AccueilCalendrierÉvènementsFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Trophées


Classement au
13 novembre 2017

Les Admin


►►►◄◄◄br />
Cassian Norton


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
14 octobre 2017

Maxine Evans


►►►◄◄◄br />
Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
14 octobre 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄br />
Maxine Evans


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
30 septembre 2017

Caracole O'brient


►►►◄◄◄br />
Ruby & Peter


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
15 septembre 2017

Therence Garnet


►►►◄◄◄br />
Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
2 septembre 2017

Éris Blackmoon


►►►◄◄◄

Mafdet Mahes


►►►◄◄◄

Merisha Gunder




Classement au
23 août 2017

Mathieu Lamy


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
5 août 2017

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Merisha Gunder


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro




Classement au
07 juillet 2017

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Ashling McLan


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
26 juin 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alex & Derek


►►►◄◄◄

Nick O'Sullivan




Classement au
10 juin 2017

James MacAulay


►►►◄◄◄

Caleb Lockhart


►►►◄◄◄

Mickael Wayne




Classement au
27 mai 2017

Jaimie O'Sullivan


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
13 mai 2017

Les Admins


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Jaimie O'Sullivan




Classement au
28 avril 2017

Gwen W. East


►►►◄◄◄

Caracole O'brien


►►►◄◄◄

Therence Garnet




Classement au
15 avril 2017

Civet


►►►◄◄◄

Stiles & Derek


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
1er avril 2017

Vos 2 Admins


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman


►►►◄◄◄

Kada'an Ravewood




Classement au
19 mars 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Alessandro Amaro


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
4 mars 2017

Derek Hale


►►►◄◄◄

Pia Abramov


►►►◄◄◄

Matthias Lunsford




Classement au
18 février 2017

Kada'an Ravewood


►►►◄◄◄

Stiles Stilinski


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman




Classement au
4 février 2017

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Maxine Evans


►►►◄◄◄

Brian O'Conner




Classement au
21 janvier 2017



►►►◄◄◄

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd




Classement au
7 janvier 2017

Liam Dunbar


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Alex Cormier




Classement au
24 décembre 2016

Mick & Derek


►►►◄◄◄

Willem Shepherd


►►►◄◄◄

Arès Kye Coleman





© Code par Mafdet Mahes

Code onglet coulissant :
Okhmhaka de Never Utopia
Partagez | 
 

  Folle jeunesse [PV Little Derek]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 823
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Sam 27 Déc - 14:43



Fool, fast and free
Le vent me fouette violemment le corps, je vrombis avec mon prolongement de ferraille, rugit avec le moteur. Les graviers gicles comme des braises sur mon passage tonitruant. Je ne roule pas, je m’envole à travers les chemins sinueux qui bordent Beacon Hill. Le sang circule chaudement le long de mes veines, j'ai le cœur en fête, je respire la vie à plein poumon, sans aucune modération.

Je suis le roi de l'asphalte, la route est à moi, le monde m'appartient!

Rien ne peut m'arrêter. La route est pratiquement déserte, je ne sais pas jusqu'où elle me mènera, et je m'en fou. Je ne cherche aucune direction particulière, seulement à profiter de cette pure ivresse.

Mon bolide file comme un éclair devant un fourré, et dans l'ombre deux feux s'allument et hurlent bientôt après moi. Je jette un oeil en arrière, deux flics qui se cachaient là. Mon cœur accélère, je ralentis légèrement pour les laisser arriver à mon niveau et je caresse l'intérieur de ma rangé de dent dans un geste considérateur. La fête se termine bien tôt. Je devrais écouter l'avertissement assourdissant qui me somme de m’arrêter et me caler sagement sur le côté. Ouais, je devrais. Mais ce serait gâcher bêtement cette virée divine.

Je souris sous le casque que j'ai eut la précaution d'enfiler, fait gronder le fauve et je m'élance à toute allure au devant de mes poursuivants.

Je ris dans le vacarme. Comme je m'y attendais, ils mordent à la provocation et me coursent fermement. Je ne suis pas fou, je ne compte pas les envoyer dans le décor, ni mettre ma propre vie en danger. Je suis juste insouciant, j'ai envie de m'amuser avec eux. Envie de tester mes limites et les leurs.

Si ma mère savait ça, j'aurais doit à des réprimandes et des plaintes de désespérée. Sauf que ma mère n'en saura rien et ne dira rien. Les morts c'est pas très causants. Et pourtant, je l'entend encore chercher à comprendre, à me faire comprendre. "Qu'est-ce que tu cherches à faire Therence, où est-ce que ce genre d'agissement va te mener?!" Mais dès que j'y venait, à LA réponse, celle qu'elle refusait d'entendre, alors elle trouvais toujours moyen de tout détourner. Ce n'est pas qu'elle ne comprenait pas mes motivations, elle les connaissait très bien, et je le savais. Mais elle était incapable d'accepter. Et alors celle qui me qualifiait d'inconscient se murait elle même dans son aveuglement perpétuel. Elle avait cette rageante manie de pointer la surface du problème comme si tout venait de là, elle pensait sérieusement qu'insister, toujours, me ferait oublier moi aussi, que si j'agissais de travers, c'est que ma vie n'allait pas droit.
Inévitablement, ça partait en disputes et on en revenait au même point. On ne peut rien tirer d'un dialogue de sourd, et plus têtu qu'elle ne l'était, j'entendais bien lui crever un jour les tympans avec mes conneries.

Maintenant, elle n'est plus là. Et je me rend compte que ces même sermons possèdent une nouvelle dimension. Ce que je cherche à faire? J'en sais rien. C'est pas comme si j'avais besoin d'attirer son attention à présent qu'elle à définitivement fermé les yeux. Ce n'est plus d'elle que je tirerais mes réponses. Où est-ce que jouer avec ces flicards va me mener?... J'en sais rien non plus. Peut-être à la désagréable reprise de conscience que ma vie est vide et que les inviter à ce jeu dangereux me permet de l'oublier pour un temps.

Comme une provocation à mes pensées, je prend le virage à fond. Frôler le sol graveleux me grise et égratignes la croute amère de mes réflexions. Non, en fait je prend conscience d'autre chose. Les sirènes ne cessent de geindre, les deux agents n'en démordent pas.

C'est avec du feu au fond des yeux que je poursuit ma route, inconscients peut-être, vif comme l'éclair, mais libre et maitre de ma vie sans plus aucune restriction.


-Ça va les gars, la route était déserte.


Pas de quoi en faire un drame. On me fait passer les portes du commissariat d'un geste un peu brusque. Je crois qu'il n'ont pas apprécier ma manière de jouer avec leur nerf tout le long du trajet... Je me moque encore, les avertissements me coulent dessus, il n'empêche que j'ai un peu peur pour Harley...

Beacon Hill, ton commissariat n'est pas aussi grand que ceux que j'ai côtoyé, même si c'est bien agité. A croire que tu abrites tes monstres toi aussi. Sans mauvais jeu de mot. Ils n'ont pas les gueules policés des flics de banlieue ici, mais je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou au contraire redouter qu'il ne me lâcheront pas comme on se débarrasse d'une affaire minime pour traquer le dealer et le criminel.
Au moins je ne suis pas ivre, je n'ai attenté à la vie de personne, je me suis même arrêté de moi même au bout du compte. Bon, parce que je me suis embarqué dans une impasse en voulant les semer, mais je me suis arrêté. J'ai été honnête, je n'ai pas opposé plus de résistance... Ce n'était qu'un jeu, et ils le savent. Mais quelque chose me dis qu’ils sont rancuniers et qu'il ne plaisantent pas avec ces choses là...

On me fait passer les tests d'usages et en attendant qu'il consulte les fichiers sur une antiquité qui rame honteusement pour un bureau de police, on m'installe sur un banc. Je frotte mon doigt bleuté par l'encre et je renverse ma tête en arrière en soupirant. La virée était belle, mais maintenant je redescend sur terre. Mes excès n'ont pas toujours concerné que la vitesse, il ne vont pas tarder à s'en rendre compte et je crains un peu la sanction. Je sais que je vais prendre cher, mais je crois que je suis surtout inquiet d'être séparé de ma moto.

Je ne suis pas seul sur cette galère. Il y a un type installé juste à côté de moi. Et ce qui m'interpelle c'est que le délinquant qui me côtoie n'est pas plus vieux que moi. Je détaille du coin de l’œil. Le cheveux brun, les traits arrogants. Un profil presque... familier je crois... mais... Il me remarque. Il me juge, on dirait qu'il hésite à me mordre pour oser le regarder. Loin d'être intimidé, je lui offre un sourire malin. Il n'a pas l'allure d'une loque, pas pour autant d'un dur à cuire... Et pourtant...

-Wow, les menottes. C'est que tu as du faire quelque chose de vraiment très, très mal.

Je le reluque, moqueur, à l'affut de ses réactions. Un flic nous passe devant les pieds, je fait mine de m'occuper ailleurs, puis je reviens sur mon voisin pour le regarder à nouveau de bas en haut.

-T'as pourtant pas la tête d'un loubar.

Qu'est-ce qu'il à put faire de si terrible... Avec ses airs farouches et paumé, il me fait plutôt penser à un chiot abandonné par sa famille...

