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 Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]

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Ruby Hale

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MessageSujet: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Jeu 26 Mar - 15:01


Quand le mort n'est pas une victime





la suite de:
 

Tchik-Tchik….Tchik-Tchik

— “Meow”

“Oh, pardonne-moi.”

Je ne me rendais pas compte de ce tic.Je clique une dernière fois sur le capuchon pour faire ressortir la mine de mon stylo le temps d’ajouter quelques mots au dossier. Une note aussi évidente qu’inutile. Une évidence qui n’a pas besoin d’être couché sur papier. Gratter ces mots n’a d’autre but que celui d’extérioriser ma frustration. Ce rapport va finir par me rendre chèvre. Si j’ai bel et bien réussi à trouver une version officielle et plausible au carnage orchestré par la mère Keegan, ça n’en reste pas moins capilotracté. Et trouver comment elle a pu causer autant de morts alors qu’elle était seul est un véritable casse-tête. Trouver des causes plausibles de décès pour toutes ces victimes est usant et déprimant. Pauvres âmes…

« Ruby ! l’alarme s’est déclenchée chez Liandry.
« Envoies une voiture, cela suffira à dissuader le ou les abrutis qui tentent de le cambrioler, s’il ne l’ont pas déjà été par ses gardes.
« Il s’agit de l’alarme de son bureau.

Elle a donc été déclenchée de façon volontaire. Autrement dit, il attend notre visite. Je déteste toutes ces histoires de politique ! Comme ce type est bien vu des têtes dirigeantes de la ville, il exige d’être toujours en contact avec les plus haut-placés des différentes hierarchies. Autrement-dit, quand monsieur presse le bouton, il faut que le Sheriff ou l’un de ses adjoint rapplique aussitôt. Évidemment, aucun de nous trois n’aime ce type. Le Sheriff est doté d’une âme d’une droiture exceptionnelle, tout comme Parrish, et cette droiture leur souffle la même chose que mon instinct de louve. Liandry n’est pas droit…il cache quelque chose et dès que nous sommes en sa présence, ça nous démange de trouver quoi ! Je regarde mon ventre. Vous deux, vous allez être l’excuse idéale pour que j’échappe à cette intervention ! Avec mes hormones, je pourrais bien faire un impair…

« Le Sheriff et l’adjoint Parrish sont occupés.

Je regarde l’agent avec un air suppliant mais il ne peut rien faire pour moi. Je grogne et me redresse en le remerciant. Je lui demande de prévenir deux voitures de plus. Il est vrai que pour qu’il en vienne lui-même à nous appeler alors qu’il a ses gros bras, c’est que ce ne doit pas être une mince affaire. Je m’étire en tournant mon regard vers Mafdet qui roupille sur le radiateur sous sa forme de chat. J’ai fini par accepter sa surveillance. C’est un moindre mal en vérité. C’est toujours mieux que Peter rôdant dans le coin, et au moins elle peut fouiner un peu auprès des autres agents.

« Meow »

Son miaulement réprobateur me fait grimacer. J’enfile ma veste et caresse mon ventre. Bientôt, je ne pourrais plus venir au poste. Je suis bien con

« Je n’ai pas le choix, tu le sais bien. Je n’ai pas envie de me déplacer pour ce type. Il ne m’inspire pas confiance. Mais le bureau du Sheriff fonctionne aussi grâce à la politique. Pour des grands pontes comme Liandry, quand le Sheriff et le premier Adjoint ne sont pas disponibles, c’est au second adjoint de prendre les choses en mains…c’est-à-dire « bibi ».

Oui, je suis passée second adjoint et cela me convient parfaitement. La grossesse prend de plus en plus de place et cela ne risque pas de s’arranger après l’accouchement. De plus, laisser Parrish la gestion qui incombe au premier adjoint me laisse plus de temps pour gérer l’aspect surnaturel de notre ville. La place de Parrish à ce poste est tout à fait légitime : il est juste et ouvert d’esprit, sans compter qu’il est très respectueux.

« Meow ! »
« Ne me dispute pas. C’est mon devoir. Ne t’en fais pas, il ne va rien m’arriver. Toi, garde la boutique pendant mon absence. S’il vient quelque chose qui sort de l’ordinaire, Stilinski va nous faire une attaque ! »

Avant de quitter mon bureau, je dépose quelques gourmandises dans sa gamelle. C’est amusant comme elle peut en raffoler lorsqu’elle est sous cette forme.

Sur la route, je me console en me disant que cette intervention est l’occasion rêvée pour fouiner un peu et découvrir ce que ce type cache ! En arrivant devant la propriété, tous mes sens hurlent. Il y a du sang et des morts et je ne parle pas de cette ambiance lugubre. Le protocole nous incombe de sonner à l’interphone. Quelle perte de temps, d’autant que personne ne nous répond. L’alarme fait néanmoins officie d’invitation, aussi nous entrons et découvrons le macabre spectacle. En quelques coups d’œil, je perçois quelques douilles, les blessures, l’odeur de la poudre. Il semblerait que l’un d’entre eux ait soudainement décidé de tuer tous les autres avant de mettre fin à ses jours. L’un de mes collègues en arrive également à cette conclusion, mais contrairement à moi, il ne perçoit ni l’odeur de la terreur et de l’incompréhension, ni celle d’un individu qui n’est véritablement pas parmi les victimes.

Nous avançons vers la demeure, frappons et entrons avec toutes les précautions du monde ; Méthodiquement, nous nous séparons. Quatre hommes vont vérifier le bas tandis que mon back up et moi-même commençons notre ascension à l’étage. Je peux entendre un cœur battre. Les odeurs se mélange : la sérénité, le dégoût, la haine et le soulagement… Que s’est-il passé ici ? Nous vérifions plusieurs pièces et approchons finalement du bureau. L’intrus avait tout le temps de s’enfuir. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?

Mon échine vibre ; j’ai toujours fait confiance à mon instinct, aussi je prends les devant pour la prochaine pièce. Mon soutien tente de m’en dissuader car c’est la dernière pièce de l’étage mais d’un regard je le réduit au silence. Nous nous posons de chaque côté de la porte, prêts à l’ouvrir sans risque mais un appel nous parvient.

« On a trouvé quelque chose ici.
« Des victimes ?
« Non, personne, mais le manoir regorge de portes dérobées. Celles du bas mènent à un véritable laboratoire. Ruby, ce type à torturer son gosse.
[b]« Comment ça ?
« C’est… l’homme cessa de parler pour régurgiter son repas.
« C’est à se demander comment le môme peut encore être en vie.
[b]« Est-ce qu’il y a quelqu’un en bas ?

« RAS »
« Alors montez. Si Liandry est dans son bureau, il est sans doute armé.

Lorsque nous sommes en position, je somme Liandry de se rendre à plusieurs reprises puis nous défonçons la porte. Le cœur qui bat appartient donc à un jeune homme vraisemblablement en état de choc. Je ne laisse pas le temps à mes collègues de bouger que je suis déjà sur lui à lui passer les menottes. L’un de mes hommes vérifie le pouls de Liandry et secoue la tête.

« Appelle une ambulance, je m’occupe du garçon.

J’énonce les droits du brun en le faisant se lever. Lorsqu’il est à nouveau sur ses pieds, je le sens frémir.

« Reste calme, on parlera dehors.

Un souffle, tout juste murmuré. Mais il semble avoir entendu car il ne se débat pas. je laisse mes hommes sécuriser la scène de crime et je guide le garçon jusqu’à la voiture ; Dès que nous sortons du manoir, je commence à parler.

« Il va falloir que tu me racontes tout ce qu’il s’est passé. J’ai pour habitude de suivre mon instinct, et il me dit que je dois t’écouter. En attendant si on te pose des questions, tu prétends au black-out pour le moment. C’est une explication qui tiendra la route car tu es en état de choc.

Je le fais s’assoir dans la voiture, j’ouvre la fenêtre et je ferme la portière avant de m’adosser à la carrosserie. Ma grossesse est l’excuse parfaite pour rester ici et ne pas remonter sur une scène de crime.

« Pourquoi l’as-tu tué ?

Il lève son regard sur moi mais je garde le mien rivé sur le manoir. Je dois agir comme si je ne lui parlais pas.

« La mort terrorise toujours, surtout les types comme lui. Sa peur te colle à la peau….je suis partisane de la justice…la vraie, pas celle corrompue par la politique. Alors parle-moi, car en ce moment, je suis probablement ta seule chance de ne pas passer le reste de tes jours en cellules. »

Je dois paraître froide, mais c’est surtout que je réfrène ma rage. Découvrir ce que faisait ce type m’a mise dans une rage sans pareil. Comment a-t-il pu faire cela à un enfant…à son enfant ? Je pose ma main sur mon ventre. Qui est ce gosse ? Et pourquoi a-t-il décidé de tuer Liandry ?



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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Jeu 26 Mar - 22:23




Le démon intérieur

Ruby & Matrim
La police arrivait et je n’y pouvais rien. J’étais vidé. Non pas physiquement, mais moralement. J’avais tué des hommes ce soir. Et cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Pas volontairement en tout cas. Je repensai à Kyo. Il avait eut raison de partir, je m’en serai voulu de l’attirer dans ce bordel sans nom. Ainsi je serai le seul à subir les conséquences de mes actes.

Soudain, un haut le cœur me pris les tripes. Subir les conséquences… J’allai finir mes jours en prison… Léo était sauvé, ce qui me réchauffait un peu, mais je n’allait plus pouvoir faire ça. J’allais finir mes jours en taule, et peut être même mourir. Je ne savais pas si la mort pouvait être un verdict dans le coin. Mais avec les moyens et les relations de Mr Liandry, je ne serais pas étonné que mon procès se passe dans un état ou ce serait le cas… Bien sûr, je pouvais toujours m’échapper, avec l’aide de ma bestiole…. Mais pour faire quoi ? Avoir une vie de fugitif ne m’enchantait guère…

J’entendais les flics se déployer dans les pièces attenantes. J’attendais, toujours à genoux, calme, résigné, une grande tristesse m’envahissant. Qu’est-ce que j’allais devenir à présent ? Et qu’allait devenir Léo ? Dans un nouveau foyer ? Peu importe, tout serait mieux que de rester dans cette maudite maison ou il ne devait avoir que des souvenirs de peur et de souffrance.
Alors que les sommations d’usage enjoignaient liandry à se rendre, je regardai une dernière fois mon œuvre. Le corps de ce salopard, ses yeux exorbités, sa mort rendra la liberté à Léo. C’est tout ce qui comptait.

Je sentis le métal froid enserrer mes mains, et la femme me fit me lever. Je frémissait d’angoisse, les souvenirs et mon avenir incertains venant se mêler dans une folle sarabande.

