du personnage : 29 ans
Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1445
Points : 1418
Réputation : 300
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Ami_2010

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyMar 26 Fév - 15:53

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momento tra padre e figlio. »
- On a pas idée de vouloir relooker les gens. C'est insultant!

La voix grognon s’échappe du rideau qui valse encore du mouvement de Therencio. Je souris pour moi-même. Le bambino a l’habitude d’être seul, de décider seul, évident qu’un parent qui s’incruste dans les détails de sa vie le prenne à rebrousse-poil. C’est l’un des à côté d’avoir à nouveau un padre. Le réconfort et la sécurité sont au prix d’un peu de liberté concédée.

Il ne se passe rien de l’autre côté du rideau et pour cause, le voilà qui pointe le museau l’œil rivé vers la sortie. Je me contente de le regarder et de croiser les bras. Sul serio ! Il n’imagine pas truander un truand tout de même.

-Je te déteste!

J’aime son ardeur. Il gronde, pourtant les vibrations qu’il me renvoie sont positives. Enfin il s’affaire à se dévêtir, mais prend son temps. Je commence à m’impatienter.

- C’est pour aujourd’hui ou pour demain ?!

J’écarte le rideau sans sommation.

-Hey! J'aurais très bien pu être en train de me défroquer!
- Une vraie princesse.


Je détaille sa mise, tords les lèvres, claque de la langue. Je corrige la position de son nœud papillon.

-... Je ressemble à un pingouin.
- Un manchot empereur au moins… ça ne te va pas. Vire et mets ça !


Je lui donne l’ensemble suivant, le pousse dans la cabine et ferme le rideau..

- Presto !

Cette fois, il se dépêche.

-On va me prendre pour le voiturier!
- J’aime bien moi.


Therencio disparaît à nouveau.

-Là, on va me prendre pour un crooner...
- Il vaut mieux que tu t’abstiennes de chanter…


Bagarre de regard, mon index le renvoie dans la cabine.

-T'es sérieux?! On va me déclarer espèce en voie de disparition!
- Non, mais je voulais simplement voir la dégaine que cela te donnait.


Regard assassin. Il enchaîne. Difficile de lui trouver une couleur qui lui sied. Ni le vert, ni le marron ne le mettent en valeur. Il va devoir s’en tenir aux couleurs neutres.

-Mais qui porte encore des chemises à jabot!
- Personne.


Je me moque ouvertement de lui. Avec des gestes habilles je réajuste sa chemise, lisse un pli. Therencio vire mes doigts inquisiteurs et se défroque sans tirer le rideau.

-Ils ne vendent que des smokings dans ce magasin?
- Non, mais le but était de te trouver quelque chose d’un peu habillé.


Mon téléphone vibre : Ryan. Je prends la communication et m’isole dans un coin. Je vois Therencio aller musarder dans les rayons. Je laisse faire et règles quelques détails avec mon homme de confiance.

(…)

Therencio  revient les bras chargés, mais je déchante en comprenant que c’est moi qu’il vise avec ces vêtements. Je regarde ma montre, l’heure tourne.

-Entre là-dedans. Et arrête de regarder cette montre! J'ai demandé à Nestor de venir nous sonner l'heure cinq minutes avant le départ.
- On  ne t’a pas encore trouvé de tenue !


L’effronté me pousse dans la cabine, je soupire et ne peux m’empêcher de sourire. OK, je me prête au jeu, c’est de bonne guerre.

-Ne me dis pas que tu as peur de griller ta couverture?
- Un peu typé… mais c’est confortable.


Je me regarde dans le miroir, tire sur les poignets de ma chemise. Je ressemble à un mafieux. Therencio commande, j’obéis ne prenant pas la peine de fermer le rideau entre deux essayages. Cela m’amuse de le voir s’amuser comme un gamin. Alors je défile et tourne sur moi-même comme un mannequin. Son regard ne rate rien et me reluque sans fausse pudeur. J’aime les réactions que cela suscite en lui. Et être le centre d’attraction me plait assez.

-Qu'est-ce que tu veux. Je préfère les ceintures aux cravates...
- Si tu savais ce que l’on peut faire avec une cravate…
-Tout te va.
- Tu en doutais figlio mio ?

Je me dessape, bien décidé à lui trouver une tenue. Je capte son regard gourmand et lui jette ma chemise à la figure. Ce jeu m’amuse, mais pas que. Je lui ai fait une promesse, celle de veiller sur lui, d’être là quand il en a besoin. Évidemment son regard plein d’admiration est flatteur et mon ego aime cela, mais ce lien que je tisse peu à peu avec lui va plus loin. Un attachement me lie à lui. Therencio est sans nul doute le fils que j’aimerais avoir. Il prend ma place dans la cabine et commence à se dessaper. J’observe la ligne de sa colonne vertébrale, le tissu de sa chemise qui glisse sur sa peau. Il sait assurément jouer de son corps et son brusque silence éveille une alarme.

Mais c’est qu’il m’allume le corniaud ! Loin de m’en offusquer, je m’en amuse. Ce n’est pas le premier geste licencieux qu’il m’offre. Nos nuits sont chastes quand il vient dormir au Pink, mais il s’arrange toujours pour me coller au plus près, ou effleurer le coin de mes lèvres avec les siennes. La raison dit qu’il est trop jeune pour moi et vu les liens que nous envisageons, il serait malvenu de mélanger les genres. Seulement ni lui, ni moi sommes raisonnables…

-Tu me passes un nouveau fut'?...

J’attrape les derniers vêtements du portique, ceux qui me plaisent le mieux. Un regard par-dessus mon épaule me montre Nestor occupé avec un client à l’entrée du magasin.

- Je vais te faire aimer les cravates Therencio.

J’attrape celle que j’avais choisie en soie bleu nuit et lui bande les yeux avec. Ma manœuvre ne semble pas l’offusquer. Je reste un moment dans son dos à l’effleurer à peine alors qu’il ne porte qu’un boxer et une paire de chaussettes, puis je prends ce nouveau pantalon et me baisse derrière lui.

- Lève le pied droit.

Je lui enfile la jambe de pantalon correspondante.

- Le gauche maintenant.

Lentement, je remontre le pantalon, laissant glisser le tissu contre le duvet de ses jambes. Il frissonne. Je me redresse dans son dos, ajuste le vêtement et lui fais pousser une exclamation quand, de la main, je m’assure que son matériel est convenablement positionné. Il jouait à l’apprenti séducteur, je lui donne une leçon, mon souffle chaud collé contre sa nuque. Mes mains glissent sur sa taille et viennent boutonner le bouton. Je regarde notre reflet dans le miroir, Therencio a les sens aux aguets, la vue masquée par la cravate, les lèvres entrouvertes. Le pantalon lui moule les fesses d’agréable façon. Doucement, je me colle dans son dos, je sens son attente, m’amuse à prendre mon temps, puis veille dans le reflet du miroir à ne rien coincer lorsque je remonte sa braguette. Je ne m’attarde pas, ce qui provoque un soupire. Frustration ? J’attrape la chemise et la tiens pour qu’il glisse ses bras dans les manches.

- Bras droit.

Je glisse la manche sur son bras qu’il a écarté de son corps, et comme pour son pantalon, remonte doucement le tissu jusqu’à l’épaule, je poursuis avec le bras gauche, Therencio se fait docile, un sourire amusé flotte sur ses lèvres. Je lisse le tissu pour ôter les plis et, le planquant contre mon torse, lui boutonne chaque bouton avec des gestes précis. Je termine en lui relevant le col. Je tire sur un bout de la cravate qui se dénoue aisément. Nos regards se croisent dans le miroir. Il est désirable.

- C’est que je commence à avoir faim !


Je le laisse réfléchir de quelle faim je parle, pendant que je glisse la cravate autour de son cou et m’applique à faire un nœud symétrique. Une fois satisfait, je rabaisse les ailes du col de sa chemise. Mes mains posées sur ses épaules, nous restons un moment à nous reluquer dans la glace. Nestor revient vers nous, il montre son poignet, il est l’heure.

- Nous prenons cet ensemble et l’ensemble des sous-vêtements de la caisse.

S’il y a bien une chose que je ne supporte pas ce sont les boxers qui baillent.

(…)

Nous savourons des amuse-bouche et le cocktail maison. Therencio brille dans ses nouvelles affaires. Il a été un peu gêné en sortant ainsi du magasin, mais quelques regards féminins plus tard, il avançait fier comme un paon.

La conversation tourne autour de ce que nous allons manger. Les premiers plats arrivent avec une bouteille de vin recommandée par le serveur. La qualité est là, mes papilles explosent de bonheur. De temps à autre, je regarde les messages qui défilent sur mon portable. Je ne réponds pas, jugeant l’importance de ce moment supérieur à des affaires qui peuvent souffrir d’un léger retard. Je lui ai promis une journée tous les deux, je me rends donc disponible pour Therencio. Je veille simplement à ne pas rater une urgence absolue.

- Tu as une préférence pour le film ? Cela fait une éternité que je ne suis plus allé au cinéma.

Therencio égrène quelques noms, je hausse les épaules et le laisse choisir, pendant que je déguste mon café.

(…)

J’avais oublié qu’il travaillait au ciné de temps à autre. Therencio est en pays conquis, tape la bise à la fille de la caisse et fait comme chez lui. Je lui laisse choisir nos places et sans réelle surprise nous nous retrouvons au fond centrés à l’écran. Peu de monde pour cette séance.

- Pourquoi tu as pris un si gros godet de pop-corn ? On sort de table !


J’ai droit à une leçon de ce qu’il est indispensable de faire au cinéma. Je regarde d’un oeil morne les bandes annonce entrecoupées de pub, refuse de la main son pot de maïs. Je souhaite rester sur l’excellent repas que nous venons de faire. Therence s’agite et gigote. Je finis par passer mon bras autour de ses épaules et l'emprisonne contre moi.

- Arrête de gesticuler !

Les lumières s’éteignent, le titre du film s’affiche à l’écran.

- C’est bien au moins ?



© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1430-alessandro-amaro http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1604-le-carnet-d-adresse-du-sicilien-alessandro-amaro
Therence Garnet

Therence Garnet

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol24
Alias : The Rebel
Âge du personnage : 19 ans
Humeur : Endetté
Messages : 1062
Points : 1268
Réputation : 200
Date d'inscription : 27/12/2014
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Dzobro11

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyVen 5 Avr - 23:45



Fifty flavors of Amaro
-Qu'est-ce que tu veux. Je préfère les ceintures aux cravates...

-Si tu savais ce que l’on peut faire avec une cravate…

-Et ce que l'on peut faire avec une ceinture... rétorquè-je sur le même ton canaille.

Alessandro tombe les costumes que je lui ais fait essayer pour sa tenue personnelle. J'admire ses gestes souples, sa musculature idéale. Je relève les yeux sur sa mine revancharde quand il me surprend en train de le mâter et me débat avec la chemise qui me ceint la tête en retour. Je ris et je proteste de bon cœur.
Dix ans de plus, il pourrait-être mon père. Dix ans de moins, nous pourrions terminer nos études main dans la main. La vie en a décidé autrement. Je n'ai pas honte de ce que l'italien m'inspire, il en joue en connaissance de cause et je n'ai de compte à rendre à personne. Mais je me demande si au delà du jeu, lui aussi il me perçoit comme je le vois. Alessandro m'ouvre ses bras sans hésitation, ne s'offusque pas de mes baisers et de mes recherches d'attention parfois impertinentes, mais je n'arrive pas à déterminer la réelle ampleur de son affection pour moi. Je suis son figlio, je suis son disciple. Est-ce que je ne suis pas d'avantage?...

J'ai posé une petite graine quelque part dans le cœur d'Alessandro qui ne demande qu'à s'épanouir. Mes racines ont accrochées sa fibre paternelle et les attentes du mentor, et je suis sûr qu'elles chatouillent une affection plus pernicieuse... alors... il suffirait peut-être que je m'étale un peu plus, pour équilibrer la balance...
Je me fais appât aux yeux du prédateur. J'offre mon corps à sa vue, lentement, pour le faire saliver. Pas comme un naïf gibier, mais comme un autre genre de prédateur, lascif par nature.
Regarde moi. Pas comme un fils, pas comme un élève. Mais comme un corps et un mental assez endurant et expérimenté pour échanger avec un homme de ta trempe.
Lorsque je capte son regard perçant dans le miroir, je souris dans ma barbe. J'ai réussi... Maintenant, je veux qu'il se rapproche, entre dans la sphère chaude et électrique qu'irradie mon corps, et qu'il ose prétendre que cette chair à nue ne réveille aucune envie en lui. Il me passe un pantalon?

Je l'entend qui se lève et déloge un cintre du portant.

-Je vais te faire aimer les cravates Therencio.

Plissement d'yeux suspicieux. Je me retourne comprendre qu'un tissue me masque la vue. Non, il est sérieux? Qui est pris qui croyait prendre. Je me félicite et m’embarrasse dans un même rire tandis-qu’il noue la cravate derrière ma nuque.

Je garde la tête haute et le sourire malin, curieux de découvrir ce qu'il me prépare, et parce qu'aux jeux de pouvoirs j'opposerais toujours mon insoumission. L'obscurité décuple mes sens. Je capte le tintement des cintres dans le magasin, par delà mes pulsations cardiaques et les bruissements d'Alessandro qui me tourne autour. Les effluves musquée de son after shave couvrent les odeurs de neuf des vêtements. Sa proximité et l'appréhension d'un contact électrise mon épiderme et assèche mon palais.

J'aurais du le voir venir. Al est trop fort pour tomber dans un piège. Même quand je n'envisage que deux issues à ma provocation, refuser en adulte exemplaire, ou succomber à des faiblesses de jeune mâle, Alessandro dégaine un Joker de sa manche et reste le maitre incontesté de la partie.
Il est incroyable. Tout simplement imbattable...

-Lève le pied droit.

Je lève le pied droit. Il enfile la jambe du pantalon autour de ma cheville.

-Le gauche maintenant.

Je lève le pied gauche, en me mordillant la lèvre pour éviter à un sourire de poindre de façon trop évidente. Nous sommes deux vainqueurs dans l'affaire. Ma main cherche une prise dans le vide au cas où mon équilibre viendrait à flancher. Son souffle me frôle la cuisse l'espace de quelques secondes, me fait frissonner. Le poids de son regard, souverain sur mon anatomie quasi exposée alors que lui échappe à ma vue rend mes palpitations plus lourdes. Il se relève. Lentement. Ses doigts glissent entre les bords du pantalon et ma taille pour l'ajuster. Ça attise la flamme sous ma ceinture... dont il s’empare sans préavis.

-NON de!... ... Imbécile!...

Ma plainte décroît en un rire étouffé. "Pas ici! Pas sans mon accord!". Mon cœur tambourine stupidement et mes yeux roulent dans le noir. Je n'ai que mes oreilles pour m'indiquer si mon cri a alerter notre vendeur ou quiconque aux alentours. Une conversation insouciante à l'autre bout du magasin me décrispe. Aless continue son manège, loin de s'être inquiété une seconde. Je devine un sourire satisfait égayer sa face de sale rital et me venge en ce que mon coude a généreusement rencontré ses côtes dans un vilain réflexe.

Mon cœur reprend vite un tempos régulier. Condamné à l'obscurité, je m'en remet entièrement à lui. A sa vigilance. A ses mains qui terminent de fermer mon pantalon... Il ne peut pas ignorer ce que ses contacts, francs ou aériens, titillent inexorablement chez moi. J'essaie de ne pas penser à son poitrail qui fait un dossier agréable, ni ses bras qui m'entourent les flancs. Ni ses doigts qui boutonnent trop près de la zone qui ne saurait mentir...

