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 Chad Wilder-Argent's life

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Chad Wilder

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MessageSujet: Chad Wilder-Argent's life   Lun 16 Fév - 15:08





Enfance dorée.




Je suis le plus heureux du monde car mon dessin a été élu comme étant le plus beau. Même si je dois partager cette première place avec Betty-saucisse, je trouve que le mien est plus réussi. La maitresse nous avait donné un sujet de rêve : dessiner une maison. Je ne dessine que des maisons, des grandes, des larges, des gigantesques, pour une personne, une grande famille, ou pour y vivre à deux.

« - Papa ! Plus tard je serais constructionneur de maison ! »
« - On dit architecte Chad »
«  - Alors je serai constructionneur artichéque de maison !»

Maman dit que je suis dyslexique. Et d’ailleurs c’est à cause de cela qu’on voit la grosse dame tous les mercredis après-midi. La barbe ! Elle veut bien que je fasse des dessins, mais elle veut que je dessine autre chose que des maisons. Mercredi dernier, j’ai dessiné une niche. Elle a soupiré en me disant : « Chad, dessine au moins le chien à côté. » Maman m’a demandé d’être sage et obéissant… j’ai dessiné le toutou demandé avec neufs queues.

« Pourquoi il a autant de queue ton chien, Chad ? »
« C’est plus zoli, et comme ça, on voit quand il est content ».

***

C’est long d’attendre chez le docteur. Emy a les joues rouge vif. Je veux lui faire un bisou pour la consoler. Mais maman ne veut pas.

« - Elle est contagieuse, Chad ! »
« - Oui mais elle est triste ! »

J’ai embrassé Emy sur le nez. Le docteur lui a mis un rond de métal sur le ventre, Emy a pleuré. J’ai pas bien compris comment il pouvait écouter son cœur. Emy a droit à une cuillère d’un joli sirop rouge, j’ai pleuré un peu quand le docteur a pas voulu m’en donner. Mais il m’a mesuré, j’ai grandi de deux centimètres d’après Maman.

***

J’ai mal à la tête et chaud au front. Les microbes d’Emy m’ont sauté dessus a dit maman. Papa m’a un peu grondé parce que j’avais embrassé Emy. J’ai pleuré, je voulais juste être gentil avec ma sœur. Finalement, c’est bien d’être malade, j’ai eu un chat en peluche qui miaule quand j’appuie sur son bidou. C’est amusant, et j’ai le droit de ne pas aller à la maison. Maman a amené son travail à la maison, je l’entends, elle parle au téléphone avec des gens important.

***

Je suis content, Emma s’est assise à côté de moi dans le car. Je lui ai souris et elle m’a demandé si je voulais être son amoureux pour la vie. Le soir, j’ai annoncé à papa que j’allais me marier avec Emma. Papa m’a frotté la tête pour me féliciter. Maman a râlé, disant qu’il m’avait décoiffé.

***

Samedi on fête mes huit ans, j’ai invité Emma bien sûr, et mes copains. Je sais que papa a prévu une surprise parce que je suis le premier de la classe. J’ai gagné Emy au docteur Maboul, comme elle a pleuré, je lui ai donné tous mes os. Du coup, c’est elle qui a gagné. Ce soir, on a des invités. Maman a dit d’être sage. Emy n’arrête pas de me chatouiller avec son pied sous la table, j’ai du mal à ne pas rire. Papa nous fait les gros yeux. C’est ennuyeux les conversations des grandes personnes, mais on doit rester à table jusqu’au dessert.

Un grand de dix ans a fait pleurer Emy à la récréation. On s’est battu et j’ai eu une punition. J’espère que papa ne va pas annuler la surprise de samedi. J’ai dit à Emy que je la protègerais toujours.

***

C’était le plus beau anniversaire de ma vie. Papa nous a emmenés dans un parc d’attraction. On n’a pas eu le droit de monter dans le manège qui tourne très vite, mais les autos tamponneuses étaient énormes. C’est moi qui ai conduit, Emma était avec moi. Elle est restée dormir à la maison. On a joué à Papa et maman, Emy était notre bébé. Emma faisait à manger pour le bébé et moi j’allais travailler et construire des maisons.

***

Je suis intimidé. Je ne connais personne et je suis mal à l’aise dans l’uniforme scolaire de mon nouveau collège. Je ne le montre pas, mais j’ai envie de pleurer, je ne suis plus dans la même école qu’Emy. C’est une école renommée où les frais d’inscriptions sont exorbitants. Papa a fait ses études ici, et les professeurs les plus anciens se souviennent de lui. Ils disent que je vais être aussi brillant que mon père. J’aurai préféré qu’ils se taisent, je passe déjà pour le fayot de la classe… Emma ne me parle plus depuis qu’elle est copine avec une troupe de furies. J’ai essayé de lui dire que ces filles étaient méchantes, elle m’a ignoré.

***

Dernière année de collège, je travaille sérieusement pour faire plaisir à mes parents. Papa m’a emmené voir l’endroit où il travaille. Dans son bureau, tout un mur est occupé par des écrans ou des chiffres s’affichent. Ça bouge constamment. Son bureau fait face à tous ces écrans. Il a souris quand je lui ai dit, qu’il aurait une vue plus agréable s’il tournait d’un quart son bureau pour faire face à la fenêtre. De là on voit tout Boston. Il m’explique son travail, moi j’ai le nez collé à la vitre. C’est beau la ville vue d’en haut. Je regarde les gratte-ciel, j’ai envie d’en dessiner.

***

Années lycée. Je fais partie d’un groupe d’amis avec lesquels je m’entends bien et surtout j’ai une copine, Crysta. On va bien ensemble disent les autres, elle est comme moi, calme et gentille. Ce n’est pas la fille prise de tête et cela me convient parfaitement. Je commence à sortir le soir. J’ai l’accord de principe de mon père tant que je ne dégringole pas en dessous de la troisième place de la classe. J’emmène Emy parfois, souvent en fait. J’adore ma sœur et elle me le rend bien. C’est un soleil, elle est toujours de bonne humeur et même si elle est plus jeune, le groupe est content de l’avoir parmi nous.

Je me suis renseigné sérieusement pour faire des études d’architecte. Emy semble avoir passé le test paternel avec la visite de son bureau d’homme d’affaire. Mon père, ce soir-là, n’a pas arrêté de faire les louanges d’Emy sur ses questions pertinentes et son intérêt pour le « murs aux écrans ». Je ne suis pas jaloux et plutôt content qu’Emy semble vouloir embrasser le même type de carrière de notre père. Il est visiblement heureux que l’un de nous reprenne le flambeau. Je suis soulagé que notre mère ne semble pas déçue qu’aucun de nous ne se lance dans le droit. Et elle trouve que bâtir des logements est un métier utile pour son prochain, plus que les magouilles de Wall Street. J’aime quand notre mère vient agacer gentiment notre père sur les fondements de son métier. Il s’en suit généralement une joute verbale assez amusante à suivre. L’humour chez les Wilder se fait avec la finesse de l’esprit. On rit bien quand notre père capitule sous la plaidoirie de sa femme, rendant les armes avec un « chérie, je ne peux lutter contre une avocate de renom comme toi ». Généralement à ce moment-là, on se fait un clin d’œil avec Emy. On sait tous deux, qu’il cède par galanterie. J’ai eu vent de certaines affaires délicates où il a su s’imposer.

Notre éducation s’est faite ainsi, à coup de bons mots et de bons gouts. Ma sœur et moi avons baigné dans un univers où seule l’excellence est de mise. Nous savons nous amuser, comme nous savons travailler. Je sais que je suis un enfant favorisé par son milieu. Nous ne manquons de rien, mais nous avons appris la valeur de l’argent. Ni Amy, ni moi, n’attendons après nos parents pour notre vie future. On sera parmi les meilleurs dans la branche qu’on suivra.

***

J’ai commencé à me faire des albums avec des photographies de diverses constructions que je trouve sur mon chemin. Cela va d’une usine agroalimentaire, à un pavillon de banlieue en passant par des gratte-ciel audacieux. J’ai des carnets entiers à dessin remplit de croquis de maisons ou d’habitations. C’est parfois totalement farfelu. D’ailleurs ce soir j’entraîne Emy pour une énième chasse à la belle image. C’est la pleine lune et j’ai remarqué un immeuble avec une façade totalement vitrée où la lune pourrait y faire de superbes reflets. J’attends qu’Emy revienne de son cours de hip hop et on y va.

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Chad Wilder-Argent's life   Ven 13 Mai - 22:18





La chute du paradis




J’ai abordé ma terminale de manière sereine. Mon choix d’avenir est limpide, je serais architecte. “Constructionneur” comme je disais étant enfant. Depuis la maternelle, je n’ai pas dévié d’un iota. Je veux construire et imaginer les bâtiments de demain. J’ai l’entier soutien de mes parents qui me prévoient déjà une université de renom. J’ai les notes qu’il faut et ma famille a l’aisance plus que suffisante pour les frais scolaires. J’ai toujours baigné dans ce milieu bourgeois avec ses codes et ses façons de faire. Je ne fais donc pas obstacle quand mon père me pré-inscrit déjà à Yale. Pas que je manque de répondant, mais c’est ce que je veux faire. Alors que ce soit lui ou moi qui fasse le dossier, qu’importe ? De mon père, j’ai appris qu’il ne faut pas s’imposer pour s’imposer, mais de le faire à bon escient. Il est pour moi le modèle à suivre. J’ai reçu l’éducation guindée de la bourgeoisie Bostonienne qui apprend à savoir briller en société mais aussi à nager en eaux troubles au milieu des requins.

Je reste cependant ce garçon gentil et affable que j’ai toujours été. Mon intelligence me permet d’avoir un cercle d’amis honorables et intéressants. Je n’ai jamais cherché à être la vedette du lycée, cela ne m’intéresse pas. Le seul domaine où je souhaite briller est celui de l’architecture. C’est une passion dévorante qui m’exalte et me pousse à travailler et donner le meilleur de moi-même. C’est cette passion qui sera à l’origine du drame de ma vie…

***

La pleine lune commence à pointer sa silhouette dans le ciel de Boston. La nuit ne saurait tarder. J’attends ma sœur Emy sur le trottoir en face de son école de danse. J’ai arrêté d’aller la chercher directement à son cours, car je me fais harceler par ses copines. Ses amies en pincent pour moi. Cela fait rire Emy, mais je n’ai que faire de gamines de deux ans de moins que moi. Puis je suis en couple avec Crysta depuis le début de la première. Nous nous ressemblons, ayant chacun un caractère calme et paisible. Je pense que notre relation va résister à la séparation lors de nos prochaines années universitaires. Ma petite amie s’oriente vers une carrière d’ingénieur aéronautique. Son rêve est de travailler à la NASA. Je l’encourage, même si cela signifie une école différente de la mienne. Plus tard, quand nous auront nos diplômes, je la suivais là où elle aura trouvé du travail. Le métier d’architecte n’est pas forcément attaché à un lieu.

Des éclats de rires me font lever le nez de mon téléphone. Le cours de Hip Hop est terminé. Je lève la main pour faire signe à Emy qui me rejoint.

- Sarah veut ton numéro, me dit-elle.
- Tu ne le lui as pas donné j’espère.
- Mais non ! Je n’arrête pas de leur dire que tu es avec Crysta !
- Aller, on attrape le métro pour le centre-ville puis on mange un bout avant d’aller faire la séance de photo.

En chemin, Emy me raconte de manière enthousiaste le spectacle qu’elle prépare avec son école. La danse est pour elle un passe-temps et un défouloir et non pas une vocation. Ma sœur est une fille dynamique. Il faut sans cesse qu’elle bouge. Comme elle compte bien suivre la carrière de notre père et devenir un trader renommé, elle travaille d’arrache-pied à l’école. C’est donc une vraie pile électrique qui sort des cours. Nous rions et plaisantons sur les professeurs que nous avons eus en commun.

C’est autour d’une pizza que je lui explique l’immeuble que je compte photographier ce soir. La nuit s’annonce claire offrant ainsi une belle vue sur la lune. Il y a un immeuble à deux pâtés de la pizzeria où nous sommes qui a une façade vitrée. Il ne ressemble en rien aux autres immeubles. En fait, son mur de vitres fait comme une mosaïque géante sur laquelle je voudrais immortaliser le reflet de la lune.

Souvent les passants croient que nous sortons ensemble Emy et moi, tellement nous sommes fusionnels. Nous partageons tous, même nos secrets intimes. Elle sait donc que je ne suis pas insensible aux charmes masculins, même si je n’ai jamais osé franchir le pas. Emy me dit de tester pour vraiment connaitre mes préférences. Cependant je suis quelqu’un de fidèle et j’aime Crysta. Je ne trouve pas correct de tenter un test « pour voir ». Pas correct pour ma petite ami et ni pour le gars qui ne serait qu’une expérience. Je sais qu’Emy aime bien un de mes amis, mais elle ne peut pas supporter sa famille et son père. Un avocat que notre mère a souvent contre elle et qu’elle déteste par sa manière d’agir et sa mentalité de requin.

J’ai commencé à prendre des photos. J’utilise un appareil professionnel de qualité que j’ai eu à un de mes anniversaires. Avec le boitier de marque, j’avais même eu droit à un cours particulier pour savoir m’en servir et en sortir le meilleur des réglages. Car pour mon père, il était évident qu’il ne m’offrait pas un tel bijou pour le laisser en mode automatique.

La nuit n’est pas bien fraiche. Je prends quelques photos d’Emy qui fait la clown en équilibre instable sur le couvercle d’une poubelle.

- Emy, on va aller dans cette ruelle. Cela doit donner un bel effet avec les façades des autres immeubles qui se resserrent.

- On se mange une glace après, Chad ?

- Chez Mario ?

- Oui ! Elles sont exquises, surtout celle à la pistache.

- Il a aussi les meilleures glaces au chocolat du monde sœurette.

Un grognement me fait tourner la tête un instant. Un chien errant très certainement. Je reprends la prise de mes photos. La lumière, l’angle de vue, tout est parfait.

- Chad…

Cet immeuble est magnifique dans sa conception. Il se dégage de lui une impression de légèreté alors qu’il a plus de quarante étages.

- Chad !

- J’ai presque fini Emy. Ne t’inquiète pas les glaces ne vont pas fondre d’ici là.

***

C’est incroyable comment tout peut basculer en une seconde. L’instant d’avant, la vie s’ouvre devant moi avec une promesse de futur radieux, l’instant suivant je me tords de douleur, me tenant l’abdomen. Impuissant, paralysé par la douleur, je regarde Emy se faire attaquer par cette… chose. Je vois les affres de la souffrance tordre son si joli visage. Je ne peux pas croire ce que j’ai vu. Cet être sort d’un cauchemar. Une paire d’yeux d’un rouge lumineux nous observe quelques instants avant que la créature ne fuit. Les cris d’Emy commencent à attirer l’attention des passants au bout de la ruelle sombre dans laquelle je l’ai entrainé. Ma paralysie s’estompe et je prends sur moi pour prendre Emy dans mes bras et la porter jusqu’au boulevard bien plus passant que cette ruelle maudite. Ai-je rêvé ou pas d’avoir entendu un « on se reverra… ou pas. » ? Je crie à l’aide, demande aux gens d’appeler une ambulance. Je me suis effondré sur le trottoir, ma sœur dans mes bras. Un sang noir coule de sa bouche et de sa blessure. Une large tache écarlate orne ma chemise le long de mon flanc, là où la bête m’a mordu.

Le temps me parait s’étirer. Un attroupement s’est fait autour de nous. Des gens gesticulent mais je ne les calcule pas. Je berce Emy, lui embrassant le front et lui caressant les cheveux. Je lui dis de ne pas s’inquiéter, que je suis là. Les lumières des gyrophares m’hypnotisent. Je sens qu’on me prend Emy des bras. Je tente de la retenir, mais un ambulancier m’explique qu’il faut qu’ils l’examinent.

- Que s’est-il passé ? Me questionne l’un de ceux qui m’examine.

- Nous nous sommes faits attaquer par je ne sais quoi. Quelque chose avec des crocs et des griffes.

Je ne parle pas des yeux rouges, ils me colleraient immédiatement une recherche de prise de drogue.

- Comment va ma sœur ? Demandé-je en essayant de regarder par-dessus celui qui m’examine.

- Mes collègues la stabilisent avant de partir pour l’hôpital. Vous avez eu de la chance jeune homme. L’animal qui vous a attaqué n’a réussi qu’à mettre votre chemise en lambeaux.

Je ne comprends pas ce qu’il me dit et regarde mon flanc alors qu’il va aux nouvelles concernant Emy. Si ma chemise est en effet déchiquetée et taché de mon sang, ma peau, elle est intacte. Je sens comme une lointaine douleur, mais plus rien de la plaie béante qui pissait le sang quelques instants avant. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Suis-je en plein cauchemar et vais-je bientôt me réveiller en nage dans mon lit ?

- Venez ! Me fait l’ambulancier. L’état de votre sœur est critique nous partons pour l’hôpital.

***

Emy est morte dans mes bras avant d’arriver à l’hôpital. Du sang noir coulait de sa blessure et aussi de sa bouche. Elle avait peur et très froid. Sa main sans force s’est accrochée à la mienne jusqu’au bout.

Personne n’a pu me faire lâcher ma sœur. Ils s’y sont pourtant mis à trois. Mais mes bras restent solidement ancrés autour du corps de celle qui est mon alter-ego. Ma vie s’effondre, Emy n’est plus.

- …. État de choc…. N’entend rien. Essayez de lui parler… nous devons prendre le corps…

- Chad ?

Je revois la scène et à chaque fois un détail macabre s’y ajoute. Cela ne peut être qu’un cauchemar. Il n’existe pas de loup pouvant marcher sur deux pattes. Oui je rêve et vais me réveiller…

- Chad !

- Papa !

A travers ma vue brouillée par les larmes, je vois le visage de mon père. Sa mine est sombre et fermée, mais il me parle avec douceur. Il me dit de lâcher Emy.

- Elle va se réveiller !

- Non Chad et tu le sais. Ils ont besoin de l’examiner pour connaitre la cause de sa mort Chad.

Mon père s’est accroupi devant moi pour être à ma hauteur. Résigné, je lâche le corps de ma sœur. C’est comme si je sautais dans le vide. Cela a le gout amer du non-retour.

Plus rien ne sera comme avant.

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Chad Wilder-Argent's life   Dim 15 Mai - 11:39






L’enfer est le paradis des faibles



Le repas se passe aux seuls bruits des couverts qui tintent sur la porcelaine. Ma mère a le regard perdu dans le vague, quant à mon père il lit un journal financier tout en avalant le contenu de son assiette sans prendre le temps de mâcher. Il n’y a pas plus d’animation ici que dans une église en veillée funèbre. Un mois. Cela fait un mois ou presque que Emy a été enterrée et avec elle, la joie qui illuminait notre foyer. Je quitte la table alors que j’ai à peine touché à mon assiette. Pourtant j’ai faim. Une sensation de manque m’envahit depuis quelques jours que le ragout, pourtant appétissant que nous a confectionné notre employée de maison, ne suffit pas à combler. Je m’enferme dans ma chambre, allume mon ordinateur mais vais me planter devant la fenêtre. Ma chambre est uniquement éclairée par la lueur de la lune qui arrive à son apogée. Elle marque un anniversaire qui me prend les tripes. Si seulement ce jour-là je n’avais pas emmené Emy faire ces photos… Le jour du drame ils n’ont pas voulu que je rentre et m’ont gardé à l’hôpital pour observation. « État de choc » et d’autres mots dans un jargon compréhensible que pour celui qui le prononce. Le médecin m’avait prescrit des calmants qui ne m’avaient fait aucun effet notable. Combien de litre de larmes peut-on pleurer ? Depuis un mois, mes yeux me brûlent. L’acide du remord me brule les veines. Je devrais être en prise avec des maux de têtes comme ma mère, mais non. Je n’ai jamais été si bien en forme. J’ai envie de m’endormir pour ne plus me réveiller.

Je tourne comme un fauve en cage. Un besoin d’espace et de prendre l’air, je sors sans répondre à mon père qui me demande où je vais. Dehors, il fait nuit, pourtant je perçois chaque détail et entends la moindre conversation, le moindre murmure autour de moi. Un type passe à côté de moi. C’est dingue, c’est comme si j’entends son corps vivre et son cœur battre. Je ne fume pas, ne bois pas mais j’ai clairement l’impression d’être en train d’halluciner ou de faire un trip. Le bruit de la circulation m’insupporte alors qu’à cette heure tardive il y a pourtant peu de voiture. Je me mets à courir. Je ne sais pas ce qui me prend, mais chaque foulée me fait du bien et appelle la suivante. Je me sens attiré par le grand parc, mais c’est devant des grilles closes que je n’arrive nullement essoufflé.

… Je me retourne et regarde la hauteur des grilles. Comment ai-je pu sauter cela si facilement ? Mais l’appel de la course est plus fort, je m’enfonce dans le parc. Je dérange un écureuil en train de festoyer dans une poubelle, la chasse commence. L’animal détale, je le suis avec une exaltation dans le cœur. C’est quand sa nuque craque sous mes crocs que je semble m’éveiller d’un cauchemar. Le gout ferreux du sang dans ma bouche, ces crocs que je sens du bout de la langue, mes mains griffues qui tiennent le corps désarticulé du rongeur. Dégouté, je laisse tomber l’animal et vais m’accroupir vers le plan d’eau pour me rincer et me laver de ce sang, de cet acte ignoble. Sur la surface du lac artificiel, la pleine lune se reflète ainsi que mon visage. Vision d’épouvante qui me fait reculer à quatre pattes. Assis par terre je regarde à nouveau mes mains, caresse mes joues habituellement imberbes… Avec prudence, je m’avance à nouveau vers le miroir d’eau. Un regard d’un jaune lumineux me contemple. Je cligne des yeux mais rien à faire, la vision d’un moi transformé en monstre persiste. Suis-je en train de devenir fou sous la pression du sentiment de culpabilité ?

Deux prunelles rougeoyantes apparaissent à côté de mon reflet. Me retournant brusquement, je croise une nouvelle fois ce regard de bête sauvage. J’étouffe un cri, je viens de reconnaitre ce qui… celui qui nous a attaqué Emy et moi un mois plus tôt. Une terreur sans nom me submerge. Je suis persuadé qu’il va me tuer, achever ce qui n’a pas été fini.

- Bonjour Chad, je m’appelle Hugues et je suis ton alpha. A partir de maintenant, tu m’obéis.

- Laissez-moi ! Au secours !

Je n’ai pas le temps d’esquisser le moindre geste pour m’enfuir, qu’une poigne de fer m’enserre le cou et me ramène vers la surface du lac m’obligeant à faire face à mon reflet. Hugues ne prend pas de gant pour m’expliquer ce que je suis devenu et ce que cela implique. Pour faire simple, deux meutes rivales de loups garous s’affrontent sur Boston. La meute de Hugues a eu des pertes, il est donc en pleine période de « recrutement ». Ma sœur et moi étions simplement sur son passage. Simple hasard... Bien plus tard, j’appellerais ça une destinée inexorable. J’ai droit à un cours en accéléré sur tout ce qu’il y a à savoir sur les lycans. La séance s’achève sur une raclée monumentale qu’il me donne pour que je maitrise ma transformation.

***

Hugues est un alpha violent qui tient sa meute d’une poigne de fer. Je n’ai pas d’autre choix que de répondre présent quand il « appelle ». Nous sommes nombreux dans la meute, venant d’horizons variés. Les jeunes transformés apprennent à se gérer dans les coups et la douleur. Il ne m’a fallu que deux lunes pour maitriser l’animal qui est maintenant en moi. Le point d’ancrage que chaque loup doit trouver pour arriver à se focaliser dessus et prendre les rênes de sa bestialité a vite été clair pour moi. C’est ma colère d’avoir entrainé Emy dans cette ruelle. Jamais je ne me pardonnerai sa mort. Je me suis muré dans une rage froide et la violence dans laquelle m’emporte Hugues anesthésie la douleur du manque et de la culpabilité. Beau paradoxe puisque c’est ce sentiment de culpabilité qui me permet de garder mon humanité. Crysta a rompu car elle ne me reconnait plus. Ma nouvelle arrogance lui fait peur.

L’intelligence, alliée à la puissance du lycan que je suis devenu, me fait rapidement monter en grade dans la meute. Je deviens celui que la meute rivale craint. J’ai honte de dire que je me suis laissé entrainer à aimer cette violence. Ne plus rien penser sinon qu’éviter les coups et être plus fort que celui d’en face. J’oublie l’absence d’Emy dans des combats brutaux de guerre de territoire. Au bout d’un an, Hugues a la domination de Boston. L’autre meute fait profil bas, attendant que nous baissions notre garde. Je me suis lié avec Nathan l’actuel second qui partage volontiers avec moi ce rang de bêta de tête. A nous deux, nous essayons malgré tout d’apaiser Hugues et de préserver la meute de combats sanglants inutiles. Un vent de révolte commence à poindre dans les rangs.

Je ne sais pas comment mon père et ma mère ne s’aperçoivent pas ce qu’il m’arrive. Je rentre souvent tard. Si je prends le soin de me changer dans le repère de la meute, les affrontements violents que je mène se lisent dans mon regard et mon mutisme. Je ne suis plus l’étudiant naturellement souriant d’avant. J’en viens à penser que mes parents pensent comme moi, que je suis responsable de la mort d’Emy. Notre famille est brisée, et anéantie, chacun se murant dans son travail. Mes notes ont baissé à l’école mais mon intégration à Yale ne m’apparait plus primordiale car je sais que Hugues ne me laissera jamais quitter la meute, du moins pas vivants.

***

Je dépose un lys blanc sur la tombe d’Emy. Deux ans déjà… Il m’a fallu du temps pour revenir devant sa tombe après l’enterrement. Mais depuis quelque temps, je viens souvent me recueillir ici. Comme avant, je lui parle de ce que je fais. Si elle m’entend, elle sait ce que je suis devenu, que j’ai suivi son conseil et testé du côté des garçons et que cela m’a plutôt plu. Ma colère est un peu retombée et mon tempérament naturellement calme reprend peu à peu le dessus sur le loup. Je suis le second en titre et bêta de tête de la meute. Nathan s’est un peu mis en retrait depuis qu’il a eu un enfant. Il aimerait bien quitter la meute, ou plus exactement le joug d’Hugues. Mais il craint pour la vie de sa femme et de son gosse. Notre alpha est un névrosé de la puissance. Sa dernière idée est d’écraser tout simplement chaque lycan qui n’appartient pas à notre meute. Il veut régner sur Boston sans partage. Il nous engage dans des combats sordides et impitoyables. Étrangement, il me fait presque aveuglément confiance. Je me sers donc de cela pour temporiser et éviter que nous devenions tous des assassins au regard bleu électrique.

La mutinerie n’était qu’une question de semaine. Quand Nathan me convie à une réunion secrète qui regroupe les deux tiers de la meute, je comprends que quelle que soit ma réponse ils ont décidé de passer à l’action et me demandent d’être à leur tête. Je refuse dans un premier temps, disant que je n’ai pas l’âme d’un leader. Cependant, Hugues apprend que Nathan essaye de le renverser et s’en prend à sa famille. Je revoie encore le regard de terreur du gamin de mon ami. Je me suis interposé juste à temps, encaissant le coup qui aurait été mortel pour l’enfant. Ce fut le signal de la mutinerie et la meute s’entredéchira. Gravement blessé, je n’ai pas participé à ce combat fratricide. A force de régner par la peur, celle-ci est devenue une arme qui s’est retournée contre lui. Hugues perd face à cette rébellion massive. Ses derniers bêtas fidèles retournant rapidement leur veste en voyant le vent tourner et comprenant qu’Hugues ne pourra plus rien leur faire.

Assis sur le sol dans un coin, attendant de récupérer de ma blessure qui tarde à guérir car faite par un alpha, je vois Nathan m’apporter ce que je crois être le cadavre d’Hugues. Mais notre alpha est encore en vie quand il le dépose à côté de moi. Bien amoché, mais en vie.

- Achève le Chad ! Cet honneur te revient de droit. Nous voulons que tu sois notre alpha.

Abasourdi, je vois la meute se rassembler autour de nous. Ils sont tous là, même ceux qui étaient encore du côté d’Hugues il y a quelques heures à peine. Dans leur regard, je vois une lueur d’espoir, celui de pouvoir vivre sans devoir combattre constamment, ni avoir peur du joug de leur alpha. Des sourires timides m’incitent à achever celui qui fut notre chef. Je sais qu’en le tuant je garderai le doré de mes yeux de loup. Hugues est un assassin. Il a tué ma sœur. Après tout ce temps, je tiens ma vengeance. Ma main griffue se pose sur son cou. La roue du destin tourne, c’est maintenant moi qui tient sa vie au gré de ma volonté. Je croise son regard rougeoyant. J’y lis une lueur de défi alors qu’il n’est plus en état de se défendre. Jusqu’au bout  Hugues me nargue.

***

Je boucle ma valise et vérifie que je n’oublie rien. J’embrasse ma mère, mon père m’attend en bas dans la voiture. Il me conduit à l’aéroport. Nous ne nous disons rien le long du trajet. Tout est déjà prévu pour mon arrivée à Beacon Hills, de mon inscription au campus, à l’achat de mon appartement. Mes parents n’ont pas discuté ma lubie d’aller m’enterrer dans cette petite ville de Californie. Je comprendrais bien plus tard que ce choix avait dû faire hurler mon père. Mais il n’a rien laissé transparaitre.

- Donne nous des nouvelles régulièrement Chad.

- Oui promis Papa.

Une accolade et je disparaissais dans la zone de transit. J’ai décidé de rayer Boston de ma vie et compte bien recommencé à vivre normalement dans cette petite ville tranquille de la cote ouest.

***

J’ai refusé d’achever Hugues. Le faire n’aurait pas rendu la vie à Emy et m’aurait fait devenir comme Hugues. La fureur et ma colère m’ont quitté, ou du moins se sont mises en veille. Je ne suis pas prêt psychologiquement pour devenir un alpha. J’ai d’autres projets comme celui de devenir architecte. C’est finalement Nathan qui est devenu le nouvel alpha de la plus grande meute de Boston. La ville va être bien plus calme, comme moi. J’ai gagné une nouvelle sérénité. Néanmoins j’ai besoin de quitter Boston et partir loin.

Pourquoi Beacon Hills ? Je ne sais pas. Un soir, j’ai étalé une carte du pays sur mon bureau et lancé ma gomme au hasard…

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Dernière édition par Chad Wilder le Sam 17 Juin - 16:09, édité 1 fois
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Stephan Wilder

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MessageSujet: Re: Chad Wilder-Argent's life   Dim 15 Mai - 15:58


L’histoire d’une roue qui tourne









Je rince mes lentilles avec le produit nettoyant. Elles me font mal. Depuis la mort d’Emy j’ai de plus en plus de mal à les supporter. Alors parfois je cache mon regard avec des lunettes sombres. Mes collègues compatissent et me laissent en paix. Mais ce n’est pourtant pas mes yeux rougis que je vois dans le miroir de la salle de bain que je cherche à cacher aux yeux des autres.

Nul n’échappe à son destin…

Mon regard vairon que seule Prisci voit chaque jour est pour moi un stigmate, le sceau d’une malédiction. Pardonne-moi Chris si j’ose penser que la vie est injuste. Emy n’est plus, et Chad rayonne de force et de santé. J’ai l’impression que l’on m’a arraché le cœur. Ce soir encore, je vais veiller tard, serrant ma femme dans mes bras qui dort du sommeil artificiel des somnifères qu’elle prend. Chaque matin comme un automate, je vais travailler. La terre n’a pas arrêté de tourner.

Enfermé dans mon bureau, je me prends à regarder par la fenêtre à la place du mur d’écrans auquel mon bureau fait face. Je réfléchis à ce qu’il s’est passé. Chad n’est plus le même. Mais je suis incapable de lui tendre la main. Que ce serait-il passé si seize ans auparavant j’avais refusé de… Mes épaules se voutent et je soupire. Comment pouvais-je refuser alors que toi mon ami tu m’avais sauvé d’une mort certaine… ou de bien pire comme mon propre père avant moi à cause de cette maudite bichromie oculaire. Je suis interrompu dans ma méditation par ma secrétaire qui se risque à passer la tête par la porte quelle vient d’entrebâiller.

- Stephan ? Anton de la Wells Fargo cherche vraiment à vous joindre.

- D’accord Milly, je l’appelle tout de suite.

Augmentation de capital, business plan à moyen terme, je plonge de manière mécanique dans le travail. Je suis un as dans mon domaine, capable de négocier plusieurs affaires en simultané. J’abats le travail de trois personnes. La banque qui m’emploie me donne carte blanche et me paye plus que grassement. Pour ce prix, je fais et défais des fortunes. Le monde de la finance est un milieu de requins où tout est permis. J’excelle dans l’analyse des marchés et la compréhension des mécanismes de leviers qui permet de transformer 100$ en 1M$. Mais toute mon ingéniosité à faire les bons choix sur les places financières ne vaut rien sur le plan personnel. Ai-je fait le bon choix ? Ou n’ai-je fait que reculer l’inévitable. Il y a plus de vingt ans j’aurai dû mourir dans ce laboratoire d’expériences plus que sordides. Si Christopher Argent, frère de Gérard et oncle de son fils qui porte le même prénom que lui n’était pas intervenu. Emy n’est-elle pas le dû que la mort n’a pas obtenu ce jour-là ? Moi vivant, Emy n’était-elle pas condamnée à mourir pour… l’équilibre ?

***

Chad rentre tard, ses notes sont en chute libre et la dureté de son regard effraye sa mère. Je devrais réagir, l’aider à se prendre en main, mais je suis comme paralysé. Pardonne moi mon ami, mais c’est au-dessus de mes forces.

***

Les bras m’en tombent. Chad vient de nous annoncer sa décision de poursuivre ses études dans une petite ville de Californie, Beacon Hills. Quand je lui demande comment il a choisi ce lieu, il me répond que c’est un pur hasard… Qu’est-ce que cela signifie mon ami ? De telles coïncidences ne sont pas possibles.

Chad semble s’être repris et se remet à étudier sérieusement. Le temps que nous organisons son transfert, ses notes sont remontées à leur niveau habituel. L’ambiance à la maison est un peu moins pesante depuis qu’il nous a annoncé son départ. A ma grande honte, cela semble convenir et soulager tout le monde.

***

Quand je le vois disparaitre dans la zone d’embarquement à l'aéroport, j’ai l’amer sentiment que j’ai failli. Failli à une promesse faite il y a plus de seize ans auparavant, la promesse d’être un bon père pour Chad. L’avenir me donnera l’occasion de me rattraper, heureusement.


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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Chad Wilder-Argent's life   Sam 17 Juin - 17:36






Nouveau départ


Beacon Hills et son campus, cette ville de moyenne importance de Californie n’a rien d’extraordinaire, sinon qu’il y fait meilleur qu’à Boston. Je me suis installé dans l’appartement acheté par mon père dans une résidence de standing. Je fais partie des étudiants aisés du campus, seulement mon caractère affable m’a rapidement permis de me faire un nouveau groupe d’ami. Je suis le gars calme et tranquille, toujours prêt à aider pour des questions de cours. Évidemment le niveau de l’enseignement que je reçois n’est pas celui de Yale. Mais je comble l’écart par un travail personnel qui me hisse dès le début à la tête de la promo. Ma vie d’étudiant aurait pu se dérouler sereinement, mais personne n’échappe à son destin. J’ai pensé fuir le mien, mais l’avenir me dira que j’ai au contraire foncé vers lui.

Il y a une concentration d’être surnaturels très importante à Beacon Hills. N’ayant auparavant vécu qu’à Boston, je ne sais pas si c’est ordinaire pour une ville de cette taille. Quoi qu’il en soit, je garde mes distances avec ce monde de l’ombre. J’ai promis sur la tombe de ma sœur de vivre pleinement pour lui faire honneur.

***

Comme le diront certains plus tard, je suis un aimant à problèmes. J’ai gardé le gout du luxe, c’est pour cela que j’étais dans ce magasin de prêt à porter masculin de standing, l’un des rares de cette ville. L’affaire est banale, un miséreux s’est dit que la caisse d’une telle boutique où il se vend des costards à huit cent dollars devait être bien remplie. Le gars, un amateur, est nerveux quand il braque la jeune femme qui tient la caisse. J’ai juste levé les mains pour appeler au calme, le coup de feu est parti, me déchirant la cuisse. C’est la panique, la vendeuse a écrasé le bouton de l’alarme. L’agitation fait que je perds le fil de ce qui se passe.

D’une main j’appuie sur ma cuisse pour contenir l’hémorragie. J’entends la sirène de la police parmi le boucan de l’alarme du magasin qui me vrille les oreilles. Charles, le vendeur qui me conseille habituellement est près de moi, disant qu’une ambulance a été appelée. Nouveau vent de panique ! Je sens parfaitement ma chair cicatriser sous le tissu de mon pantalon. Je dois partir de là… mais trop tard, un inspecteur de police est déjà là et se dirige vers moi après que la vendeuse m’ait montré du doigt.

Ma panique quant à ma situation bascule lorsque je sens l’aura du policier. C’est un loup alpha. D’un côté, il va comprendre mon problème, de l’autre j’ai un très mauvais souvenir des alphas…

***

Joshua Kartwrite inspecteur de police et alpha de son état a rapidement saisi le problème et m’a soustrait à un examen médical bien embarrassant. J’ai feint de boiter alors qu’il m’emmenait à sa voiture de fonction prétextant une urgence. Dans sa voiture, il reçoit un appel de l’adjointe du sheriff, une certaine Ruby Volpha. Un cambriolage vient d’avoir lieu à deux pâtés de maison d’où nous sommes. Un échange de regard et un haussement d’épaule plus tard me voilà dans le rôle temporaire de flic stagiaire et bon pour aider à une arrestation musclée.

***

Josh est finalement devenu mon alpha, plus poussé par l’amitié qui s’est créée entre nous que par une volonté de sa part de créer une meute. Pourtant au bout de deux mois à peine, l’attitude de Josh change. Il commence par devenir exclusif et m’écrase de plus en plus souvent de son aura. Le spectre d’Hugues me hante à nouveau. Un soir, il faudra l’intervention de sa collègue Ruby Volpha, une louve alpha également et d’une druide Mafdet Mahes pour stopper Josh dans une crise destructrice où il manque de me tuer. Pour me soustraire de l’emprise de Josh, Ruby n’a d’autre solution que de me revendiquer comme bêta. Heureusement pour moi, cette fois ce lien sera solide est fiable.

***

Ruby n’avait pas l’intention de s’entourer d’une meute. Je suis devenu son bêta un peu par accident. Notre relation est cordiale, mais assez distante. Et au final, bien que nous habitons dans la même ville, nous nous voyons peu. Cela change lorsque Ruby retrouve un ancien ami qui avait quitté Beacon Hills il y a plus d’un an. Derek Hale, car il s’agit de lui, est revenu dans sa ville natale. Sa famille et celle de Ruby étaient amies. Un jour, Derek lui demande de devenir son bêta, car un loup n’est pas fait pour vivre seul.

La meute s’étoffe maintenant de deux bêtas, Derek et moi, plus d’une druide, Mafdet Mahes. Bien que nous soyons plus nombreux, le fonctionnement ne change pas. Nous restons des adultes indépendants. Cependant, une chose nous lie tous, la mort que nous avons frôlé de près. Nous sommes tous quatre des âmes brulées.

***

L’appel de la lune est toujours présent. Le stress des partiels me rend irritable là où d’habitude je me gère aisément. Je sens le besoin de l’animal et décide de lui donner son dû en allant chasser dans la forêt qui borde tout un côté de la ville. C’est une biche qui fait les frais de mes instincts de fauve. Coïncidences ou pas, j’achève l’animal dans ce qui tient lieu de campement à un gars peu ordinaire.

Miyavi Kyomu est un kanima félin. Bien plus jeune que moi, il n’en est pas moins vieilli par un passé fait de violences et de meurtres. Rien ne fut prémédité, il joua habilement à la souris pour calmer le loup en pleine traque que j’étais au moment de notre rencontre.

Je ne considère pas notre liaison comme sérieuse. Miya est versatile, ou du moins il fait croire qu’il est. J’entre dans son jeu car cela me convient. Je n’ai pas envie d’une relation exclusive par peur de m'attacher et de souffrir. Nous nous affichons donc comme un couple libre.

Miya est un chanteur en contrat avec une maison de disque. Il incarne ce style de jeune chanteur avec ses fans très friandes de relations ambiguës. A tort, j’imagine que Miya est à la ville comme il est sur scène. Je m’aperçois un peu tard que son attachement à moi est bien plus profond qu’il ne le laisse voir, quand je croise la route d’un homme qui va changer ma vie, Mickael Wayne.




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