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 Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Ven 30 Nov - 18:23

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momento tra padre e figlio. »
Point Chrono:
 

Quand je suis arrivé à Beacon Hills sous la sanction d’un bannissement pour dix années de Los Angeles, je pensais m’enterrer dans un trou paumé. J’avais repris le Pink et commencé à monter une organizzazione en partant de zéro. Un défi à la famiglia, pour leur montrer qu’ils se privaient d’un de leurs meilleurs éléments. Plus tard, je comprendrais pourquoi j’avais échappé aux chaussures en béton. Ma rencontre avec Arès avait sonné le départ de ce qui est maintenant presque devenue une institution incontournable du paysage criminel de la ville. J’ai deux équipes indépendantes, la Squadra dirigée par Ryan et la Stiddia avec Milo à sa tête.  Treize hommes et femme intéressés par l’écart de Beacon Hills des grandes agglomérations, des professionnels qui veulent pouvoir souffler de temps en temps et ne plus être constamment sur le pied de guerre comme c’est le cas dans les grandes organizzazione, des spécialistes qu’il faut nourrir avec des affaires intéressantes, comme des vols un peu sensibles.

J’ai fait du chemin en un peu plus d’une année, puis la vie s’est rappelée à moi. J’ai gagné un géniteur prestigieux avec qui je n’ai toujours pas plus de contact qu’avant, un adolescent s’est incrusté dans ma vie sans que je le voie venir et j’ai retrouvé une vieille connaissance de Phoenix. Je me surprends à ressentir des émotions nouvelles. Ce genre de sentiments que j’ai dû éprouver pour Jansen mais dont le souvenir a été effacé de ma mémoire et de mon cœur. Le danseur passe de plus en plus de temps à son école de danse, ses prestations au Pink deviennent rares. Il vient parce qu’il se sent redevable, mais il est clair qu’il n’a plus la même flamme qu’avant, quand nous étions amants. J’attends qu’il passe son concours de fin d’année, de m’assurer qu’il réussisse et je le renverrais pour qu’il vole de ses propres ailes et aille danser sur des scènes plus prestigieuses que celle d’un bar. Sa lettre de renvoi est déjà écrite et traîne dans le tiroir de mon bureau. Je n’ai qu’à la dater et la signer.

Est-ce le Drus qui a percé l’armure et laissé une ouverture béante dans mon cœur ? Mais je suis troublé en repensant à la nuit passée avec Andy dans cette cabane de chasseurs, seuls au milieu des éléments déchaînés. Tout nous oppose et pourtant… Je lui ai donné mon numéro de téléphone, je n’ai pas le sien. Depuis que je l’ai redéposée en bas de chez elle, c’est le silence radio. Je sais simplement qu’elle a déménagé. Je vais envoyer deux de mes hommes régler son compte au ripou qui l’a balancée aux Mexicains. Je pourrais m’arranger pour la revoir, mais… Je vais lui laisser l’initiative, car je ne suis pas ce qu’il y a de meilleur pour elle. Ce n’est pas dans mes habitudes de me préoccuper des autres, comme quoi Jansen est arrivé à me changer un peu.

Puis il y a Therencio. Je m’étais amusé à ses dépens, puis maintenant je m’inquiète quand il disparaît de mes radars plus de douze heures d’affilées. Qu’est-ce qu’il y a bien pu se passer entre ? Il est agité ces derniers temps, les doutes sur son paternel le mine. Je l’ai clairement pris sous mon aile. Il sait qu’il peut compter sur moi à tout moment et pour n’importe quoi. En échange ? Un bambino qui me regarde comme si j’étais important, qui me prend comme modèle et qui… m’aime à sa façon. Nous sommes deux solitudes qui se sont liées. L’altercation avec Chad avait fait mal au sens propre comme au sens figuré. L’attente de Therencio vis-à-vis de moi s’était affirmée, avec une ambiguïté sur l’amour qu’il me porte et réciproquement. Être bisexuels tous les deux n’aide pas  à classer ses sentiments par ordre. Quoiqu’il en soit, je le considère comme mon figlio et agit en tant que padre. J’ai donc commencé par la priorité numéro une : lui apprendre à tirer.

(…)

Therencio est avachi sur une des banquettes du Pink, bouffant son stylo avec application, l’œil morne sur un DM de mathématiques. Dan a fini par s’asseoir à côté de lui quand son service le lui a permis et regarde ce que le bambino a déjà fait. Je crois que Therencio voit mon serveur comme le grand-père qu’il n’a jamais eu. Dan n’est pas un homme très loquace, mais quand il parle, c’est du bon sens qui coule de ses lèvres. Son humilité et son attention fait que Therencio l’écoute sans jamais se braquer. J’avais imaginé faire passer par Dan les messages que le bambino refuse d’écouter, mais il ne fonctionne pas ainsi. Et c’est peut-être pour cela que ça marche si bien avec Therencio. Une demi-heure plus tard, je pose un coca à la table de Therencio. Il a terminé son devoir.