J'effleure son nez de ma mâchoire en modérant ma respiration. L'obscurité fait un écran de choix pour les fantasmes. D'humeur scandaleuse, son souffle brûlant sur ma nuque, j'appréhende le moment où il y baladera ses lèvres, peut-être le bout de ses dents...

Un "zip!" éclair et il s'écarte, laissant l'air frais s’engouffrer entre nous. Anh! Pourquoi?!...

-Bras droit.

Je boude pour la forme mais obéis de bonne grâce, lui offrant mollement mon bras droit. Le tissue glisse sur ma peau avec douceur et j'en frémis de bien être. Pendant un moment, j'oublie l'orgueil qui m'anime et je redeviens simplement un petit garçon indolent qui se laisse habiller.

Je suis le maitre de ma vie, de mes décisions, et de mes semblables. Parce que c'est dans mon tempérament, que c'est comme ça que je me suis construis, affranchi bien avant de devenir mon propre parent, et parce qu'un homme, un vrai, n'a pas besoin d'attaches. Mais avec Alessandro, je me laisse aller en toute quiétude. Il ordonne et j’obéis, ses doigts manipulent et je suis le mouvement sans broncher. Aveuglément. Ce jeu m'intrigue, m'amuse et m'apaise tout à la fois. Je redécouvre combien il est bon de s'en remettre à plus grand que soi. Il est le seul en qui je voue une telle confiance.

Il ferme les derniers boutons de ma chemise et remonte mon col, gardant pour lui la vue de mon torse. Puis comme le ruban d'un paquet surprise, tire sur la cravate qui me libère la vue.

J'aime ce prince qui me contemple, réplique presque achevée du parrain derrière moi.

-C’est que je commence à avoir faim!

Mon regard redouble d'intensité. Je pourrais étancher la petite faim qui me titille le ventre, là, maintenant, si ce n'était pas son reflet qui me faisait face. J'entre-ouvre la bouche en rêvant de ses lèvres fines et lorgne sur son visage incliné dans mon cou qu'il entrave correctement... Il s'écarte. Le nœud est fait. J'imagine que je lui appartiens un peu plus comme ça, et me demande jusqu'à quel point lui se laisserait emprisonner pendant qu'il rabat mon col et lisse une dernière fois l'ensemble.
Aless pose religieusement les mains sur mes épaules. Sa tête repose à côté de la mienne, légèrement plus grand, légèrement en retrait, remplissant le vide qui me colle comme une ombre depuis toujours. L'appréciation dans son regard me renvoie un prisme de désir et de fierté flatteur et étrangement intimidant.

Ce que je vois dans le miroir me comble. Ce n'est pas moi. C'est un "nous". Deux moitiés de Narcisses qui se cherchent et se confondent. Une alléchante version de mon futur... Il est beau. Nous nous ressemblons dans ces habits. Je pourrais devenir lui. Un homme puissant. Respecté. Irrésistible.

Mon blouson noir perdu parmi le reste de mes affaires ressort dans mon champs de vision comme si c'était oublier qu'avant d'être formé à son image, je me suis forgé moi-même. Bien sûr qu'un costume ne suffira pas à tromper les années et le sang qui nous séparent. Mais il y a quelque chose de malvenu dans cette idée que je chasse puérilement pour aujourd'hui.

Le vendeur nous interrompt. Il est l'heure.

-Nous prenons cet ensemble et l’ensemble des sous-vêtements de la caisse.

La magie de l'instant vole en éclat, ma torpeur s’envole pour une mine offensé. Non! Il a osé!


* * *


-Attend... parce que t'es pas vraiment italien?

Qu'elle insulte je ne viens de prononcer! On ne fait pas plus italien qu'Alessandro Amaro! et je dois ma survie à bavarder autour d'une assiette gastronomique au milieux d'autres convives. Je repose mon succulent morceau de viande dans l'assiette, l’œil hilare rivé sur le natif américain malgré le sérieux que j'essaie de conserver.

-Non, mais je veux dire... T'as jamais posé un pied en Scissile en fait.

Il m'a expliqué que son padre n'était pas son padre, j'avais entendu dire au Pink qu'il avait fréquenté la cité des anges et Phoenix, mais j'ai toujours cru qu'Alessandro et sa famille avait vécu au pays durant son enfance!

-Ça veut dire que tu es amoureux d'un pays que t'as jamais visité?... Mon rire se meurt en croyant voir une réelle ombre passée dans son regard. Je te charrie. Je trouve ça très beau. Je me demande comment on peut-être attaché à des choses qu'on ne connait pas.

Une patrie. Un père... Je me suis souvent posé la question. Est-ce par sentiment d'appartenance? Un due dont-on a été privé par la force des choses? Un idéal auquel on s'accroche? Une histoire de génétique, des racines qui nous tiraillent malgré nous? Je voudrais pouvoir me contenter de ce que la vie m'a offert et prétendre avec une sincérité sans faille que je me suffit à moi-même, sans me sentir minable parce que d'autres, eux, s'en sortent réellement bien avec une portion d'identité. Je dévisage pensivement l'homme qui irradie le soleil méditerranéen mais qui n'en a jamais gouté les rayons, pas plus qu'il n'a du effleuré le trône du Parrain qu'il égalera un jour parce qu'il est fils illégitime.

Le tél d'Alessandro vibre. Ma fourchette atterrit au ralenti dans ma bouche. Je ne me fais pas d'illusions. Je sais qu'il me consacre un temps précieux et qu'un monde continue de tourner dans notre dos. Mais au lieux de répondre, il abandonne son téléphone pour me prêter son entière attention.

-T'as tenu ta promesse.

Je lui souris, contemplatif et reconnaissant, une pointe d'amusement au coin des lèvres.

-Je parle pas seulement de tes messages, mais du repas. "Quand on aura fini, nous irons nous empiffrer dans le meilleur restaurant de la ville."

C'est ce qu'il avait dit avant qu'on charge contre la Bête. Qu'elle ne l’embroche comme un vulgaire morceau de viande...
Je baisse les yeux sur mon assiette le temps de me débarrasser de cette vision et reviens sur l'italien qui ne m'a pas quitté des yeux. Il est là. Entier de corps comme d'esprit. Tout dévoué à moi pour cette journée. La situation au terme de la bataille ne se prêtait pas aux réjouissances et l'équipe d'une nuit s'est dissoute aussitôt, blasés par des menaces incessantes pour les uns, pour panser leurs blessures pour les autres. Il n'y a aucune gloire à retirer de notre exploits, je le sais, et l'accident avec Aless me hante encore parfois. Mais j'ai passé ma vie à faire le pire pour obtenir de la reconnaissance. Cette nuit, j'ai participé à un véritable exploits, une victoire dont je peut-être fier. Et je crois que c'est aussi un peu son cas. Alors... on mérite cette célébration. Je lève mon verre de vin.

-A notre victoire?

Il n'aura pas la reconnaissance de la ville et je n'aurais pas une statue à mon effigie, mais j'ai son regard vif ancré dans le mien le temps de choquer nos verres ensembles, dans un bruit cristallin de clin d’œil appréciateur, et le gout du spiritueux dans ma bouche pour me souvenir le gout plein, velouté et épicée de cette merveilleuse journée.


* * *


-Pourquoi tu as pris un si gros godet de pop-corn? On sort de table!

-On est au cinéma! ripostè-je avec une évidence à deux doigts de l'exaspération. C'est comme... aller dans un restaurant français sans commander de vin. fis-je mine de parler son langage.

Aless n'a pas l'habitude d'aller au cinéma. Et moi, je n'ai pas l'habitude d'aller au cinéma avec Aless! Cette journée est une journée à marquer au fer rouge. Je veux faire les choses bien.

J'ai opté pour un film d'horreur. Notre séjour dans le grand monde terminé, je profite que le rital se laisse bercer par les publicités pour dénouer ma cravate et ouvrir les premiers boutons de ma chemise. Un bras me fauche en punition.

-Arrête de gesticuler!

-Aless. On t'as déjà dit combien t'es envahissant?

Plus je pousse son bras, plus il se fait lourd. Je capitule dans un râle. Et automatiquement, sa prise se relâche...
Je le déteste.

Al n'a pas posé le pied dans un ciné depuis des lustres. Il a d'autres distractions, plus en accord avec sa position et son emplois du temps. Mais je me demande, à mon age, s'il lui arrivait d'aller au ciné, pour le plaisir de voir un bon film, avec des amis ou pour draguer. Ou s'il avait complètement basculé dans le monde obscur de la mafia, les mains trop sales pour des sorties ordinaires...
Le doute me coupe l'appétit. Je lorgne tendrement sur l'italien.

-Regarde le film Therencio.

-Pourquoi, ça te dérange? me ragaillarde-je en installant confortablement ma nuque contre son bras pour mieux pouvoir le dévisager. Dis le moi, alors. défiè-je.  

... Que je puisse te montrer que je n'arrêterais pour autant... Je consens à ramener les yeux sur l'écran, un rire à peine contenue sur les lèvres. Et ne résiste pas longtemps avant de le dévisager à nouveau.

Je détaille chacun de ses traits. Ses yeux qui parlent aussi bien que ses mains et creusent une ride entre ses sourcils quand il est contrarié. Le bout de son nez qui appelle le mien à venir remuer contre avant de me perdre sur ses pommettes et jusqu'aux creux sous son oreille quand nous dormons ensembles. Ses lèvres tellement de fois effleurées mais sans franchir d'avantage que ce que la morale tolère...

Je veux plus.  

La salle est plongée dans le noir, personne à nos côtés pour nous voir, et quand bien même ce serait le cas, qu'est-ce que ça change?

Il affronte à nouveau mon regard insistant. Je tend le cou et écrase ma bouche contre la sienne.

Une tentative adolescente. Un baiser d'homme. Je crève de ce baiser depuis qu'il m'a pris en charge. Je pose ma main sur sa cuisse afin de me hisser et approfondir ma prise d'assaut. Je sais qu'il le veut lui aussi. Tout dans ce rendez-vous, dans son comportement, au long de la journée, était une permission. Ce n'est qu'une étape logique dans notre relation.
Une bouffée de chaleur me fait crisper les doigts sur sa cuisse.
Ce qui signifie que ce soir...

Un hurlement retentit.

A l'écran, un piège vient de broyer une tête.

Entre mes dents, c'est la langue d'Alessandro...


* * *


J'épluche un oignon d'un geste automatique pendant qu'Aless s'occupe du lapin qu'il a dégommé ce matin. Il peste contre ce gibier de ridicule envergure. Peut-être une manœuvre pour me tirer du silence boudeur dans lequel je me suis plongé depuis la fin de la séance de ciné. Je hausse un sourcil. Des os de biche auraient été plus pratique pour m'y faire les dents...

-Mais TOUTE la salle a sursauté! grondè-je, brûlant de... contrariété. Avant de marmonner. Ne me dis quand même pas que tu m'en veux?...

Pour l'avoir mordu, évidemment. Bien sûr qu'il ne peut pas m'en vouloir de l'avoir embrasser, ce n'est pas comme s'il n'avait pas répondu favorablement à mes provocations de la mâtinée! Et si une scream queen ne s'était pas mise à crier dans la salle, je n'aurais jamais claqué des dents! Je ne suis pas impressionnable!!!

-Oh et puis c'est pas la peine d'en faire un drame! T'es un garou, ça a déjà guérit. Changeons de sujet!

Qui en fait un drame? Il n'est pas dit qu'Aless m'en veuille pour quoi que ce soit. Que j'ai une honte à travestir en la première contrariété venue en revanche...

-Al. Est-ce qu'il est là en ce moment? Avec nous? Est-ce qu'il nous entend?

Je concède au haussement de sourcil du rital que ça ressemblait moins à une séance de spiritisme lorsque c'était formulé dans ma tête... Mais il comprend rapidement où je veux en venir tandis que je sonde profondément ses iris couleur vitre teintées.
Est-ce que le Loup est là, tout le temps? A suivre la vie d'Alessandro à travers des fenêtres? Ou est-ce qu'il erre loin dans une forêt mentale et fait surface lorsque l'humain, la lune ou les émotions le requiert?

-Fais le venir.

Froncement de sourcils du gangster.

-Je te demande pas de l'inviter dans notre soirée en tête à tête! Je veux seulement le voir une minute. J'ai jamais pris la peine de faire connaissance avec la part animale d'un garou. Je veux dire, en général le loup et l'humain sont plutôt indistincts, ils parlent et agissent d'une même voix alors la question ne se pose pas vraiment. Mais toi... Vous! C'est différent.

C'est une entité à part entière. Deux esprits pour un même corps.

-Il a juré d'être là pour moi. Mais moi, je le connais à peine. ris-je, désolé de cette situation.

J'ai déjà vécu ça, avec le wendigo. J'ai voulu croire que l’entité était la source des penchants criminels de l'allemand et j'ai rejeter tous les torts sur la créature sans avoir pris la peine de démêler le vrai du faux. J'ai jugé le loup d'Alessandro sur des aprioris. Lorsqu'il a perdu le contrôle aux égouts, j'ai confondu sa peur avec de la folie. Son sacrifice m'a montré qu'il y avait plus derrière ses instincts féroces. Je n'ai pas la bêtise de croire que parce qu'il m'a accompagné durant la bataille et juré protection il me fera la fête comme un docile canidé, seulement... j'ai compris qu'il avait des ressentis, lui aussi. Et sachant ça, je considère d'un nouvel œil la réserver qu'Alessandro a vis-à-vis de son loup.

-Pourquoi tu le supporte si mal? Il t'as maintenu en vie. rappelè-je, à la décharge de l'animal.

Je ne veux prendre le parti de personne. Alessandro s'est fait mordre quand il était adolescent. Je sais qu'il n'a pas choisi le loup, les pleines lunes, des éléments ingérables pour quelqu'un qui se veut maitre de sa vie. Mais ce monstre qu'il garde caché à l’intérieur de lui, je suis certain qu'il pourrait l'apprivoiser.

-Tu gagnerais à l'accepter. Moi, si j'étais un loup, j'accepterais le mien complètement.

Sous-entendu à peine voilé. Je n'ai pas abandonné l'idée de me faire mordre.

Mais évidemment que moi je l'accepterais. Je l'attend, je le rêve, je le désire, ce loup! J'ai une place à l'intérieur de moi prête à l’accueillir avec une banderole de "bienvenue"! Je suis préparé à sa présence. J'y ai longuement réfléchi, je n'aurais pas tout les problèmes inhérent à la morsure. Bien sûr, je conçois l'influence de la lune, les petites distensions d'une collocation mentale, mais... tant qu'on trouve un terrain d'entente le loup et moi, alors ça ne peut pas si mal se passer.
Et puis, Alessandro serait là pour me canaliser... A moins que ce ne soit l'inverse. J'y crois sérieusement, certain que dans un monde où des jouvencelle abatte des bêtes, la détermination suffit à faire d'un fantasme une réalité. Je serais assez fort pour l'aider. Et plus à même de le comprendre...

Je lorgne sur l’oméga en ne perdant pas espoir de lui faire changer d'avis.


©️ Halloween sur Never-Utopia



Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Sign3_11
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t85-therence-garnet-termine http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t86-therence-garnet-s-relashionship-parce-que-je-vous-capturerais-tous-dans-ma-toile
Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol17
Alias : Le Sicilien - La Rafale à voyelles
Âge du personnage : 29 ans
Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1445
Points : 1418
Réputation : 300
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Ami_2010

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptySam 13 Avr - 19:37

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momentotra padre e figlio. »
-Aless. On t'as déjà dit combien t'es envahissant?
- Je ne suis pas envahissant, je suis italien.


