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 Un vent d’Europe | Feat Mederick

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Un vent d’Europe | Feat Mederick   Sam 5 Jan - 13:48





Feat :
Mederick


Un vent d’Europe



La gorgée fraîche de ma bière rafraîchit ma langue et ma gorge. Je regarde vers le fond de la propriété et la forêt qui commence là, avec de petits arbrisseaux qui abrite une vie sauvage dense et active. Hérisson, furet, écureuil et autres taxons sont à la fête, même à côté d’une famille de loup. Au contraire même, j’ai l’impression qu’ils viennent tous là, comme si l’aura de ma meute les protégeait de leurs prédateurs naturels. Avec Keanus, nous avons gardé les habitudes de notre famille qui avait l’habitude de vivre loin des villes et au plus proche de la nature. Nous soulageons nos envies pressantes aux quatre coins de notre terrain. Les chiens du quartier le savent et rase la frontière invisible par courage ou provocation, seulement pas un ne met, ne serait-ce qu’une seule patte chez nous, à moins d’y être invité. La chevelure rousse de Kada’an vient de disparaître derrière un fourré. La forêt est son élément, comme pour nous tous, être en phase avec la nature et ses vibrations est apaisant pour des êtres comme nous, mi humain, mi animal.

Je repose ma bière sur l’établi et me replonge sous le capot de Bébé. Je lui ai mené un peu la vie dure, pour épater Amance surtout. Mais cette voiture est une vielle dame de plus de cinquante ans. Mes doigts s’attardent sur le carburateur, on n’en fait plus des mécaniques telles que celle-ci. Solides et robustes. Il suffit d’être un brin mécanicien et la longévité de l’engin peut dépasser la vôtre. Mon père avait acheté cette voiture. Un coup de folie d’après ma mère. Un soir qu’il était porté à la confidence, mon père m’avait avoué qu’ils m’avaient conçu sur la banquette arrière, mais n’avaient pas recommencé pour mes frères et mes sœurs, car ils avaient été surpris par grand-père. Le regard de l’alpha avait, selon mon paternel, été castrateur. Depuis j’affectionne l’Impala comme si elle été mon berceau. C’est finalement pas très loin de la vérité, chez les nomades la voiture tient lieux de salon, d’isoloir, de véranda et parfois de chambre.

- Alors Baby, c’est cette durite qui te fait souffrir ?

Le plus difficile dans les réparations et de trouver des pièces d’origine, ou un fac-similé par trop éloigné du modèle original. Je m’étais fait avoir une fois aux chants des sirènes et aux pièces neuves. Différences de compositions des matériaux, températures d’échappement bien plus haute que les modèles actuels et c’est la panne assurée. Avec l’amour d’un père, je desserre  la fixation et retire l’élément incriminé. Une légère fissure crée un appel d’air et une perte de pression. Pas question de changer, avec un soin d’ébéniste, je nettoie ce tuyau fatigué. Je le sèche avec patience, puis, du bout du doigt, je dépose une fine couche de colle de poisson, puis recouvre la blessure d’un bout de toile soigneusement découpé dans une capote de vieille Jeep trouvée dans un surplus militaire. L’alliance des deux fait un assemblage qui résiste à la chaleur, aux dilatations tout en restant souple. Je prends soin d’ajuster, de retirer le moindre pli. J’aime faire cela, garder ce qui est vieux et usé en vie. J’y mets un attachement que Tobias trouve déplacé. Je vois là, le respect de ce qui a été et l’attention de ne pas gaspiller. Je me moque des belles cylindrées qui circulent ici, mon Bébé est la plus belle de toutes. La porte du hangar où je me trouve est grande ouverte. J’entends Maddy parler à un visiteur. Elle lui indique où je me trouve.

Je pose la durite sur un plan sec et propre, à côté de la fenêtre entrebâillée. Le léger filet d’air qui fait flotter les toiles d’araignée sera parfait pour le séchage de la colle. J’ai fait attention au soleil qui serait néfaste à l’adhérence. UV et chaleur ne font pas bon ménage avec la mixture faite avec des déchets de poisson. Je poursuis ma maintenance et nettoie avec un chiffon doux la prise d’air du vieux suif qui la macule. J’en remettrais du neuf, exempte de poussières et de saletés pour assurer le bon emmanchement et l’étanchéité du circuit. On se racle la gorge dans mon dos, je me redresse, sors le nez du moteur et m’essuie vaguement les mains que le chiffon.

