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 Looking for... [PV Dereck]

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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Looking for... [PV Dereck]   Sam 27 Déc - 14:21






Destin

Derek & Therence
Le battement affolé de son cœur rythmait un tempo allegro. C’est certain que lorsqu’un prédateur commence à vous parler de chaîne alimentaire, le sujet potentiellement comestible s’angoisse et commence à spéculer sur ses chances de survie. En d’autre temps et d’autres lieux j’aurai savouré cet ordre des choses et sa voix qui passa, le temps de quelques secondes, dans des aigus pas très virils, m’aurait tiré un sourire narquois. Je n’ai pourtant aucune envie de profiter de cette détresse passagère. Suis-je désabusé ? J’ai choisi de lui démythifier l’existence d’êtres comme moi. Est-ce tant pour le faire réagir, l’aider, ou bien une manière pour moi d’ouvrir une soupape ? En m’intéressant à Therence, n’est-ce pas moi que je vois dans ce garçon fier et carapacé ?

Déjà, pourquoi étais-je entré dans ce bar ? Endroit où habituellement je ne mets jamais les pieds. Si je « traîne », ce n’est pas dans ces lieux où les hommes regroupent leur mal-vivre. Non, l’endroit où j’allais errer et traîner ma misère était le cœur de cette forêt. Les animaux se cachent lorsqu’ils vont mal. Ils se terrent loin de tout, loin de tous. Alors oui pourquoi ce bar ? Je n’aime pas le mot « destin », son coté inexorable me révolte, me révulse. La vie ne devrait être qu’une question de choix. On ne devrait pas attendre ou subir son destin. On devrait simplement l’atteindre. Ce qu’il résulte de ce choix fait plus tôt dans la journée, est ma rencontre avec ce gars que normalement j’aurais fui. J’évite autant se faire se peut, les arrogants et autres petit malins de son genre. Pourtant j’avais accepté son jeu idiot… J’avais parlé de ce dont je ne parle jamais, j’avais parlé de moi. Ma lassitude est grande face au fardeau de mon passé et de mon avenir incertain. Il est une oreille attentive quand celles de mes proches se font sourdes…

Mon compagnon de soirée se ressaisit à nouveau et s’assit prudemment non loin de moi. Ce gars a du cran, beaucoup seraient partis en hurlant de terreur. Toutefois mon but n’est pas de lui faire peur, il semble l’avoir compris. Mais pour que Therence me sorte la vérité, sa vérité, je me dois de montrer la voie, celle de la sincérité sans fard. Je me mens encore à moi-même. C’est moi que je veux aider à travers lui, avoir la sensation d’être utile, d’être autre chose qu’un monstre, une erreur de la nature.

-J'ai pas besoin d'aide. Et même si j'en avais, je ne pense pas que tu puisses faire grand choses dit-il catégorique.

Il s’est conditionné à rejeter toute assistance, tout soupçon d’aide qui signifierait un besoin de sa part. Quelle vie a-t-il eut pour refuser ce que beaucoup espèrent sans jamais l’obtenir ? Je ne juge pas, j’aimerai seulement le comprendre.

- Je ne t’ai rien garanti. Juste que je pouvais éventuellement t’aider. Et quand bien même je ne pourrai pas faire grand-chose, le simple fait de parler de cela à quelqu’un pourrait t’éviter bien des tourments intérieurs. Une soupape…

Soupape, dispositif de protection contre les surpressions dans des ensembles soumis à pression…

Je sens sa colère et aussi son désarroi, ses sentiments se mélangent, s’affrontent, leur équation ne s’équilibre pas. Je l’ai déstabilisé, non par jeu, mais c’est la seule manière de percer sa carapace. Enfin il explose et expose sa frustration, sa spoliation.

-Tout ce que je sais, c'est que je suis né ici ! Je ne sais rien d'autres. Rien !

Je comprends alors une partie de ses réactions. Ne rien savoir, c’est comme avoir un gouffre au fond du cœur. D’un certain côté, Therence me rappelle Michaël. L’ami de Chad a aussi ce vide qui le mine. Et leur système de défense est sensiblement le même : la solitude, la non-confiance et le repli sur soi. Si Michaël a fini par faire confiance à Chad, Therence devrait pouvoir y arriver. Je ne prétends pas être cette personne, juste lui prouver qu’avoir une oreille attentive est un luxe inestimable.

-Je sais foutrement rien sur ce type, alors explique-moi comment tu pourrais être utile?! C'est quoi, tes super capacités ? T'es capable de...

Le voilà qu’il s’emporte, je lui jette un regard sévère. Qu’il modère ses propos, si j’ai gagné en patience depuis, celle-ci n’est pas non plus sans limite.

-... Rien ne dit qu'il soit d'ici ni qu'il y traîne. A moins que tu sois capable de déjouer les administrations, y a pas grand-chose à faire, reprend-il.

Le fatalisme… je ne vais pas lui reprocher ce trait de caractère que j’ai souvent eu. C’est le corollaire de la solitude, quand vous êtes seul et que personne ne se permet de vous sortir le nez de vos petites affaires. On a besoin d’aide extérieure pour prendre ce recul. Quelqu’un qui se permet de vous brusquer, quelqu’un que vous autorisez à cette intrusion. Stiles m’avait aidé en cela, moi continuellement le regard tourné vers mon passé, à enfin lever les yeux vers un futur.

Therence poursuit ses questions, il semble raisonner et penser à haute voix. Je laisse ses interrogations se tarir, puis lui explique ce que je suis, ma famille, mon monde. Je reste le plus factuel possible, mais mon ressentiment contre les chasseurs et leur fanatisme transparaît tout de même. Je lui explique quels sont mes « capacités ». Il semble effaré de ce que je lui conte, mais semble tout de même me croire.

- Si ton père vit à Beacon Hills, il y a une chance que je puisse t’aider. Mais je t’avertis que cela restera tout de même contraint au hasard d’une rencontre. Tu as une signature qui te caractérise toi et ta famille. Une odeur, pas celle de ta transpiration, mais de tous ce que ton corps émet en signaux tant électrique que chimique. C’est totalement imperceptible à un humain. C’est une sorte de sixième sens que possèdent beaucoup de carnivores. Chaque prédateur s’est adapté à son environnement. Les loups garou se sont adaptés à l’environnement urbain, à la concentration humaine.