- Cela te dit une sortie tous les deux dimanche ?

Froncement de sourcils, Le bambino cherche sur mon visage ce que j’entends par sortie.

- Je pensais à un entraînement le matin dans la clairière que tu affectionnes, puis aller manger à midi au restaurant des deux français et se faire un ciné l’aprèm pour manger au Pink le soir. On fera la cuisine.

Pour ses exercices de tirs j’ai une surprise pour lui et je ne sais pas s’il sait que les français sont des chasseurs un peu spéciaux vu qu’ils sont des loups. J’ai décommandé un combat au Fight Club samedi soir pour être en forme le dimanche. L’idée de cette journée ordinaire m’est venue quand il s’est endormi contre moi après l’altercation avec Chad.

- On peut aussi aller jeter un œil à la boutique de fringues où j’ai mes habitudes après le cinoche et te trouver de quoi étoffer ta garde-robe de vêtement un peu plus… un peu moins…

Des habits qui ne se transforment pas en trucs informes après le premier lavage. Je prends mon rôle au sérieux, et un padre ne laisse pas son figlio se démerder tout seul pour s’habiller, se nourrir et… se loger.

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Dim 9 Déc - 22:25



You + me?...
La tempe reposant dans ma main, mâchouillant consciencieusement le bouchon de mon stylo, j'essaie de résoudre un problème de math à grand renfort de griffonnages. Il y a des équations qui coulent de sens. J'ai bien retenu la leçon : "Loup Vs Humain = l'humain déguste". "Loup Vs flingue = le loup rentre les griffes". Alors pourquoi l'équation "Architecte Vs Mafieux" ne débouche pas sur "le mafieux gagne, l'architecte s'écrase"?!

Je détoure, encore et encore, un 6 perdu au milieu de mes brouillons. Chad m'a mis une dérouillée. Sous le nez d'Alessandro. Puis il lui a tenu tête et l'a carrément menacé. Sur son territoire, le Pink. Et Aless a courbé l'échine... C'est inacceptable. Wilder méritait bien pire que des graffitis sur les matériaux qui allaient constituer sa future maison. "Humiliation = Vengeance". J'avais pensé en faire mon terrain de tir pour me marrer un peu. Je me suis figuré sa future baraque transformé en un gros morceau de gruyère, mais la baraque en question n'avait même pas encore de murs et j'étais trop impatient pour savourer ma vengeance froide. Puis une petite voix réaliste m'avait dissuader d'en arriver à une telle extrémité. "Palabres assassines de Wilder < Coups de feu = ennuis assurés". J'avais été impulsif mais assez intelligent pour convenir que l'utilisation de mon pistolet ne devait pas servir à des règlements de comptes. Ça manquait grossièrement d'équivalence et un peu de casse à la force de mes biceps m'avait grandement défoulée. Mais si jamais il sortait à nouveau les griffes pour m'en faire baver, en revanche... "Humiliation + peur = répercutions de calibre 6,35".

Mon 6 ressemble à un gros pâté noir à l'odeur d'amende chimique, maintenant. "666" c'est avec ça que Wilder avait menacé Alessandro. Tu parles du choix d'un chiffre! Chad se prend pour le Diable et Alessandro ravale son autorité face à plus diabolique que lui. C'est oublié qu'on est déjà venus à bout d'une Bête! Mais qu'est-ce qu'ils trafiquent ensemble? Comment un snobinard dans son genre peut dicter sa loi au roi de la pègre?! En quoi l'architecte est si précieux aux regard du gangster?... Qu'est-ce que les deux loups partagent que j'ignore.

Il s'est enfin rendu compte du parasite que tu es?

-Je ne suis pas un parasite. marmonne-je contre les moqueries indélébiles de Chad.

Alessandro était là pour moi. Il m'a défendu, il m'a soigné, et il m'a consolé. Il m'a accepté avec mes blessures et mes larmes. Je le connais assez, son autorité et sa culture du silence pour savoir que ça ne vient pas de moi, comme je sais que lui demander ne suffira pas à ce qu'il me laisse entrer dans la confidence. Ne parlons pas de ce robot de Wayne trop amouraché de son loup pour lâcher quoi que ce soit sur l'affaire, si seulement lui-même est au courant...
Quel pacte ont-ils scellés? Je déteste les équations sans réponses. Je hais les inconnus. Je relève la mine, blasé.