C’est un jeune homme que je ne connais pas qui me regarde. Il n’a pas encore ouvert la bouche ni dit un mot, pourtant j’ai l’intuition qu’il a reçu une bonne éducation. Peut-être est-ce dû à sa façon de se tenir ou de me regarder.

- Oui ?




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Mederick Ravendorne

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MessageSujet: Re: Un vent d’Europe | Feat Mederick   Sam 5 Jan - 18:07


Un vent d'Europe

Feat : Willem Shepherd


La plus haute noblesse anglaise aurait appelé à la déliquescence en découvrant l'état de la maison. Cette cabane, perdue au milieu des bois, nécessitait sans conteste un ravalement de façade urgent. A vrai même son aspect champêtre en venait à être gâché par l'effet de ruine que créait le jardin aussi sauvage que la forêt au delà de ses limites. Les planches se seraient même effondrées devant l'effrénée diatribe des barons et autres comtes de la campagne anglaise.

Alors qu'il s'avançait dans l'allée, plus propre que le reste de l'extérieur, Mederick ne pouvait s'empêcher de partager une partie de cette pensée. L'habitant semblait presque à l'abandon, un misérable taudis, fruit de la procrastination d'un propriétaire peu soigneux. Ou qui aimait la sauvagerie de la nature. Sa fonction de druide avait depuis longtemps habitué le jeune homme à une certaine nuance dans sa critique des espaces privés. De nombreuses personnes se retrouvaient dans un contexte particulier, qu'il soit différent de celui d'autrui leur importait peu. Les loups partageaient souvent ce genre de pensées, bien qu'ils n'arrivent pas à la cheville de l'excentricité d'autres créatures.

Le jeune druide posa un pied sur la marche branlante menant à la porte lorsqu'un bruit de ferraille lui fit tourner la tête. L'origine du son provenait du garage grand ouvert qui semblait abriter de la vie, certainement humaine. Du moins l'espérait-il... Mederick hésita l'espace de quelques secondes puis se décida à s'avancer d'un pas assuré jusqu'à la porte du garage. Là il fit face à un spectacle assez étrange. L'Hominus Americanus. Amoureux de le ferraille rouillée, personnification idéalisée de la femme, frottant et caressant de manière presque sexuelle la carrosserie. Et le pire c'est que l'anglais comprenait cet amour du travail bien fait. Lui même prenait plaisir à toucher les plantes, à deviner leurs secrets et comment s'en servir. Travailler le cuir lui apportait également ce plaisir, la joie de voir la peau se déchirer sous le taillant de l'alêne...

Mederick sortit de ses pensées lorsque l'homme se tourna vers lui avec une simple question. Il lui sourit et s'avança vers lui, tendant sa main avant d'hésiter. La dextre noir corbeau du maître de l'Impala ne lui inspirait pas confiance d'un point de vue hygiénique. Le druide se contenta donc d'attraper une feuille de papier dans son long trench-coat kaki et la tendit vers l'homme. Il ne doutait pas de faire face au médiateur de la police qu'on lui avait indiqué au poste. C'était tout à fait sa description : amical et viril à la fois. « Monsieur Shepherd ? Mederick Ravendorne, ravi de vous rencontrer. Je suis ici parce que vous pourriez me rendre service. En effet, je suis à la recherche d'un Janus. Il semble que vous ayez eu affaire avec cette dame, Merisha Gunder. » Le mécanicien improvisé déplia la feuille pour en effet voir apparaître la photo de la polonaise souriante. « Il semblerait qu'elle vous ait soufflé quelques madrigaux à votre oreille. N'ayez crainte cette callipyge n'en est pas à son coup d'essai. Même mon père n'a pas su résister à ses formes girondes et s'est fait voler par cette femme. Elle détient certaines affaires que je souhaiterai récupérer. Comme vous êtes la dernière personne à l'avoir vu de manière certaine, peut être sauriez vous m'aider à remonter sa piste ? »

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Un vent d’Europe | Feat Mederick   Dim 6 Jan - 14:22





Feat :
Mederick


Un vent d’Europe



- Monsieur Shepherd ?
- Lui-même.