Se cacher au milieu de la foule, subir leur bruit et leur parfum bon marché qui agressent mes sens. Là où la nature nous a dotés d’une grande puissance, nous sommes condamnés à subir la loi de cette armée de fourmis humaines. Le nombre fait la force.

- Toi et ton géniteur avait quelque chose en commun dans cette signature, si je le croise dans la rue, je pourrais le reconnaître. Et quant à se frotter à l’administration, j’ai un « beau-père » Sheriff et la mère d’un ami, infirmière à l’hôpital. J’ai moyen de contourner les voies classiques.

Je finis par me taire. Therence semble analyser les possibilités que je lui offre. Mais quelle est le degré de sa détermination ?

- Sais-tu ce que tu attends vraiment de cette rencontre ? As-tu imaginé cet instant ?

Je sais très bien que même s’il repousse mon aide, je ne pourrais pas m’empêcher d’être attentif à son « odeur ». Que se passera-t-il si je le trouve ?




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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Looking for... [PV Dereck]   Sam 27 Déc - 14:23


[b] Looking for answers[b]
Un loup-garou. On en entend parler, on en croise parfois même, de ces timbrés qui se prennent pour des vampires et autres abominations, sous prétexte qu'ils s'abreuvent de sang de poulet à la nuit tombé ou je ne sais quelle autre folies débiles. Mais là, je n'ai pas rêvé... Je l'ai vu faire... plus qu'une simple luminescence dans ses yeux, il a complétement changé de face et de voix, en une fraction de temps. Je ne crois pas en grand-chose, mais même si je préfère mettre cette mutation étrange sur le compte d'une transformation explicable en des termes scientifiques et rationnels, je ne peux qu'admettre que ce type tient quelque chose d'animal...

Je ne sais toujours pas si je ne délire pas un peu, mais je suis au moins certain qu'il aurait eu milles occasions et envie de me faire la peau sans s'être laissé tenter. Alors je m'assoie à ses côté pour poursuivre notre discussion.
Je décline son aide. J'en ai déjà dit plus que je n'aurais jamais accepté. Il ne s'est pas moqué, il ne m'a pas pris en pitié, pas même interrogé ou imposé de stupides conseils, mais ça ne change rien au fait que cette histoire ne concerne que moi, et que je veux mener mes recherches seul, à ma manière. De toute façon, ce n'est pas comme si j'étais moi-même capable de l'aiguiller...

- Je ne t’ai rien garanti. Juste que je pouvais éventuellement t’aider. Et quand bien même je ne pourrai pas faire grand-chose, le simple fait de parler de cela à quelqu’un pourrait t’éviter bien des tourments intérieurs. Une soupape…

-... Quoi?

Mais pour qui il se prend. Un psy?! En parler à quelqu'un, il pense sérieusement que j'ai besoin de parler?! Bon sang, mais il ne comprend pas que c'est justement là le problème! Je ne veux pas parler, parler de ce mec, de mon acharnement à lui tomber dessus, c'est justement le risque de le faire fuir, de tout faire foirer! Je n'ai rien à dire! Rien!!!

Je m'emporte. Il avait su converser avec tact jusque-là, je ne me suis pas rendu compte avec quelle finesse il réussissait à me faire parler, mais soudain, je m'insurge contre ses conseils à la noix. De quel droit se permet-il seulement de juger ce qui est meilleurs pour moi? Et puis non, je ne peux rien dire, pour la simple raison que je n'en sais pas assez pour en parler. Quant-à son aide, ce n'est même pas la peine d'y penser. Ce type qu'il prétend avoir une chance de pouvoir trouver, peut-être est-il actuellement à l'autre bout du pays, si ce n'est du monde. Peut-être même qu'il y est depuis longtemps, trop pour que j'ai quoi que ce soir à foutre encore ici...

Je me calme, peu à peu. Le silence s'installe parfois, me laissant tasser mes confessions, digérer ses révélations et méditer à mes interrogations. Derek pourrait parler lui aussi, en profiter pour m'imposer sa présence, ou me reprocher légitimement mes colères. Mais il reste calme, stoïque... Je n'en prends pas vraiment conscience, mais cette quiétude m'apaise.

Je l'interroge. Sur sa nature, sur sa famille, ces chasseurs... Je l'écoute attentivement mais avec encore trop de scepticisme. Ce n'est pas que je ne crois pas en ces histoires, je l'ai vu, et même si la sincérité ne se sentait pas jusque dans ses mimiques, je ne lui trouverais aucun intérêt d'affabuler. Mais il m'explique l'existence d'un univers qui me dépasse... je crois qu'il me faudra un peu de temps avant de comprendre vraiment et pleinement accepter tout ce fatras. Cependant, à mesure qu'il me décrit ce monde étrange, ses paroles se tordent en formes étrangement familières dans mon esprit. Le puzzle me paraît enfantin, bien trop évident pour être juste... mais ne peux décemment pas déconsidérer cette analogie...
Je n'écoute plus ce qu'il dit, je réfléchis, quand le mot me percute naturellement et ravive mon attention.

- Si ton père vit à Beacon Hills, il y a une chance que je puisse t’aider. Mais je t’avertis que cela restera tout de même contraint au hasard d’une rencontre.

Un rictus cynique m'échappe. Le hasard...

-Je ne crois pas beaucoup au hasard, seulement en mes capacités.

Et si les siennes s'en tiennent à ça, alors aussi borné soit-il à m'aider, je n'irais pas bien loin...

-Tu as une signature qui te caractérise toi et ta famille. Je plisse les sourcils. C'est déjà plus sérieux qu'une rencontre de bonne fortune, je veux comprendre. Une odeur, pas celle de ta transpiration, mais de tous ce que ton corps émet en signaux tant électrique que chimique. C’est totalement imperceptible à un humain. C’est une sorte de sixième sens que possèdent beaucoup de carnivores. Chaque prédateur s’est adapté à son environnement. Les loups garou se sont adaptés à l’environnement urbain, à la concentration humaine.

J'ai presque faillis y croire, mais c'est plus fort que moi. Quand le loup explique que ce flair est l'apanage des gens de son espèce, un « sixième sens », « imperceptible à un humain », le doute reviens et me provoque une mine moqueuse et désabusé. Évidemment! Quoi de plus crédible qu'un super pouvoir invérifiable! J'ai presque envie de lui répondre que moi, je vois les morts, mais que manque de bol, je suis le seul à pouvoir communiquer avec eux.
Dans le fond, je sais que ce type est sérieux. Qu'il ne se fou pas de moi, mais... ça m'énerve de ne rien avoir de plus concret.