Therencio essaye de se libérer de ma prise, plus il force, plus je résiste, quand enfin il abdique, je le libère. Je souris à pleine dents alors qu’il soupire à se fendre l’âme. Mon caractère énerve la moitié de la population tout en charmant l’autre moitié. Therencio râle, mais son corps ne me renvoie que des signaux positifs. J’avais oublié les pubs avant le film et les bandes annonces. J’avoue être content d’être là et l’idée d’instaurer des journées régulières que l’on passerait à deux germe dans mon esprit. Je me sens bien, léger et apaiser. Une fois par mois ? Par contre mon voisin de fauteuil a son regard rivé sur moi.

-Regarde le film Therencio.
-Pourquoi, ça te dérange?


Le voilà qu’il se colle à moi encore plus.

-Dis le moi, alors.

Je ne réplique rien, il se tourne vers l’écran. Il a choisi un film d’horreur. Sur l’écran s’étale la scène clichée au possible de la fille qui rentre seule chez elle à point d’heure en passant exclusivement par des ruelles sordides. Cela va crier dans… 5 – 4 – 3 – 2 – 1…

- Ahhhhhhh !

La donna court, trébuche sur ses talons hauts. Car en plus de se balader dans des ruelles désertes, elle est habillée comme une putana. Des mecs arrivent. Je vois déjà deux erreurs de procédure et il manque le chien à l’arme que tient l’un des hommes. J’imagine que la production voulait s’assurer d’éviter tout accident.

Therencio remue à nouveau et vient m’agacer du bout du nez. Sul serio ! J’ai passé l’âge des tripotages dans les salles obscures. Pourtant, je ne le repousse pas et ferme les yeux, amusé par son audace. Soudain, il se fige. J’ouvre les yeux, capte son regard. La requête est limpide et la tension charnelle le fait légèrement trembler. Il est désirable. Que ce soit dans sa façon de protester à la boutique, de se moquer au restaurant, ou de chercher à me séduire ici. Il comble l’espace qui nous sépare, j’accueille ses lèvres et sa langue dans un baiser impudique, ma main rejoint sa nuque pour approfondir le contact.

J’aurais dû garder un œil sur l’écran… Le hurlement d’une énième victime précède de peu une vive douleur. Ce cretino vient de me mordre la langue. Il retourne sur son siège avec élan.

(…)

J’ai ruminé le temps que je cicatrise. Puis au final m’amuse de l’incident. Therencio est vert de honte je crois. Il explose alors que nous préparons le repas.

-Mais TOUTE la salle a sursauté! Ne me dis quand même pas que tu m'en veux?...

Je ne réplique pas, le laisse macérer dans son jus pendant que je trousse le lapin de sa fourrure.

-Oh et puis c'est pas la peine d'en faire un drame! T'es un garou, ça a déjà guérit. Changeons de sujet!
- C’est toi qui en fais un drame Therencio. Tu me rappelles un type que j’ai connu à Phoenix.


Je contemple le lièvre, il n’est pas bien épais sans sa fourrure. Je l’éventre et arrache les boyaux en gardant les reins et le cœur.

-Al. Est-ce qu'il est là en ce moment? Avec nous? Est-ce qu'il nous entend?
- Cosa ?


Je lève un sourcil, de qui parle-t-il ?

-Fais le venir.

Le loup, il veut voir le monstre… Je fronce les sourcils. Sa fascination du loup m’ennuie, car cela le relie à cette histoire de loup rouge et son vrai padre.

-Je te demande pas de l'inviter dans notre soirée en tête à tête! Je veux seulement le voir une minute. J'ai jamais pris la peine de faire connaissance avec la part animale d'un garou. Je veux dire, en général le loup et l'humain sont plutôt indistincts, ils parlent et agissent d'une même voix alors la question ne se pose pas vraiment. Mais toi... Vous! C'est différent.
- Ce n’est pas si binaire que ça Therencio…
-Il a juré d'être là pour moi. Mais moi, je le connais à peine.


Je lui ai juré la même chose, le loup n’a fait que lui confirmer que je ne mentais pas. Nos esprits sont emmêlés, ce n’est pas même deux entités distinctes, mais une scission de ma propre personnalité. Il est l’instinct primaire, je suis la raison. C’est ainsi que moi, je vois les choses. Je me trompe peut-être. Je n’ai jamais eu de druide pour me guider, juste des ordres. Je n’en veux pas à Sonny, il a fait avec les moyens qu’il avait. La mafia évite de se frotter au monde surnaturel bien trop incontrôlable. Therencio me demande pourquoi je le supporte si mal. Il ne comprend pas la violence latente que je muselle d’une poigne de fer. Lors de l’attaque de la bête, je lui ai lâché les commandes, car je me savais perdu et que seul le loup pouvait rassembler les ultimes forces de mon corps pour…

-Tu gagnerais à l'accepter. Moi, si j'étais un loup, j'accepterais le mien complètement.

Je soupire. Therencio semble si confiant. Je secoue la tête de sa naïveté. Il ne voit que la force, la puissance, le côté badass.

- Therencio…

Je lâche les tipes du liévre et le serre contre moi.

- Tu idéalises. Sache que le lycan exploitera la moindre de tes failles mentale. Et des failles, tu en as une palanquée. Ton sentiment de solitude, d’abandon. Ton besoin d’être reconnu par les autres, ton besoin d’amour.

Tout en parlant, je le laisse sortir. Je sais que le bambino ne craint rien, le loup l’a adopté comme je l’ai fait. Nous, je, c’est blanc bonnet, bonnet blanc. Avec ma joue devenue barbue, je caresse la sienne, puis je m’écarte un peu pour plonger mon regard bleu dans le sien.

- Il est là Therencio, toujours là. Il n’est pas un esprit à part, mais plutôt la part la plus sauvage de mon âme. Quand je laisse le loup venir, je m’expose à des réactions violentes, car une part de moi est violente.

Le bambino est subjugué, ses mains me caressent, ses doigts suivent mes difformités.

- Tu ne crains rien. Ce n’est pas comme avec Shepherd OK ? Will’ est un alpha, j’avais pu donner tout mon potentiel dans les égouts parce qu’il me canalisait. Il a merdé en retirant son emprise sur moi trop rapidement.

J’attrape son visage entre mes paumes.

- Ce n’est pas le loup qui est violent et dangereux, mais moi.

J’effleure ses lèvres des miennes, sa langue cherche mes crocs. Je m’écarte, cette fougue-là me gêne. Est-ce cela qu’il aime chez moi ? Le loup, le mafieux ? Ne suis-je qu’une idole à ses yeux ? Je scrute son visage, cherche ses micros expressions qui me renseigneraient sur ce qu’il voit quand il me regarde ainsi. Je suis en partie responsable, au Pink je joue de mon image. Mais lui, plus qu’un autre m’a approché dans des moments autres. Je soupire. Je me suis offert comme bouée de sauvetage, je ne vais pas maintenant reprocher à celui que je sauve de regarder le bateau d’où elle vient.

- Je t’ai mis du sang partout. Vas te rincer et te changer. Mets la chemise dans le seau dans la salle de bain avec de l’eau froide.

Les tâches de sang… la routine.

(…)

Je nous ai dressé la table sur le comptoir. Le reste du bar est dans l’obscurité, seules les lumières de la hotte éclaire l’endroit dans une ambiance intimiste. J’ai sorti une bouteille de vin pour aller avec le lièvre et les pâtes au parmesan qui l’accompagnent. J’ai baissé le feu sous la marmite d’eau, je les ferai cuire à la dernière minute. Le lapin mijote doucement dans une sauce au poivre vert.

Therencio prend sont temps là-haut. J’imagine qu’il déballe ma penderie pour se choisir un vêtement. Jansen faisait ça aussi. Repenser au drus assombri mon visage. A lui aussi, j’ai fait des promesses et pourtant cela ne nous a pas empêché de nous séparer. Il n’est plus à Beacon Hills. Je n’ai pas cherché à savoir où il était allé, parce que j’ai fait le choix de l’effacer de ma mémoire pour son bien. Ne fais-je pas la même erreur avec Therencio ?

- Non, c’est différent…

Quand on parle du loup, le voilà qu’il arrive avec un truc à moi sur les épaules.

- Je t’ai servi un verre de vin. Cela te permettra de boire sans être soul au deuxième verre.

Entre nos assiettes, deux verres à pied servis au tiers pour aérer le breuvage. J’ai sorti une planche avec quelque antipasti.

- Cosa ?

© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1430-alessandro-amaro http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1604-le-carnet-d-adresse-du-sicilien-alessandro-amaro
Therence Garnet

Therence Garnet

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol24
Alias : The Rebel
Âge du personnage : 19 ans
Humeur : Endetté
Messages : 1062
Points : 1268
Réputation : 200
Date d'inscription : 27/12/2014
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Dzobro11

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyJeu 25 Avr - 23:58



Blueprint
-Oh et puis c'est pas la peine d'en faire un drame! T'es un garou, ça a déjà guérit. Changeons de sujet!

-C’est toi qui en fais un drame Therencio. Tu me rappelles un type que j’ai connu à Phoenix.

Je tique et interroge d'un regard suspicieux.

-Un type que tu as connu?...

Dans le sens... intimement? Alessandro est un séducteur né, et j'imagine sans mal les ravages il a pu causé bien avant notre rencontre. Mais je ne l'ai jamais entendu, lui ou quelqu'un dans son entourage, évoquer un nom ou une personnalité qui aurait le mérite de l'avoir suffisamment marqué.

Alors lorsqu'il se rappelle d'un type qu'il a connu, et qu'il me compare à lui, je m'interroge légitimement. Je ne suis pas stupide, Alessandro est un mâle avec des besoins de mâle et je ne suis pas le seul à l'admirer. Je sais qu'il doit trouver le temps de décharger la tension entre deux activités avec un ou une beauté, client chanceux ou employée, comme il n'était pas rare de le voir disparaître avec son danseur entre deux corvées. Moi aussi, j'ai des besoins à satisfaire en dehors de nos câlins et je me livre à ma fougue sans culpabiliser. Mais il y a une différence entre avoir des envies de sexe et... avoir développé des sentiment pour quelqu'un.
Et puis, question d'ego, je n'aime pas être comparé à n'importe qui. Je le soupçonne de se jouer de moi plus que d'éviter une question fâcheuse lorsqu'il ignore ma requête pour s'occuper de notre futur civet.

Je redirige mon regard en coin sur mon légume à émincer et me rassure : Alessandro est beaucoup trop indépendant pour se mettre en couple avec qui que ce soit. "Tu as trop de caractère pour vivre une histoire d'amour ordinaire Therencio", m'avait-il dit un jour. Je pourrais lui retourner la remarque. Ce qu'il lui faut, c'est une relation assez sûre et confiante pour respecter sa distance. Un amant régulier pour partager une dimension affective que de vulgaires conquêtes ne peuvent pas lui apporter. Quelqu'un qui lui ressemble. Pour un engagement spécial...
J'arrête de coupé, interrompu par un doute.
Et si je me trompais? Qu'est-ce que je connais des besoins et des affaires de coeur de l'italien, des amourettes et des mémorables qui ont jalonnés sa vie? Je ne lui aurais peut-être jamais parlé du wendigo s'il ne l'avait pas connu, après tout...

Je n'aurais pas à m'inquiéter de ça si nous étions alpha et béta. J'avais entendu dire, peut-être par Stiles, combien la séparation entre les membres d'une même meute engendrait une douleur sans commune mesure. C'est un lien invisible mais bien réel qui relit les loups. Comme le sang qui lit un parent et son enfant. Ou l'amour qui unissent les amants. Alpha et béta. A nous deux nous serions une meute, une famille, indépendamment de ses liaisons ou d'un loup-rouge qui me hante... Et rien ni personne ne pourrait nous enlever ce lien là.

Je me retourne franchement vers Aless. Est-ce que le loup est présent en ce moment même? Conscient au même titre que l'humain? Je veux le voir. Maintenant.

-Cosa?

Aless retire ses mains poisseuses et pleines des entrailles du ventre du lapin. Je précise résolument mon souhait de revoir le fauve qui nous a aidé cette fameuse nuit. Je connais Alessandro. Nous nous sommes apprivoisé à notre façon. Il m'a enseigné le tir, puis m'a invité à passer au Pink pour lui acheter des munitions, m'a donné son numéro et m'a offert ses bras pour pleurer après m'être fait rejeté par Peter. J'étais pourtant assez intelligent pour éviter de trainer dans les pattes d'un gangster, au départ. Et en m'attirant à lui, il s'est attaché à moi en retour, acceptant ma présence, mes regards, mon affection, et même quelques bévues. Je connais Alessandro, mais je ne connais pas l'animal féroce qui a attaqué Willem et qui a puisé dans ses dernières forces pour nous sauver. Peut-être était-il déjà là il y a longtemps, alors qu'Aless se tenait à mes côtés en tant que prédateur civilisé, mais cette nuit, c'est comme si je l'avais rencontré pour la première fois.
Je sais que l'italien le tolère mal. Mais il m'a juré présence et protection au même titre que lui. Il ne peut pas être si mauvais...

-Tu gagnerais à l'accepter. Moi, si j'étais un loup, j'accepterais le mien complètement.

-Therencio…

Je n'aime pas le ton las avec lequel il soupire mon prénom ni la raison pour laquelle il me colle affectueusement contre lui.

-Tu idéalises.

-Tu dis ça parce que tu as été mordu contre ton grès.

-Sache que le lycan exploitera la moindre de tes failles mentale. Et des failles, tu en as une palanquée. Ton sentiment de solitude, d’abandon. Ton besoin d’être reconnu par les autres, ton besoin d’amour.

Je me rembrunis amèrement entre ses bras. Il égrenne, une à une, des faiblesses qui n'ont tout simplement pas leurs places dans mon plan de me faire mordre. Ni dans notre bulle romantique...

-A t'entendre, on dirait que je ne suis que ça...

Des failles. Mais je suis bien plus. Je suis assez fort pour faire face aux difficultés, me relever et continuer d'avancer, par moi-même, j'ai une volonté d'acier, et... on m'apprécie et...

L'évidence m'apparait à mesure que l'homme ramassé sur moi s'animalise. Je redresse sensiblement le nez par dessus son épaule.
Ooh, Aless...

De qui es-tu en train d'exposer les failles?...

Nous nous écartons légèrement et je dévisage gravement la créature au faciès difforme. Un être livré depuis toujours à lui-même et a ses rancœurs.

Alessandro a eu plus de figures paternelles que j'en aurais rêvé. Mais a t-il seulement eu une véritable famille? L'homme qui l'a élevé et dont il porte le nom s'est fait tué quand il était adolescent. Il est le fils d'un roi de la pègre qui ne l'a pas reconnu. Il y a son mentor qu'il s'est choisi comme modèle tout comme il m'a encouragé à l'accepter lui, mais qui l'a éduqué à servir son véritable géniteur en tant que subalterne. Il y a sa mère qui lui a caché son ascendance. Et un alpha qui l'a mordu à ses quinze ans avant de l'abandonner à son sort...
Combien d'affections contrariés? De confiances brisées? De mise à l'écart?

J'effleure sa tempe du bout des doigts, caresse sa pommette avec mon pouce. En me dévoilant ses faiblesses, Alessandro se met à nu, corps et âme. Je contemple avec émotion l'être mutilée et superbe à la fois qui se cache derrière le masque flambant de l'italien.

-Il est là Therencio, toujours là. Il n’est pas un esprit à part, mais plutôt la part la plus sauvage de mon âme. Quand je laisse le loup venir, je m’expose à des réactions violentes, car une part de moi est violente.

