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 Il quartetto infernale ||| feat Andy, Willem et Amance

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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Il quartetto infernale ||| feat Andy, Willem et Amance   Sam 5 Jan - 11:23

clickAlessandro & Andy, Amance et Will’
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« Il quartetto infernale. »
C’est le jour de repos de Jerry, je le remplace au bar. L’activité m’occupe l’esprit. Jessie m’envoie les commandes à un rythme soutenu. Le Pink fonctionne bien, l’affaire est rentable sans difficulté. Il y a peu de concurrents sur le même créneau que moi. J’ai évité les questions de Will’ après cette soirée désastreuse, feignant d’être occupé par mes affari dont il ne veut pas être mêlé. Amusé par le hasard qui fait que nos femmes se connaissent, j’ai laissé Shepherd s’enjouer sur ce sujet et lui laisser oublier que nous étions un soir de pleine lune.

Je ne suis pas fier de ce qu’il s’est passé, toutefois quelque chose a changé depuis. Le monstre contre lequel je me bats depuis ma morsure… nous avons enfin fait connaissance. Lui et moi avons un point commun : l’attachement que nous portons à Andy. J’essaye de me persuader que plus jamais je ne l’attaquerai ainsi, que ma raison, celle du loup sera plus forte. Plus que jamais j’éprouve le besoin de la protéger.  Je n’ose pas encore mettre des mots sur cette chaleur qui irradie ma poitrine quand je pense à elle ou que je lis l’un de ses messages souvent marqué d’une touche que je qualifierai de Rapierrienne, un côté râpeux affectueux. Elle ne m’a pas rejeté, alors qu’elle en avait tous les droits, toutes les raisons. Mon téléphone vibre, il m’a laissé tranquille ce matin, les affari sont calmes.  Willem m’informe qu’il va passer au bar un peu plus tard. Depuis la pleine lune, il y a quelques jours à peine, il avait été occupé avec son cousin qui lui donnait du fil à retordre. Moi-même, le bambino m’avait laissé en plan en pleine forêt alors que je tentais de l’aider, à ma façon, à savoir revenir d’une perte de contrôle. Bel exemple que je suis, quand je pense que j’ai failli commettre l’impensable.

(…)

- Ciao’ Will’. Que veux-tu boire ?

J’écoute la commande de l’alpha et prépare son verre. Il me scrute avec sa tête de boy scout. Je n’aime pas quand il fait ça, car cela finit toujours par une question personnelle un peu trop ciblée à mon goût. C’est l’heure creuse au service, Jessie en profite pour nettoyer les tables en profondeur. Nous pouvons parler assez librement.

- Quoi ?

Grimace explicite de Shepherd, il me demande si je n’ai rien à « raconter ». Il m’agace avec sa sagacité. Mais je sais que sa question n’est pas une intrusion malsaine, Will’ est ainsi, à vouloir aider les gens autour de lui. Un trait de caractère que son cousin lui avait reproché. Sans aller donner raison à Tobias junior, je pense que cette manie bouffe l’énergie de Will’, elle le ronge à vouloir à tous prix que tout le monde soit heureux.

- J’ai perdu le contrôle, j’ai failli l’égorger. Ça s’est joué à une seconde. C’est tout.

J’ai parlé d’une traite, très bas entre mes dents. Will’ hoche la tête et reste silencieux. Je m’attendais à une réaction, un « tu aurais dû m’appeler » et je lui aurais rétorqué un « comment veux-tu que je t’appelle quand je perds les pédales ? » Il ne dit rien et se contente de siroter son verre. Sa résilience m’exaspère. Je connais sa technique, rien dire, laisser parler. Je ne cherche même pas à lutter, à ce jeu, je perds à chaque fois avec lui, mais seulement avec lui.

- Andy me dit qu’elle se moque de qui je suis, ou de ce que je suis.

Will’ me répond un truc à la Shepherd. La vision baba cool de mio amico. Sa légèreté m’irrite.

- Tu ne comprends pas ! J’ai manqué de la tuer et elle… Elle dit m’accepter comme je suis et de vouloir être là, encore, malgré ce que j’ai…


Je m’emporte, Will’ pose sa main sur la mienne. Je sens son aura grandir, pacifique, chaude.

- Comprend moi ! Je n’ai pas l’habitude d’être entouré d’une bande de bisounours comme elle ou toi ! Mon truc, ce sont les Rapier, les Therencio and co !

Je me mords la lèvre, mais c’est trop tard. La main de Will’ quitte la mienne dans un soupir et entoure son verre.

- Mi scusi Will’. Je ne voulais pas…

Son visage reste indéchiffrable. Les blessures du passé sont tenaces.

- Amance va bien ?

