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 Buck l'encastré

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Buck l'encastré   Lun 16 Mar - 22:08








Le bon, la brute et le chaton



Buck. Buck me tapait sur les nerfs. Quoi que je fasse, il était dans mon champ de vision, en train de... Fouiner était le meilleur terme. Bon, techniquement, nous étions tous payés ici pour fouiner, dans l’absolu, mais bizarrement il avait décidé de fouiner MES affaires… Oh, je n’en avais pas une preuve, réellement... Juste quelques soupçons.. Et tous ces papiers que j’avais encore à classer ne m’aidait pas à trouver le temps pour m’occuper de ça... ça avait commencé avec ses questions limites anodines, sur mes dossiers non classés, et sur le fait qu’il se proposait pour m’aider la dessus. J’avais su par le chérif qu’il lui avait fait la même proposition. Étant donné le peu d’enthousiasme qu’il mettait habituellement à faire simplement ce qu’on lui demandait, ça paraissait franchement louche… En attendant, je fermais précieusement à clef le coffre ou je rangeai tout ça… Bien sûr, étrangement, il ne se proposait pas pour m’accompagner quand je devais foncer d’urgence pour une intervention à l’autre bout de la ville…

Je regardai, un peu amusé, un peu agacé, le chat noir qui avait élu domicile au poste de police, et que personne n’avait eu le cœur de virer de nouveau à la rue, qui devait être sa résidence principale avant ça… Il s’étirait l’air de rien, ayant visiblement décidé de squatter mon bureau…

Dès que je me levai, il venait s’assoir sur mon siège, se léchant tranquillement la patte avant, puis me regardait, quand il le daignait bien, alors que je le soulevai pour récupérer ma place. J’avais eu droit aux griffes plantées dans le pantalon pour s’accrocher, aux ronronnements, aux caresses quémandées, à la ronde de possession, quand il se frottait sur moi pour marquer son territoire. Bref, j’étais maintenant depuis quelques temps dans SON bureau…
Je lui grattouillai la tête, et sous le menton, et visiblement il adorait ça… Sauf que d’un coup il sauta sur mon bureau, et ce mit à filer des coups de patte sur les feuilles que j’avais eu le malheur de laisser à sa portée…

-hey hey.. non.. pas ça… raaaa ! Il me regardait, la queue balançant en rythme, ronronnant… Bon.. Pas le cœur de l’engueuler… Mais je le pris contre moi, ouvrit la porte et lui dit

-va jouer ailleurs, peluche énervante ! Il me regarda d’un air de reproche, avant de me montrer son derrière, comme les chats savaient si bien le faire…

Je me remis à ranger mes papiers, remettant en ordre la pagaille qu’il avait réussi à mettre en à peine quelques secondes… J’arrivais enfin à mon avant dernier dossier quand j’entendis grattouiller derrière moi… La fenêtre ouverte indiquait clairement d’où provenait ce satané chat, qui se comportait comme s’il avait toujours été là…

-pffff je renonce tu es trop fort ! Je m’étirai un peu, j’avais la nuque raide, et j’étais sur les nerfs…. Je regardai rapidement le couloir, mais tout était calme. Buck releva la tête et me sourit. Ça n’avait rien de plaisant, ses dents semblant obéir à une loi inconnue de notre monde…
Je m’allongeai alors par terre pour faire des exercices d’étirement, et aussi parce que le sol était propre et confortable. Le chat me regardait.

-oui bon, viens… Calin express, après faut que je bosse…. Encore…
Il bondit sur moi, et je le caressai, appréciant les ronrons agréables… Il sembla décidé que je devais re bosser au bout d’un moment, car il planta ses griffes dans mon torse.
-hey ! Ça fait mal, tu sais ?... Je me relevais, puis me remis au travail…
Soudain, une alerte radio me remis complètement en éveil…
-ici Jordan ! Je m’en charge. J’appellerai des renforts si besoin.. dis-je, dans mon communicateur.
Je fonçais dehors, ayant pris les clefs de la voiture… J’avais complètement oublié de fermer le coffre ou je rangeais mes dossiers un peu spéciaux, car je devais intervenir vite. Une rixe entre deux groupes de jeunes, dont certains étaient armés… Il fallait me dépêcher…

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Buck Lancaster

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Mar 17 Mar - 18:17





Buck le pourri


Le voila qu’il repasse sous mon nez, fier comme un coq. Je n’aime pas son regard sur mes pieds qui ornent mon bureau. C*nnard d’adjoint de mes deux ! Tout va de mal en pis depuis que monsieur le bellâtre est arrivé ici. Toujours sur mon dos à espionner ce que je fais, à me filer de la paperasse à classer. A cause de lui, j’ai dû restreindre mes arrangements. Saloperies! Avant j’avais la paix avec Stilinski qui est totalement débordé ou quand il n’a pas le FBI dans les pattes. J’avais mon petit marché de contravention que je faisais sauter moyennement paiement. J’adaptai mon prix à la tête du client ou de la cliente. On n’imagine pas le nombre de personnes qui sont à la limite de perdre leur permis. C’est comme ça que j’avais des passes gratuites avec la pute qui bossait au nord-ouest de la ville. Son camion-bordel ne passait pas le contrôle technique et n'avait pas le blé pour le faire réparer.  Plus de camion, plus de taf ! Et avec sa tronche, elle ne pouvait pas se permettre de prendre cher. Mais je m’en foutais, il suffit de fermer les yeux, une bouche reste une bouche, et une chatte une chatte. D’ailleurs je me demandai si elle ne m’avait pas refilé une collection de morbacks. C*nnasse! Y avait bien l’autre pute du côté du parc, je durcis rien qu’en y pensant. Mais son mac n’était pas un drôle, ni un tendre... Un jour j’arriverai à le faire plonger et à moi la belle rousse et sa croupe incendiaire.

Qu’est-ce qu’il me regarde l’autre avec son chat sur les genoux ! J’éternue aussitôt, foutues allergies. Ce sac à puce squatte le poste depuis plusieurs jours et personne ne se décide de le virer. Quand je l’avais jeté dehors avec élan, mes collègues féminines m’avaient traité de monstre et ramené ce sale chat. Elles n’en ont rien à foutre de mes allergies ! Pétasses ! Et ce connard de chat qui semble faire exprès de s’ébrouer juste sous mon nez.

Tiens ! Le bellâtre vire le chat ! Je lui fais un sourire niais au passage. Je joue à l’idiot, à l’imbécile et au crétin de base. Je me moque bien de ce qu’il pense de moi, tant qu’il me sous-estime… Car on ne me la fait pas à moi, j’ai bien vu son manège ainsi qu’au Sheriff. Comme par hasard, certaines affaires ne trainent jamais hors de leur bureau respectif. Au départ, je croyais qu’ils se réservaient certaines enquêtes pour se faire du blé. Mais je m’aperçus rapidement qu’elles finissaient quasiment toujours en dossiers non classés. On ne se méfie pas de Buck qui amène les gobelets de café, Buck qui vide la poubelle papier, Buck qui apporte le courrier, car il n’est bon qu’à ça. Mes yeux trainant, j’ai pu saisir des bribes d’information, des bouts de conversations qui s’arrêtent quand j’arrive, des notes griffonnées à la va vite.  Au début, j’ai cru à une farce, mais au fur et à mesure du temps, je dus me rendre à l’évidence : il existait une autre vérité. Une vérité cachée qui pouvait m’être très lucrative. Une vérité qui faisait que Parrish et Stilinski écoutaient sérieusement des merdeux comme McCall ou le fils du Sheriff.  Ces merdeux qui débarquaient souvent au poste comme par hasard quand il y avait une affaire étrange à résoudre.

J’avais bien tenté de proposer mon aide, puisqu’on me reprochait souvent de ne pas en ramer une. Ok c’est vrai, mais je suis payé pareil que je bosse ou pas… Je ne vais tout de même pas me fatiguer avant la retraite. Plusieurs semaines que je fouine, laisse trainer mes yeux et mes oreilles. J’arrive parfois à choper un nom, une adresse. Là où j’ai eu le nez creux, c’est quand je suis allé interroger ce mec, celui qu’ils désignaient comme étant un chasseur. Je n’avais pas eu à le flatter longtemps pour qu’il accouche. Grâce à lui j’avais mis en place les morceaux du puzzle. Le mec m’avait tout déballé, les loups garous et d’autres créatures de cauchemar. Mais le mieux que j’appris, c’est que chez les chasseurs, il y avait plusieurs catégories. Ceux qui œuvraient « pour le bien public » comme des héros masqués, et les autres qui faisaient ça pour le plaisir et le fric. Il y  avait un marché potentiel immense. Je fus finalement peu étonné de comprendre que beaucoup de gens étaient au courant. Et que dans cette populace, certains avaient des gouts et des envies bizarres. Je ne juge pas ! Moi tant qu’on me paye…

Si j’avais gardé mes combines aux permis, car cela me permettait d’avoir une petite gâterie occasionnelle de la part d’une mère qui a du mal à joindre les deux bouts ou de celle qui perd son travail si elle perd son permis. Mais ce n’était pas ces pouffiasses qui allaient me remplir le portefeuille, juste bonnes à me vider les bourses. En fait c’est de la faute de l’admiration si je suis obligé de faire toutes ces combines. Ils n’ont qu’à nous payer un peu mieux !

Un appel radio, une urgence, le poste de police s’agite. Je fais mine de me concentrer sur un dossier, le combiné du téléphone à l’oreille. J’entends l’adjoint prendre l’affaire en bondissant comme un lapin. C’est ça, court Forest, court…

L’accalmie est retombée, il y a peu de monde, je me lève et m’étire en me tenant les reins. Ça craque un peu de partout, l’âge me rattrape. Bordel, si j’étais riche je ne serais pas obligé de croupir ici. Je fais deux-trois pas et m’arrête devant la porte du bureau de Parrish qui est grande ouverte. Le chat est de nouveau là, lové en boule sur le fauteuil de l’autre pignouf.

- Il a le derche qui sent la rose ou quoi ? Dis-je à l’intention du chat.

Je me récolte un miaou d’indignation. Foutu chat ! Atchoum ! Je vais pour me diriger vers la machine à café quand je remarque, ô miracle, le coffre de Parrish grand ouvert. Je regarde autour de moi, vérifie que personne ne me regarde et entre dans le bureau avec un carnet bidon à la main si par aventure je devais me justifier. Le chat feule, je lui rends sa grimace. Je vais pour l’attraper par la peau du cou pour le jeter dehors, mais la sale bête est trop rapide et me lacère la main avec ses griffes. Chier ! Ça va s’infecter.

Je contourne le bureau, observe soigneusement l’arrangement des dossiers qui sont dans le coffre avant d’en prendre un. Le premier traite d’une affaire récente. Je n’y étais pas ce jour-là, mais j’avais entendu un des collègues raconter la boucherie sur laquelle ils étaient tombés. J’avais ri en apprenant que l’un d’eux avait pollué la scène du crime en vomissant jusqu’à son repas de baptême. Je lisais rapidement en diagonal. L’enquête était au point mort, je passais donc au dossier suivant et je tombai sur le jackpot. Parrish en bon élève avait méthodiquement fait une liste de toutes personnes suspectées d’appartenir au monde surnaturel. Il avait même mis un code pour donner le degré de confiance des informations. Je m’empressai de relever les noms et coordonnées des surnaturels avérés et leur nature. J’en étais à la moitié que ce sale chat vint tout bonnement m’attaquer. C’est avec peine et les mains lacérées que je réussi à le passer par la fenêtre. La prochaine fois je lui tords le cou à cette bestiole.

Une fois ma liste en poche, je replaçai les documents comme je les avais trouvés. Je passai au sanitaire me laver soigneusement les mains au savon. Les chats transportent tout un tas de saletés, je préférais être prudent. Je retournai à mon bureau faire semblant de m’occuper. T’ain ça pique ces griffures ! J’envoyai un SMS à mon contact : j’avais de la viande fraiche, il allait devoir aligner la monnaie. Je l’avertis également que cette fois-ci c’est moi qui choisirai le lieu de rencontre.


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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Jeu 19 Mar - 18:16








Le bon, la brute et le chaton



Je n’étais pas stupide au point d’actionner la sirène de mon véhicule. Si je faisais ça, ils allaient encore se disperser. Ça m’allait la plupart du temps, mais j’en avais assez de devoir sans arrêt jouer à ça, juste pour les faire fuir une heure, et les retrouver de nouveau en train de fomenter une bagarre qui finirait par vraiment mal tourner. Aussi, donc, je conduisis le plus rapidement possible, mais avec une certaine discrétion. J’arrivai en proche banlieue, et la route, ainsi que le bas-côté n’étaient pas franchement bien éclairé. Je vis rapidement pourquoi, alors que je me garais près d’un lampadaire malmené, dont la lampe était cassée. Il n’était pas le seul. On avait visiblement préparé le terrain.

J’entendis des bruits de pas précipités, assortis d’un « merde » très pittoresque. Je sortis ma lampe de poche, ainsi que mon arme, dont je laissais pour le moment le cran de sécurité. J’en fut bien inspiré alors que j’entendis juste derrière moi un bruit sourd, et que je sentis un mouvement d’air qui se déplaçait.. J’eu à peine le temps d’esquiver un coup de batte de baseball, que je me fis pousser par un deuxième larron, qui réussit à me subtiliser mon arme. Un sourire carnassier et vainqueur naquit sur son visage, et il tenta de tirer… En vain… Je ne lui laissais pas le temps de comprendre pourquoi sa tentative lamentable avait échoué, et lui décrochait un direct du droit, suivis d’un coup de genoux dans l’estomac. Il était en train de vomir son quatre heure quand je récupérai mon arme et me tournait vers son comparse, penchant la tête de côté.

-tout doux, si tu ne veux pas te retrouver avec une balle dans la jambe ou dans le bras. Lâche moi ça, tout de suite… Il s’exécuta, déglutissant… Je mis les menottes au premier, et dirigeait le deuxième également vers mon véhicule. La débandade et les bruits de courses, ainsi que les cris, m’avait suffisamment renseigné sur le sort de leur « compères »… Ils avaient fui, sans chercher leur restes..

Je pris le temps d’annoncer mon retour sur la radio, et c’est donc affublé de deux petites frappes que j’arrivai au poste, poussant les deux morveux devant moi. J’avisai mes collègues, pour décider à qui j’allais confier ma précieuse cargaison. Marc était fiable, et je lui devais bien ça, c’était tout de même plus intéressant que de faire le piquet de grue à l’entrée du poste. De plus l’interrogatoire ne serait surement pas long, l’histoire était d’une banalité affligeante, mis à part la tentative d’utilisation d’arme à feu à mon égard, bien sûr. Je lui précisais d’ailleurs, car ce n’était pas rien. Je cherchai Buck du regard, car je lui aurait bien collé le rôle du méchant flic, il n’avait pas à faire preuve d’un grand talent d’acteur pour ça..

Je le trouvai à sa place, occupé à avoir l’air occupé… Un rapide balayage sur sa personne, que je faisais maintenant machinalement depuis quelques temps, me fis froncer les sourcils… Il y avait de nombreuses traces de griffures sur ses mains… A moins que « mon » chat ne se soit soudainement trouvé une passion pour lui, ça ne pouvait signifier qu’une chose. Il était venu l’enquiquiner dans mon bureau…

Je résistais à l’envie de courir, car Buck avait relevé la tête, et je ne voulais pas griller mes cartouches pour rien. Je pris donc tout mon temps pour expliquer le contexte de la rixe à mon collègue marc, et revint dans mon bureau sans précipitation. Immédiatement, cependant, j’observais toute la disposition. Rien ne me semblait suspect, mais soudain j’eus un coup au cœur. Mon coffre était resté ouvert ! Je pris le temps de fermer la porte, ainsi que le store, et je m’approchai pour vérifier. A première vue, tout semblait en place…. Cependant, je n’étais pas né de la dernière pluie, aussi avais-je mis en place un système de classement, et disséminé, en utilisant une base impaire exponentielle, des petits marques pages, légers et placés à 45 degrés… Ils avaient bougé. Et surtout, mon dossier « à surnat’ » comme je le nommai avait visiblement été épluché de fond en comble. Je n’aimais pas ça du tout…

Je m’assis de nouveau sur ma chaise, après avoir pris le chat sur mes genoux…
-j’aime pas ça, minou…. Pas du tout… C’est ce salaud de Buck hein ? Je n’attendais pas de réponse du chat, mais son miaou tomba étrangement au bon moment… Après avoir tout rangé, je me mis à cogiter, les caresses sur le chat et les ronrons m’aidant énormément à me concentrer…
-va falloir le pister.. ou encore lui tendre un piège… je sais pas ce qu’il est venu faire ici, mais je ne lui fait pas confiance du tout… Pris d’une impulsion, je me levais pour retourner dans la salle commune.
-marc, dès que tu as finis, tu peux y aller… Ce sera calme ce soir. Je me tournais vers Buck
-Buck, idem…Je reste un peu pour ranger et finaliser la paperasserie. Vous pouvez y aller, les gars, ça ira… Je n’attendis pas leur commentaire et retournait dans mon bureau. Je me collais à la porte, attendant pour qu’ils partent… J’avais l’intention de suivre Buck ou au moins de l’observer…. Marc partis le premier, puis buck reçu un sms, je l’observais à travers les stores que j’avais légèrement réorientés… Il partit précipitamment… La filature pouvait commencer… Ce fut là le début des ennuis pour moi…
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Buck Lancaster

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Ven 20 Mar - 18:01





Buck le pourri


Je m’imaginai déjà ce que j’allais faire avec le petit pactole que j’allais me faire. Wendigo… c’est quoi ça encore ? Je fus tenté d’aller regarder sur le net, puis après tout je m’en moquais bien. Si cela intéressait, on me le ferait bien savoir. Qu’avais-je à faire de ces spécimens de foire, ces animaux ? Rien, sinon qu’ils pesaient un bon paquet de dollars. Je changerai bien ma caisse. Évidemment, je ne pourrais pas prendre un modèle trop haut de gamme. C’est le corolaire de ce genre d’activité. Je pouvais difficilement m’offrir un bien visible. Je dépensais donc mon fric en plaisirs éphémères mais renouvelables. A moi les bons restaurants et la picole à l’alcool de luxe. Certains diront que je n’ai aucune ambition, mais si je ne crache pas sur le fric, c’est vraiment ma manière de l’obtenir qui me fait bander. Ce pouvoir qu’un simple flic peut avoir sur son concitoyen est tout simplement jouissif.  Arf, revoilà le premier de la classe. Vas y fait le fier avec ta prise. Je plonge mon nez dans un dossier, la page est à l’envers, quelle importance, je ne la lis pas.

Je regarde mon téléphone, toujours pas de réponse. Je suis si impatient que j’ai déjà préparé mon SMS suivant en donnant le lieu de rencontre. C’est un coin discret non loin de la forêt. Mes commanditaires savent que je prends mes précautions, puis ils n’oseront pas buter un flic. Je regarde la pendule, la fin de la journée arrive. L’autre pignouf avec son bureau « avec fenêtre » ne semble pas s’être aperçu de mon intrusion. Quel naïf !

- Marc, dès que tu as finis, tu peux y aller… Ce sera calme ce soir. Buck, idem…Je reste un peu pour ranger et finaliser la paperasserie. Vous pouvez y aller, les gars, ça ira…

Marc le fayot remercie notre supérieur avec beaucoup de mièvrerie. Ils me font gerber ces deux-là ! Cependant, tout fayot qu’il est, il ne met pas longtemps à se casser. Connard va ! Personne ne m’attend, je traine un peu et mon téléphone sonne. Enfin le message que j’attends. Ils acceptent ! Et ils mettent le paquet côté oseille. Yes ! C’est le jackpot. Merci Parrish ! Je prends ma veste et file sur le parking. La circulation est fluide, l’heure de pointe est passée. Je m’insère donc sur la rue et file en direction de la zone industrielle. Je tapote la poche de ma veste pour vérifier que j’ai bien la liste. Je l’ai coupée en trois pour ne pas tout leur donner en une fois. Car, je ne suis pas certain que Parrish oublie à nouveau de fermer son précieux coffre. Je garde donc quelques cartouches. Je ralentis à un passage à niveau puis accélère de nouveau.

C’est un terre-plein qui sert de parking aux camions en transit. Ils sont déjà là, deux 4X4 aux vitres tintées. Les chasseurs… Ils se donnent toujours une dégaine… Je me gare non loin et fait deux appels de phares. Rien n’est convenu ainsi, mais ils font comme ça dans les films… et oui là, j’ai l’impression d’être dans la peau d’un ces bad boy que rien n’arrête. J’ai l’impression d’être dans la peau de Vin Diesel. Je suis le caïd ! Je descends de la voiture et m’avance dans une démarche qui se veut assurée. Je leur offre mon plus beau sourire. En face, ils ne clignent même pas d’un œil. Pff… ils ne sont pas marrants.

Quand ils bougent enfin, ce n’est pas pour venir à ma rencontre, mais pour remonter dans leur voiture dont les plaques ont été camouflées. Je me retourne et vois une voiture arriver. Les gyrophares ne sont pas allumé, ni la sirène, mais à contre-jour avec le lampadaire qui est derrière, impossible de ne pas reconnaitre la silhouette d'une voiture de flic. « Putain de merde ! ». Je retourne à ma voiture en me retenant de courir. Je n’ai rien fait de mal, il n’est pas interdit de s’arrêter. Puis au pire je dirais au collègue que je trouvais ces gens suspects.

Un coup de sirène me fait relever le nez. Je reconnais le visage de Parrish. Je panique, saute dans ma voiture et démarre sur les chapeaux de roue. Non ! Non ! Je signe des aveux là, en fuyant. Merde!! Faut que je sème ce connard, après j’aviserai. Oui, je vais faire ça… Je demanderai le triple aux chasseurs avec la totalité de la liste et je disparais de la circulation. Oui je vais faire ça. Semer ce fils de p*te…

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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Lun 23 Mar - 21:45








Le bon, la brute et le chaton



Marc était un peu limité, mais c’était un gentil garçon, et fiable. Il faisait son travail, et je ne lui en demandais pas plus. Il fut donc ravi lorsque je lui donnais quartier libre un peu plus tôt. Ses clients du soir passeraient leur nuit en cellule, et ça m’allait très bien comme ça aussi. Ça devrait les calmer pendant un moment et disperser les autres telle une volée de pigeons..

Buck fut un peu plus long à partir. J’avais tout mon temps, et une paranoïa grandissante pour alimenter ma patience. J’attendais, pas vraiment calme, mais certain d’avoir ferré le poisson. Je le voyais, en étant discret, pianoter sur son téléphone et son sourire dimensionnel s’afficher sur sa tête ingrate. Bingo. Soudain, il avait retrouvé tout son énergie et il filait comme les brosses à dent à son approche…

Alors que j’étais grimpé dans ma propre voiture, je mis une certaine distance entre nous.. Il n’était d’ailleurs pas dur à suivre, me prenant sans doute pour une andouille incapable, puisque la plupart des affaires que je suivais étaient dans la catégorie… spéciale. Ceci dit, si vraiment il était venu fouiller, comme je le supputais, il allait devenir encore plus pénible qu’avant… Quoiqu’il se passe à cette soirée, quoique je puisse découvrir sur lui, il allait falloir qu’on ait une discussion, lui et moi, car je n’avais pas envie qu’un type dans son genre nous rende la vie encore plus impossible, à stilinski et moi.

Lorsqu’il ralentit, je me serai cru dans une scène de série pour teenagers… Le terrain était désert, mal éclairé, propice aux entourloupes. Mais que faisait cet idiot ? Des appels de phare ? Vraiment, on en était là ? Il descendit de la voiture, et je pu apercevoir, plus loin , des hommes qui visiblement l’attendaient… Ils étaient à priori beaucoup plus alertes que Buck, car je les vis regarder dans ma direction, puis filer à l’anglaise, dans des voitures banalisées, sans plaque d’immatriculation.. Et merde !

Je n’avais plus le choix, alors que Buck revenait tranquillement vers moi, sans doute prêt à me débiter une excuse toute faite. J’actionnais la sirène de mon véhicule, ce qui fit changer du tout au tout l’attitude de Buck. Il se précipita dans sa propre voiture, et démarra dans un dérapage pas vraiment contrôlé. Je serrai la mâchoire. Il n’allait tout de même pas me faire ça ? !
Se rendait-il seulement compte qu’il venait de griller toutes ses chances de s’en sortir avec l’excuse de l’incompétence ? Je tenais enfin l’occasion de le coincer, aussi j’étais bien décidé à ne pas le lâcher.

Je ne m’attendais cependant pas à ce qu’il conduise aussi vite et aussi bien. La peur ou l’adrénaline lui donnait visiblement des ailes, et c’est un véritable danger public que je poursuivais maintenant. Les éléments du décor se rapprochaient dangereusement de mon parebrise ou de ma portière, et je dû faire mes adieux à mon rétroviseur gauche, ce qui n’allait pas m’arranger pour la suite. Ce salopard prenait un axe fréquenté et avait activé sa propre sirène, ce qui fait qu’on avait l’impression que nous étions deux à poursuivre un troisième véhicule, malheureusement fictif. Il pouvait ainsi, en toute impunité, prendre de gros risques et même mettre la vie de certains conducteurs en danger, m’obligeant à faire des manœuvres d’évitement extrêmement dangereuses…

La poursuite continua ainsi un bon moment, je fu sur le point de le coincer à 3 reprises, je ne le lâchais pas. Puis soudain, tout bascula… Il s’était finalement décidé à quitter un axe trop fréquenté, et avait réussi à reprendre un peu d’avance… J’appuyais sur l’accélérateur, pour le rattraper.

Ce fut ma plus grande erreur… La route n’était plus éclairée à cet endroit. Avait-il pris le temps de flinguer les lumières sur le bas-côté ? Je n’en su jamais rien… Mais mon véhicule heurta de plein fouet quelque chose de gros et résistant, sur la route. Tout mon univers se résuma soudain à un kaléidoscope tournoyant, le ciel et la route alternant leur position, et mon corps se faisant bringuebaler alors que mon véhicule faisait des tonneaux. Puis tout s’arrêta. Il faisait noir, j’avais mal partout, et surtout la nausée… J’avais du mal à m’accrocher à la réalité… J’eu juste le temps de me dire que j’étais encore vivant, et heureux de voir que j’écopais surtout de bleus, peut-être une cotte cassée, et quelques égratignures. Puis je sombrai dans l’oubli, ayant visiblement mal estimé le choc que je venais de subir…
Plus de son. Plus de lumière.. Juste le noir…
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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Mar 24 Mar - 15:30




Le pourri entre en action


Le poste de police, ses radiateurs, sa réserve de croquettes chez Ruby, son nouvel adjoint sexy et l’autre moisi allergique aux poils de chat...

Ruby n’était pas dupe de la raison de ma présence sur son lieu de travail. Pour une fois que j’étais d’accord avec Peter… Il nous avait paru évident que la présence de Peter aux abords du poste aurait semblé suspect, sans parler de l’agacement de sa compagne Ruby qui tendait à ressembler à une baleine avec sa grossesse.

C’est par égard pour elle que j’avais décidé de squatter le bureau de ce nouvel adjoint qui avait remplacé  Tara Graeme qui avait, malheureusement pour elle, fait partie des sacrifices de Jennifer Black. J’y gagnai au change, ce Jordan Parrish était tout simplement canon. Bon, moins qu’Erick,  mais personne ne pouvait rivaliser avec mon nordique. De plus loin de s’offusquer de mon appropriation de son espace, car en bon chat que je suis, je prends et ne demande pas la permission, ce gentil policier aimait me grattouiller. Aucun chat ne résiste à cela ! C’est notre plus grande faiblesse.

Je joignais en même temps l’utile à l’agréable. Ruby semblant être raisonnable quant à son activité, celle de Jordan Parrish était bien moins calme. Je suivais donc avec lui l’avancée de ses enquêtes. Je lui avais bien miaulé deux-trois infos, me couchant sur  le document concerné pour qu’il fasse le rapprochement. Mais cela ne marchait pas à tous les coups. Je finissais soulevée avec fermeté et au mieux sur ses genoux ou au pire, mise à la porte de son bureau. J’en profitais alors pour faire la tournée des autres popotes. C’est là que j’avais commencé à suspecter ce Buck d’être une enflure de première. J’avais vite mis à jour ses combines sur les contraventions et les moyens de pression sordides qu’il exerçait sur de pauvre gens. Ce n’est pas de l’indifférence de ma part, mais j’avais assez à m’occuper des affaires surnaturelles, je gardais donc un œil discret sur ce flic véreux, me disant que j’en toucherai un mot à Ruby.

***

Je sursaute depuis la bannette « affaire en cours » qui se trouve sur le bureau de Parrish. Il vient de prendre une affaire de délinquant en main. Je n’ai pas le temps de m’étirer qu’il est déjà sorti du bureau tel un courant d’air. Il est fatiguant parfois avec son dynamisme ! Je change de position puis finis par m’installer sur son fauteuil. C’est confortable et la place est encore toute chaude. J’en ronronne de contentement et me rendors.

- Il a le derche qui sent la rose ou quoi ?

Réveil brutal, je penche les oreilles en arrière lorsque je reconnais le propriétaire de cette voix. Que fait-il ici ? Je feule comme un bon chat de garde. C’est MON bureau, et accessoirement celui de Parrish. Le pourri éternue. Bien fait, son allergie est là pour lui pourrir la vie, puisqu’il ne se gêne pas de pourrir celle des autres. Il essaye de m’attraper par la peau du cou, je sors les crocs et les griffes, lui lacère les mains et vais me réfugier sur un classeur métallique. Toi mon coco, tu ne perds rien pour attendre… Je feule en voyant Buck fouiller les dossiers de Parrish, mais un détenus à côté fait trop de bruit et couvre ma voix. Le coffre ! Je réagis d’un bond, si ce fumier met son nez la dedans, je crains le pire. Mais le pourri est bien décidé à fouiner, il arrive à me jeter par la fenêtre. Ma vaine consolation est que ses mains doivent le faire souffrir le martyr.

