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 Prise de contact, Feat Parrish

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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 7 Mar - 22:01



Prise de contact


Feat :  Jordan Parrish

Cinq minutes que j’étais garée sur le parking qui jouxtait le poste de police. Ce n’était pas de la timidité de ma part quant à mon arrivée dans ma nouvelle affectation, mais une patiente étude des lieux. J’observai les allées venues. Jaugeais les gens qui passaient, badauds, victimes et policiers, je m’amusai à trouver la raison de leur présence rien qu'à l’expression de leur visage. Lui vient de se faire voler quelque chose, ce flic est passablement énervé avec ce qui semble être un chauffard, cette femme est certainement battue pas son mari, si j’en crois sa capuche qui lui masque une partie du visage alors que l’air est doux et ses yeux cachés par de grandes lunettes de soleil.

Je range mon ordre de mission que j’avais sorti plus par automatisme que pour une réelle vérification et sortis de ma voiture. J’ajustai ma veste, je sentais mon arme calée au creux de mes reins dans son holster. Je dus me plaquer contre la façade au passage d’une voiture de patrouille qui partait toute sirène dehors pour une intervention visiblement urgente, puis je repris ma route en étant attentive. Beacon Hills est une ville de taille moyenne, mais sa police semble bien occupée, certainement en sous-effectif comme partout.

Une fois à l’intérieur du poste de police, je dus attendre mon tour. Le planton à l’accueil aiguillait les gens, et certains visiteurs ne semblaient pas vouloir comprendre que le planton ne réglerait pas lui-même leur affaire. Dans un coin, assis sur un banc, un jeune adulte, visiblement un dealer attendait qu’on s’occupe de son cas. A sa façon qu’il avait de regarder la porte de sortie, je comprenais qu’il attendait juste le moment propice pour fausser compagnie à l’agent de police qui l’avait amené. L’occasion se présenta une poignée de minutes après où il poussa fort sur ses jambes pour partir en sprint. Il se mangea le montant de la porte… Je l’avais attrapé par le col et poussé sans son élan. Le policier récupéra son prévenu avec des mots confus. Je lui montrai ma plaque, ce qui me valut de pouvoir doubler tout le monde.

- Le shérif est en intervention, me dit le planton. Attendez dans la salle là-bas, j’appelle son adjoint.

Je le remerciai et allai à l’endroit indiqué. Une table centrale semblait servir pour différentes choses comme des réunions communes ou pour des moments de pause comme le prouvaient des ronds de café laissés par des tasses trop remplies ou mal lavées. Je restais debout à contempler les avis de recherches qui étaient placardés aux murs. Quand un raclement de gorge me fit me retourner. L’homme qui me faisait fasse était parfaitement sanglé dans son uniforme. Le nom sur sa poitrine me renseignait sur son identité « J. Parrish ». Il avait de magnifiques yeux verts. J’arrêtais là le détail de sa personne et me présentai en lui montrant ma plaque.

- Fiona Ferjones du bureau fédéral, je prends mes fonctions aujourd’hui dans votre comté.

Il saisit la main que je lui avais tendue. Sa poignée de main était ferme et franche. Alors que je le suivais dans son bureau je me questionnai pour savoir si ce Jordan Parrish comme il venait de se présenté était au courant pour le folklore local. Avant d’aller voir ce qui courrait dehors, je devais savoir sur qui m’appuyer ici.







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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Dim 8 Mar - 15:53








Prise de contact ou prise de karaté ?



Stilinski était d’une humeur massacrante aujourd’hui… Il faut dire que la plupart de nos ennuis disons.. Spéciaux avaient plus ou moins atteint un seuil critique depuis quelques temps… Le fait que nous soyons tous les deux au courant de certaines choses ne nous facilitait pas la vie, bien au contraire. Pour ma part, je sentais également que quelque chose m’affectait.. Parfois, je devais vraiment prendre sur moi pour me calmer alors qu’une colère froide.. non.. Une colère brulante semblait parcourir mes veines.

Nous avions survécus à un cauchemar. Le fils du chérif y avait laissé des plumes. Pauvre gars. Il me faisait rire, il avait un humour très particulier et communicatif… Mais dernièrement il semblait toujours triste… Son séjour à l’hôpital avait été vraiment éprouvant. J’avais apporté tout mon soutien à son père, mais tous les soutiens du monde ne peuvent guérir de cette crainte de perde un être cher.

Non. Le vrai problème, aujourd’hui, c’est que tous les délinquants à la petite semaine, et autres petites frappes s’étaient visiblement donné le mot pour nous rendre chèvre. J’en étais à mon 4ème rapport de la journée, et elle était loin d’être finie, cette journée. Les dépositions s’enchainaient à un rythme fou, mais j’avais pris ma vitesse de croisière… Mes compétences en informatique avaient grandement facilité mon intégration au sein du bureau, car j’avais assez rapidement mis en place un système d’indexation et d’archivage qui rendait la vie plus plaisante à tout le monde.. Enfin en tout cas à ceux qui devaient se taper ce genre de tâches. Le pauvre Harry.. C’était bien Harry ? Bref, le type à l’accueil faisait comme il pouvait pour diriger les gens, je le plaignais presque… presque…

J’étais en train de me dégourdir la nuque et les phalanges lorsqu’on m’appella. On avait en effet une nouvelle personne annoncée, et on m’indiqua que je devais l’accueillir. Cela faisait effectivement partis de mes tâches, et je me remémorai d’ailleurs avec nostalgie ma propre arrivée. Dire que j’avais cru pouvoir accéder à une vie stable et tranquille… Mon précédent travail, à l’armée me manquait presque…

Une jeune femme, très élancée, svelte et visiblement athlétique attendait, assise. Je signalais ma présence par un raclement de gorge discret. Lorsqu’elle se retourna, je vis qu’elle me détaillait des pieds à la tête. En quelque secondes, elle semblait s’être fait une idée de ma personne. Une pro. Tout dans son attitude le signalait. Détendue mais sur le qui-vive, démarche souple, regard qui parcourait toute la pièce, s’arrêtant sur les avis de recherche. Elle piquait ma curiosité.

- Fiona Ferjones du bureau fédéral, je prends mes fonctions aujourd’hui dans votre comté. Me dit-elle, me tendant la main.
-Jordan Parrish- fis-je, tapotant mon badge, avec un sourire en coin.
-vous voulez à boire quelque-chose ? Thé ? Café ? Je vous préviens, on l’a appelé « Lazare lève-toi », ici… Il réveille, c’est sûr !  Après qu’elle m’eut fait sa commande, je revins très vite, non sans lui avoir précisé
-je suis à vous tout de suite,  assortis de mon plus beau sourire. J’aurais pu charger quelqu’un d’autre d’aller chercher nos deux boissons, mais je n’aimais pas embarrasser mes collègues avec un truc aussi trivial, et puis ça me faisait plaisir de m’occuper des gens, de toutes façons..

M’installant de nouveau face à elle, je la laissait détailler les lieux, avant de lui demander une précision.
-Alors, mademoiselle Ferjones, qu’est-ce qui vous amène dans notre trou paumé.. Oh, vous n’inquiétez pas, on a, malheureusement, beaucoup à faire dans le coin… Pas le temps de s’ennuyer… J’étais assez curieux de connaitre son affectation, et d’où elle venait, mais j’étais également suffisamment bien élevé pour la laisser dire ce qu’elle voulait. Ce n’était pas un interrogatoire…

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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Dim 8 Mar - 16:50



Future prise de tête or not ?


Feat : Jordan Parrisk

Le beau gosse de service, car autant appeler un chat, un chat me proposa une collation en bon gentleman.

- Vous voulez à boire quelque-chose ? Thé ? Café ? Je vous préviens, on l’a appelé « Lazare lève-toi », ici… Il réveille, c’est sûr !

- Alors d’accord pour un Lazare lève-toi répondis-je avec un sourire.

- Je suis à vous tout de suite. Dit-il en ressortant du bureau.

Nous faisons tous les deux un métier où parfois on est obligé de tourner à la caféine si on veut tenir le rythme. Que ce soit pour boucler un dossier ou ne pas s’endormir lors d’une planque. L’adjoint Jordan Parrisih marqua un point dans mon estime quand il alla chercher lui-même les cafés au lieu de déléguer la tâche à un subalterne. Ce gars avait un certain sens du savoir vivre et le respect de ses collègues. J’appréciais d’autant plus que j’étais habituée aux goujats abusant de leurs prérogatives. Rien dans l’attitude de l’agent ne laissait penser qu’il pouvait être au courant des affaires qui m’intéressaient. Mais il y avait trop de choses étranges à Beacon Hills pour que certaines affaires ne le dérangent pas d’un point de vue de simple logique. Une logique qui se mettait en place dès qu’on y insérait la composante « surnaturelle ».

- Alors, mademoiselle Ferjones, qu’est-ce qui vous amène dans notre trou paumé... Oh, vous n’inquiétez pas, on a, malheureusement, beaucoup à faire dans le coin… Pas le temps de s’ennuyer…

Je souris au « Mademoiselle », les gens sont incapables de me donner un âge. Et je ne serais pas honnête si je n’avouai pas en être flattée. Je ne répondis pas immédiatement, prenant le temps de tremper mes lèvres dans le breuvage noir goudron.

- En effet, c’est un sacré remontant, cela me donnerait presque des ailes ! Dis-je en riant en pensant au tatouage qui ornait mes épaules.

Je scrutai l’officier de police. J’avais carte blanche quant à ma manière d’aborder ma tâche et les gens impliqués. Je ne devais pas me tromper sur mon interlocuteur et sa sensibilité sur les choses « anormales ». Le FBI était généralement assez mal vu dans ce genre d’unités provinciales. Les flics locaux n’aimaient généralement pas qu’on viennent leur dire comment travailler…

- J’ai la délicate tâche de devoir mettre mon nez dans vos affaires non classées. Dis-je.

Je vis le sourire de Jordan Parrish se crisper un peu. Et jugeai que l’homme était d’envergure à recevoir les informations brutes. J’enchaînai donc de manière factuelle et sans animosité.

- Beacon Hills affiche un taux de dossier non classé anormal. Je suis donc là pour en définir la cause.

Je le regardais franchement dans les yeux. Il savait parfaitement quels étaient les axes premiers de mes recherches. Cela commencerait par l’intégrité du personnel, leur compétence et éventuellement un manque d’effectif vis-à-vis du taux de criminalité de la ville. Ça c’était le boulot basique d’un fédéral. Je savais pertinemment quelle était la cause de ce taux élevé. Mes ordres étaient clairs : remettre Beacon Hills dans la moyenne nationale, traiter les dossiers, les classer. Facile à dire… la difficulté allait être de justifier de manière « normale » ce qui était d’origine surnaturelle. Il semble que je pouvais avoir un appui de la part du shérif, mais il n’était pas seul et ne pouvait certainement pas tout… cacher.

- Éprouvez-vous des difficultés à résoudre vos affaires… Jordan ? Je peux vous appelez par votre prénom ?

J’espère qu’il ne s’en formalisera pas, car il y avait des chances que je lui colle au train. Sa présence masculine était agréable, et c’était un plus car le travail qu’on allait devoir faire allait être plus que fastidieux et… dangereux. Et au moins celui-là devrait pouvoir courir plus de cent mètres sans s’écrouler comme le dernier flic que j’avais dû épauler pour coincer un simple dealer.









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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 9 Mar - 11:44








Prise de contact ou prise de karaté ?



J’étais agréablement surpris par l’attitude de mon interlocutrice.. J’avais bien noté ce qu’elle m’avait dit pour se présenter, et je sais que Stilinski m’aurait dit que ça sentait les embrouilles à plein nez… Bureau fédéral, rien que ça… Dans un trou paumé comme ici, ça ne sentait pas bon du tout… Se pourrait-il qu’il y ait un rapport avec les affaires disons.. Spéciales qui commençaient à devenir la norme dans le coin ? Je n’étais pas à l’aise avec cette idée. Moi-même, j’avais clairement eut l’impression d’être attiré a Beacon Hills, pour une obscure raison… Je ne me sentais pas spécialement d’accointance avec les environs, et pourtant j’avais envie d’être là. Le simple fait d’utiliser ce mot « envie », ne me ressemblait guère concernant mon implication personnelle… Après tout, j’avais tout ce qu’il me fallait avant, dans l’armée. J’aimais l’adrénaline, le risque, surtout quand ça signifiait aider des gens…

Je n’arrivai pas à lui donner un âge, ce qui était généralement le cas des gens avec moi également. Elle avait l’air jeune, mais elle agissait avec plus d’expérience que ne le laissait supposer son physique. Elle avait sourit à mon « mademoiselle », mais elle n’avait clairement pas, pour moi, le physique d’une « madame ». Elle était jeune, du moins à mes yeux. Elle prit le temps de siroter le café, mais je savais que l’amertume du breuvage passait au bout de la deuxième lampée, pour laisser place à un arôme certes fort, mais nuancé.

- En effet, c’est un sacré remontant, cela me donnerait presque des ailes !. Je souriais également à son commentaire. Après m’avoir observé un moment, ce qui me fit un peu rougir, elle ajouta :

- J’ai la délicate tâche de devoir mettre mon nez dans vos affaires non classées.

Je fis une petite moue de connivence, et m’asseyais face à elle. Je m’attendais un jour ou l’autre à avoir ce genre de conversation. En fait, j’en avais eu une à peu près équivalente avec le chérif, aussi, sans aller jusqu’à dire que j’étais rodé, j’étais tout de même en terrain familier. Le FBI hmm ?

-oh… je vois…Vous savez alors sans doute qu’elles commencent effectivement à être… disons… un peu plus fréquente que la moyenne, dans les environs. C’était à mon tour de l’observer attentivement. Que savais-t-elle de tout ça ? Elle ne pouvait surement pas débarquer ici comme par hasard, et être totalement étrangère à ces phénomènes qui perturbaient maintenant mon quotidien d’adjoint au chérif… J’étais d’une nature franche et peut être un peu naïf, mais les récents évènements m’avaient mis du plomb dans l’aile, aussi je cultivais une certaine prudence.. D’un autre côté, elle allait devenir une collègue de travail, et je ne pourrais surement pas lui cacher longtemps les problèmes qu’on avait dans le coin… Stilinski allait faire une attaque… J’imaginais déjà sa colère…

Elle me confirma mon assertion
- Beacon Hills affiche un taux de dossier non classé anormal. Je suis donc là pour en définir la cause.
Bingo !... Et sans la connaitre, j’imaginais volontiers le genre de fouineuse qu’elle pouvait être, le genre à ne jamais lâcher sa proie…
Je la regardais dans les yeux, et elle fit de même. Inutile de jouer aux faux fuyants avec elle, ça ne prendrait pas. Je me renfonçais un peu dans mon siège, jouant avec un stylo, déterminant jusqu’où je pouvais aller avec elle.

- Éprouvez-vous des difficultés à résoudre vos affaires… Jordan ? Je peux vous appelez par votre prénom ?
Je riais…
-oui.. Et oui… Je regardais à droite et à gauche…
-Bon, venez dans mon bureau… Inutile de faire des dégâts colatéraux.. IL y a suffisamment de jeunes esprits dans cette ville, vous n’imaginez pas à quel point ils sont inventifs pour collectionner les ragots. Votre simple arrivée doit déjà alimenter des plans machiavéliques pour tout savoir sur vous… Je pensais à Stiles et sa manie agaçante qu’il avait de se mêler systématiquement des enquêtes. Mais il était tellement drôle que ça passait.. Presque.

Une fois arrivé dans mon bureau, ou, effectivement, on pouvait voir accrocher un certain nombre d’affaires disons.. Particulières au mur, je refermais la porte, et inspirait un grand coup.

-à mon ancien boulot, on m’appelait « les pieds dans le plat »… Alors allons-y, en souvenir du bon vieux temps… Vous avez une idée assez précise de ce que sont nos affaires non classées, je me trompe ? Si nous allons dans cette direction, il faut que vous soyez consciente que vous serez dans la m… Pardon.. Dans les ennuis également… Disons, pour faire dans le mystérieux, que nous n’allons pas toujours utiliser des principes euclidiens dans la résolution de certaines équations…

Je la regardais, conscient que je m’aventurai sur un territoire glissant, mais à vrai dire je commençais à désespérer sur ces éléments. Surtout depuis que stiles et d’autres avaient faillis y laisser la peau… Je n’étais tout simplement pas de taille à subir une autre attaque surnaturelle sans y laisser des plumes.. Une autre personne de plus dans la « confidence » ne pouvait pas faire de mal..
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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 9 Mar - 18:38



Prise de contact


Feat : Jordan Parrish 

Quand je lui annonçai avec le plus de tact possible que je venais par la force de mes prérogatives mettre mon nez dans leurs affaires, Jordan Parrish sembla plus résigné que froissé d’une telle intrusion. Cette première entrevue n’était pas seulement un échange verbal. Il me jaugeait comme je le faisais de même. Je lui suis gré de ne pas monter sur ses grands chevaux comme dans beaucoup d’autres offices où la première approche m’avait souvent couté des noms d’oiseau sur les fédéraux en général et les femmes flics en particulier. Le deputy Jordan Parrich me semblait être un homme qui avait l’intelligence du terrain et une bonne capacité à s’adapter à toute situation.