Aless et le loup. Aless est le loup... J'associe avec un peu de difficultés les deux entités en une seule. Faiblesse humaine, je résume sa situation à des schémas simplistes et familiers de conscience parasite ou de double personnalité afin d'essayer de comprendre et... assumer tout ce que ça implique...

-Tu ne crains rien. assure t-il d'un timbre rauque et velouté en se rendant compte le cheminement de mes pensées. Ce n’est pas comme avec Shepherd OK? Will’ est un alpha, j’avais pu donner tout mon potentiel dans les égouts parce qu’il me canalisait. Il a merdé en retirant son emprise sur moi trop rapidement.

-Je sais.

Je sais qu'il ne me fera pas de mal... Il entoure mon visage de ses mains en enfonçant son regard couleur assassin dans le mien. Peut-être pour m'obliger à regarder la vérité en face. Peut-être pour ne pas me perdre...

-Ce n’est pas le loup qui est violent et dangereux, mais moi.

La sentence tombe, rocailleuse et profonde.

Je referme doucement mes doigts autour de ses avant-bras et laisse mes joues peser contre ses paumes. Je n'ai pas peur. Pas de la peur qui pousse à fuir en tout cas. Je ferme les yeux et m'abandonne entre ses mains griffues comme je l'ai fais plus tôt dans la cabine avec les yeux bandés, le cœur battant mais en confiance. Ses lèvres frôlent les miennes, timidement. On pourrait croire le geste défendu tant il est doux, comme si s'autoriser le contact risquait de condamner l'un d'entre nous. Mais je n'ai pas peur. Ni de l'homme éduqué pour tuer, ni de la bête aux yeux bleu criminel et aux crocs acérés. Convaincu de la suprématie de mes sentiments, je happe sa babine supérieure. Je faufile le bout de ma langue entre ses dents, et lèche une canine inoffensive, les yeux toujours clos et un feu crépitant dans les veines.
Mon corps frémis en associant à ses crocs des scénarios sanglants, mais je n'ai pas peur. Parce que je sais qu'il ne me fera pas de mal. Il est le danger, mais je suis sous sa protection, et ça me donne un pouvoir insoupçonné. J'y crois et j'y prend un plaisir prétentieux, inconscient pourrait-on me reprocher. Mais c'est le point : il est des menaces qu'il est possible d'apprivoiser, et je sais que mes sentiments sont assez sincères pour que...

Il s'écarte. J'ouvre les yeux, perplexe. Pourquoi?... Son regard qui vacille de part et d'autre de mon visage a changé. C'est le comportement d'un animal effarouché. La confiance qui s'est établie entre nous pendant quelques fragiles secondes s'est évanouie. Mais je ne vois pas ce que j'ai fais de travers...

-Je t’ai mis du sang partout. Vas te rincer et te changer. Mets la chemise dans le seau dans la salle de bain avec de l’eau froide.

Je baisse les yeux, hébété. Effectivement, ma chemise neuve est tâchée de sang. Mais ce n'est pas ce qui me noue la gorge. Le rejet est très clair. Je ravale mon amertume, me détourne et grimpe à l'étage sans un mot.


* * *


Sous le jet d'eau froide, dans le lavabo, je frotte énergiquement la tâche de sang avec un carré de savon. Qu'est-ce qu'il essaie de dire? Que le loup est en fait l'incarnation de nos instincts les plus vils? Notre monstre intérieur?

Il devrait savoir qu'il peut me faire confiance. Il devrait savoir que je suis capable de supporter ses secrets, sa part d'ombre, toutes ces choses qu'on ne montre pas parce qu'elles sont trop honteuses, ou dangereuses, ou va savoir quoi!

Je balance le linge dans la bassine sans considération pour l'eau qui éclabousse le carelage.

Je prend appuie de chaque côté de la vasque. Je cherche l'erreur, récrimine et prend à témoin en même temps le reflet aux muscles tendus et au regard féroce qui me fait face dans le miroir.

Qu'est-ce que tu as encore fait, Therence?...
Qu'est-ce que j'ai encore fait...

C'était un baiser sans hésitation, à l'image de la confiance que je lui porte. Et dans ses yeux j'ai cru voir se réfléchir un effronté...

Alors quoi? Est-ce que c'est vrai, est-ce que j'essaierais pitoyablement de réparer une erreur originelle en ne sachant même pas ce qu'on me reproche? Acquérir à tout prix la confiance que ma mère ne m'a jamais accordée? L'attention d'un père inexistant? Lui prouvé que je suis digne de lui, d'un loup, de son rang, de sa confiance et de son amour?... Moi et ma palanquée de failles!

-Ch*er!

C'était pourtant une si bonne journée. Je fais défiler la penderie du gangster plus pour évacuer ma colère que pour trouver quoi me mettre.

Toute ma vie j'ai supporté les secrets, les faux-semblants et les non-dits. Aujourd'hui j'ai touché du doigt une part de l'italien qui vit reclus dans les ténèbres. Et au moment ou je crois avoir enfin réussi à l'atteindre, il s'enfuit comme si je lui avais porté un coup en traitre et me chasse sur une foutue excuse. J'essuie ma joue, humide d'avoir nettoyer les traces de sang qu'il y avait fait. On l'aurait cru coupable de m'avoir souillé. Mais il en faut plus pour m'effrayer! Je suis plus fort que ça!!! Si tu es si dangereux Alessandro, alors laisse moi en juger par moi-même! Mais par pitié, ne m'ouvre pas ta porte pour m'abandonner sur le seuil aussitôt...

Je me sens vide. Je me calme, pioche un sweat sombre et couvre mon torse nu.

Le touché de ses lèvres était tellement léger, incertain...
Mon regard vacille paresseusement sur la vision du carnassier éloignant ses mains sales et une triste évidence m'effleure. Ce n'est sans doute pas moi le plus affligé dans cette histoire.

Un jour, un renard a voulu enseigner à un prince que la clef d'une domestication réussi, c'était la patience.
Seulement, le prince n'est pas patient.

Aless refuse de se révéler complétement. Alors je ferais ce que j'ai toujours fait.
Je trouverais mes réponses par moi-même.

Je farfouille sur le bureau, soulève les feuilles, compulses les paquets de documents, regarde sous le sous-main. Ouvre chaque tiroirs, balaye agrafeuses et trombones, fait courir mes yeux sur les pages, quelques lignes, cherchant le mot qui fera déclic, l'indice qui fera balise au milieu du néant. Un grand tube en carton posé dans un coin de la pièce attire mon attention.
Un plan d'architecte...

Je renverse le contenu par terre et ouvre le papier à la façon d'une carte au trésor. Les lignes droites s'étendent et s'entrecroisent de part et d'autre de la feuille, simulant un lieux composé de plusieurs pièces - ici une porte, là une fenêtre - et parsemées d'indicatifs et d’annotations... en italien. Je peste de contrariété. Je m'imagine prendre d'assauts les remparts d'Aless mais me trouve bloqué par la barrière de la langue. J'ai la prétention depuis que je gravite dans le sillage du rital d'apprendre l'italien sans jamais ouvrir un dictionnaire mais seulement en l'écoutant parler. "Dov'è il mio pacchetto di sigarette?" ,"Sul serio?". Des banalités d'aucune aide dans mon cas actuel. Je regrette de ne pas avoir cherché à apprendre plus.
Soudain, un mot en particulier accroche mon regard. Pas un mot, en réalité. Mais un prénom. Je reste c*n pendant quelques secondes. Incrédule. Trahis, puis je cherches une explication dans tout ce fouillis de lignes dessinées par Wilder et de notes imposées par Alessandro avant de me redresser d'un bon en emportant le plan avec moi, et mon flingue au passage.


-Je t’ai servi un verre de vin. Cela te permettra de boire sans être soul au deuxième verre. entend-je en déboulant derrière le bar. Cosa?

Je fais basculer le rouleau de papier sur le comptoir et étales chaque côté d'un geste ferme, repoussant et dérangeant sans ménagement les apéritifs et mon verre dans lequel mon vin tangue méchamment. J'écrase mon pistolet dans un coin.

-Qu'est-ce que je fous dans un de tes plans?

Il n'est pas content. Pourtant c'est une leçon que n'importe qui devrait retenir me concernant : repousse moi, et je deviendrais proportionnellement intrusif, sois en sûr...

-Pourquoi "Stanza Therencio"? Qu'est-ce que ça veut dire?! Tu m'interdis de me mêler de tes magouilles avec Wilder, tu ne veux pas m'en dire plus sur ce 666, très bien! Mais que je sois un... un pion dans tes plans? VOS plans?! T'as pas le droit Aless.

Il me fait surveiller au bahut en cachette, et maintenant il trafique ça? Puis il sait combien je hais ce type. Les imaginer parler de moi dans mon dos me donne la nausée. Un mot, un seul pour défendre sa relation avec l'architecte et je le pointe d'un doigt accusateur.

-Wilder est mauvais, Alessandro! Il n'aurait jamais du s'en sortir! Il t'as manqué de respect! Il nous a humilié, tous les deux, et tu l'as laissé partir en toute impunité!

Il aurait du le retenir, et lui apprendre qu'on ne plaisante pas avec Alessandro Amaro! Chad n'est qu'un bêta, avoir une meute pour le soutenir ne devrait pas dissuader un magnat comme lui de lui donner une bonne leçon! Aussi... aussi monstrueuse soit sa part d'ombre...
Je renâcle bruyamment et me fait violence pour ne pas insister sur le sujet. Je m'en suis occupé sans son aval. Je n'ai ni les moyens ni les inclinaisons radicales d'un mafieux ou d'un garou pour une vengeance irrévocable, mais je ne pouvais pas le laisser s'en tirer avec le dernier mot. Il fallait qu'il sache que ça n'était pas fini.

Aless juge, réfléchi, baisse les yeux sur mon cadeau plaqué sur la carte et hausse un sourcil. Oh, ça? Une interrogation légitime à laquelle je répond en préparant correctement l'engin et en mettant sa cuisse gauche en joue.

-Je me doute que tu vas pas me bouffer pour avoir fouillé. Et j'ai pas prévu de te descendre. Mais j'ai pas encore décidé si ton sale coup mérite ou non une volée : ça ne dépend que de toi!

Alessandro donne des baffes quand il le juge nécessaire, et bien moi aussi. Sauf que j'adapte la gifle à un type qui guérit sur commande.
Petit air de déjà-vue. Tout à fait accidentel. Il y a des mois de ça, j'avais déjà mis le rital en ligne de tir. Un geste inconsidéré qui m'avait valu une engueulade à coup de balle à un cheveux de l'épaule. Parce qu'il y a des mois de ça, j'étais un gamin inexpérimenté et ignorant sur le maniement des armes, sur la complexité de sa nature, qui n'avait pas affronter de monstre légendaire, ni de professeur de littérature cinglé, et surtout, pas encore troué le derche à un alpha. Aujourd'hui, je n'aurais pas peur de tirer.
Je le sais assez intelligent pour le deviner, tout comme il comprendra que ma menace n'a rien d'un duel transcendant mais tient d'un rapport père-fils simplement... plus musclé que la moyenne. En résumé : il le mérite, je tire, il grogne, je me trouve une balle chaude baignant dans mon vin et il a guéri pour le dessert.

Le doigt sur la détente, les yeux dans les yeux, j'exige.

-Pas de secret. Pas de mensonge. Rien que la vérité.


© Halloween sur Never-Utopia



Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Sign3_11
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t85-therence-garnet-termine http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t86-therence-garnet-s-relashionship-parce-que-je-vous-capturerais-tous-dans-ma-toile
Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol17
Alias : Le Sicilien - La Rafale à voyelles
Âge du personnage : 29 ans
Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1445
Points : 1418
Réputation : 300
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Ami_2010

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyMar 30 Avr - 12:04

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momentotra padre e figlio. »
La colère, sa colère, c’est ce qui irradie de Therencio. D’un geste rageur, il bouscule l’antipasti et menace de renverser son verre. Je rattrape le mien de justesse. Je me tais, tentant de comprendre ce qui l’anime soudain. Son arme posée en évidence sur le plan de travail m’intrigue plus qu’elle ne m’inquiète. J’espère qu’il n’a pas l’idée saugrenue de s’en servir dans le bar, il serait capable de me péter le grand miroir.

-Qu'est-ce que je fous dans un de tes plans?

Sous mon nez les plans de Chad. Ce n’est donc pas mon armoire de fringues qu’il fouillait… Je lâche un soupir.

-Pourquoi "Stanza Therencio"? Qu'est-ce que ça veut dire?! Tu m'interdis de me mêler de tes magouilles avec Wilder, tu ne veux pas m'en dire plus sur ce 666, très bien! Mais que je sois un... un pion dans tes plans? VOS plans?! T'as pas le droit Aless.

Therencio s’échauffe, il élabore, conspue et enfle comme un ballon. J’ai un sourire amusé, je ne le coupe pas dans sa diatribe. Il veut des réponses, mais ne me laisse pas le temps de répondre, persuadé du bien-fondé de son raisonnement. Je savoure une gorgée de mon vin. Le bambino bouillonne.

-Wilder est mauvais, Alessandro! Il n'aurait jamais dû s'en sortir! Il t’a manqué de respect! Il nous a humiliés, tous les deux, et tu l'as laissé partir en toute impunité!

Soudain, j’ai un doute sur ce qu’il pense. Je pensais que ça l’agaçait de lui prévoir une chambre dans la rénovation de mon appartement sans lui en parler, mais je finis par penser que c’est le mot Stanza qu’il ne comprend pas. C’est certain, les plans sont difficilement identifiables, même s’il connaît la disposition  de mon appartement. Mais comme j’ai racheté le local d’à côté et en passe de faire de même avec le reste du bloc de bâtiment qui, à l’origine, ne constituait qu’un seul et unique lot, mon futur appartement va être bien plus vaste et tripler de surface.

Wilder… Therencio ne comprend pas ma mesure quant à l’architecte. Je ne nie pas que Chad soit crispant. Seulement le loup ne laisse aucune prise à un reproche. Chad Wilder est lisse comme le fils à papa de bonne société qu’il est. J’ai fait quelques recherches sur son compte pour trouver une faille, autre que Mickael Wayne. Car m’attaquer à Wayne, c’est entrer en guerre contre la meute Hale. Ils ne sont pas si nombreux et je ne doute pas qu’avec la Squadra et la Stidia je ne puisse pas m’en défaire. Mais, j’évite de me confronter aux surnaturels, car les alliances et les enchaînements en cascade qui en découlent sont imprévisibles. Derrière 666, se cache un homme que je n’ai pas envie d’affronter : Stephan Wilder. Ce banquier de Boston semble être une véritable machine de guerre en col blanc. Il a le pouvoir de défaire des fortunes, et je ne m’y connais pas assez dans le domaine bancaire pour me risquer à m’opposer à un tel homme. Therencio rêve de devenir un loup, car il voit là un gage de puissance, mais bien des hommes sont plus puissants que l’animal.

Je fixe l’arme. Il compte faire quoi avec ça ? Sortir du bar et aller descendre Chad ? Laver notre honneur ? Le voilà qu’il s’en saisit, vérifie le chargeur et ôte la sécurité. D’instinct, je me fais léger sur mes appuis, prêt à esquiver.

-Je me doute que tu vas pas me bouffer pour avoir fouillé.
- En es-tu certain Therencio ?


Je souris de son audace. Sa main bouge, l’arme vise maintenant ma cuisse.

- Et j'ai pas prévu de te descendre. Mais j'ai pas encore décidé si ton sale coup mérite ou non une volée : ça ne dépend que de toi!