Je tends la main, mais l’homme hésite et plonge dans sa poche pour en ressortir un papier.

- Mederick Ravendorne, ravi de vous rencontrer. Je suis ici parce que vous pourriez me rendre service. En effet, je suis à la recherche d'un Janus.
- Enchanté. Un janu... quoi ?


Je n’ai jamais entendu parler d’une telle créature. Serait-ce  un métamorphe ou un truc bizarre issu du vieux continent ? Vu son accent qui ressemble à celui de l’autre, ce type n’est pas américain. Ou un fils de la haute qui entretient ce genre de différence pour… Mais attend, d’où il sait que je m’y connais en créature surnaturelle.

- Il semble que vous ayez eu affaire avec cette dame, Merisha Gunder.

Mon cœur manque un battement. Merisha… Celle fille est surnaturelle, mais rien à voir avec des poils et des griffes. Quoi que les griffes... mon dos en garde un souvenir animal, même si je n'ai gardé aucune trace de ses ardeurs… Je prends la feuille que Ravendorne me tend et la déplie en y mettant le moins d’empreintes noires possible. Meri me sourit, mes reins se souvienne d'une danse dont elle avait imposé la cadence. Le fond de la photographie avec un mur neutre orné d’une toise et la pancarte qu’elle tient qui indique son nom, la date et le district de police où le cliché a été pris, ne donne aucun doute sur ses activités. Je ne peux pas m’empêcher de sourire, alors que les souvenirs remontent à ma mémoire. Un chien aboie dans le quartier, il me fait penser à Jared, qui me fait penser à Amance. Douche froide, je remballe mon sourire rêveur et regarde Ravendorne dans les yeux.

- Il semblerait qu'elle vous ait soufflé quelques madrigaux à votre oreille. N'ayez crainte cette callipyge n'en est pas à son coup d'essai.
- Mademoiselle Gunder a, dans mes souvenirs, fait une mauvaise blague à un vieux monsieur, pour prouver à sa sœur qu’elle était toujours alerte et en forme. Elle a regretté ensuite son geste, comprenant le tort et les conséquences que cela aurait pu avoir sur une personne âgée.


Je garde un visage neutre. Je n’ai nul envie que ce que j’ai fait avec Merisha remonte à la surface. C’est à mes yeux du passé, très plaisants souvenirs, mais du passé.

- Même mon père n'a pas su résister à ses formes girondes et s'est fait voler par cette femme.

Son père ?! Mais il a quel âge son père ? Une grimace de dégoût déforme mes lèvres. Je ne sais pas ce qui me choque le plus. Qu’elle se soit tapée un vieux ou que je suis passé après ?

- Elle détient certaines affaires que je souhaiterai récupérer.


Elle ne m’a rien volé à moi. J’ai envie de dire à Ravendorne que son père n’a pas dû assurer dans le plumard et que la belle mutine s’est remboursée en nature autres que la celles de la chair. Mais cela serait admettre que j’ai goûté à une vodka particulièrement chaude.

- Comme vous êtes la dernière personne à l'avoir vu de manière certaine, peut être sauriez-vous m'aider à remonter sa piste ?
- Je ne sais pas ce qu’on vous a brodé à l’oreille, je ne la connais que dans le cadre strict de mes fonctions au poste de police. C’est à dire la médiation. L’affaire dont elle était accusée était mineure. Les procès et l’application des peines coûtent cher au système monsieur Ravendorne. Souvent la police recourt à un médiateur pour arranger l’affaire au mieux. Mademoiselle Gunder a rendu le sonotone et s’est excusée auprès du vieux monsieur. Je suis navré pour vos biens volés, mais je n’ai aucune idée où elle peut être. Je ne l’ai pas revue depuis cette affaire de vol.