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4696
Réputation : 196
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Sam 27 Déc - 14:44






Wild, fast and furious

Derek & Therence
Rage, exaspération, irritation, véhémence, depuis que je me suis reveillé à côté de ce… cet humain, je n’arrive pas à me calmer. Ce Stiles qui dit qu’on se connait et que je n’ai jamais vu. Pourquoi il rougissait d’ailleurs en me disant cela ?! Ma tête est vide de ce que j’ai pu faire ces derniers jours. Je me souviens vaguement que je devais avoir un entrainement de basket pour préparer le match avec le lycée de la ville voisine. C’est certain, cette fois encore on allait les écraser. Peter devait me montrer une feinte imparable d’après lui. Red… ce nom me revient régulièrement en tête. Ma cervelle s’embrouille, j’ai été drogué, c’est évident ! Mais alors pourquoi…

Ce Stiles avait rameuté ce qu’il appelait « ma meute ». J’avais bien voulu rester dans ce loft inconnu pour voir qui ils étaient, car bien que les propos de l’humain soient insensés, les battements de son cœur disaient qu’il croyait sincèrement à ce qu’il disait.

La quatrième dimension, voilà ce que j’avais pensé en voyant débarquer Peter avec presque dix ans de plus et Ruby elle aussi plus âgée, mais dans son cas cela pouvait s’expliquer par la nature de son monde d’origine. Il y avait un autre gars, un étudiant si j’en croyais son sac de cours. Le point commun de tous ces gens : leur effarement en me voyant. Chacun y était allé de son explication, me parlant d’une blessure au ventre, alors que j’étais en pleine forme. Les battements de leur cœur ne mentaient pourtant pas, mais ce qu’ils disaient était de la pure folie. Je n’aimais pas non plus le regard de l’humain avec qui je m’étais réveillé. Il me reluquait de manière quasi… obscène, ou du moins avec un certain intérêt dans le regard. Oh ! Je ne suis pas de ce bord-là moi ! Range tes yeux le pervers ! Étrangement, le seul qui ne m’effrayait pas dans cette « meute » était le bêta blond, je ne sais pourquoi il me faisait penser au manoir.

Le manoir ! Oui ! Je devais rentrer à la maison et expliquer à maman ce qui m’arrivait. Je leur avais filé entre les doigts pendant qu’ils se perdaient en conjoncture sur mon cas. J’étais comme déboussolé, à l’angle de cette rue y avait bien une marchant d’articles de sport non ? Je reconnaissais les rues tout en me sentant en territoire inconnu. Des détails, des enseignes nouvelles… Que m’arrivait-il ? Je devais vite en parler à mon alpha, la vraie : ma mère.

Que s’était-il passé ? Quand j’aborde le chemin qui mène au manoir, je ne comprends pas pourquoi il y a toutes ses traces de roues, puis la réponse m’arrive en pleine figure avec cette armée d’ouvriers qui s’affairent sur ma maison. Je suis en plein cauchemar ! Je ne comprends pas !

- Expliquez-moi ? Où est ma famille ?

Je vais de gars en gars, leur attrapant la manche pour les sommer de me répondre. Que s’est-t-il passé ? Un type qui semble être le contremaitre arrive et me dit de virer de là que le chantier est interdit au public. Je lui hurle dessus que je suis chez moi que c’est à lui de s’expliquer. Le ton monte, j’échappe à l’emprise du type et fonce à l’intérieur. Que… je vois de nouvelles cloisons, l’agencement a été modifié pour faire de plus grands espaces. Qui se permet de réagencer la maison familiale ? Par une ouverture je vois un tas de débris, reconnais un vieux volet calciné. Bordel ! Que s’est-il passé ici et quand ? Je tombe sur le sol à genoux, la vue brouillée par les larmes.

- Maman où es-tu ?

Je sursaute lorsqu’une main se pose sur mon épaule.

- Tu n’as rien à faire ici le morveux, me dit un flic d’une voix méprisante.

Je secoue l’épaule pour le faire lâcher prise. Genre il va me parler sur un autre ton !

- Je suis chez moi ici ! Où est ma famille ?

- Toi, tu vas gentiment nous suivre jusqu’au poste de police.

- Allez vous faire foutre!

Je veux comprendre ! Où est passé ma famille, pourquoi le manoir est dans cet état, pourquoi Peter à vieilli ! J’exige qu’on me le dise immédiatement !

Ils s’y sont mis à trois pour me passer les menottes. J’ai fini par les suivre, m’enterrant dans un mutisme profond. Ils ne voulaient pas répondre à mes questions, et bien je ne répondrai pas aux leurs. C’est un animal furieux qui passa l’enregistrement au poste de police. C’est avec un sourire méprisant que je les vis galérer pour me prendre les empreintes. Il fallut deux flics pour me coller les doigts sur le tampon encreur. Je refrénai à peine l’envie de laisser mes griffes sortir pour déchiqueter l’objet.

Une heure que je poireaute sur ce banc, coincé comme un criminel. Je souffle d’exaspération, ils croient vraiment me retenir avec leurs menottes accrochées au banc ? De toute manière maman va bien finir par arriver… Je n’ai pas dit mon nom, mes empreintes vont me trahir. Je suis bon pour une belle engueulade de la part de Talia. Mais je préfère cela et la revoir. Ne pas savoir ce qui est arrivé à ma famille me ronge et ces connards de poulets qui me regardent comme un débile chaque fois que je pose la question. Autant dire que je suis d’une humeur de chien enragé, quand on vient me coller un compagnon d’infortune.

Alors que j’allais lui sortir une connerie sur les flics en général, je m’aperçois qu’il me toise ! Il veut quoi celui-là ? Je lui sors un rictus méprisant et un regard de tueur. Ce n’est pas le moment mec, mais alors vraiment pas le moment de venir me chercher.

-Wow, les menottes. C'est que tu as du faire quelque chose de vraiment très, très mal.

- Je serais toi, je me collerai loin à l’autre bout du banc le pied tendre ! Dis-je en tira suffisamment fort sur mes attaches métalliques pour que le bruit attire un flic qui me demande aussitôt de me calmer.

Ça amuse l’autre prétentieux. Il se croit beau avec son air efféminé ?

-T'as pourtant pas la tête d'un loubar.

-Qu’est-ce que ça peut bien te foutre ? Rétorqué-je mauvais.

C’est vrai quoi, pourquoi il vient me les briser là ! Et il là pour quoi lui ?

- Tu t’es fait chopper en forçant un distributeur de bonbon le mignon ?

A mon tour de le reluquer de bas en haut et de haut en bas. De faux airs rebelles, un loubard en mousse ! Ce que je ne peux pas piffer ces prétentieux qui se donnent des airs supérieurs mais qui généralement se cassent aux premiers problèmes. Un flic interrompt ma remarque suivante en donnant des clés au bellâtre.

-Ne te réjouit pas trop vite Therence, ce n’est pas dit que tu gardes ta moto, dit le flic avant de retourner dans un des bureaux alentour.

Je le regarde ranger prestement les clés dans la poche de son jean. Le type sort un téléphone de sa poche arrière et commence à pianoter dessus. Je regarde l’objet avec stupéfaction, depuis quand ils ont sorti un modèle pareil ? Le temps passe. Parfois on se jette un regard dédaigneux, pas question que je fasse la causette avec l’autre mousseux.

- C’est quoi ton vrai nom ? Me demande soudainement un flic.

Je le regarde de travers. Je vais peut-être t’aider à me coincer ! Il rêve lui !

- Explique-moi pourquoi avec tes empreintes, on tombe sur un type de 26 ans? C’est qui pour toi ce Derek Hale ?

Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Ils ont une sacrée merde dans leurs fichiers ! Genre j’ai une dizaine d’années de plus… Peter plus vieux aussi ? Ok ok ! Je suis en train de rêver ! C’est la seule explication plausible. Car franchement entre l’autre humain qui me dit qu’il est mon petit ami, mon oncle qui a vieilli et moi aussi si j’en crois les fichiers de la police... Je dois certainement être contrarié en ce moment pour faire des rêves pareils. J’ai plus qu’à attendre de me réveiller. Mais en attendant…. Puisque tout cela n’est qu’un rêve, tous les coups sont permis. Je me retourne et regarde de nouveau l’autre mousseux.

- Quel modèle ? Dis-je en désignant la poche où il a rangé les clés de ce qui semble être sa moto.

Je fais une grimace à l’évocation d’une Harley qui pour moi est synonyme de paresse et gros bide. Mais bon, à cheval donné… oui car il va me la filer sa monture l’autre niais.

- File-moi les clés ! Je me casse d’ici.

L’autre s’insurge et me rappelle narquois que je suis attaché au banc. Mais il ferme enfin son claper, ma main est déjà dans la poche de son pantalon. Je lui fais un sourire carnassier quand je sens ses parties intimes et lui se rétracter comme une pucelle. Je lui brandis les clés sous le nez, la menotte en guise de bracelet. Flute, c’est l’autre côté qui a lâché. « Therence » me somme de lui rendre les clés et tente d’attraper son bien qui termine au chaud dans ma paume pendant que je force comme une brute sur mon autre main.

- Elle est garée où ? Questionné-je.

- J’en sais foutre rien, je suis venu en berline de flic et de toute manière si je le sa… Hey !!!

Je me suis levé et jauge mes chances de sortir de là. Si l’autre pignouf n’arrête pas de couiner… Je me retourne brusquement.