Je lève un sourcil, prends le temps de savourer à nouveau une gorgée de mon verre de vin. J’aime la lueur qui brille dans son regard, dangereuse, réelle. La dernière fois qu’il m’avait visé, c’était un acte de bravache, de la pure provocation sans intention réelle d’appuyer sur la détente. Ce soir c’est différent. « Tu vises, tu tires ». La leçon est entrée dans sa tête. Mes flingues sont à deux mètres dans mon dos. Depuis que le canon de son arme me vise, j’ai déjà imaginé trois scenarii possibles, visualisé mes mouvements, compter les pas à faire. Je ne compte pas riposter sévèrement, mais mes réflexes sont conditionnés. Je souris à nouveau avec en tête quatre façons de contrôler cet impudent.

- Pas de secret. Pas de mensonge. Rien que la vérité.

Son regard darde le mien. Il faut que je réagisse, car il va tirer dans les quelques secondes qui vont suivre. Nouvelle gorgée de vin, puis je repose mon verre dans un endroit d’où il ne peut pas chuter. Je me saisis du plan et l’oriente de façon à ce que les traits dessinés par Chad coïncident à la disposition du bar et de mon appartement juste au-dessus. Je pointe mon inscription qui désigne Therencio.

- Il serait bien à l’avenir que tu enrichisses ton vocabulaire en italien. « Stanza » signifie chambre. Dans ma conception de la famiglia, un padre loge et abrite son figlio. C’est la base. Quel padre laisserait sa progéniture vivre dans un lieu que l’on ose appeler chambre d’étudiant ? J'ai le droit de te vouloir près de moi.

Je le confronte du regard et lui montre le plan. Je donne quelques détails pour qu’il se repère. Le canon de son arme regarde à présent le sol. Ses lèvres entrouvertes laissent passer une respiration saccadée. Il ne s’attendait pas à ça.

- Et arrête de gronder après Wilder. Car c’est lui qui a proposé cet emplacement pour ta stanza. C’est là où est le salon actuellement, proche de l’escalier de secours, pour que tu puisses entrer et sortir par la fenêtre comme le rebelle que tu es… Ma nouvelle stanza donnera sur la rue passante. C’est bruyant mais pas aux heures où j’y suis d’ordinaire.

Je m’avance, récupère son arme dont je repositionne la sécurité pour la poser sur une étagère. J'ouvre mes bras, il s'y réfugie, je le serre contre moi. Therencio ne sait plus quoi dire, ses bras entourent ma taille et serrent très fort.

- Tu t’envoleras plus tard, quand tu auras une vie bien à toi. Pour le moment, tu vis avec moi, sous mon toit. Te savoir pas loin chaque jour m’aiderait à lever ma surveillance. Te voir chaque matin au réveil, au petit-déjeuner, me rendrait heureux.

Je ne suis pas à l’aise avec ce genre d’aveu, mais Therencio a besoin d’entendre ce que je lui ai déjà dit à demi-mots. Je me projette sur un futur incertain. Je l’inclus dans ma famiglia proche, comme un fils, comme s’il était de ma chair alors que dans le même temps il recherche son vrai padre. Rien ne me certifie qu’une fois trouvé l’objet de sa quête que la chambre que je lui construis ne se retrouve vidée de son existence. C’est la première fois que j’avance sans garanties. Pourtant, le jour venu, je sais que je ne le retiendrais pas s’il choisit de partir et rejoindre celui qui l’a abandonné avant même sa naissance.

- Je veux que nous habitions ensemble, que mon foyer soit aussi le tien.

Toute colère s’est évanouie. Therencio se niche contre moi, je resserre mes bras autour de ses épaules. Je crois que nous avons besoin tous les deux de ce contact, de cette chaleur échangée. Je romps l’instant en l’embrassant doucement sur le front. Je récupère son verre et le lui donne.

- On mange ? Car j’ai faim.

J’ai enroulé les plans de Chad et replacé l’antipasti correctement. Therencio s’est assis sur le tabouret en face de moi et me questionne sur les aménagements prévus à l’étage.

- Je devrais être propriétaire de tout le bloc à la fin de la semaine prochaine et Wilder a déjà posé un permis de travaux à la mairie en mon nom. Je comptais t’en parler à ce moment-là. Car j’en profite pour tous refaire du sol au plafond. Donc tu pourras choisir ce que tu veux pour ta nouvelle chambre, le parquet, la couleur des murs. La salle de bain actuelle te sera réservée.


J’explique où sera le nouveau salon avec une vraie cuisine ouverte. Il y aura une pièce que je me réserve, un deuxième bureau plus agréable que celui d’en bas que je vais garder en bureau d’accueil pour recevoir les commerciaux, mon personnel, ou quiconque qui a besoin de me parler.

Le lièvre se révèle excellent et le plat de pâtes qui l’accompagne se marie à merveille avec le jus de la viande. Therencio me questionne sur ses « libertés ». Je lui demande un moment et vais chercher quelque chose dans mon bureau. Quand je reviens, je pose un trousseau avec deux clés.

- Cela ouvre la porte de derrière et la porte de mon appartement. Je te montrerai comment déverrouiller l’alarme. Mais attention, que ce soit l’appartement ou le bar, cela ne doit pas devenir un moulin à vent. Quand tu habiteras ici, tu seras autorisé à recevoir des amis. L’accès à mes bureaux, ou la réserve du bar leur sera strictement interdite.

Je crois que Therencio est heureux, vue la tête qu’il fait.

- Et dans des occasions exceptionnelles, genre ton anniversaire, on pourra envisager de fermer une partie du bar au public, comme te réserver le sous-sol avec sa scène et la sono pour que tu organises une fête avec tes amis.

Sa réaction me fait chaud au cœur et éloigne le spectre de ce loup rouge qui pourrait me le prendre. Je commence à rassembler nos assiettes et débarrasser la table.

- Prépare nous les desserts. Je veux un bout de tarte au citron, il y en reste dans le frigo vitré derrière la caisse enregistreuse. Prends ce que tu veux. Les glaces sont dans le congélateur de la réserve.

Nous nous affairons chacun de notre côté. Je remplis le lave-vaisselle du bar avec nos couverts et nos assiettes, et nettoie le plan de travail. Therencio revient avec deux assiettes surmontées d’au moins quinze suppléments chantilly. Il a le regard brillant et son sourire illumine son visage sans retenue. Je note qu’il a déboutonné sa chemise. Il recommence son numéro du magasin de vêtements.

- J’ai demandé une tarte au citron, pas un Everest de Chantilly !


Je prends mon assiette d’une main et racle la chantilly de l’autre. Avant que Therencio ne comprenne mon intention, je lui barbouille le visage et le torse de crème. Je termine mon forfait en essuyant mes doigts avec application sur son ventre. Ça râle et ça rit en même temps. Je gloutonne ma part de tarte rapidement, car les hostilités ont commencé.

(…)

J’ai soulevé Therencio par les hanches et posé ses natiche sur la table. Il a menacé de se frotter à moi pour se nettoyer, j’ai donc assuré que j’allais le débarbouiller. Je prends un torchon propre et retire la crème qui gêne ses yeux et son nez. Puis je me penche pour goûter du bout de la langue. Son soupir alangui, ses gestes suaves et tout ce qui a pu se passer pendant cette journée brisent mes dernières résistances. Je veux qu’il vive avec moi, je veux être responsable de lui, je veux être son padre, mais indubitablement je veux plus, il nous manque cette barrière du sang commun qui fait basculer une relation saine à un inceste. Ses doigts agiles se sont attaqués aux boutons de ma chemise, ma langue glisse de sa joue à sa gorge. Lui, assis sur la table, moi entre ses genoux à lécher la chantilly qui macule sa peau. Est-ce bien raisonnable ?

- Tu es certain que cela te convient de loger ici ? Tu as le temps des travaux pour réfléchir avant de lâcher ta piaule.

J’hésite un moment, trace du bout d’une griffe – car le loup s’est invité dans cette réunion avec une transformation légère qui ne déforme pas mon visage – un cœur dans la chantilly qui pommade son pectoral gauche. Je croise son regard boisé. Je ne comprends pas ce que je ressens pour lui. Mes sentiments sont un mélange complexe où j’imagine mon ego très présent. Therencio me ressemble en beaucoup de points, sa fougue, sa manière de jouer de son corps et l’emprise qu’il aime avoir sur les autres, tout cela c’est moi, même ce caractère entier et volcanique. Il pourrait très bien être de ma chair si notre différence d’âge n’était pas que de dix années. Combien séparent Tobias de Wesley ? Dix-huit ans… Tobias pourrait tout à fait être son padre. Qu’est-ce qui m’attire physiquement chez Therencio ? Le reflet de moi-même ? Cela serait réducteur. Non, Therencio a sa propre personnalité, son propre vécu et… semble très bien savoir ce qu’il veut : ses mains se sont égarées entre le tissu de mon boxer et la peau de mes natiche. J’essuie le reste de chantilly avec le torchon, le jeu change.

- Tu es sûr de vouloir aller plus loin ?





:copyright: 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1430-alessandro-amaro http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1604-le-carnet-d-adresse-du-sicilien-alessandro-amaro
Therence Garnet

Therence Garnet

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol24
Alias : The Rebel
Âge du personnage : 19 ans
Humeur : Endetté
Messages : 1062
Points : 1268
Réputation : 200
Date d'inscription : 27/12/2014
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Dzobro11

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyMer 22 Mai - 23:52



Faim de loup
Je redescends, un vêtement propre sur le dos, un rouleau de papier sur l'épaule et armé, et Alessandro m'accueille égal à lui-même. Je colère. Il m'a inclue dans un de ses plans, dessiné par Wilder avec lequel il trafique je ne sais quel sale coup dont il m'a clairement interdit de me mêler. Pourquoi?! Qu'est-ce que ça veut dire? Est-ce qu'il comptait m'en parler? Quand? Est-ce que c'est pour ça qu'il m'a offert ce flingue ce matin?... Qu'est-ce que ça cache... Je lui en veux, je gronde, et Alessandro se contente de regarder le spectacle en sirotant son verre de vin. Le gangster réagit lorsque je le met en joue. Mais si peu. Un arrêt d'une fraction de seconde. Et j'ignore si c'est une vrai considération qu'il m'offre, s'il s'agace de se retrouver visé par son cadeau, ou s'il me réserve une pique de son cru pour anéantir mon audace. Pourtant je ne plaisante pas. J'ai déversé mon flot, maintenant ne tient qu'à lui de répondre. Il avale une dernière gorgée et contre toute attente, saisit le plan, se positionne de profil, puis désigne l'annotation qui comporte mon prénom italianisé.

-Il serait bien à l’avenir que tu enrichisses ton vocabulaire en italien. « Stanza » signifie chambre.

"Chambre"?... Mon cerveau assimile très bien la notion, mais la situation en elle-même, Wilder, ses menaces sous forme de nombres, les affari secrètes d'Alessandro, ne me permettent pas de l'accepter pour ce qu'elle représente. Je raffermis ma prise sur l'arme montrer que je ne me laisse pas troubler.

-Dans ma conception de la famiglia, un padre loge et abrite son figlio. C’est la base. Quoi?... Quel padre laisserait sa progéniture vivre dans un lieu que l’on ose appeler chambre d’étudiant? La lumière lutte un peu avec mon brouillard cérébral et se fait péniblement. J'ai le droit de te vouloir près de moi.

Sa déclaration me déstabilise pour de bon. Ma méfiance se dissipe et avec elle ma détermination. Je baisse mon pistolet et m'approche regarder plus attentivement le plan, puis le bar autour de nous au grès de ses explications.

-Et arrête de gronder après Wilder. Car c’est lui qui a proposé cet emplacement pour ta stanza. C’est là où est le salon actuellement, proche de l’escalier de secours, pour que tu puisses entrer et sortir par la fenêtre comme le rebelle que tu es… Ma nouvelle stanza donnera sur la rue passante. C’est bruyant mais pas aux heures où j’y suis d’ordinaire.

Je devrais fulminer que Wilder ait apporté sa contribution dans quelque chose qui me concerne, mais j'en suis incapable. Je suis trop abasourdie pour être en colère ou avoir honte de ma méprise.
Il me parle d'une chambre, MA chambre, pensée pour moi, dans son appartement. Il a réfléchi à tout, y compris une issue pour me permettre de sortir en toute discrétion. Comme le père attentionné qu'il est...

-Al, je... Il marque une pause, ne s'offusque pas de ma résistance manifeste. Je...

Comment est-ce que je pourrais accepter? J'ai déjà une chambre. J'ai passé l'âge d'être recueilli, je suis émancipé et je m'étais fait une raison que quoi qu'il advienne au bout de mes recherches paternelles, ce serait trop beau d'aboutir sur le seuil d'une maison dont la porte me serait grande ouverte, prête à accueillir le fils perdu ou inespéré. Quand bien même on ne peut pas réellement lutter contre ces rêves là.
Alors lorsqu'il s'engage à tant pour moi, je...

Je le laisse me prendre le pistolet avant de m'ouvrir ses bras.

-Tu t’envoleras plus tard, quand tu auras une vie bien à toi. Pour le moment, tu vis avec moi, sous mon toit. Te savoir pas loin chaque jour m’aiderait à lever ma surveillance. Te voir chaque matin au réveil, au petit-déjeuner, me rendrait heureux.

Il m'ouvre ses bras, refuge de chair et d'affection. Ce foyer que je désespère de trouver, Alessandro me l'offre.

Aucun son ne franchit mes lèvres entrouvertes. Un voile trouble recouvre mes orbites figées sur Alessandro, et s'évadent vers les plans, se perdent entre souvenirs du foyer maternel que j'ai méprisé et rêves de retrouver une famille, papillonnent sur des émotions refoulées, et reviennent sur Alessandro à nouveau.

Je me précipite contre lui avec une brusquerie innocente, écrase le nez dans sa chemise en serrant aussi fort que je puisse, incapable d'exprimer autrement le flot d'émotion qui me traverse.

-Je veux que nous habitions ensemble, que mon foyer soit aussi le tien.

Je l'étreint fort, si fort, que mon cœur pourrait imprimer les mêmes battements au côté du sien. J'accueille son baiser sur le front avec une douce émotion. Il me tend mon verre.

-On mange? Car j’ai faim.

Je hoche vigoureusement de la tête en ravalant des larmes de joie.

-Ouais... Ouais, moi aussi.

Je vais avoir besoin de ça pour accompagner la nouvelle.


Aless me parle de la réorganisation de son appart'. Notre appart'? Il est trop tôt pour s'y projeter. Pourtant pour Alessandro, un simple oui de ma part suffit à concrétiser sa réalité. J'ai levé l'un des mystères du duo Amaro-Wilder : il avait besoin de lui pour étendre le bar. Et calmé par l'invitation à aménager du padre, et d'imaginer Chad œuvrer avec lui à la conception de ce nouveau foyer, j'en minimise le reste et en viens à trouver l’architecte un tout, tout petit peu moins insupportable. Si on m'avait dit que le sale loup serait artisan de mon bonheur... Et que j'irais saccager son futur chez-lui alors qu'il concevait le mien? Il me faut une gorgée de vin. Aless comptait me parler de tout ça lorsque le permis de travaux aurait été validé. Je me cache plus profondément dans mon verre d'avoir gâcher la surprise, mais reviens à lui aussitôt qu'il explique la disposition de chaque pièce et son intention de rénover l'intégralité de l'appart'. J'aurais même le droit de décider du revêtement et de la peinture, et j'hériterais de la salle de bain actuelle.
J'attends le moment ou mon réveil va se mettre à sonner et ou je vais me réveiller empêtré dans mes draps, dans mon studio ridicule. Ou bien lever le nez d'un devoir de math particulièrement assommant, étalé sur ma table attitré au Pink, loin des priorités d'un Amaro trop occupé pour venir m'aborder avec un verre de soda. Le délicieux fumée qui gambadait encore insouciamment ce matin et remonte maintenant de mon assiette m'assure que je ne rêve pas.

