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 L'art de dire pardon [Pv Caracole]

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Therence Garnet

Therence Garnet

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L'art de dire pardon [Pv Caracole] Dzobro11

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MessageSujet: L'art de dire pardon [Pv Caracole]   L'art de dire pardon [Pv Caracole] EmptyDim 26 Mai - 18:08



Silence radio
Ooh Alessandro...
Je t'ai tout donné.
Mon corps. Mon cœur. Mon âme...
Tout.

Alors pourquoi tu as fait ça...
Pourquoi tu m'as trompé?!!

Je croyais que c'était du sérieux entre nous.

A ma main gauche il manque un doigt, et sur mon menton une barbe de trois jour. Je cours après Wilder qui m'a volé mon blouson, ma moto, et accessoirement, l'intégralité de mon corps. Alex Cormier m'arrête d'un signe ferme du plat de la main. Je remarque alors la souche dans son dos et des visages familiers réunis pour une étrange cérémonie. A côté de moi, mademoiselle Jouve. Elle s'avance, s'associe à Wilder, et la voilà qu'elle rayonne et danse pour le grand arbre d'une démarche légère et chaloupé qu'elle doit à sa silhouette généreuse enfin retrouvée.

A mes côtés... un ours! Non, un dénommé Douglas qui me sourit gentiment. J'ai l'impression d'avoir été dupé sur la marchandise. Je grimace. Puis je réfléchi. Et fini par hausser des épaules en lui retournant un rictus intéressé. Après tout, un ours ça se dompte quand ça ne cache pas un cœur de peluche.

Tiens! L'arbre m’appelle.

Je veux dire, il m’appelle littéralement.

Garnet

Une voix douce et ferme à la fois...

Garnet

Je choppe une main parmi la foule, tope la vieille souche, et la magie opère à grand renfort de lumière et de tourbillonnement de paillettes oniriques.

Le Nemeton soit loué!
Je suis enfin redevenu moi-même!
Je me retourne sur un volte-face théâtral vers la petite française qui attend dans mon dos, quand...

CLAC!

Je sursaute violemment sur ma chaise. Amance qui ne s'attendait pas à une telle réaction hoquète elle aussi en ramenant son paquet de copie devant sa poitrine palpitante. La classe éclate de rire.

-Peut-on savoir à quoi vous rêviez?

Mademoiselle Jouve n'est pas coutumière des humiliations, ça n'empêche au reste de la classe distrait par son intervention de me mater comme un public complice et impitoyable, pariant mentalement sur mes chances de m'en sortir.
Je m'enfonce dans le dossier de ma chaise, passe une main paresseuse derrière mon crâne, et lorsque j'ouvre les yeux, je reluque la professeure du décolleté de sa robe au galbe de ses mollets en esquissant un sourire rassasié, la voix encore chaude de ma sieste.

-Je crois qu'il vaut mieux pas que vous sachiez...

Au moment ou sa bouche forme un "O" assortie à la subite expression que prenne ses yeux de biche, la sonnerie retentit. Je fait basculer mes affaires dans mon sac d'une brassée, et m'échappe de là avant que la française n'ait le temps de me retenir d'une sanction bien sentit.

Je ralentis l'allure en arrivant dans le hall. Mon sourire s'accroit de nouveau en apercevant une tête familière entre la masse d'élèves. Je lève une main en hélant dans sa direction.

-Hey! Carac'!

Mais le loupiot ne réagit pas et poursuit son chemin. Bah. Il n'a pas du m'entendre.

* * *

Heure d'étude. La bibliothèque. Je consulte une appli "Imparare l'italiano" et furète entre les rayons du fond, à la recherche d'une table où roupiller avec les écouteurs sur les oreilles, quand je découvre le loupiot installé en solitaire. On ne s'est pas revu depuis que nous avions espionnés le professeur Rapier, pensant qu'il me surveillait à la demande d'Alessandro. Sa voiture en avait pris un coup, mon flanc aussi, et une "conversation" entre Tobias, Al et Willem nous avait évité le pire. D'ailleurs, le petit cachottier ne m'avait pas dit que l'alpha l'avait enfin pris sous son aile! Je le rejoins de mon pas sûr habituel, heureux de le trouver. Puis avec un peu de chance le môme qui a beaucoup voyagé est pas mauvais en rital et pourra me donner un coup de... main...
Caracole lève le museau de son livre. Et aussitôt me voit-il qu'il remballe ses affaires et s’éclipse en passant par le rayonnage adjacent.

Je rajuste mon sac sur l'épaule, mal à l'aise.

* * *

Je rumine, sourd aux babillages incessant de Bruny assise à mes côtés sur un banc durant la pause. J'ai vu Caracole trainé avec Lahey. Je ne me rappelle pas l'avoir vu trainer avec qui que ce soit dans le lycée en dehors de son Liam depuis que je le connais. Est-ce qu'il se serait fait de nouveaux amis? Sûr que des cas sociaux comme Isaac et Caracole s'accordent aussi naturellement que je m’assortis à une commère superficielle, mais est-ce que je ne suis pas censé être plus intéressant? Depuis quand ils se fréquentent? Pourquoi? Est-ce que Caracole s'est invité de force chez lui à lui aussi?! J'ai l'impression que le petit loup s'éloigne de moi, loin de m'être acquis, et ça me perturbe...

* * *

Je dois en avoir le cœur net. Je sais que Caracole passe par le terrain de Lacrosse lorsque Dumbar y joue. Cette aprèm ne fait pas exception.
Je l'attend, adossé contre les structures des gradins. Le loup pointe le bout de son nez, me remarque, fait demi-tour.
Pas de doute : Caracole me fuit!

* * *

Je claque la porte du casier devant son nez, la mine fâché. J't'ai eu mon coco...

-Un problème?

Et mer... Je peste en déviant mon regard de quelques centimètres par dessus son épaule. Shepherd... Posté à plusieurs mètres de nous, immobile au milieu des élèves, l'alpha hésite à intervenir, mais son regard est clair : si j'ennuie le jeune loup... Je ne doute pas une seconde qu'Aless sera au courant que je lui tourne autour. Mais à ce que je sache, on ne m'a pas interdit de l'approcher. Pas explicitement, en tout cas. Ça sonne. Mon regard passe de Shepherd à Caracole avant de me décoller des casiers.

-Tu pourra pas m'éviter éternellement. prévins-je le loupiot.

Je tourne les talons regagner ma classe, la mine toujours aussi sombre.

C'est quoi son problème, à lui?! Est-ce qu'il m'en veut à cause de ce qui s'est passé avec Rapier?...

Shepherd est bonne patte, il ne lui aurait pas flanqué une rouste pour avoir estropié une voiture. Tout au plus le gamin écope de trois semaines de vaisselles intensives. Je suis même pas sûr qu'il soit possible de punir quelqu'un de sage et bienveillant comme lui qui serait capable de faire d'une corvée un plaisir en sachant que ça peut rendre service!

... Alors quoi?...

* * *

Je traverse le parking devant le portail de la BHHS en triturant mes clefs de moto.

C'est pas comme si il s'était pas amusé! Il était ravi de m'aider à le pister! Il fallait le voir, en train de rêver aux félicitations de son alpha découvrant les progrès garouesques qu'il ferait en mettant ses capacités en action pour me rendre justice! Et puis comment il trépignait durant notre ballade à moto! Tellement de joie aurait éblouie un aveugle.

Je lève un regard blasé de la table que je nettoie à grande brassée, hermétique au tohu-bohu d'un Pink plein et animé. Ok, ok. On réessaie, mais en retirant le filtre "la vie rêvé par Therence".

Je lui ai peut-être un peu forcé la main à s'embarquer avec moi sur les talons de Rapier. Et un chouilla manipulé pour qu'il utilise ses atouts lupins pour déterrer ses secrets. A utiliser contre lui... Mais je ne lui ai pas non plus mis un couteau sous la gorge! J'ai jamais caché à personne le genre de type que je suis, et ça l'a pas empêcher de me suivre. C'est même ce qui l’intéresse chez moi, pas vrai? Caracole est un gamin qu'on a bridé toute sa vie et il est resté aussi mou et inoffensif qu'un marshmallow. Ma force de caractère, c'est un peu ce pourquoi nous nous entendons si bien et ce qui définie mon rôle auprès du grand naïf. Je suis la touche de fantaisie et d'audace qu'il n'a jamais développé et qui illumine son adolescence difficile.

J'installe la bobine sur l'antique machinerie dans la salle de projection du cinéma où je bosse en soirée.

Je rembobine le film. Je me projette invitant le mioche dans ma filature, et stoppe aux moments évocateurs. "Tu parles un peu comme l’autre…" avait-il couiné au milieu de mon flot de recommandations. "L'autre", son beau-père, qui l'a fait mordre pour l'éduqué comme un chien de chasse et qui le traque depuis qu'il lui a échappé. Je lui avais fait craché ces aspect effrayant de sa vie en pensant faire de lui un homme il y a longtemps. Qu'est-ce que j'ignore des détails de sa vie, des horreurs qui l'on marquée et qui le hantent encore?... M'enfin notre filature n'avait rien d'une traque perverses!

Alessandro dort. Je me drape de son bras tiède en soupirant, sourcils froncés et yeux grands ouverts sur le plafond de la chambre.

"Au fait, pourquoi il te fait suivre? Il te veut des trucs louches?" s'était inquiété le loupiot, loin de connaitre le rital et de comprendre sa façon bien à lui de veiller sur les gens. "Pourquoi l’avoir fait suivre? Vous, comment auriez-vous réagit si quelqu'un vous suivez?"
Caracole s'est inquiété pour moi, pensant qu'Aless me voulait peut-être du mal. Il m'a bravement défendu auprès de lui. Tout comme il n'a pas hésité à se trainer vers moi au mépris de son sort lorsque nous étions à la merci d'un Rapier d'humeur sadiques...
Mais c'est pas non plus comme si j'avais eu l'intention de jeter un loupiot inoffensif dans la gueule d'un chasseur de surnaturel tout juste sorti de l'asile! "Therence, ne dis rien… " A sa place j'aurais fait plus que montrer les dents et peut-être que nous aurions pu-

"Arrête de penser qu’à toi! Je fais quoi moi, s’il s’en prend à maman…"

Je reste figé sous la douche. Puis d'une impulsion, tire le rideau, me rue sur mon portable, comme si je tenais là une épiphanie. Prendre des nouvelles, bavarder de tout ça...
Je reste le pouce suspendu sur mon écran.
Tragique constat.

J'ai pas son numéro de téléphone.

J'ai complétement négligé le loupiot.

J'ai joué sur sa corde sensible, plus conscient de ce que cette farce représentait pour lui que je ne voudrais l'admettre. Caracole a été la cible de son beau-père, il n'aurait jamais refusé de m'aider à confondre quelqu'un qui m’espionnait.
Je me suis servis de lui sous prétexte de lui rendre service.
Il ne voulait pas le traquer. Il a plusieurs fois essayé de me dissuader.
Je n'ai rien écouté.

Tout ce que j'ai fais, c'est accepter la punition du padre et tourné la page en pensant que la vie reprenait son cours habituel. Y compris pour Caracole.

Je descends de moto et retire mon casque à l'entrée du bahut.

* * *

Pause de midi. Ici la table réservé par les sportifs et les godiches. Là bas celle des geeks et des zarbis. Et fondu dans la masse, Caracole en tête à tête avec son repas. Et pas de Lahey dans les parages.

Je lâche bruyamment mon plateau en face du sien, me laisse tomber sur la chaise, et plante mon regard bougon sur lui, les bras fermement plaqués de chaque côté de mon plateau.
Ça fait des jours que j'essaie de le chopper. Des jours qu'il me fait mariner dans mon jus. Je pourrais lui écraser le pied à l’abri sous la table. Ou lui mettre un coup de poing revanchard dans l'épaule.
Je plisse les yeux, dans l'attente d'une réaction de sa part...
Puis je me saisis du dessert qui trône fièrement dans mon plateau et le dépose dans le sien.

Et j'attends.

Les yeux dans les yeux, l'air renfrogné de quelqu'un qui ne courbe pas l'échine facilement.

Rah! Est-ce que j'aurais du prendre deux desserts?! J'essaie de lui faire passer un message assez clair, qu'il ne m'oblige à le lui épeler!!!

-J'ai... J'ai peut-être était un peu trop loin. admis-je en baladant mon regard ailleurs.


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MessageSujet: Re: L'art de dire pardon [Pv Caracole]   L'art de dire pardon [Pv Caracole] EmptyJeu 20 Juin - 21:03



L’art de dire pardon !




— Pourquoi, me dis-je, avec un regard en arrière… un regard qui me rapproche de cette école que je viens de quitter, du passage pris entre les arbres pour arriver dans ce lieu où je me réfugie souvent, quand je me pose trop de questions, ce même endroit qui me protège dans mon esprit.

***

Quelques jours avant.

Monsieur Hale parle de son cours toujours de la même manière, mais, à sa voix dénote un peu sûrement en lien, avec la tristesse de la meute de Ruby… enfin l’ancienne famille ? J’ai l’impression que sa passion a diminué et, les rares fois où il élève d’un ton, c’est toujours en rapport avec le brouhaha d’un élève. Juste après, il reprend cours. L’étude d’un texte qu’on venait de finir : Dr Frankenstein, de Mary Shelley. L’histoire d’un docteur, qui grâce aux nouvelles technologies, arrive à créer la vie, une qu’il déteste et fuit. Un roman qui montre que les monstres, ne sont pas forcément les monstres qu’on s’imagine, même si ce dernier a commis d’horribles actes. Qu’une histoire différente, une autre éducation, la présence d’un vrai père, aurait pu changer le cours du récit. D’un créateur qui n’aurait pas dû l’abandonner, d’une ville qui aurait pu l’accueillir, plutôt que le rejeter… Un peu comme le film, plus proche de nous, d’Edward aux mains d’argent…

Je me demande souvent, comment j’aurais réagi, si, je n’avais pas rencontré Cahir, si, je ne l’avais pas suivi, et tentait de le tuer ? Aurais-je survécu ? Ou, pire encore, qu’aurais-je fait, si j’étais tombé sur quelqu’un d’autre que Cahir, après ma transformation ?

Mon corps frison à l’idée, mes poils se hérissent, tandis que la chair de poule parsème ma peau. Je n’ai jamais osé répondre à ses questions, par peur de découvrir ce que mon tuteur désirait voir en moi…

Trop concentré sur mon récit, je me laisse happé par la sonnerie, un bruit enfle et grandit entre mes oreilles, m’obligeant à ferme les yeux, à cacher mes pupilles jaunes. J’imagine alors un terrain, une terre vierge de tout et l’anime petit à petit. J’y peins un décor végétal, d’immense arbre, qui révèle au loin l’apparition d’oiseau. À leur pied, des fougères et buissons poussent, et avec eux, emportent une multitude d’insectes…

Quand j’ouvre les yeux, plus personne ne se trouve dans la salle, mais mes pupilles ont retrouvé leur couleur naturelle. Je sors à mon tour de la classe et entre dans la cohue du lycée, d’où une voix m’interpelle. Une intonation que je reconnais. Therence…

— Hey ! Carac » !

Je ferme les yeux et hésite une seconde sur la marche à suivre. Allez le voir, faisant fi de tout ce qui s’était passé avant, ou partir, attendre encore un peu et arriver à ce que je désire : à faire quelque chose ? J’ouvre les yeux, oublie ma première envie et avance droit vers la bibliothèque…

Deux piles de bouquins se développent sur la table et encadrent ma trousse et mon cahier ou j’annote mes cours. Derrière tout cela, un ouvrage prône en maître, un livre sur la littérature. Et, c’est un stylo dans un main, l’autre posé sur une page, que je survole mes notes, pour en apprendre plus sur l’autrice du roman, son histoire et pourquoi elle a écrit cette histoire… Soudain j’entends les pas bien distincts de Therence entrer dans la bibliothèque. Une marche bien à lui, que personne ne peut imiter. Un tas régulier, sûr de lui, ou presque… Le bruit de pas, et parfois, moins sûr… même si Therence ne s’en rend pas compte.

Intrigué, un peu inquiet, je lève la tête vers lui et le voyant content de me retrouver, je fuis, lâchement. Je range mes affaires dans mon sac, et oublie la pile de livres sur le bureau. Je n’arrive pas à rester en présence de Therence, je ne pourrais pas tant que je n’aurais pas résolu mon problème… Et, comme pour m’excuser, je laisse un papier tombée, un mot pour Therence, un simple désolé… Je m’arrête une seconde devant la porte, entends ce dernier partir ailleurs avec une démarche de plus en plus étrange et je m’en veux de le voir ainsi. Il n’a pas lu mon message…

Honteux, je baisse la tête et remarque Isaac qui m’invite pour le déjeuner. Un air joyeux sur le visage. Je lui souris à mon tour, espérant qu’il me remonte le moral… Durant nos discussions, je ressentais un regard, discret sur nous, puis plus rien.

Le repas terminé, je sors de la cantine avec une étrange inquiétude, et même si Isaac m’a un peu forcé à m’ouvrir, j’ai eu du mal à tout raconter, vu que je n’arrive pas à tout comprendre moi-même… Comment aurait-il pu m’aider ? Pourquoi m’en voulais-je autant contre moi-même ? Pourquoi lui en voulais-je ? Pourquoi ne m’en voulait-il pas ? Ces trois questions ne portaient qu’une seule réponse… Une seule personne, et toute à la fois. J’avais peur. J’ai peur de perdre ma mère, tout comme mon père à cause d’une erreur de ma part, d’une parole lâchée par erreur… Devrais-je en parler à Willem ? Sûrement… et j’espère qu’il le comprendra, après tout ce qu’il lui est arrivé… Elle a changé après tout.
J’avais peur d’en perdre d’autres, encore…

Presque inconsciemment, je me suis dirigé, comme tous les jeudis à l’entraînement de Liam, un moment qui me donnait du baume un cœur, qui me redonnait du courage, pourtant, je ne suis pas arrivé à l’encourager. Je ne suis pas près de tout expliquer, de tout dire. Et là présence de Therence me force à faire demi-tour, m’offre un nouveau mal-être. La mine déconfite je continue à fuir, pars, puis sachant qu’il ne me voyait plus, je fonce vers un bâtiment et me dirige d’un pas lent, presque totalement à l’écoute pour prendre mes affaires. J’ouvre mon cassier et, d’un coup, mon casier se referme. Je me fige quand je sens Therence, je ne sais pas vraiment comment réagir…

— Un problème ? Demande Willem, qui passait par-là…

À moins qu’il ait senti mon manque de confiance ?

— Tu ne pourras pas m’éviter éternellement.

Je ne ressens pas sa phrase comme une menace, juste comme la vérité, je le sais, et lui aussi, un jour, il faudra qu’on se parle… D’un côté, j’ai envie de le faire maintenant, de l’autre, je désire mettre tout au clair avec moi-même… Et, trancher vers lui n’est pas possible… Et son départ me prouve presque que j’ai bien fait. Je n’ai même pas besoin de mon ouïe pour savoir qu’il va mal, mais pourquoi ? Ils auraient moins de problèmes sans moi… Maman aussi.

Pour arrêter de trop penser, j’entre directement en cours, espérant que Willem, via ses études, arrive à me faire oublier, pendant l’heure, de tout cela…

Quand il se termine, Willem me propose de rester avec lui.

— Désolé, Liam doit manger chez moi, maman aimerait en savoir plus sur lui, lui souris-je sans mentir.

Liam m’attendait à la sortie pour qu’on aille à la maison. Une demande de maman pour connaître la personne que j’aime. J’en étais content, heureux même qu’elle l’accepte et veuille le voir. Et surtout, que lui le souhaite aussi… Sachant pertinemment qu’il m’avait repéré, je m’approche de lui sans me cacher, restant normal, un sourire sur les lèvres et l’embrasse sans qu’il ne s’en rende compte. Je ne cherche rien d’autre qu’un simple baisé, sans plus, juste son amour et le mien réuni… Et l’invite à me suivre, une fois notre bisou terminé.

Liam, à mes côtés, se laisse conduire, en essayant de trouver où j’habitais. Il restait le même, comme toujours, et je lui présence enfin, la maison de papa, puis maman, qui nous attend devant la porte, un petit sourire sur les lèvres ; une pointe de tristesse se voit tout de même dans son regard et le manque, la non-présence de papa… Et, même si je sais qu’elle craint moins de choses depuis sa rentrée dans le groupe, je m’inquiète toujours.
— Bonsoir Liam, Carac »
— Bonsoir, Madame.

Le repas s’est plutôt bien passé, enfin, j’espère que Liam le voit ainsi. Je zieute souvent vers lui un regard, mi-inquiet, mi-amusé, surtout avec toutes les questions qu’elle lui a posées, des plus simples aux plus indiscrètes. Mais je pense que Liam y est habitué, vu les réactions de sa famille quand elle sut qu’on était ensemble. Je souris devant la mine de Liam, et après le repas, monte dans ma chambre avec lui et le prends dans mes bras, même si ce dernier s’approche de la console, pour faire une partie de jeu vidéo. Une bonne partie de la fin de soirée, se fait sur Mario kart, le deuxième se passe sur the last of us, où à chaque mort, l’autre joueur prend la suite, et à parler de ce qui me dérange… Puis, nous allons au lit, passé la nuit ensemble, à ne pas dormir, ou presque pas.

***

— J’n’ai pas… continué-je de me demander, me détournant de l’arrivé d’une deuxième personne que j’avais invitée à entrer ici, dans cette petite zone où je me sentais bien.

Le vent se lève, m’emportant toutes les odeurs alentours et je souris, enfin prêt…

***

Quelques heures avant.

Mon ventre gargouille m’informant l’approche de l’heure du repas. Le stresse n’existe plus, décidé à faire ce que j’aurais dû faire depuis longtemps, enfin, c’est ce que je croyais, allais-je y arriver vraiment ? La matinée n’a pas suivi la même histoire qu’hier, là où je le rencontrais souvent, je ne l’ai pas vu ni sentie une seule fois. Et cela m’a inquiété un peu. La peur s’invita soudain, comme si j’avais, sans le vouloir concrétiser ma peur… Une boule se forme dans mon votre et grandit lentement. L’ai-je perdue ? Je touche alors le papier que j’ai dans ma poche.
— Caracole ? demande madame Jouve, voyant que j’avais perdu le fils de son cours.
— Ah oui ! Désolé madame…

La sonnerie provoque la fin du cours et ma tracasserie. Je m’éloigne de la classe et m’installe à ma place habituelle. Isaac n’est pas là, absent, encore une fois. Je me demande s’il va bien, dès jours je le vois à la cantine, d’autre, il n’y est pas… Je regarde autour de moi, et ne trouve pas Therence. Peut-être qu’il a décidé de déjeuner dehors, ou de ne pas venir en cours ? Je baisse la tête, mange une partie de mon plat et entends ses pas s’approcher, puis son plateau se poser sur ma table. Je lève doucement la tête, un sourire sur les lèvres qui s’effacent rapidement. Je sens une pointe de colère en lui, pas la colère habituelle, plus celle d’une personne qui a mal dormi, tracassé par quelque chose, et vu là, où il s’est installé, je suis cette tracasserie. Cette colère, je la sens aussi en moi. Elle est toujours présente, même après en avoir parlé avec Liam. J’ai peur… Je lui en veux un peu ; il le sait...

Je plisse des yeux quand je vois Therence m’offrir son dessert et me rappelle notre rencontre, la première ou deuxième fois, quand, il s’est installé sur ma table et m’a pris mon dessert… Je ne peux m’empêcher de sourire devant sa réaction, lui qui prend, cette fois-ci, il m’offre son dessert. Une marque d’amitié, mais pourquoi ? Mon manque de réaction le stresse un peu, un chouilla et je ne sais pas comment réagir face à cela, tellement peu habitué à ce genre de chose chez lui.

– J’ai... J’ai peut-être été un peu trop loin.

À sa phrase, je me sens étrange, je me demande même pourquoi il s’excuse… J’ai l’impression que c’est moi qui aie comis une erreur, qui ne suis pas arrivée à lui faire comprendre son erreur… Inquiet, je triture mon pantalon, tourne le papier et le sors pour le poser sur la table. Je ne sais même plus pourquoi je fais cela. Une peur peut-être ? La présence non loin du professeur Rapier ? De Willem… J’y ai simplement écrit un message, un lieu précis pour qu’il me rejoigne. Pourquoi, je ne sais pas. Mais je voulais lui parler sans que personne ne nous écoute…
— Désolé de t’avoir laissé en plan… et de t’avoir donné du souci...

***

– Réussi à te protéger… Je ne veux plus perdre personne, pas encore…

Je l’avais enfin avoué… Cette peur qui me faisait l’éviter. Je pris un couteau, simple, et le lance contre un arbre, j’abîmais mon sanctuaire, comme cette peur m’abîmait doucement.

– Pourquoi, je ne suis pas arrivé à te protéger…


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MessageSujet: Re: L'art de dire pardon [Pv Caracole]   L'art de dire pardon [Pv Caracole] EmptySam 13 Juil - 14:26



Mea Culpa
Je ne suis pas l'ami qu'on rêve d'avoir. Chez moi l'amitié est, à l'égard d'autres attachements, éphémère et optionnelle. Ça ne veut pas dire que mes amitiés ne sont pas sincères. J'ai eu des amis proches, que j'ai respecté, et auquel j'ai été fidèle. Mais la vie m'a poussée à ne jamais trop m'attacher. Éternellement en déplacement, et désespérément à la recherche d'une reconnaissance que je savais ne trouver chez personne sinon une mère distante et un père inconnu, ce que je perdais ici, mes relations, je les regagnais là, dans une nouvelle ville, une nouvelle école. Je les regrettais un moment, mais jamais très longtemps. Amitié comme amourettes étaient remplaçables, et la vie transitoire. Il fallait aller de l'avant.

J'ai du mal à déterminer ce qui se passe dans la tête de gnome d'O'Brien. Il m'évite. Et j'ai assez longuement et sérieusement réfléchis aux pourquoi du comment pour comprendre que j'ai m*rder en l'embarquant sur la piste de notre prof-chasseur, et, scoop de l'année! que le loupiot n'est pas aussi naïf et résigné que je le croyais pour subir éternellement mes caprices sans broncher.

Mon dessert a migré dans son plateau. Subtile tentative d'excuse. Le loupiot glisse son regard sur moi puis la gourmandise. Sans un mot... Aller quoi! Est-ce que c'est pas assez?... Je l'avoue : j'ai été trop loin.
Il me regarde bizarrement. Et ça m'embarrasse de plus belle.

Est-ce qu'il se moque de mes piètres efforts? Est déçu? Attend de moi que j'expose, clairement et sans far que oui, je suis au courant de l'étendu de ma mauvaise foi et suis prêt à en payer le prix? Est-ce qu'il a besoin que je m'écorche la langue avec des excuses pour lui prouver que notre relation a de la valeur pour moi?...
Je balance entre agacement et dépit, hésite à lui coller mon pardon dans la figure et fuir cette table la tête haute parce qu'il n'aura pas saisis mes excuses à temps, quand le loupiot écrase un papier chiffonné sur la table. Je déplie le petit morceau blanc sur lequel figure une destination sommaire et une date. Caracole regarde de droite et de gauche, vers Willem qui joue les écureuils aux joues pleines à sa table et Rapier qui revient du parking d'un pas vif, l'un et l'autre susceptibles de se mêler d'affaires qui ne regarde que nous.

-Désolé de t’avoir laissé en plan… et de t’avoir donné du souci...

Et là dessus, il se barre avec son plateau.

Je reste planté sur ma chaise, mon repas tiède encore intact, le bout de papier dans les mains, paumé au cœur du brouhaha insouciant de la cafét'.

... C'était quoi, ça?...

* * *

Aless s'est fait enlevé et torturé par la mafia chinoise. Depuis, je ne sors plus sans un flingue. Je serais bien allé lui tenir compagnie dès ma journée de lycée fini, mais Aless a fortement insisté pour que je prenne du temps pour moi. Il m'a rapeller l'importance des cours, que j'avais une vie sociale à entretenir, et en boss et padre infiniment prévenant qu'il est, de conclure qu'il allait transformer mon précieux cuir en passoire si j'osais simplement reposer un pied au Pink en dehors de mes strictes heures de services. Quand j'ai fini par accepter, j'ai cru l'entendre remercier je ne sais quel dio.
Les cours terminés, je prend sur mon heure d'étude sur pour rouler jusqu'aux collines.

Je relis le petit papier et lève les yeux sur le sentiers qui traverses les bois. La fin d'après-midi est belle, les lieux paisibles. Le bruit d'un objet qui fend l'air et frappe dans l'écorce me conforte que j'arrive au bon endroit.
Moi j'ai le toit qui domine tout le bahut, et une clairière à deux kilomètres de la distillerie où je me réfugies quand le besoin se fait sentir. Je découvre la cachette du loupiot, une bulle de verdure sauvage et tranquille abritant une vie discrète mais frétillante. Il me tourne le dos, debout à quelques mètres d'un large tronc.

-Pourquoi... l'entend-je prononcer clairement en défiant l'arbre. J’n’ai pas… il manipule un couteau et lève le bras à hauteur de son profil. Réussi à te protéger…

Je pose mon dernier pas dans l'humus croustillant, les mains dans les poches, en prêtant toute mon attention au louveteau. La brise souffle dans sa direction, comme pour accentuer notre connexion éthérée mais indéniable.

-Je ne veux plus perdre personne, pas encore…

Il y a du soulagement dans sa voix. Comme un souffle enfin libérer après avoir l'avoir retenu trop longtemps. Il lance. La lame s'arrête nette au milieux du tronc.
Alors seulement il se détend.

-Pourquoi, je ne suis pas arrivé à te protéger…

-Mais de quoi tu parles... Je grimace franchement mon incompréhension, réfléchi. De Rapier? Et son flashball?...

Je remues mes à priori avec ma responsabilité que j'ai péniblement admises et ses aveux, jusqu'à ce que le mélange prenne une consistance limpide pour mes méninges. Je darde un regard interdit sur le plus jeune.
Dite moi que je rêve...

Je fonce sur le loupiot et lui décoche un magistral coup de point dans l'épaule.

-B*rdel Caracole! Mais qu'est-ce qui cloche chez toi?!! T'es qu'un mioche! C'est pas à toi de te sentir responsable des c*nneries des autres!

Comment il peut prendre sur lui ce qui c'est passé?! Comment je suis censé me sentir mieux s'il ne me laisse pas m'excuser...

-Et puis, c'est vexant. Je suis beaucoup plus costaud que tu sembles le croire.

Et beaucoup moins que je m'entête à me penser... mais là n'est pas la question.

-Regarde. retroussè-je mon t-shirt jusque sous les côtes. Plus rien. J'ai guéri. Tu crois que me manger une balle de la taille d'une balle de tennis c'est ce qui m'est arrivé de plus mortel? Regarde ce tatouage. Regarde le bien.

Mon ton est ferme, mon regard coléreux. Parce que je ne m’exhibe pas de gaieté de cœur. Je pose mon doigt sur mon abdomen, un peu au dessus du nombril. Sur l'hameçon qui constitue le squelette de ma flamme tribale et d'où jaillissent les flammèches.

-Juste là. Je me suis fait tiré dessus par un toxico. Y a un peu plus d'un an de ça.

Ça a laissé une cicatrice. Je ne pouvais pas la voir sans revivre le coup de feu et subir la honte, la peur et la colère que cet incident m'a provoqué. Alors je l'ai caché.

-Ce truc m'a transpercé le bide et brûlé la chair. J'ai cru que j'allais crevé dans une marre de mon propre sang. Rapier et son flashball, c'était de la tarte à côté.  

Je me calme en rabaissant le tissue sur mes abdos. L'histoire de ce tatouage, rare sont ceux qui la connaissent. Et ceux qui savent de ma bouche... je crois qu'il est le premier.

-Ce que j'essaie de dire, c'est que... t'es pas responsable de ce qui est arrivé. J'aurais pas du t'embarquer là dedans.

C'est à moi d'assumer mes erreurs.

-T'es censé être en colère après tout ça. Pas culpabiliser!...

En colère, il l'est. L'un n'empêche pas l'autre. Je déglutis. Pendant un moment, j'ai cru que sa colère était toute tourné contre lui-même. Je fuis son regard, rattrape ma contenance avant qu'elle ne m'échappe, le regarde d'un air buté et gêné à la fois, la tête rentré entre mes épaules. Je n'ai jamais su répondre convenablement aux reproches. Je me gratte la nuque et fini par retrouver la parole.

-Je voulais pas de causer d'ennui. Ni à toi, ni à ta mère.

Il a perdu l'homme qui avait décidé de l'élever comme un fils. Son cri du cœur en bas de chez Rapier parce que sa mère d'adoption risquait d'être la prochaine victime du chasseur que nous avons stupidement provoqué m'a touché. Il a cette empathie que je n'ai pas. Et une mère à protéger également.
Seulement, il n'y a pas que Cahir qui ait disparu dans sa vie. Je le découvre, ou le redécouvre peut-être, trop centré sur ma vie pour m'être aperçu et attardé sur les vides et des fissures dans la sienne.

-Tu me perdra pas, moi. Je suis Therence Garnet. Et tiens te le pour dit : on ne se débarrasse pas d'un Therence Garnet si facilement!

Je croise les bras sur mon torse bombé en haussant le menton et lui offrant mon irrésistible sourire d'arrogant.

-Et par "on ne se débarrasse pas de moi facilement", j'entends "y compris lorsqu'on me fuis", que ce soit par colère ou dans l'idée folle de vouloir me protéger.

Je pousse son épaule avec mon poing, beaucoup plus doucement que la première fois.

-Tu devrais penser à te protéger toi-même avant de penser à protéger les autres.

Comme ne pas accepter la première embrouille déguisée du prétexte d'aider un ami dans le besoin...

-Ta vie a aussi de la valeur, tu sais. Parfois c'est comme... c'est comme si tu poussais certaines personnes à se servir de toi. Parce que c'est facile, et que tu es là, disponible... Enfin, je... je suis pas en train de te faire des reproches! Je m'ébouriffe le crâne, repasse aussitôt les mains dans mes cheveux pour les rediscipliner. Ce que je veux dire, c'est que le monde est peuplé de crétins qui n'hésiterons pas à t'utiliser. Ne te laisse plus faire. Même quand ce crétin est un pote...

Caracole approuve, il ne plongera plus dans les embrouilles, mais c'est parce qu'il entend mes paroles avec son point de vue de fautif qui n'a pas su m'en protéger.

-Ne te laisse plus faire pour ton propre bien, Carac. Avoir perdu des gens et te sentir responsable ne te donne pas le droit de te punir pour ça. Moi, je ne m'auto-puni pas. déclarè-je en me détournant d'un pas sûr, aller décrocher son couteau de l'écorce.  

Non, moi je rejette la faute sur les autres. Parce que quitte à vivre seul avec moi-même, autant m'auto congratuler et me hisser toujours plus loin, toujours plus haut afin d'aller de l'avant, plutôt que de me brider et me flageller sous prétexte de racheter mes erreurs. La vie se charge assez de poser des épreuves sur notre route sans que nous en rajoutions. Je ne pourrais pas vivre en étant mon propre poids, songè-je en faisant lentement pivoter la pointe de la lame contre le gras de mon pouce. Et si les autres nous voyiez tels que nous sommes, LORSQUE les autres nous voient tels que nous sommes, avec nos fautes et nos faiblesses, alors on ne peut définitivement compter que sur soi pour s'accepter et se pousser vers l'avant.

Mais à quoi bon lui préciser tout ça, me dis-je en observant le protecteur né. C'est une seconde nature chez lui de faire passer autrui avant son propre bien. Là où je serais toujours ma propre priorité sur tout le monde... Je m'amuse de notre complémentarité et me met en position à deux-mètres de l'arbre. Je tiens la lame entre le pouce et le côté de l'index, main levé à hauteur du regard, et déploie mon bras dans un geste calculé. Le couteau tournicote dans les airs et rebondit contre l'écorce pour échouer par terre.

-J'ai rouillé... constatè-je. On faisait ça sur la porte d'un cabanon de jardin avec des potes quand j'étais gamin.

Si ma mère m'avait vu jouer avec des couteaux... Caracole a pris ma place, le couteau en main, et touche sa cible pour la seconde fois. Je siffle, impressionné.

-Loupiot et expert en lancé de couteaux. Ça devait être interdit. ris-je. Avant de craindre l'avoir vexé alors que je me suis servi de ses sens sur-développés pour pister Rapier. Je plaisante, évidemment...

Je suis fier d'être un humain. Et je suis fier d'être l'homme que je suis, combatif et résistant, forgé par les épreuves de la vie. Mais je sais aussi que dans ce monde occulte et peuplé de monstruosités, être un humain n'est pas suffisant.
Pas quand on est le rejeton méconnu d'un loup-garou alpha.
Alors parfois, j'admire et je jalouse les nés garous ou les mordus...
Je reprend le couteau, et recommence. La lame se plante dans sa longueur, pas assez profondément, et retombe presque aussitôt. Je peste.

-Ne te moque pas, je te jure que j'étais super doué!

Caracole me montre comment faire. J'accepte sa leçon en faisant la grimace, trop fier pour simplement apprendre. Caracole y arrive à chaque fois. Moi pas. Ma patience s'effrite. Mon ego l'emporte, et il ne faut pas bien longtemps avant que je ne fouille dans mon sac à dos avec fougue, décidé à montrer que je suis bon à quelque chose de grandiose moi aussi.

-J'ai pas de griffes, et pas non plus de crocs pour me protéger. Mais j'ai ça!

Je présente mon flingue à Caracole. Le M&P M2.0 de Smith & Wesson, la dernière nouveauté de la gamme, un vrai pistolet, une arme de flic. Un rayon de soleil filtre entre les arbres et vient nimber l'arme posés sur le plat de mes mains jointes. Ou est-ce plus vraisemblablement mon imagination?...

-Aless me l'a offert. Et je sais très bien m'en servir... précisè-je en apercevant un doute s'installer sur le visage du loupiot. J'ai bien compris qu'il avait un problème avec les armes. Ou peut-être l'idée qu'elles tombent entre de mauvaises mains. Je ramène le flingue en position de sécurité contre ma cuisse. Les autres que tu dis que tu n'as pas réussi à protéger. Qu'est-ce qui c'est passé..?

Je ne veux pas l'obliger à parler. Mais j'ai jouer les égocentrique pendant trop longtemps. Aujourd'hui, mes écoutilles sont ouvertes et prêtes à l'écouter.


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MessageSujet: Re: L'art de dire pardon [Pv Caracole]   L'art de dire pardon [Pv Caracole] EmptyMer 14 Aoû - 17:04




L’art de dire pardon




– Pourquoi je ne suis pas arrivé à te protéger ?

Cette phrase résonne en moi, comme une sentence présente depuis bien longtemps, elle s’infiltre toujours et revient au pire moment. Elle se répète inlassablement et refuse de se taire, elle continue à s’inviter sans mon accord, inscrite en moi, enfoncé de force par le discours de mon tuteur. Même la présence de Therence n’y changerait rien, vu qu’elle reviendra juste après son départ, comme si elle savait, enfin, je savais que j’y repenserais peu après. Mais une seconde de pause me faisait toujours du bien…

Je lance un autre couteau, y décharge toute ma colère dedans, et petit à petit, grâce à ses lancés, aux oiseaux chanteurs et à la présence de Therence, je me calme. Je réduis cette affirmation, l’enferme loin de moi, m’en coupe un instant. Après un dernier lancé, je respire plus sainement, je sens le monde qui m’entoure et mon soulagement ne dura que peu de temps.

– Mais de quoi tu parles...

Une courte pause, un court temps de réflexion, puis une colère qui grandit en lui, contre moi.

– De Rapier ? Et son flashball ?...

Oui, je me sens responsable de cela. Je n’ai pas réussi à le convaincre d’arrêter quand j’ai senti un problème, ni même à l’aider. J’ai mené le professeur à nous… Il nous a tirés dessus.

J’ai commis une erreur, comme il l’avait toujours dit.

– B*rdel Caracole !

Le coup dans l’épaule, je ne l’ai senti que plus tard, une petite douleur qui m’a réveillé de ma dépréciation, enfin sa dépréciation. Je dois me forcer à l’oublier, passer à autre chose.

– Mais qu’est-ce qui cloche chez toi ?!! T’es qu’un mioche ! C’est pas à toi de te sentir responsable des c*nneries des autres !

Je baisse la tête, pose ma main sur l’épaule, un faible sourire sur le visage. Les différents coups de poing que m’a donnés Therence depuis notre première rencontre me reviennent en tête. Tous ses gestes se rappellent à moi, me présentent nos étranges et différentes rencontres, une partie de la naissance de notre lien. Elles se jouent dans ma tête. La première avec mon pied cassé et mon étrange réaction devant lui. La seconde, au jeu du ballon. Puis celle où j’étais devenu un loup-garou… Celle où on a parlé de Liam, de mon couple, de notre premier baiser… Puis de mon tuteur, ma poursuite étrange, inquiète qu’il ne le poursuive, ne s’attaque à lui. Puis celle où j’ai tenté d’en savoir plus sur lui, même si j’ai appris que peu de chose. Et il y a un point commun à toutes ses discussions, un coup de poing sur mon épaule, sauf au début… L’ambiance n’était pas au beau fixe. Pourtant, il a toujours, souvent, été de bon conseil, même si j’ai du mal à les suivre… Là encore, je n’ai pas réussi à l’écouter et fais une erreur. Je le ressens dans la posture de Therence, dans sa colère, dans ses paroles.

– Et puis, c’est vexant. Je suis beaucoup plus costaud que tu sembles le croire.

Je regarde toujours le sol, de peur de voir la colère de Therence. La peur de revoir sa colère par son intermédiaire.

– Regarde.

Je lève la tête, regarde son ventre un instant, l’endroit où il a été touché par l’arme de Rapier. La blessure liée à notre petit temps d’espionnage n’existe plus, comme si cette histoire n’avait pas eu lieu, ou presque.

– Plus rien. J’ai guéri. Tu crois que me manger une balle de la taille d’une balle de tennis c’est ce qui m’est arrivé de plus mortel ? Regarde ce tatouage. Regarde-le bien.

Mon regard se pose sur le tatouage, une imperfection se lit facilement dans le dessin, même si l’imperfection était recouverte, comme une cicatrice. En une seconde, je lève la tête vers lui, inquiet, mais un temps, le souvenir ne semble pas le déranger, du moins, il ne semble pas se focaliser dessus. Mais je me sens honteux de l’avoir forcé à se remémorer ce moment. Je fais alors face à son regard colérique, je l’observe, l’écoute me conter cette partie de sa vie. Tout comme lui, je devais faire face à tous mes problèmes… Comment il fait ? Comment il arrive à se battre contre cela ?

–Juste là. Je me suis fait tirer dessus par un toxico. Y a un peu plus d’un an de ça. Ce truc m’a transpercé le bide et brûlé la chair. J’ai cru que j’allais crever dans une marre de mon propre sang. Rapier et son flashball, c’était de la tarte à côté.

Mon cœur s’affole un instant et se calme quand j’écoute celui de Therence. Sa colère ressemble à celle habituelle, comme s’il est passé à autre chose. J’aimerai arriver à faire de même, faire une faiblesse, un problème, une force qui nous fait avancer.

–Ce que j’essaie de dire, c’est que... t’es pas responsable de ce qui est arrivé. J’aurais pas dû t’embarquer là-dedans. T’es censé être en colère après tout ça. Pas culpabiliser !...

Je continue à regarder Therence, toujours mitigé, même si jusqu’à là, l’inquiétude gagne toujours sur la colère, pourtant, quand il me permet de parler, tout un pan de l’histoire me revient à l’esprit. Le flash bal, le chasseur, son manque d’écoute… Ma mère.

– Bien sûr que je suis en colère contre toi aussi… Pourquoi tu ne m’as pas écouté quand je t’ai dit que ce n’était pas pour nous… Quand je t’ai dit que c’était un chasseur… Tu as fait fi de tout cela… Tu devrais apprendre à écouter un peu, crié-je, même si, pour ce reproche, je devrais l’écouter, tu sais pourtant pour ma mère… Et son ancien travail. Ce qu’elle peut risquer, si elle est retrouvée ? Je te l’ai dit pourtant… Je ne veux pas la perdre, ni Liam, ni Willem et toi non plus…

J’observe Therence qui fuit mon regard, se sent-il honteux, a-t-il compris mes reproches ? Il se gratte la nuque, signe d’un petit mal-être.

– Si ma mère se fait tuer, je serais à nouveau seul, ou dans un orphelina, pire je devrais retourner avec lui…

Partir d’ici, voilà ce qui risque d’arriver, perdre toutes les personnes que j’apprécie et, pire, perdre la femme qui m’élève comme son fils, qui m’a adopté, qui m’aime.

– Je voulais pas de causer d’ennui. Ni à toi ni à ta mère.

Même si je lui en veux à ce sujet, je sais qu’il n’y a pas pensé à mal. Je n’aurais peut-être pas dû le suivre aveuglément, en pensant à mon histoire avec mes problèmes. Lui semble être bien protégé, et même si Aless l’a fait suivre, il ne souhaite pas lui faire de mal. Juste le protégé, ce qu’il était arrivé à faire… Je m’en veux un peu, pour le reproche que je lui ai fait.

– Tu me perdras pas, moi. Je suis Therence Garnet. Et tiens toi le pour dit : on ne se débarrasse pas d’un Therence Garnet si facilement !

Encore une phrase de sa part qui me rappelle un souvenir. Une phrase identique à celle qu’il m’a dit lorsque j’ai appris que Stiles allait partir étudier ailleurs, et que Therence ferait de même, même s’il allait moins loin.

–Et par « on ne se débarrasse pas de moi facilement », j’entends « y compris lorsqu’on me fuit », que ce soit par colère ou dans l’idée folle de vouloir me protéger.

Puis un coup sur l’épaule, un coup moins brusque, plus amical.

–Tu devrais penser à te protéger toi-même avant de penser à protéger les autres. Ta vie a aussi de la valeur, tu sais. Parfois c’est comme... c’est comme si tu poussais certaines personnes à se servir de toi. Parce que c’est facile, et que tu es là, disponible... Enfin, je... je suis pas en train de te faire des reproches !

Je retiens un sourire face au geste de Therence, il se décoiffe, pour se recoiffer aussi vite, pourtant je l’écoute, je note son discours, sans vraiment pouvoir y faire face…

– Ce que je veux dire, c’est que le monde est peuplé de crétins qui n’hésiteront pas à t’utiliser. Ne te laisse plus faire. Même quand ce crétin est un pote...

Je baisse la tête à nouveau, si c’était si facile que cela de changer, je ne serais pas le même, je n’aurais plus à lutter contre toutes ses phrases encrées dans ma tête depuis que je suis né… Toujours à écouter, à obéir, et tout cela sans rechigner… Et quand je n’écoutais pas, je subissais des réprimandes, des phrases que je devais répéter jusqu’à m’en rappeler… Je lutte contre toutes ses pensées, tous ses idéaux, pour avancer dans la vie. Et, aussi, je dois m’affirmer, aider mes amis d’une autre manière que de les aider à s’enfoncer dans l’erreur, cette manière de faire ne sert à rien... D’un signe de tête, je lui informe que je ne me laisserai pas faire, même par lui, sans pour autant me renier. Je sais que j’aurais du mal, que j’y retournerai, que voudrais les aider…

–Ne te laisse plus faire pour ton propre bien, Carac. Avoir perdu des gens et te sentir responsable ne te donne pas le droit de te punir pour ça. Moi, je ne m’autopunis pas, m’ordonne Therence, en allant chercher le couteau, d’un air sûr de lui.

– C’est pas si simple… affirmé-je un peu timide, m’écartant le haut du tee-shirt.

Je n’ose rien dire de plus, transpirant au souvenir que ça allait raviver et je ne le souhaitais pas, surtout ce moment-là de mon passé. Je n’en ai encore jamais parlé à personne et j’ai peur de l’avouer. Est-ce qu’en parler m’aiderait ? Sûrement, mais l’oublier, ça n’arriverait jamais… Alors, faire fi de tout cela me paraît plus simple… Du moins pour l’instant…

Therence tripote la lame du couteau, avec ses doigts, la capture et la lance de la bonne manière. Hélas, la lame n’entre pas dans le bois et se fait éjecter. Un échec pour Therence, un échec qu’il va tenter de changer. Il n’en restera pas là, il continuera jusqu’à y arriver, et ça vaut toutes les transformations en loup-garou. Il a de la force, tout comme moi, une force de caractère que j’aimerai bien avoir aussi…

–J’ai rouillé...

Je sursaute et le regarde quand il parle, fautif de mettre laisser emporter.

– On faisait ça sur la porte d’un cabanon de jardin avec des potes quand j’étais gamin.
– Sans entraînement, tu perds une bonne partie de tes capacités, ça reviendra, souris-je, un peu.

Je vais chercher le couteau tombé à terre et le ramasse à mon tour. Positionné, comme il faut, un peu plus loin que Therence, je lance le couteau qui entre directement dans le tronc. Le sifflement de Therence me rend étrangement fier.

–Loupiot et expert en lancée de couteaux. Ça devait être interdit.

Je rigole à mon tour, n’ayant pas senti la moindre animosité, peut-être un peu de jalousie, mais je ressens de même pour certaines capacités de mon ami.

– Je plaisante, évidemment...
– Je sais t’inquiètes pas. Et j’y arrivais avant que je ne sois un garou, dis-je en tirant la langue.

Il retente sa chance une nouvelle fois, s’installe vers moi et lance son couteau. Cette fois-ci, la lame entre un peu, mais pas assez pour s’y figer.

–Ne te moque pas, je te jure que j’étais super doué !
– Pourquoi je me moquerais ? Tu as de bonnes bases, mais une porte et un arbre n’ont pas la même résistance. Il faut soit, que tu mettes plus de force, soit que tu en mettes moins, sinon, il faut t’avancer, ou reculer, selon comment le couteau arrive sur l’arme, le manche, la lame… Tout est une question de jaugeage.

Je continue de lui expliquer, toujours d’une manière calme, sans vraiment montrer que j’en sache plus que lui, mais, même ainsi, Therence n’arrive pas à apprendre, enfin, il met trop en avant son côté je me débrouille… C’est plus lié à sa fierté, comme la fois où son père le faisait suivre, ou qu’on sait rencontrer et qu’il était avec une amie à lui… Therence aime tout maîtriser, sa vie, son histoire. Sûrement un moyen de se rassurer.

Therence, gagné par l’énervement et l’impatience, abandonne, niveau lancé. Dans son sac, il fouille pour chercher une arme pour montrer ses capacités. Un couteau spécial lancé ? Non, j’entends bruit qui me fait sursauter. Il ne touche pas du bois, ou une lame, mais de l’acier. Une arme à feu.

–J’ai pas de griffes, et pas non plus de crocs pour me protéger. Mais j’ai ça !

Je me recule quand il me présente l’arme, un reflex involontaire, puis un bruit imaginaire se propage dans ma tête.

–Aless me l’a offert. Et je sais très bien m’en servir...

Je continue à regarder l’arme entre ses mains, comme hypnotisé et entends toujours les mêmes tirs se rejouer dans ma tête.

– Les autres que tu dis que tu n’as pas réussi à protéger. Qu’est-ce qui s’est passé..?

L’arme, contre la cuisse de Therence, m’attire et me repousse, elle m’effraie. Je déteste ce genre d’arme… Même si je sais m’en servir, je déteste les toucher, je n’aime pas cela. Elles me rappellent trop de mauvais souvenirs. Je frissonne quand un coup part, non pas dans la réalité, mais dans ma tête. Je n’arrive pas à le garder pour moi.

– Je te l’ai déjà dit que mon tuteur viré toutes les personnes qui s’attachaient à moi non ? Ben, c’était le moins pire… quand il le faisait, j’étais toujours dans une salle à côté et… et…

Je n’arrivai pas à le dire, et Therence, comme inquiet, me pousse à en dire plus à tout lâcher, sans pour autant me tirer les vers du nez.

– J’entendais un coup de feu, à chaque fois, puis rien d’autre. J’ai jamais su ce qu’il se passait, si c’était vrai ou pour me faire peur… Mais je ne les retrouvais plus, alors, j’ai arrêté de m’attacher, un temps… Je ne fréquentais personne, jusqu’à mon arrivée à Beacon Hill, c’est un peu pour ça que je t’ai suivi, la dernière fois.

Je me tais un instant, le regarde, évitant de me figer sur l’arme. Une tête amicale vaut toutes les horreurs subies. Mais j’ai peur qu’il me lâche après ce qu’il vient d’entendre, même après son discours comme quoi il ne me laisserait jamais…

– Et ce n’était pas fini, les jours qui suivaient, il m’en parlait tout le temps, il disait que c’était de ma faute, car je n’étais pas dans mon rôle. J’obéissais pas, j’étais pas ce que je devais être…

Je me gratte le bras, comme pour évacuer la peur qui s’approche, me possède de plus en plus.

– Je suis désolé, je voulais pas ! dis-je pour tout le monde.



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MessageSujet: Re: L'art de dire pardon [Pv Caracole]   L'art de dire pardon [Pv Caracole] EmptySam 31 Aoû - 17:42



Guilt
Caracole s'en veut. De ne pas avoir su me protéger contre Rapier, et finalement, de ne pas avoir su me détourner de mes propres pulsions. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. L'homme de mauvaise de foi en moi, celui qui se hisse éhontément au dessus des autres, ne se satisfait même pas de la situation. Crétin! Il n'est pas responsable de mes c*nneries! Je n'aurais pas du l'embarquer dans mes plans, n'importe qui convient qu'ils étaient foireux au delà de ses maladresses. Alessandro m'a passé un savon pour les torts que j'ai causés, mais lorsque je juge de nos comportements respectifs à mon complice d'infortune et moi, il m'afflux cette impression rageante que nous avons du nous éduquer par nous-même et nous en trouvons des jeunes hommes mal forgés. Sale gosse qui nie sa faute sans vergogne, je la sens qui me pèse de plus en plus et me renvoie l'image d'un lâche, tandis que le candide croule avec aisance sous les ressentiments plutôt que d'évacuer sa compréhensible et dévorante indignation. C'est malsain, comment je suis censé me sentir mieux s'il prend mes fautes pour lui et m'empêche de m'excuser?! Il n'a pas à culpabiliser, il devrait au contraire être en colère!

-Bien sûr que je suis en colère contre toi aussi… riposte le loupiot, m'arrachant une déglutition de surprise tandis que c'est un flot de reproches qui déborde progressivement d'entre ses lèvres. Pourquoi tu ne m’as pas écouté quand je t’ai dit que ce n’était pas pour nous… Je... Quand je t’ai dit que c’était un chasseur… ... Tu as fait fi de tout cela… Tu devrais apprendre à écouter un peu, tu sais pourtant pour ma mère… Je sais... Et son ancien travail. Ce qu’elle peut risquer, si elle est retrouvée? Le ton monte, j'entre la tête dans les épaules. Je te l’ai dit pourtant… Je ne veux pas la perdre, ni Liam, ni Willem et toi non plus... Si ma mère se fait tuer, je serais à nouveau seul, ou dans un orphelina, pire je devrais retourner avec lui…

L'ultime perspective qu'il me présente m'alerte gravement. Caracole est encore mineur et sa situation de gamin ayant fugué de chez son tuteur légal suffisamment complexe pour détruire sa vie actuelle. Il en a bavé pour retrouvé un semblant de famille et de stabilité. Ce n'est pas un détail que je suis autorisé à négliger. Mon égoïsme aurait pu avoir des répercutions graves. Mon indépendance m'est tant précieuse et acquise, renforcé par la largesse d'esprit et les moyens de mon italien, que j'en oublie la fragilités de la situation familiale du petit loup et ses propres besoin affectifs et matériels, bien différent des miens. Je lui demande pardon, sans prononcer le mot en question, mais pas moins sincèrement. Je voulais pas leur attirer d’ennuis, ni à lui, ni à sa mère.

Je ne peux pas lui promettre la paix, mais je lui jure que quoi qu'il arrive, il ne me perdra pas. Ce mioche avait eu le malheur de me reluquer aux bras d'une copine, j'avais fait de lui mon bouc-émissaire. Il aurait pu endurer mes brimade jusqu'à ce que je me lasse, mais son intelligence qui détonnait d'avec sa naïveté à toute épreuve était parvenu à me surprendre. J'avais fini par apprendre à le connaitre et à retrouver un peu de mon cas en lui. Un gamin mainte fois abandonné mais auquel il manquait une sacré dose de punch que je pouvais lui transmettre. Je m’enorgueillis d’apprendre au louveteaux à affronter le monde non selon un modèle de justice et de droiture que sa mère et Willem seront plus à même de lui inculquer, mais au contraire en puisant dans ses forces brutes et via des pratiques défendues. Et je me suis trop attaché à tout ce que j'ai accompli avec lui et à ce que mioche attendrissant m'inspire et m'apporte pour le lâcher un jour. Notre amitié n'est plus à démontrer.
Quand bien même j'aurais beau pousser Caracole à se rebeller, j'ai conscience qu'il restera un éternel pacifiste. Mais pour son bien, il doit s'endurcir et valoriser ses jugements...

-C’est pas si simple… couine t-il désespérément.

-Changer ne l'est jamais. Mais c'est pas impossible, qu'importe le temps et les efforts que ça demande.

Je joue un instant avec son couteau avant de le lancer contre le tronc de son arbre. La lame ne prend pas. Caracole se fait encourageant, ça me tire une petite grimace. C'est de l'admiration que j’attends, pas du réconfort! L'enfant soldat aura beau souffrir des années passé en compagnie de son tuteur, il faut reconnaitre qu'il en a hérité une sacré maitrise des armes. Un cumul de capacités qui me froisse parce qu'ajoutée à sa nature de loup-garou, redoutable à elle seule s'il savait la contrôler... ça devrait-être interdit.

-Je plaisante, évidemment...

-Je sais t’inquiètes pas. Et j’y arrivais avant que je ne sois un garou.


-Ne te vantes pas trop, non plus...

"J'y arrivais avant que je ne sois un garou", qu'il minaude en tirant la langue. Non mais je rêve...
Je retente, échoue, Caracole, fin psychologue, se propose professeur sans s'en donner l'air. L'entrainement prend d'avantage des allures de jeu que de défouloir ou de véritable challenge. Enfin, pas tout à fait pour ce dernier point.
Je ne sais peut-être plus planter un arbre du premier coup, je sais shooter des canettes en plein vol, maintenant. C'est rayonnant comme un paon que je présente mon pistolet au loupiot. Il faut dire que ce n'est pas les occasions que j'ai de le brandir hors mis pour me défendre. Et pourtant, qu'est-ce que ça me démange... Un si beau jouet ne devrait pas rester cacher, et le fruit de mes heures d'entrainements rigoureux non plus!

Il me faut un temps pour me rendre compte que Caracole bloque sur l'arme à feu. Mon sourire s'affaisse, je ramène l'objet en position de sécurité. Son mal-aise est palpable. Ça remue quelque chose de lointain. Des histoires dont il a distiler quelques miettes sans jamais réussir à en parler véritablement. Qu'est-il arriver à ses proches disparus?...

-Je te l’ai déjà dit que mon tuteur viré toutes les personnes qui s’attachaient à moi non? je hoche légèrement de la tête. Ben, c’était le moins pire… quand il le faisait, j’étais toujours dans une salle à côté et… et…

-Et?... le dévisagè-je en appréhendant calmement l'horreur en latence. Je l'encourage en écartant les bras pour lui rappeler le refuge naturel qui nous entoure et qui le protège de l'extérieur. Rien ne sortira d'ici. Je te le promet.

Il doit parler. Il faut que ça sorte.

-J’entendais un coup de feu, à chaque fois, puis rien d’autre. Dans sa tête éclate une détonnatoin, dans mon estomac frappe un autre genre de choc, aussi imperceptible l'un que l'autre. J’ai jamais su ce qu’il se passait, si c’était vrai ou pour me faire peur… Mais je ne les retrouvais plus, alors, j’ai arrêté de m’attacher, un temps… Je ne fréquentais personne, jusqu’à mon arrivée à Beacon Hill, c’est un peu pour ça que je t’ai suivi, la dernière fois.

J'accuse le coup sans en rien montrer. Je me rapelle bien comment il m'avait suivi jusqu'au seuil de mon appartement sur cette explication. Je n'avais pas mesuré le fondement de sa paranoïa. C'est dégu*lasse, c'est le coup du chiot offert en cadeau à un gamin et qui, une fois devenu grand, est voué à tirer dans le flanc de son compagnon d'un coup de fusil pour détruire tout sentiment d'attachement. Sans cesse répéter. Il n'a pas appuyé sur la gâchette, mais dans l'idée c'était tout comme.
Caracole ose à peine me regarder, je ne détache pas mon regard désolé mais ferme de sa silhouette tremblante.

-Et ce n’était pas fini, les jours qui suivaient, il m’en parlait tout le temps, enchaine t-il au bord des larmes, il disait que c’était de ma faute, car je n’étais pas dans mon rôle. J’obéissais pas, j’étais pas ce que je devais être… Je suis désolé, je voulais pas!

Le loupiot ploie sur lui-même en maltraitant son bras, accablé. Je fend la distance qui nous séparent et le colle fort contre moi.

-Hey, hey. C'est bon. C'est pas ta faute.

Je resserre mes bras autour de ses épaules. Ce qu'il faut d’oppression pour le protéger de ses cauchemars éveillés, et pour l'empêcher de s’échapper s'il lui en prend l'impulsion.

-Ce mec était un taré. Lui obéir n'y aurait rien changer. Et ça tu le sais...

... Il doit l'assimiler. Je presse doucement mes doigts à travers ses cheveux, mon épaule prête à recueillir ses larmes.  Pendant un instant, je me pose la question qui ronge Caracole. Tous ces proches dont on a laissé entendre qu'ils sont morts le sont-ils vraiment?...
Ça mériterait des recherches. Supposant que tout n'était qu'une supercherie, alors on peut imaginer qu'une partie de ces gens vivent cachés quelque part, loin de Caracole et de son père d'adoption, mais trouvables. Néanmoins, s'il s'avèrent qu'il les a réellement tuer... trouverait-on la moindre trace de cadavres?...
Je cours depuis des années après des réponses sur moi-même, à la recherche d'un père inconnu et une mère mensongère, et me suis laissé prendre de fausses pistes en illusions trop de fois. L'idée de mener l'enquête sur les compagnons supposément assassinés de Caracole m'effleure, le risque qu'elle mène au même impasses auxquelles je me heurte m'exaspère sévèrement. Le muscle de ma mâchoire pulse contre la tempe du loupiot.

-T'es un chic type Carac'. Voilà ce que tu es et ce que tu dois être, quoi qu'on te dise. Tu dois t'endurcir un peu, mais pas en te coupant des autres. C'est de ton tuteur que tu dois te détacher.

C'est dur. Je sais. Autant que je puisse comprendre en ayant pas eu à subir son bourrage de crâne. Mais je conçois les doutes et les angoisses de ne pas savoir, les obsessions indécrottables. Le poids d'une culpabilité erronée.

-Quoi qu'il soit arrivé, tu n'as pas en t'en vouloir. Peut-être que c'était du bluff, ces gens sont encore en vie, et alors t'as aucun regrets à avoir. Soit... quoi qu'il ce soit passé, ce mec ne mérite que ta colère. Mais certainement pas que tu te torture. Laisser la culpabilité te ronger, c'est le laisser étendre son emprise sur toi.

On ne se débarrasse pas d'une idée en lui tournant le dos ou en s'y abandonnant. Il faut se battre contre elle. Lui tordre le cou!

-... Il faut que ça cesse. Tu pourra pas oublié ce qu'on t'as fait subir et ce qu'on t'as dit. Mais tu peux faire de chaque blessure un tremplin, une force. Tourne les a ton avantage. Prouve à ton tuteur que tu es plus fort et plus malin que lui. C'est pas ta faute, ok? T'es pas responsable de ce qu'il a fait. Répète le toi autant de fois qu'il le faudra. Et ça finira par entrer.

Je lui prête mon corps auquel s'accrocher, le gonflement tranquille de ma cage thoracique contre la sienne erratique autant de temps qu'il en aura besoin pour se calmer.

Caracole fait un commentaire sur mes bras qui l'étouffent. J'ai déjà accordé du "patpat" au loupiot pour le consoler, mais c'est la première fois que je lui fait un câlin.

-...Oh, ouais... ben, faut pas t'y habituer non plus, hein.

Je voudrais pas qu'il prenne de mauvaises habitudes. Ni qu'il me croit trop gentil.
Je m'écarte en ramenant les mains sur ses épaules et ancrant mon regard dans le sien.

-Et tu retournera pas chez ton tuteur. Jamais. T'as une mère ex-assassin, un alpha qui en a vu, un petit-copain sous nitroglycérine, et tu m'as moi. Je laisserais pas un psychopathe toucher à mon pote. promis-je avec un demi-sourire confiant. Dussè-je te cacher sous mon lit pour des mois ou aller lui botter les fesses en personne.

"T'es pas tout seul", tentè-je de lui faire accepter.

-Tu sais... une arme à feu n'est rien qu'un outil. On l'a clairement pas inventré pour battre les œufs, mais entre de bonnes mains, j'imagine que ça peut faire de bonnes choses. Par exemple...

Par exemple, je n'en ai aucune idée. Cette joli maxime marche pourtant avec n'importe quoi, d'habitude...

-... Par exemple, tu peux faire sauter une serrure avec ça.

Est-ce qu'on peut réellement faire sauter une serrure à coup de balle?... Il faudra que je demande à Aless. Non : il faudra que j'essaie.

-Pratique quand on est enfermé quelque part, non? Et je suis sûr qu'on peut aussi s'en servir pour ouvrir une pastèque. Ou une noix de coco. Ou pour lancer un appel d'aide. Si tu es perdu. Sur une île déserte. Affamé et aphone...

Un insecte meuble le silence d'un grincement désagréable.

-Ce que je veux dire, c'est que ça peut faire un tas d'autre truc que tuer! Quand j'ai acheté un flingue à Alessandro, c'était pour pouvoir me défendre. Plus jamais de cicatrice comme celle là. désignè-je furtivement celle que je venais de lui révéler.  

Je pensais que le simple fait de braquer une arme sur la menace suffirait à l'effrayer comme j'avais été mortifié de me faire pointé par un flingue. Mais le mafieux n'a pas lésiné sur combien ce genre de pensée était prétentieuse et vouée à une mort assuré. Je me masse l'épaule en me rappelant la balle qui avait rasé mon blouson. Tu sors ton arme, tu tire! Ouais, j'étais naïf.  
Néanmoins...

-J'ai déjà shooté avec mon flingue. avouè-je en tendant les bras hors de visé du loupiot, pistolet bien en main, ciblant calmement un ennemi imaginaire avant de le ramener en position plus sûre. Mais je n'ai encore tuer personne. Ni être humain, ni innocent... ni d'une balle en tout cas.

Je replonge mon regard dans celui du manieur de couteau. Sa mine interrogative m’amène un sourire en coin. Ça mérite une petite histoire...


* * *


-... A droite, Brian et Willem gisant à terre, a gauche Aless se vidant de ses trippes, et plus loin, Stiles, Masson et Lydia tout trois impuissants. Le monstre me narguait avec ses orbites vitreuses et ses dents immenses et acérées. Alors j'ai pris mon courage à deux mains, je me suis élancé sur lui, je l'ai regardé droit dans les yeux et j'ai crié : "Au diable et à jamais Sébastien Valet!" Et là, TCHA!

Je fend l'air avec mon bâton. L'extrémité s'arrête nette à un cheveux du coeur trébuchant du loupiot.

-En plein dans le cœur.

Je me redresse de toute ma hauteur, le bâton sur mon épaule et l'autre main sur la hanche, David dans toute sa gloire après son combat contre l'affreux Goliath. Quoi? Parce que David était accompagné d'une valeureuse bande? Qu'il n'aurait jamais réussi son exploits tout seul?... Qu'il a les chevilles qui enflent?! Pas de bol : c'est moi qui raconte!

Cette bataille n'est pas quelque chose que je peux crier au monde entier. A bien y réfléchir, les personnes au courant pour le surnaturel et les mieux placer pour s'émerveiller des affabulation d'un jeune arrogant sont rares. Ça me fait du bien de pouvoir en parler au loupiot, lire l'émerveillement, l’effroi - et aussi pas mal de scepticisme - sur son visage.
Tout ça pour lui raconter la teneur de notre enquête sur les Horreurs de la ville dont il avait eu vent par son Liaminou et Stilinski, et surtout comment mon flingue m'avait été, bien que d'un secours mésestimé comparé à la pique légendaire, finalement indispensable dans cette affaire contre les Doctors et leur créature. Il m'avait permis de tenir la monstruosité à distance. Et de faire quelques dommages collatéraux...  

-Ok, oui, j'ai shooté dans la fesse de Shepherd! regrettè-je de m'être emballé dans mon récit et mes confessions. Mais c'est vraiment tout ce que les gens retiennent de cette aventure?! Raconte plutôt. renversè-je la donne en jetant mon bras autour de l'épaule de l'ancien omega. Il est comment Shepherd en tant qu'alpha. C'est pas trop ch*ant d'avoir son prof de SVT pour tuteur? Et les bêtas, ils sont cool avec toi?... Minute : est-ce que ça veut dire que Mademoiselle Jouve devient ta tutrice par alliance?! Petit veinard...


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