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 Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyVen 8 Fév - 18:19





Feat :
A, A et A


Vacances j’oublie tout


Trouver un chalet qui convienne à Aless’ ne fut pas rien. Son argument était le bien être de sa puma de nana, mais je sais que dans la balance, son propre confort compte pour beaucoup. J’ai donc mis de côté la petite cabane rustique que je connaissais et fais marcher mon réseau pour dénicher un logement compatible Italien en Prada.

- Tu ne viens pas avec tes costards à 3000 boules hein !
- Armani fait aussi des vêtements « nature ».
- Sérieux !!!


Alessandro sourit. Je ne sais pas s’il plaisante ou s’il se fout royalement de ma figure. Je lui soumets différents lieux. Rude bataille quand il en voit qui sont équipés de SPA, piscine, salle de cinéma, sur l'ordinateur portable que j'ai amené au Pink.

- On s’en tient à un budget r-a-i-s-o-n-n-a-b-l-e.

L’Italien râle, il n’a pas l’habitude de compter ses sous. Jerry vient se mêler de l’affaire. Nous sommes deux contre le patron du Pink à tenter d’éveiller sa fibre écologique. Nous y arrivons.

Presque.

Le chalet qui fait consensus est perdu au bout d’une route forestière que nous devrons parcourir en raquette, mais il est équipé d’un jacuzzi en extérieur chauffé au gaz. C’est une bouteille que l’on doit amener qui alimente ce gâchis. Le bâtiment tout en rondin de bois est chauffé au bois et surplombe un lac qui devrait normalement être gelé.

- On pourra faire du patin si la glace est assez épaisse et pécher aussi !

Aless’ argue qu’il préfère pécher au supermarché…

(…)

Il a été convenu que chaque couple amène sa part de nourriture, d’alcool et son mètre cube de cigarettes pour Amaro. Habitué à la vie en plein air hivernal, en plus des raquettes, j’ai loué un traîneau qui nous permettra de transporter nos affaires et la bonbonne de gaz.

Jour J, heure H, je pile devant chez Amance. J’ai laissé l’Impala à Mady et pris sa Ford, plus apte à tenir sur les routes enneigées.

- Tu as pensé à prendre ton maillot de bain pour le jacuzzi ?

Amance est apparue sur le pas de la porte. Pour expliquer que nous partons pas tous les quatre ensembles, alors qu’Amance et Andy habitent sous le même toit, Alessandro a prétexté une affaire urgente de dernière minute et moi de devoir passer prendre la viande chez le traiteur. À un quart d’heure près, nous devrions arriver au début de la route forestière en même temps ou presque. Dans le coffre, Amance entasse ses affaires à côté des miennes.

- On ne dort que deux nuits, pas trente !

Les filles semblent s’être monté le bourrichon sur les froidures hivernales. Je regarde le traîneau arrimé sur le toit de la voiture qui paraît incongru à Beacon Hills, où il ne neige jamais ou presque.

- J’ai bien fait de ne pas prendre le petit modèle. Je vais faire chien de traîneau !

Je regarde Amance et lui fais la tête de l’épagneul breton triste.

(…)

Jared piaffe d’impatience sur la banquette arrière. Il va falloir que je le mette dans la confidence sans qu’Amance me voie. Car il pourrait bien attaquer Alessandro lors de notre blague aux filles. Pour cela, l’Italien m’a prêté l’une de ses écharpes. Je l’ai mise autour du cou pour que nos odeurs se mêlent. Cela devrait rassurer le chien, enfin je l’espère.

Nous avons deux heures de route, la météo est de notre côté, il fait soleil. Amance et moi avons fini nos cours à quinze heures. Il est prévu de dormir dans le chalet le vendredi et samedi soir et d’être de retour à Beacon Hills dans la soirée du dimanche.

- J’ai pris des lampes frontales supplémentaires ainsi que deux lampes tempêtes. On va arriver après le coucher du soleil.

Amance me questionne sur le trajet à faire.

- Rien de difficile. C’est une route forestière, donc un chemin large. Il n’y a que trois cent mètres de dénivelé à faire. Le chalet se situe à deux kilomètres de la route. Je passerai devant avec le traîneau, cela damera un peu et cela sera plus facile pour toi avec les raquettes. Puis le mec d’Andy pourra me relayer.

Je n’ai montré aucune photo à Amance pour lui laisser la surprise, l’arrivée de nuit, le chalet que l’on découvre à la lueur des frontales, l’absence de bruit, la nature… J’ai hâte d’y être.

(…)

Enfin arrivés. Comme prévu, nous sommes les premiers. Amance m’aide à descendre le traîneau du toit et nous prenons le temps de vider le coffre et de charger le traîneau. C’est Alessandro qui est chargé d’apporter la bonbonne de gaz. Je tends une thermos à Amance.

- Mady nous a fait du thé aromatisé.

Nous nous asseyons sur le capot de la voiture pour nous réchauffer les fesses en attendant les retardataires. Alors qu'Andy en profite pour prendre un bain de soleil, je m'amuse avec Jared et lui fais sentir l’écharpe. Il commence par grogner en reconnaissant l'odeur de l'Italien. Je le rassure avec mon aura et des caresses. Et pour bien marquer le chien et lui faire comprendre de ne pas grogner contre l'Italien, je lui noue l'écharpe autour du cou. Finalement ça l'amuse et il court pour faire voler les bouts.

- Jared est aux anges !

(…)

Une heure ! Ils nous ont fait poireauter une heure ! Comble de malchance, le point de départ du chemin forestier est dans une combe où on ne capte rien, pas de réseau. Amance a tenté en vain de joindre sa copine. La voiture de frime d’Alessandro s’arrête derrière la Ford. Je n’ai pas à jouer la comédie pour soupirer bien fort. Amance commençait à avoir froid. Dans vingt minutes, le soleil va basculer derrière l’horizon. Nous en avons pour une petite heure de marche. Je crois que je vais finir par coller Amance sur le traîneau et faire le trajet en courant.

Les portières claquent, les excuses fusent. Les filles sont contentes de se revoir alors qu’elles se sont quittées il y a moins d’une demie journée. Le sourire d’Amance me ravit. Je vais avoir du mal à jouer le rôle du pas content et faire cette farce avec Aless. Je me décolle du capot. Et c’est parti.

Alessandro s’avance vers nous en mode « je suis le mâle alpha qui va te piquer ta nana ». Je me gonfle à l’identique. Notre poignée de main est si forte que nous pourrions réduire un caillou en sable.

- Bonjour. Je suis Willem.

On inverse, je salue Andy pendant qu’Aless colle une bise sonore sur les joue d’Amance. Pff !

- Il reste de la place sur le traîneau pour quelques affaires en plus de la bouteille de gaz.



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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMer 13 Fév - 11:01

clickAlessandro & Andy, Amance & Willem
xxx
« Vacances j’oublie tout. »
Je tors le nez lorsqu’Will’ me montre une cabane en rondins perdue au milieu de nul part. Le truc avec quatre murs et un toit sans un minimum de commodité j’ai donné il y a peu. L’alpha s’inquiète également sur ma capacité à adapter mes tenues en fonction du lieu. Je me fous de sa tête.

- Armani fait aussi des vêtements « nature ». Oh ! Regarde ce chalet, y a une salle de ciné et une pi…
- On s’en tient à un budget r-a-i-s-o-n-n-a-b-l-e.
- Pff !
- Regardez celui-là patron, il est alimenté par des panneaux solaires.
- Sous vingt centimètres de neige, le solaire ça ne marche pas !
- Y a un groupe électrogène !
- Ça fait du bruit ça.


Nous tombons d’accord sur un chalet isolé au bout d’une route forestière que nous devrons parcourir en raquette. Il y a un lac où Will’ pense pouvoir pécher, mais surtout un jacuzzi. J’accepte de bonne grâce de fournir la bonbonne de gaz qui doit alimenter le chauffage de l’eau.

(…)

Le jour J, je prétexte une affaire urgente pour retarder mon arrivée chez les filles et ainsi ne pas croiser Will en ville. Andy a tellement hâte d’y être qu’elle me rejoint au Pink. Je donne les dernières consignes à Jerry. Je suis allé au magasin de sport pour m’acheter un sac à dos adéquat, puis j’y suis retourné pour prendre le plus grand modèle de luge. Mes affaires, l’alcool, mes cigarettes, et la bouffe préparée par Charlie ne rentraient pas dans le sac. Will’ m’a dit qu’il se chargerait de porter la bonbonne de gaz. J’imagine qu’il va m’inventer un truc de nomade.

Andy entasse son monceau d’affaires dans le coffre de la voiture. J’ai du mal à caser la luge et la bonbonne de gaz. Alors que je vais pour démarrer, Jerry arrive affolé : un mec de l’hygiène et sécurité est arrivé pour une inspection surprise…

(…)

Je n’ai pas commis de meurtre, mais il s’en est fallu d’un cheveu. Mon établissement est aux normes, il vient d’être refait. L’autre a cherché la petite bête. Je tente de rattraper notre retard, mais en vain. Ma voiture n’est pas adaptée aux routes enneigées. Je suis contraint de rouler prudemment. Andy essaye en vain de joindre sa copine. Les communications ne passent pas. Cela me contrarie, car cela veut dire que mes hommes ne pourront pas me joindre. Ryan sait où je vais. Mais un coup de fil est plus simple et plus rapide que se déplacer…

Je les vois au détour d’un virage qui nous les masque aussitôt. Enfin nous arrivons. Je vois le chien, mince je l’avais oublié celui-là. À côté de la voiture de Will’, il y a un grand traîneau. Je grimace, il va se moquer de ma luge. Nous descendons de voiture et allons saluer nos « amico ». J’arbore une veste de ski de grande marque sur un pantalon de randonné ajusté qui ne me change pas de ma classe habituelle. Will’ est en… homme des bois. Je lui serre la main et lui broie les phalanges.

- Ciao’ Willem, je suis Alessandro.

Puis je m’approche d’Amance et l’entoure de mes bras avant de lui coller deux bises sonores sur les joues. Will’ n’a même pas besoin de se forcer pour être agacé.

- Il reste de la place sur le traîneau pour quelques affaires en plus de la bouteille de gaz.
- Ce n’est pas de refus pour le gaz, sinon j’ai aussi apporté de quoi tirer nos affaires.


Je grimace un sourire, Will répond sur le même niveau, celui de deux mâles en compétition. Je décide d’ajouter une provocation de plus et me tourne vers Amance.

- Andy ne m’avait pas dit que sa colocataire était aussi magnifique qu’elle.

Sans attendre, j’attrape la main d’Amance et lui baise délicatement l'intérieur du poignet, mon regard de braise planté dans le sien. Jared qui était jusqu’à présent resté tranquille se met à gronder. Je remarque qu’il porte mon écharpe. Mais à quel moment l’alpha me l’a-t-il piqué ?

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Amance Jouve

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptySam 16 Fév - 22:07


Vacances j’oublie tout
Feat. Willou, Raymonde, Roquet et Jared



Je boucle ma dernière valise, enfonce dans le fond d’un sac de voyage le coussin de Jared, ses croquettes et son doudou. Il geins, assis à mes pieds en me regardant faire. Je souris et le caresse pour le rassurer :

-Tu viens avec moi, c’est promis.

Long soupir de sa part, il se lève et sors de la chambre.

-Bonjour l’enthousiasme.

Moi au contraire je le suis. Ce week-end, depuis qu’on en a parler je ne fais que d’y penser. Will a dit qu’il gérait le côté réservation, je lui fait suffisamment confiance sur ce point pour lui laisser les rênes... De mon côté, j’avais juste à préparer mes affaires ainsi que celle de Jared. Andy a tellement insisté pour que je l’emmène que je n’avais le cœur à refuser, et si Will avait d’abord tiqué sur ce point, j’avais réussis à décider mon loup à grand renfort de charmes.

Andy débarque dans ma chambre, donne un coup d’œil à mes valises. Je fronce les sourcils :

-Quoi? Ça te choque que j’en prenne autant ? Figure toi qu’il fait froid là bas et qu’il va y avoir plein de neige! La neige, quand ça fond, ça rend tout humide et après le linge sent pas bon. Si moi je ne vais pas le sentir, Willou si. Et pas question qu’il trouve que je sente mauvais.

Moquerie de la part d’Andy, mon coussin traverse la pièce pour s’écraser sur sa tête. Ça dégénère, on se retrouve à se balancer des paires de chaussettes en boule à travers le couloir. La guerre de la coloc’ est déclarée ! A l’heure de l’armistice, on compte trois grand blessé dans la décoration, un mort parmi les cadres et un Wes blasée de nos âneries.

(...)

Enfin le grand jour est arrivé. Je fait les 100 pas dans l’entrée en me rongeant les ongles, Jared me suis sans comprendre ma démarche. Will n’est pas en retard, mais c’est moi qui commence à stresser. Pas pour le week-end en soit, ou du moins si un peu, mais surtout à savoir si je n’ai rien oublié.

Une voiture se gare devant la coloc... Avec mon loup à l’intérieur. Ou est l’impala? Jared saute à la porte, quand j’ouvre c’est le premier à sortir pour faire la fête à Will, se roulant à ses pieds. Je souris niaisement en le voyant faire.

-Tu as pensé à prendre ton maillot de bain pour le jacuzzi ?

Je lève les yeux au ciel, lui vole un baiser.

-Bonjour mon chéri. Et oui figure toi que j’y ai pensé, j’en ai même pris deux.

Nous portons mes valises que j’entasse à côté de celle de Will, jetant au passage ma doudoune blanche, mon bonnet et mon écharpe sur le siège arrière.

-On ne dort que deux nuits, pas trente !

Je ris et secoue la tête :

-Y a les affaires de Jared aussi. Et je suis pas comme toi, moi j’ai froid. Toi t’es un radiateur à toi tout seul... T’as pas besoin d’emmener trop d’affaires!

Le coffre ferme, c’est qu’il n’y a pas trop d’affaires. Mon loup se plaint de faire le chien de traîneau, m’offre une tête de chien battu. Je ris et l’embrasse en passant mes bras autour de son cou.

(...)

Tout est blanc. De la neige, partout. Un épais manteau étincelant recouvre la forêt. Je suis aux anges, j’ai un sourire stupide sur le visage.

Traîneau descendu, affaire installé dessus, je regarde mon homme joué avec le chien en souriant tendrement, emmitouflé dans mon épais manteau. J’aimerais avoir le droit à ça tous les jours. Je sors mon téléphone, prend une photo alors que Will noue son écharpe autour du cou de Jared. Je l’enregistre et la met en fond d’écran. Mon sourire est encore plus niais alors que je regarde mon téléphone.

-Jared est aux anges !

Je murmure un « Moi aussi. » Mais Will ne semble pas l’entendre. Je regarde Jared courir comme un fou et écoute Will rire. Pour moi,c’est parfait.

(...)

Une heure dans le froid, c’est long, même avec le thé de Mady et Will comme compagnie. Jared a finis par s’installer tel un pacha sur le traîneau alors que je me suis coller contre mon loup à la recherche d’un peu de chaleur. J’ai bien tenter d’appeler Raymonde mais mon téléphone ne supporte pas le froid et de toute manière, le réseau est inexistant ici.

Enfin une voiture arrive, se gare derrière la notre. Je souris en reconnaissant ma coloc sur le siège passager tandis que Will soupire comme un gros ours en colère. Ça commence bien. Le couple sors de la voiture, j’étudie un bref instant la tenue et la gueule de tombeur du copain d’Andy. Un peu trop « Regardez-moi » à mon goût, mais après tout, les goûts et les couleurs ne sont pas chose à discussion. Je serre la main de mon homme un bref instant, histoire de lui rappeler que je suis là avec lui et que tout ira bien, avant d’aller serrer ma coloc dans mes bras.

-J’ai cru que tu n’arriverais jamais... Vous avez été faire vos affaires dans la voiture avant de venir ou bien ?

Je reçois une tape de la part de ma Raymonde, nous rions en chœur elle et moi. J’entend Will se présenter... Suivis d’Alessandro et de son accent mui caliente. J’hausse les sourcils et souris en coin avant de glisser a Andy:

-My my... Hâte d’en savoir plus pour t’enquiquiner autant que tu peux le faire avec moi.

Je jette un œil à leur poignet de main... Bon sang, c’est à celui qui va briser l’autre? Je me mord l’intérieur de la joue, me demande si au final c’était une bonne idée. Will s’approche pour saluer et se présenter à Andy tandis qu’ Alessandro s’approche de moi. Je me retrouve dans ses bras avec deux baisers sur les joues. Manière typiquement européenne, les américains ne sont pas comme ça. Je souris, légèrement gêné, me contentant de lui faire la bise comme ont peut le faire chez moi. Je peux sentir d’ici mon loup Alpha qui n’apprécie pas du tout ses manières. Il s’empresse de parler (ou de grogner, je ne saurais dire):

-Il reste de la place sur le traîneau pour quelques affaires en plus de la bouteille de gaz.

-Ce n’est pas de refus pour le gaz, sinon j’ai aussi apporté de quoi tirer nos affaires.

Round un, du jeu de qui mieux mieux. Grimace forcé des deux côtés. Je déteste la tournure que prends les événements. Je jette un œil à Andy, elle ne semble pas plus rassuré que moi.

-Andy ne m’avait pas dit que sa colocataire était aussi magnifique qu’elle.
-Pardon? Moi?

Ma main se retrouve dans la sienne, ses lèvres sur ma peau et son regard planté dans le miens. Je vire au cramoisis, mon cœur loupe un battement et me pince les lèvres. Euh... Je cherche du secour dans le regard de ma colocataire, elle semble tout aussi perturbée que moi. Ah. Génial. Jared gronde à mes pieds. Il c’est réveillé quand lui? Quelque chose d’autre gronde. Plus lourd, plus angoissant que celui que mon chien peut produire. Je tourne la tête vers Will. J’ai trouvé de ou ça venait.

Ma main se retire rapidement de celle d’Alessandro, je rattrape mon chien par son collier écharpe et tente un sourire pour détendre l’atmosphère :

-Haha ! C’est... C’est très gentil de votre part...

Je me rapproche de mon loup dans l’espoir de retenir ce qui gronde à l’intérieur de lui, une boule d’angoisse dans la gorge. Mais il semble tout tendus, prêt à sauter sur l’autre d’un moment à l’autre, avec comme acolyte un Jared prêt à tout pour suivre l’ Alpha. Je sens que ce week-end va mal commencer.


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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMer 20 Fév - 18:09

Andy & Alessandro & Willem & Amance


Vacances j'oublie tout




-Merci Monsieur !

La porte se referme sur le facteur et la blonde ne perd pas de temps pour sortir ses griffes, déchirant l'emballage sans peine avant de le jeter dans le vide poche, ne gardant que son dernier cadeau en date.  Un très joli maillot de bain rouge échancré là ou il faut, suffisamment bien taillé pour contrer le manque de poitrine et même revaloriser cette partie de l'anatomie. Il y a un jacuzzi dans le chalet où ils vont aller passer le weekend entre couples, et Amance lui a ordonné d’emmener un maillot de bain.

Une occasion comme une autre pour se permettre de se racheter des vêtements alors qu'elle a rayé le shopping de ses activités régulières. Il faut dire que sa banquière lui avait ordonné de faire un choix. Rembourser son prêt en quinze ans en faisant attention, ou bien vivre la grande vie, dépenser sans compter et conserver ses créances jusqu'à la retraite.

Elle grimpe les marches avec la discrétion d'un éléphant, puis termine dans un long dérapage à travers le couloir qui dessert les chambres de l'étage. Sa main s'accroche à l'encadrement d'une porte quand elle voit Sylvie tenter de mettre la maison dans son sac. La puma hausse un sourcil, avant de faire entrer sa tête, puis son corps tout entier dans la pièce.

-Hum hum...

Pas de réaction. Andy soupire, fait tourner son maillot de bain entre ses mains avant de viser Amance avec comme s'il s'agissait d'une fronde. Elle fait semblant de tirer, sa bouche imitant le son d'une flèche qui s'envole. C'est à cet instant que la brune se rend compte de sa présence, tournant la tête vers elle. Un petit échange de sourire, la blonde fixe sa copine puis ses valises avant de laisser tomber le verdict.

-T'es maboule Sylvie. Tu sais que ça dure que deux jours ?

Elle s'est renseignée, la neige ne veut pas dire qu'il fait si froid que ça. Enfin si soyons clairs, on se les gèle. Mais d'une façon différente, le corps ne le ressent pas de la même façon. Donc ils auront froid, mais leur signal en cas de catastrophe sera la perte de leurs orteils. C'est son père qui lui a dit, après lui avoir demandé pourquoi elle allait se rouler dans la neige. Qui étaient les personnes qui l'accompagneraient ? L'existence d'un possible petit ami a été complètement passée sous silence, alors que la présence d'Amance dans le rôle de la coloc super responsable a été fortement mit en avant. Résultat des courses : Des parents rassurés et très pressés de les accueillir toutes les deux.

Amance pourtant fait naître le doute dans son esprit. Une chose dont elle aurait pu se passer à quelques heures de ce grand départ vers l'inconnu. Même Shin s'est marré quand elle lui a dit qu'elle ne pourrait pas venir faire cours cet après midi, surtout quand elle lui a expliqué pourquoi.

Elle ne retient qu'une chose. La fin de la tirade de Sylvie. Elle fronce le nez avant de se le couvrir avec son maillot de bain pour lâcher d'un ton moqueur.

-C'est bien qu'il s'en soit pas déjà rendu compte...

Elle part pour aller finir ses affaires et se doucher avant de partir. Mais elle ne fait même pas deux pas que sa tête part en avant, brutalement heurtée par un coussin provenant de la chambre d'Amance. Les déductions s'enchaînent, les neurones d'Andy s'embrasent. Elle renvoie la pareille, jetant une brosse à dent en direction de la brune avant d'être surprise par un nouveau projectile.

[...]

Ses sacs ont vites été terminés, mais c'est cette bataille imprévue et le rangement qui a suivi qui l'ont presque mise en retard sur son planning prévu. En plus du temps qu'il lui a fallu pour attacher solidement ses gros sacs sur son vélo. Déjà que ce dernier commence à tirer un peu dans les virages, il manquerait plus qu'elle le maltraite un plus pour qu'il décide de la lâcher un beau matin. Une fois son vélo à l'abri, elle a prends ses deux gros sacs de randonnée en main avant d'entrer dans le Pink.

Un grand sourire au barman qui s'active derrière le bar et elle part à la recherche d'Alessandro. Un câlin et un échange de baiser plus tard elle est déjà prête à partir, venant de refermer le coffre de la voiture après y avoir rangé ses affaires. Elle soupire face à la quantité de matériel qu'ils s’apprêtent à emmener pour seulement un weekend. Certes ils partent à quatre et les vêtements pour le froid prennent plus de place, mais il ne faut pas oublier que le second binôme emmène lui aussi beaucoup de choses.

Ils sont sur le point de partir, Jerry débarque. Un gars de l'hygiène vient se mêler de leur weekend nature et retarder leur départ.

[...]

-Mademoiselle vous partez dans quel coin ?

Les yeux de la puma deviennent des fentes tant elle les plisse alors qu'elle analyse ce que vient de lui demander Jerry. Elle hausse ses sourcils bien vite dissimulés sous le bonnet de laine crème qui recouvre sa tête. Elle se regarde, passant son regard sur les botinnes fourrées qui se transforment en un pantalon qui en cache un autre pour finalement arriver à son gros manteau hivernal. Le pire reste ses mains, enveloppées dans ce qui ressemble à un hybride entre la moufle et la mitaine.  On sent bien que sa tenue est plus faite pour être utile que jolie. Elle sourit, pointe du doigt l'homme avant de lui répondre sur un ton malicieux.

-Hawaii.

[...]

Cela a prit du temps mais ils sont enfin partis. Elle tente d'appeler son amie pour la prévenir de cette catastrophe impromptue qui leur a collé une grosse heure de retard dans les pattes. Manque de tonalités du côté de la brune, sa coloc et son homme restent injoignables.

Dehors le paysage se couvre de tâches blanches sous les yeux émerveillés des habitants de la voiture. Pour Andy tout cela est bien nouveau, et le fait qu' Alessandro soit forcé de rouler prudemment lui permet d'apprécier ce paysage qu'elle ne peut s'empêcher d'appréhender.

[...]

Blanc. Tout est blanc et ce quelque soit l'endroit où elle pose les yeux. Elle espère que ce n'est qu'une mauvaise passe à franchir pour enfin arriver dans un endroit moins gelé. Mais au loin, au détour d'un virage elle aperçoit Amance et sait que c'est la fin du voyage pour eux. La voiture d'Alessandro se stoppe derrière une vieille Ford qu'elle ne connait pas. Elle sait que ce n'est pas la voiture de Willem car ce dernier possède un modèle très facilement reconnaissable et bien plus classe.

A peine les pieds posés dans la neige, elle se dirige vers son amie bras grands ouverts, un sourire collé aux lèvres, heureuse de la retrouver.  Elle serre Amance dans ses bras, les garçons se saluent eux aussi, avec sans doute un peu moins de joie de vivre. Les mains se serrent, des phalanges craquent, Andy jette un œil, surprise en voyant son pote Jared aussi calme alors que la dernière fois il avait l'air d'être tenté par le fait de manger un morceau d'italien au petit déjeuner. La blonde sourit au chien, le trouvant bien beau avec son écharpe autour du cou. Son attention se reporte sur Willem qui avance vers elle, tentant d'avoir l'ai détendu, mais pas forcément bon acteur.