- Toi tu la ferme, et vite, dis-je le nez à un centimètre du sien. Mes yeux luisent de leur bleu électrique. Aller tremble un peu le mousseux !

S’il se tait enfin, voir mes yeux étinceler ne semble pas le déranger outre mesure. Je me rappelle que je suis en train de rêver, donc c’est normal que les gens ne réagissent pas normalement. Dommage, j’aurai aimé l’effrayer celui-là. Enfin, le téléphone sonne, le flic chargé de notre surveillance baisse sa garde. Je me faufile donc rapidement jusqu’à l’entrée, me baisse et sort dehors au nez et à la barbe du planton. Sont nuls ces humains ! Il ne me faut pas longtemps pour repérer la moto de l’autre tâche, elle est à quinze mètre de là.

Je m’élance, quand j’arrive à côté de l’engin, je sens une ombre dans mon dos. L’autre nul m’a suivi ! Alors que je lui dis de dégager vite fait il me rétorque, qu’il ne laissera pas sa moto. J’hallucine ou il en parle comme s’il parlait de sa petite amie. Je ne fais plus cas du type, enfourche sa bécane et mets le contact. Alors que j’enlève la béquille, l’autre pénible monte dans mon dos et s’accroche à ma taille si fort que je ne peux pas passer ma main sous ses bras.

- Fait chier ! Dégage ! Dis-je avec humeur.

Tout cela prend bien trop de temps, un coup de sifflet… le flic nous a repérer… Je bloque le frein, tourne la poignée des gaz…

- Et merde…








(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 823
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Sam 27 Déc - 14:44



Bad situation
C'est la première fois que je visite les locaux de police de cette ville. Dans un sens, c'est plutôt un bon signe. Je ne suis pas un dangereux délinquant, mon casier ne fait pas non plus trois mètre de haut, mais je n'ai pas toujours trainé avec les bonnes personnes ni fait de bonnes choses. Visiblement, je ne suis pas le seul : l'autre à côté de moi à hérité d'une double paire de menottes. De quoi être admiratif.

- Je serais toi, je me collerai loin à l’autre bout du banc le pied tendre !

Hou! Mon visage s'allonge dans une expression exagérément impressionné en reculant sous ses agitations. Mais c'est qu'il est à caresser dans le sens du poil l'animal! Il a pourtant pas l'allure d'un enragé...

-Qu’est-ce que ça peut bien te foutre ?


Je continue de le narguer. Il peut aboyer tant qu'il veut, il ne risque pas de mordre vu ses attaches. Ça me donne envie de le taquiner, comme quand j'étais gosse et que je provoquais le gros chien d'un de nos voisins, sécurisé par une bonne chaine en guise de laisse.

- Tu t’es fait chopper en forçant un distributeur de bonbon le mignon ?


Je grimace. Un distributeur de bonbon? Mignon?! Je retire ce que j'ai dis. Il à du mordant le bougre.

-Et toi. Qu'est-ce que tu fou là, Puppy, tu attends que ta maman vienne te chercher?


C'est drôle, je jurerais avoir heurté son ego lui aussi.
On se mitrailles mutuellement du regard jusqu'à être interrompu.

-Ne te réjouit pas trop vite Therence, ce n’est pas dit que tu gardes ta moto.


-... C'est ça, et les clefs c'est en guise de souvenir.
ricanais-je, agacé. Ch*er, ils ont intérêt à me la rendre.

Je range mon précieux décadenas dans ma poche et me perd dans une expédition sur mon portable. J'ai que ce moyen de locomotion, j'en ai besoin, aussi pour ma satisfaction personnelle. Si l'on m'a donner mes droits, je veux m'assurer des sanctions que j'encoure. Je tripatouille pour devancer les flics que je sens le regard de l'autre sur mon appareil. Je le toise du coin de l'œil. Qu'est ce qu'il a à mâter mon i-phone comme s'il en avait jamais vu sa vie? Ta maman refuse de t'en acheter un? Je le lui aurait bien rétorqué s'il n'y avait pas un flic arrêté tout près. Je me focalise sur mon écran tandis-qu'il m'ignore, jusqu'à ce que le flic vienne l'interroger.

- C’est quoi ton vrai nom ?


Je jette juste un coup d'œil à côté. Tsss, tu peux bien garder le silence, ça marchera pas longtemps. Au moins il à l'air de vouloir tenir tête aux agents, je me demande qui perdra patience le premier...

- Explique-moi pourquoi avec tes empreintes, on tombe sur un type de 26 ans? C’est qui pour toi ce Derek Hale ?


Derek? Je lève immédiatement le nez de mon appareil pour darder sur le voyou. C'est vrai que... Mes sourcils se plissent sous une intense observation. C'était pas du tout une impression... y a vraiment comme un air de famille entre ces deux là... de là à avoir les mêmes empreintes...

-C'est le matériel qui déconne.


Je garde les yeux rivés sur mon portable, l'air de n'avoir rien dit alors que le flic n'a pas bien capté mes marmonnements. Ces machines qui date d'il y a un siècle doivent être aussi capricieuses que défaillantes. Ça n'empêche que j'ai forcément à faire à un Hale. Un cousin du loup? Un frangin peut-être?

- Quel modèle ?


Quoi? Mon vieux samsung? Non, il s'intéresse à la poche abritant mes clefs.

-Une Harley. Pourquoi?


C'est un amateur de moto? Hé! C'est quoi cette grimace?! Les Davidson, ça se domptent, c'est pas comme ces japonaises qui se dirigent toute seules!

- File-moi les clés ! Je me casse d’ici.


Là il m'en fout une bonne. J'éclate franchement de rire.

-Tu plaisantes? Parce que tu penses que je vais te les refiler, et que t'es seulement en mesures de te faire la ma... hé! Hey!!!


Mais il fait quoi là?!! Je me glace instantanément quand il me frôle les... P*tain, mais il y va avec le sourire le saligaud! Sa main dégage de mon pantalon pour agiter les clefs devant mon nez... ainsi que la menotte brisé. Mais comment il...

-Rend moi ça tout de suite!
Ordonné-je. Mais quand je fouette l'air de ma main pour les lui arracher, il me les dérobes. Je me pince les lèvres pour réfréner mon envie de lui en foutre une. C'est pas le meilleur endroit pour des règlements de comptes.

- Elle est garée où ?


- J’en sais foutre rien, je suis venu en berline de flic et de toute manière si je le sa… Hey !!!


Mais il est prêt à se casser! Avec MES clefs!!! Je me redresse pour lui agripper l'épaule.

-Tu te barre si ça te chante, mais si tu crois que je vais te laisser filer avec m...

- Toi tu la ferme, et vite.


Je reste bouche-bée, pas tant par la proximité que par ce grondement familier dans la voix et la teinte luminescentes de ses iris. Ok... s'en est un aussi... ce qui est plutôt logique, Derek m'avait bien expliquer qu'ils étaient tous garou dans sa famille. Mais j'avoue qu'être confronté à un autre que le gaillard me fait un drôle d'effet.

J'ai le sentiment furtif que l'autre s'attendait à ce que je me fasse dessus à lui découvrir cette particularité, mais le voilà qu'il se détourne pour juger l'inattention de nos gardiens comme un animal en escapade. Oh non, je le sens pas...

-Tu restes ici ou je te jure que...


Mais juste le temps de m'assurer moi aussi que le type est au téléphone que je me retrouve seul près du banc et l'autre voleur à l'autre bout de la salle. Et m... Je jette un œil rapide sur l'ensemble de la salle, dansant sur un pied. J'ai déjà assez de problèmes comme ça, j'ai pas prévu de jouer d'avantage au c*n moi!...


Quand j'arrive au côté du véhicule, l'autre y est déjà et se la croit acquise. Je lui offre un large sourire et l'attrape par le col quand il se retourne.

-Tu pensais vraiment te faire la malle avec MA Harley?! Rêve pas coco.

Le bigre est fort et n'a aucun mal à s'extirper de ma poigne, et pour enfourcher mon bolide. Bon sang, mais il est sourd ou il compte sérieusement m'ignorer et me l'embarquer?! Il me prend pour un crétin, c'est mal me connaitre.

Je grimpe sur l'engin et lui encercle la taille, décidé à l'éjecter de là.

- Fait chier ! Dégage !


-Compte là dessus.


Je m'apprête à le faire basculer, quitte à me vautrer avec lui, qu'un sifflement nous fait tourner la tête de concert. Et merde, comme dit l'autre.

-Fonce
!

Je me cramponne, mais dans le but de ne pas tomber cette fois. La moto gronde et on se rue hors du poste de police et de l'agitation que notre départ provoque.

J'ai le cœur qui fait du cent à l'heure. Tout est précipité, je me retrouve sur le dos de ma Harley à fuir des flics en colères avec un indésirable en guise de pilote! Je regarde en arrière, ils n'ont pas eut le temps de prendre leur engins qu'on à déjà déboulés dans les rues voisines. Je n'entend plus leurs alertes...

-Doucement, m*rde!!!
gueulé-je sous un tressaut brutal et un méchant bruit de choc. S'il ne bousille pas mon trésor, c'est nous qu'il va envoyer droit dans un mur!


On fini par s'arrêter dans un endroit isolé. MA moto à l'arrêt, je lui choure les clefs et vérifie de suite que l'autre brusque ne l'a pas abimé. Rien, heureusement pour lui. Mais je suis loin d'être soulagé pour autant...