Je tente de me rattraper comme je peux.


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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Il quartetto infernale ||| feat Andy, Willem et Amance   Dim 6 Jan - 15:28

Andy & Alessandro & Amance & Willem


Le quator infernal




Elle sort de la salle de bain, ses cheveux trempés dégoulinent sur son chemisier aux couleurs claires. Ses dents s'enfoncent dans le vieux Twinkie qu'elle a trouvé entre les flacons de shampoing, elle avale sans conviction, préférant ne pas s'inquiéter du goût légèrement savonneux de la petite friandise. Elle sent son pied glisser sur le sol encore un peu humide, se rattrape in extremis à un pot de fleur qui manque de chuter à son tour. Ses yeux rivés sur l'objet, elle sourit fièrement, heureuse d'avoir évité une catastrophe. Elle reprend sa marche en direction de sa chambre pour aller y récupérer une paire de chaussures et un jean. Un peu trop sure d'elle, elle se déséquilibre grâce à l'action de ses pieds mal coordonnés, voit le sol s'approcher avant de fermer les yeux.

Deux secondes après, elle jure, inventant de nouvelles insultes avant d'hausser un sourcil face au manque de moqueries.

-SYLVIE ! T'ES DANS L'COIN ?

Pas de réponse, sauf un aboiement de la part de Jared qui de toute façon n'ira rien répéter à personne.

[...]

La porte d'entrée se referme alors qu'elle sort de la tête du frigo, deux bières à la main.  Elle entend son amie crier son nom. Sa main libre se referme autour de deux autres goulots, elle ferme la clôt la porte du réfrigérateur d'un geste maîtrisé du fessier avant d'aller accueillir la brune.

[...]

Deux premières bouteilles vides sont déjà au sol, une boite de cookies éventrée trône juste à côté, un fond de glace étant le seul rescapé du quatrième repas le plus important de la journée qui vient de prendre fin. A la place des bouteilles et des miettes, ses yeux perçoivent un autre tableau. Composé de vin et de mets bien plus délicats. Son cœur se serre alors qu'elle se fige quelques secondes, repensant à la soirée avec Alessandro, qui au final tient plus du désastre qu'autre chose. Elle lâche un soupir, attrape son ordinateur portable avant de l'ouvrir d'un geste sec. Onglets internet rouverts, elle lâche quelques mots, son expression de gamine insouciante remplacée par un sérieux à tout épreuve.

-Bon j'ai trouvé une voiture et des billets en plus pour l'acheter. J'ai vu pas mal d'occas, mais en fait je me dit qu'on va devoir mettre les mains dans le cambouis. Et c'est celle là que je veux.

Son doigt cogne contre l'écran, une tâche de lumière s’agrandissant sur la surface délicate suite à son geste un peu trop brusque. Sous son doigt, une vieille Dodge Super Bee de 69, peinture rouge écaillée, presque dissimulée au milieu des hautes herbes. Au dessus de l'image, un prix, presque le double de ce qu'elles se sont autorisé avec la française pour cet achat en commun. C'est surtout ça qui fait tiquer Amance.  Andy secoue la main d'un geste désinvolte, avant de finalement ouvrir un nouvel onglet, dévoilant un itinéraire complexe.

-Mes parents me filent 5000 dollars pour mon anniversaire. Si je viens fêter mes 28 ans chez eux. Avec la raison qui fait que je refuse de retourner vivre à Phoenix.

Enthousiasme de la part de la brune, Andy la laisse faire quelques instants, avant de finalement froncer les sourcils quand l'humaine dévoile la raison de sa joie. On frise le grand n'importe quoi sur ce coup là, son amie semble transposer certains de ses désirs sur elle, car si pour Amance présenter un gendre à ses parents est un moment sympathique, dans la tête de la blonde c'est surtout synonyme de soucis.

Andy se passe une main sur le visage, ses doigts serrés autour de son arrête nasale. Elle sourit un peu moins depuis la peine lune, et surtout elle se pose trop de questions. Elle veut aider Alessandro, mais elle a aussi peur de ce qui se pourrait passer s'il perdait les pédales à nouveau. Le voir comme quelqu'un de dangereux a été un choc, et pendant quelques secondes elle a bien cru qu'elle allait mourir l'autre soir.

-J'peux pas emmener Aless là bas. Mon père l'aime pas. Ce serait un coup à revenir avec un roquet castré. Donc c'est toi que j'embarque. Mes parents sont cools, juste un peu...crispés en ce moment.

Son regard rivé sur l'écran. Elle inspire doucement, se forçant à retrouver un peu d’énergie positive avant de lancer une blague pour détendre l’atmosphère.