-Salut je suis Andy, la coloc de...

Andy se fige, tournant la tête dans la même direction que l'homme pour comprendre ce qui peut à ce point l'intéresser. Elle se doute de la raison avant même que celle-ci n'entre dans son champ de vision. En effet le roquet joue au joli cœur...  Amance semble perturbée et son prince charmant à l'air bien plus...grondant ?  C'est sans compter sur le chien qui a l'air de se souvenir en cet instant bien précis qu'il n'aime pas l'italien. Andy fixe l"animal, ce dernier s'approche de sa maîtresse quand elle retourne hors de portée des mains d'Alessandro et de son baratin. Il a tenté de passer du niveau Sicilien charmeur à celui du Vendeur de roses pakistanais flippant. Et s'est planté en beauté.

Tout ça pour en arriver à deux loups prêts à se sauter à la gorge.

-Alessandro.

La voix est ferme, un simple appel cumulé à un ordre mêlé avec une pointe de supplication. Tout ceci se fait distinctement entendre dans sa voix quand un éclair vert d'avertissement traverse son regard rivé vers son loup. Jared gronde, Alessandro soutient son regard un bref instant. Elle fait signe au chien de se calmer. Il vaudrait mieux pour la suite des événements que l'animal retourne jouer avec cette écharpe qu'il a autour du cou.

L'écharpe. Ce bout de tissu ne lui semble pas inconnu. Elle fronce le nez, quasiment entièrement caché sous son écharpe. Un pli se forme sur son front alors que dans sa tête la machine à calculer se met en route, cherchant qu'elles sont les probabilités pour que l'histoire qui défile sous son crâne s'avère réelle. Mais à aucun moment elle ne baisse les yeux, son regard rivé vers Alessandro. 
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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMar 26 Fév - 11:31





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A, A et A


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Amance mord à l’hameçon. Je sens qu’elle devient inquiète. En même temps, je suis heureux de sa réaction vis-à-vis d’Aless’. Elle est restée sur la réserve, bien que le rital ait mis le paquet. Je m'en veux de lui faire cette blague. Je saurai me faire pardonner ensuite.

- Alessandro.

Andy est aussi sur la défensive. Sa voix est ferme à la limite de l’injonction. Aless’ a joué sa part. Je ne vais pas le laisser jouer seul le mauvais rôle. Je m’approche, menaçant. Les filles retiennent leur respiration. J’ai un mal fou à ne pas rire. Pour cela, je me concentre sur l’image d’Aless qui fait du gringue à Amance. Cela marche assez bien, elle est à moi !

- Mais attend ! T’es pas le type pas net des combats clandestins ? Ton accent de pacotille, c’est pour faire genre ? Ben c’est raté, car t’es ridicule. Et ne t’avise pas de draguer ma femme.

Au fur et à mesure que je parle, nous sortons tous deux nos attributs lupins. Jared grogne, il est un peu perdu sur ce qu’il doit penser. Aless’ réplique, j’en prends pour mon grade, me fait traiter de hippie et autres qualificatifs fleuris. Je ne le laisse pas finir et l’empoigne pour l'envoyer voler et manger la poudreuse à trois mètres. Glapissements féminins, Andy tente de s’interposer ou esquisse le geste de le faire, mais Aless ne lui en donne pas le temps et me saute dessus. Nous voilà parti dans une empoignade grognonne.

- T’imagine pas faire le poids contre un alpha tout de même ?

Nous roulons au sol et nous nous envoyons voler. Esbroufe impressionnante, quand on connaît notre force de frappe à tous deux. Aless’ me désarçonne, je bascule de l’autre côté du talus, mais avant de glisser, j’arrive à agripper sa manche et l’entraîne avec moi. Nous dévalons la pente mêlé l’un à l’autre, Jared à notre poursuite. Les filles suivent avec un temps de retard, affolées. On s'enfonce dans la neige. Quand enfin notre roulade s’arrête, j’ai la chance d’être au-dessus d’Aless’. J’en profite pour lui faire bouffer de la neige. Les filles ne sont pas encore à notre niveau, elles ne voient pas la banane qui illumine mon visage. Je m’amuse comme un gamin aux dépens de l’Italien.

Aless’ a beau être un oméga, il sait se battre. Il monte souvent sur le ring de son club de combat. Alors alpha ou pas, je ne sais pas comment il s’y prend, mais je me retrouve sur le dos à bouffer de la neige…

- Mais euh !
- Wouf !


Il y a longtemps que je ne m’étais pas amusé autant. Je n’imaginais pas l’Italien se prêter à cette farce avec autant d’ardeur. En fait, je crois que nous avions tous deux besoin de décompresser et de quitter nos costumes d’hommes sérieux. Je bascule le bassin et Alessandro fait un soleil. Je n’ai pas appris à me battre sur un ring, mais j’ai eu une horde de cousins avec qui je me suis bien chamaillé gamin. Jared a compris que nous nous amusons, il tire sur le bas du pantalon d’Alessandro.

- Je sens qu'on va rire…
- Wouf !



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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMer 6 Mar - 11:55

clickAlessandro & Andy, Amance & Willem
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Amance recule, plus gênée que troublée. Mon charme n’opère pas, la jeune femme est très attachée à Willem. Mon amitié pour l’alpha fait que je ne me froisse pas, ou pas trop.

- Alessandro.

La voix d’Andy me crispe, j’ai l’impression qu’elle me rappelle comme un vulgaire chien. Il y a un ordre dans ce ton qu’elle a pris. Une supplication aussi, mais ma fierté se focalise sur la première impression, la mauvaise.

- Mais attend ! T’es pas le type pas net des combats clandestins ? Ton accent de pacotille, c’est pour faire genre ? Ben c’est raté, car t’es ridicule. Et ne t’avise pas de draguer ma femme.
- Tu sais ce qu’il te dit le type pas net ?


Willem grogne, je n’ai aucun mal à répondre et surenchérir dans un grondement roque. Mes crocs sortent de mes lèvres, menaçants.

- T’es pathétique mec ! T’as conscience d’être un caniche ? Hippie mal dégrossi, tu sais que la chemise à carreaux en flanelle c’est dépassé ? Tu vis dans quel siècle ? Et…

Will’ a bondi. Dans la vraie vie, j’aurais dégainé et lui aurais collé une balle entre les deux yeux, seule option que j’ai pour rivaliser avec lui. Mes pieds décollent du sol et je plane sur quelques mètres.

- T’imagine pas faire le poids contre un alpha tout de même ?
- Alpha de cirque !


Je cache ma surprise. Je m’attendais pourtant à cette attaque, je sais que c’est un alpha. Mais pour moi, Will’ est le bon gros nounours gentil, la force tranquille. Pour la première fois, je sens sa puissance et sa force. Quelque chose de primaire et sauvage, ce con me ferait presque peur. Shepherd est peut-être un non violent, mais il a un potentiel qui ne demande qu’à sortir. Tobias a une chance inouïe d’être encore en vie. Alors que je bouffe de la poudreuse là où j’atterri, je réalise que Will’ n’est pas juste un alpha. J’en ai déjà assez croisé, senti leur aura et à quelques rares occasion goutté à leur griffes. Là c’est différent. Je sens chez mon ami, le poids des générations de loups, il est né ainsi, son père, son grand-père et la longue lignée de ses ancêtres sont nés loups. Force, mais aussi sagesse, c’est ce qui se dégage de lui alors qu’il attaque à nouveau. Je le cueille avec mes pieds et l’alpha vole.

Andy tente de s’imposer, mais je ne lui laisse pas le temps. Je ne veux pas qu’elle se blesse ou prenne un coup par erreur. Un combat truqué s’engage. Nous glissons sur le terrain en pente, Will’ a du mal à ne pas rire. Il y a longtemps que je n’ai pas fait ce genre de choses. Pire, j’ai beau remuer ma mémoire, depuis quand ai-je agi pour simplement faire l’andouille ?  La joie simple de l’alpha est communicative et je me prends au jeu, je lui fais manger de la neige autant qu’il le fait. Notre roulade s’arrête enfin sur un replat. Will’ est assis sur moi.

- Pff !

Pas question que je lui laisse la position du dominant, question d’image. C’est finalement facile de le désarçonner, Will’ ne sait pas se battre. Je rétablis mon honneur en le collant sur le dos et bourrant sa veste de neige.

Les filles descendent vers nous, la panique leur noue la gorge. Il est temps de stopper ce cirque ou elles vont nous le faire payer chèrement. J’ai d’ailleurs quelque chose dans mes bagages pour me faire pardonner et j’avais conseillé à Will’ de faire de même.

- Mais euh !
- Wouf !


Jared aussi s’amuse. Il avait été inquiet au début, mais il a vite senti que nous nous amusions. Jeu de mains, jeu de vilains, la chemise de trappeur de Will’ s’emplie de neige. La surprise passée, il me renverse. Jared se fait son complice et tire sur mon pantalon.

- Je sens qu'on va rire…
- Wouf !
- C’est froid !!!

Willem a profité de mon vêtement qui se baisse, pour me coller une poignée de neige dans mon boxer. Je l’attrape, le ceinture et le shampouine le museau. Nous éclatons de rire au moment où nos nanas nous rejoignent. Un tas d’émotions passent sur leur visage. Je ramasse une boule de neige, Andy fronce les sourcils, je lui souris. Elle se la prend dans le cou. Will’ se dégonfle et Amance reste indemne… jusqu’à ce que je la baptise aussi.

- Pas de jalouses.

Nous nous remettons sur pieds en nous ébrouant et grimaçant. C’est froid !

- T’as de la poigne mon pote, mais ta garde est pourrie. Viens une fois au HCC je te montrerai quelques trucs. J’ai pris la viande au magasin que tu m’as recommandé.

Je donne une accolade à Willem qui me la rend. Les filles nous regardent, les yeux comme deux ronds de flan.

- On se connaît depuis longtemps ! Vous auriez vu vos têtes !

Je pense qu’elles ont compris, mais je précise quand même pour écarter les doutes. Jared fait des allers-retours entre elles et nous, tout joyeux. Le chien loup semble avoir apprécié l’amusement. Les filles… Andy me jette un regard noir.

- Mio gattino !

Avec une élégance toute relative, j’enlève ce que je peux de la neige qui blinde l’intérieur de mon pantalon.

- On y va ? La nuit tombe déjà.


(…)

Nos oreilles de loups ont pris cher. Nous avons promis de nous faire pardonner, mais les filles restent suspicieuses. Nous marchons en file indienne. Willem est devant avec son traîneau, il trace le chemin comme l’habitué qu’il est des étendues sauvages. Je ferme le convoi avec la luge qui s’enfonce sous le poids de nos affaires. Je râle contre Will’ qui aurait pu me donner l’idée de louer aussi un traîneau, bien que je ne vois pas comment j’aurais pu le fixer sur le toit de ma voiture de sport.

Le soleil a disparu, seules nos frontales donnent de la lumière dans ce monde silencieux. Le bruit de la ville me manquerait presque. Je ne suis pas habitué à autant de silence.

- Wouf !

Il y en a un qui s'éclate...

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMar 2 Avr - 9:40

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Vacances j’oublie tout
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-Willem!!

Ma voix monte dans les aigüe, un tremolo de panique m'échappe alors que je regarde nos petits amis respectifs se battre et s'envoyer voler. Je savais que ça tournerais mal cet histoire. " Mais non ma chérie, tu sais bien que je ne me bas pas comme ça... " , "Fais moi confiance ma chérie..." ... Mon cul ouais!! La il est en train de faire bouffer la neige à l'italien. Je me précipite à leur suite, la peur au ventre, la gorge serrée, Sylvie passe devant moi. Je glisse dans la neige, perd un gant dans ma course et mon bonnet finis raccrocher à une branche d'arbre. Sylvie me suis dans la course, sa main dans la mienne, m’aidant même à me relever quand je patauge dans la poudreuse. J'ai peur de ce que je vais trouver en bas. Par pitié, pas de sang...

J'arrive tout essouflé, inquiéte et paniquée... Pour les trouvers en train de jouer. Attend. Ils jouent? Pire, ils s'amusent sans même s'inquiéter de savoir si nous on a eu peur. Je jette un regard a Andy. Elle semble prête à en égorger un. Je serre les dents, inspire profondément. Je siffle un petit coup sec. Jared reléve la tête vers moi, la queue battante et la langue pendante, tout content de jouer avec ses deux accolytes. Les garçons sont mort de rire. De toute évidence ils étaient de méche... Surement un truc de loups. Et ils nous ont fait marcher. Ou plutot courir. Et bête comme on est , on a mis les deux pieds dedans. Je passe de la colére à la rage. Will me regarde avec son petit sourire, une boule de neige dans la main. Mes bras se croisent sur ma poitrine et je me referme sur moi même en marmonnant un "Tu vas me le payer très cher." bien français. Il se ravise, lache la boule de neige alors qu'Andy en prend une de la part de son loup.

Je lache un cri de surprise en ramassant une boule de neige sur la tête.

- Pas de jalouses.

Je grommelle plusieurs insultes bien française a l'égard de l'Italien, retire la neige de mes cheveux alors qu'Aless parle de banalité avec mon homme. Le HCC? De la viande qu'il lui a conseillé...? Stop. Marche arriére. Ils se connaissent? Je les regarde tour à tour, un peu perdu. Le loup confirme ma pensée. Je bouillonne. Je m'étonne de ne pas faire fondre la neige sous mes pieds tellement je suis furieuse. Comment ont il pu...? J'étais morte d'inquiétude! Je suis sur qu'Andy l'était aussi! Et eux... C'est plus fort que moi.

-Petit con!

J'ai appris tous les gros mots français possible à Will. Je sais qu'il à compris, ou du moins à moitier. Je tourne les talons alors que mon Alpha tente une approche. Alors là... Tu vas devoir courir, mon garçon.

[...]

J'ai froid. J'ai pas retrouvé mon gants et je suis toujours remontée contre Will et Aless. Accroché au bras de Raymonde, on suis le chemin que Will trace pour nous, suivis par Aless qui galère plutôt pas mal. Bien fait, ça lui fera les pattes. Jared cours autour de nous, effectuant des petits cercles, enfouissant son museau dans la neige avant de le ressortir et de s'ébrouer. Lui au moins, il s'amuse. Je souris en le voyant faire. Il a l'air un peu stupide avec son écharpe autour du cou, ou tout droit sortis d'un film d'animation pour enfant, ça dépend du point de vue.

A la lueur des frontale, le chalet se découvre, beauté niché au coeur de la forêt. Tout est calme, pas de ville, pas de polutions, personne à des kilométres... Je ferme les yeux. Ca me rapelle un peu les hiver dans le Gévaudan. La colére fait place à la nostalgie durant un court instant, un sourire étire les commissures de mes lèvres.  Peut-être que le week-end ne s'annonce pas aussi pourris, au final.

Je regarde mon amie et colocataire, lui souris et sers son bras contre moi. Dans tous les cas, on est à deux pour faire face aux idioties de nos hommes.

[...]

-Je sais allumer un feu, je suis pas en sucre, et je t'assure que je ne vais pas fondre devant la cheminée. Alors laisse moi faire, s'il te plait.


L'intérieur du chalet est une pure beauté, digne d'un film hollywoodien. Une énorme cheminée en pierre, des canapés super moelleux et un tapis gigantesque. Dans la salle à manger une grande table en bois avec des chaises en cuir relativement moderne contraste avec la pierre et le bois des murs. Deux grandes chambres, avec des lits immenses et un tas d'oreillers à plume. Une salle de bain avec douche à l'italienne et baignoire pour deux. Et le top du top : un jacuzzi extérieur qu'Aless est en train de mettre en route avec Andy.

Je jette un coup d'oeil à Will et son regard de chien battu. Je suis toujours en colére aprés lui. C'était une trés mauvaise blague. Et pour courronnée le tout, la seule façon qu'il à trouver pour le moment pour se faire pardonner, c'est de me couver comme une enfant. Ce que je déteste. Je prend le paquet d'allume feu de ses mains, place le bois dans la cheminée et l'allume. Je m'assure qu'il est bien partis avant de refermer la porte de l'insert.  J'hausse les sourcils, satisfaite et pose le briquet dans la main de Will :

- Et toc.

Je tourne les talons, Jared sur les talons, abandonne mon homme devant la cheminée. J’ai presque honte de mon comportement, surtout quand il me fait ce regard là. Mais d’un autre côté, je suis toujours remonté et en colère. Je fais la moue, me hisse sur la pointe des pieds et lui vole un baiser du bout des lèvres:

-Viens m’aider à préparer les hamburgers... Tu feras déjà un pas dans ton chemin de croix.

(...)

La tête de Will vaut tout l’or du monde. Pour la première soirée, on a prévu des hamburgers. Il devait y avoir que le miens de végétarien de base, mais rien que pour me venger, j’ai décidé de ne sortir aucune viande . Et la tête de Will en voyant tous les légumes qu’il va devoir avaler sans la moindre miette viande me donne presque envie de le pardonner. Je ris en silence. Si le loup de Sylvie est aussi carnivore que le miens, ça promets. Même mon chien a décider de quitter la cuisine en s’apercevant qu’il n’y avait rien à se mettre sous la dents. Vengeance numéro 1, action.


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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 4 Avr - 16:29

Andy & Alessandro & Willem & Amance


Vacances j'oublie tout




La situation dégénère tellement vite sous leurs yeux qu'Andy oublie cette écharpe familière qui est nouée autour du cou de Jared. Face à leurs regards impuissants les garçons sont en train de chercher à savoir qui à la plus grosse et le chien en rajoute une couche en se mettant à grogner.

Ce weekend à la neige est en train de virer à la catastrophe avant même d'avoir eu le temps de réellement commencer. La colère prend le dessus sur sa peur quand son homme apprend à voler avec une grâce toute relative devant elles. Sa bouche s'ouvre, prête à laisser s'enfuir un juron qui reste bloqué par l'angoisse dans sa gorge. C'est un simple glapissement de terreur qui arrive à se faire entendre alors qu'elle se met enfin en mouvement pour tenter de s'interposer entre les deux loups.

Sa lenteur due à sa difficulté à se mouvoir dans cet épais manteau blanc l'empêche de faire quoique ce soit pour tenter de stopper cette escalade de la violence. Alessandro se redresse, puis se jette sur Willem. L'homme d'Amance et le sien disparaissent de leur champ de vision, et ses doigts se referment automatiquement autour de ceux de la brune quand elle vient poser sa main dans la sienne. Son amie traînée derrière, ses pieds habituellement si gauches ayant visiblement comprit l'urgence de la situation, elle progresse à travers cette marée de neige en direction des bruits qui leur indiquent la position des deux loups.

Sa main lâche brusquement celle d'Amance quand cette dernière s'écroule dans la neige, et même si la blonde sauterait habituellement sur cette occasion de se moquer de son amie, le cœur n'y est pas. Elle se contente de se tourner vers la brune, faisant un pas vers elle avant de glisser ses mains sous ses aisselles pour la redresser sans perdre de temps. Une fois la française bien droite sur ses deux jambes, Andy lui jette un dernier regard pour s'assurer qu'elle va bien avant de continuer à avancer pour retrouver les deux idiots qui semblent enfin s'être stoppés.

Ils sont proches, et quand elle relève la tête vers eux pour voir l'étendue de la catastrophe, elle se fige un bref instant face au spectacle qui s'offre à son regard. Les garçons qui se battaient quelques minutes plus tôt sous leurs yeux sont à présent en train de rire comme de grands enfants. Jared aboie, fou de joie, ajoutant sa pierre à l'édifice. Son regard croise celui incrédule d'Amance. Elle est certaine d'avoir la même expression de surprise que son amie affichée sur le visage.

Puis la colère refait surface, l'idée d'avoir été prise pour une idiote ne lui plaisant pas du tout. Ses sourcils se froncent alors qu'elle se prépare à invectiver les garçons, mais son regard s'attarde sur Alessandro. Alessandro et ses deux mains fourrées dans la neige, qui ressortent de cet épais manteau blanc avec une boule de la chose froide et honnie entre les mains. Le sourire de son loup n'étant en rien rassurant.

-Non !

Sa voix se casse dans un cri étranglé quand la boule éclate dans son cou. Elle se crispe comme une tortue tentant de rentrer dans sa carapace face à ce froid, retenant une moquerie quand Amance se fait baptiser à son tour.

Les garçons se connaissent, Alessandro confirme ce fait qui est devenu une évidence au vu de leurs mines enjouées et de la petite scène qu'ils viennent de leur offrir. Amance parle, du français donc sûrement des gros mots vu qu'elle ne se sert de sa langue maternelle que pour ça ou presque. Jared court entre elles et les garçons, et c'est en fixant l'écharpe du chien qu'Andy achève de comprendre. Sa mémoire ne lui a pas fait défaut, mais elle a mit un peu trop de temps à relier le morceau de tissu à toute cette histoire.

Elle agrippe la main de son amie dans la sienne, jetant un dernier regard noir à son homme et à son copain, tentant de rester forte quand l'italien l'appelle. Ne pas céder, rester forte et faire la tête au moins jusqu'à leur arrivée au chalet est une question d'honneur.

[...]

Serrée contre son amie, leurs mains toujours accrochées l'une à l'autre, Andy avance prudemment, peu sûre de ses capacités à éviter une rencontre avec le sol. La neige c'est froid. Terriblement froid. Ses dents claquent alors qu'elle continue de marcher sur la piste damée par Willem et son traîneau. Le bruit de leurs pieds s'enfonçant dans l'épaisse couche de neige, la luge qui s'enfonce dans celle-ci, tirée par Alessandro qui semble peiner avec sa charge. Les seuls sons brisant le silence avec les aboiements du chien. Tout cela s’efface pour laisser place à l'émerveillement quand face à eux le chalet fait son apparition entre les conifères, éclairé par la lueur des frontales. Bouche entrouverte face à ce spectacle, elle se stoppe un instant, manquant de trébucher quand derrière elle Alessandro se fait plus proche. Elle reprend sa marche, pressée d'être enfin au chaud pour pouvoir se changer et troquer son pull trempé par la neige fondue qui a coulé le long de son dos contre quelque chose de sec.

[...]

L'intérieur du chalet est magnifique, si différent de ce qu'elle a toujours connu à présent. Elle en voudrait presque à ses parents pour ne jamais les avoir emmené passer des vacances à la montagne son frère et elle. Mais ces derniers sont plus attirés par l'océan et les plages baignées de sable chaud et de soleil que par la neige. Ils n'ont d'ailleurs pas cherché à dissimuler leur hilarité quand leur fille leur a apprit qu'elle allait passer un weekend dans ces conditions qui pour eux relèvent de l'extraordinaire.

Toutefois elle ne profite pas bien longtemps de l'intérieur du chalet et accompagne Alessandro quand ce dernier lui demande de venir lui donner un coup de main pour mettre le jacuzzi en marche. Sans lui accorder le moindre sourire elle le suit, pour laisser son regard glisser sur les fesses de son homme quand l'occasion se présente. Amance a décidé de s'occuper d’allumer un bon feu, et Willem à la tête du gars qui pense que sa copine est en sucre. Andy est bien heureuse de fuir le couple. Surtout avec sa coloc qui fait sa tête de mégère. 

[...]

Silencieuse, elle observe Alessandro qui se débat avec la bouteille de gaz et les branchements adéquats. Il lui a gentiment fait comprendre qu'il pouvait s'en charger seul quand en proie à l'agacement la puma a failli briser le bidule qui surmonte la bouteille. Le loup à visiblement comprit qu'elle souhaitait rester figée dans sa bouderie pour l'instant. À part quelques sourires insistants et des tentatives avortées pour l'amadouer avec des mots doux qu'elle trouve en temps normal adorables, il lui laisse pour l'instant tout loisir de faire la tête.

C'est finalement la puma qui coupe la silence de la nuit, ne pouvant s'empêcher de sourire quand un souvenir de leur première virée à deux refait son apparition dans son esprit.

-Cette cabane est bien mieux que la précédente. Et cette fois tu as ton jacuzzi.

Bon il faut bien avouer que ce n'est pas bien difficile de faire mieux que cette traque dans les rocheuses et cette petite cabane qui leur avait offert l'asile le temps d'une nuit. Même si dire que les souvenirs liés à cet endroit ne sont pas agréables ne serait rien d'autre qu'un odieux mensonge.

Le loup redresse la tête alors qu'il achève de vérifier le bon fonctionnement des branchements effectués. Il lui rend son sourire et se redresse avant de faire un pas vers elle. Hissée sur la pointe des pieds, elle pose sa bouche sur celle de son homme dans un baiser chaste pour s'en éloigner avant que ce dernier ne puisse approfondir la chose. Il va devoir ramer encore un peu s'il espère avoir plus ce soir. Même s'il faut bien avouer qu'elle est heureuse de constater qu'il peut lui aussi régresser complètement et s'amuser comme un gosse quand il est avec un bon compagnon de jeu. Et puis Willem c'est un peu Monsieur Parfait si elle se fie aux dires de sa colocataire à propos de son homme. C'est très rassurant de se dire qu'Alessandro a aussi des relations moins louches que celles qu'elle lui devine dans le milieu de la pègre.

Elle retire son bonnet, dévoilant ses cheveux blonds nattés et remontés dans un chignon devenu désorganisé au fil du temps. Tout compte fait la température n'est pas si insupportable qu'elle ne l'avait craint. Le corps s'acclimate, et même si c'est loin des chaleurs caniculaires qu'elle a connu durant presque toute sa vie, elle ne devrait pas non plus perdre ses orteils à cause du froid.

