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 Rencontre illustrée (feat. Matrim)

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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Mer 11 Fév - 0:25




Rencontre illustrée


Feat. Matrim







- C’est une séance libre, explique le professeur. Vous choisissez ce avec quoi vous préférez travailler. Aquarelle, sanguine, crayons, pastels vous pouvez même utiliser vos doigts si vous le souhaitez. La seule consigne est de rendre votre œuvre la plus réelle possible, lui insuffler la vie. Et bien sûr de représenter fidèlement le modèle.

Pour ce genre de travail, je ne peux pas m’isoler dans la cabane au fond des bois. La forêt, c’est l’endroit idéal pour peindre des utopies, pour mettre des couleurs même sur la peine ou le désespoir qu’on nous demande parfois de représenter. Dans toutes mes créations, même les plus basiques, j’essaie toujours de glisser un peu de joie. Et les paysages idylliques, contrairement à ce que les novices peuvent penser, transmettent parfois beaucoup. Comme le disait Dostoïevski, l’art sauvera le monde. Mais l’endroit n’est pas si important parce que j’ai l’impression d’avoir grandi avec un crayon à la main et d’être capable de faire un dessin sur à peu près tout et n’importe où.

- Merci de saluer ce jeune homme qui s’est proposé, annonce le professeur en faisant signe à l’arrivant de s’approcher.

Celui-ci se présente. Puisqu’il va passer deux heures avec nous, connaitre au moins nos prénoms respectifs rend la séance plus humaine.  Le sien est original. Pour ma part, je n’ai jamais été modèle mais j’imagine sans mal comme cela doit être gênant de se sentir observé. Et davantage lorsqu’il s’agit de poser nu. J’aime l’art mais je préfère tout de même être celui qui tient le pinceau. Mais ça n’est pas le cas aujourd’hui, pourtant le jeune homme est assez mignon.

Il s’avance avec aisance jusqu’à l’endroit que lui indique le professeur. En cercle autour de lui, nos chevalets dressés, ustensiles à la main, nous réfléchissons tous au premier trait par lequel commencer. Puis nous nous lançons. Pour dessiner un portrait, je prends toujours le temps d’observer la personne. Même si toutes les micro-expressions ne sont pas représentables sur le papier, je trouve qu’analyser le visage et le corps permet de reprendre l’essentiel et de décalquer la réalité.

À l’image de ce modèle que je vois pour la première fois, je choisis le premier outil que se doit d’acquérir un dessinateur. Le simple crayon gris pourtant digne d’un travail de qualité. Je me focalise sur la feuille blanche et sur Matrim. La première ligne est tracée à l’aveugle, je ne quitte pas des yeux le centre de la pièce. La courbe suivante, celle qui remonte le long de son bras puis le commencement de son cou, je la dessine sans avoir jeter un œil au résultat. Puis j’observe enfin la pointe de ma mine, la voyant s’agiter comme si elle connaissait ce modèle dans ses moindres détails. Un observateur extérieur peut aisément croire que je suis en transe, concentré à l’extrême et sûr de mes gestes. C’est doute le cas puisque je ne vois pas le temps passer. Le professeur nous signale la fin des deux heures imparties pour ce travail. Matrim, resté immobile tout ce temps, se relâche enfin. Moi, je me contracte en retenant ma respiration.

D’un coup sec, je détache la grande feuille et la chiffonne en boule. Il n’est pas rare qu’en fin de cours l’un de nous, insatisfait par son travail, se sépare de son œuvre ratée et l’envoie à la corbeille en sortant. Ce n’est pas parce que je suis déçu du rendu de mon dessin que celui-ci va finir de la sorte. Le professeur aurait qualifié ça de hors-sujet, parce que je n’avais pas suivi la consigne. Ce qui parait sur le papier n’est pas l’exact reflet de la posture de Matrim ni même quelque chose qui y serait semblable. Il s’agit encore d’un de mes « dessins ». Le genre qui m’avait effrayé avant que je sois sûr de leurs caractères inoffensifs. Ce phénomène n’en est pas moins troublant et agaçant. Hésitant à la dernière seconde, j’enfouis plutôt la boule de papier dans mon sac.

La journée s’achève sur cette contrariété. Ça n’était pas arrivé depuis un moment, dieu soit loué. Je me cantonne à des flashes très brefs de scènes à venir dès les prochaines secondes. Parfois cela était marrant. Et à d’autres moments, franchement agaçant. Je m’assoie sur un banc du campus et ouvre mon sac. Je n’ai pas vraiment regardé en détail le dessin que je viens de réaliser. Dépliant la feuille, je jauge mon travail sans me focaliser sur l’invraisemblance de ce portrait. Ça n’en est pas un. C’est moi, penché comme je le suis au-dessus de mon sac. Je me suis dessiné en train de regarder mon propre dessin. La mise en abyme n’était pas du tout le sujet du cours de travaux pratiques mais l’expression d’un besoin vitale d’évacuer ce qui apparait dans ma tête. Ajoutée à cela une main dessinée tout proche de moi et quelques secondes plus tard, quelqu’un me tapote l’épaule.














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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Mer 11 Fév - 23:07




Premonitions
Matthias& Matrim
Matrim avait envie de suivre des cours du soir, en sculpture essentiellement, pour apprendre des nouvelles techniques, mais pourquoi pas en dessin aussi, ce qui lui permettrait de concevoir un peu plus en amont ses projets. Seulement voilà, rien n’était donné, et son installation récente ne lui permettait pas de gaspiller son argent. Alors il avait eu l’idée de se proposer comme modèle régulier. D’une part ça lui fournirait une rentrée d’argent, même succincte, et d’autre part il pensait du coup pouvoir intéresser d’autres modèles pour ses propres projets. S’il montrait qu’il n’avait pas de problème pour poser devant les gens, il espérait ainsi rassurer quant à ses intentions artistiques… L’entretien s’était bien passé, surtout quand il s’était étiré, montrant de façon totalement fortuite des abdos qui étaient déjà dessinés, mais qui ne demandaient qu’à l’être par des dessinateurs et peintres…

Le prof venait de faire le discours habituel en début de cours, et Matrim, après avoir salué tout le monde et rit de bon cœur à quelques sifflements alors qu’il se déshabillait ; prit la pose, se forçant à ne pas trop bouger. C’était éprouvant, car chaque muscle était sollicité, pour respecter une immobilité mais sans être pour autant figé, ce qui aurait donné une pose un peu morne. Il avait donc tout loisir de balader son regard, et évitait de trop s’attarder sur les différents étudiants, pour ne pas les perturber… Son manège visuel était bien rôdé lorsqu’il remarqua un jeune homme, un peu torturé, charmant, au demeurant, mais qui semblait comme… en transe alors qu’il le dessinait. Ce qui parut vraiment étrange au jeune sculpteur en herbe qu’était Matrim, c’est que le regard de ce jeune homme ne se posait à présent pratiquement plus sur lui, et pourtant il continuait à dessiner. Quelque chose, il ne saurait dire quoi, lui rappelait l’attitude qu’avait eu parfois sa mère lorsqu’elle avait des révélations. Mais il devait sans doute délirer. Elle lui manquait, voilà tout, puisse-t-elle reposer en paix…

Quand vint la fin de la séance, Matrim était transpirant et accepta avec bonheur une serviette et un verre d’eau. Il remarqua de nouveau le jeune homme, qui déchirait sa feuille, et avait l’air vraiment perturbé. Il froissa alors son dessin et après l’avoir jeté, pris la peine de le récupérer. Vraiment étrange, mais ce n’était pas le problème de Matrim. Il allait empocher l’argent, endurant stoïquement les quelques gloussements qu’il avait perçu dans son dos… Après avoir fait un détour par la cafétéria pour manger un peu, Matrim sortit prendre l’air, décidant qu’il rentrerait à pied pour se dégourdir les muscles et éviter une crampe… Son regard se posa alors sur le même jeune homme, qui avait défroissé son dessin et le regardait, l’air agacé et pourtant fasciné. Il s’approcha donc spontanément, et posa sa main sur son épaule, sans vraiment faire attention, les yeux ronds comme des billes alors qu’il apercevait par-dessus l’épaule du dessinateur pratiquement la même scène…

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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Jeu 12 Fév - 18:40




Le beau est toujours bizarre


Feat. Matrim







Je suis consternée par ce « dessin » que j’ai volontairement chiffonné et qui est à présent déplié sous mes yeux. Quand je sens une main se poser sur mon épaule, je lève les yeux vers la personne qui vient se placer en face de moi. Par instinct de préservation face à la curiosité des autres, je glisse la feuille de papier entre deux pages de mon carnet à dessins.

- Je…tu cherches quelque chose ? Bafouillé-je à celui que je viens de reconnaitre comme étant Matrim.

- Non, pas spécialement, répond-il en prenant place sur le banc. Tu as l’air contrarié depuis la fin de la séance, ça va ?

Je veux mentir et prétexter la mauvaise humeur ou la fatigue pour expliquer ma réaction puérile mais je me contente de dire que je ne suis pas satisfait de mon travail et que ça ne valait pas la peine de le présenter au professeur. C’est là qu’il me fait comprendre qu’il a jeté un coup d’œil par-dessus mon épaule et qu’il a donc vu ce que j’avais dessiné. Je me demande s’il félicite la qualité de mon coup de crayon pour pouvoir regarder à nouveau la feuille de papier qui dépasse de mon carnet. Mon dessin pouvait être beau mais il en restait pas moins bizarre.

- Je ne sais pas pourquoi j’ai dessiné ça, le sujet m’ennuyait sûrement… Oh pardon, je ne voulais pas dire que tu ne fais pas un bon modèle c’est juste que… Bref, ce dessin ne fait rien. Si tu reviens un autre soir, je ferai certainement mieux.

Je referme mon sac en me relevant. J’entends le cœur de Matrim accélérer légèrement, c’est peut-être du fait de l’appréhension à vouloir relancer le dialogue sans paraitre insistant. Je le trouve très sympathique et plutôt charmant mais je reste en retrait du fait qu’il ait pu apercevoir ce que je cache comme une anomalie dérangeante.

Nous marchons tous les deux en remontant parmi les files d’étudiants qui s’éparpillent sur le campus comme des fourmis dans leurs galeries. Matrim m’explique son arrivée en ville et l’installation d’une petite boutique dans le centre. Je comprends rapidement que nous partageons la même passion mais pour un centre d’intérêt différent. Nous avons tous les deux une âme d’artiste.

Je cligne des yeux comme soudainement aveuglé par une lumière vive alors qu’il fait plutôt sombre pour cette fin de journée. Le mot « flash prémonitoire » décrit assez bien le phénomène. J’aurais pu  pousser légèrement Matrim sur le côté lui évitant ainsi d’être percuté par une pochette à dessin bourrée à craquer mais la scène a lieu quelques secondes après que je l’ai vu. Inévitable. C’est d’ailleurs l’aspect frustrant de cette particularité. Savoir à l’avance que quelque chose va se produire sans pouvoir l’en empêcher. Je n’ai vu dans ma vie que des scènes banales, sans importance ni gravité aucune. Le phénomène est parfois la raison de situations cocasses lorsque je parviens à dire à l’avance ce qu’une personne comptait dire ou que je ris d’une chute sur le point d’arriver. Je ne peux pas agir, me contentant d’être un spectateur, certes en avance de quelques secondes. Parfois, le phénomène a dépassé la minutes voir légèrement plus. Mais c’est rare. Pour une faculté qui se manifeste de manière aléatoire, ça n’a rien d’une habitude.

Matrim retrouve contenance après avoir aidé la demoiselle qui l’avait bousculé. Il marque une pause, me regardant avec des yeux ronds comme des billes puis secoue la tête et se rapproche.

- Tu seras là pour la prochaine séance, demandé-je.














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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Jeu 12 Fév - 20:51


Premonitions

Matthias& Matrim
A peine avais-je posé les mains sur le jeune artiste que ce dernier sursauta.

- Je…tu cherches quelque chose ? Bafouilla-t-il.

- Non, pas spécialement, répondis-je  en prenant place sur le banc. Tu as l’air contrarié depuis la fin de la séance, ça va ?

Il m’expliqua alors qu’il n’était pas satisfait de son travail, et qu’il ne comptait pas le montrer au prof. Je fis une moue dubitative.

- Désolé, je la prend pas, celle la.. Écoutes, c’était pas volontaire de ma part, mais j’ai vu ton dessin. C’est un peu flippant, j’avais l’impression de vivre une mise en abîme pour de vrai. Ça file les miquettes.

Visiblement, il m’avait reconnu. Et visiblement ça ne changeait rien au fait qu’il n’était pas spécialement ravis de savoir que j’avais pu apercevoir son dessin.

- Je peux le voir de nouveau ? T’as du talent tu sais ? Enfin ça file toujours les miquettes, mais t’as du talent.

- Je ne sais pas pourquoi j’ai dessiné ça, le sujet m’ennuyait sûrement… Oh pardon, je ne voulais pas dire que tu ne fais pas un bon modèle c’est juste que… Bref, ce dessin ne fait rien. Si tu reviens un autre soir, je ferai certainement mieux.

Je souris, la tête légèrement penchée de côté.

- Je vais revenir oui, ça me plait et puis ça me permet de me faire connaitre un peu. J’ai un projet artistique, de sculpture et photos et scénographie.. J’espère que ça t’ennuiera pas que je vienne la prochaine fois, ajoutai-je, mon regard soudainement mutin. Je sais que ce violet sombre qui caractérise mes yeux, parfois virant au gris, en perturbe plus d’un et j’adore en jouer à l’occasion. Et c’est une bonne occasion.

Mais visiblement, ça ne marche pas ce coup-ci. Dommage. Alors que je le vois se relever précipitamment, je distingue sans ambigüité la distance qu’il installe. Tant pis, on ne peut pas gagner à tous les coups.

Alors que nous remontons la foule, je lui indique où trouver ma boutique, et lui explique ma passion pour la photo et surtout la sculpture. Pour une fois que je rencontre quelqu’un qui puisse comprendre un truc aussi peu terre à terre, ça me fait du bien. Finalement je ne saurai dire pourquoi j’avais pris la décision de continuer à marcher ainsi avec lui, mais je ne le regrettai pas.
Mais, alors que nous marchions et que le temps filait, comme toujours quand on trouve un point d’appuis à ses passions, je vis soudain se peindre sur le joli visage du peintre une expression distante. La même qu’en cours. Fronçant les sourcils, je m’apprêtai à lui demander ce qui clochait quand je rentrai de plein fouet dans une étudiante adepte du harajuku style, toute en jupe plissée, long collant rayé et couettes japonaises… les planches de dessin glissèrent au sol, et je regardai estomaqué le Jeune Mathias, ne pouvant croire à une coïncidence.

- Tu seras là pour la prochaine séance, me demanda –t-il.

- Ouais, je serai là… Finalement, ça a l’air d’être beaucoup plus intéressant que ce que je croyais… Je plissai les yeux, une moue un peu comique sur le visage. Qui était-il ? Et bordel, ça ne faisait pas trois mois que j’étais arrivé dans ce patelin que je tombais régulièrement sur des types aussi chelou que moi… Il y avait une balise à bizarreries surnaturelles dans le coin ou quoi ?.

- Si je viens, et si tu me dessines normalement,…. Tu me diras vraiment ce qui t’arrive ? Je sortis mon arme numéro 2 : le sourire angélique. Si ça marchait pas non plus, j’irai me foutre une murge mémorable dans un pub… ça pouvait pas être pire que celles que je connaissais dans ma vie précédente…

- Ou encore mieux : tu me dis ce qui se passe, et je pose pour toi, perso… Comme ça tu rattrapes ta séance…Enfin si ça t’ennuies pas de me dessiner ajoutai-je, avec un éclat de rire chaleureux.

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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Ven 13 Fév - 15:51




L'Art rapproche les âmes


Feat. Matrim







Je me tourne vers Matrim, en attente de sa réponse afin de changer de sujet. Je sens que ce qui vient d’arriver a attisé sa curiosité. J’esquisse un petit sourire quand il grimace d’une manière comique.

- Ouais, je serai là… Finalement, ça a l’air d’être beaucoup plus intéressant que ce que je croyais… répond-il. Si je viens, et si tu me dessines normalement,…. Tu me diras vraiment ce qui t’arrive ?

Il a donc bien noté qu’il vient de se passer quelque chose d’étrange. Son visage s’illumine même d’un sourire angélique. Est-il en train de me draguer ?
- Ou encore mieux : tu me dis ce qui se passe, et je pose pour toi, perso… propose-t-il. Comme ça tu rattrapes ta séance…Enfin si ça t’ennuies pas de me dessiner.

Là c’est clairement une proposition plus qu’amicale. Ou bien je me trompe ? Dissimulé derrière la séduction, il cherche sans doute qu’à découvrir ce qu’il croit que je cache. Mais son rire dilue mon appréhension, il reste un jeune homme charmant qui  souhaite que je rattrape la séance et fournisse un portrait digne de ce nom.

En marchant, nous continuons à échanger des banalités, la discussion est largement tournée sur nos passions respectives, notre vision de l’art, sa présence et son impact dans notre quotidien. Matrim évoque ce projet qui trouve un intérêt à mes yeux. Si mes parents continuent de me soutenir, ils doutent que je puisse vivre convenablement dans ce domaine professionnel. Je vois dans la proposition de Matrim l’occasion de gagner un peu d’argent en faisant ce qu’il me plait.

Nous retournons sans nous en rendre compte vers la salle dans laquelle Matrim a été modèle et que j’ai quitté, contrarié par un « dessin ».

- Tu t’en sens capable de recommencer maintenant ? Demande-je en entrant dans le hall du bâtiment.

Il secoue la tête avec ce même sourire qu’il a fait tout à l’heure pour tenter de me convaincre. C’est même lui qui entre dans la pièce après s’être assuré qu’on ne dérangeait pas un cours.

- On recommence comme tout à l’heure alors, dis-je en installant un chevalet.

J’ose quelques coups d’œil moins discrets lorsqu’il retire à nouveau son tee-shirt et son pantalon. Cette fois-ci, pour être sûr de me placer loin du contexte qui m’a fait échoué la première fois, je laisse de côté le crayon et saisis quelques pinceaux à la dureté différente.

Je prépare les aquarelles, remuant les couleurs claires avec un pinceau avant de revenir vers Matrim.

- Tourne toi un peu plus par-là, voilà merci…Parfait ! M’exclame avec de grands gestes comme un artiste italien.

Je ferme la bouche, j’ai sûrement l’air idiot. Je viens de lui mettre de la peinture sur le bras.

- Désolé, m’excuse-je en retournant au chevalet sous un éclat de rire franc de sa part.

Puis je me ravise, regardant la trace de peinture sur son corps. Une autre idée me vient.

- Tu as déjà été modèle pour du body painting ? Demande-je à Matrim.

- Non, mais j’ai vu de très belles réalisations, répond-il.

- Ça te dit d’essayer ? Je fais ça sans outil. C’est de l’art au bout des doigts. Un peu comme toi lorsque tu sculptes. D’ailleurs, tu fais ça sur argile ou autre chose ? Questionne-je en plongeant deux doigts dans l’aquarelle.

Il est polyvalent, appréciant presque toutes les techniques pour leurs différences et les messages quelles peuvent transmettre. Je me retrouve un peu en lui, je vis l’art pour l’art, capable avec le moindre outil d’exprimer quelque chose graphiquement.

- Je ne sais pas du tout ce que je vais dessiner, avoue-je. Je me laisse guider par mon instinct. On va dire que j’essaie de peindre ton âme. De mettre l’accent sur ton toi intérieur. Bien sûr c’est purement subjectif.

Mes doigts touchent sa peau. Inconnu l’un pour l’autre il y a quelques heures, notre passion artistique exclue toute pudeur. Ses muscles légèrement tendus donnent du volume et de la fermeté à la toile intime qu’est son corps.

Les volutes de couleurs trouvent leur place sur son torse, les arabesques ressemblent à des peintures tribales, presque animales. Je laisse mon instinct de loup capter les signaux chimiques que Matrim transmet, essayant de représenter des émotions, des idées. Je m’attarde sur sa poitrine, fermant les yeux pour capter les battements de son cœur.

Puis je passe les doigts sur une fine cicatrice, lui demandant ce qui lui est arrivé. Je l’écoute en me plaçant dans son dos, continuant les courbes du dessin là où il ne pourra pas l’observer. Je fais le tour de Matrim devenue toile humaine et m’essuie les doigts du surplus de peinture.

Je reprends une touche de couleur différente et repasse sur son corps comme pour recouvrir le travail que je viens à peine de finir. Mais loin de camoufler le dessin, je lui ajoute un supplément visible que si l’artiste désire l’expliquer.

Je me relève, légèrement courbaturé des positions que j’avais prises pour couvrir le corps de Matrim de divers dessins. Je le laisse observer quelques minutes mon travail après avoir amené un grand miroir utilisé pour les autoportraits.

- Tu veux voir un truc vraiment cool ? Demande-je en retournant à l’entrée de la pièce.

Je n’attends pas qu’il me réponde et actionne l’interrupteur. Les lumières s’éteignent et révèlent un tout autre dessin.

Pour certaines figures, j’avais mis des pigments phosphorescents dans l’aquarelle. C’est comme une œuvre d’art dans une œuvre d’art. Un autre dessin dans le dessin.

- Alors, elle file les miquettes cette mise en abîme ? Demandé-je en souriant bien qu’il ne puisse pas me voir.














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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Ven 13 Fév - 18:26




Du bout des doigts

Matthias & Matrim
Je ne pensai pas, en venant poser, que je tomberai sur quelqu’un d’aussi intéressant. Au fur et à mesure que nous marchons, j’ai l’impression de pouvoir enfin parler de mes projets sans qu’on me regarde d’un air condescendant, ou avec, au mieux, une neutralité bienveillante. Je sais parfaitement que produire des projets artistiques ne me nourrira pas. Je sais aussi que la plupart de mes revenus proviendront, en tout cas pour un moment, de ma boutique de photocopies et des rares commandes de photos que j’aurai. Mais ça ne me dérange pas si je peux m’adonner à ma passion. Je n’hésite pas à le dire à Mathias, d’ailleurs, comme si le simple fait d’en parler atténuait l’amertume de la situation.

Je l’observe à la dérobée en marchant. Une démarche nonchalante, presque animale, comme quelqu’un de sûr, et qui est en train de définir son territoire. Mais en même temps une certaine pudeur, un respect de l’autre… Il était assez intriguant pour moi. Suffisamment pour que je ne rentre pas m’affaler sur mon canap comme j’en avais l’intention au départ… Et puis il semble réellement intéressé par mon projet. Ne sachant pas encore exactement ou je vais, je n’en parle pas plus que ça, mais je me fais un point d’honneur de le mettre dans ma shorlist dès que ce sera un peu plus précis, ne serait-ce que dans ma tête. Arrivé de nouveau devant la salle de dessin ou tout ça avait commencé, je le regarde, intrigué.

- Tu t’en sens capable de recommencer maintenant ? Demande-t-il  en entrant dans le hall du bâtiment.

Je ne peux m’empêcher de lui sourire de nouveau. Cette situation est très plaisante et cela fait bien longtemps que je n’ai pas tenté de séduire quelqu’un, même si je ne savais pas vraiment ou cela pouvait mener. Je n’avais pas pour habitude de me dire à l’avance si j’entrevoyais une suite ou si je ne me projetai que quelques heures plus tard, je fonctionnai à l’instinct. Depuis que ma mère était morte, j’avais envie de croquer la vie à pleine dent. Ça me mettait parfois dans des situations dangereuses, parfois dans des situations loufoques, et parfois il y avait comme un petit air de romantisme délicieusement baroque et sulfureux, et même si je n’en avais pas conscience à ce moment précis, c’est définitivement dans cette dernière catégorie qu’allait me plonger la suite de cette rencontre.

Ayant vérifié que personne ne nous dérangerait, je lui fis signe d’entrer, toujours avec un sourire engageant. Je n’étais pas sur de lui plaire, mais j’étais sur qu’il me plaisait, lui. Et j’avais réellement envie de le voir peindre ou dessiner de nouveau. Ce n’était pas un don que j’avais et il me fascinait.

- On recommence comme tout à l’heure alors, dis-t-il en installant un chevalet.

- ouais, avec quelques variantes… Déjà le prof ne me reluquera pas, ce qui me fera des vacances… Plaisantai-je alors, plus pour me détendre moi-même à vrai dire. J’avais beau fanfaronner, j’étais soudain assez intimidé, alors que son regard se posait réellement sur moi. Je crois même que je rougissais un peu. Alors qu’il se lance finalement dans la peinture, je le vois se rapprocher de moi pour me positionner différemment. Se faisant il me barbouille le bras, et je le regarde, un air narquois, sourcil relevé, pouffant un peu de rire.

Alors qu’il s’excuse, délicieusement maladroit, il me regarde finalement de nouveau, semblant réfléchir à une autre proposition artistique…

Il me demande si je connais le body painting, et après lui avoir signalé que je n’ai jamais été un modèle pour ce genre de peinture, il m’embauche aussi tôt pour une expérience artistique et sensorielle. Chasseur chassé. Me voilà à présent très concentré, alors que ses doigts parcourent mon buste et mes bras, pour que mon sang continue d’affluer partout… Et pas à un endroit précis… Manquerait plus que ça ! Mais j’avoue que la situation n’est pas du tout pour me déplaire. Je ne sais pas par quel miracle je réussi à rester stoïque, mais je sens mon cœur battre à fond la caisse, comme suite à un sprint… Au fur et à mesure qu’il tourne autour de moi, et que ses doigts parcourent ma peau, je le regarde. Je regarde son visage, ses yeux, et j’apprécie chaque contact, comme un début de caresse, même si ce n’en est pas une.

Je ne sais pas du tout ce que je vais dessiner, avoue-t-il. Je me laisse guider par mon instinct. On va dire que j’essaie de peindre ton âme. De mettre l’accent sur ton toi intérieur. Bien sûr c’est purement subjectif.

-merde, t’es comme ça, en plus ? Je ne vais pas résister très longtemps, tu viens de prononcer les mots qui m’intéressent le plus. L’âme. Tu sais que j’ai appelé ma boutique « la petite boutique des âmes » ? C’est ce que j’essaie de capter chez quelqu’un aussi… Il commence vraiment à être très intéressant. C’est dans ce genre de moment que je me dis que finalement, ça ne pourrait pas être si mal que je m’attarde un peu ici-bas. En parlant de s’attarder, sa main reste quelques instants sur une cicatrice que j’ai à la poitrine… Tiquant un peu, je me rappelle ma rencontre avec Chad et à quel point il m’avait troublé lui aussi, dans un autre genre….Cette rencontre avait bien faillit m’être fatale, mais elle était d’une intensité sans précédent pour moi. Peut-être jusqu’à ce jour.

Je lui explique donc vaguement que j’ai été agressé peu de temps après mon arrivée à Beacon hills, mais que le voleur n’avait pas réussi à me piquer mon argent. Ce qui ne m’avait pas empêché de finir à l’hôpital… Si l’on puis dire… Ce n’était bien sûr pas toute la vérité, mais en grande partie…Alors qu’il se place dans mon dos, ma main s’attarde brièvement sur son dos, mais je l’enlève bien vite, me morigénant un peu de ma témérité…

Quand finalement ses doigts finissent par me laisser, je me rend compte que je me suis habitué à ce contact, et qu’il me manque déjà. Je regarde les motifs qui courent maintenant sur mon corps, et souris quand je remarque que certaines zones sont restées vierges, ce qui m’aurait surement demandé beaucoup plus de concentration…

- Tu veux voir un truc vraiment cool ?

Intimidé, attendris, je fais oui de la tête, incapable de parler.. C’est très beau, ce qu’il a placé sur moi. C’est.. Très proche de certains souvenirs. Soudain la lumière s’éteint, révélant son vrai travail. Je suis totalement abasourdi, alors que je vois en luminescence apparaitre des motifs qui me ressemblent tellement. Qui ressemblent tellement à ce que je suis, au petit garçon qui à, un jour, changé de chemin sur son parcours…

- Alors, elle file les miquettes cette mise en abîme ? Demandé-je en souriant bien qu’il ne puisse pas me voir.

Je déglutis, très impressionné.

-c’est magnifique, Mathias… C’est.. tellement… proche de moi ! Comment tu fais ça ? … Je le cherche du regard mais ne le vois pas. Je souris.. Pour une fois je peux ne pas contrôler, alors je laisse faire le hasard… J’étend les bras, et respire profondément. Je tourne sur moi-même, en fermant les yeux. Je ne suis plus dans cette pièce , mais dans ma chère forêt… Le ruisseau, les lucioles, le bruit de la solitude, mais cette fois ci je ne suis pas seul. Et même si seul le courant d’air généré par mon mouvement m’entoure, je sais que quelqu’un est là.

-Merci. Vraiment… Ma voix est émue, tout comme mon âme...

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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Sam 14 Fév - 13:20




Dessiner, c'est gagner


Feat. Matrim







J’ouvre grand les yeux pour voir le résultat. Je soupire doucement, plutôt satisfait. C’est difficile avec ce genre de peinture d’avoir un aperçu avant le lever de rideau final. Plongées dans le noir, les subtilités des dessins ressortent. Je me guide à la voix de Matrim qui me félicite.

- C’est magnifique, Matthias… C’est... tellement… proche de moi ! Comment tu fais ça ?

- J’ai laissé le dessin venir à moi, tu sais, c’est comme si je n’avais fait que souligner ce qui était déjà là, dis-je en posant le doigt près de son cœur avant de reculer dans le noir.

On dit que l’instinct se trouve dans les tripes, c’est peut-être vrai, je sens parfois le loup gronder au creux de moi. Mais mon sens artistique vient d’ailleurs, certainement quelque chose qui me dépasse. J’ai parfois l’impression que le dessin guide ma main et non l’inverse. Avec Matrim, j’ai laissé mon imagination trouver un écho en lui. Les formes qui maculent son corps transmettent un message qui le touche.

- Merci. Vraiment…, dit-il d’une voix faiblissante.

- Merci à toi de t’être prêté au jeu, répond-je. Attention les yeux, je rallume.

Je mets quelques secondes à m’habituer à la lumière soudaine.  Puis je rejoins Matrim en souriant alors qu’il s’observe à nouveau dans le miroir.

- Il manque une touche de couleur…là ! M’exclamé-je en barbouillant son visage de peinture.

Avec ces deux traits rouges qui s’étalent de son front à son nez, on dirait encore plus qu’il s’apprête à partir à la guerre, maquillé pour effrayer ses ennemis.

Je ris de bon cœur avant de lui indiquer où il peut se rincer.

- Attends, interviens-je, je te prends en photo avec mon téléphone.

C’est la première fois que je faisais du body painting de cette envergure. Et j’avoue que le moment m’a beaucoup plu. J’ai envie d’en garder un souvenir.

Alors qu’il est dans la petite pièce adjacente pour rincer la peinture sur son corps, il m’appelle pour lui venir en aide. Effectivement, impossible pour lui d’enlever les dessins que s’étendent dans son dos. Je saisis le chiffon humide et le fais légèrement mousser avec du savon. Le passant doucement sur sa peau, j’efface les symboles et les couleurs. Ses épaules sont nues et je peux à loisir observer les muscles de son dos et descendre les yeux sur un agréable fessier…

J’arrête mon geste et rince le chiffon sous l’eau tiède. Les pigments mélangés peuvent faire croire que je dissimule un crime en nettoyant les traces de sang. Heureusement, personne n’a été témoin de ce que nous avons fait l’heure passée.

Je laisse Matrim remettre ses vêtements tout en discutant. Avec lui, et même si on ne se connait depuis approximativement trois heures, j’ai l’impression de toujours pouvoir alimenter la conversation. Je me sens comme avec mes amis et collègues, nous partageons des centres d’intérêts communs. Avec en prime une certaine séduction que je sens planer entre nous deux.

- La prochaine fois, c’est toi qui me montre ce dont tu es capable, dis-je sur le ton du défi.














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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Dim 15 Fév - 11:31



Du bout des doigts

Matthias & Matrim
Toujours plongé dans le noir, j’entends simplement Matthias soupirer. Ne sachant comment interpréter ce soupir, je me contente d’attendre, un peu intimidé, un peu perturbé… Alors qu’il se rapproche, il me répond, mystérieux :
- J’ai laissé le dessin venir à moi, tu sais, c’est comme si je n’avais fait que souligner ce qui était déjà là, dit-il  en posant le doigt près de mon cœur avant de reculer dans le noir.

Son doigt s’est posé ou ça fait mal, et son absence me laisse une douleur fantôme… Je maudis pour la nième fois cette vieille folle et ses prédictions…. Je ferai tout pour la contredire… Mais je n’ai pas le temps de prendre cette direction, car Matthias rallume déjà la lumière. Clignant des yeux, un peu éblouis, je me protège instinctivement le visage, et le cherche naturellement. L’ayant repéré, comme un gamin rassuré de voir son doudou toujours dans le champ de vision, je me regarde dans le miroir. En sachant ce qui ce cache dans le noir, je ne peux que me projeter sur l’œuvre, sa double lecture. J’adore… J’allais me retourner pour le lui dire, quand il me rajouta de la peinture sur le visage.

Il manque une touche de couleur…là !

Alors qu’il se rapproche je remarque pour la première fois la couleur particulière de ses yeux… Ce vert amande est très beau. Cela ne peut signifier qu’une chose, nos regards se fuyaient, mais plus maintenant… Alors qu’il s’esclaffait, m’indiquant où je pouvais  me laver, il me demanda de prendre la pose, le temps d’une photo.

Je me retournai, un sourire mutin sur le visage, me prêtant volontiers au jeu. Je n’avais à ce moment aucunement conscience des petits problèmes qui apparaissaient maintenant sur mes photos, depuis que j’avais rejoint cette ville et l’influence de ce mystérieux Neméton, dont j’avais la description théorique dans mes livres, mais dont je n’avais aucune idée de l’endroit où il pouvait se situer.

Je dus bien vite me rendre à l’évidence, alors que je me lavai, je n’arriverai pas à me débarrasser de tout. J’appelai donc Matthias pour m’aider, sans aucune pudeur, mais sans arrière-pensée non plus. Enfin jusqu’à ce que je le sente me toucher de nouveau, avec des gestes simples, doux, lents… J’avais envie de me retourner et de le plaquer sur le mur, distribution de palot gratuite, mais je me retins, car il m’intéressait vraiment, et je ne voulais donc pas bruler les étapes... C’était même pratiquement ridicule de réfléchir à ça, alors qu’on se connaissait depuis si peu de temps. Pour rationaliser tout ça, je mettais l’ensemble dans une catégorie bien pratique : attirance. Point…

Alors que je me rhabillai, aucune gêne, aucun moment creux ne vint amoindrir notre rencontre. On discutait comme des personnes qui se connaissaient depuis plus longtemps, on parlait de nos points de vue, de notre parcours, si différent, si semblable… Je descellais chez lui une nature plus compliquée que ce qu’il voulait bien laisser transparaitre, mais si je ne me trompais pas, une réelle douceur et surtout, ce qui était plus important à mes yeux, un émerveillement. Rien que ça, ça suffisait pour que je fasse tout ce qui était en mon pouvoir pour qu’il ne s’éloigne pas comme un rêve… Je fus tenté de tricher, le j’avoue… Dans ma veste se trouvait quelques objets, anodins..

Des billes colorées… C’était une sorte d’assurance, en partie Certaines, les noires, pouvaient au contact déclencher la peur, ou me donner à moi, une sorte d’aura de peur… Pas vraiment une aura, mais disons que ça s’en rapprochait, les signaux chimiques et sensoriels de mon corps dégageant alors ces exhalaisons de peur… Je n’en avais jamais eu avant. Mais cette ville m’intriguait de plus en plus et je me sentais plus en sécurité avec ça dans les poches… Elles ne se déclenchaient que si je me concentrait dessus.. Mais certaines, les rouges, me donnaient plus de charme si je les tenais. En gros, j’avais « piqué » le sex appeal de plusieurs mecs dans les bars, simplement avec leur verre, et je l’avais stocké. Quand je tenais une de ces billes, mon propre charme augmentait… Mais je ne voulais pas tricher. Pas avec lui…

- La prochaine fois, c’est toi qui me montre ce dont tu es capable

je le regardai, amusé. Je l’imaginai, déjà, posant..
-avec toi comme modèle ? Hm… Une sculpture, alors.. Quelque chose de spécial… Pas du bois noble, la noblesse viendra de l’intérieur, comme toi… Quelque chose que toi, ou ta représentation sublimera.. J’ai quelques idées en tête, effectivement… Mon cœur manqua un battement alors que je rajoutai, téméraire…

-Et pour la sculpture aussi… Mais je ne laissai pas la gêne s’installer, même si j’avais furieusement envie de me rapprocher de lui, je m’éloignais un peu, au contraire…

- ça te dit d’aller boire un verre ? Je ne connais pas trop la ville, j’ai débarqué il y a peu. Tu m’as l’air d’être du coin, toi… Je te laisse me guider. Je penchai un peu la tête de côté, effectivement j’aurai pu beaucoup plus mal tomber, concernant mon guide pour la découverte de cette ville…J’espérais vraiment qu’il n’allait pas disparaitre, et ma main se rapprocha d’une bille, une rouge, qui était plus grosse que les noires, ce qui me permettait de le distinguer sans avoir à les regarder. NON ! Au dernier moment, je refusai de m’abaisser à ça…
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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Dim 15 Fév - 14:01




L'art romantique


Feat. Matrim







Je termine de remettre tout le matériel à sa place, nettoyer la palette de peinture et ranger le chevalet avec les autres. Ma proposition fait sourire Matrim qui me dévisage.

- Avec toi comme modèle ? Demande-t-il avec intérêt. Hm… Une sculpture, alors. Quelque chose de spécial… Pas du bois noble, la noblesse viendra de l’intérieur, comme toi… Quelque chose que toi, ou ta représentation sublimera. J’ai quelques idées en tête, effectivement…Et pour la sculpture aussi…

Son cœur chavire avec ces derniers mots. Je fais comme si je n’ai pas saisi la nuance dans ses propos, la subtilité l’est d’autant plus que nous jouons de cette séduction invisible et informulée.

Il recule vers la porte puis me tourne légèrement le dos.

- Ça te dit d’aller boire un verre ? Demande-t-il quand je le rejoins. Je ne connais pas trop la ville, j’ai débarqué il y a peu. Tu m’as l’air d’être du coin, toi… Je te laisse me guider.

- J’ai toujours vécu à Beacon Hills, si tu cherches un coin en particulier, demandes moi je suis sûr que je te trouverais ça. On va éviter le bar du campus, c’est pas l’idéal pour discuter un vendredi après les cours.

Je lui propose plutôt le centre-ville en lui disant même que je suis partant pour qu’il me montre sa boutique. La destination toute trouvée, nous sortons de la salle de dessin et remontons le couloir jusqu’au hall d’entrée. J’aperçois deux amis qui sortent sans doute de leur dernier cours et qui viennent à ma rencontre.

- Parker, Anna, vous allez bien ?

- On ne peut mieux, réponds Parker.

-  C’est encore la bonne période, renchérit Anna avec une grimace complice.

Effectivement, la pleine lune n’est pas pour tout de suite. À l’approche de l’apogée du cycle, nous autres hybrides sommes toujours tendus. Mais mes deux amis affichent un grand sourire en jetant un œil à Matrim. Ils doivent capter les signaux qu’il renvoie, et qui sont semblables aux miens. Les odeurs et autres sensations que sont capables de percevoir les loups-garou. Ce sont eux qui m’ont aidé alors que ma morsure ne datait que d’une journée ou deux. Ils m’ont accompagné et soutenu jusqu’à ce que je parvienne à me maitriser. Ça a pris du temps, de longs moments comptant des jours plus difficiles que d’autres mais qui ont contribués à forger notre amitié. Je le vois peu car nos cursus sont différents mais je sais qu’ils sont présents.

Je les salue à la hâte et retrouve Matrim qui s’est éloigné par politesse. Il sort la main de sa poche et me sourit comme s’il est rassuré que je ne lui fasse pas faux bond.

Nous suivons la multitude d’étudiants qui s’en vont vers les résidences universitaires, le parking ou bien les arrêts de bus. Je propose à Matrim de prendre la navette qui conduit au centre-ville. Je profite du trajet pour me mettre dans la peau d’un guide touristique en pointant du doigt les bâtiments de la ville. Mes grands airs font rire Matrim, si bien que nous loupons l’arrêt et descendons deux rues plus loin.

Je mets quelques secondes à m’orienter avant de reconnaitre le quartier. J’explique à Matrim le bar un peu atypique auquel je pense. La décoration très colorée évoque les tropiques et autres endroits paradisiaques. Et on y sert d’excellents cocktails. Alors que nous nous installons je lui raconte ce concours qu’avait lancé le gérant du bar. Tous les étudiants de ma promo avaient dû proposer une nouvelle fresque qui s’insérerait dans la décoration du lieu. Matrim cherche des yeux ce qui pourrait ressembler à mon travail.

- Ce n’est pas moi qui ai gagné le concours, dis-je avec un sourire désolé. Mais, j’aime bien cet endroit quand même.

Je lui conseille une des boissons phares servies ici : L’ange vert. Un cocktail à la fois onctueux et acidulé, un savoureux mélange d’aloe vera, de kiwi et de fruit de la passion.

Je ne peux pas m’empêcher de suivre des yeux sa langue qui récolte quelques gouttes sucrées sur ses lèvres. J’ai un léger mouvement de recul quand j’ai l’impression qu’il accentue le geste. Un coup d’œil complice me confirme ce jeu à la fois agréable et intimidant.

Nous restons un long moment dans le bar, goutant à quelques autres cocktails, certains alcoolisés ajoutent à notre discussion une approche plus libérée.

C’est en sortant que je lui réitère mon souhait de voir l’endroit dans lequel il travaille. Ainsi nous marchons tout en discutant jusqu’à ce que je lève les yeux sur la vitrine de sa boutique.

- La petite boutique des âmes, lis-je. Effectivement, c’est un drôle de nom. Mais bien choisi.

Je m’écarte pour le laisser ouvrir et m’inviter à entrer. L’endroit n’est pas très grand mais j’y vois déjà beaucoup de matériel. De quoi faire des photocopies, des photos également. En revanche, il n’a pas vraiment exposé ce qui fait sa passion. Il y a une ou deux sculptures pas plus. Les outils qu’il favorise sont certainement entreposés ailleurs, moins à la vue des clients.

- Je peux visiter ton arrière-boutique ? Demandé-je avant de comprendre le jeu de mot plutôt osé que je viens de faire sans le vouloir.















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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Dim 15 Fév - 17:02



Office du tourisme

Matthias & Matrim
Matthias me répondit agréablement, en étant d’accord pour me servir de guide. Il me confirma d’ailleurs être dans le coin depuis longtemps.

- J’ai toujours vécu à Beacon Hills, si tu cherches un coin en particulier, demandes moi je suis sûr que je te trouverais ça. On va éviter le bar du campus, c’est pas l’idéal pour discuter un vendredi après les cours.

Je hochai la tête, conscient que ça pouvait être un peu chiant. Surtout que je n’officiais pas depuis longtemps en tant que modèle, ici, et que, même si ça n’allait pas chercher dans les 1000 et les 100, ça me faisait une rentrée d’argent supplémentaire, que je ne pouvais pas vraiment refuser… Donc autant ne pas entretenir des rumeurs idiotes du type : « le modèle il drague les étudiants »… Enfin techniquement, je n’étais pas vraiment en train de draguer.. Juste… de tâter le terrain.

Alors qu’il me demandait si je pouvais lui montrer ma boutique, j’acquiesçai, mais en reportant la visite à plus tard. J’avais envie de le connaitre, dans un endroit nouveau pour moi, pour me laisser guider par le hasard et la rencontre fortuite. Oh, bien sûr, je pouvais toujours aller en boite ou dans un bar, mais je n’avais pas envie de procéder à mon rituel d’entretien d’égo ce soir. Avec toute la vacuité que cela comportait, et le résultat qui n’avait que deux variantes : un amant d’un soir, suivit d’un « je te rappelle » ou une murge suivit d’un mal de crâne, qui lui, au moins, rappelait effectivement…

En cours de route, nous tombâmes sur deux amis à lui. Je pris un peu de distance, ne voulant pas m’immiscer dans une conversation privée, et lorsque je le vis revenir à moi, je redressai le menton, soulagé. Il m’accompagnait toujours, et c’était très bien comme ça. Alors que nous nous accrochions tous les deux, debout, dans la navette qui nous amène au centre-ville, je me sentis vraiment serein. J’essayais de respirer son parfum et tombais assez vite sur une odeur musquée que je trouvais très plaisante. Je ne devais cet exploit qu’à notre promiscuité car je n’avais jamais été particulièrement fier de mon odorat. J’envisageais de le surprendre, mais je remis ce projet à plus tard, alors que, pris dans son flot de parole, amusé, je l’écoutai me faire la visite. Il s’interrompit une fois ou deux, me souriant, ce qui me fit plisser les yeux, amusé… J’adorais ces moments que nous passions, tout était si rafraichissant pour moi. En parlant de se rafraîchir, il me proposa assez vite d’aller rendre visite à un bar, qui était assez atypique.

- Ce n’est pas moi qui ai gagné le concours

Me répondit-il alors que je le questionnais sur les fresques, et qu’il m’expliquait le principe du concours. Je le suivis dans ses recommandations et me pourléchai les babines sur un cocktail délicieux. Je captai la encore son regard, et il me plaisait décidément.

-l’ange vert… dis-je.. Très à propos, j’adore le vert… Encore une fois, je cachai ma petite déclaration grâce à une grimace comique… Le temps filait à toute vitesse, alors que nous continuions à échanger des blagues, des anecdotes. Sa vie et la mienne comportaient toutes deux des passages mystérieux, et si j’avais vu juste, il avait, tout comme moi, quelques secrets à préserver.
Ça m’allait très bien comme ça. Va pour le ténébreux mystérieux artiste torturé. Je souris à mon image mentale.

Je finis par céder à sa demande et l’emmenait voir ma boutique. Il regarda attentivement les lieux, et s’attarda sur ma sculpture de l’homme et de l’arbre enlacés…
- Je peux visiter ton arrière-boutique ?

J’éclatais d’un rire bref, mais pas moqueur pour deux sous…

-oui, c’est là que j’entrepose mon matériel pour la sculpture. Mais comme je ne suis pas là depuis très longtemps, j’ai pas pu me faire livrer celles que j’avais faites. Elles sont auprès de ma famille.
Je tiquais.
-Enfin, de mon père, ma mère est morte il y a quelques mois…

Je sortis donc les clefs pour ouvrir l’arrière salle, qui était très vaste. Beaucoup plus que ce qu’on aurait pu penser au premier abord. Mais là ou l’on s’attendait surement à trouver un atelier, avec pas mal de bordel, du plâtre, de la terre, Matrim fit découvrir à Matthias son univers de poche.

-tu es le premier à voir ça, ici... C’est… ma bulle personnelle…

On aurait dit une mangrove, avec au milieu un petit tronc d’arbre, qui servait de tour de sculpteur. Dessus était d’ailleurs posé une boule de terre, recouverte d’un chiffon humide. Le sol avait été creusé, si bien que de la terre, des graviers, des plantes le couvraient, de façon naturelle, et aidés également par une série de lampes savamment disposées. Il y avait du plâtre, de la terre glaise, recouverte de chiffon humide, de la pierre, du bois, mais, bien que de toute évidence importés, ses matériaux semblaient s’intégrer de façon très naturelle. Matrim avait voulu se reconstituer une petite poche, une forêt personnelle. Elle n’en avait pas l’envergure, mais ça suffisait à Matrim pour soigner sa mélancolie.

Il ne pouvait rien faire sur le vivant, mais il pouvait aider les graines, le bois, la pierre à se placer et se déformer pour faciliter leur intégration.
Et puis, parsemés le long des murs, il y avait des ateliers, des outils pour graver, sculpter. Des morceaux de sculptures, en bois pour la plupart, représentait beaucoup de visages. Ce qui était frappant, c’est que la plupart n’étaient pas finis, mais donnaient une réelle impression de vie… Le regard, à chaque fois, frappait. Une petite pierre, parfois noire, parfois colorée, leur donnait cette étincelle de vie…

-j’ai pas encore commencé mon projet… Mais je le médite ici

Il respira un grand coup. Il espérait ne pas s’être trompé en emmenant Matthias ici. Ça pouvait paraitre totalement dingue… un peu flippant aussi, si on voyait le côté bizarre, et pas le côté poétique….

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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Mar 17 Fév - 14:07




Espace privé


Feat. Matrim







La réponse de Matrim se fait sans moquerie à l’égard du lapsus que je viens de faire.

- Oui, c’est là que j’entrepose mon matériel pour la sculpture. Mais comme je ne suis pas là depuis très longtemps, j’ai pas pu me faire livrer celles que j’avais faites. Elles sont auprès de ma famille, m’explique-t-il.

Je m’avance donc pour découvrir cet endroit quand j’entends clairement son cœur se serrer, étouffant un battement sourd et contractant sa gorge.

- Enfin, de mon père, ma mère est morte il y a quelques mois…avoue-t-il visiblement attristé.

- Oh Matrim, je suis désolé pour toi, si tu préfères garder ça secret, ça me pose pas de problèmes.

Il me rassure tout en sortant les clés pour ouvrir la porte de son antre. La première chose que je perçois c’est l’odeur. On est loin du local poussiéreux. On dirait plus…comme cette cabane dans les bois. J’entre enfin et découvre effectivement autre chose que j’aurais pu imaginer.

- Tu es le premier à voir ça, ici... C’est… ma bulle personnelle…

Je comprends tout à fait le terme utilisé pour qualifier l’endroit. C’est son univers, son cocon, celui dans lequel il se ressource et retrouve une part de lui. J’ai l’impression d’avoir fait un pas dans une autre dimension, de me retrouver à l’extérieur, loin de la ville. Ce lieu est si paisible et à la fois bouleversant. S’il est à l’image de son propriétaire, je comprends ainsi que Matrim possède un côté mystérieux incroyablement attirant.

Au centre de cet espace se trouve la souche d’un arbre, astucieusement aménagée à la manière d’un tour alloué à la sculpture. Les matériaux qui jonchent cet endroit sont bruts, prêt à prendre vie sublimés par les capacités de Matrim. En observant son atelier, je le perçois comme un artiste passionné mais déchiré. Si l’art est capable de parler à ceux qui admirent une œuvre, celle-ci peut également en dire beaucoup sur l’artiste.

Je n’ai pas besoin de plus pour me faire une idée sur Matrim et pourtant je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre sur lui. C’est assez grisant. Et je suis flatté qu’il me montre tout ça, ce qui lui appartient comme ses biens les plus précieux.

- J’aimerais bien revenir quand tu auras récupéré tout ce que tu as pu faire, dis-je en regardant tout autour de moi.

J’observe encore tout l’espace, les lumières tamisées par endroit, très lumineuses ailleurs, accentuent le coté naturel du lieu. Les plantes, la terre nue sur le sol. Il me faut peu d’imagination pour imaginer entendre s’écouler un ruisseau d’eau clair qui compléterait l’ambiance du lieu. On dirait vraiment que la forêt a surgi à l’arrière de sa boutique, reprenant ses droits sur la ville, sur les hommes.

C’est la première fois que j’ai la sensation que je pourrais être ici aussi bien pour dessiner que dans mon propre cocon, cette cabane dans les bois.

- Moi aussi, j’ai mon petit univers, semblable à ton coin de nature brute et sauvage, dis-je. Un jour, peut être que je t’y emmènerai.

- J’ai pas encore commencé mon projet… Mais je le médite ici… m’explique-t-il.

Je suis son regard et observe les sculptures, pour la plupart inachevées mais criantes de réalisme. J’ai presque la sensation que leur regard me suit, un peu comme la Joconde de De Vinci.

- Cet endroit est…vraiment étrange. Ça pourrait même paraitre flippant si je ne voyais pas avant tout le côté artistique et poétique de tout ça. C’est spectaculaire, m’exclame-je.

Il sourit comme soulagé que je ne parte pas en courant. Pourquoi est-ce que j’aurais peur de lui alors que j’ai moi aussi mon lot de bizarreries.















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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Mar 17 Fév - 22:03



Du bout des doigts… encore

Matthias & Matrim
Je le regardai découvrir mon « antre », mais je ne fus pas mal à l’aise très longtemps. Il procédait doucement, comme lorsqu’il m’avait nettoyer le dos, et je penchai la tête légèrement de côté, touché par sa simplicité et sa sollicitude. Il regardait réellement, il ne se contentait pas de voir… Et c’était important pour moi. Je lui avait livré une petite partie de moi, mais une partie importante. Je lui avait donné une clef et n’avait pour le moment pas envie de la lui reprendre…

- J’aimerais bien revenir quand tu auras récupéré tout ce que tu as pu faire,

Je lui fis un petit sourire triste, précisant
-ça va pas être possible de sitôt.. Mon père est… disons… loin de la civilisation, je ne le reverrai pas de sitôt.. Peut-être plus du tout, si ça se trouve… Je lui ai laissé mes sculptures pour qu’il ne m’oublie pas, il m’a laissé ses livres… C’est peu et beaucoup…

- Moi aussi, j’ai mon petit univers, semblable à ton coin de nature brute et sauvage, dis-je. Un jour, peut être que je t’y emmènerai.
Cet endroit est…vraiment étrange. Ça pourrait même paraitre flippant si je ne voyais pas avant tout le côté artistique et poétique de tout ça. C’est spectaculaire,

Cette petite phrase, toute simple, me met du baume au cœur. Serais-je tombé sur quelqu’un qui puisse me comprendre ? Prêt à me faire confiance, à se confier à moi et à rendre toute cette merde enfin plus intéressante ?

-Merci. J’apprécie. J’ai l’impression de… j’veux dire … déglutis-je.. c’est comme deux solitudes qui se rencontrent, tu vois.. C’est… exactement ça

Je lui montrais une tête en grès sculptée, représentant un enfant, visage levé, les yeux brillants, un sourire sur le visage… L’émerveillement… Un des trucs auquel je croyais encore… Fermement. Je détestais parfois les mioches et j’avais horreur des mièvreries, mais l’émerveillement, quand on n’a pas encore appris à désapprendre, c’est juste au-dessus de toutes les bassesses….
Je m’approchai de lui. Très près. Même au milieu des odeurs de terre, je sentis son odeur à lui, musquée, terriblement attirante. Il y avait quelque chose d’indéfinissable en lui. D’animal, presque, et depuis qu’il était ici, c’est comme si ça avait été exacerbé…

-tu me troubles beaucoup, je dois dire… Désolé d’être aussi franc, mais j’arrive plus à jouer des rôles quand je suis ici… Je…

J’avais envie de l’embrasser, la, maintenant, et de le tenir dans mes bras, mais c’était tellement… Midinette… ça ne m’était pas arrivé depuis très longtemps… Il y avait autre chose, un truc mystérieux, un secret, mais aussi un incroyable magnétisme…
Je soupirai.

-j’ai envie de faire un truc vraiment particulier pour t’en mettre plein la vue, pour que je reste intéressant demain, et la semaine prochaine, et peut être même les semaines d’après . Une nouvelle moue comique plus tard, j’ajoutais
-mais ça demande du temps, de la confiance, et de la découverte. Alors je vais juste tacher d’être à la hauteur. Si tu n’es pas trop crevé, et que tu me fais confiance, je te propose une petite sculpture de buste…

Je fus ravis de voir qu’il n’était pas contre. Je le laissai enlever le haut de ses vêtements, n'en perdant pas une miette, car il était, comme je l'avais imaginé, très bien foutu, puis je vint doucement lui placer un bandeau sur les yeux, un air mutin..
-la surprise est une part importante de cette petite expérience, fais-moi confiance… Mes mains s’attardèrent un peu sur son cou, alors que je finissais de nouer le bandeau noir, et je me permis même un petit massage des épaules pour le détendre…

-je vais chercher des outils de sculptures un peu plus fins… Je reviens de suite…

Je dévalisai alors mon frigo, et ma petite cuisine, dans la pièce afférente, et revint avec des victuailles. Je ne pouvais me douter de l’odorat de Matthias, que je découvris bien plus tard, aussi, avec le recul, je me dis à présent que ce ne fut sans doute pas une si grande surprise. Nous avions bu, mais pas dîné, et il commençait à se faire tard. J'avais donc comme idée de le sculpter, mais avec des fruits et légumes. Tout était prétexte à sculpter pour moi… M’étant assuré qu’il ne voyait pas, je m’aidais de ma bestiole afin de sculpter, et d’assembler, avec d’infinis détails, mais néanmoins relativement rapidement, son visage et son buste.

Je ne trichais pas vraiment, j’avais passé des heures à m’entrainer à sculpter la nourriture, comme le reste, mais je m’aidais un peu, notamment pour que l’assemblage final soit solidaire, et ne se casse pas la gueule.  Lorsqu’un Matthias tout en fruit et légumes me regarda, je fonçais récupérer les accompagnements que je me préparais à l’avance, ainsi que deux tranches de rôtis braisés, et, après un peu d’hésitation, je pris également une bouteille de vin… Je faillis me fracasser la tronche en rentrant de nouveau dans la pièce, mais le sourire hilare de Matthias me récompensait déjà. Après avoir disposé le plat,et les assiettes, verres et couverts, en ayant viré le tour de sculpteur, transformant la souche en table improvisée, je revins vers lui pour lui dénouer le bandeau. Je laissais quelques secondes ma main sur sa nuque et plongeait mon regard dans le sien, si joli…

-C’est prêt, je me suis dit que tu devais avoir une faim de loup, on a fait que boire et  parler ! Je suis ici tellement souvent que j’ai finis par m’amener de quoi faire un peu de cuisine… Mon apart est très vide, et ça me déprime…On va manger par terre, par contre, mais c'est propre.
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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Mer 18 Fév - 16:34




Allons au fond de l'inconnu


Feat. Matrim







Je me sens le bienvenu dans cet endroit qu’affectionne tout particulièrement Matrim. Ce n’est pas chez lui mais c’est ici qu’il vit, qu’il existe vraiment, entièrement.

- Merci. J’apprécie. J’ai l’impression de… j’veux dire … commence-t-il. C’est comme deux solitudes qui se rencontrent, tu vois. C’est… exactement ça.

Il me présente une de ses œuvres. Un visage façonné dans le grès. Le visage d’un enfant d’une simplicité pure. Pour ceux qui peuvent le comprendre, ce n’est pas uniquement un enfant mais la représentation d’une candeur immaculée, l’allégorie de l’émerveillement.

Matrim s’approche de moi, pénétrant dans ce que les sociologues appellent l’espace personnel. Nos regards parcourent la distance intime que nos corps n’osent franchir.

- Tu me troubles beaucoup, je dois dire… Désolé d’être aussi franc, mais j’arrive plus à jouer des rôles quand je suis ici… Je…

Je lutte pour ne pas lâcher prise et laisser luire mes yeux de cette couleur ambré caractéristique de ma nature de loup-garou. Mais je suis incroyablement attiré par lui, beaucoup plus par son esprit, sa passion et son talent pour l’art que pour son physique plus que séduisant. Il souffla en reculant d’un bon pas.

- J’ai envie de faire un truc vraiment particulier pour t’en mettre plein la vue, pour que je reste intéressant demain, et la semaine prochaine, et peut être même les semaines d’après…avoue-t-il.

C’est bien rare qu’une personne dise explicitement qu’elle souhaite séduire et captiver l’autre. Matrim est surprenant. Simple, gentil et pourtant…pourtant il est bien plus que ça. Au-delà d’une personnalité intéressante, je discerne chez lui quelque chose qui m’est semblable. Une nature profonde mystérieuse.

- Mais ça demande du temps, de la confiance, et de la découverte, explique-t-il. Alors je vais juste tacher d’être à la hauteur. Si tu n’es pas trop crevé, et que tu me fais confiance, je te propose une petite sculpture de buste…

- Je te fais confiance, répond-je. Je suppose que je dois retirer mon tee-shirt ?

Il acquiesce avec un sourire malicieux qui fait naître le même sur mon visage. Il n’avait pas été pudique, je n’ai donc pas à l’être. Parker et Anna m’avaient aidé à accepter mon état de loup-garou. Et cela était passé par l’acceptation des changements physiques qui avaient suivi la morsure. J’ai toujours été un homme fin mais les entrainements dispensés par mes amis pour m’aider à me canaliser avaient transformé mon corps pour un résultat plus que satisfaisant.

C’est en jouant le séducteur que je passe mon vêtement par-dessus mes épaules et le jette un peu sauvagement sur le côté. Sans grande discrétion, Matrim m’observe, jetant un coup d’œil d’artiste pour juger le modèle mais pas seulement.

Puis il s’approche avec un bandeau de tissu dans les mains.

- La surprise est une part importante de cette petite expérience, fais-moi confiance…

Je le laisse faire et frissonne lorsque ses mains touchent ma peau et caressent mes épaules. Un sens ainsi annihilé, son contact sur mon corps est accentué.  Le court massage aurait pu durer plus longtemps si j’avais osé lui demander de continuer.

- Je vais chercher des outils de sculptures un peu plus fins… Je reviens de suite… Dit-il en s’éloignant.

Je tends l’oreille et reconnais quelques bruits significatifs. Des portes de placard et même celle du réfrigérateur, confirmé par l’odeur de nourriture qui m’atteint lorsque Matrim revient. Je me demande s’il prépare à dîner avant de réaliser cette sculpture. Ma curiosité est piquée au vif. Alors je patiente.

Un grand bruit et un juron m’arrachent un rire moqueur sans méchanceté. Il semble avoir évité la catastrophe car je sens qu’il s’agite à côté de moi. Est-il vraiment en train de dresser la table ?

Je me sens soudainement gêné d’être aveugle au milieu de la pièce et perplexe quant à sa surprise. Je ne doute pas d’être étonné de ce qu’il a pu faire. Les bruits et les odeurs orientent mon imagination sur diverses possibilités.

Il dénoue enfin le bandeau qui me couvre la vue. Mais il se plante devant moi, très près de mon visage, si bien que nos regards sont notre seul horizon. Je ne vois pas encore ce qui se cache derrière lui.

- C’est prêt, dit-il en me laissant le champ libre. Je me suis dit que tu devais avoir une faim de loup, on a fait que boire et  parler ! Je suis ici tellement souvent que j’ai finis par m’amener de quoi faire un peu de cuisine… Mon appart est très vide, et ça me déprime…On va manger par terre, par contre, mais c'est propre.

C’est donc bien un dîner qu’il a préparé et…je découvre cette sculpture de fruits et de légumes. Sous un autre angle, on dirait…moi. Je ris de l’originalité de cette œuvre tout en le félicitant.

- Un Arcimboldo des temps modernes, m’exclame-je. Tu as raison, ça ouvre l’appétit !

Il m’invite à m’assoir autour de cette souche improvisée comme table pour la soirée. C’est fascinant comme deux personnes peuvent immédiatement se retrouver liées. Une passion en commun, une alchimie soudaine et voilà que nous partageons un dîner, dans une ambiance paisible. Je ne connais Matrim que depuis quelques heures mais nous avons tant parlé que j’ai l’impression de l’avoir rencontré bien avant cela. C’est un gain de temps incroyable, qui voit notre proximité bien plus aboutie qu’une amitié ordinaire naissante.

J’apprécie ce repas léger qui comble mon appétit. Une faim de loup, certes, l’expression m’a fait sourire. J’avoue avoir l’envie fulgurante de me mettre autre chose sous les crocs. Mes yeux se posent sur un petit fruit rouge. Je pense à sa texture délicate et au jus sucré qui doit gorger son cœur. La scène est d’un grand classicisme mais jamais dénuée de sensualité.

Je saisis cette fraise du bout des doigts et la porte aux lèvres de Matrim, sans détourner le regard une seconde. C’est un autre jeu qui débute. Une toile vierge sur laquelle nous sommes libres d’y dessiner la passion. Si c’est une pulsion qui me guide, la réponse de Matrim ne s’en détourne pas.















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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Mer 18 Fév - 23:47



Un  jeu vieux comme le monde

Matthias & Matrim
Alors que je mets fin au contact visuel, si proche, et je dois l’avouer, avec regret, j’appréhende un peu la réaction de Matthias. Je n’ai pas fait du grand art, c’est même plutôt dans un esprit un peu comique que je me suis lancé la dedans, mais n’empêche, j’espère ne pas avoir été ridicule.

Sa réaction est amusante et spontanée, ce qui me fait chaud au cœur et me permet de respirer plus normalement.  Il est incroyablement attirant, et tellement à portée de main que c’en est presque frustrant…

Un Arcimboldo des temps modernes. Tu as raison, ça ouvre l’appétit !

Attirant et cultivé… Une combinaison rare, précieuse, et souvent, déjà remarquée… Puisque mon mode « midinette » était enclenché, je ne pouvais m’empêcher de penser que je ne devais forcément pas être le seul à avoir remarquer le charme de ce jeune homme.. J’arrivai toujours après les autres, pour ça… Le repas se passait à merveilles, et je l’observais, attendris, amusé, inquiet, passionné. Les murs des protocoles étaient tombés depuis longtemps, comme si nous nous étions rencontré depuis bien plus longtemps.

Le plus grisant était d’avoir l’impression de pouvoir en apprendre bien plus sur lui, et que ça pouvait durer longtemps. Il y avait tellement de promesses dans l’ombre, de suspens entre les mots, de rêveries cachés derrière ses sourires que j’avais l’impression d’ouvrir un livre pour la première fois, ayant envie de le dévorer. Je m’amusai de cette image, étant donné qu’on était tous les deux en train de le manger, puis je lui posai quelques questions…

-alors, monsieur l’artiste, tu comptes me faire mariner longtemps avec ton dessin quasi prémonitoire ? Quasi.. Tu parles… carrément oui… C’est à ce moment-là qu’il tenta une nouvelle fois de détourner la conversation, et je dois dire qu’il y réussit particulièrement bien. Observant chacun de ses gestes, je souris alors qu’il prenait délicatement une fraise, m’apprêtant déjà à recommencer ma question après qu’il eut finit de la manger. Mais la fraise ne finit pas du tout dans sa bouche, mais bien dans la mienne… Je pense qu’à ce moment-là je dû prendre à peu près la même couleur que ce que j’étais en train de déguster.

Mon cœur battant à tout rompre, je décidai de laisser mes blocages au placard, et je me laissai enivrer par son contact… Je dégustais la fraise, puis je  léchai, malicieux, le doigt de Matthias. Je retins de ma propre main son doigt, puis lui fit un massage, doux, sensuel, de mes deux mains sur sa paume, remontant de nouveau vers son doigt, déclenchant des frissons de plaisir, du moins je l’espérai. Je savais bien m’y prendre, un truc de druide, un des rares, que j’avais retenu, puisque ça n’avait rien à voir avec un rituel. Je restai tout en retenu, je n’en avais pas finis avec lui.

- d’humeur fruitée à ce que je vois ? Dis-je, provoquant.. J’humectai mes lèvres de bon vin, pris de nouveau une fraise et la mangeai rien que pour moi, pas partageur. Mais je savais maintenant mon baiser d’une saveur intéressante. J’avais envie de lui faire partager, mais je voulais surtout qu’il se sente bien. Je lui ôtais donc ces chaussures, ses chaussettes, et enlevais à mon tour mon t-shirt, pour au moins la troisième fois de la journée… Je pris ensuite son pied droit, et le mis à reposer sur ma cuisse, ne le quittant pas des yeux, un sourire en coin, je me mis à masser son pied, appuyant aux endroits qui faisaient tellement de bien… Ma main remontait également doucement sur son mollet.

-dommage, je crois qu’il y a plus de vin, dis-je.. La saveur du mélange entre ce vin et la fraise est juste exquis… Je sais pas comment te faire partager ça  , ajoutais-je, me mordant un peu la lèvre, puis lui souriant , franchement provocateur et aguicheur…

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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Jeu 19 Fév - 1:11




Rouge


Feat. Matrim







Mon geste a coupé court à sa question. Je ne suis pas prêt à aborder le sujet. Même avec des explications, cette capacité bizarre que j’ai est difficilement compréhensible. Il pourrait croire que je ne suis pas spontané alors qu’au contraire c’est ce qui me plait dans cette rencontre. A bien y penser, je me demande ce qui le ferrait fuir en premier. Le fait que je puisse par moment percevoir l’avenir avec des secondes d’avance ou que je sois un hybride, mi-homme mi-loup. La seconde vérité à mon sujet est tout de même la plus terrifiante. Mais sacrément utile pour capter ce qu’il ressent au moment présent.

Son cœur s’affole quand je caresse ses lèvres du bout des doigts. Le fruit les a rendues brillante, il y passe sa langue pour les humidifier. Ses mains fortes et agiles saisissent la mienne et entament un massage très agréable. En langage du corps, ce geste circulaire sur les paumes exprime clairement le désir.

- D’humeur fruitée à ce que je vois ? Dit-il en se rapprochant de moi de manière à être convenablement installé.

Il prend une gorgée de vin et croque à nouveau dans une fraise.

Assis en tailleur pour dîner autour de la souche, nous avons changé de position pour ce moment très tactile. Il revient à la charge en tirant mes jambes que j’avais repliées contre moi, les coudes sur les genoux. Je sens sa main remonter le long de mes chevilles et retirer mes chaussures et mes chaussettes. Je ne le quitte pas des yeux lorsqu’il retire également son propre tee-shirt, pour le côté pratique, sans doute… S’en suit un autre massage, parfait mélange de douceur et de force. Les caresses accompagnent les points de pression qui diffusent du bien être jusqu’à remonter dans tout mon corps et se perdre dans un souffle rauque.

Nous avons beaucoup marché en discutant et ses gestes sont vraiment agréables. Je me laisse aller, ne dis rien lorsqu’il parcourt mes mollets et pressent mes cuisses à travers le pantalon.

- Dommage, je crois qu’il y a plus de vin, remarque-t-il. La saveur du mélange entre ce vin et la fraise est juste exquis… Je sais pas comment te faire partager ça…

Puis il recommence ce geste aguichant du bout de la langue. Une invitation à la luxure qui ne manque pas de faire grogner l’homme comme le loup que je suis.

Je le dévisage, tentant de comprendre ses intentions souvent trahies par les expressions du visage mais surtout par le regard : reflet de l’âme. Le sien n’est pas fuyant au contraire. Je ne perçois plus vraiment le cadre qui nous entoure. Je me sens juste baigné par la lumière dans son atelier atypique, attiré par le sucre sur ses lèvres et l’odeur de son corps à demi nu.

Lorsqu’il s’approche de moi, posant sa main sur le sol pour prendre appui, il fait une grimace de douleur. Il vient de se blesser avec un petit objet coupant sur le sol, certainement un outil pour la sculpture. Le sang perle de sa blessure que je prends délicatement entre mes mains. Mon instinct de loup, protecteur et non prédateur, me souffle de faire disparaitre cette douleur, même bénigne.

Mes veines noircissent à peine, c’est imperceptible.

- C’est rien, dis-je en passant nettoyant le sang, unique témoin d’une égratignure déjà cicatrisée.

Puis je caresse sa paume comme il l’a fait pour moi. L’invitation est identique. Le désir, nait d’une sensualité sans pudeur, pourrait faire naitre un feu d’artifices très agréable, une explosion de couleurs à l’image des deux artistes passionnés que nous sommes.















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Dernière édition par Matthias Lunsford le Jeu 19 Fév - 19:12, édité 2 fois
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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Jeu 19 Fév - 14:41



Un  jeu vieux comme le monde

Matthias & Matrim
Je prenais énormément de plaisir à le masser et à voir son corps frémir, se tendre, et son visage refléter les délices que lui procurait le massage. Mais surtout, je rechigneai à le lâcher, j’aimais trop le contact de ma main sur sa peau chaude. J’avais envie de plus de chaleur, encore, et elle était si proche que c’était  pratiquement inhumain la torture que je m’infligeai, à préserver cette distance. Ceci dit, à ma grande satisfaction, la distance en question c’était réduite, et de beaucoup, et Matthias ne semblait pas vouloir faire machine arrière…  

Alors que je l’aguichai de nouveau, décidément prêt à tout ce soir, je cru pratiquement l’entendre grogner, son côté animal transparaissant à cet instant, mais je ne comptais pas encore lui laisser croire que ce serait le climax. Je me torturai moi-même, à vrai dire, car toutes les fibres de mon corps avaient envie de se jeter sur lui et de l’embrasser, de passer mes mains dans ses cheveux, de lui griffer gentiment le cou et de le caresser de longs moments…

Au bout d’un moment, mon regard fiévreux rencontrant le sien, je n’en pu vraiment plus, et je décidai de me rapprocher de lui. Ouch ! J’avais à peine amorcé mon mouvement que je me coupai la paume de la main sur un de mes outils de sculpture. Heureusement pour moi, il était relativement inoffensif, et la plaie, bien que légèrement douloureuse, ne serait pas très handicapante... Je voulu regarder l’ampleur des dégâts, mais Matthias me devança, avec une infinie délicatesse, me prenant la main entre les siennes. Ses mains étaient douces, fortes, raffinées, chaudes… Je relevai le visage vers lui.

- C’est rien, me dit-il.

Puis il me caressa la paume, dans un mouvement tellement sensuel et doux à la fois, et, bien que je ne compris pas pourquoi, protecteur... L’invitation était  tacite, et la tentation beaucoup trop forte pour moi. Tout d’un coup, mon cœur sembla trouver plus intéressant de venir se loger dans ma gorge, me bloquant toute répartie, et me paniquant un peu. Il y avait quelque chose de tellement étrange et fascinant chez lui. J’avais presque l’impression de voir ses yeux changer de couleur…

je me ruais sur lui, de peur de m’arrêter en cours de route, et l’embrassais doucement du bout des lèvres, trois fois, souriant un peu plus à chaque fois. Mes mains trouvèrent tout naturellement le chemin vers son cou, ses tempes, l’une griffant doucement sa nuque, pendant que l’autre lui caressait à la fois la tempe et l’oreille. Satisfait du résultat, je lui mordillais gentiment le lobe, puis le léchait, et quand il ouvrit la bouche, je fondis de nouveau sur elle, me frayant un passage passionné vers lui, vers son être, et goutant chaque seconde, chaque minute de ce baiser, partageant l’ivresse du vin, le gout de la fraise, le gout de ma passion, plus fort que le reste ;  mon cœur battant à plein régime. Ma peau collée contre la sienne, je me fis violence pour me relever, coupant le contact quelques instants. Je me débarrassais bien vite de mes vêtements superflus, voyant déjà le carnage de fruits étalés autour de nous, mais n'en ayant cure.. J'avais même envie de sentir l'odeur des fruits sur son corps chaud, et de profiter du goût exquis que ce mélange promettait.

-je veux être contre toi, avec toi, le sol, l’herbe, la terre,  hors du temps… Même si ça dure pas, ce n’est pas grave, donne-moi au moins ce moment, cette soirée, peut être cette nuit ? Je n’osai croire en une suite possible, je savais ce que me réservais inlassablement mon avenir avec les êtres humains. La vieille harpie m’avais prévenu. Mais il n’y avait rien d’ordinaire chez Matthias.. Se pourrait-il ?...

Je me rapprochai déjà, avide de retrouver sa chaleur corporelle, et la chaleur de sa voix. Il n’y avait pas de ciel dans mon antre, mais ma nuit à moi était vert amande, et c’est dans la couleur de ce regard que je me perdais entièrement.

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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Jeu 19 Fév - 19:10




Les promesses d'un visage


Feat. Matrim







S’il ne s’était pas approché, je crois que j’aurais craqué moi-même la seconde suivante. Nos intentions sont identiques, sans détour, sans fard. Ses lèvres se posent sur les miennes, délicate récompense de longues minutes de séduction qui précèdent cet instant. Un sourire illumine le visage de Matrim lorsqu’il réitère son geste, pétillant d’envie et de courage.

À genoux près de moi, ses mains enlacent mon cou. L’une remonte sauvagement le long de ma nuque pour se perdre dans mes cheveux, l’autre plus douce me procure d’agréables sensations, effleurant des points sensibles.

Victorieuse, sa bouche chemina de mon oreille à la commissure de mes lèvres où nait un sourire aguicheur. Je reprends mon souffle, savoure son contact, l’approche un peu plus de moi. Et je lui rends un baiser fougueux lorsque nos bouches se rencontrent à nouveau.

J’entends son cœur battre très fort. Son torse nu est collé contre mon tee-shirt que je voudrais faire disparaitre et sentir ainsi sa peau contre la mienne. Il retire à la hâte son pantalon, se retrouvant dans la même tenue que pendant le cours de dessin. Mais cette fois-ci, je ne m’abstiens pas de le regarder avec envie. C’est un désir fou qui nous anime, un torrent bruyant, un étalon lancé au galop. C’est fort et si spontané que je le dévore des yeux pour m’imprégner de ce moment.

- Je veux être contre toi, avec toi, le sol, l’herbe, la terre,  hors du temps… Même si ça dure pas, ce n’est pas grave, donne-moi au moins ce moment, cette soirée, peut être cette nuit ?

Je souris de l’entrain qu’il montre sincèrement, avide de faire plus. Mais je capte autre chose, comme une inquiétude, non c’est plus fort que cela. La peur sous-jacente d’être abandonné.

Je ferme les yeux lorsque Matrim m’embrasse le torse, une main hésitante cherchant à déboutonner mon pantalon. Je tends le bras pour saisir le large drap qui recouvre un petit établi. La couche grossièrement installée, je bascule Matrim sur le dos. Nos gestes deviennent plus passionnés. Je couvre son torse de baisers et de petites morsures sans prévenir. Mes lèvres s’attardent sous son nombril à mesure que mon désir gronde, faisant échos avec le sien.

Quand il est à nouveau au-dessus de moi, mon pantalon rejoint vite le sien. Je plaque son bassin contre le mien, captant ses mouvements explicites. Je saisis son visage à deux mains, l’embrassant encore et encore. Nos regards fusionnent, je découvre ainsi les particularités du sien.

Qui est-il ? Que cache cet homme dont je désire le corps et l'esprit ? Mon cœur bat fort, enivré par la chaleur qu'il dégage. Ses pupilles aux reflets étranges m’hypnotisent. Je suis ce que je suis et libre de me montrer entièrement à ceux en qui j’ai confiance. Alors mes yeux prennent cette nuance dorée, pleinement conscient de ce que je révèle. L’homme et le loup ne font qu’un, et s’ouvrent tout entier à ce que Matrim peut offrir pour le reste de la nuit.















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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Jeu 19 Fév - 23:33





Tout le monde gagne

Matthias & Matrim
J’étais fou de désir, fou de douleur dans l’attente qu’il se réalise, mais aussi incroyable que cela puisse me sembler, la suite ne fit que monter encore plus haut dans la sensualité. j’avais eu mon lot d’amant, mais jamais je ne m’étais abandonné ainsi, sans retenue aucune, avec l’envie que ça continue encore et encore.. A la platitude de mes rencontres précédentes venait maintenant se placer un aulne  auquel quiconque aurait bien du mal à se mesurer. La passion de son baiser me laissa deviner avec avidité une suite qui ne tarda pas à arriver. Je m’enivrai de son odeur, de l’odeur de sa peau, de ses cheveux, de sa bouche, et je frissonnai à chaque fois que ses mains se posaient sur moi, abattant toutes les couches d’armures que j’avais soigneusement revêtues pendant de longues années. Il y avait quelque chose de si spécial en lui que je n’avais pas ou plus peur.

Lorsqu’il me regarda, à demi nu, je sentis monter l’afflux de sang, mais je ne le retins pas ce coup-ci. Je le désirai tellement que je voulais qu’il voit à quel point. Le contact de sa peau me manquait déjà, comme une drogue, et je retrouvais avec bonheur la chaleur de son corps alors que ma main, fébrile, voulait également libérer son désir sans doute douloureux, d’après ce que je découvrais en explorant ses vêtements, mais je les lui laissait encore un peu, pour faire monter le désir à son paroxysme. Alors que j’embrassai son torse, titillant les endroits sensibles, je sentis son bras se détendre, pour aller chercher un drap et nous installer plus confortablement.

Qu’importe, le lit pouvait être fait de pierre, son corps était le plus doux des écrins pour le mien. Alors qu’il m’arrachait des petits gémissements, je le regardai, ravis, les mains sur sa nuque, sentant nos deux bassins bouger à l’unisson, et je m’accrochai à son dos, mon souffle sur son cou, mes mains griffant doucement sa colonne, puis s’attardant sur ses fesses, que j’empoignai également avant de libérer enfin son désir en envoyant valser son pantalon au loin.

Mon regard croisait le sien, encore et encore, alors que nos langues exploraient le goût de l’autre, et que nos bassins bougeaient, avides et entreprenants, et puis le miracle eut lieu… Devant mes yeux ébahis, son propre regard se colora, d’une douce lueur ambrée, magnifique. Je su aussitôt ce que cela signifiait, mes livres me l’avaient dit, et je l’avais déjà vu de près, avec Chad. Mais cette fois ci c’était différent. C’est comme si tous mes désirs étaient soudain cristallisés dans ce moment, ce magnifique moment. J’entendais comme une musique, et soudain je su que je ne voulais plus qu’il parte, que je voulais le retenir, par le désir, par tout moyen possible.

Je m’arrêtai, prenant sa tête entre mes mains, bougeant doucement mon bassin, sentant son bas ventre aussi vigoureux si ce n’est plus, qu’avant, et je souris. Je souris pleinement, alors que mes yeux se remplissaient d’émotion, une larme coulant sur ma joue. Je n’avais pas peur, il était encore plus beau à présent.

- Merci. Merci de me confier ça, Mat…

Pris d’une impulsion, je lui révélai ma nature à mon tour. Mon regard se teinta de vert, et les lueurs dorées l’illuminèrent, d’un éclat jamais atteint jusqu’à présent. Je vis l’or se mêler à son teint, se refléter dans l’ambre de son regard, et je l’embrassai de nouveau, tournant pour me retrouver une nouvelle fois sur lui, pour mieux voir son magnifique regard. Les fruits mûrs, disposés autour de nous nous maculèrent bientôt d’une douceur sucrée, et je n’en perdis pas une miette, alors que je le couvrais de baisers, m’approchant de son bas ventre pour l’embrasser à son tour…

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Ven 20 Fév - 20:37




Sublime move


Feat. Matrim







La fusion de deux êtres ne peut être complète que si leurs âmes s’acceptent elles-aussi. Ce soir je découvre Matrim de manière plus intime. Et pourtant, en parcourant sa peau, j’ignore encore tant de lui. Ses blessures secrètes, le mystère de sa vie, ce qui le fait vibrer comme ce qui le terrifie. Le désir est toutefois amplifié par cet attrait de l’inconnu. Je le veux. Mon côté animal grogne de prendre possession de son corps, de m’enivrer des délices que son regard propose sans honte.

- Merci. Merci de me confier ça, Mat…

Ses paroles sont murmures, légèrement essoufflé par l’envie, rendu impatient par l’attente. Je le vois saisir un fruit parmi le désordre qui nous entoure. Au-dessus de moi, il le croque allègrement puis vient lécher à même mon corps le jus sucré qui s’en été échappé. Ses caresses font grimper la chaleur autour de nous. Lorsque sa langue s’aventure vers un autre endroit, la terre promise d’un plaisir exquis, je me laisse faire, passant ma main dans ses cheveux, sur ses bras, son dos… Puis je le saisis avec une force plus développée qu’un simple humain. Je lui rends autant de plaisir qu’il m’en a procuré. Enfin, nos corps s’unissent dans une ardeur démesurée.

Seules les statues de cet atelier sont témoins de ce début de nuit agité. Nous sommes dans un écrin sauvage coupés de la réalité. Je ne sais pas l’heure qu’il est lorsque la passion s’estompe et que nos corps électrisé finissent par se séparer. Lorsque je le regarde à nouveau intensément, ses yeux conservent quelques secondes leurs reflets étranges. Puis cette particularité redevient latente, apparaissant, je suppose, qu’à ceux avec qui il choisit de la partager.

Dans un même élan, nous nous embrassons à nouveau, plus tendrement. Lorsqu’il me remercie encore de ce moment partagé, je ne peux m’empêcher de lui sourire. Ce qui semble être un privilège pour lui, l’est aussi pour moi. J’ai énormément apprécié et lui fais savoir.

Puisque le désir est redescendu, je sens sa peau frissonner cette fois-ci à cause du froid. Je lui tends son tee-shirt pour qu’il puisse se rhabiller puis me ravise en jugeant nos corps maculés par la pulpe des fruits qui avaient composés son œuvre…avant nos ébats. Nous couvrons notre nudité avant de nous relever, observant autour de nous.

- Où est-ce qu’on pourrait prendre une douche ? Demandé-je avec une moue interrogative.














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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Sam 21 Fév - 19:38



Des braises rougeoyantes

Matthias & Matrim
Chacun de ses gestes se faisait explorateur, et je ne cachais pas mon plaisir. Tout était si fort, si violent, si doux, si passionné que nos ébats semblaient durer des heures. Nous transpirions tous les deux, son odeur me rendant fou. J’avais envie de m’en imprégner, de l’avoir sur moi tout le temps. Il semblait avoir plus d’expérience que moi, aussi je me laissai guider, appréciant, acceptant chaque nouvelle étape avec l’envie qu’il y en ait une encore après. J’étais à lui, il le faisait sentir, sans équivoque, le loup en lui réclamant son nouveau territoire, et proposant par la même protection et passion…Mais au lieu de me paniquer, cette idée me transportait de joie…

Lorsqu’il me souleva, je sentis sa force surhumaine, moi qui cherchai depuis longtemps quelqu’un sur qui me reposer, je ne pouvais qu’être encore plus entiché de cet artiste, de ce petit supplément d’âme qu’il m’avait montré, du reste qu’il me restait à découvrir et, peut-être de ce que nous pouvions construire ensemble… La douleur, fugace, au moment où je le découvrais en moi, se perdit bien vite dans une passion bouillonnante alors qu’il s’emparait de moi, et j’avais envie à mon tour d’être en lui, de l’entourer, de lui procurer autant de plaisir qu’il m’en procurait. Mais ce ne serait pas pour cette fois-ci, car Matthias semblait inépuisable, et je n’avais jamais pensé que je puisse suivre un tel rythme, ma passion et ma vigueur ne dépérissant pas non plus.

Au bout d’un moment, nos corps nous rappelèrent à l’ordre, et c’est épuisé que je reposais à présent contre son torse, ma tête sur ses pectoraux… En redressant la tête, épuisé mais ravis, je rencontrai à nouveau son regard, et je savais que le mien s’illuminait à peine, et que ce serait le cas bien souvent avec lui dorénavant, peu importe ce qu’il se passerait entre nous … Nous sourîmes ensemble, et pris par la même impulsion, nous nous embrassâmes de nouveau, tendrement, ses mains me caressant, son souffle me réchauffant… Mon cœur s’emballa à nouveau alors qu’aussi incroyable que cela puisse me sembler, il me fit comprendre qu’il se considérait lui aussi comme privilégié dans cette rencontre…

Je frissonnais, aussi, avec regret, je me relevais et l’aidais à en faire autant, alors qu’il nous recouvrait tous les deux afin que l’on n’ait pas froid…
- Où est-ce qu’on pourrait prendre une douche ?

La question me fit éclater de rire, et, tout en me frictionnant un peu, je lui répondis :
-il n’y en a pas ici, c’est que vois-tu, je n’avais pas prévu un aménagement pour ce genre de jeux… Mais il y a un évier, on peut dégrossir le travail.. Je m’esclaffai, sentant effectivement que quelque chose avait repris de l’entrain et avait besoin de diminuer, contre moi..

-et ensuite.. hmmm… mon appart est un peu déprimant, mais avec toi ça le sera moins.. A moins que tu habites plus prêt ? On mérite une vraie douche, voir même un bain.. A deux… Et des trucs complètements cruches du genre bougies et musique…. Je ne put m’empêcher de mettre la main dans ses cheveux en bataille… Puis, avec un soupir, je le conduisis auprès de l’évier, avec le petit miroir, afin que nous puissions nous débarbouiller… Je lui tendis alors un survêt de rechange que j’avais la, et enfilait moi-même mon survêt de travail… Je roulais en boule le reste des affaires, dans un sac, en ajoutant :

-je nettoierai tout ça, c’est ma faute… Mais je regrette pas, et c’est avec un clin d’œil que je le regardais s’habiller avec mes fringues…


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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Dim 22 Fév - 11:28




L'imagination est la reine du vrai


Feat. Matrim







Matrim éclate d’un rire franc, je le regarde en plissant les lèvres, mimant d’être vexé.

- Il n’y en a pas ici, c’est que vois-tu, je n’avais pas prévu un aménagement pour ce genre de jeux… Mais il y a un évier, on peut dégrossir le travail…

Ma virilité plaquée contre lui, je le pousse légèrement en avant ce qui le fait sourire.

- Et ensuite… humm… mon appart est un peu déprimant, mais avec toi ça le sera moins, dit-il. À moins que tu habites plus prêt ? On mérite une vraie douche, voir même un bain. À deux… Et des trucs complètements cruches du genre bougies et musique….

Il secoue sa main dans mes cheveux s’agrippant encore à quelques mèches en bataille. Une bonne douche, ou un bain puisqu’il semble avoir une idée derrière la tête, fera du bien à tout ça. Je souris de sa préoccupation pour moi. C’est agréable et flatteur.

Nous chassons les traces de notre lutte sensuelle au corps à corps parmi les fruits colorés et quelque peu abimés à présent. Il me tend un survêtement à lui pour pouvoir sortir dans la rue. Nos vêtements finissent dans un sac.

- Je nettoierai tout ça, c’est ma faute…Dit-il. Mais je regrette pas.

- Moi non plus, avoué-je en répondant à son clin d’œil. On va chez toi, donc, histoire d’être plus tranquilles ?

Il cherche donc les clés de l’atelier et nous sortons dans la rue. Je ne sais pas vraiment l’heure qu’il est alors je sors mon téléphone.

Je souris au message de Parker et sifflote en voyant le temps qui est passé depuis que Matrim et moi sommes entrés ici.

- Ah oui, quand même. Le temps passe vite avec toi, dis-je en lui indiquant l’heure.

C’est inutile que je demande s’il vit seul, je connais la réponse. Nous n’allons déranger personne. Ce qui n’aurait pas été le cas chez moi.

Nous sommes silencieux en montant jusqu’à son appartement. Je ne veux pas qu’il ait des problèmes avec les voisins. Je n’ai pas vraiment besoin d’écouter avec attention pour entendre des ronflements très affirmés dans le logement d’à côté.

Je prends le sac de vêtements pour l’aider à ouvrir la porte. J’attends, adossé contre le mur, qu’il trouve ses clés au fond de sa poche.

Puis j’entre enfin chez lui, deuxième endroit dans lequel il m’autorise à entrer. Troisième même, disons avec cet atelier qui compte comme un lieu particulier à part entière. Je respire à plein poumons son odeur et l’ambiance qui règne dans son chez-lui. Il n’y habite pas depuis très longtemps mais je reconnais sa personnalité dans quelques objets précis.

Il me souhaite la bienvenue. Ce à quoi je réponds par un large sourire. Il y a un instant de battement avant que j’ose l’embrasser à nouveau et lui demander à l’oreille où se trouve la salle de bain.

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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Rencontre illustrée (feat. Matrim)   Dim 22 Fév - 13:21

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