-Au moins on risquerait plus de salir le canapé. Pas comme toi et ton prince Charmant dans la voiture...

Regard lubrique, elle fixe son amie, cherchant la réaction qui devrait normalement être un grand cri d'effroi, ou bien un coup de coussin dans la tête. Amance fixe le meuble, choquée, une main figée juste au dessus de celui-ci. Andy rit, avant de finalement continuer.

-Promis, on est restés habillés dans cette pièce. Mais toi tu devrais faire gaffe, je vous ai entendu l'autre jour en rentrant de mon footing.

Cette fois ci c'est vrai, même si en fait elle était dans le garage a tenter de réparer son vélo. Elle ouvre la bouche, imitant les vocalises du couple, son visage affichant un sérieux inflexible.
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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Il quartetto infernale ||| feat Andy, Willem et Amance   Mar 8 Jan - 18:17





Feat :
Amance, Andy, Alessandro


Il quartetto infernale


Alessandro répond mollement à mes messages, et quand j’ai insisté il m’a affirmé être occupé à ses affaires. C’est le meilleur moyen pour que je le laisse tranquille. Travaillant pour la police, je dois absolument sectoriser mes informations. Je sais pertinemment que je ferme les yeux sur des crimes. Je me console en me disant qu’Alessandro a le bon goût de ne s’en prendre qu’à des gens déjà tournés vers le crime. Je soupire, encore une ânerie sur la copie que je corrige. L’élève en question n’a pas révisé, ni écouté pendant le cours, c’est désespérant. Je partitionne toujours mes DS en deux parts égales, l’une demande d’avoir simplement été attentif en cours, la seconde requière d’avoir révisé chez soi. Je donne tout ce qu’il faut aux élèves pour qu’ils réussissent, j’encourage ceux qui ont des difficultés, mais ils doivent apprendre à travailler et fournir des efforts. C’est la base de toute vie réussie. La paresse tuera l’humanité…

Amance attend que les autres professeurs quittent la salle des profs pour venir m’embrasser, puis file à son cours. Je me retrouve seul avec ma pile de copies. J’envoie un message à Alessandro, je passerai au Pink quand j’aurais fini. Copie suivante, tient Therence Garnet. Je sais que l’Italien le motive à travailler, mais cela porte-t-il ses fruits ? Les premiers exercices sont justes, un peu bref quant aux phrases d’explication, mais exacts. Je donne les points, ne faisant ni favoritisme parce que c’est le fils adoptif d’un ami, ni de sévérité accrue parce que c’est le fils de mon ami qui a envie qu’il réussisse, même si on doit lui botter les fesses pour cela. La deuxième partie s’entache d’approximations douteuses et de conclusions hâtives. J’ai remarqué que dans les couloirs, Garnet est plutôt… dissipé. Visiblement, il n’a pas ouvert un livre ni fait les recherches internet demandées et géré avec ce qu'il sait. Des points commencent à sauter au fil des réponses jusqu’à ce que ma mâchoire se décroche à la réponse 9/b.

Question 9b Qu’est-ce qu’un drosophile ?:
 

- Zéro…

Il l’a fait exprès, ce n’est pas possible ! Amance a un petit air de l’actrice qui joue Daenerys. Je vais lui faire ramasser toutes les crottes du lycée pour qu’il me fasse une étude comparative de tous les drosophiles que l’on trouve ici ! Foi de Shepherd, à vouloir jouer au con avec moi, on perd à tous les coups. Je comptabilise rageusement les points de Garnet, en vire un que j’avais complaisamment donné pour une réponse foireuse.

« 9/20, apprenez vos leçons jeune homme et faites les devoirs demandés. »

Copie suivante, Lydia Martin, mon calme revient, elle pourrait faire le cours à ma place. J’ai fini, je m’étire, baille et me redresse. Direction le Pink. Je vais dire à Alessandro ce que je pense de son figlio. Déjà que depuis qu’il m’a tiré une balle dans le derche, je ne peux plus le piffer…

(…)

- Ciao’ Will’. Que veux-tu boire ?

- Bière. Une stout, paraît que c’est de la vraie bière…


Un certain Mederick un peu prout prout… mais n’y pensons plus. Je vais pour lui raconter la dernière connerie de Garnet quand je trouve la gestuelle d’Alessandro étrange. Ses gestes sont saccadés, brusques, loin de son aisance habituelle. Son sourire est crispé et l’aura de son loup est comme… triste.

- Quoi ?