-Ton pote doit galérer à l'intérieur avec Amance. Je suis un agneau en comparaison avec elle. Mais je pense que faire définitivement don de ton écharpe à Jared devrait te faire remonter dans les bonnes grâces de Sylvie.

Ou pas. La brune est têtue, mais elle espère bien que Willem aura réussi à la dérider, sinon ce weekend va être long. Terriblement long.
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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyDim 14 Avr - 18:10





Feat :
A, A et A


Vacances j’oublie tout


Je me suis amusé comme un gamin et Aless qui se prêtait au jeu pour faire râler les filles s’est aussi laissé aller. Je ne lui avais encore jamais vu une telle spontanéité dans le regard. Le temps d’un jeu, il était redevenu un homme simple. Je crois que ce weekend va faire du bien à tout le monde.

- Petit con !

Je rentre la tête dans les épaules. Amance utilise le français que dans deux circonstances : pendant nos ébats amoureux, et là on est très loin d’une telle scène et quand elle est fâchée.

Elle est fâchée.

Je m’approche d’elle en mode cocker battu, d’habitude elle fond, là je me paye le dos de son blouson. Je grimace. Me faire pardonner va être plus compliqué que prévu. Il y a bien l’astuce évoquée par Aless’, mais ce n’est tellement pas mon style, ou plutôt pas un geste que j’aurais pu trouver tout seul. J’ai arrangé un truc un peu plus Willou qu’Amaro. Mais…

- Tu crois qu’il faut sortir le truc maintenant ?

J’ai chuchoté alors que les filles remontent la pente qu’elles ont dévalée en catastrophe. Aless’ me dit d’attendre, de ne pas griller une cartouche pour rien. Je soupire, mais fais confiance à mon ami sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire dans une telle situation.

(…)

Je trace le chemin avec le traîneau. L’effort me fait du bien et tempère mon inquiétude. Amance ne m’a toujours pas adressé la parole. Je comprends qu’elle soit un peu fâchée, mais j’imaginais me faire pardonner rapidement. L’idée de cette blague me semblait si… Je profite d’être devant pour ne pas cacher ma peine. Je me sens dans la peau du plus grand des nigauds. Normalement, elles auraient dû être contentes qu’Aless et moi nous nous connaissions. Amance et Andy avancent derrière moi, se soutenant mutuellement. La puma aussi est fâchée. Je sens la détresse de la féline, la neige n’est pas son élément. J’hésite à me retourner et dire des mots rassurants. Mais j’ai peur de m’enliser encore plus. Alors, j’avance et veille à tenir un rythme adaptée aux filles. L’Italien ferme le convoi, je crois que sa présence derrière elles, les rassure. Le seul qui n’est pas impacté par l’ambiance plombée, c’est Jared qui court à droite, à gauche. Là, j’aimerais être à sa place, heureux et insouciant.

Enfin le chalet apparaît à la lumière de nos frontales. Arriver au soleil couchant aurait été mieux, mais le lieu en impose malgré la faible vision limitée aux faisceaux de nos lampes. Les filles sont impressionnées. Je sens l’humeur d’Amance changer, mais lorsque je me retourne, elle évite mon regard. Je grimace un sourire. Je ne sais pas s’il faut que je tente une approche ou que j’attende qu’elle vienne à moi. Je lance un regard à Alessandro, il hausse les épaules imperceptiblement.

La galère…

Mon moral tombe dans mes chaussures. Je libère le sac d’Amance du traîneau, et m’occupe du reste des affaires pendant que les filles investissent les lieux. Pas un mot n’a été échangé.

Après plusieurs voyages, toutes les affaires sont à l’intérieur. J’ai donné à Alessandro la bonbonne de gaz. Il semble penser que mettre en route le jacuzzi pourrait nous apporter des points positifs. Quand Amance s’approche de la cheminée pour l’allumer, je me propose naturellement de le faire. Je tente de me racheter en étant utile.

-Je sais allumer un feu, je suis pas en sucre, et je t'assure que je ne vais pas fondre devant la cheminée. Alors laisse-moi faire, s'il te plait.

- …


Le confort du chalet m’importe peu, le froid dans le regard de la femme que j’aime rendrait miteux n’importe quel palace. Quand les branches disposées par Amance commencent à donner un peu de chaleur, cela ne me réchauffe pas.

- Et toc.

Elle me rend le briquet et me tourne le dos. Mon cœur plonge dans un abîme. Jared sent ma détresse, il hésite à venir coller sa truffe sur ma main ou suivre sa maîtresse. Je lui fais un geste imperceptible, une réponse que seul un loup peu comprendre : sa maîtresse d’abord. Mon regard s’enfuit dans le vague, je suis totalement démuni face à cette situation. Et toute mon expérience de médiateur n’y peut rien. Impossible de prendre du recul quand on est soi-même impliqué. Je me projette tant depuis que je l’ai rencontrée, jamais je n’avais imaginé…

-Viens m’aider à préparer les hamburgers... Tu feras déjà un pas dans ton chemin de croix.


Amance m’a surpris en revenant sur ses pas et en embrassant ma joue. J’aurais une queue comme Jared, elle ferait le moulin à vent, tant je suis content. Elle m’a donné un bisou, c’est que je suis à moitié pardonné. Mais elle a parlé de chemin de croix…

(…)

J’avais rangé toute les provisions dans les placards et le réfrigérateur. Je n’ai pas osé la ramener quand le bacon et les steaks hachés sont restés au frigo. Je suis les consignes avec un sourire que je n’espère pas top niais et empile les feuilles de salade, les rondelles de carotte et des graines pour oiseaux germées. Alessandro va faire un scandale. Lui faire avaler de la verdure, c’est prendre un gros risque. Amance lève un sourcil lorsque j’ouvre le réfrigérateur, j’hésite devant la pile des steaks, approche la main et me saisis d’un pot de sauce.

- Faut pas oublier la sauce au fromage !

J’essaye de mettre de l’entrain dans ma voix. Jared déçu de ne pas grappiller un bout de viande à mâcher quitte la cuisine pour voir ce que font les deux autres. J’espère qu’Aless’ rame moins que moi.

(...)

Amance s’occupe à mettre le couvert dans le salon-salle à manger. J’en profite pour terminer les hamburgers et les disposer sur leur assiette. Je me souviens d’une assiette garnie que m’avait préparé le cuisiner d’Alessandro. Il s’était amusé à sculpter les légumes et faire des dessins avec les sauces.

Je tire la langue pour m’appliquer, je suis bien moins doué. Mais avec deux lamelles de carotte reliées entre elles par un cure-dent et coincées avec le reste de la garniture, j’arrive à former un cœur. Avec le ketchup, j’écris les initiales de chacun sur le bord des assiettes, histoire qu’on ne se trompe pas. Pour Aless’, j’ai fait un drapeau italien avec une feuille de salade, de la sauce au fromage et une rondelle de tomate découpée au ciseau. J’orne le burger d’Andy avec des moustaches de ciboulette, une olive coupée en deux puis en triangle pour le nez et deux oreilles de chat au ketchup. Aux moustaches, elle devrait comprendre, car c’est un peu maladroit. Sur mon assiette, je me contente d’un WS de ketchup. Quoique j’y fasse, cela restera un truc végétarien insipide. J’imagine que cela fait partie de mon chemin de croix.

Je lève le museau du plan de travail, regarde où Amance en est dans l’installation des couverts, j’ai encore un peu de temps devant moi, elle fait des trucs jolis avec les serviettes. Mon cœur en carotte est en train de se défaire. C’est la déroute. Je panique. Mes yeux cherchent sur la table une inspiration, les ingrédients à ma disposition sont limités. Le pain de mie ! J’attrape plusieurs tranches et joue des ciseaux. Mes cœurs pourraient être mieux, mais ils restent reconnaissables. J’en fais de différentes tailles que je tartine soit de sauce au fromage, de ketchup, ou que j’orne d’une feuille de salade découpée aussi à la même forme. J’en fais toaster quelques-uns et arrive à tout poser dans l’assiette d’Amance avant qu’elle n’arrive accompagnée d’Andy et Alessandro. L’assiette d’Amance est un dégueulis de niaiseries. Mais c’est trop tard pour faire autre chose d’un peu plus subtile.

Je capte le regard d’Alessandro. Il n’a pas besoin de soulever les pains, son nez l’a averti de l’absence de viande. Je lui renvoie un regard implorant. « Ce n’est pas moi ! »

- Plus qu’à apporter sur la table. Tu sors la bouteille de vin Aless’ ?

Je n’ose pas regarder du côté des filles. Plus je les regarde, plus je trouve mes assiettes personnalisées totalement nulles. J’ai encore foiré, j’en suis certain. Peut-être qu’en soûlant Amance… Non, je ne suis pas capable d’une telle bassesse.




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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyLun 22 Avr - 14:50

clickAlessandro & Andy, Amance & Willem
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« Vacances j’oublie tout. »
Le ragazze sono furiose… Plis entre les sourcils, regards bas, lèvres serrées, elles grondent intérieurement. Je les trouve splendides dans la colère, la fureur révèle l’âme, Andy et Amance sont à cet instant vraies, sans fard, sans masque. Je connais assez Andy pour ne pas être surpris, mais Amance révèle une pugnacité remarquable. La gentille professeure de français révèle un être capable de tenir tête. Douce Amnce ne rime pas avec fragilité. Will’ va ramer à récupérer la situation, mais je suis content pour lui qu’il ait trouvé une telle Donna. Ce nigaud a besoin d’une femme qui en a.

- Tu crois qu’il faut sortir le truc maintenant ?
- Non. Laisse retomber le pic de colère. Attend un moment où elle ne s’y attend pas, cela multiplie l’effet.


Nos belles font corps et front. J’aime cette combativité alors que je sens mio amico se ratatiner comme un bambino qui vient de faire une bêtise. Je lui claque l’épaule avec un clin d’œil pendant que le nostre donne remontent la pente enneigée. Je lance un regard équivoque à Will’. Si leur affection explose à cette farce, c’est que ce lien n’en valait pas la peine. Shepherd n’aime pas la mise en danger, alors que je savoure ce moment à sa juste valeur. Je n’aime pas les histoires faciles et devoir reconquérir mia gattino est un défi qui m’exalte. Je remonte à mon tour le regard fixé sur la croupe de ma compagne.

Une fois de retour aux voitures, nous chargeons le traîneau de Willem et ma luge. D’un commun accord, il ouvre la voie, son traîneau tasse la neige et crée un chemin plus praticable pour nos femmes qui restent serrées l’une contre l’autre. Andy est mal à l’aise avec cette neige et Amance reste encore perturbée par la peur qu’elle a ressentie pour son homme. J’aimerais leur dire quelques mots chaleureux, mais je sais que cela tomberait à plat. Plus tard quand nous serons arrivés au chaud. Je ferme le convoi et peine à garder ma luge à plat avec le poids des affaires qu’elle contient. Devant, Will’ avance d’un pas régulier, il est habitué à cet exercice. Ma position à l’arrière m’évite de dévoiler ma démarche moins assurée que l’alpha sur ce terrain instable. Le chalet apparaît enfin, belle récompense à notre effort. J’aide Will’ à transvaser les affaires à l’intérieur du chalet pendant que les filles investissent les lieux.

- Andy ? Tu veux bien m’aider à mettre en route le jacuzzi ?

Non que je ne puisse pas me débrouiller seul, mais c’est une technique apprise de Sonny. « Quand tu veux quelque chose de quelqu’un qui t'es rétif, demande-lui son aide, pose-toi en position de faiblesse. Et quand l’autre t’aura aidé, il ne pourra plus te considérer en ennemi, car c’est un non-sens d’aider un ennemi. »

Bon ce n’est pas aussi simple que cela, car j’ai dû intervenir avant que la puma ne brise le détendeur en le tournant dans le mauvais sens. Andy est maladroite de naissance, c’est charmant à ses heures, mais gênant à d’autres. Mia bella boude encore.  Ce n’est pas grave, le dégel va finir par arriver.

-Cette cabane est bien mieux que la précédente. Et cette fois tu as ton jacuzzi.
- Avec un vrai lit sans couvertures qui grattent…


Je lui souris et la regarde avec tout l’hommage qu’un homme peut rendre à une femme. Le montage est terminé, il n’y a plus qu’à attendre que l’eau bien froide grimpe en température, ce qui devrait prendre plus de deux heures au moins. Je m’approche d’Andy, la démarche animale. Elle m’offre un baiser chaste, je m’en contente avec un regard de frustration. C’est le jeu, je dois lâcher du lest, lui laisser les rênes pour mieux les reprendre plus tard.

Andy est sublime dans ses gestes, son bonnet qu’elle retire, sa coiffure défaite la rend très désirable. Dans le halo des halogènes du jacuzzi, elle dégage une sauvagerie involontaire tout à fait charmante. Je suis la ligne de son nez, l’ourlet de ses lèvres et la vapeur qui s’en échappe quand elle glisse quelques mots.

- Ton pote doit galérer à l'intérieur avec Amance. Je suis un agneau en comparaison avec elle.
- Oh non, tu non sei un agnello mio felino.


Doucement, je replace l’une de ses mèches blondes sur son oreille.

- Mais je pense que faire définitivement don de ton écharpe à Jared devrait te faire remonter dans les bonnes grâces de Sylvie.
- C’est Will’ qui a eu cette idée. Il craignait la réaction de Jared qui lui est très attaché. Mais en effet, si tu veux séduire la maîtresse, apprivoise son favori.


Andy me donne une tape sur le haut du crâne. J’en profite pour l’attraper par la taille et la serrer contre moi.

- Merci de t’être inquiétée de mon sort tout à l’heure quand Will’ a fait mine de m’attaquer. Mais sache que si ses intentions avaient été réelles, il griserait sur le sol avec une balle en pleine tête.

La dureté de mes armes contre mes flancs est là pour rappeler que je suis toujours aux aguets et prêt à me défendre. Andy sourcille au contact de mes deux holsters.

- Je poserai mes armes pour la soirée.

Je capture ses lèvres pour un baiser plus charnel, et avide. Jared nous interrompt et nous tourne autour. Il semble chercher un peu de réconfort. Je m’accroupis et ressers mon écharpe autour de son cou qui commençait à glisser.

- Alors le chien, c’est la guerre dedans ?

Jared me regarde et couine. Je lui caresse l’échine et tente de le rassurer.

- Andiamo.

J’enroule mon bras autour des épaules d’Andy et nous rentrons à l’intérieur précédés par Jared qui aboie joyeusement. Nous trouvons Amance qui met une dernière touche à la table qu’elle a dressée. Le week-end semble repartir sur de bonne base. Mais lorsque nous arrivons à la cuisine, je trouve un alpha en détresse complète. J’écarquille les yeux sur les assiettes kitch qu’il nous a préparées. L’intention est là, mais le résultat est digne d’un enfant. Au message subliminal que me lance Willem, je sens un problème. Mon odorat me renseigne sur l’engeance qui nous tombe dessus : un menu végétarien. Je lâche les épaules d’Amance et me dirige vers le réfrigérateur d’où je sors la viande.

- Amance, forcerais-tu Jared à manger de la salade, ou un lapin à manger de la viande ? Non, car ce serait de la torture et contre leur nature. Tu peux priver Will’ de sexe si tu penses qu’il le mérite, mais pas trois carnivores de viande. C’est dangereux…

Je regarde la Française avec un sourire carnassier et un clin d’œil pour atténuer mes propos. Cela me navre que Will’ se soit laissé faire. Il n’a pas décoré son assiette à part avec ses initiales tracées à la va-vite, preuve que ce repas pour lapin allait être son calvaire et non une joie. Je pose mon blouson sur le dossier d'une chaise, relève les manches de mon pull et m'occupe à faire chauffer une poêle avec un peu de matière grasse et déballe les steaks et le bacon. Jared frétille de la queue à côté de moi, je lui abandonne un bout de viande. Pas besoin d’être un surnaturel pour comprendre le bonheur du chien à cet instant.

- Je termine le repas. Will’ tu veux bien nous servir l’apéritif ? Pour moi, ça sera la grappa que j’ai amenée. Je l’ai laissée dehors, sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle soit fraîche.

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMer 8 Mai - 15:18


Vacances j’oublie tout
Feat. Willou, Raymonde, Roquet et Jared



Je regrette tout bonnement de ne pas avoir de caméra sous la main. La tête de Will vaut tout l’or du monde. J’ai hésité plusieurs fois à lui dire de sortir la viande... Mais sa tête à ce moment même... Je crois que ma vengeance est déjà très très bien enclenchée. Je souris en coin quand il regarde avec envie la viande qui trône sur la première étagère du frigo. Il bave presque je crois. Je dois prendre sur moi pour ne pas rire.

-Faut pas oublier la sauce au fromage !
-Mais oui, bien sûr...

Il me prend pour une idiote ? Je crève d’envie de rire. Je me retiens, j’espère juste qu’il ne sent pas mon hilarité derrière mon visage de marbre.

(...)

Je prend plaisir à mettre la table, plus précisément à la décorer. Quand j’étais enfant, c’était un passe temps avec ma sœur. On allais chercher des fleurs dans le parterre de ma mère, à son grand désarrois, et on pliais les serviettes en tissus pour en faire des petites décorations. Je m’applique quand je plie les serviettes en forme de petit sapin, ou en feuille d’érable. Je souris fière de moi, jette un œil rapide à Will qui semble bien occupé à préparer les assiettes. Je ne vais pas réussir à lui en vouloir longtemps, je ne suis pas de ceux qui tiennent tête. En vrai, il a déjà réussis à me faire sourire, même si il ne l’a pas vu.

Je relève la tête de mon pliage quand Jared entre en jappant, langue pendante et queue battante. Une petite tape sur ma cuisse, il vient droit vers moi pour un câlin que je ne peux lui refuser, le tout agrémenté de bisous sur l’arrête de son nez. Je jette un œil à ma Raymonde qui visiblement a cédais à son italien. Je lui offre un petit sourire, j’ai hâte de voir la tête du rital quand il va s’apercevoir que...

-Amance Sourire de ma part dans la direction de l’italien. forcerais-tu Jared à manger de la salade, ou un lapin à manger de la viande ?

-Peut-être pas le lapin... Mais Jared mange de la salade.

-Non, car ce serait de la torture et contre leur nature. Tu peux priver Will’ de sexe si tu penses qu’il le mérite, mais pas trois carnivores de viande. C’est dangereux…

J’hausse les sourcils. 3? Il a compter Jared dedans? Que je sache Andy ne mange pas que de la viande... En dehors de sa période mensuel, cela dit. Je jette un œil à mon chien alors que je peux entendre nettement la porte du frigo s’ouvrir. Je ne vais pas les empêcher de manger de la viande, mais leur tête en voyant qu’il n’y en avait pas... Ça valait le coup. Et je ne vois pas pourquoi je priverais Will de sexe... Sachant que ça me priverait aussi.

Mon chien m’abandonne pour la cuisine. Je ris légèrement en le voyant quémander au pied de l’italien... Qui cède rapidement. Je secoue gentiment la tête et regarde mon Willou amener le repas sur la table. J’hausse un sourcil en regardant les assiettes. Il a écrit ses initiales sur son hamburger . Il a peur qu’on lui vole ? Je remarque qu’il a décoré les autres... C’est un chat sur l’assiette d’Andy? Pourquoi un chat ? Je penche un peu la tête pour regarder celle d’aless... Un drapeau, je suppose. Sûrement celui de l’Italie. Et finalement... Je rougis, fond, serre les mains l’une contre l’autre en retenant un « Oh » de tendresse. Des petits cœurs , plein de petits cœurs . J’affiche un sourire niais devant l’assiette que mon homme a posé sur la table. Je lui jette un œil, il est fébrile, je le vois bien. Je soupire et viens m’accrocher à son cou pour lui voler un baiser tendre en le câlinant. Je pardonne trop vite, peut-être, mais je n’ai pas non plus l’envie de gâcher ce week-end pour une blague de mauvais goût. Et puis... Je l’aime, quoi!

- Je termine le repas. Will’ tu veux bien nous servir l’apéritif ? Pour moi, ça sera la grappa que j’ai amenée. Je l’ai laissée dehors, sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle soit fraîche.

Retour au présent. Je me détache lentement de mon homme pour redescendre sur terre, les joues légèrement rosie et un sourire accroché aux lèvres. Je jette un œil à ma coloc qui semble prête à me lancer tout un tas de bêtises rien que pour m’embêter. Je lui tire la langue, réponse de même nature de la part de ma Raymonde. On rit en silence alors que Will se charge de servir les verres.

Mon homme me connaît bien, j’ai le droit à une Guiness bien fraîche. Je lui sourit pour le remercier. Andy à le droit à sa bière également. Il se sert et sert Aless. Une fois les steaks et le bacon préparé, ils sont mis dans les hamburgers prévu à cet effet. Nous trinquons comme 4 amis, tension redescendue. Les vacances peuvent commencer.

(...)

Je vole une gorgée de l’alcool qu’Aless a rapporté dans le verre de Will. Je grimace légèrement, tire la langue, tousse un peu. C’est beaucoup trop fort pour moi. On se moque de ma tête, je ris avec eux :

-Mais c’est pas bon! Beurk...

Nouveau rire. Dans les assiettes plus grand choses. Jared à eu le droit au peu de restes qu’il y avait.

3 bières à la chaleur de la cheminée c’est pas bon pour la tête. Je ris pour un rien mais tant pis. Je me sers un verre d’eau, espérant faire redescendre un peu le chaud que j’ai au joue. Je fais un signe de tête à Andy pour qu’elle m’aide à débarrasser, embrasse la joue de Will en me levant et embarque les assiettes à la cuisine suivie de ma colocataire. La vaisselle finis dans l’évier. J’ouvre le frigo pour sortir le dessert, Andy m’avait demandé un dessert Français, mais n’ayant pas eu trop le temps, j’ai préparé un Tiramisu à la va-vite... Tiramisu ranger derrière la viande. Je soupire, pose la viande sur le plan de travaille derrière moi pour attraper le plat dans lequel se trouve le dessert.

J’entend Andy gronder Jared... Suivis d’une sorte de sifflement. Je me tourne vers elle. Deux yeux vert me fixent. Je sursaute, recule, manque de me casser la figure avec le dessert dans les mains.Ma Raymonde me rattrape par le bras, ses pupilles reprennent une teinte normal. J’ai un hoquet d’effrois. Elle aussi ? Non ... C’est pas possible ! Elle me l’aurait dit sachant que Will est... Je blêmis en haussant les sourcils:

-Tu... T’es... Toi aussi ? C’est toi, le 3 eme carnivore ? Oh la merde....

Je pose le plat sur le plan de travail, j’ai les mains qui tremblent, le cœur qui bat la chamade. Manquerait plus que je lâche le plat par terre... Je fais signe à Raymonde de se taire, j’ai besoin de me reprendre pendant quelques secondes. Grande inspiration, j’essuie mes mains moites sur mon jean. Ça veut dire que je suis la seule à être totalement... Pas surnaturel dans le chalet. Avec Jared. Je jette un œil à mon chien et son air battu. Il n’a pas apprécié la réprimande de ma coloc. Les hommes me regardent bizarrement:

-Vous le saviez qu’elle était comme vous, n’est ce pas ?

Je regarde ma Raymonde :

-T’es un loup aussi ?

Ma voix est partie dans les aiguës en s’étranglant légèrement. Pourquoi je suis la dernière au courant ?

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMar 14 Mai - 17:20

Andy & Alessandro & Willem & Amance


Vacances j'oublie tout



Elle flaire l'arnaque quand Jared vient les interrompre avec sa bouille malheureuse. Elle se détache des lèvres de son homme à contre cœur, suivant le chien quand ce dernier répond par l’affirmative à la question du loup. L'animal aboie joyeusement quand ils pénètrent dans le chalet, visiblement heureux d'avoir réussi à trouver un peu de soutien.

Andy se fige en voyant cette scène qui lui fait face. C'était bien plus joyeux dehors. Will a l'air au bout de sa vie, il met la table, des assiettes certes drôles entre les mains mais desquelles se dégage une drôle d'odeur. Qui ne va pas du tout de paire avec le repas qui était prévu pour leur première soirée ici. La blonde tourne la tête vers la responsable, prise de vitesse par Alessandro qui refuse lui aussi de manger de la nourriture pour lapin fade et sans intérêt. Ils ont besoin de viande, pas de laitue et de graines pour oiseaux si moisies qu'elles ont commencé à germer.

Seul le chat dessiné sur son burger pourrait tirer un sourire à la blonde s'il ne faisait pas monter une nouvelle angoisse en elle. Elle sourit à Willem, le remercie, avant de lui prendre les assiettes qu'il tient en main pour les emmener près d'Alessandro qui commence déjà à faire cuire la viande, emplissant l'air d'une délicieuse odeur de nourriture. Lors de son second tour, elle fixe Will, insiste lourdement avant de mimer quelques mots de façon exagérée pour bien se faire comprendre.

"Elle ne sait pas pour moi."

Ce n'est pas manque d'avoir cherché des façons de lui dire. Mais ce n'est pas si simple. Même si la française est au courant pour les loups, elle n'est pas forcément prête à apprendre l'existence de toute une collection de bestiaux surnaturels. Sauf que ses parents commencent à lui mettre la pression. Venir à Phoenix avec une copine humaine oui, mais il serait bien plus simple pour tout le monde si elle était au courant pour leur petite particularité. Son père est sujet à quelques pertes de contrôle depuis la mort de Taylor et la prudence est mère de sûreté. Alors quand Willem la fixe, surpris d'apprendre l'existence d'un pareil secret entre la brune et la blonde, la puma se contente d'hausser les épaules. Avant de lui tirer la langue.