- Oh… je vois…Vous savez alors sans doute qu’elles commencent effectivement à être… disons… un peu plus fréquente que la moyenne, dans les environs.

Un silence se fit. Ce n’était pas un de ses moments de gêne, mais plutôt une pause. A son tour, il m’observait, je ne m’en offusquai pas. Il fallait qu’il se fasse sa propre opinion de moi, celle qu’on fait à l’instinct et qu’il est très difficile à changer par la suite. Je n’étais pas mal à l’aise car bien rodée dans ce job très intrusif, mais je n’arrivais pas non plus comme une conquérante. On n’obtient rien de bon par l’arrogance. Son intervention me donnait déjà un élément. Ils n’avaient pas plus de mal à classer leur dossiers, mais plus d’enquêtes inclassables. La nuance avait son importance. Beacon Hills semblait bien devenir un épicentre aux affaires « hors catégorie ». Jordan Parrish ne démentait pas la situation, cela aurait été par ailleurs stupide, mais les idiots foisonnent dans les postes de police malheureusement.

- Éprouvez-vous des difficultés à résoudre vos affaires… Jordan ? Demandai-je. Je peux vous appelez par votre prénom ?

- Oui.. Et oui… me répondit-il en riant.

Une approche amicale un peu plus informelle pouvait faire basculer l’hésitant à s’ouvrir plus. Je ne sais pas si cela eut l’effet escompté ou s’il avait déjà décidé de coopérer, mais il m’invita dans son bureau.

- Bon, venez dans mon bureau… Inutile de faire des dégâts latéraux... Il y a suffisamment de jeunes esprits dans cette ville, vous n’imaginez pas à quel point ils sont inventifs pour collectionner les ragots. Votre simple arrivée doit déjà alimenter des plans machiavéliques pour tout savoir sur vous…

- Vous n’imaginez pas les réactions que je peux provoquer lorsque je me pointe avec mon insigne du FBI dans un poste de police comme le vôtre Jordan. Ajoutez une femme derrière l’insigne et vous avez un mélange explosif, répliquai-je avec un sourire pour adoucir mes propos.

Son bureau avait l’ambiance des affaires en cours, et du travail d’investigation. Sur un panneau d’affichage en liège étaient épinglées des photos de gens, généralement on évitait les clichés trop sanguinolents qu’on laissait soigneusement à l’abri d’une chemise cartonnée. Il y  avait aussi des photos de lieu, des punaises colorées sur une carte de la région. Le clic de la porte me sortit de ma contemplation. Je posai une demi-fesse sur un meuble bas de rangement encombré de dossier, et regardai le policier.

- A mon ancien boulot, on m’appelait « les pieds dans le plat »… Alors allons-y, en souvenir du bon vieux temps…

- « Les pieds dans le plat » ? Voilà un drôle de surnom. Moi c’était « la chieuse »….

Je l’interrogeai sur cet ancien travail. J’appris ainsi qu’il était dans l’armée avant de venir ici et qu’il avait des compétences en déminage. Pourquoi un homme qui semble aimer l’action et l’adrénaline est venu s’enterrer dans ce bled qu’est Beacon Hills ? Car rien ne laisse préjuger qu’en réalité, il y a effectivement de l’action et que côté adrénaline, il y a moyen d’avoir sa dose hebdomadaire. Je notai pour moi-même de regarder les états de services de cet homme et comprendre ce qui l’avait motivé pour demander son affectation en ces lieux.

- Vous avez une idée assez précise de ce que sont nos affaires non classées, je me trompe ?

J’inclinai légèrement la tête, lui laissant loisir d’interpréter ce geste comme il le souhaitait.

- Si nous allons dans cette direction, il faut que vous soyez consciente que vous serez dans la m… Pardon… Dans les ennuis également… Disons, pour faire dans le mystérieux, que nous n’allons pas toujours utiliser des principes euclidiens dans la résolution de certaines équations…

Je souris à son analogie avec l’espace géométrique comme on le défini habituellement : un espace borné ou non, mais où les métamorphes n’ont pas leur place. J’ouvris ma mallette, dédaignai mon ordre de mission au profit d’un dossier à la chemise jaune. Sur la face s’étalait l’étiquette réglementaire qui donnait un numéro de dossier, le nom de la ville que cela concernait, c’est à dire Beacon Hills.

- Je suppose que vous faites référence à ce genre d’affaire, dis-je en posant le dossier sur son bureau et en l’ouvrant.

Le premier document visible était assez gore, c’était un cliché pris par le médecin légiste. On y devinait un corps de ce qui avait dû autrefois, être une femme. Un regard vers Jordan m’apprit qu’il reconnaissait l’affaire.

- Mon service s’est procuré un double du dossier, expliquai-je.

Je récitai à voix haute les éléments de l’affaire : Nelly Portman, femme de type caucasien de 28 ans, serveuse dans un bar. Retrouvée morte dans le fossé d’un chemin forestier par Duncan Grant, un sexagénaire qui a l’habitude de se promener par là. L’heure du décès a été estimé entre une heure et une heure trente du matin. La météo donnait une nuit claire, pas de nuage et une lune à son apogée. Les analyses biologiques révèlent une alcoolémie légère et un reste de pizza dans son estomac. Autre signe particulier… la pigmentation de ses cheveux. Cette femme était aussi brune que moi. En l’espace d’une nuit ses cheveux sont devenus blancs comme la neige. Seul un fort traumatisme ou une très grande frayeur peuvent expliquer ce résultat. Les marques sur son corps ressemblent à des morsures et des griffures faites… par un loup. Le problème : il n’y a pas de loup en Californie. Le puma est l’animal qui se rapproche le plus côté gabarit, mais… sa mâchoire ne correspond pas.

- Est-ce ce genre d’affaire qui vous fait sortir de l’espace euclidien Jordan ? Avez-vous une idée du coupable et si oui qui dans le poste de police a connaissance de cette hypothèse. Et enfin… comment vous vous positionnez par rapport à tout ça ?

Il fallait que j’évalue le nombre de personne au courant et leur avis sur la question. Jordan Parrish était-il un ami des animaux… ou un chasseur.








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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mer 11 Mar - 12:35








Prise de contact ou prise de karaté ?



Je devais me douter que tôt ou tard quelqu’un serait venu fourrer son nez dans nos affaires. Si ça ne tenait qu’à moi, cela aurait fait longtemps que les affaires en questions auraient été remuées. Je ne trouvais en effet rien de plus frustrant que de devoir « classer » certaines affaires, en sachant pertinemment qu’il y avait derrière ça un phénomène surnaturel ou en tout cas quelqu’un qui y était lié d’une façon ou d’une autre. Ça avait été dur pour Stilinski d’admettre que son fils et ses amis trempaient la dedans, et encore plus dur de faire les distinctions entre les différentes pièces de l’échiquier que son fils avaient mises en place, avec son système de couleurs… J’avais déjà eu du mal à accepter que les loups garous existent. Il avait fallu ensuite que je comprenne qu’il y avait les « bons » loups garous et les « mauvais ».

Et parmi les « bons » il fallait ensuite comprendre que la lune pouvait leur jouer des tours et les rendre dangereux sans que ce soit réellement leur faute… Le plus dur était venu ensuite. Des démons… Des banshees… Et quoi encore ? Je n’osais imaginer ce qui nous attendait encore par la suite… Scott et stiles avaient été la clef, pour moi, pour comprendre que tout n’était pas aussi simple et qu’on ne pouvait pas catégoriser aussi facilement les êtres surnaturels…

Cette Fiona me laissait le temps de digérer son arrivée, et ce que cela impliquait. Sans doutes des heures de paperasseries, ainsi que l’enquête qu’elle allait devoir mener sur nous. La vrai question que je me posais, c’était plutôt jusqu’à quel point elle se doutait de la situation… Si elle connaissait les composantes surnaturelles, son aide serait la bienvenue. Sinon, nous allions avoir quelques ennuis, et ce qui était inexplicable allait devenir de l’incompétence, avec ce que cela impliquait pour nos carrières à court terme..
Comme je m’y attendais, son regard incisif et précis avait rapidement fait le tour des éléments posés sur les murs, elle s’appropriait les données à grande vitesse. On n’était pas au FBI pour rien…
- Vous n’imaginez pas les réactions que je peux provoquer lorsque je me pointe avec mon insigne du FBI dans un poste de police comme le vôtre Jordan. Ajoutez une femme derrière l’insigne et vous avez un mélange explosif, me dit-elle, dans le même ton que j’avais employé moi-même plus tôt.
-hon-hon… Je me doute… Moi-même je passe toujours pour « le p’tit jeune », et il est très dur de se défaire d’une image qu’on vous colle à la première occasion… Je suis plus vieux que ce que l’on pourrait croire, pas facile d’assoir une autorité dans ses conditions. Bref…

Après m’avoir confié son surnom, la chieuse, comme elle s’était surnommée, écouta patiemment mes explications quant à mon ancien poste au sein de l’armée… Nous savions tout deux que c’était comme touiller du café avant de l’avaler, pour retarder le moment…
- Je suppose que vous faites référence à ce genre d’affaire me dit-elle, alors que je suggérai des spécificités à nos affaires non classées. Ma curiosité fut piquée à vif alors qu’elle déballait un dossier sur le bureau, annonçant toutes les composantes…

Je connaissais cette affaire… Enfin.. pas les détails, justement, c’est pourquoi elle n’avait pas encore été élucidée. J’avais bien entendu mon idée mais comment mettre dans un rapport « attaquée par un loup garou » sans perdre immédiatement son poste et toute possibilité de retrouver un travail dans les forces de l’ordre par la suite.
Je hochai donc la tête à sa question, et regardait pour la Nième fois les photos, mais rien ne m’avait échappé, du moins l’estimai-je…
- Est-ce ce genre d’affaire qui vous fait sortir de l’espace euclidien Jordan ? Avez-vous une idée du coupable et si oui qui dans le poste de police a connaissance de cette hypothèse. Et enfin… comment vous vous positionnez par rapport à tout ça ?

Et bien, on ne pouvait pas dire que ma nouvelle « collègue » faisait dans les allusions et les détours verbaux… Je mâchouillai un peu mon stylo avant de répondre.
-oui, je fais exactement allusion à ce genre d’affaires… Quant à mes idées sur le coupable, je ne puis rien affirmer. Par contre, son type, oui, j’ai des idées. Et vous, moi, ainsi que le chérif sommes les seuls à ma connaissance à connaitre ce genre de détails disons… spécifiques..
En vérité, il y avait bien Ruby, mais autant notre relation de travail avec Silinksi était établie, et se basait sur une confiance mutuelle concernant les loups et autres banshees, autant pour Ruby c’était encore trop flou pour que je l’implique la dedans. De toute façon, la « fouineuse » irait surement lui demander elle-même, donc je laissai toute latitude à ma collègue adjointe pour réagir comme elle l’entendait. Quant à moi, il était rare que je me débine, et je n’allais pas commencer maintenant.

Je soupirai.
-je vai être franc, miss Ferjones. On est en pleine science-fiction. Si je vous parle de Lycans, ça devrait vous orienter sur le type d’individu que je soupçonne dans cette affaire. Mais on n’est pas dans un compte pour enfant, ou dans un film pour midinette comme twilight… Les lycans existent, et il serait idiot de tenter de les ranger dans une case préétablie.
Je fis une pause, le temps de m’étirer, mes muscles me faisant mal à cause de longues heures passées à faire de la paperasserie.
-De ce que j’ai pu voir ou déduire, il y en a de plusieurs sortes. Certains se contrôlent et sont des vraies saloperies. Pour ceux-là, je n’aurais aucune pitié si j’en rencontre un et si je survis à cette rencontre. Il y a aussi ceux qui sont « nouveaux nés » en quelque sorte, et qui ne se contrôlent pas du tout, surtout les soirs de pleine lune, comme vous l’avez mentionné dans ce dossier. Je ne dis pas qu’il faille tout leur pardonner, mais ils ne sont pas vraiment responsables de ce qu’ils font… Mais la plupart du temps, ils ne tuent pas des gens, ils sont juste désorientés, et peuvent même blesser. Ils sont même souvent conscients de leur problème, et s’attachent eux même ou demandent à une connaissance de le faire, afin de s’empêcher de commettre des … erreurs.

Je fis craquer ma nuque, et observait, pensif, mon interlocutrice…
-et enfin, il y a ceux qui se contrôlent, et qui ne nous souhaitent aucun mal. Ceux-là, même si j’en ai vu peu, sont même dévoués à notre cause, et s’avèrent bien plus humains que certains d’entre nous. Voila, vous connaissez mes sentiments à leur égard… Je me dois quand même d’ajouter qu’ils ne sont pas les seules .. particularités du coin.. Pour cette dernière catégorie, je ne sais pas quoi penser… Nous avons subis des attaques mortelles ici, et j’ai à la foi peur de ce que sont ces autres choses, et en même temps je suis déterminé à leur barrer la route si elles revenaient….
Je m’accoudai à mon bureau, bras en arrière, guettant la réaction de Fiona.

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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mer 11 Mar - 15:38



Prise de contact


Feat :   Jordan Parrish

L’adjoint passa derrière son bureau avant de me répondre. Nous étions tous deux à avancer prudemment, analysant les réponses de l’autre, ce qui se cachait derrière les allusions. Ni lui, ni moi, ne pouvions prendre le risque de parler franchement. A chaque début de mission c’était pareil et différent aussi suivant mon interlocuteur. Avec Jordan, il me semblait que cela allait être simple. Qu’il n’allait pas me sortir l’éternel « Vous n’allez pas me croire, mais… » Oh si je les croyais et c’était même étonnant que le grand public ne soit pas déjà au courant. A croire que les hommes ont les œillères qu’ils veulent bien avoir.

- Oui, je fais exactement allusion à ce genre d’affaires… Quant à mes idées sur le coupable, je ne puis rien affirmer. Par contre, son type, oui, j’ai des idées. Et vous, moi, ainsi que le shérif sommes les seuls à ma connaissance à connaitre ce genre de détails disons… spécifiques.

Je l’écoutai attentivement, enregistrant les informations qu’il me donnait, et celles qu’il ne donnait pas explicitement mais qui en découlaient. Il était encore dans la prudence des métaphores. Je ne disais rien, me contentant de hocher la tête pour affirmer que je suivais bien ses propos.

- Je vais être franc, miss Ferjones. On est en pleine science-fiction.

Je lui souris doucement. Le surnom de « pieds dans le plat » lui allait à merveille. Je n’allais pas m’en plaindre car cela faisait avancer notre prise de contact qui aurait pu perdurer sur des semaines voir des mois si Jordan n’était pas aussi impulsif. Je devinai sans mal qu’il bouillonnait intérieurement sur ses affaires qu’il ne pouvait traiter de manière conventionnelle.

- Si je vous parle de Lycans, ça devrait vous orienter sur le type d’individu que je soupçonne dans cette affaire. Mais on n’est pas dans un conte pour enfant, ou dans un film pour midinette comme Twilight… Les lycans existent, et il serait idiot de tenter de les ranger dans une case préétablie.

J’avais fini par prendre une chaise pour la retourner et m’asseoir dessus à califourchon, les avant-bras posés sur le dossier. Quant à une case prédéfinie… c’est clair que j’avais mis du temps à savoir comment classer les cas auxquels j’avais eu à faire. L’unité 51 avait un classement propre qui étonnement ne se faisait pas par type de surnaturels mais par type de légendes. Ceux de mon service qui avaient mis en place cette classification n’étaient pas dénués d’un certain sens de l’humour. Il en fallait une bonne dose pour résister dans ce travail très particulier. On avait donc les X-files pour tout ce qui semblait venir de l’espace en référence à la célèbre série avec l’inimitable Fox Mulder. « Fox » était d’ailleurs le surnom de mon collègue qui s’occupait de cette partie. Suivaient les olympiens, les celtes, les nordiques, les Djinn, les médiévaux, les contes, les divinités (hors Grèce), les légendes orientales, les numériques, les précolombiens, les antédiluviens, les démons et ainsi de suite. Les loups garous appartiennent aux médiévaux en relation avec le pic culminant de leur apparition. D’ailleurs beaucoup de démons de l’époque étaient des garous. De toute manière, il y avait de quoi attraper un sacré mal de tête pour essayer de ranger tout ce petit monde dans une case précise.

- Il faut pourtant bien les ranger dans une case… intervins-je même si celle-ci restera officieuse. C’est plus simple pour savoir comment agir.

Jordan s’étira, il était visiblement désireux de pouvoir travailler sur ces affaires de la même manière que sur les autres, avec  une méthodologie adaptée et rigoureuse. Ce qu’il ne pouvait pas faire car il était bien seul avec le shérif face à tout cela. Finalement, il me lâcha ce qu’il savait pour les lycans. Son analyse était pertinence. Comme partout, il y avait des bons et des méchants. Ce qui était plus délicat ici c’est que la frontière entre  ces deux groupes était floue et très versatile.