- Toi et ton géniteur avait quelque chose en commun dans cette signature, si je le croise dans la rue, je pourrais le reconnaître. Ouais. J'accepte sa vision de la chose sans m'y accrocher. Et quant à se frotter à l’administration, j’ai un « beau-père » Sheriff et la mère d’un ami, infirmière à l’hôpital. J’ai moyen de contourner les voies classiques.

Je l'interroge du regard, savoir s'il n'exagère pas, puis je triture le revers de mes dents et ferme les yeux en riant doucement de moi-même. Je ne peux que l'admettre à ce moment-là, je ne cesse de me chercher des excuses pour refouler son secours depuis le début. Manque de chance, en plus d'être un limier version presque humaine, il a semble-t-il quelques relations réellement susceptibles de pouvoir m'aider. Je voudrais trouver de quoi refuser, encore, mais pour la dernière proposition, je ne trouve plus rien à redire.

Le silence se fait roi à nouveau. Il a la capacité de renifler l'odeur de mon père, dit-il. J'ai du mal à admettre cette idée.

-Je ne compte pas attendre que la chance me sourit et qu'un loup-garou détecte une odeur pour le retrouver. Songè-je à haute voix. Le ton n'est pas insultant, juste réaliste. J'ai perdu trop de temps à remuer ce manque pour être capable de patienter encore.

L'administration... je repense à ces documents que je recherche, à mon passage raté à l'hôpital. Lui, il a la possibilité de me donner l'accès à ces informations, sans avoir à me battre contre les procédures traitresses et interminables. C'est tentant, c'est même un portail qui s'ouvre sur le chemin fourbe que j'arpente. Mais ça ne veut pas dire que j'accepte. L'idée qu'un tiers se mêle de mes histoires, que je serais en parti dépendant de lui pour avancer...

- Sais-tu ce que tu attends vraiment de cette rencontre ? As-tu imaginé cet instant ?

A ses mots, je sors de mes rêveries, analyse rapidement et tourne lentement mon visage.

-... Si j'ai imaginé cet instant?...

Un sourire en coin m'apparait, je crois que mes iris sombres pétillent d'un feu lourd d'évidence.

Imaginer. Imaginer, c'est tout ce que je peux faire. Alors si j'ai imaginé cette rencontre?

-Tellement de fois que je ne pourrais jamais les compter.

Sa question me fais presque rire tant elle me paraît naïve.
Enfant, milles scénarios s'imposaient déjà à moi. Un toquement à la porte, le jour de mon anniversaire, et un inconnu avec un cadeau en main à mon intention et qui se présenterait comme étant mon « papa ». Une voiture garée près de la sortie de l'école, un type avec mes traits qui s’éloigneraient et ignorerait mes appels après s'être fait surprendre.
Bien sûr, en grandissant, les fantasmes de gosses ont évolués. Les silences maternels couplé à une visions plus mâtures m'ont inspiré d'autres cas de figures. J'ai fini par comprendre que ce père n'était pas à peindre de blanc ou de noir, mais d'une infinité de nuances de gris. Que si je voulais avoir une chance de le voir un jour, je ne devrais pas attendre une trouvaille fortuite ou que l'inconnu vienne à moi, mais que je devrais chercher, aller à sa rencontre comme le poursuivre, et m'attendre à toutes les réactions...
J'humecte mes lèvres, perdu dans le paysage forestier. De cette rencontre...

-...J'attends des réponses.

Qui est-il? D'où est-il, quel genre d'homme, pourquoi? Tellement de pourquoi. Pourquoi est-il un inconnu dans l'équation de ma vie, pourquoi n'ai-je jamais eut aucun signe de lui, pourquoi ma mère s'est t-elle montrée si réservée à son sujet? Est-il fautif, est-il victime, ais-je la moindre importance à ses yeux, l'ai-je eut un jour?... Y a t-il une infime possibilité de construire quelque chose?...

Je colle mes lèvres sur le revers de mes mains entrelacées, accoudé à mes genoux. Mes yeux vacilles dans l'obscurité qui me fais face.

-J'y ais très sérieusement pensé. répondis-je concrètement à sa question. Si c'est... un type crédible... s'il à ses raisons, s'il est fiable, excusable, que je suis en mesure d'accepter ses explications, ce qu'il est, ses considérations envers moi... alors je suppose que ça pourra bien se passer.

Que je pourrais vivre cette vie avec un père que j'ai longtemps imaginé. Au moins que j'aurais l'espoir, la possibilité de bâtir quelque chose avec lui, même si je dois me montrer patient peut-être, chercher à apprivoiser cet étranger, si ce n'est, dans le cas le plus regrettable, faire définitivement mon deuil de cette relation tant rêvée.

-Mais... parce qu'il y en un mais, et que je suis lucide. S'il s'avère que ce type est un lâche... un minable, un s*lop, s'il à abandonné pour une vie égoïste, s'il à consciemment oublié, si jamais il a fauté, s'il ne mérite que mépris... Je ricane, haineux. Alors je lui ferais regretter.

Pour le mal qu'il aura put faire, comme je n'exclue pas le fait que ma mère ait put souffrir, comme je n'omet pas la possibilité qu'il nous ait préféré une autre vie, une autre famille, comme je suis prêt à découvrir être le rejeton d'un criminel ou que sais-je. Justement, je ne sais rien. Je peux descendre de l'ange comme du diable. Ou d'un homme tout ce qu'il y a de plus pathétiquement humain.

-Je veux comprendre avant tout. Et je ne suis pas assez c*n pour m’embourber dans de stupides espoirs, si c'est ce que tu imagines.

Je prend une longue inspirations. Je me sens bizarre, mettre des mots sur ces pensées qui remues inlassablement dans ma tête et dans mes tripes, dans un silence assourdissant, me surprendre à excuser verbalement, et de la rancune sévère que je pourrais réserver à cet homme, c'est un peu comme si j'étais poussé à jouer la scène devant un spectateur, à... expier un peu de cette mélasse d'émotions secrètes. J'ai du mal à l'admettre, mais même si mes mains tremblent, que j'ai une boule dans la gorge, ça ne me fais pas que du mal. Au contraire...

Mais ça m'embarrasse malgré tout. Pourquoi je me retrouve à parler de mes craintes et mes espoirs à ce type?! Je ne crois pas en l'altruisme. Si Derek me propose son aide, c'est qu'il y trouve forcément un intérêt. Je pose un regard soupçonneux sur lui.

-Pourquoi tu fais ça? Qu'est-ce que ça t'apporte?

Je ne suis rien de plus qu'un type, rencontré dans un bar, qui l'a un peu provoqué et qui au bout du compte a avoué courir après un paternel méconnu. Mes réponses auraient put lui suffire, mais il va jusqu'à me proposer son aide. Quel intérêt pour lui de s'impliquer là dedans? Je le scrute et un souffle moqueur mais franc m'échappe.

-C'est pas en te mêlant des histoires des autres que tu la trouvera, ta paix!


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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Looking for... [PV Dereck]   Sam 27 Déc - 14:26







La question prime
sur la réponse


Derek & Therence
Il est encore plus facile de juger de l'esprit d'un homme par ses questions que par ses réponses.
G. de Lévis


Qu’est-ce qui me prenait soudainement ? Où pouvais-je trouver la certitude que Therence ne me dénoncerait pas à quelques autorités que ce soit ? Avec mon imprudence je pouvais parfaitement finir à Echoes House ou dans un quelconque hôpital d’état si ce n’est de l’armée. Depuis quand je devenais bavard sur ma personne ? Et surtout pourquoi ce mec, ce gamin totalement imbu de lui-même. Mes actes de cette dernière heure me laissaient dans l’expectative la plus complète.

Qu’en avais-je donc à faire de ce mioche à peine sorti de l’enfance qui cherche après son géniteur ? Mais les mots étaient sortis de ma bouche, comme animés de leur propre volonté. Je lui avais proposé mon aide. Mais à quoi je jouais ? Au justicier solitaire ? Qu’en attendais-je en retour ? Surtout depuis quand j’attendais quelque chose des autres ?

… depuis Stiles. Cet autre gamin m’avait remué la cervelle et le cœur. Vivre pour les autres et non plus pour soi-même, voilà le changement qui était en train de s’opérer dans mon cœur et dans ma vie. Cela ne se faisait pas sans heurts. Mon histoire personnelle m’avait fait dresser autour de moi, une forteresse inexpugnable. Je m’étais enveloppé d’une chape de méfiance et j’avais blindé mon cœur contre toutes velléités de sentiments. Lorsque j’y repense, je comprends comment Stiles a réussi là où les autres ont échoué. Contre mes barrières d’acier, il avait usé de sa fragilité, de ses faiblesses et de son altruisme. Il était entré dans mon cœur en douceur, m’entourant d’une chaleur nouvelle, et d’une présence dont je ne pensais pas avoir besoin.

Alors que Therence ruminait mes propos, je voyais aux tressautements de son visage qu’il menait une furieuse lutte intérieure. J’esquissai un sourire en coin, car cet adolescent en crise assis à mes côtés, c’était tout simplement moi. J’avais l’impression de regarder dans un miroir. Un miroir qui me montrait un passé pas si ancien. L’arrogance, la fierté et cette autonomie qu’on brandissait comme un drapeau. Therence était à mon image. Il avait ses propres démons qui n’en n’étaient pas moins importants que les miens.

-Je ne compte pas attendre que la chance me sourit et qu'un loup-garou détecte une odeur pour le retrouver.

Sa réponse claqua comme une sentence. Son regard s’embrasa lorsque je lui demandai ce qu’il attendait de cette rencontre. Il avait certainement dû se faire une multitude de scénarii. Quand on n’a rien, l’imaginaire comble les manques avec ses propres chimères. Le pire comme le meilleur peuvent en sortir. Mais cela ne restera qu’une vue de l’esprit, un rêve vain ou un souhait angoissé d’un futur meilleur.

-...J'attends des réponses.

Je secouai la tête, encore cette phrase. Comment lui faire comprendre que la solution n’était pas dans la réponse qu’il attendait, mais dans les questions qu’il se posait. Si sa quête était légitime, il ne devait pas en oublier de vivre. C’est bien l’erreur que j’ai faite, totalement obnubilé par le passé, j’en avais oublié de regarder devant moi. Je me trouvai bien mauvais conseillé. Si je pensai pointer son mal être, je n'étais pas psychologue et ne prétendais pas en avoir les qualités.

Je réfléchis à ce qui avait été le déclencheur. La présence de Stiles, celle de Scott aussi. Ils ne m’avaient forcé en rien. A un moment nous avions mis nos misères personnelles dans le même bocal. Non pour se faire plaindre, mais juste avec ce sentiment que le partage et la présence de l’autre allège ce fardeau qui nous écrase lorsqu’on est seul. Therence a raison, la chance que je croise son père est infime et liée à tant de paramètres que le résultat tend plutôt vers le zéro. Il n’aura peut-être jamais sa réponse, par contre il doit trouver qui il est et ce qu’il est. Pour cela, il devait s’accrocher quelque part, tisser des liens non éphémères. J’évoluais doucement parce que Stiles, Scott et les autres étaient tout simplement là. Nos relations ne sont pas monnayables, ni quantifiables, elles sont, point. Therence était encore dans ce système d’équivalence, de quote-part et de quantité. "Combien mon père doit me donner d’amour pour racheter la solitude que j’ai subi ?" "On doit me donner mon dû d’affection et d’attention et payer sa faute."

- Si les miens sont morts, c’est par ma faute et mon aveuglement. C’est moi qui ai introduit le ver dans la pomme. Le poids de cette culpabilité est indicible. Pourtant mes sœurs et mon oncle m’ont pardonné bien longtemps avant que moi-même je ne me pardonne.

Je soupirai et lèvai les yeux pour apercevoir les étoiles qui brillaient entre les branches des arbres. Je me sentais maladroit dans mes propos. J’énonçai des banalités qui étaient pourtant si vraies. Le monde moderne nous abreuve de ces phrases toutes faites, que l’on ne sait plus parler, ni écouter d’ailleurs.

- La colère peut être un bon moteur si par ailleurs on a un point d’attache solide. Sinon, on se noie en elle. C’était ce sentiment qui avant me permettait de rester humain et de calmer l’animal qui sommeille en moi. Maintenant mon point d’ancrage est une personne. Tu peux penser que ce n’est pas fiable, que les sentiments humains sont versatiles. C’est vrai, pourtant c’est l’ancre la plus solide que je n’ai jamais eu.

Je me tais un moment pour rassembler mes pensées.

- Tu dois, toi aussi, te créer cet ancrage. Il te permettra d’avancer et de faire face à ce que tu trouveras ou pas.




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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Looking for... [PV Dereck]   Sam 27 Déc - 14:27


[b] Anchor
[b]
Comprendre. C'est ce que je souhaite. Découvrir le pourquoi de ma vie, à travers les motivations ou événements qui ont amenés cet homme à manquer. Je ne suis pas idiot. Les rêves d'enfants se sont évanouis il y a longtemps, j'ai conscience des milliers de raisons qui peuvent expliquer cette absence, des nombreuses aboutissements d'une rencontre avec cet inconnu. Je pourrais avoir à faire à un minable scélérat dont la seule bénédiction aurait été celle d'avoir un fils et le voir grandir, comme je pourrais trouver un père de famille épanouis, qui aurait relégué à l'oubli une erreur de jeunesse. Oui, mon esprit est ouvert à toutes les éventualités. Mais concrètement, que ferais-je si je le rencontrais? J'aime croire que je m'adapterais. Cependant, aussi nuancées puisse être ses raisons et mes tolérances, je ne me vois pas dire simplement amen. Je me ferais patient s'il le faut. Mais s'il me blesse, alors je lui ferais gouter à ma rancune.

- Si les miens sont morts, c’est par ma faute et mon aveuglement. Derek. Il est resté silencieux et attentif le temps de mes réflexions, une oreille discrète. J'écoute à mon tour. C’est moi qui ai introduit le ver dans la pomme. Le poids de cette culpabilité est indicible. Pourtant mes sœurs et mon oncle m’ont pardonné bien longtemps avant que moi-même je ne me pardonne.

Je considère sans mot la culpabilité du loup, interrogé sur le rôle qu'il à bien put joué dans cette tragédie familiale. Je me prend à éprouver un presque soulagement à ce qu'il soit excusé par les siens, mais mon front se plisse rapidement et je darde méchamment sur sa face levée au ciel. Je croyais qu'il trouvait là le moment de justifier ses vieilles fautes, mais je comprends que cette confidence m'est directement adressée. Cherche-t-il à ce que je modère mes colères? Défend t-il les erreurs d'un homme, sans même les connaitre, sans même LE connaitre?! Je n'accepte pas. Il me demande de me montrer indulgent avec un type qui à peut-être commis des actes irrémissibles, comme instigué je ne sais quels ignobles forfaits, comme détruire des vies, comme un crime dont je pourrais bien être le fruit. Jamais je ne pourrais pardonner quelqu'un qui souillerait mon existence. Quelqu'un qui offenserait mes espérances...

- La colère peut être un bon moteur si par ailleurs on a un point d’attache solide.

Je me fais plus mauvais encore qu'il pointe cette émotion, mais perplexe. Il ne dénigre pas ma colère?

-Sinon, on se noie en elle. C’était ce sentiment qui avant me permettait de rester humain et de calmer l’animal qui sommeille en moi. J'en apprends plus sur sa double nature... Maintenant mon point d’ancrage est une personne. Je cille. Tu peux penser que ce n’est pas fiable, que les sentiments humains sont versatiles. C’est vrai, pourtant c’est l’ancre la plus solide que je n’ai jamais eu.

Je ris de sa dernière réplique, approuvant la difficulté qu'il énonce à pouvoir ce fier aux sentiments. Il me laisse confus. La colère peut-être un courant efficace, mais une source trop dangereuse pour être exploitée sans une attache ferme. Attache qu'il me présente comme une incarnation. Mais ça ne me parle pas. Moi, ce n'est pas la colère qui me pousse de l'avant, c'est ma détermination à comprendre, à combler le vide, à retrouver ce qui m'est naturellement du! Il ne me balance pas un précepte pré-écris, je sais qu'il me parle de lui, de sa propre expérience, mais je ne suis pas une anomalie naturelle qui porte deux visage et doit gérer sa bestialité, moi! Je ne veux pas qu'il me compare à lui, je ne comprends pas son charabia, je ne veux pas.

- Tu dois, toi aussi, te créer cet ancrage. Il te permettra d’avancer et de faire face à ce que tu trouveras ou pas.

Je ne peux que considérer ses propos, méfiant, fâché, mais réfléchi malgré tout. Un ancrage. Quelqu'un sur qui compter pour avancer plus surement. Je l'observe. Est-ce qu'il essaie de se proposer comme tel? Lui, ou quelqu'un d'autre, il veut me faire accepter une aide, une bouée de secours pour éviter de me noyer.
Je remue mes pensées dans le silence.

-Tu as raison. fini-je par lâcher. C’est l’ancre la plus solide que TU n’aies jamais eu.

Je clos le sujet d'un ton calme mais un regard ferme et sans appel.

Je n'ai besoin de personne pour progresser. Lui, ou qui que ce soit, ça ne changerait rien. Je n'ai rien à voir avec ce type, je n'ai pas besoin d'une perche pour me tempérer ou me soutenir, juste une boussole pour me guider, mais pour ça encore, je sais que j'arriverais à me débrouiller. Les pistes, je les trouverais de moi-même, sans attendre après des dons extraordinaires ou un piston qui impliquerait, je n'en doute pas, d'étaler un peu plus mes motivations. Non, ses conseils ne me concernent pas, comme il l'a si bien dit, les sentiments humains ne sont qu'artifices et conditions, le calculateur que je suis est bien le mieux placé pour le savoir. Je ne veux rien attendre de personne, je me suffis amplement. Et ma colère, ou quoi que ça puisse être d'autre, je saurais la dompter sans me laisser avaler. Qu'il m'en croit capable ou non.

Le silence me semble pâteux. Un frisson me rappelle, l'air frais échappe à l'atmosphère qui m'étouffe. Je reprends conscience du temps et de l'espace qui nous entoure, et la fatigue me tombe comme une enclume. Depuis combien de temps somme nous assis là, à parler? J'en ai oublié ce que je fais ici. C'est vrai, une stupide provocation devant un verre au bistrot. Le jeu dans lequel nous nous étions lancé à pris fin, le cour des choses nous à fait chacun aussi perdant que gagnant. Enfin, il me semble.
Je crains que le silence ne soit fragile, je n'accepterais pas de nouveaux commentaires sur cette histoire d'ancrage ou je ne sais quoi. Je me lève, enfouis les mains dans les poches de ma veste, et je les toise, lui, sa bicoque en ruine qui me triture de l'intérieur, et la foret alentour pas moins accueillante.

-Je ne sais pas si les gens de ton espèce profite de la nuit pour sortir chasser ou s'adonner à je ne sais quelle autre passionnantes activités, mais moi, j'ai envie d'aller pioncer.

Ce que je hais dépendre des autres. Je n'ai pas encore de véhicule, mais cette situation me motive à me décider rapidement. Quand je le vois se lever, je me rend jusqu'à la voiture et m'y installe en réprimande un gros frisson. Me rendre compte que j'aurais squatté ce décor digne d'un film d'épouvante pour une séance gratuite de psychanalyse, ça me répugne pas mal.

Je reste silencieux durant une partie du trajet. Je regarde le paysage ombrageux que dessine la lune mangée par quelques nuages. Je songe à mon père, à Derek, à ma vie, à la sienne, au loup, aux monstres de film d'horreur et au masque de chair qu'il peut revêtir à volonté.

-Cette ancre, cette personne qui régule ta colère. C'est ce fils de shérif?

Je sais déjà que j'ai raison, mais je veux juste l'entendre. J'hésite, je ne veux pas relancer le sujet, seulement comprendre.

-Tout à l'heure, quand je t'ai demandé comment tu pouvais être sur de ses sentiments envers toi, c'est là que tu m'as embarqué.

Je ne fais que relever la chose, lorgnant sur lui à la recherche d'une réaction. Je ne prétend pas qu'il ai embrayé sur son passé tragique pour fuir, mes insultes ont pas mal influer sur le cours de la soirée. Mais je le soupçonne quand même d'avoir évité cette question...
Non. En fait, je crois plus qu'un reproche, je veux avoir sa réponse. Comment peut-il être si confiant, lui qui aurait pourtant toutes les raisons de douter d'autrui? Comment peut-il seulement avoir confiance en lui même après ce qu'il prétend avoir engendré de malheur? Lui qui est double par nature?...


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MessageSujet: Re: Looking for... [PV Dereck]   Sam 27 Déc - 14:28






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Derek & Therence
Le cheminement de cette rencontre improbable se fait sinueux et contournant. J’ai pris Therence à son propre jeu d’action et vérité. Mes capacités m’ont bien évidement aidé à le mettre en défaut. Et si cette minable victoire m’a satisfait que le temps de le dire, mon plaisir est vite retombé. Était-ce de l’empathie ? Mais je ne prenais en fin de compte aucun plaisir à moucher ce prétentieux. J’avais donc lâché, avouant mon propre désarroi. L’aveu soulage et libère cette tension qui s’accumule en nous, pouvant dans certains cas, atteindre des seuils dangereux.

Si je l’avais conduit jusqu’au manoir, c’était pour provoquer chez lui cette ouverture de soupape si salutaire à l’âme et au cœur. J’avais dû aller jusqu’à lui montrer ma vraie nature, l’animal que je suis pour qu’il cède ses dernière défenses. Il lâche le centre de ses préoccupations comme on lâche une bombe. Le sujet est lourd et sensible. Quand il s’aperçoit du questionnement où je veux le mener, je sens qu’il s’insurge. Je ne suis pas dans ses pensées et heureusement car cela doit être un beau tumulte. Il se cabre comme cheval sauvage, fier de son indépendance de pensée, heureux de sa solitude ?

- Tu as raison. Finit-il par lâcher. C’est l’ancre la plus solide que TU n’aies jamais eu.

Je suis surpris qu’il ne me contredise pas. Qu’il ne cherche pas à démolir mon argument et la pérennité de mon point d’ancrage qui se base tout de même sur un jeune hyperactif sujet à des crises de panique. Therence vient de relâcher un peu de lest. Je laisse le silence reprendre son règne dans ce paysage sordide, juste éclairé par les phares de la voiture. J’ai mis un grain de sable dans la belle tête de ce jeune homme. Je ne suis pas du genre de ceux qui s’acharne à démontrer qu’ils ont raison. Comme il vient de le dire, je ne suis certain que de ce qui me concerne. Il serait prétentieux de ma part de penser lui montrer le bon chemin. Je peux juste lui dire que des chemins existe, à lui seul de trouver celui qui lui convient le mieux.

-Je ne sais pas si les gens de ton espèce profite de la nuit pour sortir chasser ou s'adonner à je ne sais quelle autre passionnantes activités, mais moi, j'ai envie d'aller pioncer.

- Je chasse comme toi au super marché ou au restaurant. Et la nuit je dors aussi.

Je me lève et frotte l’arrière de mon jean de la poussière qui le macule. Sans un mot nous rejoignons la voiture. Je ne sais pas si je le reverrai un jour, bien que Beacon Hills ne soit pas une si grande ville que cela. Je l’ai ébranlé dans ses certitudes, pas sûr que le loustique provoque une nouvelle rencontre.

- Cette ancre, cette personne qui régule ta colère. C'est ce fils de shérif?

La voix de Therence rompt le silence. Je lui réponds sans quitter la route des yeux.

- Oui.

-Tout à l'heure, quand je t'ai demandé comment tu pouvais être sûr de ses sentiments envers toi, c'est là que tu m'as embarqué.

Sa question me dérange, elle touche un point sensible. Je reste silencieux un moment, non pour éluder mais pour réfléchir à ma réponse. Cela me demande une telle ressource de concentration que je me gare doucement sur le bas-côté de la route et coupe le moteur. Je jette un œil à mon passager lui faisant comprendre que j’ai entendus sa question derrière son affirmation. Je pense à Stiles. Nous traversons un moment difficile et délicat. Comment être certain des sentiments de l’autre ?

- On n’est jamais certain à cent pour cent. Pourtant quand il me regarde, pour moi je sais que c’est lui et personne d’autre. Je… c’est ce que l’on appelle l’imprégnation chez un loup et c’est censé être réciproque. Mais je te l’accorde, l’âme est ainsi faite à certains moments on doute. On doute d’être suffisant pour l’autre, ou d’être le meilleur choix. Me côtoyer, c’est se mettre en danger, c’est entrer dans mon monde.

Je me tais un moment et remet le moteur en route.

- Je crois qu’il faut accepter de ne pas tout maitriser, accepter cette part de risque, celle de souffrir pour pouvoir aimer et être heureux.

Je secoue la tête et me trouve soudainement ridicule. Je regarde de nouveau Therence et lui demande à quelle adresse le conduire.


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MessageSujet: Re: Looking for... [PV Dereck]   Sam 27 Déc - 14:31

Crédit image : Wise one wolf © Laurie Pace http://fineartamerica.com/featured/wise-one-wolf-painting-laurie-pace.html

[b] Wolf [b]
Un ancrage. Une bouée de secoure, un refuge. Je ne sais pas ce qu'il en est de lui, mais moi, je n'en ai pas besoin. C'est mon choix, ma certitude, je me suffis à moi même. Quitte à ce que je sois la propre source de mon assurance, comme la colère ou toute autre état si je devais vraiment admettre m'accrocher quelque part. C'est au moins une attache plus sûre qu'un esprit incertain.

Je ne changerais pas d'avis, je ne suis pas prêt à y réfléchir d'avantage, alors je mets un point final à cette conversation en signalant implicitement que c'est de SON expérience dont-il me parle. Pas la mienne. J'aurais put lui rire au nez, me moquer avec impertinence de ses accroches stupides, débattre pendant longtemps de la tromperie humaine. Mais je n'éprouve aucune envie à démolir ses croyances, une part de moi s'y refuse peut-être même sensiblement. Je veux juste qu'il me foute la paix avec ces idées-là, c'est tout.
Derek ne réplique rien, acceptant sagement la sentence. S'il est peut-être appelé à d'autre affaires propre à son espèce, je propose de rentré en ville, parce que moi je fatigue sérieusement.

- Je chasse comme toi au super marché ou au restaurant. Et la nuit je dors aussi.

Sa bêtise me provoque un micro sourire, surement un relâchement due à la fatigue. Je grimpe dans la voiture, pensif sur la soirée qui s'achève doucement. Sur la route, je parle à nouveau. Je ne veux plus entendre parler de moi, de mes soucis, de ces conseils censés m'aider. Mais je veux qu'il m'en dise plus, lui. J'ai besoin d'explication, qu'il éclaire cette étincelle qui dérange mes perceptions intérieures. Qu'il me dise comment lui, arrive à être si confiant en l'autre.

- Oui.

C'est bien ce Stiles, c'était évident. Lorsque je lui fais remarquer comment il ne m'a pas donner de réponse plus tôt, je ne le quitte pas des yeux, je traque la moindre mimique. C'est toujours le même faciès froid et indéchiffrables, mais son silence le trahis. Compte t-il s'en tenir au mutisme? Est-ce que j'ai touché à ce point une question difficile? Ne me déçois pas Derek, tu as répondu à plus dur que ça...

Nous ralentissons en nous engageant doucement sur le bord du chemin. Je ne le quitte toujours pas du regard, tenace, et celui qu'il me renvoie calmement me laisse comprendre qu'il compte bien parler.

- On n’est jamais certain à cent pour cent. Pourtant quand il me regarde, pour moi je sais que c’est lui et personne d’autre.

Je plisse des sourcils. Il me parle de sa ça comme on parle de l'amour des contes de fées, un sentiment qui se ressent de manière inexplicable et se lit à travers l'âme, aussi facile à déblatéré que ses supposés capacités lupines. Mais avec une lucidité bien réaliste cependant. L'incertitude.

-Je… c’est ce que l’on appelle l’imprégnation chez un loup et c’est censé être réciproque. Imprégnation... le terme me paraît barbare, je n'oublie pas que j'ai à faire à un animal. Mais je te l’accorde, l’âme est ainsi faite à certains moments on doute. On doute d’être suffisant pour l’autre, ou d’être le meilleur choix. Me côtoyer, c’est se mettre en danger, c’est entrer dans mon monde.

Je cherche des réponses et je me prends à partager ses craintes. De la à parler de... compassion? Je préfère éviter de mettre un terme sur ce sentiment, mais le loup me paraît fragile, et sa manière de voir les choses... je me rends compte que si l'on parle bien d'un même sujet, nos pensées divergent diamétralement. Là où je me méfie spontanément de la sincérité d'autrui, lui m'évoque sa peur de ne pas convenir, de ne pas être assez bon pour les siens. Je me sens étrange, un peu honteux de mon égocentrisme permanent, et d'avoir pris ce type pour un roc insensible.
Il évoque encore le danger qu'il y a à le fréquenter, et cet avertissement me pince fermement.

Ce n'est pas une énième plainte coupable à propos de ses proches qu'il laisse filtré, consciemment ou non, c'est une menace qui me concerne désormais. La voiture repart sous les commandes du fauve, le silence berçant mes pensées. Il à beau s'être ouvert ce soir, il persiste à se replier. Comme une huitre craintive qui se ferme au moindre contact. Je ne dis rien, mais mon cerveau fulmine. Le danger ne me fais pas peur, et de toute manière, j'ai déjà posé un pied dans son monde, c'est lui qui m'en a ouvert la porte par cette virée dans son ancienne demeure. Alors désolé mec, tu peux essayer de me foutre la trouille pour te protéger ou éviter le risque de faire une victime supplémentaire, je ne compte ni fuir cet univers, ni te fuir sous prétexte que je serais susceptible d'y laisser quelques cheveux.

Je ne mesure pas les dangers dont il me parle, je n'y crois pas vraiment en fait. Des chasseurs, des proches disparus... Hors mis un scénario macabre qui me ramène un frisson, et l'idée encore saugrenue que parmi la population d'apparence ordinaire peut se cacher des bêtes sauvages, ça ne me touche pas. De toute façon, je m'imagine mal être mêler à ces histoires, ce type et moi on se connait à peine, et surement pas assez pour m'attirer des emmerdes dont il serait la cible.
Je me masse le front. Ces histoires me dépassent. Je reviens mollement sur lui quand il reprend la parole.

- Je crois qu’il faut accepter de ne pas tout maitriser, accepter cette part de risque, celle de souffrir pour pouvoir aimer et être heureux.

Je considère longuement sa réplique, confus. Lâcher prise, accepter de se perdre et se faire mal pour connaître le bonheur... Il hoche de la tête, désabusé par sa propre niaiserie. Mais il ne se rend pas compte, combien cette réponse me parle avec sérieux. Mes paupières se perdent dans le vide tandis que je préfère la vision du paysage défilant que celle de l'homme à mes côtés.

Ce dont il me parle me paraît inconcevable, et j'en aurais surement rit avec dédain s'il ne l'avait pas formulé ainsi.
Il me laisse entrevoir une perspective nouvelle. Je me sens fort de me satisfaire de mon ego, en sécurité de moi-même. Je tire mon aplomb de la solitude, alors qu'ailleurs, chacun se blesse des espoirs brisés et des confiances traitres. Mais finalement... peut-être que la véritable valeur se trouve en la capacité à s'ouvrir, à accepter l'échec, les doutes... les résultantes indissociables d'une confiance à acquérir. C'est un risque à prendre, comme il dit. Le loup se fait humble face à la difficulté des sentiments, et cette situation ramollis mes convictions et me laisse songeur.

Je lui indique l'adresse lorsqu'il me la demande, et le reste du trajet se passe dans le silence le plus total.

Il me dépose à deux rues de chez moi. Ce n'est pas que je sois paranoïaque, mais c'est une habitude que j'ai prise pour éviter les conquêtes un peu trop amourachées. Éviter de les mener sur le seuil même de ma porte pour éviter de les y retrouver un beau jours par surprise. Je ne suis pas certain de vouloir qu'un être supposé légendaire vienne frapper à ma porte, puis quelque chose me dit qu'il n'aurait pas besoin de connaître le chemin pour me retrouver au besoin.

Je descends de la voiture, le remercie du dépôt, mais je me ravise avant de fermer la porte et incline la tête sous le battant.

-Derek? J'ai lu quelque part que qui vit en paix avec lui-même, vis en paix avec l'univers.

Je tapote des doigts sur le capot. Ça pourrait déjà un bon pas vers la tranquillité, il me semble. Même s'il m'a laissé sous-entendre s'être pardonné après le pardon de sa famille, ce type est loin d'avoir accepté toutes ses erreurs, et... j'en sais rien. Je me dis simplement qu'il devrait être un peu plus indulgent avec lui-même. Un peu plus confiant?

Quoi que je veuille bien admettre, cette rencontre m'aura apporté. Même si je ne connais de sa vie que ce qu'il m'a dit et ne dois même pas me douter du dixième des conneries qu'il peut se reprocher, je voulais au moins essayer de lui rendre la pareille.
Enfin, je ne suis pas le meilleur pour ça et surtout qu'il ne se méprenne pas. Cette rencontre m'aura était bénéfique sur certains point, ce n'est pas pour autant que je compte me transformer en gentil consolateur.

-Oh, et le jus d'orange est gage de tempérance. Continu comme ça, t'es sur la bonne voie! dis-je dans un petit rictus.

Là-dessus, je ferme la porte et m'éloigne, bercé par le ronron de la camaro qui s'éloigne avec un élan de retard.


Je déverrouille la porte, la ferme du pied en retirant ma veste, me déchausse, et je me dirige directement vers le lit sur lequel je m'affale lourdement dans un long soupir. Je suis vanné. Je reste quelques longues minutes les yeux fermés, un bras en travers du visage, mais mes pensées ne cessent de s'agiter dans le brouillard somnolant et m'incite à un petit effort.
J'ouvre les paupières sur le mur qui me fait face, et je le défis paresseusement.

Pelage solaire éclaté, comme un astre de tâches bigarrée mais à dominante de rouge. Gueule figurée à la grossière macule sombre, ouverte sur quelques tracés mordants, et surplombée de deux billes d'or et de rubis mêlées qui me surveilles sans relâches, dans un sentiment mitigé de sagesse bourru et de férocité cauchemardesque...

Un loup piégé dans la toile. Un loup que je sais désormais avec certitude ne pas être l'expression d'une passion bénigne. Un loup qui aurait dû se trouver légitimement assigné du nom de son pygmalion.

Elisabeth Garnet.


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MessageSujet: Re: Looking for... [PV Dereck]   Sam 27 Déc - 14:32






Nighty-night

Derek & Therence
Therence me donne une adresse, ou plutôt un croisement de rue. Je devine que l’adresse n’est pas exacte. Vaine précaution vis à vis d’un loup. A-t-il compris tout ce que je lui ai dit ? Je démarre sans un mot. Après tout, ça le regarde de croire ou non ce que je lui ai dit. Le ronronnement du V8 est tout ce qui trouble le silence. Il est tard, la circulation est fluide. Le silence qui s’est installé dans l’habitacle est propice à une introspection. Je ne sais pas si je le reverrai un jour. Nous ne fréquentons pas les mêmes lieux. Notre rencontre fortuite était vraiment improbable. Lui dans ce bar qui attendait après un fantôme, moi qui y entrais, tel un spectre. Oui, rien ne tend à nous faire nous croiser une nouvelle fois.

Pourtant, alors que je prends doucement un virage, je me sens rasséréné. J’avais le cœur en léthargie en entrant dans ce bistro. Me confronter à Therence a remué beaucoup de chose. En essayant de lui ouvrir les yeux sur ses propres failles, je me suis rassuré sur les miennes. Elles ne sont pas si insondable que cela. Il faut juste avoir le courage de les regarder en face.

Je regarde mon passager, il semble perdu dans ses pensées. Quel impact aura sur lui cette rencontre impensable, cette discussion inimaginable entre deux êtres que tout sépare. Mais plus je le regarde, plus je me vois moi il n’y a pas si longtemps. Un physique de top modèle qui arbore cette mine indéchiffrable comme s’il était juste un mannequin de cire. Therence ne laisse aucune prise, rien ne transparait de ce qu’il pense. Il sait jouer de ses traits pour afficher mépris et moquerie, mais cache soigneusement ses émotions. Ce soir je l’ai pris au dépourvu.

Nous sommes arrivés à l’intersection qu’il m’a indiquée, lentement je m’arrête le long du trottoir. Il descend me remerciant rapidement de l’avoir ramené. Alors que je pense que l’on en a fini là, il se ravise et se retourne.

- Derek? J'ai lu quelque part que qui vit en paix avec lui-même, vis en paix avec l'univers.

Je souris doucement. Oui sur lui aussi cette soirée aura eu un impact.

- Je suis en paix avec l’univers Therence, c’est lui qui ne l’est pas avec moi. Dis-je d’un air faussement fataliste.

-Oh, et le jus d'orange est gage de tempérance. Continu comme ça, t'es sur la bonne voie!

La portière se referme avant que j’ai le temps de répliquer. Égal à lui-même, il gagne le dernier mot que je lui cède volontiers. Je hoche la tête avec un sourire désabusé, puis redémarre doucement. Finalement cet humain arrogant me plait bien. Au feu rouge suivant, je sors mon téléphone.

- Allo, Stiles ? Je peux passer ce soir ?

[HRP]:
 


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