Amance cause salade et de ce régime alimentaire contre nature qu'elle impose parfois à son chien. Andy a prit pour habitude d'agir dans ces moments là. La laitue finit bien souvent aux ordures, vite remplacée par des tranches de bacon dans la gamelle de l'animal. Sylvie n'est pas au courant, elle en ferait une syncope.

La puma se glisse contre son homme, met tout les ingrédients indésirables dans l'assiette de la française. Amance lui tire la langue quand elle la voit faire, Andy lui rend la politesse avant de se hisser sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur les lèvres de l'italien alors que celui-ci achève de cuire la viande.

-Tu as réagis vite, mais je ne l'aurais pas laissé nous empoisonner.

Alessandro lui offre un sourire plein de malice alors qu'il met la viande dans les assiettes. Elle s'échappe avec sa précieuse cargaison avant de déposer le tout sur la table. Un grand sourire apparaît sur son visage à la vue de cette bière qui n'attend qu'elle. Fesses posées sur sa chaise, elle trinque avec le reste de la tablée, son regard s'arrêtant un peu plus longtemps sur son homme.

[...]

L'estomac presque remplit, elle commence sa digestion, fixant sa deuxième bière qui est désormais vide. Elle attend avec impatience le jour où la création d'un verre à remplissage automatique ne sera plus un simple mythe. Quand Sylvie se redresse après lui avoir fait un signe pour l'inviter à venir lui donner un coup de main, 1elle ne se fait pas prier, attrape ce qui reste sur la table pour aller rejoindre son amie près du frigo. Dans son ventre il y a encore de la place pour deux, voir trois parts de dessert si elle se force un peu. Amance et ses joues déjà rougies par l'alcool plongent dans le réfrigérateur pour en sortir le graal. Viande et autres plats plus gênants qu'autre chose finissent momentanément sur le plan de travail alors que la puma commence à faire couler de l'eau pour laver leurs assiettes à présent vides.

Jared s’approche, visiblement sûr de son coup avant de se dresser sur ses pattes arrière pour tenter de chaparder un morceau de barbaque.

-Jared va te cacher méchant chien !

Un feulement menaçant se fait entendre alors que les yeux de la puma changent de teinte. Le cabot s'enfuit sans perdre de temps, tête basse et queue entre les jambes alors que le silence fait son apparition. Les garçons ont stoppé leur discussion. C'est quand elle croise le regard de son amie qu'Andy comprend ce qui vient de se passer. Cette dernière semble effrayée, et quand elle manque de chuter, c'est uniquement grâce à la poigne de la puma qui se resserre autour de son bras qu'elle parvient à rester droite sur ses jambes. La blonde retrouve ses esprits, range ses instincts primaires au fond d'elle même sans perdre de temps.

-Sylvie je peux tout t'ex...

Amance vient de s'exprimer à voix haute, son esprit logique et ce qu'elle sait déjà à propos du surnaturel l’aidant à raisonner ce qui vient de se passer. Tentant un sourire, Andy se sent vexée quand son amie la repousse, son visage se ferme, sa joie s'effaçant en une fraction de seconde. Elle regarde ses pieds alors que la brune invective leurs hommes respectifs qui ne savent plus trop quoi répondre face à cette situation des plus gênantes. À l'entente de la nouvelle question de son amie, elle n'y tient plus, s'approche d'elle, camoufle sa tristesse alors qu'elle la serre tout contre elle.

-Puma. Presque pareil. Mais pas mal différent aussi. Moins de puces surtout.

À table ça s'offusque, mais elle n'en a que faire. Elle ronronne doucement, cherche à apaiser le corps de tendu de sa meilleure amie tout contre elle. Sa main part caresser les cheveux de la brune qui doucement s’apaise face à cette méthode qui n'a plus à prouver son efficacité. Le sourire d'Andy refait son apparition, puis elle fixe les hommes, leur faisant un clin d’œil.

-Aless. Mon pépé m'a envoyé des bouteilles d'absinthe maison. Y en a deux dans mon sac. Je pense que ce serait pas mal pour retaper Amance. Tu peux y aller ?

Son homme hoche la tête, signe qu'il a bien comprit le message. Elle murmure un remerciement à son encontre, serrant un peu plus fort son amie entre ses bras.

[...]

-Sylvie donne moi cette bouteille !

La française s'éloigne, tente de dissimuler l'alcool qu'elle tient toujours à la main. Elle qui était éméchée il n'y a pas si longtemps commence maintenant à être pétée comme un polonais. Andy s'éloigne de son homme un bref instant, récupère la bouteille avant de la tendre à Will. Pleurnicherie côté français, moqueries mal dissimulées pour l'Italie alors que l'Amérique se force à garder son sérieux autant que possible. Sylvie les aime et depuis qu'ils ont terminé le dessert elle ne se prive pas pour leur dire. Andy n'en peut plus, rit face au spectacle que donne son amie avant de se lover un peu plus contre Alessandro. Elle sent cette main qui se glisse dans son dos, sous le tissu de son haut. Elle ne dit rien, se contente d'apprécier les massages qui heureusement demeurent sages. Finalement elle penche la tête en arrière, rote en tentant de faire passer la chose pour un bâillement.

Ça joue les offusqués, Amance rote à son tour, elle rit de plus belle avant de demander d'une voix espiègle.

-Faut attendre encore longtemps pour le jacuzzi ?

©️️clever love.


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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 23 Mai - 17:49





Feat :
A, A et A


Vacances j’oublie tout


La réaction d’Aless’ ne se fait pas attendre. Il annonce la couleur : priver des carnivores de viande est dangereux. Je n’aime pas qu’il éclaire cette facette de notre nature. Pourtant, il n’a pas tort. Amance n’a rien à craindre de moi, mais ce n’est pas le cas de l’Italien qui, sous certaines conditions, pourrait devenir dangereusement mortel. Je pense à mon cousin, Tobias, ou Kada’an qui peuvent également craquer. J’ai rassuré mon dragon en sucre sur les loups. Maintenant je prends conscience que je lui ai caché le danger et masqué une part de la réalité. Par peur qu’elle me rejette, je crois.

Aless’ prend en charge de terminer le repas en ajoutant ce qu’il manque à nos assiettes et me demande de servir l’apéro. J’espère qu’Amance ne va pas suivre la proposition d’Aless’ et me priver de sexe. Je prends un air encore plus malheureux. Je ne sais pas si c’est mon air de teckel battu ou les mots de l’Italien qui font leur effet, mais Amance me surprend en me volent un bisou et en me câlinant. Le teckel redevient un fier loup et si j’en avais une, je battrais la mesure de la queue avec Jared qui vient de gagner un bout de viande.

L’ambiance s’est allégée d’un poids, j’ai servi sa grappa au rital et des bières aux filles ainsi qu’à moi. Nous nous installons autour de la cheminée, je laisse le canapé à l’autre couple et attire mon mini dragon sur mes genoux alors que je viens de m’affaler sur un confortable fauteuil. Mes doigts s’égarent sous son haut et caressent lentement le bas de son dos. C’est doux, et chaud de vie. Brûlant de tendresse aussi.  Je me laisse gagner par la torpeur de cet instant. Nous passons à table pour manger nos burgers. Amance pouffe de rire un poil pompette. Son regard pétille de malice, ses joues rosies d’une légère ivresse lui donnent un air si sexy… Sous le regard complice des deux autres, je profite de son euphorie pour lui refiler les feuilles de salade de mon assiette et les trucs de ruminants. Même Jared semble comprendre ma farce et aboie joyeusement. Nous laissons les filles mener la conversation. Il faut avouer que les histoires de leur collocation sont bien plus amusantes que les activités d’Alessandro, quoiqu’il ait quelques anecdotes sympas à dire, et mes turpitudes au lycée. Je tais mon travail de médiateur et ma dernière sortie avec l’agent Turner. Je ne souhaite pas inquiéter mon œuf de dragon en sucre.

J’apprends ainsi que leur colloc, Wesley, était proche de Rapier. Je ne peux pas m’empêcher de penser que ce type ne mérite pas ce gars qui semble si doux et pacifique, pour finalement me dire que c’est peut-être ce qu’il faut à ce monstre : quelqu’un qui est son opposé. L’autre occupante de leur maison, une certaine Vicky, semble avoir un caractère bien spécial. En tout cas, les filles ne s’ennuient pas. Je suis rassuré, elles s’aident et se soutiennent et la cohabitation, même si elle semble animée avec Andy et ses mœurs vestimentaires légers, semble bien fonctionner.

Amance se lève et demande à Andy de l’aider à débarrasser. Je vais pour faire de même, mais je reçois un coup de pied sous la table de la part d’Aless’. Son regard est éloquent : laisse faire les filles. Je suis habitué au partage des tâches,  mais visiblement les filles ne s’attendent pas à notre aide, il n’y a pas grand-chose à enlever de la table. Je me laisse donc aller comme un pacha avec néanmoins un soupçon de honte. Cela piaille dans la cuisine, à demi-mot je questionne Alessandro sur son « figlio ». J’ai l’impression qu’il cloisonne sa vie, mais il ne va pas pouvoir le faire longtemps.

-Jared va te cacher méchant chien !

Un chien file, tête basse, la queue entre les jambes. Jusque-là, rien d’anormal.

-Tu... T’es... Toi aussi ? C’est toi, le 3 eme carnivore ? Oh la merde....
-Sylvie je peux tout t'ex...


Au regard insistant d’Andy devant ma décoration minet de son assiette, j’avais compris que mon mini dragon n’était pas au courant pour sa nature de surnaturelle. Je pensais qu’elle savait.

-Vous le saviez qu’elle était comme vous, n’est-ce pas ?

Sa voix me perce les tympans tant elle est aiguë. Elle vibre de panique. Andy nous regarde. Je regarde Aless’. Lui comme moi ne savons pas quoi dire, persuadés qu’Amance était au courant. Heureusement, le côté affectueux des félins fait qu’Andy sauve la situation en câlinant son amie.

-Puma. Presque pareil. Mais pas mal différent aussi. Moins de puces surtout.
- Hey ! Je n’ai pas de puce ! Nous au moins on ne laisse pas traîner nos poils partout !


Ça feule côté puma. Les ronronnements d’Andy et notre dérision semblent apaiser mon dragon sucré. Andy envoie son homme chercher une bouteille d’alcool. Elle va être encore plus pompette ma Française ! Pendant qu’Aless s’exécute, je me lève et entoure les deux amies de mes bras.

- Tu sais Amance, c’est juste un chat. Si elle t’embête, tu l’occupes avec une pelote de laine ou un pointeur laser. Tu en feras ce que tu veux.

Un poing s’écrase sur ma tête… Les pumas n’ont pas d’humour.

(…)

Le dessert est délicieux. Alessandro pinaille sur ce qui est plus italien que français. J’ai rapproché ma chaise de celle d’Amance, nos assiettes côte à côte, elle me donne la béquée, je fais de même. Elle rit, bouge trop vite, son nez rencontre la cuillère et se nappe de mascarpone vanillé.

- Tu préfères la langue de Jared ou la mienne ?

Je me prends un « Willou » mais elle ne tend pas moins son museau vers moi. De l’autre côté de la table, ce n’en est pas moins torride. Amance semble avoir accepté la cachotterie de sa copine et nous dit son amour pour nous. Si elle ne ricanait pas aussi bruyamment, on pourrait presque la croire. Torchée comme un Polonais affirme Andy. Elle lui récupère la bouteille que mon gentil dragon tente de garder pour elle. Une pompette et trois sobres, même si nous avons largement bu plus qu’elle. Andy tente de camoufler un rot dans un bâillement, il fait écho chez Amance.

-Faut attendre encore longtemps pour le jacuzzi ?

Je regarde ma montre, puis Aless’. L’Italien me revoit un clin d’œil. Il n’a pas besoin de me faire un dessin. Pendant que je chope Amance entre mes bras, il en fait autant avec Andy qui est avachie sur lui.

Les filles rigolent.

J’ouvre la baie vitrée avec le coude.

Les filles gloussent.


Aless’ referme la porte-fenêtre du pied.

Les filles se marrent.

Nous nous approchons du bain qui glougloute.

… Les filles hurlent.

Aless’ est obligé de donner un peu d’élan pour qu’Andy n’ait pas le temps de l’agripper. C’est plus facile avec Amance. Le concert polyphonique part dans les basses quand les demoiselles se retrouvent la tête sous l’eau. Puis cela hurle nos prénoms. Là c’est le moment de se désaper au plus vite pour ne pas finir comme elle. Je retire ma chemise.

Les filles font « oh ».

Regards curieux d’Andy. Aless’ fait de même et attire celui d’Amance. Je grogne. Je défais la boucle de mon ceinturon et fais coulisser la longe de cuir avec un léger déhanchement.

Les filles font « ah ».

Aless’ me défie du regard et vire sa ceinture comme un chippendale.

Les filles sifflent.

Mon jean descend lentement de mes hanches devant deux paires d’yeux avides. Le rital fait pareil, je le pousse, il me pousse. On clopine à la recherche d’un équilibre, autant ridicules l’un que l’autre. Et voilà deux couillons en boxer qui gonflent leurs muscles pour le plaisir de ces dames.

Les filles crient « à poil ».

L’Italien impudique est plus rapide que moi.

- Peuh !

Je sais qu’Aless fait de la muscu. De mon côté je bouge pas mal, mais je suis obligé d’admettre que ses abdos sont mieux dessinés que les miens. Toutefois, je n’ai pas à rougir de ma silhouette.

- Du chiqué
- Barrique à bière !
- Pas vrai !

Je colle mon boxer sur la tête de l’Italien et rejoins les filles dans l’eau.

- Haaaa C’est brûlant !

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 30 Mai - 18:38

clickAlessandro & Andy, Amance & Willem
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Will’ m’envoie un message subliminal du regard. Parfois je me demande comment il fait pour être encore en vie. Son rang d’alpha attire bien des envieux et son peu de combativité est alarmant. Pourtant je l’ai vu se battre contre la bête et contre moi aussi. Je termine cuire la viande pour la glisser dans les burgers.  Les autres ont commencé à boire. Cela a le mérite d’égayer la donna de Will. Je m’attends à ce qu’Andy se venge de ma farce avec l’alpha, mais je ne pense pas qu’elle irait contre ma nature.

La soirée part enfin sur de bonnes bases. Will nous a laissé la canapé pour se rapprocher de sa femme en s’installant sur un fauteuil qui oblige Amance à se coller sur ses genoux. Il n’est pas si nigaud qu’il le paraît. Nous allons à table rapidement pour ne pas manger froid. Amance vole le verre de Will pour une gorgée de grappa. Sa grimace nous fait tous rire.

-Mais c’est pas bon! Beurk...
- N’y vois pas du sexisme de ma part, mais c’est un alcool dosé pour les hommes Amance. Nous ne ressentons pas les saveurs de la même façon. Votre palette de goût est plus sensible, car plus étalée que celle des hommes. Nous sommes différents, mais complémentaires.


Je fais un clin d’œil à Andy qui ronronne. Amance se lève pour aller cherche le dessert, j’observe ma puma. Elle est différente de moi, presque à l’opposé de ce que je suis. Pas comme Therencio que je vois presque un double, un vrai figlio. Mais pourtant… Du regard je suis le profil de sa mâchoire, la ligne de son nez et celles de ses lèvres si mobiles. Elles passent de la moue mutine au grand sourire en une fraction de seconde. Andy rayonne de vie et de joie. Est-ce cela qui me plaît chez elle ? Ou sa façon de me tenir tête. De détourner le regard aussi sur mes activités ? Mon cœur se serre légèrement. J’appartiens à un milieu dont on ne sort pas, du moins pas vivant. Andy a fait des études pour devenir un avocat. Une profession qui défend les types comme moi dans les tribunaux, mais je sais que ce n’est pas pour ce genre de cause qu’elle s’était engagée sur cette voie. Une avocate dans mon entourage pourrait m’être précieuse, mais… cela serait l’utiliser… et la perdre. J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas de solution sans sacrifices. Je suis un homme marqué du sceau des maudits et en restant à mes côtés, je risque d’y entraîner Andy. Je suis partagé entre vivre cette relation comme une explosion qui se consume intégralement pour s’éteindre et…  quelque chose que je n’ai jamais vraiment envisagé. C’est Therencio qui a planté cette graine dans mon cœur, celle de m’entourer d’êtres proches, celle de me permettre de tomber amoureux alors que cela m’avait fait si mal la première fois. Une force aussi. Une faiblesse. Que se passera-t-il quand il retrouvera son vrai padre ? Notre relation est si complexe, alors qu’avec Andy… Des cris retentissent à la cuisine et me distraient de mes pensées et d’un futur problème : celui de faire croiser Therencio et Andy.

-Tu... T’es... Toi aussi ? C’est toi, le 3 eme carnivore ? Oh la merde...
-Sylvie je peux tout t'ex...


Je croise le regard de Will. Elle sait qu’il est un loup-garou, ne s’est pas étonnée pour ma propre nature. Comment ne pouvait-elle pas savoir pour son amie ? Je sens la détresse de mio gattino. Amance est pour elle une amie très important, c’est une confidente, une sœur.

-Vous le saviez qu’elle était comme vous, n’est-ce pas ?

Sa voix nous vrille les tympans. L’alcool qu’elle a bu n’aide pas à une réflexion posée et rationnelle. Andy tente de rassurer son amie, elle explique ce qu’elle est, lance une vanne comme elle sait bien le faire. Will’ rattrape au vol et glisse une nouvelle malice pour désamorcer la situation.

- Hey ! Je n’ai pas de puce ! Nous au moins on ne laisse pas traîner nos poils partout !

Je souris en regardant Andy. Comment Amance ne s’est pas douté ? Mio amoro, ses gestes, cette manière de se coller en boule sur un canapé, de donner des coups de tête câlins, et de ronronner comme elle le fait à présent, tout un tas d’indices perturbants. Elle ne laisse pas des poils partout et heureusement, car elle est constamment train de se frotter sur quelque chose ou contre quelqu'un. C’est ce que j’aime aussi chez elle, cette façon qu’elle a de me coller pour me fuir cinq minutes après. Rien n’est jamais acquis, tout est à reconquérir. J’aime courtiser et faire la cour. Cela ne me gêne donc pas, car cela colle à mon tempérament.

- Tu sais Amance, c’est juste un chat. Si elle t’embête, tu l’occupes avec une pelote de laine ou un pointeur laser. Tu en feras ce que tu veux.

J’éclate de rire sous le regard courroucé d’Andy. Je lui fais un clin d’œil en penchant la tête. Will n’a pas tout à fait tort. Un soir, j’ai passé une heure à agiter un palmier que l’on plante dans les glaces devant le nez d’Andy. Je me suis lassé le premier, elle aurait joué des heures à tenter de l’attraper.

(…)

Le nouvel incident est oublié. Amance ricane, elle est la seule à être pompette. Le spectacle est amusant. Andy échappe un rot, suivie par sa consœur. Je m’esclaffe, si les élèves voyaient leur professeure de français !

-Faut attendre encore longtemps pour le jacuzzi ?

Will’ me questionne du regard. Je regarde l’heure sur ma montre. L’eau doit être chaude. Je lui lance un clin d’œil. L’alpha acquiesce imperceptiblement. Les décibels montent dans le chalet quand nous emportons nos belles pour les jeter toutes habillées dans le jacuzzi. Andy hurle mon prénom. Je vais prendre cher…

Willem commence à se déshabiller rapidement. J’imagine qu’il tente de préserver ses fringues de l’eau. Je déboutonne ma chemise quand les cris de protestation des filles changent pour une harangue. Il y a moyen de nous faire un peu pardonner en leur offrant du spectacle. Will a compris et fait le gigolo en se déhanchant pour retirer sa ceinture. Je fais de même avec un peu plus de classe. Shepherd va trop vite, il est déjà en boxer. Je prends mon temps à déboutonner ma braguette, pas besoin de vérifier pour savoir où va le regard des deux sirènes. J’enlève mon fute en tournant afin que l’on admire ma plastique. Les cris d’encouragement chauffent mon ego. Will me mate, je hausse les sourcils. Un complexe mio amico ? lui dit mon sourire.

- Peuh ! Du chiqué
- Barrique à bière !
- Pas vrai !


Mes abdos sont mieux dessinés que les siens, mais il a plus de carrure que moi. Il est bien foutu et honnêtement on se vaut tous les deux. Mais ça, je ne vais pas le lui dire. Je pense trop, de fait cet idiot me colle son boxer sur la tête. J’enlève la chose et la laisse tomber au loin, finis par dévoiler mon intimité qui a pris un peu de vigueur sous le regard des donna et je rejoins le troupeau dans le bain. En effet c’est chaud en contraste avec la température extérieure. Je sillonne jusqu’à Andy, je me prends une tape sur la tête.

- Perdonami il mio cuore.

Je l’enlace et du bout de la langue, je vais vérifier qu’il ne lui manque pas une dent. Mais cela ne suffit pas, ma tête finit sous l’eau. Elle a de la poigne ma puma. Qu’importe, en apnée je commence à m’attaquer au bouton de son pantaloni. Réaction immédiate, je retrouve la surface et l’oxygène.

- J’ai prévu une bouteille de champagne

Je montre la bouteille qui attend sagement à côté du pavé de commande du jacuzzi.

- Mais nous étions censés venir avec les verres…

Qu’importe, pendant que les filles se dépêtrent de leurs vêtements, j’attrape la bouteille qui est fraîche à souhait et retire le fils métallique qui emprisonne le bouchon. Quand je fais sauter celui-ci, la bouteille jouit d’une belle mousse blanche que je tète suavement au goulot. Après cette première gorgée et être assuré que le reste du contenu va attendre sagement dans son écrin de verre, je fixe Andy et mine un geste équivoque en resserrant mes lèvres sur le goulot que je fais glisser dans un va-et-vient subjectif. J’ai juste le temps de fermer les yeux alors que je me fais copieusement arroser par les filles accompagné de molles protestations sur la pudeur et la morale. Je passe la bouteille à Andy après lui avoir léché le coin des lèvres.


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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptySam 1 Juin - 0:01


Vacances j’oublie tout
Feat. Willou, Raymonde, Roquet et Jared



-Maaaiiiiiiisssssss !!! C’est ma bouteilleuuuuhhh!!! Wiiiii-iiii-iiiilll...

Je geins et me laisse retomber contre mon homme en chouinant. Elle m’a pris ma bouteille, la salle bête ! Je me niche contre Will, la tête dans son cou, respire son parfum, mordille sa peau. Je suis pitoyable en mode bourrée. Surtout quand les 3 autres n’en ont même pas un air. Leçon à retenir: ne pas picoler avec des bestiaux garous. Je finis par me laisser retomber sur le sol, assise entre les jambes de Will, la tête appuyée contre sa cuisse. Andy rote, je pouffe de rire, l’accompagne en répondant de la même manière. Pas de ma faute, la bière c’est gazeux.

-Faut attendre...

Je tape dans mes mains en affichant un large sourire. Jacuzzi! Will m’attrape sous les bras, me porte aussi facilement qu’il le ferait avec une poupée. Je glousse en m’accrochant à son cou, tente d’articuler des mots doux qui n’ont rien de charmant... Du coup j’abandonne et me laisse porter. On arrive dehors, et, l’alcool aidant, je n’ai pas le temps de réfléchir à ce qu’il se passe.

L’eau chaude me coupe la respiration un court instant, colle mon pull en laine et mon jean contre ma peau. Je ressors la tête de l’eau en prenant une grande bouffée d’air, tousse, replace ma crinière brune qui encombre mon champs de vision:

-Willem!!

Même pas bégayer. De toute évidence, la tête sous l’eau remet les idées en place et dégrise rapidement. J’arrête de râler quand le torse nue de mon homme se dévoile. L’italien fait de même. Oh! Ça devient intéressant. Je garde toute ma concentration pour la suite, me délecte du spectacle. Les deux hommes ont le don de savoir se faire pardonner... Surtout quand les deux sont très bien foutus ! Les voilà en caleçon, à jouer au coq pour notre plus grand bonheur.

-A poil!

Andy a crier en chœur avec moi, on se regarde un court instant, avant de rire et de retourner nos regards, avide de plus, sur nos hommes. Ils s’exécutent, le spectacle n’est vraiment pas déplaisant à regarder... Et c’est plutôt bon pour le moral je dirais.

Will saute dans l’eau, rejoins rapidement par l’italien. Je me colle à l’homme qui m’appartiens, bras autour de son cou pour l’embrasser :

-Non, t’as pas un ventre à bière mon cœur, t’es beau à tomber...

Je souris et l’embrasse tandis que ma puma Raymonde, plus rancunière, écrase la tête de l’italien sous l’eau. Le voilà à glouglouter en rythme avec les bulles du jacuzzi. Je ricane gentiment, me stoppe en sentant une main se glisser sous mon pull. Je laisse mon regard glisser sur Will, il m’offre une tête innocente. Andy retire son pull et tout le reste, pas pudique pour deux sous. Pour ma part... Je le suis un poil plus. Je me mords la lèvre inférieur, hésite un instant avant de retirer mon pull, suivis de mon jean... Et de mon soutif. Pas question de retirer ma culotte, elle elle reste bien à sa place.