Je réponds en haussant les épaules et en plissant les lèvres. Si tu as besoin de parler, ça finira bien par sortir. Avec lui, poser la question directement c’est être certain de ne jamais avoir la réponse. Je bois une lampée de la bière qu’il m’a servie. Ils y mettent du carton ou quoi dans cette mixture ? De l’autre côté du comptoir ça brasse plus que nécessaire, essuie une tache imaginaire et fini par craquer. J’étais le plus patient des pécheurs de la meute avant…

- J’ai perdu le contrôle, j’ai failli l’égorger. Ça s’est joué à une seconde. C’est tout.

Je lève un sourcil. A oui quand même. Il aurait pu m’appeler avant de déraper. Son regard me défie de dire quoi que ce soit. Je me contente de hocher la tête et siffle une nouvelle lampée de cette stout que finalement j’apprécie.

- Andy me dit qu’elle se moque de qui je suis, ou de ce que je suis.
- C’est une fille intelligente qui voit ton cœur tout mou et pas ta carapace pleine de piquants. Le seul sentiment qui surpasse la colère, c’est l’amour.
- Tu ne comprends pas ! J’ai manqué de la tuer et elle… Elle dit m’accepter comme je suis et de vouloir être là, encore, malgré ce que j’ai…
- Au contraire, je comprends très bien ce qu’il se passe Aless’.


J’ai posé ma main sur la sienne pour l’apaiser et poussé mon aura pour l’entourer d’un manteau amical.

- Comprend moi ! Je n’ai pas l’habitude d’être entouré d’une bande de bisounours comme elle ou toi ! Mon truc, ce sont les Rapier, les Therencio and co !


Mon cœur se serre à l’évocation du nom de l’autre. Le pardon est une chose délicate et un travail sur soi difficile et douloureux. Ma main revient sur mon verre.

- Mi scusi Will’. Je ne voulais pas…
- …
- Amance va bien ?

- Oui.


Je regarde la mousse de ma pinte se désagréger doucement. Je pense à Amance, à ses grands yeux rieurs et son large sourire. Son regard quand elle me scrute, sa façon de se hisser sur la pointe des pieds pour atteindre mes lèvres. Le souvenir de son rire cristallin qui résonne facilement dans ma mémoire efface mes mauvaises pensées. J’agite la main pour signifier à Aless’ que c’est oublié.

- Tu as une idée pour surprendre nos nanas ? Car je vais avoir du mal à tenir ma langue trop longtemps. J’avais évoqué avec Amance l’idée d’un week-end en pleine nature…

Alessandro grimace. Je suis un loup des champs, là où il est un loup des villes, citadin jusqu’au bout des griffes.

- Ça te permettrait de respirer le bon air et pourquoi pas arrêter de fumer !

Regard noir, j’ai dit quelque chose qui fâche.

- Ben sinon on peut aller dans une résidence vacances avec une piscine à vague à dix mètres de la mer… ou pas… Et on leur fait quel genre de blague ? Tu m’attaques, je t’écrase à plate couture ?

Mon sourire en dit long sur ma capacité à rester crédible plus de trois minutes sur un tel plan.



Codage par Libella sur Graphiorum




Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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Amance Jouve

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MessageSujet: Re: Il quartetto infernale ||| feat Andy, Willem et Amance   Mer 9 Jan - 23:05


Il quartetto infernale
Feat. Willou, Raymonde et le Roquet



La porte d’entrée se referme derrière moi. Je fais voler mes talons à leur place et lache un soupir d’aise. Ça fait du bien de rentrer chez soit... Jared m’accueille à grand coup de langue et de gémissement de joie. Je ris, le câline et retire mon manteau.

-Raymonde? T’es là ?

Elle débarque dans l’entrée, bouteille de bière blonde fraîche à la main. Je souris et fait semblant de ramper jusqu’à elle en mode zombie. Nous rions ensemble un court instant.

(...)

Jogging, maillot de Will sur le dos et pied nues, je partage la dernière cuillère de glace avec Jared. Je lève les yeux sur mon amie. Elle semble perdu dans un souvenir lointaint. Depuis sa soirée, elle est un peu étrange... Mais je n’ose pas la questionner, de peur de la froisser de je ne sais quelle manière.

Je la pousse du bout du pied pour l’embêter. Elle sors de sa trêve et attrape son pc. Son visage change, elle perd son expression d’insouciance. Quelque chose c’est passé lors de sa soirée, j’en suis sur... Mais elle refuse de me parler. Je soupire.

Son doigt écrase l’écran, abîme les pixels au passage. C’est quoi ça ? J’hausse un sourcil. Elle me montre une voiture... Enfin plutôt un tas de ferrailles perdu dans la brousse. On dirait presque une photo surréaliste de ce que pourrait être notre belle planète après l’apocalypse et la fin de l’humanité. Mes yeux se posent sur le prix. Le double de ce qu’on avait prévu.

-Tu déconnes?? Tu penses qu’on ne se prive pas assez en ce moment ??

Elle secoue la main en mode « T’inquiète, Ginette, je gère. » Un nouvel onglet s’ouvre. Une carte pour aller à Phœnix. Mon regard se fait interrogateur, je la regarde sans comprendre.

Ses parents. 5000$ , sérieusement ?!
Je fais un rapide calcule. Si on gère bien, qu’on négocie le prix, si je traîne Will jusqu’à cette épave et lui promet monts et merveilles pour qu’il puisse y jeter un œil... On pourra peut-être garder un peu de sous pour la remettre en état.

Je tilt à sa fin de phrase. Avec la raison ...??? Un large sourire étire mes lèvres :

-La dite raison ne serait pas masculine? Le papa du failli-bébé? Tu vas le présenter à tes parents ?? C’est sérieux à ce point??

Je tressaute sur le canapé comme une enfant. Ce serait donc ça ce qu’elle avait ? C’est l’angoisse de présenter son plan cul à ses parents ?

Mon enthousiasme redescend, aussi vite qu’un soufflet sortis trop tôt du four, quand elle reprend la parole. Mais j’en apprend un peu plus sur son ami. Aless. Je pouffe de rire quand elle parle de la possible castration de son père sur le jeune homme. Bon et je suis réquisitionné de toute évidence... Je fais la moue et soupire :

-Ai je vraiment le choix ?

Je ris et lui tire la langue. Je me lève du canapé, attrape l’ouvre bouteille pour décapsuler une nouvelle bière. Je souris à l’évocation du canapé. Quoi? J’ai raison non ? J’avais pas envie de retrouver je ne sais quoi d’organique sur le tissus bleu roi de mon canapé... Je me fige. Elle m’a entendu ? Je m’empourpre. Oh non non non .... C’est encore pire que le t-shirt blanc. J’entend encore le rire de Keanus d’ailleurs... Faut vraiment que je prévois un pyjama si jamais je retourne dormir chez mon loup. Je pose une main sur ma bouche alors qu’Andy renchérit. Je fais la moue, lache le décapsuleur sur le meuble avant de me tourner vers elle, mains sur les hanches:

-Avoue t’es rien qu’une jalouse ! C’est pas possible autrement! Et oui, pour ton information, j’ai une vie sexuelle. Et c’était tard le soir dans la voiture et qu’est ce que tu foutais dehors à cette heure ??? T’es pas croyable!

Je grommelle quelques insultes en Français à l’égard des américains en général, finis de décapsuler la deuxième bière pour retourner m’assoir dans le canapé. Je lui balance un coussin en pleine tronche avant de lui donner sa bière.

-Pouffiasse va.

Nous nous regardons en coin avant de rire de bon cœur. Je me laisse aller dans le fond du canapé:

-Je te le présenterais. Will, je te le présenterais un de ses jours. Pour l’instant je pense qu’on a assez traumatisé notre Wes, j’ai pas envie qu’il entende quoi que ce soit ... Ou qu’il le trouve à poil dans la salle de bain. Ou dans le couloir. T’imagine la tête de Wes ? Non, non... C’est mon l... Homme. Pas question qu’un ou qu’une autre ne le voit nu.

Je secoue la tête de gauche à droite, ris et prend une gorgée de bière avant de la regarder un instant, silencieuse. Je finis par lâcher:

-Aless. Tu l’aimes n’est ce pas ? Normalement, quand on est amoureux on est censé... Je sais pas. Sourire tous le temps. Tu ne souris plus depuis votre soirée ici. Qu’est ce qu’il c’est passé ? Il ne t’aime pas en retour? Il veut pas de plan stable?

Elle semble réfractaire à me parler, son visage se ferme. Je pose ma main sur sa cuisse, là caresse un peu:

-Je m’inquiète pour toi ma Raymonde, c’est tout... Pis moi aussi je veux pouvoir t’imiter vocalement en pleine acte. Alors si ça peut s’arranger avec ton « Roquet » ça m’aiderais.

(c) fiche par ocean lounge


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Il quartetto infernale ||| feat Andy, Willem et Amance   Mar 15 Jan - 18:50

clickAlessandro & Gattino, Miss Grandi tette et Will’
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« Il quartetto infernale. »
- Tu as une idée pour surprendre nos nanas ? Car je vais avoir du mal à tenir ma langue trop longtemps. J’avais évoqué avec Amance l’idée d’un week-end en pleine nature…
- En pleine nature ? Quelle idée quand il existe des hôtels très confortables.

Je grimace à cette idée. Il est vrai que c’est une escapade un peu forcée de ce genre qui m’avait fait découvrir les charmes d’Andy, mais je me souviens des draps de toile grossière rêches et sentant le renfermé, l’absence d’une salle de bain tout confort et de la boue, des tonnes de boue.

- Ça te permettrait de respirer le bon air et pourquoi pas arrêter de fumer !

Et mon poing dans ton visage d’optimiste, tu le vois ? Arrêter de fumer ?! Mais pourquoi ? Alors que je peux m’adonner à ce plaisir sans crainte pour ma santé ?

- Ben sinon on peut aller dans une résidence vacances avec une piscine à vague à dix mètres de la mer… ou pas…

J’imagine la villégiature, des chambres avec de grandes baies vitrées qui donnent sur la plage, un room service raffiné et un restaurant où Will se perdrait dans le nombre de fourchettes. Un confort délicat, des activités aquatiques ou aériennes pour de belles sensations. Les filles en bikini, leurs peaux bronzées et leurs sourires resplendissants. Mon visage s’orne d’un sourire rêveur avant que mon regard tombe sur Will. Silhouette de bûcheron, chemise de bûcheron… Un verre de cristal se fracasse au sol dans mon rêve éveillé. Non, il est impossible d’emmener cet ours dans un tel endroit. Je soupire.

Andy… Tout nous opposait. Son honnête, notre passé à Phoenix, elle ne pouvait pas me sacquer, je ne l’avais même pas calculée, sinon n’étant que la sœur rabat-joie de Taylor. Nous n’avons pas les mêmes idéaux, ni la même notion du bien ou du mal. Et pourtant… Quand je l’ai vu trempée, les yeux agrandis de terreur et la conscience que son emportement lui avait attiré des ennuis létaux, j’ai ressentis ce besoin irrépressible de la protéger. Mon cœur n’est pas de pierre. D’abord Therencio, maintenant Andy, il semble que je me construise une famille. Nos liens ne sont pas communs ni ordinaires. Je ne repousse pas Therencio quand il se colle un peu trop à moi, plus qu’un figlio ne le doit envers son padre. J’ai eu « des » pères, Guiseppe Amaro, Sonny Santino, Don Stephano Corleone. Il n’en a eu aucun. Notre relation est un mélange fait de nos aspirations, de nos manques et de nos souffrances enfouies. Alors quand il a le blues et qu’il vient se coller à moi dans mon lit, ma main serrée sur son cœur, j’ai l’impression de simplement vivre et que cela a un sens noble. Quant à Andy, la fragilité qui se cache derrière ses bravades me touche. Elle a l’audace de me parler d’égal à égal, alors qu’elle a une armure de papier. Elle ne m’a pas rejeté, malgré ce que j’ai failli lui faire. Je ne suis pas fier, mais je suis fier d’elle.

Je réfléchis à la proposition de Shepherd. Je réserverai à Andy, un séjour comme je l’entends. Je me rends à l’évidence que l’idée « nature » de Will’ correspond mieux à l’équipe que nous pourrions former à quatre.

- D’accord pour ton truc nature et je réserve le lit le plus confortable, c’est à prendre ou à laisser.
- Et on leur fait quel genre de blague ? Tu m’attaques, je t’écrase à plate couture ?


Will’ sourit comme un idiot.

- Tu ne seras pas crédible. Déjà pour avoir les coudées franches, il faudrait que l’on se retrouve sur place, genre au début du chemin qui mènerait à la cabane de bûcheron tout confort que tu vas nous trouver. Comme ça on pourra se grogner dessus sans témoins gênants. Et c’est moi qui t’écrase, car t’es censé être le gentil et moi le bad boy. On joue la comédie trente secondes, histoire de les faire flipper, puis on se moque d’elles.

Will’ me dit qu’il faut s’attendre à de terribles représailles.

- J’espère bien !

Je laisse Shepherd un moment pour aider au comptoir. Pris par l’activité du bar, je n’ai pas le temps de revenir discuter avec lui. Quand il s’en va, il me montre son téléphone, je lève le pouce. On se recontacte après en avoir parlé à nos femmes.

(…)

Le rideau de fer se baisse dans le doux ronronnement du moteur. Jerry vient d’éteindre le percolateur et me souhaite une bonne nuit. Je passe derrière le comptoir, me sers un verre de grappa que j’emporte jusqu’à mon bureau. Je dois finaliser la comptabilité de la journée et envoyer les commandes. Je m’accorde une pause et envoie un message à Andy.

« Ciao mia Gatinno. Cela te dit de manger un soir de la semaine dans un restaurant en bord de mer ? »

Je peux bien m’accorder une pause, mes employés savent se débrouiller sans moi le temps d’une soirée. L'idée est de nous revoir et tenter d’effacer la dernière soirée catastrophique. J’en profiterai pour lui parler de l’idée de Will’, sans le mentionner évidement, et suggérer que si elle veut inviter sa colocataire… Je repose téléphone et verre pour me plonger dans l’administratif. Plus vite c’est fait, plus vite je vais me coucher. Ce soir, je ne passe pas au HCC. Mon influence grandit, je n’ai plus besoin de me montrer chaque soir, ce qui rallonge agréablement mes nuits de sommeil.

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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Il quartetto infernale ||| feat Andy, Willem et Amance   Ven 18 Jan - 11:35

Andy & Alessandro & Amance & Willem


Le quator infernal




Elle pouffe de rire face à la réaction de son amie, avant d'être stoppée dans son hilarité par un coussin qui lui arrive en pleine face. Sa bière à la main, l'insulte proférée par la française lui passe complètement au dessus de la tête. Dire qu'elle pensait ces gens distingués avant de vivre avec la brune, alors qu'au final c'est une des personnes qui jure le plus dans son entourage. Bon après il faut bien avouer qu'elle cherche un peu. Parfois. Soyons honnête elle joue à ce petit jeu dès qu'elle en à l'occasion , mais ses deux amis lui rendent bien. Même le discret Wesley sous ses airs de garçon calme et bien élevé à lui aussi quelques cases en moins, ou en plus selon le point de vue.

Son regard croise celui de son amie alors qu'elle porte sa bière à sa bouche, puis elles éclatent de rire. Cela ne dure pas, bien vite elle retrouve son sérieux des derniers jours alors qu'Amance lui parle de son homme. En effet Wesley semble à bout, mais elle est certaine que ce dernier est loin d'être chaste lorsqu'il est en présence de cet homme dont il ne dit pas grand chose. La seule information qu'elles ont en leur possession est que ce dernier est sensiblement plus vieux que lui, mais ce soucis n'en est pas un si on parvient à lire l'affection dans le comportement du blond lorsqu'il parle de son petit ami. Par contre retrouver ses colocataires, plus particulièrement la puma nue, ou même fortement dénudée dans tout les coins de la maison le gêne un peu plus, même si à présent il se plaint surtout pour la forme. Mais elle est certaine qu'il ne se plaindrait pas face à un Will en tenue d'Adam. L'image du loup de Tex Avery lui traverse l'esprit à cette pensée. 

Les sourcils d'Andy se froncent lorsque Amance bafouille en parlant de son homme, se reprenant, transformant le début d'un mot en un autre. Serait-elle au courant de la nature véritable de son petit ami ? Willem est un loup, il a suffit à Andy de sentir son odeur sur son amie une fois pour le savoir. Un loup puissant au vu de l'odeur qu'il semble dégager, une chose indéniable à côté de laquelle il était impossible qu'elle passe. Elle ne dit rien, se terre dans son silence avant de sentir une boule se former dans sa gorge quand la française change de sujet de conversation. Son visage se ferme, elle baisse les yeux, fixant le tissus bleu roi du canapé, attendant que celle-ci se lasse. Impossible de se livrer a elle quand la raison de son mal être relève de l'intolérable. Enfin aux yeux des personnes qui gardent une logique et une impartialité certaine face à la situation à laquelle elle a été confrontée. Elle a failli mourir, des mains de l'homme qu'elle aime. C'est aussi sinistre que cela en à l'air. Mais elle est incapable de lui en vouloir, pas après avoir vu la culpabilité dans son regard, les larmes embuant son regard envoûtant.

La main d'Amance sur sa cuisse ne l'aide pas à se sentir mieux, elle aimerait la rassurer, mais c'est impossible. Elle a finit par éclater en sanglots au téléphone lorsqu'elle a appelé son père le lendemain du drame. Un appel passé uniquement dans le but d'entendre cette voix rassurante, celle qui calmait ses crises de doutes quand elle était encore enfant. Samuel Turing a paniqué face au désarroi de sa fille, lui a ordonné de rentrer, mais elle a refusé une énième fois, lui dictant de ne pas s'inquiéter car tout allait bien.

Ce n'est pas un mensonge qu’elle lui a servit, tout va bien. Alessandro est resté alors qu'elle était terrifiée à l'idée que ce dernier ne s'enfuie. Tout va bien.

Un sourire au bord des lèvres à l'entente du surnom ridicule dont elle affuble le loup depuis l'époque du lycée, elle pose sa bouche sur la joue de son amie.

-Faut pas que tu t'inquiètes ma Sylvie. Il est aussi accroché que moi. C'est juste que ...

Elle se coupe dans sa phrase, cherchant les mots pour expliquer son comportement étrange, sans en dire trop. Puis elle repense à l'erreur de langage que vient de faire la brune, pose sa tête contre son épaule avant de continuer.

-Je suis sûre que tu peux comprendre qu'il y a des nuits qui sont plus dures que d'autres pour certaines personnes.

Elle boit une longue gorgée de sa bière dont la fraîcheur a commencé à disparaître. Contre elle ça bouge. La main qui caressait ses cheveux stoppe ses manœuvres tandis que son amie la fixe. Elle fait taper sa bière contre celle de la brune, souriant doucement avant de continuer.

-Et ouais Sylvie, t'as pas le monopole des mecs qui hurlent face à la lune.

[...]

Elle est parvenue à laisser les interrogations de son amie sans réponses, ne voulant pas parler de ce qui ne peut être dit. Puis Wesley est arrivé, et Sylvie a du se résoudre à abandonner ce sujet de conversation, mais elle se doute que la française, têtue, reviendra à la charge dès que l'occasion se présentera à nouveau. C'est à elle de faire en sorte que cela ne se produise pas.

Au  fond de son lit, son ordinateur près d'elle, elle pose le dernier point de sa rubrique pour le journal puis éteins l'appareil quand son téléphone se met à vibrer. A cette heure là ce ne peut être que deux personnes, Capucine qui donne enfin de ses nouvelles après être restée muette pendant quelques semaines, ou bien son loup. Au fond de son cœur, elle souhaite que ce soit la seconde option qui s’offre à elle, et c'est finalement un doux sourire qui passe sur ses lèvres quand elle voit le message de son homme.

"Ciao mia Gatinno. Cela te dit de manger un soir de la semaine dans un restaurant en bord de mer ?"

Une occasion de passer un peu de temps avec lui, et d'effacer les mauvais souvenirs du désastre qu'a été leur dernière soirée. Sans perdre de temps elle tape une réponse avant de l'envoyer.

"Coucou. Oui ça me ferait plaisir. Il faut juste éviter mardi soir, j'ai un cours trop tôt le lendemain. Bonne nuit"

La fin de sa réponse laisse montrer son espoir que cette soirée soit plus qu'un simple dîner. Elle passe son ordinateur sous son lit, glisse son téléphone sous son oreiller, baillant comme une bienheureuse, un sourire aux lèvres alors qu'elle s'enfonce un peu plus sous les draps, profitant de l'odeur d'Alessandro qui les imprègne encore.

[...]

Une boucle d'oreille à la main elle tente de mettre celle-ci. Ses mains tremblent un peu. Appréhension sans doute. Impatience sûrement. Un coup d’œil sur l'horloge du salon lui indique que l'italien ne devrait plus tarder. C'est quand cette pensée s'imprime sous son crâne que la sonnette de la porte retentit. Elle pose le fermoir du bijou dans un geste empressé, observe une dernière fois son regard dans le miroir devant lequel elle se préparait. Tenue simple, un jean moulant avec un body noir à manches longues et au dos de dentelle. Ses cheveux blonds coulent sur ses épaules, et elle aime ce que le miroir lui renvoie. Non loin d'elle Jared passe en aboyant, courant vers la porte, prêt à accueillir le nouvel arrivant. Son sac sous le bras, elle le rejoint avant d'ouvrir la porte, un sourire lui dévorant le visage.

L'apparition du loup remplit son cœur de joie, mais cette émotion est bien vite contrée par la panique quand le chien se jette sur lui, montrant les dents, grognant face à lui. Elle l'intercepte, sa main attrapant le collier de l'animal au comportement étrange.

-Jared ! Arrêtes ça, c'est un ami !

L'animal ne semble pas de cet avis et rue vers l'homme. Forcée de resserrer sa prise autour du cou du chien puissant, elle le tire vers elle avant de le traîner à travers l'entrée pour finalement aller l’enfermer dans le salon, restant sourde face à ses protestations. Il gémit et gratte contre la porte, Andy ne se démonte pas et hausse le ton, sa voix autoritaire ordonnant au chien de se calmer.

-JARED ! Stoppe cette comédie.

La bête geint, mais elle décide de lâcher l'affaire et se retourne avant d'attraper sa veste pour aller rejoindre son homme. Ce dernier semble comme figé devant l'entrée, et elle le rejoint rapidement, enfin aussi vite que les talons aiguilles qu'elle a chaussé le lui permettent avant de sortir à son tour. Ses joues légèrement rougies par l'effort qu'elle a du produire pour tracter le mastodonte sur plusieurs mètres, elle soupire avant de se coller contre son loup, inspirant longuement, sentant son cœur se réchauffer grâce à sa proximité avec celui qu'elle aime.

-Salut toi. Tu m'as manqué.


©️️️clever love.



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