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 Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]

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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:29



HALE familly

J’entendis le cœur de Peter faire une sacré rate quand je lui sous entendis qu’il était père. L’information le toucha. Lorsque je l’avais appris de la bouche de ma mère, je m’étais demandé comment il réagirait. En fait, je m’étais aperçu que je connaissais mal mon oncle. C’était mon idole quand nous étions jeunes. Il venait faire le bad boy au lycée. J’essayais de l’imiter au grand désespoir de Talia. Je crois que je lui dois une partie de ma personnalité actuelle. Il avait été le frère que je n’avais pas eu. Moi entouré de mes sœurs, de ma mère. C’était l’élément masculin de ma famille. Du moins celui dont je me souvenais. Un enfant de Peter, je ne savais qu’en penser. J’étais d’un côté heureux car cela voulait dire que notre famille vivait, perdurait. Mais je craignais sa réaction. Si Talia lui avait fait oublier ce lien, il devait bien y avoir des raisons.

- J’ai…j’ai un enfant, articula-t-il avec difficulté.

J’essayai au mieux de lui retranscrire ce que m’avait dit Talia. Ce n’était même pas des mots. Elle m’était apparue sous sa forme louve. Elle m’avait parlé sous forme d’images qui étaient venues à mon esprit.

- Pourquoi est-ce que Talia aurait dissimulé cela ?

- Je ne sais pas.
Répondis-je.

- Et qui est cet enfant ? Est-ce qu’il est ici à Beacon Hills ?

- Je ne sais pas ! Je comprenais son irritation, mais je ne pouvais le satisfaire.

- Comment tu ne sais pas ?! Tu crois pouvoir me dire cela sans entrer dans les détails ?!

- Je n’ai pas de détails à te fournir, c’est tout ce que je sais. Je n’ai pas appris qui était cet enfant ni la raison pour laquelle Talia t’a caché cette paternité !


J’étais navré pour lui que cette nouvelle le bouleverse autant, mais n’en oubliait pas moins notre accord. Et lui rappelais aussitôt. Peter me fit un signe de la tête comme quoi il allait me dire ce qu’il savait. Je le laissais reprendre ses esprits. Il était bouleversé. Je crois que j’étais heureux de sa réaction. Il ne rejetait pas sa paternité et semblait vouloir connaitre son enfant. Enfin, il commença son récit.

- Laura rencontra son premier petit ami lorsque William vivait avec nous. C’était le fils d’un chasseur mais personne hormis ta sœur ne le savais. Talia avait eu connaissance qu’elle fréquentait un garçon mais elle avait confiance en sa fille. C’est William qui le dénonça et selon lui nous aurions dû agir bien plus tôt. Une nuit, alors que ta sœur allait sortir pour retrouver ce garçon, William l’a suivi et il l’aurait tué sous ses yeux.

- Il l’aurait ?
Demandai-je.

Peter m’expliqua que Wiliam avait tué le petit ami de Laura, provoquant ainsi un effet en chaine, rompant ainsi la précieuse trêve avec les chasseurs. Il m’expliqua aussi la vision qu’avait son cousin sur les humains, les chasseurs et les omégas. Plus il parlait, plus je voyais le spectre de Dylanne Chade. Cette anglaise dont la famille de loups-nés avait des idées semblables. Je comprenais ainsi la signification du triskel tronqué d’une de ses branches. Ce gars était fou. Pour moi, il ne méritait pas le nom qu’il portait. Le nom des Hale était synonyme de tolérance. C’est ce que Talia m’avait enseigné. Si nous vivions cachés pour des raisons évidentes, nous n’en rejetions pas moins les humains, dont beaucoup partageait notre vie. William apparaissait clairement une menace pour Stiles. Une rage sourde naquit dans mon ventre. Je ne tolèrerais aucune menace vis-à-vis de mon compagnon. Et quand Peter parla de nouveau, j’étais encore plus résolu. Son enfant aussi était menacé.

- Derek, si j’ai un enfant dans cette ville, je dois le retrouver.

- On le trouvera et on le protégera
. Dis-je d’une voix ferme.

Maintenant, on devait mettre de côté nos différents et se serrer les coudes. Je me retournais vers le manoir et pour détendre l’atmosphère, je lançais.

- Bon, on va peut-être demander à Chad de revoir ses plans. Il aurait quel âge ce gosse ?






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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:29


...but a father.

Derek m’accorda son soutien. L’idée d’avoir un cousin ou une cousine n’avait pas l’air de l’effrayer. Et si cet enfant été en danger, les Hale sortiraient les crocs.

- On le trouvera et on le protégera, dit-il avec fermeté.

Nous parlions d’enfant mais avec un minimum de réflexion je compris que la personne dont nous venions d’apprendre l’existence devait avoir au minimum seize ans. Comme allais-je pouvoir aborder un adolescent pour lui révéler notre lien de parenté ? Comment retrouver cette fille ou ce fils que Talia avait effacé de ma mémoire ? Et pourquoi en était-elle arrivée à cette extrémité ?

Derek comprenait mon désarroi car lui aussi tentait de protéger Stiles et ses amis contre la menace que représentait William.

- Nous devrions aller à l’hôpital. S’il existe encore un quelconque indice sur la maternité de Sarah ce doit être là-bas que nous trouverons des réponses.

- Il y a bien une personne qui pourrait nous aider, songea Derek.

- Melissa, dis-je en comprenant le cheminement de pensées de mon neveu.

Il me fit remarquer que je ne serais pas le bienvenu auprès d’elle du fait de notre passé commun. Une liaison très brève qui aurait pu ou changer ma vie à cette époque ou bien mal tourner. Quoi qu’il en soit Derek avait raison, Melissa n’acceptera pas de me rendre un service mais peut être qu’elle aidera l’ami de son fils.

- Je crois que tu vas devoir y aller pour moi, Derek.

En jetant un dernier coup d’œil au manoir, nous avons regagné la Camaro. Sur le trajet, il me questionna au sujet de Sarah et de notre relation. Je lui confiais l’histoire de mon premier amour sans ma pudeur habituelle. Je crois que j’avais besoin de parler. Ruby savait être là pour moi mais Derek faisait partie de ma famille. Les liens du sang, bien que mis à rudes épreuves depuis des années, avaient le pouvoir de rapprocher deux personnes. Quelle famille formerons-nous si l’enfant que je retrouverais voulait y faire partie ? Comment avait-il vécu sa nature de loup ? Allait-il m’accepter comme père ? Cette dernière question trouva un écho douloureux en moi. J’étais loin de l’idéal qu’un enfant pouvait espérer. Le rejet était une possibilité bien trop réaliste pour que je n’envisage pas la déception comme résultante de cette future rencontre.

- C’était quoi son nom ? Demanda Derek.

Perdu dans cet océan intérieur, je mis une seconde avant de comprendre la question.

- Collins, son nom de jeune fille. Elle s’appelait Sarah Collins.

Si je ne parvenais pas à retrouver cet enfant, est-ce que j’avais une chance de retrouver Sarah. Ils avaient peut-être quitté la ville depuis longtemps. Mais dans ce cas William n’aurait pas émis cette menace. Non, je le sentais, mon enfant était encore à Beacon Hills.