J’attendis une bonne demi-heure avant de me faufiler de nouveau dans le bureau de Parrish. Il fallait que je l’avertisse d’une manière ou d’une autre, sans pour autant griller ma couverture. Puis, s’il savait que j’étais une femme, je n’aurais certainement plus droit aux grattouilles…

L’attente ne fut pas longue. Parrish semblait être rentré avec deux petites frappes. Il délégua leur arrestation à un de ses hommes. J’étais attentive à tous les bruits et lorsqu’il s’encadra dans la porte, je tournais la tête vers le coffre. Mais il ne sembla pas avoir besoin de mon avertissement vue la manière dont il analysa la disposition de ses dossiers. Mais c’est qu’il semble ne pas en avoir que dans le pantalon l’adjoint !

- J’aime pas ça, minou…. Pas du tout… C’est ce salaud de Buck hein ?

- Meow ! (oui)

- Va falloir le pister... ou encore lui tendre un piège… je sais pas ce qu’il est venu faire ici, mais je ne lui fait pas confiance du tout…

- Meow ! (on est deux !)

Parrish donna congé à ses hommes. Et partit filer Buck dès que celui-ci quitta le poste. Le poste de police se réduisait donc aux gars en taule et à l’agent d’astreinte qui regardait la télévision sur un mini poste de télévision. J’allai m’installer près de lui et de la radio.

- Meow ! (tu me files un bout de ton saucisson ?)

La radio était bien calme. Deux heures plus tard, toujours pas de nouvelle de Parrish. Avait-il coincé Buck ? Avait-il fait chou blanc ? J’avais une furieuse envie de décrocher le micro de la radio… mais un chat ne fait pas ça. Mon camouflage avait ses limites. Je quittai le poste de police vers les onze heures toujours sans nouvelles de Parrish. Il n’y avait pas d’erreur de procédure, puisqu’il n’avait pas annoncé officiellement sa filature d’un de ses propres hommes. Je supposais donc que cela s’était terminé par un non-lieu et me disais qu’il était assez grand pour maîtriser un pouilleux comme Buck.

***

Je fus de retour dans le bureau de police, une heure avant l’ouverture au public. Le cul posé sur la banque de l’accueil, j’attendais. Ruby venait d’appeler pour dire qu’elle serait en retard, son estomac lui jouait des tours. Quand je voyais ce qu’elle endurait pour sa grossesse alors qu’elle était bien plus résistante qu’une femme ordinaire, je me promis d’orienter Erick sur l’adoption d’un chien si jamais il venait à me parler de bébé. Moi avec une taille de baleine ? Même pas en rêve !

Bon il arrive mon masseur personnel ?!

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Buck Lancaster

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Mar 24 Mar - 20:53





Buck le pourri


Pied au plancher, les jointures de mes mains blanchies par leur crispation sur le volant, je tente de me faire une cartographie mentale de la ville. C’est ma ville, je la connais par cœur. C’est le seul avantage que j’ai sur l’autre fils de p*te. Nos bagnoles sont identiques, ça va donc se jouer sur la connaissance du terrain. Je pensais d’abord filer au sud où il y a moins de monde, mais je n’arriverais pas à le semer. P*tain ! Il me colle aux fesses ce salopard. Je vois toutes mes combines s’effondrer, ce que j’ai mis des années à mettre en place, s’envoler à cause de ce… Chales Ingalls des bons sentiments et de la droiture d’âme. Je refuse d’admettre que cet enfant de salaud a une gueule à faire tomber les femmes comme des mouches. Saloperie. Une voiture lambine devant moi. Hey, mais attends, je suis flic ! Je balance la sirène et les gyrophares, miracle la route se dégage. Je donne un brusque coup de volant et m’insère sur une voie fréquentée. Je connais cette ville, je vais le semer ! Les gens se poussent, ils ne comprennent pas que c’est moi qui suis poursuivi, quelle bande de crétins.

A plusieurs reprise, Parrish arrive presque à ma hauteur. Il ne lâche pas ! Je commence à prendre des risques. Il va bien finir par s’arrêter, il n’est pas du genre à mettre la vie des autres en danger. Mais en fait je lui ouvre la voix ! Il n’a qu’à gérer la trajectoire. Rien à faire, je repars donc vers la zone industrielle, il y a de grandes lignes droites avec pleins de ruelles qui y débouchent. Je vais devoir la jouer fine ! Je vire ma sirène et les gyrophares, on arrive dans la zone des anciens abattoirs, une zone mal famée où l’éclairage public fait défaut. Je coupe mes phares et conduit à la lueur des rares lumières. Je reste concentré, j’ai la route en tête, je pointe les repères, la voiture calcinée à gauche, la bouche incendie éventrée cinquante mètres plus loin et juste après un virage serré à droite. Les phares de Parrish sont obstinément collés à mon rétroviseur. Voilà le virage, je ne freine pas pour pas que mes feux stop me trahissent et lui indiquent le virage. La voiture penche dangereusement, mais je passe dans un crissement de pneu. Ça sent la gomme brulée. J’accélère, mes yeux passent alternativement de la route devant moi, à mon rétroviseur. Et c’est avec une joie sans nom que je vois les phares de la voiture de Parrish faire un ballet tournoyant. Il vient de se vautrer. Je ralentis un peu, et guette le rétroviseur. Sa voiture semble arrêtée. Elle est en travers de la chaussée. Ce fils de p*te a eu son compte. J’accélère, c’est le moment de me faire la malle.

***

Je pile dans un nuage de poussière. Et s’il était mort ? Je n’aurais pas à fuir de la ville ! Je fais un demi-tour et rebrousse chemin. Je roule toujours phares éteints. Je regarde les alentours à la recherche d’une âme qui vive, personne. Je dépasse doucement la voiture de Parrish. Il a le menton sur le torse, juste assommé ou mort ? Je me gare à bonne distance et sort de la voiture. Toujours personne en vue, c’est parfait. Sa voiture a fait plusieurs tonneaux et l’air bag ne s’est même pas déclenché ! Pauvre Parrish ! Je ne peux m’empêcher de rire. Doucement je m’approche, m’attendant qu’il se réveille et me beugle des ordres comme à son habitude. Mais non, il reste sagement immobile. Je passe ma main par sa vitre ouverte et tâte son cou à la recherche de sa carotide…

Le pouls est faible, mais bien là. Shit ! J’ai envie de lui pincer le nez et d’achever ce que l’accident n’a pas fait, mais me retient juste à temps. Il ne faut pas sous-estimer ceux de la police scientifique. Il ne doit rester aucune trace. Une lueur malsaine anime mon regard et si je faisais porter le chapeau aux merdeux qui se sont échappés lors de l’intervention de Parrish cette après midi. Je les connais, je sais où les trouver. Je retourne à ma voiture chercher le nécessaire.

Je commence par lui lier les poignets à son volant avec des serflex de plastique. On se sert de ça quand on a trop de prévenus et pas assez de menottes. Je vérifie qu’il ne pourra pas se dégager s’il devait revenir à lui. Ne me demandez pas pourquoi j’ai un jerricane d’essence dans mon coffre, mais c’est bien utile pour faire disparaitre les preuves. Et ça, c’est un peu mon fond de commerce. J’arrose copieusement la voiture puis reviens vers Parrish. Aller, je vais être sympa et l’asperger aussi, ça durera moins longtemps. Arroser ce connard d’essence me fait un putain de plaisir ! Je lui en balance une bonne giclée dans la tête. Merde il se réveille ce con ! Il crache, et tousse. Son regard est perdu, il regarde autour de lui et m’aperçois enfin.

- Buck !

- Bonsoir Parrish, on fait une petite virée ? Dis-je avec haine en lui jetant le reste de l’essence sur le visage.

Le voilà qu’il crie, il vient de comprendre qu’il est scotché à son volant. Je me recule doucement. La scène est purement bandante. Il me beugle des ordres, essaye d’en appeler à mon bon sens.

- Il fallait me foutre la paix Parrish, dis-je avec un sourire mauvais.

J’ai les mains qui me brulent. L’essence sur les griffures de ce foutu chat me fait un mal de chien. Je m’essuie consciencieusement les mains écoutant la douce chanson que me chante Parrish. Enfin, je claque mon zippo, enflamme un mouchoir de papier et le laisse tomber au sol devant moi. Impressionnant comment la flamme file vers la voiture. L’embrasement est immédiat, les hurlements de Parrish aussi. Le spectacle est fascinant, mais j’avoue que j’ai un haut de cœur lorsque je vois la peau de Parrish se consumer et partir en lambeau. Je reprends la direction de ma voiture sans me retourner et rentre chez moi me bourrer la gueule. Ce fils de p*te pourrait encore m’emmerder dans des cauchemars.

***

Foutue gueule de bois ! J’essaye de faire passer ça avec du café noir. Je m’enfile deux dolipranes et file au poste de police. La veille, j’ai soigneusement abandonné mon jerricane dans un lieu où je sais qu’il trouvera repreneur avec de nombreuses mains pour y coller leurs empreintes.  Ce foutu chat est carrément installé à l’accueil. Je ne dis rien qui pourrait paraitre par la suite suspect, mais j’ai bien envie de lui dire que c’est fini la belle vie et les gratte gratte. Alors que je passe tranquillement, le chat se met à feuler, les poils tous hérissés. J’ai le cœur qui s’arrête de battre un instant, car j’ai l’impression de voir une lueur d’intelligence au fond de son regard… Il me regarde comme s’il savait… Je secoue la tête en m’insultant intérieurement. Je me fais des film avec ce chat noir !


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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Jeu 26 Mar - 14:36








Burn after leading



La douleur n’était même pas un paramètre à prendre en compte dans mon état. J’étais vivant.. L’étais-je ? Je devais l’être, parce que sinon je ne voyais pas pourquoi tout était aussi noir, aussi calme. Mes sens n’étaient pas tous au rendez-vous. Je ne voyais rien, par exemple.. Par contre je sentais ma douleur, elle jouait une partition compliquée et riche sur mes nerfs, ma peau, mes os… J’avais plusieurs fractures, des bleus et des égratignures. Je m’accrochai à cette douleur pour revenir à la réalité. Je devais reprendre mes esprits, et continuer à poursuivre ce salopard… Le deuxième sens qui revint fut l’ouïe. J’entendais une voix. Des rires, des moqueries… J’entendais le bruit de la taule froissée, des pas qui raclaient le gravier. J’entendais le bruit liquide de quelque chose qui se déversait sur moi.

