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 Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]

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Derek Hale
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MessageSujet: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Sam 27 Déc - 15:48






Ne pas vendre la peau du loup avant…

Derek & Elias Gregory A.
Le reconstruction du manoir avançait bien malgré les aléas d’approvisionnement de bois, ou d’autres tracas juridiques. Le premier étage était fini, du moins dans sa structure. C’était au tour du dernier niveau de se relever de ses cendres. Avec Peter, on avait tenté de rassembler nos souvenirs pour dédier une pièce à notre famille. Une pièce qui serait meublée dans le même style que le manoir auparavant. Une manière pour nous d’honorer les nôtres, de nous souvenir également.

Évidemment, ce n’était pas le genre de mobilier que l’on trouvait au centre commercial. Peter s’était proposé d’aller ratisser dans quelques vieilles fermes des environs. Je m’étais dévoué pour aller au centre-ville dans cette boutique où Mick était entré, juste avant qu’on ne parte pour le Mexique délivrer Chad. C’est ainsi qu’en début d’après-midi, je me garais non loin de cette étrange boutique. Je regardais l’enseigne depuis le trottoir d’en face. J’avais autant envie d’y mettre les pieds qu’à Echoe House où Stiles avait fait un court séjour. Le lieu ne m’inspirait pas confiance. La devanture me rappelait ce livre de Stephen King que j’avais lu dans mon adolescence : Bazaar. Dans ce roman, le propriétaire de la boutique était le pire manipulateur possible, animé des plus sombres desseins. Je ne pus refréner un frisson lorsque je traversai la rue pour aller me jeter dans cet antre du diable.

Le carillon qui tinta lorsque j’ouvris la porte, me mis mal à l’aise. Je n’aime pas annoncer ma venue en fanfare. La porte se referma dans mon dos dans un claquement sec. « Sortir d’ici » est la première pensée qui me vint à l’esprit. Mais je me morigénais de faire ainsi l’enfant. Je n’en avais pas pour quinze ans à faire le tour de cette boutique.

J’avais l’impression d’avoir traversé le temps ou d’avoir passé un quelconque vortex. La pièce où je me trouvais, me semblait issu d’un autre âge. C’était à la fois poussiéreux, et parfaitement propre. J’étais partagé à savoir ce que je devais penser d’une telle boutique. Il y avait un bric à braque des plus étonnants, du plus normal, au plus glauque. Mais en effet, il y avait de forte chance que je trouve ce que je cherchais, guéridons, petits bibelots. Oui, plus je m’avançais, plus la similitude avec ce bouquin me faisait frissonner. Bien loin des contes modernes à la Upon once of time, Bazaar refaisait ressortir ce qui avait de plus mauvais en chacun d’entre nous.

- Que puis-je pour vous ?

Je me retournai brusquement. A trop être absorbé par les objets qui m’entouraient, j’avais oublié l’existence plus que probable d’un boutiquier. On dit que la première impression est toujours la bonne… Ces yeux de fouine, cette bouche perfide, pincée dans un éternel rictus, son regard pénétrant. Une odeur de mort se dégageait de l’homme qui me faisait face. Non qu’il sente mauvais, non son parfum exhalait une fragrance luxueuse. Mais c’était une de ces odeurs imperceptibles aux humains telles que la peur, l’angoisse, l’assurance où tout ce qui peut s’exprimer comme sentiments. Négligemment appuyé sur sa canne, ce type exhalait la mort. D’apparence, il me semblait bien inoffensif, mais sa signature olfactive me criait le contraire. En l’espace d’un quart de seconde, il atterrit dans la catégorie « J’aime pas, mais pas du tout ». Je sentais que ce type avait l’étoffe d’un Gérard Argent, voire pire. Je rassemblai mes pensées et précisai le but de ma visite.

- Je suis à la recherche de meubles anciens, d’une centaine d’années, typique de la région, dis-je d’une voix plus assurée que je ne l’étais. Guéridons, sofas, bibelots en tous genres.

Je n’aimai pas la manière dont il avait de me détailler. C’est alors que je tombais sur la plaque qui donnait son nom près de la caisse enregistreuse d’un autre siècle. J’avalais péniblement ma salive.

Elias Gregory Argent.

Dans quoi m’étais-je fourré ?!

"La confiance de l'innocent est le meilleur atout du menteur."
Bazaar de Stephen King




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MessageSujet: Re: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Sam 27 Déc - 15:48



Ne pas vendre la peau du loup avant…





Il était tôt l'après-midi, la pancarte sur la devanture de la porte affichait « ouvert ».

Je déballais soigneusement mon nouvel arrivage pour l’exposer le long d'une vitrine. Une douzaine de petites manufactures mortuaires que je levais avec satisfaction à auteur de mon nez pour mieux en admirer la fabrique quand la porte à l'entrée tinta. Je rangeais la boite en provenance du Mexique et déposais avec les autres le petit crâne coloré autrement appelé Calavera.

Je m'amusais toujours de l'effet que cette boutique pouvait avoir sur certains visiteurs. L'hôte du moment se laissait profondément charmer par les âmes obscures des objets tapissant les lieux. Je contournais donc silencieusement une vitrine pour me poster dans son dos. Pour rien au monde je n'aurais voulu le troubler dans sa contemplation...

– Que puis-je pour vous ?

La surprise attendue de mon hôte me gratifia d'un petit sourire fielleux. L'homme me jaugea d'un œil distancié, et je l'estima de mon côté avant de hausser des sourcils pour lui rappeler ma question.

– Je suis à la recherche de meubles anciens, d’une centaine d’années, typique de la région. Guéridons, sofas, bibelots en tous genres.

– Bien sur. Les meubles de cet ordre ne manquent pas ici.

Je gardais pour moi mes contentements et restais neutre face au léger cillement qui le trahit à la vue de la plaque sur le comptoir, je l'invitais plutôt à se diriger avec moi en amont de la boutique.

– Je possède de beaux ouvrages. Vaisselier en chêne, buffet en érable massif, horloge d'inspiration comtoise... C'est pour un aménagement?

Je sentais une méfiance manifeste chez mon visiteur. L'atmosphère chargée de la boutique avait le don d'oppresser les âmes sensibles, mais je savais que si l'esprit robuste se braquait, c'était avant tout contre ma personne.

Les soupçons, qu'ils soient explicites ou plus effacés étaient mon lot quotidien, et une influence non négligeable sur mes orgueils. Je ne devais certainement pas mes gloires à l'exposition de ma plastique dans les médias, et même si j'eus été la cible de bien des affaires, tout Argent que je me nome, ma notoriété ne devait guère marquer que la mémoire des tiers concernés. Je savais que le velu ne m'assimilait donc pas spontanément à quelques injustices de cet effet. Non, rien dont il n'eut été de près ou de loin la victime tout du moins.
Ses offensives étaient plus... instinctives...

– C'est là une armoire en acajou mahogany. Comme vous pouvez le constater, c'est un meuble imposant, il ne rentrera jamais dans un appartement, profitais-je de le voir s'arrêter devant le massif comme il aurait put s'arrêter devant n'importe quel autre pour insinuer son intérêt sur la chose et un appartement dont il n'avait rien dit. Je n'avais plus qu'à le laisser se justifier pour sauter sur sa traitrise.

– Un manoir? M'amusais-je de la facilité avec laquelle il s'était laissé berné. Alors évidemment ça change tout.

Je jetais un œil négligeable au mobilier complice et poursuivais notre cheminement en coups de canne flâneurs.

– Je connais bien les résidences de cette villes. Où allez-vous ré-aménagé?

La moindre des politesses obligeait l'homme à me fournir une réponse, et je n'avais manqué à aucune courtoisie pour qu'il me fasse l'affront de m'en priver. De plus j'avais le sentiment qu'aussi sûr cherche t-il à paraître... il avait parfaitement conscience de ne pas être en terrain favorable, ni que j'était homme à se laisser avoir par le mensonge.
Quelle que fut sa réponse, elle fut pour moi plus que limpide.

– Aah, le manoir... J'en ai entendu parlé. Ce genre d'affaire ne passe pas inaperçue. C'est terrible ce qui est arrivé. Réinvestir les lieux d'un tel drame ne doit pas être facile.

Je notais perceptiblement l'outrage de mon hôte.

– Pardon, c'était maladroit de ma part. Prononçais-je d'un rictus sensiblement hypocrite. Peut-être jetterez vous votre dévolu sur cet ensemble en acajous flambé?

La main sur le meuble en question, je dévisageais l'héritier lupin. Allons. Monsieur Hale ne me ferait pas le déshonneur de détaler d'ici comme un vulgaire loup mal-léché? Comme je le sentais sensible à mes taquineries et prêt à rebrousser chemin, je l'interpelais en me dirigeant vers l'arrière boutique.

– Attendez, ne partez pas comme ça. Je suis sûr qu'en cherchant bien, vous trouverez ce que vous cherchez.

… Et qui sait, peut-être plus encore...
J'attendais, défiant l'animal de craindre un simple voyage à l'arrière d'une banale boutique de curiosité au côté d'un infirme.


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MessageSujet: Re: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Sam 27 Déc - 15:48





Le loup et le serpent

Derek & Elias Gregory A.
Je n’aimais pas ce type ! Et son patronyme n’arrangeait pas ma vindicte viscérale contre lui. J’étais autant à l’aise qu’un animal entré par erreur dans un logis de chasse. Mon instinct me dictait la fuite.

– Je possède de beaux ouvrages. Vaisselier en chêne, buffet en érable massif, horloge d'inspiration comtoise... C'est pour un aménagement?

Sa voix coulait comme du fiel tout en étant enrobée d’obséquiosité. C’était une provocation maquillée dans un courtois discours. Est-ce ma fierté, mon égo, mais je décidais de rester voir ce que cet évident malfaiteur avait à vendre. Au fur et à mesure qu’il me décrivait les meubles qu’il possédait, je comprenais à contre cœur que je pourrais bien y trouver ce que je cherchais.

– C'est là une armoire en acajou mahogany. Comme vous pouvez le constater, c'est un meuble imposant, il ne rentrera jamais dans un appartement, dit-il.

Ce vieux escroc partait à la pèche aux informations. Me croyait-il si naïf ? A force de manipuler les autres, on s’engorneuille et on oublie que l’intelligence ne fait pas défaut à tout le monde. Je pouvais tout aussi bien éluder la question sous-adjacente, mais j’avais presque envie qu’il comprenne qu’elle était ma nature et surtout mes origines.

– C’est pour un manoir assez vaste, laissais-je filtrer.

L’autre obséquieux s’enroula comme un serpent autour de cette information. Il me faisait penser à Kaa dans le livre de la jungle. Et comme pour ce personnage, je trouverais plaisant de lui tordre le cou et d’y faire un nœud.

– Un manoir? Alors évidemment ça change tout.

Le boiteux louvoyait doucement entre meubles et étagères débordantes d’objets de toutes sortes. Je suivais à son rythme de gastéropode.

– Je connais bien les résidences de cette ville. Où allez-vous réaménager?

– Le manoir qui se trouve dans la forêt, celui qui a brûlé il y a quelques années… Un héritage familial que je fais renaitre, dis-je avec un sourire aussi faux que le sien.

– Aah, le manoir... J'en ai entendu parler. Ce genre d'affaire ne passe pas inaperçue. C'est terrible ce qui est arrivé. Réinvestir les lieux d'un tel drame ne doit pas être facile.

Le salopard…

– Pardon, c'était maladroit de ma part. Peut-être jetterez-vous votre dévolu sur cet ensemble en acajou flambé?

Aller ! Rajoute-en le cagneux. L’idée de lui laisser le moindre dollar me hérissa le poil. J’espérais que Peter serait chanceux dans son exploration. Il fallait que je sorte de cette boutique avant de mettre à exécution toutes les images qui me venaient en tête !

– Attendez, ne partez pas comme ça. Je suis sûr qu'en cherchant bien, vous trouverez ce que vous cherchez.

La raison, l’instinct, la circonspection naturelle face à un chasseur me clamaient de clore là l’entretient. Mais ma foutue fierté, ce foutu égo, et aussi l’envie d’en découdre avec l’hypocrite me firent faire fi de toutes ces alarmes. Je suivais donc le vieil caudataire. Derrière lui, j’aperçus un meuble d’entrée, de ceux que l’on met près de la porte et sur lequel on y accroche ses vêtements. Il était étrangement semblable à celui que l’on avait, à la couleur du verni près. Les souvenirs de mon enfance affluèrent comme une vague. Je me revoyais rentrant de l’école et poser mon manteau sur cette patère. J’étais en chaussettes, ma mère ne voulait pas que l’on rentre avec nos bottes souvent pleines de terre. Les mauvais jours, le porche devenait une véritable exposition de bottes et chaussures de toutes tailles. Je me souvenais des conversations joyeuses qui venaient de la cuisine où un grand gouté s’organisait comme chaque jour. Moi arrivant fièrement avec mon carnet de notes… Peu maintenant savent que j’ai toujours été un excellent élève. Je venais de terminer mes études sur la finance quand Laura était revenue à Beacon Hills. La suite…



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MessageSujet: Re: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Sam 27 Déc - 15:49



Ne pas vendre la peau du loup avant…




Un héritier Hale entre les murs de ma boutique... Je m'amusais de ce loup qui se jetait entre les mains du chasseur, un comble qui ne me laissait naturellement pas indifférent. Je gratifiais secrètement son aplomb si ce n'est sa témérité à poursuivre la route en connaissance de cause. Mais à bien y réfléchir, que pouvait-il bien avoir à craindre? Que mon nom soit Argent, et que le sien soit Hale, j'étais avant tout le gérant d'un magasin de curiosité, et lui un client prêt à payer son bonheur acquis. Et si ces mains vers lesquelles il était venu s'empêtrer pourraient-être héréditairement vouées à tirer sur l'animal... il serait naïf de le comprendre dans le sens où chacun l'entendrait impulsivement.

Je guidais le fantoche à travers les dédales de mon labyrinthe en cherchant à lui faire dire des réponses que je connaissais déjà. Une simple histoire de formalité, si ce n'est une façon d'estimer jusqu'à quel point il saurait évaluer la menace.

– Le manoir qui se trouve dans la forêt, celui qui a brûlé il y a quelques années… Un héritage familial que je fais renaitre. Me répondit-il lorsque je demandais où il déménageait.

Le fourbe animal arbora le masque hypocrite et une franchise provocatrice, pour mon plus grand plaisir. J'étais pris d'une irrésistible envie de tester la patience de la bête, surtout de lui faire comprendre à qui il avait à faire, et lui de son côté tenait à faire de même.

Mais ne comprenait-il donc pas que je le savais déjà? Comme c'était plaisant.

La famille Hale, hôte de ces collines depuis bien longtemps, peut-être même avant que les Argent ne s'y établissent eux-même. J'avais tout naturellement l'habitude d'assimiler les noms et visages de mes locataires, mais si les Hale échappaient à ma dominance foncière et m'était en cela une menue plaie, c'était bien pour leur nature que j'avais été avisé de les connaître. Et puis... nos familles avaient quelques vieux rapports contentieux, comme je m'évertuais à les lui rappeler, quand bien même je n'étais pas si proche de ma très chère parenté et que je n'avais pas à me désoler d'être impliqué à de sordide faits divers. Je m'étonnais presque que le jeune loup ne soupçonne pas assurément un Argent d'être renseigné sur ses ennemis de toujours. C'était à douter de l'autorité que les miens pouvaient encore avoir ici... c'était navrant.

Je le croyais prêt à partir et l'invectivais d'une nouvelle provocation. Je concédais que faire son marché dans de telle conditions n'était pas des plus appréciable, mais je pensais la bête assez robuste pour endurer un peu plus vaillamment mes taquineries.
Néanmoins, ce ne fut pas dans l'intention de le railler encore que je l'invitais à me suivre à l'arrière de la boutique. Il était parti en quête de quoi étoffer un vide et je me faisais un devoir de répondre au mieux aux attentes de quiconque saurait me payer en conséquent.

Nulle chambre ornée de trophée de chasse ou de boucherie prête pour dépecer le gibier lorsqu'il entra dans la salle, seulement un entrepôt supplémentaire pour mes vieilleries. Je le laissais juger des meubles qui seyaient d'avantage à ses attentes lorsque je l'entendit s'arrêter dans mon dos.

Lentement, je me retournais et me posais sur ma canne pour détailler le visiteur.

– Est-ce que tout va bien?

Je laissais l'homme renouer avec une histoire lointaine. Ce n'était rien de plus qu'un vieux meuble comme cette boutique en regorgeait tant, un vestiaire tout à fait modeste pour l'œil ignare, mais je ne connaissais que trop bien la valeur insoupçonnable et le pouvoir de remembrance de ces modicités pour ne pas comprendre son état.
N'importe qui n'aurait vu là qu'un mobilier perdu au milieu de bric et de broc, mais je savais que pour lui, il s'agissait de la penderie qui avait due accueillir ses par-dessus d'antan, le massif contre lequel l'enfant ce serait mémorablement cogné, ou simplement cet assemblage de bois qui n'aura jamais eut aucun véritable relief que dans la vision nostalgique qu'il gardait d'un vestibule désormais disparue.

Je n'avais pas le don de visiter les esprits pour savoir quelles réminiscences affluaient exactement de sa mémoire, mais je savais lire les émotions, et plus encore jouer de ma propre plume sur les lignes du destin.

Son émotion était palpable, je la respectais d'un silence observateur avant de proposer, temps de fois témoins que j'avais été des retrouvailles réelles ou illusoires d'âmes inanimées et vivantes.

– Ce n'est pas un modèle unique. Il y a des chance assez minces qu'il s'agisse du meuble auquel vous semblez penser, mais je peux peut-être me renseigner sur sa provenance.

Je grattais négligemment de l'ongle une entaille minime qui avait survécus aux coups de rabots et essayais de deviner les choix et pensées du potentiel intéressé.


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Derek Hale
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MessageSujet: Re: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Sam 27 Déc - 15:50






Le loup et le serpent

Derek & Elias Gregory A.
– Est-ce que tout va bien?

La voix du boutiquier me sortit de ma contemplation. Il était là, à me regarder tel un chasseur à l’affut. Ses yeux de fouine, ses cheveux filasses, cette jambe défaillante tout en lui me rappelait d’horribles personnages de mon enfance. Son regard torve m’imaginait un peu trop vite en trophée. Je savais me faire méfiant lorsqu’il s’agissait de chasseur et encore plus quand ce nom de ce métal poison était de la partie. Cet homme était de la génération de Gérard, il devait parfaitement connaitre mon histoire. Je n’ai cependant pas souvenir de son visage, sévissait-il ailleurs avant ce jour ?

– Ce n'est pas un modèle unique. Il y a des chances assez minces qu'il s'agisse du meuble auquel vous semblez penser, mais je peux peut-être me renseigner sur sa provenance.

Le fourbe gratta une imperfection, s’accaparant de manière ostensible la propriété du bien qui m’avait interpelé. Je lâchais le meuble des yeux pour les reporter sur son propriétaire. Certaines personnes n’aiment pas qu’on les fixe et encore moins lorsque l’on possède des prunelles aussi claires que les miennes. Le mielleux ne laissa rien paraitre s’il en fut remué. Cependant, je le sentais rodé à ce jeu d’arrogance.

– J’ai parlé d’une pièce à meubler, pas d’un hall d’entrée, répliquai-je d’un ton condescendant.

Je contournai le boiteux et m’enfonçai plus profondément dans cette arrière-boutique qui semblait regorger de trésors… de guerres ? Je faisais face à un buffet en chêne clair. Le bois était patiné par le temps. Sur le plateau, s’étalait une tache plus sombre. Je connaissais bien ce meuble et l’auteur du forfait qu’il avait subi. Je me souviens du regard de ma mère, lorsque j’avais renversé mon orangeade dessus. Ce meuble appartenait à une famille amie de la mienne. J’avais entendu dire que les descendants n’avaient pas pu garder la propriété. Comment ce type qui semblait être arrivé récemment en ville pouvait avoir de tels meubles ? Je savais par Chad qu’il y avait des soucis dans l’immobilier de Beacon Hills. Ce serpent qui me scrutait dans mon dos était-il mêlé à ces sombres affaires ? Ce meuble qui venait vraisemblablement d’une expropriation semblait l’affirmer. Je me retournai vers mon obligé.

– Je vous propose de vous indiquer les meubles qui pourraient éventuellement m’intéresser, vous me faites un devis que je reviendrai chercher plus tard.

Les yeux de l’homme se mirent à étinceler à l’annonce d’un profit potentiel. Il me fit un rond de jambe, me désignant sa boutique. Je n’avais qu’à choisir à mon gré.

– Cela me laissera le temps de comparer avec d’autres boutiques…

Je lui tournai le dos, cachant mon sourire naissant. S’il pensait me mystifier avec les prix, il allait avoir des surprises. J’avais peut-être l’air d’un loubard aux yeux de certains, mais ma formation dans le domaine des finances était solide et me permettait de vivre en étant largement bénéficiaire. Et cela n’était pas dû à mes faibles dépenses, hormis ma voiture pour laquelle je m’étais fait un plaisir. Je furetai entre les meubles et les bibelots, tapotant d’un doigt négligeant sur les objets qui m’intéressaient. Le boiteux me suivait, mettant un repère sur ce que je lui désignai. A sa moue septique, il devait se demander si je ne le bernais pas à allonger la liste. Le nombre lui rendrait toute falsification bien plus hasardeuse, s’il voulait rendre un devis cohérent. J’ouvris le tiroir d’une commode, des petits tas de sciure m’apprirent que le meuble était rongé par les vers, alors que sa surface extérieure était reluisante de cire. Pas question que j’invite des larves d’Anobium au Manoir.



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MessageSujet: Re: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Jeu 9 Avr - 21:01



Ne pas vendre la peau du loup avant…




J'observai l'animal appâté par le meuble d'allure restauré, une patte dans le filet. Je pris mon temps avant de le tirer de ses songes, je ne voulais pas l'en sortir trop tôt et prendre le risque qu'il se détourne de cette douce-amère tentation. Mais sa réaction bien qu'évasive me satisfit malgré tout.

Le loup me darda de ce regard humainement dérangeant, qui ne m'amena à rien de plus qu'un soutient ferme et railleur. J'avais regardé dans les yeux de bien plus effroyable qu'un vulgaire louvart outré par quelques provocations, il était bien naïf celui qui pensait me faire plier à ce jeu là.

– J’ai parlé d’une pièce à meubler, pas d’un hall d’entrée.

Son répondant me tira un rire muet. Je pivotais tranquillement sur moi même pour accompagner le mal léché dans sa progression, suivant avec intérêt le moindre de ses regards et arrêts. Si la présence d'une penderie rescapée n'était pas le seul fait du hasard, je constatais avec complaisance comment quelques autres pièces ne lui étaient pas indifférentes. De quoi caresser sa mémoire de douces nostalgies, je l'espérais.

– Je vous propose de vous indiquer les meubles qui pourraient éventuellement m’intéresser, vous me faites un devis que je reviendrai chercher plus tard.

Un sourire torve pris possession de mes lèvres, dévoilant mon incisive dorée. L'homme était visiblement pressé de quitter les lieux, mais pas sans se laisser tenter par quelques souvenirs... La caisse promise à se faire remplir et quelques biens prêts à investir le nouveau manoir... c'était tout bonnement parfait.

– Bien sûr! clamais-je, ravis. Demandez, et ce sera à vous!

– Cela me laissera le temps de comparer avec d’autres boutiques…

La sentence claqua comme un mauvais coup de bâton. Je restais figé, mon sourire tombé tandis qu'il se dérobait à ma vu. J'avais cru faire du loup mon guignol, et je me retrouvais berné par le malin... Un rire mauvais anima mon visage, méchamment piqué dans mon amour propre et en même temps obligé de reconnaitre l'adresse de son revirement.

Je me retrouvais alors à suivre le payeur, docile serviteur en mon propre domaine. L'expression Le client est roi prenait là tout son sens, et pas des plus appréciables pour ma part. Les fils glissaient d'entre mes doigts, sa majesté se mouvait dans ma boutique en terrain conquis, à balader dédaigneusement ses mains sur les objets qu'il jugeait digne d'être acquis... ou non. Je maudissais avec réserve celui qui osait me tourner en ridicule. La liste de ses achats probables ne cessait d'augmenter... Était-ce pour mieux m'abuser? Je m'attendais à ce que le loup ne revienne jamais chercher la moindre bagatelle de ce fichu inventaire. Pouvais-je espérer, plus que la ligne d'une signature prometteuse sur le papier, qu'il s'encombre bel et bien de quelques vestiges?! Rien ne me permettais actuellement de préméditer cet arrogant personnage...
Il scrutait, fouillait, jugeait sans vergogne. Et les doigts crispés sur ma canne, je tentais de me modérer dignement.

Patience, patience, me répétais-je comme on se berce. Il pouvait bien m'avilir ici et maintenant, je restais l'unique maitre de ce manège. Il l'apprendrait bien à ses dépends. Tout n'était que question... de temps.

Nous avions fait le tour et je ne comptais plus le nombre de ses affections. J'étais irrité de ne pouvoir mettre un prix fiable sur cette comédie mais me rhabillait de toute la constance dont je pouvais encore faire preuve pour conclure.

– Bien! Je pense que vous avez là de quoi largement combler votre pièce...

Je retournais me poser derrière mon comptoir où prendre plus largement mon appuis après les fluctuations incessantes de l'indécis. Cette liste interminable donnerait le vertige.

– Vous semblez hésitez, mais que votre choix se porte ici ou... à la brocante du coin, sachez que les objets partent plus vite qu'on ne le pense.

Il conviendrait que ce n'était pas la plus subtile manière de lui faire changer d'avis. Mais il reconnaitrait tout autant que j'avais raison... Nul n'aurait su prédire si les monuments de son passé seraient toujours à sa porté le moment où il se rendrait compte avoir raté l'occasion de les récupérer.

Je feignais tout intérêt que mes paroles aurait put avoir sur lui et m'en allait chercher mes documents et le laisser retourner à ses occupations, que je marquais un arrêt.  

– Oh! Monsieur Hale...  A retrouver un cadre de vie en apparence coupé du monde, certains résidents ont tendance à oublier quelques principes fondamentaux. Si je peux vous donner un conseil... Les forêts, outre votre charmant petit terrain, ne sont pas des domaines public. Veillez à ne pas enfreindre les limites de terres qui ne seraient pas les vôtres.

Je me retournais pour faire face à la bête.

– Vous savez mieux que personne qu'il suffit d'une étincelle pour mettre le feu au poudre. Je ne voudrais pas qu'une triviale querelle de voisinage puisse engendrer un cataclysme.

Cette boutique était aussi sensible au flamme que je ne pouvait l'être, si je n'était pas voué à périr sous les assauts d'un monstre haineux... J'en étais conscient, je voulais qu'il le sache, et plus encore qu'aucun avertissement n'aurait su me faire trembler... Il faut croire que le vieux propriétaire à la guibole meurtrie avait déjà pâtis des folies bestiales comme des tourmentes infernales, littérale ou métaphoriques. Je crois qu'à cet instant, les yeux trop clairs, ou trop... fauves de mon vis-à-vis n'aurait su concurrencer les ténébreuses qui lui faisaient opiniâtrement face.



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MessageSujet: Re: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Jeu 9 Avr - 21:02







Ne pas vendre la peau du loup avant…

Derek & Elias Gregory A.
C’est un véritable duel qui s’était engagé entre le boiteux et moi. Les mots étaient nos balles, notre bouche l’arme qui les tirait. Lorsque l’on est entouré de gens comme Peter ou bien Stiles, on apprend vite à utiliser les mots comme des armes. Ils peuvent se montrer redoutables et entrainer les foules. Ils sont dociles à ceux qui savent leur pouvoir. Ce jeu peut être cruel. Sous couvert d’une fade excuse, on retire volontiers ce que l’on vient de dire, comme on retire une épée du ventre de son adversaire.

J’avais repris le dessus sur le boutiquier et commençais une farandole dont il était le pigeon bien malgré lui. La liste s’allongeait, à l’évidence bien trop longue pour une simple pièce à meubler. Revenant sur mes pas, je rayais certains objets de cet inventaire à la Prévert. J’hésitais, tergiversais, ajoutais, soustrayais. Stiles m’aurait demandé si je n’avais pas de la fièvre ou bien attrapé un quelconque virus. Je m’imaginai être le pire des clients dans un magasin de chaussures, faisant tout déballer pour finalement…

Puis comme tout jeu, on finit par ne plus en rire ou le trouver usé. Je me tournai vers le grippe-sou. Il en avait le tournis de ma farce de potache. Je lui déclarai que j’en avais assez.

– Bien! Je pense que vous avez là de quoi largement combler votre pièce... Dit le narquois prit à son propre jeu.

Je le suivis jusqu’à son comptoir. Je n’eus aucun scrupule à comprendre qu’il avait souffert de ma valse forcée dans son inventaire. Si je ne m’apitoyais pas sur son sort, c’est que j’étais certain que le vil avait matière à se défendre, voir à être très offensif.

– Vous semblez hésitez, mais que votre choix se porte ici ou... à la brocante du coin, sachez que les objets partent plus vite qu'on ne le pense.

Je souris de toutes mes dents au marchand. La technique classique du « c’est un modèle qui fait fureur, les stocks sont limités… ». J'étais un peu déçu de cette ruse acculée qui marchait peut-être sur les maniacodépressives acheteuses de godasses. La balance de l’affrontement penchait encore en ma faveur.

– Oh! Monsieur Hale...  A retrouver un cadre de vie en apparence coupé du monde, certains résidents ont tendance à oublier quelques principes fondamentaux. Si je peux vous donner un conseil... Les forêts, outre votre charmant petit terrain, ne sont pas des domaines publics. Veillez à ne pas enfreindre les limites de terres qui ne seraient pas les vôtres.

Mon sourire s’effaça. Aurai-je devant moi mon empiéteur de propriété ? Sans la perspicacité de Maxence, je ne me serais pas aperçu que l’on avait tenté d’effacer les restes de l’ancienne délimitation. Heureusement que les arbres avaient gardé les cicatrices des anciens barbelés. Je notai pour moi-même de m’entourer de toutes les protections légales pour refaire le bornage de ma propriété. Le véreux pouvait être fourbe et avoir le bras long.

– Vous savez mieux que personne qu'il suffit d'une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Je ne voudrais pas qu'une triviale querelle de voisinage puisse engendrer un cataclysme.

Le fourbe pensait toucher un point sensible. Si je n’oubliais pas le drame de mon passé, il ne me hantait plus de la même manière. Peter peut-être, puisqu’il s’est trouvé pris au piège, mais je n’ai pas peur du feu. Je sortis mon Zippo qui s’alluma dans un claquement sec. La flamme se reflétait dans nos yeux qui ne se lâchaient pas. Personne dans cette sinistre boutique pour nous interrompre. Sans le quitter du regard, mes griffes gravèrent un symbole connu des loups et des chasseurs. Une spirale. Mon adversaire luttait contre la tentation de regarder le résultat du grincement sinistre de mes ongles sur son comptoir, car cela signifiait qu’il baisserait les yeux le premier.

– En effet, la flamme qui réchauffe, peut se transformer en enfer. On dit que les chats échaudés craignent l’eau froide. Sachez que les loups réagissent tout autrement. A trop tourner les manivelles, elles vous reviennent souvent en pleine figure avec une inertie accrue. Tout brûle, surtout le vieux bois, sec et… presque mort.

Mes yeux avaient cette couleur bleue électrique qui caractérisait mes actes passés. Qu’il comprenne que j’étais vif et en pleine capacité de mes moyens et non pas d’une race sur le déclin. Je soufflais sur la flamme, envoyant la fumée de son côté, puis dans un claquement sec je fermais le briquet métallique. Le vieil homme ne put refréner le réflexe de fermer les yeux, rompant notre contact visuel. En les ouvrant, il put découvrir le symbole que je venais de graver.

– Je repasse dans une semaine pour mon devis, dis-je en me reculant. Ne jamais tourner le dos à un chasseur, aussi faible puisse-t-il paraitre. Et ajoutez le ponçage de votre comptoir sur ma note !

La cloche de la porte failli se décrocher lorsque je la refermai en sortant.




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MessageSujet: Re: Ne pas vendre la peau du loup avant... [PV Derek & E.G. Argent]   Jeu 9 Avr - 21:03



Ne pas vendre la peau du loup avant…




Le rusé avait trouvé moyen de me ridiculiser. Il ne s'offusqua pas lorsque je l'avertis que ces meubles qui avaient fait échos à son passé pourraient bien disparaître s'il envisageait sérieusement de les abandonner ici, et il me nargua d'un insupportable sourire carnassier. L'animal était plus hermétique que je ne l'avais soupçonné. Mais on ne s'affranchit jamais totalement de son passé...

Peut-être la noble créature se pensait-elle à l'abri de mes influences... je tenais à lui faire comprendre qu'il n'en devinait pas les ampleurs. Oh comme je me délecta de lui voir ce rictus fléchir. Sans en avoir la certitude, il comprit peu à peu que je n'étais ni seulement un trappeur, ni seulement un antiquaire. Et s'il n'était pas sensible aux souvenirs rescapés de l'incendie qui avait décimé sa famille, je ne pouvais concevoir qu'il reste de glace à l'idée que son nouveau foyer soit menacé, jusqu'à subir un jour le même sort.

Obscurs contre limpides, nous nous affrontâmes dans un silence aveugle qu'une flamme vint déchirer. J'éprouvais une effervescence étouffée quelque part dans mes entrailles à la présence du briquet, avec dans le sourire un plis railleur et coriace. Il n'oserait pas s'en prendre à moi ou ma boutique, pas le loup au masque de civil.
Un crissement m'irrita le tympan et courra le long de mes vertèbres, sans parvenir à faire baisser ma garde.

– En effet, la flamme qui réchauffe, peut se transformer en enfer. On dit que les chats échaudés craignent l’eau froide. Sachez que les loups réagissent tout autrement. A trop tourner les manivelles, elles vous reviennent souvent en pleine figure avec une inertie accrue. Tout brûle, surtout le vieux bois, sec et… presque mort.

L'agressive couleur de ses iris conjugué à l'injure aux ton de conseil averti, d'autant après le revirement qu'il m'avait fais subir comme si je risquais de causer ma propre perte, embrasèrent les colères qui dansaient derrière mes vitreuses et me firent perceptiblement froncer le nez. Presque mort? Je trouvais la remarque ironique. Oh, non, qu'il ne se fit pas aux apparences. Trop nombreux étaient ceux qui avait eut le malheur de me sous-estimer...

D'un souffle traitre, il me fit rompre le contact assassin. Lorsque je rouvris les paupières, je put voir ma table marquée du sceau de la vendetta.

– Je repasse dans une semaine pour mon devis. Et ajoutez le ponçage de votre comptoir sur ma note !

Et la bête disparue dans un terrible tintement. Je restais un moment appuyé au comptoir à incendier silencieusement l'entrée, puis mes yeux sombres coulissèrent sur la griffure en spirale.

Je n'avais pas réussi à lui faire racheté ces morceaux de passés, je n'étais même pas tout à fais sûr d'avoir su patiner correctement sa mémoire.

Mais lentement, un sourire étira mes commissures, et je tirais mon chiffon de son tiroir pour l'étaler sur la dégradation. Dans une semaine, le devis serait comme convenu établis. Mais je doutais que le loup soit disposé à venir le chercher...

Assuré que la camaro ce soit évaporée de la rue, je laissais retomber le rideau et m'enfonçais dans les recoins obscurs de la boutique.

Tac, tac, rythma tranquillement le bout de ma canne. Et au même temps où je sorti de son écrin l'arrête au reflet meurtrier, le carillon sonna.

– ...Que puis-je faire pour vous? accueillais-je avec ma révérence habituelle l'individu à l'aura de fauche-heurs.


Fin



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