Je ne me rendis pas compte que Derek venait d’entrer sur le parking de l’hôpital. Lorsqu’il fut garé, j’ouvris la portière pour sortir de la voiture. Je savais pertinemment que je devais me tenir éloigner et donc laisser Derek agir.

- C’est à toi de jouer mon neveu, dis-je en me tournant vers lui.


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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:30



Une fille, une cousine

Peter proposa de commencer nos recherches par l’hôpital. Ce qui en soit n’était pas une mauvaise idée. De plus nous pourrions avoir l’appui de la mère de Scott.

- Il y a bien une personne qui pourrait nous aider. Dis-je.

- Melissa ?

J’acquiesçais en songeant que le passif de mon oncle avec l’infirmière n’allait pas jouer en sa faveur. Il le comprit de lui-même en me suggérant de me charger des recherches. Je devinais que cela devait le frustrer de ne pouvoir prendre part activement à la consultation des registres. Une fois en chemin, je le questionnais pour en savoir plus. Il me fallait un maximum d’information si je voulais pouvoir retrouver ce cousin ou cousine impromptu. Il me parla donc de cette fille qu’il avait aimée. J’étais étonné de n’en avoir jamais rien su. Nous étions quand même assez proches malgré notre écart d’âge. Il avait vingt ans, il était jeune et enflammé. Je mis vite de côté mes propres souvenirs d’amours de jeunesse. Mes propres expériences étaient tout bonnement catastrophiques. Je l’interrompis pour lui demander le nom de la mère présumée de de cet enfant.

- Collins, son nom de jeune fille. Elle s’appelait Sarah Collins.

Nous arrivions devant l’hôpital. Peter ouvrit la portière puis se ravisa.

- C’est à toi de jouer mon neveu. Me dit-il.

- Ok, reste là. Si tu sors, tu vas être tenté d’intervenir. Ouvre tes oreilles, j’essaye de te tenir au courant en temps réel si je peux parler sans passer pour un fou.

Je sortis de la voiture. Grace à nos capacités lycanes, nous pourrons toujours communiquer. Il fallait juste que je puisse m’isoler. Pourvu que Melissa soit de garde. Avec soulagement, je la vis à l’accueil. D’un signe discret, je lui fis comprendre que je voulais lui parler, mais qu’il n’y avait rien de grave. Elle montra sa main, m’invitant à patienter quelques instants. Elle s’occupait du dossier d’un patient.

Au bout de cinq minutes, elle vint vers moi. Je fus un moment sans voix, ne sachant comment m’y prendre pour présenter ma requête. Puis je me lançais. Expliquant de manière succincte ma plongée dans un état qui m’avait permis de parler à ma mère. Je lui répétais ce que Talia m’avait dit au sujet de Peter et de son enfant. Je lui demandai si on pouvait consulter les registres pour savoir si une certaine Sarah Collins avait accouchée ici, il y a dix-sept ou dix-huit ans. Expliquant que Peter voulait retrouver son enfant. Je taisais l’apparition du cousin William et des menaces qui planaient sur les loups de Beacon Hills. Je vis Melissa froncer les sourcils.

- Je suis navrée Derek. Mais ton oncle doit passer par les voies officielles pour sa recherche de paternité.

« - Ça va prendre cent ans si on passe par la voie administrative ! Sort lui ton sourire ravageur. »
Râla Peter depuis la voiture.

Je maudissais intérieurement mon oncle. Voilà, ses manœuvres qui se retournaient contre lui. De plus, Melissa était une femme foncièrement honnête. Cela serait difficile de lui faire faire quelque chose d’illégal sans une bonne raison. Une bonne raison ! Voilà ce qu’il me fallait. Et les velléités de Peter à jouer son rôle de père n’allaient pas émouvoir Melissa. C’était tout de même lui qui avait transformé son fils en loup. Lui qui avait tenté de s’approcher d’elle pour atteindre Scott. Elle allait me laisser quand soudain je le tenais mon argument.

- Melissa, cet enfant est forcément un loup ! On doit s’assurer que tout va bien pour lui et son entourage. Dis-je doucement.

L’infirmière sembla hésiter. Scott lui avait raconté ce qu’il avait enduré lors de ses premières transformations, les risques qu’avait pris Stiles… D’un signe de la tête elle m’invita à la suivre. Elle tapa le nom sur son ordinateur, mais secoua la tête. L’époque était trop lointaine pour être archivée de manière informatique. Discrètement elle m’emmena dans la salle de stockage des dossiers des patients. On trouva bien un dossier au nom de Sarah Collins, mais il s’agissait d’une banale jambe cassée en faisant du patin à glace. Melissa me dit qu’elle avait peut être accouché sous un autre nom, ou pire sous le sceau de l’anonymat, puisque qu’il semblait s’agir d’un enfant non prémédité. J’entendis Peter maudire la terre en général et sa sœur en particulier. Disant que s’il avait su qu’il était père, sa vie aurait surement eu un autre tournant et pour l’enfant aussi. Je me gardais de lui souffler que cela lui avait évité d’être présent dans un certain manoir à un moment dramatique de notre histoire familiale.

L’infirmière se rappela qu’il avait un registre des naissances. Nous prîmes une fenêtre large sur cinq années. Comment savoir à quel moment Talia avait modifié la mémoire de Peter. Pas moins de quatorze Sarah avaient accouchées dans cette période. On en élimina neuf qui ne correspondaient pas à l’âge requis. En restait cinq. Une d’elle en était à son deuxième enfant, éliminée. Restait quatre. Nous ne pouvions rien trier de plus. Melissa sortit donc les quatre dossiers.

« - Alors ?! » Demanda Peter.

- Alors attend ! On épluche ! Dis-je irrité.

Melissa me regarda et comprit que Peter attendait dehors. Elle secoua la tête et se replongea dans le dossier qu’elle avait. Le mien me parlait d’une Sarah Cooper. Le père était un certain Davis Cooper. Rien qui sortait de l’ordinaire à part que madame Cooper faisait de l’hypertension et qu’elle avait accouché par césarienne. Même histoire avec le dossier suivant. Rien qui ne pouvait démarquer la jeune maman parmi d’autre. En relevant les yeux, je vis Melissa qui regardait une photo, la mine soucieuse. Regardant par-dessus son épaule, je vis la photo d’un mollet. Mollet qui portait une belle trace de morsure. Cela aurait pu être banal si du sang noir ne suintait pas de la blessure. J’expliquais à haute voix ce que je voyais pour Peter.

- Un souvenir quelconque ? Demandais-je à Melissa.

Elle m’expliqua qu’elle était jeune à cette époque et intervenait en soutient. Mais cette photo lui disait quelque chose. Puis je la vis écarquiller les yeux.

« - Y a quoi ! » Cria Peter

Il avait comme moi, entendu le rythme cardiaque de Melissa accélérer.

- Je me souviens de cet accouchement. Et avec ce que je sais maintenant des créatures… je comprends ce que j’ai vu. Murmura-t-elle.

D’un geste, je l’encourageai à poursuivre, à me raconter ce qui s’était passé pour l’accouchement de... Sarah Tate. L’infirmière ferma les yeux, rassemblant ses souvenirs et expliqua cette journée qui avait marqué sa carrière de jeune infirmière. Sarah Tate devait accoucher trois semaines plus tard quand elle fut admise à l’hôpital. La jeune femme pique niquait avec son mari quand ils furent attaqués par ce qui semblait être un coyote enragé. Le bête s’en était prise à la jeune femme enceinte et l’avait mordue à la jambe.

- Je crois que ce coyote n’avait pas la rage, murmurai-je en regardant la photo de la morsure.

Je connaissais bien l’aspect de cette blessure. Cela ressemblait à une morsure de loup garou, en plus petit. Melissa expliqua que la peur et la douleur avaient provoqué les contractions chez la future mère. L’infirmière se souvint d’avoir été chargée de désinfecter la blessure et de faire un pansement. Sarah Tate fut transportée en salle d’accouchement, car le bébé s’annonçait. Melissa se souvint que la jeune femme hurlait de douleur, disant que cela la brulait de partout. Dans la salle d’examen, Melissa avait eu le temps de nettoyer la morsure, mais pas de mettre un pansement. Le médecin avait pris une photo, car il n’avait jamais vu une telle blessure. L’accouchement fut intense mais relativement rapide. Une petite fille était née. Malia Tate. Je regardai Melissa en levant les sourcils. Qu’est qui pouvait rapprocher ce bébé de Peter ?

- Quand, je suis venue lui faire le pansement pour sa jambe, il s’était passé moins de quarante-cinq minutes entre le temps où j’avais nettoyé tant bien que mal cette horrible morsure.

- Et ? Dis-je en même temps que Peter depuis la Camaro.

- Et ! Il n’y avait plus de blessure du tout. Sa peau était intacte
.

- Le bébé a soigné sa mère… murmurai-je

« -J’ai une fille…»

- Je me souviens d’autre chose,
dit Melissa. Sarah semblait inquiète et paniquée de savoir si sa fille ressemblait bien à elle et son mari.

Il semblerait que la jeune femme avait un doute sur le père de son enfant. Je pris le dossier des mains de Melissa. C’est le père présumé, Mr Tate, qui avait rempli les papiers d’admission ce jour-là. Je lis à haute voix l’adresse qu’il avait donnée. Le dossier indiquait que Sarah Tate accoucha d’une autre fille quelques années plus tard.

Subitement, Melissa se releva, rangea les dossiers et me dit de la suivre. De retour à l’accueil, elle pianota sur l’ordinateur et me montra la page qu’elle venait d’ouvrir. La photo d’une adolescente apparue. Elle semblait perdue, comme affolée. Discrètement je sortis mon téléphone et pris l’écran en photo.

- Cette jeune femme a été retrouvée cette année par le père de Stiles. Elle avait disparue il y a huit ans, lors d’un accident de voiture où sa mère et sa sœur n'ont pas survenue.

« - Sarah… » Murmura Peter.

- Euh, je crois que Stiles et Scott ont aidé le sheriff à la retrouver, ils pourraient te renseigner. Malia semblait découvrir le monde quand ils l’on amenée en observation. Elle était en bonne santé. Mais a refusé de manger les légumes ou le fruit de son plateau repas. Il y a de forte chance que ce soit l’enfant que vous recherchez…

Je sortis de l’hôpital. Était-ce le bon enfant ? Sarah Tate avait-elle mystérieusement guérie de sa blessure, grâce à son enfant ? Arrivant à la Camaro, je vis le visage de Peter qui semblait bouleversé. Je lui tendis mon téléphone afin qu’il voit la photo de Malia Tate. Cette histoire de coyote me turlupinait. Stiles m’avait bien parlé d’un coyote, mais il parle tellement que parfois je ne suis pas attentif à ce qu’il me dit.




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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:33


Hésitation

Je ressassai les derniers évènements en tendant l’oreille à ce que disait Derek. Il présenta la situation à Melissa et je grommelai contre son erreur lorsqu’il mentionna mon nom. Melissa ne voulait pas me venir en aide. Je n’avais pas loupé un mot de son refus.

- Je suis navrée Derek. Mais ton oncle doit passer par les voies officielles pour sa recherche de paternité.

Le neveu allait devoir insister. Et faire vite ! Mon enfant était en danger et je n’étais pas d’un tempérament patient.

- Ça va prendre cent ans si on passe par la voie administrative ! Sort lui ton sourire ravageur, dis-je agacé.

Je savais que Derek restait attentif à mes réactions. Il fit mouche auprès de Melissa en précisant que l’enfant était un loup garou. Tout comme Scott, l’adolescent ou l’adolescente avait surement besoin d’aide aujourd’hui.

- Alors ?! M’exclamai-je tandis que je percevais un silence pesant.

- Alors attend ! On épluche ! Répondit Derek, employant le même ton achalé.

J’étais persuadé qu’ils ne trouveraient rien. Les documents étaient trop vieux. Puis je perçus une accélération cardiaque anormale. Ils venaient de mettre la main sur quelque chose mais restaient silencieux.

- Y a quoi ! Criai-je.

Melissa raconta ce dont elle se souvenait. Je ne percevais plus toute la conversation tant les battements de mon propre cœur résonnaient à mes oreilles.

- J’ai une fille… Soufflai-je.

Derek lut à voix haute les informations qu’il découvrit. Ma fille avait grandi auprès d’une autre famille parce que Talia m’avait volé ce souvenir. J’espérais avec colère que M. Tate ait su prendre soin d’elle. Je me focalisai sur Melissa qui semblait montrer quelque chose à Derek.

- Cette jeune femme a été retrouvée cette année par le père de Stiles. Elle avait disparue il y a huit ans, lors d’un accident de voiture où sa mère et sa sœur n'ont pas survenue.

- Sarah… Murmurai-je tristement en apprenant la nouvelle.

Puis mon téléphone émit un son et je découvris la photo envoyée par Derek. En voyant le visage si tourmenté de la jeune fille…de ma fille, mon cœur se serra. Où qu’elle soit elle avait besoin de moi. Je me fichais de cette histoire de coyote et de sa prétendue culpabilité. Je me souviens de l’adresse que Derek avait annoncée.

N’ayant plus en tête que le visage de cette jeune fille qui ressemblait beaucoup à Sarah, je claquai la porte de la Camaro et m’élançai sur le parking. En coupant par le parc, derrière l’hôpital, j’atteindrais rapidement la propriété des Tate. Ma vision était troublée mais je percevais mon but comme un phare dans l’obscurité. Trouver ma fille était une priorité. Je craignais que William soit arrivé sur les lieux avant moi. Jamais je ne me le serais pardonné.

Je n’imaginais pas la maison dans laquelle ma fille avait grandi dans cet état. Le jardin n’était pas entretenu. À vrai dire l’endroit était isolé. Mon pas fut plus hésitant. Pourtant, j’approchai de l’entrée.

- Peter ! Hurla Derek pour m’arrêter.

Je fis volteface, ne comprenant pas pourquoi il me stoppait dans cette quête à laquelle il avait participé.