L’odorat vint ensuite me renseigner sur ce que c’était… De l’essence. J’étais entouré d’essence, imbibé d’essence. La crainte et la peur finirent par me réveiller… J’ouvrais enfin les yeux, pour découvrir que j’étais ligoté à mon volant… Les battements de mon cœur s’accélèrent, à mesure que je comprenais l’horreur et l’ampleur de ma situation…
Je réussi au prix de contorsions à tourner la tête, et je vis Buck, hilare, un bidon d’essence à la main, en train de finir de m’arroser copieusement. Je tirais violemment sur mes bras, mes mains, mais rien à faire, j’étais solidement ligoté. La panique fit prendre à ma voix un ton plus aigu que d’habitude.
-Buck ! Arrêtes ça tout de suite ! Qu’est-ce que tu fais bon sang ! Tu veux vraiment avoir un meurtre sur les bras ?
Mais rien à faire, il ne faisait que se gondoler et ne semblait pas du tout inquiet de la situation.
-Pitié ! Buck ! Tu ne vas quand même pas me regarder brûler, comme ça, sous tes yeux ? Pourquoi tu fais ça ? Buck, pitié.. Je n’avais plus aucune dignité, les larmes coulant sur mes joues… Le regard implacable qu’il me lança ne fit que confirmer ce que je savais déjà : ma mort était imminente, et elle allait être douloureuse et lente… Je n’avais pas le temps de… de faire tout ce que devais, dans cette ville, dans ma vie.. Tout allait s’arrêter là…

J’essayais de me rappeler les techniques apprises à l’armée pour refouler la douleur. Pour bloquer l’oxygène. Je savais que j’allais mourir, mais je voulais au moins tenter de ne pas souffrir, de ne pas lui donner ce plaisir-là.
L’allumette craqua, et le bruit horrible du feu se propageant vers la voiture, vers moi, se mêla à celui encore plus effrayant du rire de Buck. J’avais prévu de serrer les dents, de ne pas hurler. Ce fut peine perdu alors que la douleur atroce se propageait dans mes tissus organiques…Je criai, j’hurlai ma douleur et l’horreur indicible qui allumait un feu d’acide sur ma peau, mes cheveux, même mes yeux…Bientôt je n’eus plus rien pour exprimer ça. Bientôt je ne pus plus vivre à la première personne.
(…)
Jordan mis du temps à brûler. Le véhicule laissa lui aussi longtemps une odeur et de la fumée se disperser dans l’air incertain de ce terrain mal fréquenté. Cependant pas suffisamment longtemps pour que la police ou même des bandes locales s’occupent de la voiture et de son occupant. La voiture semblait bouger, et l’on put distinguer une forme humaine, se découpant uniquement grâce à la pale lumière rougeoyante des braises encore vivaces, sous un ciel noir sans étoile, veillant sur un terrain abandonné. L’homme s’extirpa lentement du véhicule, envoyant valser la portière. Il était entièrement nu, son corps maculé de suie, son regard luisant trahissant sa colère. Il marchait d’un pas vif, mais tout son corps semblait souple, presque animal. Son but semblait inscrit dans tous les muscles de son corps, et il marchait en s’écartant de la route, déterminé. Il était déjà le matin, mais à peine, lorsqu’il arriva près du bureau du chérif. Une partie de lui se rappelait qu’il était adjoint ici. Une partie seulement. Son être entier était tourné vers un seul but : retrouver celui qui lui avait fait ça.



Il ouvrit lentement les portes du commissariat, qui était vide. Vide à part sa proie et un drôle de chat qui fut le seul témoin de ce qui allait suivre.  Jordan se rapprocha doucement, un masque de vengeance sur le visage, implacable, alors que Buck le reconnaissait, balbutiant de pathétiques phrases d’incompréhension. Ce n’était pas possible, il devait être mort ? Comment pouvait-il se tenir là devant lui, dans le plus simple appareil, couvert de suie, mais intact ? Il n’eut pas le temps de prendre son arme de service. Jordan le pris à la gorge, hurlant sa rage, sa force semblant bien plus grande que d’ordinaire, et il le colla contre le mur, le soulevant de terre…




Buck ne respirait que difficilement alors que l’étau se resserrait… Jordan le lâcha alors, puis se mis au-dessus de lui, au sol. Il commença à le ruer de coups, encore, encore, encore. Poing gauche, poing droit, sans relâche. Buck avait le nez cassé, le sang coulait déjà sur son visage, son cou, ses fringues. Il gémissait, quémandant une pitié qu’il n’avait pas eu pour Jordan. Il s’était uriné dessus, et ses gémissements ne semblaient pas impressionner Jordan le moins du monde… Il allait le tuer, de ses propres poings. Il allait faire de la pulpe de cette face honnie et rien au monde ne pourrait l’en empêcher… Déjà, Jordan avait relevé les deux poings, et joint ses mains en un seul marteau mortel. Il avait soulevé haut ses bras, et s’apprêtait à porter le coup fatal.


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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Ven 27 Mar - 15:32




Black heart



La matinée était calme, même le poste de police était encore presque désert. C’est à pied que je le vis arriver. Toute ma fourrure se hérissa d’un coup d’une frayeur à posteriori. Parrish marchait d’une foulée ample et déliée. Cela aurait pu être beau s’il… S’il n’était pas entièrement nu, mis à part des restes calcinés de vêtements qui lui accrochaient la peau.  Tout son corps était noirci par de la fumée et il y avait des blessures un peu de partout.

Quand il passa à côté de moi, il ne me remarqua pas. Il me semblait être dans une trance, son visage fermé comme je ne l’avais jamais vu. Son regard clair était impressionnant en contraste sur son visage noirci. Je sautai au sol et le suivis avant que les battants des portes ne se referment. Si ma fourrure était revenue à son état normal, j’avançais avec le museau en l’air. Son odeur était saturée de fumée, d’odeur de plastique brulé, et de la combustion d’un carburant. Je n’osais imaginer l’inimaginable. Et… quelle est cette fragrance ? Qu’est-ce… Mes oreilles se baissèrent instinctivement. L’odeur intime de Parrish avait changée, ou était-ce cette aura qu’il n’avait pas avant ?

La suite me fit comprendre que l’horreur avait bien eu lieu quand il se jeta comme un démon sur Buck qui pour une fois n’était pas coutume était à son poste en avance. Parrish l’avait attrapé à la gorge et vu l’air effaré du pourri, celui-ci semblait voir un revenant. Buck se fit soulever de terre comme s’il ne pesait rien et plaqué contre le mur. Ensuite les  coups s’enchaînèrent. Parrish cognait méthodiquement, j’entendis le nez de Buck craquer. Il hurlait, demandant pitié. Il avait si peur qu’il s’était fait dessus. Mais ni les cris, ni les supplications ne semblaient avoir prise sur Parrish. Ils semblait comme enfermé dans une bulle de fureur. Je ne reconnaissais pas celui avec qui je partageais une bonne partie de son quotidien. Je regardais autour de moi, personne pour intervenir. Je me moquais bien de la vie de ce pourri, mais Parrish ne méritait pas de plonger à cause de ce sale type.

- Meow !

J’appelais l’adjoint, mais il n’avait même pas conscience de ma présence, car il était en état de choc. Il allait finir par le tuer. Je ne pouvais tergiverser longtemps, car il armait ses deux poings. Buck était trop sonné pour pouvoir se dégager et éviter le coup qui allait suivre. Je me mis à côté de Buck et reprenais ma forme humaine alors que les mains groupées de Parrish descendaient pour donner la mort. Je bloquais le coup de mes mains et de mon torse. Le choc me fit déraper d’une dizaine de centimètres. Je regards que me lança Parrish était celui d’un prédateur que l’on gêne. Buck choisit ce moment pour hurler au crime et accuser l’adjoint des pires choses. Je tournai la tête et les crocs sortis, le regard luisant d’un vert émeraude, je poussai un rugissement à faire trembler les murs.

- Toi tu fermes ta gueule, dis-je d’une voix rauque à cause de ma semi transformation. Car si je vais l’empêcher de te tuer, il se pourrait bien que tu crèves sous les crocs d’un puma égaré ! Y en a plein qui rodent parait.

Il ne doutait pas que Parrish allait l’achever, mais l’assurance d’avoir en plus un fauve dénué de pitié aux trousses, sembla le calmer. Je me concentrai de nouveau sur Parrish qui tentait de se dégager de ma prise. Nous étions de force équivalente et il était trop imprudent que je me transforme en panthère pour gagner en puissance.

- Parrish ! Il ne vaut pas la peine que tu plonges ! Il en prend pour perpète là !

Mais autant parler  à un mur, la fureur le dominait, je vis même un éclair orange danser dans ses prunelles. Bordel mais qui est-il ?! On se toisait, j’essayais de m’imposer avec calme, mais je devinais le drame qui c’était passé et la douleur indicible qu’il avait dû ressentir. Ses poings étaient brûlants dans les miens.

- Jordan ! Dis-je en feulant.

Je tentais de le « réveiller » en lui montrant ma nature et de faire comme un électrochoc. C’est Buck qui débloqua la situation. Car il tenta de se sauver pendant que je bloquai Parrish. Il se retrouva de nouveau plaqué au mur, fermement tenu par deux poings puissants, le mien et celui de Parrish. C’était comme une danse, On s’était lâché en même temps pour retenir la proie qui s’enfuyait.

Enfin, une autre lumière apparu dans le regard de l’adjoint, il reprenait pied dans la réalité. Son regard détailla ma silhouette de haut en bas et de bas en haut. Avec un regard vers son bas ventre, je lui rendis la pareille pour lui faire prendre conscience qu’il était nu et que bientôt le poste allait ouvrir.

- Vas prendre une douche murmurai-je doucement et réfléchis à ce que tu vas mettre dans son dossier d’interpellation. Pendant ce temps je garde ta souris et lui fais comprendre qu’elle  a intérêt de signer des aveux complets.

La poigne de Parrish se serra un peu sur le cou de Buck puis il le lâcha dans un geste de répulsion. J’accrochais son regard quelques secondes et lui fit un sourire encourageant. Si la situation n’était pas dramatique, j’aurai bien apprécié la vue qu’il m'offrit en se retournant, la peau noircie mais parfaitement intacte.