Je rends le papier à Ravendorne. Il ne manquerait plus qu’Amance tombe là-dessus. Bien que la photographie montre clairement qu’elle a été prise dans un poste de police et je bosse pour la police. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que j’ai un tel papier. Ravendorne semble ennuyé. J’ai encore un souvenir affectueux pour Merisha, mais elle reste une voleuse, charmante, mais criminelle. Je me dirige vers le vieil évier contre le mur de la grange et abrité par la large soupente. Je me lave les mains jusqu’aux coudes avec le savon confectionné par ma tante. Les trucs qui font la peau douce des magasins ne peuvent rien contre le cambouis. Une fois cette hygiène élémentaire terminée, j’attrape une bière dans le seau d’eau fraîche et la tends à Ravendorne en lui désignant un banc qui longe le potager, seul coin de verdure domestiqué de la propriété, avec les carrés de fleurs champêtres de Mady à l’avant de la maison. Nous ne sommes pas très géraniums et roses précieuses chez les Shepherd. Je prends ma bouteille à demi pleine sur l’établi et le rejoins.

- Pour qu’un fils s’engage dans une telle recherche, j’imagine que Mademoiselle Gunder ne s’est cette fois-ci pas contentée d’une vulgaire farce ? Qu’a-t-elle volé, si cela n’est pas indiscret ? Merisha aimait bien ce qui brille, il me semble.

Elle a tous des attributs de la pie, une belle robe, de beaux atours et une passion pour ce qui ne lui appartient pas. Je ne me lancerais pas dans l’apologie d’une voleuse car c’est un crime, même si par le passé ma famille s’est parfois résignée à le faire. Et que même si nous essayons de rendre par un service équivalent, cela reste un acte répréhensible.

- Je peux vous aider à trouver les endroits où elle est passée. Cela peut éventuellement vous apporter une piste de sa nouvelle destination.

Interroger les gens, écouter leur cœur pour s’assurer de l’honnêteté des propos, car qui dit voleuse, dit receleurs. Mais avant cela, je vais devoir passer aux yeux de Ravendorne pour un fin limier comme Sherlock Holmes et qu’il ne devine pas mes capacités non-humaines.


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Mederick Ravendorne

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MessageSujet: Re: Un vent d’Europe | Feat Mederick   Mar 8 Jan - 11:14


Un vent d'Europe

Feat : Willem Shepherd


Mederick avait cru s'adresser à un professeur de sciences adoubé du titre de médiateur de police. Autant de métiers demandant une certaine culture, un savoir-parler. Apparement l'anglais était dans le déni total. Aux Etats-Unis, il se fallait être rustre pour parler aux délinquants et simple pour s'adresser aux élèves des dernières générations. X ou Y, Mederick ne s'en rappelait jamais. Mais il trouvait cela presque ridicule. Comme si un adolescent pouvait se résumer à une simple lettre et être comparé aux autres. Cependant, il aurait apprécié un meilleur langage de la part de Willem.

Le druide se mordit la bouche lorsqu'il se rendit compte de sa méprise. Le voilà qu'il jaugeait les autres à sa propre aulne. L'anglais se voulait plus modeste que ça. Il se rendait compte de la chance de sa naissance, et de la petite fortune de sa famille. Sans avoir un fer en cheval en chrome dans la bouche depuis sa tendre enfance, il était au moins d'argent. Et tous ne partageaient pas cette joie. Et l'éducation parfois sévère mais toujours complète qui en découlait. Sauf si on comptait les plus nasillards et arrogants personnages de la noblesse de l'East Anglie.

Cependant, Willem agissait bizarrement. Après avoir l'air inquiet devant ce terme de "Janus", simple allusion à la mythologie grecque, son sourire se fit rêveur avant d'être presque effaré. Il se tramait quelque chose sous sa boîte crânienne à propos de Merisha. Et à son regard mièvre, Mederick pouvait deviner que la belle l'avait glissé sous sa couette. Ou l'inverse. Le professeur de sciences ne manquait pas d'un certain charisme bourru, ne pouvait s'empêcher de remarquer le druide. Presque... dominant. Celui lui rappelait certains loups, notamment les Alphas. Ils avait cette tendance à dégager cette... puissance. Mais ce n'était que pure extrapolation de la part de Mederick, évidemment.