Il fut honnête et parfaitement clair quant à sa position. Il était un représentant du maintien de l’ordre et sanctionnerait sévèrement tout ce qui troublerait l’ordre public en général et la vie des gens en particulier. De son discours je déduisais qu’il devait avoir des affinités ou du moins des contacts amicaux avec quelques surnaturels. Je notai cette ouverture d’esprit. Était-ce un trait de caractère ou cela venait-il d’ailleurs ? Il fallait vraiment que je creuse dans son passé. Je voulais être certaine de pouvoir lui tourner le dos dans le cadre d’une intervention musclée.

Jordan avait terminé, la balle était dans mon camp. J’étais satisfaite car on allait pouvoir travailler efficacement.

- Bon. Je vous remercie de votre franchise. Cela me facilite grandement la tâche. La bonne nouvelle, c’est que j’arrive avec des méthodes de travail adaptées à ce genre de cas. La mauvaise… C’est qu’il est impossible d’écrire dans les dossiers la vérité et… qu’il est également impossible de mettre un surnaturel coupable en prison…

Je laissai mes propos imprégner son esprit et surtout les conséquences directes qui en découlaient. Ce genre d’affaire se terminaient souvent avec un délit de fuite et une balle dans le dos, ou avec un malheureux accident. On arrivait dans le domaine tabou où l’enquêteur se fait aussi juge et bourreau. Lorsque j’hésite, je repense à mon mari chutant au sol, mort avant que sa tête ne touche le bitume. On ne pouvait se permettre d’être magnanime. L’ordre devait renier. Et il valait mieux que cela soit l’état qui s’en occupe qu’ « EUX », les chasseurs.

- J’espère que votre détermination ne s’envolera pas sur le terrain Jordan. Autre chose, sachez que le FBI dans sa majorité n’est pas au courant de tout cela. Et il serait de bon ton que mes collègues des affaires générales continuent de l’ignorer.

Je terminai mon café qui était à présent tiède. La tâche qui m’attendait était immense.

- Je vous propose qu’on s’atèle à ce dossier pour commencer à moins que vous n’ayez une autre affaire que vous jugez plus urgente à étudier. Considérez que je suis à votre disposition, vous avez l'avantage de connaitre le terrain. Je ne suis pas là pour vous commander. Mais avant cela, je voudrai être certaine que vous avez bien compris ce qu’on risque de devoir faire si on met la main sur le coupable…

Était-il capable abattre un être vivant de sang froid pour le bien de tous et tout cela sans procès, violant toutes les lois du pays. Cela pouvait être la faille chez cet ancien militaire. Je scrutais son visage, le moindre tressaillement. Je devais savoir si un jour je ne devrai pas lui coller ma propre arme sur la tempe pour le faire taire.








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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Ven 13 Mar - 17:08








Prise de contact ou prise de karaté ?



Un bon point, elle enregistrait toutes mes réponses, sans juger. Du moins sans donner l’apparence de quelqu’un qui jugeait. Elle ne semblait d’ailleurs pas surprise du tout par ce que je commençai à avancer, prudemment. Si je ne me trompais pas, elle trempait elle aussi jusqu’au cou dans ce genre de cas disons.. Spéciaux… Je n’aurai sans doute pas mis les pieds dans le plat, même si on m’avait effectivement donné ce surnom à l’armée ; avec un agent du fbi arrivant en terrain conquis et aboyant des ordres. On en avait déjà vu des comme ça, ils étaient repartis la queue entre les jambes, demandant une affectation un peu plus classique pour leur délicate morale non élastique… On n’apprenait pas dans des livres ce qu’on avait vécu ici. Il y avait eu des morts, il y en aurait d’autres…

Ce qui me mettait hors de moi, c’était les gens qui voulaient coute que coute ranger ce genre de cas dans nos petits dossiers bien propret, alors qu’on avait aucun moyen de le faire. Ils me faisaient penser à ces gamins qui essayaient par la force de faire rentrer un cube dans un trou prévu pour une pyramide, dans ces jeux soit disant d’éveil…

Fiona me souriait. Elle voyait sans doute exactement ou je voulais en venir. La question était de savoir où elle voulait en venir, elle.. Elle s’était assise, en retournant une chaise. Je ne saurai dire si j’avais marqué des points ou si, au contraire, j’en avais perdu. De toute façon je n’avais aucune idée du jeu auquel nous étions en train de jouer. Je soupçonnais par contre ne pas forcément avoir une main de roi, et que c’était elle qui distribuait les cartes…

-Il faut pourtant bien les ranger dans une case… même si celle-ci restera officieuse. C’est plus simple pour savoir comment agir.

-c’est bien la le problème, miss Ferjones. De façon officieuse. Voila à quoi nous sommes réduits depuis des mois avec le chérif Stilinski. C’est juste… Je frappais du poing sur la table, frustré d’être pieds et poings liés à cette fichu loi. Je n’aimai pas la loi pour ce qu’elle était. J’aimai mon métier pour l’aide que je pouvais apporter aux gens. Et il semblait depuis quelques temps qu’elle se résumait à soulager la peine des personnes qui restait en vie….

-merde ! Cette ville semble être une jungle party géante, à laquelle toute une bande de surnaturels ont été invité… On a les mêmes problèmes : trouver ou ils ont eu leur ticket d’invitation, quel radio underground diffuse les infos…. Quant à nos rapports, on passe pour des incompétents, parce qu’aucune case ne peut contenir les mots « surnaturel » « loup garou » ou encore « démons »…
Je me repris cependant, desserrant les poings…

- Bon. Je vous remercie de votre franchise. Cela me facilite grandement la tâche. La bonne nouvelle, c’est que j’arrive avec des méthodes de travail adaptées à ce genre de cas. La mauvaise… C’est qu’il est impossible d’écrire dans les dossiers la vérité et… qu’il est également impossible de mettre un surnaturel coupable en prison…

Je fis une moue pensive… Logique… De toutes façons je ne voyais effectivement pas comment nous aurions pu mettre un Nogitsune en prison ou préciser dans le rapport que nous étions arrivé sur les lieux du crime grâce à une Banshee.. Tout ce que j’adorai dans le monde cartésien s’était effondré il y a bien longtemps maintenant. J’avais du mal à me raccrocher à une réalité si fuyante.
-évidemment. Et c’est le problème… Aucune prise.. Aucune méthodologie pouvant se raccorder à un idéal de justice. Je ne suis pas naïf, même avec les gens normaux on n’échappe pas aux injustices, mais là, c’est tellement plus violent, plus primal…

Je la regardai.. Savait-elle pour.. les autres ? Surement..
- J’espère que votre détermination ne s’envolera pas sur le terrain Jordan. Autre chose, sachez que le FBI dans sa majorité n’est pas au courant de tout cela. Et il serait de bon ton que mes collègues des affaires générales continuent de l’ignorer.

-compris.. Puisque l’on parle de collègue et de détermination… Vous devez le savoir.. Ou si vous ne le savez pas, je répare de suite cette lacune. Certains citoyens, si l’on puit dire, se sont octroyer le droit de chasser ces créatures. Ils semblent avoir une sorte de code d’honneur, mais je pense qu’il y a des pourritures, comme partout…. Je ne sais pas encore quoi penser d’eux, je sais juste qu’ils ont tendance à fouiner tout comme moi et à se retrouver sur les pistes que je renifle moi-même… Sauf qu’ils n’ont pas de badge, ni de case prévu dans nos jolies fiches pour les ranger…

Elle finit son café, se releva, et me jaugea de nouveau. Je me redressait, prêt à montrer que je voulais en découdre, avec elle y compris si il y avait besoin.. J’étais très fatigué de devoir faire semblant. Puisque le destin m’envoyait quelqu’un pouvant peut être faire bouger les choses, alors je m’échauffais déjà pour le sprint en préparation

-Je vous propose qu’on s’attèle à ce dossier pour commencer à moins que vous n’ayez une autre affaire que vous jugez plus urgente à étudier. Considérez que je suis à votre disposition, vous avez l'avantage de connaitre le terrain. Je ne suis pas là pour vous commander. Mais avant cela, je voudrai être certaine que vous avez bien compris ce qu’on risque de devoir faire si on met la main sur le coupable…

-légitime défense… Point final… Et… Ils n’existent pas… Mais si vous comptez sur moi pour tirer sur tout ce qui bouge de façon un peu bizarre, c’est raté… Je laisse le bénéfice du doute, j’ai vu trop de trucs étranges pour sauter aux conclusions immédiatement.
Je concluais ma phrase, bras croisé.
-le mieux est de retourner sur les lieux… de nuit.. personne pour nous chercher des poux, et personne pour trouver nos méthodes de recherche étranges..

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 14 Mar - 12:22



Prise de contact


Feat :  Jordan Parrish

Le soleil ressort de derrière un nuage et vient se diviser en raies de lumière sur le plan de travail de Jordan. Le bureau est calme, ce qui n’est pas le cas de ce qui se passe derrière la porte fermée. Je suppose que le dealer de tout à l’heure fait encore des siennes. Mais ce n’est pas mon affaire… J’observai Jordan Parrisih, son uniforme était impeccable. Vivait-il seul, ou avait-il une compagne ? Pas d’alliance ou d’anneau pour confirmer ou infirmer.

- Merde ! S’exclama-t-il. Cette ville semble être une jungle party géante, à laquelle toute une bande de surnaturels ont été invité… On a les mêmes problèmes : trouver où ils ont eu leur ticket d’invitation, quel radio underground diffuse les infos…. Quant à nos rapports, on passe pour des incompétents, parce qu’aucune case ne peut contenir les mots « surnaturel » « loup garou » ou encore « démons »…

- Mon unité et moi-même savons qu’il n’en est rien. C’est maigre et purement officieux Jordan. Mais je vais avoir du mal à redorer votre blason… J’espère que vous n’êtes pas trop regardant sur ce point de vue-là. Mais nous ferons le maximum pour que votre réputation et celle du shérif n’en souffre pas trop.

Il exhalait la frustration. Il était face à un problème cornélien, devoir protéger les gens et la ville à ses propres dépens, celle de son  honneur et de son intégrité. L’homme était droit et honnête. Mais pour résoudre ces affaires, il devait passer du côté obscure, violer les règles et faire sa propre justice… Mais ce chemin est glissant, et traitre.

- Puisque l’on parle de collègue et de détermination… Vous devez le savoir... Ou si vous ne le savez pas, je répare de suite cette lacune. Certains citoyens, si l’on peut dire, se sont octroyé le droit de chasser ces créatures. Ils semblent avoir une sorte de code d’honneur, mais je pense qu’il y a des pourritures, comme partout…. Je ne sais pas encore quoi penser d’eux, je sais juste qu’ils ont tendance à fouiner tout comme moi et à se retrouver sur les pistes que je renifle moi-même… Sauf qu’ils n’ont pas de badge, ni de case prévu dans nos jolies fiches pour les ranger…

Je n’écoutai plus Jordan, j’entendais les balles siffler et des grognements furieux. L’air était chargé de l’odeur de la poudre et de l’odeur du sang. Les cris d’agoni des mourants me vrillaient les tympans. Les chasseurs… Je revins à la réalité peu à peu. Un code d’honneur ? Il est juste là pour faire une pompeuse décoration. Quand je demande à Jordan s’il a vraiment saisi ce qu’impliquait de traquer un surnaturel dangereux il me parla de légitime défense.

- Légitime défense… Point final… Et… Ils n’existent pas… Mais si vous comptez sur moi pour tirer sur tout ce qui bouge de façon un peu bizarre, c’est raté… Je laisse le bénéfice du doute, j’ai vu trop de trucs étranges pour sauter aux conclusions immédiatement.

Le bénéfice du doute a couté la vie de mon époux… Penser que l’autre n’ira pas jusqu’au bout. Belle grandeur d’âme, mais quand on se leurre, on en meure.

- Le mieux est de retourner sur les lieux… de nuit.. personne pour nous chercher des poux, et personne pour trouver nos méthodes de recherche étranges… termine Jordan les bras croisés sur sa poitrine.

Il est plein de certitudes et de bonne morale. Son passage à l’armée doit y être pour beaucoup. Mais là nos adversaires avaient toutes les avances possibles sur nous.

- Oui c’est une bonne manière de procéder, dis-je en m’approchant de lui. C’est donc sur le côté sud de la forêt ? Repris-je en montrant un point sur la carte.

- Exact c’est la...

Il ne put terminer sa phrase car Jordan Parrish se retrouva collé au mur, mon genou en appui sur son aine et le canon de mon arme de service posé sur son front, ma main de libre agrippée à son col pour lui plaquer le dos contre la carte accrochée au mur. Une de ses mains vint s’enrouler autour de mon poignet. Du pouce, j’enlevai le cran de sécurité. Il ne pouvait manquer mon geste, puisque c’était juste sous ses yeux. Je vis l’effarement dans son regard, le mien ne flanchait pas en le scrutant. Doucement je ramenai la gâchette et m’interrompis à mi-course, un sourire naissant sur le coin de mes lèvres. L’action avait duré moins d’une seconde, je pesai de tout mon poids sur l’adjoint, je sentais ses muscles bandés près à réagir. Nos visages étaient à moins de dix centimètres l’un de l’autre. Doucement, je relâchais la pression sur son col de chemise. Le bout froid de son arme me rentrait dans les côtes.

Je l’avais attaqué en traite, il avait réagi à la seconde près avec sang-froid et maitrise. J’avais pris un risque, comment ça se serait terminé avec un nerveux ? Je visai le sol et enfonçais de nouveau la gâchette, le percuteur claqua dans le vide.

- Il manque la première balle à mon chargeur, dis-je en rangeant mon arme dans son holster attaché dans mon dos à la ceinture de mon pantalon.

Jordan marquait son mécontentement en pinçant les lèvres.

- Navrée Jordan, mais ce n’est pas écrit sur votre front si vous êtes un homme fiable. Promis c’est la première et la dernière fois ! Toujours partant pour une sortie nocturne avec moi ?

Je lui fis un clin d’œil pour détendre l’atmosphère.







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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 16 Mar - 15:02








Prise de contact ou prise de karaté ?



J’étais assez concentré sur l’affaire que Fiona avait déterré… Je relevais tout de même la tête alors que des bruits caractéristiques signifiaient la fin de la trêve petite frappe / agent de la loi… Ce n’était pas mon problème, du moins pour le moment. J’avais assez de collègues pour s’occuper de ce genre de tracasseries…

Alors que je laissai exploser ma frustration et surtout mon amertume d’être pris pour un incompétent, Fiona m’expliqua :

- Mon unité et moi-même savons qu’il n’en est rien. C’est maigre et purement officieux Jordan. Mais je vais avoir du mal à redorer votre blason… J’espère que vous n’êtes pas trop regardant sur ce point de vue-là. Mais nous ferons le maximum pour que votre réputation et celle du shérif n’en souffre pas trop.

Je la regardai de nouveau, favorablement étonné par son discours.
-ma réputation, je m’en fiche un peu. Mais ce qui peut en découler, en revanche… A terme, ça peut vouloir dire qu’on va nous retirer ces affaires, nous muter, que sais-je… Et alors ce sera l’enfer sur terre, parce que loin de moi l’idée de dire ou de penser que nous sommes les seuls à pouvoir gérer ça ici, mais… Nous sommes les seuls à pouvoir gérer ça ici !
C’était une vérité. Les liens que nous avions tissés avec scott, stiles, lydia et les autres nous aidaient à limiter les frais. Un parfait inconnu n’aurait pas ces appuis, et ce serait une catastrophe.

Fiona semblait songeuse, alors que je mentionnais l’existence des chasseurs. Je ne savais pas comment interpréter ses réactions, je ne la connaissais pas assez pour ça, et quelque chose me disait que ce ne serait pas demain la veille qu’elle se confierait à moi. Ce n’était pas important. L’important c’était de savoir si je pouvais compter sur elle. Seul l’avenir, sans doute proche, me le dirait. Elle se rapprochait, toujours songeuse, alors que je lui soumettais mon idée : aller fouiner de nuit, pour être à l’abri des curieux. C’était relativement récent et sur un terrain dégagé, donc relativement vierge de toute intervention extérieure, ce qui nous permettrait de fouiner à loisir.

- Oui c’est une bonne manière de procéder, dis-elle en s'approchant de moi. C’est donc sur le côté sud de la forêt ?

Je commençai à confirmer sa demande, alors qu’elle pointait un endroit sur la carte, mais elle me surprit en me collant au mur, posant son flingue sur ma tempe. Instinctivement, j’avais empoigné ma propre arme, ce dont elle ne semblait pas s’être rendu compte, et mon poignet enserrait déjà le sien. Elle fit sauter le cran de sécurité. Si elle tirait, je l’emportais avec moi. Ce serait sans doute une mort idiote, pour nous deux, me fis-je la remarque, de façon un peu incongrue. Alors qu’elle me scrutait, son visage très proche du mien, tentant une intimidation ratée, je ne du mon self contrôle qu’a de nombreuses heures d’entrainement, notamment dans l’armée. Des luttes d’influences, des recherches de commandement et d’obéissance, un savant dosage qui éliminait les orgueilleux, les nerveux et les égoïstes assez rapidement. Alors qu’elle me relâchait, et tirait au sol, elle m’expliqua.