Je fais volte face sur l'énergumène qui à le malheur de rester à proximité et lui balance mon point dans la figure. Celle là, il ne l'a pas vue venir. Je me secoue la main, j'y ais été un peu fort. Mais bon sang, ça fais du bien!

-Ça Puppy, c'est pour t'être casser avec MA bécane!


Je l'agrippe par le col et plaque contre le premier réceptacle venu.

-Et ça, c'est pour m'avoir embarqué avec!


Parce qu'on m'attire pas d'ennui sans que je m'y sois invité tout seul. Mon point s'élance, mais je ne parviens pas à heurter ma cible. Le temps de comprendre qu'il à eut le réflexe d'arrêter mon coup que je subit son retour.

'Tain. J'en oublierais qu'il est pas humain celui-là. Je saisis bien notre différence, mais ça ne change rien au fait que je le corrigerais pour cette fuite improvisé. Pas suicidaire pour autant, je fini par prendre un peu de distance, et je le toise avec reproche.

-...On viens de se casser du commissariat...


Ils ont mon nom, mes empreintes, mon adresse, le numéro de ma moto, et mon petit casier en prime. M*rde, j'ai pas prévu d'être entrainé dans les embrouilles d'un autre, moi! J'aurais put m'en sortir un minimum bien. Excès de vitesse, refus d'obtempérer... une amende, un sermon, suspension de point et peut-être quelques temps loin de ma Harley... mais délit de fuite?!
B*rdel, mais dans quoi je me suis embarqué...

-J'espère pour toi que tu connais une bonne planque, parce qu'ils irons forcément nous chercher à nos domicile. Donc je peux pas aller chez moi, pas tout de suite en tout cas... songé-je à voix haute... Et ça c'est de ta faute!!!

Mais qu'est-ce qui lui avait pris de se barrer comme ça avec MA bécane?! Il se croyait dans un film?! Je suis pas un fugitif moi, j'avais juste envie de déconner un peu, pas me faire traquer pour les c*nneries d'un autre! D'ailleurs...

-Qu'est-ce que tu foutais là bas exactement?


Je le fixe, énervé et suspicieux.

-Par pitié, me sors pas que t'as égorgé quelqu'un par dessus le marché...


Il est hors de question que je sois pris pour le complice de je ne sais quoi... Cette histoire m'agace. Je soupire, fais les cents pas autour de ma moto. C'est pas comme si on était des criminels évadés - pas moi du moins - avec beaucoup de chance, ils vont vite laisser tomber, mais... je ferais mieux de me casser de mon côté en fait.

Je remonte sur la moto, je m'apprête à partir que je le sens interrogatif.

-Je me casse. J'ai pas des bijoux flagrants aux poignets, moi.


J'affiche un sourire narquois. Débrouille toi tout seul mon gars, j'ai rien à voir avec tes emm*rdes. Je vais pour m'en aller que je ralentis et que je m'arrête. Le moteur tourne en même temps que mes réflexions. Je veux bien m'en aller, oui mais... pour aller où?...
Ch*er. Je sens que je suis mal barré. Et tout ça à cause de ce... ce...

-Hé.
l'interpelais-je en arrêtant le moteur. Du coup c'est quoi ton vrai nom? Puppy...

Je suis pas un flic, et s'il espère avoir une chance de ne plus s'entendre ce surnom ridicule, il à plutôt intérêt à me répondre. Je veux au moins savoir avant de partir. Si je pars... Il me sort bien un prénom, mais comme les flics un peu plus tôt, je ne peux pas resté sans réaction.

-T'es sérieux?
Demandé-je au Derek, incrédule. J'ai beau avoir la certitude qu'il me dit la vérité... Non, vraiment, j'y arrive pas. Ce n'est pas un nom rare, mais je sais pas... dans ma tête, Beacon Hill ne peut avoir qu'un seul Derek, à moins...

-... Dis donc... ils sont originaux dans ta famille. Et donc, t'es quoi pour le Premier du Nom?

Je le sens à bout. Quelque chose me dit que cette journée va être très longue...
© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4696
Réputation : 196
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Sam 27 Déc - 14:45






Chaos

Derek & Therence
- Fonce!

Comme si j’allais attendre sa permission ! Je lâchais la poignée des freins, le fait d’être à deux évita à la bécane de ruer sous ce démarrage brutale. Je zigzaguai entre les voitures et les piétons, puis enfilais les ruelles en changeant de direction fréquemment. Cette ville avait peut-être étrangement changé, mais les rues elles, n’avaient pas bougé de place. C’est donc avec une facilité déconcertante que je semais nos poursuivants.

- Doucement, m*rde!!!

Dans ma concentration, j’en avais oublié le cloporte accroché à ma taille. D’ailleurs, je n’appréciais pas cette proximité, je ralentis donc un peu pour qu’il dessert son étreinte forcée. Je ne savais que faire. J’avais fui le poste de police comme un bandit. Je trouvais que ce rêve était bien trop réaliste et bien trop long. Je ne réfléchis pas vraiment à la destination, mais quand je coupais le moteur, nous étions au milieu de nulle part. Où aller ? Ma maison semblait être en reconstruction après ce qui semblait être un incendie. Avais-je été blessé et été comateux un certain temps ? Je regardais mes mains et mon visage dans le rétroviseur de la Harley. Si une histoire de coma pouvait être plausible, les échelles de temps ne correspondaient pas. Le chantier au Manoir semblait être installé depuis plusieurs semaines, voire de long mois. De plus il ne fallait pas être un expert pour se rendre compte que l’incendie datait d’encore plus loin dans le temps. Les odeurs, ou du moins celles que je n’avais pas sentie en était la preuve. Alors que se passait-il ? J’aurais dû vieillir d’autant si j’avais été dans le coma, non ? « Explique-moi pourquoi avec tes empreintes, on tombe sur un type de 26 ans? C’est qui pour toi ce Derek Hale ? »

Les paroles du flic me reviennent à l’esprit… 26 ans ? Non mais c’est dingue. C’est une face? Un sinistre show de télé réalité ?

- Ça Puppy, c'est pour t'être cassé avec MA bécane!

Je vacille et encaisse un coup de poing. La douleur me ramène au présent et à cette tronche de cake que je trouve plus bruyant qu’une truie.

-Et ça, c'est pour m'avoir embarqué avec!

L’audacieux se permet même le luxe de me plaquer contre un arbre et d’armer de nouveau son bras. Il pense m’avoir deux fois ? Son poing vient se loger dans ma paume. Que croit-il celui-là ? La première fois il m’a touché en traitre. Je serre son poing, avec joie je le vois grimacer.

-...On vient de se casser du commissariat...

- Je ne t’ai pas invité à me suivre ! Arrête de chialer !

C’est vrai enfin, c’est lui qui s’est accroché. Les flics l’auraient retrouvé sa précieuse bécane. S’il est dans les emmerdes, c’est qu’il l’a bien voulu. Puis à me houspiller, il m’empêche de réfléchir. Il ne comprend pas que je suis en plein délire là !

-J'espère pour toi que tu connais une bonne planque, parce qu'ils iront forcément nous chercher à nos domiciles. Donc je peux pas aller chez moi, pas tout de suite en tout cas... Et ça c'est de ta faute!!!

- Tu n’avais qu’à pas me suivre bordel !

-Qu'est-ce que tu foutais là-bas exactement?

- Là-bas ? Murmurai-je avant de comprendre qu’il parlait du poste de police.


-Par pitié, me sors pas que t'as égorgé quelqu'un par-dessus le marché...

- Si tu ne la fermes pas c’est ce qui va arriver, dis-je menaçant.

J’étais à bout. Je ne comprenais rien à ce qu’il se passait. Peter qui avait vieilli, le flic qui me donne vingt-six ans, et ce type qui dit que je le bai… J’en ai le vertige, que m’arrive-il ? Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ?


-Je me casse. J'ai pas des bijoux flagrants aux poignets, moi. Me dit l’autre niais prêt à repartir sur sa bécane.

Il continue son numéro de hâbleur. Ne comprend-t-il pas qu’il prend de dangereux risque à me provoquer maintenant !

-Hé. L’interpelais-je en arrêtant le moteur. Du coup c'est quoi ton vrai nom? Puppy...

- Derek Hale? Dis-je me manière hargneuse.

-T'es sérieux?

Je hausse les épaules, mais qu’il se casse avec sa précieuse moto. Je sens que je vais craquer et étrangement je n’ai pas envie de m’en prendre à lui. Il m’agace et m’énerve mais mon instinct me dit de ne pas le frapper.

-... Dis donc... ils sont originaux dans ta famille. Et donc, t'es quoi pour le Premier du Nom?

- Premier du nom ? Mais de quoi parles-tu ? Je suis le premier de ma famille à m’appeler ainsi.

Ma cervelle toute à deux cent pour cent. Pourquoi me fait-il cette remarque. Je me rapproche de la moto et l’empoigne par le blouson.

- Que sais-tu sur ce qu’il m’arrive ? Et… pourquoi je connais ton odeur ? Je ne t’ai jamais vu pourtant. Qui est ce premier du nom que tu connais ?

Mes questions fusent au fur et à mesure que je ressers mon emprise.