A la vue de la grimace de dégoût sur le visage de Willem, il était clair que le professeur lui mentait. Pour son plus grand malheur, Mederick pouvait aisément deviner pourquoi. Après son père, sa victime avait dû être le médiateur. Il était difficile de croire pour le druide que son interlocuteur se soit simplement contenté d'une affaire de pauvre criminalité. La fierté de l'homme devait l'empêcher d'assumer d'être passé derrière un vieil anglais, surtout devant le fils de ce dernier ! Et sûrement s'être fait volé. Une moue arrogante se dessina légèrement sur les lèvres de Mederick. Il lui fallait la vérité.

Il observa le petit manège hygiénique de Willem puis accepta la bière avec un hochement de la tête. Cependant, alors qu'ils s'installaient sur le banc, il y trempa à peine les lèvres. Les Ales américaines étaient assez écoeurantes, soit trop lourdes soit trop légères. Mederick était plus un amateur de Stout ou les Barney Wine que la pisse de chat américaine. L'anglais observa les quelques plantes du potager puis se remémora les fleurs de la devanture de la maison. Achillées, absinthe et valérianes. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Aussitôt disparu devant les questions de Willem.

« Monsieur Shepherd, il me serait difficile de vous répondre à coeur ouvert sur l'importance des biens volés. Pardonnez mon impertinence, nous nous connaissons à peine mais l'urgence de ma demande me force à vous pousser dans vos retranchements. J'ai bien vu à votre sourire qu'il s'est passé plus qu'une simple affaire de médiation entre Mademoiselle Gunder et vous. Cette... voleuse a volé de précieux bijoux familiaux dont la tiare de mariage de ma mère ainsi d'autres objets appartenant depuis plusieurs générations. Leur valeur est avant tout sentimentale, surtout pour ma famille. Vous comprendrez que je souhaite ne pas m'encombrer de la préséance pour cette affaire... Je vois que votre tante est une femme avisée en plantant de telles fleurs, autant leur protection que pour leur beauté. Je suis certain que vous partagez sa sagesse... » dit d'une traite le druide, regard dur mais avec un sourire légèrement implorant et triste.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Un vent d’Europe | Feat Mederick   Sam 12 Jan - 16:58





Feat :
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Un vent d’Europe


Merisha… Je n’imaginais pas entendre à nouveau parler l’elle. Merisha, ou cet ange malicieux qui semble sortir d’un film d’Arsène Lupin.

- Monsieur Shepherd, il me serait difficile de vous répondre à cœur ouvert sur l'importance des biens volés. Pardonnez mon impertinence, nous nous connaissons à peine mais l'urgence de ma demande me force à vous pousser dans vos retranchements.

Il m’a vu sourire à l’évocation de la Polonaise. Quand on connaît la femme, il est facile de deviner que la gaieté qui m’a effleuré quelques secondes n’est pas innocente.

- Cette... voleuse a volé de précieux bijoux familiaux dont la tiare de mariage de ma mère ainsi d'autres objets appartenant depuis plusieurs générations. Leur valeur est avant tout sentimentale, surtout pour ma famille.

Valeur sentimentale… Pécuniaire également, car on ne traverse pas un océan pour un objet qui n’a pas de prix. Une tiare pour se marier. C’est bien anglais ça. L’importance que l’on met dans des objets que l’on se transmet obséquieusement. Le vieux continent ne peut pas saisir l’indifférence matérielle des descendants des colons. Dans la meute des Shepherd, la mariée portait une couronne de fleurs tressées, chaque femme de la meute ayant cueilli de sa main l’une d’entre elles. Les hommes, eux, arborait une tresse à laquelle était liée des plumes, des morceaux de fourrure, des fils métallique travaillés. Une tradition héritée des amérindiens que les miens côtoient depuis leur arrivée sur le nouveau monde. Je regarde ce jeune homme. Il met les formes avec un vocabulaire recherché, pourtant sa détresse est réelle. Qu’est-ce qui est important dans sa quête ? Retrouver cette tiare pour ensuite la poser sur la tête de sa future femme. Est-ce une tiare ou une chaîne ? Ou encore veut-il venger l’honneur de son père, j’imagine que l’affaire a dû engendrer une situation délicate dans le couple de ses parents. Mais finalement, les motivations de Mederick ne regardent que lui.

