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 Run the World (Girls)

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Olivia Clarkson

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MessageSujet: Run the World (Girls)   Lun 6 Avr - 11:44




Run the World (Girls)


Le paysage défile par la fenêtre du train. J’ai la tête collé contre la vitre mais je ne regarde pas vraiment. Ça a plutôt l’air joli la Californie. Le voyage commence à être long, même si j’avais dormi dans l’avion après le déjeuner. Mon père est déjà sur place depuis plusieurs jours, à Beacon Hills. Il s’est occupé de faire déménager notre ancienne maison et de nous trouver un logement ici. Il n’a rien voulu me dire mis à part que je serais contente. Je lui fais confiance. Depuis le décès de ma mère, je n’ai que lui dans ma vie. Toutes mes rencontres, même simplement amicales, n’avaient conduit à rien sauf à me causer des ennuis.

Il y a bien Théo qui reste de loin le seul meilleur ami que j’ai eu jusqu’à présent. « Au revoir ma belle » a-t-il dit quand je suis partie. Il ne m’appelle jamais comme ça.

Une voix accompagnée de grésillements annonce l’arrivée en gare de Beacon Hills. Je me lève avec mon sac sur l’épaule et me faufile entre les voyageurs pour sortir rapidement.

Le taxi me semble cher pour un trajet si court mais je suis contente d'être enfin arrivée à l'adresse indiquée par mon père.

La maison est jolie, c’est une bâtisse au style victorien comme toute celle de ce petit quartier qui a l’air huppé. Mon père a bien choisie. Je monte sur le perron et cherche la clé qu’il a caché. La vieille femme de la maison d’à côté me regarde. Mon père m’a prévenu que la voisine guettait mon arrivée. Je lui adresse un sourire et un geste poli de la main avant d’entrer.

Les pièces sont grandes et toutes nos affaires ont été disposées parmi les nouveaux meubles. Je sais que mon père a fait en sorte que ça soit accueillant. La cuisine est sympa et j’aime bien la véranda qui donne sur le jardin à l’arrière. Je monte à l’étage en prenant l’escalier qui donne dans le hall d’entrée.

Alors c’est donc ça ma chambre, elle est très grande c’est super. Le grand dressing, la salle de bain attenante, tout me plait.

J’avais dit à mon père de ne pas faire ranger mes affaires car je voulais m’en charger. Je scrute un instant les cartons en hésitant à m’y mettre dès maintenant, puis tourne la tête vers le lit. Je m’y affale en soufflant.

« La flemme » me dis-je à moi-même.

J’envoie un message à Théo, je crois qu’il me manque déjà. « C’est cool ici, la maison est très grande, tu pourras venir quand tu le voudras ».

C’est une nouvelle vie qui commence, c’est effrayant et excitant à la fois.

J’appelle mon père pour lui dire que je suis bien arrivée. Il me prévient qu’il rentrera tard et me promet, une fois de plus, de passer plus de temps avec moi. Je sais d’avance que je serais seule une partie du weekend.

La maison est bien située, pas trop éloignée du centre-ville et j’ai remarqué plusieurs lignes de bus. Demain j’irai visiter l’université mais pour le moment je vais fermer un peu les yeux. Juste une heure ou deux.

Quand je me réveille, il commence à faire sombre dehors. C’est là que je remarque que mon père a oublié de faire installer des rideaux aux fenêtres. Il oublie peut être que sa fille a besoin d’intimité et qu’elle n’a pas envie que toute la rue la voit sortir de la douche ou se promener dénudée dans sa chambre. Je souris car je ne peux pas être fâchée contre lui. Il est tout ce qui me reste et nous sommes devenus très complices avec le temps. Il a juste un peu de mal à gérer une jeune fille. Comme beaucoup d’hommes je crois. Et je me débrouille aussi très bien toute seule.

Le frigo aussi est vide, ça tombe mal parce que commence à avoir faim. Le sandwich que j’ai pris pendant le voyage ne m’a pas vraiment rassasié. Je cherche sur mon téléphone s’il y a un snack à proximité. Ça ne fait pas très loin à pied, alors je prends ma veste et mon courage à deux mains.

Je remonte la rue qu’a empruntée le taxi pour m’amener à la maison. J’évite autant que possible les ruelles sombres dans cette ville que je ne connais pas. J’ai entendu des rumeurs étranges et je vais attendre un peu avant d’aller voir de quoi il retourne.

Je ne fais pas attention aux personnes que je croise. Jusqu’à ce qu’elles remarquent ma présence.

Je déteste les mecs qui me sifflent et j’aime encore moins ceux qui me suivent pour bafouiller trois phrases grossières et oser espérer récupérer mon numéro de téléphone.

Je presse le pas, la scène fait franchement penser à un mauvais film. Il fait déjà nuit, les quelques réverbères sont une mince source de lumière. Et je suis seule.

« Mademoiselle ! »

Ne réponds pas Liv’, continue de marcher, il va finir par se lasser.

Je sens rapidement une main me retenir par l’épaule.

« File-moi ton sac ! »

Je crois que je suis mal tombée. Je le regarde en esquivant son étreinte, je ne démords pas, je n’aime pas qu’on m’emmerde.

« Laisse-moi tranquille » M’exclame-je.

« Toi restes tranquille ma jolie » Rétorque-t-il avec un sourire glauque.

Je n’aime pas ce mot, je préfère nettement entendre Théo m’appeler ainsi plutôt que ce mec ignoble.

Je crois qu’il a d’horribles idées en tête. Je ne lui laisse pas le temps de m’inquiéter davantage.

Je donne un coup de genou dans le point faible de tout homme, ça marche à chaque fois. Je n’ai pas encore croisé d’eunuque et vu comme ce mec beugle, c’est pas son cas.

Je remets correctement ma veste qu’il a tirée et m'apprête à partir. Une femme me fait face quand je me retourne.

Mes yeux se posent sur le holster qu’elle a à la taille et sur l’air sévère avec lequel elle foudroie le mec derrière moi.

« Vous avec un problème Mademoiselle ? » Demande-t-elle.


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Run the World (Girls)   Lun 6 Avr - 19:12



Run the World


Feat :  Olivia Clarkson

Au poste de police, j’ai hérité du bureau du flic véreux, celui qui avait tout simplement tenté de faire bruler vif Jordan. J’avais passé deux bonnes heures à nettoyer son fourbi et j’avais fait des découvertes assez immondes. Jordan s’était même moqué de moi, car j’avais fini par tout démonter pour nettoyer scrupuleusement chaque recoin. Dieu que ce type avait été sale. Avec humeur j’avais balancé un carton avec les papiers utiles ainsi récupérés sur le bureau de Jordan, dérangeant Mafdet sans sa sieste sur le radiateur.

Je m’étais appropriée le bureau et même si j’étais au milieu des autres flics, le bureau de Buck Lancaster avait la bonne idée d’être dans le fond. J’avais donc le mur dans mon dos, je pouvais ainsi consulter mon ordinateur en étant certaine que personne ne lisait par-dessus mon épaule. J’entrai mon code d’identification et tombai sur la page d’accueil de mon unité. Rien à l’écran ne l’indiquait, mais avant de poursuivre, il fallait taper un autre code. Ce code, je l’obtenais en appelant un numéro spécial qui changeait chaque mois. Sans ce code on pouvait quand même naviguer sur le site, mais ce n’était qu’un miroir sans teint, le premier clic lançant une routine qui n’avait de cesse que de vous localiser.

J’épluchais les dossiers qu’on m’avait transmis sur les métamorphes chat. Puisque la miauleuse se parait de son mystère comme d’une écharpe, j’utilisai donc mes méthodes. Le souci c’est que des chats étranges… étaient un phénomène relativement courant. Je soupirai face à la liste de document que mon collègue me proposait à consulter. Il y avait notamment des histoires à dormir debout comme des chats de sorcière, où on ne savait pas si l’animal n’était pas la supposée sorcière… Une sorcière… Mon sourire s’élargit. Oui, je la verrais bien en sorcière celle-là ! Avec un balai en guise de moto !

J’ai les yeux qui me piquent et la nuque raide. Je fais quelques exercices d’assouplissement puis prend ma veste, mon ordinateur et me lève. Avant de partir, je passe saluer Jordan. Il est en train de gratter le chat, le nez plongé dans un dossier.

J’ai enfin emménagé dans mon meublé. Il n’est pas très grand, mais il est sain et bien équipé. Je pose mon ordinateur sur la table et vais me rafraichir le visage. Je ressors pour aller manger dehors, je n’ai pas envie de me mettre à la cuisine et j’aimerais éviter la sempiternelle pizza.

Dehors c’est calme, le soir est tombé. Je décide de faire le chemin à pied jusqu’au petit restaurant qui se trouve dans le quartier. Ce n’est pas de la grande gastronomie, mais les repas proposé sont équilibrés. Je coupe par une ruelle pour y être plus rapidement. J’entends un type gueuler, j’accélère le pas. Je vois une jeune fille qui réajuste sa veste et s’éloigne d’un gars qui se tient l’entrejambe. Scène classique malheureusement. Le type ne semble pas seul, je me fais donc remarquer.

« Vous avec un problème Mademoiselle ? Dis-je.

La jeune femme me regarde, elle semble plus contrariée que vraiment apeurée. Mais tourner le dos à ces gars n’est par prudent, la ruelle n’est cernée que de murs aveugles de fenêtre. Les débris qui jonchent le sol, laisse imaginer le genre de la faune locale qui traîne ici. Au regard de la jeune femme, je remarque que mon arme a glissée sur le côté. Habituellement elle se trouve dans mon dos. Je pose la main dessus et fait glisser le holster sur ma ceinture pour la remettre en position de tir optimale. Je dépasse la fille et me plante devant le gars qui vient de se relever, ses « potes » l’ayant rejoint. Sourire mauvais de l’un, goguenards des autres. Doucement, j’écarte l’autre pan de ma veste, révélant mon insigne.

- FBI. Je vous conseille de bien réfléchir à ce que vous comptez faire à partir de maintenant.

Ça commence par rouler des mécaniques, ils font les fiers, mais en fait cherchent un moyen de déguerpir sans avoir la queue basse. J’ai faim, je suis déjà bien agacée par un certain chat, je finis par sortir mon arme. C’est petit, facile… mais diablement efficace. Les types s’envolent comme une volée de moineaux.

- Fiona Ferjones, dis-je en tendant la main. Agent du FBI qui a fini son service et qui meure de faim.

La jeune femme me donne son nom et la raison de sa présence dans une ruelle si mal famée.

- Et bien puisque nous avons toutes les deux un estomac à remplir, nous pouvons manger ensemble.

Je lui parlais du restaurant où j’avais l’intention de me rendre.






La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

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Olivia Clarkson

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MessageSujet: Re: Run the World (Girls)   Dim 12 Avr - 15:50




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Je ne suis pas peu fière du coup bien placé que j’ai donné dans les parties intimes de cet homme qui pue l’alcool même sans ouvrir la bouche. Et cette femme en jette ! Heureusement parce que je n’aurais pas pu me débrouiller toute seule avec les autres gars qui avaient rejoint celui qui m’avait accostée.

« Fiona Ferjones. Agent du FBI qui a fini son service et qui meure de faim. » Se présente-t-elle.

« Moi c’est Olivia. C’est aussi parce que j’ai faim que je suis sortie. On vient d’emménager et mon père a oublié de remplir le frigo. »

Je jette un dernier coup d’œil aux gentilshommes qui fuient derrière nous puis adresse un sourire plein de bonne humeur à cette Xena des temps modernes.

« Et bien puisque nous avons toutes les deux un estomac à remplir, nous pouvons manger ensemble. » Propose-t-elle.

« Oui volontiers, j’aller au snack dans la rue là-bas. »

Elle m’indique plutôt un restaurant servant un vrai dîner, alors j’accepte sa proposition avec plaisir. Je me sens comme une jeune star et sa garde du corps lorsque nous sommes accueillies. Certes rien n’indique qu’elle fait partie du FBI mais c’est l’image que j’ai en tête.

« Est-ce que c’est un interrogatoire ? » La questionne-t-elle en plaisantant lorsqu’elle me demande d’où je viens.

Elle relève à peine ma blague mais a la politesse de ne pas insister. J’aime bien cette femme.

« Mon père et moi on vient de la Nouvelle-Orléans. Il est muté pour un projet de construction ici et je l’ai suivi parce que…parce que je n’ai que lui. » Raconte-je en baissant la tête sur le menu pour camoufler mon émotion.

J’ose un « Et vous ? » après avoir hésité à la tutoyer. Nous discutons ensuite naturellement, de choses et d’autres, jusqu’à ce que nos assiettes nous soient servies.

« Je fais des études de journalisme.» Explique-je quand le sujet est abordé.

Est-ce que c’est le tempérament fouineur des journalistes qui l’inquiète, car elle me regarde étrangement l’espace d’une seconde.

En portant la fourchette à ma bouche, m’empêchant de parler, je réfléchis à une évidence. S’il se passe des choses bizarres dans cette ville, la police  et surtout le FBI, doivent forcément être au courant. Et cette femme semble suffisamment sûre d’elle pour ne pas se laisser évincer de pareilles affaires. Mais je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour tenter des questions, elle se douterait de quelque chose.

Le repas se passe bien, nous avons beau être inconnue l’une pour l’autre, il me semble que nous avons un bon feeling.

Lorsqu’elle me propose de me raccompagner, pour m’éviter d’autres rencontres surprises, je la remercie.

Alors que nous arrivons devant chez moi, elle tend le bras pour m’empêcher de monter sur le perron. D’un geste de la tête elle désigne la lumière qui s’agite de manière irrégulière à l’intérieur de la maison. Elle m’explique brièvement qu’il y a souvent des cambriolages lorsque les gens emménagent. Ils ne sont pas totalement installés, et dans le désordre ça passe quasiment inaperçu.

Je reste derrière elle, comme elle me le demande, quand nous entrons. Elle tient fermement son pistolet et avance prudemment.

Les intrus sont en train de fouiller le salon, là où mon père avait pris soin d’installer nos affaires. Le secrétaire en bois est l’un des seuls meubles que nous avons gardés. Il a une valeur sentimentale.

Je passe à la hâte sur le côté droit de Fiona pour foncer en avant.

« Lâche ça ! » Crie-je à l’homme qui fouillait dans les affaires de ma mère.

Son sourire s’élargit lorsqu’il ouvre sa boite à bijoux. Je crois qu’il n’a pas remarqué la présence de ma copine du FBI. D’ailleurs, il tient lui aussi une arme dans la main.

Je m’en fou qu’il ait une arme, ce sont les bijoux de ma mère !

« T’as pas compris, laisse ça ! » Répète-je encore plus en colère.

Fiona intervient rapidement, vantant ses aptitudes au tir et promettant de ne pas louper l’endroit qu’elle vise.

Je regarde le deuxième homme qui entre dans la pièce mais je ne recule pas. Même si Fiona me le demande, cette fois-ci je reste entêtée.


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Run the World (Girls)   Lun 13 Avr - 12:03



Run the world


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« Moi c’est Olivia. C’est aussi parce que j’ai faim que je suis sortie. On vient d’emménager et mon père a oublié de remplir le frigo. »

Je note que la jeune femme est nouvelle à Beacon Hills. Elle n’a donc pas encore cet instinct qu’on les habitants d’ici de savoir se fondre dans le décor sans même en avoir conscience. Car je ne peux expliqué autrement le fait qu’autant d’affaires surnaturelles qui débordent n’aient pas rameuté ici un troupeau d’ésotéristes comme ce fut le cas à Roswell. Quand je lui propose d’aller nous restaurer ensemble, Olivia accepte volontiers. Je crois que ma démonstration de porte flingue l’a un peu impressionnée. C’est vrai que j’avais choisi la solution facile pour nous débarrassé des gêneurs. Et j’avoue volontiers que j’ai le caractère qui cadre totalement avec mes fonctions. Notamment face aux mâles arrogants qui comprennent rapidement ce que c’est que d’avoir « des couilles », femme ou pas. Quelque chose dans l’attitude de l’étudiante, me rappelait un peu ce que j’étais au même âge.

« Est-ce que c’est un interrogatoire ? » Me demande-t-elle après que je lui ai demandé d’où elle venait.

Je lève la main en signe d’excuse. Il est vrai que j’ai la question facile… déformation professionnelle je suppose. Nous entrons dans le restaurant et nous nous installons là où la serveuse nous place.

« Mon père et moi on vient de la Nouvelle-Orléans. Il est muté pour un projet de construction ici et je l’ai suivi parce que…parce que je n’ai que lui. »

Pas besoin d’être détective pour comprendre l’absence cruelle d’une mère. Je regarde le menu et choisis un repas léger et équilibré pour compensé la mal bouffe que je mange à midi.

« Et vous ? »

- Je suis originaire de Californie, mais mon travail me fais parcourir le pays depuis e nombreuses années.

Je reste vague sur mon statut familial. J’avais montré les alliances qui ornaient la chaine que je portais au cou qu’à Jordan. Car pour une confiance mutuelle, je devais lâcher une part de moi-même. Les prénoms inscris sur ces anneaux étaient la preuve d’un engagement passé. La preuve d’une volonté commune hélas réduite à néant par une simple balle d’argent.
« Je fais des études de journalisme.»

Je ne commentais pas, mais les journalistes sont bien les dernières personnes désirées à Beacon Hills. Ils ne comprennent pas que toute vérité n’est pas bonne à dire. Et que parfois l’ignorance est salutaire voir même vitale. Malgré l’antagonisme de nos fonctions, le repas se passe agréablement. Nous parlons de chose et d’autre, des curiosités de la ville et de ses commodités. A la fin du repas, je lui propose de la raccompagné, après tout nous habitons le même quartier, le détour est ridicule.

Je note tout de suite l’anomalie dans cette lumière qui tremblote. Qui utilise une lampe torche dans une maison sinon un voleur… Je retiens Olivia et lui explique que souvent les maisons fraichement emménagées sont la cible de gens peu scrupuleux. Et il s’agit effectivement de cela, un désordre règne dans le hall, un désordre qui n’a rien à voir avec un déménagement.

« Lâche ça ! »

Olivia s’est avancée en colère. Un homme tient une boite qui ressemble à un coffret à bijoux. La jeune femme oublie toute prudence, l’acier de l’arme brille avec un éclat. Je m’interpose entre lui et Olivia sortant mon arme de service. Rien ne me distingue, je n’ai pas d’uniforme et ma plaque est masquée par ma veste. L’assurance de ce type ne me plait pas et je comprends rapidement pourquoi, un deuxième homme se pointe.

- Recule Olivia, dis-je doucement mais fermement.

Mais la jeune femme ne bouge pas. Foutue apprenti journaliste. Elle a un instinct de survie qui avoisine le zéro absolu…

- Olivia… Des bijoux, ça se répare ou ça se retrouve… une vie non.

Pourquoi je me retrouve toujours dans une situation où je dois jouer à la guerrière ? C’est comme si un plaisantin s’amusait avec moi… à me collé le nez dans les embrouilles. Je scrute le regard bovin du deuxième type. C’est la saint connard ce soir… J’aurai déjà tiré dans la main du type qui tient la boite à bijoux si j’avais été seule. Mais Olivia semble aussi imprévisible que du lait sur le feu.

- Agent Fiona Ferjones du FBI, annonçais-je d’une voix ferme. Je ne suis pas en service, mais mon arme l’est 24h/24

Je ne dois surtout pas montrer d’hésitation, ni de faiblesses. J’ai le masque habituel, inexpressif. Mon visage neutre montre ma détermination et mon absence d’émotion. C’est une chose que de se trouvait dans ce genre de situation avec Jordan, et bien une autre que de l’être accompagnée d’une civile.

- Vous avez le choix entre poser vos armes sur le sol… ou de tester ma rapidité de tir…

Un sourire mauvais… mais pourquoi ils choisissent toujours la mauvaise option… Cela devient si prévisible… presque lassant… Je tire sur la main du type au coffret ce qui lui fait lâcher son arme, dans le même temps j’ai plié sur mes genoux et balayer les jambes d’Olivia pour la faire tomber. Elle crie un « aïe » en se réceptionnant sur les fesses. Le bois de l’encadrement de fenêtre dans son dos, vol en éclat sous l’impact de balle que le deuxième a tiré. Je me redresse de nouveau, mon arme visant le cœur de celui qui vient de tirer. La sienne est pointée sur ma tête. Celui que j’ai touché me traite de tous les noms, sa main pisse le sang.

- Olivia ?

- Oui ?

- D E H O R S !

Est-ce que cette jeune femme qui vient de sortir de l’adolescence peut obéir à un ordre simple ? Elle me semble bien trop imprévisible pour m’être utile. Puis je n’ai pas à l’utiliser pour nous sortir de ce pétrin.







La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

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MessageSujet: Re: Run the World (Girls)   Mer 22 Avr - 10:41







Run the World



Je me demande comment je pourrais me sentir en sécurité alors que notre maison est sujette à un cambriolage le premier soir. Je m’en inquièterai plus tard parce qu’un deuxième homme se pointe pour compléter notre petite réunion nocturne.

« Recule Olivia. » Me demande Fiona.

Je reste campée devant l’autre type qui s’amuse à fouiller dans les affaires de ma mère.

« Olivia… Des bijoux, ça se répare ou ça se retrouve… une vie non. »

Je l’entends mais je maintiens un regard austère à ceux qui ont osé entrer chez nous sans y être invité. Et surtout pour mettre la pagaille dans la nouvelle vie que nous commençons à peine à nous construire mon père et moi.

« Agent Fiona Ferjones du FBI. Je ne suis pas en service, mais mon arme l’est 24h/24.» Intervient avec assurance la femme derrière moi.

Tout le monde se toise, dans l’attente du premier geste qui trahira une bonne ou mauvaise intention. Mais moi je crois bien qu’ils nous pas l’intention de partir avoir d’avoir récupérer un butin.

« Vous avez le choix entre poser vos armes sur le sol… ou de tester ma rapidité de tir… »

Ils ne croient sans doute pas que Fiona soit une dure à cuire. J’ai envie de l’encourager et de le leur dire. Mais ils sont prévenus et n’obtempèrent pas.

Un coup de feu me fait sursauter et tout va si vite. L’homme qui fouillait le coffret à bijoux se tient la main en grimaçant de douleur et moi je laisse échapper un cri lorsque je tombe sur les fesses. J’ai le reflexe immédiat de couvrir ma tête puis je comprends que le craquement que j’ai étendu derrière moi était celui d’une balle percutant la boiserie de la fenêtre. Fiona vient de me sauver la vie.

Je mets un court instant avant de reprendre mes esprits. Quand je lève les yeux, le canon du pistolet de celui qu’elle avait blessé est pointé sur sa tête.

« Olivia ? »

« Oui ? »

« D E H O R S ! » Ordonne-t-elle.

Je ne sais pas quoi faire d’autre et me redresse en atteignant le hall. Fiona n’est pas dans une bonne position, c’est même très risqué. Il ne manquerait plus que… Je dois l’aider. Même s’il elle m’a demandé de sortir, et même si ces deux hommes sont armés et que je n’ai rien sous la main.

Je pose soudain les yeux sur un objet décoratif dont je ne connais pas la provenance, sans doute acheté par mon père entre temps.

Je claque la porte d’entrée pour donner l’illusion que j’ai fuie. En silence, mon arme improvisée serrée dans ma main, je rejoins la pièce de vie en contournant  le hall. C’est par là qu’était arrivé le deuxième homme. Je m’accroupis et jette un coup d’œil rapide en direction de Fiona, immobile mais dont la main armée ne tremble pas. Elle colle son pistolet contre la poitrine de l’homme qui saigne abondamment, mais, même si elle tire la première, l’autre aura le dessus sur elle. Fiona est coincée.

J’ignore si, elle, elle me voit arrivé dans le reflet de la vitre mais lorsque je donne le coup il est trop tard pour que l’un ou l’autre des cambrioleurs réagisse. Je vise celui qui tient Fiona en joue. La statue de bronze fait un bruit sourd en le frappant à la tête. Il s’écroule aussitôt.

En quelques mouvements rapides, le deuxième homme est menotté les mains dans le dos et poussé contre son camarade.

« Finalement, j’ai bien fait de ne pas obéir, non ? » Dis-je à Fiona.

Son regard réprobateur me fait hésiter à ajouter quelque chose. Puis plusieurs personnes montent le perron en vitesse et entrent dans la maison. Les explications sont rapidement données. L’intonation employée par Fiona ne nécessite pas qu’elle montre son insigne. Ce sont les coups de feu qui ont alertés une voisine qui a appelé la police.

Décidément, cette petite vieille à côté est un vrai système d’alarme !


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Run the World (Girls)   Ven 24 Avr - 13:04



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Dire que le moment est tendu serait un bel euphémisme. Je ne quitte pas du regard le second maraudeur dont l’arme cible ma tête. J’entends Olivia quitter la pièce, puis la porte d’entrée claqué. Je me sens plus à l’aise, – autant faire se peut, quand on est la cible d’une arme chargée –, sans civil dans les pattes. Celui qui gémit sur sa main blessée est droitier. Il peut toujours ramasser son arme et tirer de la main gauche, mais il n’aura pas une bonne précision. Je raffermis ma prise sur la crosse de ma propre arme. Cinq balles, deux cibles. Depuis mon entrainement forcé dans cette section très particulière du FBI, j’ai l’habitude de régulièrement faire le compte de mes munitions et du nombre de mes adversaires. Le moindre oubli est fatal. Cet automatisme m’a souvent sauvé la vie.

Le malfrat s’est avancé, nous sommes presque à bout portant l’un de l’autre. Soit c’est un  idiot, soit il n’a pas confiance dans sa précision de tir. Car s’il y a bien une règle essentielle dans l’usage d’une arme à feu, est justement de garder du recul vis-à-vis de sa cible, sinon autant se battre à l’arme blanche. C’est comme si un archer venait se coller à dix centimètres de sa cible. Sur les grands écrans dans les salles obscures, le canon d’une arme posé sur la tempe de la victime a plus d’impact visuel que si on tire de dix mètres...

La situation n’a pas ce côté sans issue que l’on pourrait lui prêter. Je ne nie pas le risque, mais je me sais entrainée, rapide et leste. Je me répète mentalement l’action que je vais entreprendre quand j’aperçois le visage d’Olivia derrière l’homme… Pile dans ma ligne de tire… Dieu que cette gamine devient agaçante. Mon professionnalisme me permet de garder un masque impassible et de ne pas la trahir. Changement de plan, je dois m’adapter à l’excès de zèle de cette jeune rebelle.

Une chance pour moi, elle reste suffisamment discrète et forte pour assommer le type que me vise. Ce danger immédiat écarté, je peux lui coller les menottes avant qu’il ne revienne à lui. Je saucissonne l’autre ruffian avec un cordon de rideau.

- Finalement, j’ai bien fait de ne pas obéir, non ? Me dit l’effrontée.

Je ne réponds pas immédiatement, mais mon regard lui fait nettement comprendre que je ne suis pas satisfaite de son audace. Une voisine a appelé la police dès mon premier coup de feu. L’équipe d’astreinte est rapidement sur les lieux. Ils me connaissent, je n’ai donc pas à sortir mon insigne. Je fais un rapide topo de la situation au plus gradé des intervenants. Les deux voleurs sont  embarqués pour le poste de police malgré les beuglements de celui qui est blessé. Sa blessure a été jugée superficielle, il sera donc interrogé avant d’être emmené à l’hôpital.

Le calme finit par revenir, les badaud ont été renvoyé chez eux, il ne reste plus que le désordre fait par deux voleurs et un troupeau de flic en intervention. Olivia tient le coffret à bijoux qui lui a fait prendre tant de risque. Je souhaite lui faire la morale, lui dire avec des mots bien sentis son erreur et la mauvaise interprétation de ce qui allait se passer. Mais à ses articulations blanchies par la force avec laquelle elle s’accroche à cette boite en bois laquée, je comprends que... le cœur a ses raisons que la sagesse ignore... Je m’approche doucement d’elle et lui prend le coffret des mains pour le poser sur un guéridon.

- Le souvenir le plus impérissable est celui qui se trouve ici, lui dis-je en pointant mon doigt vers son cœur.






La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

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Olivia Clarkson

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MessageSujet: Re: Run the World (Girls)   Jeu 30 Avr - 18:56




Run the World


Quand Fiona me réprimande du regard, je lui réponds un sourire presque amusé. Je viens de l’aider, malgré le risque, en désobéissant à un ordre direct alors qu’elle est un agent du FBI plutôt coriace.

Je m’approche du secrétaire dans lequel étaient conservées les affaires auxquels mon père et moi tenons énormément. J’ai fait ça pour elle, parce qu’elle m’était sympathique, après le dîner que nous avons partagé je ne voulais pas qu’elle soit blessée, sait-on jamais. Mais j’ai aussi réagi pour être sûre que personne ne fasse sortir quoique ce soit de la maison qui ait appartenu à ma mère.

Je ne remarque pas immédiatement que je serre le coffret à bijoux contre moi. L’expression sévère sur le visage de Fiona s’estompe.

«  Le souvenir le plus impérissable est celui qui se trouve ici » Dit-elle en appuyant sur ma poitrine.

Je baisse les yeux sur la boite de bois vernis qu’elle me prend des mains pour la poser doucement sur un guéridon à côté de nous.

« J’ai peur de l’oublier » Réponds-je, la gorge nouée.

Elle semble hésiter à ajouter quelque chose, peut être un conseil personnel ou une jolie phrase qui fait du bien à entendre. Même si les mots ne soulagent jamais totalement.

Je souris comme j’ai l’habitude de faire, avec force, pour faire barrage à la tristesse. Depuis ce jour, je n’avais plus pleuré, vide d’une émotion au moins aussi forte qui pourrait me faire fléchir à nouveau. Les larmes sont précieuses. Et parfois ridicules.

Mon père finit par entrer et l’inquiétude s’affiche aussitôt sur son visage lorsqu’il me voit en présence d’une inconnue.

« Salut P’pa, je te présente Fiona » Dis-je.

La femme en question détaille mon père d’un coup d’œil rapide puis lui tends une main ferme. J’ai envie de rire lorsque je le vois gêné, lui d’habitude si sûr de lui face à ses clients et collaborateurs.

«  J’ai été alerté par la Police, je suis venu aussi vite que possible. Tu n’es pas blessée » S’inquiète-t-il.

« Je vais bien ne t’en faire pas. Rien de grave, deux voyous qui trainaient. » Explique-je pour amoindrir la gravité de ce qu’il s’est passé.

Par politesse, Fiona me dit qu’elle va rentrer et me laisser retrouver mon père, surtout si j’ai beaucoup de choses à lui raconter. Je ne veux pas lui dire la raison de notre rencontre. S’il sait que j’ai failli être agressée dès le premier jour, les mois suivants vont être contraignants. Je me débrouille très bien toute seule, je ne veux pas qu’il s’inquiète. Ça va déjà être le cas au sujet de cette tentative de cambriolage. Nous installerons une alarme et ça devrait faire l‘affaire pour le rassurer un minium.

Je raccompagne Fiona jusqu’à la porte d’entrée.

«  Merci pour ce soir » Dis-je.

« Tu devrais apprendre à être prudente » Me sermonne-t-elle.

Je baisse les yeux, mais davantage pour cacher un petit sourire malvenu.

« Je suis contente de t’avoir rencontrée. » Avoue-je.

« C’était une soirée un peu agitée, mais sympathique. » Répond-elle.

Elle franchit le seuil et regarde par-dessus mon épaule si mon père ne nous entend pas.

« Il faudra que tu expliques à ton père pourquoi le montant de la fenêtre a volé en éclats. Mais tu devrais trouver quelque chose à dire. J’ai bien l’impression que tu as de la ressource. »

« Ne vous en faites pas. Au revoir Fiona » Dis-je.

« Au revoir Olivia. »

« Mes amis m’appellent Liv » Précise-je.

ça pouvait paraitre bizarre de prétendre devenir amie avec une femme flic. Ce n’était pas notre statut, je la connaissais à peine.

« Au revoir Liv » Dit-elle après un instant.

Je referme la porte en lui souriant. Je ne sais pas si je vais la revoir, mais en tout cas j’aime beaucoup cette femme. Et mon père, qui s’est approché, semble également l’apprécier.

Je lève les yeux et ne peux m’empêcher d’avoir un pincement au cœur. Un jour, j’espère que mon père trouvera une femme qui saura l’aimer autant que l’aimait ma mère.


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Run the World (Girls)   Sam 2 Mai - 20:43



Run the world


Feat :  Olivia Clarkson

— Le souvenir le plus impérissable est celui qui se trouve ici, lui dis-je en pointant mon doigt vers son cœur.

— J’ai peur de l’oublier, répond la jeune femme.

Oublier ? Même lorqu’on essaye d’oublié, les images du passé viennent s’imposer devant nos yeux. Le cerveau n’est pas un vulgaire disque dur qu’on peut effacé et rendre vierge de tous souvenir. J’ouvre les lèvres pour la contredire, puis les referme. A quoi bon lui servir les banalités d’usage ? Elles donnent bonne conscience à celui qui les prononce, mais sont un maigre réconfort pour celui qui les reçoit. L’homme parle trop en général. Il meuble les silences de ses mots ou d'un casque audio sur les oreilles, avec la naïve certitude d’éloigner la solitude et l’ombre.

Olivia me sourit, mon métier m’aide à deviner que ce n’est en fait qu'une grimace plaquée sur son visage, un masque pour paraitre, mais absolument pas la vérité. Un homme entre, l’air de famille me fait penser que c’est son père. Olivia me le confirme en le saluant.

— Salut P’pa, je te présente Fiona.

Je détaille ce père. Encore un de ses bourreaux de travail, qui pensent à la réussite de leur affaires et oublie de remplir le réfrigérateur pour sa fille. Certaines personnes, beaucoup en fait, ne mettent pas leur priorité au bon endroit. Je lui tends la main pour le saluer.

—  J’ai été alerté par la Police, je suis venu aussi vite que possible. Tu n’es pas blessée. S’inquiète-t-il.

— Je vais bien ne t’en faire pas. Rien de grave, deux voyous qui trainaient.

Olivia ne veut pas inquiété son père et minimise l’évènement. Une autre l’aurait fait culpabiliser de sa négligence et de son absence. Mais cette jeune femme semble s’être forgée un caractère indépendant. Je leur dis quelques mots réconfortants et prends congé.

— Merci pour ce soir » Dit-elle.

— Tu devrais apprendre à être prudente, répliquai-je.

— Je suis contente de t’avoir rencontrée.  

Olivia semble s’être remise rapidement de ses émotions. Cette fille a un manque certain d’instinct de survie, mais elle est attachante.

— C’était une soirée un peu agitée, mais sympathique. Il faudra que tu expliques à ton père pourquoi le montant de la fenêtre a volé en éclats. Mais tu devrais trouver quelque chose à dire. J’ai bien l’impression que tu as de la ressource.

Mon appartement est à peine à cent mètres de là, mais je prends les chemins de traverse pour rentrer. Il faut que j’évacue le stress de cette soirée. J’ai peut-être montré une détermination sans faille, mais une arme pointée, presque à bout portant, sur ma tête, ce n’est pas rien. La nuit est heureusement paisible et me permet de décompresser.

HRP:
 







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