Alessandro + Chad = ???

A force de mordiller le capuchon de mon stylo, la languette de plastique casse entre mes dents.

-Rah! J'abandonne.

La boulette de papier fend l'air et rebondie sur les sièges d'en face. Mon accablement ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Je sens la banquette s'affaisser à côté de moi lorsque le doyen du Pink s'installe et m’emprunte mes fiches de cours. D'autres problèmes d'irrésolus. Un diplôme que je ne peux pas me permettre de rater. J'ai pas la foi d'ôter les bras rabattus sur mon visage, j'ai besoin de me couper du monde quelques minutes... D'un autre côté, Dan n'a pas dix-millénaires à consacrer à des devoirs de terminale. Je consens à me réinstaller convenablement et à faire cas du savoir qu'il essaie de me transmettre. A sa tentative de me faire comprendre ce qui cloche dans mon calcul, je hausse les épaules de dépit et réplique avec l'évidence la plus naturelle du monde.

-A toi de m'éclairer. C'est toi le génie!

Ponctué d'un sourire malin...

Le vieil homme ne se laisse pas démonter et reprend l'exercice point par point jusqu'à ce que la lumière se face enfin et que j'arrive à concevoir un raisonnement potable. C'est ce que j'apprécie chez lui, sa patience, et surtout son intelligence de ne pas s'offusquer de mon impertinence là où j'imagine que d'autres répliquerait d'une calotte. La considération du vieux Dan toucherait n'importe qui et incite au respect.
Finalement, nous sommes venus à bout de mes exos. Peut-être une bonne note se profile et avec ça les pépiements satisfaits de la jeune japonaise qui nous enseigne la matière. Je range mes affaires lorsque Alessandro s'arrête à ma table me déposer un coca. Je m'en empare avec un sourire reconnaissant.

-Cela te dit une sortie tous les deux dimanche?

J'avale ma gorgée d'un coup et braque un regard rond sur l'italien. Pas sûr d'avoir... très bien compris. Une sortie? Tous les deux?... Un dimanche. Il est sérieux?...

-Je pensais à un entraînement le matin dans la clairière que tu affectionnes, puis aller manger à midi au restaurant des deux français et se faire un ciné l’aprèm pour manger au Pink le soir. On fera la cuisine.

Mon cœur qui s'était emballé sur une erreur évidente reprend niaisement. Nos moment ensembles se résument au temps que je squatte le Pink Print et le HCC en dehors des cours et du boulot, lorsque le gangster ne me récupère pas en morceau pour m'ouvrir ses bras et ses couvertures pour le restant de la nuit.
Aless est toujours affairé ou le nez dans ses comptes. Ça n'empêche qu'il me consacre toujours un peu d'attention. Quelques nouvelles échangées, un sourire, un regard. Mais de son temps?... Je suis étonné de découvrir qu'il en a.
Un véritable moment, rien qu'à nous... Je saute sur l'occasion comme on bondi du lit revigoré par un grand rêve.

-Ouais... ouais, carrément!

-On peut aussi aller jeter un œil à la boutique de fringues où j’ai mes habitudes après le cinoche et te trouver de quoi étoffer ta garde-robe de vêtement un peu plus… un peu moins…

-Hey. Ma garde robe est très bien. riposte-je au regard critique qu'il ballade sur mon sweat bordeaux simple et mon jean savamment usé qui s'accordent très bien ensemble. Son attention s'attarde sur un accroc au niveau de la manche. Tss...

Un Therence ça ne refait pas sa penderie à chaque nouvelle tendance, mais ça sait s'habiller et ça gère son style avec ce qu'il a à sa portée. Je m'abstins de rappeler que je n'ai pas de quoi me payer du Armani.

Il n'en faut pas d'avantage pour confirmer le rendez-vous à l'italien. Je le suis du regard jusqu'à ce qu'il ait disparu côté cuisine. L'impression de flotter dans une brume étrange et confortable en revanche ne me quitte pas. Je me repasse le filme de son invitation, un peu confus, et me laisse tomber dans le dossier de cuir sans pouvoir retenir un petit rire simple et conquis de m’illuminer. Ben m*rde alors...

Je crois que j'ai un rencart!


* * *


-Salut!

Je me décolle de ma moto d'un coup de rein et vais à la rencontre de l'italien. Je suis déjà là, une mine éclatante, lorsqu'il verrouille la porte de service du Pink derrière lui. Je ne voudrais perdre une seconde de cette journée pour rien au monde.

Les rayons du soleil matinal accrochent des reflets dorés dans ses cheveux. Aless est égal à l'italien qu'il incarne. Sombre et lumineux à la fois. Séduisant. Impeccable. Je ne tenais pas à dépareiller avec le rital aux exigences vestimentaires revendiquées. Je ne porte rien de très chic pour une journée passé dehors, mais un irréprochable ensemble t-shirt blanc et jean sombre bien coupés et encore frais, accompagnés de mon habituel attirail du blouson et des boots de moto. Une ceinture de cuir brun, une chaîne et une gourmette sans signification pour accompagner quelques bracelets. Une touche supplémentaire de mon eau de toilette. Je nierais avoir guetté le moindre épis dans le miroir, taillé le poil de menton rebelle ou ausculté le moindre pore à l'affût d'une imperfection. Ce n'est qu'une sortie entre hommes, après tout... J'arrête de triturer mon casque de moto et l'écrase contre son torse.

-Il fait beau et je me disais que je t'avais jamais vu monter sur une moto. On pourrait laisser ta voiture pour la journée.

Je nous conduirais, il se laisserait balader...

-C'était pas vraiment une proposition. précise-je, l'air de rien, en lui laissant le casque entre les mains.

Je sais combien il aime tout contrôler, un peu trop à mon goût. Mais aujourd'hui c'est jour de repos, et il m'a invité à le passer en sa compagnie. Il va falloir qu'il accepte quelques unes de mes règles!


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Ven 21 Déc - 17:27

clickAlessandro & Therencio figlio mio
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« Un momento tra padre e figlio. »
Je l’ai entendu venir avec sa pétaradante bécane. J’attrape le sac à dos que j’ai préparé et sors par la porte de service du Pink. Je lorgne el figlio mio, et suis satisfait de sa dégaine, rebelle, mais minimaliste. Son sourire est éclatant, il est content et ça se voit. J’en suis heureux, car il broyait un peu du noir. L’altercation avec Chad est mal passée. Je sais qu’il s’interroge sur mes liens avec l’architecte. Seulement, j’aurais bien trop honte de lui avouer que Chad me tient pas la peau des palle. Il a un contact qui peut faire ce qu’il veut sur mes comptes bancaires. Et tant que je ne sais pas qui c’est, je suis coincé. Toutefois, Chad est réglo et me rend des service inestimables, que seul un fils à papa bien éduqué peut arriver à faire. L’échange est pour le moment équitable. Mais dès que je trouverai son maillon faible…

-Il fait beau et je me disais que je t'avais jamais vu monter sur une moto. On pourrait laisser ta voiture pour la journée.

Je regarde ma sportive et son Harley. Mouais.

- C'était pas vraiment une proposition.
- Ok Therencio. Andiamo.


Je lui enfonce le casque qu’il m’a tendu sur le crane et avant qu’il n’ait le temps de réagir, j’enfourche sa bécane, lui laissant la place du passager.

- Pour une question de poids et de cylindrée, il est préférable que ce soit toi qui t’assoies au-dessus de la roue.

Je pense qu’il s’attendait à ce que je suive son idée à mes conditions. Je démarre l’engin au kick. Le bruit particulier de la Harley retentit dans la rue. La moto s’affaisse un peu quand il s’installe dans mon dos. Je coince mon sac à dos entre mes cuisses, ce qui permet à Therencio de se coller à moi. Je tourne la poignée et nous voilà partis. Quelques rues plus loin, j’ai pris l’engin en main et optimise ma conduite.

La balade est plaisante, les cheveux au vent, les bras de Therencio noués autour de ma taille. Nous aurions dû nous accorder un tel moment bien plus tôt. Le paysage change, les maisons disparaissent au profit de la nature. Finalement, j’aime l’idée de la moto. Cela nous rapproche un peu plus encore. Enfin, je quitte le bitume et m’avance sur un chemin forestier, là où nous n’aurions pas pu poursuivre avec ma voiture. Nous retrouvons la clairière où Therencio a pris l’habitude de s’entraîner. Je stoppe la Harley. Therencio descend en s’appuyant sur mon épaule, je mets la béquille et coupe le moteur.

- Fais-moi voir tes progrès.

Il y a un sac en toile caché dans un fourré qui rassemble des boîtes de conserve et des canettes. Therencio prend le soin de ramasser des balles comme je le lui ai enseigné, au cas où son arme blesserait quelqu’un, ou pire. Les trous dans la ferraille ne permettent pas de remonter au calibre qui les a shootées.

Il installe les cibles, vérifie son arme et se met en position. Il dégomme six canettes du premier coup avec une cadence de tir honorable. Je lui souris quand il se retourne vers moi. Il est fier et je suis fier de lui.

- Bravo. Tes progrès sont conséquents. Je n’ai rien à redire, sauf que tu es légèrement trop penché en avant.

Je m’avance et lui refais prendre sa position de tir. Je guide ses gestes et une main sur ses reins, l’autre sur son torse, le bascule de un degré vers l’arrière, puis vérifie la tension de ses muscles en serrant son bras et son épaule.

- Voila. Ton épaule bien verrouillée, c’est parfait. Mais…

Je laisse ma phrase en suspens. Cela ne manque pas de provoquer des questions. Je souris de plus bel et lui tourne le dos pour retourner vers la moto y chercher mon sac que je ramène et pose au sol. J’en sors une boîte de plastique noir granité.

- Ouvre.

Therencio se libère les mains en me donnant le petit calibre que je lui avais vendu, il y a des mois de ça. Il ne lui faut pas longtemps pour découvrir le M&P, le 9 M2.0 de Smith & Wesson sagement rangé dans son écrin.

- Tu as le niveau pour changer de jouet Therencio. C’est un calibre 9 millimètres, 17 coups fois deux. Une détente à sûreté passive et un recul réduit. C’est une arme de flic, un semi-automatique.

L’arme est évidement vierge de tout passif, et à l’instar des miennes, sa cartographie balistique détenue par les autorités a été échangée avec celle d’une arme qui n’a jamais servie et qui a été détruite pour être certain qu’elle ne fera jamais de dégât.

- J’ai fait le nécessaire. Tu peux la porter légalement. Elle est enregistrée à ton nom.

Je pose son ancienne arme sur mon sac et lui prends le Smith & Wesson des mains. Je lui montre les fonctionnalités.

- On la démontera ensemble pour que tu saches la nettoyer.

C’est une arme de professionnel que je lui confie, une arme que je me suis fourni grâce à la Famiglia. Je lui rends l'arme et passe un bras sur ses omoplates pour le serrer contre moi. Mon étreinte est une promesse, celle de ne pas le lâcher.


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MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Lun 14 Jan - 23:16



The gift
-Il fait beau et je me disais que je t'avais jamais vu monter sur une moto. On pourrait laisser ta voiture pour la journée.

L'italien regarde sa Camaro. Puis ma Davidson. Comme si je lui laissais le choix! Je m'amuse du spectacle.

-Ok Therencio. Andiamo.


Ma tête de bienheureux se fait engloutir par le casque. Hey! Je le retire, m'ébroue, et repasse une main dans mes mèches de cheveux éparses en cherchant l'italien. Il en a profité pour s'éloigner.

-Attend mais qu'est-ce que...


Roi en n'importe quel royaume, Alessandro prend possession de ma monture. Je le regarde faire le menton ballant avant de gesticuler.

-Non. Non, non, non, non, NON! Ça je suis pas d'accord, personne ne conduit ma Harley!

Pas même le grand Alessandro Amaro!

-Pour une question de poids et de cylindrée, il est préférable que ce soit toi qui t’assoies au-dessus de la roue.


J'écarte les bras et ouvre grand la bouche. Mais je lui en foutrais moi des "question de poids et de cylindrée"! Il démarre, le grondement du moteur ne me laisse pas l'occasion de répliquer. J'expulse ma vexation par les naseaux et consent de mauvaise grâce à devenir passager de mon propre bolide. C'est bien parce que c'est lui. Parce que je perdrais mon temps et me ridiculiserais à essayer de le virer de là, surtout...

Ma beauté n'a rien à voir avec les japonaises lisses et dociles. C'est une indomptable que je me targue d'être le seul à connaitre vraiment. Il n'y a qu'un bourrin en pleine crise d'adolescence s'évadant du commisariat de police qui prendrait les commandes d'un tel engin sans en percevoir les subtilités. Mais le bigre d'italien sait y faire, et apprivoise la bête aussi facilement qu'il charme ses conquêtes. Harley, sale traitresse...

Je fini par trouver du bon dans nos positions. Les effluves de son after-shave me caressent agréablement les narines et se marient aux senteurs environnantes. Je suis heureux de partager un de mes plaisirs avec l'homme que j'estime le plus et dont je connais les gouts et les univers. Je me demande s'il ressent, s'il savoure lui aussi, les sensations grisantes de liberté et de contrôle que procure l'engin. La sensation d'épouser la route, de se fondre dans l'air, d'être à la fois le maître et une composante de l'impétueuse machine... Vif, sauvage, roi parmi les terrestres.

Se laisser guider n'est pas si mal. Je resserre ma prise autour de sa taille tandis que nous filons sur l'asphalte bordée de végétation, ma bécane, le loup et moi, comme un seul monstre ronronnant.


-Fais-moi voir tes progrès.

Je m'exécute, un sourire en coin qui file sur mes lèvres, fier de lui montrer. Je m'entraine régulièrement ici, j'ai parfaitement conscience de m'améliorer. Une cicatrice sur mon abdomen témoigne de ma première rencontre avec une arme à feu. C'était il y a près d'un an, j'avais cru y passer et j'avais acheté un pistolet au mafieux afin de pouvoir me défendre. Contre les criminels comme celui qui m'avait shooté, contre les monstres tapis derrières des sourires séducteurs, contre tout ce qui était trop fort pour moi. Passé sa leçon de tir, j'avais apprivoisé l'objet de mes craintes et j'avais pris goût aux exercices. Comme pour beaucoup de choses dans ma vie, c'était devenu un défis personnel de me surpasser dans ce domaine. Puis je l'ai vu manier ses colts contre la Bête. Cette image de l'homme aux poings de feu et d'acier m'a marquée, et je sais vers quel résultat j'aspire aujourd'hui.

Les cibles sont en place. Bien ancré sur mes appuies, je dégaine en déverrouillant la sécurité, vise et tire. Les canettes volent les unes après les autres. L'appréciation de mon professeur me touche.

-Bravo. Tes progrès sont conséquents. Je n’ai rien à redire, sauf que tu es légèrement trop penché en avant.

Je me repositionne et le laisse me corriger au centimètre prêt, pantin consentant soumis à son regard d'expert. Il pose sa main au bas de mon dos, plaque l'autre sur mon torse, et d'une pression mesurée, me redresse légèrement. Mon pouls accélère. Je retiens ma respiration quelques secondes et me concentre sur une cible imaginaire droit devant moi, jusqu'à ce que les doigts de l'italien se retirent de mon biceps.

- Voila. Ton épaule bien verrouillée, c’est parfait. Mais…

-Mais?...


Pas de réponse. Je casse ma pose imparfaite pour lui darder un coup d’œil interrogatif auquel il m'oppose un sourire mystérieux. Il se fiche de moi?... Pourquoi "mais"? Quel genre de "mais"? "Parfait" et "mais" se marient mal ensemble!... Il fouille dans son sac et me tend une boite.

-Ouvre.

Haussement de sourcil. Je lui laisse mon pistolet de poche pour pouvoir manier le coffret. Ça pèse. Je fais sauter le fermoir, ouvre...

-Oh la vache...

-Tu as le niveau pour changer de jouet Therencio. C’est un calibre 9 millimètres, 17 coups fois deux. Une détente à sûreté passive et un recul réduit. C’est une arme de flic, un semi-automatique.


... Rien que ça! Je regarde le professionnel, puis regarde le pistolet, tente de formuler une question qui se perd en babillages muets, puis capitule et retire précautionneusement l'arme de son écrin de mousse pour l'admirer. Il y a deux chargeurs ainsi que quatre dos de crosses interchangeables dans la boite. La poignet en matière granuleuse permet une bonne préhension, le grip de la glissière ciselé une prise assurée.

-... T'es pas sérieux?...

-J’ai fait le nécessaire. Tu peux la porter légalement. Elle est enregistrée à ton nom.


Therence Garnet a officiellement une arme. Aless m'explique les diverses fonctionnalités du pistolet et j'essaie d'être attentif alors que je me sens flotter sur un nuage. J'ai le sentiment d'avoir franchi une étape. Ce cadeaux c'est bien plus qu'une récompense, c'est une marque de reconnaissance. Le professeur qui félicite les progrès de son élève. Une marque de confiance de la part du gangster.

-On la démontera ensemble pour que tu saches la nettoyer.

Un lien qui se renforce entre un père et son fils... Mon émotion est limpide. La promesse d'activités ensembles au delà de cette journée en tête à tête me comble. Aless m'attire à lui. Je laisse éclater ma joie et l'étreins vigoureusement des deux bras en enfouissant le nez dans son épaule, un irrépressible sourire aux lèvres.

-T'es le meilleurs, irradiè-je.

Il y a bien des façons de démontrer sa reconnaissance. Je n'ai jamais été un habitué des politesses, et mes "merci", et tout ces sentiments honteux parce qu'ils placent en position de faiblesse, je les exprimes à ma façon.
C'est une certitude éphémère mais délicieuse qui évince le temps d'une matiné mes idéaux et cauchemars paternels les plus ancrées. Personne, non personne, n'égale Alessandro Amaro.

-Bon sang... Si j'avais su que c'était déjà Noël, je t'aurais aussi offert quelque chose!... ris-je en me séparant de lui, bêtement ému, un peu confus, en quête d'une explication.

Y a t-il seulement une raison à donner? Mais la première et unique arme que j'ai obtenue de lui je l'ai reçu contre une somme nette d'argent et il avait décidé que ce serait un pistolet de poche pour convenir au novice que j'étais, ignorant mes récriminations. A cette période, Il s'était présenté comme n'étant pas un philanthrope, et le personnage était assez impressionnant pour que je m'imagine lui devoir quelque chose un jour, en échange de ses services rendus, plus nombreux que ce que j'avais espéré. J'avais gardé mes distances, certains de me faire happer dans la spirale des dettes propre au fonctionnement de la mafia, jusqu'à ce que je trouve un refuge au côté du parrain.
Le négociateur ne m'a jamais rien demandé. Et aujourd'hui je reçois une récompense pour mes efforts.

-Al, j'ai vraiment rien a t'offrir... m'excusè-je plus sérieusement.

Prendre sans donner. J'ai toujours fonctionné comme ça, sans scrupule, parce que les autres ce n'est pas moi et que moi est le centre de mon monde. Mais pour lui, pour ses regards, pour sa présence, qu'est-ce que je ne serais pas capable de faire?...
Un soupçon me traverse soudain l'esprit, rappel sournois de l'étendue des faveurs qu'il pourrait attendre, et j'ose demander, une énième plaisanterie pour atténuer ma sensiblerie... ou pas.

-Rassure moi... Tu vas pas me demander d'aller descendre quelqu'un au bout du compte?

Pour hériter d'un si... joli pistolet. Hein?...
Je me figure un rite de passage où les gamins doivent tuer pour entrer dans le clan, considère l'homme qui m'a adopté sans aucune forme de cérémonie, et regrette ma question aussitôt l'avoir posé.

-On l'essaie? m'enfuis-je aussitôt aller repositionner les canettes trouées.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio   Lun 21 Jan - 22:39

clickAlessandro & Therencio figlio mio
xxx
« Un momento tra padre e figlio. »
Mon « cadeau » fait son effet. Therencio a la preuve que je prends mon rôle au sérieux et surtout que je le prends lui, au sérieux. Sa réaction est spontanée, il m’étreint avec force et cherche le contact, son museau dans le creux de mon épaule. Je le sers doucement contre moi. J’ai toujours été très tactile et je suis heureux que cela lui convienne aussi. Il ne vaut mieux pas être haptophobe dans la communauté italienne. Une accolade scelle une parole donnée. Celui qui refuse le contact revient à jurer en croisant les doigts.

-Bon sang... Si j'avais su que c'était déjà Noël, je t'aurais aussi offert quelque chose!...
- Tu te rattraperas pour mon anniversaire.


J’aime cette sensation, sentir son odeur, la prise de ses bras sur moi et sa joie qui irradie plus qu’un soleil. Une famiglia. Mon exil à Beacon Hills m’avait coupé de ces relations. J’avais fait le bravache, refusant le retour offert à la ville des anges, mais il me manquait cette dimension que je ne peux pas avoir avec mes hommes de main. Arès était une bonne alternative, mais cela fait longtemps que je ne l’ai plus revu. On se parle de temps à autre par téléphone, mais rien ne remplace une vraie étreinte entre ami. Lui et sa femme vont bien, c’est l’essentiel à mes yeux.

- Al, j'ai vraiment rien à t'offrir...
- Si, plus que tu ne le penses Therencio.


Je relâche mon étreinte. Le bambino est gêné. Recevoir sans devoir prendre, il a oublié. Tout le drame de sa vie s’expose dans ses gestes empruntés. Une madre qui n’est plus là et qui, toute sa vie, lui a caché l’identité de son padre. Therencio a poussé comme un arbre sauvage, sans aide, sans tuteur. Le résultat n’est pas si tordu, mais ses racines manquent de terre, elles s’assèchent à l’érosion du vent et des intempéries. Je ne peux pas changer la forme principale de l’arbre plein de vigueur qu’il est devenu, mais je peux élaguer çà et là ce qui le déséquilibre, je peux protéger ses racines fragiles avec l’humus de ma présence.

- Rassure-moi... Tu vas pas me demander d'aller descendre quelqu'un au bout du compte?

Il ferme les lèvres aussitôt les mots échappés. Son cœur accélère un peu. Il esquive de peur que je le prenne au mot.

- On l'essaie?
- Tiens ! Pourquoi pas.


Il me lance un regard suspicieux. Je laisse planer le doute quelques secondes.

- Pour l’essayer évidemment !

Ses épaules s’affaissent de soulagement. Il n’ignore rien du côté sombre de ma vie. Il l’accepte sans pour autant adhérer à l’aspect criminel de mes activités. C’est la seule ombre du tableau. Je ne le mêlerai pas à mon business, mais il va falloir que je lui apprenne à ne pas écouter, ni regarder quand il est mieux pour lui d’ignorer ce qu’il se passe. Toutefois, il ne doit pas rester aveugle non plus et savoir se tenir sur ses gardes. Je ne suis pas le padre qui s’occupe du barbecue le dimanche, qui va encourager son figlio sur les tribunes ou qu’il l’emmène à la pèche entre hommes. Non, les activités que je peux lui proposer… Un coup de feu me coupe dans mes réflexions. Therencio grimace et se masse l’épaule.

- Le recul est réduit, mais la puissance est plus importante que l’arme de débutant que je t’ai vendue. Il faut bloquer tes articulations.

Je lui prends l’arme des mains et vise l’une des canettes. De mon autre main, je lui montre successivement mon épaule, mon coude et mon poignet. À chaque fois j’exagère le geste pour qu’il visualise la bonne position.

- L’appui de tes pieds est aussi important, car tu stabilises mieux si tu encaisses avec les cuisses en verrouillant ton bassin.

Je tire une fois, la canette s’envole et retombe dans un fourré. Nous devions être épiés depuis un moment, car un lapin détale, complétement terrorisé. Il court en zigzag, habitué à être la proie. Nouvelle détonation.

- Ça c’est l’étape suivant, la cible mouvante. Ce soir on mange du civet de lapin.

Gobilles exorbitées de Therencio qui finit par éclater de rire. C’est mieux que la pèche ou un play off de la NFL. Nous passons l’heure suivante à améliorer sa prise en main de sa nouvelle arme. Il s’était déjà bien entraîné avec la précédente, là, une fois qu’il s’est habitué à ce nouveau poids, je corse les exercices. Réflexes, vitesse de tir, concentration, nos oreilles commencent à siffler de tout ce bruit. À la fin, nous tentons quelques tirs sur des canettes que je lance en l’air. Son score chute drastiquement, mais il arrive à en toucher deux, ce qui est plutôt encourageant.

- On la démontera ce soir.

Je désigne l’arme que Therencio range religieusement dans son coffret. Je ramasse le lapin et le pose en trophée sur le guidon de la moto.

- Je propose qu’on rentre. On passe au Pink poser Bugs Bunny au frigo et on troque ta monture contre ma voiture, histoire de ne pas faire trop décalés dans le restaurant français.

Je laisse figlio râler et m’expliquer qu’il est sortable sans que je m’en mêle. Mais il n’est pas encore au bout de ses surprises.

(…)

Bugs Bunny rangé au frais, je laisse Therencio quelques minutes sous prétexte de troquer mon jean sale, pour un costume adapté. Lorsque je reviens dans le bar, Therencio s’est servi un soda.

- Andiamo.

Une fois en voiture, je prends la direction du centre-ville. Il ne faut que cinq minutes pour apercevoir l’enseigne du restaurant promis, mais je bifurque une rue trop tôt. Therencio se moque, me demandant si j’ai peur que ma voiture fasse trop pauvre pour le restaurant chic où je nous ai réservé une table.

- Non. Notre réservation est pour dans trois quart d’heure figlio mio. Là, on va tacher de te transformer en homme.
- Quoi ?


Je stoppe la voiture et montre une devanture. Un magasin de prêt à porter pour homme.

- Qu’importe le temps que ça nous prend, mais je t’assure qu’on va trouver LE costume qui te va.

Je coupe le moteur et descends de la voiture. Le bambino semble hésiter. Je me baisse pour le regarder dans les yeux.

- En fait nous n’avons que trois quart d’heure, donc soit tu essayes les costumes sans mon aide, soit je veille personnellement que tes futurs slips te vont à la perfection.

Il finit par sortir de la voiture en renâclant qu’il n’a pas besoin de nouvelles fringues.

- Buongiorno. Nous venons pour la pré-sélection que j’ai faite l’autre jour.

Derrière moi cela s’étouffe à nouveau, je ne peux pas m’empêcher de sourire. Le vendeur nous amène au fond de sa boutique, près des cabines d’essayage. Un portique nous attend avec une sélection de vestes, de pantalons, de chemises et pulls. Dans une caisse à côté suivent chaussettes, boxers, caleçons et autres sous-vêtements. Le bambino recule d’un pas. Je lui désigne la large cabine avec un rideau.

- Tu te déshabilles tout seul ou je t’aide ?

Je ne vais pas lui acheter le magasin, mais juste de quoi passer pour un mec classe. Il ne voudrait pas dépareiller avec son padre tout de même ? C'est ce que dit mon regard avec un sourcil levé.

- Commence donc par cet ensemble.

Spoiler:
 

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Un momento tra padre e figlio || Feat Therencio
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