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 Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]

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Chad Wilder

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MessageSujet: Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]   Sam 6 Déc - 16:27

Suite du RP avec Miya qui est ici
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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]   Sam 6 Déc - 16:27

Earthquake - The Big One


Sur la table basse s’étalaient pêle-mêle les documents techniques unifiés, les études de l’USGS (US – Geological Survey ) et celles de l’OIG, l’office of Inspection General. Ces foutues normes avaient changées entre le moment où j’avais constitué les dossiers de plans de la maison de Miya et le moment où ils avaient été examiné par le comité compétent. Un premier retour m’avait été fait pour des changements mineurs, mais un casse-pieds au service technique avait décidé de faire du zèle, stoppant le chantier en cours et me demandant de revoir ma copie. Il fallait que je repense tout l’étage à cause des nouvelles obligations parasismiques qui anticipait ce fameux « Big One » que toute la côte ouest appréhendait.

Les portées autorisées étaient plus restrictives, et ils demandaient aussi d’augmenter le nombre de nœuds entre les différentes parties. Je devais revoir entièrement l’agencement des pièces et des ouvertures sur l’extérieur. J’avais dessiné quelque chose de très ouvert avec le moins de barres verticales possible, pour que Miya ne se sente pas enfermé, ni en cage. Là j’allais devoir ajouter des renforts, cela allait changer l’impression d’espace qui avait tant plu à Miya. J’occultai pour l’instant l’aspect formel qui ferait que je devrai obligatoirement voir Miya pour lui expliquer les modifications et lui demander son avis.

Il me fallut l’après-midi pour recenser toutes les modifications à apporter. Je passais la soirée sur les plans essayant d’intégrer le tout avec le moins de contraintes possible. Des pièces avaient changé de volume ou de dimension. Je me couchais insatisfait du résultat. Le souci c’est que cela serait plus simple si je pouvais en discuter en même temps avec Miya. J’avais bien composé son numéro pour l’appeler, mais n’avait pu me résoudre à lancer l’appel. Je venais de le plaquer quelques jours auparavant. J’étais mal à l’aise rien qu’à l’idée de me retrouver en face de lui. Jamais je ne pourrais le regarder dans les yeux. Je lui avais fait tant de peine.

Trois jours plus tard j’avais deux versions qui offraient un compromis entre le besoin d'un minimum d’entrave pour Miya et ce que nous imposait la loi. Je regardais les deux dossiers posés côte à côte sur la table basse près de ma palette graphique. Je ne pouvais plus reculer, je devais les montrer à Miya, ou Jaycee. Lorgnant sur mon téléphone je ne savais plus quoi faire. Devais-je appeler que Miya ? C’était lui qui était concerné par les modifications, la partie de Jaycee n’était pas impactée car au rez-de-chaussée. J’avais si peur de cette première fois qu’on se reverrait après ce que j‘avais osé lui faire. Appeler Jaycee ? L’ex-chasseuse avait été clair il y a quelque mois si d’aventure j’en venais à blesser son frère. Je ne pourrais jamais me défendre contre elle, la blesser serait blesser encore Miya. Je finis par envoyer un message aux deux, leur proposant un rendez-vous sur leur terrain, sur le chantier de leur maison. Viendrait qui voudrait pour parler ou me fusiller…

Le jour J, j’étais dans un état fébrile. J’avais changé plusieurs fois de tenue, ne sachant pas comment je devais m’habiller. J’hésitais entre un décontracté total et un strict classique. Je me trouvais idiot de prêter attention à mon allure alors que j’allais revoir mon ex. Je n’étais même pas certain qu’il vienne, Jaycee pouvait très bien lui passer les dossiers et lui répéter les explications. Lors du montage de ce projet, je l’avais impliqué à chaque étape, lui expliquant parfois les bases, mais je ne voulais pas qu’il se sente exclu de ce charabia technique. Je voulais tant qu’il puisse se sentir comme un adolescent normal et ordinaire, l’aider à rattraper son retard.

Je l’avais blessé.

Le rez-de-chaussée était à peine entamé, le terrain encore boueux de la dernière pluie. Il fallait faire de grandes enjambées pour éviter d’aller perdre une chaussure dans les grands trous vaseux. J’étais le premier. Mal à l’aise, je m’assis sur une pile de planches. Mon pouls était rapide et ma respiration superficielle. J’angoissai à fond. Le revoir me ferai autant plaisir que mal. Allait-il seulement venir ? Au fur et à mesure que les minutes s’égrenaient après l’heure prévue, j’en doutai. Je n’avais pas eu de message de confirmation et je n’avais pas osé les relancer. Le vent jouait avec la couverture d’un des dossiers que j’avais posé sur les planches. J’étais en train de me dire que je n’avais plus d’enveloppe assez grande si je devais le leur envoyer par la poste. Un bref regard vers ma montre, me donna presque vingt minutes de retard. Ni l'un, ni l’autre ne viendrait. C’était peut-être mieux de la part de Jaycee qui serait bien capable de me coller une balle dans la nuque et certainement trop dur pour Miya.

Alors que je me redressai pour rassembler mes affaires et partir, j’entendis un bruit dans mon dos.

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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]   Sam 6 Déc - 16:28

Everything changes but my love for you



Je grogne presque aussi fort que ma bécane. Nan, mais franchement, Jay ! Choisir de ne rien me dire de ce message. Mais qu’est-ce qui lui a pris. Je me demande si…Espère-t-elle que ce soit trop tard, qu’il soit parti quand j’arrive. C’est bien possible. Qu’il soit parti, pas qu’elle ait fait ça pour cette raison. Je ne doute pas que cela lui ait traversé l’esprit, mais elle me connait assez pour savoir que ça ne changera rien. Je la crois quand elle me dit qu’elle voulait juste que je profite. Si j’avais su, j’aurais certainement tout fait pour rentrer plus tôt. J’aurais peut-être même refusé d’attendre pour l’audition alors que ce rôle me tient à cœur.

La route est longue entre l’aéroport et le chantier, et mon portable, le nouveau— l’ancien m’ayant lâchement abandonné après sa rencontre frappante avec une pierre du parc où nous avons mangé avant-hier— n’est pas encore en service. Jay doit envoyer un message à Chad pour lui dire de patienter.

J’espère qu’elle le fera. Je souris au souvenir de ce repas. Abby est folle mais je l’adore. Son travail est incroyable. Elle m’a vraiment permis de ne plus penser à ce qu’il se passe ici pendant quelques jours.
J’arrive enfin sur le chantier. Je sens son odeur d’ici. Il a attendu. Quel soulagement. J’arrête le moteur de ma tendre et loyale moto et je descends de cette incroyable monture. Comme je ne crains pas trop les accidents — vive la cicatrisation quasi-instantanée— je me suis permis de ne pas m’encombrer de tout l’équipement pour ce voyage. Parfois je le mets mais j’aime trop la tenue que m’a choisie Abby aujourd’hui pour en changer. Chad s’approche, mais il reste sans voix lorsque je retire mon casque. Mine de rien, ça fait un moment qu’on ne s’est pas vu. Je suis parti quelques jours à peine après notre rupture. J’avais pas mal de choses à régler au Japon…

Quelques jours plus tôt.


- « Bonjour Abby.
- « Bonjour, que puis-je pour vous ?

Comme moi, Abby est capable de passer du Japonais à l’anglais sans aucune difficulté. Elle n’a pas encore levé les yeux, trop absorbée par la mise en place d’épingles sur une robe. Une création magnifique comme toujours. De ce que j’en sais, elle travaille quasiment à plein temps pour un de ses amis proches. Un projet de gala. Si toutes les pièces sont de cette envergure cela va être magnifique.

- « Une nouvelle garde-robe, s’il te plaît.»

Elle rigole, un peu moqueuse. Elle lève son regard mais elle est si certaine de ne pas me connaître qu’elle a retiré ses lunettes pour les nettoyer.

- « Écoute mon chou, ce serait avec plaisir, mais je ne prends pas de nouveaux clients en période de rush. Une tenue c’est envisageable, mais une garde-robe complète alors que je n’ai répertorié ni tes mesures ni ton style, ça va être très difficile.

- « Abby, cette robe est magnifique, s’émerveille Mary.

- « Jaycee. Qu’est-ce que tu fais là. Ça fait vraiment longtemps.


Elle fronce alors les sourcils en se tournant vers moi. Elle s’approche, me scrute avant d’écarquiller les yeux et finalement de me sauter dans les bras.

- « Je ne t’avais reconnu Miyavi. Tu as tellement changé. Comment est-ce possible, en si peu de temps.

- « Les garçons changent vite à mon âge, et j’ai vécu pas mal de choses dernièrement.

Elle me regarde et m’offre un sourire compatissant. Elle sait que je n’ai pas vécu des histoires à l’eau de rose. Ça ne m’aurait pas autant changé.

- « Que veulent tes producteurs cette fois-ci ?

- « Cette fois-ci, je suis libre.

- « Vraiment ? Comment avez –vous réussi ce miracle ?

- « Je me suis chargée de rédiger le contrat. J’ai décidé d’étudier le droit, et j’ai pris un peu d’avance sur le programme.

- « MJ, toujours aussi forte. Dommage que Misa soit gay. Vous iriez bien ensemble !

- « C’est pour lui cette merveille ?

- « Oui. Emma va la porter pour le gala. Mais assez parlé de cela. Suivez- moi !

Nous avons passé le reste de la journée à faire des essayages et ajuster les mesures, tout en racontant quelques nouvelles. J’aimais bien mon style d’avant, je suis et resterais un excentrique, mais ce n’est plus moi au quotidien. Abby a toujours su comment gérer mon problème d’image. Je ne veux pas décevoir mes fans et en même temps je veux être un peu plus moi. L’avantage c’est qu’elle nous aime bien et du coup, elle a déjà de nombreuses tenues confectionnées en pensant à nous. Pourtant, avant de me les présenter, elle m’emmène dans sa «réserve». Elle y stock tous les styles et me fait choisir ce que je veux. Comme ça elle peut créer ou réarranger en fonction de mes goûts actuels. Et comme toujours, je suis extrêmement satisfait.

Je passe aussi chez le coiffeur. Marre de refaire des couleurs sans arrêts. Remy me regarde avec soulagement quand je lui parle de retrouver quelque chose de plus naturel. Il me pose des rajouts pour me permettre de retrouver un peu de longueur. Le court ne me va pas vraiment. Et il me fait une couleur, la dernière, pour que mes racines ne détonnent pas avec la couleur des longueurs. Je retrouve donc ce châtain qui devient roux au soleil et qui s’assombrit jusqu’au brun lorsqu’il pleut. J’ai l’impression d’être moins terne…le noir, c’était imposé par les producteur. Ça faisait plus rockeur. Et pendant mon emprisonnement, mes cheveux étaient toujours sombres. Sans doute est-ce aussi lié à mon humeur. Toujours est-il que je n’arrivais pas à me reconnaître en roux. Aujourd’hui, je veux apprendre à me connaître.

Retour au présent

Pas vraiment étonnant qu’il soit surpris quand on y pense. Même MJ m’a avoué que j’ai changé. Elle a ajouté qu’elle ne parlait pas que du look. J’ai grandi et mon corps a changé, mon visage aussi. Seulement, la coiffure que j’arborais depuis mon retour de Boston me durcissait vraiment le visage, sans parler de ma mine défaite qui reflétait combien mon esprit était perdu. Mais j’étais déterminer à me comprendre mieux et ça se voyait.

Je pose mon casque sur la moto et m’approche de Chad. Je lui souris et lui tends la main. Je ne me mens pas. Le revoir me fait souffrir. Il n’a certes pas pu rompre seulement avec moi, mais il n’a pas non plus pu répondre à ma question. Et ça a un peu du mal à passer. Mais c’est ainsi.

- « Désolé pour le retard. Merci d’avoir attendu. Jay ne m’a pas parlé de ton message avant d’arriver au sol. Je suis venu aussi vite que possible. Elle a préféré ne pas venir. Comme elle quitte Beacon Hills, …et puis elle a encore envie de t’arracher la tête…ce sont ses mots…Bref, je suis là. Il y a un problème avec la construction ?


Pile à ce moment-là mon téléphone sonne. Évidemment il s’est mis en service sur la route…Un peu de tranquillité c’est vraiment trop demandé ? Je m’excuse auprès de Chad et m’écarte.

- Désolé, c’est pour le boulot,» je décroche. «Moshi, Moshi.


- Moshi, moshi, Miya-kun. Kosuke desu. Anata wa umaku bīkonhiruzu ni tōchaku shimashita ka?

- Hai, ryokō wa sutekideshita. Anata ni okotte iru koto. Anata wa banana no zenbu ni saru no yō ni kōfun shite imasu.

- Yuuki no seisan wa wareware o yobimashita. Anata wa yakuwari o motte imasu!

- Anata wa watashi o karakatte imasu ne? Sore wa hontōdesuka?

- Anata wa omona yakuwari o motte imasu.

- Kore wa kyōtan ni ataishimasu! Dōmo arigatō gozaimasu, Kosuke- kun. Mamonaku anata ni atte kudasai.

- Watashi no tame ni anata no shimai ni kisu o ataete kudasai

- Watashi wa sō omoimasen. I’m joking. Watashi wa sō surudeshou.

- Thank you. See ya.

- Yeah. Thanks, Kosuke.

HRP:
 

Je raccroche le sourire aux lèvres. En voilà une bonne nouvelle. Ça fait du bien. Ça change. Je suis tombé amoureux du script, mais je ne me suis encore jamais aventurer hors de la chanson, alors, je n’y croyais pas trop. Mais, contre toute attente, j’ai obtenu le rôle. Je retourne vers Chad, avec dans l’idée de partager cette bonne nouvelle, et puis je me souviens qu’on n’est plus ensemble. Ce serait juste étrange… ou normal.

- « Le boulot. Mon audition a été concluante. Mon agenda commence à se charger.»

Je souris, mais c’est gênant. J’ai envie de lui sauter dans les bras pour fêter ça mais je me souviens de la menace, de son regard alors qu’il était prêt à me tuer et cette envie s’estompe. Je hausse les épaules et fais un signe vers le chantier pour qu’on reprenne où on en était.


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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]   Sam 6 Déc - 16:28

Endless Love
My love
there's only you in my life
The only thing that's right
My first love
You're every breath that I take
You're every step I make

Ils ne viendront pas. C’est peut-être mieux ainsi, se revoir est difficile et douloureux pour chacun de nous. Je suis responsable de cette douleur, le seul fautif de l’état dans lequel nous sommes tous. Mes choix passés n’avaient pas été à la hauteur, et surtout pas suffisamment courageux. Je n’avais fait qu’écouter mon cœur. Et tel un gamin capricieux, j’avais tout voulu, leur amour, leur vie, leur exclusivité pour moi. J’avais tout pris, ne leur laissant que le choix de me partager. Égoïste, voilà le mot qui me décrivait pleinement. J’avais été égocentrique, exclusif et ingrat envers eux deux. Mais bordel ce que je les aime…
Two hearts
Two hearts that beat as one
Our lives have just begun
Forever, I'll hold you close in my arms
I can't resist your charms !

Alors que je me lève pour repartir, le bruit d’une moto attire mon attention. Mon cœur ne peut s’empêcher de bondir, car cette moto signifie que c’est Miya qui arrive. Jaycee se déplace en Impala. Il est donc seul. Soudain, j’ai peur. Peur d’être en face de lui après ce que j’ai fait. Je me sens mal, j’ai honte, même si en même temps je me sens fébrile et heureux qu’il soit là, et de le revoir.

Je me retourne, Miya est là qui s’avance vers moi, son casque sur la tête. Je note qu’il n’a pas son blouson de cuir habituel lorsqu’il est en moto. Sa tenue est… différente. Si j’avais apprécié la sobriété de son allure à Boston, noire et sans chichis, elle reflétait tout de même un aspect assez morbide de sa condition d’exécuteur. Les vêtements qu’il arbore là, sont certes originaux, c’est un trait de caractère de Miya, mais je le trouve moins adolescent, moins look de boys band. La coupe le grandit un peu, et l’affine. J’adore son nouveau look. Je souris doucement alors qu’il retire son casque. Et là c’est le choc. A Boston il avait coupé ses mèches rebelles et viré ses colorations flashy. Le revoilà avec quelques longueurs et une couleur qui tend plus sur le naturel. Je ne suis pas étonné de ses changements, car j’ai l’habitude de le voir changer de look aussi radicalement que ses humeurs. Si je suis choqué, c’est que je n’ai plus un adolescent devant moi, mais un jeune homme. L’homme auquel j’espérais que Miya évolue plus tard. Il est tout simplement magnifique ainsi, et si désirable... Mon cœur me fait mal lorsqu’il me sourit et me tend la main pour me saluer. Ce formalisme qui ne lui ressemble pas. Avant il m’aurait sauté dessus. Avant je l’aurais serré très fort contre moi et plongé mon nez dans son cou pour m’enivrer de son parfum… Aujourd’hui je serre la main qu’il me tend. J’ai envie de pleurer.

- Désolé pour le retard. Merci d’avoir attendu. Jay ne m’a pas parlé de ton message avant d’arriver au sol. Je suis venu aussi vite que possible. Elle a préféré ne pas venir. Comme elle quitte Beacon Hills, …et puis elle a encore envie de t’arracher la tête…ce sont ses mots…Bref, je suis là. Il y a un problème avec la construction ?

Je souris à l’évocation des menaces de Jaycee. Je sais qu’elle ne mettra pas son premier avertissement en application. En me tuant, elle ferait encore plus souffrir son frère. Cependant, j’apprécie que la jeune femme me fasse encore suffisamment confiance pour ne pas venir et laisser Miya seul avec moi. Son téléphone nous coupe. J’écoute distraitement la conversation en japonais. Le ton est gai, les battements du cœur de Miya m’indiquent qu’il est heureux de cet appel. Il revient juste du Japon, m’aurait-il déjà remplacé ? C’est moi qui ai rompu, mais je ne peux m’empêcher de ressentir une jalousie cuisante à l’idée qu’il passe à autre chose. Je serre la mâchoire et je feuillette mon dossier pour me reprendre.

- Le boulot. Mon audition a été concluante. Mon agenda commence à se charger, me dit-il après avoir raccroché.

Il me sourit mais je sens sa retenue. Qui est ce type à l’autre bout du fil, ce Kosoke ? J’enrage de ne pas comprendre le japonais, la seule chose que j’ai comprise est la dernière phrase dite en anglais. L’a-t-il fait exprès ? Je soupire et l’invite à me suivre sur la plateforme qui sera la base de sa future maison.

- Les normes parasismiques ont changé et l’application du nouveau décret s’est fait dans l’intervalle entre le dépôt du dossier et son examen par la commission d’examen de l’OIG. Et du coup…

En me retournant vers Miya, je comprends que je lui parle hébreu. La distance entre nous, m’a remis dans un rôle plus professionnel et inaccessible. Notre complicité me manque. Je ne peux m’empêcher de revoir cette scène où je m’interpose entre lui et Mick. Nos regards qui s’affrontent, le danger immédiat pour la vie de Mick. La discussion qui s’ensuit. Les doutes de Miya quant à mes préférences et mes priorités en amour. Sa terrible question. Je l’avais retournée mille fois dans ma tête, mais je ne pouvais pas me projeter dans une telle situation et savoir comment je réagirai. Pouvais-je éliminer Mick s’il venait à menacer la vie de Miya et que la seule solution pour sauver le japonais serait de tuer l’humain ? J’étais bien incapable de me projeter dans une telle horreur. Je savais juste que si l’autre jour Miya avait poursuivi son geste vers la gorge de Mick, il serait mort à moins de me tuer aussi. Un loup protège celui qu’il aime. Mais quid quand l’ennemi est aussi une personne aimée ? Derek avait raison, ma situation m’avait amené à un paradoxe inextricable. Un paradoxe dont Miya voulait une réponse. J’ai bien un embryon de réponse, mais je sais qu’elle ne le satisfera pas. Puis maintenant cela n’a plus vraiment d’importance, non ?

- En gros, les règles ont changé. On nous impose plus de renforts, je ne peux plus laisser les grands espaces vitrés qui t’avaient tant plu en l’état. On doit rajouter des poteaux un peu partout. J’ai redessiné les plans en essayant de faire en sorte que cela fasse le moins prison possible.

Je grimace un sourire. C’est ce qui avait plu d’emblée à Miya, cette architecture sans entraves. Je sais que pour lui qui a été élevé en cage, ces plans l’avaient transcendé. Je pose le dossier sur le sol et sort un plan que je déplie entièrement.

- Voilà ce que cela donne. Mais on a aussi la possibilité de revoir entièrement la disposition des pièces comme cela te convient le mieux. Si on les redimensionne, on peut changer de place les…

Un coup de vent rabat une partie du plan sur lui-même, dans un même geste nos mains se touchent pour le remettre à plat. Ce contact m’électrise, je retire vivement mes doigts, mon geste est trop rapide, je suis confus de ce qu’il peut en penser.

- Miya… je… J’ai agi à l’instinct… je… Je ne peux me projeter dans une telle situation… c’est inconcevable…

Je me tais un moment, une boule d’émotion me coince la gorge. Je voudrais tant revenir en arrière et ne pas avoir eu à le menacer de la sorte. Cependant, les événements de Boston m’ont montré que Miya a la capacité de nous tenir tête à moi et Mick en même temps. Il est bien plus fort que Mick qui pourtant se défend bien mieux que n’importe quel humain. Pour tuer Miya, il serait obligé d’employer la ruse et donc de m’évincer de toute action de protection possible pour Miya. Si Mick descend Miya, cela se fera de manière froide et calculée et non sous l’impulsion de la colère comme l’autre jour.

