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 Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]   Dim 24 Mai - 22:46











Le mystère s'épaissit


Ce couloir n’avait rien d’agréable. Je fermai les yeux quand la lumière automatique s’alluma révélant notre intrusion. Je me concentrais et fus rassuré n’entendre pas d’autres cœurs battre sinon les nôtres. Une fois ce constat fait, nous nous remîmes en route en suivant les indications des brefs panonceaux. Cette zone n’était pas ouverte au public. Je frissonnai en regardant de part et d’autre du couloir des baies vitrées matifiée. Je trouvai plutôt gênant de constater, même si on ne pouvait que deviner les mouvements, que les salles d’autopsie étaient ainsi ouvertes aux regards de ceux qui passaient dans le couloir. Je pensais aux familles des victimes allant reconnaitre un des leurs et assistant bien malgré eux à une autopsie en cours. La vitre polie ne stoppait pas la couleur rouge des chaires mises à nue. J’y trouvais un malsain étalage de l’intimité humaine, sans parler des souvenirs que ces tables en inox que je devinais faisaient remonter en moi. Inconsciemment, je touchai ma chaîne de baptême où Matrim avait enfermé ces souvenirs dérangeants. Une pièce semblait être le point central de l’activité de la morgue. J’espérai y trouver ce que l’on cherchait et aussi me soustraire à cette « odeur de mort ». Mais rien à faire, les lieux empestaient la mort.

Il y avait un nombre incalculable de portes documents. Il nous fallut un moment avant de comprendre le système de classement et trouver les dossiers qui nous intéressaient. On étala chaque rapport l’un à côté de l’autre sur le bureau. La couverture était normalisée avec une photo du défunt, son nom et le numéro du casier où se trouvait son corps.

- Je ne suis pas sûr de vouloir aller ouvrir ces…frigos, murmura Maxence.

Je ne sus que lui répondre, car moi non plus je n’avais pas envie de m’approcher des morts, mais je réagis à mes sens. Voir et humer les cadavres pouvaient peut-être m’en apprendre davantage. Cependant rien qu’à l’idée d’ouvrir les tiroirs métalliques, de tirer sur la civière me donnait la nausée. D’un commun accord, on se concentra de prime abord sur les dossiers. Le premier était celui de la fiancée de Dean. La vision de son corps totalement ouvert sur la table d’autopsie me renvoya à des flashs violents. Alfred m’avait entaillé les bras et les jambes exactement de la même manière mais sans anesthésie puisque mon corps combattait la molécule qui aurait pu me soulager… Paradoxe qui avait bien faire rire cet enfoiré.

Je fis un signe rassurant à Max qui s’inquiétait devant mon air figé. Le dossier suivant était le colocataire de Max. Son corps était brisé de toute part. Sa chute du haut de l’immeuble lui avait été  fatale. Les rapports mentionnaient le prélèvement de certains organes. Toute la particularité lycane des victimes avait été escamotée des rapports. On n’avançait pas d’un pouce. Max fit une tentative avec l’ordinateur qui se trouvait dans la pièce, mais vain. Il fallait des logins pour se connecter à la base de données. On relu alors chaque rapport cherchant un élément. J’allais proposer d’aller voir du côté de la chambre froide quand Maxence m’interpella.

- Chad, regarde…

Les trois premières victimes étaient du groupe sanguin AB+. La quatrième du groupe sanguin O-. Max ajouta que les AB- étaient des receveurs universels, alors que les O- étaient des donneurs universels. Je lui confirmais la chose, car j’étai justement O-. Max me taquina sur ma gentillesse et mon incapacité à savoir dire non. Puis cela nous sauta aux yeux quand Max énonça de vive voix le constat suivant :

- Je ne sais pas ce qui aurait pu changer après cette date pour que la fatalité, ou les responsables de ce carnage, élargissent son choix de victimes.

Dans l’intervalle j’avais été séquestré et torturé. J’avais servi de cobaye à des expérimentations bien précises. L’horreur commença à s’immiscer dans mon esprit. Il y a bien longtemps que je ne crois plus aux coïncidences. La dernière victime a-t-elle été choisie en fonction de mon groupe sanguin ? L’hypothèse avait déjà à mes yeux, valeur de vérité. Si je ne m’étais pas fait attraper comme un bleu au manoir, peut-être que cette personne serait encore en vie. Qu’avais-je de si exceptionnel pour que l’on mette la vie d’une personne en jeu ? Et même si Lycaon m’avait accepté et accueilli comme un fils, je me sentais comme avant, pas plus important qu’un autre.

Max m’interpella, sur le registre de la morgue il y avait la trace d’une visite de la part du professeur de biologie dont on avait forcé le bureau. Il y avait forcément un lien, mais lequel ? Pendant que Max prenait les documents en photo en photo puis commença à ranger en essayant de laisser les lieux comme nous les avions trouvés.  Je tournais dans le bureau cherchant une trace olfactive ou autre. J’avais humé les dossiers. Ce professeur les avait consulté mais très brièvement, comme s’il n’avait pas vraiment besoin de les lire. Son odeur était très fugace contrairement à celle de Maxence qui avait pris la peine d’éplucher chaque page consciencieusement. Pourquoi venir si ne n’est que pour survoler les dossiers d’analyse… Avant que Max ne les range, je contemple une dernière fois les dossiers posés les uns contre les autres. Le nom de la victime, un numéro de casier… Ce type sait peut-être déjà ce qui se trouve dans ces pages et l’information qu’il cherchait et qui ne demandait pas d’éplucher le dossier… était le numéro de casier. Je regarde la porte qui même vers les salles réfrigérées avec un frisson dans le dos.

- Tu es sûr de vouloir entrer là-dedans ?

- Non, dis-je en poussant la porte. Donne-moi le numéro de ton colocataire.

J’avais déjà vu ce type mort, j’espérai que cela serait moins difficile. L’odeur était épouvantable, j’avais l’impression de violer un sanctuaire, et de commettre un geste sacrilège. Je me rassurai en me disant que Max et moi souhaitons simplement arrêter ce massacre. Je serre les dents et abaisse la poignée métallique. Des pieds apparaissent avec une étiquette sur l’un deux. Je n’ai pas besoin de la toucher pour lire le nom. J’ai la nausée, mais d’un geste sec je tire sur le brancard en inox. Le corps est recouvert d’un drap blanc taché de sang. Avec respect, j’abaisse ce voile et regarde la victime. Les ouvertures de l’autopsie ont été sommairement recousues. Les victimes ainsi analysées ne sont pas montrée à la famille. Les cercueils sortent plombés de la morgue.

- La copine de Dean ? Demandais-je

J’ouvrir un autre tiroir sous l’indication de Maxence et recommençais mon analyse. Au bout de dix minutes, quatre corps livides s’offraient à notre vue. Je passais de l’un à l’autre, cherchant un point commun, une odeur, n’importe quoi.

- Le prof est passé ici, mais comme sur les dossiers son odeur est très légère. Il a  dû juste regarder sans s’attarder.

Je dois me faire violence pour séparer toutes ces pestilences quand une senteur chimique m’interpelle. Je fais part à Max que je reconnais le produit qu’Alfred mettait parfois dans ses éprouvette avec mon sang. Mais tout cela n’explique pas la présence du professeur, puis je pense aux prélèvements d’organes indiqués dans les rapports. Regardant autour de moi, j’avise un large frigo aux portes en inox. Avec précaution je l’ouvre. C’est un vrai musée des horreurs avec un tas de bac, de fioles. Tout est parfaitement étiqueté, ce sont les morceaux prélevés sur les corps. Rapidement je cherche les noms qui nous intéressent. J’ai mis des gants de chirurgiens avant d’extraire des boites en plastiques. Cela ressemble à ce que l’on peut avoir dans sa propre cuisine… Max a détourné son regard se demandant pourquoi je vais si loin. J’ouvre le premier couvercle, puis un deuxième et mon intuition se confirme en même temps que mon estomac se retrousse. J’ai juste le temps de basculer la tête dans l’évier à côté. La bile me brule la langue, je prends le temps de me rincer le visage et la bouche.

- Le professeur ne cherchait ni les dossiers dont il devait déjà en connaitre le contenu, ni les cadavres. Les restes qui sont dans ces boites, n’appartiennent pas aux victimes. J’ai senti une odeur tout à fait humaine et aussi du porc…

Je remets rapidement tout en place et nous fuyons de cette pièce morbide. C’est avec un grand soulagement que nous prenons la direction de la sortie. Une fois dehors j’inspirai plusieurs fois de grandes goulées d’air pour enlever cette odeur persistante de mort.

« Il savait exactement quels organes ou membre inter-changer Max ! »

Avait-il des complices à la morgue ou au sein de l’hôpital ? Mais ce qui était certain, c’est que son odeur était persistante sur ces boites. Si on ajoute à cela, cette histoire de rhésus sanguin…  Un frisson de peur me dressa les poils.

Nous n’avions pas fait trois pas que j’entends des bruits de pas se dirigeant vers nous. J’attrapais Max et l’entrainais avec moi à couvert. J’avais reconnu l’odeur avant sa voix. C’était l’étudiante qui était venue dans le bureau pendant que nous étions cachés dans la remise. Que faisait-elle ici et surtout pourquoi entrer « comme nous » par cette porte dérobée. Une fois qu’elle fut entrée, je questionnais Max.

« On attend qu’elle ressort pour la pister ? » lui demandai-je.

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Maxence Reagan

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MessageSujet: Re: Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]   Ven 5 Juin - 16:10


Le mystère s'épaissit

La détermination de Chad lui donna le courage de poursuivre son geste. La porte s’ouvrit et je sentis tout de suite qu’il était submergé par un malaise. La pièce était chargée d’odeurs et de sensations. Il répondit de manière évidente à ma question.

- Non. Donne-moi le numéro de ton colocataire.

Je désignai l’un des tiroirs réfrigérés. Le bruit de la poignée sembla résonner à l’intérieur du casier métallique. Je voulus tourner le regard mais Chad tira d’un coup sec sur le brancard en inox, dévoilant le cadavre sous un linceul tâché. Je reculai légèrement comme si j’étais prêt à ce que la victime s’anime et me saisisse le bras.

Je pensais que les morts étaient traités avec décences, que les marques de l’autopsie étaient camouflées pour rendre dignement le corps aux proches du défunt. J’avais tord. Comme Chad le découvrit, les victimes avaient été examinées avec précision. Mais sans aucune délicatesse. Et les ouvertures faites pour les prélèvements étaient mal recousues ou ne l’étaient pas du tout.

Comment a-t-on pu les traiter ainsi, ils semblent perdre le peu d'humanité que la mort leur a laissé…

Nous procédâmes de la même manière pour les quatre corps sur lesquels se portait notre enquête. J’avais beaucoup de mal à rester concentrer sur ceux qui étaient étendus sous nos yeux. Je me demandai comment Chad retenait un reflexe de dégout naturel. Il fit les cent pas, allant de l’un à l’autre des cadavres à la recherche d’un point commun que nous ne pourrions voir que sur les corps abimés.

- Le prof est passé ici, mais comme sur les dossiers son odeur est très légère. Il a  dû juste regarder sans s’attarder.

Une intuition me dit que cet homme n’avait pas été arrêté par une quelconque gêne quant à la vision peu agréable que représentaient ces quatre morts.

Je reconnais le produit qu’Alfred mettait parfois dans ses éprouvettes avec mon sang. Mais tout cela n’explique pas la présence du professeur, à moins que ces prélèvements…

Il s’interrompit et tourna la tête vers un frigo plus large dans le fond de la pièce. Je le suivis, ainsi que le fil de ses pensées.

Chad se munit de gant pour examiner le contenu des différents bacs méticuleusement ordonnés. Ce qu’ils renferment me donna la nausée et un frisson d’angoisse remonta ma colonne vertébrale. Je répondis à la colère muette de mon ami.

Ce ne sont pas des médecins qui ont fait ça mais des bouchers, épargne toi ça.

Je reculai à la hâte, ne supportant plus ces prélèvements macabres. Chad en fit de même succombant légitimement à la sensation de répulsion qu’engendraient ces découvertes.

Son teint s’améliora après qu’il se soit rafraichit.

- Le professeur ne cherchait ni les dossiers dont il devait déjà en connaitre le contenu, ni les cadavres. Les restes qui sont dans ces boites, n’appartiennent pas aux victimes. J’ai senti une odeur tout à fait humaine et aussi du porc…

- C’est ignoble. Et nous ne sommes qu’à la morgue de la ville, tu crois qu’il existe quelque part un laboratoire tout aussi glauque où se cacherait le Professeur Frankenstein ?

J’essayai l’humour pour tenter de dissimuler mon mal-être. Ce que nous trouvâmes ce soir s’ajouta à une montagne déjà difficile à gravir pour mettre la main sur le responsable de ce carnage.

Nous finîmes par décider de quitter la morgue, très affectés par ce que nous y avions trouvé.

Chad et moi avions eu la même sensation après que la porte par laquelle nous étions entrés se soit fermé. Par chance ne s’était pas verrouillée dans l’entrefaite. Chad inspira à plein poumons l’air frais et sans doute dénué d’odeurs pestilentielles.

Il savait exactement quels organes ou membre inter changer Max !

Pourquoi font-ils ça ? Je veux dire, ceux que nous avons trouvé devenaient partiellement des loups-garou mais ils n’étaient en pièces détachées. C’est encore plus horrible que ce que nous pensions.


Alors que nous venions à peine de sortir du bâtiment, Chad me précipita pour nous mettre à l’écart des réverbères qui éclairaient faiblement l’endroit.

Une personne approchait. J’entendis quelques instants plus tard les bribes d’une conversation. Nous étions dissimulés par la végétation, suffisamment en retrait pour ne pas être vu mais suffisamment proche pour comprendre que la personne se  dirigeait vers le bâtiment que nous venions de quitter.

Lorsqu’elle approcha davantage, cette voix nous rappela quelqu’un. Nous l’avions déjà entendu. Quelques secondes suffirent à raviver notre mémoire. Il s’agissait de l’étudiante que le professeur de biologie avait félicitée. Que faisait-elle à la morgue à des horaires où même les étudiants assidus ne travaillaient plus ?

On attend qu’elle ressorte pour la pister ?

On a vu tout ce qu’il fallait à l’intérieur, si on se fait remarquer elle risque de ne plus faire ce pourquoi elle est venu. S’il faut, tu peux la suivre même si tu me distances, je te rattraperai.


Le bruit d’une voiture se garant à proximité précéda la sortie de la suspecte. Je me tournai alors vers Chad lui confiant ce que je découvris en sondant l’esprit de la jeune fille.

Elle rejoint le professeur de biologie après avoir récupérer un échantillon qui a été analysé ici.

Chad me confirma mentalement qu’il avait reconnut l’odeur de l’homme dont nous avions fouillé le bureau.

Les deux complices ne semblaient pas vouloir s’éterniser dans les environs car le moteur gronda dans une manœuvre d’éloignement rapide.

Effectivement, tu vas devoir me devancer mais on reste connectés.

Je n’eus pas besoin de dire ce à quoi je faisais référence et lui demandai d’être discret et prudent. Avait-il promis à Mick de ne pas se mettre dans les ennuis ?

Je le suivis tant bien que mal, essayant de m’accrocher également à l’esprit de cette jeune femme. Sans contact visuel clair et dans l’effort, je ne captais que des informations peu utiles.

Ils devaient forcément avoir un point de rendez-vous que nous devions trouver.





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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]   Mer 10 Juin - 15:22











Le mystère s'épaissit


Je ne sais pas si je dois être satisfait de notre avancée ou de craindre encore le pire. Notre visite à la morgue et ce que l’on y a trouvé, démontre que nos adversaires, si on peut les nommer ainsi, bien que bouchers, bourreau, tortionnaires ou criminels conviennent aussi, sont des gens organisés et avec des appuis conséquents. Car intervertir les organes compromettants dans une morgue, n’est pas à la portée de tout le monde.

Maxence est choqué par ce qu’on vient de soulever. Ce n’est pas que je m’habitue à cette violence, mais mon passif m’a fait voir beaucoup de sang et de mort. C’est horrible à dire, mais j’ai l’impression d’arriver à prendre du recul, à me détacher de cette barbarie. Suis en train de perdre mon humanité ? Et de devenir quelqu’un de froid, un peu comme Mick quand je l’ai rencontré pour la première fois ? S’entourer d’une carapace d’indifférence, permet de se protéger, mais cela rend seul.

Nous attendons à couvert que l’étudiante ressorte de la morgue. Je ne suis pas certain de la conduite à tenir. Jusque-là, nous avons eu de la chance de ne pas nous faire repérer.

« On attend qu’elle ressorte pour la pister ? «

« On a vu tout ce qu’il fallait à l’intérieur, si on se fait remarquer elle risque de ne plus faire ce pourquoi elle est venu. S’il faut, tu peux la suivre même si tu me distances, je te rattraperai. »

L’étudiante ne reste pas très longtemps, mais les minutes qui passent sont pénibles.  Avant qu’elle ouvre la porte et sort, j’entends un « j’arrive ». Quasiment en même temps, nous entendons le bruit d’une voiture qui s’arrête non loin.

« On a vu tout ce qu’il fallait à l’intérieur, si on se fait remarquer elle risque de ne plus faire ce pourquoi elle est venu. S’il faut, tu peux la suivre même si tu me distances, je te rattraperai. »

Je réponds à Max que je suis d’accord sur le principe. Il me précise que la fille a inter-changé les rapports des analyses sanguines. Nous serions passés après elle, nous n’aurions pas pu constater ce que l’on avait vu sur les groupes sanguins. Je m’inquiète d’une telle prudence de leur part. Car si ce changement de groupe pour leur victime est lié au mien, et qu’ils prennent la précaution d’effacer cette preuve, c’est qu’ils suspectent que je suis sur l’affaire. Ceux qui m’ont embarqué au Mexique savent qui je suis et où je suis… Il serait naïf de penser que je suis totalement libre de surveillance. Il faudrait connaitre le niveau d’information de ce professeur. Dans ce genre d’organisation, ils ont l’habitude de morceler les renseignements par sécurité. Avec un peu de chance, cela peut jouer en ma faveur. Max me dit qu’on reste connecté et d’être prudent. Je m’élance alors à la suite de l’étudiante qui monte dans une voiture. Le conducteur est bien le professeur de biologie. La jeune femme lui montre des feuilles, il hoche la tête puis démarre. Par chance, l’hôpital se trouve dans le centre-ville où la vitesse est limitée. Je suis en me baissant derrière les voitures en stationnement, mais très vite je suis obligé d’accélérer. Nous sommes en pleine nuit, je n’ai donc pas de passants à éviter, ni à cacher ma vitesse pas vraiment normale. Au fur et à mesure, je donne le nom des rues à Max qui suit à son rythme. Mais rapidement, je comprends que la route va être courte, on se dirige vers le campus. Suivant mon instinct, je bifurque et file en ligne plus directe vers le bâtiment que nous avait indiqué Dean. Je reste néanmoins dehors caché dans un bosquet les sens en alerte pour suivre la progression du professeur et de l’étudiante qui viennent juste de se garer sur le parking. Vont-ils aller au bureau du professeur, ou dans un endroit dont je n’ose imaginer la teneur.

Avec mes indications, Max a pu bifurquer plus tôt, au lieu de suivre le jeu des sens interdit qui rallonge le parcours en voiture. Notre connexion mentale, me permet de le guider jusqu’à moi sans mal. C’est un étudiant en droit passablement essoufflé qui arrive à ma hauteur.

« Tu devrais être plus assidu au entrainement de hand, dis-je en plaisantant pour casser la tension »

« Ils se sont arrêtés un peu plus loin, le professeur est au téléphone, c’est à propos d’une livraison de matériel je crois. »


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Maxence Reagan

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MessageSujet: Re: Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]   Sam 20 Juin - 11:04


Le mystère s'épaissit

Chad s’inquiéta des liens qui pouvaient exister entre ce qui se passait dans l’ombre du campus et sa propre vie, semées d’expériences difficiles. Nos adversaires étaient organisés mais jusqu’à quel point ? Étions nous en train de nous agiter dans les fils d’une toile ou de tirer sur ceux qui faisaient de nous des vulgaires pantins ?

Connectés l’un à l’autre comme la plupart du temps, Chad m’orienta à travers les rues tandis qu’il se précipitait pour ne pas perdre la trace du professeur de biologie et de cette étudiante avec qui il semble partager de lourds secrets. Je pris des raccourcis et profitai des voies piétonnes pour ne pas être trop distancé, si bien que je ne remarquai qu’au dernier moment que je me dirigeai vers le campus. Chad me le confirma aussitôt. Suivant son instinct, il me demanda de venir directement au bâtiment que Dean nous avait montré.

J’arrivai essoufflé auprès de lui, ce qui ne manqua pas de lui donner matière à une moquerie amicale.

Tu devrais être plus assidu aux entrainements de hand.

Un peu plus loin, la voiture qu’il avait suivi était garée sur le parking. Nous avions le champ libre et la possibilité de continuer à les suivre sans nous faire remarquer.

Le professeur est au téléphone, c’est à propos d’une livraison de matériel je crois.

Je fis part à Chad du mauvais pressentiment que j’avais à ce sujet. Il partagea aussitôt mes doutes. Des moyens en plus signifiaient très certainement que leurs agissements ne prendraient pas fin, voire pire s’amplifieraient.

Nous les suivîmes à distance, les sens de Chad permettant de retracer leur cheminement. Mais nous arrivâmes ensuite devant une porte close. Chad perçut les bruits des pas descendant un escalier. Nous n’avions pas le code permettant d’ouvrir l’accès. Je fixai le boitier muni d’un pavé numérique et me sentis soudain idiot car la solution était à portée de mon esprit. L’homme qui était descendu connaissait la combinaison. Le laps de temps qui sépare deux pensées était infiniment court, et bien que le suspect s’éloignait, je découvris rapidement le code qu’il venait tout juste de composer.

J’attendis le signal de Chad pour abaisser la poignée et ouvrir la porte sans risquer d’attirer l’attention. Puis nous descendîmes les marches lentement. Et plus nous nous enfoncions sous le bâtiment, plus mon pouvoir se brouillait.

Percevoir la moindre idée avec ma télépathie était comme regarder une image vibratile impossible à comprendre. Je fis part à Chad de cette sensation très désagréable et la cause bien connue qui serait à l’origine de ce trouble.

Étant privés de la possibilité de dialoguer mentalement, il murmura une explication. L’Université avait été restructurée il y a quelques années pour retirer les canalisations en plomb. Celles-ci avaient dues être certainement dues remplacées par des tuyauteries en cuivre. Nous levâmes les yeux pour découvrir le réseau hydraulique qui parcouraient le sous-sol du campus. Le métal rougeoyant était une barrière efficace contre mon pouvoir. Je n’aimais pas être ainsi démuni, inutile pour Chad durant notre investigation.

Jusqu’à ce que nous soyons dans une pièce neutre, je ne parviendrais pas à découvrir les pensées de ceux que nous suivions, mon esprit glisserait sur le leur, sans que je puisse passer outre.

Je n’avais pas d’autres solutions que de me reposer sur Chad, guettant ses réactions et ses ordres muets, puisqu’il était le seul capable de préserver le secret de notre présence. Nous étions atrophiés de l’aide précieuse que représentait mon don.

Devions nous faire marche arrière, par prudence, et risquer de perdre une occasion qui ne se représenterait plus ? Revenir plus tard ? Ou continuer à descendre vers le danger mais de possibles réponses ?

- Je te fais entièrement confiance, Chad.



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]   Mar 23 Juin - 11:57











Le mystère s'épaissit


Max était du même avis que moi sur l’aspect macabre que pouvait avoir comme objet cette livraison de matériel. Après notre visite à la morgue, notre imagination était galopante et formatée pour imaginer l’horreur dans son absolu. Il était évident que ce type n’allait pas s’arrêter et qu’au contraire son activité semblait prendre une sinistre ampleur. Le professeur et son étudiante finirent par sortir de la voiture pour s’enfoncer dans le campus. Ils n’allèrent pas vers le bureau de l’enseignant comme je le supposai au début. Avec une prudente distance, on les suivit. Avec mon odorat et mon ouïe, il était facile pour nous de rester à couvert.

Le claquement d’une gâche, m’indiqua qu’ils venaient d’entrer dans un bâtiment. J’en fis part à Max et on accéléra le pas pour se retrouver devant une porte verrouillée par un digicode. De l’autre côté de la porte, j’entendais leur pas qui semblaient claquer sur un escalier métallique. Le bruit significatif, m’indiquait qu’ils descendaient. Je regardai Max, dépité. Nous étions coincés. Toutefois, je compris qu’il sondait les pensées du type à son visage concentré et son regard qui fixait un point dans le vague. Il composa le code, la diode verte nous indiquât que la porte était déverrouillée. Max attendit mon signal, afin que je m’assure que je n’entendais pas une quelconque activité de l’autre côté de la porte.

En effet, l’issue donnait sur un escalier métallique qui s’enfonçait dans les sous-sols du bâtiment. Cela devait mener à la chaufferie et l’endroit devait être utilisé par le personnel de service du campus. Il était évident qu’un professeur et encore moins une étudiant n’avait à faire dans ces lieux. On descendit prudemment, évitant de faire tinter les escaliers sous nos pas. Je ne m’inquiétais pas de l’avance de ceux que l’on poursuivait. La fille avait un parfum clairement identifiable.

Au fur et à mesure que nous avancions sous le bâtiment, j’avais de plus en plus de mal à capter les pensée de Max. Il me rappela que c’était la présence de cuivre qui brouillait ses capacités mentales. Je me souvins alors quand j’étais en première année, il y avait eu d’importants travaux d’assainissement pour retirer les anciennes canalisations d’eau qui étaient en plomb. En levant les yeux de concert, nous vîmes le réseau rutilant de distribution d’eau. Le rouge orangé du cuivre ne laissait plus de doutes. Je savais que Max n’aimait pas la sensation que ça lui donnait. Son cerveau a l’habitude d’être libre, sauf quand il s’impose lui-même cette barrière pour s’isoler de la foule. Cette contrainte est pour lui aussi désagréable que de marcher avec une camisole de force. Nous perdions un atout avec ce muselage cuivré. Notre sécurité reposait maintenant uniquement sur mes épaules. On tergiversa quelques instants de savoir, s’il n’était pas plus prudent de revenir. Mais nous sentions que l’urgence était là. Que le nombre des victimes allait croître. Nous devions les stopper, même si cela signifiait prendre des risques..

- Je te fais entièrement confiance, Chad.

Je le remerciai de sa confiance et redoublai donc d’attention. On continua d’avancer de manière prudente. On doubla la chaufferie qui était arrêtée depuis les beaux jours. L’endroit ne devait pas voir beaucoup de monde. Après plusieurs minutes d’une progression en silence, on arriva dans un cul de sac. L’endroit servait de débarras, il y avait du vieux mobilier de classe et tout un tas de bric à brac qui avait plutôt sa place dans une déchetterie. Je tendis l’oreille, j’entendais une conversation étouffée. Mon odorat me disait qu’ils étaient bien passés par là, mais il n’y avait aucune porte. On revint en arrière pour voir s’il y avait une autre issue, mais la trace olfactive me menait irrémédiablement à cette pièce sans issue. Je fermai donc les yeux et me laissai envahir par les sens restant. La trace olfactive me mena près d’une vieille armoire dont il manquait une porte. L’homme avait touché ce meuble. Max comprenant que la suite se passait par là se mit à examiner le meuble. Une trace infime sur le sol nous fit comprendre que celui-ci pivotait. Avec des gestes lents on s’agrippa au montant, le meuble bougea facilement. L’une de ses portes avait été enlevée pour justement faciliter la manœuvre. Une poignée avait été installée à l’arrière du meuble pour pouvoir le remettre à sa place, une fois franchit la porte qu’il masque.

Les bruits de conversation sont encore étouffés, je manœuvre donc la poignée et nous arrivons dans un lieu fortement éclairé et relativement entretenu, constatant avec ce qu’on venait de traverser. Max remet le meuble à sa position, mais il se met à grincer. Je lui fais signe de ne plus le bouger. On va se contenter de refermer la porte et espérer que nous serons les premiers à ressortir de là. La lumière nous expose comme des animaux pris par des phares de voiture. On se glisse dans le couloir, cherchant une cachette. Précipitamment nous entrons dans une pièce au hasard, car l’étudiante passe dans le couloir pour changer de pièce. Nous sommes dans une sorte de laboratoire. Je n’y connais strictement rien en biologie mais je sais tout de même  reconnaitre des caryotypes de séquençage d’ADN. C’est ici qu’ils font leurs macabres analyses.

J’écoute la conversation entre l’étudiante qui a de nouveau rejoint le professeur. Leur discussion laisse comprendre que la fille est issue d’une famille de chasseur. Ils se sentent en sécurité, l’endroit n’a aucune fenêtre sur l’extérieur. Ils parlent donc normalement ce qui m’évite de devoir retranscrire leur conversation à Max. Avec effroi, nous les entendons parler de leur prochaine victime. Ils la nomment par un numéro déshumanisant totalement leur acte. On sait juste que c’est un homme, car leur technique d’approche, va être un vulgaire plan drague menée par l’étudiante. J’aimerai qu’ils disent au moins le nom de la victime, mais la suite n’est qu’un charabia technique dont je ne comprends pas le sens.

Alors que nous décidons de sortir, jugeant plus prudent de ne pas nous éterniser dans cette pièce où il est impossible de se cacher, le professeur ordonne à la fille d’aller chercher un dossier à la pochette jaune dans le labo. Avec frayeur, je vois le dis dossier posé à côté d’un microscope. Il faut impérativement qu’on sorte de là ! Je m’élance dans le couloir avec Max. Plus le temps d’être discret. Au passage j’appuie sur l’interrupteur de la lumière du couloir. Un cri retentit dans notre dos. La lumière se rallume alors qu’on ferme la porte dans notre dos. Je prends le soin de replacer l’armoire pour les freiner et bascule quelque vieux bureaux sur le passage. Nous refaisons le chemin inverse aussi vite que les jambes de Max arrivent à suivre. Une fois dehors, je rattrape Max qui veut mettre le plus de distance entre nous et ce bâtiment. Je lui indique au contraire, l’entrée normale et on s’engouffre dans les étages supérieurs. Ce sont des salles de cours et de TP. On finit par stopper dans les WC d’un étage intermédiaire. J’explique à Max que la meilleure des fuites est de rester près du lieu que l’on veut fuir. La configuration des lieux se prête à cela. Nous nous donnons deux heures avant de bouger. Pendant ce temps, nous analysons mentalement ce qu’on vient de découvrir et ce qu’on va faire. Max n’est plus entravé par les canalisations qui sont trois niveaux plus bas. Il y a un type dont on ne connait pas le nom qui est en grand danger.

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Maxence Reagan

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MessageSujet: Re: Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]   Ven 24 Juil - 10:20


Le mystère s'épaissit

Depuis que nous nous connaissions Chad et moi, nous avions prouvé à plusieurs reprises que nos capacités étaient complémentaires. La première fois, l’état de Chad avait rendu très facile l’accès à son esprit, j’avais pu sentir sa détresse et les mauvais souvenirs encore très présents dans sa mémoire. Il m’avait révélé sa vraie nature parce que Derek l’avait fait avant lui. Cette histoire de meute m’était alors peu familière mais il m’avait paru évident qu’elle véhiculait une notion importante de confiance. Cette révélation m’avait laissé croire en une possible sincère amitié. Je ne me souvenais plus précisément comment il avait découvert mon propre pouvoir, il me semblait que Derek l’en avait tenu informé. Se connaitre l’un et l’autre davantage qu’au premier regard m’avait permis de calmer Chad lorsque des mecs fortement alcoolisés s’étaient immiscé sur le campus pendant une soirée étudiante. Il n’avait pas perdu le contrôle, peut être grâce à moi mais l’important était qu’il n’avait rien fait de regrettable.

Ce fut cette nuit-là, alors que nous nous éloignions de la fête, que nous confions avec des mots les secrets qui nous pesaient.  Chad avait été la première personne à qui j’avais parlé de cet homme qui s’était suicidé sous mes yeux. Je me souvenais parfaitement de l’absence de réaction, de la facilité avec laquelle il avait entendu et accepté la nouvelle. Nous ne nous étions pas jugé ce soir-là. Et ce fut le début d’une amitié basée sur la franchise, dont on ne pouvait se passer tant notre lien psychique s’affirmait au fil du temps. Chad m’avait proposé de m’aider à maîtriser ce qui me faisait peur chez moi, je lui en étais reconnaissant. Puis nous partageâmes une activité sportive commune, ce qui renforça notre complicité.  Et celle-ci fut primordiale quand je me retrouvai en danger, la nuit où mon colocataire m’attaqua férocement. Cette même nuit où nous avions mis un pied dans une affaire terriblement douteuse qui semait des morts sur le campus.

Plus tard, j’eus vraiment la sensation de faire partie de quelque chose d’important lorsque son petit ami, Mickaël avait sollicité mon aide. Ma télépathie était mon atout, comme la nature surnaturelle de Chad était le sien. Je me sentais changer en ayant conscience que jamais je n’aurais pu imaginer que les choses se passent ainsi.

S’il n’était plus à prouver que nous nous faisions confiance mutuellement, je l’avais rappelé à Chad qui nous dirigeait tous deux dans les souterrains du campus. Nous remontions une piste, sans doute la plus tangible car nous découvrîmes de réels indices sur ce qui se tramait dans l’ombre de l’Université. Après avoir traversé la chaufferie, nous arrivâmes dans un débarras, sans autre issue que celle par laquelle nous y étions entrés. Chad écoutait avec attention les bruits environnants. Il me dit percevoir quelque chose, une conversation qui semblait étouffée. Son odorat confirma que nous étions au bon endroit. Je suivais ses gestes, les yeux mi-clos, il nous guida d’un côté. L’homme que nous suivions s’était arrêté devant cette même armoire. Qui était en réalité posée à cet endroit pour camoufler un passage. Je le compris en remarquant les traces sur le sol. Chad m’aida à dégager le meuble pour faire apparaitre une porte.

Ce qui s’étendait derrière retint toute notre attention. L’endroit était très éclairé et entretenu. Les galeries techniques que nous avions empruntées pour arriver jusque-là contrastaient avec le couloir moderne dans lequel nous pénétrâmes. Chad songea aux similitudes qui existaient entre cet endroit secret sur le campus et le laboratoire dissimulé sous une église en ruine, au Mexique. Les coïncidences finissaient par ne plus en être, ce qui n’était pas pour nous rassurer.

Je tentai de refermer l’accès en faisant à nouveau pivoter l’armoire lorsque celle-ci  grinça. Je sursautai en stoppant mon geste, de peur de nous faire repérer et nous décidâmes de laisser le passage libre, en espérant que personne ne remarque notre intrusion.

L’arrivée de l’étudiante suspecte qui s’était rendu à la morgue après nous nous obligea à entrer avec précipitation dans la première pièce qui s’offrait à nous. Il s’agissait d’un laboratoire, beaucoup de matériel y était entreposé, des analyses étaient en cours. Des séquences d’ADN étaient affichées sur de grands tableaux tandis que des ordinateurs étudiaient les données. Je n’en avais pas la confirmation mais je me doutais que si je me penchais au-dessus de ces microscopes, c’était bien du sang que j’aurais pu observer.

Derrière la porte, l’étudiante et le professeur de biologie du campus, dont la culpabilité n’était plus à prouver, échangeaient des propos que je pouvais entendre assez distinctement. Alors, ils évoquèrent la victime suivante, un numéro et des caractéristiques physiologiques résumèrent la vie qu’ils se donnaient le droit d’exploiter.

Mes yeux se posèrent en même temps que Chad sur la pochette que le professeur venait de demander à récupérer. La seconde fut décisive. Alors que Chad ouvrit la porte à la volée, je tendis le bras vers le dossier qui tomba malheureusement au sol puis me précipitai dans le couloir. L’effet de surprise nous fit gagner de précieuses secondes. Avec force, Chad replaça l’armoire devant la porte. Et sur notre passage, nous renversâmes quelques vieux meubles et bureaux pour ralentir encore davantage ceux qui se lancèrent à notre poursuite.

Chad me saisit par le bras lorsque nous sortîmes. Il m’indiqua les étages et nous y montâmes comme des étudiants lambda. Je ne repris véritablement ma respiration qu’une fois arrivé dans les toilettes.

- La meilleure des fuites, c’est de rester à proximité du lieu que l’on veut fuir.

C’était vrai. Les scientifiques clandestins qui se trouvaient au sous-sol nous ont vu nous échapper à toute vitesse, ils ne s’attendaient sûrement pas à ce que nous soyons restés tout près. Ils n’étaient peut être même pas disposés à sortir des limites de leur repère. Quelqu’un était-il au courant de leur présence ? Leurs expériences macabres devaient forcément nécessiter des complices extérieurs, ne serait-ce que pour surveiller leurs arrières.

Tu te sens mieux ?

Oui, je n’ai plus la contrainte du cuivre. C’est vraiment une sensation désagréable.

Ça aurait été pratique d’en découvrir davantage sur la personne qu’il vise.


Je me sentis coupable des limites de mon pouvoir. Cette fille avait évoqué la prochaine cible qu’elle devait aborder. Leur méthode de traque était à la hauteur de leur agissement. Ils abusaient de la confiance des victimes avant de les torturer. C’était en partie la détresse qui avait émanée de mon colocataire défunt qui m’avait le plus bouleversé. Les transformations qu’ils lui avaient imposées étaient terriblement douloureuses. Mais en y réfléchissant, il aurait pu faire des victimes si Chad ne l’avait pas arrêté ce soir là. Ou à moindre mal, il aurait terrorisé les étudiants qui se seraient trouvés sur son chemin. Et par la même occasion, il aurait pu exposer tout un monde inconnu aux yeux de la population.

Soudain, je remarquai que je serrais quelque chose dans mon poing. J’étais tellement crispé que je n’y avais plus fait attention. Je montrai à Chad la feuille de papier froissée que j’avais pu arracher des documents qui étaient dans la pochette jaune.

Je nous lis mentalement le titre inscrit sur le dossier. « Résultantes expérimentales ». En le parcourant d’une main tremblante, nous découvrîmes qu’il s’agissait de preuves irréfutables. Les scientifiques dirigés par le professeur de biologie créaient bel et bien des créatures surnaturelles en prenant les étudiants pour cobayes. Jusqu’où pouvaient-ils aller ?


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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Le mystère s'épaissit [PV Chad & Maxence]   Sam 1 Aoû - 16:36











Nouvelle direction


Nous reprenons doucement notre souffle planqués dans les toilettes. A cette heure de la nuit, personne ne viendra nous débusquer.

« Tu te sens mieux ? »

« Oui, je n’ai plus la contrainte du cuivre. C’est vraiment une sensation désagréable. »

« Ça aurait été pratique d’en découvrir davantage sur la personne qu’il vise. »

Je devine que Max s’en veut de ne pas avoir pu exploiter au mieux ses capacités. Le cuivre est une entrave pour lui, mais aussi un garde-fou quand son don l’envahit de trop. Un moment passe et j’entends le bruit d’une feuille qu’on défroisse. Max tenait un papier dans sa main. Ramassé par réflexe, il était trop submergé par notre fuite pour se rendre compte de ce qu’il tenait dans la main. Quand il me lut ce que la feuille contenait, j’eus la chair de poule et une sueur glacée me couvrit l’échine, et je ne savais pas encore ce que j’allais découvrir plus tard avec Adriann le professeur de criminologie. Le papier que tenait Max était une preuve évidente qu’une équipe de scientifiques s’appliquait à créer des êtres surnaturels de manière artificielle…

L’effroi qui nous prit tous les deux venait de l’ampleur de leur ambition. Si j’étais bien le « sujet » zéro pour les loups garous, certainement grâce à ma stabilité et ma dualité qui s’était muée en une individualité fusionnant homme et loup, les lycans n’étaient pas la seule race qu’ils essayaient de reproduire. Entre les wendigos et autres kitsunes, il était évident qu’ils tentaient d’autres choses. Des choses que la nature elle-même n’avait jamais engendrées.

« Des chimères …»

«  Oui, ça y ressemble. » Me répondit Max.

L’abattement me fit baisser les épaules. Qu’étions-nous pour arrêter cette machine infernale ? Nous ne sommes que de simples étudiants… On somnola deux heures pour être certains de pouvoir sortir tranquillement. Je raccompagnais Max à sa piaule. Alors qu’il me tendait la main pour un au revoir, je ne pus m’empêcher de m’inquiéter.

«  Je n’aime pas te savoir ici, seul. Le campus n’est pas sûr. »

Max haussa les épaules, me signifiant qu’il n’avait pas vraiment le choix, ni les moyens de prendre un logement en ville. C’est en disant ça que l’idée me vint. Je fouillais mes poches et lui tendis la clé de mon appartement.

« Installe-toi là dès que tu peux ! J’habite chez Mick en permanence et ne retourne dans mon appart que lorsque j’ai un projet à finir où que je renouvelle ma garde-robe. »

Alors qu’il protestait, je lui expliquai que c’était idiot de garder cet appartement vide, alors que je payais les charges. Pour le rassurer, je lui dis qu’il n’aurait qu’à me rembourser les charges et m’accepter de temps en temps pour mes travaux, car mon salon était plus adapté que l’appartement de Mick. Max me quitta disant vouloir tout de même y réfléchir, mais il garda la clé. Cela me rassurerait de le savoir habiter chez moi. L’immeuble est de standing et pas ouvert à n’importe qui.

HRP:
 

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