-Dis... tu as parlé de lever ta surveillance tout à l'heure?

Al se dresse sans un mot. Je le regarde disparaitre côté bureau, interroge dans le vide, et nous ressert du vin. Lorsqu'il revient, c'est pour glisser quelque chose près de moi. Un trousseau de clés.

-Cela ouvre la porte de derrière et la porte de mon appartement. Je te montrerai comment déverrouiller l’alarme.

D'abord incrédule, un sourire irrépressible me vient. Je saisis les clefs et les couve du regard. Le Pink Print est devenu mon refuge depuis que je connais Aless. D'abord le bar, et puis son appartement, j'y ai toujours été accueilli. Aujourd’hui, le Pink devient officiellement mon second chez-moi, et Alessandro plus ouvert qu'il ne me l'était déjà. Ces clefs en sont les preuves tangibles.

-Mais attention, que ce soit l’appartement ou le bar, cela ne doit pas devenir un moulin à vent, averti le chef des lieux. Quand tu habiteras ici, tu seras autorisé à recevoir des amis. L’accès à mes bureaux, ou la réserve du bar leur sera strictement interdite. Et dans des occasions exceptionnelles, genre ton anniversaire, on pourra envisager de fermer une partie du bar au public, comme te réserver le sous-sol avec sa scène et la sono pour que tu organises une fête avec tes amis.

Un rire gêné mais qui jaillit du cœur m'échappe. Je passe une main dans mes cheveux et me cache derrière mon bras en m'affalant légèrement sur la table.

-T'es pas sérieux? J'ai passé l'âge des anniversaires à la maison...

Hors mis quelques potes, qui se soucis d'un anniv'?... Alessandro. Comme la famille qu'il remplace. Quelqu'un qui n'a pas seulement le gout de la fête mais qui a à cœur de me voir grandir. Et puis le Pink Print n'est pas une vulgaire maison, c'est LE lieux de divertissement incontournable de la ville! Mes yeux reflètent la lumières comme deux grands bols de café vacillants.
Il me suffirait d'une impulsion pour franchir le comptoir qui nous sépare et l'embrasser...

-Prépare nous les desserts. Je veux un bout de tarte au citron, il y en reste dans le frigo vitré derrière la caisse enregistreuse. Prends ce que tu veux. Les glaces sont dans le congélateur de la réserve.

Un sourire irrésistible s'empare de mes lèvres, et je file aller nous préparer ça.

Je me mordille la lippe devant les viennoiseries exposées dans leur vitrine, et part finalement me servir une bouffée rafraichissante dans le congélo. J'ai chaud, je me sens flotté, et j'ai envie de rire à la face du monde! mais le vin a peu à y voir. Je rayonne de ma conclusion. Je suis ivre de bonheur, tout simplement.
Aujourd'hui, Alessandro a fait de moi un prince. Je me dois de le traiter comme un roi. Il faut au minima de la chantilly pour fêter ça. Beaucoup, beaucoup... beaucoup, beaucoup, beaaaucoup de chantilly. Et bien sûr, une cerise sur le gâteau, convins-je en léchant la douille de la bombe et faisant sauté le deuxième bouton de ma chemise...

Regard pétillant et torse à l'air, je reviens avec nos desserts dans chaque main. Sa réaction est savoureuse.

-J’ai demandé une tarte au citron, pas un Everest de Chantilly!

-Personne ne dit non à un Everest de chantilly... affirmè-je en avalant une cuillère de ma glace caramel au beurre salée.  

L'italien ronchonne, récolte sa montagne de crème à pleine main... et me l'étale sur la figure. Oh le sale loup! Je reste c*n sous l'effet de surprise alors qu'il essuie sa main sur mon ventre. J'en ai plein le torse. Je m'essuie les yeux d'un revers de main et écarte les bras en approchant un pas après l'autre, le sourire revanchard.

-Viens là...

L'italien avale sa part de tarte en trois bouchées. Lui campé sur ses appuies pour parer à l'attaque et armé d'un gâteau quasi consommé, moi le regard perçant au milieu d'un masque de crème et qui mime un abominable monstre en colère, notre duel n'a pas la prestance des combats de gladiateurs qui font baver. Je bondis en rugissant et refermant les bras comme des pinces. Il esquive, pare mes câlins sauvages, m'attrape et me pose sur la table avec une facilité agaçante.


Mon rire s'estompe. Alessandro me débarbouille consciencieusement à l'aide d'un torchon. Geste chaste au cœur d'un tumulte de provocations indécentes. Et puis sa langue remplace le tissue, apposant des trainées brulantes sur ma peau. Ça ravive le four dans mes entrailles. Je déglutis en fermant les yeux. Je faufile mes doigts dans ses cheveux. Pendant un instant, l'image du mafioso se substitue à celle d'un grand loup lapant le visage de son compagnon, et ça me fait sourire et frissonner de concert.

-Tu es certain que cela te convient de loger ici? Tu as le temps des travaux pour réfléchir avant de lâcher ta piaule.

-C'est tout réfléchi... tremblè-je.  

Il m'a donné les clefs de chez lui. Il m'a fait une place auprès de lui... J'avance dans la vie en aveugle, guidé par des chimères, et pour la première fois depuis longtemps, j'entrevois des fondations stables paver mon horizon. J'ai enfin un chez moi, un foyer où je serais attendu, aimé. A ses côtés. Je ne suis plus tout seul.

J'offre ma gorge à sa langue et au bout de son nez en le débarrassant de sa chemise. Nos visages se cherchent, s'effleurent puis s'évitent. Avec précaution, le loup appose le bout de sa griffe sur mon torse et trace à travers la crème. Un cœur. Je m'emballe et je m'émeus quand son regard de mâle pudique s'ancre dans le mien. Alessandro... sans peur et incontestable, il doute et il tâtonne et dessine avec le bout des doigts ce que ses lèvres ne sauraient dire. Preuve que même un roc à ses failles. De si touchantes petites failles. Il s'est élevé seul dans un monde sans pitié, mais animé de la fougue des braves, il se lance dans cette relation à corps perdu, avec le risque d'y égratigner son cœur déjà meurtrie...

Alessandro aussi a besoin d'être entouré, rassuré et guidé.

Je passe une main dans ses cheveux, une promesse qui se transmet avec les yeux. Je n'ai jamais été aussi sûr de ce que je ressent pour quelqu'un...
Je le guiderais à travers ses propres incertitudes. Je veillerais sur lui, comme il veille sur moi.

Cette facette vulnérable qu'il m'expose gonfle ma propre estime, et suscite mon envie de le prendre en mains. Je me rapproche de lui d'une ondulation du ventre et le couve des yeux en pressant mes mains contre ses reins, les doigts qui se faufilent lentement mais sûrement dans son pantalon.

-Tu es sûr de vouloir aller plus loin?

-Parce que tu en doute! Crétin de rital...

Je crève de ce moment depuis trop longtemps. C'est la faiblesse de trop, tous mes désirs réprimés éclatent et se déchainent. J'empoigne son visage et verrouille mes lèvres aux siennes.

-Je le veux. rassurè-je entre deux bouchées voraces. Je TE veux. avertis-je en l’agrippant plus fort. Je t'aime...

Un souffle fiévreux, un aveu volatile. Le temps de me rendre compte que les mots on réellement passés mes lèvres, et j'ancre mon regard au sien en redoutant ce que j'y lirais. Quelque chose s'est arrêté chez l'italien. Je refuse de céder au ridicule et aux regrets et qu'il se défile comme tout à l'heure, et l'attaque à nouveau goulument. Je jette un bras derrière sa nuque, j'enroule mes jambes autour de sa taille, porté par une hargne nouvelle. Il ne se débarrassera pas de moi cette fois. Ça non.

J'embrasse la commissure de sa lèvre, bécote frénétiquement sa joue puis sa mâchoire rugueuse, glisse le nez sous son menton pour dévorer sa gorge. Une main étalée à l'opposé sur son cou, j'embouche le muscle ferme qui rejoint son épaule et y mord doucement. Une provocation à l'intention du carnivore qui s'est enfuit un peu plus tôt. Tu vois, moi aussi j'ai des crocs... Ses griffes se rappellent à moi. Mon corps tremble comme une flamme attisée par une branche mutine. Je souris malicieusement dans son cou et reprend mon exploration enfiévrée. Je le pousse, inverse nos position contre le rebord de la table, et me faufile d'entre ses bras pour semer des baisers sur son corps taillé dans le marbre, suivant la ligne vers son nombril. Les mains sur ses flancs musculeux, je lèche son ventre avec ferveur, prémisse à une plus grande ambition.

Il m'interrompe d'une caresse appuyée sur la joue. Crainte légitime d'un homme dont les émois suffisent à faire émerger un animal. Pour toute réponse, je niche le nez dans la paume de sa main et y écrase délicatement mes lèvres. Ces mains, ces griffes, ses crocs et le carnassier qui les manient, je les veux aussi. Je suis peut-être fou de faire confiance au loup, mais le désir et la braverie l'emporte sur la raison. Il est trop tôt pour assumer quoi que ce soit.  
Et quand bien même se montrerait-il indiscipliné l'animal, je ne suis pas en porcelaine... Je vais lui montrer que lorsque Therence Garnet se met à genoux, ce n'est pas pour faire acte de soumission.  
J'échappe à sa patte attentionnée et poursuis ma descente. Je le libère de son boxer en me pourléchant les lèvres, et plonge doucement, avidement, entre les cuisses vigoureuses d'Alessandro.

Geste souple et habile de la nuque, je vise sa toison sans jamais parvenir à l'atteindre. Combien j'ai rêvé du corps d'Alessandro, de sa texture, de sa saveur? De m'y abandonner, de le faire mien? Son parfum musqué me monte à la tête. Aux limites de ce que je peux engloutir, je m’immobilise puis je déglutis. Son corps bouge et se tend sous mes performances, trop robuste pour flancher si tôt mais quémandeur. Alors, je recule avant que la nausée ne me prenne et tout naturellement, je restreins mes soins... je câline de la langue pendant que ma main flâne à proximité... A mon rythme... Il grogne, je souris. Il approche une main de ma tête, j'enfonce les ongles dans son fessiers... Loup, tu as intérêt à être sage si tu veux te faire manger...
Je n'ai pas peur du vulgaire. Je sais que l'homme en Alessandro me respecte, et le fauve ne connait pas la vulgarité. Il ne connait que le désir brut.

J'ose un regard au dessus de moi. Et toi, Alessandro? Tu es sûr de vouloir aller plus loin? De comprendre tout ce qu'implique d'avoir un Therence Garnet dans ta vie? La lumière qui brasille littéralement dans ses prunelles électrisé ma colonne vertébrale et je la prend pour un encouragement. Je replonge dans mes élans, assuré, avide, vainqueur.

Parce qu'à ce stade, je comprend qu'il n'y a plus de retour en arrière possible.


© Halloween sur Never-Utopia



Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Sign3_11
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t85-therence-garnet-termine http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t86-therence-garnet-s-relashionship-parce-que-je-vous-capturerais-tous-dans-ma-toile
Alessandro Amaro

Alessandro Amaro

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol17
Alias : Le Sicilien - La Rafale à voyelles
Âge du personnage : 29 ans
Humeur : Dangereusement votre
Messages : 1445
Points : 1418
Réputation : 300
Date d'inscription : 15/11/2015
Localisation : Au Pink Print
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Ami_2010

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyLun 27 Mai - 22:02

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momentotra padre e figlio. »
-Tu es sûr de vouloir aller plus loin?
-Parce que tu en doutes ! Crétin de rital...


Sa réponse fuse, limpide, sans une once d’hésitation. Pas le moindre loupé dans son cœur sinon celle de l’excitation qui monte. Nous arrivons à un point de notre relation où deux voies s’offrent à nous, deux chemins parallèles. L’un est la suite logique de mes engagements auprès de lui, celle de pallier à cette absence de figure paternelle. L’autre déroge à toutes les conventions sociales et morales. Ce n’est pas Therencio qui hésite, mais moi. Ce n’est pas sage, enclin à un tas d’embrouilles futures, mais… Il s’avance d’une reptation du bassin et empoigne mon visage pour poser ses lèvres sur les miennes. Le baiser est chaud, avide et possessif.

-Je le veux. Je TE veux. Je t'aime...

Je ne fais rien pour l’éviter. Son aveu est sincère et trouve un écho dans mon cœur. La sensation me grise et me donne le vertige. Je le veux aussi, c’est indéniable. Je l’aime, aussi. Toutefois, je ne suis pas certain des racines profondes de cet amour. Therencio est à mon image, un alter ego. N’est-ce pas moi que j’aime à travers lui ? Je me fige, car je souhaite être honnête avec lui. Mais si je veux cela, c’est bien que mes sentiments sont sincères ? Sinon, je me moquerais bien de le duper sur mes intentions.

Il cerne mes hanches avec ses cuisses. Difficile de rester de marbre devant ses avances. Mes mains glissent de son dos à ses reins. Pour le moment, je lui laisse l’initiative, car lorsque je prendrai les rênes, il n’y aura plus de retour possible. Therencio taquine mes lèvres, s’égare sur mon visage et mon cou, ses doigts perdus dans mes cheveux. Ses dents s’incrustent dans ma chair, me tirant un sourire de malice et un léger feulement. Je ferme les paupières et savoure les sensations qu’il fait naître en moi.

Il n’est pas prude, ce n’est pas son galop d’essai dans les choses de l’amour. Ses caresses, ses alanguis, les pauses qu’il prend, ses accélérations, tout montre qu’il est rodé à l’acte et celui entre deux hommes en particulier. Une image vient ternir mon bien-être. Celle d’un Allemand, un homme qui l’a possédé avant de l’abandonner. Je me souviens de son chagrin, de ses larmes qui avaient trempé ma chemise. Et si Adriann était encore là ? La morsure de la jalousie m’étreint. Mes bras se resserrent autour de Therencio. Il est à moi et je ne laisserai personne me le prendre, wendigo ou loup rouge, ils devront se battre pour me l’arracher. Ce raisonnement sape mes dernières réticences. Je laisse Therencio me pousser et inverser nos positions. Ses lèvres sont partout et tracent des sillons brûlants sur ma peau. Ma respiration se saccade quand il glisse vers mon nombril. Je réclame la suite tout en l’appréhendant. Mais n’est-il déjà pas trop tard ?



Quand son visage se trouve à l’aplomb du bouton de mon pantaloni, je le freine de la main. Ultime barrière. Mais il embrasse ma paume, l’effleure de la joue et du nez, puis poursuit sa descente et se met à genoux. Ma main termine dans ses cheveux alors qu’il libère mon penne et mes natiches de toutes entraves. Il n’est plus temps de la mesure, je ferme les yeux et me cambre lorsque ses lèvres me prennent. Sa chaleur, les caresses de sa langue et son mouvement m’électrisent un peu plus. Mes hanches suivent la cadence. Je l’observe, les yeux mi-clos, luisant d’un bleu étincellent. Il avait clairement annoncé ses intentions. Therencio veut l’homme et le loup. Il n’y a qu’avec lui que je me sens capable de lâcher le contrôle. Je sais que je ne lui ferai aucun mal. Je laisse échapper un râle de plaisir. Mes hanches s’activent, demandeuses, mais Therencio se recule un peu, enfonce ses ongles dans mes natiches, tente de me dompter. Je le laisse me mettre au supplice et me frustrer un moment. Puis, j’attrape ses mains et l’oblige à se remettre debout. Son regard est brûlant et se perd dans le mien. Cette fois-ci c’est moi qui empoigne son visage pour venir maltraiter ses lèvres dans un baiser invasif. Je sens ses doigts griffer mon dos, puis se perdre dans mes cheveux. Je prends le temps de remonter mon pantaloni.