- Sa vie est déjà très compliquée, tu ne peux pas faire irruption et lui révéler que tu es son père. Elle a besoin de temps. Et toi aussi.

La remarque de mon neveu fut douloureusement réaliste. Je n’avais pas le droit de venir bousculer ses repères en lui disant que celui qui était son seul parent encore en vie n’était en réalité qu’une maille dans un tissu de mensonges. Pourtant j’en brulais d’envie.

Je restai donc figé à mi-chemin entre Derek et le seuil de la maison des Tate.



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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:33





Être père, ou ne pas...


Derek & Peter HALE
Quand je sortis de l’hôpital, j’eus juste le temps d’apercevoir l’ombre de Peter qui fonçait à travers le parc. M’attendant à un coup pareil, j’avais pris soin de garder les clés de la Camaro sur moi. Mais on ne nait pas Hale pour rien Ce qu’on peut être bourricot dans cette famille. Je me dirigeais rapidement vers la voiture, je savais où allait le placide professeur de littérature. Le voilà tel Hamlet en prise avec son passé. Il manquerait plus qu’il ne se mette à parler avec un crâne et là je le tue pour de bon cette fois !

Arriver en même temps que ce foutu loup aussi têtu que borné, me demanda de griller quelques feux de signalisation. Avoir un beau-père Sheriff peut s’avérer utile parfois. J’arrivais non loin de la maison Tate. Peter était déjà là. Son pas était devenu hésitant. A mon tour je regardais les lieux. Je suppose qu’il rêvait de mieux pour sa fille. Enfin quand on voyait dans quoi nous habitions l’un et l’autre, il n’y avait pas quoi être donneurs de leçon. Peter s’approcha de nouveau. Cet imbécile allait effrayer cette Malia s’il débarquait ainsi.

- Peter ! Criai-je.

Il se retourna, visiblement agacé de mon intervention. Il était englouti dans ses sentiments et n’était manifestement pas capable de pensées cohérentes.

- Sa vie est déjà très compliquée, tu ne peux pas faire irruption et lui révéler que tu es son père. Elle a besoin de temps. Et toi aussi. Dis-je plus calmement.

Amadouer mon oncle n’était pas une chose aisée, parce qu’il mettait un point d’honneur à souvent faire le contraire de ce qu’on lui demandait. Je me souviens des chasses épiques que lui faisait Talia. Surtout quand il m’impliquait dans ses forfaitures. Les joies de la famille, les paires de claques partagées comme les parts de gâteaux.

J’entendais son cœur battre de manière anarchique. Il s’était figé, la mine perdue. Je m’approchais de lui et posais ma main sur son épaule. Ce geste me ramena au passé, les rôles étaient inversés. Je venais de perdre Paige. Je crois qu’à ce moment-là, il se sentait aussi coupable que moi d’avoir voulu la faire des nôtres.

- Peter ? Soufflai-je doucement. Maintenant qu’on sait qui s’est et où elle est, on peut veiller discrètement sur elle. Puis il faut à tous prix que je redemande à Stiles ce qu’ils ont trouvé quand ils ont enquêté sur elle. Il faut que tu en saches plus avant de te montrer.

Nous sommes tous liés, liens de sang, d'amitié ou de haine, impossible de fuir son destin.

Solide comme l'acier, mais plus souple qu'une lame,
je ne suis rien de plus que des trous liés à d'autres.




(c) Fiche par Mafdet


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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:34


Reculer...pour mieux sauter

Je ne savais plus si c’était la peur ou Derek qui m’avait figé sur place. Sans doute les deux. L’angoisse de me retrouver dans le rôle de père et le soutien de mon neveu qui refrénait tout de même ma précipitation.

- Peter ? Souffla-t-il doucement. Maintenant qu’on sait qui c’est et où elle est, on peut veiller discrètement sur elle. Puis il faut à tout prix que je redemande à Stiles ce qu’ils ont trouvé quand ils ont enquêté sur elle. Il faut que tu en saches plus avant de te montrer.

Il avait raison. Il fallait du temps. Et si je choisissais de ne pas faire partie de la vie de cette enfant, je devais le faire en sachant qui elle était. Je ne savais rien d’elle et cela devait changer. Mes épaules s’affaissèrent. Non pas sous le poids du geste compatissant de Derek mais sous celui de la résignation. Pour la première fois depuis longtemps, je refusais d’agir avec pulsion. Je voulais faire les choses bien.

Nous nous sommes installés dans la Camaro et Derek hésita avant de démarrer.

- Que veux-tu faire ? Demanda-t-il simplement.

- Tu as dit que Stiles la connaissait, tu crois qu’il voudra bien nous parler d’elle ?

Derek accepta qu’on aille le lui demander. La journée touchait à sa fin et je sentais que William avait un train d’avance sur nous. S’il nous laissait retrouver ma fille sans se manifester c’est qu’il pensait déjà à la suite des événements.

- Derek, je ne suis pas connu pour être particulièrement altruiste mais…tu as compris que William n’a pas menacé que ma fille. Ta meute, et peut être même les autres, est en danger. Il faudrait prévenir Scott car je suppose que tu ne cacheras rien à Stiles et que lui aura du mal à tenir sa langue, dis-je.

- Je sais, répondit le neveu en serrant les dents.

Je le sentais tendu au fait que nous évoquions encore la menace que représente mon cousin. Derek avait toujours été d’une nature protectrice et l’éventualité ne pas pouvoir préserver la sécurité de ses proches le rendait nerveux.

- Tu es là pour moi alors je serai présent pour protéger tes amis, assurai-je. Et comme je te l’ai dit, je n’accepte pas que quelqu’un d’autre que moi vienne tourmenter les loups de Beacon Hills.

La rue des Stilinski se profilait au loin. Je décidai de rester silencieux et de laisser Derek gérer cette affaire comme il le souhaitait. Je pensais à Ruby, notre alpha, que nous allions devoir prévenir. Je me sentis soudainement apaisé de garder en tête le sourire si délicieux de la femme qui faisait battre mon cœur.



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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:34





Choc

Derek & Peter
Je vis Peter baisser les épaules. Je ne pense pas qu’il ne prenait cette nouvelle comme un fardeau, mais cela l’ébranlait fortement. Je connaissais assez mon oncle pour savoir qu’il avait toujours vécu en pensant qu’à lui-même. Je ne doute pas de son affection, mais si me tourner le dos pouvait améliorer sa cause, je n’étais pas certain de son choix. Si Peter semblait avoir changé et s’être remis en question, le spectre de celui qu’il était par le passé était toujours là. Cependant une chose était clair entre nous, je l’avais déjà tué une fois, je n’hésiterai pas à recommencer s’il menaçait mon monde. Et pour l’instant mon monde tournait autour de Stiles.

Lorsqu’il se retourna vers moi, je vis son regard résolu. Pour une fois il n’allait pas agir sous l’impulsivité. D’ailleurs je me demandai de quels traits de caractère avait pu hériter Malia Tate. En fait j’étais aussi impatient de découvrir cette cousine. Nous retournâmes à la Camaro, je ne démarrai pas immédiatement. Je voulais être certain de ce que Peter voulait faire.