Je me colle dos à Will, attrape ses mains et les colle sur ma poitrine, ses doigts se resserrent sur leur prise et je sais qu’il en profite, mais ça me rassure, en quelque sorte. Au moins, on ne voit pas.

-J’ai prévu une bouteille de champagne.

Ah? Je tourne la tête vers Alessandro et sa bouteille de champagne.

-Mais nous étions censés venir avec les verres…
-Tant pis pour les verres, vive le goulot !

Le bouchon saute, je souris nostalgique. Mon père aurait sûrement sortis une petite phrase style : « Un petit bruit sympathique ! » . Je me sers contre Will, de toute évidence mes seins dans ses mains ne le laissent pas indifférent. Je lève les yeux au ciel en voyant Aless faire. Andy le regarde faire, les yeux gourmands... Avant que je ne grimace. Il essaye de faire des choses à la bouteille ou c’est moi qui me fait des idées ? :

-Eurk, t’es crade... Pauvre bouteille ! Et arrête tu vas mettre de la bave dedans !

Je ris de bon cœur, regarde ma coloc en prendre une longue gorgée. Je souris, m’adresse à ma Raymonde :

-C’est qu’il a de l’idée ton roquet. Pas seulement bien foutus au final.

Gros blanc. Andy s’étrangle avec sa gorgée de champagne, Aless me regarde avec un drôle d’air tandis que Will pouffe de rire.

-Quoi? C’est Andy qui appelle son loup comme ça... Elle dit tout le temps : « J’ai rendez-vous avec mon Roquet... » .

Je mime la voix excitée de ma colocataire en la citant. Andy me regarde avec de gros yeux. J’ai dit quoi? Je comprend pas ce que j’ai fait... Ah faut peut-être le flatter. Je sors la première chose qui me viens en tête:

-Oh et c’est plus gros en vrai qu’en photo. La photo c’est pas flatteur... Vraiment, il paraissait tellement plus petit. Je reconnais que tu avais raison.

Nouveau blanc. Je crois qu’Andy va se noyer dans le jacuzzi cacher derrière sa bouteille de champagne. On me questionne sur ce dont je parle:

-Bah de... Enfin, on a des photos sur nos portables... Moi j’ai des photos de Will. Enfin quelques unes. Ok, 13. Nue. Mais il est tellement beau ! Je peux pas garder ça pour moi... Et c’est Andy qui m’en a montrer en premier !

Je pointe du doigt ma colocataire et amie. Tous les regards sont rivés sur Andy, puis sur moi. Je sens le rouge me monter au joues et je fais la première chose qui me passe par la tête, j’attrape la bouteille de champagne. Les bulles me chatouillent le palais et me font soupirer d’aise. Ça me rappelle chez moi. Mais les bouteilles de mon père sont bien meilleur que ce que l’on peut trouver sur le marché américain. Je retire le goulot de mes lèvres, fait mine de m’intéresser au nom inscrit sur la bouteille mais je ne peux pas nier le regard de tueur que me lance Raymonde. Je la regarde en coin, puis finis par poser la bouteille sur le bord du jacuzzi en m’assurant qu’elle ne chute pas. Je finis par demander, me cachant dans les bras de Will :

-J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas... ?

Bizarrement, je crois qu’effectivement j’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas dire...

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 6 Juin - 18:16

Andy & Alessandro & Willem & Amance


Vacances j'oublie tout




Pas le temps de réagir, elle se retrouve soulevée par son homme quelques secondes après qu'Amance ait posé la question au sujet du jacuzzi. Amusée, la puma rit face à cette surprise, puis comprend. Les rires se transforment en cris alors qu'ils approchent du bain bouillonnant, elle tente de s'accrocher en vain à son loup et fait un vol plané direction la flotte.

Amance s'écrase sur elle, lui maintient la tête sous l'eau un bref instant et quand la blonde refait surface, ses longs cheveux s'échappant de la coiffure précaire qui les maintenait en place tombant en rideau devant ses yeux, elle lance un regard noir aux deux hommes. Eau + Félin n'est pas la meilleure des équations. Surtout si le dit félin n'est pas prévenu à l'avance. Elle feule, crachote un peu l'eau qui est entrée dans ses poumons avant de se mettre à hurler. Puis tout cette énergie devient acclamation quand Will commence à se désaper. Une chemise tombe, bien vite Alessandro imite son ami et les deux filles ne savent plus où regarder. Andy siffle quand les ceintures volent, fait de gros yeux quand les pantalons se font la malle, devient muette un bref instant quand les garçons se trémoussent. Puis elle ouvre la bouche et crie de concert avec sa meilleure amie.

-À poil !

Andy rougit un peu, son regard baisse quand Willem montre l'exemple et transforme son boxer en chapeau. L'homme d'Amance ne perd pas de temps à les rejoindre, surpris par la température de l'eau qui tranche avec celle de l'air extérieur. Alessandro ne tarde pas non plus à se mettre en tenue d'Adam et vient les retrouver, s'approchant d'Andy. Elle lève une main, l'abat en douceur sur la tête de son homme, air faussement réprobateur collé au visage. Il la prend entre ses bras, pose sa bouche sur la sienne, sa langue venant taquiner celle de la jeune femme. Elle soupire, et quand il s'éloigne un bref instant, elle en profite pour lui coller la tête sous l'eau en guise de réprimande. Elle maintient la pression quelques secondes, pour finalement retirer sa main quand une main italienne vient taquiner le bouton de son pantalon. Son loup refait surface, tout sourire, elle se love contre lui pour un câlin express avant de commencer à retirer ses propres vêtements pour les envoyer par dessus bord sans cérémonie.

Entre deux morceaux de tissus, elle fixe la bouteille ramenée par l'italien. Pas vraiment surprise de voir qu'il a prit le temps de penser à ce genre de détail. Il a beau dire que c'est dans sa nature, pour la puma c'est autre chose. De petites attentions, faites pour appeler les gens à graviter autour de lui sans leur donner l'envie de s'éloigner. Peut-être est ce dû à ce milieu dans lequel il baigne depuis qu'il est tout jeune, où alors en effet une habitude, besoin de plaire et de complaire. Du charme à l'italienne répondant au cliché qui va avec ce pays de la vieille Europe. Une idée qui contre toute attente plaît à la puma bien plus qu'elle n'aurait pu le croire.

Dernier rempart de tissu, elle fait tournoyer son tanga comme une fronde avant de l'envoyer s'échouer au loin. Au même instant le bouchon de la bouteille saute, Alessandro en porte le goulot à ses lèvres, le regard devenu aguicheur. Cela devient compliqué pour la puma de se souvenir qu'il ne sont pas seuls ce soir quand il se met à faire des gestes obscènes en la fixant. Les joues de la blonde prennent feu, elle calme les ardeurs de son loup et les siennes par la même raison en lui envoyant une gerbe d'eau en plein visage.

-On est pas tout seuls !

Il cesse son manège lubrique, passe la bouteille à la puma, leurs lèvres se trouvant à nouveau alors que la blonde s'engouffre entre les bras de son homme. Bouteille dans une main, la seconde part en quête de celle du loup, ses doigts se glissent entre ceux d'Alessandro alors qu'elle fait passer une première gorgée d'alcool dans sa bouche. Pour finalement s'étouffer avec.

Derrière elle ce n'est pas mieux, elle sent la respiration de son homme se transformer. Les doigts qui caressaient les siens resserrent leur emprise un bref instant pour finalement disparaître, aussi durs à saisir qu'une méduse pour ceux de la blonde qui cherchent dans le vide. Visiblement hors de cette situation, le brune continue, parle de photos de pénis, l'alcool lui donnant des ailes. Will questionne alors qu'Alessandro demeure muet tout comme Andy. Signe de malaise direct pour les volubiles qu'ils sont. Une envie de disparaître prend la puma quand son amie la montre du doigt et qu'elle sent les regards se poser sur elle. Sans réagir, elle laisse la bouteille lui être prise des mains, toute son attention rivée sur son homme et les émotions qui s'échappent de lui. Lourdes, culpabilisantes pour la jeune femme qui ne met pas longtemps à comprendre la raison de ce brusque changement d’atmosphère. Les photos de pénis dévoilées entre amies n'ont pas grand chose à voir avec tout ça. C'est à la mention su surnom qu'elle lui a trouvé dix ans plus tôt qu'il s'est tendu. Époque où en effet cette appellation le caractérisait plutôt bien, même si ce n'est plus le cas à présent. Surnom dont elle s'était à nouveau servi quand elle l'avait revu à son arrivée dans cette ville, la rancœur et la douleur l'ayant rendue intolérante. Sentiment finalement oublié pour un autre, plus chaud, en total contraste avec cette haine glaciale qu'elle éprouvait pour lui à l'époque du lycée. Le déluge, cette étreinte alors qu'ils étaient coupés du monde, la peur de le perdre sur le ring, cette terreur à l'idée de le voir disparaître alors que la lune toute en rondeur brillait dans la nuit, témoin d'un drame qui avait failli être commit.

Quand Amance demande si elle a dit une bêtise, c'est difficilement que la blonde se contient, pour ne pas dire que c'est sa langue à elle qui a fourché une fois de trop. Elle se contente de soupirer, peu certaine de parvenir à conserver une élocution fiable si elle devait s'exprimer à voix haute. 

[...]

Cette nuit fut courte, gênante. Silencieuse et surtout froide. La jeune femme n'a pas osé desserrer les dents, tout comme elle n'a pas été se lover contre son homme comme elle le fait chaque fois qu'ils passent la nuit ensemble. L'auberge du cul tourné n'est pas le meilleur des lieux de villégiature. Surtout quand dans la chambre d'à côté ça s'envoie en l'air tout en tentant d'être silencieux. Cet effort qui ne rend cette situation que plus dure à supporter encore. Les oreilles de garou fonctionnent trop bien. Celles de Willem sont la raison pour laquelle Andy conserve ce silence dans lequel elle s'est murée. Le linge sale ça ne se lave pas en public. Elle se connait bien, assez pour savoir qu'une dispute pourrait devenir explosive. Avec des conséquences qu'elle se refuse à imaginer. Des semaines qu'elle prend sur elle quand elle dort chez l'italien, entourée de cette odeur qui traîne dans tout les recoins, et pire même, dans le lit.

Le stade des doutes à propos de la fidélité de son homme est dépassé depuis quelques temps. Visiblement, les je t'aime et leur relation sérieuse n'est pas signe d'exclusivité. Dur retour à la réalité pour la blonde qui n'a jamais eu d'expérience sentimentale sérieuse avant l'arrivée d'Alessandro dans sa vie. 

Un énième regard donné à son portable indique à Andy qu'elle peut se lever sans que ça semble bizarre aux yeux de l'autre couple. Elle se lève, laisse ses yeux vagabonder sur le corps nu du loup près d'elle. Leurs regards se croisent. Lui non plus n'a pas beaucoup dormi. La blonde tente un sourire, se penche pour attraper quelques vêtements dans son sac posé près du lit.

-Je vais préparer le petit déjeuner. Essaie de dormir. On pourra parler quand on sera seuls. On parlera de ce que tu veux.

On parlera si tu veux...

[...]

Elle a vu Will se lever il y a dix bonnes minutes, à présent c'est le tour d'Amance de revenir parmi les vivants. Mine de déterrée, coiffure digne d'une dingue échappée d'un film d'horreur. Elle fait de gros yeux en voyant le monceau de nourriture sur la table, reconnait sans mal la marque de sa colocataire dans ce joyeux foutoir. Andy s'approche de son amie, casserole fraîchement lavée dans une main, cuillère en bois dans l'autre. Les percussions résonnent à quelques centimètres du crâne de la française qui se met à gémir, mains collées sur les oreilles.

-Allez pochtronne ! Fait risette pour Raymonde !

Sa vengeance prend fin quand une main tente de l'éborgner. Elle désigne son chef d'oeuvre, bacon, café, thé, œufs brouillés au beurre de cacahuète, pain grillé, avocats frits, crêpes et sandwichs au fromage fondu. Avec en surplus le cendrier d'Alessandro qu'elle agite sous le nez de sa meilleure amie.

Alessandro qui pointe le bout de son nez, éternel sourire collé au visage. Comme la puma il maîtrise lui aussi l'art de faire semblant à la perfection. Jared tourne autour de la table, Will lui donne un morceau de bacon. Le chien croque dedans, avant de recracher pour se rouler en boule en gémissant. La puma ne perd pas son sourire de vendeuse de dentifrice, frappe des mains.

-À table les gens !

 
©️️clever love.


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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 13 Juin - 22:53





Feat :
A, A et A


Vacances j’oublie tout


Je m’habitue à la température de l’eau, Amance m’embrasse et me fait plaisir en contrant la taquinerie d’Aless’.

-Non, t’as pas un ventre à bière mon cœur, t’es beau à tomber...


L’Italien disparaît sous les bulles. Andy est plus virulente. Je pars à l’aventure, mes doigts cherchent un chemin sur la peau de ma belle. Amance me regarde, je fais la tête d’un gamin innocent qui ne trompe personne. À côté de nous, la puma se dépouille de ses vêtements sans pudeur. Je me fais violence pour ne pas regarder par égard pour ma Française et Aless’ que je sais jaloux. Du moins, je lui prête un tel sentiment.

Amance a fini par retirer des couches, conservant sa culotte de coton et pour mon plus grand plaisir, mes mains sont élevées au rang de soutient gorges. Je me sens bien, ma femme collée contre moi dans ce bain troublé de bulles et de rires.

-J’ai prévu une bouteille de champagne.

Ah oui, il m’avait parlé de ça, que jacuzzi ça rime avec vin festifs. Personnellement j’aurais préféré des bières, mais je m’étais laissé convaincre pour un peu de raffinement. L’Italien avait eu a délicatesse de ne pas me faire sentir rustre sur ce plan. Le bouchon saute, Aless’ se montre sous un jour que je ne lui connais pas, que je n’ai jamais vu en fait. Amance proteste, arguant qu’il va baver dans la bouteille. Mon rire rejoint le sien. C’est vrai que nous sommes bien là. J’avoue que l’idée du jacuzzi était une belle option. Cernés par la neige, le ciel noir étoilé de tête d’épingles brillantes, je suis gagné par une douce torpeur. Je laisse mes sens m’envahir. Je goûte à la sensation de la peau d’Amance qui frotte doucement la mienne au gré des agitations de l’eau.

-C’est qu’il a de l’idée ton roquet. Pas seulement bien foutus au final.

Je ris, puis m’étouffe avec ma salive lorsque je sens l’aura meurtrière d’Alessandro refroidir l’ambiance. L’image me fait rire, mais le principal concerné la prend comme un violent affront. Je ressers imperceptiblement mes bras autour de ma belle, lui embrasse le cou pour faire diversion, mais l’alcool parle à sa place, inconsciente que l’humeur a changé du tout au tout.

-Quoi? C’est Andy qui appelle son loup comme ça... Elle dit tout le temps : « J’ai rendez-vous avec mon Roquet... »  

Je regarde Andy un peu éberlué qu’elle surnomme Alessandro ainsi. Cela ne semble pas être le fait d’une seule fois. Je grimace un sourire vers l’oméga. Il a fermé les yeux que j’imagine avoir viré au bleu électrique. C’est un homme fier. Là, il vient de se faire poignarder dans le dos. J’aurais dû faire taire Amance, l’embrasser, lui mettre la main sur la bouche, la divertir avec des chatouilles, mais… Elle a compris qu’elle a merdé, mais son cerveau n’est pas en état de rattraper la gaffe.

-Oh et c’est plus gros en vrai qu’en photo. La photo c’est pas flatteur... Vraiment, il paraissait tellement plus petit. Je reconnais que tu avais raison.

Cette foi c’est moi qui m’étouffe. Elle ne parle tout de même pas du… d’Aless’ ?

- De quoi tu parles Amance ?

Mais pourquoi ai-je demandé des précisions ? J’apprends que nos nanas nous ont photographiés en cachette à notre insu et dans le plus simple appareil. Andy ne sait plus où se mettre. Alessandro reste froid. Ce n’est plus l’ami qui se baigne à nos côtés, mais un parrain de la pègre qui calcule chacune de ses réactions. Je lui lance un regard suppliant, mais il regarde ostensiblement ailleurs. Je pense aux photos que nous avions échangées de nos nanas. Une position suggestive, mais habillées.

-J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas... ?
- Euh… Imagine que je sois pote avec Rapier et que je lui montre une photo de toi à poil pour me vanter. Tu réagirais comment ?


Amance pédale dans la semoule, l’esprit au ralenti. Mais mon message ne lui était pas seulement adressé. Je fixe Andy par-dessus sa tête. Elle comprend le message. J’essaye de réagir avant l’Italien, de couper l’herbe sous les pieds du volcan prêt à exploser et de faire descendre la tension.

- Je ne suis pas spécialement pudique. Mais il suffit d’une maladresse, d’une ivresse… pour que ces photos soient envoyées à la mauvaise personne. Je crois que les parents de mes élèves n’apprécieraient pas que leurs filles soient en possession d’une photo de moi à poil.

Je parle pour moi, mais il est facile de transposer à Alessandro, bien que je pense qu’avoir sa photo à poil qui circule n’est pas ce qui le rend le plus en colère ce soir. Andy n’arrive pas à parler, trop embarrassée. Je lui fais un sourire engageant. Je tente d’alléger l’atmosphère, rattraper le coup.

- Et c’est vrai que les photos ne rendent pas hommage aux modèles. Vous effacez les photos les plus compromettantes et c’est pardonné. Hein Aless’ ?

L’Italien réagit, il sourit, acquiesce, mais ses yeux conservent leur lueur froide. Déjà il a réussi à maîtriser l’animal qui sommeille en lui. Je le sens, il n’y a pas de danger de ce côté-là. Car le loup n’a rien à prouver, par contre sa part humaine… Dans un langage de regard, je prie Aless’ de ne pas en vouloir à Amance. C’est l’alcool qui l’a fait déraper. Il me rassure d’un clignement de paupières. Nous terminons la bouteille de champagne à trois. Amance a la lucidité de s’abstenir sans que j’ai besoin d’intervenir. Elle est triste, il suffit de voir les regards qu’elle lance vers son amie. Cela me fait mal au cœur de voir cela. Pour le moment, les deux autres doivent s’expliquer. De mon côté, je dois rassurer Amance et veiller à ce que son amitié avec Andy n’en pâtisse pas. Je suis le premier à décoller du jacuzzi. Plus personne ne commente mon anatomie quand je sors de l’eau. Je me sèche rapidement avec l’une des serviettes posées sur la pompe avant de la nouer autour de ma taille. Je donne un peignoir à Amance et ramasse ses vêtements mouillés ainsi que ceux d’Andy.

- Je vais mettre vos affaires dans le sèche-linge. Mon cœur ? Tu peux ramasser mes fringues ? Essayez de passer une bonne nuit…

Un silence glacial me répond. C’est quand j’arrive à la porte fenêtre que j’entends Aless’ nous souhaiter bonne nuit en italien.

(…)

Amance a partiellement dessoûlée et je calme son mal de tête naissant mes mains posées en coupe autour de son crâne. Elle s’excuse. Je la fait taire d’un baiser.

- Ta seule faute concerne les photos. Le reste… Andy doit assumer. Mais c’est aussi un signe qu’elle et Aless’ doivent discuter de leur relation. Un couple cela se réussit à deux et ça se foire à deux. Mais pour le moment…

Je tire sur le nœud de ma serviette et transporte Amance sur le lit.

- Alors comme ça on a fait des photos de moi à poil ! Mais cela mérite une fessée !

Je me jette sur Amance et en guise de fessée je la chatouille là où je la sais très sensible. Les reliquats d’alcool l’aide à se détendre, les chatouilles se transforment en caresses. Rapidement j’oublie l’incident.

… et le loup dévora la tendre humaine plusieurs fois dans la nuit.

(…)

Un ronflement peu discret me réveille. Ou est-ce le bras d’Amance en travers de mon visage ? Le soleil matinal inonde la chambre, la vue est magnifique. Je me lève sans un bruit pour aller contempler le paysage. J’entends du bruit dans le chalet, au bruit des pas je devine que c’est Andy. Un lever si matinal pour un félin n’est pas normal. Je soupire. J’espère que la nuit leur a porté conseil. Je m’habille et sors prendre l’air.

J’aime me réveiller au milieu de la nature. La neige rend l’effet encore plus prenant. Les bruits sont étouffés. Un rouge-gorge se pose non loin du Jacuzzi. Il a senti la présence humaine et cherche des miettes à chiper. Alessandro a pris soin de couvrir le Jacuzzi. Je ramasse la bouteille de champagne abandonnée sur le sol et retourne à l’intérieur. Andy s’est défoulée en cuisine. Amance a émergé, la tête d’un zombie et un orchestre dans le crane.

-Allez pochtronne ! Fait risette pour Raymonde !

Amance lève mollement une main pour repousser son amie. Je me colle dans son dos et la soulage de son mal de crane, une main sur son front. Alessandro arrive à son tour, élégant dans son jean et pull cachemire, un sourire de publicité collé au visage. Il fait semblant, Andy fait semblant et Amance et moi faisons semblent de croire que l’incident de la veille est clôt. Je donne un bout de bacon à Jared. Le chien le recrache aussitôt en couinant.

- À table les gens !

Je regarde la pagaille sur la table. Apparemment, la puma ne sait pas cuisiner. Je m’installe, attrape un pancake et de la marmelade. Je me dis que c’est le fait d’être habitué à la cuisine de Mady qui me fait trouver ça insipide. Seulement, ce n’est pas le moment de faire le difficile.

- J’ai une faim de loup !


J’attaque mon petit déj avec enthousiasme, avale tout rond ce qui est du poison et mâche lentement ce qui me paraît suspect.

- C'est trop bon Andy !

(…)

La vaisselle commune semble réchauffer l’atmosphère. Aless’ donne le change, je lui en remercie pour Amance. Elle n’a qu’une vague idée de ce qu’il s’est passé hier soir. Je ne compte pas être celui qui lui rappelle sa gaffe.

- Qui envie d’une petite balade en raquettes ?

(…)

Amance s’applique à suivre mes traces. Les deux autres ont préféré rester au chalet. Je n’ai pas insisté, devinant qu’ils ont besoin d’être seuls pour s’expliquer. J’ai gardé les miettes du petit déjeuner dans un sac pour offrir un beau spectacle à Amance.

(…)

Après vingt minutes de montée, nous arrivons dans un espace dégagé avec une vue presque à 360°. Amance s’installe sur la couverture que nous avons prise avec nous, je disperse les miettes à quelques mètres et vais m’asseoir à ses côtés. Il ne faut pas attendre longtemps avant qu’une armée ailée les prennent d’assaut.

- Nous étions suivi depuis le début.

Les boules de plumes égaillent la journée avec force de pépiements et de roucoulades. Je tente d’imiter l’un d’eux. Cela fait bien rire Amance

- Je t’ai dit que je t’aime ?

Je me noie dans son regard et son sourire. Ce qu’il s’est passé hier prouve qu’il y a des non-dits entre Alessandro et Andy. Des non-dits qui sont ne train de leur pourrir la vie.

- Poussin ?

Regard étonné d’Amance. Elle n’avait pas aimé se faire appeler « mon petit dragon en sucre ». Je ne suis pas doué en mots tendres. Je me laisse inspirer par la nuée d’oiseaux devant nous et une mère qui nourrit son poussin affamé.

- Je me vois bien à tes côtés dans cinquante ans…


Ce n’est pas une demande en mariage, mais cela en a la couleur.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMar 18 Juin - 17:47

clickAlessandro & Andy, Amance & Willem
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« Vacances j’oublie tout. »
La soirée avait admirablement commencé. Ce jacuzzi au milieu de ce paysage hivernal était en tout point parfait. Deux bella donna, un ami et le ciel étoilé pour témoin. Andy vire ses vêtements sans faire cas de la présence de Willem. L’Alpha détourne le regard, j’apprécie alors que ma puma ne s’est pas gênée pour le reluquer. De toute façon, Will’ est l’homme d’une seule nana, il est bien trop accro à sa Française pour songer à s’intéresser à Andy. C’est la première fois qu’avec Andy nous sortons comme un couple ordinaire, avec des amis. Cela ne m’était pas arrivé depuis des lustres. Même avec Jansen que j’avais gardé près de moi. Trop peut-être. Je ferme les yeux et jouis du bien-être actuel.

- C’est qu’il a de l’idée ton roquet. Pas seulement bien foutus au final.

Roquet ? Elle ne manque pas d’air Amance. Elle a beau être la copine d’un alpha, elle devrait surveiller son langage, je n’aime pas qu’on m’insulte, même en plaisanterie. C’est pire d’ailleurs, car c’est lâche. Je soupire et prends sur moi.

-Quoi? C’est Andy qui appelle son loup comme ça... Elle dit tout le temps : « J’ai rendez-vous avec mon Roquet... »  

Andy ? Son roquet ? Je serre les mâchoires et tout ce qu’il y a à serrer : les poings, les yeux, mes bras contre mon corps pour m’empêcher de me transformer et de bondir. Le mot est si péjoratif, cruellement blessant et rabaissant. C’est donc ainsi qu’elle me décrit à son entourage ? Dire que j’ai eu l’audace de penser avoir une place spéciale dans son cœur. Mais non, je reste l’Italien arrogant, celui qu’elle n’aimait pas à Phoenix. Mais alors pourquoi sort-elle avec moi ? Pour le frisson ? Faire quelque chose qu’elle imagine dangereux ? J’entends bien le cœur de la traîtresse s’emballer. C’est ballot d’avoir une copine qui ne tient pas l’alcool et qui déballe tout sans aucun filtre. J’ai du plomb fondu qui coule dans les veines. Je ne sais pas contre qui je suis le plus en colère. Elle pour me traiter avec tant de mépris, ou moi de m’être laissé avoir par un sourire et une fausse impression de franchise. Bien sûr, à quoi pouvais-je m’attendre de la part d’un félin ? Ces êtres si égocentriques, tournés sur leur plaisir. Et comme si cela ne suffisait pas, Amance enfonce un peu plus le pieu dans mon cœur.

-Oh et c’est plus gros en vrai qu’en photo. La photo c’est pas flatteur... Vraiment, il paraissait tellement plus petit. Je reconnais que tu avais raison.

Et ce sciocco de Will’ qui demande des précisions… Cette soirée tourne au cauchemar. J’ai baissé ma garde, fait confiance et voici la rançon de ma bêtise. Je regarde dans le vague au-dessus de la tête de Will’, derrière les étoiles. Le loup s'est calmé, mais pas l'homme. Est-ce la présence de Will’ qui a poussé un peu son aura ? Ou que l’animal s’attendait à cette trahison ?

Willem tente de rattraper l’affaire, contraindre sa donna a se la fermer. Pour l’instant, je hais Amance, mais c’est comme haïr le messager. J’ai conscience que je lui dois d’apprendre la vérité de ce qu’Andy pense de moi : un vulgaire roquet. Un chien pathétique qui aboie tout le temps. Ringard, sans envergure. J’ai envie d’une sigaretta, mais j’ai les mains trempées et mon paquet est resté à l’intérieur.

Je n’écoute plus vraiment Will’. Andy ne régit pas, ne tente pas de minimiser les propos de son amie, confirmant à mes yeux que ce surnom porte bien tout le poids que je lui donne. Je reviens sur terre quand Will’ semble demander mon assentiment. Il répète sa question, propose aux filles d’effacer les photos les plus compromettantes de leur portable. C’est vrai qu’une photo de moi nu qui circule ne m’enchante pas, mais ce n’est rien comparé au surnom dont elle m’affuble quand je ne suis pas là. J’imagine Wesley le répéter à Tobias… Comment écraser efficacement l’amour-propre d’un homme… Je souris de cette grimace que je lance avant de tuer.

Des claques de ce style j’en ai déjà pris et en prendrais encore si je ne me reprends pas. Je maintiens un sourire sur mon visage, moins tueur, plus vendeur d'assurance. Presque dix ans que je bosse dans les bars, sourire quand le cœur n’est que colère et frustration, je sais faire. J’acquiesce à l’idée de Will.

- Oui, elles n’ont qu’à faire ça.

Amance est confuse. Elle a le cerveau encore embrumé, mais pas assez pour qu’elle ne s’aperçoive pas du froid qu’elle a jeté sans réelle intention de nuire. À elle, et elle seule, j’offre un sourire sincère. Will’ comprend que je ne suis pas d’humeur, il ne s’en formalisera pas. Je le rassure d’un clignement d’œil que je ne tiendrais pas rigueur à sa donna de ce qu’il se passe. C’est avec une maladresse touchante qu’elle a tenté de me flatter, d’effacer l’outrage. Je me souviendrai de cet effort louable malgré son ivresse. Cela révèle le bon fond qu’elle a. Pas comme celle qui se tait.

Will se redresse, il tente de sauver sa soirée. Je ne lui en veux pas. Il s’occupe même de faire sécher les vêtements des filles, un vrai chevalier des temps modernes. Pas un roquet.

- Buona notte Will.

La porte-fenêtre se referme sur les deux tourtereaux. À mon tour, je me lève sans un mot ni un regard. Mon sourire s’est fané. Je n’ai pas la force de faire semblant que cela ne m’affecte pas. Cela me blesse et me déçoit. Je m’en veux aussi. Cette image qu’elle a de moi a eu un fond de vérité il y a dix ans de ça. À dix-huit ans, je me prenais pour un cador. Le visage de Therencio traverse mes pensées. Qui se ressemble s’assemble.

Je prends le temps de me sécher soigneusement pour pouvoir me rhabiller sans que mes vêtements collent à ma peau. Andy est sortie à son tour. Sa voix se fait enfin entendre pour demander une discussion entre quatre yeux demain. Je me contente de hocher la tête. Je me tais, car je ne pourrai pas m’empêcher de lui crier dessus. En parler demain est une sage décision.

Je stoppe le jacuzzi  pendant qu’elle rentre dans le chalet. Je prends mon temps pour remettre la bâche et mettre les vannes en position de sécurité pour que le gel ne casse pas tout. Puis je rentre, mais c’est uniquement pour récupérer mon paquet de sigaretta et ressortir aussitôt.

Je reste bien ainsi une bonne heure à réfléchir. Mon instinct de mafieux me pousse à couper les ponts, de la rayer de ma vie. Ne plus la revoir me serre déjà le cœur. Seulement, je ne veux pas être un homme que l’on méprise, que l'on rabaisse avec un surnom de chien ridicule. Je n’ai jamais caché à Andy le fait que je ne suis jamais sorti du milieu, qu’une partie de ma vie est sombre et obscure, mais aussi de lumières et paillettes aveuglantes, que j’ai été à l’école des bandits et pas celle des flics. Que ce n’est pas par choix, mais lié au milieu de ma naissance. Les moralisateurs diront que tout être humain peut changer et se sortir de son milieu, qu'ils viennent donc faire les malins au sein de la Cosa Nostra. On m’a formaté pour ce job, moi plus qu’un autre.

Est-ce que je pourrais continuer cette relation en prétextant que c’est juste pour le sexe ? Cela pourrait me permettre de rester près d’elle sans qu’elle pense avoir l’ascendant sur moi ? Je secoue la tête, elle refuserait. Elle a dit qu’elle voulait discuter. Va-t-elle s’excuser ? Suis-je capable de pardonner ? Me méprise-t-elle vraiment ? Toutes ces interrogations me donnent le tournis. J’écrase ma sigaretta dans le cendrier que j’ai rempli puis rentrer à l'intérieur.

La chambre est dans la pénombre. Andy s’est couchée, mais à sa respiration, je sais qu’elle ne dort pas. Je me déshabille et me couche en veillant à ne pas la toucher. De l’autre côté de la cloison, Will et Amance s’en donnent à cœur joie. La nuit va être longue.

(…)

Andy se lève au petit matin, bien trop tôt pour celle qui adore traîner au lit. Je ne bouge pas. Je suis fatigué par cette nuit blanche et les émotions contradictoires qui n’ont pas arrêté de me traverser. Je décide de la laisser parler en premier. De voir ce qu’elle colle derrière ce surnom insultant. Je m’attends à ce que cela ne soit pas très sympathique pour moi, sinon elle aurait réagi hier soir, minimisé les propos de son amie et présenté ça comme une blague pas très cool.

Lorsque je sors de la chambre, je suis agressé par quantité d’odeurs de nourriture. La puma s’est défoulée, ça va être immangeable. Je fuis dehors avec le prétexte d’en griller une.

- À table les gens !
- J’ai une faim de loup !

Willem, éternel boy-scout, tente de réchauffer l’atmosphère.

- C'est trop bon Andy !

Je me contente d’un café, je ne ferai pas l'effort de m'empoisonner. Je ne suis pas bavard, mais réponds à la conversation un sourire plaqué au visage. J’aide à débarrasser, Willem fait le clown, Amance rit, c’est plus facile de sourire avec ces deux-là. Je tends une assiette à Amance qui la range dans un placard. Elle a la gueule de bois et rame à se souvenir de la veille. Mais son esprit a retenu qu’il y a eu un problème avec moi. Je lui sers délicatement l’épaule pour la rassurer. Je l’apprécie, c’est une femme faite pour Will. Ils sont vraiment faits pour s’entendre.

- Qui a envie d’une petite balade en raquettes ?
- Sans moi, je vais lézarder sur un transat.

Le soleil est éclatant et la terrasse à l’abri du vent. Will et Amance s’équipent pour leur balade. Moi, j’emporte ce qui reste de café, mes lunettes de soleil et mon paquet de sigaretta et m’installe face au soleil. Il faut plusieurs minutes à Andy pour me rejoindre. Je ne l’aide pas. Mais je ne lui crie déjà pas dessus. Un exploit.

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Amance Jouve

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 1 Aoû - 17:50


Vacances j’oublie tout
Feat. Willou, Raymonde, Aless et Jared



Appuyer dos contre le mur de la chambre, je me masse les tempes . Moi et ma grande bouche avons foutus en l’air le week-end. Pire, j’ai peut-être foutus en l’air le couple de ma meilleure amie... J’ai envie de pleurer. Pourquoi est ce qu’il a fallu que je l’ouvre ? J’ai bien vu la gêne sur le visage d’Andy... Pourquoi est ce que j’ai continué à parler ??? J’ai envie de me frapper. Je suis tellement stupide... Et Will qui m’a vu saoule... Oh non quoi... Non,non, non...

Mon homme s’approche de moi, ses mains en coupe autour de mon visage. Je soupire d’aise quand je sens lentement la douleur s’échapper de mes tempes. J’ose un sourire désolé, pose mes mains sur les siennes :

-Pardon Will... Je suis désolé d’avoir foutus en l’air la soirée... Parfois je suis un poil trop stupide... Et je parle trop...

Ses lèvres s’écrasent sur les miennes pour me faire taire. Je soupire de plus belle en fermant les yeux. Oui, de toute évidence je parle beaucoup trop. Est-ce que lui m’en veux ? Est ce que je viens de le dégoûter de moi? Si je continue à me poser toutes ses questions je vais refaire monter ce foutus mal de crâne...

-Ta seule faute concerne les photos.

Les photos. Il m’a demandé de les supprimer. Toutes les photos de lui nue... oh non... Mais je les aimes bien moi, ses photos... Peut-être que si j’en garde une ou deux où il est seulement allongé sur le ventre alors...

-Le reste… Andy doit assumer. Mais c’est aussi un signe qu’elle et Aless’ doivent discuter de leur relation. Un couple cela se réussit à deux et ça se foire à deux.

Il a raison. Aless avait l’air tellement en colère. Mais pas seulement après Raymonde... Après moi ? Je n’aimerais pas que ça se passe mal entre lui et moi dès notre première rencontre, je n’aime pas me prendre la tête avec les gens. Il y a peu de monde avec qui je ne m’entend pas... Et puis il a l’air de bien connaître Will, si on ne s’entend pas, comment va faire mon homme? Je ne pourrais pas lui demander de choisir... Pire, si je perdais ma meilleure amie à cause de ça... Je n’ose même pas y penser.

-Mais pour le moment…

Je relève le regard sur mon loup, sa serviette touche le sol avant que je ne me retrouve dans ses bras sans plus de blabla. Sa force ne cessera jamais de m’étonner. Mais je prends goûts à me faire porter comme il le fait, je me sens princesse et ce n’est pas désagréable. Mes fesses retrouvent le contact du lit, je me redresse en prenant appuis sur mes bras.

-Alors comme ça on a fait des photos de moi à poil ! Mais cela mérite une fessée !

-Une... Quoi?! Mais tu te prend pour Christian Grey?!

Je vire à l’écarlate alors qu’il fond sur moi comme sur une vulgaire proie. Je me débats un instant avant d’éclater de rire sous sa torture, essaye de lui rendre la pareille, en vain, il évite toutes mes tentatives de le chatouiller... Et puis sa dérape. A la place des chatouilles et des rires, des caresses et des soupire. Incident oublié, il n’y a plus que lui et moi pour toute la nuit. Je me fais proie volontaire, j’ai cessé de me débattre et je m’offre à lui toute entière.

(...)

C’est froid à mes côtés. Et le soleil me gêne. Je râle, tire la couette au dessus de ma tête. Pas maintenant... Je suis encore fatiguée... Mes paupières se ferment plus fort. J’ai un mal de crâne horrible, des relans d’alcool dans la bouche et la langue pâteuse. Et je n’ai pas mal qu’à la tête. J’ai besoin d’une douche, d’une tisane au miel et au citron et d’un jus de tomate. La dernière cuite que j’ai pris... Remonte à trop loin. J’avais oublié la douleur que ça pouvait créer le lendemain. Plus d’alcool. Finis. Plus ça.

Je me décide à me lever en me rendant enfin compte que Will n’est plus dans le lit. C’était ça la place froide à mes côtés. J’ai cru qu’il était juste trop loin dans ce lit immense. Mes yeux papillonnent pour s’habituer à cet excès de luminosité. Je tente de m’assoir dans le lit. Bon déjà j’ai pas envie de vomir. C’est un bon point.

Après avoir enfilé un jogging et un t-shirt (noir) à Will je sors de la chambre. Jared viens m’accueillir queue battante. Je souris et prend le temps de le câliner. Y a une drôle d’odeur dans le chalet. C’est peut-être mon odorat poste cuite qui veut ça...

-Allez pochtronne ! Fait risette pour Raymonde !

-Raaah...

Je pense très fort au gros mots bien français qui menace de m’échapper tandis qu’elle tambourine sur une casserole. Je tente de la faire taire en grommelant, en tentant de la repousser ma main tombe dans le vide . Pourquoi elle me fait ça ?

Le corps de Will dans mon dos et ses mains autour de mon crâne me soulage un peu. Je le remercie d’un sourire. Alessandro débarque frais comme un gardon, tout droit sortis d’un film qui vente la beauté masculine. Y a que moi qui ressemble à un remake de Walking Dead? J’ai honte. Surtout pour Will.

L’atmosphère semble plus détendu. J’ai des bribes de souvenir de la veille. Et ce n’est pas très bon. Encore une connerie mémorable de ma part. Faut vraiment que je me tienne à l’écart de l’alcool...

-A table !

J’ouvre de grands yeux. Raymonde a préparer le petit déjeuné. J’ai un haut le cœur. Ça n’était pas mon odorat qui me jouait des tours, c’était simplement la cuisine de ma meilleure amie. Jared recrache ce que Will viens de lui donner... Hors de question que je goutte à ça. Elle m’a déjà préparé des crêpes anchois - confiture de groseille - miel -moutarde - bacon. Le tout sous une tonne de pâte à tartiner chocolaté. Je ne mangerais rien ce matin...

-C’est trop bon Andy!

Je regarde Will en coin alors que je me contente d’un jus d’orange. Il grimace à chaque bouchée. Je ris intérieurement.

(...)

Les bribes de la veille assaillent mon cerveau, me blessant à chaque souvenir. Mais qu’est ce que j’ai fait bon sang ? Will fait l’idiot avec de la mousse sur le nez, il réussit à me faire rire. Mais Aless qui m’aide a faire la vaisselle semble ailleurs. Je me pince les lèvres, lui adresse un regard et un sourire désolé. Je ne sais plus exactement ce que je lui ai fait, mais je sais qu’à un moment donné c’est lui plus précisément que j’ai blessé. Lui et Andy. Mais ma meilleure amie a décidé ce matin de me bouder. Je crois que je l’ai mise très en colère en balançant des choses qui étaient de bases secrète entre elle et moi. Je croise le regard noisette de l’italien, sa main se pose sur mon épaule dans un geste amicale. Je lui souris sincèrement, serre sa main un instant. Je m’en veux vraiment. J’espère seulement qu’il le sait.

(...)

Après une bonne douche, avoir enfilé des vêtements bien chaud, pris tous le matériel nécessaire et un bon 20 minutes de marche , nous voilà arrivé en haut d’une petite montagne. Je regarde le paysage qui s’offre à mon homme et moi. Il est moins couvert que moi mais le froid ne semble pas le déranger. Il m’a parlé que dans son enfance il avait vécu à la frontière du Canada. Il est habitué au froid, plus que moi.

Je sors la couette du sac, ainsi que la Thermos de café pour nous installer tranquillement. Je m’assois et regarde Will faire avant de sourire, émerveillée par le spectacle qu’il m’offre. Les oiseaux prennent du plaisir à picorer les restes de notre petit déjeuner. En voilà au moins quelques uns qui apprécient la cuisine de Raymonde... Je perds mon sourire.

Ma Raymonde. J’espère que tout va bien pour elle...

-Nous étions suivi depuis le début.

Will imite les oiseaux. Il est ridicule. Je ne peux m’empêcher de rire en le regardant faire. Heureusement qu’il est là... Ses fesses viennent trouver la couette à côté de moi. Je me blottis contre lui en admirant la nature autour de nous.

-Je t’ai dit que je t’aime ?

Je tourne le visage vers lui, sourit amoureusement à mon homme. Il ne me le dit pas souvent, mais l’entendre à ce moment même est mieux que tout.

-Je crois que tu me l’avais déjà dit... Mais j’adore te l’entendre dire.

Je me niche dans ses bras, tête contre son cœur. Je n’arrête pas de me triturer les méninges pour savoir ce que j’ai fait pour que ça ait tourner au vinaigre... Je me souviens de l’histoire des photos. Est ce que c’est ça qui a tout foutus en l’air ?

-Poussin?

Pardon? Je relève les yeux vers mon loup. Après dragon me voilà devenue un poussin. Pourquoi s’entête t-il à me trouver un surnom alors qu’il me fait fondre à chaque fois qu’il prononce mon prénom? J’adore l’entendre dire « Amance » avec son accent américain. Il l’écorche a chaque fois, ok, mais... Il le dit avec tellement d’amour dans la voix que je me sens élevé au rang de déesse. Il faut que je lui dise que j’adore quand il m’appelle par mon prénom, tout simplement.

- Je me vois bien à tes côtés dans cinquante ans…

J’ai laissé échapper un couinement de surprise. Est ce moi qui me fait des idées ou...? Il a bien dit ce que j’ai entendu ? Ou bien est ce que c’est dans ma tête que ça c’est transformé ?

-Tu peux répéter ?

Il me répète la même chose. J’ai un vertige. Je crois que je vais m’évanouir. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des siens, je ne souris pas, ne dit rien. Ça picote dans mes yeux. C’est le froid ou les larmes ? J’en sais rien. J’ai un hoquet quand mon cerveau assimile les informations, puis un rire nerveux avant que je ne me jette à son cou pour l’embrasser passionnément, mes mains en coupe autour de son visage, le cœur battant a tout rompre. Je souris et rit contre ses lèvres tout en l’embrassant. Je m’écarte un instant sans me défaire de mon sourire :

-Je m’y vois bien aussi... À la seule condition que tu ne perdes pas tes cheveux.

J’hoche la tête sérieusement avant de me remettre à rire et revenir l’embrasser jusqu’à en avoir les lèvres rougis. Je caresse sa nuque du bout des doigts , frotte mon nez au siens :

-Je t’aime tellement...

Moi qui détestait l’Amérique en arrivant, il est l’une des raisons qui me font rester dans ce pays.

(...)

-Très mauvaises idées de faire des anges dans la neige. Le miens ressemble à un angelot à côté de toi.

J’essaye de retirer la neige collée dans mes cheveux et qui transforme ma crinière en stalactite. Après un concours de bonhomme de neige, une bataille de boules et une armée d’ange nous voilà assis sur notre couette avec le soleil qui commence à arriver au sommet du ciel. Il ne doit pas être loin de midi, si ce n’est plus.

-En vérité... Si tu n’avais pas renversé ses horribles bestioles morte sur moi... Je n’aurais jamais osé venir t’adresser la parole. Donc au final, je pense que l’on pourrait remercier les souris de nous avoir mis ensemble.

Je ris gentiment, me niche contre lui et regarde l’horizon. Au loin, d’épais nuage obscurcissent le ciel. Est ce qu’il va neiger ? Le vent me paraît plus frais soudainement, un frisson me traverse.

-J’ai l’impression qu’il va neiger... On devrait rentrer avant que ça nous tombe dessus, non?

Nous ramassons nos affaires avant de commencer à redescendre vers le chalet . Mains dans la mains, je repense à ce qu’il m’a dit plus tôt. Vivre ensemble, rester ensemble jusqu’à nos vieux jours... Je me mords la lèvre inférieure :

-Tout à l’heure... Quand tu m’as dit que tu te verrais bien avec moi dans les prochaines années... Tu nous voyais que tous les deux ou... Ou ça serait dans la possibilité d’avoir des enfants ? J’en veux pas maintenant, dans l’immédiat, hein ! Mais... Mais en avoir un avec toi me tenterait bien.

Je croise son regard alors qu’on se stoppe au milieu du sentier. Je crois que je l’ai fait bugger. Je commence à paniquer. Peut-être que j’ai encore parler trop vite. Je l’empêche de me répondre:

-Non, laisse tomber j’ai parlé trop vite. On a tous notre temps pour ça. Et de toute manière on ne vit même pas ensemble, donc c’est pas envisageable pour l’instant. Je t’aime, tu m’aimes et pour le moment c’est très bien comme ça.

Je souris, un peu paniqué et viens lui voler un baiser alors que les premiers flocons commencent à tomber sur nous. Je lève les yeux au ciel et sourit en regardant la neige tomber. C’est magnifique... Mais le vent prend de l’ampleur, faisant virevolter plus fort les flocons blanc.

-Tu crois que l’on va avoir le temps de rentrer ou on va se transformer en momie gelé et on nous retrouveras au printemps avec le dégel ?

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 1 Aoû - 18:08

Andy & Alessandro & Willem & Amance


Vacances j'oublie tout




Willem est un menteur. Un très gentil menteur qui joue le jeu en goûtant les expériences culinaires de la blonde. Andy se contente d'un sourire sans joie, tente de manger quelque chose, vite coupée dans son élan par cet appétit qu'elle n'a pas. Même son bol de café à du mal à se frayer un chemin dans sa gorge, alors qu'en temps normal elle est un véritable estomac sur pattes. Andy tente pourtant de faire la conversation, incapable de fixer son loup plus de quelques secondes. Ils sont en situation de crise, avec un abcès à crever. Sauf que la blonde n'a pas l'intention de passer pour la seule coupable dans toute cette histoire. Elle est en tord et en est pleinement consciente, mais Alessandro n'est pas blanc comme neige non plus. Sa cuillère atterrit dans son bol vide, elle pique deux pierres de sucre qu'elle enfourne dans sa bouche sans perdre de temps.

Une fois sa vaisselle faite, elle s'éclipse sans perdre de temps en direction de la salle de bain. Jouer la comédie de cette façon l'insupporte, elle n'attend qu'une seule chose, c'est que les deux guimauves qui leur servent d'amis s'en aillent. Pour qu'il puisse y avoir une vraie discussion. Ou en tout cas essayer de le faire. C'est ce que sont censés faire les adultes, parler de leurs problèmes avant que ces derniers ne deviennent insurmontables.

La puma pose une tenue propre sur le rebord du lavabo, laisse ses vêtements sales choir sur le sol avant de filer sous la douche. Elle espère que le jet brûlant délivré par celle-ci lui remettra les idées en place, et lui donnera un peu du courage dont elle a bien peur de manquer.

[...]

Tête coincée dans son large pull crème, elle sursaute quand Amance frappe à la porte pour lui demander si elle veut venir avec elle et Will se promener. La puma ouvre sans cérémonie, darde son amie d'un regard suspicieux. La française ressemble à un monstre de film d'horreur avec ses grandes cernes et son teint tout gris. Du côté de la puma ce n'est pas mieux, l'électricité statique à transformé ses long cheveux blonds en véritable crinière de lion. Sur un ton sans doute trop sec elle répond.

-Non merci. J'aime pas la neige, je vais pas volontairement aller me rouler dedans. Évite de te faire bouffer par un ours.

Elle referme la porte sur la mine triste de son amie qui pourtant n'a pas besoin d'être accablée plus que de raison. Il faut dire que c'est Andy elle même qui a fait boire sa meilleure amie. Qui une fois ivre est devenue la pire des pipelettes. Elle soupire en entendant la française s'éloigner. Elles discuteront de tout cela une fois qu'elles seront de retour à Beacon Hills. Actuellement la professeure de yoga n'est pas prête pour ça. Elle préfère haïr le monde entier, et surtout elle même.

Elle finit par quitter la salle de bain. Le chalet est vide, mais elle est certaine qu'Alessandro est toujours dans les parages. Le cœur gros, la jeune femme se dirige vers leur chambre, range ses affaires, fait le lit. Des gestes simples et mécaniques. Pour gagner un peu de temps. Se laisser quelques minutes avant de rejoindre le loup qui s'enfume les poumons devant le paysage éblouissant qui les entoure. Blanc et pur, simplement rehaussé par la couleur vive des conifères environnants. Elle se glisse derrière celui qu'elle s'aime à appeler son loup, silencieuse même s'il ne fait aucun doute que ce dernier est bien conscient de sa présence.

Un dernier soupir et le cœur gros elle se lance. Il ne crie pas, elle aimerait voir ça comme un bon signe, mais quelque chose lui dit que ce n'est peut être que le calme avant la tempête.

-Je suis désolée.

Ces quelques mots n'ont aucun effet, si ce n'est cette colère qui ne fait que prendre de l'ampleur chez le loup. Il ne la regarde pas, et c'est plus simple pour la blonde de continuer, sa voix plus assurée. Moins hésitante. Elle s'en veut et sait bien qu'elle a dépassé les bornes, mais elle ne s'écrasera pas. Pas aujourd'hui en tout cas. Il est temps pour elle de s'affirmer si elle ne veut pas avoir le droit à des non-dits et des bouderies à chaque épreuve que traversera leur couple.

-Je ne devrais plus t’appeler comme ça. C'était le surnom de mauvais goût que je donnais au garçon que je détestais au lycée, ce n'est pas adapté à l'homme que j'aime aujourd'hui. Tu as changé. Même si pour moi c'était plus simple de te haïr à cette époque de t'aimer à présent. J'ai peur. Pas de toi. Juste de te voir fuir un jour. À cause d'un nom qui ne devrait plus être prononcé ou juste parce que tu seras lassé de ma présence près de toi.

Cette fois il la regarde. Visiblement surpris par la tournure que prennent les choses. Des excuses, des non-dits qui éclatent alors que la jeune femme s'était juré de garder tout cela au fond d'elle le plus longtemps possible. Pour fuir des disputes qui la terrifient. Des relations de couple dont elle ne connaît rien. Elle approche un peu plus chaque jour de son vingt-huitième anniversaire et découvre que l'amour n'est pas une jolie petite chose rose pleine de guimauve. Qu'aimer ne veut pas dire que l'on passe son temps à sourire, mais qu'il peut aussi faire souffrir.

Alex la pense folle depuis qu'il la sait en couple avec l'italien. Il ne s'est d'ailleurs pas gêné pour bouder quand elle lui en a parlé, heureuse, voulant juste que son ami le soit aussi un peu pour elle. Tout comme elle espère bien que ses parents le seront lorsqu'elle leur dira qu'elle a trouvé quelqu'un. Un homme qu'elle voit bon malgré ses défauts dont il serait mentir que de dire qu'ils n'existent pas. Un ami de Taylor. Une dispute assurée avec son père qui saura immédiatement qui est cet Alessandro Amaro qui fait battre le cœur de sa fille chérie.

Andy se mord les lèvres, fière des mots qu'elle a réussi à prononcer. Ses excuses ont beau être hésitantes, elle ose espérer que le loup devinera aisément qu'elles sont sincères. Elle ne décroche pas son regard de celui de son homme, continue sur sa lancée.

-Quand tu doutes de moi. De la sincérité des sentiments que j'ai pour toi. C'est mon cœur que tu arraches. Et ça me fait encore plus de mal que lorsque tu as failli me tuer. Parce que même à ce moment là, je n'ai pas douté de toi. Même quand chez toi c'est l'odeur d'un autre qui traîne partout, y compris dans tes draps, je continue de te croire quand tu me dis que tu m'aimes.

Elle a l'impression de lui faire un coup bas en lui rappelant ce qui s'est passé lors de la pleine lune. Ils n'en ont jamais reparlé. À vrai dire la puma refuse d'en parler. À qui que ce soit. Elle n'a jamais eu aussi peur de toute sa vie, l'homme qui lui a promis sécurité et protection s'attaquant a elle. Une main serrée autour de son cou. Dire que tout cela l'a ébranlée est un doux euphémisme. Cette vision la réveille encore régulièrement, ses songes se refaisant doux uniquement quand Alessandro est dans les parages et la serre entre ses bras. Sa chaleur est devenue symbole de réconfort, son odeur c'est l'apaisement, sa voix la plus douce des mélodies. Mais quand il fait un pas vers elle, Andy en fait un autre, mais à reculons. Refuse toute approche. Sa voix toutefois ne tremble pas quand il s'agit de couper la parole au loup alors qu'il commence à parler à son tour.

-On est des adultes responsables. Des gens matures. Qui peuvent surmonter tout ça. Dit moi que j'ai raison. Que je ne me fais pas des films toute seule. Qu'on pourra un jour dire à nos mômes que les disputes c'est pas la fin mais juste le début de quelque chose.

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 8 Aoû - 20:28





Feat :
A, A et A


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-Tu peux répéter ?
- Poussin ? Je me vois bien à tes côtés dans cinquante ans.


Je crois que j’y suis allé un peu fort, mais c’est la stricte vérité. J’aime qu’elle soit près de moi, qu’elle pense à moi. Être celui qui la fait rire ou les bras qu’elle cherche pour se rassurer. Je veux être son phare, sa montagne, la couverture qui la réchauffe. Car elle, rien qu’en me regardant ainsi, elle est tout cela pour moi, un refuge, mon port d’attache, ma référence, la dépositaire de mon cœur. À ses côtés, je deviens romantique, moins guignol, plus homme responsable. Ou presque… je repense à la fausse bagarre avec Alessandro. Je souris. J’espère qu’il pardonnera à Andy. Elle le stabilise, lui donne un but honorable.

-Je m’y vois bien aussi... À la seule condition que tu ne perdes pas tes cheveux.
- S’ils tombent, je les recolle tout de suite avec de la glu.
-Je t’aime tellement...
- Moi aussi. Euh pas que je m’aime moi, hein. Enfin si, mais non… T’as compris.


Instant de pur bonheur dans le silence grandiose de la nature. Je me redresse et commence à rouler une boule de neige pour qu’elle grossisse. Amance m’imite et nous voilà plongés dans la construction de bonshommes de neige. Plaisir simple, joie immense. Tout le monde devrait être amoureux, car cela guérit l’âme de toutes ses blessures. Cela n’efface pas les cicatrices de mon passé, mais les assouplie de façon à ce qu’elles ne me tiraillent plus.

-En vérité... Si tu n’avais pas renversé ses horribles bestioles mortes sur moi... Je n’aurais jamais osé venir t’adresser la parole. Donc au final, je pense que l’on pourrait remercier les souris de nous avoir mis ensemble.
- Ce ne sont pas d’horribles bestioles ! C’est doux et affectueux une souris.


Amance ne semble pas convaincue. Étrange combien les gens s’effraient de ce qui est plus petit et plus inoffensif qu’eux. Je n’apprécie pas spécialement l’implication de mes travaux pratiques de dissection, mais je reste un prédateur dans l’âme et la pratique vaut cent explications.

-J’ai l’impression qu’il va neiger... On devrait rentrer avant que ça nous tombe dessus, non?
- Je te construirais un igloo.


Nous rangeons la couverture et rassemblons nos affaires pour retourner au chalet. Nous reprenons la trace que nous avons faite pour venir jusqu’ici main dans la main. Mon esprit surfe sur ce bien-être. Cette paix que m’apporte Amance. Je laisse les sensations qu’elle crée en moi m’envahir.

-Tout à l’heure... Quand tu m’as dit que tu te verrais bien avec moi dans les prochaines années...
- Oui ?
- Tu nous voyais que tous les deux ou... Ou ça serait dans la possibilité d’avoir des enfants ? J’en veux pas maintenant, dans l’immédiat, hein ! Mais... Mais en avoir un avec toi me tenterait bien.


Des enfants ? Elle me parle bébé ? De mélanger nos gènes, de créer des mini Amance et des mini Willem. Je ne me suis encore jamais posé la question d’avoir des enfants. Jusque-là j’avais d’autres priorités. Non que l’idée me répugne, mais c’était encore un concept lointain et flou. Je me rends compte que j’arrive à l’âge et à une période de ma vie où c’est le moment. Je vais pour répliquer, mais elle m’en empêche, temporise son élan avec un oui, mais plus tard.

-Non, laisse tomber j’ai parlé trop vite. On a tous notre temps pour ça. Et de toute manière on ne vit même pas ensemble, donc c’est pas envisageable pour l’instant. Je t’aime, tu m’aimes et pour le moment c’est très bien comme ça.

Pas envisageable pour le moment ? Pourquoi pas ? Quels sont les obstacles ? Sinon nos hésitations personnelles ?

-Tu crois que l’on va avoir le temps de rentrer ou on va se transformer en momie gelée et on nous retrouvera au printemps avec le dégel ?
- Je ne le permettrai pas !


Nous nous remettons en route. Le temps est en train de changer et il y a de forts risques que nous soyons contraints de passer l’après-midi dans le chalet. J’ai une pensée pour Aless’ et Andy. J’espère qu’ils sont arrivés à s’expliquer, sinon l’ambiance risque d’être lourde. Je serre la main d’Amance. Cela me soulage qu’elle ait répondu positivement à mon idée, celle de finir notre vie ensemble dans un futur proche. Cela me touche qu’elle ait parlé de bébé. Car cela signifie qu’elle accepte mes gènes de loup, qu’elle prend le choix d’avoir des enfants qui seront comme leur père. L’héritage des gènes n’est pas systématique chez les garous, mais chez les Shepherd les mariages mixtes ont toujours engendré des loups.

- Cela ne te dérange pas que tes enfants soient des lycans ? Je préfère t’avertir que ce gène est particulièrement fort dans ma famille.

Ses ancêtres ont vécu dans la crainte des garous au point de transmettre une tradition de génération en génération en l’incarnation d’un chien protecteur. Je stoppe notre progression et l’entoure de mes bras.

- Je serais honoré que tu deviennes la mère de mes enfants.



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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptySam 10 Aoû - 16:29

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« Vacances j’oublie tout. »
Ma fumée rejoint la vapeur qui sort de mes lèvres dans le froid glacé de cette matinée ensoleillée. Le paysage a l’austérité des montagnes et se prête à l’introspection. Mes doigts jouent avec mon briquet, machinalement. Ma colère s’est gelée avec la température extérieure. Je comprends pourquoi les gens des contrées du nord sont moins sanguins que ceux des pays méridionaux. Ici, on économise son énergie, on se recentre sur l’essentiel, l’important. Quel est-il ?

La crise qui a éclaté hier soir nous mène à la rupture. Logique de fait, je ne saurais tolérer l’irrespect. Jamais. L’amertume assèche ma bouche, avec le sentiment d’avoir perdu quelque chose de précieux. Mais la vie est parsemée de frustrations et il faut bien s’en accommoder. Un oiseau se pose sur la rambarde de la terrasse, là où Will’ a laissé des miettes à leur intention. La gorge rouge de plume tranche de manière sanglante avec la neige. Les contrastes de couleurs sont forts, violents, beaux. Le volatile pépie, hésite, s’aperçoit de ma présence. Je laisse mon loup affleurer la surface de mon corps. Mon aura s’étend, mes prunelles étincellent, l’oiseau s’envole sans demander son reste. Je me sens plus sauvage ici dans cette nature, moins homme, plus loup. La sensation est étrange, pas désagréable.

À travers mes lunettes de soleil, je fixe l’horizon bouché par une chaîne de montagnes enneigées. Pics agressifs, combes rocailleuses. Pourtant ce sont d’autres reliefs qui me viennent à l’esprit. Plus doux et bien plus chauds. La cambrure de ses reins, les courbes de ses seins, la forêt de ses cheveux qui s’éparpillent en désordre sur ses épaules après l’amour et ce ronronnement léger qu’elle émet sans même s’en rendre compte quand elle se sent bien. Je revois son regard plein de défi devant la dernière part de tarte, ou ses lèvres faussement boudeuses parce que j’ai été le plus rapide pour l’attraper et la manger. J’entends ses éclats de voix parce que j’ai violé un passage piéton et presque écrasé les pieds d’un jeune con qui pensait traverser, ou la même voix avec la même emphase quand je lui avais posé un panier plein de victuailles italiennes sur le micro bureau qu’elle a au journal où elle écrit ses chroniques. Et il y a son odeur de miel chaud qui me rappelle l’Arizona.

-Je suis désolée.

Perdu dans mes pensées, je ne l’ai pas senti arriver. Ses mots d’excuse me renvoient à la claque reçue hier soir.

« Roquet. »

Je serre les dents pour étouffer les mots acerbes qui me viennent spontanément aux lèvres. Je fixe la silhouette d’un sapin loin devant moi. Andy se tait, hésite entre rester debout ou s’asseoir. Je ne fais rien pour l’aider. Non que je souhaite la laisser s’enliser, mais parce que j’en suis incapable. Elle a touché mon orgueil et ma fierté. C’est comme un coup dans les parties. Peu d’énergie pour une douleur extrême.

Elle prend son souffle et se lance. Me dit qu’elle ne devrait plus me nommer ainsi, qu’elle attribuait ce surnom péjoratif au garçon qu’elle n’aimait pas à Phoenix.

- Tu as changé. Même si pour moi c'était plus simple de te haïr à cette époque que de t'aimer à présent. J'ai peur. Pas de toi. Juste de te voir fuir un jour. À cause d'un nom qui ne devrait plus être prononcé ou juste parce que tu seras lassé de ma présence près de toi.

« Tu as changé ». Surpris, je la regarde. J’ai changé oui, ou plutôt mes cibles ont changé. Je suis toujours l’homme arrogant qu’elle a connu. À la différence d’avant, c’est qu’aujourd’hui, j’assure mes arrières, me désintéresse d’humilier les faibles et joue pour des enjeux à ma mesure. Elle a peur de me voir fuir pour ce qu’il s’est passé hier. Elle n’a jamais été aussi près de la vérité.

Nous nous toisons l’un l’autre. Elle ne baisse pas les yeux, me défie de la faire plier. Elle n’est pas une chose malléable et encore moins disciplinée comme ceux dont je m’entoure les services. Une part de moi a envie de sourire à cette image d’amazone qu’elle me renvoie. Andy a du cran, une donna avec des palle. Elle est sincère, elle assume et se bat. Des qualités que j’apprécie et reconnais comme louable. L’affront s’atténue et s’adoucit. J’écrase mon mégot dans le cendrier et me lève de mon fauteuil. J’ai dans l’idée de me rapprocher d’elle, de faire un geste de paix, mais elle me coupe dans mon élan.

-Quand tu doutes de moi. De la sincérité des sentiments que j'ai pour toi. C'est mon cœur que tu arraches. Et ça me fait encore plus de mal que lorsque tu as failli me tuer. Parce que même à ce moment-là, je n'ai pas douté de toi.


Je me fige. Je ne suis pas fier de ma perte de contrôle qui avait failli m’amener au pire.

- Même quand chez toi c'est l'odeur d'un autre qui traîne partout, y compris dans tes draps, je continue de te croire quand tu me dis que tu m'aimes.

Ses paroles me glacent. Je me traite intérieurement d’imbécile pour ne pas avoir pensé qu’elle remarquerait l’odeur de Therencio avec les interprétations désastreuses qu’elle pourrait en faire. Je ferme les paupières, secoue légèrement la tête comme pour évacuer ce qui ressemble à un cauchemar avant de la regarder à nouveau. Je fais un nouveau pas en avant.

- Écoute Andy, je…

Elle recule, me coupe la parole.

-On est des adultes responsables. Des gens matures. Qui peuvent surmonter tout ça. Dis-moi que j'ai raison. Que je ne me fais pas des films toute seule. Qu'on pourra un jour dire à nos mômes que les disputes c'est pas la fin mais juste le début de quelque chose.

Nos mômes ? Je croyais que les enfants la répugnaient. Est-ce un instinct maternel qui surgit malgré elle, ou simplement un poignard qu’elle affûte pour me blesser ? Je soupire et prends le temps d’allumer une sigaretta. Mon briquet claque, j’exhale un long trait de fumée et porte à nouveau mon regard vers l’horizon. Je ne veux pas lire les émotions qui vont éclore sur son visage.

- Tu as raison, nous sommes deux adultes capables de discussions et d’échanges.

Je fais quelques pas dans la neige, puis pose mes natiche sur la margelle du jacuzzi, le regard toujours au loin.

- J’accepte tes excuses pour le surnom ridicule. Accepte les miennes pour ma réaction disproportionnée, qui au final, donne du poids à ce nom...

Un point de réglé. Le reste par contre… J’ai tant l’habitude de cloisonner ma vie que Therencio ignore la nature de ma relation avec Andy et inversement. Ils se sont pourtant croisés au Pink. Mais j’avais fait attention que rien ne transparaisse. Le personnel du bar est habitué à rester discret.

Comment lui expliquer ma relation avec Therencio ? Un rapide constat pourrait la qualifier d’immorale et perverse. Comment lui faire comprendre que je ne renierai jamais ce que j’éprouve pour lui et que je tiendrais tous les serments que je lui ai donnés. Le seul qui peut rompre notre lien, c’est lui et lui seul. Pas même moi... J’imagine que nous prendrons une distance charnelle quand il trouvera celle ou celui avec qui il voudra faire sa vie, ou qu’il se barre avec son vrai géniteur.

- Je ne m’attends pas à ce que tu comprennes ce que je vais te dire. Sache simplement que contrairement aux apparences, je suis un homme de parole. Je ne mens que lorsque j’abrège les souffrances d’un condamné. Les sentiments que je t’ai exprimé sont sincères.

Je lui rappelle que je ne suis pas un enfant de chœur, que ma vie est parsemée d’actes violents. Andy en avait déjà conscience et avait accepté cette facette de mon être et comprit qu’il n’y aurait aucun retour possible à une vie ordinaire. On ne quitte pas la Cosa Nostra de son vivant. Je ne me cache pas non plus derrière ce dogme. Ce n’est pas la menace qui me fait rester dans la famiglia. J’y suis à ma place.

- L’odeur dans mon lit, sur mon peignoir ou dans mes affaires qu’il tripote à son aise est celle de Therence Garnet, mon fils adoptif officieux.

J’entends Andy se détendre. Un figlio n’est pas un concurrent. Et à l’odeur, elle sait qu’il n’est plus un jeune enfant, ce qu’elle ne semble pas tant apprécier malgré son allusion à une progéniture entre elle et moi.

- Je suis pour lui un substitut de padre, mais aussi son mentor. Il a dix-neuf ans, orphelin de mère et il ne sait pas qui est son vrai padre ni s’il est encore en vie.

La tension d’Andy s’allège par ignorance de ce qui va suivre. Comment va-t-elle réagir au fait que je couche avec celui que j’aime comme un fils, mais aussi comme un amant ? Comment Therencio va réagir quand il apprendra mon attachement profond pour la puma ? Si je n’ai pas de mal à le partager avec toutes ses conquêtes, l’inverse n’est pas une évidence. Therencio est possessif envers moi, jaloux de ceux qui m’approchent de trop prêt, comme Wilder par exemple, alors qu’il n’est qu’une relation d’affaires, enfin sensé n’être que ça… Je lui ai promis de tenir mes distances vis-à-vis de l’architecte, (*) mais je n’ai pas l’intention de me passer d’Andy parce que cela gêne mio figlio.

- Il est prévu qu’il emménage chez moi quand les travaux d’agrandissement de mon appartement seront faits. Quant au pourquoi je ne t’ai pas parlé de lui… Je pense que cela n’a rien à voir avec ce que je vais te dire, mais simplement parce que je n’avais pas réalisé l’importance du lien et de l’engagement qui nous réunit.

Je tire sur ma sigaretta. Je n’aime pas donner des explications sur ma vie et mes choix. J’abhorre devoir me justifier ou rendre des comptes. Toutefois, il y a des tournants dans la vie qui justifient de changer de vitesse et de composer avec la route et les obstacles.

- Si l’odeur de Therencio est si puissante dans mon lit, c’est parce que notre amour padre – figlio n’est pas platonique.

Andy se fige, son cœur menace de s’arrêter ou quelque chose comme ça. Je me tourne vers elle pour lui faire face et la regarder dans les yeux. J’enfonce le clou.

- Je couche avec lui. Je suis incapable de t’expliquer la nature de mes sentiments pour Therencio. Peut-être est-ce parce que je me reconnais en lui quand j’avais son âge. Le terme de « Roquet » pourrait lui être collé au front parfois.

S’esquisse un pâle sourire.

- Rien ne m’oblige légalement, il ne me donne aucune contrepartie, pourtant je vais assurer sa vie, payer ses études et faire tout ce qu’un padre doit faire pour son fils. Mes sentiments pour lui sont puissants et complexes. C’est peut-être le fait qu’aucun lien de sang nous uni que nous avons passé le pas, et brisé les tabous de ce qui ressemble à un inceste.

Je ne sais pas interpréter ce que je lis sur le visage d’Andy. Stupeur ? Dégoût ? J’ai commencé ma confession, je la terminerai. Elle a dit que nous étions des adultes matures capables de s’expliquer. Alors je vais jusqu’au bout. Si elle tient à moi, peut-être comprendra-t-elle ce que moi-même je cerne mal. Quant à l’accepter… ça c’est autre chose. Je l’ai déjà perdue, cette idée m’aide à me confesser.

- Je ne considère pas Therencio comme mon fidanzato, comme l’a pu l’être Jansen Avery avant toi. Il travaillait au Pink, un Drus. Tu es la troisième personne que je range dans cette catégorie. La première, une femme, n’est plus de ce monde. Jansen est parti, car sa vie le conduisait ailleurs et que nos vies étaient incompatibles. Je ne compte pas le reste des gens qui ont partagé mon lit, simples plaisirs ponctuels et immédiats avec surtout aucun avenir. Therencio est ma famiglia, à croire que le sexe entre nous n’est qu’un moyen de combler ce lien de sang que nous n’avons pas.

L’explication est tordue, mais je n’en ai pas d’autres. Mon mégot me brûle les phalanges. Je ne l’écrase pas en pénitence. La douleur exacerbe le flot d’émotions qui me traversent. Aujourd’hui, plus qu’avant, je me rends compte combien je tiens à Andy. Je finis par lâcher ma sigaretta dans la neige retenant un gémissement de douleur.

- Il n’est même pas question de choisir l’un de vous deux, car dans mon cœur, choix rime avec non-sens. J’aime mio figlio, je t’aime toi mio gattino. J’aime vos sales caractères à tous les deux, vous faire l’amour aussi. Quoique le sexe n’est pas le lien primordial avec Therencio, mais plus la conséquence d’une affection fusionnelle. Alors qu’avec toi…

Cela tourne dans la cervelle d’Andy. Me hait-elle pour ce que j’ose lui dire ? Et les concessions intrinsèques qui sont liées à mes révélations. Je baisse les yeux, regarde mes pieds et les traces laissées dans la neige.

- J’imagine que c’est d’ores et déjà mort entre nous. Mais dans l’hypothèse de… Je veux que cela soit clair. Ce n’est pas un ménage à trois que je t’offre, mais bien une famiglia. Je ne te demanderai rien vis-à-vis de Therencio, simplement de ne pas le croquer quand il m’approche.


Pas facile à encaisser ni à assimiler. Je lui en demande beaucoup, l’impossible. Je ne tente même pas d’enjoliver la situation, j’abandonne le combat avant d’avoir commencé à lutter. Aucune femme censée n’accepterait une telle situation. Pour Therencio également ce serait difficile, mais dans son cas, ma liberté d’avoir une histoire d’amour indépendante de lui est légitime.

- Les enfants finissent un jour par voler de leurs propres ailes et quittent le nid, si douillet soit-il. À ce moment-là, je serai heureux de ne pas être seul.

Je ne lui demande pas un compromis de quelques années, j’émets simplement un fait. Je me rapproche d’Andy. Elle semble trop assommée pour me fuir. Je m’agenouille devant elle sans la toucher. Je ne la forcerai en rien. Cependant, j’assume mes actes et ne reviendrais pas sur mes serments ni mes déclarations d’amour que ce soit pour elle ou Therencio.

- J’ai conscience de l’énormité de la situation. Il y a un an, je ne pensais qu’à ma personne, à mon évolution dans l'organizzazione. Maintenant, je me sens l’âme d’un padre et d’un marito protecteur. C’est nouveau et me rend maladroit.

Je lui en demande trop. Elle est sincère quand elle dit m’aimer. Mais comment peut-elle tolérer un beau-fils incestueux ? À sa place, je claquerais la porte pour ne plus revenir.

- De la même façon que j’accepte de voir Therencio partir loin si un jour il venait à retrouver son véritable padre, j’accepte de perdre celle que j’aime : toi, car rester près de moi te serait… te serait trop pénible et blessant.

Ce n’est pas dans mes habitudes d’abdiquer sans combattre. Mais on ne se bat pas contre ses propres sentiments.

- Tout à l’heure, tu as laissé échapper l’idée d’avoir des enfants avec moi. Je ne suis pas spécialement près à une telle éventualité, je n’y ai même jamais songé sérieusement, mais avec toi… Nos filles seraient superbes.

Est-ce une concession que je propose ? Je ne sais pas. Je la regarde et la trouve merveilleusement belle et ce malgré son visage qui se tord de doutes et certainement de douleur.

- Je suis un ragazzo cattivo qui ne te mérite pas. Quoi que tu décides, mes promesses de protections tiennent et tiendront toujours.

Je ne suis pas un mec bien, mais tout de même un homme de parole. Mon regard fixe l’ourlet de sa lèvre supérieur qui tremble. J’ai envie de l’embrasser, mais ne m’en sent pas le droit. Et pour une fois, je n’ai pas l’audace de faire ce que j’ai envie.

(*) RP en cours

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Andy Turing

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyLun 19 Aoû - 23:23

Andy & Alessandro & Willem & Amance


Vacances j'oublie tout



Gorge serrée, elle ne baisse pas les yeux. Hors de question qu'elle ne revienne sur ses paroles. Elle vient de vider son sac, laisser échapper ce qui la rend malheureuse depuis qu'elle fréquente le loup. La puma qui refusait pourtant d'aborder ce délicat sujet qu'est la fidélité de l'italien, persuadée que cette discussion signerait la fin de leur relation ne dit plus un mot. Peur d'empirer une situation qui lui semble déjà inextricable. Andy a dépassé les bornes, mais elle n'est pas seule coupable des loupés de leur couple dont la fin semble irrémédiablement avancer à grand pas. Alessandro ne fait pas un pas de plus, et la blonde lui en est reconnaissante alors que l'homme allume une nouvelle cigarette pour remplacer celle qu'il vient de terminer. Il fume sans doute trop, mais ce n'est pas comme si une telle habitude pouvait mettre sa santé en péril. Pire même, Andy en est même venue à apprécier cette odeur qui la rebutait. C'est maintenant devenu un signe rassurant montrant la présence du loup dans les environs. Une marque différente de celle que fume Wesley. Une des nombreuses facettes de l'italien, parcelle du décor dans lequel la jeune femme se sent prête à évoluer à présent.