- Il manque la première balle à mon chargeur,
J’étais un peu furax, mais j’attendais une explication. Je ne parlais pas, de peur de lâcher des mots qui allaient être un peu rudes et surtout très difficiles pour retrouver une relation de travail ensuite…

- Navrée Jordan, mais ce n’est pas écrit sur votre front si vous êtes un homme fiable. Promis c’est la première et la dernière fois ! Toujours partant pour une sortie nocturne avec moi ?
Je l’observait, pris une inspiration, fit appel à mon côté zen et ouvert d’esprit pour me calmer.

-je ne vois pas trop en quoi cette démonstration vous renseigne sur ma fiabilité ou non. Pour ma part je n’y ai vu qu’une chose : me montrer qui commandait. J’ai suffisamment vécu ça à l’armée pour ne plus le prendre de façon personnelle, mais je ne m’attendais pas à revivre ça ici, et dans ces conditions…
Je ne répondis pas à son clin d’œil, mais rangeait le dossier..
-je prends la voiture ou vous voulez prouver quelque chose à ce sujet aussi ? Fis-je avec un demi-sourire.
Les lieux n’étaient pas très loin, et cependant relativement peu fréquentés. Bien sur les spécialistes avaient fait leur travail et relevé les empreintes, mais ils ne savaient pas forcément exactement quoi chercher, et peut être cette nouvelle venue aurait des idées moins orthodoxes.

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 16 Mar - 18:18



Prise de bec


Feat :  Jordan Parrish

Quand j’avais été clair sur ce qui pouvait s’officialiser ou non, Jordan fut tout aussi franc de ce qu’il en pensait. Visiblement il ne collait pas son ego au-dessus du bon sens. Beacon Hills avait de la chance d’avoir un tel adjoint. Et pour avoir écumé les postes de police, dieu sait qu’il y en avait des petits cons très attachés à l’éclat de leur états de services et cela au dépens de la population.

- Ma réputation, je m’en fiche un peu. Mais ce qui peut en découler, en revanche… A terme, ça peut vouloir dire qu’on va nous retirer ces affaires, nous muter, que sais-je… Et alors ce sera l’enfer sur terre, parce que loin de moi l’idée de dire ou de penser que nous sommes les seuls à pouvoir gérer ça ici, mais… Nous sommes les seuls à pouvoir gérer ça ici !

Je hochai la tête, son analyse était juste. Et il ne fallait pas que cela arrive. J’avais la possibilité de faire classer des dossiers liés à la police des flics, ceux qui jugent leur confrère. Cette unité est malheureusement nécessaire, tous ne sont pas aussi intègres que le policier que j’avais en face de moi.

Après ma manœuvre de force, je sus dans la seconde que j’avais fait une erreur de jugement. Je voulais analyser ses réflexes et sa capacité à analyser une situation en une fraction de seconde. Si j’étais rassurée sur ce point, je venais de blesser cet homme par mes manières de hussards. Au regard furieux qu’il me lança, je compris que j’avais dégringolé quelques étages dans son estime. Mon instinct m’avait soufflé qu’il était fiable, mais avec ma sale manie d’être ceinture et bretelle, j’avais joué en ma défaveur. Gagner la confiance d’une personne prend du temps. Il suffit d’un mot pour la perdre.

- je ne vois pas trop en quoi cette démonstration vous renseigne sur ma fiabilité ou non. Pour ma part je n’y ai vu qu’une chose : me montrer qui commandait. J’ai suffisamment vécu ça à l’armée pour ne plus le prendre de façon personnelle, mais je ne m’attendais pas à revivre ça ici, et dans ces conditions…

- Je vous présente encore mes excuses Jordan et ne me cacherais pas derrière ce que j’ai eu à vivre dans d’autres missions similaires.

Mon job est ainsi, délicat et difficile. C’est pour cela qu’on m’emploie. J’avais merdé, point. Je pestai en moi-même. A force de vouloir assurer mes arrières… La balle lui a perforé le cœur, ne lui laissant aucune chance. Son dernier regard avait été pour moi alors que ses genoux ne touchaient pas encore le sol. Est-ce un « je t’aime » que j’ai vu se dessiner sur ses lèvres muettes à jamais ? Si on avait vérifié la fiabilité de ce type… il serait encore en vie.

-je prends la voiture ou vous voulez prouver quelque chose à ce sujet aussi ? Repris Jordan.

Je soupirai. Je payai cher mon manque de discernement. Je ne savais pas quoi faire pour désamorcer cette tension. Le calme du bureau était troublé par les braillements d’un porc qu’on égorge. Du moins c’était l’idée que donnait le dealer dans la pièce d’à côté.  Dieu que ce métier est stressant. Je me pinçai l’arête du nez et repris.

- J’ai la Toyota lambda du bon agent du FBI. Je ne vous cache pas que parfois j’aimerais bien avoir quelque chose de plus…

Je ne terminai pas ma phrase, mimant avec mes mains la silhouette d’un  4X4.

- Vous êtes certainement mieux équipé pour rouler sur les sentiers forestiers. Et nous sommes sur votre terrain Jordan. C’est donc vous le patron.

Je lui tendis ma mallette.

- Pouvez-vous enfermer ceci dans votre coffre. Il y a des données… sensibles. J’aimerais autant que personne d’autre que vous et le shérif n’y mettes son nez.

Devant son regard interrogatif, je sortis une liasse de document et lui en sortais un au hasard pour lui montrer. Il s’agissait de l’état de service détaillé d’un des policiers en poste ici. Des documents propriété du FBI sur lesquels aucun flic n’avait le droit de regard.

- Je ne vous confie pas ceci pour prouver que j’ai plus d’infos ou autre, mais juste pour montrer que je suis prête à partager ce que j’ai dans l’intérêt commun. Je n’ai pas votre feuille car vous êtes arrivé récemment. Je pensai la réclamer à mes services, mais que diriez-vous de m’expliquer votre cursus pendant que nous allons sur les lieux du crime ? Je souhaite juste savoir ce que vous pouvez encaisser Jordan. Je me contenterai de ce que vous voulez bien me dire, je vous laisse juge de passer sous silence ce que vous ne jugez pas nécessaire. Je m’engage solennellement à ne pas chercher à en savoir plus en gage d’amende honorable pour mon action  de tout à l’heure.

Le soleil déclinait à l’horizon lorsque je montais sur le siège passager de la voiture de patrouille de Jordan. Avant de démarrer, il appela le central à la radio et donna les codes réglementaires de notre sortie. Beacon Hills défilait sous mes yeux. C’est donc cette ville où…








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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Jeu 19 Mar - 17:37








Prise de contact ou prise de karaté ?



La tension mis un moment à s’évacuer, alors que, sans doute chacun de notre côté, nous regrettions nos réactions. J’avais quitté l’armée depuis assez longtemps pour avoir retrouvé une liberté de pensée et donc un semblant d’égo qui allait avec. Je ne souhaitais pourtant pas la heurter, mais, même en ayant pris le temps de me calmer, mes propres paroles avaient visiblement portées plus loin que je ne l’aurais voulu.

- Je vous présente encore mes excuses Jordan et ne me cacherais pas derrière ce que j’ai eu à vivre dans d’autres missions similaires

Je hochai la tête. Elle avait l’air d’avoir suffisamment vécu de trucs, et sans doute une personne telle qu’elle avait du mal à savoir à qui se fier. Je comptai la rassurer sur ce point. Je n’avais, de ma vie, jamais intentionnellement heurté la sensibilité, surtout d’une femme. Un peu old school, certes, mais je ne mettais pas ma personne au-dessus de mon devoir. Protéger. Aider…
-Pas la peine de s’excuser. Ou alors on est deux à devoir le faire… Mes mots ont été plus durs que je ne l’avais souhaité à la base. N’en parlons plus.

- J’ai la Toyota lambda du bon agent du FBI. Je ne vous cache pas que parfois j’aimerais bien avoir quelque chose de plus… me dit-elle, figurant un 4x4 virtuel. Je souris. J’imaginai une tête brulée devant se contenir… Je connaissais, à ma façon, le genre de frustration que cela induisait.
- Vous êtes certainement mieux équipé pour rouler sur les sentiers forestiers. Et nous sommes sur votre terrain Jordan. C’est donc vous le patron. Je souris franchement, mes yeux pétillants de malice et d’autodérision.
-j’ai eu l’air d’un jeune coq, hein ? Désolé. Je ne souhaite pas jouer au chef ou au patron. Ça me va d’obéir aux ordres, du moment que j’ai suffisamment de liberté pour réfléchir et improviser.
Lorsqu’elle me tendit sa mallette, précisant que les données qu’elle contenait étaient sensibles, je pris ceci comme un gage de confiance.

- Pouvez-vous enfermer ceci dans votre coffre. Il y a des données… sensibles. J’aimerais autant que personne d’autre que vous et le shérif n’y mettes son nez.

-comptez sur moi, mam’zelle.. Personne ne viendra fouiner la dedans. Elle alla jusqu’à me montrer un exemple de ce que la mallette contenait, ce qui la fit remonter immédiatement dans mon estime, car elle me confiait quelque chose qu’elle n’était pas obligé de me confier. Je la mis donc dans mon coffre personnel, lui montrait la clef, reliée à un collier, que je mis autour de mon cou puis sous mon t-shirt, que je relevais le temps de glisser la clef. Depuis quelques temps en effet, je soupçonnais certains fouinements pas catholiques du tout dans mon coffre. J’avais donc changé le système de fermeture, et je portai au cou l’unique clef…

- Je ne vous confie pas ceci pour prouver que j’ai plus d’infos ou autre, mais juste pour montrer que je suis prête à partager ce que j’ai dans l’intérêt commun. Je n’ai pas votre feuille car vous êtes arrivé récemment. Je pensai la réclamer à mes services, mais que diriez-vous de m’expliquer votre cursus pendant que nous allons sur les lieux du crime ? Je souhaite juste savoir ce que vous pouvez encaisser Jordan. Je me contenterai de ce que vous voulez bien me dire, je vous laisse juge de passer sous silence ce que vous ne jugez pas nécessaire. Je m’engage solennellement à ne pas chercher à en savoir plus en gage d’amende honorable pour mon action  de tout à l’heure.
Je riais franchement.
-bon, désolé, vraiment… On va repartir sur de bonnes bases. Je lui serrai la main.
-Jordan Parrish, enchanté. Assortis d’un clin d’œil. Nous prîmes la route, et, pendant que je conduisais, je lui expliquais ce qu’avait été ma vie jusque-là. Sport études au lycée, puis études en criminologie, avant d’aborder enfin mon arrivée à l’armée. Je lui expliquai ma fascination pour les explosifs et les études très poussées que j’avais effectuées afin de pouvoir circonvenir le maximum de problèmes liés aux bombes, déminage et explosifs. J’étais devenu une sorte d’expert en la matière, et le danger que cela représentait étant bien réel, je précisai que je n’étais pas une sorte de héros sans cervelle, mais que j’estimai pouvoir aider là ou d’autres hésitaient à s’aventurer. J’avais peur comme tout le monde, mais je comptai sur mon calme et mon expérience pour m’en sortir. Je ne lui avouais pas cependant l’espèce de fascination que j’avais pour le feu et le danger…

C’était troublant, même pour moi.
Je fus assez vague sur mon arrivée à Beacon Hills, pour la bonne raison que je ne savais pas moi-même exactement pourquoi j’étais arrivé là.
-il se trouve qu’ils cherchaient un adjoint, car malheureusement la précédente avait décédée. Il y a bien Ruby, mais on n’est pas trop de deux pour aider le chérif… Vous savez pourquoi, évidemment…
Nous arrivâmes enfin sur les lieux, et je pris la précaution de sortir deux panneaux lumineux du coffre, pour les positionner dans les deux sens, en amont et en aval. Le fait que le coin soit calme ne voulait pas dire qu’il fallait ne pas tenir compte des dangers potentiels. Ayant sortis ma lampe torche, je lui en donnais une deuxième.
-alors… une idée de la façon de procéder ? La crim a relevé les empreintes.. Officiellement, un puma ou un loup. Bref… on sait de quoi il retourne, a priori. Mais on a surement du passer à côté de certaines choses.
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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Ven 20 Mar - 15:26



Ennuis en approche


Feat : Jordan Parrish 

-Pas la peine de s’excuser. Ou alors on est deux à devoir le faire… Mes mots ont été plus durs que je ne l’avais souhaité à la base. N’en parlons plus.

L’adjoint semblait aussi calmer le jeu. J’appréciais l’homme et ses réactions. Finalement, ma manœuvre m’en apprenait assez sur lui. Il était suffisamment affirmé pour ne pas se laisser marcher sur les pieds, mais assez diplomate pour ne pas s’imposer en force. J’aime cette tempérance qui fait souvent défaut chez les flics. Ma frustration sur ma voiture de service, le fit sourire.

-j’ai eu l’air d’un jeune coq, hein ? Désolé. Je ne souhaite pas jouer au chef ou au patron. Ça me va d’obéir aux ordres, du moment que j’ai suffisamment de liberté pour réfléchir et improviser.

- On a besoin de jeune coq lorsque les vieux poulets roupillent sur leur lauriers passé. Tout est question de nuance, et je vous crois capable de vous adapter à toutes situations.

- Bon, désolé, vraiment… On va repartir sur de bonnes bases. Jordan Parrish, enchanté.

- Fiona Ferjones. Maintenant vous comprenez d’où me vient ce surnom « La chieuse ».

En conduisant, Jordan me fit un résumé de ses affectations passées. Un expert comme lui en explosif pourrait trouver aisément une affectation au FBI. Je ne le voyais pas utiliser cette compétence dans une ville comme Beacon Hills, où s’étaient les situations qui étaient plutôt explosive, plus qu’une quelconque bombe. Il se disait fasciné par les explosifs. Cela ne me gênait pas outre mesure. Il fallait bien trouver un intérêt pour réussir à approcher ce qui pouvait vous tuer en moins d’une seconde. Une fois à New York j’étais arrivé sur une scène de crime « ordinaire ». C’était une attaque de banque faite par un désespéré. Il s’était ceinturé le corps de C4 et avait pris les clients de la banque en otage. La négociation avait pourtant bien marchée, il allait sortir les bras en l’air… Que c’était-il passé dans la tête ce cet homme ? Le sniper qui l’avait en joue, le toucha une seconde trop tard après qu’il ait brusquement baissé les bras et activé le détonateur.

Le bâtiment avait résisté, mais la bonne nouvelle s’arrêtait là. Le sol jonché de débris où se mêlait pèle mêle morceau de meuble et fragments de corps humain, hanta longtemps mes nuits. La reconnaissance des corps se fit grâce aux images vidéos, car rien n’était exploitable, même pas une empreinte dentaire. Comment faire son deuil quand l’être cher a été pulvérisé et que finalement ses restes se retrouvent dans une décharge avec des gravats ? Je tournais la tête et regardai le profil de Parrish. Il n’était pas fou, ni inconscient et pourtant il s’était exposé volontairement. Entre fascination et sens du devoir, quel homme étrange. Je sentais une dualité indéfinissable chez ce représentant de l’ordre. Je fréquente les êtres surnaturels depuis mon enfance. Je n’ai pas leur sens exacerbés, ni leur force et encore moins leur reflexes… mais comment expliquer ? J’ai la mémoire génétique de mon peuple, de ma tribu. C’est inexprimable, car ce n’est qu’un ressenti. Je ferme les yeux un instant et souris en pensant au tatouage qui orne mon dos. L’aigle royal est l’animal totem de ma famille.

Enfin, Jordan se gara et balisa la zone de part et d’autre de la voiture. Je pris la lampe torche qu’il me donna et l’allumai. Un cercle blafard illumina la nuit. Le ciel était semi-voilé, la lune à son premier quartier, nous ne pouvions compter que sur notre éclairage artificiel. Pour celui qui ne sait pas écouter, ni regarder, la nuit peut sembler être solidaire. Pourtant… La majeur partie des animaux vivent la nuit, même les diurnes ont changé leurs habitudes à cause de l’envahissement de leur espace par les humains. Un hibou se fit entendre, son cri raisonne comme s’il avait une caisse de raisonnante devant lui. Les fourrés grouillent d’une vie faite de rongeurs et d’herbivores en quête de nourriture.

-alors… une idée de la façon de procéder ? La crim a relevé les empreintes.. Officiellement, un puma ou un loup. Bref… on sait de quoi il retourne, a priori. Mais on a surement du passer à côté de certaines choses.

- Il n’y a pas de loup en Californie… Quant au puma, l’écartement des griffes ne correspond pas. Puisque le labo est déjà passé, je propose qu’on utilise le protocole des cercles concentrique. Je commence à un mètre du lieu où le corps é été trouvé, vous à deux mètres, puis on s’écarte de deux mètre après chaque tour.

Jordan acquiesça et nous commençâmes notre inspection dans le silence apparent de la nuit. Au bout de cinq minutes, je vis quelques choses de brillant dans le halo de ma lampe. Un stylo. Je le ramassais avec un mouchoir propre.

- Quelque chose ? me demanda Jordan qui se trouvait à une dizaine de mètres de moi.

Avec un mouvement de tête désabusé, je lui lançais l’objet qu’il attrapa prestement. Le stylo portait le logo des services de police.

- Un de vos hommes joue au petit poucet, ou avez-vous des loups parmi vos hommes ?

Jordan fit une grimace en rangeant le stylo dans la poche poitrine de sa chemise et ne releva pas ma marque d’humour. Je ne l’imaginai pas si coincé, j’aurai pourtant juré qu’il n’était pas dénoué de malice. Nous reprîmes nos fouilles tournant en rond, moi dans le sens des aiguilles d’une montre, Jordan dans l’autre. Je commençais à me dire que nous ne trouverions rien et le regard que me lançait l’adjoint à chaque fois que nous nous croisions me disait qu’il avait le même sentiment. J’étais à une vingtaine de mètres du centre de nos cercles. Il était difficile d’avoir une trajectoire propre à cause des broussailles et des arbres. Sur ma gauche je vis une grande silhouette se dessiner.  Ma torche illumina un grand chêne, il devait au moins avoir 200 ans passé. J’abandonnai le cercle fictif que je suivais pour m’approche de cet arbre respectable. J’ai toujours une sorte d’humilité face à ses représentants de la nature qui ont vu défiler plusieurs générations d’hommes, comme en témoigne les nombreuses initiales ou cœur gravés sur son écorce. En d’autres temps et autre lieu, j’avais moi aussi mêlé mes initiales avec celle d’un garçon. J’allai reprendre mon cercle interrompu quand mon œil fut attiré par une aspérité sur l’écorce. Je contournai un peu l’arbre pour voir ce que cela pouvait être.

- Jordan…

Le jeune homme ne fut pas long à me rejoindre. Nos deux lampes éclairaient une séries d’entailles toutes fraiches. Elles avaient échappé à la crim, car elles étaient du côté opposé d’où se trouvait le cadavre. Jordan hochait la tête, il semblait déjà avoir vu ce genre de marque.

- Vous savez ce que cela signifie, n’est-ce pas ? Dis-je doucement.

Il opina les lèvres pincées sous les complications que cela annonçait. Un loup avait dessiné une spirale avec ses griffes, symbole d’un appel à la vengeance.

- Toutefois quelque chose me chagrine. Elle est tracée dans le mauvais sens, précisai-je. D’habitude ses marques sont faites dans le sens des aiguilles d’une montre.

Parrish haussa les épaules. Je suivis du bout des doigts le motif, refaisant le geste qui les avait faite, puis je changeai de main et refis le tracé.

- Un gaucher ?








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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 23 Mar - 15:21








Vengeance ?



Alors que nous étions sur la scène de « crime », je repensais en souriant à la réplique de Fiona un peu plus tôt
- On a besoin de jeune coq lorsque les vieux poulets roupillent sur leur lauriers passé. Tout est question de nuance, et je vous crois capable de vous adapter à toutes situations.

Elle aurait tôt fait de voir à quel point Stilinski était impliqué et volontaire, mais aussi à quel point la patience lui faisait également défaut. J’avais un grand respect pour lui, et même pour ses coups de gueule. Il m’avait accueillis rapidement, et il ne m’avais jamais traité comme un bleusaille. Ça n’avait pas forcément été le cas de tout le monde. Mais je connaissais la chanson et j’avais fini par faire mes preuves, surtout quand le taré s’était mis à poser des bombes, réelles ou fausses, un peu partout. Mon passé de démineur m’avait gagné le respect de certains alors que je m’étais proposé.

Nous étions donc arrivés sur place, et nous avions procédé avec rigueur et circonspection. Lorsque je lui exposai les faits et la situation, lui demandant si elle voyait une façon particulière de procéder, elle me résuma ce que nous pensions déjà tous les deux.

- Il n’y a pas de loup en Californie… Quant au puma, l’écartement des griffes ne correspond pas. Puisque le labo est déjà passé, je propose qu’on utilise le protocole des cercles concentrique. Je commence à un mètre du lieu où le corps é été trouvé, vous à deux mètres, puis on s’écarte de deux mètre après chaque tour.

J’appréciai l’idée et la rigueur qu’elle induisait et me mis au travail… J’avais appris à procéder de la même façon sous l’eau, lorsque je plongeai, mais c’était pour des raisons purement d’orientation. Sous l’eau, quand vous n’aviez pas de repère, la seule façon de s’en sortir pour chercher quelqu’un était de procéder de façon concentrique, en maintenant son niveau de profondeur…
Seuls quelques bruits d’animaux nocturnes perturbaient notre étrange ballet à deux. Lorsqu’elle me tendit le stylo, je cru d’abord qu’elle avait trouvé effectivement quelque chose… Le manque de professionnalisme de certain de mes confrères me crispait parfois, surtout qu’ils n’avaient aucune idée de la pénibilité de ce genre d’enquête. Pour eux, nous étions à pequenaudland, et le pire qui pouvait arriver c’était des accidents… Ils n’avaient aucune idée de la faune particulière qui trainait dans les environs…

Je ne répondis pas à son trait d’humour, que je trouvais d’ailleurs amusant, mais je n’aimai pas l’idée que « mes » hommes soient pris en défaut, et j'étais mal à l'aise en pensant à Ruby. Elle était effectivement une louve.... Pourtant je devais bien me rendre à l’évidence. Nous reprîmes donc nos recherche, minutieusement, péniblement..

On avait l’air aussi dépité l’un que l’autre, ne trouvant rien de particulier… Je savais d’avance que nous allions tourner en rond, et d’ailleurs c’est bien ce que nous faisions en ce moment..
C’est alors que fiona s’arrêta, semblant s’intéresser à quelque chose en particulier… Elle m’appela, aussi je notai ma position, plaçant deux branches croisées pour y revenir au cas où et j’allais la rejoindre.
J’eu un frisson lorsque je découvris le symbole sur l’arbre… Vengeance. Il y a encore quelques mois, je n’aurais eu aucune idée de la signification de ce symbole en particulier, mais mes collaborations régulières avec Derek avaient été instructives…

-Vous savez ce que cela signifie, n’est-ce pas ? Dit-elle doucement.

-Vengeance… Mais.. J’ai du mal à comprendre pourquoi… en même temps si c’était si évident, ça ferait longtemps que cette ville et la région aurait été mises sous quarantaine.
J’opinai une nouvelle fois, trouvant également étrange le symbole.
-peut être un gaucher, oui… Mais… Je sais pas… la victime n’avait pas de lien si particuliers que ça… Enfin il va falloir remonter la piste, comprendre son emploi du temps des dernières années, voir si elle a rencontré des personnes particulières, sortant du cadre « normal » de ses activités….
Je soupirai… A ce que je savais les loups n’employaient pas ce symbole à la légère.
-ça signifie une série à venir… Et un signal pour d’autres loups. Si il s’agissait d’une vengeance unique, il n’y aurait pas eu de symbole et la victime aurait suffi. La, si vraiment c’est un loup qui l’a fait et pas un usurpateur, piste qu’on ne doit pas écarter, il va y avoir d’autres morts, et peut être des luttes de clans… manquerait plus que les chasseurs s’en mêlent, tiens.
Je pestai, vraiment pas content de la tournure que prenaient les événements… Je pris une photo avec mon smartphone, car je ne pouvais de toute façon pas apporter ce genre d’élément dans un dossier officiel…

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mar 24 Mar - 22:02



Collaboration


Feat : Jordan Parrish 

Je regardai la marque avec contrariété. Si une meute réclamait vengeance, on ne ferait pas le poids. Gérer un lycan enragé est une chose, maitriser une meute organisée, une autre. Mon chargeur de secours, celui avec les balles chemisées d’argent, ne stopperont jamais une troupe de loup en mouvement. Faire appel au commando de l’unité 51 était vraiment quelque chose que je voulais éviter. C’est eux qui m’avaient trouvée, quand j’errais à Chicago, cherchant ma dose de dope. Eux qui avaient mis un terme à cette bataille rangée dans laquelle je m’étais trouvée mêlée bien malgré moi entre des chasseurs et une meute de Chicago. Je dois ma suivie pour avoir accepté leur enrôlement de force. Non, il ne fallait vraiment pas les appeler. Je regardai Jordan, espérant trouver avec lui une piste et un espoir de régler cela sans effusion de sang inutile.

-peut être un gaucher, oui… Dit Jordan. Mais… Je sais pas… la victime n’avait pas de lien si particuliers que ça… Enfin il va falloir remonter la piste, comprendre son emploi du temps des dernières années, voir si elle a rencontré des personnes particulières, sortant du cadre « normal » de ses activités….

Cela sentait le travail de terrain, aller questionner les amis de la victime et tenter de trouver un canevas avec les éléments trouvés. Ordre, méthode et rigueur, les mots clés du bon enquêteur.

- Oui, il faut partir sur les bases d’une enquête ordinaire tout en sachant voir la donnée surnaturelle dès qu’elle se présente.

-ça signifie une série à venir… Et un signal pour d’autres loups. Si il s’agissait d’une vengeance unique, il n’y aurait pas eu de symbole et la victime aurait suffi. La, si vraiment c’est un loup qui l’a fait et pas un usurpateur, piste qu’on ne doit pas écarter, il va y avoir d’autres morts, et peut être des luttes de clans… manquerait plus que les chasseurs s’en mêlent, tiens.

Alors que Jordan prenait la marque en photo, je ruminai ses propos. Une usurpation ? Je préfèrerai presque cette solution. Autant il est facile de coller un chasseur en taule, qu’un loup… finit forcément avec une balle dans la tête s’il est ingérable.

- J’avoue que je préfèrerai avoir à faire à des chasseurs usurpateurs. Je ne vois personne d’autres qui pourrait y voir un intérêt. Cela resterait dans nos capacités, car la meute de loup pas contente…

Jordan me fit une grimace significative. Lui non plus n’aimait la tournure que prenait l’enquête.

- On abandonne les recherches concentriques ? Je pense qu’on ne trouvera rien de mieux.

On retourna doucement vers la voiture, chacun plongé dans ses réflexions. Je m’assis sur le siège passager pendant que Jordan rangeait les balises signalétiques qu’il avait posées en arrivant. Quand il s’installa au volant, je lui fis part de mes réflexions.

- En admettant qu’il y ait falsification pour la marque, c’est bien les traces d’un loup qu’on a sur le cadavre. Si des chasseurs sont derrière, ça signifie qu’ils ont la main mise sur un lycan d’une manière ou d’une autre…

Je soupirai. J’avais beau être rodée à cela, mais je n’aimai pas quand je voyais la manière forte se profiler doucement mais surement. Je regardai Jordan, j’étais tombé sur un bon élément, mais qu’en était-il du reste de son équipe ?

- Jordan ? Comment est le shérif sur le terrain? Et avez-vous pactisé avec une meute ou quelques lycans qui pourraient nous épauler si besoin.

Je le vis froncer les sourcils. Je modulai me demande.

- Je ne vous demande pas de me citer des noms, si cela vous gêne, je veux juste savoir quelles sont nos forces. Je pourrai appeler l’équipe de mon unité… mais vous n’aimerez pas leurs méthodes et je vous avoue que j’aimerais que ce soit l’équipe locale qui résout l’enquête et non le FBI.

Je ne suis pas déloyale envers mon employeur. Mais n’oublions pas que j’ai été recrutée avec une arme sur la tempe. On me demande un résultat, pas une quelconque dévotion envers mes supérieurs. Et là, j’étais de plus en plus persuadée que les problèmes de Beacon Hills devaient être réglés par le bureau de police locale. Il était tard, j’étais à Beacon Hills que depuis midi environ et la dernière chose que j’avais mangée était mon petit déjeuner.






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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mer 25 Mar - 12:46








Vengeance ?



Nous étions tous deux en train de d’imaginer ce que cela impliquait. Un tel signe n’était pas à prendre à la légère, et j’avais effectivement une appréhension en imaginant une guerre de meute… Mieux valait ne pas se trouver sur le chemin de l’une ou l’autre de ces meutes si on en arrivait à ça…
Je n’étais pas persuadé pouvoir trouver un lien quelconque en utilisant les méthodes habituelles, mais ça me rassurait. Ça remettait l’ensemble dans une perspective moins surnaturelle, plus humaine, aussi gore soit-elle.

- Oui, il faut partir sur les bases d’une enquête ordinaire tout en sachant voir la donnée surnaturelle dès qu’elle se présente.

Je hochai la tête. Je préférai procéder ainsi, effectivement, pour essayer de rester le plus possible dans un cadre classique… La difficulté était de progresser sans être stigmatisé par mes collègues. Des personnes comme Fiona pouvaient commencer à arriver, et elles n’allaient pas forcément toutes avoir une disposition d’esprit semblable et donc ouverte à ce genre de choses.
-J’avoue que je préfèrerai avoir à faire à des chasseurs usurpateurs. Je ne vois personne d’autres qui pourrait y voir un intérêt. Cela resterait dans nos capacités, car la meute de loup pas contente…

Les pensées de Fiona suivaient plus ou moins le même chemin que les miennes, et j’acquiessai à sa demande, rangeant les balises signalétiques… Je me mordillais le pouce, un peu contrarié par la portée de notre découverte. De son côté, Fiona avait gambergé. Je la voyais comme quelqu’un d’efficace, le cerveau toujours en marche, et prenant autant que possible des décisions rapides et adaptées… Le paramètre « surnaturel » ne facilitait pas les choses, évidemment.
-En admettant qu’il y ait falsification pour la marque, c’est bien les traces d’un loup qu’on a sur le cadavre. Si des chasseurs sont derrière, ça signifie qu’ils ont la main mise sur un lycan d’une manière ou d’une autre…

-honhon… J’avoue que ça ne me rassure pas beaucoup. Pour résumer, soit on a une vraie vengeance sur le dos, et autant se dire tout de suite que ça ne va pas être facile à désamorcer, et que si on s’en mêle les loups ne nous laisserons pas indemne… Soit on a un usurpateur qui manigance un truc en ayant la main mise sur un loup… Je ne sais franchement pas ce qui est le plus inquiétant..

J’essayais d’imaginer ce qu’allait être notre prochaine galère. Autant ne pas se leurrer, il fallait mener cette enquête faire notre possible pour que ça ne dérape pas… Hors de questions de laisser des humains ou des loups s’étriper… Fiona interrompit le cours de mes pensées.
- Jordan ? Comment est le shérif sur le terrain? Et avez-vous pactisé avec une meute ou quelques lycans qui pourraient nous épauler si besoin.
Je fronçais les sourcils, ne sachant pas ce que je pouvais me permettre de dire ou non…
- Je ne vous demande pas de me citer des noms, si cela vous gêne, je veux juste savoir quelles sont nos forces. Je pourrai appeler l’équipe de mon unité… mais vous n’aimerez pas leurs méthodes et je vous avoue que j’aimerais que ce soit l’équipe locale qui résout l’enquête et non le FBI.
J’acquiéssai.
-tout à votre honneur, mamzelle… Le chérif est irréprochable, et il connait ce genre de dossiers. Il n’a pas plus ni moins de moyens que moi, il est fiable, entrainé, mais humain, tout comme vous et moi. Et… Je passais ma main derrière ma nuque.
-oui, nous sommes en contact avec une meute. Ils sont jeunes, mais doués et très courageux. Ils nous ont aidé à plusieurs reprises et ont empêché que ça tourne au cauchemar… Ils sont spéciaux. Mais ils ont tendance à en faire un peu trop. Ils se mettent en danger, ils ont faillis y passer plusieurs fois. Je me suis jurer de les protéger si je pouvais, je sais qu’on va peut être pas avoir le choix, mais à l’idée de les exposer volontairement, je suis pas très à l’aise…

Je nous conduisis jusqu’à un petit restau en bord de route que je connaissais. Ils faisaient des bagels à se damner, et pour pas cher.
-on réfléchira mieux le ventre plein, dis-je à ma collègue, avec un sourire encourageant.
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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Ven 27 Mar - 8:34



Prise de contact


Feat :   Jordan Parrish

Jordan semblait cheminer de la même manière que moi dans son raisonnement. Il appréhendait parfaitement les implications qui découlaient de chaque hypothèse. Il ne raisonnait pas qu’en flic. Derrière ses paroles, je sentais l’homme qu’il était, ses sensibilités sur la nature humaine et les choses de la vie. Évidemment mes questions un peu intrusives le firent hésiter légèrement. Mais j’essayai de le rassurer sur le fait que le FBI ne prendrait pas la main sur les affaires, si en locale ça pouvait se régler de manière efficace. L’unité 51 a ses limites et lorsque des policiers locaux « savent », et veulent bien continuer à faire leur job, on les implique et on les aide. Ils savent qu’ils peuvent toujours nous appeler en cas de débordement majeur. Car rare les villes où on délègue un agent à plein temps comme moi.

-tout à votre honneur, mamzelle… Le chérif est irréprochable, et il connait ce genre de dossiers. Il n’a pas plus ni moins de moyens que moi, il est fiable, entraîné, mais humain, tout comme vous et moi.

Je souris au « mamzelle ». Je ne m’offusquai pas de cette familiarité, car elle sonnait juste dans sa bouche. Il n’y avait là aucun irrespect, juste un léger rapprochement. Un jour, on sera peut-être dos à dos avec une arme au poing à couvrir mutuellement nos arrières.

-oui, nous sommes en contact avec une meute. Ils sont jeunes, mais doués et très courageux. Ils nous ont aidé à plusieurs reprises et ont empêché que ça tourne au cauchemar… Ils sont spéciaux. Mais ils ont tendance à en faire un peu trop. Ils se mettent en danger, ils ont faillis y passer plusieurs fois. Je me suis jurer de les protéger si je pouvais, je sais qu’on va peut être pas avoir le choix, mais à l’idée de les exposer volontairement, je suis pas très à l’aise…

Je fronçai les sourcils. Des jeunes ? Ce ne sont pas les loups les plus stables. Mais la manière dont Jordan en parlait, montrait qu’il avait du respect pour ces jeunes. Je me promis donc de me faire une opinion sur pièce et non pas toute faite. Et malheureusement, toute aide était la bienvenue, même des plus jeunes alors qu’ils avaient l’insouciance de la jeunesse à vivre.  Alors que je pensai que Jordan me ramènerait à ma voiture sur le parking du poste de police, il se gara sur le côté de la route.

-on réfléchira mieux le ventre plein, me dit-il en souriant.

En effet, nous étions devant un restaurant.

- Mon ventre m’a trahi adjoint Jordan Parrish ? Dis-je en lui retournant son sourire.

Je me dis qu’il fallait que je refuse, joli cœur comme il était, il avait certainement quelqu’un qui l’attendait. Puis l’idée de manger seule au restaurant de mon hôtel me fit accepter cette invitation spontanée.

- D’accord, mais on partage la note. Je suis pour l’égalité, et je ne veux pas de discours sur la galanterie. Chacun doit être attentif à l’autre, le fait d’être un homme ou une femme ne change rien.

Cela ne l’empêcha pas de me tenir la porte du restaurant. A l’intérieur régnait une bonne odeur. J’avais une faim de loup. On passa notre commande directement au comptoir avant de s’installer à une table tranquille. Pour le repas, j’avais écouté les recommandations de Jordan.

- Puis-je me permettre une question indiscrète ? Demandai-je. Vous n’avez personne qui vous attend Jordan ? Poursuivis-je quand il acquiesça.

Il m’expliqua qu’il n’était ici que depuis peu et que non que dans l’immédiat il était libre de son temps après le travail. Habillement il me retourna la question. J’attendis que la serveuse finisse de déposer nos assiettes et sortir ma chaîne de sous mon col de pull-over. Deux alliances y étaient accrochées.

- Je suis veuve. Dire que j’ai tiré un trait sur cette partie de ma vie serait un mensonge. Je vis avec, dis-je avec un peu de nostalgie. Ah ! Et pour que tout soit clair entre nous, je ne cherche pas à le remplacer, dis-je avec un sourire.

Notre proximité future dans le cadre du travail pouvait toujours porter à confusion. Je préférai l’avertir que tout mignon qu’il soit, je ne le regarderai que comme un collègue de travail, certes agréable de sa personne.







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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Dim 29 Mar - 18:32








Vengeance ?



J’avais bien fait de mettre ma fierté au placard, car plus je voyais Fiona réagir et cogiter, plus je me disais que je préférai l’avoir à mes côtés que contre moi. Elle semblait déterminée, coriace, et pas du genre à lâcher le morceau de viande… Et puis surtout, elle me faisait apparemment suffisamment confiance pour me permettre de placer à mon tour les gens en qui j’avais confiance dans la boucle. Ils n’étaient d’ailleurs pas très nombreux. Lorsqu’elle me décrivit, ou plutôt suggéra les méthodes employées par son unité, je fus convaincu amplement de la nécessité de gérer ça le mieux possible avec elle.

Elle fut cependant assez refroidie à l’idée de faire intervenir des jeunes. Mais j’insistai sur leur maturité et surtout leur degré de compétences. Scott, stiles, Lydia, Kira, m’avaient réellement impressionnés et ce à maintes reprises. Quant à Derek, il était un peu en mauvaise passe pour le moment, mais je ne désespérait pas de le voir revenir à sa version adulte, et là, ça dépotait vraiment !
- Mon ventre m’a trahi adjoint Jordan Parrish ? Me dit-elle lorsque nous arrivions devant le restau-route.
-non, mamzelle, mais pour tout vous dire, j’ai une faim de loup, moi. Alors si vous m’offrez un prétexte pour me jeter sur la nourriture, on sera quitte.
- D’accord, mais on partage la note. Je suis pour l’égalité, et je ne veux pas de discours sur la galanterie. Chacun doit être attentif à l’autre, le fait d’être un homme ou une femme ne change rien.

Je hochai la tête, agréablement surpris.
-ça me va. M’est avis que vous êtes bien plus calée que certains de mes collègues concernant les flingues et les prises de karaté. J’accompagnai cette déclaration d’un franc éclat de rire, pour ne pas laisser de nouveau la tension s’installer en référence à mon allusion.
Nous étions enfin installés et les odeurs de cuisine m’ouvraient un appétit encore plus grand que celui que j’avais déclaré un peu plus tôt.
-Puis-je me permettre une question indiscrète ? Vous n’avez personne qui vous attend Jordan ?
Je balayais la question d’un geste, pour montrer que je n’avais pas de gêne concernant le sujet.

-oh ? Ça ? Non.. Personne qui m’attend à la maison.. De toutes manières ce ne serait pas trop mon genre de laisser quelqu’un m’attendre comme ça, avec les meubles… Et puis je ne suis pas arrivé il y a bien longtemps, à vrai dire… Pas vraiment eut le temps de m’intéresser à la question.

D’ailleurs, à bien y réfléchir, je ne savais pas trop ou j’en étais. Il y avait bien cette Lydia, que je trouvais vraiment charmante, bien qu’un peu jeune… Mais j’avais parfois trouvé certains hommes attirant. Je n’avais jamais rien tenté du genre, et je me sentais à priori plus à l’aise avec les femmes, mais je ne pouvais être sûr à cent pour cent de mon orientation… Je haussai les épaules, je n’avais pas le temps, comme je venais de le dire.
Elle me montra ensuite une chaine, qui tenait deux alliances, ce que je pris comme une nouvelle marque de confiance

- Je suis veuve. Dire que j’ai tiré un trait sur cette partie de ma vie serait un mensonge. Je vis avec, dit-elle avec un peu de nostalgie. Ah ! Et pour que tout soit clair entre nous, je ne cherche pas à le remplacer, dis-je avec un sourire.
Je lui souris à mon tour. Elle était belle et n’aurait aucun mal à trouver un remplaçant, dusse-t-elle en avoir envie. Je ne me fis pas plus intrusif que d’habitude et ne chercha donc pas à en savoir plus… Mais je supposai quelque chose de douloureux et de brutal… Peut-être même en rapport avec son choix de carrière…
-Je sais pas comment ça pourrait se gérer, ce genre de choses. Etre en couple, avoir peur pour l’autre. Je veux dire, avec notre genre de travail… Le danger ne me fait pas peur. Enfin.. Plus peur.. Mais j’imagine sans peine quelqu’un qui tiendrait à moi, ce que ça pourrait lui faire de me savoir toujours sur le fil…
Je pris le temps de boire mon soda, avant de finalement commander une bière. La journée était finie pour aujourd’hui, après tout.
-quelque chose pour vous ?... Une fois sa commande passée, je triturai un peu ma nourriture, pensif.
-désolé de revenir à ça, mais ça me chiffonne… Vous pensez qu’il faudrait mettre les jeunes au courant ? Ils en savent plus que moi sur ces histoires de vengeance, mais d’un autre côté, je n’aimerai pas les savoir encore en danger. Enfin, ils savent s’en sortir… Mieux que moi, d’ailleurs… On dirait qu’ils ont fait ça toute leur vie…

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mar 31 Mar - 11:41



Deux vies qui se croisent


Feat : Jordan Parrish  

Je ris de bon cœur quand Jordan suggéra que j’étais calée en arme à feu et en prise de karaté. J’avouai que j’avais le coup de genou leste. A sa grimace, je précisai que la nature avait simplement rééquilibré les forces en donnant une fragilité à l’homme, à défaut de donner des muscles puissants aux femmes. Sans vraiment lui dévoiler les pratiques de recrutement de l’unité 51, je lui laissai entendre que nous étions choisis pour notre capacité à survivre. Cela pouvait paraître empirique, mais il existe une catégorie de personnes qui ont un don pour survivre. Il semblerait que j’en fasse partie. J’avais effectivement survécu à des années d’errance, fréquentant les pires sphères sans jamais récolter que quelques bleus. Cela n’avait rien à voir avec de la chance, c’était dû, à mon sens, à une plus grande capacité d’esquive que le commun des mortels.

Je commençais à m’apaiser quant au stress de mon arrivée à Beacon Hills. Jordan me donnait de plus en plus confiance au fait que j’allais pouvoir faire mon travail dans les conditions optimums, si tenté qu’il puisse y en avoir pour ce genre d’activités. J’avais l’habitude de travailler en limite des règles, mais avoir un appui local solide était la meilleure des aides.

Je souris quand il m’expliqua que personne ne l’attendait, et que dans le cas contraire, il n’aurait pas délaissé une compagne pour manger avec une collègue. Il était franc du collier, bosseur et agréable. La perle des collègues de travail. Avait-il seulement un défaut ? Nous faisons un travail à risque et cela me peinerait de le perdre en mission. Je travaille généralement seule et évite de m’attacher. Mais je reste humaine.

-Je sais pas comment ça pourrait se gérer, ce genre de choses. Etre en couple, avoir peur pour l’autre. Je veux dire, avec notre genre de travail… Le danger ne me fait pas peur. Enfin.. Plus peur.. Mais j’imagine sans peine quelqu’un qui tiendrait à moi, ce que ça pourrait lui faire de me savoir toujours sur le fil…

Son regard qui se tourne vers moi, l’air étonné et désolé à la fois. Cette tache rouge qui fleurit comme une rose sur sa poitrine, ses mains vierges de toute arme, il tombe… pour ne plus se relever… L’angoisse permanente de le savoir en danger… Cela me rongeait le ventre, si bien que cette fois-ci je l’avais accompagné dans sa mission. Lui avais-je porté malheur ? Mainte fois je m’étais posée la question, si je n’étais pas venue serait-il encore en vie ?

-quelque chose pour vous ?..

La question de Jordan me sortit de mon introspection. Je commandai la même chose que lui. Une bière ce n’était pas si mal pour chasser les mauvaises pensées.

-désolé de revenir à ça, mais ça me chiffonne… Vous pensez qu’il faudrait mettre les jeunes au courant ? Ils en savent plus que moi sur ces histoires de vengeance, mais d’un autre côté, je n’aimerai pas les savoir encore en danger. Enfin, ils savent s’en sortir… Mieux que moi, d’ailleurs… On dirait qu’ils ont fait ça toute leur vie…

Je prends le temps de réfléchir à sa question. Je ne connais pas ces adolescents dont Jordan me parle, et j’ai plutôt envie de les protéger d’eux même en fait.

- Cela me chagrine que des jeunes aient d’autres préoccupations que de savoir s’ils vont pouvoir s’acheter le dernier jeu vidéo à la mode, ou s’ils ne vont pas se prendre un râteau avec la fille avec laquelle ils aimeraient sortir…

Je bois une gorgée de ma bière avant de poursuivre. La question est délicate.

- Mais le surnaturel ne suit pas les règles des humains. La confrontation avec ce milieu se fait souvent très jeune. Et il est malheureux de constater que tant pour les êtres surnaturels, tant pour les humains qui les côtoient, l’espérance de vie est plus courte que la normale. Cela ne me plait pas Jordan, mais je ne peux ignorer leurs capacités à nous aider. On se donne deux jours avant de les mettre au courant ?

J’attaque mon assiette avec appétit. Beacon Hills est bien comme on me l’avait décrit. C’est un épicentre qui attire une faune assez disparaitre. Nous trainons un peu à la fin du repas. Je parle un peu des lieux où j’ai été affecté. Jordan semble étonné que des grandes villes comme Chicago, ou Detroit soient des places où s’affrontent des meutes pour des questions territoriales, sans que cela transpire vers le grand public. Sans parler de ces cow-boys qui roulent en 4X4 aux vitres teintées. Les chasseurs… Leurs relations avec l’unité 51 est ambiguë… oui très ambiguë. Personnellement, je ne me suis pas encore retrouvée face à un de ces furieux à la gâchette facile, ou au retors manipulateur. Mais une chose est certaine dans ma tête, si je n’ai jamais hésité à coller une balle dans la tête d’un loup qui me saute dessus pour m’égorger, cela au nom de la légitime défense, je sais que je serais capable d’abattre froidement une certaine catégorie de chasseurs. Ils ont détruit ma vie, jamais je ne leur pardonnerais. Jordan sembla s’apercevoir de mes pensées moroses. C’était un garçon attentif.

- J’ai un passé compliqué, dis-je. Rien ne me prédestinait à cette carrière au FBI… A l’inverse de vous, j’aspirais à une vie de famille assez tranquille… La vie en a décidé autrement. Je suis navrée si parfois, je peux être d’humeur chagrine… Je me targue d’avoir passé outre… mais je crois que je me voile la face… On rentre au poste ?







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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mer 1 Avr - 13:05








Vengeance ?



L’ambiance était redevenue légère au restaurant, et je pu entendre les sonorités du rire de Fiona. Elle me confirma d’ailleurs avoir remis en place plus d’une fois certains attributs virils et leur possesseurs. Je fis une grimace d’empathie, en pensant à la douleur induite…. Elle ne me précisa pas les méthodes de recrutement pour son unité, mais m’affirma qu’un des critères était la capacité à survivre. Je lui fis une plaisanterie qui n’en était pas une, en lui affirmant que c’était également un critère de recrutement pour l’habitant lambda à Beacon Hills… Sachant que ça allait m’attirer vers une direction que je ne voulais pas prendre, surtout vu le nombre effarant de morts de cette ville, je fis tranquillement dévier la conversation sur des remarques plus anodines.

Je fus néanmoins un peu contrit lorsque je vis sa tête suite à ma déclaration de célibat volontaire… Je me voilais un peu la face, à vrai dire, mais là n’était pas le sujet. Elle semblait souffrir de souvenirs sans doute pas si anciens.
Elle accepta de bonne grâce la bière que je lui offris, et nous pûmes nous détendre à nouveau. Elle pris le temps de réfléchir à ce que je lui avais dit concernant scott et sa bande.
- Cela me chagrine que des jeunes aient d’autres préoccupations que de savoir s’ils vont pouvoir s’acheter le dernier jeu vidéo à la mode, ou s’ils ne vont pas se prendre un râteau avec la fille avec laquelle ils aimeraient sortir…
- Mais le surnaturel ne suit pas les règles des humains. La confrontation avec ce milieu se fait souvent très jeune. Et il est malheureux de constater que tant pour les êtres surnaturels, tant pour les humains qui les côtoient, l’espérance de vie est plus courte que la normale. Cela ne me plait pas Jordan, mais je ne peux ignorer leurs capacités à nous aider. On se donne deux jours avant de les mettre au courant ?

Je hochai la tête, également d’accord avec ce délai.
-honhon.. Si on trouve rien, on les implique… Ils demandent que ça, dans l’absolu, mais les risques qu’ils prennent sont… Et bien, sont les mêmes que nous, mais c’est notre boulot, pas eux… Et ils ont une longue vie à vivre, comme vous dite… Des râteaux à prendre, des découvertes amoureuses, des maux de crânes au lendemain d’une cuite.. Encore que… Vous savez ? ils ne peuvent même pas se cuiter, en fait…

Je ris doucement, comme si c’était un vrai problème.
Fiona ne laisse aucune chance de survie à son bagel, mais je vois sur son visage s’inscrire des pensées un peu moroses.
- J’ai un passé compliqué, dis-je. Rien ne me prédestinait à cette carrière au FBI… A l’inverse de vous, j’aspirais à une vie de famille assez tranquille… La vie en a décidé autrement. Je suis navrée si parfois, je peux être d’humeur chagrine… Je me targue d’avoir passé outre… mais je crois que je me voile la face… On rentre au poste ?

