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 La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\

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Richard Turner

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MessageSujet: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I Contenu mature /I    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptySam 1 Juin - 19:56




 


La belle et l'abruti
FT Mafdet Mahes


 

La différence de température entre le bar et l'extérieur le fait frissonner alors qu'il ouvre la porte pour laisser sortir Mafdet. En fait il ne sait plus trop quoi dire, un peu surpris lui même par le chemin que prend cette soirée. Au delà de ses espoirs. Il n'aurait jamais imaginé que cela tourne de cette façon. Il montre sa Ford grise familiale.

-C'est ma voiture. Tu as une idée de l'endroit où on pourrait continuer la soirée ?

S'il n'avait pas eu deux mioches à domicile il aurait bien proposé son chez lui. Ce serait prendre le risque que Troy se réveille en les entendant arriver. Difficile de faire mieux pour tuer le romantisme que cette pile. Jo ne poserait pas de soucis, elle choisirait de rester dans sa chambre. L'adolescence la rend distante, elle préfère passer des heures sur internet à regarder des tutos en tout genre plutôt que venir se sociabiliser. En plus elle connait l’identité de la personne qui tient compagnie à son père ce soir, elle n'a sûrement pas envie d'assister à ce spectacle.

Heureusement la brune le coupe dans sa réflexion. Le programme proposé en sympathique. Alcool, musique... Et peut être un peu de pelotage.

-C'est bon pour moi. Tu es sûre que ça ne te déranges pas ?

En fait c'est plus de la politesse qu'autre chose. Juste pour être certain qu'il n'est pas en train de forcer la main de la jeune femme. Il sourit quand elle lui dit que c'est bon pour elle. En effet, elle a de la ressource et elle le confirme. Il est certain qu'elle ne fonctionne pas au bluff comme elle l'a sous-entendu tout à l'heure. Quand elle lui montre sa moto, ça se confirme. C'est loin d'être le moyen de locomotion de la donzelle en détresse typique. Il fixe la moto, admiratif, le sourire aux yeux.

Quand il avance vers sa voiture, c'est le son de l'engin qui rugit qui le fait se retourner, sourire amusé aux lèvres. Bien loin des pétrolettes qu'il conduisait avec ses copains à l'époque du lycée. Sans doute pas le même coût à l'achat non plus.

Il colle ses fesses sur le siège conducteur de sa voiture, met le contact, allume ses phares avant de mettre le moteur en route pour sortir de sa place de stationnement. Sans emboutir la voiture garée derrière lui, il prend place sur la chaussée, fait un geste de la main pour inviter la belle à lui indiquer la voie. Sans perdre de temps, elle démarre, prend garde à ne pas le perdre en chemin s'il se fie aux mouvements de la silhouette dont il ne parvient pas à détacher le regard.

Pied sur le frein, il commence à rétrograder en voyant un feu passer à l'orange. Puis au rouge. Mafdet va s'arrêter.

Pourtant il doute en la voyant lever la main. Main qui tourne, comme un ... Gyrophare ?

-Non... Elle va pas faire ça.

En fait si, elle grille le feu alors que le flic achève d'exprimer sa pensée à voix haute. Yeux écarquillés, le canadien se demande qui est cette cinglée qui vient de griller un feu, son rencard derrière elle attendant qu'elle le guide à travers la ville. Pire même. Un rencard dont le job est de se balader avec une plaque pour entre autre appréhender les gens qui s'amusent à faire rougir les tricolores.

Il calcule mentalement le temps qu'il va devoir attendre avant que le feu ne redevienne vert, pour finalement blêmir en voyant sa belle mettre son clignotant. Puis tourner comme si de rien était. Le pied du flic écrase la pédale de l'accélérateur alors que sa bouche laisse passer des mots vraiment pas très jolis.

-Merde, merde, merde...

Il la suit, tente d'oublier ce qu'il vient de faire. La dernière fois qu'il a grillé un feu sans que ce soit lié à son travail, c'est parce que Joanie était en train de naître sur la plage arrière. Chez lui respecter la loi tient plus de l'automatisme qu'autre chose. C'est dans ses gênes. Une goutte de sueur dévale la pente de sa nuque. Terrifié à l'idée qu'un de ses collègues l'ai vu faire. Un peu trop excité par cette situation qu'en temps normal il désapprouverait complètement.

[...]

Il a avancé sa voiture dans l'allée qui mène au garage de la jolie brune qui vient de le pousser à enfreindre le code de la route. Phares éteins, il coupe le contact avant de descendre de son auto, tentant de dissimuler le sourire qui est sur le point de la bouffer le visage. Il s'avance vers la belle brune qui vient de retirer son casque. Pour finalement éclater de rire quand elle s'adresse à lui.

-Si je n'avais pas grillé ce feu moi aussi, j'aurais dû te passer les menottes pour cette infraction.

Est-ce de la provocation dans ce regard qui le fixe ? Il comble l'espace entre eux, entoure la belle d'un de ses bras, la collant contre lui pour finalement poser ses lèvres sur les siennes. Un baiser, moins chaste que le premier. Une langue mutine tente de se frayer un passage dans sa bouche, il se laisse faire sans rechigner. Son second bras passe autour de la taille de la demoiselle, il la soulève comme un fétu de paille. Quand il détache sa bouche de la sienne, c'est un grondement presque gémissement qui lui échappe alors qu'il sent les jambes de Mafdet se serrer autour de lui. Il a toujours aimé les femmes en pantalon grâce à ça, moins ennuyant que les jupes et robes pleines de fanfreluches. Les jeans c'est le bien. Du solide, pas de la dentelle trop fragile qui se déchire au moindre mouvement trop brusque.

Quoique... Il n'a rien contre la dentelle, mais elle a ses faveurs uniquement lorsqu'il s'agit de lingerie.

Il murmure, nez niché dans les cheveux bruns de la professeure.

-Après... J'ai qu'une paire dans la boite à gants. On pourrait très bien se les prêter.

Il fait sombre, ses joues sont planquées dans les cheveux de la belle. Il y a peu de chances qu'elle remarque le rougissement qui vient d'élire domicile sur le visage du flic. Par contre il sait que son mini lui est en train de devenir de moins en moins mini. Quand elle lui fait remarquer, il laisse échapper un nouveau rire.

-J'aimerais pouvoir te dire que c'est mon portable.

[...]

il ne l'a lâchée que quand la situation l'a exigée. La porte d'entrée close, entraînant une contorsion peu simple pour pouvoir être ouverte. Contorsion devenue dangereuse par l'action des mains du flic plus chatouilleuses que baladeuses. Il ne la quitte pas du regard, ses yeux glissant de son dos au postérieur bien moulé de la brune partie chercher une de ces liqueurs dont elle lui a parlé.  Il pose la tête sur le dossier du canapé, sourit avant de lancer.

-J'adore ton jean.

Le compliment lui est renvoyé, il sourit avant d'ajouter.

-Le mien cache une surprise.

La belle ne semble pas vraiment convaincue par les dires du flic. Reste à imaginer sa réaction quand elle va découvrir que Dick est estampillé Canada comme certains poulets le sont pour le label rouge.

Mafdet ne tarde pas à revenir, deux verres et quelques bouteilles dans les mains. Sans crier gare le canadien l'attire à lui, la coince entre ses bras, le sourire de l'innocence rivé aux lèvres.

-Si tu es sage je te la montre. Elle apporte longévité, bonheur sexuel et félicité à ceux qui la touchent.

Bam il se fait baptiser. Crétin. Il sourit à la brune, la laisse les servir en répondant du tac-au-tac.

-Ça doit être mon second prénom. J'entends souvent les gens m'appeler comme ça.










   

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Dernière édition par Richard Turner le Lun 10 Juin - 14:54, édité 1 fois
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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyMar 4 Juin - 22:51

La belle et l'abruti
Mafdet
ft.
Dick

Dick éclate de rire. Pas de sermon sur mon imprudence, pas de rappel « amical » de la loi. Pire, il l’utilise contre lui. À la mention de menottes, je hausse un sourcil et le fixe dans les yeux. Le sous-entendu est explicite, graveleux, pourtant il y a un je ne sais quoi dans son attitude qui l’éloigne du grivois pour un charmant libertinage. À moins que je me fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude et que je sois complètement sous le charme. Nous sommes deux adultes rationnels et seuls depuis trop longtemps. Que pensent ses mômes de sa sortie ? En fait, je me moque de leur avis. Ce qui me questionne est que pense Dick de ce que peuvent penser ses enfants. Mais pour le moment ses pensées ne sont pas tournées vers eux. Tant mieux.

Il fait un pas, puis deux et son bras ferme me colle contre lui. Je cambre les reins, docile. En apparence. Mode minette, ne pas l’effrayer tout de suite. Je lui rends son baiser, approfondissant le contact. Tout en lui sent le désir et il l’a avoué lui-même, je suis la première femme avec qui il renoue ce genre de contact depuis longtemps. C’est beau un homme qui arrive à étouffer ses besoins pour le bien de ses enfants. Mais c’est comme une cocotte-minute, il faut une soupape. Ce soir, je crois que c’est celle de sécurité qui vient de lâcher. Premier rendez-vous et me voilà portée comme si je ne pesais rien. Cela me convient, il y a bien longtemps que je vais droit au but dans les parades amoureuses. Je prends appui sur ses épaules et entoure ses hanches de mes jambes. Il grogne de plaisir. Ce son exacerbe ma propre envie et, à la discrétion du creux de son épaule, mes crocs sortent pour lui mordiller la peau. Du bout de la langue, je goûte le sel de sa peau et m’imprègne de son odeur. C’est le lot de tous méthamorphes, nos sens sont bien plus complets.

- Après... J'ai qu'une paire dans la boîte à gants. On pourrait très bien se les prêter, souffle-t-il à mon oreille.
- Je crains ne pas avoir la force de te libérer, surtout avec ta… force intérieure que je sens grandir.
- J'aimerais pouvoir te dire que c'est mon portable.


Nous rions de concert. J’aime comment la soirée se présente. Pas de chichi ni de pseudo excuses pour cautionner le fait que nous grillons les étapes. Il a envie de moi, j’ai envie de lui. C’est factuel, nous nous épargnons l’étape d’approche souvent ennuyeuse. « Et tu fais quoi dans la vie ? Etc…»

*

L’ouverture de la porte est rocambolesque. Ma position ne rend pas la poche de mon pantalon très accessible. Et pire que des mains baladeuses, ce sont ses doigts baladeurs qui m’arrachent frissons et chatouilles. Je dois me contrôler pour ne pas pousser de puissants ronronnements.

Porte ouverte, puis refermée, mes pieds retrouvent le sol. Un regard vers la chambre-laboratoire du fond, sa porte n’est pas verrouillée, mais bien fermée. Ouf ! Autant je pourrais embobiner un quidam lambda, mais au regard d’un flic, cette pièce peut aisément passer pour un labo de méthamphétamine ou pire. J’ai tous les ustensiles pour, pourtant ce n’est pas les drogués ma cible, mais les surnaturels qui ne réagissent qu’aux plantes. D’ailleurs, il faut que je revoie mes cataplasmes pour Ian, Derek m’a dit que cela ne l’apaisait pas. J’ai dû faire une erreur dans ma préparation. Il suffit d’un mauvais dosage, d’une température mal ajustée et le composé actif est détruit. Dick s’est affalé sur le canapé pendant que je vais chercher mes liqueurs.

- J'adore ton jean.

Je souris. Beau pléonasme pour dire que j’ai un joli cul.

- J’adore la finesse de tes hanches, je n’aime pas les larges cylindrées.

Je lui fais un clin d’œil. Il a compris l’amalgame avec la moto et mon plaisir à chevaucher un tel engin. Lorsque je reviens avec un panier contenant mes deux bouteilles d’alcools forts assorties à quelques bières, Dick affirme que son jean cache quelque chose. Je le regarde, suspicieuse. J’espère qu’il n’est pas en train de préciser qu’il a un pénis. J’ai senti la chose avant que nous rentrions à la maison.

Je dispose les bouteilles sur la table basse avec les verres et un paquet de chips goût saumon. Je fais vingt bornes pour aller les acheter. Ce n’est pas courant comme saveur. Dans les supermarchés, tout est fait pour les loups ! J’ai à peine terminé, que Dick m’attrape par le coude et me fait basculer sur ses cuisses. Il y a dans son attitude un côté macho pas désagréable, car il a la puissance de l’autodérision. Dick affiche une mine sûre de lui, mais son corps me raconte des secrets plus personnels. Il se retient, a peur de gaffer.  Mais ses bras chauds et puissants autour de moi sont comme un cocon dans lequel je me love. Me voilà minette comblée par cette attention.

- Si tu es sage, je te la montre. Elle apporte longévité, bonheur sexuel et félicité à ceux qui la touchent.

Sérieusement, il est en train de me parler de sa queue !

- Crétin ! Sache que la sagesse et moi, cela fait deux.

Je le repousse contre le dossier du canapé et attrape une bouteille.

- Ça doit être mon second prénom. J'entends souvent les gens m'appeler comme ça.
- Étonnant. Je vais innover et t’appeler ma tendre souris.


Dick sourit, pas offusqué d’être comparé à ce petit animal. S’il savait ce que je leur fais aux vraies souris, il irait chercher son arme de service.

- Ça c’est de l’alcool de bois bandé, mais j’imagine que ce n’est pas à ce niveau que tu as besoin d’aide.

Le mâle du canapé fait non de la tête avec un large sourire. J’attrape la deuxième bouteille. La recette de cette macération date de trois mille ans et des poussières de siècles. J’ai dû l’adapter, car certaines plantes qui la constituaient ont disparu de la terre ou ne se trouvent qu’au cœur de la forêt amazonienne, inaccessible.

- Je vérifie avant de t’empoisonner !

Je me verse une bonne rasade et l’avale cul sec. Je n’ai aucun doute sur ma mixture, je suis simplement en train de duper Dick sur la force du breuvage. Mon visage reste souriant.

- Parfait ! Il contient sept plantes et trois racines. Je qualifierai le goût d’exotique. Ses propriétés sont énergisantes. Pire qu’un concentré de caféine. C’est que je suis une femme particulièrement épuisante.

Je lui tends son verre et me ressers. L’alcool ne me fait aucun effet, par contre les plantes qui ont exprimé leurs composants si. Sourires enjôleurs de mon Don Juan quand il hume son verre. Le parfum lui plaît. Puis sans autres précautions,  il boit son verre comme un shoot. La suite est assez comique.

Spoiler:
 

Il reste la bouche ouverte, les yeux écarquillés, la larme à l’œil. Il est vrai que la première sensation est… magmatique. Dans un dessin animé, de la fumée sortirait de ses oreilles.

- Attends ma douce souris. Trois, deux, un… maintenant !

Sa bouche se referme, il cligne des paupières, rouvres les yeux, agite les mains, cherche ses mots. Un cocktail de saveurs fruitées explose sur sa langue. Après l’enfer, la douceur paradisiaque.

- J’appelle ça l’effet pompier. Cette palette subtile de goûts après l’incendie révèle les saveurs que tes papilles ne détecteraient pas si on ne les maltraitait pas un peu juste avant.

Dick est obligé de convenir que la torture est délicieuse. Il tente de m’attraper de nouveau, mais d’une contorsion du poignet, j’attrape le sien, me colle à califourchon sur ses cuisses et emprisonne ses deux mains derrière sa tête sur le haut du dossier. Il se laisse faire, ravi. Je comble les derniers centimètres jusqu’à ses lèvres. Dick ne tarde pas à onduler du bassin, frustré de l’immobilité que je lui impose.

Quand je libère ses mains, il assouvit son manque de contact, mon débardeur choit au sol. Je tire sur son t-shirt, il m’aide en levant les bras. Ce que je découvre est fort sympathique. Je le lui fais comprendre d’un regard gourmand.

- Ça manque d’ambiance !

Un coup sur l’enceinte Bluetooth posée sur la desserte derrière le canapé, quelques manipulations de mon téléphone échoué sur la table basse, une série de vieux slows joués par les plus grands groupes de rock retentit dans la pièce. Je me redresse d’un coup de rein, une bouteille de bière en main. Dick cherche le décapsuleur des yeux, parle de ses clés qui pourraient faire l’affaire alors qu’affolé, il me voit glisser le goulot entre mes dents. Je recrache la capsule alors que la bière jaillit sur les lèvres de Dick qui tente d’avaler le flot. Je bois une gorgée à mon tour, puis incline la bouteille lentement. Dick ouvre la bouche tente de se mettre à l’aplomb du goulot. Le liquide ambré coule le long de ses joues, sur son torse. Ma langue passe sur mes lèvres, prémices d'un doux supplice, je pose la bouteille en sécurité et m’applique à lécher sa peau souillée. Je lui rends ses chatouilles en m’attardant sur ses tétons. Il se débat, tente de dégrafer mon soutien-gorge, nous dégringolons du canapé.

Je ne sais pas qui de nous deux repousse la table basse pour nous faire de la place. Une chaussette vole, puis un jean, un deuxième, à nouveau une chaussette. Nous constatons que nous sommes raccord sur les sous-vêtements. Moi un slip de coton noir à la couple simple, lui un boxer de la même couleur.

- Si tu es sage, je te montrerai ma garde-robe coquine.

Dick affirme qu’il sera le plus sage des hommes, tout en glissant ses mains entre le dernier rempart de mon intimité et ma peau. Je fais de même.

- Tu penses pouvoir tenir plusieurs rounds, ou il te faut une nouvelle rasade de…

Richard m’assure qu’il est en forme et me bascule sur le tapi.

- Alors, tu caches quoi là-dessous ?

Dick inverse nos positions pour me montrer. J’ai droit à une descente sulfureuse de son boxer avec vue panoramique sur son fessier rebondi. Sur une large partie s’étale une feuille d’érable, symbole de son pays. Pendant quelques secondes je me demande si l’autre Canadien que je connais arbore aussi un tel tatouage. Puis je me dis que ce n’est pas son style. J’entreprends de rayer de mes ongles les deux globes de chairs offertes et le dessin porte bonheur.


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Richard Turner

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyLun 10 Juin - 15:30




 


La belle et l'abruti
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Le voilà nouvellement baptisé. Tendre souris. Il sourit, amusé d'être comparé à ce petit animal. Situation rigolote vu qu'il a lui même comparé Mafdet à un chat plus tôt dans la soirée.

Son sourire grandit un peu plus alors qu'il confirme l'inutilité de la première bouteille montrée par la brune. Il reconnaît le nom de cet alcool, connait les vertus qu'on lui prête. Son jean de plus en plus serré prouve que la simple présence de la jeune femme à ses côtés, un seul de ses regards parvient à lui faire un effet qu'il n'est pas certain qu'une plante puisse égaler. Un de ses sourcils se hausse quand Mafdet attrape la seconde bouteille, ôte le bouchon pour en respirer le contenu. L'explication qu'elle lui donne n'est pas vraiment rassurante, encore moins alors que la professeure descend d'une traite le verre qu'elle vient de se servir sans broncher. Le verdict tombe sans se faire attendre. Pas de poison. Il ne lâche pas la belle des yeux alors qu'elle décrit le contenu de ce nouvel alcool.

Elle est sur le point de le booster.

Deux raisons possibles à ça. Soit elle est vraiment épuisante, ou alors c'est lui qui à l'air d'un freluquet énergiquement limité. Il se refait mentalement le film du début de la soirée, opte finalement pour la première option. Bien plus valorisante et amusante, alors qu'il ne voit pas où il aurait pu laisser penser à Mafdet qu'il pouvait avoir des lacunes sur ce point. Il attrape le verre qu'elle vient de lui servir, inspire profondément le parfum qui s'en échappe sans se départir de son sourire. Il aime cette odeur, même s'il n'est pas un grand connaisseur sur le sujet des plantes, il ose espérer que son nez ne le trompe pas. Il lève le verre, le vide d'une traite. Et sa bouche prend feu.

Yeux grands ouverts qu'il finit par clore quand une larme tente de s'en échapper, il halète comme un petit chien coincé sur la banquette arrière en pleine canicule. Son poing se serre nerveusement, crispé contre son jean sous cette sensation que rien n'avait laissé présager. Trop focalisé sur la brûlure de sa bouche, il n'entend pas vraiment la professeure qui a reprit la parole.

Soudainement sans crier gare, la brûlure laisse place à autre chose. Les yeux du canadien s'ouvrent à nouveau alors que l'exotisme explose dans sa bouche. Récompense et palette de goût d'exception après la force de l'alcool qui avait martyrisé ses sens . Il accuse le coup comme il le peut, savoure l'instant. Les explications de la belle lui confirmant qu'elle savait déjà comment cette dégustation allait se passer avant même qu'il ne vide son verre. Il s'est fait berner en beauté.

-Je crois que cette torture valait complètement la récompense à la clé.

Dick laisse une de ses mains vagabonder, tenter de se frayer un chemin vers la taille de Mafdet pour l'attirer à lui. Plus rapide, plus habile aussi, c'est elle qui finit par le bloquer, à califourchon sur ses cuisses, les poignets du flic coincés derrière sa propre tête. Il se laisse faire, ne cherche même pas à reprendre le dessus, se contente de fixer la belle brune, le regard vif, égaillé par une pointe de luxure. Il espère bien que ce soir ils ne sont qu'aux prémices de leur relation, que les étapes qu'ils grillent allègrement auront un jour la chance d'être comblées. Il accueille les lèvres pleines de la prof sur les siennes, son bassin ondule alors que la frustration due au manque de contact commence à se faire sentir. Un dernier coup de langue sur les lèvres de Mafdet, un peu d'air entre dans ses poumons alors qu'il retrouve sa mobilité. Ses mains se saisissent du débardeur blanc, font disparaître ce gêneur. Les mains de Mafdet tirent sur son propre vêtement, il lève les bras et un second morceau de coton blanc trouve le sol à son tour. Ils s'observent. Les yeux chocolat du flic passent sur ce ventre plat, remontent sur la poitrine enfermée dans ce soutien-gorge qui cache une vue qu'il devine divine. Un cou délicat, une taille fine autour de laquelle passer ses bras est déjà devenu un des loisirs favoris du canadien. Il soupire quand la beauté se met en mouvement, de vieux slows bien connus de tous résonnent dans la pièce. Mafdet revient dans le champ de vision direct du canadien, une bière à la main. Il cherche du regard un décapsuleur.

-Attends, j'ai mes clés dans ma veste, ça devrait faire l'affaire.

Il vient de parler dans le vent, sous ses yeux horrifiés, la prof est en train de glisser le goulot de la bouteille dans sa bouche. Elle recrache la capsule, la bière jaillit sur les lèvres de canadien qui s'empresse d'ouvrir la bouche pour y recueillir l'alcool. En vain, une partie coule sur son menton, glisse le long de son cou. La belle fait diminuer le contenu de la bouteille, sensuelle alors que la bière coule dans sa gorge, donnant à Dick l'envie de coller sa bouche dans son cou pour en apprécier la moindre vibration. Elle finit par pencher la bouteille, le flic bouge pour se préparer à recueillir une nouvelle gorgée d'alcool ambré. Ce dernier glisse le long de sa mâchoire, termine sa course sur son torse, ses boutons de chair s'éveillent sous le froid inattendu.  Il gémit quand une langue taquine vient achever de réveiller cette partie sensible de son anatomie. Le délice se fait chatouille sensuelle, il remue inconsciemment pour tenter de se soustraire à cette douce torture, sa main droite part dans le dos de la brune pour retirer la lingerie devenue trop présente. Lui aussi veut avoir accès à cette partie de l'anatomie de l'autre. Rendre coup de langue pour coup de langue, frisson pour frisson. Dans leur empressement ils chutent du canapé, alors que d'un geste victorieux le flic brandit le soutien-gorge pour le jeter au loin, s'attaquant aux derniers morceaux de tissus qui dissimulent les corps brûlants de désir.

Il repousse la table basse pour gagner en espace, les vêtements disparaissent. Jeans et chaussettes font leur adieux, ne restent que des sous vêtements en coton noir. Mafdet fait des promesses que le flic espère bien voir se réaliser dans un futur proche. À son tour il promet.

-Tu n'auras jamais connu homme plus sage.

Ses mains ne sont pas si sages que ça, glissent dans le slip de la belle pour aller y découvrir ce qu'elle lui cache encore. Un soupir plus fort que les autres se fait entendre quand une main qui n'est pas la sienne caresse son sexe, le fait se tendre un peu plus. Il rit avant de basculer la brune sur le tapis.

-Tu n'imagines pas à quel point je suis en forme.

Il sourit, inverse les positions quand Mafdet demande ce qu'il cache dans son boxer. La fameuse surprise. Fessier bien en vue de la belle, il passe ses mains sous l'élastique de son sous vêtement, le laisse glisser le long de son popotin. Avant de se cambrer légèrement quand deux mains se posent dessus, pour griffer plus que pour caresser.

Son derrière ondule légèrement alors qu'il achève de se dépêtrer de son dernier vêtement.

-C'est une des marques indélébiles prouvant quel sale gosse j'étais à l’adolescence. J'étais ivre et j'avais un copain armé d'un compas et d'un flacon d'encre de chine.

Il tourne la tête, sourit.

-Je suis certain que tu pensais que je parlais de ma queue.

Le rire de Mafdet lui confirme sa théorie alors qu'il retrouve place tout contre elle. Sa bouche part à la conquête de ce corps offert à sa vue. Ses lèvres redessinent le contour de cette poitrine qu'il chérit déjà comme si elle était un don des dieux. Sa langue court entre les deux globes de chair, goûte la sueur qui s'y est déposée, avant de finalement s'attaquer aux tétons qui lui font de l’œil depuis le début. Ses dents se referment en douceur autour de celui qu'il tient en bouche, il tire légèrement dessus, sourit en entendant la réaction qui ne se fait pas attendre bien longtemps. Sa langue prend le relais, puis il souffle sur le bouton de chair agacé par les tortures imposées. Rapidement il passe à l'autre, son pouce glisse sur sa langue alors qu'il se perd en gémissement en sentant une main se faire serre dans ses cheveux.

Sa main retourne au niveau de l'entrejambe de Mafdet, descend le morceau de tissu, sans doute avec un peu trop de vigueur. Les coutures craquent, Dick relâche ce qu'il tient entre ses dents pour souffler.

-Je te dois une culotte. Tu m'excuseras si je ne prend pas exactement le même modèle en compensation ?

Son pouce humide vient frotter la vénus de la brune, transformant sa réponse en soupir alors que le doigt s'obstine à lui donner du plaisir, matraquant la zone visée pour tirer de nouveaux sons à la professeure, descend vers la zone érogène située un peu plus bas. La bouche du flic amorce sa descente, du bout de la langue, il ourle de sa salive le ventre plat, s'attarde sur le nombril alors qu'un de ses doigts devient aventurier. Sa langue lâche son nouveau jouet, ses lèvres déposent un baiser sur la cicatrice de la nativité.

Il relève la tête, croise le regard émeraude de sa belle, avant de finalement achever de lui retirer son slip. Sa bouche se pose sur son pubis, des baisers se font prémices de ce qui va suivre, puis sa langue prend le relais alors qu'avidement il lèche, recueille le liquide salé qui coule pour lui. Il suit le mouvement quand la brune change de position, se cale contre le canapé. Un soupir quitte la bouche du flic, il se dit qu'il pourrait rester des heures dans cette position, à savourer les soupirs et gémissements qu'il arrive à voler à la prof. Un doigt, puis deux s'ajoutent à ce jeu nouveau que son corps n'a pas oublié. Sa main se fait pression sur le bas ventre de la jeune femme alors que contre son visage il sent ses cuisses se resserrer.

Il tête avidement, sa langue creuse toujours plus loin. C'est quand un cri de plaisir quitte la bouche de la brune qu'il se redresse. Il colle ses lèvres moites de plaisir dans le cou de Mafdet, s'attaque à son oreille, lui arrache un nouveau cri avant gémir à son tour quand une main se resserre autour de son sexe si durcit qu'il en est presque douloureux.

-Je crois qu'il va nous falloir des capotes. Histoire d'éviter d'ajouter de nouveaux membres à la famille Turner.

Le reste de la petite troupe à décidé de lui laisser une soirée de tranquillité. Cela va sans doute lui coûter une virée shopping avec sa fille pour la dédommager de cette soirée baby-sitting. Cette pensée le quitte aussi vite qu'elle lui est venue alors que la main autour de son pénis lui prodigue un vigoureux massage. Il se surélève sur les genoux, se tend pour attraper sa veste toujours posée sur la canapé avant d'en sortir son portefeuille. Il fouille, vire les objets gênants un à un pour finalement refermer ses doigts autour d'un emballage. Mafdet récupère son gain, déballe le préservatif d'une main agile avant de le faire glisser le long de la virilité du flic.

L'homme finit poussé en arrière, son dos chute sur le tapis alors que la belle le chevauche. Ses yeux se ferment un bref instant quand il s’engouffre dans l'antre chaude de la brune.









   

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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyLun 17 Juin - 20:35

La belle et l'abruti
Mafdet
ft.
Dick

Dick est un homme amusant. De mon point de vue. Ce n’est pas un cérébral et pour mon humeur du moment cela me convient parfaitement. Il est un peu macho, pas dans le mauvais sens du terme, à voir ce que cela donne si avenir il y a. Puis ce n’est pas comme si je ne possédais pas les capacités et le caractère pour remettre un mâle à sa place si le besoin s’en fait sentir. Mais pour l’heure, je le laisse faire sa cour et apprécie ses gâteries.

C’est qu’il n’est pas si rouillé que ça le flic. Au début, j’avais craint l’homme maladroit suite à une longue abstinence, mais il semblerait que ce sport soit comme la bicyclette… Je frémis sous ses caresses de plus en plus précises. Je m’étais bien laissée tenter par quelques aventures sans lendemain depuis le départ d’Érick, mais contrairement à ce soir, j’avais expressément choisi mes partenaires parmi les hommes de passage, rien que je puisse recroiser durablement en ville. Peur de m’engager. Peur de souffrir, encore. Crainte de dépendre de quelqu’un. Je ne sais pas ce qui m’a séduite chez Dick. La chaleur de ses cuisses, ses doigts prompts à me gratouiller au poste de police, ce côté homme-ado qu’il porte affiché sur son visage. Le fait qu’il a déjà deux chieurs et qu’il ne semble pas vouloir augmenter sa collection. Son ventre à la tablette finement sculptée, ses épaules larges et puissantes pour un « simple humain », ou simplement ce minois à faire craquer n’importe quelle fille.

Je suis d’un naturel égoïste, j’ai horreur des vies planifiées sur vingt ans, et je fuis les engagements. J’aime être celle qui conduit en voiture. Je peux castrer en un regard si on m’ennuie. J’aime avoir raison, car j’ai souvent raison. Cinq mille ans, ça donne un peu d’avance. Je reconnais difficilement mes torts. Je crois que Derek m’avait une fois traitée de « chieuse première classe ». J’avais râlé qu’il ne m’ait pas élevé au rang de chieuse planétaire. Je sais que je ne suis pas la plus abordable des femmes, mais ce flic a su passer entre les mailles, ou son ex me surpasse en la matière, ou il ne se laisse pas abattre par quelques difficultés. Je commence à penser que j’aimerais bien que cette soirée ne soit pas unique.

Je feule mon plaisir quand il incruste sa langue sur mon intimité. Il ne tâtonne pas, n’hésite pas, caresse pile où il faut et pas un centimètre à côté. Chacun de ses gestes aboutit. L’homme dont chaque femme rêve, qui connaît le mouvement circulaire avant d’entrer comme un forçat. Un pro du touche minou, de ceux qui font écarter les cuisses au lieu de serrer les genoux. J’ai envie de lui griffer le dos, de le mordiller partout et de l’imprégner de mon odeur. Mais je crois qu’il aimerait moyen de se faire lacérer la couenne, quant au reste... Ses doigts s’ajoutent à l’exercice en cours, je me cambre un peu plus, puis ses lèvres remontent au creux de mon cou.

-Je crois qu'il va nous falloir des capotes. Histoire d'éviter d'ajouter de nouveaux membres à la famille Turner.
- Ou éviter de devoir noyer une portée de petits…

Il rit, je suis sérieuse. Je n’ai aucune idée du degré de ma fécondité. Avant de redevenir mortelle, je n’ai jamais fait attention. Je m’étais autodéclarée infertile. Depuis, je prends mes précautions. Sait-on jamais. Et au pire, je le donnerai à Derek, il semble y prendre goût aux mioches. Ou Rapier qui sent le lait infantile depuis une semaine.

Amusée, je le regarde déballer son portefeuille. Et on parle des sacs des dames… Je lui vole l’emballage en alu et le déchire délicatement. Main gauche sur le fusil du flic, la droite en habilleuse experte, c’est emballé et armé pour tirer. Je le repousse du pied. Dick bascule sur le dos. Je ne perds pas de temps pour le chevaucher et serrer ses hanches entre mes cuisses.

Nous jouons à la bête à deux dos. Chacun poussant de son côté. Au gré de nos mouvements, nous visitons une bonne partie du sol du salon, l’horizon bascule plusieurs fois, puis c’est le canapé qui finit par basculer en arrière. Je finis par venir en criant, le visage brouillé par mes cheveux en désordre, mes dents serrées sur le biceps de Dick. Il me suit dans la foulée et retombe sur le dos, m’entraînant sur lui dans la délicate attention de ne pas m’écraser sous son poids.

Nichée contre son torse, je reprends mon souffle. Ses bras se referment sur mon dos, protecteur et un brin possessif. Je laisse faire, finalement ce n’est pas désagréable. Presque rassurant. Illusion de compter pour quelqu’un. Non ! Ne pas m’aventurer sur un tel sujet. C’est source de souffrances.

Je me redresse, cherche où la table basse a atterri et me contorsionne pour attraper deux bières. Comme je tourne le dos à Dick, je ne m’embarrasse pas de subterfuge et vire les capsules d’un bout de griffe. J’offre l’une des bouteilles à mon compagnon. Nous nous installons confortablement, le dossier du canapé devenu assise depuis qu’il a basculé.

*


- Prêt pour un nouveau round monsieur le policier ?

Je me suis relevée et me retiens de justesse de rebasculer le canapé dans sa bonne position. Son poids ajouté à celui de Dick avachi dessus aurait fait paraître l’action suspecte. Je pose ma bouteille vide sur la table basse et file vers la salle de bain en tenue d’Ève, un regard entendu vers le soldat au repos.

- Tu as encore des cartouches dans ton portefeuille où je dois fournir ? Crié-je depuis la salle d’eau.

Phrase à double sens tant pour le contenant (la capote) que le contenu susmentionné (le kiki). Je sais que certains de ces messieurs ont leurs habitudes et leurs marques en la matière. La tête de Dick apparaît dans l’encadrement de la porte, sourire enjôleur du « même pas peur ».

- C’est que je n’ai que des tailles XXL…murmuré-je.

Clin d’œil provocateur par miroir interposé, le monsieur brandit une nouvelle cartouche de la main et du pénis.

*


La barbe naissante de son menton caresse doucement mon front. Échoués comme deux naufragés à bout de force, nous avons terminé sur mon lit après avoir inondé la salle de bain. Cet homme n’est pas de la publicité mensongère ! Je me blottis contre lui avec délice. C’est agréable ce radiateur ambulant qui n’est pas avare de câlins.

J’ai dû m’assoupir un moment quand je le sens gigoter. Je le vois regarder l’heure sur mon radio réveil. L’inconvénient des pères de famille… Je croise son regard, il est déchiré entre deux désirs antinomiques. Je plaque mes lèvres au creux de son cou et lui offre un magnifique suçon. Dick tente de me rendre la pareille. Il n’a pas le temps de comprendre, qu’il se retrouve sur le ventre, les bras prisonniers dans le dos, moi à califourchon sur ses fesses.

- C’est que j’ai appris à me défendre monsieur l’agent.

Je me penche, mes seins effleurent son dos. J’agace son oreille du bout de la langue.

- Ma petite souris, murmuré-je.

Du bout de l’index, je suis les contours de la feuille d’érable qui orne son fessier.

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyLun 24 Juin - 12:26




 


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Ils voyagent à travers le salon, imbriqués l'un à l'autre, leurs corps en quête de l'extase, transpirants de luxure. Les positions s'inversent à plusieurs reprises, c'est le canapé qui finit par se retrouver basculé en arrière sous leurs assauts sans retenue. Le souffle lourd, des grognements de jouissance au bord des lèvres, nez fourré dans les cheveux de la belle brune, le flic finit par se tendre quand cette dernière exprime sa délivrance. Ce son cumulé aux dents qui se serrent sur sa peau le font venir à son tour. Sourire aux lèvres, il reprend son souffle. Son corps ayant visiblement oublié ce que ce genre d'activité pouvait imposer à son cœur et à son souffle à présent saccadé. Dick fini par se laisser tomber en arrière, Mafdet toujours serrée entre ses bras pour l'empêcher de s'échapper loin de lui. Ses lèvres déposent des baisers dans les longs cheveux bruns décoiffés. Son regard illuminé par le plaisir fixe le plafond. Incapable de prononcer le moindre mot, il se contente de caler un peu mieux la beauté tout contre lui, la sueur rendant leurs corps poisseux, les faisant un peu plus se coller l'un à l'autre.

Quand Mafdet s'éloigne pour aller chercher de quoi les désaltérer, il se redresse à son tour, tend un bras pour attraper la bière offerte avant de s'installer sur le canapé. Tête penchée sur l'assise qui a changé de fonction depuis leurs ébats, il continue de sourire comme un bienheureux en suivant les mouvements de la professeure du regard. Quand elle s'installe près de lui, il fait cogner sa bière contre la sienne, la soulage d'une gorgée, avide comme un assoiffé perdu en plein désert en quête de quelque chose pour assouvir sa soif. Sa main libre se glisse dans le dos de la belle, ses doigts caressent l'espace entre les omoplates, se fraient un chemin vers la nuque de la demoiselle. Quand elle gigote sous les chatouilles, le canadien laisse un rire léger, quoiqu'un peu rauque lui échapper. Un regard émeraude se tourne vers lui, fait comprendre que non ce n'est pas aussi drôle qu'il le trouve. Il lève sa main en signe de son innocence, son regard joueur criant au mensonge.

C'est en silence, la main de Dick continuant ses assauts espiègles qu'ils boivent leurs bières respectives. Quand dans celle du flic il ne reste plus grand chose, la professeure se redresse, le met au défi avant de s'échapper dans une autre pièce. Il lève sa bouteille, boit la dernière gorgée sans perdre de temps avant de partir à la suite de la brune, se stoppant pour la regarder alors qu'elle lui demande s'il a de quoi continuer sur lui. Et par la même occasion s'il est prêt pour rejouer à la bête à deux dos. Il sourit espiègle, passe derrière elle pour lui voler un préservatif.

-Je pense qu'on peut s'arranger. Dans le pire des cas, on fera un ourlet.

Son mini-lui est déjà en train de reprendre de la vigueur, la simple vue de Mafdet étant suffisante pour qu'une telle action se produise sans se faire attendre. Il s'approche, colle ses lèvres dans la nuque de la belle, sa langue se faisant caresse alors que ses mains laissent choir le préservatif pour aller se poser tout contre les seins qui semblent faits pour tenir dans ses paumes. 

-Je crois qu'il n'y a pas que ton jean que j'adore.

Ses yeux d'une beauté rare, ses jambes fines, son fessier ferme, sa poitrine, ses lèvres quand elles se posent sur les siennes, ses sourires si particuliers et ce caractère fort dont il pense n'avoir eu qu'un aperçu. Le début d'une longue liste qui ne semble demander qu'une seule chose. S’agrandir encore.

[...]

Ils ont finit par atterrir dans la chambre de Mafdet, sur son lit plus précisément. La brune blottie contre lui, le flic ne peut pourtant pas s'empêcher de fixer le radio réveil où s'affiche une heure déjà bien avancée. Continuer la soirée de cette façon n'était absolument pas dans ses projets. À vrai dire il n'avait même pas espéré pouvoir voler un baiser à la brune ce soir. Alors qu'au fond de lui il crève d'envie de rester passer la nuit ici, sa belle entre les bras, il est bien conscient qu'il va devoir reprendre le chemin de son appartement. Les marmots vont s'inquiéter. Il espère que Joanie a prit la décision de s'endormir en ne le voyant pas rentrer.

Mafdet s'éveille en sentant le flic qui lui sert d'oreiller vivant remuer, il lui sourit, le cœur gros à l'idée de devoir la laisser. Son regard chocolat s'ancre dans les prunelles émeraudes qui lui font face. Il soupire, ouvre la bouche, prêt à annoncer son départ prochain avant de gémir quand les lèvres de la brune se plaquent contre son cou, faisant se réchauffer sa peau. Au tiraillement ressentit, il devine aisément ce que Mafdet est en train de faire. Il profite de son éloignement alors qu'elle observe son oeuvre, tente d'approcher ses lèvres de sa peau douce, délicate. Cet endroit situé juste derrière l'oreille de la jeune femme pour laisser sa marque à son tour. Il n'en a pas le temps, il se retrouve maîtrisé avant d'avoir eu le temps de dire "Canada".

Bras dans le dos, torse collé au matelas, il tente de se défaire de cette emprise. Sa volonté déjà faiblarde s'évanouit alors que des doigts redessinent ce que l'encre à apposé sur sa fesse de façon irréversible. La langue qui taquine son oreille achève de le rendre docile alors qu'il laisse un gémissement lui échapper. Il sourit contre les draps, redresse la tête avant de renchérir face aux propos de Mafdet.

-Tant que c'est toi le chat, je suis d'accord pour être ta souris.

Elle lui rappelle que les souris finissent croquées par les chats. Il rit doucement.

-C'est une promesse ?

Les doigts ne caressent plus, ils griffent. Alors que le flic tente de refréner un nouveau gémissement, pour finalement échouer, il remue gentiment, soupire alors que son regard glisse à nouveau vers le réveil. Les chiffres inscrits le ramènent à une dure réalité. Comme Cendrillon, il a la permission de minuit. Même s'il a déjà prit des libertés à propos de ce couvre-feu ce soir, il va pourtant bien falloir qu'il se force à laisser la princesse dans son palais pour rentrer chez lui, retrouver ses enfants.

-Quand tu passeras chez moi, il faudra faire en sorte de laisser notre enthousiasme éclater uniquement dans ma chambre. Même la salle de bain ça risque d'être compliqué. Mon garçon a une drôle de notion de l'intimité.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé d'apprendre à Troy à frapper avant d'entrer dans une pièce. Mais les meilleurs résultats qu'il a réussi à obtenir sur ce point sont un gamin qui frappe aux portes en les ouvrant. Comme mettre un clignotant alors qu'on est déjà en train de prendre un visage, c'est passablement inutile.

Les sourcils du flic se froncent alors que la main de Mafdet s'éloigne de ses fesses. La seconde relâche les poignets de l'homme. Sans filtre, il laisse sa réaction se faire entendre, coupant le silence qui fait son nid dans la chambre.

-J'ai dit une connerie ?

Pas de réponse. Il bascule en douceur, laisse la jeune femme échouer sur le lit. Son regard chocolat se fait interrogatif puis surpris alors que la brune affiche une expression elle aussi surprise. Lèvres pincées, elle le fixe. Il se passe la langue sur les lèvres en comprenant qu'il est peut être le seul à avoir envie d'une autre fois.

-J'étais dans l'idée qu'on se reverrait. Les coups d'un soir ce n'est plus de mon âge. Je ne suis pas le genre d'homme qui laisse sa progéniture livrée à elle même pour aller s'amuser de cette façon s'il n'espère pas un lendemain avec la personne qu'il va voir. 

Sinon il n'aurait pas eu une longue relation exclusive de cinq ans avec sa main et un gant de toilette. Il se redresse sur les genoux, pose ses lèvres sur la tempe de la brune avant de continuer.

-Je comprendrais que tu veuilles qu'on ne se voit plus.

Mais ça me ferait du mal.

C'est ce que dit le regard chocolat qu'il pose sur la jeune femme. Incapable de prononcer ces mots qui restent bloqués dans sa gorge, il se contente d'attraper Mafdet entre ses bras, colle son nez dans ses longs cheveux bruns, inspire profondément le parfum de la belle. Soudainement peu certain d'avoir le droit à ce privilège dans les jours à venir.

-Je vais t'aider en rangeant le salon, partir à la recherche de mes fringues et aller chercher un alcootest dans ma voiture. Pour me faire une idée du nombre de points que je risque de perdre si je me fais attraper par les collègues sur le chemin du retour.

Sans oublier de laisser son numéro de téléphone et son adresse avant de devoir s'éclipser. Histoire de se donner un maximum de chances de revoir Mafdet.







   

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyJeu 27 Juin - 18:43

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-Tant que c'est toi le chat, je suis d'accord pour être ta souris.

Je lui offre un sourire carnassier. Le double sens qu’il ne saisit pas est délectable. Proie qui s’ignore, le jeu préféré des félins. Je pousse l’irrévérence un peu plus loin.

- Les souris, si mignonnes soient-elles, finissent dans le ventre des chats.
- C'est une promesse ?
- Ne me tente pas répliqué-je, en le griffant légèrement.

Je suis du regard les lignes de ses muscles. Dick est plaisant à regarder, pas un poil de graisse, une belle musculature sans exagération, un regard pétillant de malice. Il est d’un intérêt notable. Une adorable souris. Un bel homme.

-Quand tu passeras chez moi, il faudra faire en sorte de laisser notre enthousiasme éclater uniquement dans ma chambre. Même la salle de bain ça risque d'être compliqué. Mon garçon a une drôle de notion de l'intimité.

Un marmot ? Une partie de jambes en l’air en mode étouffé, à la papa-maman-faut-pas-choquer-les-mômes ? Je relâche ma souris qui vient de se transformer en père de famille. L’ambiance caliente dégringole à l’âge de glace. Ce n’est pas comme si je découvrais sa situation, mais… Je réalise ce qui me sépare de Dick, des responsabilités que je n’ai pas et que j'imagine ne jamais avoir.

-J'ai dit une connerie ?

Je ne sais pas quoi lui répondre. Une connerie non. Mais une projection sur l’avenir qui ne m’a même pas effleuré. Je jouais, je m’amusais à la traque de la petite souris. Je l’ai attrapé et... le jeu n’en est subitement plus un. Il n’est pas mon premier « jouet » ni ma première victime.

Ce n’est plus un jeu…

Je sais que je dois me reprendre, réagir, seulement je n’ai plus envie d’achever ma proie. Ce n’est plus un jeu. Ce n’est plus drôle. C’est même tout l’inverse. La déception commence à voiler son regard. Dick est franc, trop. Il met à nu ses envies, ses espoirs. Il y a un siècle de ça, j’aurais trouvé cela jouissif, mais… ce n’est vraiment plus un jeu. Ses mots sont comme des flèches. « Les coups d'un soir ce n'est plus de mon âge. » S’il savait que je suis bien plus âgée que lui et que je devrais avoir cette sagesse qu’il affiche. « Je ne suis pas le genre d'homme qui laisse sa progéniture livrée à elle-même pour aller s'amuser de cette façon s'il n'espère pas un lendemain avec la personne qu'il va voir. » Ces mots font mal, ils me renvoient à mon comportement, hautain, méprisant, sans compassion. Je me moquais bien de ce que les gens pensaient de moi. Mais ça, c’était du temps où je leur survivais des siècles plus tard. Je n’ai plus l’envergure d’une reine de Saba.

-Je comprendrais que tu veuilles qu'on ne se voie plus.

Je n’arrive toujours pas à décoincer quelques mots. J’ai peur de ce que je vais dire, peur de le blesser. Ça, c’est nouveau. Peur de me blesser. Ça aussi c’est nouveau. Mon aphonie le bouscule, le contraint à des non-dits, lui l’homme le plus spontané que je connaisse dans cette ville. Alors, il s’exprime autrement, en me serrant dans ses bras. Tous les sentiments qu’il exprime m’effraient tout en me bouleversant. Son attention me grise. Ses attentes me paniquent. L’engagement me terrorise. Seulement, je n’ai plus l’éternité devant moi pour me choisir une vie.

Ce n’est plus un jeu. Le temps passe.

-Je vais t'aider en rangeant le salon, partir à la recherche de mes fringues et aller chercher un alcootest dans ma voiture. Pour me faire une idée du nombre de points que je risque de perdre si je me fais attraper par les collègues sur le chemin du retour.
- Ne t’inquiète pas pour le salon. Cherche plutôt tes fringues, car si tes collègues te choppent à poil ce n’est pas que des points que risque de perdre.

Je lui fais un sourire, mi-figue mi-raisin. Je le regarde se lever du lit. L’ambiance n’y est plus. Pudique, il ne m’offre que ses fesses en spectacle. J’admire sa carrure en V quand il passe la porte à la recherche de ses fringues éparpillées dans le salon. Le revoir ? J’en ai envie. Mais est-ce raisonnable ? Je crains que nos vies ne soient pas compatibles. Ou c’est moi qui suis inapte à une vie de couple. Dick a été clair sur un point : pas de relation éphémère, il a passé l’âge. Je comprends sa position. Je cache ma nudité avec un peignoir de satin blanc et le rejoins. Il a remis le canapé dans le bon sens et presque entièrement rangé le bordel tout en se rhabillant. On sent le père efficace. Il y a un moment de flottement, il me propose de me donner son numéro de téléphone et son adresse. Je souris, reprenant un air taquin.

- Tu te souviens que je t’ai contacté par téléphone pour cette soirée ? Et ton adresse figure dans le dossier de Jo.

Il le sait, il me passe simplement un message qu’il n’ose pas énoncer à haute voix craignant un refus. Ultimes câlins, derniers baisers, quelques mots pour dire qu’il a passé une très belle soirée, mieux que ce qu’il n’avait jamais espéré et la porte se referme.

Impossible de dormir, j’ai trop de questions sans réponse en tête. Je sors de la maison par la chatière pour aller débusquer de véritables souris. Au petit matin, Beacon Hill compte quelques rongeurs en moins. Mais la chasse me laisse insatisfaite.

Ce n’est plus un jeu.

*

Les jours suivants passent. Morose, je somnole près de la vitre en salle des profs. Shepherd et Jouve sont agaçants de bonheur. S’ils pensent être discrets quand ils jouent à touche minous dans le débarras des fournitures… Peter porte le deuil comme un étendard et Rapier sent bon le lait caillé. J’étouffe. Un soir, je passe près du poste de police, mais je n’ai pas le courage d’entrer et de venir me frotter contre les mollets de Dick. J’ai eu vent d’une mission qui a failli mal tourner pour lui et l’alpha. C’était le jour même de notre soirée. Il aurait pu se vanter de vivre dangereusement, jouer au héros, mais il n’en a rien fait. Humble, alors que je suis si arrogante. Au cinquième jour, je reçois un message. Il demande de mes nouvelles. Je réponds. Factuelle : du travail qui m’occupe, des travaux pratiques à préparer, des copies à corriger, des notes à saisir.

Septième jour, je traîne à nouveau du côté du poste de police. J’entre. Dick n’est pas là. Je rode un peu, laisse traîner mes oreilles. Une nouvelle bande semble être apparue en ville, violente et insaisissable. Un gang qui attaquerait avec des chiens féroces d’après de vagues témoignages. Ce n’est pas mon problème, mais… les rongeurs ne suffisent plus à évacuer ce qui m’étouffe, les questions qui me rongent.

Je saute sur un bureau, ouvre un dossier d’un coup de patte et prends connaissance des maigres informations sur ce gang qui ressemble beaucoup à un groupe d’oméga.

*

Deux soirs que je patiente roulée en boule sur le couvercle d’une poubelle. Ma forme chat est la plus trompeuse. Seul un méthamorphe avisé peu me débusquer. Pour les autres, je reste un vulgaire chat inoffensif. J’aurais bien joué l’appât, mais mon odeur ne trompera pas un oméga.

L’appât arrive enfin, une serveuse du bar où j’étais allée avec Dick. Elle sert son sac comme s’il contenait un lingot d’or. La meilleure façon d’attirer la curiosité. Les voilà qui se pointent. Tactique classique des loups : l’encerclement. Je descends de ma poubelle, vais me mêler aux jambes de la jeune femme qui commence à appeler à l’aide. Mais personne ne lui répondra. Pas ici. Pas par ce raccourci qui lui fait peut-être gagner du temps, mais au final va lui faire perdre la vie.

J’ai l’idée de me transformer en panthère. Personne ne prendra le témoignage de la fille pour la réalité, sauf Stilinski. Mais voilà que les oméga laissent leur attribut sortir. Ils n’ont pas l’intention de la laisser en vie. Il faut extirper cette fille de là rapidement, sans qu’elle puisse me reconnaître. Dilemme. Je me glisse entre ses pieds, active ma transformation. Plus c’est rapide, plus c’est douloureux. Elle hurle quand ses pieds décollent du sol et que ses fesses reposent sur le dos d’une panthère géante. Trois bonds plus loin, je la désarçonne. Elle chute sur le macadam. Elle se blesse aux genoux, mais n’est plus encerclée. Je lui rugis au visage. La réaction ne se fait pas attendre : elle déguerpit au pas de course. Avant de me retourner vers mes adversaires encore ébahis par ce retournement de situation, je vois la serveuse empoigner son téléphone. Qui appelle-t-elle ? Les flics ou un ami ? Il faut que je me dépêche avant l’éventuelle arrivée de la cavalerie qui me gênera plus qu’autre chose.

Ils sont six. Ce n’est pas rien. Je compte sur cinq millénaires de techniques martiales apprises aux quatre coins du globe et aussi sur une frustration et une colère contre moi-même qui m’anime depuis une semaine.

Je reprends ma forme humaine, plus apte pour cette lutte inégale en nombre. J’envisage de me débarrasser de trois oméga ainsi puis de terminer les trois autres sous ma forme animale. Le combat s’engage. Féroce, brutal. Je domine les premières minutes. Les loups sont surpris par ma technique. Mais ils se reprennent et s’organisent. Je vise toujours le même. Les éliminer l’un après l’autre, esquiver les attaques des autres. Une main griffue me déchire le dos. Je rugis. Je n’ai pas pu parer, car je suis en train d’éventer celui qui est face à moi.

Un de moins.

La douleur ma galvanise. L’odeur du sang m’excite. Je souris. Là, c’est à nouveau un jeu. Je perds peu à peu la notion du temps. C’est une lutte ancestrale qui se passe dans cette ruelle. Une lutte entre deux espèces ennemies. Je ne me rends pas compte des lumières bleues et blanches qui illumine la scène. Je viens d’étaler mon troisième adversaire. Les yeux étincelant d’un vert émeraude puissant, une main griffue au sol, l’autre en arrière prête à frapper de nouveau, ma position est parfaite. Une position qui porte le nom poétique du Héron qui boit. Je bondis, poussant sur mes cuisses de toute ma puissance pour survoler mes adversaires et  passer dans leur dos. Je m’apprête à contre-attaquer quand une sirène retentit. Je me fige.

Merde, les flics. Je penche brusquement la tête dans le vain espoir de cacher mon visage derrière mes cheveux. Les trois oméga pris en sandwich hésitent sur la cible à abattre en premier. Mes vêtements sont un vrai massacre sanglant, mais mes blessures se résorbent peu à peu. Les plus profondes moins rapidement que les autres. Pourvu que ce soit Jordan ou Brian, ou au pire le vieux Stilinski.


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Richard Turner

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyVen 28 Juin - 11:41




 


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Sa mine est déconfite alors qu'il vient de quitter Mafdet. Fesses dans la voiture, il fixe son volant quelques secondes sans réagir. Lutte contre cette envie de rebrousser chemin qui le bouffe de l'intérieur. Il inspire profondément, met le contact, allume les phares.

-T'es qu'un con Dick Turner.

C'est un fait, il vient de briser le truc qui avait rendu cette soirée magique tout ça en quelques mots. Certes causer engagement au premier rencard n'est pas la chose la plus intelligente à faire, mais il avait espéré qu'une simple phrase ne rende pas cette ambiance aussi froide. Il se passe une main sur le visage. Portable en main il fouille dans le fil de conversation messenger qu'il a avec sa fille. Onze messages. Pas d'inquiétude, des encouragements à bien se tenir principalement. Des ordres même.

"Ne fait rien de crétin"

Dick jette son portable sur le siège passager, met la musique à fond. Histoire de s'empêcher de penser. Il enclenche la marche arrière, sort de l'allée de garage de la maison de Mafdet. Son regard rivé sur ses rétroviseurs.

Oui, s'empêcher de penser. Sans doute la meilleure option qui s'offre à lui.

[...]

Cinquième jour après le drame. La routine boulot, marmot, Amaro, dodo a ses limites. Mafdet ne l'a pas recontacté alors qu'il sait pertinemment qu'elle en a les moyens. Le flic sourit moins, les bêtises qui s'échappent de sa bouche de façon naturelle en temps normal se font plus rares, voir quasi inexistantes.

Même la boule de poils du poste de police semble avoir déserté sa vie, semblant se mettre en accord complet avec la professeur de chimie. La seule bestiole qui a croisé sa route est ce lapin en état de décomposition avancé qu'il a trouvé dans la planque qu'Amaro avait visité avec son ami. Si cet enfoiré lui a coupé l'herbe sous le pied en l'enregistrant, faisant fermer son clapet au canadien en une fraction de seconde, il se permet toutefois de jouer avec ses nerfs. La dépouille de l'animal a été rendue à son propriétaire, posée sur le capot de la voiture de l'italien. Action puérile mais nécessaire pour la santé mentale du flic qui saute sur la moindre distraction pour se changer les idées.

Arrêter de penser pour ne pas avoir mal.

Assis face à son bureau, il hésite quelques instants, puis finalement envoie un message à Mafdet. Il lui demande de ses nouvelles, en quête de plus sans vouloir lui mettre la pression. Cette fois il signe  "Dick". Il a failli remplacer le diminutif par le sobriquet que lui a donné la belle mais n'en a pas eu le cœur. Il lâche son portable au milieu de la paperasse, tend le bras pour attraper sa tasse, la vide de ce café devenu sans saveur qui a pourtant la fragrance d'un bon déboucheur à canalisation. Regard vide, il lève les yeux quand ce fumier de Carter passe près de lui.

-T'as perdu ton sourire le bleu ?
-C'est le chat qui l'a mangé.

Son portable vibre, il le prend sans attendre, son cœur s'emballe un peu malgré lui. Le léger sourire qui vient d'apparaître sur son visage s'efface aussi vite qu'il n'est arrivé. Certes la professeure lui a répondu, mais le contenu de son message est froid. Distant. Le cœur du flic perd un peu de sa chaleur. Encore un peu plus.

[...]

Will est passé aujourd'hui. Donnant le sourire à Dick sans s'en rendre compte. Le rassurant un peu alors qu'il se morfond comme une adolescente en manque d'amour depuis plusieurs jours. Mafdet murmure son nom quand elle dort. Preuve qu'elle pense à lui malgré le silence radio qui s'est mit en place entre eux depuis le message qu'il lui a envoyé il y a quelques jours. Il n'a pas réitéré l'opération, pas certain de pouvoir supporter un nouveau message glacial et sans saveur de la part de la jeune femme. Si elle veut le contacter elle le fera. Si elle ne le fait pas, le flic retiendra la leçon et repartira pour cinq ans de célibat. En espérant que cette expérience vaccinera son cœur contre les yeux trop verts et leurs propriétaires. 

Dehors la nuit noire n'est éclairée que par les réverbères qui se font tâches de lumière dans l'obscurité. Parfois une bagnole passe, vitesse réglementaire, pas de quoi fouetter un flic ni lui donner envie de sortir de sa voiture de patrouille. Pour la forme, il en a arrêté quelques unes. Contrôle de papiers. Des automobilistes mécontents et pourtant en règle. De ceux qui n'ont pas comprit que les forces de l'ordre n'ont pas pour vocation d'ennuyer le péquin moyen si ce dernier respecte la loi. La radio du flic grésille, il pose sa main dessus sans attendre. Un peu d'action ne lui ferait pas de mal. Il en a d'ailleurs bien besoin.

Ne plus penser. L'oisiveté est son ennemie dans cette quête qu'il mène.

"On a une femme qui s'est fait attaquer par une panthère. Dans une ruelle à l'angle de..."

Empressé le canadien saute sur l'occasion. Une tarée qui voit des panthères c'est faiblard, mais mieux que rien.

-Ici Turner. Je prend. Je suis  à moins de cinq minutes du lieu.

Bon visiblement son collègue ne semble pas approuver l'idée. Dick se mord la langue pour ne pas lui rappeler qu'il est loin d'être un bleu. Rester courtois et sympathique devient ces derniers temps un peu plus compliqué. Il prend la route, allume la guirlande lumineuse sur le toit de la bagnole.

[...]

Il met la sirène en action quand il arrive sur les lieux indiqués par son collègue. Le spectacle est bien loin de celui auquel il s'attendait. Ce n'est pas une femme ivre en plein délire qui lui fait face mais une scène des plus troublantes. Quatre silhouettes semblent s'être figées à son arrivée, et sur le sol des ombres qu'il devine être des personnes visiblement inconscientes. Il coupe sa radio, sort de son auto, laissant gyrophares et sirène en route. Main contre son arme, lampe torche dans l'autre il progresse, s'avance un peu plus.

-Police de Beacon Hills. Je veux voir vos mains au dessus de vos têtes. Pas de gestes brusques.

Ses ordres pourtant assurés et portés par sa voix forte qui ne laisse pas de place à la discussion n'ont aucun effet. Un pas de plus, son arme à présent en main et dressée devant lui il continue avant de se figer en reconnaissant sans mal la silhouette isolée. Ses pensées se bousculent, son cœur fait un bond alors que sa voix faiblit quand le prénom de celle que mentalement il appelle sa belle lui échappe.

-Mafdet ?

Pas de réaction non plus. Le cœur du canadien se serre, l'incompréhension frappe son esprit. Qu'est ce qu'elle fout là ? Son indifférence rend la douleur dans le cœur du flic un peu plus vive encore. Les trois autres profitent de ce moment de flottement, un d'entre eux se jette sur la brune, Dick se dit qu'il devient fou quand un visage déformé passe dans le champ de la torche qu'il tient toujours en main. C'est un hurlement qui sort de sa bouche alors qu'un des hommes se jette sur la professeure.

-MAF BAISSE TOI !

Son doigt appuie sur la gâchette de son arme de service, la balle fend les airs avant de finir sa course dans le dos d'un des agresseurs. Car il ne peut en être autrement. Tout chez le canadien lui interdit d'imaginer la brune dans le rôle de l'attaquant. Elle redresse la tête, l'homme que vient de blesser Dick finit au sol après avoir été soulevé comme s'il s'agissait d'une vulgaire poupée de chiffon. La logique du flic le fuit, attaquée de tout côtés. Face à l'impensable, une scène à laquelle il n'a jamais été confronté auparavant. Un hurlement entre terreur et horreur quitte la bouche du canadien quand les deux autres se jettent sur lui sans sommation. Leurs yeux brillent, luisent dans la nuit, de leurs bouches s'échappent des dents qui n'ont rien d'humain. La panique prend le dessus sur les réflexes du canadien. Son arme lui est arrachée des mains alors que choqué face au spectacle qui s'offre à lui il se retrouve bloqué par sa terreur. Figé par sa peur, il se voit mourir dans cette ruelle. Tué par des choses qui ne devraient pas exister alors qu'il tente de protéger sa belle. En vain. 

Une main s'enserre autour de son épaule, il laisse un cri de douleur lui échapper quand ce que son esprit se décide à nommer griffes entre dans sa peau, lacérant chairs et tissu au passage.

Il se dégage de cette poigne, la douleur le faisant revenir sur terre. Il se baisse, se jette sur son arme. La balle part dans la tête de celui qui vient de lui lacérer la couenne. Il ouvre la bouche pour crier plus que conseiller à Mafdet de prendre la fuite. La seule chose qu'il parvient à exprimer est sa souffrance quand une main griffue lui fauche le ventre. Ses jambes flageolent, il s'écroule comme une pierre aux pieds de l'être cauchemardesque. Sa main presse son abdomen alors que dans son esprit son histoire prend déjà des airs de fin.

Comme Gloria il est sur le point d'abandonner ses enfants. Comme Gloria il est sur le point de laisser la personne qui fait battre son cœur d'une façon plus vive, plus forte.

La panique. Chère amie qui fait son grand retour quand Mafdet passe devant lui, bondit sur celui qui vient de coller ses griffes dans le bide du flic.

-Maf... Il faut que tu ...  Tu t'en ailles..

Elle se tourne vers le canadien une fraction de seconde. C'est pourtant suffisant pour que les étoiles qui commencent à voiler son regard se retrouvent rejointes par deux yeux vert trop brillants.

Alors qu'il devrait le faire, Dick ne parvient plus à penser. 









   

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptySam 29 Juin - 21:29

La belle et l'abruti
Mafdet
ft.
Dick

La pire situation qu’il pouvait arriver : Richard. Je reconnais sa voix. Un timbre ferme et assuré de celui qui connaît son métier… de celui qui ignore à quoi il fait face, quatre monstres. Je me compte dans le lot. Les trois omégas, je ne vais pas pouvoir les mettre hors de combat sans laisser transparaître mes attributs de fauve. À moins que je ne me transforme tout de suite en panthère ? Ainsi je préserve Dick de ma nature, mais pas du reste. Les loups ne cachent pas leur monstruosité, donc une de plus ou une de…

- Mafdet ?

Par les dieux de Danus Talis ! Pas le temps de trouver quoi lui répondre, l’un des loups me bondit dessus. Dick joue au chevalier et tire. Balle dans le dos. Un peu handicapante, mais loin d’être mortel. Il va se régénérer et attaquer à nouveau. Je ne me vois pas expliquer à Dick qu’il doit viser la tête ou le cœur, tuer sur le coup et non blesser. Il est policier non chasseur ni assassin. Je me saisis de l’Omega et l’envoie se fracasser contre un mur, la tête la première. Il retombe au sol, en tas qui ne bouge plus. Moelle épinière sectionnée, nette. J’ai déjà vu un loup se remettre d’une telle blessure, mais c’était un alpha qui possédait des capacités de régénération bien plus élevées que ces crétins qui s’amusent à terroriser les gens.

Les hurlements de peur de Dick me glacent. Je comprends sa terreur, pourtant, je l’imaginais plus solide, plus guerrier. Jamais, il ne pourra encaisser ce que je suis. Les terreurs primaires… nous ne sommes pas tous égaux face à ça. Pas le temps d’être déçue ni de comprendre ce que je ressens : les deux loups restants décident d’éliminer la cible la plus faible en premier. J’imagine que Dick va tirer à nouveau, mais il reste figé. Proie tétanisée. Je suis trop loin pour arriver à temps. Mais, ces imbéciles au lieu de le tuer lui lacèrent l’épaule pour lui faire lâcher son arme. Je sens le sang, j’entends sa douleur, sa terreur vibre.

Quelque chose se rompt dans mon esprit. Une barrière, une muraille que j’ai érigées au fil des siècles. Une armure imperméable aux sentiments. Je la savais déjà fêlée. Beacon Hills a d’étranges pouvoirs. J’ai commencé par faire partie d’une meute de loups, impensable moi qui ne suis que liberté et indépendance. Il y a eu Erick, éphémère, intense, après tout c’est un dieu. Puis, ils m’ont collé le chiot à garder. Ian qui m’a bavé de dessus, tiré les poils. Mais pour son bien il raffole des croquettes au saumon. Ruby m’a demandé de le protéger. Personne ne touchera un cheveu de la tête de ce gosse sans à devoir me tuer avant. Puis, il y a cette paire de fesses avec un tatouage aux contours maladroits. Père de famille, vie plan-plan, métier honorable… L’ennui assuré. Des ennuis assurés… Mais ils ont osé le blesser. Lorsque Dick touche le sol, je rugis et bondis. Avant que j’arrive, Dick shoot celui qui lui a lacéré l’épaule, ultime réflexe. Mais il récolte une nouvelle blessure à l’abdomen, la prochaine lui sera fatale. Je m’interpose.

-Maf... Il faut que tu ...  Tu t'en ailles…

Je me retourne, évalue son état. Il saigne, mais pas au point de se vider de son sang en une minute. Je fais face au loup et réponds à Dick tout en lui tournant le dos.

- Un chat n’abandonne jamais sa souris et ne permet pas qu’on la lui prenne.

Le loup ne saisit pas, mais il sent ma colère grandir.

- Je me moque des gens, mais il y a quelques rares exceptions auxquelles il ne faut pas toucher.

Tout mon être est furieux et réclame la vengeance. Le sentiment n’est pas honorable, mais c’est pourtant cela qui m’anime.

- Les félins sont plus faibles que les loups, s'écrie le loup.
- Le faible minou a réussi à faire fuir la pauvre fille que tu attaquais, et renvoyé quatre chiots de ta bande à la source de toute vie. Et là tu viens de blesser mon mec !

Nous nous tournons autour, regard bleu électrique contre vert scintillant.

- Tu connais le propre des félins Ducon ?

Jouer avec leurs proies… J’esquisse un rictus qui dévoile mes crocs. Il grogne, bondit. Je fais de même, le choc fait vibrer l’air. Lorsque je touche à nouveau le sol, ce sont mes larges pattes de panthère qui foulent le bitume. Je balance une patte, lacère le mollet du loup. Danse petite souris, danse. Il tente de ramper, s’enfuir, car il sait qu’il n’aura pas le dessus. Plus depuis qu’il est tout seul. Je saute sur son dos, mes griffes se plantent dans sa chair, ma gueule broie son épaule. Je pourrai prendre des heures à le faire mourir lentement, mais un gémissement me distrait. Dick.

Il se tient le ventre, il souffre et il a peur. J’abrège la souffrance du chien d’un coup de mâchoire puis descends de son dos. J’imagine que Richard pense être devenu fou en regardant cette panthère noire qui se dirige vers lui. Il se recroqueville, réflexe de frayeur. La vérité est éventée. Je vais devoir subir son jugement, son rejet. Cela me fait mal. Il m’avait effrayé en me parlant de ses enfants, de la mesure que nous devrions prendre dans notre relation. Ce qui m’effraye maintenant, c’est qu’il me fuie.

J'ai tout perdu, alors je vais jusqu’au bout de la vérité. Ma silhouette se contracte dans un bruit de muscles qui forcent. C’est dans ma forme la plus inoffensive que je m’arrête à ses pieds. Ma capacité à soulager la douleur est bien moindre que celle d’un loup. Le félin est de nature égoïste. Cependant, je peux effacer un peu la souffrance qui crispe son visage. À la maison, j’ai les onguents pour soulager ses blessures, mais j’imagine qu’il voudra aller à l’hôpital, raconter qu’il s’est fait attaquer par des monstres… Passer pour un fou.

J’attends qu’il réagisse. Je n’ose pas reprendre forme humaine et affronter sa haine et sa peur. Je me cache sous ma forme de simple chat. Je n’ai jamais été aussi lâche. Peut-être parce que pour une fois j’ai beaucoup à perdre.



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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyMar 2 Juil - 18:00




 


La belle et l'abruti
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Sous le choc subit face à cette foule d'informations trop nombreuses qui lui tombent dessus sans qu'il ne puisse réagir, il se recroqueville un peu plus sur lui même. Main crispée sur son abdomen, tentant de stopper la perte de sang. Il tremble un peu. De froid. De peur. De douleur. Impossible pour lui de le savoir réellement. Il fixe la brune qui a présent lui tourne le dos. Son esprit à vite catalogué les autres comme étant des monstres, mais il ne peut pas mettre Mafdet dans cette catégorie. Il se l'interdit et cela ne change pas quand elle prend la parole.

Chat. Félin. Minou.

Il pense à Brian. Son collègue qui lui dit que Mafdet est une chatte. Le regard noir d'Alex à l'entente de cette réponse. La lumière se fait dans la cervelle du flic. Il tente de se redresser quand il entend Mafdet parler de lui. Son mec. Le cœur de Dick se réchauffe avec ces quelques mots. Pourtant ces crocs dans la bouche de la brune le terrifient, font se tendre un peu plus son corps alors qu'il commence à se sentir fatigué. Il lâche sa chemise sur laquelle le sang continue à s'imbiber, tente de se redresser avant de se figer, ravalant un glapissement de terreur quand sa belle se transforme en une panthère gigantesque. Il recule un peu, son corps et son instinct de survie s'offrant le luxe de prendre le pas sur des actions où sa raison et son cœur ne seraient que ses seuls guides. Terrifié, il manque de fermer les yeux pour ne pas voir le félin, son chat sous stéroïdes se faire attaquer par le monstre. Mais c'est un spectacle contraire à ses craintes qui se déroule sous ses yeux.

Pas de soupir de soulagement, sa terreur est trop présente pour ça. Juste un gémissement de douleur alors qu'il tente de se redresser. Dick n'est pas certain de pouvoir se relever sans maîtriser son estomac ni ses jambes. Nauséeux, il ne parvient pourtant pas à quitter la panthère des yeux. Jambes encore un peu plus repliées contre lui, le canadien tremble. Impressionné. Hypnotisé. Terrifié par la vitesse à laquelle Mafdet a fait passer l'autre de vie à trépas, même si elle semble plus paisible alors qu'elle s'approche de lui à présent. Si... Si elle décidait de s'en prendre à lui, il ne pourrait rien faire. Il est certain qu'il vient de voir des choses qui auraient du rester secrètes. 

Respiration lourde, il n'ose prononcer un mot de peur d’attiser la colère de la féline. Pourtant il n'arrive pas à détacher son regard de cette paire d'yeux vert qui n'ont jamais été si beaux qu'en cet instant.

Quand sous ses yeux Bagheera prend la forme de Minouche premier, il a peur encore et toujours, mais cette fois c'est différent. Peur que ce soit douloureux pour Mafdet.

La bestiole ne bouge pas. Se contente de le fixer. Le silence fait son nid, le flic finit par remuer, doucement en serrant les dents. Passe sa main vierge de sang sous le ventre de la minette, la soulève avant de la lâcher sur ses cuisses. Il tremble encore un peu quand sa main commence à caresser l'arrière des oreilles du félin couleur nuit. Il soupire, pense à ce connard de Brian qui l'a laissé dans l'ignorance la plus totale, même après que le canadien lui ait dit que Mafdet était sa copine. Sa voix est faiblarde, la fatigue s'y faisant ressentir quand c'est son coeur qui s'exprime à travers sa bouche.

-Tu m'as manqué.

Il a rarement été aussi sincère. La belle professeure lui a manqué, la boule de poils du poste de police également. Sa main glisse sur le pelage de Mafdet, part caresser le ventre du chat qui commence à se tortiller pour un peu plus de caresses. C'est ce qui fait naître un sourire paisible sur le visage du flic alors qu'il demande d'une voix où se mêlent inquiétude et curiosité.

-Est ce que ça te fait mal ?

Le son qui a accompagné le changement de la panthère au chat était loin d'être doux. C'est cela qui nourrit les inquiétudes du flic. Des questions il en a plein. Plus ou moins sérieuses. Il craint certaines des réponses de sa belle. Profite de cet instant où elle ne peut pas lui répondre pour continuer, sur un ton plus léger.

-Devenir accro à une femme qui est aussi un chat fait de moi un zoophile ? Je pense pouvoir vivre avec ça, c'est juste à titre informatif.

Le ton est taquin, et il laisse un début de rire lui échapper tandis que des griffes entrent dans ses cuisses. Son rire se transforme en gémissement puis en toux quand ses blessures le forcent à retrouver un peu de sérieux. Sa main continue à octroyer des caresses à la minette alors que tout doucement il pique du nez. De plus en plus fatigué. Il ne sait pas s'il a commencé à réellement s'assoupir quand un coup de tête félin contre sa main le fait sursauter. Le froid et la douleur commencent à engourdir ses membres. Il se sent toujours un peu nauséeux, l'esprit comme dans du coton. Une inspiration se transforme en nouvelle quinte de toux, la sirène de la voiture de patrouille garée non loin de là lui vrille les tympans. Il gémit, pose une main à terre pour tenter de se redresser.

-Maf. Je pense pas être capable de conduire. Je vais avoir besoin d'explications. Et de soins.

Et s'ils peuvent éviter d'être dans les parages quand ses collègues vont débarquer ameutés par une voiture de flic hurlant sa présence ça l'arrangerait. Il ne veut pas que la brune ait des ennuis. Ce qui serait la suite logique de toute bonne déduction policière face à un flic blessé et six cadavres. Les yeux de Dick se ferment alors qu'il étouffe un bâillement. Il frissonne, ne parvient pas à trouver la force de se maintenir éveillé, même quand des lèvres plus douces que la soie se posent sur les siennes.

[...]

Il sursaute et s'éveille quand le moteur de la voiture se coupe, avant de laisser échapper un nouveau gémissement. Il ouvre un œil, le ferme. Recommence cette opération avec le second pour finalement laisser son regard se poser sur le paysage. Dans la nuit il reconnaît sans mal l'endroit comme étant la maison de Mafdet. Drôle d’hôpital. Sa main fouille sous sa chemise, il geint un peu en sentant les plaies toujours bien présentes, son sang chaud qui continue de s'écouler doucement sur ses mains. Une voix qu'il reconnaît comme étant celle de sa brune lui intime de ne pas bouger, il se contente d'un son sans réelle signification en guise de réponse. Main sur la poignée, il ouvre la portière, la seconde cherche à détacher sa ceinture de sécurité. Le canadien met un peu de temps à remarquer l'absence de celle-ci. Dick balbutie quelques mots incompréhensibles sur la sécurité routière, délire un peu malgré lui en débitant les sanctions face à ce manque à la loi. Il sort de la voiture. Le sol se rapproche à grande vitesse.

Le flic échoué sur l'allée râle, sacre, insulte les cailloux, la nuit, ce cachottier de Brian et ceux dont le souvenir à le malheur de traverser son esprit. Il tente de se caler contre la voiture, lâche un nouveau bâillement. Les premiers ronflements se font entendre avant même qu'il ne ferme les yeux.









   

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyMer 3 Juil - 11:31

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Dick aime les chats, il m’a assez gratouillée au poste de police pour établir ce fait. C’est déjà un bon point. Bien que j’admette qu’il ne suffit pas d’aimer les chats pour accepter ce qu’il a vu, celle que je suis. Je ne peux pas lui parler sous cette forme, une lâcheté de ma part. Il souffre, je vois les muscles de ses joues rouler sous sa peau. Il a besoin de soins, mais j’ai dans l’idée que reprendre ma forme humaine sans transition l’aurait effrayé.

C’est pourquoi je suis surprise quand il me soulève comme il l’a mainte fois fait à son bureau. Je m’attends à ce qu’il me bloque, m’emprisonne, pourtant il me repose sur ses cuisses que je malaxe par pur réflexe. S’il agit ainsi, c’est que celle qu’il connaît passe avant ce qu’il vient de voir. Il me le confirme en quelques mots. Cela fait comme un brasier ardent dans mon cœur. Une sensation qui me surprend, car peu coutumière.

-Tu m'as manqué.

Il admet l’impensable, accepte mon identité triple et ne me rejette pas. Bien au contraire. Cet homme est bien plus grand qu’on ne le pense, plus profond que ses pitreries quotidiennes qui ne sont finalement qu’une armure. Je ronronne, m’étire et me cambre sous ses caresses. Il y a mille questions dans son regard. Des interrogations légitimes. Mon histoire est si insensée…

-Est-ce que ça te fait mal ?

La douleur est l’apanage des méthamorphes. Les transformations qui mettent en jeu les os sont les plus douloureuses. Une douleur connue et apprivoisée. Je pousse sa main du museau pour accentuer le contact. Je sens qu’il n’y a pas qu’une simple curiosité derrière sa question. Il s’inquiète pour moi alors qu’il est lui-même blessé. Il poursuit sur un ton badin, parle de zoophilie, je plante mes griffes dans sa peau. Message reçu. Il y en a qui sont morts pour moins que ça. Ce bref échange fait l’effet d’une douche tiède. C’est dit. C'est accepté, ou presque. Il n’est pas parti en hurlant.

Dick s’affaiblit de plus en plus. Il ne s’aperçoit pas que je reprends mon apparence habituelle, la rune nordique posée par Erick sur mon flanc fait son office et me redonne mes vêtements. Il est arrivé un peu tard dans ma vie celui-là, car sa magie est drôlement pratique. J’effleure les lèvres de Dick alors qu’il sombre complètement. Je profite de son inconscience pour le bouger jusqu’à sa voiture. J’ai arrêté les gyrophares et la sirène quand une autre voiture de flic se pointe, sans fanfare celle-ci. Je salue le conducteur qui en sort, il ne me calcule même pas et se dirige vers le premier des loups morts. Je ne me préoccupe pas plus de cette scène. Chacun son travail et Jordan connaît le sien. Le Hellhound va faire disparaître toute trace du combat ainsi que les corps.

*

Melissa McCall n’est pas de garde ce soir, j’évite donc l’hôpital et conduis la voiture de patrouille devant chez moi. Sur la radio des flics, j’ai entendu Parrish parler. Il couvre l’incident et affirme que l’agent Turner est reparti pour ses rondes. Le chien de l’enfer nous avait donc bien vus, lui et moi. Dick n’aura pas d’explications à donner, sauf qu’il faut le soigner.

Le moteur qui se coupe, l’arrêt du mouvement le font revenir à lui. Il met quelques secondes pour comprendre où il se trouve, cherche à se détacher et trouve le moyen de me parler infraction au code de la route, perte de point et amende. Je n’ai pas le temps de le rejoindre qu’il se vautre par terre et insulte la terre entière.

- Ça va ?

Seul un ronflement léger me répond. Avantage, il ne va pas rameuter les voisins, inconvénient : son corps est en train de flancher. Il y a urgence, je le porte à l’intérieur, boude le canapé et ma chambre pour l’emporter dans mon laboratoire où je le pose sur une large table en chêne encombrée de livres qui rejoignent rapidement le sol. Je cale sa tête confortablement avec un torchon de lin roulé et termine de déchirer sa chemise. La blessure de l’épaule est nette, celle de son ventre moins belle. J’absorbe ce que je peux de sa douleur, moins efficace qu’un loup, mais c’est déjà ça de gagné. Cela de stabilisé, je fais brûler des herbes dans un brasero, la fumée va maintenir Dick dans l’inconscience pendant que je téléphone pour demander de l’aide, puis je commence à nettoyer ses blessures.

J’en suis à appliquer un onguent sur ses plaies quand Derek entre dans la pièce. Il n’a pas sonné. Pas besoin de s’annoncer, je l’ai entendu arriver. Il me demande pourquoi je ne l’ai pas amené à l’hôpital. Je lui explique que Melissa n’est pas de garde ce soir et que je n’ai pas d’affinité avec les autres surnaturels présents dans l’établissement. Le regard de l’alpha oscille entre le flic et moi, il ouvre la bouche pour émettre un commentaire, mon regard s’illumine un bref instant, il se tait. Brave toutou. Derek pose ses mains sur les blessures de Dick qui vagit dans son sommeil. La puissance d’un alpha sur les pouvoirs de guérison est sans commune mesure avec les miens. Je cicatrise à la vitesse d’un bêta, mais je n’arrive à soulager quelqu’un d’autre que grâce à un lent apprentissage sur des siècles durant. Je lui raconte pour le groupe d’omégas.

De graves, les ravages commis par les loups deviennent des blessures à surveiller qui mettront quelques jours à se résorber. Par contre Dick a perdu beaucoup de sang, il va être affaibli. Je profite de son inconscience pour recoudre ce que Derek n’a pu résorber. Quand Hale prend congé, Dick est toujours comateux, mais il donne des signes de réveil. Je préfère qu’ils ne se croisent pas maintenant. Trop de questions, trop à dire et pas la santé pour tout encaisser.

Je vais à la cuisine pour préparer une infusion avec quelques plantes dont certaines sont toxiques à forte dose. Seulement, l’organisme de Dick a besoin d’aide et je ne connais que la médecine naturelle. Une médecine qui n’a rien à envier à celle pratiquée à l’hôpital. Lorsque je retourne à mon laboratoire, Dick est réveillé. Il observe autour de lui, s’attarde sur mes installations de distillation, les mortier, la ribambelle de flacons et autres installations qui ressemblent à de la chimie, mais qui puisent dans un savoir chamanique que la seule chimie de peut expliquer.

- Je vais t’aider à t’installer sur mon lit. Je t’ai porté là, car c’est dans cette pièce que se trouve ma pharmacopée.

Nouvelle info qui ne semble pas passer la barrière de sa compréhension.

- Disons qu’en plus d’être à moitié minette, je suis druide. J’ai fait ce qu’il faut pour tes blessures, mais tu dois te reposer. Jordan Parrish te couvre pour ce soir et je m’occupe de Stilinki.

Encore une information qui demandera des explications. Il est entouré de surnaturels et d'humains qui savent. Stilinski, Parrish, O’Conner, ils savaient tous que ce n’était pas un simple chat qui malaxait les couilles de Dick au poste de police. Il va être furieux quand il va faire le lien…

*

Il a refusé que je le porte, question d’orgueil. Je l’aide à retirer son fatras de flic, ses pompes et son pantalon avant de lui coller un oreiller dans le dos.

- Je t’ai préparé une boisson revigorante, mais calmante en même temps. Ne te sauve pas.

En repassant à la cuisine, je pianote sur mon téléphone et laisse un message à Stilinski. Dick est censé être en patrouille, ça va se remarquer s’il ne répond plus aux appels. J’explique brièvement la situation au sheriff, l’intervention de Jordan et le fait que Dick est maintenant au parfum. Enfin, il va l’être dans la nuit. De retour dans la chambre, je lui donne un mug fumant et m’installe à côté.

- J’ai ajouté du miel pour masquer l’amertume de certaines plantes.

Je le laisse tremper ses lèvres dans le breuvage. Il grimace. Je sais que ce n’est pas bien bon. Je lui fais un sourire encourageant.

- Je vais répondre à tes questions, mais tu es fatigué et l’histoire que j’ai à dire est complexe. Je ne répondrais pas forcément à toutes tes questions. Je te demande simplement de me faire confiance. Puis tu… m’as manqué aussi ces derniers jours. Si je ne t’ai pas rappelé, c’est parce que je ne me sentais pas légitime auprès de toi. Je n’aime pas mentir aux gens que j’apprécie. Maintenant, tu sais pourquoi.

Je passe ma main sur son front qui perle de sueur. Le choc, la douleur, sa perte de sang… Il faut le temps aux plantes de faire leur effet, de lui donner cette légère ivresse qui va le détendre sans trop embrouiller ses sens. Dick s’applique à boire son infusion, je pense qu’il tente de mettre de l’ordre dans ses pensées. Je cherche ce que je dois lui dire pour lui permettre de faire un premier tri, de prioriser et aussi d’évacuer cette peur que je sens encore présente.

- Normalement les affaires des surnaturels n’interfèrent pas avec celles du commun des mortels. Mais comme dans toute communauté, il y a des brebis galeuses.

Je ne le regarde pas spécialement en parlant, me contente de presser mon bras contre le sien. Nous sommes loin des ébats qui ont eu lieu sur ce lit. J’ai posé les grandes lignes du décor. Vient ensuite un point fondamental.

- Je ne suis pas un danger pour toi ni tes enfants.

Mince assurance dans un océan de questions. Là, je le regarde dans les yeux.


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Richard Turner

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyMar 16 Juil - 18:53




 


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Dans le coltard, il se passe la langue sur les lèvres. Il geint un peu contre ce matelas trop dur, avant de se souvenir des événements de ce début de nuit déjà bien remplie. Trop même. Il ne sent plus sa chemise trempée de sang, passe une main sur son ventre vierge lui aussi du liquide rouge. Il se tend un peu quand sa main agrippe dans des points, c'est ce qui lui fait ouvrir les yeux. Brusquement. Si vite que la tête lui tourne. Ses paupières se referment aussi rapidement qu'elles ne se sont ouvertes, mentalement il tente de comprendre où il se trouve.

C'est cette fois en douceur qu'il ouvre à nouveau les yeux, se surélève légèrement pour observer le décor qui s'offre à son regard chocolat. Des trucs de chimie, des flacons, des plantes. Alors qu'il ouvre la bouche pour appeler Mafdet, il se reprend, tente de s'asseoir, surpris malgré lui en constatant que ses blessures sont bien moins graves que ce qu'il avait pensé. Ou alors c'est la brune qui est une médecin hors pair en plus d'être professeure de chimie, chat masseur de testicules et panthère. Il gémit à cette pensée, ses yeux bruns revenus se poser sur le matériel qui l'entoure. Il sursaute et se tourne vers Mafdet quand la voix de celle-ci se fait entendre. Il ne l'a pas entendu arriver, et il n'arrive pas à mettre de sens réel sur ce qu'elle est en train de lui dire. Les découvertes continuent. Elle confirme au flic ce qu'il avait déjà comprit, rajoute de nouvelles informations à celles qui se mélangent déjà dans l'esprit du canadien.

Mafdet n'est pas médecin. Druide. Elle prend temporairement la place de Panoramix dans la tête du flic qui se demande si le ciel ne lui est pas tombé sur la tête. Il se désintéresse totalement du nécessaire à potion magique, toute son attention portée sur la féline.

Le liste des personnes qui savent s'allonge avec deux nouveaux noms. Mais il n'aura pas de soucis pour avoir lâché son poste en plein service. Les blessures qui tiraillent la chair de son abdomen lui rappellent que de toute façon, il n'a pas vraiment eu le choix. Il se sent un peu trahi sur ce coup là. Brian. Alex qui l'a mené en bateau en lui parlant de chat de gouttière massacreur de jardin. Ils savaient tous que la jolie brune n'était autre que la boule de poil qui lui réchauffait les cuisses. Dick grimace face à cette constatation. Il pose un pied à terre en douceur, ferme les yeux un bref instant quand la tête lui tourne. Ne pas tomber. Ça ferait mauvais genre et n'irait pas du tout avec ce sentiment qu'il sent poindre dans son cœur. De la rancœur dont le canadien ne veut pas. Il achève de se redresser, tente un premier pas, heureux de constater qu'il arrive à marcher seul. Quand Mafdet s'approche pour lui proposer de l'aide, il a un geste de recul. Trop fatigué pour se lancer dans une justification quelconque, il lève une main. Montrant qu'il gère la situation.

[...]

Allongé sur le lit de la belle, il fixe ses vêtements en tas au pied du lit. Ses pompes ont fini par terre, il ne lui reste plus que son boxer pour préserver sa pudeur. C'est inutile, Mafdet et lui se sont déjà vus nus. Dick caresse les draps, pense à ce qui s'est passé dans cette chambre la première et dernière fois qu'il y est venu. Une toute autre ambiance. Suivie par des non-dits, une absence de nouvelles et une scène qu'il n'aurait jamais pu imaginer seul. Des choses qu'il a vu et qui dans son esprit n'étaient rien d'autre que des légendes jusqu'à maintenant. Des histoires pour faire peur, rendre populaires des films et séries TV pour adolescents en manque de sensations fortes. Il se cale un peu plus contre l'oreiller posé dans son dos. Fatigué mentalement et physiquement. Éprouvé sentimentalement. Pourtant il laisse un sourire glisser sur ses lèvres quand la minette redevenue humaine le rejoint. Il murmure un remerciement pour cette tasse qu'elle lui colle dans les mains, apprécie le contact de ce bras frais contre le sien.

Il pose ses lèvres contre la céramique blanche, laisse le liquide fumant se frayer un chemin vers sa bouche avant de stopper son geste quand un goût qui n'est pas celui du miel se fait sentir sur sa langue. Son nez se fronce, son visage se fend d'une grimace. Le sourire de la brune lui fait clairement comprendre qu'il doit continuer, docile il obéit sans se faire prier. Son cœur se réchauffe quand de la bouche de la jeune femme il entend des promesses de réponses. Pourtant il est sur le point de la rembarrer quand elle lui parle de confiance. Il y a quelques heures il l'aurait fait sans mal, mais à présent se sent trahit. Il se concentre sur son infusion pour ne pas rire jaune. Il lui a manqué. La volonté du flic à ne pas céder un sourire manque de fondre suite à ces mots qu'il espérait entendre. Il laisse son regard brun se poser sur Mafdet, ronge son frein quand elle passe une main sur son front collant de sueur. Lutte pour ne pas fermer les yeux de plaisir sous ce contact. 

Il a froid. Se sent à bout physiquement. Fatigué. La brune parle de mensonges, le flic pense à ceux qu'il va devoir sortir à ses enfants quand il va expliquer sa fatigue et le fait qu'il ne se balade plus torse nu dans l'appartement.

Richard n'offre que son silence en réponse à Mafdet. Regard rivé sur sa tasse, il cherche des questions, celles qui semblent le plus avoir besoin de réponses immédiates. Pas de temps pour les futilités. Pas l'énergie non plus. Il ne peut s'empêcher de soupirer d'aise quand le bras de la brune presse contre le sien. Surnaturels, mortels, communauté, brebis galeuses...  De véritables portes ouvertes à toutes les interrogations qui prennent vie dans la cervelle du canadien. Hors de question de ne plus vouloir penser. Il inspire quand celle qui sait faire réchauffer son cœur en un seul regard lui promet la sécurité de ses enfants.

Il avale sa dernière gorgée, se penche pour poser son mug avant d'inspirer.

-Merci.

Dick laisse ce mot planer dans les airs quelques secondes. C'est un remerciement général. Pour lui avoir sauvé la vie, l'avoir remit sur pattes, l'infusion, les promesses de réponses. Ne pas le forcer à choisir entre son cœur qui est en train de lui jouer des tours en lui rappelant le bonheur que peut faire ressentir un peu d'amour et ses enfants. Il lève sa main encore chaude d'avoir serré la tasse, la glisse dans les cheveux de la jeune femme, défaisant sa coiffure par la même occasion. Il ose un sourire, se sent penaud alors que Mafdet lui rend. Il avance la tête, ses lèvres épousent celles de la professeure.

C'est fugace. Ça donne un coup de pied au cul du flic pour qu'il continue. Il murmure enfin.

-Je n'ai que trois questions. Les autres attendrons. La première est plus facile que les autres à poser. J'aimerais que tu attendes que j'ai finis avant de commencer à répondre.

Il lui sourit. Tente de mettre autant de tendresse que possible dans cette expression, et ce malgré l'angoisse qui grandit au fond de lui.

-Est ce que tu es née comme ça ?

Il inspire profondément, cherche un peu de courage dont il sait qu'il va avoir besoin par la suite. Son regard glisse sur ses plaies, le flic se mord les lèvres alors qu'il ose un premier pas vers un sujet qu'il devine compliqué. C'est le début des questions dont il craint les réponses.

-Le chat du poste de police c'est toi. Brian et Alex m'ont parlé d'une chatte qui s’appelle Mafdet. Je pars donc du principe qu'ils savent pour tout ça.

Sa voix commence à trembler plus qu'il ne le souhaiterait. Sa gorge se serre quand le bras de la brune presse un peu plus contre le sien. Il n'ose lever le regard vers elle, peu sûr d'être capable de continuer s'il le fait. Se noyer dans le regard de la professeure est un risque qu'il ne peut se permettre de prendre s'il veut être capable de poursuivre sa diatribe.

-Tu es venue sur mes cuisses dès mon premier jour de boulot dans cette ville. Quand tu as demandé à me rencontrer au lycée pour les notes de Joanie, je pense que tu savais déjà qui j'étais. À quel point je me suis fais mener en bateau ?

Il sent un sanglot remonter dans sa gorge, ferme les yeux un bref instant alors qu'il le sait, près de lui Mafdet est sur le point de le couper pour donner une réponse qu'il a peur d'entendre. Sa fatigue, le cumul de ce qu'il a vu ce soir, ses nerfs sont à fleur de peau. Il pose sa main sur une de celles de la brune, la porte à ses lèvres pour l'embrasser avant de la relâcher. Sans ce soucier des larmes qui commencent à lui échapper.

-Laisse moi finir s'il te plaît... La dernière question est plus importante. Il faut que je sache si je suis le seul à tomber amoureux comme un crétin. Si je n'avais pas débarqué ce soir... Est-ce que tu m'aurais un jour redonné signe de vie ?  Est ce que tu m'aurais dit que je suis la souris d'un vrai chat ?

Il se mord les lèvres, sourit à travers ses larmes. C'est nerveux. Il est beau le grand flic costaud, en train de chialer, vider son sac, livrer ses interrogations, son cœur et ses peurs sans filtre.

-Et merde ça fait quatre questions... Ta souris ne sait même plus compter.










   

Codage de Liiloux





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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyVen 2 Aoû - 22:54

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L’émotion est palpable dans la chambre. Son désarroi me touche, Il n’est pourtant pas dans ma nature de… est-ce que je mens à moi-même et refuse d’admettre les changements cognitifs qui m’affectent depuis que j’ai perdu mon immortalité ?

- Je n'ai que trois questions. Les autres attendront. La première est plus facile que les autres à poser. J'aimerais que tu attendes que j'aie fini avant de commencer à répondre.

Je hoche lentement la tête. Richard se veut méthodique. Il se raccroche à ce qu’il maîtrise : ses méthodes de flic.

- Est ce que tu es née comme ça ?

Pure logique, le début. La réponse est aisée : non. Par contre, la question qui en découle amène une réponse encyclopédique. Mais, il faut en passer par là, je le lui ai promis.

- Le chat du poste de police c'est toi. Brian et Alex m'ont parlé d'une chatte qui s’appelle Mafdet. Je pars donc du principe qu'ils savent pour tout ça.

Je ne prononce pas de mots, mais ma grimace est explicite. J’admets que sur ce point, je me suis jouée de lui. Je n’imaginais pas alors que nous en arrivions à cette situation. La souris a attrapé le chat...

Son cœur s’emballe. J’imagine tous les ressentis et la colère qui bouillonnent en lui. Il s’est fait duper. Par moi, Brian, Alex. De quoi en éprouver une grande honte et une blessure profonde. Mais pourquoi ces deux nigauds ont-ils mentionné mon nom et l’attribuer à ma forme de chat ? Un certain biochimiste va souffrir lors des prochains travaux pratiques. Richard se reprend et poursuit ses questions.

- Tu es venue sur mes cuisses dès mon premier jour de boulot dans cette ville. Quand tu as demandé à me rencontrer au lycée pour les notes de Joanie, je pense que tu savais déjà qui j'étais. À quel point je me suis fait mener en bateau ?

Je l’ai complètement mené en bateau… J’ai joué de lui. C’est un fait indéniable. Je me suis toujours sentie au-dessus des autres. L’atterrissage est brutal, car là je m’en veux de l’avoir blessé par jeu. Je ne peux plus me cacher derrière cette facette féline. Assumer… Plus facile à dire qu’à le mettre en œuvre. Surtout quand sa voix le trahit. Que ses yeux se noient sous une pluie de tristesse. Un tel homme ne devrait pas pleurer de faiblesse. Je m’en veux terriblement.

- Richard, je suis…
- Laisse-moi finir s'il te plaît... La dernière question est plus importante. Il faut que je sache si je suis le seul à tomber amoureux comme un crétin.

J’avale ma salive difficilement. Je ne sais pas si j’ai la réponse à cette question. Je ne comprends pas ce qui m’étreint le cœur et me noue le ventre. Est-ce de l’amour ? N’est-ce pas censé être un sentiment exaltant et non pas oppressant ?

- Si je n'avais pas débarqué ce soir... Est-ce que tu m'aurais un jour redonné signe de vie ?  Est-ce que tu m'aurais dit que je suis la souris d'un vrai chat ?

Son visage s’illumine d’un sourire penaud, affligé du spectacle qu’il me donne en pâture. Pourtant, j’admire sa force, son courage de se livrer sans filtres. Je ne suis pas certaine d’avoir la même bravoure.

- Et merde ça fait quatre questions... Ta souris ne sait même plus compter.
- On va mettre ça sur le compte de cette soirée animée. Je reviens, ne t’enfuis pas.

Je me glisse hors du matelas et vais chercher un ancien grimoire que je conserve précieusement dans un coffre-fort dans la chambre-laboratoire, puis je reviens me coller à côté de Richard. Mon bras contre le sien, il semble apprécier mon contact malgré tout.

- Je reprends dans l’ordre. Comme chacune de mes réponses va t’amener à d’autres questions, laisse-moi finir avant d’ouvrir le museau. Ok ?

Il hoche la tête en bon enfant sage.

- Premièrement, je suis née humaine comme toi. J’ai… été changé à l’âge de douze ans. Je n’ai pas eu mon mot à dire sur ce fait.

Richard assimile mes propos, comme j’hésite pour la suite, il glisse ses doigts entre les miens et serre doucement pour m’influer son courage.

- Oui, Alex et Brian sont au courant pour le surnaturel. Alex est druide par héritage familial. Quant à Brian… Une règle s’impose dans notre milieu : pas de délation à moins d’un danger. C’est un bon flic avec qui tu devrais t’entendre. Je te conseille d’aller lui en parler ouvertement, de lui dire que tu sais pour moi.

Un pli barre le front de Richard. Il semble en vouloir aux deux hommes. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre eux. Mais tout comme moi, Alex et Brian sont soumis au secret.

- Quant à mon numéro avec toi au poste de police, je ne peux dire que ceci : je m’excuse profondément. Oui, j’ai joué avec toi, j’ai abusé. C’était mal.

Je soupire. Je ne suis pas fière. J’ai même honte. C’est un sentiment qui m’est un peu inconnu. C’est désagréable au possible. Je n’aime pas cet état qui me comprime la poitrine.

- Il y a trois questions dans ta quatrième question, glissé-je malicieusement pour détendre l’atmosphère.

Richard rit de bon cœur. Il est encore tendu, mais il s’apaise peu à peu.

- Je commence par la dernière. Non, je n’avais pas l’intention de te dire qui j’étais et non, je ne pensais pas à te recontacter. Mais, je crois que j’aurais beau eu prendre tous les chemins détournés pour t’éviter, un jour ou l’autre, j’aurais été confronté à cette discussion. Et je reconnais qu’il est préférable de l’avoir maintenant que bien plus tard.

Pour le ménager, lui et son petit cœur qui pompe bien trop vite en ce moment.

- Et enfin pour répondre à ton ultime question à savoir si tu es le seul à tomber amoureux comme un crétin. D’un, tu n’es pas un crétin, ou alors un très charmant crétin. De deux, je ne crois pas. Si je ne ressentais rien pour toi, je ne serais pas là en train de t’expliquer tout cela. Je me sens bien en ta présence, comme rassurée, même si dans les faits je suis plus « forte » que toi. Je ne sais pas expliquer.  J’ai déjà été amoureuse, trois fois. Mais c’est si loin… Pour que tu comprennes pourquoi j’ai agi ainsi, il faut que je reprenne tout depuis le début. Je ne cherche pas à me dégrever de mes torts envers toi, hein ?

J’attrape l’épais bouquin que j’avais posé sur le lit à côté de moi.

- Je crois que la vraie question n’est pas si moi je veux de toi, mais plutôt le contraire. Est-ce que toi, tu voudras bien de moi.

Je pose mon doigt sur ses lèvres et l’empêche de parler.

- On se tait quand on ne sait pas de quoi il retourne agent Turner !

Richard mime de se coudre les lèvres. J’adore sa dérision. J’aime ses joues encore humides. Sa faiblesse le rend plus fort à mes yeux. Des hommes puissants j’en ai croisé des millions. Aucun intérêt.

J’ouvre délicatement le vieux grimoire. Les pages sont en lin, après une page de garde, la suivante s’orne d’un titre dans un alphabet qui a disparu depuis longtemps. Je passe mon doigt sur les lettres, la nostalgie m’étreint. Je montre la première ligne à Richard.

- Là c’est écrit « L’Histoire de Danus Talis ».

Le flic hoche la tête, ne sachant pas quoi faire d’autre. Jusqu’à ce que mon doigt se décale sur la ligne suivante et que je traduis.

- Capitale de l’Atlantide.

Voilà, j’ai posé ma grenade et l’ai dégoupillée. Richard a ouvert la bouche, mais il a du mal à émettre un son. Je réponds à sa question muette.

- Je suis née sur l’île de l’Atlantide.

Ça s’est dit. J’ai droit à une remarque sur la beauté des Atlantes, je ris de bon cœur. Il semble plutôt émerveillé à cette nouvelle. Cependant, je crains sa réaction à la vérité suivante…

- J’ai vu le jour il y a plus de cinq mille ans. Je t’avoue qu’avec les changements de calendrier au cours de l’histoire, je ne suis pas à une centaine d’années près…

Vertiges à mes côtés. Oui j’ai l’âge d’être ton arrière-arrière-arrière…, Toutankhamon n’est qu’un gamin à côté de moi. Réflexion tout Richardesque : je ne fais pas mon âge.

- Merci !

La page suivante est une carte qui se déplie.

- Maintenant, tu fais partie des rares personnes qui connaissent le lieu où se trouvait l'île de l’Atlantide sur la terre avant qu’elle ne soit ravagée et emportée au fond de l’océan. Ce qui aujourd’hui se résume à trois personnes.

Lui, moi et Érick.

- L’Atlantide et son peuple étaient aussi évolués technologiquement que nous le sommes actuellement, mais le mode de vie du bas peuple restait féodal et simple. Enfant, j’allais chercher l’eau au puits, alors que les nobles avaient le confort de nos milliardaires actuels. Une grande différence de niveau de vie, pourtant les gens n’étaient pas malheureux. Nous n’avions pas la même conception de la notion de propriété et vivions sous un système de castes, un peu comme en Inde, mais plus souple dans les croisements intercaste. C’était ton métier qui te situait dans l’échelle de la société. Nous savions voler alors que l’Égypte ancienne en était à ses balbutiements. Tout un chacun recevait un enseignement gratuit, chaque compétence était relevée et encouragée. Mis à part les nobles qui avaient de fait une vie aisée acquise de naissance, tout le monde pouvait se hisser dans la société Atlante s’il en avait les capacités cognitives. Mon père était maréchal ferrant. Oui, dans les rues on croisait des attelages de chevaux et des navettes à suspensions magnétiques.

Je pourrais parler des heures sur ce qu’était l’Atlantide, mais ce n’est pas le propos de ce soir. L’Atlantide a été engloutie pour sauver la planète. La preuve que cette société n’était pas si parfaite que cela. Ce décor posé, je reprends ce qui intéresse Richard.

- Un jour, ma mère m’envoie dans la forêt chercher des racines de Manioc. La situation de l’île dans l’Atlantique proche de l’équateur lui donnait un climat subtropical. Lorsque je reviens dans mon village qui bordait la Capitale, quatre-vingt-dix ans s’étaient écoulés. Mes parents étaient morts, je n’ai pas revu mon frère ni su s’il avait une descendance. Je n’ai pas cherché à savoir, car je n’étais plus la même. La source de vie m’avait choisie et donné une mission. J’étais devenue une sentinelle.

Je me tais un moment, puis ajoute que parler me donne soif. Je vais nous chercher deux bières et laisse Richard réagir sur ce que je viens de dire, avant d’embrayer sur ce que je viens de lui révéler.


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Richard Turner

Richard Turner

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyLun 5 Aoû - 18:40




 


La belle et l'abruti
FT Mafdet Mahes


 

À peine a t-il fini qu'il voit Maf s'éloigner de lui, quitter la pièce. Cela ajoute du trouble dans l’esprit du flic qui ce soir, a l'impression de trop cogiter pour son bien. Il lève une main, essuie les traces humides qui couvrent ses joues, inspire profondément, en quête d'un peu de calme. Heureux de voir la brune de retour après une courte absence, il sourit quand elle se colle à lui. Elle pose le vieux livre qu'elle a récupéré sur le matelas, le canadien est bien trop inquiet pour laisser son esprit chercher ce que peut bien signifier cet objet datant d'un autre âge.

Il lui sourit quand elle lui demande de la laisser donner des explications avant de revenir à la charge avec d'autres interrogations. Il hoche la tête, peu enclin à vouloir aller vers une manœuvre autre que celle proposée par la féline aux yeux émeraude. Elle commence, donne réponse à la première des questions posées par le canadien. Le commencement qui lui a semblé une bonne base pour parvenir à y voir plus clair dans toute cette histoire. Mais quand la jeune femme se stoppe, visiblement mal à l'aise, il attrape une ses fines mains dans une des siennes, entrelace ses doigts avec ceux de la brune. Des questions compliquées à poser impliquent bien souvent des réponses peu faciles à prononcer. Le flic veut voir ça comme un bon signe. Si Mafdet cherche à l'épargner de la sorte c'est qu'elle doit tenir à lui. Au moins un peu.

Brian et Alex.

Richard, peu talentueux lorsqu'il s'agit de camoufler ses émotions sait que la rancœur qu'il éprouve envers les deux hommes est sans aucun doute inscrite sur son visage. Alex est aussi un druide. Puis il lui a dit qu'il aidait également Mafdet au lycée. Pas étonnant qu'il soit au courant à propos du surnaturel. Mais en ce qui concerne son collègue, la belle laisse sous-entendre que le fait qu'il soit dans la confidence puisse être lié a autre chose. Un garou ? Le brun lui a dit qu'il avait été dans la marine. Peut être une sorte de requin ou de méduse garou. Dick se voit mal lancer un tel sujet de discussion avec Brian alors que la bouderie est une option bien plus simple à mettre en oeuvre. Plus immature aussi. Mais ça le canadien s'en moque complètement.

Le flic tait ses envies d'en savoir plus. Son cœur se fait plus lourd encore quand la jolie brune lui confirme qu'il s'est fait berner comme un idiot. Il n'arrive même pas à lui en vouloir, presque reconnaissant. Sans ça, qui sait s'il aurait un jour finit par croiser sa route. Et même si ça avait été le cas, aurait-il osé lui parler ? Il y a peu de chances, coincé dans son célibat depuis des années, Dick n'avait pas envisagé la possibilité de donner un nouveau souffle à sa vie sentimentale avant de croiser Mafdet.

Il a envie de l'embrasser. Lui dire qu'à ses yeux il n'y a rien de mal dans ce qu'elle a fait. Il rit quand elle lui précise qu'avec ses trois questions il était loin du compte. Mais son visage s'assombrit au moment ou elle reprend la parole. Le cœur du flic s'emballe quand elle lui confirme ses craintes, alors que ce matin encore il espérait un appel de sa part. Sans cette soirée qui a failli tourner au drame, il n'aurait eu aucune garantie de revoir la jeune femme. Ni de connaître ce monde dont il a entraperçu une partie ce soir. Il se mord les lèvres, le cœur gros. Sa main serre un peu plus fort celle de la belle sans qu'il n'y prête attention.

Il laisse son regard chocolat glisser sur la professeure de chimie quand elle parle amour. Question posée par le canadien sans qu'il ne le veuille vraiment. Gloria a amoché son cœur et piétiné ce en quoi il croyait il y a des années, il n'est pas fou au point de vouloir se replonger dans cette aventure. Par crainte de voir le passé se répéter. Mais il semblerait que ce ne soit pas l'organe de raison qui prenne ce genre de décision. Il laisse un sourire doux s'imprimer sur ses lèvres alors qu'il écoute Mafdet. C'est le fait de sourire qui rend heureux, et non le contraire. Il a apprit ça il y a quelques années dans un magazine vieux comme Hérode posé dans la salle d'attente du cabinet dentaire où bossait sa mère. Il ose espérer que c'est vrai.

Les yeux du flic lui brûlent, mais ce ne sont pas des larmes de détresse mais de soulagement qui tentent de faire leur apparition. Même s'il commence à se sentir mieux, il a toujours l'impression d'être trop tendu. Il se cale un peu plus confortablement, fixe la brune qui lui parle de sentiments. Les mots prononcés par Mafdet réchauffent le cœur de Dick. Il est heureux qu'une telle femme accepte sa présence à ses côtés, lui l'homme qui a tendance à être surprotecteur, refuse de la voir en danger sans réagir. Alors qu'il en a eu la preuve, elle est bien plus puissante que lui et pourrait sans mal le plaquer au sol si une telle envie lui traversait l'esprit. Elle le trouve rassurant alors qu'il pourrait sembler oppressant.

Il l'aime. S'il en doutait encore, elle vient de mettre fin à toutes possibles tergiversations à ce sujet. Dick lui fait un clin d’œil, la rassure du mieux qu'il le peut, se serre un peu plus encore contre elle. Et quand elle ouvre la bouche pour prononcer ce qui ressemble à une hérésie, l'homme est prêt à la couper. Puis devient muet quand un doigt se pose sur sa bouche pour le rappeler à l'ordre. Il y dépose un baiser puis fait mine de se coudre les lèvres. Mafdet retrouve toute l'attention du flic quand elle attrape le vieux grimoire qu'elle a été chercher précédemment. Au moment où elle l'ouvre, Dick se demande comment un tel objet a pu arriver entre les mains de la jeune femme, et lorsque sur une page des symboles inconnus sont inscrits il ne loupe plus rien de ses gestes.

Aussi sage que possible, il la laisse faire la lecture, suit le mouvement du doigt de la belle. Danus Talis. Inconnu au bataillon.

La ligne suivante cela se précise. Un lieu mythique que le canadien avait rangé dans la même catégorie que le pays imaginaire. Sous le choc il ouvre la bouche, incapable de prononcer un mot. Une question sur le bout de la langue qu'il ne saurait formuler tant celle-ci lui semblerait insensée. C'est avec ce qui suit qu'il retrouve l'usage de la parole, choqué lui même par ce qu'il est en train de dire.

-Les Atlantes sont encore plus belles que ce que j'avais pu imaginer.

Mafdet rit. Dick vit un rêve éveillé de gamin qui n'aurait grandit que trop vite. Pourtant tout cela prend des airs d'histoire folle quand Mafdet lui avoue être bien loin de la petite trentaine que le canadien lui imaginait. En temps normal il demanderait à la brune de ne pas le prendre pour un abruti. Mais ce soir il lui semble que tout est possible. Sourire aux lèvres il la regarde, charmé par la beauté qu'elle dégage. Cette femme qu'il a trouvé magnifique la première fois qu'il l'a vue, est en fait une merveille a elle seule.

-Tu ne fais pas ton âge. Mais vraiment pas du tout.

Page suivante. Une île qui n'a jamais été présente sur le globe lumineux qui trône toujours dans la vieille chambre de Richard chez ses parents. Attentif, il ne loupe rien de ce que lui dit la brune. Ses anciens profs qui racontaient qu'il était incapable de rester concentré pour apprendre quoi que ce soit. Il leur donne tord. Dick écoute sa belle qui lui conte des histoires merveilleuses. Ses larmes lui semblent bien vieilles, ses doutes aussi se sont effacés. Ébloui par cet endroit dont Mafdet lui parle avec passion, il reste muet. Puis la brune lui parle de son enfance, de ce jour où elle est partie, presque un siècle entier. Pour revenir changée. Sentinelle. Le flic est coupé dans ses songes lorsque la féline parle de boire quelque chose. Il espère secrètement ne pas la voir débarquer avec une nouvelle infusion. Tout, même la liqueur qui lui avait mit la bouche en feu, mais pas une infusion.

Il grimace à cette pensée, se penche au dessus du grimoire sans oser l'effleurer de peur de le voir partir en miettes. Émerveillé par cet endroit qui a disparu de la surface de la terre, devenu légende dans l'esprit trop cartésien des générations qui ont suivi.

Il se redresse. Souriant quand Mafdet lui brandit une bière sous le nez.

-Sentinelle. C'est comme un gardien. Un peu comme un flic ?

Il remue, surexcité par ce qu'il vient de découvrir. Grimace quand il bouge un peu trop vite. La brune vient à sa rescousse, il lui fait comprendre sans attendre qu'il gère la situation.

-Ça va. J'ai connu pire.

Visiblement cette explication ne convainc pas la brune. Il fait tinter sa bouteille contre celle de Mafdet, soulage sa bière d'une gorgée avant de se répéter.

-Je suis flic depuis 17 ans. J'ai eu ma période tête brûlée. Mais je me suis calmé quelques années après la naissance de Jo. J'ai prit des coups de couteau en mission d'infiltration, mon père est devenu comme fou. Il m'a fait jurer de devenir plus prudent. C'était mon supérieur, il a veillé à ce que je tienne ma promesse. Mais ce soir, j'ai eu peur. Peur de ce que je pensais impossible. Peur de claquer en service avec deux gamins dont la mère ne veut pas entendre parler. Et de ne pas réussir à te protéger. Te voir mourir devant moi. Tu es plus forte que moi mais ça ne m'empêcherais pas de me mettre entre une balle et toi si l'instant l'exigeait.

Il est redevenu sérieux. Difficile de ne pas l'être pour aborder un tel sujet. Face à lui Mafdet montre clairement qu'elle désapprouve ce genre d'idée. Mais elle ne parviendra pas à le faire changer d'avis. Protéger ceux qui vivent dans notre cœur avant soi même c'est comme ça que fonctionne l'amour. Le ton utilisé par le canadien montre qu'il ne blague pas, ses yeux fatigués ne dévoilent peut être pas sa détermination autant qu'il le souhaiterait, mais cela n’entache en rien ses propos. Père de famille, flic. Juste des synonymes de protecteur. Un rôle qui lui convient. Il n'est pas le plus futé, aime dire des bêtises, en faire également et a sans doute un penchant un peu trop prononcé pour la bière. Mais nul n'est parfait. Il vide sa bière d'une gorgée de plus, son regard ne parvenant pas à se détacher de celui de la professeure.

-Je suis désolé si je t'ai fait peur la dernière fois.

Maf ouvre la bouche, Dick la coupe avant qu'elle ne puisse dire quelque chose qu'il ne veut pas entendre. Que ce soit des excuses ou autre chose.

-Je ne cherche pas une maman pour mes enfants. Ni eux ni moi ne cherchons ça. Sinon j'aurais essayé de me recaser quand mon ex-femme est partie. Joanie sait que je t'ai vu en dehors du lycée. Elle est tombée sur ma messagerie.

En fait elle l'a même poussée à aller rejoindre la brune, donnant ainsi au flic l'impression d'être un cas désespéré. Maf demande si c'est aussi le cas pour Troy, Dick se mord les lèvres. Il n'a pas osé en parler à son fils. Le gamin n'a jamais connu son père en couple. C'est un môme qui pense à jouer avant tout. Il oublie régulièrement de faire signer les mots de son institutrice à son père. Constamment en mouvement. Tête en l'air. Bref il a neuf ans. Et ne sait même pas ce que peut impliquer une présence féminine autre que sa frangine dans sa vie.

-Troy ne le sait pas. Sauf si sa sœur lui en a parlé. C'est un gamin turbulent et assez fatigant certains jours. Si un jour tu veux passer à l'appart tu t'en rendras vite compte par toi même. Mais je ne veux pas te forcer la main. J'aime ton caractère. Une femme forte et pleine de ressources. La boule de poils qui est venue squatter mes cuisses et qui sort les griffes quand on l'embête. Et je ne parlerais pas à mes enfants de ce que j'ai vu ce soir. Ils me penseraient fou. Je ferais juste en sorte de leur cacher tout ça.

Il montre son ventre, où les preuves de son incompétence s'affichent. Un mensonge de plus ou de moins. Il a l'impression de passer sa vie à protéger ses enfants en leur dissimulant des choses. Pas aussi bon dans son rôle de père qu'il ne l'aimerait. Il étouffe un bâillement, les émotions fortes qui ont traversé cette soirée, le choc, le fait de découvrir tout un monde qu'il n'imaginait être que légende. Tout cela est en train de laisser place à l'épuisement.

-Je suis surpris. Je pensais que j'avais été blessé plus gravement. Je ne sais pas comment tu as fait mais merci.

Il se penche au dessus de la brune, pose ses lèvres sur les siennes. Sa bière dans une main tandis que la seconde part s'enfouir dans les cheveux de la belle. Il geint quand elle s'éloigne, puis revient à la charge.








   

Codage de Liiloux





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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\    La belle et l'abruti [FT Mafdet] /I\ Contenu mature /I\  EmptyMar 13 Aoû - 23:29

La belle et l'abruti
Mafdet
ft.
Dick

Des farouches guerriers mis à genoux par des émotions, j’en ai croisé plus que mon lot. Impression de déjà vu, de vu et revu. J’étais, on peut le dire blasée de la vie, car pour moi tout était éternel recommencement, la vie est une roue qui tourne, une roue sur un axe fixe. Cette scène, du grand costaud qui verse des larmes, de honte, de désarrois, de dépit, je l’ai vu des centaines de fois, la suite est connue soit le héros repart, endurci, soit il termine de s’écrouler et disparaît du monde.

Dick semble plus appartenir à la première catégorie, le genre à se relever tant que le corps tient, tant qu’un but le fait tenir… ses enfants. Ses mômes sont sa force, mais aussi son talon d’Achille. Blasée, je devrais l’être. Seulement, maintenant, je joue sur la même échelle de temps que la belle carcasse écroulée à côté de moi. Je ne verrais plus la roue revenir à son point de départ pour poursuivre encore et encore. Il est plus que temps que je profite du temps qu’il me reste.

-Sentinelle. C'est comme un gardien. Un peu comme un flic ?
- C’est exactement ça, à la nuance prête qu’il n’y a pas de notion de bien ni de mal. Seule la préservation de l’équilibre de la vie prime. Mais, je n'ai plus ce rôle, ni les pouvoirs qui vont avec comme l'immortalité...

Les émotions de Richard ont changé. Rassuré sur quelques points, il s’émerveille de ce que je lui ai appris, bouge sa carcasse un peu trop vite. Je devine la douleur qui fuse à sa grimace. Je viens à la rescousse, mais le mâle aguerri ne veut pas de mon aide. Il m’explique brièvement son parcours. La fougue de la jeunesse, la tempérance de la paternité, mais le naturel qui revient au galop quand ce à quoi il tient est en danger.

- Tu es plus forte que moi, mais ça ne m'empêcherais pas de me mettre entre une balle et toi si l'instant l'exigeait.
- J’ai plus de chance de me remettre d’une balle que toi.

… sauf si elle m’arrive en pleine tête ou en plein cœur. Le surnaturel a ses limites… pour l’équilibre, pour la répartition des chances. La voix de Richard s’est faite plus grave, plus lente. Il est sérieux et n’en démordra pas. C’est dans ses gènes, je le sais capable d’impulsions folles, voire suicidaires. Seulement, j’aimerais qu’il réserve ce genre d’acte pour ses enfants et non pour moi. En l’écoutant argumenter, je comprends une nouvelle chose. L’accepter dans ma vie implique de ma part un lâcher-prise, de ne plus tout contrôler.

-Je suis désolé si je t'ai fait peur la dernière fois.

Je mets quelques secondes pour resituer de quoi il parle, et je me souviens de son invitation, ses enfants et tout le tralala. Pour être honnête, cela me fait un peu peur, devoir composer avec ces gamins qui ne sont pas les miens. Ian Hale, je l’ai vu naître et je l’ai habitué dès ses premiers jours à ma personnalité. J’admets que lorsque l’on m’en confie la garde, je ne trouve pas cela comme un fardeau. Au contraire, je m’éclate bien avec le chiot. Mais Troy, Joanie … Ils sont humains. Troy peut être encore façonnable, mais sa sœur a déjà établi son référentiel dans les relations humaines. Je crains d’apparaître à ses yeux comme la fée Carabosse quand elle m’aura suffisamment côtoyé en dehors du lycée. Richard me sort de mes pensées.

-Je ne cherche pas une maman pour mes enfants. Ni eux ni moi ne cherchons ça. Sinon j'aurais essayé de me recaser quand mon ex-femme est partie. Joanie sait que je t'ai vu en dehors du lycée. Elle est tombée sur ma messagerie.

Je lève un sourcil étonné. La gamine n’a pas changé d’attitude envers moi depuis que j’avais convoqué son père. Me tromperais-je en pensant qu’elle est déjà figée dans ses convictions. Serait-elle plus ouverte qu’elle ne le laisse penser ? La rouquine a un tempérament de feu. J’ai vu le caïd du lycée, Therence, lui tourner autour. La Miss ne s’était pas laissée démontée par le numéro du faux loubard. Entre femmes indépendantes, il y a moyen que l’on s’entende et que je lui montre quelques prises de self défense qui mettent un homme à genoux en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

-Troy ne le sait pas. Sauf si sa sœur lui en a parlé. C'est un gamin turbulent et assez fatigant certains jours. Si un jour tu veux passer à l'appart tu t'en rendras vite compte par toi-même. Mais je ne veux pas te forcer la main. J'aime ton caractère. Une femme forte et pleine de ressources. La boule de poils qui est venue squatter mes cuisses et qui sort les griffes quand on l'embête. Et je ne parlerais pas à mes enfants de ce que j'ai vu ce soir. Ils me penseraient fou. Je ferais juste en sorte de leur cacher tout ça.

Je souris à la façon dont il a me présenter sa famille. Il ne cache pas son môme fatiguant.

- Je garde parfois le fils de mon ancienne alpha. Bien plus jeune que Troy, mais pas moins sans ressource. Il me tire parfois les poils quand je le balade à dos de panthère. Tu sais, même sans connaître ma nature, les gens la ressentent tout de même sans pouvoir définir ce qu’ils perçoivent. Et sans terroriser ton môme, je dois être capable de le calmer si je le trouve trop fatigant.

Je suis un félin, je sais émettre des basses fréquences à la limite de l’audible qui apaise. Le fameux ronron thérapie. Dick sourit, me rappelle qu’il avait apprécié ma présence sur ses genoux au poste de police.

Son corps commence à lâcher de fatigue. Il bâille, s’étire. Il est temps qu’il dorme. Il s’étonne de la cicatrisation avancée de ses blessures, me remercie encore et m’embrasse. Sa spontanéité me charme. Sur ce point, il se moque de l’aura que je dégage, de ma force et de mon histoire. Il fait ce que son cœur lui dicte. Je crois que cette inconscience naïve me plaît beaucoup. Il ne joue pas, ne triche pas, et cela sans pudeur. C’est si rare dans un monde où chacun tente de paraître meilleur qu’il ne l’est.

Je le taquine en m’éloignant, nous terminons notre bière lentement. Quand je reviens de la cuisine, où j’ai posé les bouteilles, je retrouve Richard endormi. Sans le réveiller, je le réinstalle plus confortablement pour lui éviter un torticolis et me glisse à ses côtés pour une courte nuit.

*


Richard est revenu trois fois me câliner et m’embrasser avant de rentrer dans sa voiture et rentrer au poste de police pour poser sa voiture de patrouille, faire un rapport bidon et rentrer chez lui pour être présent au réveil de son fils. J’ai refermé la porte avec un sourire. Richard ne réalise pas qu’il vient de dompter un fauve. Je file dans la chambre laboratoire et range le fatras mis la veille. Le maillot de corps de Dick traîne au sol, taché de son sang et de sueur. Je le ramasse et le colle sous mon nez. Je m’imprègne de son odeur. Le vêtement est déchiré, hors d’usage. Pourtant je ne le jette pas et le range dans une boîte sur l’étagère. J’espère ne pas en avoir besoin un jour, ne pas avoir besoin de me souvenir de l’odeur de son sang pour le chercher. La maison rangée, je m’accorde une sieste qui me mène au milieu de l’après-midi. Je termine cette journée en m’invitant au manoir Hale pour m’amuser avec Ian et agacer du Hale.



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