- La vraie question n’est pas de savoir si j’empêcherais Mick de te tuer de la même manière que je l’ai protégé de toi l’autre fois, car s’il le fait, ce sera de manière réfléchie… Tu es bien plus dangereux… Je ne serais donc pas là pour te protéger. Mais plutôt de savoir ce que je ferai, une fois qu’il l’aurait fait…

Les protéger, même si nous sommes séparés, est pour moi une évidence. Je le ferai de manière discrète, sans rien leur demander en retour. Mais les protéger l’un de l’autre est une question Cornélienne dont je n’ai pas la réponse. J’ai parlé sans le regarder, trop troublé par la portée du sujet. Lorsque je relève les yeux vers lui, mon souffle se coupe. Il a tant changé en si peu de jours, il est devenu le mec que j’attendais qu’il devienne. Je ne peux maîtriser mon désir de lui, l’animal que je suis devenu est entier et ma part loup bien moins à cheval sur les apparences que mon ancienne part humaine. Le dilemme me torture les tripes. Je l’aime, j’ai envie de lui, mais je l’ai quitté. Pour Mick, pour lui, je ne dois pas céder. Où trouver la raison et la force de ne pas céder ? Je suis un animal, plus un humain… Mon instinct me dicte de le… prendre là... ma raison se fait la malle.

« Ruby aide moi ! » Je me concentre sur mon alpha. Je suis perdu. Peut-on revenir en arrière ? Peut-on recoller un cœur brisé ? Peut-on oublier le mal fait ? Peut-on oublier et tirer un trait ? Quelqu'un a un mode d'emploi ? Je ne sais pas quoi faire.

Oh, oh, oh, oh
And love (oh love)
I'll be that fool for you
I'm sure you know I don't mind (Whoa, I don't mind)
And yes, you'll be the only one
Cause no one can deny
This love I have inside
And I'll give it all to you
My love (my love, my love)
My endless love !

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Miyavi Kyomu

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MessageSujet: Re: Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]   Sam 6 Déc - 16:28

L'amour c'est vraiment le bordel



HRP:
 
Je peux entendre le cœur de Chad s’agiter quand je parle à Kosuke. De la jalousie ? Sauf qu’il n’a absolument rien à craindre de Ko’. Il a plutôt des vues sur ma sœur. Bref, je le relance sur la construction mais je ne comprends pas un traître mot de ce qu’il raconte. Je le fixe et cligne plusieurs fois des yeux en mode «J’ai pas compris».

- « Je parle parfaitement Japonais, Chinois, Coréen, Français et Anglais. Je me débrouille en Italien, en Espagnole et en Russe et je connais même les rudiments de quelques autres langues. Mais l’architecte ne fait pas partie de mes compétences. Je connais pas ça moi.

Il reprend alors ce qu’il a dit avec des mots plus simple pour que cela devienne compréhensible pour moi. Je hoche la tête. Oui, j’ai finalement compris. Le vent vient faire virevolter mes cheveux mais aussi le plan. Cette gêne entre nous. Elle ne devrait pas être. Même si nous ne sommes plus ensemble, nous ne devrions pas nous sentir ainsi… Il brise le silence, mais il change complètement de sujet.

Je ferme les yeux, j’inspire profondément. J’aimerais hurler. Je ne veux pas aborder ce sujet. C’est trop dur. J’ai envie de pleurer car sa réponse ce jour-là m’a détruit. D’un côté, j’ai l’impression de l’avoir forcé à faire un choix en lui posant cette question. Mais d’un autre côté, je ne peux m’empêcher de penser que ce choix, il l’avait déjà fait. Jamais il ne tuerait Mick. Il ne peut même pas l’envisager alors que si j’avais avancé mes griffes d’un demi-centimètre de plus, je ne serais plus là pour philosopher. Et si vraiment j’avais tué Mick, j’aurais clairement mérité de mourir. Cette question, c’était…je savais que Chad ne savait pas trop comment gérer cette relation, et… j’avais la sensation qu’il continuait avec moi plus par…respect ou ego que par amour. Je ne pouvais le supporter. Je ne voulais pas qu’il choisisse. Je ne voulais pas le confronter à ce choix, mais je devais savoir…je voulais qu’il n’ait pas déjà choisi…Mais il n’a pas pu répondre. Et c’était comme s’il confirmait tous mes doutes.

Aujourd’hui, il me dit qu’il ne peut se projeter dans une telle situation. Je sais que je suis dangereux…mortel même, mais Mick pourrait me tuer s’il le souhaitait…Sauf qu’il ne le souhaitera jamais selon Chad… Et pourtant, avec toutes les horreurs que j’ai commise, il y a l’embarra du choix pour trouver une bonne raison de me tuer…Mais Chad ne s’arrête pas là. Il s’explique, éclaircit ce qu’il veut dire. Il n’a pas tort à ce sujet. J’ai toujours été impulsif. Je n’ai pas été élevé pour être un stratège, mais pour être une arme. C’est Jay la force mentale…d’ailleurs, ils s’en sont mordus les doigts. Et voilà que Chad balaye ma question et la remplace avec une autre, certes plus plausible, mais dans le fond qu’est-ce que ça change. La réponse attendue est la même. Était…

Je reste silencieux et immobile. Je n’ose pas le regarder. J’aimerais crier, mais je n’y arrive pas. Je suis terrifié devant la vérité qu’il pourrait dévoiler et, alors que j’imagine tous les discours qu’il pourrait tenir, je laisse échapper une larme parce que, désormais, ça ne changera rien…

- « Qu’est-ce que tu ferais, Chad ?

Je serre les dents et tourne enfin mon regard vers lui, lui dévoilant le trouble qui bout en moi. Physiquement, j’ai changé, je me suis épanoui, mais en cet instant, je suis plus paumé que je ne l’ai jamais été.

- « Qu’est-ce que tu ferais, hein ? Tu perdrais la tête ? Tu deviendrais fou de rage ? Tu te mettrais à le traquer ? Et ensuite ? Ensuite, tu le retrouverais, parce que tu es un loup puissant et que vous êtes liés. Et quand tu serais face à lui, tu aurais un moment d’hésitation parce que tu ne pourrais pas oublier combien tu l’aimes. Alors, il en profiterait pour t’expliquer pourquoi. Et tu le laisserais donner une explication, parce que tu lui devrais au moins ça, ou juste par amour. Et l’explication serait bonne. Alors tu ne pourrais pas le tuer. Peu importe tes sentiments pour moi, ce châtiment aurait été juste et que tu saurais que si ça avait été n’importe qui d’autres, tu l’aurais même aidé à accomplir sa vengeance ou quel que soit son excuse. Tu mettrais du temps à lui pardonner, mais finalement, le temps ferait bien les choses…Et…

Je pouffe de rire comme un dément. Je pleure en même temps. C’est nerveux. Je craque. Chad, Mick, Jay, mes recherches,…c’est trop…

- « Et le pire, c’est que ce serait normal…non, ce serait juste d’agir ainsi. Je mérite mille fois la mort et tellement pire même. J’ai tué des innocents. J’ai torturé des enfants. Cette douce vie, je ne la mérite pas, mais je l’ai, et je n’ai aucune idée de comment la vivre. On m’a donné l’espoir et il me bouffe autant qu’il me fait vivre.

À nouveau, je ferme les yeux et je serre les mâchoires comme un fou. J’essuie mes larmes en essayant vainement de me calmer.

- « Je ne voulais pas te demander de choisir. Jamais je n’aurais fait une telle chose. Je sais que tu aimes Mick comme un fou. Mais je devais vérifier que tu n’avais pas déjà fait ce choix. Je… Tu es trop gentil Chad. Tu serais capable de rester avec moi juste pour ne pas me blesser…

Je plante mon regard dans le sien.

- «Chad, je t’aime comme un fou. Grâce à toi, j’ai appris à vivre, à aimer. J’ai réussi à dévoiler suffisamment de ma personne pour me faire des amis, de très bons amis. Grâce à ta morsure, j’ai fait un pas vers ma vraie nature. Je dois encore découvrir certaines choses, mais déjà, je ressens la meute et c’est merveilleux.

Je lui souris, même si je pleure encore, car c’est bel et bien grâce à lui.

- « Je t’aime. Je t’aime à en crever. Je t’aime et je…J’aimerais tellement que tout redevienne comme avant…mais je sais que ça n’arrivera pas. Je ne parle même pas de Mick, mais juste de toi et moi…Je n’arrive pas à…Tu n’as pas pu répondre Chad….et aujourd’hui, je ne sais pas moi-même quels mots pourraient me convaincre que c’est toi et non un mélange de gentillesse et d’égo qui me parle.

Je m’en rends compte moi-même. Je lui confesse ce que j’accepte enfin de voir en face. Je l’aime. Il est ma vie. Mais je ne mérite pas cette vie…Je ne mérite pas de vie…

- « Tout ce que tu pourrais dire aujourd’hui pourrait aussi bien être dictée par cette gentillesse qui refuse de me blesser, ou cet égo qui refuse de me partager…comme il le refusait…Je sais, je suis désolé, c’est injuste de te comparer à eux. Tu ne leur ressemble en rien. Tu es bon et aimant. Attentionné et protecteur. Je le sais, mais quoi que tu dises…quoi que je me dise…je ne peux faire taire ce doute qui souffle que c’est ton égo qui te dirige, qui te dit que tu es spécial, que tu n’es pas comme les autres loups… que tu peux aimer…posséder deux personnes…

C’est dans ce genre de moments que je regrette d’avoir quitté ma cage. Dieu sait que j’ai regretté ce choix à chaque fois que le pas traînant et lourd de Rob se faisait entendre à Boston. Avant, je supportais sans mal ces douleurs et ces humiliations. Elles étaient simplement mon quotidien. Aussi naturelles qu’un bol de Cheerios l’était à certains gosses le matin. Mais à Boston, ces visites m’ont simplement rappelé que je n’étais rien. J’ai connu la liberté et l’amour, je pensais que je pourrais supporter les cages et les visites comme je l’avais toujours fait…j’avais tort…et j’avais souvent regretté d’avoir connu le bonheur…

J’avais aussi souvent regretté ma décision de replonger, mais après je me souvenais de ce que j’avais découvert, de tout ce que je pouvais découvrir,…Alors que je fais fasse aujourd’hui à l’homme que j’aime, je regrette à nouveau le temps où je ne connaissais que ma cage. La douleur physique est tellement plus supportable que celle qui émane de mon cœur et de mon âme.

- « Est-ce qu’on pourrait parler de la maison plus tard ? Je …je te fais confiance pour l’arrangement des pièces et tout ça… Tu as su tomber juste une fois, je sais que tu sauras ce quoi faire à ce niveau-là…

J’attrape mon casque mais avant même de l’enfiler, je sais que je ne suis pas en état de conduire. Je le pose sur l’assise de l’engin et je m’accroupi et plonge mon visage dans mes mains dans l’espoir de me calmer. C’est peine perdue. J’abandonne rapidement l’idée de prendre la moto et je me mets en route vers les bois. Je ne sais pas comment me calmer. C’est Chad mon ancre. Comment on fait quand c’est l’ancre qui rend fou ? Non, ce n’est pas lui. C’est moi. Je suis fou. Je suis complètement fou….Merde ! Je dois… Je dois me calmer. Je dois encore le retrouver. Mais… je …sans Jay…et sans Chad…je…Je ne suis qu’un monstre….





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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]   Sam 6 Déc - 16:29

Ma douleur, ma souffrance


Jamais je ne me suis senti si mal à l’aise. Bordel Miya ! Mais à quel moment tu as grandi. Je l’ai quitté adolescent, il me revient en homme en à peine quelques poignées de jours. Je dois me faire violence pour calmer mon rythme cardiaque, pourquoi est-ce si difficile d’aimer ? J’ai fini par aborder le sujet tabou, celui qui fait que nous en sommes là tous les trois. Je ne peux me taire. Je ne cherche pas à me justifier, mais simplement à dire le plus honnêtement possible ce que je ressens et comment je perçois les choses. Peut-on mettre les choses à plat ? Y a-t-il une fin à cette douleur qui ne me quitte plus depuis ce jour-là ? Depuis l’earthquake ? Mes sentiments, mon envie de lui, me nouent le ventre. Je ressens un manque, un gouffre qui tend à me rendre fou. Me priver d’eux, c’est comme me retirer l’oxygène de l’air. C’est m’asphyxier lentement mais surement. Quand je lui dis que le problème n’est pas tant de savoir si je m’interposerais entre lui et Mick si celui-ci avait décidé de le tuer, mais plutôt de savoir ce que je ferais après que Mick l’ait tué, sa réponse me chavire le cœur.

- Qu’est-ce que tu ferais, hein ? Tu perdrais la tête ? Tu deviendrais fou de rage ? Tu te mettrais à le traquer ? Me dit Miya.

Oui, c’est certainement ce qui m’arriverait. L’inconcevable situation…

- Et ensuite ? Poursuit-il. Ensuite, tu le retrouverais, parce que tu es un loup puissant et que vous êtes liés. Et quand tu serais face à lui, tu aurais un moment d’hésitation parce que tu ne pourrais pas oublier combien tu l’aimes. Alors, il en profiterait pour t’expliquer pourquoi. Et tu le laisserais donner une explication, parce que tu lui devrais au moins ça, ou juste par amour.

La voix de Miya part dans les aiguës sous l’émotion, mais ses propos sont si cruellement justes… Je visualisais très bien cette scène imaginaire. Laissant Mick expliquer son geste, lui donnant une chance... Celle que je n’ai pas donnée à Miya.

- Et l’explication serait bonne, continue Miya. Alors tu ne pourrais pas le tuer. Peu importe tes sentiments pour moi, ce châtiment aurait été juste et que tu saurais que si ça avait été n’importe qui d’autres, tu l’aurais même aidé à accomplir sa vengeance ou quel que soit son excuse. Tu mettrais du temps à lui pardonner, mais finalement, le temps ferait bien les choses…Et…

- Miya…

Miya est ravagé par le chagrin. Je comprends le cheminement de ses pensées et ne peux malheureusement pas le contredire. L’autre jour, j’ai agi à l’instinct. J’ai protégé Mick à ses dépens. Et même s’il y a encore des zones d’ombre dans le passé de Mick, on sait tous les deux que l’homme que l’on connait aujourd’hui est quelqu’un d’intègre. S’il en venait à tuer Miya, la raison en serait tristement justifiée. Le souci n’est pas de savoir qui j’aime le plus ou le moins. Mais de reconnaitre que Mick et Miya sont des êtres radicalement différents. L’humain à qui on a trafiqué la mémoire et le monstre préfabriqué pour être impitoyable. Miya pousse les arguments, énonçant ce que jamais je ne pourrais formuler à haute voix. Ses larmes me déchirent car je suis impuissant à les faire cesser, je ne peux lui mentir, comme moi il perçoit les ratées que font le cœur dans ces moment-là.

- Je ne voulais pas te demander de choisir, poursuivit-il. Jamais je n’aurais fait une telle chose. Je sais que tu aimes Mick comme un fou. Mais je devais vérifier que tu n’avais pas déjà fait ce choix. Je… Tu es trop gentil Chad. Tu serais capable de rester avec moi juste pour ne pas me blesser…

Choisir ? C’est pourtant bien dans cette situation que je me suis retrouvé lorsqu’il a menacé Mick. Et oui, d’une certaine manière il a parfaitement raison, j’avais déjà fait mon choix. Pas consciemment, mais mon intervention instinctive est là pour le prouver. Je ne peux me cacher derrière la précipitation du moment, j’étais déterminé à aller jusque au bout. Un centimètre de plus et mes griffes déchiraient sa carotide. Le geste n’aurait pas été une erreur, mais bien le fruit d’un choix, le mien. A savoir lequel des deux je préserverais, lequel des deux j’abandonnerais. Je l’aime pourtant. Alors pourquoi ce choix impossible qui semble déjà acté ? J’ai mal de lui faire du mal.

- Je t’aime Miya…

Vole vole petite aile
Ma douce, mon hirondelle
Va t'en loin, va t'en sereine
Qu'ici rien ne te retienne


Mon cœur ne rate aucun battement, je suis sincère. Si j’appréhende le monstre qu’on a fait de lui, j’aime l’homme qu’il est, qu’il est finalement devenu. Malgré ses souffrances et toutes les horreurs commises.

- Chad, je t’aime comme un fou. Grâce à toi, j’ai appris à vivre, à aimer. J’ai réussi à dévoiler suffisamment de ma personne pour me faire des amis, de très bons amis. Grâce à ta morsure, j’ai fait un pas vers ma vraie nature. Je dois encore découvrir certaines choses, mais déjà, je ressens la meute et c’est merveilleux.

- Je ressens ce lien supplémentaire aussi…

Oui il fait maintenant partie de ma meute. Avec le départ prochain de Jaycee, cela s’est fait naturellement. Même son amitié avec Stiles n’est pas assez forte pour qu’il reste dans la meute de Scott, meute qu’il n’a jamais vraiment intégrée, bien qu’il ait toujours répondu présent pour aider. La suite de ces propos me blesse. Il y a un gout de fin qui me déplait.

Rejoins le ciel et l'éther
Laisse-nous laisse la terre
Quitte manteau de misère
Change d'univers


- Je t’aime. Je t’aime à en crever. Je t’aime et je…J’aimerais tellement que tout redevienne comme avant…mais je sais que ça n’arrivera pas. Je ne parle même pas de Mick, mais juste de toi et moi…Je n’arrive pas à…Tu n’as pas pu répondre Chad….et aujourd’hui, je ne sais pas moi-même quels mots pourraient me convaincre que c’est toi et non un mélange de gentillesse et d’égo qui me parle.

Mon égo ? Est-ce cela qui me fait mal à cet instant ? Car si c’est moi qui ai quitté Miya l’autre jour, là j’ai l’impression que c’est moi qui suis en train de me faire jeter. Il continue sur ma gentillesse, mais l’homme loup que je suis refuse ce qui se passe. Il est à moi ! Je me contredis, mais il m’appartient. Lorsqu’il me remet en cause, sur mon intégrité d’homme loup, sur ce que je pense être devenu, ma colère est grande, mais je n’ai pas à maîtriser le loup qu’il insulte. Car il n’y a plus de loup, ni d’humain. Il y a rien que moi.

- Je le sais, mais quoi que tu dises…quoi que je me dise…je ne peux faire taire ce doute qui souffle que c’est ton égo qui te dirige, qui te dit que tu es spécial, que tu n’es pas comme les autres loups… que tu peux aimer…posséder deux personnes…

Vole vole petite sœur
Vole mon ange, ma douleur
Quitte ton corps et nous laisse
Qu'enfin ta souffrance cesse


Seul l’amour que j’ai pour lui m’empêche d’essayer de le dominer, d’imposer mon aura. Oui ma gentillesse me perd. Je me tais et ne réponds pas. Pour ses p*tains de doutes, j’ai jeté mon bonheur aux orties. Pour sa foutue question si…. injuste, mon cœur est en miette, comme celui de Mick et celui de cet abrutit de japonais. J’ai mal, je l’aime, mais je n’ai que des mots durs à lui dire. A force de me coller ce choix sous le nez… Pourquoi se torture-il pour des situations improbables ?

Va rejoindre l'autre rive
Celle des fleurs et des rires
Celle que tu voulais tant
Ta vie d'enfant


- Est-ce qu’on pourrait parler de la maison plus tard ? Je …je te fais confiance pour l’arrangement des pièces et tout ça… Tu as su tomber juste une fois, je sais que tu sauras ce quoi faire à ce niveau-là…

- Ok.

Vole vole mon amour
Puisque le nôtre est trop lourd
Puisque rien ne te soulage
Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l'as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t'envoler


Je fais un vague signe pour signifier que cela me convient. Mais pourquoi ai-je provoqué cette entrevue, si c’est pour en arriver à cette finalité ? Je sens que Miya est ravagé, mais à cet instant précis, je n’arrive pas à éprouver de la compassion, sinon de taire ma colère. Miya se retourne vers sa moto pour finalement l’abandonner et fuir vers la forêt. Sans m’en rendre compte je froisse le plan que je tiens toujours à la main. Comme Derek, Miya remet en cause ma capacité à aimer deux personnes à la fois. Si lui n’y croit pas non plus, pourquoi devrait-on être trois à souffrir ? Je ramasse les feuilles qui sont tombées au sol. Miya a raison, j’ai déjà en tête les plans des modifications. Je souhaitais juste l’impliquer dans sa maison, sa vie.

Alors que je pensais avoir pris les devants, j’ai le sentiment de m’être fait quitter. Ma peine est immense, comme ma colère. Ma foutue gentillesse qu’il semble me reprocher vient de lui sauver d'une cuisante poursuite. Il est peut-être agile et rapide. Mais contre un loup vexé et en colère…

La portière de la Toyota claque dans un bruit de ferraille. J’ai envie d’une autre caisse. Ce soir j’appellerai mon père pour savoir de quel budget je pourrais disposer. Sans aller à une Camaro comme Mick, mon « égo » a besoin d’une puissance visible. Et puis, pourquoi pas une Camaro en fait… Le coupé SS et son moteur de 6,2 litres… Depuis que j’étais monté dans la voiture de Mick, j’étais tombé sous le charme de cette voiture. Et le modèle blanc avec le capot de couleur noir mat me semblait être le pendant du style de mes chemises.

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MessageSujet: Re: Earthquake - The big one [PV Chad & Miyavi]   Sam 6 Déc - 16:30

Suite ici avec Chad, Miyavi, Mick, Derek, Ruby Peter
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