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 Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick

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MessageSujet: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyMar 23 Juil - 18:07





Feat :
Dick


Timon et Pumbaa : Episode II


J’ai beaucoup apprécié l’invitation de Dick à boire des bières chez lui. Les bières n’étaient qu’un prétexte, il était de service la nuit et ne pouvait donc pas se laisser aller. C’était plus l’occasion de me présenter sa famille et son lieu de vie, d’approfondir ce lien qui s’est naturellement tissé entre nous. Le Canadien me ressemble beaucoup par certains aspects. Je n’ai pas d’enfants, mais une meute est parfois tout comme. Il s’en sort comme il peut, avec ce que la vie lui a donné. Il est meurtri, c’est une évidence. Comme moi. Pourtant, Dick sourit tout le temps. Il ne montre pas ses failles, il les étouffe sous une tonne de blagues et de bêtises. Comme moi. Les clowns sont souvent des personnes tristes.

Le travail ne nous a pas remis ensemble sur une mission et je suis officiellement « blessé ». Mais je suis quand même passé plusieurs fois au poste de police. Dick me parle de sa relation avec la prof de chimie quand l’agent Carter n’est pas dans les parages. De mon côté, je ne connais pas l’avis de Mafdet sur leur lien. Déjà, elle est assez distante avec moi, puis avec Amance dans les parages, je ne veux pas laisser la moindre chance à un éventuel quiproquo.

(…)

J’ai remarqué que Jo est plus détendue dans mes cours. Le fait que je sois devenu, ou en instance de devenir, l’un des meilleurs potes de son père doit y être pour beaucoup. La fille est heureuse pour son père, ce qui en dit long sur la détresse dans laquelle se trouve Dick. Une détresse affective et morale. Je ne connais pas le fardeau qu’il porte sur les épaules, mais j’ai dans l’idée que l’abandon de sa femme n’est qu’une partie du problème.

J’ai retourné à Dick son invitation, mais entre son travail, le mien, ses enfants avec Troy qui lui a fait une petite frayeur en avalant une pièce de lego, des jours ont passé depuis nos dernières bières.

(…)

J’ai entendu qu’une bande d’omégas avait fait des ravages en ville. L’information m’est arrivée trop tard, ils ne sont plus là. Mais cela s’agite un peu du côté des surnaturels. Mon cousin est plus agité qu’à l’ordinaire. Il est un bon baromètre sur ce que l’on peut craindre dans les parages. La pleine lune est passée, mais il y aurait une tempête solaire qui se déchaîne en ce moment. La terre est soumise à un flux de radiations cosmiques plus fortes. Les animaux y sont sensibles, les loups également. Moi-même je me sens plus irritable, car un peu mal à l’aise, comme oppressé. Mady m’a signalé plusieurs blessés par morsures et griffures à l’hôpital. Les témoignages des patients sont confus. Impossible de savoir si cela vient d’un surnaturel de la ville qui dérape ou si c’est un nouveau venu. Stilinski m’a demandé d’ouvrir les yeux et les oreilles. Un certain Alex Cormier lui aurait cassé les pieds quelque temps plus tôt pour une affaire similaire. Le shérif tente de prendre les devants.

Mais il est drôle le vieux. Si je l’écoute, on collerait en cabane tous les lycans qui pourraient déraper, mon cousin ou Alessandro seraient dans le lot, comme beaucoup d’autres.

(…)

Je recroise Dick au rayon bière du supermarché. Lorsque l’on se reconnaît, nous agissons comme deux gamins contents de se retrouver. Nous nous claquons l’épaule comme si nous ne nous étions pas vus depuis des lustres. Nous échangeons sur les dernières nouvelles, le match de la NBA et les travaux sur la rue principale de Beacon Hills qui mettent le bazar en ville. Dick remarque mon chariot plein de malbouffe avec des chips et des pizzas. Pour rire, il me demande si ma tante est tombée malade.

- Non, je voulais aller camper dans les bois demain soir.

Il me regarde étrangement, me parle d’Amance et de soirée coquine.

- Non, j’y vais seul. Elle se fait un resto avec ses colocs. C’est une idée qui m’est venue ainsi.

Un moyen de veiller sur ce qui peut traîner par là. De vérifier qu’une nouvelle bête ne rôde pas. De calmer ce qui doit l’être. Une tâche sujette à conflits et à combat. Tout ce que je déteste. Mais si moi, loup alpha stable de la ville, je ne le fais pas, qui le fera ? Ce druide qui semble agacer au plus haut point le Shérif ? Je pense aller me poser du côté du Nemeton et attendre là voir qui vient. L’autre option est de parcourir la forêt de long en large, tâche bien plus fastidieuse et tout autant hasardeuse.

Dick se dit content pour moi et de mon idée. Il dandine sur ses jambes, tire une tronche pas nette et tord le nez. Lui qui est franchise un peu trop vive me cache quelque chose. Je parie qu’il s’est fait plaquer. Il n’ose pas me le dire, mais il a besoin d’en parler à quelqu’un. Ma langue va plus vite que ma cervelle.

- Pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi demain soir ? Ma… Kada’an pourrait garder tes mômes toute la nuit.


Je ferme à peine les lèvres que je comprends la merde où je viens de me coller. La question « qui est Kada’an » fuse. Ma bêta est ce que j’ai failli dire.

- Ma pupille.

Ce n’est pas un mensonge. Je suis réellement le tuteur légal de la jolie rousse. Mais nous avions fait les démarches uniquement pour que sa venue sous mon toit ne paraisse pas suspecte. Ne pas me faire paraître comme le pervers du Pink par exemple. J’admets que depuis qu’Aless’ chapeaute Therence Garnet, les notes de celui-ci se sont nettement améliorées.


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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.


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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyMer 24 Juil - 14:55




 


Timon et Pumbaa : épisode II
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Dépité, il fixe le carnet dont il se sert depuis des années pour faire ses comptes. Ce déménagement et tout ce qu'il implique les a mit dans la panade financière. Une nouvelle inscription au base ball pour Troy, Joanie qui s'est un peu trop enflammée en allant à la librairie. Joanie qui s'est un peu trop enflammée également en se commandant du maquillage en ligne. Le flic soupire, ajoute le montant de la dernière facture qu'il tient en main à cette débâcle. Il va falloir qu'il fasse plus de nuit au boulot pour contrer la fuite de ses économies difficilement mises de côté. La salle de sport qu'il a repéré en ville attendra encore un peu pour qu'il aille s'y inscrire. Et en ce qui concerne le câble, il est devenu illusoire de croire à son installation prochaine. Il enfonce les touches de sa calculatrice, sa seconde main remontant ses lunettes de lecture qui commencent à glisser sur son nez. Finalement le montant qui s'affiche sur le petit écran de ce vestige de ses années lycée n'est pas aussi inquiétant qu'il ne l'aurait pensé. Il lui reste une marge qui lui permet de remettre de l’essence dans son auto et de faire un plein de course avant sa prochaine paie. Et ce sans plomber une nouvelle fois ses économies.

Il sursaute, coupé dans sa concentration par une main qui vient de s'abattre près de lui. Il grogne qu'il ne veut pas être dérangé. Les maths c'est chiant. La misère financière c'est pas mieux. Les deux couplés sont infernaux.

-P'pa. Faut que tu rachètes des tampons.

Le flic ferme les yeux de dépit. Puis ajoute le produit demandé à sa liste de courses en cours de fabrication. Cela ne signifie qu'une seule chose, la vie dans cet appart va bientôt devenir compliquée si le diable rouge est en route pour une nouvelle visite. Il espère sincèrement que cette période sinistre ne va pas coïncider dans les dates avec celle de Mafdet. Sinon il est fichu.

Il referme son carnet d'un geste sec alors que la demoiselle regagne sa chambre sans demander son reste. Le père se lève, sa chaise grince contre le linoléum alors qu'il s'éloigne pour aller chercher sa récompense. Une jolie bouteille en verre avec "Bud" écrit sur l'étiquette. Il ouvre le frigo, attrape son trousseau pour récupérer une bière. Son visage perd quelques couleurs face à l'absence de ce qu'il est prêt à appeler, et ce sans exagérer, son Précieux.

-J'VAIS AUX COURSES !

[...]

Chariot déjà bien rempli, il fixe les bières qui lui font face. Hésite entre revenir sur cette marque qu'il connait bien, ou bien se montrer aventureux en osant de nouveaux choix. C'est quand il est finalement prêt à poser la main sur le pack qu'il achète depuis des années qu'une voix l'interpelle. Une voix qu'il connait bien, et c'est tout sourire qu'il se tourne vers Will, lui aussi venu vraisemblablement refaire son stock.

Heureux de croiser son ami en dehors du boulot, il lui donne l'accolade. Profite de l'occasion pour discuter de tout et de rien. Des futilités qu'il est heureux de pouvoir partager avec un de ses semblables. Certes il ne peut pas lui raconter ce qu'il a apprit il y a quelques jours, lui parler de ce qu'il s'est passé avec Mafdet et ce groupe de loups garou. Ce terme lui semble toujours aussi improbable, une insulte à tout ce qu'il a cru connaître depuis qu'il est né. Il tente d'accepter l'information du mieux qu'il le peut, sachant pertinemment que ce fait restera réel qu'il le vive bien ou non. Ne pas pouvoir en parler à son ami lui donne l'impression d'être dans la même catégorie que tout ses collègues qui eux étaient au courant de tout et qui ne lui ont pourtant rien dit. Il aurait aimé savoir que la professeur de chimie et la minette qui lui réchauffe les cuisses et lui malaxe le matériel n'étaient qu'une seule et même personne. Il a l'impression d'avoir été trahi. Salement. Prit pour un con également. Ne rien dire à son pote est compliqué, car si ce dernier venait a être au courant à propos de tout ça, il pourrait finir par en vouloir au canadien qui ne lui a rien dit. Dick cherche un moyen de tromper son pote et son propre cerveau par la même occasion. Il fixe son caddie, puis celui de Willem avant de sourire face au spectacle que ce dernier affiche.

-Ta tante est malade et tu dois te nourrir tout seul ?

Il sourit face à sa propre bêtise, Will parle camping. Bien vite le cerveau du flic créé des liens, se souvient que son pote lui a expliqué vivre avec sa famille dans une grande maison. Grande maison où Richard n'a toujours pas eu le temps de se rendre malgré l'invitation du professeur de SVT. Divers imprévus et une vie déjà bien chargée à l'origine lui ont volé tout son temps libre. Ses yeux se plissent, il fixe son ami, amusé.

-Avec ta jolie française ? Pour de gros câlins sous la tente ?

Ah. En fait non. Il va juste camper. L'idée reste cool, et le flic ne se gêne pas pour le dire. Cela fait des années qu'il n'a pas fait un truc pareil, la dernière fois il devait encore être au lycée. C'était du avant Gloria. Avant les mômes. Il espère sincèrement que son ami ne fera pas de mauvaises rencontres dans les bois. Du genre avec des griffes et des crocs. Même si Maf a dit que les brebis galeuses n'étaient pas plus nombreuses chez les surnaturels que chez les humains, le canadien a soudainement peur de ce qui pourrait arriver à son pote.

Quand Will lui propose de venir camper aussi, le flic est rassuré. En cas de soucis il pourra protéger son pote, car lui il sait qu'il peut y avoir des dangers auquel le citoyen lambda n'est pas préparé. Pourtant les sourcils de Dick se froncent quand son pote lui propose dans la foulée un plan babysitting sorti de nul part.

-Qui est "Ta" Kada'an ?

Dick sourit en entendant l'explication, qui confirme a elle seule, que oui, son pote est vraiment un mec bien. Puis il demande l'âge de la jeune fille, avant de finalement se marrer en entendant la réponse.

-Avec Jo ça devrait bien se passer. Par contre on lui fournit les fléchettes hypodermiques pour Troy ?

Un sourire dévore le visage du flic avant qu'il ne se mette à rire de concert avec son ami. Il est rarement sans ses enfants, hormis pendant les quelques semaines de vacances qu'ils vont passer à Vancouver chez leurs grands parents. Dick a l'impression de rajeunir de vingt ans à la simple idée de cette soirée camping. Pour l'occasion il ajoute un second pack de bières dans son chariot, tout en se promettant d'emmener lui aussi quelque chose à manger pour le lendemain.

[...]

Il gare sa Ford devant la maison des Shepherd. Le lieu est impressionnant, la demeure des plus originales. Le flic observe le paysage alors que déjà Troy s'échappe de la voiture en hurlant sa joie, suivit de près par une Joanie bien plus posée.

En effet l'endroit à l'air génial, avec ses peintures multicolores qui recouvrent un flanc de la maison, les plantes qui vivent leur vie dans les alentours. Si différent de tout ce que Richard a vécu durant sa vie, lui qui n'a connu que des appartements dans des quartiers plus où moins faciles à vivre. Il lève une main en guise de salut quand la tante de Will vient à leur rencontre, puis il ouvre le coffre, en sort les sacs des enfants, prend le sien sur son dos. C'est en voyant le dernier paquet qu'il interpelle son fils qui est déjà parti jouer un peu plus loin.

-Troy, je croyais que tu voulais donner ton cadeau toi même !

La gamin revient en courant, plus rapide qu'une flèche, attrape le plat avant d'attendre que son père soit prêt pour aller rejoindre Madison Shepherd qui les attends toujours, Jo déjà présente à ses côtés.

-Bonjour Madame.
-Bonjour Madame Madison !

La joie du gamin exulte alors que c'est la distribution de bises qui s'enchaîne. Les gamins sont adorables, tout le monde va bien, il fait beau. C'est quatre sourires qui s'avancent vers la maison quand Madison précise à Troy qu'il n'avait pas besoin d'emmener sa propre nourriture. Sur le seuil de la maison, le gamin colle son plat entre les mains de l'infirmière.

-C'est un cadeau. Pour vous et Kada'an. Et tout les autres gens qui vivent ici. Je l'ai fait avec papa, c'est une tourte avec du poulet, de la patate douce et un truc vert dedans.
-Coriandre Troy.
-Papa a dit que c'était pour vous remercier de la nourriture de l'autre jour.
Le gamin est fier, et Joanie n'a pas encore dégainé un bouquin ou son portable ce qui est bon signe. Dick se redresse d'un coup, cherche son ami quand sa voix se fait entendre. Pour parler de la nourriture. Les deux hommes se donnent l'accolade, le canadien sourit.

-J'ai sa petite sœur dans le coffre de la voiture, et un flan à la noix de coco. Ainsi que quelques bières. J'aime bien manger. Et j'allais pas te laisser tout emmener.









   

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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyMar 6 Aoû - 20:49





Feat :
Dick


Timon et Pumbaa : Episode II


La joie de Dick à l’idée de cette soirée au grand air sans enfants est éclatante. Il en a besoin, de ces moments égoïstes où on ne pense qu’à soi. Cela fait trop longtemps que mon ami ne pense qu’au bien-être des autres, s’oubliant dans l’équation de la vie.

(…)

Je suis dans le hangar lorsque la Ford du flic entre dans la cour. Dick n’est encore jamais venu chez moi. Comme pour Caracole et sa maman, la maison avec ses graffiti d’un côté, son jardin forêt vierge de l’autre et son hangar-atelier de mécanique font leur effet. L’impression que cela peut donner : c’est un beau capharnaüm. Pourtant, chaque occupant de la maison trouve ce qu’il cherche. Les choses sont là où elles doivent être, et ce n’est pas synonyme de « aligné sur une étagère » ou « casé dans un tiroir ».  

Troy est sorti comme une flèche de la voiture de son père. Pas besoin de lire dans ses pensées : l’endroit lui convient. Dick le rappelle, ils semblent avoir prévu un cadeau. La boule d’énergie repart aussi sec prendre ce qui semble être quelque chose à manger. Mady me murmure une remarque qui me parvient malgré la distance et les cloisons de l’atelier. Cela me plonge dans la nostalgie.

- Le petit me fait penser à ton cousin Marcus…

Dans l’appartement de Dick, je n’avais pas fait le rapprochement. Mais ici dans la cour de terre battue la ressemblance est frappante. Marcus n’a pas eu le temps de souffrir, mais a eu celui d’avoir terriblement peur. Il est mort d’une balle à bout portant dans le visage qui lui a emporté tout l’arrière du crâne. Les fantômes du passé s’envolent quand Troy salue ma tante d’un retentissant « Bonjour Madame Madison ». Sa spontanéité apporte soleil dans les regards et sourires sur les visages. Je pense que ce n’est pas Kada’an qui va faire la nounou, mais ma tante.

-C'est un cadeau. Pour vous et Kada'an. Et tous les autres gens qui vivent ici. Je l'ai fait avec papa, c'est une tourte avec du poulet, de la patate douce et un truc vert dedans.
-Coriandre Troy.
-Papa a dit que c'était pour vous remercier de la nourriture de l'autre jour.


Dick est très famille, je le reconnais bien là. S’il était un loup, il s’intégrerait bien dans le concept de meute. De son côté Joanie prend ses marques et scrute attentivement ma tante puis la propriété. J’imagine que cela colle avec l’image qu’elle doit avoir de moi. Je me lave les mains pleines de graisse et vais à leur rencontre.

- Hey ! Salut Dick. Au fait Joanie, l’interro de lundi est reportée jeudi, cela te donne du temps pour les révisions si tu veux être tranquille ce week-end.

Le principal m’a collé une réunion, mon cours est donc annulé. Évidemment, je n’ai pas eu l’occasion d’avertir les autres élèves.

-J'ai sa petite sœur dans le coffre de la voiture, et un flan à la noix de coco. Ainsi que quelques bières. J'aime bien manger. Et j'allais pas te laisser tout emmener.
- Et bien, on ne va pas mourir de faim ni de soif ce soir !


Troy me fonce dessus. Je l’attrape par les hanches et le lance en l’air. Nulle peur dans son regard, l’enfant est aux anges. Ce soir Mady ne va pas chômer avec lui. Quoiqu’elle pourrait bien lui trouver quelques activités qui pourraient le canaliser. Les enfants turbulents, elle en a géré plus d’un.

Nous entrons dans la maison, le temps de la montrer à Dick, ainsi que les pièces où vont dormir ses enfants.

- Je laisse ma chambre à Troy. Mady a changé les draps.