Le loup soupire, laisse la fumée venir empoisonner ses poumons qui ne lui en tiendront pas rigueur avant de s'éloigner. Le froid s'installe dans le cœur de la jeune femme à cette vision. Ils sont adultes certes, mais rien ne peut leur assurer qu'ils sauront se sortir d'une telle situation. Alessandro met au rebut les raisons de ce froid entre eux qui les a tenu loin de l'autre durant toute cette nuit. Un surnom ridicule et vexant a laissé place à un sujet bien plus inquiétant. Le cœur lourd, une boule en travers de sa gorge qui s'assèche, Andy opte pour le silence le plus complet. Elle n'est pas prête pour assumer les conséquences des mots qui viennent de quitter sa bouche. Ses yeux brûlent alors qu'elle retient les larmes qui menacent de faire leur apparition à tout instant. Ce n'est pas le moment, elle doit se montrer forte, et son loup parvient à réchauffer son cœur, apaiser ses angoisses. Il l'aime. Même si elle ne s'était jamais permis d'en douter, entendre Alessandro lui confirmer que ces belles déclarations n'étaient pas que mensonges, cela met un peu de baume au cœur de la puma. Elle s'autorise un regard sur son bel italien. Homme de passion qui ne fait rien dans le demie mesure. Celui dont elle est tombée amoureuse alors qu'elle pensait ne jamais rien éprouver à part de la haine à son encontre. Elle songe à ces mains chaudes, qui se font douceur en sa présence alors qu'elles ont déjà dispensé la mort à de nombreuses reprises. Mains par lesquelles la vie de la puma a bien failli toucher à sa fin. Le sourire qui naissait sur les lèvres de la jeune femme s’efface face à ce souvenir trop frais. Elle s'en veut. Avoir parlé de ce soir là, de ces quelques minutes où tout a basculé. Andy baisse les yeux. Fixe ses pieds qui s'enfoncent légèrement dans la neige.

Sourcils froncés, elle laisse un soupir lui échapper quand Alessandro donne un nom à l'odeur. Ou plutôt un propriétaire. Un fils adoptif. Un secret de plus qui lui prouve qu'en définitive elle connait bien mal son homme. Mais un gamin... C'est bien moins inquiétant que le plus léger des scénarios que s'était imaginée seule la blonde. Son italien qu'elle imaginait volage n'est en fait que le bienfaiteur de ce garçon qu'il lui décrit. Le cœur de la puma s'allège au fur et à mesure des explications du loup, jusqu’au moment fatidique ou il émet l'impensable. Il vient de tirer dans les rêveries de légèretés de la blonde. Achever en plein vol les espoirs d'Andy.

Inceste. C'est tout ce que la jeune femme comprend. Une envie de fuir lui bouffe les tripes, elle relève la tête et cette fois-ci son regard n'a plus rien de doux quand il se pose sur Alessandro. Qu'il couche avec une autre personne était déjà intolérable, mais qu'il le fasse avec celui qu'il considère comme son fils est aux yeux de la puma une offense à la morale. Elle ne connait pas les mots qui suffiraient à décrire son état de détresse. Le choc est installé. La douceur est partie, c'est maintenant la femme qui se veut forte et indépendante qui fixe le loup. Leurs regards accrochés l'un à l'autre, la blonde qui se refuse à baisser les yeux. Honte à elle si elle le faisait. Alessandro sourit, la jeune femme a comme des envies de meurtre quand il désigne ce Therence comme étant parfois un roquet. L'amour laisse la place à la haine. Et cela ne fait qu'empirer quand l’italien tente de se justifier. Il ne ment pas. Et c'est presque ça le pire dans toute cette situation qui semble sortie tout droit d'un mauvais drama. Son cœur ne flanche pas. Approuve chacun de ses dires alors que celui de la puma se brise.  

Épouvantée par les dires de l'homme, elle ne sait quoi penser quand il lui dit que cette relation est différente de ce qu'ils vivent tout les deux. Il parle de sa vie sentimentale passée, une jeune femme qui n'est plus de ce monde, un homme qui a travaillé au bar avant de partir lui aussi. La puma est consciente du fait qu'elle devrait suivre cet exemple. Partir et ne plus revenir. Souffrir, compter sur le temps pour effacer la douleur de la perte de l'être aimé. Oublier ce fiasco. Mais elle ne s'en sent ni la force ni le courage. Quand le loup souffre, elle a envie de poser ses lèvres sur les siennes. Mentir en disant que tout cela n'est rien. Il laisse son mégot s’échouer au sol et la jeune femme fixe le déchet. Envie de lui dire de le ramasser. Pour ne pas salir la neige si blanche qui les entoure. Leur couple est déjà souillé et c'est bien assez pour aujourd'hui.

Quand elle redresse la tête, c'est son homme qui a à présent le regard rivé sur ses chaussures. Andy inspire profondément, cherche au fond d'elle la force d'envoyer sur les roses ce garçon trop beau et bourré de qualités autant que de défauts qui a présent lui fait des promesses de vie à deux. Quelques années à devoir supporter cette situation. Un délai dont la simple évocation est une insulte aux bonnes mœurs. Le loup s'approche, puis s'agenouille. Les yeux de la blonde s'embuent bien malgré elle face à ce spectacle. Elle a envie de croire toutes ces promesses qui semblent insensées. Ces excuses qui pourtant ne veulent pas dire que cette situation changera dans un futur proche. Elle voudrait lui dire de se relever, de ne pas rester à terre. Il est un homme fier. Si un jour il doit se mettre à genoux devant elle, ce sera pour lui passer la bague au doigt et rien d'autre.

Elle ne peut s'empêcher de craindre que ce jour n'arrive jamais. Il parle des enfants dont elle a évoqué l'existence dans quelques années. Mais elle a bien peur que leur couple ne survive pas à demain. Elle lui rend son regard. Troublée par le doute qu'elle pense y discerner. Puis fait un pas. Pas à reculons cette fois. Elle veut avancer, avec lui.  

-Je me fiche de ces promesses. Ce que tu fais. Ce que tu me demandes. Cela est en total désaccord avec la protection que tu m'as promis. Je ne veux pas te voir à genoux devant moi. Si ça doit arriver ce n'est pas dans ce genre de situation. Pas pour me dire que tu couches avec celui que tu considères comme ton fils.

Sa voix tremble un peu. Sans doute faut-il rejeter la faute sur l'émotion. Toutefois Alessandro se relève sans tarder, soulage la blonde en ne cherchant pas à faire durer ce qu'elle considère comme un instant gênant. Cet instant qu'ils sont en train de vivre n'a pas besoin de ce genre de manœuvre pour rester figé à jamais dans l'esprit de la blonde. Face à elle, il semble soudainement si grand. Elle n'ose le fixer quand elle continue.

-Je devrais partir. C'est ce que ferait toute personne censée à ma place. C'est la raison pour laquelle je ne voulais pas te parler de tout ça. Parce que je savais qu'en le faisant je mettais un terme à ma relation avec le seul homme que j'ai jamais aimé. Je ne voyais pas de bonne issue à tout ça. À vrai dire je ne pense pas qu'il existe une bonne issue dans ce qui est en train de se passer.

Face à elle, le loup se tend. Il semble attendre qu'elle achève leur relation. Figé et résigné. Il n'est que plus surpris encore quand la puma continue, serrant une des mains de l'italien entre les siennes, ses grands yeux ancrés dans ceux de l'homme qu'elle ne peut se contraindre à cesser d'aimer.

-J'ai pas envie d'être une personne censée. Je veux juste continuer à t'aimer. À me blottir dans tes bras. Te sentir sur moi. En moi. Compter sur toi pour me faire oublier ce que tu fais dans ton lit avec ce Therence.

Elle s'approche du loup, serrant toujours sa main, s'y accrochant comme à une ancre. Puis se hisse sur la pointe des pieds, glisse un peu à cause de la neige et finalement embrasse son homme. C'est doux. Presque trop pour eux. Mais ça fait vibrer l’âme de la jeune femme. Son cœur se réchauffe et ses doutes fondent. Elle s'éloigne, les joues un peu rosies par l'émotion puis murmure.

-Et t'embrasser aussi.

Ses doigts caressent la joue du loup, délicatement, tendrement. Oui elle va rester, mais ne tolérera plus jamais d'être mise sur le banc de touche, ni qu'il lui camoufle des choses aussi importantes. Il aurait dû lui en parler. L'attente n'a rien fait de bon, et l'accumulation des non-dits rend cette situation des plus improbables encore plus intolérable pour la jeune femme. Elle inspire avant de poser des conditions qui sont et resteront non négociables.

-Je ne veux plus de secrets. Et j'aimerais rencontrer ce garçon. Qu'il sache que j'existe. Qu'il n'est pas le seul à t'aimer. Les félins sont possessifs par nature. Mais pour ton bonheur je suis prête à fermer les yeux sur ce que tu fais avec lui. Tant que vous ne me le collez pas sous le nez. Si un jour cela me devenait insupportable, je partirais. Mais pour toi je suis prête à essayer.

Elle comble le peu de distance qui les sépare, puis se colle à lui. Contre son torse elle soupire, se laisse bercer par les battements de ce cœur qui elle le sait bat pour elle en ce moment même. Peut être un peu trop vite. Mais quand une main se glisse dans ses longs cheveux blonds, elle en est certaine. Ils pourront gérer ça, à deux. Elle tentera de faire de son mieux pour se montrer sous son meilleur jour face à ce garçon dont elle ne connait que l'odeur. Si Alessandro l'aime, il ne peut être un mauvais bougre. Ses yeux humides cachés contre le pull de son homme, elle sourit doucement. Apaisée. Andy murmure à présent, confirme cette décision qu'elle vient de prendre. Celle de ne pas suivre le chemin que lui dicterait toute bonne morale. La fuite ne l'intéresse pas, elle ne veut pas se retrouver seule. Pas après Taylor qui est parti il y a si peu de temps. Son bonheur est si proche, juste quelques années à devoir serrer les dents... Ce n'est peut être qu'un simple sacrifice qui rendra cette récompense encore plus belle.

-On a le temps pour les enfants. Ces petits êtres me font flipper. Mais depuis que je suis avec toi, j'envisage le futur de cette façon. J'ai hâte de pouvoir parler à mes parents de l'homme que j'aime quand j'irais à Phoenix dans quelques semaines.

Andy sourit alors qu'Alessandro lui demande si elle est sérieuse. Profitant de la chaleur de ces bras qui se sont refermés autour d'elle, la jeune femme en rajoute une couche.

-Mmmmh... Mon père va te détester. Ma mère. Disons que si tu arrives à la rallier à ta cause, tout devrait bien se passer pour toi dans la famille Turing.

Elle rit légèrement alors qu'Alessandro balise un peu face à ces beaux parents qu'il ne connaît pas encore. Andy en profite pour prendre appuis sur les épaules du loup, puis se surélève à la force des bras pour grimper sur lui, s'accrochant tel un koala à sa branche. In extremis, l'italien la rattrape, glisse ses mains puissantes sous les cuisses de la jeune femme. Lèvres contre l'oreille de son homme, la blonde murmure avant de laisser sa langue parcourir la peau fine et sensible à sa portée.

-Tu m'as terriblement manqué cette nuit. Les deux autres zigotos étant absents on pourrait... Je ne sais pas. S'entraîner à la conception de ces superbes filles dont tu m'as parlé ?

Elle frissonne, se tortille quand des doigts glacés se glissent sous son pull pour venir taquiner la peau de son abdomen. Toujours fermement accrochée à son homme elle se laisse emmener vers leur chambre, pour finalement rire quand il la pose sur le lit avant de venir se coller à elle.

[...]

Blottie contre la chaleur de son homme, elle s'étire quand ce dernier se met à bouger. Dans la chambre ne résonnent que les ronronnements de la féline, simple expression de son bien être qu'elle ne tente même pas de refréner qui couvre respirations et battements de cœur qui jouent la cadence à l'unisson. Ses doigts cajolent le torse du loup, puis elle se tourne quand elle entend du bruit dans le chalet. Andy capte la voix de son amie qui l’appelle, elle se contente de placer son doigt contre ses lèvres, sur un malentendu ils vont peut être pouvoir conserver quelques minutes de calme loin de toute la guimauve dans laquelle semblent se noyer les deux autres et ce à tout moment. Elle chuchote, sourire espiègle collé au visage.

-Elle va se lasser toute seule.

Cette fois ils l'ont leur véritable lit sans couvertures qui grattent et sentent le moisi. Andy se love un peu plus contre le loup, puis feule quand ce dernier tente de bouger. Ses yeux se sont illuminés, lueur d’avertissement qui se transforme en promesse taquine alors qu'elle s'échappe des bras de son homme pour retourner taquiner son entrejambe. Prête à tout pour continuer à le séquestrer dans leur chambre. Sa langue glisse sur la virilité de son homme. Douceur et frustration. Le loup va pourtant devoir apprendre à faire preuve de patience.

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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyJeu 29 Aoû - 21:42


Vacances j’oublie tout
Feat. Willou, Raymonde, Aless et Jared



Will se débrouille bien mieux que moi dans la neige. Il avance fièrement, sans crainte aucune. Moi, à chaque pas que je fais, je ressemble à un chevreau qui vient de naître. Je manque encore une fois de me ramasser, me retiens à la main que mon homme me donne. Il ne semble pas s’en offusquer. Ou alors il n’a simplement pas remarqué. Il me tarde d’arrivé au chalet, j’ai une furieuse envie de bain à bulle. Et de thé aux myrtille.

-Cela ne te dérange pas que tes enfants soient des lycans ?
-Lycans?
-Je préfère t’avertir que ce gène est particulièrement fort dans ma famille.

Je cligne plusieurs fois des yeux, le temps que l’information arrive au bon endroit dans mon cerveau. Loup-garou. Je bug. Mes enfants pourraient être des loups ? Je n’y avais... Ça ne m’avait pas effleuré un instant qu’il pouvait transmettre ce gêne là... Autrement que par la morsure, ceci dit.

Je pense au film d’animation japonais que j’ai regardé au moment de notre séparation. « Les enfants loups, Ame et Yumi ». L’héroïne principale avait eu des enfants avec un loup-garou et avait dû les élever seul à la mort de ce dernier. Ce qui est, en soit, une catastrophe pour elle étant donné qu’elle ne connaît rien au loups...

Je regarde mon homme d’une autre manière soudainement. Et si il lui arrivait quelque chose ? Est ce que je serais capable de survivre à ça ? Est ce que je pourrais malgré tout élever des enfants avec une condition dont j’ignore tout?

On se stoppe dans le chemin, et, comme si il avait pu lire dans mes pensées la crainte qui viens de se réveiller en moi, ses bras se resserrent autour de moi. Je me niche contre lui, tête contre son cœur et ferme les yeux. Est ce qu’il est aussi fort que mon subconscient essaye de me faire comprendre ? Ou est ce qu’il existe un danger plus fort que lui au dehors ...?

-Je serais honoré que tu deviennes la mère de mes enfants.

Je souris tendrement. Lui, il croit en moi. Il croit plus en moi que moi-même. Mes bras enlacent sa taille et se noue dans son dos. J’aimerais pouvoir être aussi fort que lui pour le protéger.

(...)

-Mon chien !

Je finis de retirer mon écharpe alors que Jared se précipite sur moi, langue pendante. Je l’accueille à bras ouverts et le couvre de câlin et de bisous comme je le fais si souvent. Jared lâche des petits geignement de plaisir qui me font rire et je le relâche pour qu’il aille faire la fête à Will.

-Raymonde ?

Pas de réponse. Je jette un œil à Will. Pourvu qu’ils ne se soient pas entretué les deux garous... Je jette un œil à la terrasse, personne. Pas de bruits dans la maison à part la cheminée qui crépite. J’y remet une bûche, retente le coup:

-Raaaayyymmmoonnnddeee!

J’ai l’air d’une enfant qui appelle sa copine d’école. Toujours pas de réponse. Je fais la moue, me tourne vers Will :

-Tu crois qu’ils sont sortis ?

Will me fait comprendre que non. Je m’accroupis devant mon chien qui attend sagement à mes pieds. J’attrape sa tête entre mes mains et lui parle les yeux dans les yeux:

-Va chercher Raymonde.

Je le laisse détaler à toute allure dans le chalet et regarde Will :

-Si tu me dis que j’ai l’air idiote à parler à mon chien, je te rappelle ta condition.

Je ris, moqueuse... Ça hurle. J’arrête de rire. Jared jappe, fière de lui. De toute évidence il a trouvé mon amie. Il revient quelques secondes après, trainant avec lui le draps de lit. J’hausse un sourcil, récupère le drap et le montre à Will :

-Je crois qu’on dérange.

Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire alors que j’entends la puma crier son mécontentement, traitant le chien de tous les noms possible. Une porte claque, mes rires redoublent.

(..)

J’ai réussis à sauver mon chien de deux garous de mauvais poil. Et pour me faire pardonner, j’ai proposer de faire à manger. Une recette de famille, avec de la viande bien entendu. Dehors, la neige ne semble pas vouloir cesser de tomber, elle s’entasse devant les portes et se collent sur les parois des fenêtres. J’écoute mes amis et mon homme discuter dans le salon, tandis que je prépare les entre-côtes pour les carnivores. Après l’avoir fait saisir des deux côtés, je la met de côté pour faire revenir les échalotes dans le jus de viande. De la moutarde, de la crème fraîche pour faire une sauce et je fais réchauffer la viande dedans tout en prenant soin de la laisser saignante. A côté de ça, je prépare des grosses frittes et quand tout est prêt je lance un joyeux :

-À table !

(...)

Il ne faut pas longtemps pour que les assiettes soient vides. Je souris, plutôt fière et lance une petite pique à ma meilleure amie alors qu’on attaque le dessert:

-Avouez que c’était quand même meilleure que la tambouille de petit cochon de Raymonde... HAN!

Je ne m’attendais pas à ça. J’essuie d’un revers de la main le yaourt au chocolat qui a volontairement atterris pile sur ma joue. Je relève les yeux vers l’incriminée. Là puma me regarde avec un sourire satisfait. Ma bouche se plisse tout autant que mes yeux, je fronce le nez :

-Alors toi...

Nous revoilà répartis comme en 18. La bataille bas son plein, on finis dehors sous la neige sans faire de blessé chez les civils. On est obligé de faire un cessez-le-feu a cause du vent et de la neige qui commencent à devenir violent.

(...)

Je me sers contre ma meilleure pote devant la cheminée, blottis sous une couette. Il faisait vraiment trop froid dehors, et Raymonde ne semblait vraiment pas copine avec la neige... Je repense à la veille... Je pose ma tête sur son épaule :

-Je t’aime ma Raymonde.

Je relève les yeux sur elle et sourit :

-Sylvie, Raymonde...

Je la laisse terminer la phrase et rit de bon cœur avec elle.

-On est comme Wayne et Garth. Inséparable. Débile au possible, mais inséparable.

(c) fiche par ocean lounge


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MessageSujet: Re: Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro   Vacances j’oublie tout || Feat Amance Andy Alessandro EmptyMar 3 Sep - 17:16





Feat :
A, A et A


Vacances j’oublie tout


Le chalet apparaît enfin, se dévoilant, magnifique dans une trouée de sapins. L’endroit est idyllique. Toutefois, j’appréhende ce que nous allons trouver. Lorsque nous sommes partis en balade avec Amance, Alessandro était plus froid qu’une tombe. Je le connais assez pour savoir que l’absence de paroles chez lui est signe de danger. J’avais hésité à partir, me disant qu’Andy était aussi une surnaturelle et qu’à défaut de pouvoir rivaliser avec l’Italien, elle serait en mesure de fuir et le semer. Lâche analyse de ma part pour avoir un moment tranquille avec celle qui réchauffe mon cœur. Je suis bien placé avec mon métier de médiateur pour savoir qu’une femme battue réagit quand cela devient insupportable, ou ne réagit pas. Toutefois, Alessandro n’est pas du genre à frapper une femme. Mais les blessures ne s’infligent pas forcément avec les poings.

Ce n’est donc pas très serin que je pose le pied sur la terrasse, les sens en alerte. Aucune violence ne flotte dans l’air, je note les traces de pas autour du jacuzzi.

-Raymonde ?

Amance appelle son amie. Pas de réponse. Nous entrons dans le chalet. Le feu dans la cheminée exhale ses dernières forces. Mon poussin remet du bois pour le nourrir. La flambée repart dans un joyeux crépitement.

-Raaaayyymmmoonnnddeee!

Deux cœurs battent presque à l’unisson dans la chambre d’Andy et Alessandro.

-Tu crois qu’ils sont sortis ?

Je fais signe que non avec un sourire explicite en direction de la chambre de l’autre couple qui semble avoir réglé ses différents. Amance s’accroupit et clame un ordre à Jared. Je n’ai pas le temps de lui dire que c’est une mauvaise idée, qu’elle va à nouveau donner à Alessandro une raison de la maudire, que Jared s’élance avec entrain.

-Si tu me dis que j’ai l’air idiote à parler à mon chien, je te rappelle ta condition.
- Wouf…


Andy hurle, Jared aboie, Alessandro grogne et Amance rit. Je suis heureux. Cette animation me rappelle celle du passé, pleine de vie et d’humeur exprimée.

-Je crois qu’on dérange.

Jared est revenu avec un drap, fier de son trophée. Je m’accroupis et lui flatte l’encolure.

- Bon chien ça.

À côté de moi, Amance se tient le ventre, pliée de rire quand une porte claque avec vigueur.

(…)

Dehors, cela tourne à la tempête de neige. Enfin pas tout à fait, le vent reste modéré, mais la neige tombe en abondance. Amance a calmé les frustrations de nos amis en nous préparant un bon repas. C’est succulent et ne me prive pas pour le lui dire.

-Avouez que c’était quand même meilleur que la tambouille de petit cochon de Raymonde... HAN

Un yaourt vole… Aless’ et moi protégeons ce qui peut l’être, des verres à la précieuse bouteille de Grappa du rital, pendant qu’une bagarre éclate entre nos femmes qui poursuivent les hostilités dehors.

- Le froid va vite les calmer.

Je profite qu’elles sont trop occupées pour questionner l’Italien.

- Andy tient à toi.

J’écoute Alessandro me confier ce qu’il veut bien de son altercation avec la puma.

(…)

Les filles sont pelotonnées devant la cheminée et parlent de choses que je ne connais pas. Je questionne Aless’ du regard. Il ne semble pas plus au courant que moi de qui sont Wayne et Garth. Visiblement quelque chose qui passe à la télé, mais comme je ne la regarde pas… Alessandro repose le tas de cartes sur la table, face cachée et nous distribue une carte chacun. Nous jouons au black jack. Pour son malheur, j’ai une bonne mémoire. Le score est serré. Nous parions avec les fusillini prévues pour ce soir.

(…)

Le repas du soir commence par un verre de vin blanc. Amance est cantonnée à un seul verre qu’elle boit doucement pour le faire durer. Par solidarité, je fais de même. Le repas est joyeux. Toutefois, je surprends des regards entre Andy et Alessandro. Ils n’ont pas tout réglé entre eux. J’espère qu’ils trouveront un point de fonctionnement. L’Italien est un homme complexe et issu d’un milieu qui l’est encore plus. Nos activités professionnelles devraient nous opposer, et pourtant nous sommes ici tous les deux à profiter de la vie avec nos femmes respectives. Pendant que les filles débarrassent la table et font la vaisselle, avec Aless’ nous sortons dehors pour dégager les issues et le chemin en prévision du lendemain.

- Demain matin, je ferais une trace avec le traîneau jusqu’aux voitures. Sinon on va galérer quand nous serons chargés.

(…)

La soirée se poursuit avec un strip-poker où j’arrête le jeu avant qu’Amance ne termine à poil. J’ai grogné quand Aless’ a gagné son soutient gorge. J’ai les chaussettes d’Andy, la chemise de l’Italien et le pantalon d’Amance.

(…)

- On vous laisse la cheminée et la peau d’ours.


J’attrape Amance sous les genoux et les cuisses et la transporte jusqu’à notre chambre avec un rire débile à la Shrek.

(…)

La nuit est passée bien vite. J’ai laissé les autres au chalet et tracé le chemin jusqu’aux voitures. Heureusement que j’ai pensé à prendre une pelle, il faut dégager les voitures. Alessandro m’a passé ses clés. Sa sportive va avoir du mal sur la route enneigée. Je fais au mieux et place les voitures dans le bon sens pour partir. Satisfait de mon travail, je reprends le chemin et le traîneau lesté par la bonbonne de gaz pour repasser sur ma trace. Le retour est plus facile. Les filles ne devraient pas trop peiner pour la marche de retour.

(…)

Cela sent bon le café quand je rentre en chaussette. J’ai laissé mes chaussures dehors à sécher. Un soleil timide est apparu après que la neige ait cessé de tomber.

- Je propose de ranger tranquillement après manger et de repartir. Ne pas trop traîner. La route est bien enneigée. La voiture d’Aless aura du mal si cela gèle.


Spoiler:
 


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