— « Reste calme, on parlera dehors.
Je ne sais même pas si je lui répondis quelque chose, mais je la suivis, sans faire d’histoire… Elle me guidait, doucement mais fermement, vers son véhicule. Les menottes à mes mains ne représenteraient pas une entrave si j’en décidais autrement, mais je méritai ce qui m’arrivait, même si c’était pour mettre un terme aux agissements d’un salopard. J’avais tué des gens. De sang-froid… Je ne savais pas si je pourrai m’en remettre un jour…

« Il va falloir que tu me racontes tout ce qu’il s’est passé. J’ai pour habitude de suivre mon instinct, et il me dit que je dois t’écouter. En attendant si on te pose des questions, tu prétends au black-out pour le moment. C’est une explication qui tiendra la route car tu es en état de choc.
Je relevai la tête, surpris, en la regardant. Comment se pouvait-il qu’elle cherche à m’aider ? Tout espoir n’était-il donc pas perdu ? Elle me conseillait même de mentir, pratiquement, pour me couvrir… Elle n’était pas ordinaire, c’est sur… Une fois dans la voiture, la vitre ouverte, elle continua à me parler, en faisant semblant de ne pas le faire.
— « Pourquoi l’as-tu tué ?
— « La mort terrorise toujours, surtout les types comme lui. Sa peur te colle à la peau….je suis partisane de la justice…la vraie, pas celle corrompue par la politique. Alors parle-moi, car en ce moment, je suis probablement ta seule chance de ne pas passer le reste de tes jours en cellules. »

Je relevai la tête, sidéré. Mais elle ne me regardait pas, continuant toujours son rôle neutre. Quelque chose en elle m’incitait à lui faire confiance, au moins en partie… Mais que faire ? Comment lui dire à la fois la raison, sans lui révéler la méthode… Mais au point où j’en étais, était-ce si grave ? Au pire je passerai pour un taré.
-il… Liandry… Il torturait son gosse… putain… j’éclatai de nouveau en sanglots, en repensant à ce qu’avait dû subir Léo..
- j’ai connu Léo à l’hôpital. Je venais pour améliorer la journée de ses pauvres gosses et.. Je… J’ai la possibilité de capter les pensées, les émotions des gens en touchant à leurs objets personnels. Ce pauvre gosse ne parlait plus... Et se laissait mourir de faim… J’ai voulu savoir…. Et j’ai su…

Je lui racontai ensuite, m’interrompant parfois pour une nouvelle vague de larmes irrépressibles, ce que j’avais découvert sur le trafic de son père adoptif et les atrocités qu’il lui faisait subir pour créer des sortes de sérums valant une fortune… Il était visiblement incapable de les synthétiser.. Je ne répondis pas aux questions concernant mon pouvoir, lui promettant de lui expliquer ensuite.
J'avais également passé sous silence l'aide de Kyo, ne voulant pas lui attirer d'ennuis.

-je voulais juste lui faire peur, quand je suis venu ici. Et lui faire signer quelque chose… N’importe quoi qui pourrait permettre à Léo de vivre heureux, loin de lui, et à l’abri du besoin… J’ai tout foiré, maintenant… Mais au moins il ne lui fera plus de mal… Je l’ai entendu négocier avec un client, un nouveau sérum… ça voulait dire qu’il continuait ses saloperies à l’hôpital… J’ai.. Je n’ai pas pu laisser faire ça… Il est mort… Et ses hommes aussi, car ils voulaient me tuer avant que j’ai pu l’atteindre…
Je regardai la banquette, mes menottes, mes chaussures…. Je ne savais pas du tout ce qu’il allait advenir de moi, ni même si cette femme allait me croire. Et si elle me croyait, que pouvait-elle y faire ?
-j’aurais préféré avoir un Black-out, miss… Et ce pauvre gosse, promettez moi de le sortir de cet enfer… Je sais que j’ai rien à exiger dans ma situation, mais si au moins ça pouvait servir à ça…

Si au moins je pouvais faire un truc bien dans ma vie….


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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Mer 1 Avr - 0:22


Les contes peuvent sauver des vies







Adossée à la portière, j’interroge le jeune homme et j’écoute sa version des faits. Je n’aimais déjà pas ce Liandry avant d’entendre parler de ces expériences. Il me dégoûtait avant même que l’ambiance de son manoir me donne envie de vomir. Mais d’entendre ce que cet homme faisait à son enfant réveille la sanglante RED qui sommeille tout au fond de moi. La mère protectrice que je suis aurait aimé l’étriper elle-même.

Cet homme était abject. La nausée n’est retenue que par la rage. L’assassin, aussi cru soit ce mot, c’est ce qu’est le jeune homme, m’explique qu’il a rencontré le petit garçon dénommé Léo, le garçon des expériences, à l’hôpital. L’enfant refusait de parler et mon prisonnier a utilisé ses capacités surnaturelles — il a donc des capacités hors du commun — pour comprendre le mal-être de l’enfant. L’inconvénient des sens développés et des pouvoirs extrasensoriels et surnaturels, c’est qu’ils révèlent souvent bien plus de choses que l’on aimerait en connaître.

Plus il parle, et plus l’envie de retourner dans le manoir pour mettre le corps sans vie de Liandry en charpie s’invite dans mon esprit. Je suis naturellement très attachée à la justice. Cet homme méritait la mort. Mais je ne peux nier qu’avoir deux petits bouts de choux dans le ventre me rend plus sensible encore à cette histoire. Mes yeux sont humides de larmes et l’envie de protéger l’enfant et le jeune homme s’inscrit doucement dans mes tripes. J’aurais agi comme lui. Je ne peux le laisser aller en prison. Vivre avec ces morts sur la conscience sera une punition plus que suffisante.

- «  J’aurais préféré avoir un Black-out, miss…
— « Volpha, mais tu peux m’appeler Ruby pour le moment, sous-entendu : lorsqu’il n’y a personne autour.
- Et ce pauvre gosse, promettez moi de le sortir de cet enfer… Je sais que j’ai rien à exiger dans ma situation, mais si au moins ça pouvait servir à ça…

Le jeune homme sait qu’il risque fort de terminer en prison, et malgré cela, il me demande de sortir le petit Léo de cet enfer. Son âme est bonne. Il est protecteur et juste. Ce sont des qualités qui me touchent. Je reste silencieuse un moment en fixant le manoir. Je repasse son histoire dans ma tête et je cherche comment tourner le tout pour le sortir de là sans me charger d’un nouveau dossier sans solution. Finalement, je me redresse et m’étire en posant mes mains sur le bas de mon dos. Les loupiots se font lourds !

«  Ce type était un ignoble pervers sadique. Je vais faire mon possible pour te sortir de cette histoire et t’éviter la cellule et j’ai déjà une petite idée de comment m’y prendre. Tu m’as dit que tu avais connu Léo à l’hôpital, c’est ça ? Comment t’appelles-tu, déjà ?

Je soupire. Je dois lui fournir une bonne explication, car s’il n’est pas innocent du crime dont il sera accusé, il n’en est pas moins « bon ». Avoir été au service de Lycaon et avoir eu une sentinelle pour émissaire font prendre conscience d’un certain nombre de choses : la justice n’est pas toujours d’un blanc immaculé. Le bon n’est pas toujours innocent.

«  Et donc, Monsieur Liandry t’a sommé de venir ici en prétendant qu’il voulait te remercier de prendre soin de son fils ?

Il s’apprête à me corriger, mais je ne l’en laisse pas le temps. Ceci sera sa version des faits.

«  Et alors que tu venais d’entrer dans le bureau, vous avez entendu du bruit. Tu t’es caché et un garde est entré et s’est jeté sur Liandry. Donc c’est bien toi qui a appuyé sur le bouton d’alarme ? Tu l’as aperçu en te cachant sous le bureau, c’est bien cela ? Et après cela, l’homme est reparti. Sans doute s’est-il découvert une conscience. Il était d’une carrure imposante et n’a donc eu aucun mal à étrangler Liandry. Tu as bien fait de rester caché, il t’aurait sans doute tué à ton tour. Ensuite, il est descendu tuer les autres, ce qui correspond avec les douilles et les blessures, puis il s’est tué, ne pouvant se pardonner ce qu’il avait laissé faire. Oui…tout ceci est parfaitement plausible. Tu as eu beaucoup de chance jeune homme.

Je me redresse alors que l’un de mes collègues approche et j’inspire longuement. Mon regard glisse vers Matrim alors que je contourne la voiture pour m’installer en place passager tandis que mon collègue monte au volant et nous ramène au poste de police. Matrim est aussitôt emmené en salle d’interrogatoire et évidemment, je ne suis pas seule pour l’interroger cette fois-ci. Malgré le choc émotionnel, il semble avoir parfaitement retenu mes mots et il a la présence d’esprit de ne pas en arriver à reprendre les hypothèses sur la force de l’autre homme ou ses raisons. Non, il s’approprie l’histoire. Il la fait sienne. Il la rend plausible, réelle…Vérité. Les avocats de Liandry ne vont pas lâcher ce gosse. Ils feront tout pour démentir son témoignage et l’incriminer, mais je ne les laisserais pas faire. Pour ça, je vais devoir en savoir plus sur lui. Lorsqu’il est finalement libéré, les dossiers et pièces dérobées plaidant en sa faveur, je lui propose de le raccompagner puisque j’ai terminé ma journée. Nous sommes loin d’en avoir fini avec cette histoire, mais je veux en savoir plus sur lui, et rien de mieux pour cela que de lui parler. Une fois dehors je lui souris. Nous ne pouvons discuter ici. Trop d’oreilles indiscrètes, et puis…

— «  Et si on allait voir le petit Léo ?




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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Mer 1 Avr - 12:22




La rédemption du Démon

Ruby & Matrim
Elle m’écoutait, patiente, semblant analyser la moindre phrase que je prononçai… Le fait de mettre des mots sur ce que j’avais vécu, sur ce que j’avais fait n’atténuait en rien la gravité de la situation, mais je reprenais petit à petit pied dans la réalité. Une réalité ou jétais devenu un meurtrier pour sauver un gosse. Il n’y avait que dans les romans ou dans les séries pour teens que j’aurai pu m’en sortir… Finalement j’aurai peut-être dû céder à la tentation avec Kyo. J’aurai au moins eut ça avant de finir mes jours en cellule..

Je voyais l’adjointe du chérif serrer et desserrer ses poings au fur et à mesure que je lui racontai mon histoire… Elle semblait sur le point d’y retourner pour faire de la purée avec ce gros porc de Liandry… Elle finit par me lâcher son prénom, avec une voix chargée de fureur. Avec un fol espoir, je compris que cette fureur ne m’était pas adressée.

— « Volpha, mais tu peux m’appeler Ruby pour le moment, sous-entendu : lorsqu’il n’y a personne autour.
Elle restait silencieuse, regardant le manoir, avec une expression indéchifrable, caressant son ventre de temps en temps. Je n’étais pas psychologue, mais à force de « récolter », intentionnellement ou non d’ailleurs, les émotions des gens autour de moi, je finis par comprendre ce qu’elle ressentait… Imaginer ses propres enfants, pas encore de ce monde, sous l’emprise d’un homme comme Liandry…

— «  Ce type était un ignoble pervers sadique. Je vais faire mon possible pour te sortir de cette histoire et t’éviter la cellule et j’ai déjà une petite idée de comment m’y prendre. Tu m’as dit que tu avais connu Léo à l’hôpital, c’est ça ? Comment t’appelles-tu, déjà ?
-ou..oui.. Je m’appelle Matrim. Matrim Damodred… Léo est actuellement à l’hôpital, il ne parle à personne. Quand je lui ai fait comprendre que j’étais comme lui, je veux dire… Sur le chemin gris, il s’est accroché à moi comme un naufragé à une bouée de sauvetage. Pauvre gosse. Je pouvais pas rester à rien faire.. Il ne se nourrit pas, on le nourrit avec des tuyaux, et il a quelques heures de libre par jour… J’ai compris pourquoi. Son père lui donnait du poison pour qu’il sécrète une immunité temporaire dans son sang… Du coup il n’a plus confiance dans la nourriture. Je crois qu’il espérait mourir, en fait… Z’auriez vu ses grands yeux tristes…

Elle soupira… M’avait-elle cru ? Je l’espérai, même si ça ne changeait pas grand-chose en définitive.
— «  Et donc, Monsieur Liandry t’a sommé de venir ici en prétendant qu’il voulait te remercier de prendre soin de son fils ?
Je fronçais les sourcils, ouvrant déjà la bouche. Je n’eu pas le temps de dire quoi que ce soit de plus.

Elle me fournit tout mon alibi ! Que je me précipitais d’enfouir dans ma mémoire, pour m’en tenir à sa version. C’était ma seule porte de sortie, elle l’avait ouverte, et je mettais des cales mentales pour qu’elle le reste. Je vécu le reste dans une sorte de vitesse ne laissant la place qu’au présent. Le passé ne comptait plus, l’avenir était incertain, mais un peu plus lumineux…
La suite se passe comme au ralenti, alors que je suis entrainé au poste de police pour mon interrogatoire. Je retransmets, en distillant, pour que ce ne soit pas suspect, tout ce que m’a dit de dire Ruby. Je n’extrapole pas, je plante des graines et les regarde germer dans l’esprit des enquêteurs. J’aperçois au loin l’autre adjoint. Un canon ! Il fait un signe à Ruby, les deux échanges des froncements de sourcils, puis son visage s’éclaire d’un sourire à faire fondre un glacier, et, s’assurant que personne ne regarde, il me fait un clin d’œil. Ses yeux sont d’un vert magnifique.. Il disparait aussi vite qu’une éclaircie dans le ciel.
Finalement, je suis libéré mais je sais que ce ne sera pas finit de si tôt. Liandry avait suffisament d’argent pour que les avocats me cherche des poux.
— «  Et si on allait voir le petit Léo ?

Je lui souris, mon regard brillant de « mercis » non exprimés vocalement. Je hochai la tête, pouvant enfin vivre autrement qu’au présent, et la boule que j’avais au fond de la gorge décida enfin de partir, me laissant m’exprimer.
-oui, je crois que c’est exactement ce qu’on doit faire…
Le trajet me parut très long, et pourtant nous étions revenus en voiture. Lorsque nous arrivames, l’infirmière Mc Call était sur le point de partir, et reconnu visiblement Ruby. Elle hocha la têt

-je veux pas savoir, dit-elle, ce qui me fit la considérer d’une nouvelle façon cette femme qui semblait forte et capable d’encaisser beaucoup de choses.

Léo avait sa propre chambre. Normal, plus facile pour ce salopard pour venir lui inoculer des poisons.
Lorsque j’ouvris la porte, il ne dormait pas. Son premier réflexe fut de se terrer dans son lit, gémissant un peu. Il s’attendait visiblement à voir son « père »…
-Léo ? dis-je doucement. Léo, c’est moi, matrim.. Je m’approchai du lit, Il serrait son doudou, le doudou cafteur qui m’avait tout révéler. Me rappelant la joie qu’il avait eu quand je l’avais investi, je le regardai en souriant.
-c’est fini, Léo. Plus personne te fera du mal, maintenant. Une petite larme pointait sur le coin de ses yeux. Je me concentrai, mes yeux devenant verts, constellé d’or, et son doudou s’anima pour la deuxième fois, venant se frotter sur sa larme pour l’essuyer. Il refit le même cri ravis, et, tant que je pouvais investir les objets, je me concentrai pour débrancher tous ces tuyaux qui étaient rivés à Léo. Il éclata en sanglots, mais des sanglots de joie, et sorti maladroitement du lit, venant agripper à moi. Je laissai mon pouvoir s’éteindre, et me baissait pour le prendre dans mes bras. Il s’accrocha avec beaucoup de force, posant sa tête sur mon épaule, son souffle chatouillant mon cou.
Je me retournait, présentant Léo à Ruby.
-Léo, voici Ruby. Ruby voici Léo.
Et, pour la première fois depuis des mois, Léo parla.
-je veux vivre avec toi Matrim. J’en fus bouleversé, cachant à grand peine mes larmes.
-ça.. ça va pas être possible, p’tit bout d’chou… Mais je te laisserai pas tomber, je te promets. Je serai toujours là, pas loin pour toi. Je te promets… Et Ruby va t’aider aussi.
Je m’avançais un peu, mais je savais que cette femme était du genre à aider Léo.
Il s’accrochait à moi, m’arrachant des émotions très forte, ma nature étant ce qu’elle était, j’étais comme une bouée dans l’océan, chamboulé par les vagues d’émotions..


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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Mer 8 Avr - 0:00


Un enfant libre





Alors que Matrim me donne sa version de l’histoire, une version dont la véracité ne fait aucun doute à mes yeux, je ne peux m’empêcher d’imaginer ce monstre odieux s’en prendre à mes enfants comme il s’en est pris à ce petit garçon. Je l’aurais déchiqueté sans la moindre hésitation, et je l’aurais fait en mon âme et conscience sans même avoir à redevenir celle que j’étais sous les ordres de Lycaon. J’aurais fait cela parce que je suis une mère et parce que je refuse de laisser un innocent souffrir, d’autant plus s’il s’agit d’un enfant.  Et je refuse de laisser ce jeune homme payer pour avoir arrêté ces horreurs. Qu’il soit coupable de ce meurtre m’importe peu. Il devra vivre avec la mort de ces hommes, aussi abjectes étaient-ils, et c’est une punition largement suffisante.

Je raconte donc au jeune homme ce qui deviendra son histoire. Je viens d’un monde où l’imaginaire rend tout possible et j’ai officié pour un homme qui sait comment réécrire l’histoire pour épargner à la population, un syndrome de folie et de panique. Je n’hésite donc pas à me servir de ce savoir pour sortir ce garçon d’un enfer qu’il ne mérite pas. J’espère seulement que cela sera suffisant.

Une fois au poste, j’assiste à l’interrogatoire du gosse. Il a compris comment utiliser l’histoire que je lui ai contée. De mon côté, je m’assure, par regards interposés, que Parrish est là en soutien si besoin. Cet homme est un allié de taille. Matrim parvient à convaincre les enquêteurs mais nous savons que ce ne sera pas aussi simple avec l’armée d’avocats que le poids politique du défunt va lever.

Lorsque nous sortons enfin du poste, je propose à Matrim d’aller voir l’enfant dont il vient de sauver l’avenir. Le sourire qui éclaire le visage du jeune homme est merveilleux. Je souris en voyant ce bonheur briller dans ses yeux.  Il est beau garçon, mais lorsqu’il sourit, il devient irrésistible. Si j’avais quelques années en moins, Peter aurait  peut-être du souci à se faire.  Liandry vient d’ajouter une raison de plus d’aller réduire son corps sans vie en charpie : avoir retiré le sourire du visage de ce garçon.

Sur le chemin, je sens Matrim trépigner d’impatience. Un vrai gosse ! Je souris en pensant aux jumeaux qui ne tarderont pas à faire tourner tout le monde en bourrique. À l’hôpital, ma présence nous permet d’outrepasser les heures de visites ; Nous trouvons rapidement la chambre de l’enfant et les retrouvailles entre Matrim et lui sont si poignantes que mes yeux s’emplissent de larmes. Foutues hormones ! Lorsque je sens l’étrange aura tapis au fond de Matrim qui se fait plus présente, je m’inquiète une seconde avant de voir la peluche s’animer puis les tuyaux se retirer.

Léo se lève et va se réfugier dans les bras de son sauveur. Décidément, cette scène est trop pour moi. Je rattrape un sanglot sans parvenir à rester discrète. Matrim sourit, je l’assassine gentiment du regard pour lui dire de ne pas se moquer. Quand il me présente, je fais un petit coucou de la main et un grand sourire. Et puis les mots de l’enfant sonnent. Comment ne pas fondre devant une bouille pareille. Matrim lui explique que ce n’est pas possible mais qu’il veillera toujours sur lui et que moi aussi je serais là pour l’aider. Je suis surprise mais je hoche la tête en souriant car il dit vrai. Je garderais un œil sur ce petit bout et m’assurerai qu’il va bien.

Je laisse Matrim profiter de ce moment avec l’enfant pendant quelques temps, jusqu’à ce que le petit Leo tombe de sommeil, puis je fais signe à Matrim de sortir. Il est temps de laisser le petit se reposer. Les séparer m’arrache le cœur, mais Léo ira mieux à présent. Lorsque nous éteignons l’extérieur, j’arrête Matrim qui est pris dans ses pensées.

«  Il ira bien, ne t’en fais pas.


Il est peut-être plus vieux que Léo, mais lui aussi a besoin d’être rassuré.

«  Je connais quelqu’un qui saurait où le placer. Un endroit où il serait aimé, choyé, et éduqué à contrôler ce qu’il y a en lui. En revanche, je ne peux garantir qu’il sera placé dans la région. Mais il y a une autre solution…Tu veux l’adopter ?

Je n’essaye pas de le pousser. S’il n’est pas prêt, il ne fera pas un bon parent. Il doit être prêt à cela, il doit le vouloir. L’adoption est très difficile. Et pour l’instant, Leo l’adore, mais si Matrim devient son père, ce ne sera plus pareil. À l’adolescence tout ceci passera parfois à la trappe. Matrim est-il prêt à affronter cela, S’il l’est, je serais là pour l’aider. S’il ne l’est pas, ce qui serait normal, je serais là pour l’aider aussi. Je ne lâcherai ni le jeune homme, ni l’enfant.




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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Ven 10 Avr - 8:38




La proposition

Ruby& Matrim
Qui aurait cru, il y a à peine quelques heures, que je me sentirai aussi bien, aussi entier. Léo dans mes bras, je me sentais revivre. Son bonheur était communicatif et j’avais envie de le garder des heures avec moi, tellement il s’accrochait à moi. Je le taquinais, je le chatouillais, son rire était tellement revigorant, ses yeux brillants, c’est exactement ça que je sculptai inlassablement, pour me permettre de retrouver ce que j’avais perdu, de vivre ce que j’aurai du vivre à cet âge. Tout était réduit à une simple équation, toute fondamentalité était résumée à son plus simple adage…

J’avais vu Ruby réagir à mes retrouvailles avec Léo. Elle semblait assez sensible, au final. Elle vit que je l’avais captée en plein fragrant délit d’humanité exacerbée. Je lui souriais, non pas pour me moquer, mais pour lui signifier que j’appréciais, et que c’était peut-être la valeur la plus importante à mes yeux : laisser ses émotions brutes, non filtrées, rejaillir, ricocher, changer l’environnement… Elle se prêta volontiers aux présentations, et elle confirma pouvoir et, plus important, vouloir être présente pour prendre soin de Léo. Ce dernier se détendait à vue d’œil. Je sentais ses nerfs se délier, sa prise sur moi se faire moins intense, moins urgente. Au bout d’un moment, il était suffisamment détendu pour se comporter comme un gosse. Je lui fis donc faire des tours de looping, je l’envoyais dans les airs pour le rattraper, déclenchait des rires, des « encore » et des cris de peur et de joie…

Au bout d’un moment, il parut évident qu’il était totalement épuisé, et Ruby me fit comprendre qu’il était temps de laisser Léo. J’acquiesçai. Ce fut assez dur, car Léo ne voulait plus me lâcher. Je le regardai gentiment, et ses grands yeux bleus attendaient un miracle. Je lui en promis un.
-je serai jamais loin de toi, Léo. Je te jure, quoiqu’il arrive, que je ne serai jamais loin de toi. Il parut satisfait, et je l’embrassai sur le front, ses petites mains s’agrippant à mon cou encore quelques instants. Après une caresse dans ses cheveux, j’arrivai enfin à me soustraire à son emprise.
C’est donc un peu perdu dans mes pensées que Ruby me cueillit.
— « Il ira bien, ne t’en fais pas.
Je lui souris faiblement. Elle semblait sincère et réellement préoccupée de l’avenir de ce gosse.
— « Je connais quelqu’un qui saurait où le placer. Un endroit où il serait aimé, choyé, et éduqué à contrôler ce qu’il y a en lui. En revanche, je ne peux garantir qu’il sera placé dans la région. Mais il y a une autre solution…Tu veux l’adopter ?

Je me cognais le tibia contre un banc, à l’extérieur. Moi ? Adopter ? Si seulement c’était possible… Je n’avais personne, ne connaissais personne dans cette ville. M’occuper de quelqu’un, lui assurer un avenir, me débrouiller pour qu’il ne manque de rien, qu’il ne souffre pas… Oh mon dieu, comme j’aimerai faire ça… Elle venait de toucher un point sensible, et je fus tellement bouleversé que je dus m’assoir sur le banc.
-je… j’aimerai que ce soit possible, miss.. Ruby, pardon… Ce serait tellement chouette. Je m’occuperai de lui, il ne serait jamais malheureux. Je serai un grand frère, un amis, un père quand il le faudrait.. Je sais que je pourrais y arriver, même si je suis autant un gamin que lui… Je secouais la tête, les yeux embués.
-mais je n’ai pas une situation assez stable pour ça… Financièrement… Emotionnellement…
Je vis que Ruby fronçait les sourcils. Elle attendait surement une explication. Je devais la lui fournir, ou je passerai pour un lâche fuyant ses responsabilités.

-on m’a tout volé, Ruby. Ma vie. Mes émotions. Je ne les redécouvre que depuis quelques temps… Un enfant à besoin de stabilité émotionnelle. Je pourrai lui offrir beaucoup d’amour et de joie, mais parfois je ne saurai pas plus réagir de façon adéquate que lui… Et je ne suis pas assez stable financièrement.. Mais c’est pas tout..
Je mis une main à mon front…
-il y a une personne. Celle qui m’a volé ma vie… Je ne suis pas sûr qu’elle soit morte. Et elle s’en prend invariablement aux gens que j’aime. Surtout si c’est un enfant. Je ne peux pas me permettre de plonger Léo la dedans… Ce serait égoïste, sous prétexte que je l’aime et que je veux son bonheur et le mien.
Je la regardais intensément.

-L’avoir à mes côté, ce serait un chouette cadeau… Mais ça fait longtemps que j’ai compris que j’en aurai plus, des cadeaux… Je suis condamné à être seul, pour ne pas faire souffrir les autres. Pour pas les mettre en danger…

-j’aimerai tellement que ce soit possible… Un ptit Léo à mes côtés, dont je m’occuperai. L’idée me faisait sourire…
Je me relevais, regardant Ruby dans les yeux.
-mais je lui ai promis que je serai la, jamais loin… Il faut que je tienne ma promesse… On peut revenir demain ? Déjà pour dire aux infirmières qu’il n’a plus besoin de tous ces tuyaux horribles, et puis pour que je tienne ma promesse…
L’adopter.. Idée merveilleuse.. Hors de portée… Mais je pouvais faire quelque chose pour lui. Pour qu’il ne soit pas encore une fois déçu de la vie.

Sur le chemin du retour, Ruby me questionna sur cette histoire de voleuse de vie. Je lui en dis sans doute plus qu’a quiconque à ce jour, lui racontant comment, enfant, une vieille femme dont je ne sus jamais le nom, m’avait convoité pour mon don, me volant toutes mes émotions à l’exception de la peur et de la peine… Me distillant l’amour uniquement pour me faire prendre conscience de ce que je perdais. Menaçant ceux à qui je tenais, tuant également quand je ne la prenait pas au sérieux. M’utilisant, enfin, pour subtiliser tous les secrets des gens qu’elle m’envoyait voler. J’étais un voleur de souvenirs, d’émotions, pour elle. Et ce qu’elle faisait avec, ensuite.. L’emprise qu’elle avait sur tous ces pauvres gens, à cause de moi.. Mais je n’avais plus aucune arme pour la battre, jusqu’au jour où la deuxième partie de mon don s’est révélée. Ce jour où j’ai sauvé cet homme pourchassé par un chasseur, comme une bête. Le jour où j’ai pu investir l’arme avec laquelle l’homme sadique pointait le loup garou. Mon premier acte vers ma liberté. Mon premier choix. Et le loup qui me donne rendez-vous à Beacon Hills, me demandant de le trouver. Je ne l’ai jamais trouvé, pas au jour d’aujourd’hui.

Mais il avait planté ses griffes dans mon cou, me troublant au plus haut point car il était nu, a l’exception de ses chaines, et il avait réussi à me faire retrouver une partie de moi. Une toute petite partie, une graine qui se mit à germer puis à croitre. Suffisamment solide pour me rebeller.

-quand enfin je fus prêt, Ruby, je pu affronter mon bourreau. Elle vivait dans une cabane dans les bois, les racines, envahissaient sa maison. Elle était tellement sur de me contrôler. Elle avait tué ma mère, menaçait mon père… Elle avait pratiquement décimé ma communauté et avide de pouvoir, elle menaçait de s’en prendre à la région. Cela faisait longtemps que ces racines et ce qu’il y avait dans sa maison était mort. J’ai pu utiliser la seule chose qu’elle ne contrôlait pas en moi. Mon don, sa vraie essence. Je l’ai étranglée avec les racines mortes. J’ai cru que je l’avais tué, quand j’ai fuis… Plus tard, quand je suis revenu, il n’y avait pas son corps… Elle est vivante, quelque part. Je peux pas lui donner Léo, Ruby… Je peux pas..

Mais je lui expliquait que je pouvais préparer un objet pour lui. Insuffler ma présence, mon amour, pour qu'il puisse y puiser des forces chaque fois qu'il n'irait pas bien. Ce serait épuisant pour moi, comme chaque fois que je préparai un objet pour quelqu'un d'autre, mais ça en valait la peine.



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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Mer 22 Avr - 10:39


Fin de journée plus calme


Je couve Matrim et le petit Léo d’un regard attendri. Ils sont beaux tous les deux. Ils sont heureux et c’est beau. Ce jeune homme, Matrim, possède une âme magnifique. Nul besoin d’être en mesure de voir une aura pour déceler cela, son âme rayonne. Pendant un instant, j’ai l’impression d’être une mère qui observe son enfant retrouver un frère. C’est très étrange car j’imagine parfaitement Chad ou Derek jouer avec Ian et Lilia de cette façon.

Je croise le regard de Matrim alors que mon visage exprime malgré moi mes pensées. Le jeune homme me sourit et je réponds avec un nouveau sourire et ris même lorsque Léo demande de l’attention. Quand la fatigue commence à s’emparer de l’enfant, je convaincs Matrim de quitter les lieux. Je le rassure. Liandry ne pourra plus lui faire de mal. L’enfant ira mieux désormais, je m’en assurerais personnellement. J’explique alors à Matrim que je connais quelqu’un qui pourra placer Léo dans une bonne famille. Pourtant, il existe une autre solution.

Matrim est jeune, mais son attachement à l’enfant n’est pas négligeable alors je lui demande s’il veut l’adopter. Cette possibilité mise en valeur le trouble. Je grimace d'empathie lorsqu’il se cogne mais il le note à peine tant il est perdu dans ses pensées. Je reste silencieuse pour ne pas l'inciter à quoique ce soit. C’est une décision importante et difficile. Après quelques instants de cogitation, assis sur ce banc qui vient de l'agresser, il prend la parole. Le début de sa tirade semble prendre le sens de l’adoption: son attachement à ce petit garçon me remue les tripes. Et puis il secoue la tête. Mes émotions sont exacerbées par mes hormones de femme enceinte et ses yeux, brillants de larmes, me donnent envie de le serrer contre moi pour le réconforter. Il m’avoue qu’il n’est pas dans une situation suffisamment stable, que ce soit sur le plan financier ou émotionnel.

Il me fournit une explication plus détaillée: comment il réapprend à ressentir, comment il retrouve le goût des émotions. Son rythme cardiaque s'accélère. Le simple fait qu’il soit conscient du besoin de stabilité pour un enfant fait de lui un homme d’une grande sagesse. Il m’avoue que ce qui le retient le plus c’est une personne. La personne qui lui a volé sa vie — et que je souhaite désormais étriper— est peut-être encore en vie et pourrait s’attaquer à Léo pour atteindre Matrim.

Les mots qui franchissent ses lèvres trahissent un fort pessimisme sur son avenir et me serrent le cœur. Je secoue la tête et pose ma main sur la sienne en me penchant, tentant d’accrocher son regard.

«  C’est faux. Crois-moi, Matrim, je suis bien placée pour savoir qu’il n’y a pas qu’ombre dans la vie. Même quand le chemin emprunté n’est pas éclairé, si tu parviens à distinguer les ombres c’est que quelque part, il y a de la lumière, et si tu ne distingues rien, alors tente le coup, tends la main, peut-être bien que tu attraperas la main d’une personne qui peut t’aider, te soutenir.

Pour appuyer mes propos, je serre sa main avec plus de force. Je ne veux pas m’imposer, je ne me considère pas comme un phare et encore moins comme un modèle d’exemplarité, mais je veux lui montrer que je suis prête à être présente pour lui. Ce garçon me touche d’une façon que je ne peux expliquer. Je veux l’aider.

«  Ne fais pas l’erreur de croire que je ne sais pas me défendre seule. Je ne serais pas adjointe du Sheriff et encore moins en service malgré des jumeaux en cours si j’étais faite de sucre, dis-je en voyant son regard glisser sur mon ventre.

Il se relève et me regarde dans les yeux en me demandant si l’on peut revenir à l’hôpital pour voir Léo dès le lendemain. Je hoche la tête en souriant. Évidemment, c’était déjà prévu au programme. Et puisqu’il préfère confier Léo à une autre famille, je dois passer un coup de fil à mon contact au plus vite. Sur le chemin du retour, je questionne Matrim sur cette personne qui lui veut du mal. J’entends son cœur s’accélérer alors qu’il envisage le pire : que cette dangereuse personne s’en prenne à Léo. Je pose ma main sur mon épaule pour le soutenir et il m’explique une partie de son parcours. Ce garçon est doté d’une bonté qui force le respect. Cela redonne fois en l’humanité. Voir que certains feront toujours passer les autres avant eux redonne confiance en l’avenir. Une générosité pareille doit être préservée. Matrim me parle ensuite de son intention pour respecter la promesse qu’il a faite à Léo.

«  Est-ce que je peux t’être utile de quelque manière que ce soit dans cette entreprise ?

Il m’explique alors comment fonctionne son pouvoir et je comprends qu’à part être présente pour le soutenir, je ne peux pas vraiment l’aider à ce niveau. Ses capacités sont tout à fait surprenantes et il fait preuve d’une grande sagesse en les utilisant avec parcimonie et pour le bien des autres.

«  Je serais là. Et je vais appeler mon contact de ce pas pour trouver une bonne famille à Léo. Je vais même l’appeler maintenant, devant toi pour que tu sois au courant de ce qu’il va me dire !

Je compose le numéro de Miyavi qui répond aussitôt.

«  Salut petit Chat. Noah est prêt de toi ?.... Bonjour, Noah. J’ai besoin de ton aide pour contacter Lylae. Un petit garçon aurait bien besoin d’une famille aimante…. Son prénom ? Léo…Tu es dans mon ordinateur, n’est-ce pas ?...Tu sais que pirater l'ordinateur d'un agent de police est interdit?...Tu as trouvé ?...Tu t’en charges alors ?...Bien, je te fais confiance. Nous retournons le voir dès demain à l’hôpital….D’accord. Noah ?...Comment va Miya ?...Prends soin de lui. À demain.

Je raccroche et me tourne vers Matrim en lui offrant un sourire rassurant. Via son contact avec Miyavi, Noah a fini par être nommé responsable de notre secteur pour ce genre de service et ce, même s’il est plus souvent à Boston avec sa nouvelle meute. J’explique à Matrim que mon contact prend les choses en main et qu’il nous rejoindra à l’hôpital dès demain pour discuter avec Matrim et avec Léo afin de déterminer qui, parmi leurs familles en demande, pourra s’occuper au mieux du petit garçon. Je regarde la porte du logement du jeune homme puis je me tourne vers ce dernier.

« Ça va aller toi ? Tu vis seul, n’est-ce pas ? Tu es sûr que ça va ?

Je m’inquiète. Cette journée a été éprouvante pour ce jeune homme, et j’hésite à le laisser seul.



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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Dim 26 Avr - 10:35




et maintenant ?

Ruby& Matrim
C’est étrange, cette façon qu’elle avait de me faire dire ce que je répugnais à dire habituellement. Je lui avais livré mon plus lourd secret, ou presque, alors que nous ne connaissions pas. Peut-être étais-je rassuré par sa fonction, et son statut de mère… Je pense à ma mère, morte dans mes bras, mais cette douleur est bien trop connue, aussi je ne craque pas. Elle fait partit de moi, à présent.

Étrange, cette femme qui paraissait si forte, mais qui le montrait avec tant de douceur et de conviction. Sa proposition d’adopter Léo m’avait remué les tripes. C’était tentant, vraiment tentant, car cela voulait dire que je pouvais enfin donner un sens à ma vie. Tout ce que je faisais, je le faisais pour continuer, pour survivre. Seul la sculpture, et la photographie d’art me redonnait l’impression de vivre. Et maintenant, Léo avait tout chamboulé dans ma vie. J’avais tué pour lui. Je recommencerai, je le savais, si besoin en était.

Alors que je lui dit que je n’attend plus vraiment grand-chose de la vie, Ruby pose sa main sur la mienne et me reconforte.
— «  C’est faux. Crois-moi, Matrim, je suis bien placée pour savoir qu’il n’y a pas qu’ombre dans la vie. Même quand le chemin emprunté n’est pas éclairé, si tu parviens à distinguer les ombres c’est que quelque part, il y a de la lumière, et si tu ne distingues rien, alors tente le coup, tends la main, peut-être bien que tu attraperas la main d’une personne qui peut t’aider, te soutenir.
L’idée me plait. Je lui souris. Je pense à quelqu’un, une forme encore indistincte, quelqu’un qui me comprendrait, qui pourrait me soutenir, me faire rire, me prendre dans ses bras. Quelqu’un qui m’aimerait tel que je suis, mais pour qui je pourrais changer… Il n’a pas encore de visage, mais elle vient de me donner l’espoir que je le croise un jour… Et puis elle serre ma main avec plus de force, et me fait ainsi comprendre qu’elle aussi peut être la pour moi. Je regarde son ventre, et elle interprète mal mes pensées. Alors que je pense à ma défunte mère, elle pense que je met en doute sa capacité à intervenir.
— «  Ne fais pas l’erreur de croire que je ne sais pas me défendre seule. Je ne serais pas adjointe du Sheriff et encore moins en service malgré des jumeaux en cours si j’étais faite de sucre,
-non, c’est pas ça.. C’est juste… je pensais à ma mère, c’est tout.. Je lui souris timidement, la gorge nouée..

Alors qu’elle me confirme bien vouloir revenir pour Léo le lendemain, et pendant que nous revenions et que je lui racontais comment mon bourreau avait foutu en l’air ma vie, elle me propose de nouveau son aide. Elle a déjà fait beaucoup, sans elle je serai surement en train de moisir dans une cellule, en attendant pire… Je lui explique ce que je vai faire le lendemain, comment je vai investir un objet pour Léo. Elle semble se soucier de m’accompagner et de m’aider si il le faut.

Et puis elle compose finalement un numéro, me promettant de trouver une famille pour Léo. Je la regarde, fasciné, un espoir naissant pour le petit garçon. Les deux. Celui que je veux protéger, celui que je suis. Après son coup de fil, elle me confirme que son contact nous rejoindra à l’hopital le lendemain afin de choisir, avec Léo, quelle famille pourrait l’acceuillir.
Je laisse éclater ma joie, en remerciant Ruby.
-c’est.. ouah ! Je sais pas quoi dire… Ce gosse a tellement souffert, il mérite le reste de sa vie entouré de tout ça… De tout… ce que j’ai pas eut…
Finalement nous arrivons devant chez moi. La porte de mon immeuble me parrait sinistre… Je n’ai pas envie de dormir ici…
« Ça va aller toi ? Tu vis seul, n’est-ce pas ? Tu es sûr que ça va ?
Je hoche la tête. Je n’en sais rien, en fait… Mais Léo à un meilleur avenir, dorénavant, et c’est tout ce qui compte.
-je suis seul, oui… Je veux pas dormir ici, je pourrai pas… C’est… les murs… Je soupire, il fallait que je lui en dise plus.
-je contrôle pas toujours mon pouvoir. Je peux glaner des informations dans les objets, mais aussi déposer des pensées ou des émotions, et les déclencher ensuite, de façon personnelle, individuelle, ou en …. Aura ? Je ne trouve pas de meilleur terme…
Je hausse les épaules.
-bref. Les murs, ici, sont imprégnés de détresse. La mienne, exacerbée par mon don.. Lorsque je n’y prête pas attention, ils me renvoient en boucle ma solitude, et je la nourri de plus belle. Comme un cercle vicieux… Ce n’est.. Qu’un endroit où dormir, me laver, manger… Mais dans mon atelier, je suis libéré, en paix… Je vais aller la bas, en marchant, ce sera mieux… Je veux pas passer une nuit ici, je… je peux pas..

Elle me regarde, inquiète, je tente un sourire pas vraiment convainquant.. Je me serre un peu plus dans mon blouson, les mains dans les poches du jean, et elle me regarde partir vers mon atelier. Je dois marcher pas mal pour y arriver, mais ça me va.

J’y passe finalement une nuit paisible, dans mon cocon de nature reconstitué, et je me réveille le lendemain matin, une boule au ventre. C’est le moment de dire au revoir à Léo. J’ouvre la grille de ma boutique, pour sortir, et j’ai la surprise de voir Ruby, dans sa voiture, qui attend. Je ne lui ai pas donné l’adresse, mais elle doit tout savoir sur moi, a présent, je suppose. A t –elle attendu ici longtemps ?
-bonjour, Ruby… Tu es la depuis longtemps ?




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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Mer 29 Avr - 0:24


Un Nouveau Jour se Lève


Je m’efforce de rassurer Matrim, de le réconforter comme je le peux. Cette situation ext complexe et il fait preuve d’une grande sagesse et d’une bonté qui ne me laisse pas de marbre. Ce qu’il a fait pour cet enfant, ce qu’il referait sans aucun doute s’il le devait, c’est se dédier à l’autre sans se soucier des conséquences non par insouciance mais par dévotion à l’autre. C’est magnifique. J’en connais peu qui serait capable d’autant aujourd’hui parce que la réalité est d’une affligeante tristesse parfois. Il n’y a que dans les fantaisies que l’on peut agir en ne regardant que le futur de l’autre en restant aveugle au sien, du moins c’est ce que l’humanité semble croire. Mais lui, non.

Lorsque je le vois glisser son regard sur mon ventre rond, je le préviens de ne pas me croire faible. Ma condition de mère fait de moi une cible plus importante selon certains, mais elle me rend aussi plus féroce que jamais. Il s’empresse de me reprendre en m’expliquant qu’il ne faisait que penser à sa mère. Je le couve d’un regard empli de compassion. Je pense à la mienne. Je ne pourrais jamais me pardonner sa mort, même si elle est accidentelle, même si je l’ai fait pour sauver Snow…comment pourrais-je me pardonner ce geste ?

Nous nous mettons d’accord pour revenir voir Léo dès le lendemain et nous prenons la route du retour. Route pendant laquelle il m’en dit plus sur son passé et sur son pouvoir. Je lui promets d’être là à défaut de pouvoir réellement l’aider dans cette action. Suite à cela, j’appelle Noah pour qu’il se mette à chercher une famille pour Léo. Il nous donne rendez-vous dès le lendemain à l’hôpital pour affiner ses recherches. Matrim semble ravi. Il a raison, l’enfant mérite de grandir au sein d’une famille qui l’aimera. Les familles de surnaturels qui souhaitent avoir des enfants sans le pouvoir ou qui souhaitent en adopter de nouveau sont bien plus nombreuses qu’on pourrait le croire. Entre ceux qui veulent offrir une meilleure enfance que celle qu’ils ont eue, et ceux qui ne peuvent avoir d’enfants du fait de graves blessures…ils sont nombreux à déborder d’amour.

Lorsque nous arrivons devant chez lui, il m’avoue qu’il n’aime pas dormir là. Je veux lui proposer de venir chez moi mais il me certifie qu’il dormira très bien dans son atelier car il s’y sent comme dans un cocon. Je hoche la tête sans pouvoir complètement masquer mon inquiétude. Je ne suis pas certaine qu’il dormirait mieux chez moi de toute façon. Avec ses capacités, ils pourraient être assaillis de trop nombreux flashs. Mais je ne peux me défaire de cette inquiétude et ma nuit est courte alors je n’insiste pas. Je me penche plutôt sur la confection d’une couverture. Snow m’a beaucoup appris ! Et dès que l’heure se fait décente, je me prépare et je vais attendre Matrim devant son atelier. Quand il me demande si je suis là depuis longtemps je secoue la tête de gauche à droite sans vraiment répondre clairement. C’est subjectif en même temps. Pour certain, cinq minutes c’est déjà longtemps. Même si je suis là depuis près d’une heure en fait…Je n’arrivais pas à dormir…l’entendre respirer d’un sommeil plutôt paisible m’a rassuré…

Sur le trajet, j’essaye de le rassurer. En arrivant devant l’hôpital je tends mon bras vers l’arrière et j’en tire la fameuse couverture. J’avais craqué sur de nombreux tissus et j’ai pu la réaliser aux couleurs des yeux de Matrim. J’y ai brodé le nom de Léo et la forme de son doudou en tissu encore plus doux, comme de la fourrure.

«  J’imagine que tu souhaites préparer le doudou de Léo, mais dans le cas où il serait déjà trop imprégné…je ne sais pas comment ça marche tout ça…du coup, j’ai fait ça. Je suis désolée, il y a beaucoup de défauts. Je manque encore d’expérience dans l’utilisation de la machine…

Nous sortons ensuite de la voiture et montons voir l’enfant. Alors que nous approchons de la chambre, je préviens Matrim que mon contact s’y trouve déjà avec le petit garçon. Je le sens se crisper mais je le rassure. Noah est une personne de confiance. Nous entrons et découvrir un jeune homme aux cheveux blonds platines face à Léo et entre eux un petit « Olaf » qui danse. Noah est un lycan doté de capacités liées à la glace et à la neige. Je le sais mais je serais toujours étonnée de la facilité avec laquelle il les utilise alors que sa mère était bien plus instable à son âge. Quand le petit garçon voit Matrim, il oublie complètement le bonhomme de neige et demande un câlin au brun. Noah s’écarte et laisse les deux se retrouver en s’approchant de moi.

— «  Bonjour, RED. Tu sembles fatiguée.
« Je m’inquiète pour le petit.
— « Tu ne devrais pas, nous allons lui trouver une bonne famille.
« Je ne parle pas de Léo.
— « Oh. Désolé, je n’ai pas de famille qui adopterait un bébé si grand, c’est à toi de jouer sur cette tranche d’âge.
« … Et pour Léo ?
— « Lylae a déjà réduit le choix, et ma conversation avec le petit a encore réduit la pile de dossier. J’hésite entre trois familles. J’attends de pouvoir parler avec Matrim pour faire mon choix même si j’ai déjà une bonne idée.

Parlant de cela, Matrim s’approche avec Léo pour que je puisse lui dire bonjour. Noah en profite pour se présenter au brun. Il lui demande s’ils peuvent parler quelques instants en privé. Il veut s’entretenir avec lui et lui présenter les trois choix qu’il reste. J’ai déjà assisté à ce type d’entrevue quand je travaillais avec Lylae. Nous discutons avec la personne la plus proche, lorsqu’il y en a une. Nous demandons sa version de l’histoire de l’enfant, comment la personne décrirait l’enfant, pourquoi elle ne l’adopte pas et ce qu’elle attend de l’adoption pour le petit. Couplées avec la discussion avec l’enfant, cela permet de déterminer la famille la plus adaptée parmi les demandeuses. Lorsque Matrim revient, Noah n’est pas avec lui. Il est allé prévenir la famille choisie pour qu’elle vienne et que la rencontre se fasse.

Je me tourne vers Matrim pour m’assurer que l’entrevue s’est bien déroulée puis je lui demande comment il veut procéder pour la suite.

«  Tu préfères que je reste ? Que j’occupe Léo ? Que j’aille parler à l’infirmière ? Dis-moi ce que je peux faire.



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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Dim 3 Mai - 12:00




Un nouveau jour se lève

Ruby& Matrim
J’étais heureux de la voir à mon réveil, ou plutôt à ma sortie, alors que je rebaissais le store de ma boutique. La veille j’avais eu l’impression qu’elle était sur le point de me proposer de m’héberger pour la nuit. Je suis à peu près sûr qu’elle serait de ce genre-là, à vouloir prendre soin des autres, et sans doute à casser quelques os au passage à ceux qui l’en empêcherait.

Je lui souris, et lorsque je lui demande si elle est là depuis longtemps, elle me dit que non, ce que je ne prends pas pour argent comptant… Mais là encore, je n’insiste pas, ne voulant pas transformer son acte bon par une reproche mal venu. C’est le problème, quand deux personnes prenant soin des autres se rencontrent, elles s’inquiètent pour l’autre, et on tourne en boucle, noyé par nos empathies respectives…

Pendant le trajet, elle n’a que des paroles rassurantes à mon égard, et concernant Léo. Je suis content à la perspective de le revoir, même si ça me sert le cœur de savoir que ce sera de moins en moins souvent. Il va me manquer, c’est sur… Et pourtant je ne le connais pas depuis longtemps. Mais j’ai associé par empathie son histoire à la mienne, et l’idée que j’aurai pu m’en occuper m’a traversé l’esprit. En fait, mes rêves de cette nuit étaient certes paisibles, mais j’avais imaginé une vie avec lui, et un inconnu dont je ne voyais pas le visage, mais qui serait mon âme sœur. Des rêves de midinette, quoi, qui ne peuvent pas être réalisés dans la réalité, mais qui bercent quelques heures de votre vie et vous fait vous lever un peu plus optimiste.

— « J’imagine que tu souhaites préparer le doudou de Léo, mais dans le cas où il serait déjà trop imprégné…je ne sais pas comment ça marche tout ça…du coup, j’ai fait ça. Je suis désolée, il y a beaucoup de défauts. Je manque encore d’expérience dans l’utilisation de la machine…
Elle tend une magnifique couverture, m’arrachant des exclamations impressionnées et joyeuse, alors que je découvre les motifs et les couleurs.
-attend, t’a faits ça en une nuit à peine ? OUAH ! Et.. Et.. Merci, c’est parfait, c’est exactement ça….

Je sentais poindre une petite larme à mon œil, et ça m’énervait.
-tu sais, ce qu’on peut mettre dans un objet dépend de la noblesse du matériau, ou du degré d’implication personnel. J’avais effectivement pensé au doudou, mais j’aurais dû lutter contre son inertie psychique. Là, ce que tu as fait c’est parfait.. et.. C’est la couleur de mes yeux, pas vrai ? C’est vraiment magnifique, merci, pour lui, et pour moi…

Nous allons alors voir Léo, et elle me prévient que son contact est déjà la, déclenchant à mon corps défendant une crispation. Elle me rassure bien vite, et je la crois, alors que nous approchons de la chambre. Le type que nous voyons est juste sublime, et je le vois jouer avec un création de glace pour amuser le gamin. Décidément, je ne suis pas au bout de mes surprises… Léo se tourne soudain vers nous et son regard me réchauffe le cœur, alors qu’il m’accapare déjà pour des retrouvailles pleines de tendresse. Il ne tarde pas à me réclamer le même jeu que la veille, alors je le transforme en avion, le portant sans problème sur mes bras, et le lançant et le rattrapant, déclenchant son rire aigu et cristallin. Je t’aime p’tit bou de chou, me dis-je, une épingle plantée dans mon cœur. Je sais que plus tard, ce serait une dague, mais c’est pour le bien du gamin, c’est tout ce qui compte.

Ruby et le prince de glace se parlent pendant ce temps. Je finis par me rapprocher avec Léo, qui serre ma main comme si il voulait m’empêcher que je parte, et Noah, puisqu’il me donne son nom, en profite pour se présenter. Il désire ensuite s’entretenir en privé avec moi, et je ne me fait pas prier. Non seulement c’est pour Léo, mais en plus il est agréable.. Le petit me regarde partir, triste, mais je lui promets de revenir très vite. Nous passons un moment à parler, il me questionne, sur Léo, sur ce que je sais de lui, sur ce que je préconise. Notre choix finit par s’accorder, et il m’avoue qu’il avait fait le même, à titre personnel. Je suis heureux, Léo sera à l’abri de tout, et entouré d’amour…

Je reviens donc auprès de Ruby et de Léo. Elle me demande comment elle peut m’assister, si elle doit appeler l’infirmière, ou autre chose.
-Tu as déjà fait exactement ce qu’il fallait. Un objet personnel, créé spécialement pour lui et pour moi, c’est juste parfait.
Je la laisse montrer la couverture à Léo, qui est ravis et caresse la matière, douce, les yeux pétillants de joie.
-Léo, Ruby, vous allez m’assister.
Je pris une grande inspiration, regardant Léo.
-Léo, tu sais, tu seras dans une famille vraiment chouette. Mais je t’ai promis que je serai la, près de toi.
Je le vois hocher la tête, d’un air grave.
-tu te rappelles quand j’ai animé ton doudou, et qu’il m’a parlé ?
De nouveau un hochement de tête, une petite larme naissant sur son visage, que je m’empresse d’essuyer. Je sais qu’il est triste non pas à cause des souvenirs, mais parce qu’il sait que je vais devoir partir.
-je vais faire un peu pareil. Je vais me projeter dans cette couverture, et l’accorder à toi. Ça veut dire que chaque fois que tu seras triste, ou que tu auras peur, tu n’auras qu’a venir te blottir dans cette couverture, on préviendra même ta famille pour que tu la gardes aussi longtemps que tu voudras.

Je savais qu’avec ce que je me préparais à faire, elle allait être de plus renforcée, résistante au temps…
Je demande alors à Léo et Ruby de s’assoir en face de moi, sur le lit. Nous sommes tous les trois assis, Ruby les jambes pendantes , hors du lit, le petit Léo juste devant elle, en tailleur, et moi-même, également en tailleur, tenant la couverture et précisant à tout le monde qu’ils ne doivent pas intervenir, ni toucher l’objet tant que ce ne sera pas finit.

Je me lance alors, mes yeux virant au vert constellé d’or…La sensation m’envahit comme à chaque fois, et comme à chaque fois, ma Bestiole à envie de partir, de s’évader, mais je la force à investir chaque fibre constituant la couverture, distillant doucement mon amour pour ce gosse, et tous les sentiments positifs que je peux distiller. Amour. Fierté. Confiance. Protection. Joie. Comique…. Mes souvenirs se mêlent également, et je lui livre une partie de moi, ce que j’ai de plus positif. Je projette des images de moi et de Léo main dans la main, de nos jeux quand je le lance et qu’il rit si fort, de moi en train de sécher ses larmes, de le consoler dans mes bras, de l’écouter me confier ses secrets.

J’y perds petit à petit ma cohérence, ma bestiole ruant dans sa prison mentale, me fichant un mal de crâne carabiné. Si je la laisse partir, je me perds, et je lutte contre moi-même, contre cette partie de moi qui est sauvage et dangereuse, et je la force à faire son travail, patiemment.
Au bout d’un moment, c’est fini, et , comme lors de ma rencontre avec Chad, une brève luminescence envahie la couverture, dans un bruit de happement d’air, sec, et tout se termine. Je m’écroule, tout tourne autour de moi et immédiatement Léo vient se coller à moi, inquiet, suivit de peu par Ruby. Je les rassure, leur indiquant simplement qu’il me faut quelques minutes pour récupérer, et c’est avec un ensemble touchant qu’ils m’allongent. Je caresse la petite tête de Léo et lui dit :
-et si tu l’essayais maintenant ? Il faut juste que tu la serres, et que tu penses à moi.
Je le vois se précipiter sur la couverture, et la serrer. Petit à petit ses yeux s’agrandissent et les larmes sont de sortie, mais je sais que ce sont des larmes de joie.




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Ruby Hale

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Mar 5 Mai - 12:43


Une nouvelle famille



Lorsque je montre la couverture à Matrim, il s’émerveille. C’est adorable, mais elle est loin d’être parfaite. Snow maitrise tellement mieux que moi ce type d’ouvrage. Il y a des défauts de couture partout et j’ai été obligée de rajouter des points en plein milieu de la pièce pour fixer la polaire que j’avais coupée trop courte. La partie doudou ne ressemble pas tant que cela au doudou et….

«  Bah, je n’arrivais pas vraiment à dormir, alors…Il n’y a pas de quoi, ce n’est vraiment pas grand-chose. Oh, je suis contente que tu l’aimes. J’espère que Léo l’aimera aussi. Et oui. J’ai dévalisé la boutique de tissu la dernière fois parce que je ne sais pas du tout ce que je vais faire aux petits. Et il y avait de quoi rappeler la couleur saisissante de tes yeux. Arrête de me remercier pour si peu. Ma meilleure amie aurait pu faire quelque chose de bien plus impressionnant. Je débute…

En arrivant à l’hôpital, je préviens Matrim de la présence de Noah et je le rassure aussitôt. Je pense que je ne me trompe pas en affirmant qu’il est le plus doux des capitaines...surtout que techniquement, il n’est pas encore capitaine. Je souris en voyant le regard de Matrim. Il faut avouer que Noah est un beau jeune homme. C’est le sourire qui fait tout ! Je perçois la surprise du brun lorsqu’il remarque la création de glace. Je pense que c’est bien qu’il sache qu’il n’est pas le seul à être différent. Bien sûr il y a les garous, mais ici ils sont monnaie courante. Des dons comme ceux de Matrim ou de Noah sont bien plus rares et j’imagine que parfois cela fait se sentir à part, et pas dans le bon sens du terme.

Lorsque Léo voit Matrim, son regard s’illumine. Après quelques instants de retrouvailles et de jeux, Noah prend Matrim à part et ils se mettent d’accord sur une famille que Noah va contacter directement. Pendant ce temps-là, Matrim décide de préparer la couverture. Le petit aime l’objet et cela me réchauffe le cœur. Qi sait, peut-être deviendra-t-il amis avec Lilia et Ian plus tard car je compte bien garder un œil sur ce petit ange. À la demande de Matrim, Léo et moi nous installons selon les consignes du brun. Je rassure Léo pendant que Matrim est à l’œuvre et lui rappelle les consignes pour qu’il ne touche ni la couverture ni son ami…son frère.

Je peux sentir cette aura étrange qui se dégage du corps de Matrim. Elle est sauvage et aspire à une terrifiante liberté. Les efforts de Matrim pour garder cette partie de lui sous contrôle sont remarquables. Accepter et gérer ce type de don ne doit pas être facile. J’admire cette capacité qu’il a à être si bon tout en enfermant tant de noirceur. Lorsqu’il termine, la couverture brille quelques instants pour tout revient à une situation  que l’on peut qualifier de normale. Matrim s’écroule et Léo, angoissé se jette sur lui. Il m’avait prévenu, mais cela ne m’empêche pas d’être inquiète. Nous l’allongeons et tandis que Léo se couche contre lui, je m’assoie près du lit et je pose ma main sur son bras pour aspirer le mal, l’aider comme je le peux.

Matrim demande à Léo d’essayer la couverture. Le petit ne se fait pas prier et bientôt des larmes s’échappent de ses adorables petits yeux. Je souris car il est heureux tout comme Matrim. Léo vient de nouveau se blottir contre son ami et ainsi posé, il s’assoupit. Je ne lâche pas Matrim. Ce n’est pas grand-chose, mais je lui ai promis d’être présente et je veux l’être.

Peu de temps après, quelques coups légers viennent faire résonner la porte. Noah entre, suivi d’un couple. Par chance, ils étaient chez la sœur de la dame, qui vit à Beacon Hills. Et ils y viennent souvent. Je m’écarte, tout comme Noah et je laisse Matrim accompagner Léo pour rencontrer ceux qui deviendront peut-être ses parents. Il s’agit d’un jeune couple de lycans qui débordent visiblement d’amour. C’est un couple charmant qui respire la bonté et la douceur. Ils promettent à Matrim qu’il pourra venir voir Léo quand il le désire et lui propose même d’être son parrain pour qu’il ait un rôle officiel dans l’éducation de l’enfant. Il le rassure également sur leur capacité à protéger l’’enfant en cas de besoin et Noah en profite pour s’avancer à son tour.

— «  Étant chargé de cette rencontre, je peux t’assurer qu’ils sont tout à fait capable de protéger Léo. Et je te fais la promesse de garder un œil sur lui, pour agir si besoin est.

Agir…les parents, Matrim, moi, Noah, ou un autre capitaine…ce petit sera bien protégé. Le couple demande à Matrim s’il accepte qu’ils mangent tous les quatre avec Léo le midi même, puis ils annoncent qu’ils resteront chez la dite sœur et disponible à n’importe quelle heure jusqu’à ce que l’enfant sorte de l’hôpital. Ils proposent de venir de plus en plus souvent pour que la transition se fasse sans mal et que Léo apprenne à les connaître et qu’ils apprennent à le connaître, mais ce n’est qu’une proposition soumise à Matrim. Pour le moment, et jusqu’à ce que Léo parte avec eux, ils semblent estimer que c’est à Matrim de décider de ce qui est le mieux pour Léo. Ils savent que c’est lui qui prendra la décision de laisser Léo ou non avec eux.

Matrim accepte et c'est ainsi que pendant les jours suivants, nous nous retrouvons à l'hôpital régulièrement. Les futurs parents passent de plus en plus de temps ici sans essayer de s’immiscer entre Matrim et Léo. Un soir, alors que nous quittons l'hôpital, je décide de discuter avec Matrim. Il me semble plus heureux qu'il y a quelques jours même si le départ de plus en plus imminant de Léo lui pèse.

«  Matrim, tu sais ce que je suis n’est-ce pas ?

Un loup-garou, mais pas seulement. Il hoche la tête. Pour un être doté de telles capacités, il ne doit pas être difficile de distinguer les rangs.

— «  Je souhaiterais que tu rejoignes ma meute. Comme nous, tu es indépendant et suffisamment sage pour connaître tes faiblesses. Comme toi, nous avons tous joué avec les ombres et nous en sommes sortis. Je t’apprécie vraiment beaucoup et je ne veux pas que tu restes seul. Tu mérites d’avoir des gens sur lesquels tu peux compter. Évidemment, c’est à toi de choisir et je dois soumettre cette décision à la meute, mais je ne doute pas une seconde qu’ils accepteront. Donc c’est à toi de voir.

Contexte:
 


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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Lun 11 Mai - 15:30




Famille(s)

Ruby& Matrim
Je regarde Léo serrer la couverture. Je me rappelle de ce que Ruby m’avait dit sur le trajet :

— « Bah, je n’arrivais pas vraiment à dormir, alors…Il n’y a pas de quoi, ce n’est vraiment pas grand-chose. Oh, je suis contente que tu l’aimes. J’espère que Léo l’aimera aussi. Et oui. J’ai dévalisé la boutique de tissu la dernière fois parce que je ne sais pas du tout ce que je vais faire aux petits. Et il y avait de quoi rappeler la couleur saisissante de tes yeux. Arrête de me remercier pour si peu. Ma meilleure amie aurait pu faire quelque chose de bien plus impressionnant. Je débute…

Pour ma part, je trouvai ça plus que respectable. Et à présent, ce cadeau était investi d’une partie de mon essence, pour ainsi dire. Pas littéralement, mais le résultat était le même. Ma vision finissait de se stabiliser, alors que Léo, inquiet, était venu se coller à moi. Je suis allongé, alors que Ruby à posé sa main sur mon bras. Cela me rappelle ma rencontre avec Chad, et cette façon particulière qu’il avait eu d’aspirer ma douleur. Ici, pas de douleur, mais le contact de Ruby me fait du bien. Et Léo est si trognon à s’inquiéter pour moi, sa petite bouille d’ange m’ausculte, à la recherche d’un problème. Je lui souris. Aucun problème, juste une grande fatigue, mais qui, je sais, n’est que passagère.

Et puis, alors que je demande à Léo d’essayer la couverture, il s’exécute, et le résultat en vaut vraiment la peine. C’est sans doute trop d’émotions pour lui, car il vient de nouveau se blottir contre moi, et il ne tarde pas à s’assoupir. J’avoue que j’ai du mal à déglutir, je suis tellement touché par ce petit bonhomme, qui me fait confiance après tout ce qu’il a vécu, au point de s’endormir contre moi. Mes bras se font protecteurs, et je rêve d’avoir un jour quelqu’un qui me protège ainsi, et contre qui je pourrai m’endormir, confiant, aimant d’un autre amour, mais tout aussi intense et véritable.

Finalement, Noah entre, et Ruby me sourit, me faisant comprendre que ce sont les personnes que nous avons choisis pour Léo. Le jeune homme et la jeune femme regardent, amusés, attendris, Léo, qui se fait soudain timide et guette mon approbation d’un regard.
-vas y Léo, c’est eux, j’en suis sur. Ce sont les bons.
Il me sourit timidement, puis hoche la tête, visiblement déterminé. Puis il part à la rencontre de ce qui sera sa nouvelle famille. Les pas qui le séparent de moi ne sont pas nombreux, mais ils me font mal, même si je suis heureux pour lui. J’accepte avec joie la proposition de ses nouveaux parents, d’être son parrain, et je sais que je pourrai le revoir souvent.
Noah me rassure à sa manière

« Étant chargé de cette rencontre, je peux t’assurer qu’ils sont tout à fait capable de protéger Léo. Et je te fais la promesse de garder un œil sur lui, pour agir si besoin est.
Je n’ai pas de crainte pour Léo. Je sais que sa propre capacité n’est pas à négliger.

-je pense que Léo va donner du fil à retordre à quiconque le menacera, lui ou sa famille. Je n’ai jamais vu un tel don et je soupçonne que ça aille bien plus loin que ce qu’en a déduit la raclure qui lui servait de père..

Pendant les jours qui suivent, je vois souvent les nouveaux parents de Léo, nous dînons ensembles, et ils me charrient même assez rapidement sur ma nature si spontanée et un peu gamine. Je suis confiant, il sera bien avec eux, et Léo est d’accord avec moi, surtout en sachant que je passerai le voir régulièrement et que je serai son parrain, que je ne coupe pas les ponts.

Alors que je sens arriver le départ de Léo, ruby vient finalement par me trouver.
— « Matrim, tu sais ce que je suis n’est-ce pas ?
-a part une couturière débutante ?

Cette remarque me vaut un regard glacial, suivit d’un éclat de rire. Je ne me serai jamais permis ça il y a encore quelques jours, mais elle me connaissait à présent.
-oui je sais… Tu rayonnes… D’autorité, bien sur, mais autre chose… Quelquechose qui est ancien. Tu sais, j’étais presque tenté de le mettre dans une de mes petites billes. Une telle aura, très tentant. Mais je sais que je n’ai pas le droit de toucher à ce genre de choses, c’est trop important, c’est indissociable d’un être tel que toi..

Sans compter que je ne suis pas sur de pouvoir réellement le faire…. Donc sujet clos. Je lui avait expliqué le principe de mes billes de peur, de passion, de désir, d'insignifiance...

— « Je souhaiterais que tu rejoignes ma meute. Comme nous, tu es indépendant et suffisamment sage pour connaître tes faiblesses. Comme toi, nous avons tous joué avec les ombres et nous en sommes sortis. Je t’apprécie vraiment beaucoup et je ne veux pas que tu restes seul. Tu mérites d’avoir des gens sur lesquels tu peux compter. Évidemment, c’est à toi de choisir et je dois soumettre cette décision à la meute, mais je ne doute pas une seconde qu’ils accepteront. Donc c’est à toi de voir.

-Que..Quoi ?
C’était noël. C’était un truc de dingue, un truc de dingue. Je sautait pratiquement sur place. Et soudain, je débordais d’amour, de vie, d’envie surtout… Une famille, c’est presque une famille qu’elle me proposait. Et avec Chad, Mick, en plus… Elle m’avait encore atteint en plein cœur, la fourbe.

Je hochai la tête, parce que si je parlais c’était reparti pour un tour à lacrymal Park. Oh et puis merde, elle méritait une vrai réponse , complète, cœur, larme, voix.
-oui, avec plaisir. C’est vraiment avec plai.. plaisir et .. tu sais… j’ai plus.. j’veux dire, ça fait longtemps… même si mon père… je …
Le reste est perdu dans un déchainement d’émotions, alors que je place une main, index et pouce sur le haut du nez, près de mes yeux, et je me sens soudain entouré de chaleur, et je comprends ce qu’a pu ressentir Léo lorsqu’il m’a senti, à son contact, au contact de sa couverture qui ne le quitterai plus.




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MessageSujet: Re: Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]   Mar 9 Juin - 23:34


A pack, a family



C’est amusant de voir l’instinct maternel qui m’habite depuis que je suis à Beacon Hills. À Storybroke, j’étais plutôt l’ado rebelle, en quête de sa personnalité, de reconnaissance, d’un chemin. Aujourd’hui, je suis l’alpha d’une meute de mâles, adjointe du Sheriff de la ville et surtout futur maman. Mais si mon instinct maternel est monté en puissance depuis que je suis enceinte, je pense pouvoir affirmer que j’en faisais déjà preuve avant auprès de mes bêtas. J’en faisais aussi preuve lors j’étais dans la forêt enchantée. C’est ce qui m’avait permis de devenir un alpha particulier, presque l’alpha des alphas, mais je n’avais rien à voir avec Deucalion. J’étais plutôt comme une référente, une présidente d’un ensemble de clans.

Bref, le fait est que cet instinct, je le ressens pour Matrim. J’ai envie de le protéger, de faire qu’il aille bien. Cette couverture c’est un moyen matériel d’y arriver. Et lorsqu’il l’utiliser avec son pouvoir je comprends que je ne suis pas si mal débrouillée que cela. Je comprends aussi que le pouvoir de Matrim, en plus d’être particulièrement est incroyablement éreintant. J’essaye de le soulager mais il n’y a pas de douleur à prendre. Je soupçonne cependant les jumeaux de relâcher leur fameuse « onde apaisante ». Pendant ce temps, Léo essaye la couverture et des larmes de joies s’échappent de ses jolis yeux brillants. Il ressent tant d’émotions qu’il décide d’aller se blottir contre Matrim. Le spectacle est vraiment attendrissant.

Après quelques minutes, Noah arrive en compagnie des futurs parents de Léo. L’enfant se tourne vers Matrim et ce dernier lui dit qu’il peut y aller mais je sais que c’est difficile pour lui. La décision de laisser l’éducation de Léo ç d’autres est purement raisonnée et son cœur en souffre. Néanmoins, nous découvrons très vite que les futurs parents, en plus d’être vraisemblablement à la hauteur des attentes de Matrim, souhaite qu’il fasse partie intégrante de la vie de Léo. Un parrain est une personne importante dans la vie d’un enfant. C’est un père spirituel qui peut être très influent.

Les jours qui suivent leur permettent à tous les quatre de se rassurer les uns les autres de se préparer, de se détendre et finalement de créer un lien. Le départ de Léo dans sa nouvelle maison arrive à grand pas et je sais que même s’il a désormais confiance en ces futurs parents, le cœur de Matrim s’emballe et sa gorge se serre. Je peux le sentir craindre ce jour, alors je décide de me lancer. Je sais qu’il connait déjà Chad et Mick ainsi que Derek. Luka vient de rentrer, il s’en remet à moi. Miya, à nouveau connecté à la meute, sera heureux de la voir grandir. Seul Peter fera peut-être son grognon, par principe. Et les jumeaux sont déjà d’accord. Alors je propose à Matrim d’intégrer la meute.

La petite discusion qui précède la demande elle-même m’informe qu’il a senti bien plus que je ne le pensais. Il ne sent pas seulement que je suis un alpha, mais aussi que je ne suis pas comme les autres, pas vraiment d’ici. Il m’avoue avoir voulu enfermer un peu de cette…magie dans ses billes mais s’est ravisé.

— « Ton pouvoir et mon passé sont les raisons pour lesquelles je ne t’ai encore jamais proposé de venir chez moi. J’ai vécu bien plus longtemps que mon apparence ne le laisse croire et les objets qui sont dans ma demeure le sont parce qu’ils sont chargés de souvenirs et certains d’entre eux pourraient être difficile à admettre pour qui n’est pas préparé. Alors si un jour l’envie de voir est trop forte, dis le moi avant. Ça ne me dérange pas, mais je préfère pouvoir te mettre en condition, d’accord ?

Et finalement je lui propose de faire partie de la meute. Sa réaction me fait plaisir et mon visage se fend d’un sourire amusé et flatté. Son corps vibre comme un petit ressort qui se prépare à bondir. Il hoche vivement la tête presque à s’en démonter les cervicales. Il ose finalement parler. Ses yeux débordent de larmes, sa voix le trahit l’abandonne, ses poumons ne savent plus s’ils doivent inspirer ou expirer. Il n’arrive pas à se calmer. Trop d’émotions, alors je le prends dans mes bras pour le calmer et pour me calmer. Bien que plus discrète, je suis heureuse moi aussi. J’estime beaucoup ce garçon. La famille s’agrandit, je suis heureuse.


Bien. Je dois réunir la meute. Il faudra que j’aille voir ce jeune homme qui rend Matrim si heureux aussi. Quoiqu’il soit et je veuille, je le protègerai car il est important pour Matrim. Et puis réunir les autres pourrait s’avérer nécessaire pour que nous soyons tous au courant des dangers qui nous menacent.


[je propose d'arrêter là sur ce sujet, qu'en penses-tu?]



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Mettre une bestiole dans un panier [ft Matrim]
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