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 Prise de contact, Feat Parrish

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 11 Avr - 14:22








Une collègue à dos…



Quelque part, j’avais espéré une sorte de miracle. Maintenant que j’étais officiellement revenu d’entre les morts, auréolé de feu, j’avais imaginé que je n’étais non pas invulnérable, mais qu’au moins je ne sentirai plus cette douleur atroce qui était en train de me vriller l’épaule. Et pourtant… Pourtant, je me relevais en partie, sur mes genoux, et je ne sus comment exactement, mais j’utilisai ce feu toujours présent en moi, pour masquer cette douleur. C’est comme si je donnais l’ordre à mes nerfs, ma peau, de refluer cette douleur. Combien de temps cela allait-il durer, je n’en avais aucune idée, mais j’étais à genoux, prêt à me relever totalement, du sang coulant de mon épaule.

La balle était encore à l’intérieur, je la sentais. J’assistais à la périphérie de ma vision au ballet mortel que Fiona avait entamé, de son côté. Elle se chargeait des loups. Elle semblait dans son élément, ses gestes étaient précis, maintes fois répétés, tout en restant instinctif..
La balle dans mon épaule allait poser un problème.. Et si ?... J’essayai de me connecter avec ce feu vivant, coulant en moi depuis l’incident… C’est comme si j’arrivai à me connecter à mon moi intérieur. Foutu mysticisme, je n’ai pourtant jamais été comme ça… Peut-être que si, dans le fond… Le feu répondit présent, et je le dirigeais vers mon épaule, vers la balle. Je sentis cette dernière chauffer, puis fondre, et du métal liquide coula de ma blessure, ma veste trouée à cet endroit, les bords du trou comme étant carbonisés…

Pendant ce temps, Fiona avait tiré sur un des loups, en pleine tête, mais ce dernier réussit à la faire tomber. Gaby en avait profité pour donner un coup de pied dans mon arme, la mettant hors de portée. Sa main griffue levée pour un dernier coup mortel, ses yeux bleus, indiquant qu’il avait tués des innocents, braqués sur nous, il s’était arrêté. Fiona ne fléchissait pas, sa arme pointée sur lui. Ce serait au premier… Je vis son regard se poser sur ma blessure, sur les traces encore fumantes du métal, qui ne semblait pas me faire mal, et une lueur d’étonnement passa dans ses yeux de loup. Fiona et moi pensions sans doute à la même chose. Il allait être trop rapide pour nous. Derrière nous, les humains souffrant aux genoux, mais toujours vivant, semblaient reprendre contenance et courage… Gaby les influençait sans doute… Fiona plongea vers l’un d’eux, et lui mit une balle en plein cœur…

Une partie de moi tiqua, mal à l’aise. Une autre chanta un chant de gloire et de feu, avide de combat, d’adrénaline, de valeur… Je récupérai l’arme que m’avait lancée Fiona. Je pouvais me relever totalement. Je ne ressentais pas la douleur. Je savais que j’allais le payer ensuite. Mais ce serait plus tard. Le feu de l’urgence était un incendie que je ne voulais pas maitriser. A la place, je le dirigeai vers mon but : mes ennemis. Je ne voulais pas gâcher mes balles contre un loup qui régénèrerait presque immédiatement. Mais l’autre était encore là. Pour autant, mon autre moi réussit à reprendre les commandes, pour lui sauver la peau. Je ne le tuerai pas. Je visai l’autre genou, et tirait. Il tomba à terre, et lâcha son arme, marmonnant des « pitié ». L’alpha, agacé, le visa et tira, le tuant sur le coup. Ce fut là son erreur, alors que nous nous précipitions sur lui avec Fiona, son attention ayant été suffisamment distraite. Elle tira, il chancela. Je fis une roulade, et me retrouvai avec le canon pointé sur sa tempe, pendant que Fiona le visait également. Elle allait tirer, je le savais, mais je n’arrivais pas à le considérer comme étant déjà mort… Il me regarda étrangement.

-qui es-tu ?
-aucune importance, je crois. Fiona tira. Gaby n’était plus…
La tension redescendit d’un cran, et avec elle mon contrôle sur le feu intérieur. Je grimaçais de douleur alors que ma blessure reprenait ses droits. C’est ce qui m’empêcha de sermonner Fiona. Je n’avais pas de problème avec le fait qu’elle ai tué le loup. En revanche, je n'étais pas du tout à l'aise avec la mort des deux humains... Légitime défense, certes. Et l'un des deux avait été tué par Gaby... Mais je n'aimais pas pour autant ce genre de "dégats colatéraux".

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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 13 Avr - 14:52



Blessé


Feat :  Jordan Parrish

Le bruit de mon arme semble persisté comme un echo fantôme. Je ne suis plus une femme mais bel et bien un agent du FBI en pleine action. Ma conscience est autre et suit un code propre à mon unité. Un seul aurait dû mourir, mais leur persistance dans la mauvaise voix m’avais amené à un point de non-retour. Je sens la chaleur de mon arme qui vient juste de faire feu à deux reprises, l’odeur caractéristique de la poudre envahit mon nez. Mon cœur bat un rythme fortement marqué par l’adrénaline. Je ne souris pas, ne grimace pas. J’ai le regard neutre de l’exécuteur. Mon nom s’efface, ne reste que l’agent du FBI, agent de l’unité 51… Mon regard est attentif et glacial. Jordan leur a laissé une chance, ils ne l’on pas saisi. J’ai tiré et tirerais de nouveau sans aucune hésitation ni état d’âme.

Un regard sur Jordan me confirme qu’il a saisi l’arme que je lui avais fait glissée. Déjà il se redresse malgré sa blessure. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans sa tête, mais au pli soucieux entre ses sourcils je devine son débat intérieur. Il a encore ce cœur pur des jeunes recrues. Combien de temps lui faudra-t-il pour perdre cet élan généreux, cet angélisme de celui qui n’a pas encore tué trop de monde ? Je ne dis pas que tuer de sang-froid devient facile, mais au fil des missions on finit par accepté cette loi immuable de la nature : tuer ou se faire tuer. On se fait démon, on se blinde le cœur avec la conviction que l’on agit de la manière la plus juste. Je vis car je ne l’ai pas encore retrouvé… lui… qui tombera par l’argent d’une balle que je lui réserve et qui ne quitte pas ma poche. Une fois ma quête personnelle atteinte, il se pourrait bien que ma capacité d’esquiver la mort s’enfuit.

Jordan resserre son appuis sur sa crosse, ses phalanges blanchissent… il va tirer. L’autre humain récolte une deuxième balle et se met à supplier qu’on lui laisse la vie. Je secoue la tête, agacée. Les gens n’ont pas le courage de leur décision. Je n’ai donc aucune émotion quand l’alpha achève celui qui a été son coéquipier.

"Nous chassons ceux qui nous chassent."

Comme d’un seul homme, nous plongeons sur le loup. Je tire, mais rate le point vital. Jordan arrive a le déséquilibrer et le maitrise son arme collé à sa tempe.

-qui es-tu ? Demande Gaby.

-aucune importance, je crois. Répond Jordan presque résigné.

Il a encore le temps pour devenir démon, j’appuie sur la détente… reste deux Balles… et plus d’adversaire… Game over… Je lis dans les yeux de Jordan ce que sa bouche ne me dit pas. Il grimace de douleur. Je prends sa radio et annonce un 10.0, je donne notre position, le nombre de mort et demande une ambulance.

- Jordan…

D’une main, je presse sur sa blessure et de l’autre je lui attrape la nuque. C’est presque front contre front que je plante mon regard dans le sien.

- Repassez-vous la scène dans tous les sens Jordan, il n’y avait aucune issue. Le seul type qu’on aurait pu sauver s’est fait descendre par son propre camp. Ces simples humains n’étaient qu’en sursis. Tôt ou tard Gaby aurait fini par les mordre et je ne pense pas qu’on aurait eu à faire à une meute pacifique.

Je lâche sa nuque pour lui tenir sa main qui est poisseuse de son sang. On parle peu. Sa blessure ne se résorbe pas et je lis la douleur dans ses yeux. La balle est ressortie de manière liquide, mais la blessure lui bloque l’épaule. Quand il m’assure qu’il va bien, je me relève et vais occulter les cadavres en évitant les flaques de sang. La scène d’une tuerie n’est jamais ragoutante, tout comme l’air hagard des morts. Je cherche les papiers d’identités et ferme les paupières pour l’éternité. Je recharge mon arme et m’accroche à une routine… à la procédure. Bientôt les lieux clignotent des couleurs des gyrophares. La place est invertie par les gars du coroner. Ils connaissent leur métier, les corps sont photographiés avant d’être mis dans des sacs et emportés sur des civières pour la morgue. Un ambulancier s’affaire sur l’épaule de Jordan. Je vois qu’il lui injecte ce qui doit être un anesthésiant. Avant qu’ils l’emmène pour l’hôpital, Jordan me regarde longuement, mais ne dit rien. Les mots viendront plus tard, pas ici et certainement pas avec tous ce monde. Je vais devoir le rassurer, lui dire qu’il n’a pas failli. Lui dire aussi que je ne suis pas inhumaine...

De retour au poste, je passe aux vestiaires me laver les mains. Le sang de Jordan file dans le lavabo. J’ai le cœur lourd et vais me servir un café. Malgré l’heure tardive, je prends en charge le rapport. Un feulement me fait lever le nez.

- Il va bien dis-je comme si je me parlais à moi-même.

J’ouvre l’ordinateur et me concentre sur le rapport décrivant les faits au mieux de la réalité. C’est si facile de rendre l’affaire ordinaire, puisque ce Gaby trempait dans du deal. Quand je ressors, l’air du soir me fait du bien. Je prends ma voiture et file en direction de l’hôpital, en chemin, je m’arrête dans un market ouvert 24h/24 et achète un paquet de bonbons à la menthe. A l’accueil, on ne me fait pas de difficultés quand je montre ma plaque. L’hispano de garde me fait promette de ne pas réveillé mon collègue s’il dort.

Les couloirs sont silencieux, l’unité de soin est calme. Je frappe discrètement à la porte déjà ouverte de la chambre de Jordan. N’obtenant pas de réponse, j’entre. Dans la pénombre, je vois qu’il a les yeux fermés. Il porte une de ses agréables chemises d’hôpital, mais avec un seul bras pris dans une manche. Son épaule blessée est dénudée et emmaillotée dans un bandage. Je souris en pensant qu’il va faire des ravages auprès des infirmières s’il se lève ainsi, avec sa chemise à moitié mise. Je pose doucement le paquet de bonbons sur sa table de nuit. Et alors que je me retourne pour sortir…

- Fiona ?

- Comment va le héros de la soirée ?

J’essaye de lui sourire doucement, de contraster avec cette soirée particulièrement violente.





La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Jeu 16 Avr - 21:28








Le feu intérieur



D’un seul coup , tout est fini. Et au moment ou je le réalise, la douleur revient. Je comprends alors que je ne peux pas la faire taire définitivement. Du moins, pour le moment. Mais je suis heureux que cette possibilité existe tout de même, et si je dois pouvoir tirer quelque chose de positif dans ma nouvelle condition, ou du moins dans la révélation de celle-ci, alors je prendrai tout ce que je peux prendre pour survivre à ce nouveau monde. Je suis toujours aussi surpris de voir que la balle à fondue et est partie, et les bords de ma plaie sont même cautérisés.. Mais la douleur persiste
Fiona m’apostrophe, mais je ne sais pas quoi lui répondre. Elle pose sa main sur ma blessure, et se rapproche de moi, très près. Je suis troublé alors qu’elle me regarde intensément.

-Repassez-vous la scène dans tous les sens Jordan, il n’y avait aucune issue. Le seul type qu’on aurait pu sauver s’est fait descendre par son propre camp. Ces simples humains n’étaient qu’en sursis. Tôt ou tard Gaby aurait fini par les mordre et je ne pense pas qu’on aurait eu à faire à une meute pacifique.

Elle comprend parfaitement mon conflit intérieur, mais le fait de le savoir ne change rien aux affres de la réalité des faits… Je hoche la tête, incapable de parler pour le moment.
Elle prend alors ma main, et nous parlons un peu, plus pour évacuer ce qui vient de se passer, par des banalités. Enfin pas tout à fait. Mais nous replongeons dans la routine. Elle prend les commandes, ce dont je lui sais gré, et je la vois faire ce que j’ai maintes foi fait, mais sans être l’auteur des morts, contrairement à cette foi ci. Le fait de ne pas avoir donné le coup fatal ne change rien à la donne. Elle récupère donc les papiers, et le temps que je réalise que le feu semble apaisé, en moi, les gyrophares m’hypnotisent de leur danse monotone, au rythme des questions d’usage. Alors que l’ambulancier s’affaire sur mon épaule, je me repasse sans cesse les événements. Je cherche une faille, une erreur, une possibilité d’avoir pu les sauver. Je n’en trouve pas, alors je regarde longuement Fiona, ne sachant toujours pas quoi lui dire. L’anesthésiant que l’infirmier m’injecte semble faire effet, et je me sens déjà comme dans du coton. J’ai connu bien pire à l’armée, cependant, et tente de lutter contre l’effet annexe…

Alors que l’ambulance m’amène, je me pose beaucoup de question. Je tente de me reconnecter avec ce feu en moi, et je sens qu’il est à portée, et que je pourrais, si je le souhaitais, me débarrasser de l’anesthésiant aussi facilement que de la balle. Mais je n’en vois vraiment pas l’intérêt alors que la douleur est maitrisée grâce à cet artifice médical. L’adrénaline, je connais. Mais ce que j’ai ressentis la bas était plus que ça. J’ai ressenti une exaltation, la gloire du combat, l’appel du sang, du feu… Et à présent que je peux l’analyser au calme, cela me fait peur. Peur de devenir quelqu’un d’autre, que je ne suis pas, ou peut-être, ce qui est pire , que j’ai toujours été. Pourquoi avoir toujours cherché le danger ? Avoir été démineur ? Me proposer chaque fois qu’une opération était potentiellement dangereuse ? Finalement n’ai-je pas toujours été une tête brulée ? Cette dernière pensée me fait rire, déclenchant le regard inquisiteur des ambulanciers.. Ils décrètent un effet secondaire, ce qui me va très bien.

Je suis ensuite amené à l’hôpital, et les médecins s’affairent à me rouvrir ma plaie qui cicatrisait déjà, cautérisée, puis à chercher une balle qui n’y est plus. Ils me déshabillent, me regarde le dos, à l’opposé, et n’y voient aucune perforation. Je les laisse dans leur incertitude, espérant qu’ils ne chercheront pas plus loin, et ils finissent par me désinfecté et me bander l’épaule.
A moitié dans le coton, je me sens m’endormir, alors qu’on me déshabille totalement et qu’on me met une chemise infâme qui ne cache au final pas grand-chose. Tout le coté ou j’ai reçu la balle est laissé à l’air libre. J’entends un petit rire féminin et m’endors pour ne pas écouter les remarques gentiment flatteuses.
Quelques heures plus tard, je suis réveillé par un tout petit bruit. J’ouvre les yeux et voit Fiona, ainsi qu’un paquet de bonbons sur la table.
-Comment va le héros de la soirée ? Me demande –t-elle.
-faudra repasser, pour le héros…. Une balle dans l’épaule, comme un bleu. Ça m’était pas arrivé depuis longtemps… et.. Merci d’avoir tiré à ma place, je ne sais pas si j’aurai pu le faire à temps…
Je soupire en y repensant.
-c’était la seule chose à faire, je le sais bien, mais je pensai sauver des vies, et me voilà à tuer des hommes.
Je me relève un peu, et Fiona me fait remarquer que j’ai quelques arguments intéressants, mais qu’il serait préférable que je les couvre. Je rougis furieusement, remontant un peu les draps, et poursuis.