- Je suis un loup qui aime son confort, Therencio mio.

Il se pend à mon cou pendant que je l’attrape sous les fesses. Ses jambes serrent mes hanches, ses lèvres mangent les miennes pendant que je grimpe les escaliers qui montent à mon appartement. C’est presque en apnée que nous arrivons en haut. Dans le salon, je retire mes chaussures du bout des pieds sans le lâcher. Il est si bien accroché à moi, que pas grand-chose ne pourrait nous séparer.

- Arrête de m’étrangler, je ne vais pas me sauver.

Il marmonne quelques mots incompréhensibles. Viennent ensuite la chambre et le large lit où il a déjà dormi mainte fois. Ici, nous avions échangé quelques caresses, mais jamais nous n’étions allés plus loin. Je grimpe sur le lit et dépose ma charge. Mais Therencio ne me lâche pas. Ses prunelles sont vissées dans les miennes. Nous avons franchi un pas. Mon regard change de nature. Celui de Therencio me défie.

- Va falloir assumer l’incendie que tu as allumé mio caro.


Mon regard se fait gourmand et joueur. À califourchon sur mes cuisses, Therencio m’emprisonne toujours entre les siennes. Je lui retire sa chemise, la roule légèrement pour venir lui bander les yeux avec. Il proteste, veux voir son Italien. Je grogne fort, il se tait. Trois secondes...

- La vue écrase les autres sens Therencio. Laisse-toi guider.

Je me penche sur lui, l’obligeant à se coucher sur le dos. J’attrape un coussin derrière sa tête.

- Soulève tes fesses.

Je cale le coussin sous ses reins. Que le partenaire soit une femme ou un homme, l’angle induit est idéal pour un maximum de plaisir. Therencio s’attend à ce que je le soulage de son pantaloni et de son boxer, pourtant je n’en fais rien. L’attente est un doux supplice. Je ne glisse pas moins ses jambes entre mes hanches, puis je vais agacer la peau de son torse du bout de la langue. J’attrape ses mains, doigts contre doigts, mes ongles contre la pulpe de ses phalanges pour qu’il devine la transformation en griffe. Du bout des crocs, je raye son maxillaire et le vois sourire. J’invite le loup dans ce lit et constate que ça lui plaît.

Nos bassins se frottent l’un contre l’autre. Je m’enivre de son odeur que je connais pourtant par cœur et grogne doucement. C’est un bruit animal qui vient du ventre, rauque avec de basses fréquences qui le font frissonner. Le son électrise Therencio qui, privé de sa vue, devient plus sensible aux autres stimuli. Enfin mes doigts s’attardent sur sa ceinture. Je prends mon temps pour le dépouiller de ses ultimes vêtements et lui rends ses gâteries dans le bar. Sa peau commence à perler de sueur. Je m’amuse à le faire tressaillir laissant mes crocs titiller cette partie si sensible, alors que mes lèvres le serrent dans une étreinte intime. Mes mains ne restent pas en panne, je redessine chacun de ses muscles et en taquine les contours, puis je remonte et l’écrase de tout mon poids.

- Tu appartieni a me.

Therencio cherche à libérer ses yeux, je retiens ses poignets et les emprisonne au-dessus de sa tête. Il se cambre et rue pour me déloger, accentuant notre contact. Puis, il noue ses jambes autour de mes reins. Nouvelles récriminations, j’ai encore mon pantaloni.

- Giovane impaziente !

Je tends un bras vers la table de nuit et le produit indispensable pour ne pas le blesser.

- Al !


Ce surnom qu’il chuchote au creux de mon oreille me fait frémir. Il ne sait pas que c’était ainsi que Sonny m’appelait dans les bons moments. Quand il disait mon prénom en entier, je devais m’attendre à me prendre une branlée. Sonny, l’homme qui fut mon modèle, le premier mec sur lequel j’ai flashé. J’avais mis du temps à démêler mes sentiments pour ce père de substitution, ce mentor, le bras droit du parrain et ce corps musclé qui m’attirait. Il n’avait pas apprécié mes avances et m’avait copieusement rossé pour avoir osé un baiser et un attouchement sans sa permission. Je me souviens encore de la brûlure de son regard déçu. Si me former n’avait pas été un ordre de Don Stefano Corleone, Sonny m’aurait laissé tomber. Il avait son honneur de mâle à préserver. Maintenant, il sait que ce n’est pas l’orientation sexuelle qui fait l’homme.

(…)

J’ai retiré mes derniers vêtements, mes doigts repartent à l’assaut de sa peau. Therencio tressaille au contact du gel que je lui applique lentement pour en faire un geste sensuel et non technique. Pendant que mes doigts partent en exploration dans son intimité, mes lèvres malmènent son sexe. Il geint qu'il veut voir, me voir.

- Pas tout de suite.

Les bras pendus à mon cou, il oscille déjà des hanches. Je me remets à genoux, attrape fermement ses natiche et m’invite en lui, sans à coup, lentement. Une fois à la garde, c’est lui qui donne la première impulsion. Je prends cela comme un signal et nos hanches se meuvent de concert. Son corps se cambre, ses gémissements sont diablement existants. Enfin je libère ses yeux. Ses prunelles sombres croisent les miennes, d’un bleu lumineux. Mes oreilles se sont un peu effilées, tandis que mes crocs dépassent de mes lèvres. Me voir semi-transformé l’excite, j’entends son cœur accélérer dangereusement. Je serre rapidement la base de son sexe.

- Wow ! On commence à peine.

« Ce n’est pas ce que je croyais »
. Le bambino s’offusque que j’imagine qu’il ne tiendra pas le rythme ou qu’il ne peut tenir dans le temps. Il tente une contre-attaque, use de douceurs cruelles et de tendres violences. Lorsque ces doigts tentent une opération commando entre mes natiche, le bout d’un index en éclaireur, je grogne plus férocement.

- Même pas en rêve.

J’en profite pour changer de position, punir son audace d’un retourné tel un steak dans une poêle qui lui colle le nez dans la couverture, je ramène ses fesses vers moi et reprends là où nous en étions. Seulement, un Therence Garnet docile, ça n’existe pas. Il se redresse, colle son dos contre mon torse et trouve le moyen de m’imposer son rythme.

(…)

Nos corps sont trempés de sueur et nos souffles sont devenus rauques. Je lui parle dans un italien rapide pour qu’il ne saisisse pas tout ce que je lui avoue. Je lui dis qu’il me plaît, que j’aime son sale caractère et la façon qu’il a de bouger quand je suis en lui. Il me donne tous les noms et surnoms qui lui passent en tête. Al, padrino, Aless, padre et d’autres bien plus crus.

Pour le dernier round, je lui laisse la main. Il m’a repoussé sur le lit et me chevauche avec une fureur qui égale son tempérament. Quand enfin l’extase me transperce, je me cambre tout en le maintenant fermement plaqué à moi. Il me suit, sa semence s’étale sur mon ventre et mon torse, témoin d’une jouissance puissante. Puis Therencio s’écroule sur moi murmurant des mots hachés par sa respiration haletante.  Je referme mes bras sur son corps. C’est la fin d’une journée mémorable que nous avons commencée comme padre et figlio, pour la terminer comme amanti.

Nos cœurs reprennent un rythme calme. Je caresse négligemment sa tempe du gras du pouce. Je me sens bien, heureux et comblé. Cette relation n’est pas exclusive. Figlio mio est un vrai dragueur… comme son padre. Mais nous partageons un lien, un sentiment un peu unique que rien ni personne ne pourra nous l’enlever.

- Ti Amo.


:copyright: 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1430-alessandro-amaro http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t1604-le-carnet-d-adresse-du-sicilien-alessandro-amaro
Therence Garnet

Therence Garnet

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Symbol24
Alias : The Rebel
Âge du personnage : 19 ans
Humeur : Endetté
Messages : 1062
Points : 1268
Réputation : 200
Date d'inscription : 27/12/2014
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Dzobro11

Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Empty
MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio EmptyJeu 20 Juin - 23:55



Burning bright
Je t'aime.

J'ai prononcé ces mots plus souvent qu'on ne peut l'imaginer. L’œil langoureux perdu dans celui d'une beauté, allongés côté à côté en s'inventant un avenir après le sexe, avant de conclure par un "et c'est quoi ton nom déjà?" suivit d'un éclat de rire partagé. Moment de complicité aussi éphémère que vide, à l'image de ces mots qu'on prononce sans imaginer, ou en craignant peut-être, tout ce qu'il signifie réellement. Un moyen de désacraliser des paroles trop lourdes de sens pour des égarés comme nous qui doutent d'être fait pour l'amour.

Aless passe tendrement ses mains dans mes cheveux pendant que je le chéri.

Je n'ai jamais été aussi sûr de ce que je ressens pour quelqu'un. A la fois une figure paternelle et un amant, l'association ne pourrait pas sonner plus chaotique, et pourtant, j'en suis persuadé, notre lien n'en est que plus fort tant il est complet.
J'aurais du mal à dire quand je suis tombé amoureux d'Alessandro. Sans surprise je crois, je l'aimais déjà alors que je sortais avec l'allemand. Mes sentiments étaient simplement différents l'un pour l'autre. Ma relation avec le wendigo se jouait, sans mauvais jeu de mot, à l'horizontale. Il était un compagnon de jeu, un égal aussi immature et instable que je l'étais. Puis je me suis heurté à Alessandro, autoritaire mais affectueux. Il s'est imposé dans ma vie comme un roc, un modèle à suivre, et j'en suis tombé amoureux comme un petit garçon aime son père ou son héro, de l'amour vertical, non moins intense, du fils et du dévot.

A genoux entre ses pieds, je lève les yeux et l'italien m'apparait majestueux et colossal. Aimant.

Ce que j'éprouve aujourd'hui n'est que le déploiement de cet attrait transcendant. Un équilibre différent. Un amour libre, sans borne, qui rayonne dans toute les directions.

Aless m'invite à me relever. Je me hausse à son niveau en m'essuyant la bouche avec le pouce, sans le quitter des yeux. De docile, l'animal mord à l'appât et se jette sur mes lèvres. Je me rattrape dans son dos en lui retournant ses coups de langues saveur agrumes. J'entoure son crâne lorsqu’il empoigne mes cuisses et me soulève d'un bond pour migrer à l'étage.

-Je suis un loup qui aime son confort, Therencio mio.

-Tu fais un drôle de loup. ris-je de ses manies. Un sauvage civilisé...

Et j'aime ça... Mes bras forment un cocon autour de son visage à dévorer de baisers. Je ne voulais pas croire en l'amour parce que je me pensais indigne d'être aimé. Mais Aless m'accepte et me désire, comme un fils et un amant, et c'est plus que j'aurais jamais pu espéré.
Je me noie dans son souffle quand je ne ris pas entre ses lèvres. Je m'amuse de notre équilibre fragile dans les escaliers. J'ai envie de le sentir vaciller, risquer la chute et cette petite peur euphorisante pour pouvoir se rattraper au mur et s'acculer l'un ou l'autre. Mais l'italien ne se laisse pas malmener et nous mène à bon port sans incident.

-Arrête de m’étrangler, je ne vais pas me sauver.

-Aucun risque... J'le permettrais pas...


Plus de fuite, pas d'abandon. Je l'aime trop pour ça... beaucoup trop. Passionnément. Comme un fou... Je resserre mon poing dans ses cheveux et broie ses flancs entre mes cuisses, la pensée de le perdre me rend plus agressif. Nous basculons sur le lit. Al s'attend à ce que je tombe comme un fruit mûr de sa branche et que je m'abandonne dans le matelas. Mais je reste accroché à lui, l'air mutin en voyant sa drôle d'expression qui se meut en une envie gourmande.

-Va falloir assumer l’incendie que tu as allumé mio caro.


-J'ai pas peur de jouer avec le feu...

En atteste la flamme aux volutes vivaces et acérées tatouée mon abdomen, le feu est mon élément. Je le connais, je le manie, je l'incarne. Tout comme lui, modelé et endurci d'après la fureur de l'Ethna. Je le lui rappelle en léchant son ventre avec le mien. J'aide Al a retirer ma chemise en remuant joyeusement des épaules et me jette sur les boutons de mon pantalon. Mais il a d'autre projets pour le vêtement. En un tour de main, je me retrouve aveugle. Encore.

-Qu'est-ce que... J'y ai déjà eu droit cette aprèm'! C'est pas juste, laisse moi te regarder...

Un roulement rauque me fais ravaler ma langue. M... Mais...

-...Mais c'est que tu me grognes dessus espèce d'animal! Je tente de le bâillonner du plat de la main mais il repousse mon bras en se moquant. Je me fais fondant contre lui. Et si je te faisais essayer la ceinture pour changer...

-La vue écrase les autres sens Therencio. Laisse-toi guider.


Je gémis ma frustration dans une longue plainte. Il se penche sur moi, guide ma chute inexorable dans les draps, me domine un instant de tout son corps. Mon cœur cogne dans sa cage, excité et intimidé par ce qui se trame dans la lumière.

-Soulève tes fesses.

Je m'exécute. Et me voilà les hanches rehaussées, posées sur leur coussin comme un objet précieux offert à ses soins. J'attends, malléable, qu'il me décortique et m'expose sous mon plus beau jour, mais aucune main ne se ballade en dessous de ma ceinture. Alessandro attire ma croupe contre son bassin encore protégés des tissues, exaspérant avant-goût de ce qui nous attend, en se penchant sur mon torse. Je soupire mon bien-être et mon impatience, alanguie dans les oreillers. Les sens décuplés, je me demande si c'est ainsi que les créatures surnaturelles perçoivent le monde. Tandis que sa langue taquine doucement mes pectoraux, ses doigts épousent les miens comme d'exacts reflets de chaque côté d'un miroir, avant de griffer délicatement le long de mes digitale. Je sens ses ongles grandir et s'enfoncer tout contre la pulpe de mes doigts. Le loup est là... Je tremble de plaisir, souris aux crocs qui rappent contre ma mâchoire.

Alessandro est là, entier, pour faire l'amour. Homme, et Loup. Je devine la part fauve sans en voir la gueule. Mais je me demande qui, de l'italien paternaliste ou de la bête timide est à l'origine de tant de maitrise et de tendresse ce soir.

Il grogne d'aise, un grognement lointain, guttural, et les vibrations se répercutent dans chacune de mes cellules et au plus profond de mon être. Tous mes poils se hérissent. Amour primitif. Je suis la pâture d'une bête. Je voudrais être capable de lui répondre d'un même feulement animal. Être un peu plus comme lui pour parler son langage, lui transmettre mes émotions et mes sentiments de cœur à cœur, m'exprimer avec mes tripes. Mes râles sont bien fades en comparaison. De pitoyables imitations. Je ne suis qu'un singe évolué entre les pattes d'un véritable loup. Tellement loin de la noblesse qu'il incarne...

Je voudrais furieusement qu'il me morde à ce moment là. Juste pour faire semblant...

Le loup s'occupe enfin de ma ceinture, et ça chasse ma mélancolie de passage et les yeux rouges que ma cécité me permet de lui coller. Je ne tarde pas à me cambrer et me tortiller dans les draps, oubliant le chant du loup pour celui tout aussi languissant d'un jeune homme en extase. Alessandro courtise aussi bien avec les mains qu'avec sa bouche. Non de...! Il joue avec le bout des dents! Je me tétanise, puis reprend prudemment mes caresses sur sa tête, avec la sensation affolante de n'être qu'un morceau de chair fraiche entre les babines d'un carnivore. Une chair Ô combien estimée... choyée... Ooh... Le loup migre sur mon torse qui se gonfle et se dégonfle d'amples goulées d'air et s'y affale royalement. Mon cœur s'agite sous la pression.