- Que veux-tu faire ?

- Tu as dit que Stiles la connaissait, tu crois qu’il voudra bien nous parler d’elle ?

J’acquiesçais sans un mot. Stiles serait ravi de nous en parler surtout quand il apprendrait les raisons de nos questions.

- Derek, je ne suis pas connu pour être particulièrement altruiste mais…tu as compris que William n’a pas menacé que ma fille. Ta meute, et peut être même les autres, est en danger. Il faudrait prévenir Scott car je suppose que tu ne cacheras rien à Stiles et que lui aura du mal à tenir sa langue, dit-il.

- Je sais, dis-je puis de toute manière on va bien être obligé de lui dire si on veut qu’il nous lâche ce qu’il sait.

A force de le pratiquer, je commençais à le connaitre. Et il ne fallait pas sous-estimer Stiles. Il avait beau être un bavard invétéré, il savait aussi se taire. Si ses monologues continuels m’irritaient parfois, ses silences me faisaient bien plus peur. Et en ce moment, je le trouvais bien silencieux. Je repensai à ce William. Cela m’inquiétait de savoir cette menace tapi dans l’ombre. Ne pas en connaitre la véritable nature m’angoissait.

- Tu es là pour moi alors je serai présent pour protéger tes amis, assura Peter. Et comme je te l’ai dit, je n’accepte pas que quelqu’un d’autre que moi vienne tourmenter les loups de Beacon Hills.

La plaisanterie était là pour alléger l’atmosphère, mais sa phrase était pleine de sous-entendus. Notre rivalité passée, le meurtre de Laura, sa folie meurtrière étaient comme autant de spectres qui pouvaient resurgir. Pouvais-je vraiment lui faire confiance ? L’arrivée de cette enfant changeait-elle la donne ? Je garais la Camaro derrière la Jeep de Stiles. Avant de sortir de la voiture j’écoutai les bruits provenant de la maison. Stiles était seul et visiblement en train de regarder un film. J’étais soulagé que son père ne soit pas là. Chaque chose en son temps. Je sortis de la voiture et me dirigeais vers la porte. Je ne frappais pas et entrais. J’avais même les clés, le Sheriff avait tenu à m’en donner un jeu. Il angoissait beaucoup pour son fils. Peter me suivit après un temps d’hésitation.

- Salut Stiles, on a besoin de quelques renseignements s’il te plait.

Stiles nous regardait étonné surtout par la présence de Peter. Je lui expliquais grosso modo qu’on voulait qu’il nous raconte comment s’était passé leur enquête pour retrouver Malia Tate. Quand il me demanda pourquoi j’étais brusquement intéressé par cette affaire, je lui demandais de nous raconter ce qu’il savait et que je le lui dirai après. Je ne voulais pas que cette information perturbe son récit. Stiles raconta donc comment lui et Scott avait repris l’enquête, fouillant la zone. Au fur et à mesure de son récit j’entendais le cœur de Peter s’accélérer. La fin du récit nous laissa abasourdis. Malia avait le regard bleu de ceux qui ont tué un innocent et surtout elle n’était pas un loup mais un coyote. Peter quitta la chambre d’un pas incertain, j’allais le suivre quand Stiles me demanda pourquoi j’avais besoin de ces explications. Je lui expliquai ce que l’on venait de découvrir en lui demandant de garder cela pour lui pour le moment. Je le serrais doucement contre moi lui disant que j’allais rejoindre Peter. Mon oncle semblait avoir pris une claque.






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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:34


Le diable dans la boîte

Je bondis par-dessus un ruisseau puis dépassai un tas de bois mort. Je commençai à être essoufflé. Je ne courrais pas je fuyais. Une forme au pelage clair était à quelques mètres derrière moi. Sans cesser de gagner de la distance, mes pensées s’entrechoquaient. Qu’étais-je en train de fuir déjà ? Je tournai la tête. Il n’y avait plus rien. Parce que je n’étais pas la proie. J’observai une toute autre scène. L’animal s’était arrêté devant la carcasse d’une voiture accidentée. Une femme et une enfant étaient prises au piège, ne pouvant plus reculer face au prédateur.

Le coyote grogna de plus belle et se jeta sur les deux inconnues.

- Malia, non ! Hurlai-je en me réveillant d’un bond, couvert de sueur.

C’était un cauchemar horrible. Ma propre fille était-elle vraiment une meurtrière ? Je ne lui souhaitai pas de tenir de moi les actes détestables que j’ai pu faire par le passé. Ce que Stiles nous avait appris me perturbait plus que de raison. Quel secret ma mémoire dissimulait-elle ? J’étais sûr que la réponse à la forme de coyote de Malia y était présente. Talia avait emporté ce secret avec elle. Dieu que je pouvais maudire ma défunte sœur par moments ! Le regard bleu de l’animal, ma fille que je n’avais pas encore vue me hantait depuis. Il était symbole de culpabilité. Ce qui s’était passé cette nuit-là n’aurait pas dû arriver. Si Malia avait été élevée dans notre famille, elle aurait eu une vie meilleure. Du moins je tentais de m’en convaincre. Loin d’être persuadé de faire un bon père, la présence de Derek aurait pu lui être bienfaitrice.

Je passai à la salle de bain pour me rafraichir. J’actionnai l’eau froide et fermai les yeux pour m’asperger le visage. Puis je fixai le miroir avec horreur. Les mains couvertes de sang j’avais maculé mon visage et mon cou. Je reculai à la hâte. Que se passait-il ? Je fixais mes doigts tremblants, mes griffes apparaissaient. Je pris une profonde inspiration et tentai de me calmer. Quelqu’un se jouait de moi, la blague manquait cruellement d’humour ! Je me précipitai pour ouvrir à nouveau le robinet. L’eau claire coula normalement. Et les traces sur mon visage avait disparu. Je ne comprenais pas.

Puis on toqua à la porte de l'appartement au moment où je quittai la salle de bain. Derek me dévisagea quand il découvrit ma mine déconfite.

- Mauvaise nuit ? Demanda-t-il, hasardeux.

- Réveil peu agréable, grognai-je en m’écartant de l’entrée.

- Je pense qu’on peut demander l’aide du shérif, annonça Derek sans prévention.

- À quel propos ?

- William, lâcha-t-il entre ses dents.

- Qu’est-ce que le shérif peut bien faire contre lui ? C’est un lycan, Derek. Tu m’aurais dit des chasseurs, ça paraitrait plus logique.

Derek m’expliqua alors qu’il avait aussi envisagé de prévenir Chris Argent et que si nous avions affaire à un adversaire coriace il fallait mettre toutes les chances de notre côté. Diffuser le portrait de William lui mettrait au moins des bâtons dans les roues.

- Ça n’est pas si idiot que ça, concédai-je au neveu.

- Il nous faut une photo, renchérit Derek en passant outre ma remarque désobligeante.

- Mais tu sais que…

- Qu’il a changé depuis qu’il a quitté le manoir, je sais, me coupa-t-il.

Puis il me fit une remarque sur mon âge et sur les nouvelles technologies que je n’étais pas censées connaître, selon lui, et qui permettaient de vieillir un visage. Je ne répliquai pas. C’était de bonne guerre et mon apparence après cette mauvaise nuit ne plaidait pas en ma faveur.

- Et donc, il nous faut une photo, recommença Derek pour me sortir de mes pensées.

- Je dois avoir ça, balbutiai-je en retournant à ma chambre.

Il y avait cette vielle boite qui contenait plusieurs souvenirs, sans doute des photos. Je ne sais plus, je ne l’avais pas ouverte depuis un moment. Derek était sur mes talons. Je fis mine de m’offusquer lorsqu’il s’apprêta à franchir le seuil de la pièce. Par défi plus que par insolence, il avança quand même. Je sortis la boite métallique du fond de l’armoire. Derek jetait un œil avisé par-dessus mon épaule.

Je laissai de côté une copie de l’acte de propriété du domaine et saisis une petite pile de photos légèrement jaunies par le temps. Sous les clichés que je venais de sortir, un éclat doré attira mon regard. Du bout des doigts, je sortis le bijou, et le tendis à Derek.

- Ton bracelet de naissance, dis-je, submergé par des images de joie venues du passé.

Notre famille avait connu le bonheur autrefois et ce genre d’objet était précieux.

- J’ai trouvé, annonçai-je en me relevant.

Une photo était plus exploitable que les autres. William se tenait tout sourire au côté de Talia, de Laura et de Derek. Les autres étaient en arrière-plan. C’était quelques jours avant que tout ne s’enchaine.

- Je crois que le shérif pourra en tirer quelque chose, décréta Derek.

Puis il me tendit le bijou que je lui avais montré.

- J’y tiens beaucoup…mais tu peux le garder. Après tout, il était à toi.

Nous sortîmes de la chambre sans un mot. Je pris une veste, rangea la photo dans la poche intérieure et sortit de l’appartement derrière Derek.

Pour découvrir ce que manigançait William et l’arrêter, prévenir le shérif et Chris Argent n’était pas une idée saugrenue. Malgré nos différents, Derek et moi étions semblables sur un point : nous souhaitions protéger ce qui nous appartenait.



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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:34







World Wide Wild

Derek & Peter
Après le récit de Stiles, Peter avait quitté la maison Stilinski dans un état second. Apprendre qu’il était père, l’avait profondément secoué. Je n’avais jamais vu mon oncle dans un tel état de questionnement, lui qui habituellement avait toujours le dernier mot, il était totalement désorienté. J’étais resté avec Stiles pour lui expliquer la raison de notre venue, lui parlant de ce fameux William dont j’ignorai jusqu’à présent l’existante et qui nous menaçait explicitement. Je me demandais d’ailleurs ce que Peter pouvait encore me cacher. Je me faisais figure de naïf dans cette histoire. Comme toujours j’étais plein de certitudes jusqu’à ce que quelqu’un ou quelque chose me montre que je marchais finalement sur un sol instable.

Ce soir-là, contrairement à ce que j’avais dit, j’étais resté avec Stiles. Puis le sujet Malia fut mis un peu entre parenthèse, du moins en ce qui me concernait. Cela avait commencé avec les insomnies de Stiles, son scanner, et le diagnostic qui était tombé comme une sentence. La vague des évènements m’avait ensuite balayé, le soulagement de savoir Stiles en dehors des horreurs qu’il avait commis sous l’emprise de ce démon renard avait cédé la place à une situation chargée d’émotions et de tristesse. Si le Nogistune était de nouveau hors d’état de nuire, Allison y avait laissé la vie. Scott s’était fait aussi totalement posséder par la lune rousse qui avait exacerbé au plus haut point ce qui n’avait pas besoin de l’être. Puis le temps avait passé, un peu, dans une quiétude toute relative.

***


Peter ressemblait à une ombre et s’obstinait à ne pas répondre à mes messages. De mon côté j’étais arrivé à un statu quo entre Stiles et Paige qui était revenue d’entre les morts avec toute l’agitation autour du Nemeton.

Le Nemeton… Cet arbre était décidément le centre des ennuis ? Ou encore le centre de puissances qui me dépassaient largement, le centre de la toile ? Si le Nogitsune avait suffisamment occupé mon esprit avec la peur de perdre Stiles en voulant le délivrer de l’emprise du renard, j’avais mis certaines informations dans un coin de mon esprit, sans pour autant les oublier. Je ne savais pas si cela avait été volontaire de la part d’Erick ou seulement une conséquence indirecte, mais mon incursion dans la peau de Luka, et surtout l’accès à une partie de sa mémoire, m’avait donné un éclairage particulier sur des faits, qui au premier abord, n’ont rien à voir les uns avec les autres. Peter n’avait certainement pas toutes les réponses et ne me distillerait qu’au compte goute ce qu’il savait. Je devais savoir où lui se situait dans ce qui ne pouvait pas être autre chose qu’un plan élaboré depuis des années. Un plan dont les ramifications donnaient le vertige.

Je frappai à la porte de l’appartement de mon oncle. Il était présent car j’entendais de l’eau couler. Il devait être à dans sa salle de bain, j’entrai donc sans attendre une invitation. Je découvris la mine ahuri de Peter.

- Mauvaise nuit ? Demandai-je
- Réveil peu agréable, marmonna-t-il.
- Je pense qu’on peut demander l’aide du shérif, poursuivis-je sans autre préambule.
- À quel propos ?
- William.
- Qu’est-ce que le shérif peut bien faire contre lui ? C’est un lycan, Derek. Tu m’aurais dit des chasseurs, ça paraitrait plus logique.

Je levais les yeux d’exaspération. Ce que Peter pouvait parfois être étroit d’esprit. Les temps avaient changé. Entre Ruby et le Sheriff, nous avions maintenant de solides appuis du côté des forces de l’ordre. Chris pourrait nous aider, mais le chasseur était maintenant seul. Il gardait quelques appuis, mais son organisation s’était effondrée.

- Ça n’est pas si idiot que ça…
- Il nous faut une photo, dis-je en contenant une remarque acerbe.
- Mais tu sais que…
- Qu’il a changé depuis qu’il a quitté le manoir, je sais !

Je pris un ton professoral comme il affectionnait pour pavoiser devant un auditoire et lui expliquais que maintenant on faisait des miracles avec les vieilles photographies.

- Je dois avoir ça.

Je le suivis dans sa chambre sans tenir compte de son agacement face à mon intrusion. Il sortit une boite en métal qui semblait contenir le reliquat de notre vie passée. Je me demandai où cela avait bien put être stocké tandis qu’il croupissait dans un coma cauchemardesque à l’hôpital.

- Ton bracelet de naissance…

Interloqué, je pris le fragile bijou entre mes doigts. Mon nom apparaissait en lettres anciennes, sur le revers de la plaque s’étalait ma date de naissance. Comment… Je me souviens du savon que j’avais pris lorsque je l’avais égaré. J’allais demander à Peter pourquoi il l’avait en sa possession et surtout pourquoi il ne m’avait pas dit qu’il l’avait retrouvé, à moins que…

- J’ai trouvé, annonça-t-il.

Mon cœur se mit à battre lorsque j’aperçus ma mère et ma sœur sur la photographie qui posaient en souriant aux côtés d’un jeune homme. En voyant cette image, quelques réminiscences du passé remontèrent. Mais à cette époque j’étais bien trop arrogant et centré sur ma petite personne pour tenir cas des personnes qui allaient et venaient dans le manoir. Je pris la photo et tendis la gourmette par réflexe.

- J’y tiens beaucoup…mais tu peux le garder. Après tout, il était à toi.

Sa remarque me surprit. Je n’étais que « le neveu », le fils de sa sœur. Je me doutais qu’il en voulait à Talia pour sa trop grande confiance et je mettais sur ce compte-là toutes les agaceries qu’il me faisait depuis qu’il était sorti de l’hôpital. Avait-il un réellement attachement pour moi ? Comme pour une sorte de fils ? L’existence de Malia lui donnait-elle enfin ce qu’il aurait secrètement rêvé, une famille à lui ? Je réalisai alors qu’il avait toujours vécu par l’intermédiaire de sa sœur. Il nous avait aimé et aidé mes sœurs et moi, remplaçant ce père étrangement absent. Je mis la gourmette dans ma poche et lui rendis finalement la photographie.

Avant de monter dans la voiture, j’appelai le Sheriff pour m’assurer de sa présence au poste, lui expliquant brièvement en quelques mots notre besoin. Il nous attendait bien conscient que ce qui me touchait, éclabousserait forcément Stiles. Sur le chemin, je tournai et retournai mes phrases. Je voulais demander des renseignements à mon oncle mais sans qu’il se doute du but de mon interrogation. Mon souci : il n’y a pas plus méfiant que Peter. La raison évidente de son rattachement à la meute de Ruby était son amour pour elle. Qu’avait été la mère de Malia pour lui ? Pourquoi Ruby et pas une autre ?

- Comment es-tu tombé amoureux de Ruby ?

Peter se tourna vers moi, haussant un sourcil avec le message clair de « Qu’est-ce que ça peut bien te faire ? » Je devais donc ruser.

- C’est juste pour comprendre, puis vis-à-vis de Malia et sa mère…




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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:35


Qui sème le vent...

- Nous pouvons l’y rejoindre maintenant, déclara Derek après avoir posé son téléphone.

Sur le trajet, je le sentais ruminer beaucoup de questions. C’est volontairement que je lui fournissais les informations au compte-goutte. Tout simplement parce que je découvrais moi-même ce qui nous menaçait. Et malgré mes erreurs passées, j’étais désormais l’ainé des Hale. Celui qui détenait maintenant un des secrets familiaux les mieux gardés. Grand bien ait été donné à ma sœur de m’accorder un jour confiance et crédibilité. Avait-elle senti ce qui allait se produire, six ans auparavant ? Je ne crois pas, sinon pourquoi n’a-t-elle pas tenté d’empêcher le massacre ?

- Comment es-tu tombé amoureux de Ruby ? Demande subitement Derek.

- Quoi ? M’exclamai-je avec un rictus d’étonnement.

Il venait de bousculer des souvenirs désagréables avec l’image chaleureuse de la femme louve venue d’ailleurs. Mon amante. Et plus que ça.

- C’est juste pour comprendre, puis vis-à-vis de Malia et sa mère…

- Tu sais que je n’ai aucun souvenir de cette relation et encore moins de cette enfant, je ne saurais quoi te dire, Derek. Pour ce qui est de Ruby…c’est autre chose.

- Alors ? Renchérit-il après quelques secondes d’attente.

- Alors, Ruby est une femme comme on en rencontre peu. Comment aurais-je pu ne pas la remarquer, dis-je avec un sourire dissimulé.

Je pris mes aises dans la voiture de mon neveu pour remonter le fil de ces souvenirs.

- C’est la fraicheur de Ruby, sa faiblesse qui m’ont d’abord attiré. Et sans doute sa maturité. Elle était plus âgée que moi lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois…

- Quoi ? Pouffa le neveu.

- Tu as bien compris. Et épargne-moi le genre de blagues idiotes sur le jeune homme qui courtise des femmes mûres ou tu ne manqueras pas une remarque acerbe sur le fait que Stiles soit encore mineur.

Il me laissa continuer, sans rien ajouter.

- Ruby était une exception. Je crois que c’est un sentiment commun qui nous a rapprochés. Cette sensation de ne pas être compris. Nous nous sommes trouvés alors que nous étions tous les deux dans des moments difficiles. Tu connais son histoire. J’aime à penser que j’ai été important pour elle à cette période.

- Tu l’es encore, laissa échapper Derek.

- Sans doute, répondis-je.

Je l’espère, ajoutai-je en pensée.

- On est arrivé, prévint Derek en dirigeant la Camaro sur le parking.

À l’entrée, on nous orienta directement vers le Shérif qui devait nous attendre avec impatience. Il se tenait devant son bureau, la mine soucieuse comme à chaque fois que je voyais cet homme. La porte derrière nous se referma sur une personne proche du chef de la police. Son adjointe. Ruby.

Son geste délicat frôla le bas de mon dos. Nous n’avions pas passé la nuit ensemble, la retrouver me faisait du bien.

Je laissai Derek expliquer la situation et demander de l’aide. Le plan était de compliquer la tâche de William. Quoi qu’il veuille faire, il ne fallait pas qu’il mène sa mission à bien. Il en allait de la sécurité de tous nos proches. Mes yeux se posèrent sur Ruby, une femme exceptionnelle, louve toute aussi remarquable. Qu’aurait pensé William de la femme qui partageait désormais ma vie ? Aurait-il voulu l’éliminer rien que pour m’atteindre ?

Le Shérif souffla d’exaspération. En choisissant cette voie professionnelle, il ne se serait jamais douté de ce à quoi il ferrait face.

- Est-ce que c’est…, commença-t-il.

- Un loup garou ? Oui, répondit Derek.

- Croyez-moi si c’était un vulgaire criminel je me serais contenter de lui arracher la gorge dans une ruelle sombre, renchéris-je en serrant les dents.

Ruby fronça les sourcils devant cet excès de colère. Elle n’aimait pas sentir cette haine pulser dans mon cœur. Mais William était un parasite. Et je comptais bien l’éliminer. Quoi qu’il m’en coûte.



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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:35






Famille je vous hais

Derek & Oncle Peter
Mes questions intrusives le firent sursauter. Etait-ce leur sujet qui le choquait ou le fait que j’avais l’audace de les lui poser ? Étonnement, Peter commença à me répondre calmement.

- Tu sais que je n’ai aucun souvenir de cette relation et encore moins de cette enfant, je ne saurais quoi te dire, Derek. Pour ce qui est de Ruby…c’est autre chose.

C’est vrai que ma mère lui avait fait oublier une partie de sa vie. Ce qu’elle m’avait montré lorsque nous nous étions servis de ses griffes… Tous ses fragments d’histoires, de faits, ajoutés à ce que j’avais vu par l’intermédiaire de Luka me donnaient l’impression qu’on venait de me donner une encyclopédie en vingt-cinq volumes et à laquelle on se serait appliquer à mélanger les pages et effacer leur numéro. Pourquoi Talia avait effacé la mémoire de mon oncle ? Cette gamine n’aurait surement jamais tué sa mère adoptive et sa sœur si cela s’était passé autrement. Peter en était-il conscient ?

- Alors ? Demandé-je en m’apercevant que nous étions tous deux silencieux.

- Alors, Ruby est une femme comme on en rencontre peu. Comment aurais-je pu ne pas la remarquer

Avec effarement je le vis s’avachir dans le siège baquet et le lever les pieds vers le tableau de bord. Ma main pleine de doigts griffus devant son nez interrompit son geste. Et son quarante-et-un fillette retrouva sagement la moquette du plancher de la Camaro. Son attitude me fit tout de même sourire, mais pas de moquerie. A ce moment-là du moins. Il avait tout simplement l’air d’un homme comblé par une compagne qu’il estimait. Ruby n’était pas une femme facile, mais Peter était largement à la hauteur de mon alpha. Cependant, si ces deux-là en venaient à se faire la guerre un jour, je savais déjà vers qui irait ma loyauté.

- C’est la fraicheur de Ruby, sa faiblesse qui m’ont d’abord attiré. Et sans doute sa maturité. Elle était plus âgée que moi lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois…

- Quoi ?

Mon oncle parler de fraicheur et de faiblesse ? Je me demandais si je ne devais pas appeler Melissa ou mieux le standard d’echos house ! Je devais osciller entre un air ahuri et narquois qui ne plurent pas à tonton.

- Tu as bien compris. Et épargne-moi le genre de blagues idiotes sur le jeune homme qui courtise des femmes mûres ou tu ne manqueras pas une remarque acerbe sur le fait que Stiles soit encore mineur.

Pff… J’y ai droit chaque jour à ce fameux couplet, alors une fois de plus ou de moins… Je tus ma frustration, car il semblait enfin vouloir s’épancher sur un sujet personnel. Ce qui était somme toute très rare. Bref, je fermai mon clapet.

- Ruby était une exception. Je crois que c’est un sentiment commun qui nous a rapprochés. Cette sensation de ne pas être compris. Nous nous sommes trouvés alors que nous étions tous les deux dans des moments difficiles. Tu connais son histoire. J’aime à penser que j’ai été important pour elle à cette période.

- Tu l’es encore, dis-je.

Sans préciser du fait si je parlais de son importance aux yeux de Ruby ou de sa propre complexité qui le rendait souvent imbuvable. Moi-même je ne le comprenais pas toujours. D'ailleurs, il se complaisait dans ce rôle d’homme mystérieux et inquiétant. Un jour, il se prendrait une balle dans la tête de la part d’un mari jaloux, de quelqu’un apeuré ou d’un neveu excédé...

- Sans doute, me répondit-il.

Je lui signalai que nous étions arrivés. C’était une évidence puisque devant le pare-brise s’étalait en grand le nom de « Beacon Hills Sheriff station ». Peter me grimaça un sourire exaspéré. Telles étaient nos relations, faites de taquineries et de sarcasmes.

Une fois dans le bureau du Sheriff, j’y trouvai également Ruby. Leurs hormones de « couples » me mirent mal à l’aise. Puis je fis face au Sheriff et lui expliquait qui était William, ses menaces vagues, mais que l’on prenait vraiment aux sérieux quant à leur mises en application. A ses épaules qui se voutèrent, je m’en voulu de lui amener un nouveau problème sur les bras. Dans un dernier espoir d’une affaire dite normale il demanda :

- Est-ce que c’est…, commença-t-il.

- Un loup garou ? Oui, dis-je

- Croyez-moi si c’était un vulgaire criminel je me serais contenté de lui arracher la gorge dans une ruelle sombre, renchérit Peter.

Je levai les yeux au plafond face à la remarque de mon oncle si enclin à paraitre comme le plus dangereux des criminels. Je donnais la photographie de William en donnant une date approximative de sa prise. Le Sheriff s’en saisi et la passa à Ruby.

- Je vais en faire faire un portrait-robot plus âgé et distribuer ça à nos agents. Dit le Sheriff. Par contre sans faits probants, je ne peux l’arrêter. Juste avoir un œil sur lui et de manière discrète. A moins que tous les deux vous ne portez plainte contre lui. Légalement, je suis bloqué.

Je soupirai, il était clair qu’on n’allait pas remuer « légalement » pour faire tomber William. On remercia le Sheriff pour son aide, même si celle-ci ne pouvait être dans un premier temps que passive. La bonne nouvelle était qu’il ne pourrait pas passer inaperçu. Une fois dehors je me retournai vers Peter.

- Bon, une autre idée l’oncle ?

J’avais envie de lui demander : tu m’en caches encore beaucoup des William ?


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Peter Hale

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MessageSujet: Re: Imparfaite, mais une famille tout de même [PV Derek & Peter]   Sam 6 Déc - 18:35


Hale - New generation

Alerter les forces de l’ordre avait surement entravé en partie les manigances de William. Pourtant, j’étais sûr que si nous n’avions plus de nouvelles de lui depuis quelques semaines c’était loin d’être bon signe. Comment de simples policiers pouvaient-ils arrêter un loup fou à lier comme lui ? L’angoisse sous-jacente grondait en moi. Rien de tout ce qu’il devait faire n’était dû au hasard. Je le connaissais trop bien pour croire qu’il ait renoncé ou même été dérangé par ce que nous avons pu faire pour l’empêcher de mettre en œuvre ses funestes idées.

Derek surveillait de près Stiles dont le père était également inquiet. Ruby et moi, même si je ne l’aurais pas avoué, gardions un œil sur l’ensemble de la meute. Les différents n’avaient fait que nous rendre plus fort et resserrer nos liens. Cette proximité entre nous semblait paraitre grotesque à William. Lui qui s’était toujours suffi à lui-même. Arrogant, impétueux, il ne cherchait le contact que pour servir ses propres ambitions. Il fut un temps, encore trop présent, où j’avais été comme lui. Je ne saurais dire avec précision ce qui m’avait ouvert les yeux. Mais j’avais l’opportunité de mener une nouvelle vie. Et rien ni personne n’avait le droit de s’insurger contre cela.

Je décontractai mes muscles que je sentais las des difficultés familiales et des rivalités dangereuses qu’une vie de loup engendrait. Mais pour rien au monde je n’aurais accepté d’être un simple être humain. Né loup, ma nature surnaturelle faisait de moi celui que j’étais. Le bon comme le mauvais côté. Une pièce d’une certaine valeur, tantôt battu au fer chaud, tantôt glacée par les désillusions.

J’errai devant le manoir, attendant le neveu pour une inspection poussée. Son projet allait sans doute voir le jour prochainement. Reconstruire la propriété. Refonder un foyer. Lorsque Derek arriva, il semblait d’humeur sereine. Presque joyeux. Si des cendres, notre gloire d’antan pouvait renaitre, cela pouvait être le signe que toute rédemption était possible. Nous entrâmes ensemble dans le manoir. Nous étions peut-être une famille imparfaite, mais une famille tout de même.



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