- Il m’a pété le nez ! Couina le pourri.

- Il t’a cassé le bras ?

- Non.

« Crack »

- Aie ! Bordel !

- Ta gueule. Tu te sauves, je te bouffe.

Je repris ma forme de chat, non sans laisser voir à Buck le gabarit que je pouvais avoir… Du monde commençait à arriver.




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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Dim 29 Mar - 19:36








la vérité nue



Jordan n’en finissait pas de laisser exprimer sa rage. Il était comme métamorphosé, en ange de fureur et de mort. Méconnaissable. Il ne ressentait aucune douleur, seule la vengeance semblait faire mouvoir son corps. Buck sentait sa fin, inéluctable, arriver… Mais pourtant sa mémoire fonctionnait, au combien cruelle. Il se revoyait brûler vif, il se rappelait chaque détail, la douleur, aussi violente que lente, pendant que ses tissus corporels fondaient, brulaient, hurlaient en même temps que lui. Et celui qui lui avait fait ça était devant lui, à sa merci. Rien d’autre ne comptait. Quelque part, dans son esprit, il sentait que quelque chose n’allait pas, il ne se reconnaissait pas lui-même, et surtout, il n’arrivait pas à comprendre comment il pouvait être encore vivant.

L’être minable, la pourriture qui se trouvait à sa merci n’en aurait pas pour longtemps. Il le révulsait, mais le fait de le savoir vivant était pire que tout…Lorsque le chat tenta d’attirer son attention, rien ne changea. Lorsque Buck supplia comme jamais il ne l’avait fait auparavant, rien ne changea. Mais, alors que la mort tombait enfin, elle fut interrompu par le chat qui n’en était pas un. La femme bloqua le poing de Jordan, et chancela un peu sous le choc. Buck en profita pour hurler de plus belle.

- Toi tu fermes ta gueule, dit la femme chat. Car si je vais l’empêcher de te tuer, il se pourrait bien que tu crèves sous les crocs d’un puma égaré ! Y en a plein qui rodent parait. Le feulement qui avait accompagné sa transformation avait fini par percer la carapace de fureur de Jordan. Il pouvait revenir à lui….

Je ne sut jamais ce qui se serait passé si cette étrange femme ne m’avait pas arrêté. Sur le moment, j’en fus extrêmement agacé, et je ne compris que plus tard qu’elle partageait le même corps que cet adorable chat qui trainait habituellement dans mon bureau… Adorable quand il le voulait.. ELLE… Je tremblai de tous mes muscles, tentant de lutter contre elle, alors que ma conscience revenait peu à peu, luttant elle aussi pour se frayer un chemin.

- Parrish ! Il ne vaut pas la peine que tu plonges ! Il en prend pour perpète là !
Que je plonge ? Il y allait avoir un après ? Mais qu’est-ce que j’en avais à fiche ? Il devait payer, il devait mourir. Et qui était-elle, exactement ? Qui j’étais, merde !
Une partie de moi avait envie de se raccrocher à sa voix, à son feulement, à ce qu’elle tentait de faire pour sauver mon âme. Mais ce fut Buck qui finit par pleinement me faire reprendre conscience. En tentant de s’échapper, il me fit me concentrer sur sa capture. Sa capture, pas sa mort. Je tremblai de nouveau, mais pas sous l’effort, ce coup-ci. J’étais enfin revenu à moi, et la colère refluait en moi, alimentant une partie de mon être dont je ne soupçonnais jusqu’ici pas l’existence. Qui étais-je devenu ? Avais-je toujours été cette… chose ? Et comment expliquer ma survie, car j’en étais sûr, ce n’était pas un rêve, j’avais bel et bien été brûlé vif.
Et cette femme ? Une métamorphe ? Et elle me connaissait ! Évidemment qu’elle me connaissait ! Elle était aussi ce chat.

Je rougis soudain un peu, conscient de ma nudité et de la promiscuité avec cette femme superbe. Il y avait cependant trop de données qui se bousculaient dans ma tête pour que je file ventre à terre cacher ma nudité. Je serrai une dernière fois le cou de Buck, pour bien lui faire comprendre qu’il ne s’échapperait pas.

-Vas prendre une douche me dit-elle doucement. Et réfléchis à ce que tu vas mettre dans son dossier d’interpellation. Pendant ce temps je garde ta souris et lui fais comprendre qu’elle a intérêt de signer des aveux complets.
Je hochai la tête, non sans la regarder avec une certaine fascination. Ce ne fut que bien plus tard que j’eus honte de ma nudité et de mon manque de pudeur, mais sur le coup, je ne lui cachais absolument rien de mon anatomie.

Je filais prendre une douche, laissant la douleur couler sur le sol, en même temps que du sang, de l’essence et des tissus calcinés. Cela me fit un bien fou, et je notai, au passage, que je n’avais aucune trace de ce qui aurait normalement dû me tuer. Je réfléchissais à mon rapport. Impossible de l’accuser de trafic de surnaturel, mais en fouillant un peu, je pouvais sans problème l’accuser pour trafic d’influence, ce genre de chose. Et, plus important, pour tentative de meurtre. Restait à expliquer comment je m’en étais sortis. Je devais la vérité à Ruby et Stilinsky… Mais je n’avais aucune idée de ce que j’étais… Je me demandai de quelle couleur allait m’affubler Stiles. Avant de rejoindre la femme-chat, notion que j’essayais d’ancrer dans ma tête, je pris le temps de me regarder dans le miroir.
-qui es-tu, inconnu dans le miroir ? Ennemi ou ami ? Je n’attendais pas de réponse, aussi je fis le chemin vers le vestiaire.

Quand je revins, affublé d’un t-shirt moulant et d’un jogging non moins serré, Buck se tenait debout, ou plutôt le mur tenait Buck debout, le bras en écharpe. Il semblait avoir souffert d’une blessure très récente. Je regardai le chat que je croyais si bien connaitre jusqu’ici.

-Buck. … Tentative de meurtre, trafics en tout genre. Non seulement tu vas me donner bien gentiment les aveux et les preuves, mais on va tous les deux oublier tout l’aspect surnaturel. Je veux dire, dans le dossier. Ne commet surtout pas l’erreur d’oublier ça dans ta petite tête de psychopathe. Tu tentes quoi que ce soit d’autre que cette version, et je te tue. Tu m’entends ?
Il ne répondit pas. Je le pris alors par surprise, écrasant violemment mon poing contre le casier juste à côté de lui. Il sursauta, en gémissant pitoyablement.

-oui..oui.. p..pardon…

-pathétique. Commentai-je. On est bien d’accord ? Tu as tenté de me tuer : tu m’as tiré dessus, pendant que je te poursuivais. Tu as percé mon réservoir d’essence. La voiture à exploser, et j’ai eu le temps de sauter juste avant, ce que tu n’as pas pu voir. Je t’ai retrouvé ici, et je t’ai coffré.
Je lui passais les menottes, et alla l’enfermer dans une cellule, la plus loin possible de mon bureau. Il fallait que je parle à ce chat.

Il… ELLE… M’attendait de nouveau dans mon bureau, me regardant avec… un regard amusé ? Je me rappelai la vue que j’avais du lui donner, et je rougis un peu.
-je.. Je sais pas ce que je suis… Je sais pas ce que tu.. ce que VOUS êtes, mais, par pitié, si vous pouvez m’aider à pas sombrer dans la folie, je suis preneur.
Mes mains et mes jambes se mirent de nouveau à trembler, et je sentais comme un feu intérieur… Je m’assis au sol, en proie à la panique soudaine que signifiaient ces révélations. Je n’étais pas humain… L’avais-je jamais été ?


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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Lun 30 Mar - 14:04




Discussion


Assise sur mon train arrière, je gardai le prévenu comme l’aurait fait un chien de garde. Le minet de trente centimètres de haut tenait en respect un humain de plus d’un mètre soixante-quinze. J’étais furieuse, un kaléidoscope de sentiments me traversait l’esprit et le cœur. Ce fumier avait osé faire du mal à mon Parrish. Je me rendais compte maintenant que  je m’étais attachée à l’adjoint après toutes ses heures passées en sa compagnie dans son bureau. Je pouvais me targuer de le connaitre mieux que le reste de ses collègues. J’avais de l’attachement pour lui, non comme une femme vis-à-vis d’un homme séduisant, mais plus comme une grande sœur… ou tout simplement un druide, maintenant que sa nature surnaturelle s’était révélée. Alors que je fixe Buck le pourri avec un regard fixe et hypnotique je repense à ce qu’il s’est passé. L’horreur de ce qui s’est passé, commence à m’imprégner et avec elle ma fureur augmente.  Pour Parrish, et homme doit être arrêté dans les règles, mais mon envie de le tuer est forte.

C’est un sentiment nouveau, moi qui en cinquante siècle ait passé ma vie à croiser les gens sans m’y attacher, devenir mortelle et du coup plus humaine est étrange. J’ai le sentiment de faire le trajet inverse de Parrish, lui allant vers le surnaturel, moi revenant à une humanité qui s’attache au gens qui m’entoure. Son regard effaré quand il m’a vu, puis le panel de doutes qui ont suivi me poussent à vouloir le protéger, ou plutôt l’accueillir dans sa nouvelle vie. Je ne sais de quelle nature il est, mais il s’agit bien là d’une renaissance.

Quand Parrish réapparaît, il s’est changé pour une tenue sportive. Il n’a plus aucune trace de ce qu’il a subit. Je sens que sa rage est redescendue, mais sa colère est toujours là, maîtrisée. Je suis rassurée, il a les épaules solides. Le sheriff peut se valoir d’avoir un homme remarquable sous ses ordres.

- Buck. … Tentative de meurtre, trafics en tout genre. Non seulement tu vas me donner bien gentiment les aveux et les preuves, mais on va tous les deux oublier tout l’aspect surnaturel. Je veux dire, dans le dossier. Ne commet surtout pas l’erreur d’oublier ça dans ta petite tête de psychopathe. Tu tentes quoi que ce soit d’autre que cette version, et je te tue. Tu m’entends ?

Buck ne répond rien, un coup d’intimidation sur le casier à côté le fait vite craquer.

- Oui..oui.. p..pardon…

- Pathétique. On est bien d’accord ? Tu as tenté de me tuer : tu m’as tiré dessus, pendant que je te poursuivais. Tu as percé mon réservoir d’essence. La voiture à exploser, et j’ai eu le temps de sauter juste avant, ce que tu n’as pas pu voir. Je t’ai retrouvé ici, et je t’ai coffré.

Je m’éloigne pendant qu’il met les choses au clair avec le flic véreux. Et retourne dans ce bureau qui m’est si familier. Je me retransformerais bien en femme, mais les lamelles des stores du bureau ne sont pas baissées, et le personnel de jour commence à arriver. Je l’attends donc assise sur son bureau. Je crois que j’appréhende un peu l’explication qui va venir. C’est un homme droit et honnête, je ne suis pas certain qu’il apprécie le jeu que j’ai joué jusqu’ici.

Nos regard se croisent, je le vois rougir, cela me fait sourire de comprendre ce qui le gêne. Je penche la tête sur le côté. Il n’a pas à rougir du corps qu’il a.

- Je.. Je sais pas ce que je suis… Je sais pas ce que tu.. ce que VOUS êtes, mais, par pitié, si vous pouvez m’aider à pas sombrer dans la folie, je suis preneur.

Sa tension se relâche et ses nerfs aussi. Au lieu de prendre son fauteuil, il se laisse glisser au sol, tremblant. Je saute sur le sol et viens me frotter à ses jambes. Je donne un coup de tête sur sa main, Parrish me grimace un pale sourire et me gratte la tête machinalement. Ce geste il l’a fait si souvent. Puis du bout du museau je poste la porte de son bureau et reprends ma forme humaine. Je verrouille le porte et clos les stores. A mon tour, je me laisse glisser sur le sol à ses côtés.

- Je m’appelle Mafdet Mahes. Dans la vie ordinaire, je suis professeure de chimie au lycée et sur le campus. Dans celle surnaturelle, je suis l’émissaire de la meute de Ruby et métamorphes… panthère.

Parrish me regarde d’un air dubitatif. Il comprend que sa collègue était au courant pour moi. Je ne sais pas s’il va lui en tenir grief. Mais si Ruby ne m’a pas trahi, c’est qu’elle sait que mon statut d’ancienne sentinelle fait de moi une druidesse atypique. Mon alpha n’a aucune ascendance sur moi. Ruby peut déployer son aura à son paroxysme, elle ne me fera jamais plier. Mais elle sait que je répondrais toujours présente pour sa meute, et la source de vie me met dans les pattes des choses bien troublantes ses derniers temps.

- Si tu penses aux attaques de « puma », je n’y suis pour rien. Je n’utilise cette forme que très rarement et uniquement contre d’autres surnaturels. La lune change mon humeur de la même façon que le cycle menstruel d’une femme. Cela peut me rendre de méchante humeur, mais rien qui me conduise à des actes regrettables.

Je me risque à poser ma main sur son genou et à le serrer. Toutes ses certitudes sur son identité viennent d’être pulvérisées. C’est un homme au bord d’une falaise qui est là à mes côté.

- Jordan, je te raconterai mon histoire depuis le début si tu le souhaites, pour comprendre… sache juste que ça risque d’être long car je suis née sur une ile que l’on appelle aujourd’hui l’Atlantide. C’était il y a cinq mille ans.

Je lâche la pression sur son genou et laisse ma main se transformer. Une patte griffue avec un poil noir soyeux fait place à mes doigts parfaitement manucurés.

- Tu ne dois pas t’effrayer de ce que tu es. Le surnaturel est souvent quelque chose de capricieux, il n’est jamais là où on l’attend. Je suis incapable de te  dire maintenant qui tu es, ce que tu es. Mais j’ai passé des siècles à aider des gens comme toi.

Je pense au bestiaire que Scott et Allison avait subtilisé à Gérard, j’en ai une copie sur mon ordinateur. Il ne serait pas inutile que je le donne à Parrish. Ce qu’il est n’est peut-être pas dedans, mais tous les êtres décris dans ses pages sont une réalité. Cela lui permettra peut-être de comprendre qu’il a une place dans ce monde et qu’il n’est pas juste un monstre de plus.

- Mes amis m’appelle Maf’ dis-je en souriant et en lui tendant la main.

L’adjoint reprenait petit à petit une contenance. Il serra ma main et m’aida à me relever avec lui. Je lui expliquai également pourquoi je traînais dans son bureau : le conjoint inquiet de Ruby et ma façon de rester discrète en ne squattant pas le bureau de cette dernière.  Toutefois je sentais encore sa gêne qui était légitime. Il s’était mainte fois confié au chat, de ses lassitudes ou de ses interrogations plus ou moins personnelles.

- Jordan… quand je suis sous ma forme chat, je suis un chat. C’est difficile à expliquer, mais disons que j’adopte le point de vue d’un chat. Je réagis comme un chat… Ne soit donc pas gêné de…

Je n’arrive pas à m’exprimer, de dire que ces moments passés ici, moi sur ses genoux à lire avec lui ses dossiers en train de me faire gratter une oreille, sont normaux. Mais il est impossible d’y coller un schéma social humain pour cette relation assez atypique.

- Les loups ont besoin d’un point d’ancrage. Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi. Mais de la même manière qu’un humain a besoin d’un roc auquel s’accrocher quand sa vie bascule, tu as besoin d’une attache, d’un phare sur lequel te focaliser. Tu n’es pas de la meute de Ruby, mais comme tu travailles avec elle… je peux être ton émissaire, ta guide si tu le veux bien et si tu veux toujours de moi dans ce bureau. Je dois être celle qui te connait le mieux dans cette ville.

Je poussai doucement un dossier sur son bureau, celui que Fiona avait consulté la veille avant de me faire enrager.

- C’est un petit ami jaloux… Un loup oméga qui traine dans le quartier où tu as été appelé hier. Un certain Gaby. Les deux petites frappes que tu as arrêtées hier, doivent pouvoir t’aider à le trouver. La fille l’a trompé avec un alpha qui est en transit avec sa meute depuis trois semaines. Je le crois assez vicieux pour tenter de créer une guerre avec les chasseurs ou les autres meutes.

Je lui pointai du doigt la photo qu’il avait prise d’une spirale sur un arbre.  J’espérerai que le fait d’avancer sur une affaire qui lui semblait obscure lui redonnerait un peu le moral. C’est ce qui fait parfois enrager Ruby, je sais des choses, mais les garde pour moi… C’est ma nature féline et presque détachée qui veut cela. Je ne m’occupe que de mes propres souris et ne gère pas ce qui ne me touche pas. Bien que là, Jordan ne faisait pas partie de mes prérogatives, mais il en est devenu une par la force des choses.

J’allais devoir tôt ou tard reprendre ma forme de chat, les gens arrivaient et le dialogue serait alors plus difficile. Mais il n’y avait pas que le poste de police pour se revoir et discuter calmement quand il en éprouverait le besoin. Mais avant cela je voulais être certaine que Jordan aille bien et répondre à toutes ses questions immédiates.






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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Dim 5 Avr - 12:20








dès poltron-minet…



J’étais presque prostré sur le sol, pour un peu je me serai balancé d’avant en arrière. Ça n’a jamais rien résolu, mais à voir un certains nombres de détenus, un peu limite au niveau des connections synaptiques, le faire, je me disais que ça valait presque le coup d’essayer. Il y avait ce feu, coulant dans mes veines, cette rage qui semblait ne pas vouloir me quitter. Patiemment je tentais de la faire refluer, strate par strate, de la diluer, car je savais que je ne pouvais pas la faire juste disparaitre.

Le chat vint se frotter contre moi, poussant doucement sur ma main de son museau. Je lui souris, et repris les gestes que je faisais si souvent avec lui.. elle… Des gestes simples, qui m’apaisaient, qui me racontaient que la réalité et la normalité n’étaient peut-être pas si loin en fin de compte. Je la vis pousser la porte du museau et reprendre sa forme humaine. Autant pour la normalité. La transformation avait été rapide, mais je n’avais pas pu m’empêcher de regarder, fasciné. Elle finit par verrouiller la porte et clore les stores, puis vint se poser à côté de moi. Comme si les sièges, et les autres conventions ne pouvaient faire l’affaire pour notre discussion. Et c’était le cas. Le fait de se parler, au sol, donnait un côté moins officiel, plus intime.

- Je m’appelle Mafdet Mahes. Dans la vie ordinaire, je suis professeure de chimie au lycée et sur le campus. Dans celle surnaturelle, je suis l’émissaire de la meute de Ruby et métamorphe… panthère.

Je la regardai. J’avais du mal à ingurgiter ces informations. Pourtant j’avais bien vu ce qu’elle avait fait, je n’avais pas rêvé…Et une autre information fis son chemin dans mon cerveau embrumé. L’émissaire de la meute de Ruby… Ruby savait donc que j’avais une métamorphe en permanence dans mon bureau ? Je ne savais pas quoi en penser. Peut-être ne me faisait elle pas vraiment confiance, mais maintenant que je faisais partie de leur monde, je « méritai » des explications ? Quelque chose me dérangeait la dedans. Le fait que des humains ne puissent avoir la confiance des surnaturels…Ma morale en prenait un coup… Je secouais la tête, pour chasser ces idées négatives..

- Si tu penses aux attaques de « puma », je n’y suis pour rien. Je n’utilise cette forme que très rarement et uniquement contre d’autres surnaturels. La lune change mon humeur de la même façon que le cycle menstruel d’une femme. Cela peut me rendre de méchante humeur, mais rien qui me conduise à des actes regrettables.
Je hochai la tête.
-non.. je n’arrive de toutes façons pas à imaginer le petit chat noir commettre ce genre d’horreur.. C’est pas ça.. C’est juste que je ne sais pas quoi penser de la vérité suivante : en devenant ou plutôt en me révélant surnaturel, j’ai le droit à plus de confiance de la part des autres surnaturels ? Je ne vous en veux pas, à Ruby et toi.. vous, pardon. Mais je suis attristé de savoir qu’un humain ne mérite pas cette confiance… Humain… je n’en suis plus un, maintenant… L’ai-je jamais été ?

Elle posa sa main sur mon genoux, compassionnelle, alors que mon mode volait en éclat. Je regardait le sol, perdu…

- Jordan, je te raconterai mon histoire depuis le début si tu le souhaites, pour comprendre… sache juste que ça risque d’être long car je suis née sur une ile que l’on appelle aujourd’hui l’Atlantide. C’était il y a cinq mille ans.

Je relevai vivement la tête. 5 000 ans ?
-L’Atlantide ? Sérieusement ? Je soufflai, impressionné… Trop de choses. Trop de choses venaient bousculer mes certitudes, mon monde rangé, propret…
-Il va me falloir du temps. Ça fait beaucoup. Beaucoup trop. Les loups, je m’y étais fait. Les démons renards, c’était rude… Mais ça… Et moi, je ne sais même pas ce que je suis… Et si je devenais incontrôlable ? Si je commettai des meurtres ? Toutes les certitudes sur ma nature humaine, je pensai être un homme bon, droit… Mais si je ne suis pas humain, peut être que je me trompe sur ça aussi ? J’ai été attiré ici… Je le sentais au fond de moi.. Je comprends pas le pourquoi, mais je comprends la cause, à présent. Cette ville… C’est un aimant pour les gens… Je soupirai de nouveau.Les gens comme moi.

Sa main devint une patte, munie de griffes. Elle m’expliqua que je ne devais pas avoir peur de ma nature, et elle m’assura pouvoir m’aider. Des siècles.. Bons sang ! Des siècles..
- Mes amis m’appelle Maf’ dit-elle en souriant et en me tendant la main.
Je lui souris, et l’aidait à se relever, profitant de sa main tendue. Jamais dans ma vie l’expression n’avait été aussi juste.

Elle m’expliqua ensuite que lorsqu’elle était sous sa forme de chat, je ne devait pas y substituer une image mentale de belle femme, et que je devais continuer à la traiter comme un chat, comme je faisais auparavant… Je ne savais pas si j’en étais capable, mais je lui signifiais que j’essayerai.
- Les loups ont besoin d’un point d’ancrage. Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi. Mais de la même manière qu’un humain a besoin d’un roc auquel s’accrocher quand sa vie bascule, tu as besoin d’une attache, d’un phare sur lequel te focaliser. Tu n’es pas de la meute de Ruby, mais comme tu travailles avec elle… je peux être ton émissaire, ta guide si tu le veux bien et si tu veux toujours de moi dans ce bureau. Je dois être celle qui te connait le mieux dans cette ville.
Je la regardai, ému. Tant d’émotions. Sa proposition semblait même déjà m’aider à diluer cette colère.

-merci.. J’ai… Ce feu qui m’a dévoré. Je le sens encore en moi. Il bouillonne. J’essaie de le diluer, de l’apaiser, de le diffuser dans mes muscles, mes veines. Mais il est encore la. J’en ai peur… Maf. Elle sourit à la formulation de ce prénom, et moi aussi.
-je n’ai jamais eu besoin d’aide de toute ma vie, je me contentai d’accorder ma confiance aux gens qui travaillaient avec moi. A l’armée, c’est essentiel. On ne demande pas d’aide, on compte sur les autres. Mais là, je suis totalement paumé. Je ne sais pas si je vais basculer ou non, mais merci, sincèrement..

On reprit ensuite les affaires courantes. Elle me donna des indications précieuses concernant le dossier sur lequel j’étais en train de travailler avec Fiona. Sourcils froncés, j’enregistrai les informations, faisaient les connections. Je pris quelques notes, les ajoutaient à mon dossier personnel, et commençait à cogiter. Comment présenter la chose à Fiona ? Et quoi lui dire pour que je puisse continuer à avancer avec elle tout en ne grillant pas la couverture de Maf.
Cette dernière me regardait, attentive. Elle semblait attendre des questions.
-bien.. J’ai une question. C’est quoi votre crème de beauté ? 5000 ans ! Elle éclata de rire, et moi aussi. C’était le but. Je ne voulais pas qu’une tension s’installe entre nous. J’avais besoin de temps pour digérer tout ce que nous nous étions dit, et j’allais aussi devoir parler à Ruby… Ce qui impliquait lui annoncer ce que j’étais devenu, ou ce que j’avais toujours été.

-plus sérieusement, si vous.. Si TU sais sur quoi je peux partir pour comprendre ce que je suis, je t’en serais reconnaissant. Qu’est-ce que ce monde renferme encore ? J’aimerai ne pas tout découvrir au dernier moment, j’ai l’impression d’être complètement à la traine, inutile. Il y a d’autres créatures, n’est-ce pas ? As-tu un moyen de m’aider à comprendre ce que je suis ?
Elle pris le temps avant de me répondre, devant sans doute choisir ce qu’elle pouvait me dire ou non.

Puis les gens commencèrent à arriver. Elle dû reprendre sa forme de chat, et il y eut un moment de flottement, alors que je m’asseyais sur mon fauteuil d’adjoint. Je le trouvai soudain étrange, comme si je n’étais pas à ma place dedans. Quelque chose manquait. Maf trottina sur le sol, puis bondit sur le bureau, me regardant… Je lui souris et lui fit signe de venir sur mes genoux. Les ronronnements me renseignèrent sur ce qui me manquait précédemment. Tout était parfait, de nouveau…


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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Mar 7 Avr - 13:33




Meow!


Nous étions là, assis sur le sol, le dos collé aux armoires de dossiers. L’aveu de ma nature et de mes responsabilités chamboulait Parrish alors qu’il était déjà lui-même en pleine déconfiture personnelle.

- Non.. je n’arrive de toutes façons pas à imaginer le petit chat noir commettre ce genre d’horreur.. C’est pas ça.. C’est juste que je ne sais pas quoi penser de la vérité suivante : en devenant ou plutôt en me révélant surnaturel, j’ai le droit à plus de confiance de la part des autres surnaturels ? Je ne vous en veux pas, à Ruby et toi.. vous, pardon. Mais je suis attristé de savoir qu’un humain ne mérite pas cette confiance… Humain… je n’en suis plus un, maintenant… L’ai-je jamais été ?

Je comprenais sa frustration. C’est un fait que l’on m’a souvent reproché. Tous ces mystères, ses secrets que l’on garde et réserve pour ceux qui peuvent paraitre comme une certaine élite, à ceux qui en sont exclus. J’essayai de partager avec lui ce qu’était ma vie et ma nature si atypique puisque je suis née humaine.

- L’Atlantide ? Sérieusement ?

Je hochais la tête. Mon ile natale avait fait couler tant d’encre et ne cessait d’exister dans le conte ou les films fantastiques. Parrish se libère de toutes ses questions, l’effarement de se trouver différent, de l’avoir certainement toujours été. Il a une peur viscérale de faire du mal sans le vouloir. Plus je l’écoute, plus j’ai envie de le prendre sous mon aile protectrice. Je me pose certes en aînée, mais comme peut l’être une grande sœur. J’ai perdu mon immortalité il y a quelque mois. Si dans les faits, j’ai schématiquement dégringolé de rang, perdant des pouvoir hors norme, j’accepte la nouvelle qui qui m’a été donnée. En tant que simple surnaturelle j’ai un rôle à jouer, plus humain et plus tournée vers mon environnement proche. Et si Ruby ne lui a rien dit, ce n’est pas pour lui cacher ce que je suis, mais un simple réflexe vis-à-vis de celle que j’étais avant : une sentinelle sur laquelle elle n’avait aucune prise. Ma nature féline me donne ce caractère indépendant qui me caractérise. Mon alpha ne s’en offusque pas et c’est pour cela qu’entre nous cela fonctionne.

- Bien.. J’ai une question. C’est quoi votre crème de beauté ? 5000 ans !

Je ris de bon cœur, l’humour est le meilleur remède contre l’angoisse.

- Pardonne-nous pour ne t’avoir rien dit. J’ai squatté ton bureau, mais c’était Ruby que je surveillais. Elle le savait et je ne voulais pas me faire trop intrusive. Si elle ne t’as rien dit à mon sujet, ce n’est pas par manque de confiance en toi, mais en moi. Je suis chat, elle louve, on s’entend mais le caractère dominant de notre animal est là et nous cohabitons comme tel.

J’étirai mes jambes et me grattais la tête. Cacher est un instinct, une question de survie. L’humanité n’est pas prête.

- Ruby te fait confiance et elle est heureuse que tu sois là, au courant et parfaitement capable d’assurer ce rôle qui était le sien et qu’elle ne va pas pouvoir gérer à cause de la future naissance. Je… je me sens bête en disant cela, mais j’espère pouvoir encore squatter ton bureau comme avant. Du moins jusqu’à ce que Ruby parte, après tu pourras me mettre à la porte.

Je parlais ensuite à Parrish d’un bestiaire. C’étaient Scott et Allison qui avaient mis la main dessus. Il appartenait à la famille Argent et s’enrichissait au fil des générations. Je l’avais en format informatique. L’ouvrage était l’équivalent de deux gros dictionnaires.

- Je ne sais pas si ton espèce y est, mais je suis certaine que tu finiras par savoir qui tu es. Je te propose de t’être un peu plus présente pendant le mois qui suit, pour déjà voir si tu es affecté par la lune, bien que cela m’étonne. Tu aurais dû en sentir les effets avant.

Du bruit dans le couloir me coupa la parole. Et avant de reprendre ma forme féline, je dis à Jordan qu’il pouvait préparer toutes les questions qu’il voulait sur moi, lui assurant que je tenterais d’y répondre avec le plus de franchise possible. C’était un peu une première pour moi. Erick avait tout su de ma vie dès notre premier contact comme moi de lui. Avec Ruby, j’étais encore sur cette réserve, elle me connaissait avant que je devienne immortelle. Parrish était en fait la première personne que j’abordais dans ma nouvelle vie. Cela changea ma manière d’être, de penser et de réagir.

Après quelles grattouilles de mon adjoint préféré, il fut temps pour moi de rejoindre le lycée pour mes cours. Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c’est que Miss FBI allait me mettre le grappin dessus… La journée passa Parrish finit par partie en mission avec Fiona. De mon côté, je lui laissai un message lui demandant de prévoir dans son emplois du temps un moment. Je souhaitais le confronter à un certain arbre dont le tronc était coupé, mais qui était loin d’être mort.

[HRP]:
 

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MessageSujet: Re: Buck l'encastré   Sam 11 Avr - 10:55

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