-Tu appartieni a me.

Je tremble, ouvre la bouche.

-Tu appartieni a me... répétè-je dans sa langue qu'il affectionne, miroir provocateur étendu sous lui, parodie de Narcisse sur le point de se noyer dans son propre reflet.

Les amuses-bouches ont été consommés, maintenant je veux le voir. Mais il me happe la main avant que j'ai pu dénouer la chemise et me clou les poignets au dessus de la tête. Non!... Sale rital! Je rue et râle sous son corps de béton, lui promet qu'un jour il goutera à la ceinture, et contre-attaque du bassin. Je n'ai pas besoin de mes mains pour mâter l'insolent. J'emprisonne ses reins entre mes jambes, sûr de ma réussite, mais suis arrêté par son pantalon.

-Déshabille toi. aboyè-je en me tortillant.  

-Giovane impaziente!

-Rital de mes deux!

Il prend son temps le bougre... Il s'étire de côté. Mais qu'est-ce qu'il fait?!... Nos friction acharnées empire mon état. Ma dignité s'effrite et je supplie chaudement.

-Al!...

Ne me fais pas languir plus longtemps...
Son corps l'a trahi. Il a frémis. A ce moment là, je sais que j'ai trouvé le ton juste, pincé la corde qui le fait vibrer, alors je me soulève ce que je peux et tâtonne du nez pour souffler à nouveau près de sa mâchoire. Al. Ooh Al... Laisse le feu prendre et abandonnes-y toi sans attendre... Je pince un lobe d'oreille qui traine mais qui m'échappe trop vite, et me laisse tomber dans l'oreiller pour mieux me redresser embrasser son cou à porté de langue. Je récupère enfin mes main et emprisonne sa tête le temps d'un baiser avant qu'il ne s'échappe d'un mouvement félin le long de mon ventre.

Enfin libérés de nos vêtements, Alessandro prépare son entrée. Son majeur aventureux est une nouvelle étape de franchis dans l'escalade de notre amour défendu. Son doigté se fait voluptueux, sa bouche repart à l'assaut de mon sexe, m'arrachant d'exquis soupirs. La vue doit-être sublime...

-Steuplais, laisse moi te regarder!...

-Pas tout de suite.

-Raah! T'as peur de te montrer, c'est ça? tentè-je la provoc'. Montre moi comme tu as de beaux yeux. récitè-je d'une voix de velours en me frottant à lui. Montre moi comme tu as des mains habiles. Montre moi comme tu as de grandes dents... Je veux tout voir de toi, Alessandro Amaro.

Je veux voir l'homme-loup dans son absolue nudité.

Alors l'homme-loup répond à mon appel. Il s'empare de mes hanches, déploie sa large stature au dessus de moi, et s'introduit d'un seul mouvement, long, délicat, et sans la moindre hésitation. Je m'agrippe à ses épaules en me mordant la lèvre, trop fier pour enduré autrement qu'en silence. Jusqu'au bout. Je suis plus versatile avec les hommes que mon orgueil pousse à le faire savoir, mais il faut avoir acquis ma confiance pour me posséder. J'ai l'habitude de dominer... Mes doigts laissent des sillons rougeâtre le long de sa peau. Empli d'un bonheur sans nom, l'assouvissement de ce qu'hier encore tenait du fantasme, je respire à nouveau et frémis dans les bras du loup. Enfin... Enfin nous sommes unis... Le temps de m'habituer à sa présence, et je tente un coup de rein. Il y répond, me soutirant un gémissement grave.

Nos corps s'adonnent à une danse lente, sensuelle. On s'apprivoise, son souffle chaud dans mon cou, mon talon pétrissant son fessier. Privé de la vue, je suis en immersion dans mon propre corps et Al devient une prolongation indépendante de moi. Je tâte ses muscles tendues et mouvants, j'effleure son torse avec le mien en me renversant lascivement dans les oreillers, désireux de le sentir fondre en moi. Sa façon de bouger, ses râles vibrants me bercent et me transportent.

Je ne m'y attend plus lorsque Al me rend la vue. Je redécouvre les formes et les couleurs, et ce que je vois déclenche en moi un désir puissant. Je croise le bleu étincelant de ses yeux dans l'ombre douce de son visage et m'émeus de ses crocs qui saillent entre ses lèvres entrouvertes. Même la pointe de ses oreilles s'est affinée... Son dos luisant d'une légère pellicule de sueur et courbé au dessus de moi accentue ses allures de fauve. C'est... incroyablement sexy... Je lève une main vers ses excroissances, en adoration devant sa beauté animale.

-Mon magnifique loup...

Mais mon extase se fait cingler d'une main ferme. Mais qu'est-ce que...?!

-Wow! On commence à peine.

Le rouge me monte au visage. Je... j'y crois pas...

-Parce que tu croyais que j'allais... mais pour qui tu me prends?! J'ai pas la résistance d'un lycan, mais j'ai une p*tain d'endurance! Sale rital prétentieux!

Je souffle par les narines, fâché, et cueille sa nuque d'un geste brusque. On va voir le quel de nous deux est le plus susceptible!  

Je lèche son oreille, fier du frisson qui le saisit, et articule tout contre.

-Et toi, Al? Toi aussi t'as été jeune... et humain. Tu as bien du en avoir, des accidents... reluquè-je entre nos bassins ondoyants. Des expériences... supposè-je des positions inavouables. Des fantasmes... susurrè-je en le dévisageant sans scrupules. Qu'est-ce qui te fait perdre la tête?

Sentir mes ongles labourer ton dos? Ton lobe rouler sous mes dents? Sentir ton cuir chevelu tiraillé sous la pression d'un poing capricieux?... pour mieux te faire suçoter le cou... Ou bien il en faut d'avantage pour faire succomber un gaillard comme toi. Ma main baladeuse s'égare sur ses côtes, puis son torse, et remonte jusqu'à sa gorge pour lui faire un collier. En passant, je presse du pouce le creux fragile de sa trachée. Je sens son cou se tendre... Puis de la paume, je repousse brusquement son menton vers le haut, l'obligeant à se cambrer et à m'ouvrir l'accès à son poitrail. Lui tendu sur ses bras, moi accroché à son dos, je me roule en avant, et pendant qu'index et majeur se faufilent entre ses lèvres, je titille un téton du bout de la langue. L'animal roule de la tête et manque de me croquer les doigts, mais j'en ris, et me fait pardonner d'un air inoffensif et d'une douce caresse le long de sa joue. Il me laisse remodeler ses lèvres du gras du pouce, tester le piquant de sa canine, et aller taquiner sa langue indocile. Il se soumet de moyenne grâce à mon petit jeu, et ça m'excite...

Avoue le, Al. Toi aussi, tu y a pensé, un jour, à tourner le dos à plus robuste que toi...

J'endors sa vigilance en ondulant lascivement, pendant que mes doigts glissent le long de ses flancs, effleurent son fessier, s’immiscent entre ses monts fermes... mais le mâle se révolte.

-Même pas en rêve.

Pas le temps de comprendre. Un gros frisson, un coup de patte, je bascule à 180° dans les couvertures - Oumph! - et de ses mains puissantes il me trainent en arrière pour m'embrocher sans préavis. J'éructe clairement son intrusion.

-AH!... Sale loup...

Je grimace dans les draps froissés. Je me redresse et me renverse lourdement contre son poitrail, son aval moulé à mon amont, et contrarie son rythme pour mieux le lui reprendre. Il bute, j'avance du bassin. Une fois, deux fois. Je le calme d'un coup de coude dans les côtes. Prend moi comme une bête, mais quand je l'aurais décidé!... Le loup grogne et patiente quelques secondes que je juge être une considération suffisante, et je lui accorde sa nouvelle tentative. La main sur sa taille, je le guide. Lentement d'abord, et puis... Nos hanches se meuvent à nouveau comme un seul corps. Son visage niché dans mon cou, je tâtonne par dessus mon épaule m'agripper à ses cheveux, et pivote ce qu'il faut pour l'embrasser.

Al me fait tantôt flamme juchée au bout de sa torche, tantôt rampant dans les draps en m'écrasant de tout son poids. Sa peau brûlante colle à la mienne. Son visage animalisé par l'effort quand il me prend dégage une force érotique étourdissante. Il me chante des déclarations dont le timbre m'ébranle sans que j'en comprenne le sens, et je l’appelle amoureusement, désespérément, par les milles qualités qu'il incarne. Mon loup, mon italien, mon beau, mon parrain, j'ose, dans sa langue, l'appeler d'après ce rôle qu'il endosse admirablement et sans condition, et me surprend à lâcher un sanglot en l'entendant me répondre.

Alessandro me complète. Il comble à lui seul les manques et les fissures qui me composent, tous les vides béants dans ma vies.

Besoin de reprendre le dessus. Je le repousse, lui ordonne de s'allonger. Alessandro bascule dans le matelas et se laisse chevaucher. Je maintiens notre contact visuel pour prouver que c'est du feu et non la moindre lamentation qui brille dans mes yeux, pour me délecter de sa carrure de fauve à ma merci.
Son regard n'est qu'amour.

Je l'aime. Bon sang comme je l'aime...

Alessandro se crispe et se cambre dans un grognement terrible. Notre passion culmine, j’accueille sa jouissance avec exaltation. Je déborde de son amour, j'explose en un formidable chaos. Je me dissous dans un maelstrom de non-sens.

Je m'écroule sur l'italien en nage, vidé de mes forces. Extase du corps et du cœur. C'est si bon, si troublant, si... intime. Alessandro m'entoure de ses bras. Ses caresses sur ma tempe me ramènent doucement à la surface. Ce que j'éprouve pour lui, je ne l'ai jamais éprouvé pour personne. Nos respirations s'accordent sur un rythme plus serein. Des sentiments aussi entiers, aussi intenses, ça ne peut-être que ça, l'Amour...

-Ti Amo.

Je relève subitement le nez de son poitrail, interdit.
Il l'a dit...

Je l'entoure de mes bras et me niche plus profondément contre lui sans pouvoir m'empêcher de sourire comme un bêta, tendre euphorie qui emballe mon corps épuisé.
Je suis comblé comme jamais. Je suis le plus heureux des hommes...


* * *


Le soleil filtre entre les stores. Lorsque le loup se retourne, plus de Therence. Je me suis évaporé, comme un rêve...

La graisse de bacon crépite dans la poêle. Une odeur de pâte chaude et de café rempli la cuisine du Pink. Je soupçonne Alessandro de m'avoir soulager des répercutions de nos ébats durant la nuit, si ce n'était pour m'éviter de manquer une mâtiné de cours, parce qu'il a un bar à faire tourner sans être distrait par le squatteur à l'étage. Sur le comptoir rutilant attendent tasses de café et grands verres de jus de fruit, toasts grillés et confitures, demis pamplemousses et assortiment de viennoiseries. Un véritable festin! Et pourtant, ça ne me parait pas assez. Rien ne le sera jamais pour lui rendre tout ce qu'il m’offre par sa présence et ses attentions. Je fais sauter un pancake, éteins le feu sous la ventrèche, et me rend seulement compte qu'on m'observe depuis un petit moment.

-Salut! J'espère que tu as faim!

J’accueille mon loup, radieux, et glisse deux tranches de bacons cuites à point dans son assiette. Il n'y a rien à dire après la nuit que nous avons passé. Nos échanges passent d'avantage par le regard que par les lèvres. Un rictus amusé et un œil attendri, sa bouche qui happe une portion et, sans emphase, se contente d'une seconde bouchée en guise d'approbation, sont les plus beaux cadeaux que je puisse récolter.
Une preuve que notre vie de famille, quoi qu’étrange, quoi qu’anticipée, commence véritablement.

Je m'assoie en face de lui siroter mon café. Une pensée m'a effleurée cette nuit. Pas de celle qu'on pense avec les mots mais qu'on éprouve sans la comprendre, qui file comme un possible inattendue, une rêverie de cœur comblé.
Et si, après tout, Alessandro me suffisait?...
Ma vie auprès de lui trouve de la clarté et du sens. Beacon Hills, le Pink Print, semblent des endroits où me poser durablement et où construire ma vie.

Puis je ne suis pas le seul à qui cette relation semble profitable. Le temps d'une nuit, l'homme et le loup ont fait la paix. Alessandro a acceptée la monstruosité comme une part entière de lui même. Je crois qu'il n'y a que dans l'amour et dans la bataille qu'il y parvient.

"Mange", ordonne l'italien que je ne quitte pas des yeux. "C'est ce que je fais", m'amusè-je. Je m'abreuve de lui.

-Quand est-ce que ça deviendra officiel?

J'aime la façon dont sa réaction déforme agréablement mon propos.

-Je veux dire, que je vivrais ici. Plus que j'y squatte déjà...

Je crois que mes nuits chez Aless ne sont pas un secret. Il m'a récupéré en miette la première fois, et il y a un sofa assez grand pour baby-sitter un grand garçon sans que nos nuitée côte à côte frappe les esprits comme une évidence. Puis je suis régulièrement le dernier à partir après le service depuis que j'aide au bar... Ses employés ont compris que je dors là, je suppose.

Je lui prend la main, et du bout de l'index, je dessine à l'intérieur de son poignet comme il l'avait fait la veille sur mon torse. Pas un cœur, mais un rond. Puis, partant de l'extérieur et entrecoupé d'un appuie plus léger, je le barre d'une ligne verticale. Ensuite, une diagonale. Et enfin, sa jumelle.

-Ça, c'est ce qui représente le mieux mon amour pour toi.

Pas un cœur. Mais un soleil.

Brillant, brûlant, immense. Je presse un peu mes doigts autour de son poignet et l'attire à moi pour l'embrasser par dessus le comptoir. Baiser filial. Baiser pieux. Baiser amoureux.

Tu verras, padre. Je serais digne de ton amour. Tu sera fier de moi, j'en fais la promesse.

Je me décolle au moment où la porte d'entrée s'ouvre. J'attrape mon blouson et mes clefs, et salut Dan en lui disant de se servir dans ce qui reste du petit dèj' en déguerpissant joyeusement.


* * *


La vie a une nouvelle saveur depuis cette nuit. Tout est plus beau, plus chaleureux, même les chansons romantiques à deux balles raisonnent différemment à mes oreilles!
J'aime Aless et Aless m'aime! Quand dans sa langue il m'a dit je t'aime je me suis senti poussé des ailes, et depuis, rien, non RIEN ne peut plus m'atteindre!


* * *


Je reste transi, assis sur mon lit, la chambre plongée dans l'ombre de fin d'après-midi, suspendu sur une liasse de papiers, la mine livide.
Un dossier complet. Sur les dégâts du chantier que j'ai vandalisé.
Analyses graphologique et de mes empreintes digitales à l'appuie.
Je risque de perdre mon émancipation.
Et ma relation étroite avec le chef de la pègre est couchée sur le papier...

-M*RDE!

J'vais tué ce fumier de Chad Wilder!!!


© Halloween sur Never-Utopia



Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio Sign3_11
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t85-therence-garnet-termine http://teenwolf-rpg.forumactif.org/t86-therence-garnet-s-relashionship-parce-que-je-vous-capturerais-tous-dans-ma-toile
 
Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Just the same //feat Matt'//
» Padre mio...[solo]
» Kang Chang Min feat. Yong Jun Hyung
» Padre fiero ~ Morgan G. Flynn
» Militaires 3/3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Centre ville :: Restaurants / Bars :: Pink Print : Bar gay friendly-
Sauter vers: