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 La roue qui tourne ne rouille pas [PV Mafdet & Erick]

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Mafdet Mahes

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MessageSujet: La roue qui tourne ne rouille pas [PV Mafdet & Erick]   Sam 22 Nov - 22:42

La suite du RP qui est Ici


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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: La roue qui tourne ne rouille pas [PV Mafdet & Erick]   Sam 22 Nov - 22:43




Axe faussé.


La lumière tamisée par les lattes du store faisaient des zébrures sur ma peau nue. Le photographe David Hamilton aurait certainement apprécié la pose et le contraste de ces lignes sur mes courbes. Alanguie sur ce lit qui n’est pas le mien, mes pensées dérivent sans capitaine aux commandes. Le gouvernail de mes méditations tourne à son gré. Je viens d’hériter d’une vie, d’un temps limité. Pourtant une sensation d’immensité m’écrase, moi cette pauvre coque de noix devenue si fragile, si éphémère.

Mes cheveux d’ébènes s’étalent sur le blanc des draps défaits. L’oreiller à côté de moi porte encore la trace de celui qui à dormit là. D’une main, je caresse ce creux, preuve de sa présence non loin.

Qui suis-je ?

Une enfant enlevée à sa vie la veille de son entrée dans sa vie de femme, le veille de ses douze ans. Mon père, ma mère, mon frère, mes amis sont morts depuis des lustres. Je viens d’un temps oublié des hommes, oublié de la mémoire collective. Mon ile natale est devenue une chimère, une légende que l’on ressort dans les films fantastiques. La source de vie m’a volé la mienne. Je fais partie intégrante de ce que l’on appelle actuellement « les dégâts collatéraux ».

J’avais un destin, une vie à construire, des enfants à engendrer, un homme à aimer et peut-être à pleurer lors d’une guerre. J’avais un futur…

Qui suis-je ?

Qui suis-je dans ce monde, cinq mille ans après ma naissance ? J’ai vécu chaque jour, j’ai vécu chaque époque, vu les civilisations qui se dresser puis qui s’effondrer. J’ai vécu les guerres et les rares temps de paix. J’ai vécu auprès des plus grands, j’ai côtoyé d’illustres inconnus qui ont fait bien plus que d’autres, dont on se souvient le nom des milliers d’années après. J’ai tué plus d’êtres que le pire boucher que la terre a engendré.

La seule chose que je n’ai pas vécu, c’est ma vie. Je n’étais pas le bien, ni le mal. J’étais une sentinelle, gardienne de l’équilibre des choses. Celle qui tient la balance, pourtant je ne faisais point la justice. J'ai tué nombre d'innocents pour que le monde survive.

Qui suis-je ?

La source de vie m’avait donné le choix. Je venais une nouvelle fois de servir sa cause et plonger le jeune alpha dans la noirceur. Pourquoi celui qui voulait porter le monde sur ses épaules devait être tenté par le chaos ? Je ne connais rien des desseins de la source de vie pour arriver à son but final, l’équilibre. Trop de bonté ne semble pas lui avoir plu. J’avais accepté la proposition, accepté de ne plus « savoir », de ne plus « voir ». J’avais accueilli l’ignorance que tout homme a de son futur, pour simplement vivre.

Erick m’avait entourée de milles attentions alors que je me remettais doucement des blessures infligées par Scott. J’avais conservé ma nature métamorphe et ma capacité à cicatriser. Il me fallut cependant plusieurs jours avant que les profondes entailles ne deviennent plus que des ombres violettes. Mais après le corps, il fallait guérir l’âme. Je n’avais pas remis les pieds dehors soudainement prise d’agoraphobie. Je me terrais dans l’appartement d’Erick, terrorisée.

Un léger courant d’air tiède sur mes épaules m’indiqua qu’il arrivait. Il s’annonçait toujours ainsi auprès de moi, délicate attention pour prévenir de sa venue. Alors que je ne bougeai pas, je sentis une main légère qui remontait le long de ma colonne vertébrale. Je courbais l’échine, accueillant la caresse. J’avais autant de questions à son sujet que du monde qui m'attendait dehors. J’étais sa mission, quels liens pouvons-nous avoir ? J’avais retrouvé mon individualité, mais qu’en était-il de lui ? Il restait une sentinelle et si demain je devais disparaitre pour maintenir l’équilibre, je savais qu’il n’hésiterait pas une seconde.

Que voit-il de mon futur ?



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MessageSujet: Re: La roue qui tourne ne rouille pas [PV Mafdet & Erick]   Sam 22 Nov - 22:43


Nouvelle donne




J’étais une sentinelle mais le fait était que j’avais également des sentiments. Ma mission première avait été tournée vers ma semblable, Mafdet Mahes, qui était redevenu une simple humaine.

Malgré ce statut, réducteur quand on avait connu l’immortalité, cette femme était toujours remarquable. Et terriblement séduisante. J’avais quitté le lit qui nous avait accueilli cette nuit. Je savais que le matin laisserait une place vide et des questions dans la tête de mon amante. Le doute devait demeurer en elle et je comprenais que cela puisse être difficile. J’imaginais ses pensées : « si je devais disparaitre pour maintenir l’équilibre, je savais qu’il n’hésiterait pas une seconde. »

Pourquoi ne lui ai-je pas dit que c’était exactement ce que j’avais fait ? La rendre à nouveau mortelle était la solution la moins tragique pour lui éviter d’être, à l’avenir, source de chaos. Car la vérité était là : cette nouvelle vie était un cadeau mais également une disposition stratégique. Mafdet Mahes aurait nui à l’équilibre. Et il avait fallu agir.

Avant de sortir, je pris un morceau de papier rosé que je laissai en évidence. Le clin d’œil à ce moment que nous avions vécu alors qu’elle était encore immortelle la ferait sans doute sourire. Un geste porté à l’attention de notre relation qui la mettrait de bonne humeur. Le message lui indiquerait qu’elle pouvait rester aussi longtemps qu’il lui plaira. Je ne connaissais pas son emploi du temps mais je soupçonnais que sa nouvelle vie manquait peut être de repères. Je pouvais être le sien.

Je repris mon masque de sérieux en quittant mon appartement, rejoignant la bécane qui dormait à l’abri des regards. Les anciennes missions de Mafdet étaient devenues miennes et je commençais à m’acclimater à ces nouvelles données. Alors que j’approchai de l’université pour y dispenser un cours, une succession d’image me percuta. Un jeune homme s’effondrant, touché au cou par une fléchette. Ses yeux brillants au contact de la substance me renseignèrent sur sa nature : un loup-garou est ou sera en danger. Il s’agit sans doute d’un des bétas de la meute dont Mafdet était la druide. Un autre évènement plus lointain m’apparut. S’il fallait que le futur prenne cette direction, une aide prévue à l’avance pourrait changer les choses en temps voulu. L’anticipation et la préméditation étaient les fidèles alliées des sentinelles. À la lumière de cette nouvelle révélation, je passai une vitesse et plutôt que de m’arrêter devant le campus, je repartis en direction du centre-ville.

Il y avait dans mes effets personnels, un objet qui conviendrait parfaitement pour infléchir l’avenir dans la bonne voie. Je garai la bécane devant l’enseigne plutôt inquiétant de cette nouvelle boutique. De mémoire, il dégageait toujours une aura étrange. Dans ce monde, cela ne faisait pas exception. J’entrai en silence, comme un courant d’air, sans que le carillon à l’entrée ne soit agité par mon arrivée.

Une voix s’éleva néanmoins du fond de la pièce.

- Un vieil ami du Lointain Nord, dit-il pour me saluer.

- Je n’aurais pas cru te trouver ici, déclarai-je.

- Que puis-je pour toi ?

- Rien de bien plus compliqué que faire marcher cette boutique. J’ai un objet que j’aimerais transmettre.

- Et tu me charges d’en retirer un bon prix ?

Sous les yeux de l’antiquaire, je dépliai le tissu de soie qui enveloppait le poignard antique.

- Je ne compte pas le vendre. Je souhaite seulement qu’il parvienne à une personne.

- Et qui est-elle ?

J’expliquai ce que j’avais en tête, sans préciser l’ampleur de la mission, ni ses ramifications. La confiance était une denrée rare face à cet interlocuteur mais je savais que l’objet en question arriverait dans les mains de la personne appropriée. Le futur se déroula sous mes yeux lorsque la transaction fut faite. Cette partie-là du plan était scellée.

Le moteur de la moto gronda quand je repris le chemin du campus. J’avais deux cours à dispenser dans la matinée, ensuite je proposerais à Mafdet de me rejoindre pour le déjeuner. J’orientai le pouvoir de précognition en direction de mon appartement. Parfois, la source de vie nous accordait le contrôle sur les visions du futur. Traversant l’espace sans faire fi des frontières quelconques, je voyais en temps réel ce qui se passait dans ma chambre. Mafdet y était, petit à petit, plus sereine mais elle devait se ressaisir. Je savais qu’étant féline dans l’âme, elle retomberait sur ses pattes et saurait profiter des aspects positifs de sa nouvelle vie. Un courant d’air tiède fit remuer les rideaux. J'emplis la pièce de ma présence, laissant cette chaleur astrale dessiner ses courbes pour la sortir du sommeil.

Mafdet ouvrit doucement les yeux.



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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: La roue qui tourne ne rouille pas [PV Mafdet & Erick]   Sam 22 Nov - 22:44




Ubiquité



Doute. Jamais je n’avais eu ce sentiment, ou plutôt si, mais cela remontait à une époque bien lointaine et oubliée du monde. Une époque où j’étais encore qu’une enfant bien ignorante de l’immensité qui l’entourait.

Chance. C’est ce que m’avait donné Erick, du moins je l’espérais qu’il en soit ainsi. Et que le grand plan n’ait pas déjà décidé de ma disparition. Il est plus facile de faire mourir une humaine, il suffit de dévier la trajectoire d’une voiture ou d’un pot de fleur qui tombe. Anéantir une sentinelle demande plus d’énergie...

Peur. Je ne veux pas mourir ! Enfant c’était une notion bien abstraite. Sentinelle, c’était devenu une impossibilité. Et maintenant ? Pour le bien de l’équilibre, nombre de fois j’ai trompé et manipulé. J’ai menti et tué. En tant que sentinelle, il est difficile d’avoir des sentiments pour quelqu’un. On reste foncièrement seul. Comment considérer un amant ou une amante quand celui-ci a une vie éphémère au regard de sa propre existence ? Que suis-je pour Erick ?

Importance. Jamais je ne me suis posée cette question, jusqu’à maintenant. Suis-je importante à ses yeux ? Est-ce que je compte ? Je vaux combien ? Quel est mon poids dans cette foutue balance, maintenant que je suis sur l’un des plateaux et non plus à tenir l’axe du balancier ? Quelle est ma valeur ? Je peux être bonne professeure, une alliée de poids sous ma forme panthère, mais le reste ? Je n’ai jamais fait cas de mes semblables. Qui va s’intéresser à moi ?

Ce vent tiède ?

Je lève le nez des draps. Je ne suis pas chez moi. La chambre est vaste, la décoration est marquée de l’empreinte de son propriétaire. Masculine. Je m’étire, cambrant ma colonne comme seul un félin peut le faire. Je me redresse et hésite lorsque mon pied va se poser sur le plancher. Premier pas vers cette nouvelle vie qui m’effraie. J’attrape le drap du dessus et m’enroule dedans. Me voilà telle une vestale. Le jet de la douche évacue les derniers limbes du sommeil et de mes doutes. Amusée, j’ouvre tous les flacons se trouvant là, sentant les différents parfums que ce soit du gel douche à son after-shave. Le parfum est quelque chose de très personnel.

Je tombe sur ce bout de papier rose. Clin d’œil facétieux d’Erick. A aimer cette couleur, j’ai envie de le taquiner sur ses préférences et autres penchants. Cela agace toujours un homme lorsqu’on lui prête des goûts traditionnellement donnés aux femmes. Les stéréotypes ont la vie dure. J’aime son écriture. Comme la mienne, elle a été forgée dans des temps anciens, où la calligraphie était encore un art. Erick m’invite à rester chez lui comme il me sied. Inviter un chat à entrer chez soi ne doit pas se faire à la légère, car déjà je considère ce lieu comme mon territoire.

Je fouille dans la cuisine et picore un semblant de petit déjeuné, laissant un verre et une cuillère sales dans l’évier. De retour dans la chambre, j’ouvre la grande penderie. J’aime son style vestimentaire, simple et pratique. Je pique un tee-shirt, abandonne l’idée de lui emprunter un jean, le galbe de mes hanches ne passera pas dans son 38. Ma montre me dit que j’ai largement le temps avant mon unique cours de la matinée. J’ai le temps de passer chez moi me changer. Mon jean est lacéré, témoin de mon combat avec Scott et Isaac. L’air frais du dehors me renvoie chez Erick. Nouveau plongeon dans son armoire. Je peine à trouver un vêtement chaud. Cet homme ne met donc jamais de pull ? Maudit nordique ! J’emporte donc sa veste de cuir.

Obligée de faire le trajet à pied jusqu’à ma maison. Puisqu’Erick m’a ramenée de la forêt en me portant. Je balance mon jean lacéré et en met un nouveau. Alors que je vais pour retirer le tee-shirt, je suspens mon geste, puis remet la manche que j’avais retirée. Gardant le vêtement approprié, j’ajoute une épaisseur, cela cachera les traces des griffures de Scott. Dans la soirée, il ne devrait plus rien en rester.

Je démarre la Kawasaki, tourne la poignée des gaz, le moteur rugit. J’aime sa puissance, sa rapidité. Je me fais un petit plaisir en rejoignant le campus. La moindre erreur de conduite peut m’être fatale, voilà un nouveau jeu qui me plait. J’aperçois Chad de loin, il semble être rentré de Boston en un seul morceau. Je me souviens de mes visions à son sujet. Est-il devenu celui que j’ai « vu » ? Si j’ai bien senti l’appel de meute de Ruby lors de cette lune rousse, mon état m’avait laissé incapable d’y répondre. Chad me rend mon salut. Si je ne peux plus voir les lignes du futur, je sais que le passé, son passé, ne peut être changé. Mon intuition me dit que le job de guide dans la meute de Ruby ne va pas être simple à gérer. Les différents futurs que j’avais aperçus n’étaient pas tous de bon augure. J’espérai que certaines lignes s’étaient fermées depuis. A moins que la source de vie ait fait exprès de les rassembler dans la même meute. Je ne crois pas aux coïncidences. Tout cela est du ressort d’Erick maintenant.

Place pour l’instant à une heure de chimie organique. Pendant un exercice d’application, je consulte ma messagerie. Je souris à l’invitation d’Erick pour déjeuner ensemble. Si dans ses missions, il devait m’éliminer, il ne s’embêterait pas à tant d’égards pour moi, non ? Une ombre obscurcit mon regard. Ou alors, il soignait mes derniers instants… Doutes, peur. Ne pas savoir, ne plus savoir est atroce.

J’attends au lieu convenu. Perchée sur un poteau, les étudiants me grattouillent le museau en passant. Ils ont l’habitude maintenant de voir ce chat noir peu farouche fureter dans le coin. Sous ma forme animale, je perçois plus de choses. D’autres odeurs, que celles des parfums, s’expriment. Celle de la confiance, de la peur ou du mensonge. Je veux percevoir Erick avec toutes mes capacités pour savoir si je dois le craindre ou au contraire pouvoir lui faire confiance et m’appuyer dessus. La lune bien que décroissante m’affecte un peu. Je serais fixée à la prochaine lunaison. Si l’astre lunaire doit m’influencer, je devrais me trouver une ancre solide.

Le vent m’apporte son odeur. La nouvelle grattouille sur l’échine allait-elle venir d’un allié, d’un amant, ou de la main de mon futur bourreau ?

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MessageSujet: Re: La roue qui tourne ne rouille pas [PV Mafdet & Erick]   Sam 22 Nov - 22:44


Be careful





Des élèves m’avaient accaparé à la fin du cours pour demander des explications. Leur motivation me força à leur accorder du temps. Après tout, ce domaine d’études me passionnait également. Lorsque j’atteignis le point de rendez-vous, je regardai autour de moi à la recherche de Mafdet. Je souris en la découvrant. Une brise tiède dérangea le félin. Perchée sur un poteau, Mafdet profitait du soleil. Elle feignit de ne pas me voir arriver. J’étais en retard et elle semblait vouloir marquer son mécontentement. Arquant le dos comme pour descendre, elle se contenta de changer de position. Elle me narguait. Le vent fut plus fort, soufflant son poil soyeux et noir comme la nuit. Dérangée, l’ancienne sentinelle miaula de contrariété et bondit sur le sol. Le matou me suivit et entre deux arbres reprit l’apparence d’une femme ravissante.

- J’aime me faire désirer, dis-je avec malice.

Ses yeux verts se braquèrent sur moi puis reprirent leur couleur habituelle tandis qu’elle chassait ses longs cheveux qui descendait devant son visage. C’était l’heure du déjeuner, une large pause nous permit de nous éloigner pour rejoindre un restaurant du centre-ville. Je fis gronder la moto, sentant les bras de Mafdet m’enlacer le torse.

Alors que j’étais en face d’elle, qu’elle observait le menu avec envie, j’occultai la part de mon être vouée à ma mission essentielle et laissait l’humain parler.

- Je sais que ça a été difficile pour toi, mais je suis ravi de te voir à nouveau…à l’extérieur. Ta place est au sein de cette ville, saches-le.

Elle me répondit en mentionnant le fait d’être une gêne, ou pire, un obstacle. Je ne voulais pas faire état de choses sur lesquelles elle n’avait aucun contrôle. L’anticipation était de mon ressors. Pour le moment, elle ne devait pas craindre les lendemains.

Je posai ma main sur la sienne pour le lui faire comprendre en silence. J’espérai que ce contact l’apaise et participe à lui redonner goût en cette vie nouvelle. Mafdet, sentinelle ou non, a été, est et sera toujours une femme peu commune.

Si elle pouvait encore sonder mon esprit, elle verrait la tempête qui y faisait rage. Sentinelle, maitre des tempêtes, j’étais moi-même pris dans un tourbillon puissant dans lequel je devais avancer. Mais le bleu profond de mes yeux témoignait d’un calme plat. Hypnotique, apaisant. À l’image de ce que cette femme m’apportait. Son tempérament de feu se conjuguait parfaitement avec le froid du Lointain Nord depuis lequel j’avais été appelé.

À des kilomètres d’où nous étions, un loup blessé hurlait à la mort. Bientôt, il n’aurait plus assez de voix. Ni de rage. Je crispai les poings. Sentinelles, nous sommes pourtant insensibles aux dommages collatéraux. Néanmoins, récupérer les missions de Mafdet avait insufflé une certaine empathie en moi. Nous jouions tous à un jeu très dangereux. Les faux pas n’étaient pas permis. Plus en amont nous étions, plus difficile il était de prévoir où échouerait un galet portait par les torrents. Parfois, une goutte d’eau pouvait faire déborder l’océan. Mais de quel côté du rivage nous trouvions-nous ?

J’avais mes certitudes pour moi. Et les obligations qu’une instance supérieure m’exhortait à faire. Il n’y avait pas de but d’ultime, de mission finale ou de grand combat. C’était une bataille jour après jour, sans merci, sans répit. Jusqu’à ce que l’un ou l’autre des deux camps abandonne. Ou soit anéanti.



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