Je hochai la tête et la laissait conduire sur le retour, pour lui changer les idées. Elle m’avait fait part plus tôt de son envie de conduire ce genre de véhicule. Elle me sourit lorsque je lui tendis les clefs. Nous savions tous deux comment nous avions démarré notre journée, mais ça n’avait plus d’importance.
Arrivé au poste, je pris le dossier et le plaça sur mon bureau, pour plancher dessus. J’avais prévu d’y passer la nuit, et indiqua à Fiona qu’elle pouvait y aller, que je plancherai un peu. Elle était lasse, aussi me remercia –t-elle, mais me donna rendez-vous le lendemain matin, dès l’ouverture, et même un peu avant.
Le chat qui m’autorisait à utiliser son bureau se roula sur les documents, m’obligeant à prendre une petite pause grattouille..
Je regardais Buck et pris une décision qui changea ma vie à jamais…

(…)

Ma « résurrection » m’avait perturbée au plus haut point, et j’avais eu du mal, malgré ce que m’avis dit Mafdet… Maf.. à considérer ce chat comme celui qu’elle était avant. Mais là ou mon esprit luttait, mon corps, mes mains, ne se posaient pas de questions. Aussi, presque naturellement, je me remis à la gratouiller, et ses ronrons me firent du bien… Elle m’avait indiqué, sous sa forme humaine, de précieux renseignements.

Fiona arriva peu après, avec un air indéchiffrable sur le visage… Elle me regardait différemment, presque… presque méfiante, nerveuse…. J'étais encore en joging, et pour cause, mon uniforme de rechange était chez moi, et ma plaque partie en fumée... Ce que j’avais vécu transpirait-il donc autour de moi ? Mon attitude avec changée ? Je vis également le regard qu’elle lança au chat.. Elle savait ! Merde ! Savait –elle pour moi aussi ?
Pour dévier mes pensées sur quelque chose de plus concret, je repris le dossier.
-Un petit ami jaloux. Un omega qui  a priori traine la ou j’ai du aller hier. Les petites frappes, qui sont encore au poste… Gaby, a priori… La victime l’aurait trompé avec un alpha… Faudrait pas qu’il nous foute une merde… pardon.. un chantier pas possible, avec guerre de clans et chasseurs à la clef… On peut peut être interroger les petites frappes, ils nous lâcherons le morceau..
Elle me regardait, dubitativement… Merde merde merde…
-mes sources hein ? …. Je haussai les épaules.. C’est là que ça m’arrangerai qu’on creuse pas trop ce sujet.. Si ça s’avère vrai, on aura enfin résolu une affaire , avant que ça dégénère…ajoutais-je.
Mais il fallait que je lui parle de la veille, du moins la version édulcorée en naturisme et résurection... Je lui dit donc, concernant Buck, mes fringues foutus quand je m'étais extirpé de la voiture... C'est là que je voyais bien que ça coinçait un peu...
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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Ven 3 Avr - 14:48



Connivence


Feat :  Jordan Parrish

J’ai dû avoir un regard d’enfant content lorsque Jordan me passe les clés de son véhicule tout terrain. J’apprécie son geste, ce n‘est rien, voir même très puéril, mais pourtant… C’est avec un immense plaisir que je m’installe derrière le volant. Jordan s’assoit à son tour. J’affectionne les hommes tels que lui. Il n’a pas besoin de symbole pour souligner sa virilité ou du moins affirmer un côté mâle dominant. Avant que je démarre, nous nous jaugeons mutuellement. Cette fois-ci le regard est moins formel que lors de notre première entrevue. C’est celui de deux collègues qui s’estiment. Sur le chemin du retour, je résiste à l’envie de pousser le moteur, de toute manière ce genre de voiture est surtout intéressante à conduire sur les chemins boueux des sentiers forestiers.

De retour au poste, je laissais Jordan vaquer à ses occupations routinières qui lui tombèrent dessus comme une nuée de moustiques affamés. De mon côté, je lui dis que je me retirai dans ma chambre d’hôtel mais que je restais joignable à toute heure. Je lui donnais donc mon numéro de portable et une adresse mail, soulignant que peu importe l’heure à laquelle il avait besoin de me contacter.

En arrivant à l’hôtel, je commençais par appeler l’agence qui devait me louer un meublé. Ils me confirmèrent la fin de semaine comme date pour mon installation. Cela me rassura, car la neutralité de l’hôtel commençait à me peser. J’avais besoin de pouvoir au moins avoir un coin que je pouvais considérer comme personnel.

Enfin, je me connectai sur le réseau du FBI, fis mon rapport et pris les nouvelles en cours. Il y avait eu du grabuge du côté de Memphis, l’unité avait dû intervenir… sept morts… L’information devrait paraitre dans les journaux du lendemain sous le maquillage d’une sordide histoire du KKK. L’actualité est blindée d’affaires plus sordides les unes que les autres, qu’en ajouter une dans la masse ne choquait plus et pouvait nous permettre de camoufler des morts atroces et difficilement explicables sans y coller une certaine haine pour justifier le sordide.

~~~~

Il tombe encore et encore. Cette image me hantera toute ma vie. Je me réveille en hurlant et couverte de sueur. Encore ce cauchemar. Je me lève et me colle sous la douche. Le jet d’eau chaude me rassure, mais je finis assise dans la vasque, les cheveux emmêlés et ruisselants devant mes yeux. J’affiche une sérénité et une maitrise à toute épreuve. Mais elle me coute un enfer intérieur. Je ne peux pas évacuer cette rage, sinon je deviendrais une cible à abattre sans sommation.

Le parking du poste de police est désert quand j’arrive bien trop tôt. Je voulais me plonger dans ce dossier, cette fille égorgée au bord d’un chemin forestier avec ce symbole de vengeance inscrit non loin d’elle.

Les cris, les coups, la femme-chat et Jordan totalement nu et noirci comme s’il sortait d’un four crématoire… Mon esprit trouva plus sage que je me retire et ne me montre pas.

~~~~

La suite m’avait fait suivre ce chat qui n’en était pas un et d’arriver à le confondre. Je n’étais pas satisfaite de mon entrevue avec cette professeure de chimie assez atypique qu’est mademoiselle Mafdet Mahes. Mais je n’avais aucun moyen de la contraindre à coopérer mieux que cela. Cependant, j’avais le sentiment qu’elle œuvrait à peu près dans le même sens que moi

~~~~

Je revins donc au poste en milieu d’après-midi. Le matin, j’avais occupé le bureau du flic que Jordan avait coffré. Je ne l’avais pas revu depuis… Je ne savais pas quelle attitude adopter. Mafdet m’avait confirmée que c’était une première pour l’adjoint. Mais elle ne m’avait pas voulu me dire quel type de créature il était.

Comme la porte de son bureau était de nouveau ouverte, je toquai sur le montant et entrai. Il était assis à son bureau, il portait une tenue sportive. Sa peau était propre et exempte de toute trace de brulure. J’eus un temps d’arrêt en voyant le chat sur ses genoux. Mafdet m’accorda un regard puis referma les yeux. La savoir là me contrariait. Je ne me sentais plus libre de parler avec Jordan comme avant. C’est lui qui commença à parler. Il était nerveux et bien moins sûr que la veille.

- Un petit ami jaloux. Un oméga qui  a priori traine là où j’ai dû aller hier. Les petites frappes, qui sont encore au poste… Gaby, a priori… La victime l’aurait trompé avec un alpha… Faudrait pas qu’il nous foute une merde… pardon.. un chantier pas possible, avec guerre de clans et chasseurs à la clef… On peut peut-être interroger les petites frappes, ils nous lâcherons le morceau…

Je n’avais pas avancé d’un pouce sur cette affaire, et il semblait avoir la solution.

- Mes sources hein ? …. C’est là que ça m’arrangerai qu’on creuse pas trop ce sujet.. Si ça s’avère vrai, on aura enfin résolu une affaire, avant que ça dégénère…

Je hochai la tête puis regardai le chat qui semblait dormir. Lentement je me levai, pris le chat de la manière la plus respectueuse possible et le sorti du bureau avant de refermer la porte.

- Je vous écoute, Jordan.

Il m’expliqua l’altercation avec Buck, l’accident de voiture auquel il réchappe in extrémiste. Sa version était pire que les plus mauvais aveux que j’ai pu entendre. Jordan est un homme droit, il ne sait pas mentir. Son malaise était évident. Je fermai les yeux un instant, jaugeant la situation. Que faire, comment réagir ? Devais-je lui dire que je savais ? Non. Si c’était à faire, la femme-chat m’aurait déjà caftée et elle s’en était abstenue. Druide, c’était un druide, c’est à peu près tout ce que j’avais pu lui extirper en information.  J’ouvris les yeux et regardai Jordan.

- Ok. Ce Buck est un pourri de première qui est au courant des affaires surnaturelles et en fait commerce.

Jordan acquiesça.

- Vous l’avez poursuivi, votre voiture à fait un tonneau et s’est enflammée mais vous avez réussi à vous en extirper, non sans y laisser une partie de votre uniforme.

Nouvel hochement de tête.

- Pour tenter de sauver sa peau, Buck vent la mèche sur ce que peuvent savoir les merdeux qui sont en cabane.

Jordan ouvre la bouche, je le fais taire d’une main.

- Et là, je vais aller interroger ces petites frappes et leur faire lâcher le nom de Gaby.

Jordan me regarde d’un air effaré. J’ai repris son histoire, y ai collé des éléments de mon invention et me propose d’aller interroger les petites frappes dont il parle, pour leur arracher des aveux dont Jordan est déjà au courant. Je me relève de la chaise et vais ouvrir la porte. Le chat est là, je ne doute point qu’elle a tout entendu, mais j’avais besoin de me sentir seule avec Jordan.

- J’ai regardé leur dossier avant de venir vous voir. Il n’y a aucune mention sur le fait qu’ils aient été interrogés… Maintenant que je sais quoi leur faire dire, ça va être facile dis-je en rassemblant mes cheveux en queue de cheval. Et j’ai besoin de me défouler de quelques récentes frustrations, continuai-je en regardant le chat.

Le dit minet grimpa sur le bureau, son regard passait de Jordan à moi.

- Jordan, de la même manière que pour votre dossier personnel, je me contente de ce que vous voulez bien me dire. Mais sans vouloir vous vexer, on va tenter de faire coller ça à une réalité plausible. N’oubliez pas que c’est ma spécialité terminai-je.

L’allusion à peine voilé sur mon habitude à transformer une affaire surnaturelle en purement ordinaire était à peine voilé. La présence du chat avait fortement pesé dans la balance. Je le couvrais, feignant ne pas être au courant. Il comprenait que je savais, mais je lui laisserai le temps de me dire de quoi il retourne s’il le souhaitait. Je continuai donc à le juger sur ma première impression.

- Bon, vous voulez bien m’assister Jordan, vous faites le gentil et moi l’horrible méchante dis-je en faisant craquer mes articulations.

Je sortis sans attendre sa réponse. Je le laissai se recomposer avec pudeur. Je jurerai avoir vu le chat me regarder et hocher la tête. Avais-je marqué des points vis-à-vis de Mademoiselle Mahes en ne me faisant pas intrusive. Car si je ne lui avais pas dit que j’avais assisté à la scène ce matin, je ne lui faisais pas l’affront de ne pas avoir compris. Pour Jordan, c’était encore trop frais. Il devait encaisser ça avant de pouvoir éventuellement m’en parler. Cela pourrait à l’occasion devenir une plaisanterie, après tout je l’avais aperçu  en tenue d’Adam et l’absence de vêtement confirmait qu’il était bel homme. Jordan me rappelait quelqu’un. Je fermai vite ses pensées noires et allait casser de la racaille.

~~~~

J’étais entrée toute souriante dans la salle d’interrogatoire. Jordan avec sa mine sombre, son jogging et un simple tee-shirt ressemblait plus à un videur de boite qu’à un adjoint. C’est donc avec erreur que le jeune se tourna vers moi, plein espoir. Il eut droit à la lecture de ses droits, les yeux louchant sur mon insigne, avant de se retrouver le nez collé à la table d’interrogatoire. J’agissais en limite de mes droits. Simulant la violence, dosant ma voix.  Jordan joua son rôle, haussant les épaules face aux protestations du jeune, arguant qu’il n’avait aucune autorité sur moi qui était du FBI et lui de la police du comté. Il nous fallut que dix minutes pour obtenir des aveux complets et riches d’un  tas d’affaires antérieures.

- Je propose qu’on essaye de voir si on trouve ce Gaby, dis-je à Jordan, une fois de retour dans son bureau.

Les non-dits étaient là, entre nous. Mais de toutes manières, il y avait bien trop de passage maintenant pour qu’on puisse avoir une discussion quelconque.

- On repasse peut-être par chez vous dis-je quand on s’apprêta à sortir.

Jordan me questionna du regard.

- Vous faites peut-être parti des rare hommes à rester sexy même en jogging, mais je crois préférable que vous interveniez en uniforme Jordan.

Un « Miaou » de confirmation, nous fit tous sourire, désamorçant une situation tendue.

- Je vous attends près de votre véhicule.







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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 4 Avr - 20:44








L’explication aproximative…



J’avais du mal à reprendre ma vie telle qu’elle était avant. Le simple fait de ne pas être dans mon uniforme me ramenait à ce que j’avais fait, à ce qui m’était arrivé… Ma discussion avec Mafdet me soulageait cependant d’un certain poids, et je savais qu’avec son aide, je pourrai revenir sur une voie plus sereine. Mais elle-même n’avait aucune idée de ce que je pouvais être. Je devrai faire moi-même les recherches qui s’imposaient, et me connecter avec celui que j’étais vraiment. Car si une chose était à présent claire dans ma tête, c’est que je ne m’étais pas transformé.

J’avais toujours été cette… chose… Je m’étais senti attiré par Beacon Hills. Je commençai à comprendre pourquoi, avec ce taux anormalement élevé de phénomènes surnaturels. Si je faisais maintenant parti de la boucle, rien d’étonnant à ce que j’eu ressenti une attraction à laquelle je ne pouvais résister…

Lorsque Fiona entra, donc, je lui sortis mes informations et mon excuse pas vraiment ficelée….La présence de Mafdet me rassurai et j’avais repris mes habitudes, trouvant même un réconfort dans ces gestes maintes fois répétés… Fiona me regardait, un peu contrariée…. Elle semblait me croire, sur mes informations, mais elle avait comme une réticence, peut-être dans son comportement. Je commençai à me demander s’il ne valait pas mieux tout lui dire… Elle allait finir par comprendre, elle était entrainée à chercher et résoudre ce genre de choses… Mais c’était si nouveau pour moi, que j’avais encore du mal à me faire moi-même à cette idée.

Lorsqu’elle sortit le chat, elle m’en demanda plus.. Je lui racontai donc tout, en omettant les détails un peu perturbants, mais en sachant que ça ne tiendrait pas..
Elle répéta fidèlement les éléments que je lui donnait, me faisant aquiescer, mais y rajouta une touche personnelle.

- Pour tenter de sauver sa peau, Buck vent la mèche sur ce que peuvent savoir les merdeux qui sont en cabane.
Elle m’arrêta avant que je puisse commenter.
- Et là, je vais aller interroger ces petites frappes et leur faire lâcher le nom de Gaby.

Aucun doute à présent, elle était parfaitement rodée. Je la regardais, estomaqué, sachant qu’elle avait trouvé une solution plausible aussi rapidement. Elle allait finir par comprendre pour moi. Peut-être même l’avait-elle déjà fait. Elle ne me ferait plus confiance si je lui cachais aussi ça. Je me mordis la lèvre nerveusement, ce qui ne m’arrivait pratiquement jamais.
- J’ai regardé leur dossier avant de venir vous voir. Il n’y a aucune mention sur le fait qu’ils aient été interrogés… Maintenant que je sais quoi leur faire dire, ça va être facile…Et j’ai besoin de me défouler de quelques récentes frustrations
Son regard adressé au chat ! ça ne pouvait pas être une coincidence. Savait –elle ?
Elle enchaina, me redonnant implicitement sa confiance… Mais son allusion sur une réalité plausible me fit prendre ma décision. Alors qu’elle m’indiquait vouloir aller interroger les petites frappes, je l’arrêtai, posant ma main sur son bras.

-c’est pas tout… Puisqu’on en est la, mais je ne sais pas par ou commencer….. Je soupirai… Buck n’a pas tenté de me tuer en tirant une balle dans mon véhicule. Il m’a attaché, aspergé d’essence, et il a mis le feu. Je suis mort, bon sang ! OU du moins je devrai l’être… Je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé ensuite, comment j’ai survécu… Mais je me suis retrouvé au poste, avec une seule idée en tête, lui faire la peau… Et…. Et je n’ai aucune trace de brulure, rien. Mes habits y sont passés, la douleur était atroce, mais je n’ai rien… Je n’ai aucune idée de ce que je suis, miss… Et j’aimerai que ça reste entre nous… Je ne mentionnai pas l’intervention de Mafdet, elle était assez grande pour gérer ça avec Fiona si toutefois sa couverture était mise en péril également.
Elle me regarda longuement, puis me dit que nous avions du travail.
L’interrogatoire était d’un classique à toute épreuve, mais ça marchait la plupart du temps. J’étais le gentil, et elle la garce…. Nous n’eûmes pas à attendre longtemps avant d’avoir les aveux qu’on espérait.

Lorsqu’elle me proposa de passer chez moi, plaisantant sur ma tenue, je souris, surtout après que Maf ponctue la plaisanterie par un « meow » expressif. Effectivement mon uniforme de rechange était de mise. Arrivé chez moi, je la fis patienter quelques minutes à peines, me dépêchant de m’habiller.
-servez-vous dans le frigo, il y a des sodas, soft drinks…Je me dépêche.
Lorsque je redescendis, elle me regardait, patiente, mais elle attendait quelque chose.
- Je ne sais pas, Fiona. Je ne suis pas mort, je suis … plus humain, je pense… Mais j’ai aucune idée de ce que je suis… J’ai.. Il faut que je cherche, que je trouve. Je ne voudrai pas me rendre compte au dernier moment que je peux par exemple devenir incontrôlable, comme certains loups… Je ne sais même pas par quoi commencer…. Je ne crains pas le feu ? je ne meurs pas ? Autre chose ? Si je ne craignais tout simplement pas le feu, pourquoi ai-je eut aussi mal ?

Elle me regardait, pensive.
-je peux vous promettre une chose : au fur et à mesure que j’en apprendrai plus sur moi, je vous le dirai. J’ai besoin que vous ayez encore confiance en moi… Je ne m’attendais pas à ça hier. Il y a comme… comme une colère bouillonnante, en moi, à présent. Mais je la sens diffuse, maitrisée… J’espère qu’elle l’est…
Nous repartîmes vers l’endroit indiqué par les petits malfrats… Si au moins nous pouvions résoudre cette affaire, cela nous soulagerait d’un certain poids.
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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Dim 5 Avr - 14:14



On ne s'ennuie jamais à Beacon Hills


Feat :  Jordan Parrish

Assise sur le capot du 4X4 de Jordan, je consultai ma messagerie. Il n’y avait rien de critique, juste des informations de routine. Mon esprit vagabonda vite sur ce Jordan m’avait dit. De la même manière que pour lui, j’avais besoin d’assimiler les faits. Bien que cela soit plus facile pour moi, car ce n’était pas ma vie qui voyait tous ses repères chamboulés. Le contraste était flagrant entre l’homme qui m’avait invitée à manger et celui qui m’avait dit son désarrois. Il semblait perdu, presque vulnérable si en toile de fond je n’avais pas perçu autre chose. Une sorte d’aura, c’est cette impression que j’avais eu avec le chat ou encore… dans le bureau de Miss Volpha. Je ne confirme mes jugements qu’après avoir une preuve irréfutable de ce que j’ai pu deviner. Je ne serais pas étonnée d’apprendre que la seconde adjointe ne soit pas elle aussi liée au surnaturel. Que dans une ville comme Beacon Hills, que certains postes clés soient tenus par ces gens différents n’était en fait pas si étrange.

Jordan sortit du poste et s’avançait vers moi. Je lui avais clairement affiché ma position : la confiance. Quelle folie que de me baser sur une impression. Jordan était un homme charmant et séduisant, mais je savais que ce point n’affectait pas mon raisonnement. Je me sens en sécurité quand il est dans les parages et si on croit en mon instinct de survie alors cela signifiait que je pouvais le ranger dans cette catégorie spéciale d’hommes, ceux qu’autrefois on nommait chevalier. Et cet homme qui s’avançait vers moi, vêtu d’un bas de jogging informe et d’un tee-shirt basique, avait l’étoffe de ces défenseurs. Je luis souris en me laissant glisser du capot. Je voulais bien croire que j’avais devant moi, un de ces héros des temps modernes.

On s’arrêta devant chez lui. Jordan m’invita à entrer, m’invitant à piller son frigo. Ce que je fis volontiers. Cette journée riche en rebondissement méritait bien un rafraichissement. J’observai la rue par la fenêtre de sa cuisine. Cette fin d’après-midi était calme. Rien ne laissait penser que Jordan ait pu vivre des instants horribles il y a moins de vingt-quatre heures.

- Je ne sais pas, Fiona. Je ne suis pas mort, je suis … plus humain, je pense… Mais j’ai aucune idée de ce que je suis… J’ai.. Il faut que je cherche, que je trouve. Je ne voudrai pas me rendre compte au dernier moment que je peux par exemple devenir incontrôlable, comme certains loups… Je ne sais même pas par quoi commencer…. Je ne crains pas le feu ? je ne meurs pas ? Autre chose ? Si je ne craignais tout simplement pas le feu, pourquoi ai-je eut aussi mal ?

Je l’écoutai silencieusement. Il semblait avoir besoin de mettre des mots sur ce qui devait cogner durement dans sa tête.
- je peux vous promettre une chose : au fur et à mesure que j’en apprendrai plus sur moi, je vous le dirai. J’ai besoin que vous ayez encore confiance en moi… Je ne m’attendais pas à ça hier. Il y a comme… comme une colère bouillonnante, en moi, à présent. Mais je la sens diffuse, maitrisée… J’espère qu’elle l’est…

Je jetais ma canette dans la poubelle et vins me poster devant lui. Plantant mes yeux dans les siens je lui exprimai honnêtement mes pensées.

- Jordan, je vous fais confiance. Et je vous promets de mon côté, si jamais vous deviez… déraper… De tout faire pour vous ramener à la raison. En ce qui concerne votre nature, je pense que le chat est mieux placé que moi pour vous aider. Mais pour le reste et justement pour vos éventuelles futures défaillances… on reste partenaire ?

Je lui tendais la main, pas de manière civile mais comme un geste fraternel de frère d’arme. Peu importe que je sois femme, Jordan comprit et attrapa ma main qui était levée entre nos deux visages.

- Laissons au chat le soin de votre Passé Jordan, et merci de partager votre futur avec moi. Je… je ne suis pas prête, mais un jour peut-être, je partagerai avec vous un peu de mon passé.

Je suis humaine, je n’ai aucune capacité extraordinaire sinon celle de survivre aux pires situations… l’esquive… Ces légendes qui ont bercée mon enfance… Je ne pense pas qu’un jour je me retrouve dans la situation de Jordan, j’ai dépassé la moitié de ma vie déjà… Et si ces légendes étaient la vérité… Folles chimères qui m’ont fait rêvées dans mon enfance.

~~~

La zone était déserte, du moins en apparence. Avant de descendre de voiture, nous avions chacun vérifié nos armes. Nous cherchions après un loup, la prudence était de mise. Sa planque semblait être dans un bâtiment industriel désaffecté. Arrivé dans le hall principal, nous dûmes convenir de nous séparer. Armes au poing, on se mit donc à avancer, chacun dans une travée. A intervalle régulier, on se voyait entre deux machines ou turbines. Enfin on se rejoignit sur une traverse qui coupait le bâtiment dans l’autre sens. Je tournais doucement sur moi-même, scrutant chaque recoin. Un grognement attira notre attention. On venait de trouver notre cible… ou plutôt, n’était-ce pas elle qui venait de nous trouver ? Un mouvement dans mon dos me fit comprendre que nous étions cernés. Instinctivement je vins coller mon dos à celui de Jordan.

- Ce n’est vraiment jamais tranquille ici dis-je avec une légèreté feinte. Jordan dites-moi que vous être capable de lancer des boules de feu ou un truc cool comme ça !

D’un geste souple je remplaçais le barillet de mon arme. Les balles chemisées d’argent s’imposaient. Il y avait au moins deux loups dans les quatre types qui nous tournaient autour. L’entrainement, me permettait de réguler mon rythme cardiaque. Oui deux loups, les deux autres étaient humains, pas de piercing chez les lupins à cause de leur capacité à cicatriser.







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 6 Avr - 16:34








Une collègue à dos…



Il fallait absolument que je remette de l’ordre dans ma vie. En l’espace de moins de 48 heures, j’étais passé d’humain à surnaturel, le chat qui me louait le bureau était finalement une femme, belle en plus, et j’avais du raconter ça non seulement à Ruby, mais aussi à Fiona… ça faisait beaucoup d’un seul coup. Et même si Maf m’avait promis de m’aider, je ne savais pas si je serai soulagé ou effrayé d’apprendre ce que j’étais au final…

Mais nous avions un problème plus urgent, et si au moins nous pouvions résoudre cette affaire, ça mettrait un semblant d’ordre ça donnerai un nouveau point de départ à ma vie. Et peut-être une collègue sur qui m’épauler…

Lorsque j’étais redescendu, et que je lui avais confié mes angoisses toutes récentes, elle m’avait écouté. Réellement écouté. Elle sirotai son soda, et hochai la tête au fur et à mesure que je lui racontais mon état d’esprit, et que je lui faisais une promesse que j’espérai pouvoir tenir. Je n’étais pas sûr du tout d’en apprendre plus sur moi, et je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de procéder de façon empirique. Avec des trucs idiots du genre : me bruler volontairement, me blesser pour voir si je guérissais… Non seulement ça risquait de virer au drame, mais si ça marchait, je n’étais pas persuadé d’être soudain empli de joie.

Elle me sortis de mon introspection en venant se planter devant moi.
- Jordan, je vous fais confiance. Et je vous promets de mon côté, si jamais vous deviez… déraper… De tout faire pour vous ramener à la raison. En ce qui concerne votre nature, je pense que le chat est mieux placé que moi pour vous aider. Mais pour le reste et justement pour vos éventuelles futures défaillances… on reste partenaire ?

Elle me tendit la main, que je pris, comme je l’aurait fait avec un de mes anciens partenaires, à l’armée. Je lui souris timidement, et lui fis comprendre que j’avais confiance en elle.
- Laissons au chat le soin de votre Passé Jordan, et merci de partager votre futur avec moi. Je… je ne suis pas prête, mais un jour peut-être, je partagerai avec vous un peu de mon passé.
-hohon, Fiona. Pas de problème, et je serai la pour écouter aussi. On croit toujours qu’on est fait pour être solitaire, dans le travail ou dans la vie, mais on se rend compte invariablement que ce n’est pas vrai… Qu’on ne peut pas tout gérer. Le passé qui nous hante, ou le futur qui nous effraie…

Nous partîmes donc sur les lieux qui nous avaient été indiqués, non sans une certaine excitation… Si nous réussissions notre coup, cela souderait d’autant plus nos liens, et nous permettrait de résoudre une situation qui pourrait devenir épineuse…

Tout était beaucoup trop calme lorsque nous arrivâmes sur place. Nos armes étaient prêtes, le cran de sécurité relevé, et nous nous mouvions presque au ralentis, souple, félins…. Nos mouvements ne tardèrent pas à se coordonner alors que nous arrivions dans le hall du bâtiment désaffecté. Nous nous séparâmes pour couvrir une plus grande zone, mais toujours à portée de vue l’un de l’autre. Nous finîmes par nous rapprocher de nouveau, pratiquement au centre des lieux. Nous entendîmes tous deux un grognement, nous indiquant que nous n’étions pas passé inaperçus… Rien d’étonnant, les loups avaient des sens sur développés…

Fiona vint se caler derrière mon dos, et je l’entendis remplacer ses balles par d’autres… Je n’avais pas ce genre d’éléments dans mon arsenal, mais je commençai à me dire que ce ne serait peut être pas une mauvaise idée…
- Ce n’est vraiment jamais tranquille.. Jordan dites-moi que vous être capable de lancer des boules de feu ou un truc cool comme ça !
Je riais doucement, ce qui était totalement incongru vu la situation.
-hohon, miss.. désolé, j’ai pas ça en stock…
Nous pouvions voir les individus qui nous encerclaient… Deux d’entre eux semblaient plus animales dans leur démarche, mais n’avaient pour autant pas sortis les crocs pour le moment… ça faisait potentiellement deux loups et deux humains, mais rien n’était sur… Je ne pouvais voir le visage de Fiona, mais je sentais ses mouvements, nous tournions lentement sur nous pour nous permettre de voir nos cibles.

-gaby… les gars, il est encore temps… Arrêtez cette folie, et tout le monde s’en sors indemne… On a un seul homicide. Ne transformez pas ça en série sanglante.

L’un d’eux, peut être gaby, fit un rictus méprisant avant de grogner et sortir les crocs. Le second l’imita aussitôt, et les deux derniers avaient sortis leur propre flingue… Je sus, par habitude, qu’ils allaient tirer. Ils n’avaient plus rien à perdre… Je n’avais pas les balles que semblait posséder Fiona, aussi je ne pris pas le temps de réfléchir plus avant. Je tirai 4 balles. Mains qui tenaient les flingues, genoux… Je réussi presque mon coup. Le premier lâcha son arme, et se plia à terre de douleur, tenant sa jambe. Le deuxième sembla ne pas se rendre compte de la douleur aux genoux. Je pestai intérieurement, me disant que j’aurai du commencer par la main, mais il était plus dans l’ombre que le premier, et j’aurai pu l’atteindre à un endroit vital. Il plia également, lâchant son arme, mais pas sans avoir tiré une balle, que je pris dans l’épaule, m’arrachant un cri de douleur…

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mar 7 Avr - 21:44



Une valse à 4 temps


Feat :  Jordan Parrish

- Ce n’est vraiment jamais tranquille.. Jordan dites-moi que vous être capable de lancer des boules de feu ou un truc cool comme ça !

- hohon, miss.. désolé, j’ai pas ça en stock…

- On va faire sans artifice alors, dis-je sans perdre ma concentration.

Une drôle de danse menait nos pas, mais pas de celle où votre cavalier vous tient dans ses bras pour un tango endiablé ou un slow alanguissant. Nous étions dos à dos, ne se collant pas trop pour ne pas se gêné en cas de mouvement brusque à faire, mais suffisamment près pour se frôler parfois, afin de savoir où l’autre se situait. Il y a vingt-quatre heure, je n’eusse jamais pensé me retrouvé de sitôt dans cette configuration avec Jordan. Mon premier constat était de voir que l’on s’accordait. Il n’essayait pas de jouer au héros et au contraire il avait l’intelligence de me laisser ma part de travail. Et à cet instant présent, il était essentiel qu’on se donne une confiance mutuelle sans concession.

La danse préliminaire sembla s’éterniser, mais le temps est une valeur traîtresse lorsque sa vie est en jeu. De mes noiraudes, je fixais le regard des insolents qui osaient nous cerner et nous menacé.

-gaby… les gars, il est encore temps… Arrêtez cette folie, et tout le monde s’en sors indemne… On a un seul homicide. Ne transformez pas ça en série sanglante.

Un océan bleu électrique éclaira le regard de l’un des loups, ses crocs suivirent. Le masque tombait et avec lui toute possibilité de raisonnement et de règlement à l’amiable, s’il pouvait y en avoir un. Je n’aurai jamais tiré sans preuves, mais de par leur attitude, ils avouaient le crime. Ne comprenaient-ils donc pas, que là ils venaient de se condamné tous les quatre, là où un seul mort m’aurait suffi.

"Nous chassons ceux qui nous chassent."


Première mission et déjà mon verdict était fait. Celui qui avait assassiné cette fille n’ira pas croupir à l’ombre d’une prison, mais bien au fond d’une tombe, officielle ou pas. Voilà Jordan confronté à mon monde et mes méthodes. Aucun mot n’est prononcé, les gestes s’esquissent comme dans une chorégraphie mainte fois répétée. D’instinct, il vise les humains. Ils avaient sorti leur arme, avançant d’un pas dans une sentence inévitable. Quatre détonations, J’entends une arme qui tombe, un cri de douleur, une autre déflagration et un nouveau cri, celui de Jordan.

Dans le même temps, je venais de coller une balle en plein front du loup qui était le plus proche de moi, mais pris dans son élan pour me sauter dessus, il m’entraina dans sa chute. Le temps que je me dégage, « Gaby » venait de donner un coup de pied dans l’arme de Jordan. Sa main griffue sembla sonner comme une fin pour nous deux, mais il s’arrêta devant le canon de mon arme qui le visait. A genoux à côté de Jordan, les deux mains sur la crosse, je toisais ses électriques aux couleurs surnaturelles de l’infamie. Il nous dominait de toute sa taille et Jordan n’avait plus d’arme. La situation n’était pas brillante. L’effet de surprise n’était plus de mise. Ce loup avait de meilleur réflexe que moi, il y avait trop de chance pour qu’il esquive mon tir.

Déjà les deux humains semblaient se reprendre. L’oméga s’attendait à ce que je couvre mon collègue. Pas le temps de me concerter avec Jordan, je plongeai, poings en avant, sur le type blessé à la main. Nouvelle déflagration, une fleur s‘arrondie légèrement au-dessus de son cœur. Du pied, je fais glisser son arme vers Jordan. Cinq Balles pour lui, il m’en reste quatre dans mon révolver, celle de Jordan, qui se trouve sous une desserte d’outil, n’en compte plus que deux. De nouveau, je tiens en joue l’oméga. Malgré son épaule blessée, Jordan a récupéré l’arme. L’oméga a deux angles de tir à gérer, mais il reste l’autre humain… J’espère que mon coéquipier à défaut de lancer des boules de feu, peut au moins comme un loup évacuer la balle en cicatrisant. Je refais mentalement le compte des balles. Se trompé d’une seule, peut être fatal.







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

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