-c’est pas tout Fiona. Je t’ai dit que je te ferai part des changements en moi. J’ai ressenti une exaltation, la bas. Je voulais me battre. Et j’ai sentis ce feu en moi, qui ne me quitte plus à présent. La balle a fondue, et a coulé de ma plaie, la cautérisant. La douleur n’était plus présente le temps du combat. Je deviens … acro à cette nouvelle adrénaline, je crois.. Et ça me fait peur… Peur de ne plus me maitriser, comme un loup est perturbé par la lune… Et si la douleur et la fureur déclenchait en moi d’autres choses ?
Je la regarde, mais je sais qu’elle ne peut me répondre sur ce point. Je suis sur le point de me pencher pour prendre un bonbon, quand je me rappelle mon costume du moment…
-tu m’en passes un ? Je veux pas t’en infliger plus, dis-je en montrant mes draps..


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mar 28 Avr - 15:34



L’avenir n’est interdit

à personne (*)


Feat :  Jordan Parrish

- Comment va le héros de la soirée ?

-faudra repasser, pour le héros…. Une balle dans l’épaule, comme un bleu. Ça m’était pas arrivé depuis longtemps… et.. Merci d’avoir tiré à ma place, je ne sais pas si j’aurai pu le faire à temps…

Son air dépité me désole. Jordan pense avoir failli, alors que ce n’est pas le sentiment que j’ai de ce qui s’est passé aujourd’hui. Il aurait tiré sans aucune hésitation, s’il m’avait sentie un seul instant en danger. Mais il savait que ce n’était pas le cas, puisqu’il avait l’alpha en joue et que de mon côté j’étais prête à riposté.

- Jordan ! Il n’y a pas de honte de se prendre une balle ! Cela aurait très bien pu être moi. Pour le reste, vous auriez tiré si j’avais été dans l'incapacité de le faire. Et j’aimerais que vous me croyiez quand je vous dis que je ne vous en veux pas de ne pas avoir appuyé sur la gâchette. Donner la mort n’est pas chose anodine, j’avais déjà retiré la vie de son comparse. Ne pensez pas que je prends ceci à la légère, mais un de plus… Alors, autant qu’un seul de nous deux traîne ce geste dans son cœur, bien que l’action soit commune. Cela s’est joué ainsi, les rôles pourraient être inversés, voire pire et je suis heureuse qu’on puisse se parler ce soir Jordan.

-c’était la seule chose à faire, je le sais bien, mais je pensai sauver des vies, et me voilà à tuer des hommes.

- C’est la partie délicate de notre travail, dis-je doucement.  Pour en sauver dix, on en élimine un… Vous faites très bien votre job Jordan, je vous refuse le droit de penser le contraire !

Il se redresse dans son lit et malgré la pénombre de la chambre seulement éclairée par la lumière d’un couloir, j’aperçois une partie de son anatomie trahie par la chemise trop courte de l’hôpital. Je le charrie un peu, profitant de ce fait pour alléger l’ambiance. Je trouve Jordan tout à fait charmant dans sa manière de rougir et de remonter rapidement les draps. Il laisse apparaître un côté vulnérable qu’il n’a pas habituellement. Mais cela ne fait pas pour autant de lui, quelqu’un de faible. J’évite de lui rappeler que j’avais déjà pu me rincer l’œil de manière bien involontaire au poste de police. Jordan se reprend et à son tutoiement soudain, je comprends que notre collaboration prend un autre virage, plus personnel. Un peu le genre de relation que l’on a avec un collègue de longue date, à qui on confie parfois plus de choses qu’à sa propre famille. J’apprécie d’autant plus, que la nature officieuse de mon travail, m’écarte de ce type de lien.

-c’est pas tout Fiona. Je t’ai dit que je te ferai part des changements en moi. J’ai ressenti une exaltation, la bas. Je voulais me battre. Et j’ai sentis ce feu en moi, qui ne me quitte plus à présent. La balle a fondue, et a coulé de ma plaie, la cautérisant. La douleur n’était plus présente le temps du combat. Je deviens … acro à cette nouvelle adrénaline, je crois.. Et ça me fait peur… Peur de ne plus me maitriser, comme un loup est perturbé par la lune… Et si la douleur et la fureur déclenchait en moi d’autres choses ?

Je n’ai pas les réponses à ses questions et Jordan ne s’attend pas à ce que je les ai. Il me fait simplement part de ses sensations, de ses craintes et de ses doutes. Je comprends parfaitement ce qui le bouleverse. C’est un homme avec un caractère droit et bon, l’idée même de devenir mauvais l’angoisse. Je suis intriguée par sa nature, mais pas effrayée. Je n’ai rien pour étayé cette impression.

-tu m’en passes un ? Je veux pas t’en infliger plus, me dit Jordan en me réclamant un bonbon tout en désignant le drap.

- Hum… Infliger, n’est pas le mot que j’aurais choisi lui dis-je en souriant de manière expressive et en lui tendant le paquet.

Je suis peut-être veuve et fais le choix d’une fidélité qui ne m’a jamais été demandée, mais je reste femme… Et monsieur l’attorney Jordan Parrish a un physique et un charme dont il est difficile de détourner les yeux.

Je m’assoie au pied de son lit et pose le paquet de bonbons entre nous. Celui que j’ai dans la bouche me fait un peu zozoter lorsque je lui parle. Je poursuis sur le tutoiement, levant les barrières de nos affectations respectives et de ma récente affectation.

- Ce qui t’arrive est nouveau, c’est normal que cela te galvanise. Vois un peu ça comme si on troquait ton 4X4 contre une voiture de course. Ne serais-tu pas tenté d’appuyer sur l’accélérateur et de voir ce que le moteur a dans le ventre ? Je crois que tu en es à ce point Jordan. Tu te découvres des dons, tu n’appréhendes encore pas leur étendue. Je crois que je ne tiendrais pas en place si j’étais dans ta situation !

Je mime de lancer des boules de feu un peu partout dans sa chambre…  Un sourire commence à naître sur son visage. J’ai souvent accompagné de jeunes loups, le temps de leur trouver une meute ou un druide capables de les prendre sous leurs ailes. Jordan doit comprendre qu’il n’est pas seul.

- Je suis certaine que la… féline pourra t’aider dans ta découverte de ce que tu es. Et si tu le veux bien, pour le quotidien, je propose qu’on fasse équipe, même pour les affaires courantes. Je peux aisément passer pour une inspectrice et ce n’est pas mon unité qui va me demander de rendre des comptes.

Jordan semble peser le pour et le contre. Je n’aime pas son air soucieux.

- Je ne propose pas cela pour te fliquer, mais bien pour te rassurer. Que le cas échéant, tu saches qu’il y a quelqu’un qui sait et qui te connais. Je ne sais pas encore ce que je ferai… je vais peut-être investir dans un extincteur, tu ne crois pas ?

Notre hilarité nous attire les foudres de l’infirmière de garde. Je prends congé de Jordan en lui promettant de revenir le voir le lendemain avec une nouvelle réserve de bonbons : on a descendu le paquet à deux… enfin surtout lui. Son épaule ne devrait pas le retenir longtemps à l’hôpital.

(*) : Léon Gambetta






La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 4 Mai - 19:53








Le feu intérieur



C’est étrange finalement. Cette femme, lors de notre rencontre, avait commencé par pratiquement m’agresser, et maintenant elle était près de moi, dans ma chambre d’hôpital, à s’inquiéter un peu pour moi et à me remonter le moral. Avais-je franchit une étape ? Je pensais commencer à la comprendre. Elle avait une méfiance naturelle et une attitude de cowboy, et en règle générale, ça cachait pas mal de souffrance. C’était sans doute un peu tôt pour ça, mais je me promettais de tenter de découvrir ce qui la faisait souffrir ainsi et, peut-être, tenter de soulager cette douleur… Je ne pensai pas me fourvoyer. L’attitude, les allusions, les non-dits... Tout m’orientait vers cette piste.

En attendant elle venait d’encaisser stoïquement mes remontrances, que je me faisais à moi-même, et sa réponse me mit un peu de baume. Elle me confirme que de son point de vue, c’était la seule chose à faire, et qu’elle ne m’en voulait pas de ne pas avoir appuyé sur la gâchette. Elle prenait même la responsabilité de cette mort pour soulager ma propre conscience…

Je devais me blinder, et assumer ce que j’étais en train de devenir, et le lui dire.
-Fiona, je sais bien que ce genre de situations se reproduira. J’ai pas du tout l’intention de resté, drapé dans ma vertu, à te regarder faire le sale boulot. C’est juste… Un temps d’adaptation, comme le changement qui s’opère en moi. Il n’y a pas d’autre alternative. Mais ça ne me fait pas plaisir pour autant.

Nous jetons tous les deux un voile pudique, en même temps que les couvertures, son mon anatomie, et en plaisantons sans problème. Mais, alors que je lui confie mes angoisses, je réalise à quel point cela me trouble… J’avais beau les énoncer froidement, avec une certaine distance, la réalité était toute autre…. Et si je faisais du mal aux gens qui me côtoyait ? Si, pendant une intervention musclée, je perdais le contrôle et blessait mes coéquipiers ?

Bien entendu Fiona ne possède pas les réponses à mes questions, mais au final j’avais juste besoin de les formuler, afin de me les poser à moi-même. De cette façon, je pensai les avoir régulièrement à l’esprit, et donc me forcer à être vigilent. Ce n’était pas l’air, inconstant, cérébral, libre, ou encore l’eau, guérisseuse, charmeuse, fuyante, mais bel et bien le feu qui couvait en moi. Désir, galvanisation, recherche du combat, violent… Mais peut-être bien aussi quelque chose qui réchauffe, qui apporte le réconfort, qui répare et apporte la lumière ? Je l’espérais sincèrement, mais j’allais sans doute devoir attendre longtemps avant d’avoir ces réponses.

Alors que je lui demande de me passer un bonbon, elle me taquine un peu, reprenant ma phrase.
- Hum… Infliger, n’est pas le mot que j’aurais choisi me dit-ell en me souriant tout en me tendant le paquet. Je lui trouve beaucoup de charme, et une certaine aura… C’est une femme forte, mais une femme avant tout, et j’apprécie à la foi son caractère et son physique. Ses long cheveux sont une invitation… Heureusement qu’elle n’est pas télépathe… Je rougis de nouveau, et essaye de penser à autre chose.

S’asseyant sur mon lit, ce qui du coup ne me facilite pas la tâche pour penser à autre chose, elle ajoute :
- Ce qui t’arrive est nouveau, c’est normal que cela te galvanise. Vois un peu ça comme si on troquait ton 4X4 contre une voiture de course. Ne serais-tu pas tenté d’appuyer sur l’accélérateur et de voir ce que le moteur a dans le ventre ? Je crois que tu en es à ce point Jordan. Tu te découvres des dons, tu n’appréhendes encore pas leur étendue. Je crois que je ne tiendrais pas en place si j’étais dans ta situation !
Je ris en la voyant mimer des boules de feu.
-c’est exaltant, oui… Si je suis honnête, je peux avouer qu’enquêter sur ces affaires me fascine. Je suis fasciné de savoir que ce monde existe, qu’il est autant sujet à la beauté qu’a la pourriture, mais que tout est décuplé. Les loups peuvent faire des choses atroces, mais ils savent écouter la nature, aider les gens en leur prenant leur douleur, protéger.. Ce que je ressens est pareil…
Je me relevais un peu, m’asseyant, l’essentiel étant toujours caché sous les couvertures…
-Ce que je suis me fait peur, mais peut être que je pourrais l’utiliser pour le bien de certains. J’aimerai pouvoir dire « pour le bien de tous », mais on sait très bien que ce n’est pas trop possible, au final. Faire un choix, c’est toujours au détriment de quelquechose.

Elle me confie alors qu’elle fait confiance à Mafdet pour m’aider à développer et découvrir mon potentiel. C’est aussi mon cas. Après tout, elle a connu des périodes et des événements que nous ne pouvons qu’imaginer dans les livres d’histoires ou les contes pour enfant… Qui sait ce qu’elle pouvait révéler en moi ?

Fiona me propose de m’assister au quotidien, y compris dans les affaires courante. J’y réfléchis un peu, mais il est vrai que j’ai toujours fait cavalier seul sur ce type d’affaire… Pas par manque de confiance, mais parceque….
-fiona, c’est pas un problème, et j’en suis ravis.. C’est juste que j’ai pas l’habitude, pas par manque de confiance, mais parce que je suis attiré par le danger comme un papillon par la lumière, et je me suis toujours gardé de mettre un coéquipier en danger à cause de mon attitude.
- Je ne propose pas cela pour te fliquer, mais bien pour te rassurer. Que le cas échéant, tu saches qu’il y a quelqu’un qui sait et qui te connais. Je ne sais pas encore ce que je ferai… je vais peut-être investir dans un extincteur, tu ne crois pas ?

Je ris de bon cœur, et une infirmière nous fait remarquer que nous ne sommes pas seul dans le bâtiment. Nous prenons donc congé et rendez-vous le lendemain…
Sa visite le lendemain est assez rapide, car ma blessure est finalement résorbée. Pas de balle, plaie cautérisée, j’en suis quitte pour un bel hématome, finalement plutôt du au fait qu’ils aient rouvert ma plaie pour vérifier qu’il n’y avait pas de balle dedans. Me voilà donc de nouveau au poste de police, mon uniforme que je trouve inconfortable, ayant envie de me gratter à l’épaule sans arrêt.

Avant l’arrivée de Fiona au poste, Ruby me convoque et nous avons une discussion très intéressante à son sujet. Ma raison vacille quand je comprends dans quel monde je vis à présent. Mais ma préoccupation immédiate est cette fameuse liste que j’ai faite, et qui me parait dangereuse.

Maf a repris son droit sur mes genoux et mes cuisses, et Fiona et elle jouent un drôle de jeu. Lorsque Fiona arrive, j’ai pris une décision. Je vais lui parler de cette liste et de l’option que m’a suggéré Ruby… Je ne connais pas ce Matrim, mais si elle lui fait confiance, je n’ai aucune raison de ne pas le faire.
-Fiona ? Tu peux fermer la porte, il faut que je te parle de quelquechose.
Je lui explique donc la liste que je remplissais et ma décision de la détruire…. Enfin pas totalement. Et il y avait ce bestiaire, dans sa version informatique, que Maf m’avait donné. Je n’en parlai pas, mais il serait peut être aussi prudent de le stocker autrement.. Était-ce seulement possible ?


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 9 Mai - 22:37



Routine mouvementée


Feat :  Jordan Parrish

-Fiona, je sais bien que ce genre de situations se reproduira. J’ai pas du tout l’intention de resté, drapé dans ma vertu, à te regarder faire le sale boulot. C’est juste… Un temps d’adaptation, comme le changement qui s’opère en moi. Il n’y a pas d’autre alternative. Mais ça ne me fait pas plaisir pour autant.

- Et bien sache que je comprends ta situation et ne te reproche rien. A quoi servent les collègues de travail, si on ne peut pas compter sur eux quand on a une faiblesse passagère ? Jordan, on m’a déjà couverte alors que j’étais vraiment… à l’ouest…

Notre discussion se poursuit, les mots sont honnêtes et j’apprécie sa franchise, alors je lui offre la mienne. J’ai toujours l’habitude de devoir ramer à contre-courant dans mes missions, que Beacon Hills malgré sa faune inquiétante, me semble presque paisible, du moins ce qui concerne mes relations professionnelles. Je n’ai pas vraiment à cacher ce que je sais, et on me fait relativement confiance. Quand je lui propose ma présence comme garde-fou, Jordan me sort malgré lui le numéro du mâle de base qui n’a pas besoin d’aide et ne souhaite pas mettre en danger un co-équipier.

-fiona, c’est pas un problème, et j’en suis ravis.. C’est juste que j’ai pas l’habitude, pas par manque de confiance, mais parce que je suis attiré par le danger comme un papillon par la lumière, et je me suis toujours gardé de mettre un coéquipier en danger à cause de mon attitude.

Je souris, car je ne suis pas certaine qu’il ait des leçons à me donner pour faire la tête brulée. Je n’ai pas de super pouvoir, mais mon enfance a été bercée par le mysticisme indien. J’évolue en sachant ce qui m’entoure, enfant j’avais mainte fois traversée la forêt de nuit, ce qui m’avait valu parfois de longue veille, réfugiée dans un arbre pour éviter une meute itinérante. Comme lui, je suis un papillon. C’est bien ce qui m’avait attiré chez Chris, ce chasseur défenseur des loups. Notre union n’avait pas eu les faveurs du chaman de ma tribu… J’avais suivi mon instinct et quitté ma famille pour l’homme qui me faisait vibrer. J’étais encore naïve et illusionnée sur ce que serait notre vie…  Je n’étais pas blindée comme je le suis maintenant, encore vierge de toute violence. Mais j’avais dû abandonner Chad… et Chris était tombé sous mes yeux. Cela a failli me détruire. Deux ans de bourrage de crâne et de sports de combat ont changé la femme simple que j’étais. Je suis de loin la vie de Stephan, m’assurant que sa famille se porte bien… Quand je suis sortie libre, lors de ma première mission pour l’unité 51, j’ai décidé de m’effacer totalement de leur vie, persuadée que si je coupai les ponts, j’épargnerai à mon fils la malédiction promise par le chaman si je suivais Chris…

L’infirmière me chasse pour la nuit. Je repasse le lendemain avec le paquet de bonbon promis. Je ne reste pas longtemps, Jordan semble pouvoir sortir le jour même et j’ai quelque chose à vérifier sur les activités d’un certain Elias Argent. Ce qui est devenue une routine reprend vie, Jordan grattant Mafdet qui squatte toujours son bureau quand elle n’a pas cours. Alors que je me dirige vers l’ancien bureau de Buck, Jordan m’appelle. Je prends quelque chose dans le tiroir avant de venir.

-Fiona ? Tu peux fermer la porte, il faut que je te parle de quelquechose.

- Oui c’est à quel sujet dis-je en posant une souris verte sur un coin du bureau de Jordan.

La chatte me regarde avec un air de défis. Je lui souris, elle ne s’est pas encore aperçue de ma fourberie. Je reporte mon attention sur l’homme du bureau. Il m’explique donc sa méthode de travail qui lui avait fait constituer une liste des surnaturels avérés et avec l’incident avec Buck, la dangerosité d’une telle liste pour les surnaturels innocents. J’apprends donc qu’un homme est capable de fixer ces informations sur un objet. La chose est apparemment fiable, car elle pourrait s’accorder à Jordan et être ainsi inviolable. Je réfléchis quelques instants. Mes propres dossiers sont sous la sécurité du système du FBI. Le risque zéro n’existe pas, mais des petites frappes comme Buck n’y ont certainement pas accès. Je ne peux offrir ce système à Jordan pour des soucis de confidentialité évidente. Et quoi de plus logique qu’un moyen surnaturel pour en préserver cette liste.

- Il faut être certain que cet homme soit fiable. Je suppose que si l’adjointe Volpha le propose c’est qu’elle a confiance en lui… Mais cela reste un civil, lui confier l’accès à cette liste me semble imprudent.

Je reste méfiante, réflexe professionnel, quand je n’ai pas vu la personne concernée. Je préfère me juger à mes propres observations.

- J’aimerais le rencontrer. Au fait, j’ai fait une demande auprès de mes services, pour voir s’il trouve dans notre base quelque chose qui te ressemble. La base est vaste et parfois très floue sur les observations faites.

Du coin de l’œil, je vois Mafdet qui finalement est allée renifler la souris verte. Je l’ai enduite d’un appétant spécifique aux chats. J’ai largement forcé la dose. FBI 1 : Chat 0

Jordan se gratte l’épaule. Sa blessure n’est plus qu’un souvenir, mais je suppose qu’il reste quelques désagréments. Le chat est sorti avec sa souris quand un agent de police est venu déposer un dossier pour Jordan.

- Jordan, tu as repensé à ce que je t’ai proposé à l’hôpital ? Je comprends ta réserve, mais on se ressemble un peu, du moins sur nos capacités à nous exposer aux dangers, même si nos motivations personnelles sont différentes.

Mon portable sonne. Je consulte le message. On me demande de me tenir à disposition pour un éventuel besoin de renfort dans une ville à une cinquantaine de kilomètre de là. Je fronce les sourcils et range mon téléphone attendant la réponse de Jordan qui lit le dossier qu’on vient de lui apporter.






La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 16 Mai - 9:52








Le pot de Miel



J’avais été rassuré de voir que Fiona me comprenait parfaitement, et était, selon ses propres termes, prête à me couvrir si jamais je devais être à l’ouest. Nous avions même plaisanté sur la couverture, alors que j’avais eu un sursaut de pudeur… Elle semblait même trouver amusant que je tente de la préserver. Ce n’était pas tellement un problème de fierté ou de galanterie, j’avais toujours fait ainsi, aussi loin que je m’en souvienne. Démineur, par essence, me faisait travailler plus ou moins seul, et la seule vie que je mettais en danger était normalement la mienne, même s’il m’avait été donné de travailler sur des problèmes délicats ou les civils dépendaient de mon action. Je me débrouillais tout simplement pour ne pas mettre la vie de mes coéquipiers en danger… Mais avec elle, c’était différent, j’avais même finit par comprendre, dans notre conversation, qu’elle ne me laisserait pas faire, et quelque part, cela me plaisait, d’avoir quelqu’un comme elle prêt de moi.
L’infirmière finit par brasser du vent autour de nous, et les deux papillons que nous sommes finirent, pour l’un cloué au lit, et pour l’autre, chassé par la bourrasque…

Le lendemain, Fiona revient, avec un nouveau paquet de bonbons. Il faut dire que j’ai carrément bouloté celui de la veille. Il va falloir que je me surveille, sinon je vais devenir accro au sucre, et je préfère étrangement être accro au danger.. Je sors le jour même, et retrouve assez rapidement mon bureau et Maf, qui vient, visiblement un peu inquiète, sur mes genoux, me poussant la main de sa truffe pour à la fois quémander des gratouilles, mais aussi me dire qu’elle s’inquiétait pour moi, à sa manière. Mais il fallait que je parle à Fiona du problème que j’avais créé moi-même…. Ruby m’avait donné une solution, mais il fallait que je tienne Fiona au courant, comme je le lui avais promis.
-Fiona ? Tu peux fermer la porte, il faut que je te parle de quelque chose.
- Oui c’est à quel sujet dit-elle  en posant une souris verte sur un coin de mon bureau.

Je regarde Maf, qui évidemment lui lance un regard de défi. Je suppute immédiatement que ces deux-là se connaissent, et je ne souhaite pas entrer dans les détails. Je trouve ça même amusant, en sachant que les deux ont un caractère bien affirmé. Je continue mon explication, sachant que Mafdet de toute façon est déjà au courant.

-j’ai fait une sorte de liste des surnaturels de cette ville. Soit parce que j’en ai eu la confirmation, de visu ou par des gens fiables, soit par déduction. J’y ai même mis ceux sur qui je n’avais qu’un soupçon. En fait, j’y ai apporté toutes sortes de précisions, quand je le pouvais… Il va falloir que je m’y place, d’ailleurs, et j’espère un jour pouvoir y apporter des précisions aussi.
Je me frotte alors l’arrière du crâne, ce qui me provoque une démangeaison à l’épaule, que je gratte immédiatement…
-Bref, Ruby connait un jeune homme qui peut visiblement stoker des informations dans à peu prêt n’importe quoi et qui, au prix d’un épuisement, visiblement, pourrait faire en sorte que seul moi puisse y accéder… Le problème étant qu’évidemment, chaque fois que je voudrai ajouter quelquechose, je vais devoir faire appel à lui.. Enfin j’imagine, j’ai pas trop compris comment il fonctionne.

Pour moi-même je pensai « a part qu’il risque de me faire du rentre dedans, d’après ruby ».
- Il faut être certain que cet homme soit fiable. Je suppose que si l’adjointe Volpha le propose c’est qu’elle a confiance en lui… Mais cela reste un civil, lui confier l’accès à cette liste me semble imprudent.
Je hochai la tête, j’étais assez d’accord avec elle, mais Ruby avait l’air de faire confiance au jeune homme.
- J’aimerais le rencontrer. Au fait, j’ai fait une demande auprès de mes services, pour voir s’il trouve dans notre base quelque chose qui te ressemble. La base est vaste et parfois très floue sur les observations faites.
Je hausse un sourcil, surpris et ravis.
-merci, Fiona. J’ai eut beau chercher dans toutes mes sources.
Y compris le bestaire que m’avait fournis Maf.
-je n’ai rien trouvé me concernant… Mais je ne désespère pas… Si tu veux, je peux l’appeler, le type en question, on lui demande de venir et on sera vite fixé..

Alors qu’un collègue vient pour déposer un nouveau dossier à traité, je vois Maf partir avec la souris, visiblement trop intriguée par cette dernière pour rester stoïque à nous écouter..
- Jordan, tu as repensé à ce que je t’ai proposé à l’hôpital ? Je comprends ta réserve, mais on se ressemble un peu, du moins sur nos capacités à nous exposer aux dangers, même si nos motivations personnelles sont différentes.

Un doigt sur l’élastique du dossier, je finis par céder.
-pas de soucis, Fiona… Je pense que c’est même plus prudent… Mais avant de plonger de nouveaux dans les emm..ennuis, si on appelait ce jeune homme ? J’ai l’impression d’avoir de la dynamite dans les mains, avec cette liste, et je préférerai la savoir en sécurité….

Fiona me donna son assentiment, maintenant ou plus tard, peu importait après tout.
Je pris donc le morceau de papier ou j’avais griffonné le numéro de ce Matrim, et le composait, en profitant pour l’enregistrer. J’appelai depuis mon portable personnel, je ne voulais pas qu’il y ait trop de lien évident avec ce type, notamment pour sa propre sécurité.
-oui ? Excusez-moi de vous déranger. Je suis Jordan Parrish, du bureau du shérif. Ruby Volpha a du vous parler de moi, je crois… C’est… pour un service, concernant des informations à placer en lieu sur… Oui.. Voila… Ah ? je ne me souviens pas vous avoir vu, pourtant.. Euh.. Aussi vite ? Merci, c’est gentil à vous..

Je regarde, amusé, Fiona.
-visiblement, il m’a déjà vu, je ne sais pas trop quand… Bref, Ruby m’a conseillé de.. euh… m’habiller de façon moins conventionnelle, visiblement ça aiderait à la collaboration.

Nous éclatons tous les deux de rire, alors que je la quitte quelques minutes, pour aller me changer. Je reviens avec une tenue beaucoup plus moulante, et moins officielle, une chemise noire cintrée et légèrement transparente me mettant en valeur, cadeau de départ, ainsi qu’un pantalon moulant, d’une collègue à l’armée entichée de moi. C’était à sens unique, mais elle était sympa et je l’aimais bien.
-plus qu’a l’attendre.. j’ai l’impression d’être un appât enduit de miel, pour un ours.. C’est un peu gênant…
Fiona rit de nouveau, et me dégrafe même 2 boutons sur la chemise, me faisant le signe « ok » avec sa main, et nous n’avons pas à attendre bien longtemps alors qu’on m’annonce l’arrivée d’un certain Matrim. Je fais signe à mon collègue de le faire entrer.


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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 16 Mai - 18:48




Le pot de miel et le sculpteur
Fiona& Matrim&Jordan
La proposition de Ruby tournait et retournait dans ma tête. Faire partie de sa meute, avoir de nouveau une famille, pas une famille biologique, mais une vraie famille quand même, dont chacun des membres pouvait compter sur les autres, dont chacun des membres avait eu sa part d’ombre et s’en était sorti. Ses mots m’avaient touché et surpris. Elle avait vu en moi autre chose qu’un tueur, qu’un assassin. Bien sûr elle avait compris que j’avais fait ça pour Léo, et cela faisait maintenant assez longtemps que cette histoire c’était passée, pour que ma douleur ce soit atténuée. De plus, Matthias m’apportait tellement de joie et de plénitude. J’étais accro à sa peau, son odeur, ses mots, ses idées, ses yeux, ses crocs, et… le reste… Je comprenais que la meute devait prendre le temps de réfléchir à la proposition de m’intégrer, et j’étais patient. J’avais des nouvelles de Léo de temps en temps. Il fallait que j’en parle à Matthias, qu’il sache que j’étais le parrain d’un petit garçon exceptionnel. Je suis sur que Léo adopterai immédiatement Matthias, et j’imaginais déjà, attendris, le gamin regarder Matthias le dessiner ou bien tester sa patience en l’agaçant gentiment.

Je viens de finir une série de photocopies quand mon téléphone sonne. Je décroche, intrigué par ce numéro que je ne connais pas…
-Allo ? Jordan Parrish ?
Oh putain ! Le canon du bureau du sherif !
-connais pas… Ah, Ruby, oui, je connais… Je crois que je vous ai déjà vu… Ruby m’avait parlé d’un truc comme ça, désolé je n’avais pas fait le rapprochement avec vous
Putain ! L’adjoint canon à besoin de moi !
-je vais voir si je peux me libérer… Ah ben oui, je peux.
Sa voix était juste un délice à entendre…

Merde, j’aurai du laisser un peu de temps avant de dire que je pouvais. Bon… la, faudrait pas déconner.. Je dois assurer… Hmm.. sportwear ? Habillé ? Naturel… Pourquoi Matthias n’était pas là ? Il aurait pu me conseiller… Tu parles, me conseiller de rester oui… Mon loup.. J’étais à lui, et chacun de ses gestes, quand un joli jeune homme me regardait un peu trop, me le rappelait. Venant de n’importe qui, j’aurai surement trouvé ça insupportable. Mais c’était Matthias. Mon Matthias.

Bon.. Un truc simple, un peu moulant, t-shirt sans manche, voilà… Oui, bon, statistiquement, Il y avait peu de chance que Jordan soit sensible à mes charmes, et de toutes manières, c’était purement par principe. J’avais beau ne pas être possessif comme Matthias, j’étais fidèle. Mais avec des yeux. Si j’arrivai à le convaincre de poser pour moi, ce bel adjoint, il pouvait être une pièce maitresse, avec Matthias , chad et mick, de ma future expo… Il fallait que j’y ajoute des filles, un jour, aussi… Mais je ne savais pas qui…

C’est donc un sourire d’enfant accroché au visage que je me dirige vers le poste. Arrivé sur place, je remarque un dalmatien magnifique, visiblement intrigué par un chat et ne le lachant pas d’une semelle. On ne tarde pas à me demander ce que je viens faire ici, et j’indique avoir rendez-vous avec Jordan putaindebogoss Parrish. J’entends la voix de ce dernier me demandant d’entrer, aussi je m’exécute avec joie, alors que je remarque la présence d’une femme, dont la présence m’intimide immédiatement. Elle est belle, féroce, et ses yeux m’étudient consciencieusement.
Quant à moi, je dois avoir l’air d’un poisson rouge. L’adjoint est juste… Sublime… Il.. Il a mis une chemise qui appelle au viol, et il l’a déboutonné en plus. C’est bon. Il peut me demander n’importe quoi, je suis cuit.
-Bonjour, j’ai fais aussi vite que j’ai pu
Tu parles…
-Je viens pour.. euh… Vous savez quoi.
Jordan se met à rire, me précisant que je peux parler devant Fiona, me donnant par la même le prénom de la femme qui ne m’a pas lâché du regard.
-ruby vous à dit que je pouvais vous aider… Et comment ?

Jordan me confirma, et son sourire me fit fondre… Je me faisais avoir comme un bleu, il fallait que je me ressaisisse.. Oh putain on voit ses pecs…
-Matthias serait fier de ce que je vai faire. C’est pour aider . Matthias, c’est mon copain… Il est doué, c’est un artiste.. Il… Moi aussi, je suis photographe et sculpteur… je pause aussi, mais j’ai souvent besoin de modèles… Et.. bon alors je crois que vous voulez pouvoir placer des informations dans un objet qui serait inviolable ? C’est ça ? Vous avez des yeux magnifiques…

Je rougis
-Matthias aussi… C’est mon copain

Bon tu arrêtes tes conneries deux secondes, Matrim ? Tu passes pour un gamin, là.. Finalement, j’arrive à me calmer, et à redevenir sérieux. Je vois au regard amusé de Jordan et de Fiona qu’ils ont l’air de me trouver étrange, mais attachant… Je fais toujours ça aux gens qui me voient la première fois. J’y peux rien.. J’ai même pas amené mes dartynettes dans ma poche, j’aurai du. Bien besoin de confiance, là.
Mais finalement c’est Fiona qui me demande.
-avant de vous laisser faire, j’ai quelques questions à vous poser, ce n’est pas une mince affaire.

-tout ce que vous voulez, répond-je, en matant Jordan. Il vient de s’étirer, et je vois des abdos en me concentrant bien, sous la chemise un peu transparente… deviner, c’est toujours plus affriolant que voir…. Faudra que je lui achète une chemise comme ça, à mon Matthias.


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 18 Mai - 21:01



Two pretty boys


Feat :  Jordan Parrish &
Matrim Damodred

Jordan semble apprécier que je cherche aussi de mon côté à savoir ce qu’il est. Je n’ai pas encore le retour de ma demande de recherche. J’ai essayé de donner les bons mots clés de manière à ne pas me retrouver avec un véritable bottin, mais aussi dans être restrictive et de risquer de passer à côté de quelque chose. Je veux honnêtement l’aider à découvrir qui il est. Toutefois, je mentirai si je disais que je n’essayais pas de trouver un moyen de le canaliser et de le contrer. Mais je ne crois pas que cet aspect de ma recherche le blesserait. J’évite de lui en parler. Inutile de remuer le couteau dans la plaie sur son potentiel dangereux et imprévisible. Jordan me propose d’appeler le gars en question. J’approuve, plus vite cette liste sera à l’abri des regards indiscrets, mieux ce sera pour la communauté surnaturelle des environs.

-pas de soucis, Fiona… Je pense que c’est même plus prudent…  Me répond-il à ma proposition de lui servir de garde-fou. Mais avant de plonger de nouveaux dans les emm..ennuis, si on appelait ce jeune homme ? J’ai l’impression d’avoir de la dynamite dans les mains, avec cette liste, et je préférerai la savoir en sécurité….

J’écoute ce que dit Parrish, visiblement son interlocuteur l’a déjà repéré. La gêne de l’adjoint de cette attention est charmante. En privé, Jordan est capable de passer du gars fort et inébranlable au garçon presque timide en trois secondes. J’apprécie le fait qu’il ne dresse pas de barrière entre nous. Je sais que je n’ai pas la même honnêteté envers lui. Mon passé peut m’amener à un geste qui me fera radier du bureau du FBI, unité 51 ou pas. Je ne veux pas l’impliquer la dedans, avoir croisé Elias me laisse penser que ce passé de cauchemar va me revenir en pleine figure rapidement.

-visiblement, il m’a déjà vu, je ne sais pas trop quand… Bref, Ruby m’a conseillé de.. euh… m’habiller de façon moins conventionnelle, visiblement ça aiderait à la collaboration.

J’éclate de rire, je suis amusée que Jordan veuille bien se prêter au jeu pour le bien commun. Lorsque qu’il revient sapé de manière assez sexy, je ne me gêne pas de le siffler. Le pantalon slim met en valeur sa silhouette et la chemise laisse deviner un abdomen parfait. Il fait partie de ce genre de gars qui sont séduisants sans même le faire exprès. Car il n’y a pas que les vêtements qui le mettent en valeur, la légère rougeur de ses joues de se savoir épié par mon regard, ses gestes devenus empruntés, il deviendrait presque d’une maladresse craquante.

-plus qu’a l’attendre.. j’ai l’impression d’être un appât enduit de miel, pour un ours.. C’est un peu gênant…

De nouveau j’éclate de rire. Oui il est vraiment adorable en appât sexy. Je me pense pardessus son bureau et fais sauter deux boutons de sa chemise. Tant qu’à faire l’appât autant aller jusqu’au bout. Je m’amuse gentiment de son embarras avec un regard plus qu’appréciateur. Je me recule et juge de l’effet. Je tais les termes qui me viennent à l’esprit.

Matrim Damodred arrive assez rapidement. Je dois serrer la mâchoire pour ne pas sourire à sa réaction quand il aperçoit Jordan. Le miel est face à un ours alléché.

-Bonjour, j’ai fais aussi vite que j’ai pu, bafouille-t-il.

Lui aussi est charmant dans son genre. Je l’imagine gaffeur à souhait.

-Je viens pour.. euh… Vous savez quoi.

- Vous pouvez parler devant Fiona, elle est au courant.

-ruby vous à dit que je pouvais vous aider… Et comment ?

Je ne dis rien pendant l’échange entre les deux hommes, me contentant de scruter le nouveau venu. Il fait lui aussi partie du monde surnaturel, il a donc tout intérêt à nous aider. Mais je connais quelques loups qui roulent pour le compte des chasseurs, donc je me méfie toujours.

-Matthias serait fier de ce que je vai faire. C’est pour aider . Matthias, c’est mon copain… Il est doué, c’est un artiste.. Il… Moi aussi, je suis photographe et sculpteur… je pause aussi, mais j’ai souvent besoin de modèles… Et.. bon alors je crois que vous voulez pouvoir placer des informations dans un objet qui serait inviolable ? C’est ça ? Vous avez des yeux magnifiques…

Là, je ne peux m’empêcher de rire. Ce Matrim semble impulsif mais il dégage une certaine naïveté, un peu comme un enfant. Il a la carrure d’un guerrier de Sparte, mais semble inoffensif.  

-Matthias aussi… C’est mon copain, finit-il par préciser.

Je ne sais pas si Jordan est rassuré par l’information, car si Matrim précise qu’il est en couple, son regard dévore littéralement l’adjoint. Je me sens le devoir de briser ce moment charmant et de ramener les deux compères sur terre.

- avant de vous laisser faire, j’ai quelques questions à vous poser, ce n’est pas une mince affaire.

Il acquiesce comme un enfant, avec un grand hochement de la tête. Je l’invite à s’asseoir sur le fauteuil qui est en face du bureau de Jordan, je posse une pile de dossier et me cale sur un coin du bureau.

- Je souhaite comprendre quel est votre don Matrim, comment il fonctionne, ses possibilités et ses limites. Il est impératif que seul Jordan puisse ressortir les informations de l’objet et cela à sa convenance, sinon autant utiliser un coffre-fort dans une banque.

Le jeune photographe nous explique ce qu’il appelle sa bestiole. Il n’est pas clair, je dois souvent reformuler ce qu’il nous dit pour bien saisir ce qu’il nous décrit. Je suis impressionnée par ses capacités et même un peu inquiète de l’étendue des implications possibles. Puis je pense à une chose qui va être désagréable pour Jordan.

- Et si Jordan venait à… mourir ? L’accès aux informations reste inviolable ? Jordan peut-il autoriser une autre personne à lire ?

Je fais une grimace contrite vers Jordan quand j’évoque sa mort hypothétique et en « autre personne », je pense à Ruby. J’écoute ses réponses, puis Matrim nous demande sur quel objet Jordan veut fixer sa liste. J’avoue ne pas y avoir pensé. Je me tourne vers lui en haussant les sourcil en interrogation.







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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Dim 24 Mai - 15:52








Le pot de Miel



Visiblement Fiona se retenait à grand peine de rire alors que Matrim me dévorait des yeux, sitôt après être entré dans le bureau… Efficace, ce miel… Même si j’étais plus attiré par Fiona, je devais reconnaitre que Matrim avait vraiment du charme. Ce n’était pas la première fois que je me posai des questions sur mes goûts, mais quand bien même, je ne sais pas trop pour qu’elle raison, m’imaginer flirter avec ce jeune homme me donnait l’impression de flirter avec moi-même. Il devait sans doute lui aussi aimer le danger, ou quelque chose dans ce goût-là. Je l’entendais, amusé, prononcer plusieurs fois le prénom de Matthias comme un bouclier entre ses envies et la réalité. C’était tout de même flatteur de se sentir désiré, et le regard de Fiona, ou les propos de Matrim, ou les deux, me firent rougir de nouveau.

Un peu plus tôt, elle s’était amusée à me rendre, à ses yeux, plus sexy, et j’avoue que j’avais apprécié ces moments. Il y avait chez elle, tout comme chez Mafdet, quelque chose que je trouvai assez irrésistible. Je pense tout simplement que c’est leur capacité, à toutes deux, à être totalement indépendantes. J’aime être près d’elles car elles n’ont pas besoin que je sois près d’elle. Mon aide est superflue, elles gèrent toutes deux leur dangers, mais apprécient que je sois là. Des femmes fortes, belles, avec du caractère… Pendant que je compare mes attirances, le jeune Matrim s’emmêle presque les pinceaux à parler de son artiste, et je souris, sous le charme malgré tout. Il était tout simplement sympathique, et je ne vois pas comment on pourrait se méfier de lui. Alors qu’il me complimente sur mes yeux, nous rions tous les deux, Fiona et moi, à ses dépens. Il fait alors une moue contrite, le rouge lui montant au visage. Ce petit pouvoir de séduction que j’ai sur lui est assez plaisant, et je me surprends à penser que j’aimerai avoir le même pour Mafdet ou Fiona. Quelque chose ne tourne pas rond chez moi.

- avant de vous laisser faire, j’ai quelques questions à vous poser, ce n’est pas une mince affaire.
Matrim acquiesce, presque comiquement, et finit par s’installer sur le fauteuil en face de moi, son regard me dévorant toujours au passage.

- Je souhaite comprendre quel est votre don Matrim, comment il fonctionne, ses possibilités et ses limites. Il est impératif que seul Jordan puisse ressortir les informations de l’objet et cela à sa convenance, sinon autant utiliser un coffre-fort dans une banque.
Matrim nous explique alors comment fonctionne son don, et je suis assez troublé de savoir qu’un tel pouvoir existe. Cela implique une perte presque imparable d’intimité, de secret. Heureusement que je ne déchiffre que candeur et gentillesse sur son visage, car je serai autrement inquiet. Bon, j’y décèle aussi une nette attirance physique pour moi, mais ce n’est pas inquiétant… Du moins pour le moment.

La question suivante de Fiona me prend au dépourvu.
- Et si Jordan venait à… mourir ? L’accès aux informations reste inviolable ? Jordan peut-il autoriser une autre personne à lire ?
Elle fait mouche. Dans mon regard, et dans celui de Matrim, qui visiblement se projette sur cette éventualité, son visage soudain très sérieux, voir triste.
-pas près d’arriver, Matrim, je te rassure. Mais fais comme ci.. Qu’est-ce qu’on peut y faire ?
Le jeune homme semble instantanément soulagé. Comme lorsqu’un père ou une mère rassure son enfant en lui disant qu’il est en pleine santé. Il me fait vraiment penser à un enfant, malgré son physique plutôt impressionnant… Au pli soucieux de son visage, je devine qu’il réfléchit à une solution.

Il finit par nous répondre.
-c’est la première fois que je ferai ça, mais je pense pouvoir le faire. Mais ça implique un contact avec la personne tierce qui devra y avoir accès… Qui ?

Fiona et moi nous regardons, et acquiesçons presque en même temps. Il y aurait eu Ruby, mais je ne pouvais pas lui imposer ce fardeau, avec les jumeaux qui arrivaient. Et je ne voyais pas qui d’autre impliquer, le shérif n’étant pas au courant de tout…

-ok.. Et il faut un objet qui puisse tenir le choc, si on puis dire.. Façon de parler, mais je ne peux pas modifier une breloque ordinaire pour ça. Il y a trop de paramètre, comme celui de pouvoir réinjecter des éléments ensuite. Il faudrait soit un matériau précieux, soit un objet personnel. Mais dans ce cas, ça va me demander de le vider de sa charge émotionnelle dans un premier temps… Je.. Je veux bien le faire, mais ça va me foutre en l’air…

Il semble sincèrement inquiet de ce que ça implique pour lui, mais décidé à le faire tout de même. Il grimpe instantanément dans mon estime.

-si jamais… ça déconne à plein tube, si vous voyez que tout se met à bouger autour de nous… faut que vous me rameniez à moi. Ceci pourra vous aider.

Il sort alors une drôle de statuette, représentant un enfant. Je ne peux m’empêcher de trouver un air de ressemblance avec lui. Comme si elle le représentait plus jeune.

-obligez moi à m’intéresser à ça, quitte à me faire mal… Sinon je risque d’y passer et… déclencher des catastrophes.

Nous fronçons les sourcils, Fiona et moi, inquiets pour lui. Inquiets de ce qu’il vient de dire.
Finalement j’opte pour un presse-papier, en cristal, cadeau de départ également…

-c’est pas spécialement personnel, mais d’un autre côté Fiona doit pouvoir y avoir accès aussi. C’est du cristal, c’est suffisamment précieux ?

Il semble étudier l’objet, soudain très sérieux. Toute trace de l’enfant que j’ai cru déceler chez lui à disparu. Il hoche la tête, fait craquer ses cervicales et les jointures de ses mains, prend une grande inspiration, et nous demande à Fiona et moi, de poser nos mains sur les siennes, et sur le cristal.

J’ai presque un recul lorsque je vois ses yeux luire de cette couleur mordorée, et je sens l’objet absorber ce que le jeune sculpteur y apporte. Je le regarde, inquiet, alors qu’il semble souffrir, de grosses gouttes de sueur couvrant son visage. Je ne peux m’empêcher de regarder les bibelots autour de moi, dont certains se mettent à vibrer doucement. Ma main s’approche de mon arme. Je m’en veux, mais je vois au regard de Fiona qu’elle approuve. J’espère seulement que Matrim n’est pas témoin de ça.

Au bout d’un long moment, il semble cependant émerger, hagard, le teint livide, visiblement très faible.

Avec un sourire, Fiona me dit de le soutenir. Je lui fait une tête qui vaut tous les discours, en substance «c’est bien parce qu’il le faut » et je viens soutenir Matrim.
Ce dernier finit par ouvrir les yeux, qui sont redevenus normaux, quoique d’une couleur assez particulière, une sorte de bleu indigo, et me regarde, visiblement ravis que je le tienne dans mes bras.
-ça va ? Tente-je
Il me répond d’une voix faible
-oui. Impec… Je crois que c’est bon…

Je sens sa déception alors que je le relâche, visiblement il aurait aimé resté encore un peu collé à moi.
Je m’approche, craintif, du presse-papier, et je le touche. Je sens une sorte de connexion, et je sens que je n’aurais qu’à lire mentalement ma liste pour qu’elle s’y imprime. C’est vraiment étrange. Je tends le presse papier à Fiona pour qu’elle fasse le même constat.
Matrim nous intrigue une nouvelle fois en commentant

-faites attention aux pensées que vous mettez dedans, c’est juste un réceptacle… C’est vous qui choisissez ce que vous y mettez…

Je le remercie chaleureusement, lui offrant mon plus beau sourire. Son visage me fait un peu mal au cœur, alors que je joue déloyalement sur son attirance pour moi. Je m’en veux, et m’apprête à me racheter.
-si je peux faire quoi que ce soit pour toi, Matrim, c’est sans condition, tu demandes, et je le fais. C’est vraiment important pour moi. Ce que tu as fais, ça n’a pas de prix.

J’aurai du me douter au sourire plein de fossettes sur son visage, que je venais de me faire avoir.

-j’ai un projet de photos et sculptures… J’ai besoin de modèles…

Fiona éclate de rire, et finalement moi aussi. Je ne suis pas sur d’être aussi à l’aise qu’à cet instant présent, le jour où je devrai respecter mon engagement, mais, en regardant partir Matrim, je me sens mieux. Je n’aimai pas ce que je lui avais fait pour obtenir ce précieux objet.
Fiona me regarde, amusée. Je hausse les épaules.
-je me sentais mal. Il est clairement attiré par moi, même si il est clairement amoureux de ce fameux Matthias aussi. Je trouvai pas juste de jouer la dessus. Maintenant va falloir que j’assume mes paroles, et aller poser pour lui… Je me fais aucune illusion sur la quantité de tissus que j’aurai sur moi…

Elle éclate de rire, et moi aussi.. Nous avons du pain sur la planche. Matrim semblait avoir repris rapidement des forces, mais j'étais quand même inquiet de voir à quel point son pouvoir était exigeant pour lui. Nous nous étions assuré qu'il pouvait rentrer sans problème, et il m'avait fait la bise, provoquant une nouvelle rougite aigue à mon grand damn.




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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Lun 1 Juin - 14:31



Prise de contact


Feat : Jordan Parrish

Le jeune photographe semble avoir trouvé une solution pour faire d’un objet, une banque de données consultable et modifiable. Vue sa réponse, c’est tout de même la première fois qu’il va tenter de le faire. Je suis un peu inquiète de cette « première »… Mais il faut impérativement que cette liste disparaisse de la vue des gens ordinaires et surtout des malveillants comme Buck Lancaster.

-c’est la première fois que je ferai ça, mais je pense pouvoir le faire. Mais ça implique un contact avec la personne tierce qui devra y avoir accès… Qui ?

Je pensais à Ruby, mais Jordan semble vouloir lui éviter de lui ajouter ce fardeau avec sa grossesse en cours. Bien que je trouve plus judicieux d’assigner la deuxième ajointe pour l’accès à cette liste, car ma propre mission prendra bien fin un jour ou l’autre... Quoique Beacon Hills semble inépuisable en problèmes de nature surnaturelle et qu’un poste à temps plein comme le mien n’est pas un luxe, je peux à tout moment être rappelée pour agir ailleurs, surtout que les représentants de l’ordre de ce poste de police sont parfaitement au courant des affaires et qu’ils les gèrent de la manière qui nous convient, c’est-à-dire dans le plus grand secret aux dépens de leur propre crédibilité en tant que professionnels. Je sais que Ruby s’attribue au maximum les affaires qui risquent de finir en non-classées, pour que Jordan ou le shérif ne voient pas leur états de service entachés d’incompétence chronique. Je ne sais pas si les hommes de ce service sont conscients de ses manœuvres, ou mettent-ils cela sur le compte que Miss Volpha est une louve alpha qui souhaite garder la maitrise de ce genre d’affaire. C’est ce point qui m’avait immédiatement intrigué à mon arrivée. Quatre-vingt-dix pour cent des affaires non classée étaient au nom de Ruby et deux jours au poste de police m’avaient montré que cette femme était loin d’être une incompétente.

Mes discussions avec Miss-Miaou et ce que Jordan disait de sa collègue m’avaient rapidement convaincue que Miss Volpha agissait par pur altruisme et aussi par instinct maternel. Le shérif peut-être pas, mais il était évident qu’elle considérait Jordan comme un de ses propres bêtas. Il faisait partie d’une meute, celle du bureau du shérif. Car c’est bien ainsi que je voyais le poste de police fonctionner. Le shérif en sage patriarche, Miss Volpha en matriarche protectrice et Jordan en bêta de tête, le bras armé et exécutif.

Je fus un peu étonnée qu’il me désigne naturellement comme la deuxième dépositaire de cet objet-mémoire, mais je lui cachai ma surprise derrière un rire dont la source facile était Matrim. C’est vrai que je m’étais proposée comme garde-fou au changement qui s’opérait dans son corps et sa tête, comme Miss-Miaou se proposait pour le rôle de guide. Je n’avais jusqu’à présent vu en lui que le charmant collègue avec un idéalisme de droiture troublé par sa nature fraichement révélée. On s’était rapidement bien entendu, malgré mon arrivée à la hussarde. Il avait la sagesse de ses hommes qui savent faire taire leur ego mâle au profit du pragmatisme. Nous avions bien échangé un peu sur notre vie personnelle, ou du moins en ce qui me concerné dévoilé qu’une infime part de la face visible de mon iceberg personnel, mais si j’avais une idée de ce qu’il y avait dans sa tête, une approximation de ce qu’était son corps, j’ignorai totalement ce qu’il y avait dans le cœur de Jordan. Et son invitation à partager cet objet un peu occulte, alors que nous ne sommes pas du même service, ni de la même unité avait un côté personnel qui me troublait.

La date de naissance sur ma carte de service est fausse de neuf années. Nos vingt-six ans d’écart le rangent plutôt dans la catégorie fils potentiel. Mais étrangement ce n’est pas ainsi que je le perçois. Il me fait trop penser à Chris… Cette façon de vouloir aider et de foncer tête baissée vers le danger. Jordan comme Chris ont cette même fascination du danger. C’est bien pour cela que ce jour maudit j’avais accompagné Chris… Mon instinct m’avait soufflé que ce serait l’action de trop… Je serre les dents à mes sombres pensées et à l’image macabres qu’elles me rappellent. Est-ce pour cela que je me suis proposée pour le seconder ? Je me secoue mentalement, m’exhortant à ne pas faire d’amalgame.

-ok.. Et il faut un objet qui puisse tenir le choc, si on puis dire.. Poursuit Matrim. Façon de parler, mais je ne peux pas modifier une breloque ordinaire pour ça. Il y a trop de paramètre, comme celui de pouvoir réinjecter des éléments ensuite. Il faudrait soit un matériau précieux, soit un objet personnel. Mais dans ce cas, ça va me demander de le vider de sa charge émotionnelle dans un premier temps… Je.. Je veux bien le faire, mais ça va me foutre en l’air…

J’ai presque envie de lui dire qu’on va trouver une autre solution, car il est hors de question de le mettre en danger. Mais le photographe semble tenir à le faire. Il est juste direct concernant les conséquences possibles pour lui. Il monte dans mon estime en ne m’apparaissant plus comme quelqu’un de frivole, mais bien d’une personne qui se préoccupe d’autrui. Cela devient rare de nos jours.

-si jamais… ça déconne à plein tube, si vous voyez que tout se met à bouger autour de nous… faut que vous me rameniez à moi. Ceci pourra vous aider.

Matrim sort une statuette qui représente un enfant. Avec ce qu’il vient de nous expliquer, je comprends que l’objet est imprégnée de sa personne. Il confirme en nous disant de le forcer, si besoin, à s’intéresser à cet objet. Jordan tend un presse-papier en cristal qui trône sur son bureau demandant si cela convient. Matrim acquiesce et nous demande de joindre nos mains sur la boule de cristal. J’ai l’impression d’être en train de faire une séance de spiritisme, sauf que là c’est réel et j’ai un mouvement de recul. Ils ne doivent pas avoir accès à ma mémoire. Et j’ai peur de coller dans cet objet des fragments de mon passé par mégarde. Je ne peux cependant plus reculer et m’exécute posant une de mes mains sur celle de Jordan et la boule en cristal et l’autre dans celle de Matrim. J’ai une vision fugace d’un curé et d’un couple prêtant sermon. « N’importe quoi » pensai-je dans un soupir d’agacement contre moi-même.

L’instant suivant est un peu indescriptible. Les yeux de Matrim ont changé de couleur, puis je le sens vaciller. Je suis soulagée lorsqu’il semble émerger enfin de ce qui semblait être une trance et invite Jordan à le soutenir avant qu’il ne s’effondre sur le sol.

-ça va ? Demande Jordan.

-oui. Impec… Je crois que c’est bon… Répond le photographe visiblement exténué.

Une fois qu’il a installé Matrim sur le fauteuil, Jordan touche avec appréhension la boule de verre. Je lis la surprise et l’étonnement sur son visage. Lorsqu’il me la tend, je la saisis avec un peu d’appréhension. La sensation est étrange car elle fait appel à aucun de mes cinq sens. Mais oui, je comprends immédiatement comment fonctionne l’objet. Un sourire passe sur mes lèvres, j’ai envie de mettre une boutade, puis me ravise. Cet objet est là pour une cause sérieuse. Quand Jordan remercie chaleureusement Matrim, mon sourir s’élargit franchement à ses mots. Il vient de se piéger lui-même.

-si je peux faire quoi que ce soit pour toi, Matrim, c’est sans condition, tu demandes, et je le fais. C’est vraiment important pour moi. Ce que tu as fais, ça n’a pas de prix.

-j’ai un projet de photos et sculptures… J’ai besoin de modèles…

Ça n’a pas fait un pli, le photographe s’est englouti dans la brèche. J’imagine déjà Jordan poser en tenue d’Apollon, les joues écarlates. Je m’esclaffe avec un regard contrit vers mon coéquipier.

-je me sentais mal. Il est clairement attiré par moi, même si il est clairement amoureux de ce fameux Matthias aussi. Je trouvai pas juste de jouer la dessus. Maintenant va falloir que j’assume mes paroles, et aller poser pour lui… Je me fais aucune illusion sur la quantité de tissus que j’aurai sur moi…

Je lui souris. Oui il avait clairement tapé dans l’œil du photographe. Et si celui-ci semblait épris d’un certain Matthias, ça ne l’empêchait pas d’avoir le regard baladeur du côté du corps plutôt bien fait de Jordan. Je compatis au drame de mon comparse. Je comprenais son embarra, j’ai l’habitude des regards intéressés que me vaut mon allure qui ne relève absolument pas mon âge réel. J’en ai souvent joué et j’en joue encore si cela m’aide dans mon travail. Mais généralement, la gente masculine a tendance à me fuir rapidement devant mes méthodes plutôt masculines… On comprend vite que côté bagarre, je joue au même niveau. Et une nana qui est capable de vous mettre au tapis en trois mouvements ou qui vous déboite le poignet pour une main mal placée… ça n’est pas ce qu’on attend généralement d’une femme.

- Jordan quand tu te seras remis de la bise de ce charmant jeune homme, je propose que tu enregistres cette liste et que tu la brûles au plus vite.

J’eus droit à une grimace équivoque de sa part sur tout ça, ce qui bien entendu provoqua de nouveau mon hilarité. De l’index je me frottais le bas des yeux ramassant mon rimmel qui coulait. La fuite de cette liste était une catastrophe, mais l’atmosphère dans le bureau était plutôt légère et cela me convenait parfaitement. Alors que je regardais Jordan lire mentalement sa liste, mon téléphone vibra. Le message en style télégraphie était on ne peut plus clair. Ils m’avaient prévenue que je risquais d’être appelée à la rescousse en étant l’agent le plus proche… Un mort dans nos rangs, le deuxième et unique agent de cette mission, blessé et dans une situation délicate. Le groupe d’intervention de l’unité 51 était trop dispersée pour arriver dans un délai raisonnable pour la survie de mon camarade.

- Je dois y aller Jordan, dis-je en sortant de son bureau sans attendre de réponse.

Je me précipitai vers mon bureau et pris dans le tiroir mes chargeurs spéciaux. Je venais de remplacer le barillet de mon arme quand je m’aperçus de sa présence juste à côté. Il savait parfaitement ce que signifiait ce changement de munitions.

- Mon unité a besoin de moi, expliquai-je avec le plus de calme possible que l’urgence de la situation le permettait.

Mais à force de trainer ensemble… Jordan n’était pas dupe et me bloqua le passage.

- Jordan ça urge et si ce n’est pas très loin, c’est en dehors de ta juridiction !

Je le contournai en le poussant légèrement et partis en flèche vers ma voiture. Je devais passer chez moi, prendre le reste de mon arsenal. Car ce n’est pas avec une simple arme de poing que j’allais stopper une meute de trois alphas… en plein « recrutement ». Alors que je cours sur le parking, je fais le vide de mes émotions, pense au gilet pare-balle qui est dans mon coffre, à l’arme automatique qui est sous mon lit... « Eviter le combat rapproché, penser aux dommage collatéral… » Je ne sais pas sur quoi je vais tomber, mais le code d’urgence du message était clair : je devais rappliquer sur le champ. Alors que j’ouvre la portière de ma voiture, une main se pose sur mon épaule.

- Fiona !

Je tente de me dégager mais sa poigne est ferme. La seule chose qui peut m’aider c’est sa voiture plus rapide et surtout bien identifiée comme étant des forces de police. Je peux justifier légalement mon intervention, ma plaque du FBI me libère de toute contrainte de territoire, ce qui n’est pas le cas de Jordan.

- C’est hors de ta juridiction, dis-je avec plus de violence que je ne le voudrais.








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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mar 9 Juin - 16:47








Le pot de Miel



J’étais encore à moitié hylare, mais toujours étonné du cours qu’avaient pris les événements. J’avais agi de façon spontanée, en accordant ma confiance à Fiona et l’accès total et sans condition à cette fameuse liste. Elle m’avait fait penser à ma propre mort, et, bien que personne n’aime y songer, je devais admettre que la remarque était fondée. Si j’y passai, il fallait que quelqu’un d’autre puisse y avoir accès, du moins le temps qu’il fallait pour demander au jeune photographe un autre transfert. J’en revenais pas, en y pensant… J’avais tendance à voir ce pouvoir comme étant extrêmement pratique, mais quand je pensai à ce que ça avait visiblement couté au jeune artiste, j’imaginai bien qu’il ne se lançait pas la dedans avec légèreté…

L’impression était indescriptible. J’avais une drôle de sensation. Comme si je plongeais, littéralement, dans un lieu fait de mot. Et je pouvais ordonner à ces mots de se ranger. C’est ce que mon corps ressentait, mais en vérité, c’était beaucoup plus simple. Il suffisait de me concentrer sur des mots, des phrases, pour qu’elles se déversent dans cet espace singulier, et que je puisse y avoir de nouveau accès par la suite.

- Jordan quand tu te seras remis de la bise de ce charmant jeune homme, je propose que tu enregistres cette liste et que tu la brûles au plus vite.
Je m’exécutais donc, non sans avoir tiré la langue à Fiona, ce qui déclencha son hilarité. Ayant compris le truc, ce n’était finalement pas si compliqué à mettre en place, et les mots et les annotations mentales qui suivaient se déversaient facilement dans l’objet.
Je remarquai du coin de l’œil Fiona regarder son téléphone, et froncer les sourcils. J’étais lancé dans le transfert, aussi, pour une raison que je ne saurai expliquer, je ne pris pas le risque de m’arrêter. Elle me pris donc au dépourvu, alors que je n’avais pas encore tout à fait finit le Transfer.

- Je dois y aller Jordan, me dit-elle alors qu’il me restait encre quelques éléments à placer. Je ne pu donc pas lui répondre, trop occupé à finaliser la liste.
Mais dès que ce fut fait, je partis à sa suite. Je n’aimai pas l’air qu’elle avait pris, et je m’inquiétais un peu pour elle et sa réaction. Je la savait parfaitement capable de se défendre seule, mais je n’allais pas changer du jour au lendemain sous prétexte que je me mettais soudain à péter des flammes.

- Mon unité a besoin de moi, expliquai-je avec le plus de calme possible que l’urgence de la situation le permettait.
Je me mis devant elle afin de lui bloquer le passage. Je secouais négativement la tête, fronçant les sourcils.
-ensembles, fi..
- Jordan ça urge et si ce n’est pas très loin, c’est en dehors de ta juridiction !
Elle me poussa sans trop de violence, dans le but de passer outre et me contourna. Elle en profita pour mettre le turbo et partir en flèche ! Et merde !
Il y a une chose que j’ai toujours su sur moi : je suis une vraie tête de mule, et je ne lâche rien tant que je n’y suis pas contraint et forcé. Il y a maintenant une chose que je sais sur moi depuis ma transformation : j’ai les moyens de ma politique. Mon endurance semble avoir drastiquement augmentée, et l’énervement ou l’adrénaline alimentent mon feu intérieur. J’ai amplement de quoi l’alimenter alors que je cours, à la poursuite de Fiona.
Je la repère dans sa voiture, au moment ou elle allait démarrer.
-Fionna ! Dis-je en posant ma main sur son épaule. Je vois qu’elle essaye de se dégager, mais je m’y attendais aussi je tiens bon, mettant un peu de ce feu dans ma poigne, juste assez pour résister à une femme sachant se battre et surentrainée. Sans mon nouveau statut, je crois qu’elle m’aurait facilement faussé compagnie.

- C’est hors de ta juridiction, dis-elle avec une certaine violence contenue dans sa voix.
-juridiction mon cul ! Partenaires ! Camarades ! Gardes-fous ! Je ne te laisserai pas tomber, et ça n’a rien à voir avec un numéro de macho. Ça a a voir avec des promesses !
Je me rapproche de son visage, me penchant
-ça à avoir avec ce que deux partenaires, peut être deux amis, se sont promis il n’y a pas si longtemps. Tu veilles sur mes arrières, je fais pareil. Je connais se regard, j’ai le même parfois. Tu files droit vers le feu.. Alors.. Alors…
Je me rapproche un peu plus..
-permet moi au moins d’amener mon propre feu avec toi…
Je vois qu’elle est de nouveau sur le point de protester, aussi je ne sais pas ce qu’il me prend, mais je fais la seule chose qui me vient à l’esprit. C’est mon corps qui commande, mon désir qui désinhibe. Je vois se peindre la surprise, ce qui est toujours mieux que la colère, sur son visage, alors que je l’embrasse.

Ses balbutiements sont touchants, mais je ne pousse pas mon avantage.
Je fais le tour de la voiture, et monte côté passager. Elle a l’air effarée, peut être en colère, mais elle sourit, même si elle essaie de le cacher.
-c’est toi qui conduit… Et si tu veux, tu conduit ma voiture, elle ira surement plus vite…. Si tu veux te venger, on peut le faire en arrivant à ma voiture… Je subirai ma punition stoïquement… Enfin.. presque. Je lui fais un clin d’œil, espérant ne pas avoir une claque ou un coup de genoux dans les parties en réponse.

-Fi.. Pardons si tu te sens insulté par mon attitude. J'en avais envie, ça me donne pas le droit de prendre, ça excuse rien.. mais.. Je hausse les épaules, ne sachant pas quoi ajouter


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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Sam 13 Juin - 15:16



Contact


Feat : Jordan Parrish

Je ne sais pas ce que je vais trouver, ni l’état de mon collègue de l’unité 51, et encore moins le rapport de force auquel je vais être confrontée. Mais instinctivement, je veux écarter Jordan de ça, cette histoire de juridiction, je m’en moque. Pas que je ne le sens pas capable, mais j’appréhende la situation explosive et je ne veux pas qu’il en arrive à regretter un geste, il n’a pas encore la maitrise de lui-même. On ne sait même pas ce qu’il est vraiment. Mais sa main ne me lâche pas, sa prise est ferme. Je sais que je ne peux pas me dégager facilement, puis je refuse de me battre contre lui, ou de le blesser pour me dégager.

- C’est hors de ta juridiction Jordan !

- Juridiction mon cul ! Partenaires ! Camarades ! Gardes-fous ! Je ne te laisserai pas tomber, et ça n’a rien à voir avec un numéro de macho. Ça a à voir avec des promesses !

Sa véhémence me surprend. Son insistance me chagrine, car je ne veux pas qu’il s’expose. Mais d’un autre côté cela me fait chaud au cœur que justement il ne lâche pas prise et s’entête à vouloir me suivre. Depuis des années, je travaille en solo, mais ma collaboration avec lui a un effet apaisant. Pour une fois, je n’ai plus l’impression d’être un robot, mais bien un être humain qui travaille avec un autre être humain. Un partenaire… Je sais que dans la police c’est une notion bien particulière. Un partenaire prend autant de place dans la vie d’un flic que son propre conjoint. Car on passe plus de temps avec celui ou celle avec qui on travaille qu’avec celui ou celle avec qui on vit. C’est votre partenaire qui couvre vos arrières, qui écoute la fange que charrie dans son cœur. C’est lui qui partage un café dégueulasse lors d’une planque qui s’éternise. Lui qui plaque sa main sur votre blessure, qui vous engueule quand vous merdez, qui écoute patiemment ce que vous reprochez à votre conjoints. Un partenaire, c’est la personne qui en sait plus sur vous et votre entourage que votre propre famille.

- ça à avoir avec ce que deux partenaires, peut être deux amis, se sont promis il n’y a pas si longtemps. Tu veilles sur mes arrières, je fais pareil. Je connais se regard, j’ai le même parfois. Tu files droit vers le feu… Alors... Alors…

Il n’a pas tort. Je sais que je fonce dans un bourbier et je ne sens aucune peur

- permet moi au moins d’amener mon propre feu avec toi…

Ah non ! Je ne pense pas qu’il soit bon que je rapplique avec mon lance flamme sur patte ! Je veux répliquer, je cherche un argument, mais le temps presse. Je ne lis aucune faille dans le regard de Jordan dont le visage est proche. Il est aussi têtu que moi, sinon pire ! J’ai l’impression de voir mon pendant masculin en face de moi. Contrairement à Chris, Jordan n’abdiquera pas. Et quand ses lèvres se posent sur les miennes, c’est comme si on appuyait sur le bouton reset mémoire.  Je balbutie, rage de ne pouvoir aligner trois mots corrects.

- C’est… c’est … déloyal Jordan !

Mais il s’est déjà reculé et monte côté passager sans me demander mon autorisation. Je n’arrive pas à me fâcher et mon sourire me trahit. Je lui lance un geste de menace, son clin d’œil en retour me fait bougonner. Saloperie, je pensai être assez blindée pour ne pas me faire avoir avec un numéro de charme…

- c’est toi qui conduit… Et si tu veux, tu conduis ma voiture, elle ira surement plus vite…. Si tu veux te venger, on peut le faire en arrivant à ma voiture… Je subirai ma punition stoïquement… Enfin.. presque.

- Ok ! Sort tes miches de là, on prend ta voiture. Et je te préviens, je suis rancunière comme une mule ! Je rumine ma vengeance !

On file donc rapidement jusqu’à sa voiture et comme promis il me passe les clés. Il a encore un pied sur le bitume que je roule déjà. Jordan s’occupe d’avertir le contrôle que nous sortons en intervention. Quelques minutes plus tard, je stoppe en bas de chez moi. Un aller-retour plus tard je balance deux valises bien lestées dans le coffre à coté de mon gilet par balle que j’ai sortis du coffre de ma propre voiture. Quand je reprends ma place derrière le volant, Jordan me fait un sourire enjôleur et satisfait.

- Fais le malin ! Quand je vais m'occuper de ton cas... Tu risques de finir par préférer les regards déshabillant de Matrim si tu continues à jouer avec le feu avec moi, dis-je contente de mon jeu de mot.

- Même pas peur !

- Grrr !

Je râle, mais c’est avec un grand sourire que j’enfonce l’accélérateur. Nous roulons depuis quinze minutes, mon téléphone se met à vibrer. Je tape le code en aveugle et le passe à Jordan pour qu’il lise le message. Je ne vais pas lui faire de cachoterie alors qu’il vient m’aider.

C’est presque une supplication. L’agent survivant s’est fait découvert, il a réussi à s’enfermer dans une pièce. Il perd beaucoup de sang. Il parle de wendigos et qu’ils sont au minimum trois. Jordan entre les coordonnées GPS données par l’agent sur celui de la voiture. L’instant drague légère est terminé. Il y a déjà un mort dans nos rangs et le survivant compte clairement sur nous pour le rester.







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Dim 14 Juin - 10:55








Complications



Je vous mentirai si je disais que j’étais totalement confiant. En même temps, ce n’est pas quelque chose que j’avais préparé ou calculé… Cette femme m’attirait, et peut être des ennuis aussi, mais… Et il y avait Maf.. En étant honnête, je pouvais voir pourquoi ces deux femmes me plaisaient. Elles étaient belles, bien sûr. Mais surtout, elles étaient fortes, indépendantes, intelligentes. Encore une fois, je me fis la réflexion qu’elles n’avaient tout simplement pas besoin de moi. Restait l’envie. Avaient-elles envie de moi, de ma présence ? Poser cette question à Maf, c’était risquer des lacérations et sans doute une congélation de la part de son beau nordique. Quant à Fiona, j’avoue avoir eu peur de ressentir une douleur typiquement masculine. Mais rien de tout ça n’était arrivé, et le baiser que je lui avait volé avait un gout sucré, épicé, délicieux.

- C’est… c’est … déloyal Jordan !

Avant que je ne me lance, j’avais vu sa détermination, elle m’aurait écarté sans sourciller du problème vers lequel elle fonçait. Peut-être que c’était vrai, que je n’avais rien à faire la dedans, que c’était hors de ma juridiction, comme elle le disait. Mais je ne pouvais pas la laisser aller comme ça tête baissée dans les ennuis sans rien faire. Il y avait chez elle, comme chez Maf, quelque chose d’ancien qui parlait à l’être ancien se tapissant dans le feu de mes veines et de mes muscles. Son sourire fut une récompense. Je le paierai sans doute plus tard, mais pour l’instant, le mien lui répondit.

- Ok ! Sort tes miches de là, on prend ta voiture. Et je te préviens, je suis rancunière comme une mule ! Je rumine ma vengeance !

Je baissai la tête pour cacher un sourire ravis, alors que nous courrions vers ma voiture. Je ne fus pas surpris de la conduite sportive qu’elle adopta immédiatement, alors que les pneus crissaient sur le bitume et que j’eu à peine le temps de refermer la portière et de me caler dans le siège.
Rapidement nous arrivâmes devant chez elle, et je l’observai alors qu’elle lâchait deux valises visiblement bien remplies dans le coffre, à cotte de son gilet. Le mien était sous le siège conducteur, et j’en profitais donc pour l’ôter de sa cachette afin de pouvoir le mettre. Alors qu’elle reprenait place, je lui souris, mes yeux pétillants de malice. Elle me faisait penser à une guerrière-chaman, sur le point de lancer un raid contre les démons blancs.

- Fais le malin ! Quand je vais m'occuper de ton cas... Tu risques de finir par préférer les regards déshabillant de Matrim si tu continues à jouer avec le feu avec moi,

-même pas peur ! Dis-je, pas vraiment sur d’être aussi serein le jour où j’allais me retrouver en tenue d’Adam devant le photographe déshabilleur…Je voyais vaguement la scène, et une musique loufoque de Bary White me fit secouer la tête pour m’ôter ses pensées de mon subconscient.

Fiona râla pour la forme, mais son sourire ne la quittait pas alors qu’elle accélérait et que le vent fantasque jouait avec sa longue chevelure. J’adorais ses cheveux laissés libres, sauvages, comme elle.

Alors que je l’observais à la dérobée, son téléphone se mit à vibrer. Fiona me passa l’appareil, et je lus, un peu estomaqué, le message. Le temps des batifolages s’enfuit très vite alors que je lui faisais part de la situation.
Un type, un seul à survécu à ce qui ressemble bien à un bain de sang. Des wendigos sont impliqués. Je savais ce qu’était un wendigo. Etant donné que Maf m’avait donné un bestiaire, et que j’avais encore récemment compilé une liste, j’étais plutôt au parfum… Ce qui ne me rassurait pas du tout, au passage. Alors que je rentrais les coordonnées et que je posais l’appareil dans l’encoche prévue, à côté du volant, nous reprîmes tous les deux un masque concentré et sérieux.

Je mettais mon gilet, vérifiant qu’il était bien positionné et vérifiait mon flingue dans le holster…. Un regard de Fiona me fit comprendre.. Je vidais le chargeur, que j’allais remplacer par des balles spéciales qu’elle avait surement amené avec elle… Nous n’aurions pas beaucoup de temps pour intervenir, il fallait donc faire vite.
-on devrait s’arrêter un peu avant, en profitant d’un coin sombre… On aura quelques secondes pour s’armer et se protéger, et on pourra courir, ce qui sera plus discret que la voiture… Faut qu’on sauve ce type, coute que coute… Si jamais je perd contrôle, tu sais quoi faire, tu hésites pas…

Alors que nous descendions à la faveur, ayant trouvé un endroit peu éclairé et non loin, nous nous regardâmes, chacun avec ses doutes. Qu’allait-il se passer. Ici. Plus tard. Nous vérifiâmes nos gilets, comme deux partenaires, puis elle me fila les balles que je m’empressai de placer dans mon chargeur. Le deuxième, balles normales, était sur la sangle de mon gilet, à portée de main.
-Jordan ?
-oui ? fis en me retournant vers elle.




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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Ven 19 Juin - 13:15



Confrontation


Feat : Jordan Parrish  

Le moment est pourtant grave, la vie d’un homme est en jeu, cependant je me sens dans mon élément dans cette ruée au-devant du danger. Je me sens utile et surtout vivante. L’intermède avec Jordan me fait encore réfléchir. La vie ne m’a pas épargnée et finalement au fil du temps je me suis relativement blindée contre la légèreté masculine. Je sais user de leur tentative d’approche, mais je n’en suis jamais le jouet… Ne jamais dire jamais… l’adage pourrait-il se révéler pertinent ? Alors que je slalome dans la circulation, je repense à ce contact furtif mais qui a bien eu lieu. Je ne peux nier que derrière la surprise, l’écart d’âge et les mille et une raisons qui font que ça ne devrait pas l’être, j’ai trouvé cela agréable. C’est étrange, jusque-là, jamais un homme n’est arrivé à la cheville de mon Chris. Ce n’est pas tant son physique, ni ses capacités sportives qui m’avaient plu chez mon défunt époux, mais bien l’être qu’il était et cette étincelle qu’il avait au fond du regard. Il avait un idéalisme à toute épreuve. Il s’est battu pour cela, il est mort à cause de son entêtement à protéger un monde caché. Je crois que d’une certaine manière j’ai repris le flambeau… d’une autre manière... à ma façon... et surtout avec mon vécu et mon ressenti.

Je sens Jordan me regarder à la dérobée. Comme Chris il fonce droit devant lui, méprisant le danger, le cherchant même. Je retrouve chez le policier cette ardeur, cette étincelle qui m’avait tant plu. Est-ce lié à sa véritable nature ? Suis-je en train de baisser ma garde ? Je pressens une force et une présence incroyable en lui et finalement être à ses côtés est très plaisant. Il est plus vieux que mon fils, pas de beaucoup et pourtant… j’ai l’impression qu’il bien plus ancien.  Un peu comme la squatteuse féline de ses genoux, mais d’une autre manière, car la professeure de chimie est réellement une antiquité vivante…

Jordan a mis son gilet pare-balle et vérifie son arme. Je secoue la tête, il comprend que j’ai mieux dans le coffre.

-on devrait s’arrêter un peu avant, en profitant d’un coin sombre… On aura quelques secondes pour s’armer et se protéger, et on pourra courir, ce qui sera plus discret que la voiture… Faut qu’on sauve ce type, coute que coute… Si jamais je perd contrôle, tu sais quoi faire, tu hésites pas…

Quoi faire… J’avais promis d’être là pour lui, mais j’étais bien ignorante quant à la méthode pour le stopper. J’avais beau savoir me battre et connaitre des combos pas très fair-play, Jordan restait plus fort que moi, ancien militaire, futur dragon ? Je m’imaginais l’éteindre avec un extincteur… Je finis par me garer derrière un hangar. J’ouvre le coffre et m’équipe. Les trois lettres caractéristiques du bureau fédéral s’inscrivent dans mon dos avec le gilet que j’enfile. J’ouvre une des valises et tend plusieurs barillets à Jordan de balles chemisées d’argent. Puis j’attrape la seconde de forme plus allongée. J’entends le sifflement discret de Jordan quand je l’ouvre et dégage le fusil à pompe de sa mousse protectrice. Un de mes collègues est mort, le survivant en voie de l’être aussi... Je ne vais pas faire dans la dentelle et je dois en informer mon partenaire. Je me charge en munitions.

- Jordan ?

- Oui, me répond-il en se tournant vers moi en finissant de sangler son gilet.

Une main tenant le fusil, de l’autre je l'attrappe par la nuque et me rapproche de lui. Je plante mon regard dans le sien, si clair et sincère. Nous restons ainsi une dizaine de secondes à nous regarder en silence.

- Cette fois n’hésite pas à tirer, les wendigos sont des cannibales. Eux ils n’hésiteront pas. Au-delà de leur nature surnaturelle, ils ont tué un agent fédéral. Ce sont des criminels. Et toi et moi on va les stopper !

Je m’approche plus près, mais au dernier moment je dévie et l’embrasse sur la joue. J’avertis par SMS le membre de mon équipe qui est coincé quelque part dans le bâtiment qui nous fait face. Je ne reçois pas de réponse et fais une grimace qui n’échappe pas à Jordan. J’espère qu’il est encore en vie. Je fouille de nouveau la première valise et en ressort deux oreillettes et leur transmetteur.

- Si jamais on a besoin de se séparer, dis-je en m’en collant une dans l’oreille. Les micros sont réglés pour que tu n’aies qu’à chuchoter.

Rapidement on longe le mur à la recherche d’une ouverture. Mais toutes les portes sont verrouillées. Il va falloir passer ailleurs. C’est Jordan qui repère une fenêtre ouverte en hauteur. Cela demande un peu d’acrobatie, mais nous sommes déterminés. J’ai le cœur qui bat plus fortement et l’adrénaline se déverse dans mon corps. La crosse de mon fusil, que je porte dans le dos, me cogne la nuque quand je me réceptionne sur le sol à l’intérieur. Je bougonne un aie et reste attentive à l’environnement. Il fait sombre. Jordan arrive souplement à mes côtés et me propose une direction avec des gestes. J’acquiesce et nous commençons notre progression.  Au bout d’un quart d’heure, il nous apparait évident qu’il n’y a personne. Les bureaux que l’on devine en hauteur ne sont pas éclairés. Je sors mon téléphone et vérifie notre position. Nous sommes à dix mètres de la position donnée par mon collègue et il n’y a rien. Je regarde Jordan un peu dépitée puis vois une série de locaux sans vitre derrière lui, comme des ateliers fermés. Prudemment nous nous approchons et commençons une fouille méthodique. Les lieux sont visiblement abandonnés depuis longtemps. Un gémissement de Jordan me fait sortir de la pièce que je scrutais pour venir vers lui. La grimace qu’il me fait, ne m’annonce rien de bon…

Quand, il s’écarte pour me laisser passer, je découvre la macabre scène. Sur une planche posée sur de vulgaires tréteaux, les restes d’un corps… Il manque une main, les vêtements sont arrachés laissant apparaitre la chaire entamée parfois jusqu’à l’os dont la vision manque de me soulever l’estomac. Les deux bras présentent des angles anormaux. Ce qui finit de faire céder le barrage de ma haine, c’est le regard de terreur de mon collègue. Sa bouche tordue de manière infâme, montre qu’il a souffert et qu’il s’est vu mourir dans les pires conditions. Le seul point positif, ce n’est pas le survivant que l’on recherche, mais celui qui est tombé le premier. Je n’ose imaginer l’état de celui qui nous a alertés. Mes phalanges blanchissent tellement je serre fort le fusil à pompe. Le spectacle est digne des films les plus gores possible. Une rage sans fond s’empare de moi et quand je me retourne vers Jordan, je trouve le même écho dans son regard qui a pris la couleur des flammes. Il m’a demandé de le stopper si jamais… Mais à l’instant présent, j’ai plutôt envie d’attiser son feu, d’en faire une arme.

Les agents de l’unité 51 sont recrutés de manière choisie. Nous n’avons, pour l’essentiel, pas de famille qui nous attend ou sur qui faire pression. Nous sommes des marginaux qui vivons un peu en marge de la société. Notre parcours est souvent chaotique. Certains d’entre nous sont même d’anciens tueurs à qui on a donné le choix entre l’unité ou la chaise électrique. Sans faire partie de ces cas extrêmes, je sais que l’on m’a sortie de la fange où je m’enfonçais inexorablement. J’ai déjà disjoncté, je peux toujours recommencer… Nous sommes une unité d’une redoutable d’efficacité mais composée d’individualité explosive. C’est cette particularité qui fait notre force. La mort est une donnée acceptée, car nous sommes tous en train de faire du râble sur une vie que beaucoup d’entre nous aurions dû perdre depuis longtemps.

Je ferme les yeux de mon camarade et ressors de la pièce. J’entends Jordan me dire quelques mots, m’apporter du réconfort surement, mais je n’écoute pas. Je file de couloir en couloir, la rage au cœur. On se sépare. Le bâtiment est silencieux, mais je pense que mon collègue est toujours ici… dans l’impossibilité de répondre à mes SMS. C’est le bruit de mes pas qui m’interpelle. En effet, je marche sur une grille en fer.

- Jordan ? Dis-je dans le micro. Il doit y avoir un sous-sol.

Et effectivement, je finis par trouver une volée marche qui donne sur une porte en fer verrouillée. J’arme mon fusil et tire dans la serrure alors que Jordan me rejoins juste. La détonation raisonne fortement, fini la discrétion. J’évite de regarder du côté de mon coéquipier, je ne veux pas voir ni entendre de message promulguant la mesure et la sagesse…






La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Ven 26 Juin - 12:02








Complications



Au cœur du danger. La ou est ma place. Et près d’elle… Alors que tout mes signaux d’alertes sont au maximum, je ne peux m’empêcher de repenser à ce baiser volé et je me demande pourquoi tant de spontanéité de ma part, alors que je n’agis pas comme ça d’habitude. Je suis tellement tenté de tout lier aux changements qui s’opèrent en moi, mais je ne serai pas honnête si je le faisais. Ma nature profonde n’a pas changée, elle s’est révélée, j’ai toujours été… ça… Avec elle, ma palette d’émotions et d’envies s’élargie également. C’est avec une inquiétude et une plénitude que je me découvre cette attirance pour elle, pour mafdet aussi, et que je ne me sens pas rebuté par l’idée d’embrasser un homme non plus. Suis-je devenu une sorte de proie au désir universel ?

Ses questions ou plutôt la réponse à ses questions devront attendre. Il y en a de plus urgentes, la, maintenant. J’ai envie de la protéger, et je fais tout pour ne pas le montrer, sachant qu’elle n’a pas besoin de moi. Mais en a-t-elle envie ? Mes regards coulés en biais à ma partenaire sont comme une promesse. Une promesse d’ennuis à venir, car je suppose qu’elle ne m’acceptera pas si facilement dans son entourage immédiat, pas de cette façon. Une promesse d’intensité émotionnelle, aussi. Au fond c’est peut être ça qui me plait le plus. Depuis toutes ces années, j’ai gardé le contrôle. Calme. Aucune émotion trop intense ne filtrait de mon être. A présent, j’ai envie de vivre pour de vrai.

Et comment vivre plus intensément qu’en ce moment ? Alors que nous pouvons mourir, comme les collègues de Fiona ? La condition mortelle est ce qui me bouleverse, maintenant que je ne le suis plus tout à fait. Que ressens Mafdet ? Elle qui a vécu tant de choses, tant d’histoires ? Que ressens Fiona, qui semble avoir vécu tellement plus d’intensité que moi ? Au final, nous sommes pareils face à la possibilité de la mort. Seuls. Mais nos cœurs tendus vers les autres. Plus vivants, et pas vraiment seuls, finalement.
Alors qu’elle se rapproche de moi, son regard planté dans le mien, j’ai envie de l’enlacer et mon cœur bat plus rapidement.
-Cette fois n’hésite pas à tirer, les wendigos sont des cannibales. Eux ils n’hésiteront pas. Au-delà de leur nature surnaturelle, ils ont tué un agent fédéral. Ce sont des criminels. Et toi et moi on va les stopper !
Son baiser sur ma joue me laisse frustré et heureux. Ma main a du mal à m’obéir, alors que je me retiens de lui caresser les cheveux.
- Si jamais on a besoin de se séparer, dis-elle. Les micros sont réglés pour que tu n’aies qu’à chuchoter.
Je teste alors les micros
-jamais loin, surtout pas ici…

La suite met nos nerfs à rude épreuve, alors que nous longeons le mur. Seule solution à notre portée : une fenêtre en hauteur, que nous atteignons sans trop de problème. Elle me semble légère comme une plume, et je lui souris alors que j’attéris non loin d’elle. Je lui indique une direction de façon un peu arbitraire, et nous la suivons, attentifs aux détails. Mais aucune trace de vie ne viens troubler ces moments bien trop calmes.
Nous nous séparons alors pour fouiller les lieux, et je m’inquiète un peu. Fiona avait bel et bien reçu un appel de détresse pourtant. Mais je n’ai pas le loisir de m’inquiéter plus avant, alors que je tombe sur une scène macabre. Cannibales.. Si j’avais eut un doute jusqu’à présent, ce n’est plus le cas. Je demande à Fiona de me rejoindre pour lui montrer ma découverte inquiétante, et je sens la colère monter en moi, par empathie, lorsque je vois se peindre sur les traits délicats de Fiona un sentiment identique. Ce n’est plus seulement pour sauver la vie de quelqu’un que nous sommes-là, c’est aussi une idée de vengeance qui s’immisce dans mes veines et dans ses yeux.

Les miens changent, je le sens, et le feu qui couve en moi atteint un seuil critique, pour l’instant contrôlé. Je me fiche totalement de refaire une séance de naturisme, mais j’ai peur de perdre le contrôle et de ne plus distinguer amis et ennemis. Alors que je vois tous les signes de l’affliction sur Fiona, dans ses mouvements, dans ses non-dits, je tente de lui apporter du réconfort.
-Fiona.. On peut encore sauver l’autre. On n’est pas venu pour rien. Je te promets…

Mais elle reste sourde à mes encouragements. Nous nous séparons de nouveau, aux aguets, et je suis maintenant inquiet pour elle. Au bout d’un moment, sa voix murmure dans mon oreillette, m’indiquant la possibilité d’un sous-sol.
Je cours souplement, en essayant de ne pas faire de bruit, mais au moment où je la rejoins, elle explose la serrure de la porte, et j’ai presque l’impression d’entendre son cri de rage. Autant pour la discrétion.

Des bruits précipités et des mouvements nous renseignent sur ce qui nous attend. Nous ne sommes pas seuls. Et nous sommes attendus… Comme si nous avions fait ça depuis toujours, nous entrons dans la pièce, après avoir jeté des regards furtifs, profitant de l’abri avant la porte. Nous roulons au sol, chacun dans une direction opposée, et nous relevons d’un mouvement souple. J’entends des râles presque bestiaux alors qu’un impact ricoche non loin de mois. Je pensais à une balle, mais, jetant un œil à l’endroit où j’étais quelques secondes plus tôt, je vois un couteau au sol. Jeté avec une telle force qu’il a décroché un peu de matière au sol.

Une ombre, colossale, rapide, fonce sur moi, et je n’hésite pas, je tire. Je touche mon adversaire, qui titube, mais arrive tout de même à se jeter sur moi, agrippant avec force mon arme, m’empêchant de tirer de nouveau. Mais ma colère n’a fait qu’augmenter depuis notre entrée. J’attise le feu, pour tenter de jouer à armes égales. Le Nemeton m’aurait sans doute octroyé plus de force, mais celle qui me vient me parait suffisante. Le wendigo, toutes dents dehors, écarquille les yeux de surprise alors que je dégage une chaleur de plus en plus vive, et que j’arrive maintenant à le repousser. Je sais que de son côté, Fiona se bat également et j’entends les cris de douleurs de nos adversaires.

J’arrive presque à étrangler le mien, mais il me mort au poignet, déclenchant une douleur sourde, et me faisant lâcher mon emprise. Il en profite pour prendre mon arme et me tire dessus, alors que je me suis écarté pour tenter de dévier le coup. Il m’atteint sur le pectoral droit, l’impact étant principalement amorti par mon gilet. Cependant, je sens la balle pénétrer en moi, et me faire un mal de chien. Les munitions utilisées sont elles aussi mortelles pour moi ? Ma chaleur corporelle répond instantanément à cette intrusion, et je sens presque fondre mon gilet sur moi, l’ôtant à la hâte alors que ma chemise brule déjà. Je n’ai pas beaucoup de temps, alors je profite de la stupéfaction de mon adversaire pour lui écraser la trachée, mettant fin à notre lutte. Me concentrant, je tente de renouveler mon exploit avec la balle, comme la dernière fois. Du métal argenté coule sur mon torse, depuis la plaie, alors que le reste de mes vêtements brulent. J’ai toujours mal, mais ce sera passager si je trouve le moment pour faire reculer la douleur. Je ne saigne pas abondamment, mais mon cœur oui. Je cherche Fiona des yeux, de nouveau nu comme un ver, sans aucune protection contre de nouvelles balles si il devait y en avoir.






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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mar 14 Juil - 15:09


Desperation


Feat :  Jordan Parrish
La porte s’est entrouverte, je finis de l’ouvrir d’un coup de pied. Elle cogne contre le mur, je me moque d’être discrète ou non. Des bruits précipités nous indiquent qu’il y a du monde et que nous avons été entendus. Un sourire mauvais éclaire mon visage. Je ne suis pas du genre à tirer dans le dos. Ces créatures vont comprendre qu’elles sont allées trop loin et qu’aucun jugement ne leur sera accordé. Jordan me suit dans cette décente aux enfers. Il tient son arme à deux poings, la crosse de mon fusil est calée au creux de mon coude. L’espace restreint ne demande pas de tir de précision. Quelque chose tinte du côté de Jordan, une arme blanche… Une silhouette imposante se rue sur lui, je vais pour tirer, mais ils sont deux autres derrières.  Je vise donc le deuxième et tire. La déflagration est assourdissante dans ce sous-sol. Celui que j’ai touché se tord de douleur au sol tandis que le troisième bat prudemment en retraite. Jordan semble s’en tirer avec son attaquant, j’achève donc le wendigo à terre d’une balle en plein front et part à la poursuite du troisième.

Les lieux sont encombrés d’objets divers qui permettent l’existence d’une multitude de cachette. Je suis fébrile et me force à me calmer pour ralentir l’allure. Au loin j’entends le combat que mène Jordan. Je lui fais confiance pour maitriser le type et rester en vie, sinon je le tue une seconde fois pour m'avoir lâchée.

Notre contact nous a parlé de trois wendigos. Nous avons croisé trois hommes... Celui avec qui Jordan se bat et celui que j’ai abattu ont moins de trente ans. Je n’ai qu’entre aperçu le troisième qui fuyait. J’arrive au bout du bâtiment, il n’y a aucune sortie de ce côté-là. Je rebrousse donc mon chemin. Plus aucun bruit ne se fait entendre du côté de l’entrée. Je murmure une question, mais Jordan ne me réponds pas. J’espère que c’est juste son micro qui s’est détaché ou qu’il doit rester discret. J’avance, le fusil à l’épaule, la joue contre la crosse. Mon doigt est contre la gâchette, prêt. En revenant sur mes pas, je trouve d’autres couloirs que je n’avais pas remarqués avant. La pénombre est source de piège. Un des couloirs présente des traces de passages réguliers. Je m’engage prudemment, ma tension est extrême. Je sais pertinemment qu’avec ce type de créature, je dois prendre l’avantage immédiatement. J’ai peu de chance de m’en tirer dans un combat au corps à corps.

Un léger frottement dans mon dos et je me retourne rapidement, mon doigt commençant déjà à enfoncer la gâchette du fusil à pompe. Je lève l’arme de justesse en reconnaissant Jordan. Son uniforme s’est envolé en fumé et il semble avoir une blessure à la poitrine. Il tient son arme baissée pour masquer sa virilité. Je soupire de soulagement, il est en vie. Si ma tension et le danger qui nous guettent n’étaient pas si importants, je me serais bien laissé aller à une plaisanterie sur son aisance à se déshabiller devant la gente féminine. C’est un gémissement qui me ramène à la réalité. Jordan lui aussi a entendu. Il lève de nouveau son arme révélant son anatomie. Je détourne le regard et me concentre sur l’origine du bruit. Au bout du couloir se trouve une porte cadenassée. J’épaule mon fusil et tire. Jordan couvre mes arrières alors que je pénètre dans la pièce.

– Oh mon dieu !

Tout à l’heure, la vision de mon collègue mort m’avait retournée car j’avais imaginé une flopée de circonstances qui pouvaient expliquer son regard de terreur. Maintenant, je savais ce par quoi il était passé… Le deuxième agent de l’unité 51 était là, dans un état pas vraiment mieux que son compagnon d’infortune. L’horreur résidait dans son regard qui me regardait avec une terreur sans nom. Ils… ils le bouffent vivant ! Je me précipite à son chevet et défais ses liens.

– Ted… murmurai-je. Tiens bon, c’est fini.

– Fiona… il… il…

– Je sais… Ne dis rien, garde tes forces.

Je passe mon fusil à pompe à Jordan pour qu’il garde la porte. L’urgence médicale prime. J’appelle mon unité et explique le sinistre contexte. Ils vont arriver avec une ambulance et… une explication. Régulièrement des actes de cannibalisme font la une des journaux. Je ne peux rien faire de mieux que ce qu’ont fait les wendigos pour limiter les hémorragies… Ted ne pourra plus jamais remarcher. Son regard est si… terrorisé… Que je me demande si cela ne serait pas mieux pour lui qu’il meure... Je lui embrasse le front et lui murmure des mots apaisants. La rage qui couve dans mon cœur s’intensifie.

Quand une ombre bouge sur ma droite, je comprends que j’ai mal interprété ce que mon collègue essayait de me dire. L’action se passe comme si elle venait par flash. Jordan nu qui nous tourne le dos surveillant la porte, l’éclat métallique qui fuse vers lui et moi qui fonce vers mon coéquipier. Je viens juste de dégainer mon arme de service, mais l’impact du couteau sur mon plexus solaire me coupe le souffle. Alors que je tombe à genoux, laissant échapper mon arme pour me tenirle torse et ôter la lame qui s’est plantée dans mon gilet pare-balle, j’entends une détonation. Le fusil à pompe vient de rugir.Le poignard rejoint mon arme sur le sol. Avec soulagement, je vois que seul le bout de la lame est ensanglanté. Il y a peu de chaire à cet endroit. Cependant, le choc me coupe la respiration, j’espère ne rien avoir de fracturé. Tout ce raisonnement se passe en une infime seconde.

– Dégomme moi ce taré Jordan.

Une nouvelle déflagration fait taire les gémissement du troisième wendigo. J’ai ramassé mon arme de poing et je me laisse tomber à côté de Ted. Mon téléphone sonne, l’unité 51 me rappelle pour m’avertir que les secours sont en route et me demande si la zone est dégagée. Je regarde Jordan que je n’avais pas vu s’accroupir près de moi. Il hoche la tête et me dit qu’il ne sent plus de présence hostile. Je ne connais pas ses pouvoirs, ni lui non plus d’ailleurs. Mais je lui fais confiance. Ted vient de s’évanouir. Ses nerfs ont lâché. Je remonte le drap sur son corps mutilé. Après la rage, c’est l’abattement qui me prend. Elias n’a-t-il finalement pas raison ? Je suis perdue. C’est la paume de Jordan sur ma joue qui me fait prendre conscience que je pleure. J’en ai assez d’être forte, assez de brider mes émotions et mes colères. Je me laisse aller contre son torse. Il est chaud et c’est agréable.

Je murmure un truc au sujet de ses vêtements, de sa nudité et de la cavalerie qui va bientôt débarquer avec la police locale. Mais en fait, je m’en moque. Je me focalise sur ses bras puissants qui me serrent pour ne pas penser à autres chose. Ma raison vacille, j’ai besoin de quelque chose ou quelqu’un à qui me cramponner pour ne pas sombrer.








La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Mer 29 Juil - 15:12








Complications



Plus je me rapproche de ce que je suis, de ce que je sens dans mes veines, dans mes muscles, et moins je comprends ma nature. Tout me parait à la fois simple, ancestral, évident, et en même temps affreusement compliqué. Je suis conscient que ma nature profonde lutte avec ce qui était ma vie jusqu’à présent, et que mon corps n’est que le réceptacle de quelque chose de plus éternel, de plus ancien… Je n’en ai pas peur, mais je suis perdu. Perdu, mon corps, nu comme un ver, perdu, mon âme, qui discute avec un arbre qui devrait être mort mais ne l’est pas. Perdu, mon cœur, qui n’arrive pas à comprendre ce qu’il ressent.

Fiona a été efficace, mais je n’en doutais pas. Nos adversaires sont maitrisés. Mais l’horreur qu’a vécue son collègue est bien réelle, et la rage qui nous anime tous les deux, sans doute pour des raisons différentes, ne m’aide pas à garder mon contrôle. Je me rappelle les leçons avec Mafdet, j’essaie de canaliser cette rage, mais je suis sous l’effet de trop d’émotions intense pour y arriver.
Alors que mon ennemi est achevé, je tente de rejoindre Fiona, sans prendre le temps de trouver de quoi m’habiller. D’une façon ou d’une autre, il faudra que je trouve le moyen de maitriser ce feu, même si ce n’est pas ma pudeur le principal souci. Je ne pourrais pas continuer à exercer mon métier si je ne trouve pas de solution à ce problème. J’en parlerai à Mafdet. Peut-être qu’elle pourrait m’y aider. Avec angoisse, je me rends compte que je n’ai plus aucun moyen de la joindre, et peste contre moi-même pour ne pas avoir pensé à au moins aller récupérer mon communicateur. Avec un peu de chance, il n’avait pas fondu dans les flammes… Je me sens bien vulnérable, alors que je progresse, tous mes sens en alerte, dans les recoins et les couloirs, à la rencontre de ma coéquipière.

Je lève les mains précipitamment alors que je tombe sur Fiona, me visant déjà. Je rebaisse de suite mon arme pour couvrir mon costume trois pièces, vu que le reste du costume de fonction s’est fait la malle. Nous restons quelques secondes interdits, une tension palpable entre nous, mais un gémissement nous fait plisser les sourcils à tous les deux, alors que nous nous dirigeons vers sa source. Au diable la pudeur, je reprends une position de tir avec mon arme. Nous pénétrons finalement dans une pièce dont Fiona a fait sauter le verrou, et mon cœur manque un battement alors que j’entends le cri chargé de détresse de ma coéquipière.

Je la regarde, interdit, en train de libérer son collègue, alors que l’horrible vérité s’insinue dans mon esprit. Ils dévorent leur proie vivante. Je regarde l’homme, qui est en état de choc, et ma rage monte d’un cran. Rien n’excuse une telle barbarie. Quand bien même la nature profonde de ces wendigos les oblige à manger de la chair humaine, un tel acte de cruauté reste gratuit. J’attrape le fusil à pompe que me tend Fiona, déterminé à lui prouver que je ne flancherai pas, qu’elle pouvais compter sur moi.

Alors que je l’entends formuler toute l’horreur de notre réalité présente auprès de son unité, une partie de moi s’échappe, mais ce n’est pas réellement une fugue mentale. Une image étrange me vient à l’esprit. Dans ce songe qui ne dure que quelques instants, je me vois apporter les corps des wendigos vers le Nemeton, de nouveau nu comme un ver, et en flamme. Les corps brulent, mais je ne comprends pas pourquoi je suis ici. Est-ce pour qu’ils disparaissent ? Est-ce pour nourrir le Nemeton de leur énergie, et les flammes pour purifier cette énergie ? Est-ce pour quelque chose de plus sombre ?

Je secoue vivement la tête, me sortant de ma rêverie, au moment ou un sentiment d’urgence, de danger, me fait me retourner. J’assiste médusé à l’action de Fiona, qui me protège de son propre corps
-NON ! Ai-je le temps de hurler, voyant déjà le couteau percuter son torse. Je tire immédiatement, faisant reculer le wendigo. Je ne fais qu’acquiescer, la mâchoire crispée de rage, à l’injonction de Fiona.

Je ne prend pas le temps de lui laisser une chance. Pas une chance… Je tire, et son râle ne me soulage même pas. Je suis à genoux près de Fiona, pour m’assurer qu’elle n’a rien, et mon cœur bat à un rythme effréné, que je reconnais. Le rythme de la panique. Je la rassure comme je peux.
-c’est fini. Nous sommes seuls, à présent. Je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais… Alors qu’elle remonte le drap sur son collègue, dont les nerfs viennent de lâcher, j’ai envie de la prendre dans mes bras, et je me retiens de le faire. Elle ne peut pas encaisser ça comme ça, personne ne le peut.. Je connais l’acide, l’amertume, qui rongera ses veines si elle le fait, si personne n’est là pour la soutenir. Une femme forte, pas une machine, pas une armure… Il est temps qu’elle le comprenne.

Ma main vient cueillir une larme qui coule sur sa joue, et elle me regarde, éberluée, comme si elle n’acceptait pas ce qui lui arrive. Je l’accepte pour nous deux. Elle se laisse enfin aller contre moi, et ses propos me font sourire, alors qu’elle parle de ma nudité et des renforts qui vont arriver. Je ne la lâche pas, et je diffuse la chaleur qui est emmagasinée en moi, pour la réconforter.
-désolé Fiona, mais je crois que je vai prendre une avance sur notre petit jeu.. ça te donnera une bonne motivation pour te venger.

Son regard se tourne vers moi, et je vois qu’elle ne comprend pas ce que je viens de dire. Ses lèvres tremblent, mais je les empêche de prononcer un mot de plus. Mon premier baiser était rapide, fugace, mutin. Celui-ci à la force d’un volcan. Non. D’un foyer. Je lui diffuse ma confiance, ma chaleur, je l’enveloppe de chaleur. Humaine. Surnaturelle. Petit à petit je sens ses tremblements qui s’estompent, et les questions qui remontent. J’en ai plein aussi, nous allons devoir les trier, tous les deux. Ma main s’attarde dans ses cheveux, alors que je mets fin avec regret à ce baiser qui a duré bien plus que le premier.
-je reviens. Je vais trouver de quoi me couvrir. Je reviens.

Elle me regarde de nouveau, et je vois la femme perdue derrière celle qui contrôle tout. Je sais qu’elle va me le faire payer, à sa façon... Mais je m’en fiche. Je lui souris et je vois qu’elle y arrive aussi. Lorsque ses collègues arrivent, j’ai récupérer une partie de mon accoutrement de travail, et complété par ce que j’ai pu trouver, pour préserver un semblant de dignité.







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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Prise de contact, Feat Parrish   Jeu 30 Juil - 12:05



Destin


Feat : Jordan Parrish

Blottie contre Jordan, je suis en état de choc. C’est l’horreur qui fait déborder ce puit que j’ai à côté du cœur et  que je pensais sans fond. Compartimenter ses émotions, se mettre hors de ce monde pour que plus rien ne vous atteigne… J’avais congelé mon empathie innée. Je ne sais pas ce qui a réussi à m’atteindre, cette horreur de plus ? Ou cette ville étrange qu’est Beacon Hills. Je frissonne d’horreur et de dégoût, les bras de Jordan se serrent un peu plus fort autour de moi.

- C’est fini. Nous sommes seuls, à présent. Je ne sais pas comment je le sais, mais je le sais…

Je me raccroche à sa voix, ses mots pour me recadrer dans un semblant de normalité. Il faut que je recongèle mon cœur, que je noie mes émotions dans du béton. C’est insupportable et inacceptable. Mais je tremble toujours, incapable de reprendre le contrôle. Impossible de recomposer un visage neutre. C’est trop dur ! Alors que je suis au bord de la crise d’hystérie, la voix apaisante de Jordan me recentre sur lui.

- Désolé Fiona, mais je crois que je vais prendre une avance sur notre petit jeu…  ça te donnera une bonne motivation pour te venger.

Je lève les yeux vers lui, ne comprenant pas de quoi il parle. Suis-je en état de comprendre quoi que ce soit d’ailleurs ?

La chaleur… cela commence par une douce chaleur qui m’envahit. Une chaleur amicale et bénéfique. Alors mon cœur décongelé se réchauffe à ce contact. Les lèvres impérieuses de Jordan amènent un maelstrom de sensations et d’émotions, balayant pour un temps l’indicible de ce qu’on vient de vivre. Alors pour ne pas sombrer, je m’accroche à cet homme bien trop jeune pour moi, bien trop séduisant également. Pardonne-moi Chris, mais je vais fauter pour la première fois… Car je lui rends son baiser au centuple. Je dévore ces lèvres si tendres et chaudes. Mon corps se cambre lorsque sa mais se perd dans mes cheveux. Ce n’est ni le moment, ni le lieu pour ce genre de gestes. Mais si je ne veux pas frôler l’aliénation, je dois me cramponner au peu de normalité qu’il subsiste dans cette pièce. C’est à regret que je le sens s’écarter. Mais je vais déjà beaucoup mieux.

- Merci… Murmuré-je faiblement.

Je lui suis reconnaissante de ça, d’avoir osé et fait fi de ce qui peut nous séparer.

- Je reviens. Je vais trouver de quoi me couvrir. Je reviens.

Jordan me sourit doucement. Mon cœur se calme et je peux à mon tour lui offrir un pâle sourire de circonstance. Il m’a vu faillir, mais je m’en moque. Il s’est ouvert à moi, partageant ses doutes sur sa nature et sa peur de faire du mal malgré lui. Je lui dois bien ça et de tomber cette armure glaciale qui me permet de dormir la nuit sans faire de cauchemar.

Jordan est revenu, je suppose qu’il a emprunté les vêtements de nos agresseurs. On est plus à un dégoût de plus ou de moins. Des ambulanciers sont là, ainsi que le légiste. Un membre de mon unité est arrivé avant eux, vérifiant les corps des wendigo. La mort leur rend un aspect humain des plus banals. Version officielle : un groupe de fanatiques pratiquant le cannibalisme. Je sais que mon collègue survivant sera transféré rapidement dans une unité confidentielle où il pourra parler librement de ce qu’il a vécu. Je doute de la stabilité de son esprit dans le futur. Ils l’ont presque réduit à un légume… Son corps va-t-il seulement survivre ?

L’air est glacial dehors. J’ai tendu les clés du 4X4 à Jordan. Je suis bien incapable de conduire. Nous marchons côte à côte vers la voiture. Son bras sur mes épaules me rassure. Alors que j’ouvre la portière côté passager un long cri me fait lever le nez. Très haut dans le ciel, un rapace tournoie. Je comprends le langage des oiseaux, c’est un appel. Cette connaissance est de tradition familiale. Les ailes d’aigle royal qui ornent mon dos rappellent l’animal totem de ma tribu. Et c’est justement un aigle royal qui descend presque en piqué vers nous pour se poser, majestueux, sur un lampadaire miteux. L’oiseau est magnifique, que fait-il donc si loin de ses hautes montagnes. Si les rapaces flânent souvent aux abords des villes attirés par les rongeurs qui parasitent les villes des hommes, ce bel oiseau a toujours eu un habitat loin de toute activité humaine.

Il est clair qu’il nous observe. Jordan, comme moi observe le rapace. A son émerveillement, je me doute qu’il n’en a jamais vu de si près.

Je pensais que le reste de la journée ne pouvait pas être pire que ce que l’on venait de vivre… L’oiseau poussa deux autres cris, à deux reprises. Mon cœur dut s’arrêter le temps d’un instant. L’effroi et une terreur sans nom me balayèrent de manière violente. L’oiseau, conscient que son annonce avait été saisie, s’envola. Il toucha presque le sol, le temps de reprendre une portée suffisante sur l’air.

- Ça va ? Me demande Jordan.

Je hoche la tête de manière affirmative. Avec ce qu’on vient de vivre, il ne m’est pas difficile de masquer ce nouveau… présage bien funeste. La seule chose que l’aigle ne m’a pas dite… c’est le « quand »… de cette bombe à retardement. Ni le « où » d’ailleurs.

Le trajet se passe en silence et quand Jordan s’arrête devant chez lui, je ne proteste pas. Incapable de manger quoi que ce soit, nous nous endormons blottis l’un contre l’autre. Je m’immerge dans la sécurité relative des bras de mon partenaire. Le temps semble compté, mais s’agit-il de jours ? De mois ? Comment arriver à me taire jusque-là ? Car il est préférable que je ne dise rien. Ce que l’aigle royal annonce se produit inexorablement...

Toutefois, le message de l’oiseau était incomplet,  j’allais m’en rendre compte deux jours plus tard au poste de police. Oubli volontaire ?

Hrp:
 






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