(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 823
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Dim 4 Jan - 22:10



Very bad trip
'Tain, mais qu'est-ce que c'est que ce merdier ? Je me retrouve à avoir fuis le commissariat, et aux prises avec une réplique adolescente du Derek régional, l'insolence en plus, le self-control en moins. On se toise comme deux chiens de faïences quand il vient d'arrêter mon coup après s'en être reçu un. Il a de la poigne l'animal. Mais je n'en démord pas avec mes reproches, si on se retrouve là, c'est parce qu'il n'a rien trouvé de mieux que se casser, et avec MON véhicule ! Je grogne avec lui alors qu'il s'imagine sérieusement que je l'aurais laissé l'embarquer sans l'arrêter. Si je lui ai crié de foncer, c'était sous le coup de la précipitation, j'ai pas réfléchi... Mais c'est pas la question, pourquoi il était au poste lui?! Qu'est-ce qui lui vaut de taire son identité et se barrer comme un criminel?! A croire qu'il a égorgé quelqu'un. Je le sens pas ce type...

- Si tu ne la fermes pas c’est ce qui va arriver.


C'est ça, imagine que je me laisserais faire le merdeux. Il a peut-être l'air d'être sur le point d'exploser, il a pas pour autant la présence d'un assassin. Non, plutôt celle d'un aimant à ennuis, et j'ai pas besoin de ça. J'en ai assez, je me casse, on prend chacun sa route et ce sera réglé, j'ai aucune envie d'être retrouvé par les flics et qu'on m'imagine complice de je ne sais quoi.

J'enfourche ma moto, méchamment pensif. J'ai pas envie de croiser les flics, il faudrait que je squatte quelque part un moment. Mes relations se limitent à des accointances superflues pour ne pas parler de mes relations passagères, le seul qui me vienne à l'esprit, c'est l'autre faux loubard. Je me rappelle ce qu'il m'a dit ce fameux soir, et un infime rictus passe sur mes lèvres quand je me rend compte que je n'envisagerais pas de lui demander l'aide de ses relations pour mener ma quête, mais que je serais facilement tenter de demander un coup de pouce concernant cette histoire. Le shérif, le père de son pote là, voir s'il ne pouvait pas atténuer un peu la sentence... j'ai rien demandé moi, m*rde! C'est qu'une question de justice.
Ouais, mais je m'arrête et je réfléchis encore. Je suis pas non plus désespéré, j'ai pas besoin d'aller mander son secours. Il serait capable de vouloir encore se mêler de mes affaires, sans parler du fait que c'est à cause de son... il est quoi pour lui ? Son cousin, ou je ne sais qui ? Qui m'a foutu là dedans. J'ai déjà assez d'un Derek, pas ma peine de me confronté à deux à la fois, lui qui pourrait-être son clone. J'ai peur que ça ne me cause plus de tort que de bien.  

Je lorgne sur l'autre resté en retrait. Je ne connais toujours pas son vrai nom.

- Derek Hale ?


Sans blague... j'ai un doute aussi bref que stupide en le détaillant, puis j'hésite entre rire ou le plaindre. Si les noms se transmettent dans une même famille, là je prône davantage pour une fantaisie douteuse de la part de ses géniteurs, soit un manque cruel d'imagination.

- Premier du nom ? Mais de quoi parles-tu ? Je suis le premier de ma famille à m’appeler ainsi.


Je hausse le sourcil, franchement perplexe. Hou... Quelque chose ne va pas, pas du tout. Et pourtant, ça ne ressemble pas à une farce de sa part...

-...Ok... Si tu t'es pas fait piqué ton identité, ta famille t'a manifestement caché des choses...
émis-je en reluquant mon vis-à-vis.

Je ne rigole plus, mais je ne sais pas quoi penser. Le Derek de ma connaissance s'évapore dans l'hypothèse improbable qu'il n'existe plus, remplacé par ce blanc bec au regard noir...
Il perd patience et je ne le vois pas venir quand il se rue sur moi pour me chopper par la veste.

- Que sais-tu sur ce qu’il m’arrive ? Et… pourquoi je connais ton odeur ? Je ne t’ai jamais vu pourtant. Qui est ce premier du nom que tu connais ?


-Wow! Tout doux!
imposé-je et en agrippant son bras et le scrutant, moi même en pleine confusion.  

Il ne ressemble jamais plus à Derek que lorsqu'il montre presque les crocs. M*rde, mais ses propos n'ont pas de sens!

-Comment je saurais ce qui t’arrive?!
gueulè-je plus fort dans l'espoir reprendre le dessus. Je suis pas dans ta tête de paumé, et je te connais pas non plus! Enfin je crois pas...

J'y arrive pas... mes yeux, me disent que ce pourrait-être lui, tous dans ses questionnements et les éléments de réponses qui s'imbriquent complétement m'assurent que c'est lui, mais ma logique me jure que ça ne peut pas être lui.

-Je connais qu'un seul Derek, et il à la vingtaine bien entamé...
expliqué-je surement plus pour me rassurer moi même.

-... Et si tu me disais plutôt ce que c'est que ton problème? Toi qui apparais au commissariat, avec les empreintes d'un au... enfin, au cœur de ce mic-mac identitaire, et à fuir comme un voleur ?

A mon tour de le fixer avec insistance et en resserrant mes doigts autour de son avant bras pour être sur de le retenir. Je déteste ne pas comprendre, et là, je ne suis pas sûr de le vou... de le pouvoir.

-Et je veux des explications de A à Z, je suis pas flic, alors sans détour ni cachotteries, pigé ?!  

A mon tour de me montrer ferme. J'ai besoin de savoir moi aussi, qui il est au bout du compte, ce répliqua de Derek!

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4696
Réputation : 196
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Ven 9 Jan - 21:45






Folle jeunesse

Derek & Therence
- Wow! Tout doux! Couine l’autre délinquant des distributeurs à bonbons.

Je le regarde et le scrute. Que sait ce mec ? Je n’arrive pas à déchiffrer la rythmique de son cœur. Il n’est pas tranquille, ça c’est certain. Mais est-ce par des informations qu’il a ou est-ce à cause de notre fuite du poste de police ?

- Comment je saurais ce qui t’arrive?! Je suis pas dans ta tête de paumé, et je te connais pas non plus! Enfin je crois pas...

Il crie plus fort que moi, mais je ne rate pas le loupé cardiaque sur sa dernière phrase. D’où il me connait ce type. Une gueule pareille, je ne peux pas l’oublier. Puis il est de ceux qu’on remarque, il brille comme un miroir de bordel avec son allure de mannequin. Je grogne pour son arrogance, on ne me traite pas de paumé sans en payer les conséquences.

-... Et si tu me disais plutôt ce que c'est que ton problème? Toi qui apparais au commissariat, avec les empreintes d'un au... enfin, au cœur de ce mic-mac identitaire, et à fuir comme un voleur ?

Je vais pour lui intimer de surtout la fermer, mais ce qu’il me dit commence à percuter dans ma tête. Il connait un Derek de plus de vingt ans, mes empreintes renvoient sur un type plus âgé…  Quelque chose cloche. Généralement les rêves étranges sont remplis d’incohérences, c’est souvent ce qui nous fait nous réveiller, la situation grotesque et improbable. Suis-je vraiment en train de rêver ? Je commence à en douter. Trop d’éléments coïncident. D’abord ce Stiles, puis Peter qui a vieilli, Ruby qui se dit être mon alpha, ce Chad que je n’ai jamais vu mais dont je sens un lien de meute fort et puissant. Ensuite cela a été ce flic qui me dit que mes empreintes le renvoient sur un type de 26 ans qui porte mon nom. Et maintenant lui qui me dit connaitre ce Derek plus âgé. Les affirmations de chacun se corroborent. L’implication de tout ceci me donne le vertige. Que m’arrive-t-il ?

- Et je veux des explications de A à Z, je ne suis pas flic, alors sans détour ni cachotteries, pigé ?!  Reprend l’autre zouave que j’ai fini par lâcher.

- On est en quelle année ? Demandé-je d’une voix incertaine.

Quand il me répond, je regarde mes mains puis ferme les yeux. Cette histoire invraisemblable avait donc un fond de vérité. Je m’approche d’un arbre et me laisse glisser le long du tronc. Pourquoi je ne me souviens de rien ?

- Tu es plutôt ami avec le Derek que tu connais questionné-je prudemment.

Therence me répond qu’ils se connaissent sans être amis, mais sans être non plus ennemis. Je le jauge pour savoir quel degré de confiance je peux lui donner. Quels choix s’offrent à moi ? J’ai quitté un loft inconnu avec des gens qui me connaissent et dont je n’ai pas souvenir, du moins pas ainsi pour atterrir au poste de police, après avoir vu ma maison qui semble en ruine depuis des lustres.

- J’ai un problème de date, je crois… je… retarde de neuf ans…

Therence visiblement curieux se rapproche. Me demandant ce que je veux dire par avoir un problème de date. Je commence à parler, j’ai besoin de dire ce qu’il se passe à quelqu’un. Je ne sais rien de Therence, je ne sais pas pourquoi je vais lui faire confiance car il s’agit bien de cela alors qu’il m’exaspère au plus haut point. Je l’avertis de ne pas me couper, ni d’oser une quelconque moquerie.

- Bien d’après plusieurs personnes, il semblerait que j’ai rajeuni en une nuit. Je crois que je suis le Derek que tu connais… Ce matin je me suis réveillé à côté d’un mec qui se disait être mon « mec ». Je ne me souviens pas de sa tête. Mon oncle a effectivement vieilli… enfin il semble que j’ai la mémoire de celui que j’étais il y a neuf ans… La ville a changé… les magasins sont différents… ma… maison a brulé et je ne m’en souviens pas ! Peter mon oncle m’a dit que toute ma famille y a péri à par moi, une de mes sœurs et lui… Si c’est vrai, si je suis celui que tout le monde pense que je suis… cela va faire la deuxième fois qu’on m’arrache les miens !

Je me tais. Ma mère, mes sœurs me manquent. Cette maison dans laquelle raisonnaient les bruits de la vie de tous les jours est envahie par des engins de chantier. Qui reconstruit ma maison ? Je suis perdu, je suis dans un monde que je ne connais pas. Ceux que j’aime ne sont pas là… plus là. Je serre la mâchoire à m’en péter les dents, j’ai envie de hurler, de me transformer. Je dois réciter le mantra que m’a appris Peter. Je ne sais si le moi de vingt-six se maitrise mieux, mais là j’ai du mal à me contenir et je ne sais pas si Therence est au courant pour les loups garous. Une douleur vive dans les mains, m’apprend que mes griffes sont sorties et qu’elles viennent se planter dans ma chair.

- Alpha, bêta, Oméga… Alpha, bêta, Oméga… Alpha…

Je relève la tête, Therence a un mouvement de recul. Je comprends que ce n’est pas seulement mes griffes qui sont sorties. J’ai envie de lui crier de partir, de me fuir, mais je ne veux pas rester seul. Je souffle bruyamment, tentant de calmer ma transformation en récitant le mantra. Si les miens sont morts, je n’ai plus d’ancre où m’accrocher.

- Tu… sais où habite le Derek que tu connais ?

J’ai fuis le lieu sans me retrouver, je suis incapable d’y retourner seul et encore moins dans cet état. Je viens de me couper la langue, je cale mes mains sous mes bras et ferme les yeux. Je m’attends à ce que celui que j’ai trainé de force jusqu’ici me plante là. Vu sa situation, je ne crains pas qu’il me dénonce comme un monstre, mais il est pour le moment le seul à qui je peux me rattacher. Garder le contrôle... Merde la prochaine pleine lune est pour quand ?

- Alpha, bêta, Oméga…


(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 823
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Lun 12 Jan - 19:51



Echos
Le Derek n’empoigne, persuadé que je sais quelque chose de sa situation. Il pourrait être sorti du même moule que le plus vieux, mais il ignore l'existence de cet autre Derek, mon odeur elle, lui est familière en dépit qu'on ne se connaisse ni d'Adam ni d'Eve... B*rdel, mais c'est plutôt à moi de lui demander des explications!  
Lorsque je lui demande des comptes, il se modère enfin, perplexe, et fini par demander avec prudence.

- On est en quelle année?


... Il est sérieux?... L'absurdité de cette question et ce que ça implique concernant ce jeune Hale ne m'amuse pas. Mais lui non plus... Je lui répond et l'observe aussi confus quand il scrute ses paumes l'air ahuris et qu'il va trouver appuie contre l'arbre. Moi je reste à ma place à essayer de comprendre...

- Tu es plutôt ami avec le Derek que tu connais?


Ami? Sa question me provoque une mimique froissée. Je suis pas l'ami de ce type. Je vais pour réfuté mais j'hésite, en fait ce n'est pas non plus comme si c'était le contraire.

-Non, enfin, il a rien à me reprocher.


Tans qu'il ne saura pas comment sa demeure en reconstruction et devenu le théâtre de quelques bêtises adolescentes... mais je doute que ce genre de découverte face partie de ses problèmes actuels.
L'autre me jauge avec méfiance, j'en fais de même parce que je n'arrive pas à avoir une idée fixe sur l'état et l'identité de ce type...

- J’ai un problème de date, je crois… je… retarde de neuf ans…


Il retarde de neuf ans?!... Ouais, je serais tenter de lui donner raison en acquiesçant que quelque chose ne tourne visiblement pas rond chez lui, mais je comprend bien que sa remarque est on ne peut plus sérieuse. Mon visage se tord, sceptique, aberré, puis résigné dans l'espoir de tirer ça au clair.

-... C'est à dire?...


Il semble plus calme, alors je me rapproche, curieux. Il me demande de le laisser parler sans l'interrompre, encore moins de le tourner en dérision malgré ce qu'il s'apprête à m'expliquer.

- Bien d’après plusieurs personnes, il semblerait que j’ai rajeuni en une nuit. Je crois que je suis le Derek que tu connais…


...D'accord. Je ris intérieurement, comme pour essayer de me persuader moi même que je n'en crois pas un mot. Et moi qui avait espéré une réponse plausible! Pourtant, son explication fait bien écho à mes propres hypothèses, et ça me fout mal à l'aise... Non, ça doit s'expliquer de manière plus rationnelle. Une forme de démence, une confusion d'identité, peut-être un comas dont il serait sorti après plusieurs années, des troubles de la mémoires... y a FORCEMENT une explication logique. Je tiens à conserver ma santé mentale. Mais quand arrive la suite...

-Ce matin je me suis réveillé à côté d’un mec qui se disait être mon « mec ».


...Mon auto-persuation s'ébranle. Un nom, une personnalité me vient spontanément à l'esprit, les détails concernant ces « deux » Derek s'imbriquent trop pour que... ses méprises, ses effarement s'enchainent, rendant ma stupéfaction persistante. Si ce gars ne découvre pas réellement le Beacon Hill et ses habitants de notre temps, alors il en est au moins profondément persuadé... et je commence à l'être aussi.  

-… les magasins sont différents… ma… maison a brulé et je ne m’en souviens pas ! Peter mon oncle m’a dit que toute ma famille y a péri à par moi, une de mes sœurs et lui… Si c’est vrai, si je suis celui que tout le monde pense que je suis… cela va faire la deuxième fois qu’on m’arrache les miens !


Je me réveille et je reste sans voix au cri de détresse du jeune loup. Mes soupçons, mes réflexions sont balayés par un sentiment plus grave et tenue. Je me sens... je ne sais pas quoi répliquer. Il n'y a rien à dire.

Le silence succède à son flot d'incompréhension. Derek m'a fait découvrir sa tragédie, je connais l'ampleur de ses afflictions. Sa famille lui à été brutalement enlevée une première fois. Qu'il s'agisse bel et bien du même Derek, ce loup intrinsèquement lié à la vie de l'autre est au moins persuader de revivre cette même perte. Je ne suis pas un grand sensible, mais la situation à quelque chose de... cruel qui me dérange.  

- Alpha, bêta, Oméga… Alpha, bêta, Oméga… Alpha…


Qu'est-ce qu'il marmonne? On dirait une incantation. Je me penche pour le lui demander que je me redresse aussitôt, la nuque raide. Woh!... Le jeune homme est en passe de ne plus tout à fait en être un... Avec ces crocs dehors et ce regard de fauve, je ne suis pas sur de savoir s'il projette de se jeter sur moi ou bien...
Il grogne et se referme un peu plus. Non, ce n'est pas une posture agressive, il n'arrive seulement pas à se maitriser... Mais je ne sais pas trop quoi faire. Des frissons me courent le long du dos tandis que je reste sur mes garde. Je n'ai ni les mots, ni les manières pour gérer ça, je ne saurais même pas m'y prendre avec une personne normale, comment je saurais avec un lycanthrope en pleine crise?!... Je pourrais me barrer, puis ça m'éviterais de me faire égorger sous un coup de folie...

- Tu… sais où habite le Derek que tu connais ?

-Ouais...


Il se recroqueville, répète la même litanie, lutte contre sa perte de contrôle... Il va mal. Il à trop cumulé d'un coup... Je réfléchis, je n'envisage même pas une main amicale, ce serait prendre le risque de me la faire arrachée. Je regarde autour de nous pour m'assurer que personne ne soit témoin du phénomène, j'humecte mes lèvres, fais un pas en avant, puis en arrière...

-Hum... Tu sais, Derek... Enfin, toi... Premier du nom me décidais-je, m'a expliqué que c'est en canalisant ses émotions... la colère, qu'il arrivait à rester humain.

Je n'ai fichtrement aucune idée de l'impact que peuvent avoir mes paroles sur lui. J'ai le sentiment de bêtement répéter une leçon sans en comprendre le sens. Bien sur, je comprend le principe mais ce n'ai pas moi qui ait vécu cette rémission, c'est... lui...

Je crois qu'il répète encore ces trois même mots. Je ne sais pas s'il m'a entendu... Je m'approche, prudemment, et je m'incline doucement pour essayer de voir au travers de sa posture en carapace. Essayer d'avoir son attention. Attendre que ça passe...

Je pourrais lui parler de son ancre aussi. Mais cette ancre, vu le ton et les circonstances avec lequel il me l'a évoqué tout à l'heure, il semble actuellement le percevoir comme un pervers. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée. Puis je crois qu'il se calme. Je sens mon propre pulsoir reprendre un rythme moins affolé à mesure que les secondes d'immobilisme filent. Finalement, je crois que j'ai fini par me calquer aussi sur cette étrange berceuse.  
Je fini par le quitter pour rejoindre mon bolide.

-Hey... enfile ça. Fis-je en lui balançant le casque de moto pour lui éviter d'exposer sa tête de garou au tout Beacon Hill et en espérant qu'il soit en état de faire le voyage. Et fais moi plaisir, range moi tes griffes.