Même pas peur de laisser cette tornade conquérir mon espace.

- Pour Joanie, c’est deux portes plus loin.

Je précède mon ami et ses enfants et ouvre la porte de l’ancienne chambre de Maxine. Dick n’a aucune idée du cataclysme qu’il y a eu dans la meute quand j’ai émis l’idée de libérer cette pièce de son fantôme. C’est la seule chambre qui a été refaite, avec la salle de bain, de la maison. J’avais aidé Maxine à la repeindre. Nous l’avions rénové pour qu’elle se sente chez elle. Joanie semble soulagée en voyant la pièce aux murs sains et propres. Ma chambre baigne dans son jus comme on peut le dire, mais je préfère ça à un environnement qui sent le neuf. Je crois que cela ne dérange pas Troy qui y est retourné tester les ressorts du matelas.

(…)

Le moteur de bébé cliquette en refroidissant. Avec Dick, nous sortons les affaires du coffre. Toile de tente, réchaud, duvet.

- On fait un premier voyage avec le matos de camping, on plante la tente et on revient chercher la bouffe, dac ?

La joie de Dick explose. Cela me fait chaud au cœur, même si sa présence interfère dans mon but initial. Je m’engage dans la forêt sans suivre le sentier. Aucun tracé défini ne mène au Nemeton. Ceux qui pensent le trouver par hasard se trompent. La vieille souche n’est pas si loin, mais le chemin pas si évident et trompeur.

- Voilà, c’est là.


Brusquement, la forêt semble s’ouvrir. La grande clairière qui entoure le Nemeton s’offre à notre regard.




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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyVen 9 Aoû - 20:34




 


Timon et Pumbaa : épisode II
FT Willem Shepherd


 

Willem attrape Troy, l'envoie dans les airs. Le gamin se marre. Visiblement lui aussi s'est trouvé un nouvel ami. Voir son fils rire aux éclats rend le père de famille heureux. Et le sourire qui éclaire le visage du professeur de SVT montre qu'il prend lui aussi du plaisir à jouer avec le petit. Si lui et sa copine font un jour des enfants, il ne fait aucun doute qu'il sera un excellent père.

Ils entrent dans la maison, visitent puis découvrent les chambres où les marmots vont passer la nuit. Près de Dick, Jo ne dit rien, mais il le sait c'est bien loin des lieux d'habitation dans lesquels ils sont entrés jusqu'à ce jour. Ils n'ont connu que des appartements en grande ville. Pas toujours très spacieux, et bien souvent sans âme réelle. Troy est fou de joie en apprenant que Will lui laisse sa chambre pour la nuit. Le gamin s'étale de tout son long sur le lit, laisse son sac dans un coin alors que près du flic, l'adolescente cherche des défauts dans la pièce. Richard pose une main sur l'épaule de sa fille, se penche près de son oreille pour murmurer quelques encouragements.

-Cette maison est géniale. Vous allez bien vous amuser ici.

La rouquine fixe son père, sourcils haussés alors qu'un soupir s'échappe de sa bouche pour une fois non maquillée. Il essaie de l'étreindre mais elle s'échappe déjà quand Willem lui parle de sa chambre pour la nuit. Troy quitte celle de Will, fier comme Artaban à l'idée d'en avoir hérité.

Seconde chambre. Joanie retrouve le sourire. La pièce a visiblement été refaite à neuf il y a peu de temps. La rouquine en fait le tour, caresse les murs et finalement s'assied sur le lit pour en tester les ressorts. Comme son frère qui est de son côté allé faire de même sur le lit de Will si Dick se fie aux bruits qui lui parviennent.

-J'aime cette chambre. Elle est cool.

L'endroit est plus grand que la petite chambre qu'occupe la jeune fille dans leur appartement. Son père lui sourit.

[...]

La voiture s'est arrêtée au plus proche de l'emplacement de leur soirée camping selon les dires de Willem. Dick a laissé sa Ford dans la cour de la maison Shepherd, ses clés ont fini dans les mains de la tante de Will. Madison l'a rassuré, promis que tout se passerait bien et qu'il n'avait pas à s'inquiéter. Avec comme ultime conseil de s'amuser et de profiter de ce moment entre hommes. Le canadien s'est bien gardé d'avouer à l'infirmière que s'il était là, c'était également pour éviter de voir son ami se faire attaquer par une créature surnaturelle. Il a peur pour son pote, et son regard fouille à travers les bois alors qu'ils progressent, matériel de camping sur le dos et dans les bras.

Son ami connait bien le lieux. Il les mène à une clairière après qu'ils aient parcouru la forêt sans suivre de sentier précis. Au contraire, ils les ont même évité. Richard angoisse malgré lui, reliant inévitablement la disparition de la civilisation au risque de se faire attaquer. Il a fourré son arme de service au fond de son sac. Il espère bien ne pas avoir à devoir s'en servir mais a besoin de se sentir capable de réagir face à toutes éventualités. Pourtant le regard du flic se fait émerveillé quand une clairière se dessine devant eux. En son centre une souche. Gigantesque. Le canadien dépose la toile de tente au sol, ne pouvant s'empêcher de parler à voix haute, submergé par ce spectacle qui s'offre à leurs regards.

-Cet arbre devait être énorme. Je savais même pas qu'un truc aussi grand pouvait exister.

Willem se marre. Se débarrasse de sa charge tout en confirmant que oui, cet arbre devait être gigantesque. Le canadien commence à déballer la tente, chercher par quel bout débuter son montage. Le camping il ne connait pas vraiment. Voir pas du tout. Quelques colonies de vacances quand il était plus jeune, c'est à ça que se limite son expérience avec ce type d'activités en plein air. Mais bon monter un tente ne doit pas être si compliqué. Sans doute moins que de réparer la machine à laver de sa voisine ou même changer la couche d'un bébé. Tout en prenant garde à ne pas réveiller le bébé en question lors de l'opération pour éviter une crise de larmes. Il attrape deux tiges de ferraille. Essaie de les faire coïncider. Pour échouer lamentablement. Près de lui, son pote à l'air d'un expert en la matière. Il a déjà réussi à monter une partie de leur habitation pour la nuit, et ce sans perdre de temps. Will récupère une des pièces que tient toujours le flic, lui en colle une autre dans la main. Cette fois ça fonctionne sans mal. Dick sourit, soudainement assez fier de lui quand il arrive à renouveler l'opération. Sans aide cette fois.

Willem a prit de l'avance. Il en est déjà à déplier la toile. Richard aide du mieux qu'il peut. Ça ressemble à ce qu'il fait en pliant le linge. Il maîtrise bien plus que la partie assemblage. Quand ils en sont à fixer au sol la tente qui tient à présent debout, Dick s'exprime à nouveau sur la beauté du paysage. Son collègue lui fait un clin d’œil.

-Cet endroit est dingue. Cette souche. Les bois. La boulangère qui connait mon prénom et celui des mômes. Que ce soit à Sacramento ou à Vancouver je vivais dans des immeubles de béton. Avec un décor encore plus bétonné.

Du coté de Willem cela semble être le contraire. Il fixe Dick alors que ce dernier se gratte le ventre en grimaçant. Des points ont commencé à tomber, ceux qui sont encore dans les parages ont l'air de vouloir lui mener la vie dure.

-L'autre jour un vélo est resté deux jours en bas de mon immeuble. Deux jours complets et personne ne l'a fauché. Chez moi au bout de dix minutes il aurait disparu.

Il ferme les yeux un bref instant en se rendant compte de ce qu'il vient de dire. Se reprend comme il le peut, se dépatouille avec les mots pour trouver la bonne façon de se rattraper.

-Enfin dans le quartier de mes parents.

Les grandes villes sont un peu dingues aussi. Qu'on aille dans les beaux quartiers ou les plus miséreux. Mais une chose est certaine, Dick n'avait jamais croisé d'êtres surnaturels à Vancouver. Ou alors juste dans des comics et des films d'épouvante. Et là bas, l'Atlantide n'était pour lui qu'une des légendes les plus cool dont il avait eu vent. Pas la contrée d'où est originaire sa petite amie. Petite amie qui parvient à passer du chat à l'humaine où même a la panthère. Douce et caline. Sauvage face à ces loups dans la ruelle. 

Il fixe le ciel, puis son regard glisse sur cette souche majestueuse qui leur fait face, avant de revenir dans les fourrés pour surveiller ce qui pourrait s'y dissimuler. Le flic se gratte le nez, se demande s'il ne devient pas parano alors que la dernière sardine part s'enfoncer dans la terre. Pour relancer la discussion, il demande.

-Le camping c'est un truc que tu as souvent fait ?








   

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptySam 24 Aoû - 16:05





Feat :
Dick


Timon et Pumbaa : Episode II


Dick a attrapé deux tubes et tente de faire entrer Pierre dans Paul. Je bride un sourire, mon pote semble cool, mais tout Canadien qu’il soit, il ne semble pas avoir vu la nature de très près auparavant. Cela explique peut-être son enthousiasme à ma sortie. Je me dis que nous pourrions organiser un campement plus conséquent avec ses enfants et ceux de la meute qui le veulent bien (ce qui exclut mon cousin) lors des prochaines vacances scolaires. Dick doit tourner avec un budget équivalent au mien, voir un peu moins vu qu’ils sont trois sur sa paie de flic. Ce genre de vacances devrait lui convenir. Sans trop regarder ce que faisaient mes mains, je m’aperçois que j’ai déjà monté une bonne partie de l’armature de notre tente, le reste des piquets est en otage du côté du flic. Je m’attelle donc à déplier la toile.

Dick finit par m’aider efficacement et nous logeons les dernières sardines dans le sol. S’il n’avait pas été là, je me serais contenté de mon hamac, avec une toile imperméable pour le cas qu’il se mette à pleuvoir.

-Cet endroit est dingue. Cette souche. Les bois. La boulangère qui connaît mon prénom et celui des mômes. Que ce soit à Sacramento ou à Vancouver je vivais dans des immeubles de béton. Avec un décor encore plus bétonné.
- J’ai tenu six mois à Chicago. Ma famille a toujours vécu dehors. J’avais l’impression que les murs allaient m’écraser. À Beacon Hills, c’est la maison qui nous a décidés à nous fixer. À croire qu’elle n’attendait que nous, le propriétaire cherchait à la vendre depuis une dizaine d’années, je crois, un héritage. Mal isolé, un peu humide, il n’y avait que des gens comme nous pour apprécier cet état.


Dick s’extasie sur la paix qui règne ici et l’honnêteté des gens.

-L'autre jour, un vélo est resté deux jours en bas de mon immeuble. Deux jours complets et personne ne l'a fauché. Chez moi au bout de dix minutes il aurait disparu.

Il s’interrompt, comme gêné par ce qu’il vient de me dire.

- Enfin dans le quartier de mes parents.
- Tu sais, j’ai un passé de voleur aussi… enfin, à l’époque je ne voyais pas ça ainsi.
- Le camping c'est un truc que tu as souvent fait ?

- Tous les jours jusqu’à mes vingt-cinq ans.


Ce massacre commence à devenir moins vif dans mes souvenirs. Je ne pourrais jamais oublier. Mais, je commence à tourner la page, me permettre un futur au doux nom d’Amance.

- Ma famille était nomade. Tu as dû déjà traiter ce genre de cas en étant flic : ces familles qui arrivent à vingt ou trente et qui squattent un endroit public ou privé quelques jours ou quelques semaines.

Dick me fait signe que oui.

- À part que nous, nous préférions camper loin des habitations, en pleine nature comme ici.

Je lui fais signe de me suivre jusqu’à la voiture pour récupérer le reste de nos affaires.

- Nous travaillons dans les exploitations agricoles pour nous faire un peu d’argent. Il est arrivé que nous volions des provisions, parfois du linge pendu à sécher. Mais nous essayons d’être équitables en réparant ce qui pouvait l’être, ou en amenant du bois fendu en dédouanement. J’ai souvent eu les flics aux fesses ! Et maintenant, je bosse pour eux.


J’éclate de rire. Mon parcours est atypique. Pourtant si on me donnait le pouvoir de tout effacer et de choisir la vie que je souhaiterais mener, je ne changerais rien, sauf évidemment la triste conclusion qui a décimé les miens.

Nous récupérons la nourriture, les bières, la tourte de Dick, de quoi tenir un siège en fait et retournons au campement. Sur le trajet, je me fige. Dick s’inquiète à côté de moi. Je mets un doigt sur mes lèvres et lui montre un fourré. Le bruit était infime, mon pote n’a pas pu l’entendre, mais quand une branche craque sous son pied, il découvre le derrière tout blanc d’un lapin qui détale.

- Le braconnage est interdit ici. On a assez à manger, sinon je t’avoue que j’aurais bien posé un collet ou deux…

Je lui fais un clin d’œil, m’inquiète à mon tour de sa tête pas rassurée.

- Ça va ? Tu sais à part grignoter les cordes de la tente pour nous la faire tomber sur le nez, les lapins sont inoffensifs.
- Hou !
- Comme les hiboux !


Ajouté-je après un net sursaut de mon pote au cri du noctambule. En fait, je n’avais pas fait attention jusque-là, mais Dick est tendu. Il scrute les fourrés opaques comme si un monstre allait apparaître. Je poursuis le chemin mettant cela sur le compte que Dick est un authentique citadin.

La tente est toujours debout. Je propose à Dick de ranger la bouffe et de nous ouvrir une bière, le temps que j’allume un feu. À une distance de sécurité de la tente, je débarrasse le sol de ses brindilles et feuilles mortes et place quelques gros cailloux en cercle puis je m’éloigne pour trouver du bois mort. Dick se propose de m’accompagner.

- J’avais aussi l’intention d’aller pisser et poser un bronze… si je vois la fée clochette, promis je t’appelle.


Dick est nerveux. Difficile de me l’imaginer en trouillard, simplement parce que nous nous trouvons en pleine forêt en dehors des sentiers. Pour le rassurer, je ne reste pas loin et fredonne assez fort Satisfaction des Rolling Stones pour qu’il sache où je me trouve approximativement.

(…)

Le feu a bien pris et éclaire nos visages. Nous nous servons du Nemeton comme de table et d’assise. Dick s’est un peu détendu après sa deuxième bière. Soudain, je me lève et fonce non loin de la tente. J’attrape deux rôdeurs d’un geste prompt de la main et ramène mon butin à Dick.

- Regarde, des fées clochette.

Le regard de Dick me fait marrer. J’ouvre ma main et deux lucioles s’envolent un peu groggy. Le flic me menace de jouer au capitaine Crochet et de m'embrocher.

- La forêt vit la nuit. Tu entends le tapement réguler vers le sud ?

Je montre à Dick où se trouve le sud. Il regardait à l’Est.

- Ce sont des insectes qui font ce bruit, des termites. Elles le font aussi de jour, mais le bruit est masqué par le reste.

Un fourré s’agite à l’ouest. Des bruits de pas se font entendre dérangeant feuille et brindilles. Je suis aux anges, car ici je suis chez moi : dehors loin de la ville. Je rattrape Dick par le bras, il allait se lever pour prendre son sac. J’écarte mes mains sur ma tête pour lui expliquer ce qui approche.

Enfin au bout de cinq bonnes minutes, l’animal majestueux apparaît. Est-ce la présence du Nemeton qui le rassure, mais le cerf nous toise, plus curieux que craintif. Le moment de grâce ne dure pas, le cerf élaphe rejoint la nuit en quelques bonds.

- C’est nous les prédateurs ici.

Je lève le museau au ciel limpide. Les étoiles sont autant de diamants bruts. J’ai menti à Dick. Non, nous ne sommes pas les plus dangereux ici. Mais, j’espère que la présence d’un cervus montre que ce coin de forêt sera tranquille pour la nuit à venir.




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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.


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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyMer 4 Sep - 17:20




 


Timon et Pumbaa : épisode II
FT Willem Shepherd


 

Il écoute son ami qui lui parle d'une vie si différente que celle qu'il a lui même vécu. Il hoche la tête. Oui il voit le genre. Des squatteurs à plus ou moins longue durée, il a déjà du en faire bouger dans sa carrière, même si ces cas ne sont pas les plus fréquents qu'il ait pu croiser dans sa vie de flic. Nomade, c'est un style de vie qui se perd. L'homme moderne a fini pas s'accrocher à son petit confort, ne veut plus éloigner de la civilisation qui a un certain côté rassurant. Dick aime le fait de se savoir avec un toit au dessus de la tête, tout en ayant la certitude de savoir ou il dormira la nuit suivante, et si tout va bien dans quelques années. Des lieux de vie, il n'en a connu que quatre. Chaque déménagement a entraîné sa dose de galères à surmonter, et il ne se voit pas vivre de cette façon. Ne pas savoir de quoi demain sera fait. Lui il aime vivre entouré de lois et de règlements, planqué derrière des conventions qui lui ont été dictées par ses aînés, qui avant lui les avaient découvertes auprès de leurs ancêtres. Presque arrivé à la voiture, il sourit quand Willem lui dit qu'il a déjà eu les flics au cul.

-La plupart de mes potes d'enfance aussi. J'ai grandit dans le quartier à mauvaise réputation de Vancouver. Celui où on croise plus de dealers et de proxénètes que de flics. Le même genre que celui où on a fait notre balade qui a mal tourné pour ton épaule. En plus grand. Piquer un froc de temps en temps ou un peu de bouffe, c'est loin d'être du grand banditisme.

En parlant de bouffe, ils ont les mains pleines alors qu'ils rejoignent le campement. Dick ne peut pas s'empêcher de laisser son regard s'attarder dans chaque fourré un peu trop sombre qui orne leur chemin. Son angoisse ne s'apaise pas, bien au contraire. Will est un habitué de la vie au plein air, mais le canadien est sorti de sa zone de confort depuis qu'ils sont arrivés dans les bois. Même si l'attaque de l'autre jour a eu lieu en pleine ville, sa cervelle lui dicte que les animaux vivent dans la forêt, et qu'il en est peut être de même pour les garous en tout genre. Son pote se fige, cela trouble le flic dont l'angoisse monte d'un cran. Willem lui intime le silence, doigt posé tout contre sa bouche. Dick panique un peu plus.

Mon dieu ils vont se faire attaquer ! Et son arme est trop loin dans son sac. Un coup de tête pour faire fuir un garou, le combat est inégal. Il se souvient que même la balle qu'il avait tiré dans le dos de celui qui avait agressé Maf sous ses yeux, n'avait pas stoppé le monstre bien longtemps. Il fait un pas, prêt à prendre la poudre d'escampette. Une branche craque, le monstre leur passe sous le nez.

Un monstre qui ressemble bizarrement à un petit lapin. Le canadien lève un regard ahuri vers son ami, tente de retrouver un minimum de calme tandis que l'habitué des grands espaces le charrie gentiment.

-Oui, les lapins sont de gentilles bestio...

Cette fois le canadien sursaute, son cœur sur le point d'exploser quand un nouveau bruit leur parvient. Un hibou. La seule fois où il en a vu c'était dans les films Harry Potter, et en fait il ne savait même pas quel bruit faisait l'animal jusqu'à aujourd'hui. Will le fixe étrangement, le flic n'a même pas le cran de lui rétorquer quoi que ce soit. Dire qu'il n'a pas peur serait lâcher un énorme mensonge. Les bois sont bruyants, des sons étranges sur lesquels il n'arrive pas à mettre de nom. Après avoir découvert l'existence de tout un monde il y a quelques jours, il ne se sent pas particulièrement prêt pour de nouvelles découvertes immédiates. Toute cette histoire le transforme doucement, mais sûrement en trouillard. Lui le grand gamin casse cou est sur le point d'avoir peur de son ombre.

[...]

Une bière en main, il fixe le feu que son ami vient de faire démarrer en un temps record, et ce sans hésiter un seule seconde sur le déroulé à suivre. Richard sait le faire lui aussi, mais dans cet environnement, ses repères se font tous la malle les uns après les autres. Quand Will se lève pour aller chercher du bois, instinctivement le canadien le suit, prêt à lui porter secours en cas de besoin. Il stoppe la manœuvre quand son ami lui fait comprendre sans prendre de détour qu'il va aussi vidanger. Et chier par la même occasion. Les limites de l'intimité que le père de famille est prêt à avoir avec son nouveau pote sont prononcées. Il se contente de rire nerveusement, l'allusion à la fée clochette n'étant en aucun point rassurante.

L'Atlantide, Maf et ses cinquante siècles au compteur malgré son apparente jeunesse, les garous, les druides... Richard ne serait pas surprit s'il voyait la petite blonde en robe verte débarquer dans le paysage à son tour.

[...]

Sa troisième bière dans une main, des chips dans l'autre, Dick se détend au fil des bouteilles qu'il vide. La nuit est tombée, les étoiles et la lune ont volé la place du soleil, changent le spectacle qu'offre la voûte céleste à ceux qui lèvent les yeux au ciel pour apprécier le décor. Cul posé sur la souche, le canadien fronce les sourcils quand son ami se barre en courant en direction de la tente. Il a beau commencer à s'habituer aux bruits environnants, il ne peut s'empêcher de sursauter à chaques nouveautés avant que ces dernières ne soient expliquées par le professeur de sciences. Il est plus que surprit quand son ami lui parle de fées clochette, se demande si ce dernier ne serait en fait, pas déjà au courant à propos du surnaturel. Les lucioles s'envolent, un peu tourneboulées par leur capture, elles font briller le regard du flic d'une lueur nouvelle. La même que celle qui l'a habité quand Mafdet lui a conté son histoire aux airs de légendes fabuleuses.

Il sourit, ouvre la bouche pour laisser une bêtise lui échapper.

-Fait gaffe Peter, ni Clochette, ni le croco Tic-Tac ne m'empêcheront de gagner cette fois.

Le gamin proche de la quarantaine gagne en sagesse quand son ami lui parle de sons nouveaux. Tourne la tête vers le sud, puis vers un autre sud quand Willem lui en indique un autre. Il tente d'assimiler ces mots nouveaux, la vie de ces petites bêtes dont il pourra parler à Troy lorsqu'il lui demandera comment était cette soirée de camping. Puis il fait un nouveau bond. Dans les bois ça vit, ça remue. Proche d'eux. Chez le canadien c'est la panique, il pose sa bière plus vide que pleine sur la souche, se redresse, tend la main vers son sac pour attraper ce qui pourrait être leur salut en cas d'attaque.

Il stoppe tout mouvement quand Willem le retient, puis mime un renne avec ses mains.

Mauvais calcul, un renne en Californie cela semble être un drôle de mélange. Richard fini par comprendre que leur visiteur n'est nul autre que le papa de Bambi. Ces animaux sont connus pour aimer les lieux calmes et sécurisés. Le cœur du flic s'allège, Bambi senior ne tenterait jamais une percée dans les environs si un quelconque danger devait vivre près d'ici. Silencieux, le flic ne quitte pas des yeux la source du son. L'absence de bruit semble être la clé de la guerre, car quelques minutes plus tard, l'animal se dévoile, passe près d'eux. Choquant le trouillard d'un soir qui était persuadé que les cerfs étaient des animaux craintifs. Muet comme une carpe, hypnotisé par la noblesse de l’animal qui les fixe sans crainte, le canadien vide sa bière, presque déçu quand le cerf fini par préférer les bois à leur présence.

Richard tourne la tête vers son ami, se mord la langue pour ne rien rétorquer quand son collègue lui dit qu'ils sont les prédateurs. Le canadien a des cicatrices encore fraîches qui prouvent que ce n'est pas le cas. Des souvenirs, une terreur qui s'est ancrée en lui. Qui refait son apparition quand il repense à cette soirée.

Il se coupe une nouvelle part de tourte, sourit en se rappelant que surnaturel ne veut pas dire mauvais. Une panthère majestueuse, une femme plus belle encore. Son cœur bat fort, son amour pour la belle brune se fait plus puissant encore. Mafdet a trois facettes, et il est fermement décidé à toutes les aimer.

[...]

Sa cinquième bière en main, et quasiment déjà vide, il signe son oeuvre sur la souche gigantesque qui leur a servit de table et de siège un peu plus tôt. Will est parti ranger les restes du repas, n'a laissé que quelques bières dont le canadien déjà un peu échauffé par l'alcool n'aura pas besoin pour se détendre un peu plus. Sa lance en main, il vise les lucioles qui jouent près de la souche, avant de reprendre le chemin de son premier projet. Il achève d'écrire la lettre "K", fier de son coup, alors que jean sur les chevilles, boxer coincé au niveau des genoux, il secoue pour faire tomber les dernières gouttes. Il rote bruyamment, reste cul nu, exposant ses fesses pales à la lueur de la lune. Dévoilant à l'immensité des bois, le morceau de verdure encré sur son derrière.

Nouveau rot, il ne prend même pas la peine de se rhabiller, ne sursaute même plus quand du bruit se fait entendre. Il soupire quand son ami lui demande s'il vient de l'appeler. Pouffe de rire, un peu plus alcoolisé que prévu, cherchant à quand remonte son dernier excès de ce genre. Ce n'est pas en semaine, ni même en mois que cela se compte. Sa dernière cuite c'était.... Trop lointain pour qu'il s'en souvienne parfaitement dans son état actuel. Il décide bien vite d'arrêter de se creuser la cervelle, fort peu enclin à l'idée de compter les années qui passent, et qui étrangement se ressemblent toutes si on oublie ces derniers mois.

Will le gronde, le canadien fronce les sourcils avant de comprendre sa faute. Il a visiblement pissé au mauvais endroit. Le flic pouffe, montre les bois dans un grand mouvement de bras.

-C'est un morceau d'arbre. Ici ou ailleurs, j'vois pas trop de différence. Y a pas de chiottes dans la forêt j'te rappelle.

Il se retourne, appuie ses propos d'un regard trop brillant, puis remonte froc et sous vêtement d'un même geste quand son ami lui rappelle qu'il a toujours l'engin à l'air. Il se penche, fixe sa bière qui est redevenue désespérément vide avant de soupirer comme un malheureux, se dirigeant vers les jeunes filles qui ne demandent qu'a être vidées. Will lui dit qu'il en a peut être bu assez, Dick répond simplement en faisant sauter la capsule avec l'attache de sa ceinture. Il ricane quand une autre façon d'ouvrir les bières lui revient en tête.

-Maf les ouvre avec les dents. J'ai eu peur qu'elle se déglingue la mâchoire la première fois que je l'ai vu faire.

Mais bon cette peur a bien vite laissé la place à autre chose ce soir là. La capsule qui finit crachée, la bière qui coule dans la bouche de la belle brune, sur son menton, puis sur le flic, à peu près partout sauf dans la bouche du canadien. La bouche de sa minette sur son torse, l'effet que cela avait eu immédiatement sur ce qui vit dans son pantalon, alors que sur le moment il était déjà bien émoustillé par le peu de contact qu'il avait eu avec Mafdet.

C'est aussi l'effet que ces souvenirs sont en train d'avoir sur le flic en ce moment même. Il pique un fard majestueux, tente d'expliquer à cette partie de son anatomie que non ce n'est pas le moment de réagir ainsi. Il serre les cuisses. Willem lui demande si ça va, Dick grogne sur son ami avant de soulager sa bière d'une longue gorgée.

-Will. Elle ne comptait pas me rappeler. Si j'étais pas arrivé dans cette ruelle au beau milieu de ce merdier elle ne l'aurait même pas fait. Alors que moi je l'aime. Et elle m'a quasiment dit qu'elle m'aimait aussi. Mais si le hasard m'avait pas fait débarquer dans cette ruelle, je l'aurais pas su.

Il grelotte un peu, laisse l'alcool faire son oeuvre. Il en dit sans doute trop, et il y a des grandes chances pour qu'il le regrette dans quelques heures. Ne lui reste comme espoir que le fait que Willem pourrait prendre tout ce qu'il vient de dire pour un délire lié à l'alcool. Dick renifle, puis continue.

-C'est comme si moi j'étais Deadpool et que je lui disais qu'après m'être prit une barre de fer en travers de la trogne. Gloria m'a fait mal quand elle s'est barrée en me laissant tout seul avec les gosses, mais quand Maf m'a dit qu'elle ne m'aurait pas rappelé ça a été pire que ça. J'ai eu si peur quand je l'ai vu dans la ruelle, ils auraient pu la tuer. J'ai cru que j'allais claquer. Et quand je regarde mon bide je me dis que je suis peut être pas passé loin de la fin.

Cette fois c'est le début de la fin, des larmes commencent à poindre, embuent les yeux du fier canadien. Il lève sa bière une nouvelle fois alors que son ami semble prendre la réelle mesure des dernières paroles que le flic vient de prononcer.








   

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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyMer 11 Sep - 22:00





Feat :
Dick


Timon et Pumbaa : Episode II


Je trouve Dick bien agité, pas aussi détendu qu’il le devrait. Peut-être que son statut de père célibataire lui pèse. Troy est un gentil gamin, mais il est épuisant, aussi imprévisible que du lait sur le gaz. Tandis que Jo commence une période décisive pour la femme qu’elle deviendra, celle des premiers amours, des premières peines de cœur.

La deuxième bière semble calmer ses angoisses, se remplir la panse aussi.

- Elle est très bonne ta tourte !

Je me ressers une large part, puis biberonne ma bouteille. J’ai étalé sur la souche le mini festin préparé par Mady. Je ne regrette pas la présence de mon ami. La venue du cerf me prouve que ce coin-là de la forêt devrait rester tranquille pour la nuit. Les herbivores ont des sens plus développés que les carnivores sur les aspects de dangers latents. Nous n’avons la même problématique de survie.

(…)

Dick s’est lâché sur la bière, j’ai fait de même, mais les conséquences ne sont pas identiques. L’ivresse commence à lui monter à la tête, il pouffe pour rien et ses phrases deviennent plus hésitantes. Je range ce qui traîne de nourriture pour éviter d’attirer les insectes et autres chapardeurs. Je calfeutre tout cela soigneusement dans la glacière. Le camping c’est sympa, mais pour éviter les déconvenues, il y a quelques règles à respecter. Un rot plus long que les autres me fait me retourner vers Dick. J’hallucine. Le cul à l’air, le pantalon aux chevilles en bon ivrogne, il vient d’uriner sur le Nemeton…

- Tu aurais pu t’éloigner un peu !
-C'est un morceau d'arbre. Ici ou ailleurs, j'vois pas trop de différence. Y a pas de chiottes dans la forêt j'te rappelle.
- C’est aussi notre table…


Je ne peux rien lui dire du caractère sacré de la souche. Déjà, y faire ripaille pourrait m’être reproché comme un manque de respect.

- Tu as l’oiseau encore dehors. Tu vas effaroucher les biches !

Je ne peux m’empêcher de sourire. Je retrouve avec lui une camaraderie perdue avec mes cousins qui ne sont plus et avec qui je ne compte plus les concours de pisse. Par contre, je n’ai jamais connu cet état de conscience altérée qui fait dire ou faire plus de bêtises que d’ordinaire. Je n’en veux pas au flic de son indélicatesse. C’est humain. Avec la trajectoire d’une couleuvre, Dick revient s’asseoir et attrape une nouvelle bière.

- Tu as peut-être eu ta dose non ?
-Maf les ouvre avec les dents. J'ai eu peur qu'elle se déglingue la mâchoire la première fois que je l'ai vu faire.
- …


Quand ce n’est pas avec l’ongle du pouce, ce que je fais quand je suis en famille.

-Will. Elle ne comptait pas me rappeler.

Nous y voilà ! Ce qui semble le miner finit par sortir, aidé par son état éthylique prononcé. Il est bien accro à ma confère.

- Si j'étais pas arrivé dans cette ruelle au beau milieu de ce merdier elle ne l'aurait même pas fait. Alors que moi je l'aime. Et elle m'a quasiment dit qu'elle m'aimait aussi. Mais si le hasard m'avait pas fait débarquer dans cette ruelle, je l'aurais pas su.

Je ne sais pas de quoi il parle à part qu’il a recroisé ma collègue de manière fortuite. Le regard de Dick se perd sur le sol, cherche un appui, il renifle bruyamment et continue.

-C'est comme si moi j'étais Deadpool et que je lui disais qu'après m'être pris une barre de fer en travers de la trogne.

Deadpool ? Pourquoi il me parle de super héros ?

- Gloria m'a fait mal quand elle s'est barrée en me laissant tout seul avec les gosses, mais quand Maf m'a dit qu'elle ne m'aurait pas rappelé ça a été pire que ça.

Je reconnais là l’absence de tact de la prof de chimie. Je n’avais à mon actif que des amourettes éphémères avant de croiser le chemin d’Amance. Ma vie de nomade rendait les choses de l’amour compliquées. Sans parler qu’il fallait trouver quelqu’un d’au courant pour les loups et qui veuille bien adopter mon mode de vie. La sédentarité a des avantages sur ce point. Je ne sais pas si Amance m’aurait suivi, si ma meute était encore de ce monde. La perdre me ferait souffrir terriblement. De toute façon, nous étions condamnés à nous fixer un jour et nous couler dans le moule du système.

- J'ai eu si peur quand je l'ai vu dans la ruelle, ils auraient pu la tuer. J'ai cru que j'allais claquer. Et quand je regarde mon bide, je me dis que je suis peut-être pas passé loin de la fin.

Mais de quoi parle-t-il ? Pour tuer Mafdet il faut être un sacré bon chasseur. Les félins ont de meilleurs réflexes que les loups, ils sont plus agiles à l’esquive. Dick l’aurait vu se défendre ? Et de quelles blessures parle-t-il ? Le regard chocolat du flic se noie alors qu’il lève sa bière pour trinquer avec la nuit. Je récupère gentiment la bouteille pour la poser loin de lui. Il a assez bu comme ça.

- Fais voir cette blessure.

Dick fait non de la tête comme Troy pourrait le faire, la bobe sur les lèvres et les joues creuses. Il se débat mollement, quand je tente de soulever son chandail. Il conserve sa force, mais sa coordination se fait la malle. J’ai le temps d’apercevoir les stries parallèles avant qu’il ne tire sur le tissu pour masquer sa peau. Ce n’est pas un animal qui a fait ça, ou plutôt si, du même genre que moi. Ces « ils » dont il parlait et qui ont attaqué la professeure de chimie sont donc des garous. J’imagine sans mal qu’elle a dû être la réponse de la Druide. Ce n’est certainement pas sa forme de chat de gouttière qu’elle a dû revêtir. Et même si elle n’a pas revêtu sa forme ultime, elle n’a pu cacher griffes, crocs et yeux luisants. Puis, vu ses griffures, Dick a forcément vo un garou transformé. Est cela qu’il voulait oublier en buvant. De là d’où vient sa crainte de ce qu’il y a de caché dans l’obscurité de la forêt ?

Je me suis collé à lui et j’ai passé mon bras sur ses épaules pour le consoler pendant que j’analyse son comportement depuis le début de la soirée. Sa crainte n’était pas celle d’un citadin un peu impressionné par la nature, mais d’un homme qui a littéralement croisé des monstres.

Il a dit qu’il aimait Mafdet. Donc s’il connaît sa vraie nature, c’est qu’il est prêt à admettre la mienne ? Sauf si ce sont des loups qui l’ont attaquer, ce qui est plus que probable. Était-ce la bande d’omégas qui a brusquement disparu du paysage ? Les périodes concordent.

Désinhibé par l’alcool, Dick se laisse aller contre moi, sa tête contre mon épaule. Je pose l’air de rien ma main sur son front, mes veines noircissent, il ne se rend compte de rien. Je ne vais pas le dessoûler, mais au moins lui virer cette migraine bien présente, mais qu’il ne sent pas à cause de l’ivresse.

- T’en es où avec Mafdet ?

Dick baragouine quelque chose. Je ne saisis pas grand-chose, juste que cela me semble pas mort. La professeure avait dû s’éloigner à cause de sa nature. La détresse de mon ami me peine. Nous sommes nombreux autour de lui à lui mentir.

- Beacon Hills est un peu un endroit spécial. Un peu comme si tu pouvais y croiser un Deadpool à chaque coin de rue.


Je reprends son image en espérant qu’il comprenne la perche que je lui tends. Dick s’agite, ses mots sortent dans de désordre, comme s’il racontait un rêve sans suite logique, quand il se tend, le visage crispé de douleur. En faisant le tri dans ce qu’il m’a dit, je saisis qu’il n’est pas allé à l’hôpital, c’est la professeure qui l’a soigné. Je peux l’aider, mais encore faut-il qu’il me laisse poser ma main sur son ventre. Il a encore l’esprit embrumé, je surfe sur une accolade virile et quelques mots de réconfort pour m’incruster sur son bidon.

- Tu sais, il y a encore plein de choses mystérieuses sur terre.

Il devait avoir mal, car mes veines s’assombrissent vivement. Le soulagement est immédiat, son corps se détend, mais l’info n’est pas encore parvenue à son cerveau.

- J’ai déjà croisé plein d’étrangetés…

Dick se redresse, semble prendre conscience qu’il se passe un truc pas normal du côté de son nombril.


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Je plie et ne romps pas. Mais surtout je persévère.


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Richard Turner

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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyVen 13 Sep - 11:25




 


Timon et Pumbaa : épisode II
FT Willem Shepherd


 

À peine le temps de prendre une nouvelle gorgée, sa bière s'envole, disparaît au loin entre les mains de Will, le tout sous le regard impuissant et malheureux du flic. Il tend une main, tente de récupérer son bien, avant de bien vite réagir quand son pote s'approche de lui, demande à voir ses blessures. Instinctivement, le canadien marmonne un refus, secoue la tête pour confirmer son désaccord envers ce mauvais plan. C'est une fausse bonne idée qu'est en train d'avoir le prof, et Dick met un peu de temps à réagir quand Willem attrape le bas de son vêtement pour le soulever et révéler les stigmates de cette soirée qui restera à vie gravée dans l'esprit de Richard. Le canadien tente de repousser son pote, se débat, mais ses mains et son cerveau abruti par l'alcool mettent du temps à trouver un terrain d'entente. Il fini par faire partir la main intrusive, tire sur le tissu pour cacher ces marques dont seuls lui et Mafdet connaissent l'existence.

-Nan... C'est rien. Ça fait même pas mal.

C'est faux. Quand il bouge trop vite pour son bien, ça tire désagréablement, ça lance pour le rappeller à l'ordre. Il carbure aux antidouleurs depuis ce soir là. Les points tirent, grattent, deviennent gêne quand le soir il tente de trouver le sommeil. Il tourne et vrille pendant ce qui lui semble être des heures dans son lit. Jusqu'à tomber d'épuisement. Des questions et des peurs qu'il ne s'imaginait jamais éprouver plein la tête. Puis quand le matin vient, quand il se doit de faire face à ses mômes, il dissimule sa fatigue et ses doutes. Il n'a pas le temps pour ce genre de choses.

Entre les bras de son pote, il laisse quelques larmes s'écouler le long de ses joues. Puis sourit quand Willem lui demande comment ça va avec Mafdet. Visage enfouit dans le creux de l'épaule de son ami, il soupire.

-Je suis la souris et elle c'est le chat.

Bouche pâteuse, une langue qui semble peser des tonnes, les propos qui servent de réponse sont à peine intelligibles. Le flic frissonne, Will lui parle de Deadpool, et le canadien se force à réfléchir pour comprendre que fait ce crétin en costume dans toute cette histoire. Puis difficilement se remémore ses propres paroles qui se font phare dans la brume de son alcoolémie qui commence à lui monter à la tête.

Will est au courant. Il sait pour le surnaturel. A comprit de quoi parlait Richard. Et ces foutues cicatrices qu'il a peut être aperçues lui on fait deviner ce qu'il s'est passé dans cette foutue ruelle. Il sait que cette ville est bizarre, que des êtres qu'on pense mythiques y évoluent. Dick réfléchit à voix haute. Livre le fond de sa pensée comme ce dernier lui vient. De la façon la plus bordélique qui soit, alors que le câlin se transforme en accolade.

-Cette ville fait penser à une mauvaise série.... Comme Alf. Sauf que dans Alf c'est le chat qui risque sa peau.... Ici j'ai l'impression qu'Alf doit se faire discret s'il veut pas se faire casser la gueule par le chat. Et quand c'est la maman de Mowgli... Ça fait flipper. T'imagine si elle venait à Copland comme ça. Ma chaise tiendrait pas le coup. Et puis je suis pas Stallone. Mes cuisses seraient jamais assez grandes.

Non Willem n'imagine pas. Ce serait d'ailleurs beaucoup lui demander que de tenter de le faire. Les paroles du canadien tiennent plus du délire alcoolisé que de l'explication concrète malgré tout ses efforts. Il soupire, bercé par les mots rassurants que prononce son pote. Par cette main chaude posée sur son ventre. Ce bien être qui se fait ressentir dans tout son corps. Qui tout doucement apaise son cœur et ses larmes. Et sa douleur, celle qui ne le quitte que quand il se gave de cachetons blancs parfum dégueulis.

Ses sourcils se froncent, il se passe la langue sur les lèvres, tente de s'aérer la bouche avant de finalement baisser les yeux sur la main de son pote.

-Mon pote. Te serrer contre moi me fait trop de bien pour que ce soit normal. Et je suis sûr de pas être devenu à bique et bouc.

Ses yeux se plissent, il fixe cette main qui ne s'est pas retirée. À la lueur de la lune, il lui semble discerner quelque chose. Il lève les yeux vers son collègue, puis les baisse à nouveau sur cette main qui lui procure un soulagement des plus singulier.

-T'as des trucs noirs sur la main.

Pas de réponse. Il réitère. Puis réagit vraiment.

-J'te jure que tes veines sont... Bizarres. Will. Toi aussi ? Bordel, tes yeux brillent aussi ?

Il fixe à présent son collègue, recule d'un pas, mettant par la même occasion un terme à ce contact qui lui a apporté du soulagement. Face à lui, Willem sourit. Un peu penaud. Puis ses yeux brillent, confirmant la pensée du flic au sujet de son ami. Pas de vert. Ni de bleu. Rouge sont les yeux de son pote tandis que ce dernier l'observe, sans doute en attente d'une réaction quelconque de la part du canadien.

Impossible de savoir si c'est la bière bue en quantité qui aide Richard à conserver son calme. Ou bien juste le fait qu'après les révélations dingues que la professeure de chimie lui a faite, plus rien ne le choque. Ou en tout cas pas grand chose. Le surnaturel existe. On y trouve plus de personnes sympas que de tueurs sanguinaires, c'est ce que lui a dit sa féline. Quand Dick ouvre la bouche, c'est pour laisser échapper des déductions, preuve de son acceptation de l'état de son pote. Le tout sur fond de connerie.

-J'adore vos yeux. On dirait des petits sabres lasers.

Le canadien sourit, puis rit. Un peu, pour détendre Willem car ce dernier semble plutôt à cran.

-Par contre tu t'es fait baiser. Ils t'ont refilé la couleur de Dark Vador. Dire que j'étais venu ici en partie pour te protéger...

Cette fois-ci son collègue semble un peu plus détendu. Sourire dépité aux lèvres, Dick se demande s'il existe des personnes vraiment humaines dans cette ville en dehors de lui même et ses enfants. Il joue seul aux devinettes en fixant son ami dont les yeux ont repris leur teinte naturelle. En tout cas selon le flic, qui a du mal à concevoir que le regard boule à facette puisse un jour être la norme pour qui que ce soit. 

-Je sais ce qu'est Maf. Toi tu es quoi ? Me dit pas que c'est toi l'écureuil à qui je donne des bouts de biscuits régulièrement.

C'est maintenant Willem qui se met à rire.

-Sans déconner. Monsieur Nuts c'est toi ?








   

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Willem Shepherd

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MessageSujet: Re: Timon et Pubaa : épisode II || feat Dick   Timon et Pubaa :  épisode II || feat Dick EmptyHier à 18:00





Feat :
Dick


Timon et Pumbaa : Episode II


- Je suis la souris et elle c'est le chat.
- …


Je ne sais pas si je dois en rire ou pas. Dick se met à divaguer sur ma collègue. Il a une vision très imagée de sa nature. J’imagine que c’est une protection afin de ne pas devenir cinglé. Je n’ai jamais vu la professeure de chimie sous la forme qu’il désigne. Je suis au courant seulement par ouï-dire. J’imagine que cela doit faire un sacré choc. Je tente de le rassurer et l’apaiser. Il dit ne pas souffrir de sa blessure, mais il ment. Je le sens dans mes veines.

-Mon pote. Te serrer contre moi me fait trop de bien pour que ce soit normal. Et je suis sûr de pas être devenu à bique et bouc.
- Bique et bouc ?


Je mets un temps pour comprendre. Je me fais violence pour ne pas le lâcher. C’est certain que le ratio LGBT+ est important à Beacon Hills, plus qu’ailleurs, mais il me semble n’avoir jamais donné de doute sur mes préférences.

-T'as des trucs noirs sur la main.

Pas si bourré que ça mon pote… S’il n’avait pas déblatéré sur Mafdet, j’aurais été plus discret.

-J'te jure que tes veines sont... Bizarres.

Dick s’est relevé et a pris ses distances. Je ne lui en veux pas, sa réaction est un bon sens de survie, un instinct. Je lui souris gentiment, montre que je ne suis pas une menace.

- Will. Toi aussi ? Bordel, tes yeux brillent aussi ?
- Oui, j’ai la version Noël…


Je laisse mes prunelles luire. Je ne vais pas plus loin de ma transformation pour ne pas l’effrayer. Cela me soulage de lui avouer ce que je suis. Je l’apprécie beaucoup et je n’aime pas mentir à un ami. Le flic ne panique pas, il tangue un peu, l’alcool anesthésie ses réactions. Ce n’est pas honnête. Je crains son vrai jugement.

-J'adore vos yeux. On dirait des petits sabres lasers.

Il sourit puis se met à rire. Un poids s’allège de mes épaules.

-Par contre tu t'es fait baiser. Ils t'ont refilé la couleur de Dark Vador. Dire que j'étais venu ici en partie pour te protéger...
- JE SUIS TON PÈRE DICK !


Cette fois c’est ensemble que nous éclatons de rire. Je récupère la bouteille que je lui avais subtilisée et en ouvre une d’une simple pichenette du pouce.

- J’aime pas le faire avec les dents, c’est désagréable le contact du métal sur l’émail.
-Je sais ce qu'est Maf. Toi tu es quoi ? Me dit pas que c'est toi l'écureuil à qui je donne des bouts de biscuits régulièrement.


L’écureuil ? Une image s’impose à moi, hilarante. Je recrache la gorgée de bière que je viens de prendre, heureux que cela ressorte par la bouche et non par les narines. Je me tiens le ventre tant le fou rire qui me tient est violent. Un écureuil garou !

-Sans déconner. Monsieur Nuts c'est toi ?
- Nan ! Moi c’est le loup. Promis, je n’ai jamais becqueté de mère-grand ni de chaperon rouge.


La griserie de Dick se résorbe. L’information trace dans son crâne. Ses traits se crispent. Je devine ce qu’il va me dire, alors que sa langue en est à se rappeler comment parler. C’est un loup qui l’a blessé. J’en suis un et la logique veut que ma famille le soit aussi, ceux qui gardent ses enfants à l’instant présent.

- Y a des cons et des brutes dans toutes formes de vie, même c’est les singes. Ma meute est non violente depuis x générations.

Je me rapproche de lui et lui rends sa bière. Ce geste me remet directement à la position du meilleur pote du monde.

- Laisse-moi te caresser le bide, j’ai la capacité d’accélérer ta cicatrisation.

Dick hésite, regarde sa bière, me regarde, puis la bière de nouveau. Il rote un coup, ce qui par équilibre des pressions le fait lâcher une caisse sonore. Il rit, moi aussi. Je lui dis qu’il pue, il contre que c’est moi le fauve et non lui.

- Bon, arrête de faire ta princesse et lève ton maillot !

Je retire le pansement, le remplace par ma paume. Mes veines noircissent à nouveau, Dick soupire d’aise.

- Interdiction de péter à nouveau, j’ai le nez sensible.

Image épique que nous offrons, lui biberonnant sa bière, moi ma main sur son ventre. Je prends le ton d’un obstétricien sérieux.

- Poussez madame.

Cette fois-ci c’est Dick qui crache sa bière par le nez.

(…)

Nous nous sommes réinstallés sur la souche. Le ventre de mon pote se porte à merveille, les traces de griffes ne sont plus que de minces sillons rosâtres et un lointain souvenir. Je lui explique qui je suis réellement, pourquoi mes yeux sont rouges et non verts ni bleu. Je vais à l’essentiel, il sera bien temps d’en reparler dans les détails.

- Je suis l’alpha de ma meute, Mady, Keanus et les autres sont mes bêtas. Je suis né ainsi, mais l’un de mes bêtas, le jeune Caracole l’est devenu après s’est fait mordre par un loup alpha.

Dick fronce les sourcils, inquiet.

- Je peux transformer quelqu’un en loup, mais c’est dangereux. Le taux de réussite est de cinquante pour cent, l’échec équivaut à une mort très douloureuse. J’ai mordu une fois un humain. Il était mortellement blessé. La morsure a fonctionné, cela lui a sauvé la vie.

Je grignote quelques chips du paquet que nous avons laissé dehors.

- Certains alpha mordent les gens pour agrandir leur meute et gagner en puissance. Ce n’est pas ma philosophie. Je me moque d’avoir une aura puissante. Par contre j’aime être entouré d’une grande famille. C’est pour cela que je récupère des louveteaux égarés comme Caracole ou encore Kada’an. Les loups sont grégaires, seuls ils sont faibles ou très dangereux.

Dick me demande à quoi je ressemble au maximum de ma transformation. Je m’exécute. Ma dentition hypertrophiée l’impressionne.

- Tu n’as pas à t’inquiéter pour Troy et Jo. Ils ont toute une meute pour les protéger. Il n’y a pas de lâches chez les Shepherd.

Mon pote semble finalement bien prendre tout ce bazar. Il me fait confiance pour ses enfants, j’en suis honoré.

- Je peux donc t’avouer que mon envie de camper n’était pas du loisir, mais une mission que je me suis donnée. Avec ce que tu m’as dit de Mafdet, elle s’est occupée de la bande d’omégas qui faisaient des dégâts dans la région. C’est eux que je cherchais à coincer en venant ici.

Je regarde mon ami un peu gêné.

- La police ne peut pas grand-chose contre les êtres surnaturels, c’est pour cela que nous faisons souvent nous même le ménage quand cela devient nécessaire. Mais c’est quand même bien pratique d’avoir des complices au poste de police pour couvrir de pareilles histoires. Stilinski sait.

Il faudra mettre le shérif au courant que Dick fait maintenant partie de la « famille ». Par contre, ce n’est peut-être pas une bonne chose pour ce père de famille qui risque d’être collé d’office aux affaires louches comme le sont Parrish et O’Conner.

- Je réfléchis, mais dis-moi si tu veux que l’on mette le shérif au parfum ou non que tu es entré dans la confidence. Car, il risque de te coller sur des interventions merdiques. Et avec ta famille, tu n'as peut-être pas envie d'ajouter une couche de danger à ton boulot...

(…)

Avant de nous coucher, j’ai veillé à éteindre notre feu. Il suffit de peu de chose pour provoquer un incendie. Lessivé par la soirée et les nouvelles qu’il a dû encaisser, Dick ronfle légèrement sur le couchage à côté du mien. Je me laisse gagner aussi par le sommeil et plonge dans les bras d’Amance. J’espère qu’elle s’amuse bien avec Andy.

Je me tourne pour soulager mon corps, avale ma salive, baille un coup et reste la bouche ouverte, figé en retenant ma respiration. J’ai entendu une branche craquer. Rien d’anormal en forêt, si ce n’était ce silence pesant. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la forêt est bruyante en pleine nuit. Insectes, animaux nocturnes vivent leur vie loin de la présence humaine. Nouveau bruit, plus feutré, comme celui de feuilles écrasées par un pied. Un deuxième bruit, puis un troisième ne laissent plus de doute. Quelqu’un approche en direction de la tente dans le rythme saccadé de celui qui veut rester discret. Nous avons fermé la porte de toile pour Dick pas habitué à dormir en plein air et mal à l’aise à l’idée que scolopendres, araignées et autres petites bête pouvaient venir s’incruster dans son duvet ou pire dans son oreille. Je n’ai donc pas d’odeur à sentir et ouvrir la fermeture éclair serait aussi discret que moi dans un magasin de porcelaine de Limoge.

Je consulte ma montre : trois heures du matin. La visite n’est pas amicale, on ne dérange pas des campeurs à cette heure, même pour leur faire la morale sur l’emplacement de leur tente. Reste à savoir si nous avons affaire à un casse-pied d’écologiste tatillon sur les bivouacs sauvages ou si c’est pire. Je sursaute, Dick vient de se retourner à la manière d’une crêpe dans une poêle. Dehors, cela ne bouge plus. Installé sur le dos, Dick se remet à ronfler bien plus fort. Un vrai concert. Nouveau piétinement de feuilles dehors. J’hésite à réveiller mon pote. S’il arrête de ronfler, cela peut éveiller les soupçons de l’intrus. Je décide d’agir sans avertir mon ami. Je m’extirpe de mon duvet sans un bruit et me place devant la porte en toile de la tente. Je coince la languette du zip entre mes doigts, prends une grande inspiration et ouvre brusquement prêt à bondir.

Dehors la clairière n’est éclairée que par les étoiles et un mince croissant de lune. Pourtant, j’ai le temps de discerner les traits de la silhouette qui sursaute en me regardant. Dick va être content… encore une nouvelle couleur d’yeux, bien plus inquiétante. Une dentition digne d’un requin blanc, le wendigo me regarde l’air menaçant. Il a fait attention au sens du vent, il capte donc mon odeur et devine ma nature, s’il ne l’avait pas déjà comprise au grès de mes déplacements autour du campement.

- Dick, réveille-toi et prends ton arme !

J'ai hurlé, inutile d’être discret. Je ne fais pas l’affront à cette ignoble créature de ne pas savoir que nous sommes deux. S’il y a bien une créature surnaturelle que je crains de croiser, c’est bien le wendigo. Ils ont une force comparable à celle d’un alpha et aucun remords quant à leurs actes.




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