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 Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)

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Amance Jouve

Amance Jouve

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MessageSujet: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyLun 3 Juin - 14:04



Un Shakespearien au pays de Molière
Willem & Amance


-Oui... Je sais... Mais... Non, mais... Maman!

Ma voix résonne dans le salon désert. Jared relève la tête de son panier, baille et s’étire avant de se nicher de plus belle. 20 minutes que je suis au téléphone avec ma mère et je n’ai pas pu placer plus de deux mots consécutifs. Je soupire longuement alors que ma mère m’explique à quel point la distance est difficile à supporter. Ça l’est pour moi également depuis quelques temps, je suis de plus en plus nostalgique de mon pays, de ma famille. Après tout, je suis partit depuis presque un an... Sans revenir une seule fois. Mais entre la coloc, Will et mon travail, je n’ai pas le temps (ni même l’envie) de rentrer.

Dans l’entrée, on claque la porte, Raymonde hurle qu’elle est rentrée. A l’autre bout du film ma mère fond en larmes. Je ferme les yeux, me masse l’arrête du nez en m’asseyant dans le canapé. Je déteste entendre ma mère pleurer.

-... Tu ne seras même pas là pour les 60 ans de ton père ! Tu imagines à quel point ça lui fait mal? Tu es sa petite fille, son bébé ! Alors je sais bien qu’avec ta sœur c’est compliqué, mais pourquoi est ce que c’est ton père est moi qui en pâtissons ? On y est pour rien nous!

La voilà repartis dans une cacophonie de larme et de hoquet. Ma coloc pointe le bout de son nez dans le salon, me souris. Je lui répond de la même sorte. Elle fronce le nez, les sourcils, articule un « ça va ? » inaudible. J’ hoche la tête à l’affirmatif, lève un pouce en l’air. J’inspire profondément, change de côté mon téléphone et profite qu’elle se calme pour parler :

-Je n’ai jamais dit que je ne reviendrais pas maman. D’ailleurs, depuis que j’ai décroché, je n’ai pas pu dire quoi que ce soit. Nous rions en chœur Et je ferais en sorte d’être là pour l’anniversaire de papa...
-Vrai ?
Hoquet t-elle
-Vrai. Mais... Elle se remet à pleurer. Laisse moi finir, arrête de pleurer... Écoute. Je vais venir, mais pas seule. Je serais accompagner et pas seulement de Jared.

A l’autre bout du fil, il y a un blanc. Raymonde viens s’asseoir à mes côtés, me questionne du regard. Elle ne comprend rien au français et je vois à sa tête qu’elle s’inquiète. Je lui fais signe d’attendre en levant un doigt devant son nez. J’entend que l’on chuchote, mais je ne comprends pas ce qu’il se dit.

-Un homme?
-Non, un buffle.
on rit de nouveau ensemble. Oui, maman , un homme. Il s’appelle Willem.
-Willem...
Elle sourit en prononçant le prénom de mon loup, je peux l’entendre dans sa façon de le dire. Mon père lui marmonne quelque chose. Mais non elle est pas enceinte ! Bougre d’idiot! Ta fille nous ramène un américain à la maison...

(...)

Après deux trois précisions sur les dates, deux trois précisions sur comment s’améliorer en anglais pour ne pas que Will se sente seule quand nous discutons et aussi sur le fait que non, Jared n’irait pas au chenil avec les autres, je raccroche enfin. Ma puma me scrutent avec de grands yeux ronds:

-Tu m’expliques ?
-Je pars en France !! Avec Will! Chez mes parents !!

Le visage de la puma se ferme, elle feule puis boude. Il me faudra 3 gâteaux au chocolat et 6 bières pour qu’elle me pardonne de ne pas l’emmener à la place de mon homme.

(...)

Je chope mon homme entre deux cours, l’entraîne dans une salle de classe déserte. Je souris et viens l’embrasser quand nous sommes sûr d’être à l’abris des regards. J’aime ses petits moments volés qui n’appartiennent qu’à nous. Ses mains se glissent sur mes hanches, les miennes sur son torse. Je détache mes lèvres des siennes, me mord la lèvre inférieure:

-Je dois te parler d’un truc important.
-... T’es enceinte?

Je lui donne une tape sur les pectoraux.

-Mais non! Non. Qu’est ce que vous avez tous avec ça ?! Je ne suis pas enceinte! Non, je dois te parler d’autre chose.

Son nez se fronce, il m’accorde son attention.

-Je retourne en France le mois prochain.

J’ai l’impression de l’avoir assassiné, poignardé en plein cœur. Sa tête viens de passer de l’attention à la déception. Je reprend avant qu’il ne se fasse de fausses idées :

-Juste pour 10 jours... Et j’aimerais que tu m’y accompagnes. Pour rencontrer mes parents.

Je n’arrive pas à définir la tête qu’il me fait en ce moment même. C’est de la joie? Ou de la crainte? Est ce qu’il tente d’imiter un personnage de Tex Avery?
Il me scrute de ses grands yeux émeraude.

-C’est pas une blague Will.

J’ai ressentis le besoin de le préciser, je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce qu’il fait une tête bizarre. Dans le couloir, la sonnerie de reprise de cours retentit. Je pose un dernier baiser sur le coin de ses lèvres :

-Écoute, j’ai acheté deux billets. J’ai besoin de savoir si tu viens avec moi avant lundi, c’est le dernier délais si je veux me faire rembourser. Ça te laisse 6 jours pour y réfléchir... Mais... J’aimerais vraiment que tu viennes avec moi. C’est important pour moi...

Je lui offre un petit sourire, me détache de lui et file en cours. Si il me dit non... Je ne sais pas trop si j’arriverais à partir sans lui.

(...)

-Emmener bébé ...?

Il replonge le nez dans le moteur de l’impala. Je le regarde faire en soupirant. Will et ses idées bizarre...

-Tu te doutes bien que c’est pas possible, Will ?

Je ris gentiment alors qu’il me sort toutes les théories possible sur le pourquoi il doit l’emmener en France. Je croise les bras et secoue la tête. Il faut que je trouve un moyen de le convaincre de ne pas emmener l’impala. Ça nous coûterais une fortune, et je crois qu’il ne se rend pas compte que sa voiture pourrait ne jamais arrivé à destination. Nous devons décoller dans trois jours, ma valise n’est pas finis et je gère chaque jour un gros chat persuader qu’en se pliant un peu elle rentrera dans la valise. Je réfléchis et trouve peut-être la solution : la France va abîmer bébé. Je fais une moue vaincue et m’approche pour m’appuyer sur le capot de la voiture, penché à la même hauteur que lui :

-Tu sais qu’en France les routes sont beaucoup, beaucoup plus étroites qu’ici? Tu imagines un peu? Bébé qui se raccroche au trottoir? Le bas de caisse rayé ? Pire encore, une voiture qui arrive en face, qui ne fais pas attention et qui lui arrache un rétro ! Ou qui la raye sur tout le flanc ! Bébé serait défigurée à jamais...

J’hoche la tête lentement sous son regard médusé. Je soupire, vaincue.

-Enfin, après c’est ta voiture mon chéri... Tu fais ce que tu veux, après tout.

Je me redresse et hausse les épaules. Je crois que j’ai réussi à l’effrayer sur le danger des routes françaises. D’un autre côté, je n’ai pas tord, les routes sont beaucoup moins larges en France qu’aux USA. En même temps, nos voitures n’ont pas le même gabarit. Il n’en reste pas moins que j’ai réussi mon coup. Bébé restera a l’abris sous sa couverture à Beacon Hills tandis que nous serons dans le Gevaudan.

(...)
« L’avion à destination de Limoges, France, décollera à 17h45. Les passagers sont prié de se rendre porte 6... »

-C’est le notre.

Je suis angoissée. Je tripote nerveusement mon billet d’avion. C’est Mady qui nous a conduit à l’aéroport. Jared à été pris en charge, ainsi que nos bagages . J’aurais aimé que mon chien soit avec nous dans l’avion, je déteste le droguer pour qu’il reste tranquille en soute. Et ma mère qui me harcèle de messages, de questions sur Will, de savoir quand on arrivait... La main de Will viens serrer la mienne. Je me tourne vers lui, enlace mes doigts aux siens avant de me laisser aller dans ses bras. Il a le don de savoir m’apaiser juste avec un câlin. Pourtant ça serait plutôt à moi de l’apaiser, il n’a jamais pris l’avion, n’a jamais quitté sa famille. Je passe mes bras autour de son cou et viens l’embrasser:

-Ça va aller...

Je ne sais pas qui j’essaye de convaincre le plus, lui ou moi. Je lui vole un dernier baiser, me recoiffe rapidement pour me donner un peu de contenance et avance main dans la main vers la porte d’embarquement avec mon homme.

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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyDim 9 Juin - 13:35





Feat :
Amance


, Mais j’expire un Shakespear très français


Martin Lydia, très bon devoir comme d’habitude. Garnet Therence… Moins deux points pour les « ajouts » inconvenants sur les schémas de reproduction des paramécies. J’admets qu’il y a de l’idée, mais je ne peux pas laisser passer. Pour un pénis et une paire de seins, il rate un seize sur vingt. O’Brien Caracole, écriture appliquée et… Le parfum d’Amance me fait lever le nez. D’un geste du regard, elle m’invite à la suivre. Les demandes de ma Française sont des ordres. Je range ma pile de copie dans mon casier et la suis jusqu’à une salle de classe inoccupée. Tels deux aimants, nous nous soudons l’un à l’autre dans un baiser possessif. Je n’ai jamais vécu cela avant elle. J’ai fait plusieurs belles rencontres, mais rien qui n’ait dépassé les six mois ni que ce soit imaginé pour durer. Alors qu’aujourd’hui, perdre Amance reviendrait à m’arracher un morceau de mon cœur. Je l’avais trouvée jolie quand elle est arrivée, puis complètement abasourdi d’être l’homme qui l’intéresse, et enfin drogué à ses sourires et espiègleries.

- Je dois te parler d’un truc important.
-... T’es enceinte?

Je me remémore chaque fois qu’on l’a fait. Pense au week-end à la neige où nous nous étions un peu emportés.

- Mais non! Non. Qu’est-ce que vous avez tous avec ça ?! Je ne suis pas enceinte! Non, je dois te parler d’autre chose.

« Tous », c’est qui les autres sous-entendus dans ce « tous » ? Andy ? Je lui prête mon attention, in peu anxieux sur ce qu’elle va m’annoncer.

- Je retourne en France le mois prochain.

Partir… Elle va partir ! Mon cœur se serre, à moins que ce soit mon ventre qui se tort, ou mes fesses qui se crispent, ma rate qui se déboîte, mon foie qui explose, mes…

- Juste pour 10 jours...

Fiou… Elle ne pouvait pas commencer par-là ?
-  Et j’aimerais que tu m’y accompagnes. Pour rencontrer mes parents.

Youppie, je vais voyager et aller en France !

-  Pour rencontrer mes parents.

… Et me prendre du plomb dans les fesses par beau-papa. Ça fait mal, j’ai déjà testé… Puis je me souviens qu’en France les armes ne sont pas en vente libre.

- C’est pas une blague Will.

Elle fait bien de préciser. Car cela me semble si… enfin tant… que j’ai du mal à réaliser le…

DRINGGGG

- Écoute, j’ai acheté deux billets. J’ai besoin de savoir si tu viens avec moi avant lundi, c’est le dernier délai si je veux me faire rembourser. Ça te laisse 6 jours pour y réfléchir... Mais... J’aimerais vraiment que tu viennes avec moi. C’est important pour moi...
-  Je…

Pressé par le début des cours, je n’ai pas le temps de réagir. Amance me sourit et file dans le couloir. Je regagne ma classe dans un état second.

(…)

-  Mady ! Je n’ai jamais plu aux papas des filles que j’ai…
- Ce n’est pas pareil cette fois Will. C’est sérieux, non ?
-  Mais si je ne plais pas à ses parents ?
- Il est évident que cela serait mieux que tu leur conviennes comme gendre. Mais prends les choses par leur commencement : Amance va te présenter. C’est elle qui ta choisit, pas sa famille. Et je ne vois pas pourquoi tu n’arriverais pas à te faire apprécier d’eux.

(…)

Depuis que j’ai accepté ce voyage, je ne tiens plus en place. Traverser l’océan ! Je n’ai jamais pris l’avion, toujours préférer la voiture, même pour faire mille kilomètres. Je n’aime pas l’idée qu’un autre conduise à ma place. Que dire de poser mes fesses dans un appareil qui va quitter le plancher des bisons ? J’ai la trouille. Je calme mon angoisse en caressant les vis patinées de Baby.

Je viens de demander à Amance si on ne pouvait pas l’emmener. Je crois que si je savais que je pourrais la conduire là-bas, cela me permettrait d’être plus serein pendant le vol. Mais Amance me peint un tableau cauchemardesque : des routes étroites, des trottoirs traîtres, des rayures des mutilations des… Mon regard alterne entre Amance et Baby. Je grommelle qu’elle ne va pas laisser Jared sous une bâche pendant dix jours. Mady nous interrompt pour nous avertir que le repas est prêt.

(…)

J’ai cru qu’Amance allait passer le voyage dans la cage de Jared avec son chien. J’ai usé de mon aura pour rassurer l’animal. En vrai, Jared et moi nous nous sommes rassurés mutuellement. Dans son langage, il me demande de prendre soin d’elle. Je me focalise sur cette mission. Cela m’empêche de penser que l’on va survoler l’eau à plus de dix mille kilomètres, que je m’éloigne comme jamais de ma meute. Je sais que Keanus et Mady vont gérer, mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter. Ils vont terriblement me manquer. C’est là que je réalise qu’Amance n’a pas revu sa famille depuis plus d’un an. Je serre doucement ses doigts pour la rassurer.

Direction la porte d’embarquement. Tout cela est nouveau pour moi, mes sens sont en alerte. Je ne suis pas le seul à être stressé. D’autres voyageurs tentent de cacher leurs troubles, mais c’est évident que beaucoup n’ont pas envie de monter dans une boîte de métal volante. J’oublie un instant mon stress avec le sourire des hôtesses. Chinions impeccables, maquillages parfaits,  uniformes qui mettent leurs courbes en valeur avec classe, regard noir d’Amance.

-  Euh quels numéros de siège déjà ?

Je dois admettre que les autres passagers semblent être habitués. Ils s’installent avec des gestes assurés. Je tente de faire pareil, soulève avec une facilité peu ordinaire la valise de cabine d’Amance pour la coller dans le coffre au-dessus de notre tête et m’installe à côté d’elle. Je boucle ma ceinture, vérifie que celle d’Amance est bien verrouillée, ressers un peu sa sangle, mais elle proteste que c’est trop serré.

(…)

Je serre les accoudoirs pendant que l’avion cahote sur la piste les moteurs à plein régime. Si nos vies n’étaient pas en jeu au bout de la piste, je me plairais à écouter cette musique mécanique. Puis tout s’arrêta. Nous ne touchons plus le sol. Je me redresse sur mon fauteuil, fais un sourire à Amance, fais le malin.

(…)

Le repas ressemble à de la dînette ou à Tetris, au choix. C’est bon, mais bien insuffisant en quantité. Le vol se passe lentement. Les hôtesses nous occupent avec des collations, des morceaux de trucs indéfinissables enveloppés dans du cellophane.

(…)

Atterrissage à Paris, accoudoirs broyés. On va tous mourir, c’est certain. Puis non, le pilote va faire un créneau près d’un tentacule géant. Quand nous sortons de l’appareil, j’aperçois le poste de pilotage. J’ai envie de m’incruster de poster des questions, mais cela s’impatiente dans mon dos.

À nouveau les couloirs interminables, la course pour attraper notre correspondance sur un vol intérieur. Stress d’Amance pour Jared, les bagages.

L’avion est plus petit, l’hôtesse aussi. Il reste des sièges vides, dehors le temps est gris nous empêchant de voir la capitale au décollage. Amusé, je regarde en bas quand les nuages me le permettent enfin. Le sol est quadrillé de mini parcelles. Rien à voir avec l’Amérique. Je fais part de mon impression à Amance.

-  Les tracteurs de chez nous laboureraient un de vos champs en deux passes.

Atterrissage, encore. Je laisse les accoudoirs tranquilles. L’aéroport est petit, ça parle français partout. Même le douanier a un anglais incompréhensible. Ultime délivrance, le tapis des bagages qui se transforme en cauchemar quand tous les bagages sont sortis sauf les nôtres. Je questionne autour de moi, mais personne ne comprend ce que je dis. C’est un lointain aboiement que je suis le seul à entendre qui met fin à ce calvaire.

-  J’entends Jared. Suis-moi.

Les retrouvailles durent quelques minutes. Jared a copieusement léché le visage d’Amance. Elle rayonne de joie et de soulagement. Elle s’occupe de tenir le chien qui tire sur sa laisse, pressé de sortir pendant que je tire tous nos bagages. Enfin nous sortons de la zone restreinte, plein de gens nous regardent. Ils attendent tous quelqu’un. D’un coup Amance trépigne de joie, elle fait un signe de la main, Jared aboie. Je cherche du regard qui elle a retrouvé. Normalement on doit venir nous chercher.



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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.


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Amance Jouve

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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyMer 24 Juil - 22:19



Un Shakespearien au pays de Molière
Willem & Amance


On embarque. J’ai du ronger la totalité de mes ongles. Je me tourne vers Will dans l’espoir d’y trouver du réconfort... Il mate les hôtesses de l’air ou c’est moi qui me fait des idées? Je l’assassine du regard. Est ce que je mate les hommes devant lui moi? Non. Je le fais quand il n’est pas là... Ou presque.

-Euh quels numéros de siège déjà ?

Je ne réponds pas, mon silence en dit beaucoup trop. Je suis jalouse au possible, j’ai horreur de ça. On trouve nos places. Je le laisse côté hublot, attache ma ceinture. Will semble vouloir m’étouffer en resserrant cette dernière. Il a peur que je m’envole au décollage, c’est ça ?? Je grommelle, gigote et desserre avant d’avoir les ovaires en confiture.

(...)

On atterris à Paris. Le temps est absolument pourris, gris et brumeux. Ce qui en soit n’est pas étonnant. De grosses marques de griffes ornent les accoudoirs, on a l’impression qu’un tigre a voulu y faire ses griffes. Je ne sais même pas comment expliquer ça aux hôtesses. Nous descendons rapidement, courons dans les couloirs, main dans la main, pour attraper le prochain vol qui nous amènera cette fois à Limoges. J’espère qu’ils n’ont pas oublier mon chien et nos valises dans l’avion. Si je n’ai pas Jared... Je n’ose pas y penser.

Nouvel avion. Ma valise de cabine est rangé tout aussi facilement que la première fois. Dedans j’ai mis quelques affaires à Will et moi au cas où nos valises n’arriveraient pas à bon port. Comme quand je suis arrivé en Amérique. Que j’ai du m’acheter une garde robe complète pour 1 mois et demi à cause d’une valise perdu. Je me vois bien faire les boutiques avec Will pour lui racheter des caleçons. L’idée de le voir essayer dans une cabine d’essayage n’est pas pour me déplaire. Je finis par avoir espoir que sa valise se perde.

L’avion décolle de nouveau. Will est beaucoup plus cool que lors du premier décollage. Je pose ma main sur la sienne, nos doigts s’entrelacent. Je ne sais toujours pas quoi faire pour le remercier d’avoir accepté de partir avec moi. Je me rend bien compte de ce que je lui ai demandé, quitté sa famille, loin de tout repères... Loin de sa meute. Je me pince les lèvres, perdue dans mes pensées:

-Les tracteurs de chez nous laboureraient un de vos champs en deux passes.

Je ris gentiment. Il n’a pas tord. Notre pays est bien plus petit que le siens. Mais il est gorgé d’histoire, de gastronomie, de paysage incroyable... C’est la beauté de la France. C’est la beauté de Ma France. Je souris de plus belle quand Will me regarde bizarrement tandis que je chantonne l’air de Douce France de Charles Trenet.

(...)

Pas nos bagages. Pas de Jared. Surtout pas de Jared. Je commence à paniquer, mon regard s’embue. Ils ont perdu mon chien putain !!! Je cours vers un responsable, lui demande où sont descendu les animaux, que mon chien est forcément arrivé ici. Je vais même jusqu’à décrire Jared et ses mimiques, il s’excuse et me dit qu’il n’en sait rien, qu’il peut demander à un de ses collègues...

-J’entend Jared.
-Quoi?

Je me tourne vers mon loup, essuie les larmes qui menacent de sortir. Comment il fait pour l’entendre dans ce brouhaha ?

-Suis moi.

Je ne cherche pas à comprendre, le laisse m’entraîner à sa suite. Enfin la caisse de mon chien, sur un chariot avec une hôtesse qui semble un peu perdu. Je la remercie, remercie Will et fait sortir mon chien de sa cage. Il se rue sur moi en pioulant de joie, jappants et couinant tout en me léchant les joues et le nez. Je sers mon chien dans mes bras, l’use de caresse. J’ai bien cru que je ne le reverrais jamais.

(...)

Jared en laisse, c’est toute une histoire. Lui qui a l’habitude de la liberté, dans un aéroport c’est autre chose. Will tire nos valises à sa suite, valise qui ont atterris au bonne endroit mais pas sur la bonne ligne. J’arrive pas à croire qu’il est ici avec moi. On passe les douane, sortons dans le hall d’arrivé. Puis un visage connue, une crinière brune et bouclée. Un sourire qui illumine le visage de ma mère. Un petit signe de la main, je trépigne de joie. La laisse de Jared m’échappe il cours pour la rejoindre et je suis en trottinant. Elle m’ouvre grand les bras, je fais de même pour un énorme câlin.

-Ma petite fille...

Je ris alors qu’elle se met à pleurer. Ma mère et ses émotions... Je me détache lentement, claque deux énormes baisers sur chacune de ses joues. Elle me ruine d’embrassade, ses lèvres s’écrasant tour à tour sur mon front, mon nez, mes joues . Je réussis à m’extirper de ses bras, regarde si mon père est là... Ma mère intercepte mon regard :

-Il devait amener Odie chez le vétérinaire. Elle a mise bas cette nuit et ça ne c’est pas très bien passé.

J’hoche la tête, légèrement déçue ... Mais bon ce n’est pas sa faute. J’inspire profondément, me tourne vers Will.

-Will, voici ma mère, Anne-Marie Jouve. Maman, voici Willem Shepherd... Mon ... homme.

J’ai faillis dire mon loup. Ma mère regarde Willem de la tête aux pieds, m’offre un petit sourire en coin. Je pique un fard. Elle s’approche de Willem et l’enlace avant de lui faire la bise . Je me mord le poing. J’aurais peut-être dû expliquer à Willem l’histoire de la bise pour se dire bonjour. Quoi qu’Aless lui a peut-être expliqué... Je l’espère en tous cas. Ma mère sors son plus bel anglais pour l’événement:

-Bienvenue en France! Je suis enchantée de vous rencontrer, William.
-Willem.
-Willem, pardon.

Je me tape le front. Ma mère et ses bourdes... Je laisse Will lui répondre, puis nous partons direction la maison.

(...)

Je regarde ma mère et Will à l’avant. Elle le bombarde de questions en tout genre tout en conduisant, question auquel j’ai déjà répondu au téléphone mais qu’elle se fait un plaisir de reposer à mon loup. J’observe mon homme quand il lui répond, il ne semble pas mal à l’aise, à moins que ça ne soit qu’une façade. Jared profite de la route pour se rattraper en câlin, la tête sur mes jambes, il ronfle paisiblement alors que mes doigts se perdent dans l’épais pelage de son cou.

Mes yeux se perdent sur l’horizon, sur les paysages de mon pays. Je reconnais sans reconnaître, ça me parait tellement... Lointain. La dernière fois que j’ai vu ce paysage, c’était en sens inverse, mêler de larmes, d’angoisse et de déshonneur. L’image d’Adam s’impose dans mon esprit. Si au début de notre séparation il m’avait profondément manqué, je me rend compte que le souvenir de l’avoir quitté n’est plus aussi douloureux. J’ai pu rencontré Will grâce à ça... Et je n’aurais pu rêver d’homme plu merveilleux. Il est parfois un peu ailleurs, mais je l’aime pour ce qu’il est . Il est intelligent, fort, marrant, un peu pervers, beau, aimant, romantique à sa façon... Mais j’aime ça. Je l’aime, lui.

 « Je me vois bien à tes côtés dans cinquante ans... »

Je souris tendrement , les yeux dans le vague. Il m’a dit cela pendant notre week-end... Même après une cuite qui a fait de moi une petite peste d’après ce que j’ai pu comprendre... C’est qu’il m’aime, non ?

-Nous y voilà !

Le ton enjoué de ma mère me tire de ma rêverie. La bâtisse de ma famille se dresse fièrement au milieu des terres environnantes, corps de ferme tout en pierre aux abords de la forêt. J’inspire profondément, souris. Des tas de souvenirs d’enfance m’envahissent.

Ma mère se gare dans la cour principale. Tout est toujours aussi fleuris, les aboiements des chiens de mon père nous accueillant. Nous descendons de la voiture, je laisse Jared retrouvé ses marques. Je viens glisser ma main dans celle de mon homme, mes doigts se faufilant entre les siens. Je laisse ma mère s’éloigner, me colle contre Will:

-Merci.

Nos regards se croisent, je me hisse sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser tendre avant de reprendre :

-Merci d’être venue avec moi... Je suis tellement heureuse de te faire connaître mon monde! Tu n’as même pas idée de combien ça me fait plaisir, combien tu me rends heureuse... Et désolé pour l’interrogatoire de ma mère.

Je souris, m’apprête à l’embrasser de nouveau quand une voiture débarque. Je reconnais mon père au volant, je souris de toute mes dents alors qu’il descend de voiture:

-Tu ne viens même pas embrasser ton père ?

Il ne prend pas la peine de parler Anglais, je sais qu’il le fait exprès pour emmerder Will. Je soupire, sourit et entraîne Will à la suite pour aller prendre mon père dans mes bras, relâchant la main de mon homme au dernier moment. Je respire à plein poumon le parfum de mon père, me retiens de pleurer. Je me rends compte à quel point il m’a manqué à ce moment même :

-Bonjour papa...
-Tu aurais pu me ramener autre chose qu’un ours... Tu nous as parler d’un professeur de SVT, pas d’un body builder.

Je ris gentiment, il m’embrasse la tempe en souriant :

-Bonjour, ma fille.

Cette fois il a parler anglais. Et il a insisté sur le ma. Ça commence bien. Je le relâche et présente mon homme :

-Papa, je te présente Willem. Willem, mon père, Pierre.

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyMer 7 Aoû - 18:44





Feat :
Amance


Mais j’expire un Shakespear très français


Le cœur d’Amance s’emballe en même temps que celui de Jared. Les voilà qu’ils s’échappent devant moi. Je suis avec nos bagages sans trop bousculer de monde. La femme qui serre ma compagne a le même visage qu’elle. L’émotion la déborde, les embrassades sont chaleureuses et humides. J’attends sagement derrière Amance que l’on me présence. Ma Française préférée tend le cou, cherche une autre personne. La discussion se fait en français, mais avec les mots que je reconnais et le fait qu’Amance espérait que son père soit là, je devine qui est le grand absent.

- Will, voici ma mère, Anne-Marie Jouve. Maman, voici Willem Shepherd... Mon ... homme.
- Bienvenue en France! Je suis enchantée de vous rencontrer, William.
- Willem.
- Willem, pardon.

- Enchanté jolie maman.

Sourire amusé des deux femmes. Est-ce ma prononciation ?

(…)

Je suis monté à l’avant de la voiture. Amance et Jared sont coincés derrière avec les bagages dans la mini voiture de sa maman. Amance affirme que c’est une voiture spacieuse. Elle rentre dans le coffre de baby... Anne-Marie me pose un tas de questions en anglais avec un fort joli accent. Je lui réponds. Elle connaît les réponses et semble plus vérifier que ce que je dis corrobore à ce qu’Amance a pu lui raconter sur moi.

La conversation se tarit toute seule, je me perds dans la contemplation du paysage. J’ai une sensation d’oppression et d’enfermement. Il n’y a pas de grandes vallées sans habitation comme aux États-Unis. Il y a des bâtiments à chaque tournant. Nous sommes dans une région de France pourtant réputée pour être peu dense en habitants, j’ai l’impression que c’est surpeuplé. Il suffit de faire cent mètres pour être chez son voisin, parfois moins. Rien à voir avec les campagnes des grandes plaines, larges et vastes.

-Nous y voilà !

Admiratif, je regarde la ferme qui se dresse devant mes yeux. Le bâtiment typé est très ancien, presque médiéval pour l'Américain que je suis. Nous n’avons pas de ce type de construction sur le « nouveau continent », ou alors des contrefaçons de richards très laides. C’est le château de ma princesse. Je suis impressionné. J’ai honte un moment de ma propre maison qui tient plus de la maison d’Amityville que d’une demeure où on élève sa famille. Ici, tout paraît authentique, chaque pierre semble raconter une histoire. Je me sens intimidé, moi le nomade, comme dans la peau d’un vagabond. Une image pleine de connotations négatives.

Quand nous sortons de voiture, Amance se glisse à mes côtés et me remercie d’être venu avec elle. Ses mots, son baiser, les étoiles qui brillent dans son regard font s’envoler mes doutes. L’important est ce qu’elle pense de moi et non l’avis des gens qui habitent ici. Leur plaire est tout de même ma volonté.

Une voiture un peu plus grande que celle d’Anne-Marie arrive. L’homme qui en sort doit être le père d’Amance. Il parle en français, je reconnais le mot père. Amance soupire et m’entraîne avec elle pour me lâcher à la dernière minute et enlacer son paternel. Une manière de lui rappeler qu’elle n’est pas venue seule.

- Bonjour papa...
- Tu aurais pu me ramener autre chose qu’un ours... Tu nous as parlé d’un professeur de SVT, pas d’un body-builder.


« Body-builder » le seul mot que j’ai compris. Pierre Jouve flatte mon anatomie. Je redresse les épaules et bombe le torse. En effet, je suis en mesure de protéger sa fille. Puis Amance semble contente de ce qu’il dit. Soudain, une odeur m’intrigue, celle du sang et de la sueur. Pas ceux de Pierre, mais d’un animal. Une chienne. Je me laisse imprégner de l’ambiance de la ferme. Jared renifle partout et semble vouloir rejoindre ses congénères certainement bloqués dans un chenil en l’absence des propriétaires de la ferme. Je connais la tradition de la famille et la place importante des chiens. Je ne les vois pas, mais je sais qu’ils ont senti ma présence. J’avale ma salive un peu inquiet. J’espère qu’ils ne sont pas entraînés à traquer les loups, sinon, il va y avoir de l’agitation.

- Bonjour, ma fille.

L’appui sur le possessif ne m’échappe pas. Je réplique en passant mon bras autour des épaules d’Amance. Si tu savais où je colle mes paluches Pierre : dans un endroit où tu n’as et n’auras jamais accès.

- Papa, je te présente Willem. Willem, mon père, Pierre.

- Bonjour monsieur. Enchanté de faire votre connaissance et merci de m’accepter dans votre demeure.


Suit une poignée de main qui se veut écrasante du côté paternel. Même pas mal !  Des aboiements nous parviennent à nouveau. Autant affronter l’éventuel problème tout de suite. Je crois qu’il est important que les chiens me voient, car ils ont senti mon aura et qu’Amance et Jared m’introduisent avant que la meute ne panique.

- Vos chiens semblent nerveux. Une naissance difficile ?

Devant l’air étonné des parents d’Amance je précise que je m’y connais un peu dans les significations des cris des animaux pour avoir vécu dans la nature quand j’étais enfant. Jared revient de son exploration, colle sa truffe dans l’entrejambes d’Amance, puis dans ma paume comme s’il tentait d’y faire un trou. Je capte le regard attentif de Pierre sur le chien de sa fille. Je sais le symbole qu’il représente. Je profite donc de l’occasion que m’offre mon ami à quatre pattes et m’accroupis pour l’enlacer. Jared est content de me refaire une toilette ne montrant aucune crainte à mon égard ni de retenue.

- J’ai dû demander son autorisation pour avoir une date avec votre fille !

Cela fait sourire les femmes présentes, le patriarche quant à lui hoche lentement la tête. S’il savait que j’ai aussi câliné la bête du Gévaudan d’un peu trop près, je ne sais pas quelle expression il prendrait. Nous sommes enfin invités à passer le pas de porte. Cela commence à grogner fort côté chenil. Je regarde Amance avec un regard explicite.

- Il faudrait peut-être leur montrer Jared pour qu’ils arrêtent de s’inquiéter….

C’est injuste de coller le stress des chiens sur le dos du compagnon d’Amance, mais nous ne pouvons décemment pas dire à ses parents que je suis le vrai faux danger qui justifie la présence des canidés dans cette famille depuis des générations.

Le loup vient d’entrer dans la bergerie.

De toute façon c’est le petit Chaperon rouge le vilain de l’histoire. Il est sadique et sanguinaire.


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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.


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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyJeu 8 Aoû - 12:24



Un Shakespearien au pays de Molière
Willem & Amance


-Bonjour monsieur. Enchanté de faire votre connaissance et merci de m’accepter dans votre demeure.

La main de Will vient s’écraser dans celle de mon père, qui le toise sans sourciller. L’amabilité légendaire de mon père. De l’autre côté, mon loup se montre sous son jour le plus doux, avec un sourire qui me ferais bavé dans d’autres circonstances. Il n’a pas besoin de me serrer contre lui, je le fais naturellement. Les mains se détachent, mon père lâche froidement :

-Vous connaissez l’adage, ce que femme veut...

Dieu veut. J’ai faillis finir sa phrase à haute voix. C’est ce qu’il dit toujours quand il est en désaccord avec ma mère sur une chose à faire, mais qu’il le fait quand même. Mon père offre à mon homme un faible sourire poli et se tourne vers ma mère qui est ressorti en le voyant arrivé.

-Vos chiens semblent nerveux. Une naissance difficile ?

Je tourne le regard sur mon homme, comment sait-il...? Je vois son nez se froncer très légèrement. Il l’a sentie. Ou ressentis. C’est vrai qu’il arrive à savoir tout cela. De l’autre côté, les chiens hurlent à qui mieux mieux tandis que Will s’explique auprès de mes parents. Jared revient vers nous, langue pendante, queue battante. Il colle sa truffe sur moi, je le repousse légèrement au vue de l’endroit où il l’a posé, avant de la coller dans la main de Will tout en poussant pour une caresse. Mon père observe mon chien faire en silence. Mon chien à été dressé pour chasser les loups. Comme le reste des chiens de ma famille. Jared qui réclame de l’attention à mon homme, pour mon père c’est une bonne chose. Je le sais... Et Will le remarque aussi. Jared en profite pour lui refaire le brushing ainsi qu’un brun de toilette avec un plaisir non feint. Will en rajoute une louche:

-J’ai dû demander son autorisation pour avoir une date avec votre fille !

Je souris, ma mère également. Je trouve ça mignon... Mon père beaucoup moins. De sa moue qui veut dire qu’il est d’accord sans l’être, il hoche simplement la tête. Son bras passe autour de la taille de ma mère qui nous annonce de son air enjoué:

-Bon, c’est pas tout ça mais le café va refroidir ! Et puis bon, si vous voulez vous reposer avant le dîner...
-C’est gentil maman. On te suis.

Nous avançons tous 4 vers la porte de la maison quand Will me stoppe dans mon élan:

-Il faudrait peut-être leur montrer Jared pour qu’ils arrêtent de s’inquiéter….

Je fronce les sourcils. De quoi parle t-il? C’est le décalage horaire qui m’empêche de comprendre? Il plonge son regard dans le miens, jette un œil de la où viennent les hurlements.

-Aahh! Euh... Oui, oui tu as raisons. On arrive. Jared, viens mon beau.

Mon chien viens au pied sans traîner, nous ouvrant même la marche.

-N’ouvre pas à Alto!

Alto. Je l’avais oublié celui là. Je jette un œil à Will pour lui faire comprendre de ne pas s’inquiéter. C’est seulement le mâle dominant...

Le chenil est dans l’arrière cour. Mon père a créer une cour bien spécifique au besoin de ses chiens.Les femelles sont séparés des mâles, avec un endroit bien spécifique pour les mères et leurs petits. Lorsque l’on arrive aux grilles, plusieurs chien reculent, d’autres se jettent contre en grognant. Je jette un œil à Willem:

-Je ne t’ai jamais dit quel race élevaient mes parents... Et je ne sais pas si tu la connais. Elle est très anciennes. Ce sont des lévriers Irlandais. Aussi appeler Irish Wolfhound...

Je me pince les lèvres. Tout est dit dans le nom de la race. Chasseur de loups. Je laisse Will faire son petit tour, les plus apeurés préférant rester en retrait. Je m’approche de la niche d’Alto. Il se tient debout, majestueux devant la grille, son poil noir dressé sur le dos, les oreilles couché vers l’arrière, babines retroussées sans lâché du regard Willem.

-C’est Alto. Celui que je devais avoir. Mon père l’a gardé parce qu’il venait de perdre son mâle reproducteur. Il est... Tout aussi aimable que mon père.

Un long grognement sourd résonne entre nous. Alto grogne longuement à l’attention de mon homme. Un second grognement s’y mêle. Je baisse le regard. Jared qui ne s’occupait de rien jusqu’à présent semble décider à s’en mêler... Et à protéger Will. Je me penche et caresse mon chien-loup pour détendre l’atmosphère. Il se contente de se passer la langue sur les babines la queue basse, signe de son anxiété, tout en se collant contre les jambes de mon homme. En l’espace de 6 mois, Will a réussi à faire ce que personne avant moi avait réussi à faire : faire de Jared un protecteur. Alto cesse de gronder, sans lâcher Will et Jared du regard il s’éloigne lentement. De l’autre côté, les chiens semblent plus calme, détendu. La tension semble être redescendue d’un côté au moins...

(...)

Je pousse la porte de ma chambre d’adolescente. Rien n’a bougé. Je soupire et pousse ma valise dans un coin de ma chambre avant de laisser entrer Will :

-Désolé pour la déco... Ma mère doit penser qu’un jour je reviendrais vivre ici avec eux... En récupérant mes 17 ans au passage.

Je referme la porte derrière Jared qui retrouve sans mal son pouf, installé devant la baie vitrée. Il s’étire et se roule en gémissant de bien être. Ma chambre est grande, toute en longueur. Moins grande que celle de mes parents, elle reste tout de même d’une taille sympa. Au fond, une porte mène à une petite salle de bain privée, tandis que la baie vitrée laisse la vue sur les montagnes et la forêt. Les murs sont recouvert d’un papier simple, blanc avec de temps à autre des fleurs de Dhalia bleu roi. Le sol est en vieux parquet que j’avais, à l’époque, blanchit à la chaux avec ma mère. Un lit à baldaquin , recouvert d’oreiller a plume et de nounours en tout genre, trône au centre de la pièce. Les voiles qui l’ornent retombent à même le sol, tandis que des tapis moelleux trônent de chaque côté, le tout dans un style bohème. Un  pan de mur recouvert de poster de concert de rock en tout genre et de photo de moi avec mes amis surplombent mon vieux bureau, contrastant avec la douceur de la chambre. Je remarque au passage qu’il reste une photo de moi et Adam avant que l’on ne soit ensemble. Je la retire du mur et la jette dans la corbeille à côté de la porte. J’hausse les épaules :

-Mauvais souvenir.

Je m’approche de l’armoire normande couleur ébène et ouvre une porte ornée de sculptures en faisant signe à Will de venir :

-Tu peux ranger tes affaires dans ce côté là. Un conseil,  fait le. Mato, le chat de mes parents, adore faire pipi dans les valises... Même fermé.

Je ris gentiment et me laisse tombé dans mon lit. Les draps sentent la lessive fraîche, ma mère a mis des draps propre, sûrement ce matin avant de venir nous chercher à l’aéroport. Je souris, me débarrasse des peluches en les jetants sur un fauteuil style Louis XIV avant de soupirer et de m’étendre. Je regarde mon homme et souris en coin:

-Wiiiiilll...?

L’intéressé semble prendre part à la conversation que je lance. Je me met sur le côté, appuyé sur mon coude :

-Tu as vu, ma chambre est la plus éloignée dans la maison... Au calme... On ne mange pas avant longtemps... Et ça ne me laisse pas de marbre de te voir ici...

Je me mord la lèvre inférieure en souriant, lui offrant mon regard le plus sensuel possible. Pas besoin de parler plus. Mon homme me rejoint sur le lit, je retrouve ses lèvres avec envie, mes mains s’égarent sur son torse, ses épaules et sa nuque. Mon pull ne tarde pas à rejoindre les peluches, la température monte rapidement entre nous...

-Tout va bie... Oh! Pardon!!

La porte se referme tandis que je pique un fard. Merci maman. Elle ne sait toujours pas frapper à une porte de toute évidence.

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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyDim 18 Aoû - 14:15





Feat :
Amance


Mais j’expire un Shakespear très français


-Vous connaissez l’adage, ce que femme veut...

Le père d’Amance va être difficile à amadouer. Toutefois, je comprends sa réaction, il agit en père protecteur. À ses yeux, je ne suis qu’un individu lambda ramené par sa fille. J’ai bien compris que je vais devoir faire mes preuves devant cet homme. Et je ne suis pas certain que Will’ le clown, soit ce qu’il faut pour me faire accepter. Faire attention à ce que je dis, ou ce que je fais est un poids. Mais pour Amance, je veux bien jouer au gendre parfait. « Ce n’est pas gagné me souffle une petite voix dans ma cervelle. »

(…)

Amance a compris mon message et nous nous dirigeons vers le chenil.

-N’ouvre pas à Alto!

La voix qui claque n’augure rien de bon. J’imagine que cet Alto est le chef de la meute de chiens. Je n’ose dire que c’est un nom peu flamboyant pour un chef. Alto, cette chose qui est trop haute pour être un ténor et trop basse pour être qualifié de soprano. Un entre-deux qui sied mal à un alpha. Amance me lance un regard rassurant. Je lui fais un sourire. Ne t’inquiète pas, j’en fais trois bouchées de ton Pluto. J’imagine un chien avec les oreilles tombantes et le poil avec des frisottis ridicules.

Notre arrivée ne laisse pas la troupe indifférente. Les plus jeunes et les plus peureux ont reculé au fond du chenil quand leurs frères m’accueillent avec les menaces qui vont bien. J’avale ma salive en voyant les molosses.

-Je ne t’ai jamais dit quelle race élevait mes parents... Et je ne sais pas si tu la connais. Elle est très ancienne. Ce sont des lévriers irlandais. Aussi appeler Irish Wolfhound...
- Gloups !


Je fais une grimace comique pour ma compagne, mais dans mes tripes c’est une autre histoire qui se joue. Celle d’une peur primaire et instinctive. Je n’ai jamais croisé de telles bêtes, mon grand-oncle m’avait un jour évoqué ces hardes de chiens capables de venir à bout d’une meute. Je n’avais vu dans ses narrations que des contes pour effrayer les enfants et les rendre plus dociles. Visiblement, je me trompais. Les veillées avec mon grand-oncle ont fait leur effet, tous mes poils se dressent sur ma peau. Je jette un regard vers les bâtiments, je jugerais voir un rideau reprendre sa place.

-C’est Alto. Celui que je devais avoir. Mon père l’a gardé parce qu’il venait de perdre son mâle reproducteur. Il est... Tout aussi aimable que mon père.


Amance n’avait pas besoin de me le désigner, l’aura de Pluto irradie comme un soleil. Une aura froide, agressive. Mon instinct me commande à lui balancer la mienne en pleine truffe. Mais, cela équivaudrait à une déclaration de guerre. Pluto gronde, je me force à l’imaginer comme ce personnage de dessin animé inoffensif. Cela m’aide à ne pas répondre à sa provocation. Quoique dans les faits, c’est moi qui envahis son territoire, il est donc en droit de rappeler qui est le maître ici. Un autre grognement lui répond. Pendant quelques secondes, je crains que ce ne soit moi qui les émets sans m’en rendre compte. Mais c’est Jared qui prend ma défense. T’as gagné un bon kilogramme de viande mon frère ! Le fidèle compagnon d’Amance se colle à moi, affirmant ainsi que j’ai toute sa confiance. Le molosse en face s’interroge, je laisse lentement échapper mon aura et baisse la tête et les yeux. Pluto range crocs et grognement. Je parle doucement.

- Tu es le maître ici, j’ai compris.

Je gratouille le sommet du crâne de Jared qui émet un jappement content, puis m’agenouille devant la grille. Jared pose son museau contre mon épaule en bon pote. Pluto ne grogne plus, mais reste septique à cette alliance contre nature. En me baissant, mon regard se retrouve plus bas que celui du chien alpha. Il semble apprécier cette marque de respect. Mais rien de plus. Comme l’a souligné Amance : aussi aimable que Pierre Jouve. Ça promet.

(…)

-Désolé pour la déco... Ma mère doit penser qu’un jour je reviendrais vivre ici avec eux... En récupérant mes 17 ans au passage.

Amusé, je découvre l’univers de la chambre de jeune fille de ma compagne. Il y a un mélange de princesse avec le lit à baldaquin et d’ado rebelle avec les posters sur le mur. Je n’ai jamais eu de chambre à proprement parler. Nous vivions dans des caravanes, avec les parents jusqu’à environ une dizaine d’années, puis par bande d’adolescents du même sexe jusqu’au moment  de devenir adulte et faire sa vie. Au moment du drame, je partageais mon espace de vie avec mon frère Keanus et deux de mes cousins d’à peu près du même âge. L’un de nos cousins s’apprêtait même à nous quitter pour une caravane de jeune couple, il devait se marier le mois suivant le massacre.

Amance s’avance d’un mur où sont épinglées un tas de photographies et en arrache une d’un geste vif pour la mettre à la poubelle. Elle argue que c’est un mauvais souvenir. J’imagine que sur ce bout de papier il y a la tête de celui qui l’a fait souffrir en la trompant avec sa sœur. Je me dévisse la tête pour voir les traits du connard, mais la photo est retournée dans la poubelle. Cela me démange de m’en saisir, mais si Amance avait souhaité que je la regarde, elle me l’aurait montrée.

-Tu peux ranger tes affaires dans ce côté-là. Un conseil,  fais-le. Mato, le chat de mes parents, adore faire pipi dans les valises... Même fermé.
- Ça, c’est une armoire ?


Je suis éberlué par la masse imposante du meuble. On y rangerait une meute entière avec ses affaires.

- Pas sûr que le minet apprécie mon odeur…
-Wiiiiilll...?


Quand on me siffle ainsi, allongée sur un lit : je fonce et m’allonge à côté d’elle.

-Tu as vu, ma chambre est la plus éloignée dans la maison... Au calme... On ne mange pas avant longtemps... Et ça ne me laisse pas de marbre de te voir ici...
- Tu ne me laisses pas de marbre où que tu sois.


Je comble les centimètres qui me séparent de ses lèvres pulpeuses et l’embrasse avec passion. Ses doigts s’aventurent sur ma peau pour mon plus grand plaisir. Je la soulage de son pull et roule sur son corps, le nez perdu dans son cou et ses cheveux. Ses mains trouvent un passage entre mon jean et mes fesses. Trop occupé par mes sens saturés d’envies, je n’entends pas les pas de sa mère dans le couloir.

-Tout va bie... Oh! Pardon!!

Amance est toute rouge. Je bascule sur le dos en l’entraînant avec moi. Je la garde prisonnière alors qu’elle est décontenancée. Je n’ai pas la même pudeur qu’elle, les portes des caravanes fermaient mal, et la notion d’intimité dans une meute de loups était toute relative. Porte ou pas porte, les sens lupins n’ont pas besoin de voir pour savoir ce qu’il se passe de l’autre côté du battant.

- On continue où nous en étions. Je crois que ta mère frappera la prochaine fois.

(…)

La salle de bain est spacieuse, l’eau qui ruisselle sur mes épaules efface les heures d’avion et mes ébats avec Amance. Elle est passée avant moi sous le jet brûlant et est en train de se coiffer n’oubliant pas de me mater par le miroir interposé.

(…)

J’ai conservé mon jean, mais changé de chemise, une à carreau pour faire style américain. Je n’ai pas grand-chose d’autre non plus. Je suis Amance dans les couloirs jusqu’à une spécieuse salle à manger au décor tout ce qu’il y a de plus frenchie : vaisselier garni de porcelaine, spécialité de la région, paraît-il, et portrait d’ancêtres à la mine aussi avenante que le père d’Amance. Ce n’est pas de ce côté-là de la famille qu’elle tient son sourire. Nous sommes attendus pour boire un alcool local. Je fronce les sourcils, quand Amance boit trop, elle parle trop…

Nos activités friponnes ont fait le tour de la maisonnée : regard sévère de Pierre. Je prends un air innocent et pose ma main sur l’épaule d’Amance défiant son paternel de m’en décoller. J’aimerais bien lui dire qu’un loup conquit un territoire en engrossant la femelle du chef, mais un lointain aboiement me rappelle que les troupes du dit chef ne sont pas négligeables.

(…)

J’ai vite lâché Amance appâté par des spécialités culinaires de sa mère.


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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyVen 30 Aoû - 8:27



Un Shakespearien au pays de Molière
Willem & Amance


Le regard de mon père quand nous arrivons dans la salle à manger en dit long sur ce qu’il pense de Will. Ce dernier prend d’ailleurs un malin plaisir à garder ses mains sur moi. Ma mère semble avoir oublier l’incident quand à elle et offre à mon homme un verre de liqueur de mûre qu’un des agriculteurs du coin fait. Nous trinquons à mon retour.

(...)

Le repas se fait tranquillement et nous parlons de tous et de rien. Ma mère a préparer de l’Aligot, de la saucisse sèche de Lozère ainsi que du jambon sec. L’avantage de ce repas c’est que je ne suis pas obligé de trier mon assiette. Ma mère parle surtout des voisins et des nouveaux arrivants du voisinage, félicitant Will sur son appétit par moment:

-Qu’est ce que j’aurais aimé un garçon... Ça aurait changé les repas, plus de chichi sur qui mange quoi! Figurez-vous, Willem, qu’Amance mangez de la viande avant. Elle allait même à la chasse avec son grand-père, c’était elle qui préparait les lapins avec sa grand-mère pour faire les terrines! C’est que la mère de Pierre était excellente cuisinière... Amance vous a déjà fait à manger? Elle cuisine bien aussi! Chez nous ont dit qu’une femme qui sait cuisiner, c’est une femme bonne à marier.
-Maman...
- Quoi? Qu’est ce que j’ai dit encore? Willem, vous en reprendrez bien une part pour me faire plaisir...

Je me cache dans mes mains en soupirant. Ma mère a un bagou terrible, même sans alcool...

(...)

-Mais qu’est ce que tu fais ?!

Deux minutes. Je me suis éclipsé deux minutes pour aller chercher mon téléphone dans la chambre. Quand je reviens dans le salon, ma mère est tranquillement installé dans le canapé à côté de Willem, l’album photo de moi petite sur les jambes.

-Je montre comme tu étais jolie... Oh! Cette photo! Figurez vous qu’elle avait décidé ce jour là qu’elle ne porterais rien d’autre. Heureusement qu’on était en pleine été ...

Elle désigne une photo où je devais avoir 3 ans, toute nue dans le canapé avec des chaussettes de ski Mickey au pied. Je deviens écarlate et vais m’assoir à côté de mon père. Ce dernier m’attrape tendrement et me sers contre lui, je me laisse faire comme une enfant tout en gardant un œil sur ma mère qui continue de montrer tout un tas de photos de moi à Will. Les lèvres de mon père s’écrase sur mon front :

-Ça se passe bien la bas, mon lapin?
-Oh ce surnom... Oui ça se passe bien. Mes colocataires sont génial. Et la famille de Will est super accueillante... Je m’y plaît vraiment.
-Tant mieux, tant mieux... Et il a quoi ton surnom? Même à 50 ans tu seras toujours mon lapin.

Ma mère rit gentiment. Elle montre une photo de moi qui fait une horrible grimace, déguisée en une pâle parodie de morticia Adams. Je soupire :

-Vraiment maman, je ne pense pas que Will ait envie de voir ça...
-Arrête... C’est pas comme si tu faisais le lap..
-Non.

Will me regarde bizarre. Je fais non de la tête. Il n’a pas envie de voir ça. Je n’ai plus fait ça depuis que j’ai 10 ans...

-Tu veux bien le faire pour moi?

Je me tourne vers mon père qui sourit pour la première fois de la soirée. Ma mère m’encourage. Will qui attend. Il se sont tous ligués contre moi ma parole!Je regarde Will en coin, rit nerveusement:

-En vrai, tu es pas prêt...

Et je fais le lapin. Mes parents éclatent de rire, c’est communicatif et je ris avec eux. Ça semble amusé Will également. Je ne fais presque jamais l’idiote avec lui... Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que j’ai peur qu’il s’aperçoive que je suis complètement et profondément dingue. Avec Raymonde c’est plus facile, elle est tout aussi folle que moi. Alors quand on danse sur Footloose à deux, comme des folles, en t-shirt culotte dans le salon, ça passe. Avec Will, c’est différent. J’ai peur qu’il prenne peur, ou que je le dégoûte, ou je n’en sais rien... Ça n’a pas l’air d’être le cas. Je devrais me lâcher plus souvent.

(...)

-Mato...

Je repousse la tête du chat de mon visage. Il me chatouille avec ses moustaches. Son ronronnement résonne dans la chambre, accompagné du ronflement léger de mon homme qui me tient contre lui comme si j’étais un doudou, son nez contre mes seins. Je souris tendrement, embrasse le haut de sa tête. Il est vraiment là , avec moi... Et chez moi. Il remue légèrement, je n’ose pas bouger. Je ne veux pas le réveiller moi! Je réussis à m’extirper de ses bras et le chat va prendre ma place sur mon oreiller. Il ne semble pas avoir peur de la nature de mon homme...

(...)

Tandis que j’arrive dans la cuisine vêtu d’un t-shirt à Will et d’un pantalon de yoga emprunté à ma Raymonde, je crois reconnaître une voix. Ma mère n’est pas seule... Mon cœur loupe un battement quand je vois apparaître l’épaisse chevelure blonde de ma petite sœur. Je serre les dents alors qu’elle se tourne vers moi. Je déglutis difficilement. Je ne l’ai pas revue depuis...

Berenice allongé sur mon lit, nue. Adam entre ses cuisses à embraser son cou, ses mains qui la caresse...

Je recule d’un pas, manque de tomber et me raccroche dans un vase. Le bruit des fracas résonne dans la salle à manger.

-Merde.

Je me penche pour ramasser. Je crois que je pleure aussi.

-Ça va ma puce ?
-Oui, oui, ça va... Je suis désolé c’était un de tes vases préférés...

Ma mère s’approche de moi, m’aide à ramasser. Elle m’offre un petit sourire réconfortant. Ma sœur n’a pas bouger de sa chaise.

(...)

Je finis de préparer le petit déjeuner pour Will et moi, m’apprête à tout emmener dans ma chambre pour déjeuné au calme avec lui quand mon homme débarque dans la cuisine. Je le regarde arrivé, beau comme un coeur même quand il vient de se réveiller. Je souris et le regarde approcher... Mais je m’aperçois vite que je ne suis pas la seule à le regarder.

Bérénice le dévisage. Elle se mord la lèvre inférieure en matant littéralement MON homme. Mon sourire se fane. A ce moment même, j’aimerais être comme Will. Je l’aurais éviscérer comme je le faisais avec les lapins en revenant de la chasse. Mon homme reste polis, la blonde se lève d’un bond pour claquer une bise sonore à Will et parler avec son plus bel accent:

-Tu dois être Willem ! Je suis là petite sœur d’Amance, Bérénice. Je suis tellement heureuse de te rencontrer, mon beau-frère !

Elle l’enlace, écrase sa poitrine contre son torse et se pend à son cou. Ma respiration se bloque, je repose violemment le plateau sur le comptoir. Bérénice relâche enfin MON Alpha. Je hache chacun de mes mots :

-Tu n’es pas obligé de le coller comme ça.
-Ça va... Tu ne vas pas me dire que tu te sens en danger, tout de même.

Elle m’offre un petit sourire, satisfaite, je boue intérieurement. Elle vient poser un baiser sur la joue de notre mère:

-Je dois y aller... À ce soir maman. Willem...

Elle offre un petit coucou de la main à mon homme et s’en va sans plus de cérémonie. Je respire enfin, mon cœur bat trop vite, trop fort. Ça fait mal. Comme si quelqu’un l’empêchait de battre, ou qu’une lame le transperçait à chaque battement. Comment cette petite p... Ose t-elle?! J’ai une furieuse envie de tout casser, de pleurer dans un coin. Je savais que je la reverrais. Je ne pensais pas que ça serait aussi dur à supporter . Ma mère qui a bien sentis la tension, préfére s’éclipser prétendant aller s’occuper de son jardin. Je regarde mon plateau de petit déjeuner. J’ai renversé le thé et le jus d’orange sur les œufs et les crêpes. Je soupire alors que Will s’approche :

-Je vais nous re-préparer à déjeuner... Je voulais tout apporter dans notre chambre. Pardon d’avoir tout renversé...

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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyMar 3 Sep - 18:44





Feat :
Amance


Mais j’expire un Shakespear très français


Le repas est un vrai régal. Je fais honneur à la table et félicite plusieurs fois Anne-Marie. La conversation bascule d’une langue à l’autre. Je ne m’offusque pas. Ils font l’effort de parler anglais pour ne pas me mettre à part. Mais parfois cela dévie en français sur des sujets locaux comme les voisins et autres préoccupations qui me dépassent.

-Qu’est-ce que j’aurais aimé un garçon... Ça aurait changé les repas, plus de chichi sur qui mange quoi! Figurez-vous, Willem, qu’Amance mangeait de la viande avant. Elle allait même à la chasse avec son grand-père, c’était elle qui préparait les lapins avec sa grand-mère pour faire les terrines! C’est que la mère de Pierre était excellente cuisinière... Amance vous a déjà fait à manger? Elle cuisine bien aussi! Chez nous ont dit qu’une femme qui sait cuisiner, c’est une femme bonne à marier.
-Maman...
- Quoi? Qu’est-ce que j’ai dit encore? Willem, vous en reprendrez bien une part pour me faire plaisir...

- Volontiers et c’est surtout à moi que cela fait plaisir. Mais je ne voudrais pas passer pour un goinfre.


Amance allait à la chasse ? L’information me surprend, puis elle fait son trajet dans ma cervelle. Je regarde du côté de Pierre. Il détourne le regard. Il était en train de me fixer. Évidemment qu’elle a appris à chasser. Le lapin peut-être. Mais l’objectif était tout autre chez ses ancêtres. Pierre Jouve perpétue-t-il une tradition, ou assure-t-il un réel rôle de chasseur en toute connaissance de causes ? Amance était persuadée que les garous n’étaient qu’une légende destinée à faire peur aux enfants. Qu’en est-il de Pierre ? Est-il au courant ? Ou laisse-t-il à cette légende familiale le droit d’être véridique ou d’avoir une base réelle qui se serait déformée avec les siècles ? La taille des chiens qu’il élève me fait penser qu’il prend cette légende à minima au sérieux, sinon qu’il est au courant.

(…)

Amance est allée chercher son téléphone qu’elle avait mis à charger avant le repas. Anne-Marie en profite pour m’installer sur le canapé et me montrer un album photo. Émerveillé, je découvre Amance toute pitchoun. Elle a gardé ce sourire et ce regard espiègle. Nous avons un vieil album qui rassemble les photos de ma famille. Mais, ce qui est dans ma meute un bref résumé de vie concentré sur des photos de groupes à l’occasion des événements qui ont traversé les Shepherd, je vis l’évolution d’Amance au cours des années.

-Mais qu’est-ce que tu fais ?!
-Je montre comme tu étais jolie... Oh! Cette photo! Figurez-vous qu’elle avait décidé ce jour-là qu’elle ne porterait rien d’autre. Heureusement qu’on était en plein été..


Je regarde l’image et éclate de rire. Puis, comme pris en faute, je zieute Amance. Sa mère ne lui a pas demandé la permission de me montrer des moments de sa vie que je ne connais pas. Mais, elle laisse sa mère poursuivre et va s’asseoir à côté de son père.

- Ça se passe bien là-bas, mon lapin?
-Oh ce surnom... Oui ça se passe bien. Mes colocataires sont géniaux. Et la famille de Will est super accueillante... Je m’y plais vraiment.
-Tant mieux, tant mieux... Et il a quoi ton surnom? Même à 50 ans tu seras toujours mon lapin.


Pierre a peut-être une mine austère, mais dans la chaleur de sa voix quand il s’adresse à sa fille, j’entends tout l’amour d’un père.

-Vraiment maman, je ne pense pas que Will ait envie de voir ça...
-Arrête... C’est pas comme si tu faisais le lap..
-Non.


Les instantanées de vie que je vole au travers des photos me font découvrir une autre Amance. Je découvre la vie d’une petite fille, une vie remplie de joies et de jeux. La réponse brusque d’Amance qui coupe sa mère laisse planer un silence qui est rompu par Pierre. Je ne comprends pas de quoi il s’agit.

-Tu veux bien le faire pour moi?
-En vrai, tu n’es pas prêt...
- Tu me connais pourtant…


Les mimiques d’Amance me font éclater de rire. C’est certain que sur un visage d’adulte, cela n’a pas la même saveur que sur celui d’une enfant. Mais au contraire, j’aime cette facette que je découvre, une facette qui me ressemble. Celle de l’humour, du rire et de l’autodérision. Lorsqu’elle arrête, elle se tourne vers moi, inquiète de mon jugement. Je tends un pouce vers le haut.

- Je risque de te redemander de me le refaire souvent !

Le reste de la soirée, c’est surtout Pierre qui la dirige en m’expliquant l’ancienneté de leur famille et de leur tradition sur l’élevage de chien, sans toutefois m’en donner l’explication comme l’avait fait Amance. Il me questionne en retour sur mes origines.

- Les Shepherd font partie des premiers colons anglais. Comme tout américain, je peux me targuer de cinq ou six nationalités d’origine de la vieille Europe. Nos deux familles sont un bel exemple d’adaptation de l’homme à son environnement. Nous avons sans cesse bougé, alors que vous avez consolidé votre héritage familial.

Je devine à son rythme cardiaque qui change que Pierre n’apprécie pas trop le côté nomade des Shepherd au fils des siècles. J’insiste un peu sur le fait que j’ai acheté une maison et que j’ai sédentarisé ma famille. Il semble se rasséréner quand je lui parle de ma tante infirmière et de mon frère dans l’informatique bancaire, des métiers honorables, comme le mien, moitié professeur, moitié médiateur pour la police. Je dis que nous vivons tous ensemble avec le fils de Mady et Kada’an, une adolescente que j’ai prise sous mon aile comme pupille. Je tente de la jouer mec responsable. Un peu tardivement, je m’aperçois que je donne des indices sur ma nature. J’espère qu’il mettra ça sur le compte de la mentalité américaine paysanne qui persiste encore au milieu du pays. La soirée se termine par la dégustation de la gnôle locale. Un arrache boyau qui ressemble plis à un bizutage qu’à un breuvage réellement apprécié. Les femmes se sont d’ailleurs abstenues.

- Je suis plutôt bières qu’alcool fort.

Le voyage et toutes ces nouveautés m’ont épuisé. Je m’endors comme une masse en serrant Amance contre moi.

(…)

C’est une langue râpeuse sur ma joue qui me réveille. Le chat ne semble pas faire de différence entre lui et moi et après m’avoir copieusement rincé le nez, il s’attaque à son trou de balle sans transition. Je grogne sans aucun d’effet. Mato a l’instinct de survie d’un caillou. Je m’étire, cherche mon doudou qui a quitté la chambre depuis un moment si j’en juge la froideur des draps à côté de moi. Je rejette les couvertures avec la malice d’enterrer le minet. J’enfile mon jean de la veille, mais change de chemise et opte pour un basique t-shirt noir. Mady s’était occupée de ma valise. Je me coiffe avec les doigts et sors de la chambre.

(…)

Je suis encore dans le couloir que je sens l’ambiance orageuse et une nouvelle odeur féminine. Je m’avance et entre dans la cuisine d’où me parvient un agréable parfum de viennoiserie et de café. J’ai faim ! Amance est là, elle me sourit. Je n’ai pas le temps de dire bonjour à l’assemblée que l’intruse blonde se lève de table. Elle ressemble à Amance, j’en déduis que c’est sa fameuse sœur. Elle confirme en venant faire la ventouse.

-Tu dois être Willem ! Je suis là petite sœur d’Amance, Bérénice. Je suis tellement heureuse de te rencontrer, mon beau-frère !
- Bonjour.


Comme Amance, elle possède une belle paire de seins. Mais j’arrête là ma comparaison avec le son de la voix d’Amance.

-Tu n’es pas obligé de le coller comme ça.
-Ça va... Tu ne vas pas me dire que tu te sens en danger, tout de même.


Elle me fait penser à Sarah, ma cousine – paix à son âme – qui était très sûre d’elle et de son pouvoir de séduction. Comme Bérénice, c’était une très belle femme. Je laisse les sœurs régler leurs comptes. Bérénice me salue avant de partir, je lui offre un magnifique sourire. À quelques mètres, Amance boue de fureur. Sa mère fuit lâchement prétextant une tache dans son jardin. Le rythme de son cœur me dit qu’elle ment. Je comprends pourquoi Amance est partie loin d’ici.

-Je vais nous repréparer à déjeuner... Je voulais tout apporter dans notre chambre. Pardon d’avoir tout renversé...
- C’est surtout mon cœur que tu as reversé… et mes souris mortes. Tu te souviens ?


Amance me fait un pâle sourire. Je la tire vers moi et l’embrasse.

- Je vais ramasser ce qui est par terre pendant que tu me prépares de quoi rassasier ma faim de loup.

Elle est bouleversée. Elle tente de faire bonne figure, mais ce n’est qu’une façade. Je me rends compte qu’elle a des comptes à régler ici. Amance ne sera sereine que lorsqu’elle les aura réglés. Je soulève son menton du bout d’un doigt.

- Tu veux bien me faire confiance ?

Elle me répond que oui, qu’elle me confierait sa vie s’il le fallait. J’encadre son visage avec mes paumes. Là, je suis très sérieux.

- Une confiance aveugle.

(…)

Anne Marie nous a prêté sa voiture, Amance m’emmène visiter sa région. Pendant qu’elle conduit, j’envoie des messages à Mady et Keanus pour donner de nos nouvelles. Quand j’explique que nous allons visiter un atelier de porcelaine, ma tante me demande si je peux lui ramener un joli plat.

- Mady veut qu’on lui rapporte un plat en porcelaine.

Mon portable vibre à nouveau.

- Euh, Mady veut que tu lui choisisses quelque chose. Elle a plus confiance dans ton goût que le mien…

(…)

C’est fragile la porcelaine. Ils n’ont pas idée de faire des allées si petites entre les étals. J’ai failli tout renverser avec ma carrure de loup.

Au restaurant, je réclame ce que la mère d’Amance nous avait fait la veille : de l’Aligot. Pour faire passer ça, je l’ai accompagné de boudin noir aux châtaignes et des animelles de mouton.  J’ai arrêté là, car Amance m’a dit que sa mère allait certainement nous faire un repas copieux, vu mon appétit de la veille.

Je me laisse traîner par Amance dans la campagne limousine. C’est un émerveillement pour moi et j’adore ces petits villages, les maisons collées à l’église. Il n’y a pas de maison en bois. Ici, tout est en pierre, brique ou moellon.  Nous finissons l’après-midi allongés sur les berges d’une rivière dont je ne me souviens plus du nom.

(…)

Lorsque nous rentrons, il y a une autre voiture de garée à côté de celle de Pierre. Bérénice est là plus tôt que prévu. Je sors du coffre ce que j’ai acheté pour Mady et aussi pour la maman de Caracole. La vendeuse nous a fait un emballage solide, mais nous a conseillé de ne pas mettre la porcelaine en soute lors de notre retour.

Nous passons d’abord par la chambre d’Amance pour déposer nos achats et retirer nos vestes. Jared, que nous n’avions pas emmené pour ne pas être embêtés lors des visites de musée nous tourne autour content de nous faire des fêtes. Mato roupille sur ma chemise que j’ai laissée sur le sol. L’odeur d’un loup alpha semble être divine pour ce félin.

- T’es certaine que c’est bien un chat ?

Amance éclate de rire. Au salon, c’est un bruit de vaisselle qui nous attend. Même si ce repas est censé être ordinaire, Anne Marie a sorti la belle vaisselle. Je suis impressionné quand elle m’apprend que cette porcelaine date de l’arrière-grand-mère d’Amance. La vaisselle est une institution dans cette région. Les vieux services sont jalousement conservés et transmis à la génération future. Bérénice se targue d’une remarque qui me fait penser que c’est l’aînée et donc Amance qui est censée hériter des pièces de famille afin que le trésor familial ne soit pas dispersé.

- Cela serait dommage que cette finesse aille se perdre aux États-Unis.

Bérénice porte une belle robe bleu pervenche qui met ses formes en valeur, ainsi que ses yeux. Elle a relevé ses cheveux dans un chignon compliqué avec quelques mèches rebelles qui rendent hommage à son cou gracile. Pierre nous propose de boire un verre pour nous ouvrir l’appétit après qu’Amance ait fait la liste de ce que j’ai ingurgité à midi.

Cette fois-ci exit le tord-boyaux, Pierre me sort une bouteille qu’il manipule avec amour. Il contient une liqueur à base de gentiane et avoue dans un souffle que l’eau-de-vie qui la compose a été distillée clandestinement. La gentiane étant une fleur protégée. J’en profite pour étaler ma science.

- C’est une plante réputée contre les coliques et l’asthénie. Certains affirment qu’elle aurait des vertus aphrodisiaques, et...
- Tu es drôlement savant Willem !


Bérénice minaude et vient se pendre à mon bras collant son sein ferme contre mon biceps. Ses yeux me dévorent. Je me racle la gorge, fais un sourire contrit à Amance et tente de poursuivre.

- Par contre, c’est une plante qui peut être confondue avec le Vératre qui est un violent poison.

Bérénice se transforme en lierre quand sa main vient négligemment caresser ma nuque. Elle raye ma peau du bout de ses ongles et s’écarte avec un sourire gourmand. J’ai soudainement bien chaud et trompe mon trouble en saisissant le verre que me tend Pierre. Je fais quelques pas pour me placer à côté d’Amance. Anne Marie coupe Amance qui allait répliquer pour parler du repas qu’elle nous a préparé.

- Je vais finir par prendre du poids !
- Je suis certaine que tu es un grand sportif.


Bérénice appuie sa réplique d’un clin d’œil équivoque qui termine de faire sortir Amance de ses gonds.

(…)

Pierre a élevé le ton, nous voilà tous assis à table. Je suis assis entre les deux sœurs. L’entrée est à peine servie que je me sens tâté des deux côtés. J’ai l’impression d’être un bout de viande que se disputeraient les chiens de Pierre.



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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.


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MessageSujet: Re: Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou)   Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) EmptyMar 17 Sep - 14:33



Un Shakespearien au pays de Molière
Willem & Amance


Je n’arrive pas à croire qu’elle ait pu faire ça. Surtout sous mon nez. J’attrape une éponge pour ramasser ce que j’ai renversé :

-C’est surtout mon cœur que tu as renversé … et mes souris mortes. Tu te souviens ?

Je relève le regard vers mon homme qui tente de me rassurer. Les images d’Adam et Bérénice ensemble m’apparaissent comme des flashs. Ai-je bien fait de l’emmener avec moi ? Je lui offre un petit sourire. Sa main attrape mon poignet, il me tire contre lui et m’embrasse. Je lui rend son baiser en fermant les yeux.

-Je vais ramasser ce qui est par terre pendant que tu me prépares de quoi rassasier ma faim de loup.
-Ça relève de l’impossible ce que tu me demandes là.

Je tente un nouveau sourire. Rien n’y fait, j’ai envie de fondre en larmes. Je suis terrifiée à l’idée de perdre Will comme j’ai perdu Adam. Serrant la mâchoire pour retenir les sanglots qui menacent d’éclater, je vais pour m’écarter. Will me retiens, relève mon visage vers le siens. Ses yeux plantés dans les miens, il a l’air le plus sérieux du monde.

-Tu veux bien me faire confiance ?

Je lui souris légèrement :

-Je t’ai toujours fait confiance, je te confierais ma vie et même plus...

Ses mains en coupe autour de mon visage me soulage d’un mal qui me tordait les entrailles depuis mon arrivé dans la piéce.

-Une confiance aveugle.

Je cherche dans ses yeux émeraude l’ombre d’une blague. Mon cœur s’alourdit quand je m’aperçois qu’il est plus que sérieux. Je pose mes mains sur les siennes. Je lui réponds que oui dans un souffle, mais je suis plus que terrifiée. Bérénice est une épée de Damoclès au dessus de ma tête, et elle est déjà tombée une fois...

(...)

Voir les yeux de Will qui admire mon pays me font oublier la peste qui me sert de sœur. La mamie qui tenait le magasin de porcelaine à failli faire une crise cardiaque en voyant mon homme se mouver entre les rayons, si en pleine nature il est dans son élément, il semblerait que les magasins ne sont pas son point fort . Nous avons opté pour un plat décoré de petite fleur bleu et d’un liserés or, à la fois ancien et moderne, pour Mady. Pour la mére de Caracole, je le laisse choisir à sa guise.  La tête de Will en voyant le prix d'un seul plat en porcelaine a été mon plus beau fou rire.

(...)

Mon cœur ce serre alors que je gare la voiture non loin de celle de ma sœur. La journée avec Will c’est révélé parfaite, la soirée s’annonce horrible. Je montre à Will le chemin extérieur pour ne pas traverser la maison, aller directement dans ma chambre. Jared me fait une fête comme si j'étais parti durant vingt ans, je lui rend tout l'amour qu'il me porte avec caresse et bisous. Je retire ensuite ma veste en cuir et m’observe dans le miroir. Mes cheveux sont relâchés, j’ai opté pour la simplicité ce matin avec un jean taille haute, un t-shirt manche longue noir et mes doc. Ça sera bien suffisant pour ce soir...

-T’es certaine que c’est bien un chat ?

Je regarde Mato, allongé en boule dans une chemise de mon homme. De toute évidence, ce chat à opter pour la sympathie envers l'Alpha. Je ris en cœur avec lui, puis nous sortons rejoindre le reste de ma famille dans la salle à manger.

(...)

Je me stoppe net dans l’entrée de la salle. Bérénice semble tout droit sortie d’un film Hollywoodien, ses formes mises en valeur dans sa robe au reflet lila. Je regrette de ne pas m’être changé. Je serre les dents, sourit en façade. Elle me devisage comme si je sortais tout droit d'une décharge public. Je l'ignore royalement. Maman se précipite vers Will pour lui montrer la vaisselle de notre famille, une très ancienne porcelaine blanche peinte à la main. Berenice s'empresse de l'ouvrir:

-Cela serait dommage que cette finesse aille se perdre aux États-Unis.

Je secoue la tête négativement en l’assassinant du regard. Ma mère me demande de l’aide et je m’exécute, manipulant avec délicatesse la vaisselle de mamie. Elle nous demande ce que nous avons fait aujourd’hui et je lui raconte avec plaisir, n’omettant aucun détail sur le repas au restaurant et surtout la tête choquée du serveur quand il a vu la quantité astronomique que mon loup avait pu avaler.

Mon père sort de son bar une bouteille qu’il ne sort que rarement et je suis agréablement surprise de voir qu’il la partage avec Will. Ma mère aurait elle parlé en sa faveur ? En tout cas je suis contente de le voir trinquer avec mon homme... Enfin presque. Si l’explication de Will sur les plantes ne me surprend pas le moins du monde, la réaction de Bérénice m’arrache un frisson de fureur.

Je serre les dents. Will m’offre un sourire gêner. Je fais un pas dans la direction de ma sœur... Je lache un hoquet d’horreur en ouvrant de grands yeux alors qu’elle glisse ses doigts dans la nuque de Will. Ah ça non !!!! C’est mon territoire, c’est mon homme! Elle n’y touche pas !! C’est à moi qu’il a dit qu’il voulait des enfants, c’est moi qu’il a emmené danser, c’est moi qui l’aime au delà de tout ! Je boue et tremble. J’ai envie de la frapper, de dire à Jared de l’attaquer, qu’elle y reste. Ou d'aller chercher Alto pour qu'il lui arrache la gorge.

Will se déplace avant moi et viens me rejoindre, je m'empresse de glisser mes doigts dans les siens, rappelant ainsi que Will est avec moi.  J’ai envie de le pousser jusque dans ma chambre et qu’on s’y enferme jusqu’à temps qu’elle parte. Je m’apprête à dire les 4 vérités à ma sœur quand ma mère s’en mêle, annonçant des œufs mimosa et un gaspacho de tomate du jardin en entrée, ainsi qu'un gigot d’agneau, accompagné de flageolets blanc et d’une purée de pomme de terre- butternut, recette qu’elle tiens de sa mère.

- Je vais finir par prendre du poids !
- Je suis certaine que tu es un grand sportif.

Pardon? J'ai l'impression de m'être transformer en statut de marbre pendant un court instant, un long frisson froid suivant ma colonne vertébrale. C’est plus fort que moi cette fois, j’oublie la langue de Shakespeare pour reprendre celle de Molière :

-Tu arrêtes maintenant ?? Tu crois que je suis aveugle ?? Arrête de lui faire du charme ou je t’étale la tête dans ton assiette !! Will est MON homme. A moi!!! C’est si compliqué à te mettre dans le crâne, pauvre conne??

-Amance. Berenice.

Un long silence s’ensuit, silence durant lequel j’assassine a de nombreuses reprise ma petite sœur par le biais du regard. Mon père, en excellent patriarche, raméne le calme et nous pouvons passer à table.

(...)

Je n’avale rien, j’ai la gorge nouée. Mon père me lance des regards en coin tandis que ma mère meuble la conversation. Je regarde mon assiette vide comme une enfant prise en faute. J’ai mal. Je me suis fait rabrouer comme lorsque j'avais 16 ans. Je me sens humilié, honteuse. Je cherche du soutien du côté de mon homme, mais j’ai l’impression que quelque chose le dérange, alors je finis par retirer ma main de sa cuisse. J’ai toujours cette furieuse envie de pleurer et de tout casser. Je croise par moment le regard de Bérénice, elle à un petit sourire de satisfaction aux lèvres. J’ai l’impression qu’elle a gagné. Après Adam, elle me vole Willem. Je quitte la table avant le dessert prétextant un mal de crâne.

(...)

Assise à même le sol, le corps secoué de sanglots silencieux, Jared essuie a grand renfort de langue les larmes qui roulent sur mes joues. Je serre mon chien dans mes bras , perds mes doigts dans sa fourrure. J’ai essayé d’appeler Andy et Wes pour leur parler, mais mes appelles atterrissent tous sur les répondeurs. Ils doivent être occuper. Pourtant, si quelqu'un pourrait me comprendre à ce moment même, c'est bien eux. Je regrette de ne pas avoir écouter la puma et de ne pas l'avoir cacher dans ma valise.

Jared relève la tête vers la porte et bat de la queue. C’est Will ? Je me relève, essuie mes larmes. Il faut que je lui parle, que je lui raconte avec qui Adam m’a trompée, qu'il comprenne pourquoi je réagit ainsi, et aussi que je l’aim...

Ma main reste suspendu au dessus de la poignée de porte alors qu’une conversation me parvient à travers la porte:

-... N’est pas faites pour toi. Si ses ex l’ont plaqué, c’est parce qu’ils savaient tous que je suis bien plus belle qu’elle. Regarde... J’ai des seins plus gros... Et j’embrasse mieux... Je vais te montrer...

Je tremble. Elle ne va pas oser me faire ça une seconde fois…? J’ouvre la porte en grand. Will coller dos au mur retiens par les poignées ma sœur qui est littéralement collée à lui, son bassin moulé contre celui de mon loup et son visage beaucoup trop près. Je deviens livide , mon sang ne fait qu’un tour. De choqué, mon visage passe à la fureur. Je serre les dents et me jette sur Bérénice.

Nous chutons dans mon élan, je la rattrape par le bas de sa robe alors qu’elle tente de fuir, grimpe à califourchon sur son dos, attrape ses cheveux et d’un coup sec, frappe son visage contre le sol. Elle hurle. Je n’entends plus rien, mes oreilles bourdonnent et je n'ai qu'une pensée : lui faire du mal. Beaucoup de mal. Je frappe un second coup, ça tête rebondis contre ma main. On m’attrape par le bras, je me dégage d’un geste. On me rattrape par la taille, me soulève de terre, Bérénice en profite pour se relever. Je me débat furieusement :

-Je vais te tuer!!!

Je lache un cri, hurle, hystérique. Un sanglot de Bérénice me parviens, m'est je n'en ai que faire. Je réussis à me dégager une seconde fois en battant des jambes, repoussant les bras qui me maintiennent et me précipite sur ma sœur pour écraser mon poing sur son nez, je peux sentir l'os se briser sous mes doigts. On m’attrape encore une fois alors que mes parents débarquent, on me maintient bien plus fort cette fois. Il y a du sang par terre, sur la robe pervenche de cette petite garce . Il me faut un court instant pour comprendre que c’est Will qui me tiens. Je déglutis, me calme lentement mais mon cœur bat toujours de manière désordonnée. Ma mère se penche sur Bérénice, qui sanglote au sol en se tenant le nez . Mon père est livide, ses sourcils froncés et je peux lire la colère dans le fond de ses iris noisettes. Je me raccroche à Will, ma main serrant son bras alors que la voix de mon père résonne dans le couloir :

-Mais qu’est ce qui te prends...?

Je cherche de l’aide du côté de ma mère, elle, elle sait. Elle sait pourquoi je viens de m'énerver ainsi. Elle va me soutenir cette fois. Mais rien, elle aide ma petite sœur à se remettre debout. Cette derniére a le visage tuméfié, une bosse sur le front de la taille d'un œuf et une arcade bleuis. C’est moi qui ai réussi à faire ça ? Mon père reprend :

-Amance, qu’est ce qui te prend ? Tu as vu ce que tu lui as fait ?

-Ce que j’ai fait...?

Je serre un peu plus le bras de Will. Il est mon pilier en ce moment même. Je me met à rire nerveusement. Après la fureur qui vient de m'habiter, mon homme risque de me prendre pour une folle. Ma voix tire dans les aigüe :

-Parce que c’est de ma faute ? Tu crois que j’ai fait ça sur un coup de tête? Qu’elle n’a rien fait ? Regarde la, papa, s’il te plaît. Regarde la petite pute que ta fille est devenue .

-Amance! Tu ne parles pas comme ça de ta s...

-Tu me laisses finir. Tu sais pourquoi je suis parti ? Non. Non tu as cru que c’était parce que j’avais engagé des frais pour le voyage. D’ailleurs, tu m’en as voulu. Mais c'était pas pour ça. Je vais te dire pourquoi je suis partie, pourquoi j’ai quitté la France sans Adam…

-Amance. Pas ce soir.

Je tourne le regard vers ma mère qui me fait non de la tête, elle tiens Bérénice qui pleure. Je me passe une main sur le visage, j'ai les yeux gorgée de larmes qui menacent à tout moment de couler. Heureusement que Will est là, je serais déjà au sol à sangloter comme une enfant.  Je lève les yeux au ciel :

-C’est vrai, pas maintenant. Parce que c’est pas le moment. Parce que c’est jamais le moment. Il ne faut pas froisser la jolie image de sainte Bérénice. Il ne faut rien dire à la poupée de la maison.

Je me tourne vers Will, le regarde dans les yeux, m’excuse du regard. J’ai confiance en lui, je ne lui en veux pas. Mais je n’ai pas la moindre confiance en Berenice. Mes doigts se glissent entre les siens et je l’entraîne dans ma chambre.

(...)

Je retourne dans la chambre après une douche froide, histoire de me remettre les idées en place, vêtu d’un t-shirt blanc et d’une culotte, mes cheveux mouillés retombant sur les épaules. J’approche de la chaîne hifi, fouille dans mes cd et tombe sur une compilation que j’avais fait il y a longtemps. J’allume et met le cd en route. Les premières notes de  Creep résonnent dans la chambre. Je rejoins Willem sur le lit, me niche contre lui et ferme les yeux en écoutant son cœur battre. Je suis bien plus calme que tout à l’heure même si ça pèse encore sur mon coeur. Je fais jouer mes doigts le long de son biceps :

-J’aurais préféré que tu ne me vois jamais dans cet état là. Ce n’est pas la meilleure facette de ma personne.

Je relève les yeux sur son visage, lui offre un mince sourire, ma main remontant pour caresser la ligne de sa mâchoire. C'est la premiére fois que je me bas avec ma sœur. Tout du moins, à ce point la, et j'ignore d’où m'est venu cette force…

-Je ne me suis pas battu pour Adam. J’ai laissé couler. J’ai cru que c’était un jeu entre eux. Une déconnade sans que je n’ai à m’inquiéter. Ils se charriaient souvent, avec des allusions plus ou moins graveleuses. Mais j’avais confiance en eux. J’avais confiance en Bérénice et en Adam. Je n’aurais jamais pensé les retrouver au lit... Dans notre lit, dans notre appartement...

J’inspire profondément, me laisse retomber mollement dans les coussins. Jared nous rejoins dans le lit, pose sa tête sur mon ventre. Je le caresse en regardant le plafond:

-J’ai même pas chercher à le récupérer. Je suis partie. J’ai pris mes affaires et je suis partie aux États-Unis. Je ne pouvais pas supporter de voir ma sœur. Ni lui.

Je tourne la tête vers mon homme, me perds dans ses yeux émeraude alors que Phil Collins reprend son In the air Tonight. Je me rend compte à présent que je n’avais pas oublié ce qu'ils m'ont fait. C’était encore là, bien ancrée en moi. Une mauvaise herbe qui rampait pour me détruire, m'étouffer lentement. Je ravale mes larmes :

-J’ai confiance en toi. Je sais que tu ne l’aurais pas laissé faire. Je sais que tu n’aurais pas fait ce qu’il m’a fait, parce que tu es quelqu'un de droit. Parce que tu es un Alpha, que tu as des principes que tu tiens. Mais je n’ai pas supporté. Je n’ai pas supporté de la voir se tenir comme ça contre toi. Je ne supportes pas l’idée qu’elle ai pu te toucher. Tu es à moi. Tu es mon loup. Et pour toi, je me battrais encore. Parce que tu vaux le coup de se battre.

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Mais j’expire un Shakespear très français (ft. Willou) Amance12
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