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 A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]

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Therence Garnet

Therence Garnet

A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  Symbol24
Alias : The Rebel
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A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  Dzobro11

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MessageSujet: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptyDim 7 Juil - 0:55



La théorie du chaos


-Toc, toc. Je viens prendre ma pause.

Je me faufile dans le bureau du boss du Pink et referme soigneusement la porte derrière moi. Aless a le nez plongé sur ses comptes. Il pianote sur la calculatrice de la main gauche, saisi sur l'ordi de la main droite sous la surveillance de l'imposant Ethna. Quand il est concentré, Aless pince des lèvres et un petit creux se forme entre les sourcils. Ça lui donne un air sévère terriblement sexy... Je fais tranquillement le tour du bureau, et en toute discrétion, m'accoude au dossier de sa chaise pour regarder ce qu'il fabrique par dessus son épaule. Des colonnes, des chiffres, des chiffres, encore des chiffres...

-Et toi? Ça te dirais pas de faire une pause?

Ce disant, je presse le bout de mon nez contre sa nuque et dessine de petites arabesques en remontant vers sa mâchoire. Sourire aux lèvres, je parcours la rondeur de son oreille du bout des labiales.

-Montre moi tes oreilles pointues...

L'italien s'offusque d'être traité de lutin.

-Alors montre moi autre chose! J'ai 10 minutes à tuer...

A mon sourire canaille il oppose sa neutralité refroidissante d'homme surbooké. Ce n'est ni le lieux ni le moment. Al décroche le combiné, compose un numéro, et passe commande sans plus faire cas de moi... Je boude par dessus son épaule. Une des règles à ne jamais négligé c'est qu'on ignore pas un Therence Garnet. Je me fait diable dans son dos, et reprend mon manège pendant que ça parle stock d'alcool et erreur dans la livraison. J'aime quand il gronde et qu'il s'impose auprès de ses fournisseurs. L'air se charge en éléctricité autour de lui, ça me donne des frissons... J'entoure ses épaules et glisse mes doigts entre les premiers boutons de sa chemises et la fine toison qui couvre son torse pour les dégrafer un à un en bécotant sa nuque... Je guette des inflexions indésirées dans sa voix mais le parrain se maitrise à la perfection. Hormis un roulement d'épaule aussi limpide que vexant. Est-ce que j'ai l'air d'une vulgaire mouche?!
J'ouvre la bouche et croque dans son cou.

Al se dresse d'un bond, étale sa patte sur ma figure, et m'écrase le dos sur le bureau, sa main en guise de bâillon. Sans cesser un seul instant de rabrouer dans le combiner. Hey!!! Je gesticule au bout de sa poigne de fer qui me tord les joues dans une expression ridicule. C'est qu'il ne daigne même pas me regarder! Ah! Le voilà contraint de prendre note de ce qui se trame au téléphone... Je plisse malicieusement des yeux à défaut de lui offrir mon éclatante dentition. Il va bien falloir lâcher quelque chose pour écrire... Alors l'italien coince le tél entre son oreille et son épaule et s'empare d'un stylo de la main libre. Je grogne longuement mon dépit derrière sa paume. Ok, j'ai compris! Lâche moi maintenant! La conversation touche à sa fin. Boss incontestable, Alessandro Amaro sera livré en temps et en heure et au nanolitre près. Il raccroche, repose le combiné, et daigne enfin poser un regard sur moi. Je déglutis. J'ignore si cette face de gangster réfrigérant veut dire que je vais être exaucé par une mémorable correction, ou que je vais traverser la porte du bureau sur un magistral coup de pied au derche...

* * *

Mes pieds frappent le sol au rythme enjoué de la pop-rock qui tape dans mes oreilles. Je quitte la verdure revigorante du parc à grande foulées, traverse la rue en levant une main à l'intention d'un automobiliste qui ralentis devant le passage piéton, et évite de justesse un mioche que je repousse en lui ébouriffant les cheveux au détour d'un patté d'immeuble.
Ce n'est pas de l'air qui me rempli les poumons, c'est du bonheur à l'état pur. Le quartier dans lequel je me suis établie à mon arrivé à Beacon Hills m’apparaît sous un œil nouveau. Le soleil californien mets en valeur chaque éléments qui compose les rues grises aux conteneurs poubelles qui débordent le long des trottoirs. L'attente à la file de la boulangerie ne m'a jamais paru aussi agréable, le sourire plat de la serveuse aussi communicatif. Même le café tiède a gagné en saveur!

C'est une coïncidence qui ne m'étonne même plus. En sortant du commerce, mon gobelet fumant à la main, je tombe sur l'insupportable que j'avais croisé ici dans des conditions similaires à plusieurs reprises. Aujourd'hui, je barre la route à Mickael Wayne et écarte largement les bras en haussant le menton dans une imitation de martyr prêt à se faire crucifier.

-Vas-y! gueulè-je. Fais-le!

Même l'air blasé de celui qui, au choix, me reluque comme un échappé d'Echoes House, ou à plus forte raison comme s'il avait plus important à faire que répondre à mes bravades me coule dessus.

-Balance moi tout ton bonheur à la figure! Je suis prêt! Et de contre-attaquer par mon sourire le plus éblouissant : Ça n'aura au-cun impact sur moi! Parce qu'aujourd'hui, rien ne peut m'atteindre Wayne, tu entends? RIEN!

Je lui ris au nez et reprend ma route plus rayonnant que jamais. Ah! Comme il est bon d'irradier sa joie de vivre à la face du monde!
Comme il est bon d'aimer et d'être aimé...

Alessandro a répondu à mes sentiments. Au terme de notre journée à deux, lui, l'italien, l'Homme, le fier animal, a tombé la carapace et est devenu aussi nerveux qu'un louvetaux en mal d'amour qui espère secrètement être adopté. Plus qu'une séries de récompenses, je crois que ses cadeaux et activités c'était aussi une façon de me séduire et finalement, même s'il ne l'admettra jamais, de se faire accepter. Sa superbe cache plus de blessures et d'incertitudes en sa capacité à être aimé qu'elle ne le laisse paraitre. Je ressens encore, imprégnée, la caresse de ses doigts détourant mon coeur. Ses attentes fragiles, soumises à mon assentiment. Sa déclaration silencieuse. Je l'aimais déjà. Mais comment ne pas tomber absolument face à une pareille humilité... Alessandro a autant besoin de moi que j'ai eu besoin de lui. Il m'apporte la plénitude à moi qui me suis toujours senti incomplet. J'ai quelqu'un à protéger, a choyer, et qui m'aime et crois en moi en retour. Et peut-être qu'au fond, c'est tout ce qui manquait véritablement pour faire mon bonheur.

J'y crois vraiment. Je suis amoureux, et pour la première fois de ma vie, l'idée ne me parait en rien ridicule.

Je dégaine joyeusement mon trousseau en tournant dans ma rue. Il m'a donné un double des clefs de son appart', et un jour, l'étage du Pink sera disposé à m'accueillir. Il a été clair sur la liberté que je concerverais si je créchais avec lui, et je crois que ça me suffit. Nous vivrons officiellement ensembles. Comme une famille. Comme un couple... nous aurons chacun notre espaces personnel, mais ça ne fait aucun doute que son lit me sera grand ouvert et inversement. Et quand bien même. Rien, pas même l'objection d'un padre, ne m'empêchera de m'y faufiler à ma guise...
Rah! Le loup ne m'a pas seulement ouvert les yeux et le coeur, il m'a fait renaître! Le 14/20 que Shepherd m'a remis pour mon devoir sur la paramécies a consolidé mes résolutions : je sortirais de la BHHS diplômé, je bosserais d’arrache pied pour me payer des études, criminologie, ou journalisme, ou même , et puis fini la débauche, les c*nneries sur une impulsion ou les fanfaronnades pour attirer l'attention! Il est temps de mûrir, devenir digne de mon italien. L'homme dont il a besoin. Puis que vaut la considération d'une foule maintenant que j'ai gagnée la sienne... Je suis un homme nouveau, je suis le meilleurs! chantonne-je fièrement en ouvrant la boite au lettre. Je suis invincible. Je pivote sur moi-même accorder un bonjour assommant de sincérité à la voisine et son insupportable roquet et remonte les escaliers au trot. La vieille me lance un regard suspect et marmonne au sujet de l'intégrité mentale du jeune voyou que j'ai toujours été. Rien ne peut m'atteindre, non, rien...

Facture, facture, enveloppe craft A4 de deux tonnes, pubs. Je retrouve tout mon sérieux en jetant mes clefs sur mon bureau et me laisse tomber sur mon lit.
Tiens, l'enveloppe est cachetée, courrier de Sacramento. Je pense à Brian qui va y aménager et aux rapports de police infructueux qu'il m'a fourni... Non. ça vient du "Cabinet Breakstone, White & Gluck"...  

Doit y avoir une erreur... Je m'empresse d'ouvrir.

Mais qu'est-ce que c'est que...
Mes yeux glissent d'une ligne à l'autre, frénétiques, et un rictus vient remodeler ma mine crispée.

... Wilder...

Tout étourdi par mon bonheur, j'en avais oublié mon mauvais coup et les affronts du diable sous couverture qui m'y avaient poussé. J'ai enfin la preuve qu'il n'a pas apprécié de retrouver sa maison en construction souillée de graffitis et ses engins de chantier cabossés. Fallait pas me refaire le portrait et menacer mon padre. Seulement, je m’attendais à le voir guetter devant le bahut ou en bas de chez moi pour me foutre la trouille comme l'obscur prédateur qu'il est derrière ses airs d'agneau, plutôt que recevoir un... courrier. Je ricane de sa façon de se cacher derrières des avocats. Mais des avocats de renoms...

Je change de page, les traits tendus.

Il "présume" que j'ai saccagé son futur chez-lui par vengeance. Mon cœur s'emballe à la mention du départ du professeur Weizerling par sa... "soit disant", faute?! mais il veut quoi, qu'on lui remette ses ailes blanches et son auréoles pour s'assurer sa place au Paradis le jour ou je lui ferait la peau?! A l'entendre il est l'odieuse victime de mes humeurs, mais je persiste que le wendigo n'aurait pas quitté la ville s'il ne l'avait pas jeté dans la gueules de chasseurs psychopathes!...
Je blêmis et bouillonne successivement. Il a balancé que le prof et moi avions des rapports sexuels, le s*lop... Et que je suis en possession d'une fausse carte d'étudiante qui m'a permis d'assister illégalement à ses cours à l'université, anéantissant mes chances d'y étudier véritablement un jour...

-... Je vais le tuer...

Le professeur de criminologie incriminé a disparu et ma carte étudiante va subir le même sort sous peu. Je ne peux rien faire pour les traces qu'elle a laissée, mais j'ai arrêté les cours avec son départ et des recherches à la BU ne constitue pas un crime accablant...
Ce n'est qu'une épine à me retirer du pied...

La suite me coupe littéralement le souffle.

Chad dénonce le parrain de Beacon Hills de m'avoir pris sous sa protection.
Oh b*rdel.
Alessandro...

L'image du Parrain menotté et escorté par les flics me percute. Je me raisonne, éclate de rire : c'est ridicule! Personne ne coincera jamais le padre!... Il joue trop de son côté rital pour être pris au sérieux. Et puis, c'est Alessandro Amaro, il est forcément rodé à ce type d'éventualité! Hein?...

Mes mains trembles autour des papiers. Ce ne sont que des mots. Il n'a aucune preuve de ce qu'il avance.

S'enchainent les photos de la scène du crime. Je reconnais les graffitis que j'avais laissé sur le chantier, des 666, un "G". Quelques figures phalliques expressives lâchées dans ma liesses... Mais je ne me rappelle pas la photo d'un parebrise sur lequel figure, nettes et écarlates, mes empreintes digitales.
Impossible, j'ai pas été assez négligent pour...? Je tente de retracer mentalement mes faits et gestes de la soirées... sauf qu'il n'y avait pas la moindre cohérence ou anticipation dans ma folie destructrice!...
Il m'achève avec une analyse graphologique. Je m'étrangle. Mais qui est-ce qui se paie ce genre de service pour un p*tain de casse sur un chantier sinon un sale prétentieux de bourge, sérieux?!

Encore des pages. Les claques s'enchainent. J'ai un nœud à l'estomac à l'idée de poursuivre ma lecture.

Le prix tombe. Moi avec. J'ai l'impression de me prendre un train dans la poire et basculer du haut d'une falaise.
25 000$.
25 p*tains 000$.

C'est forcément une blague. Même l'héritage de ma daronne ne faisait pas autant.
Je crois que je me suis réellement rattraper au lit pour ne pas basculer.

J'ai l'impression d'étouffer.

Je me lève, fais les cents pas dans la petite pièce comme un animal en cage. Je jette un œil suspect par la fenêtre, l'impression d'être épié, cerné, mis à nu.

C'était ma punition parce que Chad a ridiculiser le padre! U... une mise en garde!... Une blague, rien qu'une farce pour me défouler...

Ça n'était pas censé déboucher sur... sur ça...

Je tourne en rond. Passe les mains dans mes cheveux qui retombent aussitôt sur mon front, me masse la bouche, presse forts les paumes contre mes paupières puis joins les mains en un poing ferme derrière ma nuque pour mieux cacher mon visage, sans cesser de marcher de long en large, de long en large, de long en large, de large en long, et balancer mon pied dans le bureau.

-M*RDE!... Toi ne me regardes pas comme ça! hurlè-je au Loup Rouge que mon coup de pied a fait basculer contre une pile de manuels, comme une expression de reproche muet. J'interdit à quiconque de me juger, et d'autant plus à des absents! Les choses ne seraient peut-être pas aussi m*rdiques si on ne m'avait pas livré à cette vie! Lui! Maman!...
Quelqu'un...  
J'ai besoin d'aide...

Je me laisse tomber sur le lit, la tête entre les mains.

Je peux pas risquer la taule. Ni perdre mon indépendance. J'ai reçu mon émancipation parce que j'étais à quelques mois de la majorité et en mesure de me débrouiller quand ma mère est morte. J'ai quitté l'enfance il y a un moment, je peux pas retomber dans un système de gardiennage à la c*n. Il est hors de question de me retrouvé flické, soumis à la justice et condamné à payer ad eternam! J'ai BESOIN de ma liberté!...

25 000$... Il me reste un fond de tiroir de ce que ma mère m'avait laissée... Je gagne tout juste de quoi vivre avec les jobs qui passent... Un braquage? Cambriolage? Un riche a dépouiller?... Je ris, c'est nerveux. J'amasserais jamais une somme pareille... Jamais sans l'aide du padre. Mais si Al l'apprend... Je revis en accélérée notre parfaite journée père-fils, le flingue qu'il m'a offert, la cession shopping qui m'a fait prince, le restau, le ciné, son invitation à venir habiter chez lui, avec lui, je revis la fierté paternelle dans ses yeux, le désir dans ses empoignades passionnées... son amour simple et authentique au matin. Bon sang Al... Je veux pas perdre tout ça... Je peux pas le perdre, lui...

Si les flics me tombent dessus et remontent jusqu'au parrain de Beacon Hills par ma faute...

J'ai le tournis. L'impression de m'être empêtrer dans un manèges fou, qui tourne, et tourne, et tourne, jusqu'à m'avaler dans des abysses insondables.

Et dans mon ébranlement, je ne vois qu'une solution.

J'ouvre le tiroir de la table de chevet à côté de mon lit, en sort mon S&W, vérifie que le chargeur est plein, tire brusquement sur la culasse entendre la balle se loger dans la chambre, et enfile ma veste.

Ce fumier a peut-être des avocats derrières lesquels se cacher, ils ne le protégeront pas contre une balle de 9mm bien logée.

* * *

Ce n'est pas Wilder qui m'a ouvert. J'ai honte en repensant à mon comportement face au vairon. A sa façon de me gérer. Je crois que ce surnom de "morveux" qu'il me donne parfois a pris tout son sens ce soir là.
Je les détestes, lui et son loup. Chad pour faire de ma vie un enfer, et lui pour soutenir ce démon...

Al est absent, et ça m'arrange bien. Je ne sais pas comment parler de ma bêtise au padre. En fait, je n'en aurait pas besoin. Je suis sûr que je peux régler tout ça sans son aide. Ni celle de personne.

Seulement, la vie a décidé qu'il était encore possible de pousser la mesure du "pire".
Qu'est-ce que le chantage d'un fils à papa face aux exécutions sans appel de la Camora...

* * *

Aless se repose dans sa chambre de ses blessures récoltées durant sa disparition. L'absence du patron se fait sentir au bar. J'aide au service derrière le comptoir. La quatre réclame une nouvelle tournée. La bière fait des ratés, le fût est presque vide. J'avertis Sophie puis Jerry et commence à débrancher l'appareillage quand Jessie m'interpelle par dessus le comptoir. Elle a appris pour Aless et lui a emmené du réconfort. J'attrape religieusement la boîte de chocolat qu'elle me tend tandis que Jerry et Sophie s’aperçoivent de l'erreur de leur collègue et tentent d'intervenir : Non! Ne lui remet SURTOUT PAS cette boîte!... Trop tard. J'offre un immence sourire à la blonde, et file à l'étage avec mon prétexte sous les regards abattus des plus vieux.

Je tire le nez entre la porte et le battant de la chambre à coucher.

-Al? Tu fais la sieste?

Le plâtré, parfaitement réveillé, lève le nez de son journal entre sa seule main valide, l'air de lancer un "qu'est-ce que tu fais encore là toi?"

-Jessie est passée. Elle a amenée ça pour toi.

J'ouvre la boîte de chocolat fourrées, inspecte un carré noir, et l'avale - pas mauvais! - suivis d'un autre. L'italien patiente. La bienséance veut que je lui tende la boîte qui lui est destiné. Mais je me contente de claquer le couvercle et aller la percher sur une étagère, le plus naturellement qui soit.

-Pas de bras, pas de chocolats.

Et les jambes comptent largement pour son unique bras rescapé. Je lui en veux toujours pour son imprudence. Et juste au cas où il l’oubliait, je le lui rappelle, de temps en temps. Le bras dans le plâtre, les jambes en morceaux, la face tachetée d’hématomes, j'ai mal chaque fois que je le regarde. Son enlèvement par les chinois n'auraient jamais du arriver. Je le croyais mieux averti que ça... J'ai proposé qu'il me refile sa douleur comme nous l'avions fait une fois, mais il m'a coupé avant même d'avoir pu terminer mon offre.

-Combien de surnaturels il y a parmi tes hommes? j'ai demandé. J'ai attendu la réponse, sévère. Et elle ne m'a pas plu. A Aless non plus, qui a vite compris ou je voulais en venir. Tu devrais t'entourer de créatures surnaturelles! Avec le lien de meute et les capacités des garous, il aurait pas fallu des jours pour comprendre que quelque chose clochait et te retrouver!... Moi j'aurais senti que quelque chose clochais et je t'aurais retrouvé... promis-je tristement.

Il a l'envergure d'un chef de meute. Puis il pourrait être déjà guéri s'il acceptait d'abandonner son statut d'omega pour le pouvoir d'un alpha... Mais il est bête et borné et s'entête dans son honneur de rital - une espèce à part entière, à l'écouter! - qui s'est fait homme par lui-même. Ça aussi je ne le comprend pas vue la situation et le lui reproche. Avant de fondre et de m'enquérir de ses besoins... Je tournicote dans la chambre. Est-ce qu'il a assez de cigarettes? Sa grappa? Besoin d'un autre magazine? De musique peut-être? Ses oreillers sont bien tassés? Il fait chaud, je devrais ouvrir la fenêtre...

Al se masse l'arrête du nez et m'ordonne de retourner bosser.

-T'es sûr que t'as besoin de rien?

Absolument sûr.

Je franchis la porte les épaules basses, avant de ressurgir dans l’entrebâillement.

-Parce que si tu as besoin de quoique que ce soit, j-

Un rugissement retentit, et je referme la porte in-extrémiste sur une volée de tout ce qui peut lui passer sous la main.


Je pousse un soupir à fendre l'âme en notant mécaniquement une commande. Ce rapt a remis en question l'image que je me faisais de sa condition. Barron du crime intouchable, entouré des meilleurs hommes qui soient. Tu parles!... L'estime que j'ai de Rapier a également changé. C'est un prof acariâtre, et un dangereux flingueur, mais finalement celui qui a sauvé le padre. Même s'il a salement refusé de m'intégrer au moindre soucis à venir et que je lui en veux pour ça... Je réfléchi sérieusement à fourrer un mouchard dans le tél d'Aless ou trouver un autre moyen de le pister. Pour son bien. J'avais aussi eu une conversation avec lui au sujet de nos échanges. A partir de maintenant, nous allions établir un code. Au moindre doute, je mentionnerais un soleil - comme celui qui est venu égaillé son plâtre -, et il répondrait de la manière dont nous aurions convenu entre nous, comme une ancre. Je cherche encore la faille dans le message que j'avais reçu m'expliquant qu'il serait absent et injoignable. Il n'en était pas l'auteur. Je m'en veux de n'avoir rien soupçonné.

Je n'ai pas la foi de sourire sous prétexte de distribuer un service sur mesure à la clientèle. Je suis à prendre avec mes humeurs, n'en déplaise au padre. Sur les lèvres de tous, Alessandro s'est viandé du haut d'un échafaudage, et ça m'agace : c'est au moins aussi ridicule que d'être un loup-garou mafieux et s'être fait rossé par un gang ennemi!... Puis l'ombre du dossier Wilder plane toujours sur nos têtes. Je devrais prendre mes distances avec Aless... Mais il ne peut décement pas se passer de moi dans cet état! Qui sera là pour s'occuper lui? Veiller à sa sécurité? L'entourer de ses bras quand il aura l'impression que la vie s'acharne sur son sort... Je claque mon plateau vide devant Jerry. J'ai envie d'aller m'allonger contre le padre, un énorme câlin et une cigarette pour chasser les soucis... Une image me traverse subitement l'esprit : le verre d'eau sur la table de chevet! Vide!!!

-Son verre d'eau! Al n'a plus d'eau, je remonte lui en serv-

Jerry me choppe d'une poigne ferme par l'arrière du col, me fourre un plateau rempli dans les bras et ce sont les doigts de l'ensemble du personnel qui se pointent vers les tables sur un clair et intraitable "RETOURNE BOSSER!"

* * *

Je dois parer au plus urgent : faire disparaitre mes empreintes digitales des fichiers de police. L'adjointe Volpha a disparu. Stiles est injoignable. Wayne est un traitre par fiançailles. Le seul qui soit susceptible de m'aider, ça reste Brian. Mais Brian a probablement le nez dans ses valises si pas déjà parti. C'est pas non plus comme si on avait échangés nos numéros de téléphones avant de ce quitter l'autre soir qu'il m'a refiler mes copies de rapports de police. Et c'est pas comme si une âme de boyscoot comme lui aurait des raisons de cautionner mon délit vengeresque!...

Je rumine en avalant une gorgée de ma bière, enveloppé par la pénombre.
Je vais m'en sortir. Je m'en sors toujours...

Il est tard quand Aless rentre enfin. Les jambes opérationnelles mais le bras toujours en écharpe, il pose sur la commode ce qui ressemble à un paquet de chewing-gum neuf à côté de ses clefs.
Le rital soupire. Je me demande combien de temps il lui a fallu pour noter ma présence dans le fauteuil du salon, assis dans l'ombre, attendant sa venue.

-T'étais passé où?

Sa voiture n'était plus à sa place attitrée quand je suis arrivé prendre mon service. J'ai entendu Jerry râler que le boss n'en faisait qu'à sa tête. Ce n'est pas sa faute : Jerry n'a pas un flair de mafieux ou de lupin pour repérer mes oreilles qui trainent avant de l'ouvrir...

-T'étais avec qui?

Aless m'a renvoyé chez moi depuis que ses jambes ont guéris, je ne devrais pas être là, mais je m'en contrebalance. C'est parce qu'il s'est trouvé seul cinq secondes qu'il s'est fait assommé et embarqué à l'arrière d'une voiture. Le cliquetis régulier de la paire de menotte entre mes doigts interpelle enfin l'italien. La fourrure rose qui entoure les bracelets aussi, ne laissant que peu de doute sur la généreuse donatrice des bijoux. Mais ce serait une grosse erreur de se laisser distraire par les jouets de Bruny et d'ignorer l'aura coléreuse qui me distingue dans l'ombre.

-Qu'on soit bien clair. Tu t'es fait livré de chez le chinois en morceau. Le repos et la sécurité ne sont PAS des options. déclarè-je en ouvrant le bracelet d'un geste sec, comme une bouche métallique prête à se refermer sur un poignet. Donne moi ta main.

Négation de la part du padre.

-Donne ta main, j'ai dis.

Regard incendiaire et prose sicilienne dont mieux vaut que je ne comprenne pas le sens. Je plisse les yeux d'un air de défis. Puis bondis du fauteuil sans crier gare et me jette sur le loup au bras cassé, bien résolu à le séquestrer dans ses appartements jusqu'à ce que son bras soit complétement guéri puisqu'il est incapable de rester en place! Sa condition oblige, il ne manage pas ses coups pour se défendre contre mes attaques de bourrin. Mais tu vas me la donner ta main non d'un chien enragé?!

L'histoire ne dit pas si l'italien a fini menotté. Mais il est dit que notre entêtement mutuel nous a bien épuisés...

-Je sais que t'as besoin de ta liberté... confiè-je, à bout de souffle. Mais moi j'ai besoin de te savoir en sécurité!...  

... Parce que la menace nous guette, de tous les côtés...
Je le dévisage douloureusement et hésite à parler avant de détourner les yeux. J'abandonne notre jeu et prend la porte.

* * *

Qu'est-ce que ce foutu 666?! J'ignore toujours ce qu'Aless et Chad trafiquent hors mis qu'il lui refait son bar, ni pourquoi ce dernier s’emploie à me gâcher l'existence... Tout comme j'ignore où trouvé près de 20 000 patates avant que Wilder ait sonné la fin de la partie. Les jeux et paries, ou les combats clandestins que gère Alessandro me sont proscris. Je n'ai pas d'autre choix que d'aller trouver mon fric ailleurs. Je rumine un peu trop sous l'oeil de Phil, le gérant du Sinéma. Musique tapageuse et projections stroboscopiques. Je préfère l'antre du péché où la fiction sublime la réalité au Jungle. Le gars a bien une proposition pour palier mes problèmes d'argent. Je manque de lui envoyer mon poing dans la figure. Je ne suis pas assez désespéré pour aller m'exhiber sous les néons de son b*rdel! Ca le fait marrer... En revanche, il connait deux trois tuyaux pour se remplir les poches... Il glisse un petit sachet sous la serviette de mon nouveau verre. Je lève un regard méfiant.

Je n'ai pas dis oui.
Je n'ai pas dis non...

* * *

Ça démarre par un petit rien. Un manque de sommeil notable et une rumeur entre deux habitués au sujet d'un flic qui serait venu chercher des noises au Boss. Choc, inattention, je renverse mon plateau. Et ch*er. Je m'active sous les regards complaisants des clients, grommelant à Kada qui passe à côté que je gère. Le poulet n'était tout de même pas là pour moi? A cause de moi?... Geste nerveux, je m'ouvre le doigt sur un morceau de verre. Le sang macule la pulpe de mon pouce et ses minuscules sillons spiralés, rappel des preuves que j'ai laissé sur mon passage au chantier. Du sang qu'Aless a trop versé et que j'ai nettoyé. D'un ADN que je voudrais incriminer de tous mes malheurs en rêvant d'y puiser des forces insoupçonnées... Je me sens si stupide... Kada'an débarque avec pelle et balayette et me bouscule gentiment pour pouvoir ramasser. C'est le mépris de trop. Elle ne comprend pas ce qui arrive lorsque je la renverse d'une brassée en me levant d'un bond : J'ai pourtant dis que je gère!!! Avant que la rousse ait ouvert la bouche, Jerry s'impose pour calmer mes humeurs.
Je n'apprécie ni son ton ni sa morale.

Je me tenais face au vieux, poings serrés et lui crachant mon venin au visage quand Alessandro a surgit entre les tables pour nous séparer et m'embarquer à l'écart.

-Je lui ais dis la vérité! aboyè-je à l'abris dans son bureau. Que ce n'est pas parce qu'il a foiré avec son fils que ça lui donne le droit de me remettre à ma place!

Je sais que Jerry est père d'un gamin d'à peu près mon age et qu'il a viré toxico. Il y a des gens qu'on se cadre moins que d'autre, et de tout le personnel, ce type est celui que je tolère le moins. A cause de sa gueule d'ex-taulard, de son autorité masculine, ou parce que sa qualité de père d'un gosse de mon age rend toute semonce de sa part déplacée à mes yeux.

J'attends d'Aless qu'il me défende. Je fais la sourde oreilles à ses remontrances. Je m'allume une cigarette qu'il me sort du bec d'un mouvement vif. Guerre de regard, on ne répond pas au padre comme on répond à n'importe qui. Je serre les dents. Dans sa bouche, je ne suis qu'un insolent...

-Et toi tu es un inconscient!!! Tu te pavanes la tête bien haute, tu te fous d'attirer l'attention et tu refuses de renforcer ta sécurité pour satisfaire ton foutu ego, mais un jour, quelqu'un t'aura pour de bon Aless! Et ce jour là, toutes tes belles promesses crèveront avec toi!...

Je crache férocement. J'ai tellement espéré que quelqu'un me donne sa confiance, me fasse une véritable place dans sa vie, et me permette que je le soutienne comme ma mère n'a jamais acceptée que je le fasse. Un je t'aime, c'est milles promesses en trois mots. Être là, être fort, être ensemble. Je voulais le rendre fier. Je devais marcher dans ses pas, m'élever à ses côtés, l'égaler. Je devrais être en mesure de le protéger.
Mais j'en suis incapable...
Juste bon à lui attirer plus de problèmes...

-Al, jures moi que tu m'abandonnera pas. Quoi qu'il arrive...

J'ai les larmes au yeux. Mes poings tremblent. Mes lèvres aussi.

-Et... et jure moi que tu m'aime trop pour me détester...

-Che ti succede?

Il pensait que mon insécurité était du à son enlèvement et à sa capacité à rester en vie. Ma dernière supplique lui met un doute. Je m'en rend compte trop tard.

-... Non, c'est rien, c'est juste...

J'ai vandalisé la baraque de Chad. Il réclame pas moins de 25 000$ pour payer son silence, menace de me faire perdre mon émancipation si je fini pas en taule à la première vérification de mes empreintes, et ça signifie que je suis devenu un maillon entre les flics et ton business...

-Je...

Et je trouve aucune p*tain de solution!...
Al me dévisage gravement. Mes lèvres remues dans le vide. Je peux pas lui dire... je refuse de perdre ça, son regard bienveillant qui m'examine, ses mains qui agrippent mes épaules... sa main migre sur mon torse, sans doute pour calmer ma respiration erratique. Et ça me fait un choc.

Parce que je ne peux pas non plus lui mentir.

-J-je... je pense toujours à mon père!...

Je repousse sa main de mon cœur traitre. Al a une infime crispation. Je regrette les mots à peine ont-il franchis ma bouche. Je hoche la tête, désolé, confus. Je voudrais lui dire que ça ne change rien entre nous, que je l'aime comme un fou, et que personne ne le remplacera jamais. Mais nous savons tous les deux que ça n'est pas la vérité. Si Aless me suffisait réellement, je ne serais pas obnubilé par le rang d'alpha qui lui fera endosser les yeux rouges du loup du tableau.

Je ferme les yeux en me mordant la lèvre, étouffer la graine mauvaise qui prend racine quelque part en moi. Je refuse de culpabiliser de profiter d'un substitue paternel, ni envers Alessandro qui s'est offert en connaissance de cause, ni vis-à-vis de mon absent de géniteur. Pas quand Aless refuse ce rang par orgueil. Même si je suis une éternelle source d'ennuis...

Je me sens minable de lui infliger ça lorsque soudain, homme d'amour et de parole, il me serre fort contre lui en rappelant son engagement de me protéger et promettant qu'il fera le nécessaire pour m'aider à retrouver mon géniteur.
Je me retiens de chialer sur son épaule.

Bon sang padre, si tu savais...
Je ne te mérite pas.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptyMer 17 Juil - 19:39

clickAlessandro & Figlio mio & Socio in affari
xxx
« Alla ricerca del lupo rosso. »
Spoiler:
 

Le combat contre la bête avait secoué la vie de chacun. Des famiglia se créaient, d’autres se brisaient. Je n’aime pas les flics, pourtant je ne m’étais pas réjoui des déboires de O’Conner avec le Hellhound. Le chien de l’enfer avait repris les rênes de l’esprit de Jordan. Parrish n’était finalement que le jouet d’une bête infernale. Un monstre qui avait fait le vide autour de lui pour les besoins de sa mission. Je n’ai pas de chien infernal qui contrôle mon esprit, pourtant ma vie est liée à une autre hydre, celle de la mafia. Et à l’instar du Hellhound de Jordan, elle se charge de faire le vide autour de moi. Un vide qui me pèse plus que je ne veux me l’avouer.

Risquer notre peau ensemble contre la bête du Gévaudan semble avoir opéré une sorte de table rase sur ce que j’ai pu faire jusque-là à Beacon Hills. Non que Jordan ou Brian me couvrent, mais le premier s’est recentré sur sa mission originelle, tandis que le deuxième recolle les morceaux de son cœur en miettes. Je pense à Lyly, à Jansen et à ceux ou celles dont les visages m’apparaissent flous et les prénoms lointains. Ils sont mes Brian, ceux qui se sont brûlés à m’approcher de trop près. Après Lyly, je m’étais dit plus jamais. Après Jansen également, même si la brûlure était froide, le Nemeton m’avait tout simplement pris mes sentiments pour le dru. Puis est apparu Therencio… Râleur, vantard, insoumis, impulsif, enjôleur, frimeur, glandeur, faux voyou, casse burnes.

Je soupire, je me suis écarté de la route que je m’étais tracée. Un chemin de conquête, parsemé de liens forts, mais éphémères, la route d’un bambino des rues qui devient seigneur. On ne se hisse pas au sommet avec des boulets aux pieds, des attaches contraignantes. Mais… Solitude, voilà le mal qui me gangrenait et que ce bambino a su combler.

(…)

L’agrandissement du Pink a augmenté ma charge de travail. J’imaginais que posséder une vaste réserve me permettrait d’espacer mes commandes. Mais qui dit plus grand, dit plus de consommateurs. Je ne suis plus autant en flux tendu qu’auparavant, mais je n’ai pas gagné la marge de manœuvre que j’espérais. Et quand un fournisseur se plante, c’est dix fois plus d’emmerdes.  Les colonnes de chiffres défilent, trop de whisky, plus assez de bières, alors que c’est ce qui se vend en ce moment. Même Rapier est passé à l’Earl Grey ! Je ne peux même pas compter sur mio amico pour écluser mon trop-plein d’alcool fort.

-Et toi? Ça te dirait pas de faire une pause?
- Hum…


Depuis quand est-il là ? Il n’a pas des verres à laver, porter, rapporter, des devoirs à faire, des leçons à réviser ? Des…  Merda ! Le voilà mon coupable. Gibson s’est gouré et a inversé ma commande. C’est l’un de mes principaux grossistes. Difficile de m’en passer. Il le sait. Ça fait chier.

- Montre-moi tes oreilles pointues...
- Va bosser au lieu de me prendre pour un lutin !
- Alors, montre-moi autre chose! J'ai 10 minutes à tuer...


Tuer, oui, y en a un que je vais tuer au téléphone. La secrétaire m’affirme que son boss est occupé. Je la somme de le désoccuper rapidement sinon je viens en personne. Pendant ce temps-là, Therencio me tripote comme si j’étais son doudou, je tente de l’éloigner mollement en guettant ce qu’il se dit dans le combiné. Le son est faible, mais je comprends que Gibson s’est rendu compte de son erreur une fois le camion chargé et qu’il me l’a quand même envoyé espérant que je garde la marchandise et recommande ce qu’il me manque. La moutarde commence à me chatouiller le nez. Des dents s’incrustent sur mon cou. Trop c’est trop, je bondis et attrape Therencio par la figure pour le plaquer contre le bureau. Il m’agace, mais le voir se débattre comme une tortue sur le dos m’amuse. Je me garde bien de le lui montrer, puis j’ai un savon à passer, des menaces à proférer, un homme à faire trembler.

- Monsieur Amaro, je ne comprends pas comment une telle…
- Me prendre pour un dindon est fortement déconseillé pour la santé. Demain à la première heure, vous m’apportez ce qu’il me manque et remportez ce que je n’ai pas commandé.
- Mais cela va me monopoliser un chauffeur et il n’est pas prévu que…
- Ou je porte plainte pour vente forcée. Mes bons de commande sont signés informatiquement. Cela suffit comme preuve.
- Oui, mais…
- Faut-il que je vienne en personne ? Je peux être là en deux heures. Cela vous coûtera en plus mes frais de déplacement plus le taux horaire d’un patron de bar qui est dans sa voiture au lieu de bosser dans son bar.
- Cela sera fait monsieur Amaro. Navré pour ce compte temps.
- Ciao’.


Je raccroche et toise le moustique qui a osé me déranger en plein travail. Il imite bien la tortue sur le dos.

- Dix minutes tu as dit ?

Moins le temps au téléphone, il doit lui en rester sept.

Six minutes plus tard, Therencio sort de mon bureau le slip poisseux, quant à moi, je vais me laver les mains aux toilettes. Je n’ai quasiment rien eu à faire. Trop sensible ce garçon. J’admets que cet intermède à le faire gémir sous la seule caresse de ma main m’a bien défoulé. Brave petit.

(...)

Quelques jours plus tard, je me fais cueillir comme un bleu par une bande de bridés. Je dois à Tobias la vie sauve. Il y a eu une sévère remontée de bretelle auprès de mes hommes. À leur décharge, même moi je n’ai pas anticipé que la Camorra en viendrait à de telles méthodes. Ce n’est pas le genre de la famille de laver son linge sale en public. Je suis bien amoché. Les fractures de mes jambes m’ont cloué au lit, Therencio s’est intronisé infirmière et a investi… colonisé mon appartement. J’apprécie sa sollicitude, l’inquiétude dans son regard, le contact de sa peau sur la mienne et cette adoration sans condition. Cela ne flatte pas que mon ego, cela rassure l’homme que je ne montre jamais. Il a eu peur de me perdre, je suis soulagé de le revoir. Il est important à mes yeux, autant que ce buisines auquel je suis lié corps et âme. Ce week-end que nous avions passé tous les deux avait fini de sceller les promesses échangées.

J’ai arrêté de lutter contre ce lien incestueux. Ce n’est pas correct, potentiel de merda futures, mais cela correspond à mes sentiments très ambigus pour lui. Je le considère comme un figlio. Mais, il n’est pas de mon sang, il y a autre chose, une attirance que je ne peux nier, que les dix ans qui nous séparent ne sont finalement rien. Je l’aime, je le lui ai dit. Je suis infoutu de dire si c’est de l’amour paternel, je n’ai jamais été père. Peut-être que je mélange tout, que je m’égare. Mais, Therencio sait se montrer persuasif. J’ai baissé ma garde. Le bonheur que j’en éprouve douche mes remords. J’ai besoin de sa présence, même s’il devient de plus en plus envahissant. Quand je n’entends plus son babillage incessant, il me manque. Plus addictif que la nicotine, le Therence Garnet.

-Al? Tu fais la sieste?
- …


Il me montre une boîte de chocolat donnée par Jessie. On doit me confondre avec un autre loup… Une cartouche de sigaretta m’aurait fait plus plaisir. Je bouillonne d’être contraint au repos, à la mesure. Je peux à nouveau marcher, mais c’est encore douloureux et mon bras est encore dans le plâtre. Je dois aussi donner le change aux clients, aux autres gens.

-Combien de surnaturels il y a parmi tes hommes?
- Il y a juste Milo, c’est un chien noir.


Therencio remet sur le tapis ce qui lui tient à cœur. M’entourer de surnaturels, jouer à l’alpha, mieux : devenir un alpha et le mordre. Ne comprend-il pas que je refuserai de prendre le risque de le perdre ? Je n’ai pas besoin de prunelles rouges pour provoquer le respect ou la peur. Par contre, j’admets qu’un lien de meute aurait permis à mes hommes de se douter que j’avais un problème. Mes blessures se seraient résorbées bien plus vite. Devenir alpha… Mon ego aimerait, ma raison liste déjà les nombreuses emmerdes qui vont avec. Mes journées sont déjà trop courtes, alors que dire avec une meute à gérer en plus de tout le reste ? Therencio idéalise les loups, leurs pouvoirs. Nous avons eu mainte fois cette discussion… Je crois que cela tient au fait d’être le fils humain d’un loup. Il se sent lésé.

-T'es sûr que t'as besoin de rien?
- Retourne bosser !
-Parce que si tu as besoin de quoique que ce soit, j…


Je lui balance le plateau vide qui est à côté de moi dans un grognement bestial.

(…)

Maudite volaille. Ce Richard Turner est plus collant qu’un chewing-gum. Je lui ai envoyé un message fort : les bambino sont fragiles. Ryan avait trouvé une bonne planque, mais il avait fallu que nous tombions sur cet oiseau de malheur.

Je rentre à mon appartement d’humeur maussade. Le plâtre me gratte, j’ai encore les abdos douloureux et ma démarche reste celle d’un vieux. J’écarte les idées de Therencio. De toute manière ce n’est pas dans mon état que je vais occire un alpha. J’entends son cœur et sens son odeur dès que j’ouvre la porte. Je l’avais renvoyé chez lui sitôt ma mobilité récupérée. J’aime sa présence, mais pas en mode infirmière. J’avais besoin d’air.

-T'étais passé où?

Voilà ce que je voulais m’éviter. L’épouse jalouse.

-T'étais avec qui?
- Avec une brune pulpeuse à forte poitrine qui m’a fait grimper au ciel.


Bagarre de regard. Je plaisante, lui est sérieux. Therencio me fait la morale, juge mes imprudences. Je soupire. Ne comprend-il pas que c’est le lot d’un mafieux, que l’âge de la retraite n’est qu’une vue de l’esprit. Que depuis que je suis dans ce milieu, je sais que j’ai de grandes chances de mourir avant l’heure.

Les attaches sont un frein…

Seulement, maintenant je suis incapable de me passer de lui, même s’il rend parfois ma vie un enfer comme en ce moment. Il agite une paire de menottes à fourrures…

- Donne-moi ta main.
- Sei serio?
-Donne ta main, j'ai dit.
- Pensi che il tuo sex toy conterrà un lupo ? Cretino !


S’en suit une mini bagarre où il tente de m’attacher au montant du lit. Le jour où Alessandro Amaro aura des menottes aux mains, cela signera sa perte et sa déchéance. Je finis par capturer Therencio de mon bras valide et l’entraîner sur le lit. Épuisé autant physiquement que mentalement, il abandonne la lutte et se love contre moi.

-Je sais que t'as besoin de ta liberté... Mais moi j'ai besoin de te savoir en sécurité!...  
- Je comprends il mio sole. Je vais être prudent.


(…)

Therencio ne va pas bien. Pas besoin d’être un loup pour le deviner. Je sais qu’il met beaucoup d’espoirs en moi. Je ne veux pas le décevoir, mais je ne peux pas renier celui que je suis ni m’extraire définitivement du danger. Surtout maintenant que mon organizzazione s’agrandit.

Le ton monte au bar, je reconnais la voix de Therencio depuis mon bureau, je sors voir ce qui provoque sa colère. Il y a des verres cassés, une Kada’an qui se relève avec un regard noir et Jerry qui tente de calmer le jeu. J’embarque Therencio dans la réserve pour qu’il s’explique.

-Je lui ai dit la vérité! Que ce n'est pas parce qu'il a foiré avec son fils que ça lui donne le droit de me remettre à ma place!
- On apprend toujours de ses aînés et particulièrement de ceux qui ont fait des erreurs ! Jerry t’aime bien. Mais tu te comportes comme un ado casse-pied !
-Et toi tu es un inconscient!!! Tu te pavanes la tête bien haute, tu te fous d'attirer l'attention et tu refuses de renforcer ta sécurité pour satisfaire ton foutu ego, mais un jour, quelqu'un t'aura pour de bon Aless! Et ce jour-là, toutes tes belles promesses crèveront avec toi!...
- Un simple patron de bar ne peut pas se pavaner avec un garde du corps ! Bordelo ! Tu crois que cela m’amuse de penser être une cible ambulante ?
-Al, jure-moi que tu m’abandonneras pas. Quoi qu'il arrive...
- il mio bellissimo ribelle…


Il est à bout. Il me cache forcément quelque chose pour être dans un tel état.

-Et... et jure-moi que tu m'aimes trop pour me détester...
- Ti amo Therencio. Je resterai avec toi tant que tu le désires…


… jusqu’à ce que tu me laisses tomber pour ton vrai padre.

-Che ti succede?
-... Non, c'est rien, c'est juste...
- Cosa ?

-J-je... je pense toujours à mon père!...


Poignard en plein cœur. Je me raidis, puis je me reprends. Ne pas laisser voir mes failles, c’est une attitude conditionnée. Je sais que je le perdrais quand on trouvera ce loup rouge. Mais n’est-ce pas ce que je m’étais fixé ? Des liens forts et éphémères ? Sauf que là, j’ai envie que cela dure longtemps. Je l’attire contre moi et le serre doucement.

- Quand cela ne va pas, viens t’en prendre à moi. Capire ? Laisse Jerry et les autres en dehors de ça. Ils t’apprécient. Ne fais pas en sorte à ce qu’ils en viennent à te détester. Passe tes nerfs sur moi. J’encaisserai. N’importe quoi.

Therencio me lance un regard étrange.

(…)

- C’est ici boss.

La voix de Ryan me ramène au présent. Dehors, la nuit est tombée depuis longtemps. Toute la squadra est là, dans quatre fourgons aux plaques d’immatriculation maquillées.  Milan de la Stiddia surveille Turner. Le poulet est chez lui et s’occupe de ses bambino. À partir de maintenant, dès que j’ai besoin de « prendre l’air » sans pot de colle, je le fais surveiller. L’idée du lieu m’était venue dans les égouts, puis je l’avais mise de côté. Ce réseau inextricable et incroyable pour une ville comme Beacon Hills, en fait une planque plus que parfaite. Si les docteurs y avaient établi leur base, ce n’est pas pour rien. J’avais donc demandé à mes hommes de ratisser l’endroit, et c’est Nolan qui avait eu l’idée d’aller plancher à la mairie sur les plans. Il était tombé sur un trésor oublié : d’anciens dépôts de munitions qui datent de la colonisation. Beaucoup sont en ruine, ou rendus inaccessibles par les autorités à cause des risques d’effondrement. Mais, tous n’étaient pas abandonnés, loin de là.

- Aiden, Tyrone en sentinelle. Nolan montre nous le chemin.

Il y a un sentier qui s’enfonce dans les broussailles. Nous passons par le trou d’un grillage qui a vu des jours meilleurs et qui sert maintenant de support à la nature. L’endroit est morbide et inhospitalier. La construction m’apparaît enfin, éclairée par nos torches. C’est un bâtiment troglodyte qui se sert d’une petite colline rocheuse comme de toit. Une porte blindée ferme l’accès de la cavité. Andrew ne traîne pas et pose son lourd sac juste à côté. C’est le voleur professionnel de la squadra. La question n’est pas de savoir s’il arrivera à ouvrir cette porte, mais combien de temps cela va lui prendre.

- Il y a une alarme.
- Tu es certain ? Il n’y a pas de boîtier électrique et la serrure semble réclamer une clé ordinaire.
- Écoutez patron.


Je tends l’oreille, et quand il repasse la mince feuille de papier d’aluminium dans l’encadrement, j’entends clairement un grésillement à mi-hauteur.

- Tu gères ?

Andrew me répond par un sourire. Confiant dans mon subordonné, je m’éloigne et profite de l’attente pour m’en griller une. Dans le ciel, la lune a presque terminé son dernier quartier, et n’est plus qu’un mince croissant. Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvre, rien ne nous pète à la figure. Andrew tend la sonde de son scanner. Rien, pas de détecteur de mouvement, ni autres ondes qui pourraient protéger le lieu. Il bascule l’interrupteur près de l’entrée, rien ne se passe. Il entre le premier, vérifie le contour de la porte et ricane.

- Cosa ?

- Je crois que les précédents occupants ont oublié de payer la facture d’électricité. Si j’ai pu neutraliser si facilement l’alarme, c’est qu’elle ne tournait plus qu’avec sa batterie de secours qui est quasiment à plat.
- OK. Finn, Sam ? Allez chercher les projecteurs et le groupe électrogène qu’on y voit quelque chose.


Si nous avons amené tout ce matériel ici, c’est pour une raison précise. Nolan avait trouvé les traces de quelques malversations dans les documents de la mairie. Des détails qui ont sauté aux yeux du mercenaire. Celui qui semble être en retard dans ses factures n’est ni plus ni moins que le fameux Gérard Argent. Cet homme est connu pour ne pas agir dans le vide et la promesse de tomber sur l’une de ses caches d’armes nous a fait agir. La voix de Ryan, qui raisonne à l’intérieur, confirme que nous avons touché le jackpot. Parvenu à ses côtés, je balaye des étagères où s’empilent un reliquat conséquent de ce qui a dû être un véritable arsenal.

- C’est comme si ce vecchio pazzo s’était préparé à faire la guerre...

Ce qui s’étale sous mes yeux fait froid dans le dos. J’ai de quoi armer mes hommes pour un bout de temps. Les fourgons ne vont pas être de trop pour emporter ce trésor de guerre dans nos nouvelles caches des égouts.

- Je crois que nous avons résolu nos soucis d’armement pour quelques années Boss.
- En effet, embarquez-moi ça et ne laissez aucune trace.


Je laisse mes hommes s’activer et procéder au chargement des véhicules. Nous allons répartir cet armement dans différentes planques déjà préparées. Elles seront bien plus pleines que prévu. Je musarde entre les rayons et finis par tomber sur une porte verrouillée que je défonce d’un coup de pied. C’est un bureau. Le faisceau de ma torche me montre des rouleaux de plans. Il s’agit des plans de la ville. Les marques qui sont inscrites dessus laissent penser à un siège, comme si Gérard Argent s’appétait à isoler la ville. Avait-il l’intention de provoquer une guerre civile ? Si oui, pourquoi il a bêtement oublié de payer l’électricité qui a mis son alarme à plat ? Finalement, il semblerait que je rende service à cette ville...

Je fouille les tiroirs du bureau et trouve un peu de tout. Des listes de noms que j’imagine être des créatures surnaturelles, des plans encore. Je mets de côté ce qui peut me servir. Je pense avoir fait le tour, mais par acquit de conscience tapote le fond de tiroir pour le sonder. Un écho me parvient, il y a un double fond. Je ne fais pas dans la dentelle et le fracasse contre un mur. Une enveloppe jaunie glisse sur le sol.

(…)

Gérer l’arsenal trouvé ne fut pas une mince affaire. Ce n’est que tôt dans la matinée que j’ai pu me glisser dans mon lit, lessivé par une journée trop longue. Je ne dois rien changer à mes habitudes. Mes blessures sont gueries, mais il me faut un triple expresso pour reprendre un peu de vie au réveil. La journée s’enchaîne sans que j’aie le temps de traiter ma découverte de la nuit. C’est en milieu d’après-midi que je trouve un moment pour me poser dans mon bureau.

C’est une lettre qui n’a jamais été envoyée à un certain « S ». Il n’y a pas de nom ni d’adresse sur l’enveloppe et la lettre commence par un « Cher S. » et elle est signée par un certain Chris A. Difficile pour un loup de ne pas savoir qui est Chris A., ou Chris Argent. Vu l’endroit où j’ai trouvé cette lettre, cela ne peut qu’être lui. Chris informe S. qu’il va prêter main-forte au Loup rouge et à sa meute. En lisant cela, je manque de m’étouffer avec la fumée de ma sigaratta. C’est un début de piste sérieuse. Je replie la lettre et la glisse dans son enveloppe qui semble dater d’un autre âge. Du temps où Therencio était tout petit. Je prends le temps de terminer ma sigaretta. Nous y voilà, une trace concrète de ce Loup rouge et le nom d’une personne qui le connaît. Un moment tant attendu et tant redouté. J’envoie un message à Therencio sans lui donner la raison pour laquelle je veux le voir le plus rapidement possible.

TherencioC'est bon! g dis que je révisai U_u Il faut que je te parle. T’es où ? À la clairière avec des boîtes de conserve. J'arrive ya quoi ? © 2981 12289 0

J’attrape ma veste, resserre la sangle de mon holster et avertis Jerry que je sors. Je ne sais pas si je dois me réjouir ou non que Therencio s’entraîne âprement à tirer. C’est une bonne chose, dans le sens que le passé prouve qu’il a besoin de savoir dégainer une arme et tirer sans trouer le cul de ses alliés. Une mauvaise, car cela montre qu’il côtoie le danger de près.

(…)

Je n’ai pas desserré les mâchoires pendant tout le trajet qui me mène à côté de la moto de Therencio. Il faut encore parcourir plus d’un kilomètre pour arriver dans cette clairière un peu enfoncée dans une combe. Depuis la route on n’entend pas l’arme de Therencio. Le chemin ressemble à une sente créée par les animaux et sur ce territoire la chasse est interdite. L’endroit est inintéressant pour les randonneurs : le coin parfait pour des exercices de tir.

(..)

Je l’observe depuis cinq minutes. Therencio ne m’a pas entendu arriver. Vais-je le perdre en lui remettant cette lettre ? Je pourrais la détruire à la flamme de mon briquet. Mais je lui ai promis de l’aider à retrouver son géniteur. Au moment de ma promesse, je me voyais comme son tuteur, un rebelle à éduquer. Depuis, notre lien a changé.

- Ciao’ !

Therencio est heureux de me voir. Surtout ici dans ce lieu plein de bons souvenirs. Je l’étreins doucement. Ses lèvres cherchent les miennes, je ne le repousse pas et l’embrasse.

- Lors d’un repérage, je suis tombé sur ceci.

Je sors le courrier de la poche intérieure de mon veston et la lui donne. Je cache mon stress en allumant une sigaretta. Therencio est d’abord étonné. Puis je peux déchiffrer sur son visage les émotions qui le traversent au fur et à mesure qu’il lit la missive. Chris Argent et S. sont des amis proches, vu le ton familier employé.

- J’ai trouvé ce courrier dans une ancienne planque d’arme de Gérard Argent. Je suppose que Chris A. est Chris Argent son fils. C’est un vendeur d’armes, mon concurrent à Beacon Hills… et un chasseur. Un gentil chasseur si j’en crois la rumeur, même si je pense que ces deux mots soient antagonistes. Il est connu pour être très méfiant et insaisissable.

La joie dans le regard de Therencio me fait mal. Son bonheur est légitime, et c’est parce que je l’aime que je vais l’aider à retrouver celui qui risque de me le prendre.

-  Je vais mettre mes hommes sur la surveillance de Chris Argent. Mais le chasseur est un professionnel. Le tracer va nous prendre du temps.

C’est cette patience qu’il va falloir faire comprendre à Therencio qui serait bien capable d’aller agiter son flingue sous le nez de Argent.

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MessageSujet: Re: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptyLun 22 Juil - 23:55



Come and find me in the dark, now
Un, deux, trois coups de feu, et les canettes valdinguent dans les airs en libérant des étincelles à chaque impact. Je fais promptement tomber le chargeur vide, le remplace par un plein et me remet en position.

Le Smith & Wesson que m'a offert Alessandro me permet d’enchaîner les coups sans perdre de temps à charger manuellement comme c'était le cas avec le calibre de poche, et sa qualité m'offre une plus grande aisance de tir. Je gagne en rapidité donc en efficacité.

Je tire, une canette vole à nouveau. Je me défoule à cet exercice pour lequel je deviens meilleurs à chaque entraînement. Ça me donne l'illusion de réussir sur au moins un point.

Al s'est fait lynché et est dans le viseur de la Camorra.
Wilder attend que je lui débourse une montagne pour abandonner les charges qu'il fait peser sur ma tête, et par ricochet, sur celle du padre.

C'est dans ces moments de difficultés que la vie m'apparaît sombre et tortueuse, où les vieilles angoisses refont surfaces, que je rêve d'équilibre et de sécurité et où j'en veux à mes parents et au monde entier d'en avoir été privé.  

Je m'accroche à une évidence, au manquement qui m'aura fait orphelin de père, limité, et pas assez féroce pour rivaliser avec les prédateurs de ce monde en dépit de ma fureur humaine.
Si seulement j'étais né loup...

Mon père est un lycan et ma mère une humaine. Affaire de génétique, je n'ai rien conservé de lui, qui à croire le portrait qu'elle en a fait est loup de naissance, puisqu'il a la capacité rare et réservée aux loup-nés de se transformer en véritable animal. Un fauve au pelage rouge et aux yeux or et rubis. C'est ainsi qu'elle l'a peint il y a longtemps, peu après notre aménagement en France.
Ce tableau est la seule preuve de son existence qu'elle m'ait laissée. Je n'ai jamais rien su de lui, pas de nom, pas de visage, elle ne voulait pas que je le retrouve et s'est échinée à l'effacer de ma vie. Et elle y est parvenue. Elle a emportée son identité dans la tombe. Et ce faisant, une part de moi-même.

Le soleil d'après-midi tape, quelques nuages ne suffisent pas à calmer ses coups. Les mains gantées de cuir, je vais repositionner les canettes de souches en branches, et me désaltère d'une demi bouteille d'eau que je laisse prêt de ma veste et mon casque de moto.  

Je suis venu à Beacon Hills pour retrouver mon père. Il ne fait aucun doute qu'il est lié à la ville qui attire les monstres comme des aimants, que ma mère qui a accouchée ici sans laisser d'avantage de trace l'a connue dans les environs.
Mais au delà des spéculations, j'ai exploré toutes les pistes qui m'ont été donnés. Une louve au prénom significatif, diverses rumeurs de loup soleil, loup sanguinaire, loup de feu...

Quelques temps plus tôt, à l'appart', je m'empare d'un carton vide et fourre toutes mes recherches dedans. Des post-it bariolés de plus ou moins déchiffrables "Ruby = RED" - "Famille Hale = famille hétéroclite loups/humains", des feuilles noircies de spéculations autour de "Peter Hale/Loup de Feu → survivant de l'incendie" - "Lil' Derek reconnaît « air de famille??» dans tableau" - "Quelqu'un de SAGE et de PUISSANT" et un article illustré d'une photo du manoir incendié sont autant d'extraits, de notes et de documents qui passent et se mélangent hasardeusement dans la boite.

Dernière certitude en date, mon père est passé par plusieurs phases. D'abord bêta ou omega, puis alpha. Ou l'inverse. Un échelonnage habituel dans le monde lupin mais qui me permet d'envisager que contrairement à ce que beaucoup de choses portaient à croire, Peter aux yeux bleu d'assassin, couleur absente du tableau, n'est pas mon géniteur. Un soulagement minime. Parce qu'alors toutes les pistes que j'ai étudiées jusqu'ici s'avèrent nulles.
Loup femelle, trop jeune ou trop mort pour être mon père.

Je ferme les rabats du carton, coulisse la porte de ma penderie, et le case près d'une boite métallique au milieu de boites jamais déballées, d'un ballon de basket et de fringues et boots défraichies.

Tous ce que j'avais trouvé concernant la légende de Gévaudan dont on avait écrit de la Bête qu'elle arborait une fourrure rougeâtre, avait fini dans la boîte avec le reste de mes spéculations. Cette affaire là avait été réglé avec brio et j'en suis soulagé. Mais ma propre quête reste irrésolue. Parmi les papiers échoués dans la boîte, un post-it parmi d'autre : "Noah K. → vérités?!?"
Je soupçonne le conteur de légendes d'avoir sciemment joué avec ses histoires. Il était l'intermédiaire de forces éminentes, et son discours n'avait pas toujours été très cohérent. Je mettrais ma main à couper qu'on savait déjà pour la résurrection de la Bête du Gévaudan à Beacon Hills. Que savait-on du reste, et qu'avait-on réellement voulu me transmettre, alors? Est-ce que le but de cette rencontre n'était que de me faire patauger au dépend de mes propres recherches? Je n'aurais été qu'un pion pour vaincre cette abomination et rétablir un équilibre?...

Retour à la base de mon fil rouge. Le tableau. Mon premier, sûr, et unique indice.  

Il me fallait des données concrètes pour avancer. J'ai donc demandé de l'aide à Brian pour accéder aux dossiers spéciaux du commissariat et fureter au sujet d'un loup rouge.
Mais là non plus je n'ai pas reçu les résultats tant espérés.

Alors j'erre, encore et toujours, dans un brouillard enténébré, serrant un inutile fil rouge entre mes doigts.

Ne pas connaitre mon père, c'est me méconnaitre moi-même. Je n'ai rien de sage. Mais ne suis-je pas assez puissant? L'est-il véritablement lui-même?... Je me raccroche à cette possibilité à défaut d'autres informations, mais j'ai toujours était lucide. Maman m'a dissimulée son existence. Si l'on dit des mensonges qu'ils sont blancs, les secrets ne le sont jamais. C'est pourquoi j'ai toujours garder du recul sur ce que je pourrais découvrir, du moins c'est ce que je croyais. En me refoulant, Peter m'avait amèrement fait comprendre que le fort que je pensais avoir construit entre la réalité et mes affects étaient complètement illusoire. Suis-je sûr de vouloir savoir? D'être prêt pour ça?...

Les incertitudes, c'est pires que tout. Les doutes rongent sans répits la façade sûre et entière que je m'efforce de bâtir et de conserver, petites voix cyniques que je subis sans même les entendre. Et si la vie que tu mène, l'homme que tu es, était à l'opposé de celle que ton père approuverait, Therence? Et si chacun de tes succès n'était qu'une déception de plus à ses yeux? Et un rien, une bévue, une menace, suffit à les alimenter. Es-tu digne de son amour? De son rang? A t-il un jour voulu de toi?! Lui, un lycan? Accepterait-il seulement ton existence?... Tes échecs?...
Qu'est-ce que ton père va penser de toi...


J'ai sérieusement m*rdé avec Wilder. Comment y réagirait-il, s'il était là? Serait-il le genre d'homme à me mettre une branlée? Est-ce qu'il se plierait en quatre pour m'aider? Ou bien me laisserait-il me débrouiller avec mes problèmes? Se retrouverait-il dans mon côté démon?... Essaierait-il de me faire ange? Accepterait-il fatalement ma nature humaine?...

Je regarde mes mains dont l'une qui tient l'arme. Mes erreurs ne sont pas irréparables, me répétè-je. Je ne suis pas un échec. Ni une source de déception. Un fardeau...

... Qu'est-ce qu'Aless va penser de toi?... Il m'aime. Il me l'a dit. Mais t'aimera t-il toujours aussi fort lorsqu'il découvrira que son empire est en danger par ta faute? Penses-tu qu'il négligera sa vie de sacrifices pour te pardonner?

Al n'en saura rien...

Et pourtant tu cherches après ton géniteur dès lors que tu risques de perdre celui qui t'a élevé... Toi qui pleure après ton père disparu, si tu le retrouve, qu'adviendra t-il d'Alessandro?

Ça n'y changera rien, me promis-je en braquant l'arme sur une cible. Je l'aimerai toujours. Profondément.

Comme un amant?

Mon cœur ne bat que pour lui.

Comme un mentor?

J'oublierais jamais tout ce qu'il m'a appris.

Comme un père?...

Ça suffit! Je presse la détente, la poudre explose.

Tu le sais bien, pourtant...
Ne pose pas de question dont tu ne veux pas connaitre la réponse.


Une canette sur une souche est éjectée sur le côté, une autre perchée sur une branche roule dans les airs. Je pivote sur moi-même d'un habile mouvement de jambe et enchaîne sur une boîte de conserve installée à une vingtaine de pas dans mon dos. Touchée. Une autre à ma droite, touchée. Une énième juste à côté. Touchée. Touchée. Encore touchée.
Le dernier obstacle explose littéralement avant d’atterrir sur le sol dans un craquellement caractéristique. Ce qu'il reste de son contenue se repend autour sous la forme d'une petite pluie et je reste c*n et bien embarrassé en constatant ma bévue.

C'était ma bouteille d'eau...

Quelque chose détourne mon attention. Une ombre qui parait sortir tout droit de mes pensées émerge à l'orée de la clairière.

-Ciao'!

Alessandro...

Je suis troublé quelques secondes. Puis son aura fait comme un souffle puissant et balaye la grisaille qui m’oppresse et obscurcie mes pensées. S'il me fallait un seul mot pour le définir, ce serait "Présence". Une douce obsession et la seule capable de concurrencer le néant qui m'habite. Alessandro Amaro, le père que je n'ai jamais eu, l'homme que j’espère devenir. Ma moitié manquante... ma famille.

L'expression de fierté qu'il m'offre à la vue des canettes jonchant le sol me comble et je la lui rend, mon arrogance naturelle adoucit par un sentiment affectueux. Le gangster hausse un sourcil en découvrant une cible sur laquelle figure une photo de Wilder. Ah, ça... Je me contente de hausser les épaules. Ça me motive.
Je lui retourne le dos, inspirer calmement pour me donner du courage et toute la contenance dont je vais avoir besoin.

-Je veux du boulot.

"Je veux", pas "j'ai besoin"... J'ai repasser la situation sous tous les angles et mûrement réfléchie à ma requête.

-Quand je me serais installé au Pink, les cours seront surement terminés, et j'aurais fini de rembourser la portière de Rapier. Mais je continuerais à bosser au bar. Tu n'aura qu'à prélever le loyer et le reste sur mon salaire, je veux pas être entretenu. Mais je vais avoir besoin de plus de boulots.

Je tire une dernière fois, l'écho de la déflagration se perd dans le loin. Je me retourne vers le padre, ne laissant aucun doute sur ma demande. Je suis prêt à accepter un travail dans les règles... ou illégal.

-Je sais tirer. Pour me défendre, et pour attaquer. Je suis dégourdis et parfaitement capable de faire face au danger.

Mais lorsque je commence à lui servir le même discours que j'avais servis à Rapier le soir où il l'a ramené de chez les chinois, je vois se profiler la même réponse négatives.

-Je peux faire beaucoup de choses, enchainè-je sans lui laisser le temps de parler. Je peux servir de chauffeur, je peux transporter des trucs, je sais être discret quand il le faut, rapide, je sais jouer la comédie, je peux obéir au directives...

C'est le seul point dont il puisse douter dans tout ce que je lui promet de mes performances. Mais si la situation l'exige... Et comme le padre écoute, sérieux, et que je me le figure faire la liste de ses contre-arguments, je rappelle mon CV, celui qu'aucun employeur ne découvrira jamais.

-J'ai participé à l'éradication de la Tisseuse. J'ai survécu à un tir par balle dans le bide. Et puis, on a tué la Bête du Gévaudan! Je sais me débrouiller tout seul, mais j'ai aussi déjà bossé en équipe et ça a fonctionné... promis-je, décidé à lui faire admettre que je suis parfaitement capable de remplir une mission. Et par la même, tuer dans l’œuf comment une initiative solitaire de ma part déboucherait "forcément" sur une catastrophe. Parfois, quand il me sonde trop profondément, j'ai peur qu'il devine pour Wilder sans tout à fait comprendre...

Plus d'une fois j'ai eu du sang sur les mains. Le mien, le sien, celui de nos adversaires... Je l'entend déjà préciser que ses affari n'ont rien d'un jeu, que l'erreur est mortelle, que le sang dont je me suis empoissé est un sang que j'ai fais coulé par nécessité et non par dessein...

-Je ferais tout ce qu'il faut! répétè-je. Trop vite. Est-ce qu'il a perçu mon trouble, l'urgence travesti en enthousiasme?... Je ravale mon énergie et me reprend aussitôt. ... Et je peux commencer dès maintenant. Ma seule condition, c'est être payé. Décemment. Et rapidement.  

... Rien que ça. Ce sont de grandes exigences, mais il ne peut pas le nier, beaucoup de motivation, aussi. Aless veut s'assurer que ce n'est pas une motivation inconsidéré qui me pousse à m'impliquer dans le côté obscur de ses activités. Il pense aux napolitains qui menacent. Je pense à Wilder à rembourser... Il ose, même en se doutant de la réponse, demander pourquoi alors que j'ai eu l'intelligence de me tenir à l'écart de sa vie de mafieux tout ce temps, je tiens à m'y engager aujourd'hui. Il veut me l'entendre dire.

-J'ai pris goût au shopping et au restaurant de luxe? haussè-je les épaules avec une étincelle dans les yeux en repensant à nos moments ensemble et que je lui ravi trop vite, jetant hors de sa portée mes motivations coupables et mes rancœurs. J'attendrais pas qu'on te ramène entre quatre planches pour servir à quelque chose. déclarè-je en lui lançant furtivement un regard fâché. Et puis... Je suis pas une tête pour espérer décrocher une bourse digne de ce nom pour l'université. Je sais que c'est foutu pour cette année - il me faudrait pas moins de 20 000$ avant le prochain semestre pour payer les frais - mais en me débrouillant bien, peut-être que l'an prochain...

... A moins qu'un généreux mécène, soucieux de mon avenir, ne m'aide à trouver l'argent rapidement?... Je me gratte la nuque en piétinant la terre d'un pied, agacé, puis dresse un petit regard innocent sur le mafieux.

Je suis grillé pour la FAC. Mais j'y ai réfléchi et j'aurais pas besoin de passer par le circuit officiel pour devenir un enquêteur professionnel. Je me débrouillerais autrement.

S'il veut s'entendre dire que cet argent servira à me payer mes études, alors il l'entendra. Il entendra tout ce qui peut le rassurer du moment ou il accepte de me fournir la somme et me permette de le rembourser. Je sais qu'il me laissera gérer mon fric au bout du compte. Et alors, j'arriverais à racheter le silence de Wilder, et il n'entendra jamais parlé de cette histoire de dette.

Aless ne dit rien. Ça remue ma nervosité. Il comble la distance qui nous sépare, m'entoure de ses bras, et me serre doucement contre lui. Alors pendant quelque secondes, il n'est plus question de passé et d'avenir, de dangers et d'erreurs. Il y a juste sa présence qui m'enveloppe, et la promesse muette que rien ni personne ne se mettra entre nous. Je frôle son visage avec le bout de mon nez le temps de sceller nos lèvres.

-Lors d’un repérage, je suis tombé sur ceci.

Je m'écarte et considère ce qu'il me tend en plissant les sourcils. Peut-être que si je n'étais pas recentré sur mes problèmes, j'aurais remarqué l'air étonnement sérieux d'Amaro à son arrivée. Mon regard passe du papier qui semble parvenu du siècle dernier au loup qui s'éloigne en allumant une cigarette.

-Une lettre?...

Accompagnée d'annotations anarchiques dans les marges. Je lorgne un regard sceptique sur le loup qui ne bronche toujours pas et consent à parcourir les lignes manuscrites qui noircissent le cœur du document. Mon visage se transmute à mesure que les mots se dévoilent. Incompréhension d'abord, étonnement, puis un bouleversement manifeste. Les mots ressortent comme soulignés d'une encre sanguine, et pour cause.
"Les Écarlates", "meute". "Loup Rouge".
"Danger".
Et pour conclure la lettre, presque trop limpide pour y croire, une signature.

C'est un ouragan.
Un espoir que je ne peux pas nier... J'ai besoin de m’asseoir.
Non, bouger!

- J’ai trouvé ce courrier dans une ancienne planque d’arme de Gérard Argent. Je suppose que Chris A. est Chris Argent son fils. C’est un vendeur d’armes, mon concurrent à Beacon Hills… et un chasseur. Un gentil chasseur si j’en crois la rumeur, même si je pense que ces deux mots soient antagonistes. Il est connu pour être très méfiant et insaisissable.

Un "gentil" chasseur, c'est ce que la lettre sous-entend. Chris Argent, paternel de la défunte copine de McCall. Je ne sais rien sur le méfiant et insaisissable chasseur sinon que McCall et sa bande on déjà eu affaire à lui, au moins autant dans le mauvais que dans le bon sens du terme. Mais c'est sur ce dernier point que je compte.
Ce type a aidé mon père...

-Je dois parler à Chris Argent... déclare-je d'une voix rendue ténue par l'émotion. Puis je lève les yeux sur l'italien, grave et fébrile. Il connaît mon père!... Al, j'ai enfin une chance de le retrouver!

Je ne peux pas contenir mon émotion. Est-ce qu'il se rend compte de ce que ça signifie? Enfin! Enfin quelqu'un peut apporter du relief à ce fantôme de toujours! Enfin je briserais les silences de ma mère!

- Je vais mettre mes hommes sur la surveillance de Chris Argent. Mais le chasseur est un professionnel. Le tracer va nous prendre du temps.

-... C'est ton concurrent. Donc t'as forcément déjà un dossier sur lui, je me trompe? Tu sais où il est susceptible de se trouver?

Je commence à connaitre le padre et ses méthodes. Soit proche de tes amis, quitte à connaitre à l'ingrédient près le menu qu'avalera ton rebelle de fils au réfectoire du lycée. Soit plus proche encore de tes rivaux...
Je sonde fébrilement dans les yeux du mafieux des réponses qui ne viennent pas assez vite.

-Les armes qu'il vend, il doit bien les entreposer quelque part.

Ce type est le maillon que je désespère de trouver entre mon père et moi.
Une adresse. C'est tout ce qu'il me faut.  

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MessageSujet: Re: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptyDim 4 Aoû - 18:04

clickAlessandro & Figlio mio & Socio in affari
xxx
« Alla ricerca del lupo rosso. » - Je veux du boulot.
- Tu en as déjà un…
- Quand je me serai installé au Pink, les cours seront sûrement terminés, et j'aurais fini de rembourser la portière de Rapier. Mais je continuerais à bosser au bar.
- Si tu veux…
- Tu n'auras qu'à prélever le loyer et le reste sur mon salaire, je veux pas être entretenu.
- Un figlio ne paye pas son padre ! Bordelo Therencio. Je ne t’accueille pas pour te faire payer ! Cretino.
- Mais je vais avoir besoin de plus de boulots.
- Cosa ?


Pourquoi a-t-il besoin de tant bosser ? De tant d’argent en somme ? Voilà qu’il embraye sur mon organizzazione. Lui qui voulait rester à l’écart de mes affaires, le voilà en train de me demander de l’intégrer à mon équipe. Je mentirais si j’affirmais que cela me déplaît. Toutefois, les motivations de Therencio sont troubles, ce point me gêne.

- … Et je peux commencer dès maintenant. Ma seule condition, c'est être payé. Décemment. Et rapidement.

Y a anguille sous roche. Il vante ses mérites et sa motivation à m’être utile, puis annonce le coût de la Fac, parle de 20 000$, son cœur s’emballe. J’assumerai ses frais d’études, quoi qu’il arrive, mais sa demande est suspecte. Je ne dis rien, mais je me promets de creuser plus tard. Pour l’heure, j’ai cette lettre à lui montrer.

(…)

-Je dois parler à Chris Argent... Il connaît mon père!... Al, j'ai enfin une chance de le retrouver!

Son cœur s’emballe, l’émotion qui l’étouffe me poignarde le cœur. Sa réaction est normale, légitime. Je crains subitement de le perdre vraiment. Therencio n’est pas pour moi un coup de tête, ou plutôt si, celui d’avoir un but dans la vie, une tâche, et d’être utile. Je lui dis que je vais mettre mon équipe sur la recherche d’un moyen de contacter Chris Argent.

-... C'est ton concurrent. Donc t'as forcément déjà un dossier sur lui, je me trompe? Tu sais où il est susceptible de se trouver?
- Un dossier oui, mais c’est mince. L’homme est d’une prudence extrême. Jamais là où on l’attend…
- Les armes qu'il vend, il doit bien les entreposer quelque part.
- En effet. Son commerce, au contraire du mien, est légal… Il possède un entrepôt en bordure d’océan.


Therencio me demande où il se trouve. Je lui donne l’adresse de mémoire. Le bambino veut foncer voir. Prévisible… J'ai parlé trop vite.

- Ça ne sert à rien ! De plus c’est un entrepôt d’armes. Tu imagines bien que les sécurités associées sont à la hauteur de la dangerosité de son contenu ! Tu dois être patient. Je vais demander à mes hommes de le pister et de lui donner un message.


La patience est une qualité que mio figlio n’a pas. Il menace d’y aller sans moi, ce qui est hors de question. Il serait capable de tenter d’entrer, de forcer une serrure, de déclencher une alarme et des ennuis gros comme le contenu entier d’un poulailler de flics.

- On y va. On tâte le terrain sans faire d’esbroufe. Avec un peu de chance, il est là. Mais il ne faut pas t’emballer. On la joue prudents. Argent n’est pas à prendre à la légère.

…Parla al mio culo, la mia testa è malata. Therencio traverserait une rivière pleine de caïmans pour se rendre à ce fichu entrepôt. Il ramasse ses canettes et les planque là où il a l’habitude de le faire avant que nous rejoignions la route. Il marche à grandes enjambées, impatient d’y être. Il récupère sa moto, je le suis avec ma voiture jusqu’au Pink où il monte avec moi. Direction l’Ouest.

Le trajet nous prend une trentaine de minutes le soleil en pleine face. Je me fie aux indications de mon GPS, l’entrepôt d’Argent est dans une zone reculée des docks. L’endroit est un vrai labyrinthe avec des sens uniques pour améliorer la circulation des camions.

- On va devoir laisser la voiture dans ce parking. Il y a encore trop d’activité et ma caisse se ferait remarquer.

Je me gare devant ce qui est une imprimerie. En marche arrière, au cas où il nous faudrait filer d’ici rapidement. Avant de couper le contact, je visualise le chemin sur l’écran du GPS puis sors de la voiture. Therencio est déjà dehors à dix mètres.

- Reviens là ! Bordelo.

Il argue que l’entrepôt de Chris Argent est dans la direction qu’il prenait.

- Exact bambino, mais on ne va pas suivre les flèches…

D’un index intransigeant, je l’invite à me suivre. Je prends la direction opposée. Tout en marchant, je lui explique ma manœuvre.

- On nous a vus sortir de la voiture. Qui que ce soit, employés du coin, clients, gardiens ou pire, ils ne doivent pas savoir où on va. J’ai visualisé un parcours avec des changements de direction qui fait que personne – à moins de nous suivre – ne fasse une quelconque corrélation entre la voiture, nous et l’entrepôt d’Argent.

Therencio râle que cela prend du temps qu’on puisse rater notre cible pour une minute de retard.

- Tu voulais bosser pour moi, alors apprends les bases. Quand tu arrives dans un lieu, on ne doit pas pouvoir tirer de conclusions sur toi. Il faut laisser un flou, une marge qui peut se révéler vital en cas de problemo.

Je parle technique, tactique. Le bambino semble apprécier que je ne lui sorte pas un « parce que », mais que je l’intègre comme un novice. Quand il m’a dit vouloir bosser pour moi, s’impliquer dans mes affari, cela m’a réchauffé le cœur, renforçant notre lien de padre-figlio. Je ne devrais pas l’encourager sur cette voie, mais s’il devient vraiment mon figlio, a-t-il le choix ? Aucun rejeton de mafieux ne l’a jamais eu.

(…)

Nous passons lentement devant l’entrepôt visé. Le bâtiment ne présente que des fenêtres en hauteur, inaccessibles, et le soleil couchant nous empêche de voir s’il y a de la lumière à l’intérieur et donc une présence. Aller tester la poignée de la porte est exclu : trop de monde dans les parages. Je suis presque obligé de traîner Therencio qui s’attarde avec l’envie qui le démange d’aller tambouriner à la porte.

- Arrête de regarder l’entrepôt et marche. On va aller plus loin et se poster ailleurs.

L’air est chargé d’iode et de relents de gasoil. Nous passons un entrepôt de jouets, un autre de meubles, pour finalement contourner ce dernier et revenir en direction de celui d’Argent. Je désigne à Therencio un bateau porte-conteneurs qui vogue au large. Je donne le change, noie le poison et brille de faux semblants. Je bats mon briquet et tire avec volupté sur une nouvelle sigaretta, fronce des sourcils quand mio figlio m’en taxe une.

- On va attendre que l’activité portuaire se calme et que le monde dégage de là.

Commence alors ce qu’il y a de plus chiant dans le métier d’un gangster – ou d’un poulet – : la planque. Nous nous sommes installés, les natiche posées sur des poutrelles d’acier, avec une lucarne suffisamment large pour voir la porte qui mène à l’intérieur du hangar et son pendant pour les camions juste à côté, tout en restant relativement à l’abri des regards. Voir sans être vu difficile sur ces docks. Chris Argent a choisi son emplacement. Son entrepôt est facilement accessible, visible, sans angles morts, l’agitation autour le protège. Deux lampadaires encadrent la façade. De nuit, il sera difficile de s’approcher sans être vu par les caméras qui surplombent le sol depuis le toit à chaque angle du bâtiment.

Les minutes passent, les heures. Nous avons changé de place quatre fois, pour ne pas attirer l’attention. Je veille à jeter mes mégots dans l’océan pour ne pas laisser de trace à nos planques. Therencio se ronge les sangs pendant que je gère mes affari par téléphone. J’ai demandé à Ryan de coller un homme devant l’immeuble d’Argent et d’en diligenter un autre pour prendre notre relais quand il sera évident que nous ne croiserons pas Chris Argent ici ce soir et que Therencio voudra bien se résigner à rentrer à Beacon Hills.

(…)

Le soleil a basculé derrière l’horizon. L’éclairage public prend le relais. Les docks s’apaisent, délestés par les actifs journaliers. Les services de sécurités prennent le relais, mais pas autour du hangar d’Argent. Cela nous arrange et m’inquiète en même temps. Pourquoi serait-il si confiant ? Je retiens Therencio par le col. Il s’apprêtait aller secouer la poignée de la porte.

- Attends, j’ai une idée.

L’absence de rondier est signe qu’Argent surveille son bien autrement. J’analyse la position des caméras, des lampadaires. Je montre les deux à Therencio.

- Un entrepôt d’armes sans garde apparent est suspect. Soit, il y a quelqu’un à l’intérieur, mais nous n’avons vu personne entrer ni sortir. De plus les différentes lucarnes montrent que tout est éteint à l’intérieur. À moins d’un leurre. La porte est blindée, comme le hayon à camion. Aucune porte n’est inviolable. Son efficacité se calcule en temps qu’il faut pour la forcer avant que la cavalerie rapplique. Pour cela, il faut donc qu’à la moindre action qu’une alarme se déclenche.

Therencio m’écoute et hoche du museau.

- J’imagine que taper un mauvais code enclenche une alarme. Sonore ou pas. Argent en sera averti. C’est peut-être un moyen de le faire rappliquer…

Therencio approuve et se redresse. Je le force à s’accroupir à nouveau.

- Pazienza ! Je n’ai pas envie d’avoir ma gueule filmée par les caméras ni la tienne. Nous attaquer aux caméras devrait avoir le même effet.

J’explique mes intentions : dégommer les deux caméras qui surveillent les issues avec une pierre ou quelque chose d’équivalent. Pris de court par Therencio, je n'ai pas sur moi les silencieux de mes armes. Hors de question d'attirer l'attention de la surveillance des docks par des coups de feu. Nous voilà donc en train de musarder entre les conteneurs et caisses en tout genre pour trouver des projectiles que je lancerai depuis un endroit hors des champs des caméras.

(…)

L’endroit est foutrement propre. Je suis une allée parallèle à celle de Therencio dans un dédale de conteneurs. Nous nous faisons un signe à chaque fois qu’un espace nous permet de nous voir. Quand subitement j’entends des bruits de pas qui vont à contresens du côté de mio figlio. Le genre de démarche d'un type qui fait attention à ne pas être repéré. Argent ? Mes sens en alerte, je n’attends pas la prochaine bifurcation pour rejoindre Therencio et escalade la triple hauteur de conteneur qui nous sépare pour atterrir à ses côtes avec le moins de bruit possible. Ma présence soudaine le fait sursauter. Je colle ma paume sur ses lèvres pour étouffer son exclamation.

Une ombre se profile devant nous. Une ombre associée à une odeur, une aura. Bordelo, qu’est-ce que cela signifie ? Instinctivement je me transforme.


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MessageSujet: Re: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptyMer 7 Aoû - 21:13

À la recherche du Loup Rouge
Chad
ft.
Therence & Aless

Chris reste injoignable. Je ne l’ai pas revu depuis le dernier conseil de chasseur auquel Matthias avait participé. Cela bouge du côté de l’organisation à laquelle appartient la mère de Mick. Des têtes tombent, des nouvelles s’installent. Tout cela mène à un flou artistique qui ne me laisse pas très serein. Tout est lié au surnaturel, chasse, expériences sordides de laboratoire, fabrication de chimères, si j’ai abandonné le projet imaginé avec Adriann, je refuse de rester passif. Je voulais voir mon cousin pour qu’il me dise s’il savait des choses, ou à défaut, qu’il ouvre yeux et oreilles pour en savoir plus. Son activité l’implique dans tous les cas.

|||

Mick m’a raconté sa rencontre fortuite avec Garnet au lac. Alors qu’il me racontait, sans trahir l’intimité du morveux, son histoire difficile avec sa quête qui ressemble de loin à celle de Mick, j’avais douché la compassion de mon compagnon en lui relatant le vandalisme du dit adolescent sur le chantier de notre maison. Le temps passe et je n’ai toujours aucune réaction du morveux. Normalement, il aurait dû avoir des problèmes avec les flics. Le chef du chantier leur avait apporté ses empreintes laissées à la peinture écarlate sur l’un des rétroviseurs arrachés à un tractopelle. Mais, rien n’a filtré de cette preuve irréfutable. Une manœuvre d’Alessandro ? Si oui, pourquoi l’Italien ne m’en a pas parlé ? Mon petit doigt me dit qu’il n’est pas au courant.

La construction a repris. Cela avance bien et nous ne rencontrons pas de surprise ingérable. L’évacuation des gravats a failli être un problème. Avec la Batcave de Mick, cela fait un volume non négligeable à évacuer, et une nouvelle loi encadre strictement la gestion de déchets de construction avec l’idée que ce qui provient d’un terrain reste sur ledit terrain. Mais je ne nous imagine pas avec un terril à côté de notre demeure. J’ai réussi à nous en sortir grâce à un contact dans le cabinet d’architecte où je travaille de plus en plus en consultant. Un de leur chantier avait besoin de remblais…

|||

Quatrième fois que je viens sonner à la porte de l’appartement de mon cousin. Cette fois, je croise sa voisine dans le couloir. À mon regard dépité, elle m’informe avoir vu Chris Argent sortir de chez lui aux alentours de midi. Je repasse dans la soirée pour rien. Les volets sont clos. Je sais qu’il fait souvent des déplacements à l’étranger, mais je ne comprends pas pourquoi, il ne répond pas à mes messages. Je suis tout de même rassuré des dires de sa voisine : il est en vie. Je décide donc de tenter ma chance vers son entrepôt d’armes. J’y étais entré une fois avec Matthias. Ce n’est pas si loin que cela de Beacon Hills. Si je fais encore chou blanc, je lui laisserais un message écrit dans sa boîte aux lettres. Peut-être a-t-il un problème avec son téléphone ou son opérateur téléphonique. J’attrape mon téléphone pour avertir Mick de mon détour. Il décroche à la deuxième sonnerie.

- Oui Loulou ?
- Chris n’est pas chez lui, mais une voisine l’a vu aux alentours de midi. Je trace jusqu’à son hangar au cas où il y serait. Je lui laisse un mot dans sa boîte aux lettres. Je perds mon temps à lui courir après.
- C’est rassurant si sa voisine l’a aperçu.
- Je me suis fait la même réflexion. On mange quoi ce soir ?
- Lasagnes.
- Miam. Je ne rentre pas trop tard. Je t’aime.

|||

Le soleil décline à l’horizon. J’ai préféré venir en soirée, pour être vu par le moins de personnes possible. De toute façon, je doute que Chris fasse ses affaires en plein jour. Ses clients doivent préférer la confidentialité des fins de soirées où les docks deviennent déserts. Je gare la Maserati non loin du hangar, là où Chris s’était garé lorsqu’il nous avait emmenés. Et en utilisant le même trajet que lui. D’un pour avoir le plus de chance de le croiser et de deux : c’est un itinéraire sur lequel on évite toutes les caméras de surveillance.

Sa voiture n’est pas là. Je me résigne à ne pas le trouver. Mais, par acquit de conscience, je sors pour voir si par hasard son hangar serait occupé. Car, il peut très bien se garer à l’intérieur en passant par la porte-camion.

Je poursuis mon soin d’éviter toutes caméras de surveillance et me faufile entre les conteneurs. Et je fais bien, car une vingtaine de mètres plus loin j’entends des bruits de pas et les battements d’au moins deux cœurs. Des gens louches ? Des voleurs ? Pire ? J’ai le vent dans le dos, donc aucune odeur qui me permettrait d’identifier ou cerner à qui j’ai à faire.

Je ralentis, rase les parois de métal du conteneur que je longe et me tiens près. Un bruit de chute, puis un regard luisant bleu électrique apparaît. En réaction, le jaune mordoré des miens se révèle. Il me faut quelques secondes pour reconnaître ce loup qui me montre les crocs. Je m’avance et soupire, totalement blasé, en reconnaissant qui l’accompagne.

- T’es pire qu’un chewing-gum Garnet ! T’as pas des chopes à laver, une serpillière à passer ? Salut Alessandro. Tu m’expliques la raison de ta présence et celle de ta sangsue ?

Croiser Therence me hérisse le poil. Qu’il me paye sa dette au lieu de venir ici fouiner comme un voleur. L’aîné montre-t-il au cadet comment faire de sales affaires ? Ces deux là, c'est la pire des associations possibles dans les parages.

© Fiche by Mafdet Mahes

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptyMar 27 Aoû - 23:52



Who will find you?...
-Je dois parler à Chris Argent... Il connaît mon père!... Al, j'ai enfin une chance de le retrouver!

C'est un marchand d'arme légal. Ça veut dire qu'aussi discret soit-il, il a une boutique à faire tourner et un point de passage obligé. Al me donne une localisation, quelque part sur les docks.

-On y va.

-Ça ne sert à rien! De plus c’est un entrepôt d’armes. Tu imagines bien que les sécurités associées sont à la hauteur de la dangerosité de son contenu! Tu dois être patient. Je vais demander à mes hommes de le pister et de lui donner un message.

-Al! Ça fait dix neuf-ans que j’attends et que je tourne en rond à la recherches de réponses concrètes! J'attendrais pas que ton chasseur consulte son répondeur. J'irais seul.

Je tourne le dos au padre, me presse vers mes affaires en retirant le chargeur vide de mon semi-auto. Je ne sais pas ce qui m'attend à rencontrer ce type ni comment je l'aborderais, mais une chose est sûre : j'ai de quoi me défendre. J'aviserais la situation sur place.

-On y va. rectifie le parrain. On tâte le terrain sans faire d’esbroufe. Avec un peu de chance, il est là. Mais il ne faut pas t’emballer. On la joue prudents. Argent n’est pas à prendre à la légère.

-Mais toi non plus. rappelè-je comme une évidence en sachant qu'il m'accompagne.  

La clairière nettoyée, je balance ma veste sur l'épaule et m'engouffre dans la végétation, le padre sur les talons et la lettre précieusement repliées dans la poche de mon jean.

* * *

Les routes vallonnées et boisées des collines ont laissées place au décor plat et industriel du bord de mer. Le vent chargé d'embrun qui m’accueille en quittant le véhicule exacerbe ma fébrilité. La suggestion d'Aless de laisser sa voiture tape à l’œil en retrait ne m'atteint que d'une oreille.

-Reviens là! Bordelo.

-C'est par là!

-Exact bambino, mais on ne va pas suivre les flèches…

-Mais...

Un mouvement de doigt me signale que je gagnerais d'avantage à obéir. Je rejoins Aless en soupirant mon agacement, peu convaincu par l'idée de m'éloigner du hangars ciblé.

-On nous a vus sortir de la voiture. Je plisse des sourcils, perplexe, et jette un regard autour de nous, à la recherche d'une présence suspecte parmi les badauds. Qui que ce soit, employés du coin, clients, gardiens ou pire, ils ne doivent pas savoir où on va. J’ai visualisé un parcours avec des changements de direction qui fait que personne – à moins de nous suivre – ne fasse une quelconque corrélation entre la voiture, nous et l’entrepôt d’Argent.

-Oh. Je vois. Ça n'empêche que toutes ces précautions nous feront peut-être raté Argent!

-Tu voulais bosser pour moi, alors apprends les bases. Quand tu arrives dans un lieu, on ne doit pas pouvoir tirer de conclusions sur toi. Il faut laisser un flou, une marge qui peut se révéler vital en cas de problemo.

Mon urgence s'apaise un instant pour contempler le padre. Son dos large, ses manières assurées. Je replonge quelques temps en arrières, lorsqu'Alessandro s'imposait professeur de tir. Il m'explique avec la même clarté et autorité les tactiques du métier. Comprenant que notre entreprise dépend de notre finesse, je m'en remet à l'homme d'expérience, me fais attentif, et intègre sérieusement son apprentissage.

Le détour me parait interminable. Je trépigne intérieurement quand nous apercevons enfin l’entrepôt. Je m'efforce de suivre Alessandro dans sa retenue, la démarche naturelle, un détachement calculé, mais toutes les cellules de mon corps s'agitent et tendent vers les lieux. Je lorgne sur le bâtiment à la recherche de l'indice d'une présence, d'une issue, je reluque les dokers en espérant y trouver notre homme.

-Arrête de regarder l’entrepôt et marche. On va aller plus loin et se poster ailleurs.

-Et s'il est à l'intérieur?...

On le saura bien à un moment dans ce cas.
Nous faisons un nouveau détour. Je sais combien Aless a raison sur l'importance de brouiller les pistes. Si les mystères qui entoure mon Loup Rouge ne m'on pas fait naturellement méfiant, l'enlèvement du gangster commandité par la Camora achève ma paranoia. Les nouvelles têtes au Pink subissent mon rapide examens, comme à peu près n'importe qui qui lorgnerait sur Alessandro. Mais aujourd'hui que mon père ne m'a jamais paru aussi réel et aussi près, toutes cette vigilance me donne l'impression de tourner en rond.

Les discours abstraits que j'ai reçu concernant mon géniteur jusqu'à aujourd'hui me laisse le sentiment d'avoir manipulé, et les silences tenaces m'ont préparés aux dénies et aux refus. Rien ne dit que Chris soit disposé à m'aider. Je regrette encore la tournure de mon interrogatoire de Peter Hale qui m'a congédié avec la brutalité d'un homme qui se sait le plus puissant. Nous devons le prendre par surprise. Et cette fois, les preuves manuscrites dans une main et une arme chargée de l'autre s'il le faut, je le ferais parler.

-Aless, tu fera vraiment tout pour m'aider? Même le faire parler?

Je lui jette un regard éloquent. S'il y a bien quelqu'un capable d'obtenir des aveux d'un type de la trempe de notre chasseur, c'est bien Alessandro.

J'avance avec détermination. J'ai vaincu des monstres. Je suis armé et accompagné d'un mafioso, je ne suis pas en désavantage.

Notre parcours nous ramène du côté du hangars, un peu en marge des activités du port, quand l'italien me désigne un navire de transport. Lorsque je regarde le porte-conteneurs, je me figure, mal-à-l'aise, que ce dernier nous observe en retour. Je détourne le regard sans plus de caprice. Les murs ont des yeux et des oreilles. Peut-être celles d'Argent... Le méditerranéen se lance alors dans son numéro habituel, se pavane, s'approprie son espaces et la vue, et se pose devant le paysage, la clope au bec. Il pourrait passé pour un client flâneur et conquérant.
Soupir. Je plonge les doigts dans la poche de sa veste le délester de son paquet de cigarette et son briquet et l'imite rapidement, recrachant sèchement ma frustration.

-On va attendre que l’activité portuaire se calme et que le monde dégage de là.

-Et ça va prendre combien de temps?...

Je lève un regard penaud sur l'italien. Ce dernier se contente de ramener les yeux vers l'horizon.

* * *

Aless peste pour la énième fois. Je secoue encore ma jambe. Un tic nerveux. Assis sur des poutrelles de métal, j'essaie de le contrer en croisant les chevilles. Puis les bras. Puis serre les poings. Je fais craquer mon cou. Cette envie de bouger vicieuse cherche à s'exprimer quelque part ailleurs.

-Je déteste attendre... grommelè-je. On poirotent ici alors que si ça se trouve, il n'est même pas là. Peut-être qu'il est à l'autre bout de la ville. silence. En dehors de la ville. nouveau silence... Ou alors, il est en train de passer en ce moment même juste derrière notre planque. Et nous, on piste ici en espérant qu'il se montre...

Il me semble percevoir un bas grognement. Aless tolère mes lamentations avec plus de patience que n'est censé faire preuve un méditerranéen. Mais je déteste ne pas savoir... Cet optimisme infaillible ne date ni d'aujourd'hui, ni de notre chasseur à intercepter. Ce sont les angoisses d'un petit garçon lancé à la poursuite d'une ombre. Je n'ai jamais eu aucune idée d'à quoi peut ressembler mon père en dehors d'un loup rouge à l'expression ambiguë. J'ai vécu toute ma vie en cherchant un spectre, informe, inconsistant, sans couleur, malléable et applicable au premier venu. Ce maitre d'école encourageant ne pouvait-il pas être mon géniteur? Et ce concierge bourru, toujours à lorgner sur un garnement? Peut-être un usager à mallette, contact visuel éphémère parmi la foule, avant qu'il ne s'engouffre entre les portes d'un taxi. Peut-être que je l'ai déjà croisé sans le savoir. Peut-être que c'est lui qui passe en ce moment même juste derrière notre planque alors que nous avons les yeux rivés sur l’entrepôt de Chris Argent...

Je me masse les tempes et sors la lettre de ma poche. J'en examine chaque détails. Le papier est jaunis, maltraité par le temps et par les mains et les planques entre lesquelles il est passé. Il sent le renfermé. Je pense à toutes les questions auxquelles Chris devra répondre. Mon père, comment est-il? La lettre date d'avant ma naissance. Est-ce qu'il sait que j'existe? Est-ce qu'il a déjà parlé de ma mère? De moi?...
Je lis et relis chaque mots, un fragment d'histoire qui excite mon imagination. Mais c'est terrible, de devoir s'en remettre à son imagination. Je m'invente des réponses à défaut d'en trouver. Je me laisse séduire par les plus belles, me fait attraper par les plus inquiétantes.

-Mon père est bien le chef d'une meute... constatè-je à voix basse, ému. Mon père est un alpha. Un alpha sage et puissant... il n'aurait pas bénéficier de l'aide d'un chasseur s'il n'était pas suffisamment bon. Ça corrobore avec les paroles de Derek qui l'avait déduit du portrait. J'imagine que sa meute doit-être grande, à la mesure de son rang et de ses capacités de loup intégral.

Est-ce que chez les lycans une meute s'apparente avant tout à une hiérarchie? ou aussi à une famille?... La question manque de franchir mes lèvres, mais je me ravise. Tout ce qu'Aless connait de la vie de meute, c'est un passage éclair chez un alpha au cours de son adolescence. Je lorgne doucement vers mon omega et conviens que sur ce point l'expert en lycanthropie sera plus à même de m'éclairer.

Les Écarlates, puisque c'est le noms qu'ils se donnent, avaient besoin d'aide. Ils ont eu des ennuies. D'ordre surnaturel pour avoir fait appel à Argent. Des garous? Des chasseurs? Une autre menace?...
... La lettre de Chris se trouvait dans les papiers de son père... La reconversion du chasseur dans le camps des garous ne date pas d'il y a dix ans. Le ton employé est amical. Ses intentions envers mon père l'étaient-elles vraiment?...
Qu'en est-il du destinataire de la lettre, ce "S"?
Qu'en est-il de mon père, aujourd'hui...

J’ausculte le tracé des lettres à l'encre noire en regrettant que ce mot n'ait pas été rédigé par mon géniteur. Maman avait une jolie écriture. Aiguë comme l'évoque les tracés d'un électrocardiogramme, aussi vive qu'un cœur nerveux, mais enjolivée de gracieuses arabesques. La mienne s'exprime en hachures agressives et en rondeurs pédantes, inégales et pas toujours très lisibles.
Je me demande à quoi ressemble son écriture, à lui. De quel nom il signerait ses lettres... Mes doigts passent sur les annotations sibyllines qui bordent le papier.

-Al? cogitè-je. Cette liste dans la marge...

Est-ce que ce sont bien des coordonnées?...

-Et puis il est fait mention d'un...

Le téléphone sonne. Aless ne me lâche pas, surveille assidument l'entrée du hangar, mais il a ses propres affaires à gérer. Je m'estime heureux du temps qu'il m'accorde et du soutient qu'il me prête. Toujours le tèl collé à son oreille, il me fait signe de migrer. Je m'époussète le jean et le suis.

* * *

Les vagues sombres s'écrasent bruyamment contre la digue. La nuit s'étend sur les machineries au repos et les docks désertés.

-Y a personne. On fonce.

-Attends.

-Quoi encore?!

-J’ai une idée.

-...

Je me retiens de pleurer. Aless pointe du doigt deux caméras vers les hauteurs du bâtiment.

-Un entrepôt d’armes sans garde apparent est suspect. Soit, il y a quelqu’un à l’intérieur, mais nous n’avons vu personne entrer ni sortir. De plus les différentes lucarnes montrent que tout est éteint à l’intérieur. À moins d’un leurre. La porte est blindée, comme le hayon à camion. Aucune porte n’est inviolable. Son efficacité se calcule en temps qu’il faut pour la forcer avant que la cavalerie rapplique. Pour cela, il faut donc qu’à la moindre action qu’une alarme se déclenche.

-D'accord. Et?

-J’imagine que taper un mauvais code enclenche une alarme. Sonore ou pas. Argent en sera averti. C’est peut-être un moyen de le faire rappliquer…

-... C'est ça! Puisqu'on ne peut pas aller à Argent, on va le faire venir à nous! Ça c'est un plan qui me plais.

Je jaillis de ma cachette comme un diable à ressort et me fait tiré par l'arrière du col et rassoir aussi sec.

-Pazienza! Je n’ai pas envie d’avoir ma gueule filmée par les caméras ni la tienne. Nous attaquer aux caméras devrait avoir le même effet.

-Ça me va. Du moment que le chasseur rapplique.

Aless suggère de caillasser les caméras à défaut d'être surpris par les détonations de nos pistolets et s'engage entre les conteneurs à la recherche de projectiles. Je scanne le sol impeccable autour de moi et le rejoint en prenant un chemin adjacent.
Des caisses, de la ferraillerie, mais rien dont le diamètre soit adéquat à fracasser une caméra sans attirer l'attention. J'avise le mécanisme d'un conteneur en songeant que si je ne trouve rien, le mieux reste de se servir. Je tourne, tire, mais le matériel résiste. Lorsque j’aperçois Alessandro entre deux boxs, je hoche de la tête signaler que je n'ai rien et poursuis ma quête. La nuit qui tombe ne m'aide pas à y voir. En plus le bord de mer m'apporte des odeurs désagréables. Comme un relent de poisson pourri...

Un courant d'air et un bruit sourd sur ma droite.
Qu'est-ce que?!

J’atteins la crosse de mon pistolet au moment où une main s'écrase sur ma bouche. Mon cœur fait du cent à l'heure. Je réprimande l'italien d'un froncement de sourcil qu'il ne voit pas, focalisé vers la pénombre comme... un animal sur la défensive...
Nous ne sommes pas seuls.

Al laisse sortir le loup, je braque mon pistolet en face de nous, sur deux scintillements jaunes vifs suspendus au cœur de l'obscurité.
Un loup. Et pas n'importe lequel... Aless a un mouvement de recul, surpris. Les points lumineux s'affadissent tandis que la silhouette se révèle avec un soupir blasé.

-... Toi...

Une bouffé de colère me submerge. Pendant un instant, je ne suis plus sur les docks, mais au Pink, mon poing dans la face de Wilder, puis le sien dans la mienne, suivis d'un vol plané sur les tables, les rangés de chaises dans la tronches, et son coup de pied dans le bide pour achever sa ripostes. Je revois encore Aless lui serrer la main comme deux partenaires d'affaires alors que l'architecte venait de le mater en énonçant un implacable "666", puis ce sont les photos du chantier saccagé de graffiti spiralés et les accusations de son foutu dossier qui s'enchainent dans la bobine infernale, promesses d'emm*rdements sans fin.

Je vais me le faire. Là, maintenant, mon pistolet planté sous ses narines. Je vais me le faire.

-T’es pire qu’un chewing-gum Garnet! T’as pas des chopes à laver, une serpillière à passer? Salut Alessandro. Tu m’expliques la raison de ta présence et celle de ta sangsue?

Je manque de m'étrangler. Le loup me toise, m'insulte, et m'ignore dans un enchainement ininterrompu qui me laisse c*n. Envie de meurtre : je redresse mon bras armé qu'Al me rabaisse en un éclair d'une prise ferme sur un biceps. Pas d'esclandre.

-Mais qu'est-ce que tu fous là, toi?! aboyè-je avant de le reluquer de la tête au pied. Encore sur tes plans foireux de chasse au chasseurs... T'as pas une bicoque à retaper?

Je le laisserais pas se mettre en travers de ma route avec Argent comme il a gâché mon histoire avec le wendigo pour faire régner sa justice personnelle... Mon rictus tressaute, spasme moqueur, quand l'évocation de sa maison lui tire une étincelle ambrée. Piètre victoire. Je le comprend quand ses yeux s'illuminent pour de bon. J'ai pas le temps de réagir qu'il me choppe par le col en exhibant ses crocs disproportionnés.  

-Donne moi une raison pour te casser le pif...

-Ton petit-copain est pas un mauvais infirmier... Maintenant, dégage d'ici avant de foutre mes projets en l'air. et d'avertir. Argent est à moi.

Est-ce de la surprise qui le fait ciller? J'ai beau savoir que je ne fais pas le poids, ses menaces attisent irrépressiblement mon envie d'en découdre. Mais au delà de ses grognements de parades, le s*lop me renvoie un regard éloquent qui me refroidit.

Liés par la dettes.

Je n'ai rien dit à Alessandro de mon casse et du dossier à charge. Et il le sait. Mais finalement, Chad non plus n'a pas moufté...

Deux éclairs bleu électrique et un grondement rauque frappe comme la foudre. Aless nous sépare brutalement.


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Alessandro Amaro

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MessageSujet: Re: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptyMer 4 Sep - 17:54

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« Alla ricerca del lupo rosso. »
- T’es pire qu’un chewing-gum Garnet ! T’as pas des chopes à laver, une serpillière à passer ? Salut Alessandro. Tu m’expliques la raison de ta présence et celle de ta sangsue ?
-Mais qu'est-ce que tu fous là, toi ?! Encore sur tes plans foireux de chasse aux chasseurs... T'as pas une bicoque à retaper?
- Cosa ?


Cazzo ! Mais quelle bande de rompiscatole ! Ces deux-là sont aussi incompatibles que du gaz et une étincelle. Je retiens le bras armé de Therencio qui s’est pointé en direction du bêta. Seulement la provocation trouve un répondant, Chad le saisit par le col pour se placer gueule acérée de crocs menaçants contre museau arrogant.

-Donne-moi une raison pour te casser le pif...

Évidemment au lieu de se taire, Therencio en rajoute.

-Ton petit-copain est pas un mauvais infirmier... Maintenant, dégage d'ici avant de foutre mes projets en l'air et d'avertir. Argent est à moi.

Qu’est que Wayne vient faire dans l’affaire ? Infirmier ? Cosa ! Pas le temps d’approfondir, le cœur de Chad accélère brusquement, je m’interpose en grognant, la main serrée sur le poignet de Wilder pour qu’il lâche. Que fait-il ici ? On est loin de son rayon d’action et l’autre jour il m’avait clairement dit sa volonté de se tenir à l’écart de toutes activités louches. Mes prunelles bleues fixent les siennes dorées d’orgueil. J’articule exagérément ce que j’énonce pour lui enfoncer les mots dans le crâne comme autant de clous.

- C’est la dernière fois que tu poses la main sur lui. Dussé-je éradiquer la meute Hale pour y parvenir, t’es un homme mort. Blesse Therencio et ce n’est pas ton chiffre diabolique qui me stoppera cette fois.  

Therencio me l’avait reproché. Plier devant Wilder avait mis à mal ma fierté, et la sienne par ricochet. Mais c’était une partie de poker menteur où j’avais choisi la prudence. Je ne peux pas toujours jouer au parrain intouchable ni compter sur la menace que je représente. En plus de mon compte bancaire, Chad a des preuves tangibles de mes activités. Il suffirait que le FBI, ou une autre instance fédérale, le coince et lui propose un deal pour que je passe à la trappe et le reste de ma vie à l’ombre. Je mise beaucoup sur le fait que l’architecte n’a pas envie de poursuivre sa vie en regardant continuellement dans son dos.

Chad a lâché le bambino, mais je broie toujours son poignet dans mon poing serré. Therencio ouvre sa bocca pour un nouveau flot d’aigreur. Je le coupe et le repousse d’une main en arrière.

- Stai zitto !

Je rejette Wilder en le libérant de ma poigne et lève un index menaçant en direction de Therencio qui amorçait déjà un pas en avant. J’inspire un bon coup pour évacuer mon énervement et l’envie de baffer tout le monde. Cela me tue de devoir faire l’intermédiaire entre ces deux-là, mais Therencio est devenu un élément permanent de ma vie et Wilder reste un partenaire d’affaires quoi qu’en disent ces deux pénibles. Je compte bien mouiller Chad un peu plus dans mon business afin de diminuer la menace qu’il représente.

- Je reprends la question du bambino : que fais-tu ici à cette heure ?

Il n’y a ici, strictement rien pour lui dans le domaine ordinaire de sa vie d’architecte.

- Vous voulez quoi à Argent ?
- Réponds à ma question bordelo, au lieu d’en poser une autre !


L’autre figlio di buona donna renifle avec mépris et répète sa question à la virgule près. Pendant que je le fusille du regard, je rattrape Therencio par l’épaule. Il était bien parti pour lui en coller une. Si c’est ça la vie de padre, je rends mes bretelles dans la minute ! Le regard du bêta et son visage fermé me semblent suspects. Il est un loup, il sait donc qui est Argent à moins d’être un idioti, ce qu’il n’est pas. De plus, il traîne non loin du hangar du chasseur. Pure coïncidence ? Peut-être. Je change d’angle d’attaque.

- Tu sais comment contacter Chris Argent ?
- Vous voulez quoi à Argent ?
- …


Therencio s’égosille. Il a nettement progressé en insulte italienne… Madre di Dio ! Cela faisait quatre heures qu’on planquait en toute discrétion. Mais depuis que le gaz et l’étincelle sont entrés en contact, on offre un spectacle de cirque à qui veut bien l’entendre. Il faut désamorcer la situation. Vite. Calmer le jeu. Donc lâcher du lest. Suis-je le plus adulte du trio ? Il faut le croire.

- Nous cherchons Chris Argent, car il semble connaître son père. Mais le bonhomme est insaisissable. Therencio, file-moi la lettre.

Ça grommelle qu’il ne faut pas mêler l’emmerdeur public numéro un à son histoire personnelle, assorti à des détails sur l’anatomie de Chad.

- Sbrigati !

Je montre le courrier à Chad.

- Chris Argent a envoyé ce courrier à un certain S. dans lequel il parle d’un loup rouge. Tu aurais une idée de comment contacter rapidement le chasseur… sans se faire trouer la peau de préférence.

Chad ne répond pas. Son regard est figé sur la lettre. Therencio tente de la lui reprendre, mais le bêta a une réaction un peu disproportionnée. Sa main griffue s’est refermée sur le cou du bambino qui braille de nouveau.

- Je t’ai dit que si tu touchais à nouveau à…

Les menaces ne sont efficaces que si on les met en applications. Je dégaine mon arme et pose son canon sur sa tempe. Chad ignore ma menace. J’arme le chien avec le pouce.

- Relâche-le !

Chad serre plus fort sans quitter la lettre du regard, sans même se dégager du contact de mon arme. Du sang coule là où l’une de ses griffes a percé la peau du bambino. Therencio se débat, lui donne des coups de pieds. Le bêta ne bronche pas. Puis, d’une voix qui ne saurait souffrir un refus, il nous somme de lui dire ou nous avons trouvé ce courrier. Situation inextricable où Therencio a laissé choir son arme au sol pour tenter de se dépêtrer de la prise de Wilder qui l’étouffe doucement, mais sûrement, et moi qui le vise ne sachant pas si je serais assez rapide pour lui exploser la cervelle avant qu’il n’ait le temps d’égorger mio figlio.

- Dans une ancienne planque de Gérard Argent. Maintenant, lâche-le et rends-lui cette lettre. Je ne souhaite pas la tacher avec ta cervelle.

Mon doigt a raccourci le parcours de la gâchette. Je sais exactement le mou que j’ai avant que la balle ne parte. Chad n’a toujours pas quitté la lettre du regard.

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]    A la recherche du Loup Rouge [Pv Aless & Chad]  EmptySam 14 Sep - 17:17

À la recherche du Loup Rouge
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Therence & Aless

-Mais qu'est-ce que tu fous là, toi ?! Encore sur tes plans foireux de chasse aux chasseurs... T'as pas une bicoque à retaper ?

Je me suis toujours présenté comme étant une personne calme, posée et polie… Un gentil loulou qui ne grogne jamais et sourit toujours. Mick vante ma bonne éducation et mon érudition. Les amies de ma mère me comparaient à un ange blond et… Je le chope par le col et colle mes crocs sous son museau.

-Donne-moi une raison pour te casser le pif...

Je ne supporte plus son insolence et il ose parler du chantier qu’il a saccagé, mettant les ouvriers en danger en sectionnant des câbles. La situation en bord de falaise complexifie assez les travaux pour qu’un apprenti voyou vienne jouer les chieurs.

-Ton petit-copain est pas un mauvais infirmier... Maintenant, dégage d'ici avant de foutre mes projets en l'air et d'avertir. Argent est à moi.

Je grogne. Que manigance-t-il encore avec Mick ? Une moue de dédain collée aux lèvres, je lui retourne son regard. Toi, mon coco n’oublie pas que tu as une dette de plus de vingt mille dollars. Le délai de sa mise en demeure n’est pas encore expiré, mais cela se joue à une question de semaine. Et ce n’est pas son salaire d’essuyeur de verre à mi-temps qui va parer à son problème. Mais là n’est pas ce qui me gêne le plus, il a parlé de Mick puis d’Argent. Une colère brûlante naît au cœur de mon ventre. Je vais le cogner ! Je vais vraiment le cogner !

- C’est la dernière fois que tu poses la main sur lui. Dussé-je éradiquer la meute Hale pour y parvenir, t’es un homme mort. Blesse Therencio et ce n’est pas ton chiffre diabolique qui me stoppera cette fois.  

Alessandro s’est interposé un quart de seconde avant que je ne démolisse le portrait de son protégé. Je fixe ses prunelles au bleu métallique. Sa poigne sur mon poignet est douloureuse, mais je ne le montre pas. Je scrute le visage de l’Italien. Il s’en prendrait aux Hale, risquerait de perdre tout son fric pour ça ?! Cet âne bâté ascendant bourricot qu’il prend pour son fils. Sérieusement ! Il s’est mangé un poing de trop sur la tête dans son hangar de combats clandestins.

Dans l’immédiat, je n’ai pas l’avantage. Je jette un coup d’œil à Garnet, lui envoie un petit sourire narquois. Il n’a rien dit à Aless de sa dette. Je garde l’info, elle pourrait me sauver la vie si d’aventure le rital envisageait sérieusement de me plomber le corps.

- Je reprends la question du bambino : que fais-tu ici à cette heure ?
- Vous voulez quoi à Argent ?
- Réponds à ma question bordelo, au lieu d’en poser une autre !

Il est marrant lui ! C’est lui qui vient de répondre par une question à ma propre question. Je reste imperturbable. S’ils en ont après Chris, c’est qu’ils ont un problème. Cela me donne un mince avantage. Je répète ma question mot pour mot.

- Vous voulez quoi à Argent ?
- Tu sais comment contacter Chris Argent ?

Aless fléchit un peu, mais cela ne me renseigne toujours pas sur ce qu’ils veulent à mon cousin.

- Vous voulez quoi à Argent ?
- …

Le chieur s’égosille et me balance des insultes en italien. Je me contente de hausser les sourcils. Il semblerait qu’ils pourraient avoir besoin de moi. Situation ô combien jouissive.

- C’est celui qui le dit qu’il l’est.

Garnet me fait un geste équivoque. Je réponds par un sourire poli. Il est à la limite de l’implosion. Aless brise l’escalade en répondant enfin à ma question.

- Nous cherchons Chris Argent, car il semble connaître son père. Mais le bonhomme est insaisissable. Therencio, file-moi la lettre.

Le père de Garnet ? Je sais que le pénible s’est lancé dans des recherches généalogiques. Son géniteur s’est barré à sa naissance ou avant. Le gars a dû sentir les emmerdes que lui apporterait son rejeton. J’ai envie de dire qu’il n’est qu’un accident de capote, mais il faut croire que l’éducation peut prendre le dessus sur les basses pulsions. Ce serait vraiment bas. Je n’écoute pas vraiment les récriminations de Garnet. L’idée que Chris pourrait connaître le père de l’autre zouave n’est pas une hérésie. Chris pourrait même l’avoir flingué… Aless me tend un papier jauni. La lettre ne date pas d’hier.

- Chris Argent a envoyé ce courrier à un certain S. dans lequel il parle d’un loup rouge. Tu aurais une idée de comment contacter rapidement le chasseur… sans se faire trouer la peau de préférence.

Je me fige. Je reconnais cette écriture. Mes yeux lisent et relisent la missive. Garnet m’agresse pour la reprendre, sa bouche hurle, mais je ne l’entends pas. Je l’ai simplement bloqué et lui tiens la gorge à bout de bras, le tenant loin de la lettre. Cette lettre n’est jamais parvenue à Stephan qui m’a donné toute la correspondance qu’il avait conservée, soigneusement planquée dans un coffre à la banque.

- Je t’ai dit que si tu touchais à nouveau à…

La date… Se pourrait-il que… Je sens le canon de l’arme d’Aless contre ma tempe, mais je suis incapable de bouger sinon de serrer la gorge de Garnet. Il m’empêche de réfléchir.

- Relâche-le !

Je ne sens pas les coups de pieds du pénible. L’effroi me tétanise. Les souvenirs de ma mère sur le meurtre de mon père étaient hachés. Son esprit avait basculé pendant plusieurs années, avant que le FBI ne lui mette la main dessus. Je réalise la portée de cette lettre. Je relève les yeux scrute Garnet dont les yeux commencent à se révulser, puis Alessandro qui est prêt à tirer.

- Où avez-vous trouvé ce courrier.

Ma voix est froide, presque désincarnée. C’est ce que peut-être qui fait que l’Italien ne me tire pas dessus, mais me répond.

- Dans une ancienne planque de Gérard Argent. Maintenant, lâche-le et rends-lui cette lettre. Je ne souhaite pas la tacher avec ta cervelle.
- Vous vous trompez de Chris, affirmé-je en lâchant Garnet.

Alessandro me somme de m’expliquer et soulage le pénible qui s’est écroulé au sol les mains plaquées sur sa gorge. Cela ne saigne qu’un peu, pas de quoi fouetter un chat. Je m’accroupis à mon tour et rends le courrier à l’autre qui se l’accapare rageusement.

- Ce n’est pas Chris Argent le père d’Allison qui a écrit ce courrier, mais Christopher Argent, son oncle et mon père biologique. S. doit être Stephan Wilder, mon père adoptif.

J’ai plombé l’ambiance. Therence n’a pas envie de me croire, mais Alessandro lui confirme que je ne mens pas.

- Mon père est mort une balle en plein cœur pour sauver un alpha et sa meute. Ta dette s’alourdit Garnet.

Il n’est pas responsable, mais c’est plus fort que moi. Mon père serait mort pour sauver le sien… Si mon père avait échoué, Garnet n’aurait jamais existé. La vie tient à peu de choses au final.



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