Je ne suis franchement pas rassuré quand je m'installe sur la moto en l'invitant à prendre place derrière moi. J'ai aucune envie de me faire lacérer en pleine route. Quand il s'assoie, je prend une longue inspiration. J'ai le sentiment d'avoir un fauve sur le dos. Derek, pour le coup, j'ai vraiment besoin de t... Je me pince les lèvres et ferme les yeux en me maudissant moi même, m'attendant naturellement à avoir une chance de croiser le loubard une fois aux abords de son lofts. Oui, mais non, car si ce délire est vrai, Derek est juste là et la source même du problème! C'est à en devenir dingue.

Nous démarrons, prudemment, avant de nous engager sur des chemins discrets. Direction le loft. Je réfléchis aux liens entre les deux Derek, la probabilité qu'il soit victime d'un délire et moi avec, mais aussi que cette histoire insensée ne le soit pas tant. Je suis capable de croire en une maladie particulièrement évolué comme sa lycanthropie, j'ai du mal à admettre les mécanismes d'un rajeunissement instantané. Et pourtant... je cogite aussi à l'aide vers laquelle nous pourrions nous référer. Peut-être le shérif du compté? Sauf que ça ne me dis rien de bon à moi.
Mes pensées filent comme le décors que nous traversons. A défaut d'avoir une piste sur le pourquoi et le comment de cette histoire, nous pouvons toujours nous attendre à trouver quelque chose à son appart'. Je l'espère. Parce que je me rend compte qu'à mon niveau, je ne suis pas capable d'apporter de l'aide à ce mec. Derek est le seul loup que je connaisse, du moins je crois. La seule personne que je sache relié à ce monde. Il y a surement ce Stile, ou bien ces « fauves » que j'aurais vaguement croisé le temps d'une soirée entre mecs, mais vers qui est-ce que je pourrais l'orienter de manière fiable?! Je ne les connais pas, et comment savoir qui parmi toutes ces connaissances étaient loups de ceux qui pouvait-être simplement normaux comme moi?

Je reste vigilent à toute présence policière, mais je reporte de temps à autre mon attention sur l'ado. Je crois qu'il s'est calmé. Mais je reste agacé, mal à l'aise. Insuffisant. C'est pas à moi de m'occuper de ça. C'est pas mon domaine, encore moins mon problème. Mais je ne lui connais aucun ami hors mis son petit copain dont-il n'a pas souvenir. Cette famille qu'il imaginait encore en vie a été décimée depuis longtemps. Ceux qui lui restent sont des étrangers à ses yeux.
Non seulement le monde qu'il a connu a changé, mais le deuil qu'il aura pris des années à faire, aux côtés de connaissances lentement acquises, a volé en éclat avec l'annonce renouvelée de la perte de sa maison et la mort des siens.

Ce Derek est livré à lui même. Seul. Tout seul.

Je roule avec lui vers un refuge au secours incertain. Quelque chose raisonne en moi comme un échos. Un monde qui s'écroule, un sort inacceptable, la prise de conscience trop tardive que l'immuable n'est qu'illusion, des marques qui s'évanouissent. Cette sensation d'appeler dans le vide, pour mieux comprendre que personne, plus personne ne répondra, se sentir comme un gosse perdu, livré à un monde trop grand, immense, effrayant, se noyer dans un néant vorace... comprendre le véritable sens de la solitude, du plus profond de soi...

Je fais rugir le moteur en accélérant pour mieux couper cours à mes pensées. Je ne sais pas ce que Derek à put faire de si horrible dans sa vie pour mériter ça, mais si tant est qu'il y ait une raison à ce fatras absurde, quelque chose, quelque part, parait avoir destiné le loup à revivre cette douloureuse épreuve.

On est pratiquement arrivés. Peut-être que ce dont à besoin ce Derek pour le moment, c'est de se poser le temps de faire le point et reprendre un minimum de repères...

© Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derek Hale
Administrateur
avatar

Humeur : Tourné vers l'avenir
Messages : 4696
Réputation : 196
Date d'inscription : 15/11/2014
Localisation : Au manoir

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Ven 16 Jan - 14:46






Folle jeunesse

Derek & OTHER
J’ai  mon sang qui bat dans mes tympans et la tête qui bourdonne. Je sais bien que ce sont les symptômes d’une perte de contrôle, je résiste en m’accrochant au mantra. Je sais très bien que ce n’est pas une formule magique ou une incantation. Ces mots ont un sens et c’est sur leur signification que je dois me focaliser, la litanie n’est là que pour bloquer l’énervement. Si nous pouvons nous élever, nous pouvons aussi tomber, un Beta peut devenir un Alpha ou un Alpha peut retomber au stade de Béta ou devenir un Oméga. Rien n’est immuable, il faut accepter que la roue de la vie tourne.

-Hum... Tu sais, Derek... Enfin, toi... Premier du nom, m'a expliqué que c'est en canalisant ses émotions... la colère, qu'il arrivait à rester humain.

La voix de Therence me sort de ma trance… la colère ? Est-ce là le point d’ancrage que j’aurais développé adulte ? Les images du manoir en reconstruction passent furtivement devant mes yeux.  Comment j’ai pu ne pas totalement disjoncter après ce drame ? La colère… Oui rien qu’à l’idée des miens, morts brûlés vifs, je n’ai pas de mal à faire remonter cette colère. Elle me prend le ventre, se repend dans mon corps. Mais n’est-ce pas dangereux plus qu’autre chose ? Cette rage qui couve à fleur de peau ne va-t-elle pas au contraire faire ressortir ma véhémence et me déchaîner sur le premier venu ?

La voix de Therence, son cœur et son attitude disent qu’il est sincère, pas spécialement à l’aise de se trouver face à un loup en plein dérapage, mais désireux d’aider malgré que je lui ai forcé la main au poste de police. Je n’ai pas le choix, je dois retrouver mon calme. Je décide donc de lui faire confiance et laisse la colère me submerger. Enfin je la tiens comme une boule de feu intérieure, je la canalise et la garde comme un mini soleil interne. Les poils sur mon visage refluent. Oui, c’était bien ce qu’il fallait faire.

-Hey... enfile ça. Dit Therence en me donnant son casque de moto. Et fais-moi plaisir, range moi tes griffes.

- Je…

Je regarde mes mains, il est clair que si je m’accroche à lui ainsi sur la moto, il y a toutes les chances que je lui lacère les flancs. Je ne sais pas quelles relations nous avons eues, mais j’ai une sensation de respect mutuel. Therence est exactement comme moi, fier, maître de lui-même. Il a le même regard arrogant et étrangement je ne le considère pas comme un rival. Est-ce une réminiscence de cette mémoire qui me fait défaut ? J’ai trop souvent dit à Scott de se fier à son instinct.

- Merci, dis-je dans un souffle rauque en m’installant derrière lui sur sa moto.

Si j’ai réussi à rentrer mes griffes, j’ai encore une tête de loup. Le rythme cardiaque de Therence n’est pas stable, et on le serait à moins qu’avec un loup garou pour passager. Ce type a du cran. Je maudis ma mémoire pour ne pas me souvenir son degré d’implication avec moi et ceux qui sont actuellement mon entourage et que je vois encore comme des inconnus. Le trajet sur la Harley me fait du bien et m’apaise. Je souffle profondément, expirant cette angoisse de ne plus rien se souvenir. Le calme reprend les rênes de mon cœur, je vais devoir faire face. Au moins en mémoire de ceux qui sont morts. Je vais faire confiance à ce Stiles, à Peter, Ruby et même Chad qui étrangement me semble le plus sincère des trois. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, mais on a plus qu’un lien de meute, autre chose me relie à lui, ou quelqu’un.

Je reconnais le quartier d’où je me suis enfui. J’ai cette sensation étrange de reconnaître les lieux avec la certitude de ne pas y avoir mis les pieds que pour m’en échapper. Therence stoppe la moto au pied de l’immeuble et la pose que sa béquille après que je sois descendu. Je lui tends son casque et le regarde dans les yeux. J’ai repris mon apparence humaine.

- Je ne me souviens pas du type de relation que l’on avait. Mais au cas ou… je montre vaguement mon corps et ma tête, … où tout ça retourne à la normale, n’oublie pas de me rappeler ce que tu as fait pour moi aujourd’hui.

Je n’arrive pas à  analyser sa réaction. Vu nos caractères respectifs, je ne doute pas que nos échanges doivent être assez rentre dedans. Je ne sais pas si c’est vis-à-vis de ce qu’il s’est passé aujourd’hui, ou si cela date d’avant mon rajeunissement, mais il est certain que Therence a tout mon respect et ce n’est pas un vain mot pour moi.

- Bon ! Puisqu’il parait que je suis gay, dis-je en haussant les sourcils, que mon amie d’enfance est devenue mon alpha, que mon oncle est toujours aussi pénible, autant affronter cela que de faire l’autruche, tu ne crois pas ?

Alors que Therence semble hésiter entre partir et me suivre dans l’immeuble, je me retourne et lui demande.

- Euh… je suis comment adulte ? Physiquement, dis-je en précision face à l’air interrogatif de Therence.

Un sourire moqueur naît aux coins de ses lèvres, semblant effacer l’énormité de ce qu’il vient de vivre depuis le poste de police.