-  Je vois que votre tante est une femme avisée en plantant de telles fleurs, autant leur protection que pour leur beauté. Je suis certain que vous partagez sa sagesse...
- Ma tante est bien plus sage que moi alors que je suis l’al… le chef de notre famille.


Oups ! Je fréquente tellement de surnaturels à Beacon Hills, que ma vigilance baisse parfois.

- Mady est infirmière et ma famille a longtemps vécu au plus proche de la nature. Ma tante est l’héritière d’un savoir qui se perd, celui de l’usage des plantes. Comme celle-ci.

Je montre du doigt, une plante aux fleurs d’un rose qui tirent sur le violet qui étend ses tiges de part et d’autre de la porte de service qui donne directement sur la cuisine.

- L’incarvillea repousse les rongeurs.

Il y a celles pour les moustiques et d’autres qui aident à la conservation des aliments. Nous avons quelques plantes médicinales, bien que leur effet est assez faible voire nul sur des loups. Mais Mady s’est faite des amies et entre elles, elles échangent leurs recettes et astuces. Sa qualité d’infirmière donne une légitimité à ses décoctions qui deviennent demandées. Même Alessandro m’a demandé si Mady pouvait le fournir en tisanes diverses pour sa clientèle des après-midi. Des herbes en vrac, cela fait « tendance », m’a-t-il dit. Mady s’est prêtée au jeu, charmée par l’autre racoleur qui l’a complimentée sur le teint de ses joues et la brillance de ses cheveux…

- Nous pouvons aller voir le receleur que je connais. Je vais le voir de temps à autre, il a parfois des pièces mécaniques qui m'intéressent. Mais si la tiare vaut beaucoup d'argent, il ne l'aura pas gardée et revendu rapidement. Son magasin n'est pas très sécurisé.



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Mederick Ravendorne

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MessageSujet: Re: Un vent d’Europe | Feat Mederick   Jeu 17 Jan - 9:50


Un vent d'Europe

Feat : Willem Shepherd


L’Alpha ? Cet homme venait-il vraiment de se rattraper sur le terme ? En temps normal, Mederick n’aurait guère gouté à la suspicion. Les américains avaient une façon de s’exprimer plus rude, presque puritaine et dénuée de sens. C’était les descendants de colons combattifs, volontaires et d’un pragmatisme de tout ce qu’il y’avait de plus anglo-saxon. Cependant, leurs jeux d’esprit manquaient de piquant et leur façon de parler de secrets voilés.

Aussi Mederick tiqua devant la correction de l’homme. Il se serait simplement comparé à un Alpha que le druide n’aurait pas prêté attention à l’expression commune. Cependant, la puce lui avait été glissée insidieusement a l’oreille. Le jeune homme en perdit presque aussitôt l’intérêt pour sa quête et raison de sa présence au domicile Shepherd. Connaitre une meute au cœur de Beacon Hills aurait pu être une manne pour le druide. Il lui restait tant à apprendre… Cependant, il devait vérifier sa théorie.

Nulle idée ne lui vint.

Mederick resta debout, un sourire de connivence fige sur le visage de manière presque hideuse. Son cerveau avait beau se retourner dans tous les sens l’inspiration lui faisait défaut. Tel un romancier emporte dans la tourmente de la page blanche, le druide se referma sur lui-même, stoïque et le regard ombrageux. Que diable lui arrivait-il ?! Lui qui se voulait si prompt a servir des piques acerbes. Vaincu, amer, Mederick ne décida de rien en faire. Seul l’honneur de la famille allait compter désormais.

« Je vous suis chez votre ami avec plaisir. »

Le jeune homme ne souligna pas que Willem avait sans aucune honte avoué connaitre un receleur et peut être indirectement la belle Merisha. Cependant, il ne pensait pas qu’ils puissent être de connivence. Le professeur Shepherd semblait bien trop honnête, presque benêt, pour cela. Jeune, et loup, il aurait presque pu devenir un True Alpha tant il semblait calme et ouvert… Les douces rêveries l’emportèrent dans les légendes sur les très rares garous pouvant s’élever par leur propre force morale a leur plus haut grade. Mederick y voyait un beau conte, une histoire morale pour contenir l’énergie débordante des loups. Tout comme certains croyaient que toutes les espèces d’aconit…

« Bon an, mal an, Dieu soit céans… » Murmura Mederick avec un éclat de joie dans les yeux. Il se retourna aussitôt vers la maison de Willem, le regard porte sur le jardin. « Vous avez une belle demeure monsieur Shepherd. Peut-être un peu isolée et délabrée mais j’apprécie le travail botanique de votre tante. Félicitez-la de ma part, d’un adepte de la pharmacopée a une autre. D’ailleurs, suggérez-lui de mettre houx et gui pour apporter chance mais également repousser certains animaux. Les renards aiment bien trop uriner dans les massifs et cela les ruinent… A moins que vous ne faisiez partie de ces espèces de personne ne supportant pas ces plantes. Ce que je comprendrai parfaitement. J’ai souvent utilisée mes propres plantes pour aider à soigner ces gens… » conclut Mederick tout en jetant un dernier et long regard vers la dénommée Maddy, qui apparaissait a la fenêtre de la cuisine. Il était presque certain qu'elle entendait leur conversation. Et ce depuis le début....

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Un vent d’Europe | Feat Mederick   Hier à 22:31





Feat :
Mederick


Un vent d’Europe


- Je vous suis chez votre ami avec plaisir.

Je me relève du banc et vais ranger la bouteille de bière dans la caisse à verre. L’écologie n’est pas un vain mot chez nous. C’est une évidence limpide. J’ai été témoin du recul de la nature et de la maladie qui la gangrène peu à peu. Une maladie qui porte le nom de race humaine. Parfois, je donne raison à Tobias quand il me sort ses pires diatribes sur le genre humain. Mon cousin n’a malheureusement pas tout à fait torts.

- Bon an, mal an, Dieu soit céans…

Étonné, je me retourne vers Mederick. Mon grand-père usait de cette formule. Une des nombreuses sagesses des anciens. Je scrute le jeune homme. À sa manière de s’exprimer, il est évident qu’il a jouit d’une excellente éducation, qui, visiblement n’a pas été dénué de philosophie. J’apprécie beaucoup ces sages paroles entre des lèvres si jeunes. Mederick loue ma tante pour ses qualités horticoles. Toutefois, je grimace quand il mentionne le houx et le gui. Peu de gens plantent du poison près de chez eux.

- Les renards aiment bien trop uriner dans les massifs et cela les ruinent… À moins que vous ne faisiez partie de ces espèces de personne ne supportant pas ces plantes. Ce que je comprendrai parfaitement.

Je me fige. Maddy, qui a parfaitement entendu notre conversation, se penche à la fenêtre, certainement pour juger de la gestuelle de Mederick et jauger si c’est une coïncidence. Le cœur du jeune homme bat sereinement. Il aurait un sacré aplomb s’il appartenait au monde des chasseurs. Est-ce un familier à la cause surnaturelle ? Depuis que nous sommes arrivés à Beacon Hills, je n’ai jamais autant croisé de monde qui sait. C’est agréable de pouvoir partager ce que l’on est. Donner le change constamment est épuisant.

- J’ai souvent utilisée mes propres plantes pour aider à soigner ces gens…

Je me demande s’il me tend une perche ou un piège. J’opte pour la première option et l’invite à me suivre jusqu’à l’Impala dont je referme le capot avec soin et amour. Lorsque je démarre, Maddy nous fait signe depuis le perron. Elle est inquiète. Je lui souris pour la rassurer. Je ne perçois pas une once d’hostilité chez Mederick. Soit il ne sait rien à propos des lycans, soit il est au courant mais ne craint rien. Alors que nous roulons depuis cinq minutes à peine, je réponds à sa perche.

- J’ai comme l’impression que vos connaissances des plantes ne viennent pas uniquement de l’enseignement académique. Me trompe-je ?




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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.

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