(c) Fiche par Mafdet


I want answers. Did you ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blogfantasystories.wordpress.com/
Therence Garnet

avatar

Humeur : Troublé
Messages : 823
Réputation : 136
Date d'inscription : 27/12/2014

MessageSujet: Re: Folle jeunesse [PV Little Derek]   Dim 18 Jan - 14:35



...How do you look?
Spoiler:
 

Je ne fais que répéter ce que je sais, transmettre un message plus qu'un véritable conseil. C'est à sa colère que le loup avait appris à se raccrocher, peut-être de la même manière que je persiste à vouloir trouver mes racines. Je n'arrive pas à imaginer comment il peut se servir concrètement de ses émotions pour se rassembler, peut-être en visualisant son mal pour en prendre le dessus, comme je persiste à regarder droit devant moi pour avancer vers l'objectif que je me suis fixé. Il répète toujours la même formule, je comprend que c'est ce qui le garde connecté avec sa part humaine. Mais je retiens mon souffle. Il viens d'apprendre l'extinction de sa famille, son logis dévoré par des engins de chantier, que le monde qu'il à connu est révolu depuis une dizaine d'années, et ses connaissances avec... Il y a de quoi être perdu, de quoi bouillir de rage. Je me demande si c'était une bonne chose de lui parler de sa colère après ce qu'il viens de vivre... J'ai lâché ça pour seul recours, mais le Derek qui m'a parler de cette solution avait quelques années de maitrise derrières lui, années que celui là avait ravalé sans rien en garder.

Je flippe un peu quand je l'entend souffler comme un bœuf en continuant de se pincer les flancs. C'est une bombe sur le point d'exploser... Pourtant, peu à peu, je crois qu'il se calme... Il se calme vraiment. Et moi avec lui.
Il aura réussi. Je reprend enfin mon souffle. Quand je le juge moins tendu, je lui balance mon casque et l'invite à monter en scelle. Il veut aller au loft, et moi je ne vais pas passer ma journée caché ici en attendant de me faire oublier. Mais s'il veut y aller, je lui demande de m'épargner une poigne mordante. Il considère ses mains, un peu ailleurs, et c'est moins agressif qu'il prend place.

- Merci.


Le couinement grave me fait ciller et me retourner à demi vers lui, franchement surprit. Je m'y attendais pas. Et j'avoue que sur le coup, je ne sais pas du tout comment réagir.

-Me remercie pas.
Lui dis-je franchement en démarrant l'engin.

Tout ce que je peux faire pour lui, c'est lui prêter mon casque le temps que son malaise s'atténue, et le trimballer jusqu'à son ancien-futur chez lui. Pour le reste... il devra compter sur lui même. Je ne serais d'aucune utilité.

Les pensées se succèdent, plus folles ou plus profondes les unes que les autres. Je me demande comment il est logiquement possible de retrouver sa jeunesse, et dans l'hypothèse où Derek est vraiment redevenu un ado amnésique, s'il y a un moyen pour qu'il redevienne lui même. Une amertume mal venue me vient également à la prise de conscience que les discussions qu'on a put avoir, nos échanges, on disparue avec l'adulte. M*rde! Je me rend compte que j'ai laissé filé une occasion, et ça me met en rogne. Quand il m'a expliqué avoir un flair sur-développé et la capacité de deviner des effluves héréditaires. Il m'a parler d'une chance, certes minime mais possible, de renifler mon géniteur s'il venait à croiser sa route. C'était une proposition embarrassante, un peu gros pour y compter vraiment. Mais maintenant qu'il à oublié... la question ne se pose même plus. Et là, j'en veux à ce foutu ego d'avoir laissé coulé.
Au fond de moi, j'espère que ce m*rdier à une chance d'être tiré au clair...


On y est. Je pose la moto pour le laisser descendre. En levant les yeux, j'aperçois un mouvement derrière les carreaux. Y a du monde là haut. Mais vu la réaction du jeune loup, je comprend que ce ne sont pas des étrangers venus empiéter son espace. Probablement son oncle, ou son petit-ami resté attendre le gamin fugueur.

- Je ne me souviens pas du type de relation que l’on avait. Mais au cas ou…
fait-il en se désignant tout entier… où tout ça retourne à la normale, n’oublie pas de me rappeler ce que tu as fait pour moi aujourd’hui.

-... T'as plutôt intérêt à revenir à la normale, ouais.
Lui balançais-je dans un ricanement et le reluquant avec distance, plus par embarras que moquerie. T'avais proposé un service, puis cette histoire est trop...

Je fais un petit geste vague de la main. C'est surtout que les démonstrations et les discours solennel, c'est pas trop mon truc. Mais je garde son rappel en tête. Je trouverais bien les mots qu'il faut pour le lui rappeler. Si jamais.

- Bon ! Puisqu’il parait que je suis gay...


-Il parait?...
l'interrogeais-je dans un demi-rire aussi amusé qu'ébahis. T'as pourtant eut l'air d'apprécier chercher mes clefs lui rappelè-je dans une suspicion basse et carnassière.

-...que mon amie d’enfance est devenue mon alpha, que mon oncle est toujours aussi pénible, autant affronter cela que de faire l’autruche, tu ne crois pas ?


L'énergie du jeune fauve me ramène un sourire en coin. Il est marrant ce Derek, son optimisme spontané ne lui ressemble pas, pourtant il fini par rebondir et se tirer de son bourbier même infernal. Et ça en revanche, ça lui ressemble bien.

Je lève les yeux vers les étages un peu hésitant. Je vais peut-être pas m'éterniser ici, ni envie de me trouvé mêlé aux histoires de ce Derek juvénile, encore moins envie d'avoir à moi aussi rendre des comptes sur ce qui aura put se passer.

- Euh… je suis comment adulte ? Physiquement.
me demande t-il hésitant.

Pour plusieurs raisons, la situation me fais marrer. Voir ce Derek s'interroger sur son lui futur est en soi railleur, puis... Je l'observe, à attendre mon avis, et je me demande, dans un égarement puéril, si même pour quelques secondes ce type qui à complétement perdu la mémoire ne serait pas capable d'avaler un bobard plus énorme que l'immeuble qui lui sert de chez-lui... Mais je crois que je me suis trahis et qu'il a déjà compris mon intention, alors je compare plus sérieusement le loupiot à la charpente déjà athlétique mais qui à de quoi se raffermir, son visage imberbe encore vaguement rond, ses yeux qui virent trop naturellement au regard de chien battu... et après cette intense contemplation, je joue franc jeu.

-T'es le genre à appâter les mecs.


Mange toi ça le refoulé. C'est pas l'existence de son petit copain qui allait me contredire! Finalement, je crois que la vérité est encore meilleure que n'importe quelle c*nnerie.

Je ricane fièrement, je crois que je tiens ma vengeance pour ce jour où il aura jouer les séducteurs entre deux bières, le grand méchant loup. Même si ça doit-être relégué à un futur-passé perdu dans les méandres de la mémoire du petit, pour moi ça revient fondamentalement au même.

-Sinon, t'es plus... dru.
fis-je en me caressant le menton.

Je lui offre un sourire satisfait. Je trouve qu'a choisir, c'est un bon qualificatif.

Je ne sais pas s'il se lasse de ne rien tirer de moi ou s'il préfère rester sur ces bêtises, mais il prend la direction de l'entrée.

-Derek.
l'interpelé-je avant qu'il ne s'éloigne trop. Ton Stiles, ton oncle, ces gens. Tu m'en as pas dis grand chose, mais t'avais confiance en eux.

"Confiance", je ne sais pas si c'est vraiment le bon terme, mais ça me parait important qu'il soit rassuré. Même s'il a décidé de prendre son courage à deux mains pour les retrouver, et son passé indigeste avec, je voudrais qu'il soit certain que quelque soit le degrés de sa confusion, il peut... Il doit se raccrocher à eux. A défaut d'avoir perdu sa famille, cette bande est présente, elle. Et la manière qu'il a eut de m'évoquer les siens, son attachements, ses remords et espoirs de protections les concernant... si l'adulte pouvait compter sur sa meute, l'adolescent devait les accepter à son tour.

-Si y a bien quelqu'un en qui tu peux avoir confiance, c'est bien toi. envoyé-je à l'authentique, en enfilant mon casque. Là dessus je me contente d'un salut de la tête, et la voie assurément libre, je quitte le quartier dans le ronronnement mécanique.

Bon. Je réfléchis si j'ai une chance de passer par chez moi sans risque tandis que j'imagine mal les flics avoir fait une affaire d'état de deux jeunes en fugues. Il m'aura quand même bien mal mené le Deuxième du nom... Mais c'est aussi grâce à lui que j'ai encore ma bécane avec moi.
Dans un sentiment vainqueur et narquois, je fait gronder la belle et j’accélère sur la route déserte.

La journée n'est pas terminée, ce serait bête de ne pas en profiter. Roulez jeunesse!
©️ Halloween sur Never-Utopia



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Folle jeunesse [PV Little Derek]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jeunesse haitienne: Quel espoir??? Quel avenir???
» Michaëlle Jean et le rêve de la jeunesse haitienne
» Je suis folle. Et toi?
» Théâtre : ma femme est folle
» Le Ministère haïtien à la jeunesse et aux sports condamne l'affront des autorité

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination :: Beacon HillsTitre :: Centre ville :: Poste de police-
Sauter vers: