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 Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann

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Harris Pinkman

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MessageSujet: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Sam 18 Avr - 10:10


I'll made you my bitch, bitch !


(breaking bad) ▽ You add a plus douche bag to a minus douchebag and you get, like, zero douche bags
Ses mains tremblaient sous l’adrénaline qui se propageait dans tout son corps tandis qu’il fouillait le bureau de Weizerling. Il savait que c’était quelque part dans ce bureau, mais où ? Ses neurones essayèrent en vain de se connecter, alors ses mains reprirent le dessus, balançant chaque papier qu’il jugeait inutile autour de lui, sans faire attention. Il les avait entendus discuter. Non, pas discuter. Se draguer ouvertement, ça, ça correspondrait mieux à ce qu’il s’était passé ! Et pendant des jours, en plus ! Un accès de rage lui fit renverser tout ce qui se trouvait sur le bureau : tasse, piles de dossiers, tout. Comment est-ce que l’Allemand pouvait s’intéresser à un gamin comme… comme… Il ne se rappelait pas son nom. Mais comment était-ce possible ?! Ce gosse ne savait rien faire d’autre que de détourner toute l’attention qu’Harris méritait de Weizerling sur lui ! Et le pire, le pire, rugit-il intérieurement, c’était que ça avait fonctionné ! Pourtant, entre tueurs… Ils étaient censés devenir amis, non ? Ils étaient censés tuer ensemble ! Pinkman inspira un bon coup avant de sourire comme un dément. Ils allaient tuer ensemble. Ce petit merdeux de… Therence Garnet ! Harris se jeta sur un papier, qu’il froissa, qu’il lissa par la suite avec fébrilité avant de le lire à la va vite. Therence Garnet. Dix huit ans, blablabla, domicilié au… AH-AH ! L’homme fourra sa trouvaille dans la poche de sa veste extra-large avant de se relever et de quitter l’amphithéâtre. Il avait eu ce qu’il voulait, et ce soir encore, il allait réduire la liste de ses envies. Commencer par trouver Garnet et s’en servir comme appât pour attirer Weizerling, ainsi ils pourraient tuer le merdeux ensemble et le professeur lui accorderait enfin toute son attention. Un éclair de génie traversa le cerveau embrumé de drogue de Pinkman. Comment le professeur allait-il savoir que Garnet était en sa possession si… L’homme ragea, sentant sa déduction lui glisser entre les doigts. Se concentrer, se concentrer, se concentrer ! Comment le professeur allait-il savoir que Garnet était en sa possession s’il ne le prévenait pas ? Il fit demi-tour et écrivit quelques phrases pour le professeur, lui indiquant ses plans concernant le gamin, qu’il laissa sur le bureau, en évidence. L’éclair de génie disparut  et Harris repartit, serein, l’adresse du gosse dans la main.

Il passa d’abord chez lui récupérer quelques affaires, qu’il fourra dans un gros sac noir : un pull (car l’endroit où ils allaient rester était très froid. Il en avait eu la preuve en suivant Weizerling là-bas), un flingue, un couteau, une batte (la meilleure amie de l'Homme) et des chaînes.

Pinkman ne put s’empêcher de jubiler lorsqu’il frappa à la porte de Garnet, mais son excitation retomba au fur et à mesure que les secondes passaient et que personne ne venait lui ouvrir, laissant place à une colère froide. De toute évidence, le merdeux n’était pas chez lui. Tant pis. L’homme défonça la porte et mis un pied dans l’antre du séducteur. Il estimait avoir le temps de faire le tour du propriétaire ; après tout, l’appartement n’était pas très grand. Pourtant, tous les éléments semblaient être contre lui, car alors qu’il soulageait sa vessie, le bruit caractéristique d’une Harley se fit entendre dans l’allée. Pinkman pestiféra en rangeant son attirail à la va vite, attrapa la batte en aluminium  et se posta derrière la porte. Son sang battait à ses tempes et ses mains picotaient. Il entendit les pas de Therence, puis une exclamation de surprise et d’énervement en voyant la porte défoncée. Cette dernière s’ouvrit brusquement, manquant de rencontrer le nez d’Harris. Heureusement, il se déplaça juste à temps et, levant les bras en l’air, fendit l’air avec sa batte, qui atterrit sur le crâne de Garnet.

-HOME RUN, BITCH !, s’écria-t-il tandis que le corps inanimé du gamin gisait à ses pieds. Un mince filet de sang s'échappa de son cuir chevelu, mais il n'y prêta pas attention le moins du monde.

Harris eut toutes les peines du monde pour transporter le corps de Therence jusqu’à l’entrepôt abandonné de surgelés. Il avait oublié que sa voiture était sagement garée devant chez lui, aussi il dut le porter jusqu’au dépôt en faisant croire à chaque passant qu’il s’était évanouit. Lorsque finalement il arriva à son but, il eut tout juste le temps d’attacher le gamin à une chaise métallique et de l’entraver avec des chaînes avant qu’il ne se réveille.


-Salut gueule d’ange, minauda Pinkman avant de lui coller son poing dans la mâchoire. REVEILLE-TOI !, hurla-t-il en voyant Garnet sombrer à nouveau dans les limbes du sommeil. Il lui agrippa les cheveux pour l’obliger à croiser son regard. Tu ne veux pas voir ton professeur venir à ta rescousse, peut-être ?!

(c) AMIANTE



Dernière édition par Harris Pinkman le Dim 3 Mai - 17:26, édité 1 fois
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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 26 Avr - 0:29



Very bad trip
Laissez parler les petits papiers...

Un petit air raisonne dans le hall de l'immeuble pendant que le papier glacé d'une couleur rose vif glisse dans la fente de la boite au lettre. Ansley et John Meyer. Madame Meyer sera ravis de découvrir les offres promo d'une nouvelle gamme de produits de beauté, en vente dans l'abordable boutique situé quelque part au centre ville. De toute façon elle trouvera bien, c'est inscris au dos de la brochure. Madame Juliet Williams qui suit sera du même avis, j'en doute pas une seconde. Le papier disparait dans la boite. Je m'apprête à répéter le rituel que je suis pris d'un vilain cas de conscience...

PAS DE PUBLICITE

Ah. L'étiquettes note un "Moe Armstrong", tapé à la machine. Je hausse un sourcil et pousse le prospectus. Monsieur Moe Armstrong sera lui aussi ravis, j'en suis certain!

Je quitte les lieux et continue ma tourné. Ça pollue la planète, ça inonde les boites aux lettres comme des spams sur une messagerie sans défense et tant que ça ne propose pas des pizzas ou des abonnements vidéos tout le monde s'en fout, mais ça paie ce qu'il faut et sur une tranche horaire abordable. Puis accessoirement, ça me donne l'illusion d'avancer, à ma manière.

Je pars de peu, avec un but à atteindre : trouver quelqu'un. Un individu, un nom parmi des milliers, dans l'hypothèse ou il en a un, car je ne le connais pas. Je ricane de l'idée saugrenue, parce qu'après tout, même un Médor à un nom. Non?... Enfin, je perds rien à profiter du boulot pour écumer les quartiers résidentiels à la recherche d'un... signe, ou un déclic, ou une rencontre providentielle. J'en sais rien, mais ça peut pas être pire que les portes au nez administratives que je reçois sans cesse quand je débarque sans un minimum d'informations et de documents adéquats.

Et puis je suis conforté aujourd'hui. Il y a Derek qui m'a permis de... comprendre des choses et établir une piste possible, aussi folle soit-elle, et de l'autre, je suis assuré de recevoir un enseignement qui puisse me permettre de mener mes recherches avec toutes les clefs nécessaires. Je l'espère... Ce sera le cas. Je grimace en déposant le vélo avec qui je suis contraint de tromper ma Davidson le temps du parcours et pénètre dans un nouvel immeuble avec ma pile de publicités.

J'ai du mal à admettre, ou plutôt à accepter sereinement l'idée que... je descende peut-être d'un être à la nature double. Autant que j'ai put approuver l'existence d'hommes-loups, j'arrive pas à m’imaginer connecté à ça, moi. Si on a vu juste avec Hale, je vais avoir besoin de lui. Mais...
La possibilité qu'il puisse littéralement flairer une piste est un facteur qui laisse trop de place au hasard pour que je lui accorde tout le crédit que sa nature incroyable puisse mériter. Même si je suis conscient de ses supers-capacités. Puis je ne crois pas qu'il soit vraiment en état de pouvoir m'aider plus pour l'instant.
J'ai logiquement plus de chance de trouver ce que je veux en suivant le cours de l'allemand. En fait, c'est justement là toute la différence : ce n'est plus une question de chance avec lui. Mais une question de méthode et de détermination. Et puis je crois que je le sentirait moins impliqué là dedans. Derek en sait trop, ce qui n'est pas vraiment un mal, mais je ne suis pas très à l'aise avec ça... Il s'agit de ma vie, à moi de la mener.

La fiche glisse dans une boite au lettre réfractaire à la pub. Oups, celle-ci n'était pas faite exprès. Mais ça me ramène un sourire, et d'autant quand je juge le peu de papiers qui reste dehors sur le vélo. Je jette un œil à la poubelle non loin et défie la dernière boite au lettre qui parait famélique, la pauvre. On est pas à quelques affiches près...

Le casier gavé, je rapporte le bicycle à l’entrepôt et retrouve ma moto avec joie, pressé de rentrer me poser. Mais quand je m'apprête à partir, une camarade qui bosse avec moi m'interpelle et propose d'aller boire un verre. Bah, pourquoi pas, c'est pas comme si j'attendais quelqu'un ce soir!


Quelques sympathiques consommations plus tard, je cherche mon trousseau en grimpant les escaliers. Je pense au pass fournis par la société et qui me permet de m'introduire dans les immeubles qui ont une fermeture digne de ce nom. Si les gens se doutaient combien il est facile de passer les portes de leur résidences sans jouer les fils d'untel coincé sans ses clefs ni avoir besoin de défoncer les portes pour arriver jusqu'à leur palier ils se méfieraient des distributeurs de... tracts...
Je sort de mes pensée, clefs en mains, que je percute soudain l'état de la porte de mon appartement. Mais...

-C'est quoi ce b*rdel?!

J'entre à la volée, et la vision d'une chambre vide et exempt de changement flagrant heurte mes appréhensions d'un casse mais ne me rassure pas. Si l'enflure qui à fait ça est encore dans les parages et que je lui tombe dessus, ça...
Un bruissement m'alerte à ma droite, puis un éclair me traverse vivement le crâne et avec lui un néant de plomb.



J'ai mal. P*tain, j'ai l'impression que la douleur qui me tire des abîmes à l'apparence d'une fleur : elle irradie lourdement en son centre et se répand en échos suraiguë de part et d'autre de mon cerveau. J'ai du mal à émerger... J'ai la sensation de peser des tonnes. Quelque chose est en train de me tirailler, puis se calme,  mais je peux toujours pas bouger...

-Salut gueule d’ange.


C'est qui?... Je suis où, il gèle, c'est quoi ce...

Ma tête vient de plonger dix mètres plus loin, à moins que ce soit mon esprit encore vaporeux. Le réveil est brutal...

-REVEILLE-TOI !


Pas de répit, j'ai droit à un passage à tabac, mais pourquoi? On ne me laisse pas le temps d'y réfléchir, on m'agrippe la tête pour m'obliger à lever le nez... Je grimace, la luminosité est faible, j'ai la tête qui tourne, je le distingue cependant assez pour lui donner une identité, mais sans arriver à l'associer à quoi que ce soit... c'est qui ce type?!...

- Tu ne veux pas voir ton professeur venir à ta rescousse, peut-être ?!

-... Quoi?


... Mais qu'est-ce que c'est que ce délire?...

Je cherche à comprendre à travers la tronche de surexcité qui me fait face... Entre les provocations, les têtes-de-turcs et ces filles que j'aborde sans m’embarrasser qu'elle soient casée ou non, j'ai tellement de raisons d'avoir put foutre quelqu'un en rogne. Puis un éclat me traverse soudain l'esprit : je le reconnais. La FAC, il fait parti du cours de criminologie... Adriann...
Je me réveille plus urgemment, jette un œil sur l'environnement sombre et humide, et remue sans succès. J'y crois pas, ce c*n m'a ligoté avec des chaines. Carrément! S'il me prend pas pour un surhomme, il a fermement décidé de me retenir ici. Et on est où là, un entrepôt désaffecté...

-Qu'est-ce que tu me veux?... C'est quoi ton problème?


Il a défoncé la porte de l'appart', il m'attendait chez moi... on a des comptes à régler? Les chaines feraient presque "trop" pour ne pas donner l'air de juste vouloir me foutre la trouille, si ce crétin me refaisait pas joyeusement le portrait. Il a parlé de l'enseignant... Non... Il est quand même pas derrière tout ça, c'est pas une sorte d'épreuve supplémentaire pour mériter son cours... Il est spécial, mais pas assez tordu pour faire ce genre de choses...

-C'est pas un peu cliché pour du bizutage?...
réfrénè-je un frisson en triturant ma gencive au léger gout métallique.

Sauf qu'il n'a pas la tête de quelqu'un en train de faire une farce, mais plutôt l'air d'être complétement défoncé, et j'apprécie pas de me retrouvé coincé sur cette chaise à jouer les punching ball sans savoir pourquoi. Qu'est-ce que j'ai à voir avec Weizerling sinon? Oh... ouais, monsieur n'apprécie pas nos œillades équivoques peut-être? Est-ce que si je le rassurais sur l'étendue de mes préférences, ça le rendrait moins bouillonnant?
Mais je crois que le problème est plus profond quand ça me revient en mémoire comme un frisbee mal réceptionné.

-Psychoboy...
marmonné-je l'avertissement que j'aurais du prendre au sérieux.  

C'est pas vrai, c'est lui qu'Adriann a désigné l'autre fois en m'expliquant le tri nécessaire qu'il effectuait parmi ses étudiants. Et moi qui prenais ça pour une déformation professionnelle...

Je reconsidère la situation avec beaucoup moins d'assurance. P*tain, mais dans quoi je me suis fais embarqué...

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Dernière édition par Therence Garnet le Sam 27 Juin - 3:00, édité 1 fois
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Harris Pinkman

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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 3 Mai - 18:16


I'll made you my bitch, bitch !


(breaking bad) ▽ You add a plus douche bag to a minus douchebag and you get, like, zero douche bags
Pinkman regarda sa montre impatiemment. Une heure qu’il avait effectué son home run. Dix minutes que le petit merdeux tentait vainement de reprendre ses esprits. C’était looong ! Et surtout, pas très divertissant. Il balbutiait des interrogations, geignait à propos de son mal de tête. Bla, bla, bla. Visiblement, Garnet n’avait pas la lumière à tous les étages. Même défoncé, Harris pouvait le deviner. Enfin, le gosse semblait retrouver un minimum de vivacité, ses yeux allant de gauche à droite, papillonnant sur le visage en face de lui.

-Qu'est-ce que tu me veux?... C'est quoi ton problème?, geignit-il encore une fois.
-C’est pas MOI qui ai un problème, enfoiré !, hurla Pinkman en gesticulant avec sa batte dans les mains. C’est toi le probl-
-C'est pas un peu cliché pour du bizutage?..., l’interrompit Therence.
-Mais MERDE ! T’es un putain de merdeux, tu la fermes ! Et tu me laisses faire ce que je veux !

Pinkman criai comme un gosse en plein caprice, ce qu’il était, au fond. La drogue l’avait ramené à la mentalité d’un enfant de six ans et cet enfant de six ans était contrarié. D’abord parce que ce n’était pas cliché, bordel ! et aussi parce que ce n’était pas un simple bizutage. Enervé, il enfonça sa batte dans le ventre de Therence. Est-ce qu’il réalisait qu’il allait mourir ? De la main de Weizerling, en plus ?! Finalement, après un temps infiniment long, Garnet semblait enfin prendre la mesure des choses. L’air effrayé qui s’affichait sur son visage était jouissif et ce n’était que le début. Qu’est-ce que ce serait lorsqu’il lui ferait subir toutes les choses qu’il avait prévues ? Un frisson joua dans le dos d’Harris. Il ne pouvait plus attendre, mais par quoi commencer ? Qu’est-ce que ce serait lorsqu’il lui ferait subir toutes les choses qu’il avait prévues ? Un frisson joua dans le dos d’Harris. Il ne pouvait plus attendre, mais par quoi commencer ? Il y avait tant à faire… Ses yeux se posèrent sur l’ancien abreuvoir qui était rempli d’eau de pluie puis sur la porte de la chambre froide. La vraie, celle où les morceaux de cadavres qu’avaient tués Weizerling étaient soigneusement entreposés… Même s’il n’y en avait pas tant que ça. A peine trois jambes et quelques bras. Mais c’était quand même quelque chose ! Pinkman sortit le flingue de son sac et le pointa sur le merdeux.

-Je vais te détacher et tu vas aller faire une petite baignade, le prévint-il en jubilant, sa voix tirant drôlement dans les aigus. Si tu fais un mouvement brusque, je te tire dans le genou !

De sa main libre, Harris détacha Therence et agrippa fermement sa chevelure, qu’il tira, histoire de faire souffrir l’autre. Il s’amusait de sa douleur apparente, qui n’était rien comparé à ce qu’il allait vivre dans quelques secondes.
Dans l’abreuvoir, l’eau semblait glacée, s’adaptant à son environnement. Pinkman fit avancer le gamin juste devant, assez proche pour que ses genoux touchent le métal froid. Il le lâcha quelques secondes pour remonter ses manches puis laissa sa main reprendre son emplacement sur la tignasse brune… Qu’il plongea dans l’eau. Le corps se débattit sous lui, provoquant son hilarité, qu’il exprima par des rires étouffés : il fallait qu’il reste professionnel. Après tout, un maître de la torture ne ricanait pas, il chronométrait. Ayant testé la dite torture sur lui-même, Pinkman avait vu que l’air commençait à manquer au bout d’une trentaine de secondes. Plus que cinq, quatre, trois… Deux… Un et demi… Un et quart… Et zéro ! Harris sortit la tête de l’eau.

-Ca va ?, ria-t-il à la face de Garnet, qui reprenait son souffle à grandes goulées d’air. Pas trop frisquet, en dessous ? Non ? Alors on y retourne !

Et il replongea la tête de Therence sous le liquide. Le temps passa moins rapidement, cette fois-ci. Les mouvements frénétiques du gamin ne l’amusaient pas comme la première fois. Il releva quand même son crâne au bout du temps imparti avant de le jeter contre le sol. Qu'est-ce qu'il s'ennuyait !...
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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 10 Mai - 21:13



Problem


Psychoboy... Ce surnom qui m'avait effleuré les tympans prend tout son sens. Ce mec à une case en moins, et je m'en foutrais un peu si j'étais pas enchainé au milieu de nulle part pour me faire tabasser. Ça explique sa présence au cours d'Adriann. J'étais prêt à croire qu'il y a réellement des malades qui viennent puiser leurs infos et inspiration dans ce genre de classe, mais pas que j'en avais un quelques rangs dans mon dos... M*rde, ce mec se prend pour quoi, un Jack l’éventreur made in Beacon Hill?! Non lui il ressemble plutôt à Chucky, un petit nerveux puéril. Ça n'empêche qu'Adriann avait prémédité son grain de folie.

-C’est pas MOI qui ai un problème, enfoiré !


Ah-ah, sans blague. Mais il sait être drôle le clown à la massue! Cela dit il a pas tort, je sais pas où je suis et je suis pas en position de...
J'expire douloureusement sous le coup de batte. Le c*n!...

-Mais MERDE ! T’es un putain de merdeux, tu la fermes ! Et tu me laisses faire ce que je veux !


-... Détaches moi et on va voir qui est-ce qui aura un problème...
chuchotè-je péniblement en lui jetant un regard hargneux.

Il a pas entendu, et quelque chose me dit qu'il vaut mieux pour moi. Les emm*rdes, je les ai longtemps provoquées, c'est pas le premier à me casser la gu*ule, mais les complications de ce genre surviennent quand je suis seul contre plusieurs et que je me fais maitriser. Ça me laisse la possibilité de contrer en retour. Mais ce lâche, lui, a trouvé bon de m'assommer et m'attacher sur cette chaise. Je suis pas un adepte de ce genre de pratique là.

Je jette un œil discret, y a deux portes sur les murs latéraux qui doivent déboucher sur d'autres locaux, si elles ne sont pas verrouillées, j'aurai toujours moyen de le fuir. Appeler ne servira à rien, s'il y a de la présence humaine, ça ne peut-être qu'au delà des murs de ce complexe abandonné, et je ne sens plus mon tél dans ma poche, et est-ce que je capterais seulement quelque chose ici? Le criminologue devrait venir à mon secours d'après lui, mais comment je peux évaluer le degrés de ses délires?! Je sais pas ce qu'il a à voir là dedans, mais les faits sont là : t'es tout seul Therence, alors fait fi de la migraine et fait cogiter ton cerveau! VITE!

Le gosse de trente pige ce calme et déballe son cartable. Je bloque franchement sur le jouet métallique. C'est une blague?...

-Je vais te détacher et tu vas aller faire une petite baignade. Si tu fais un mouvement brusque, je te tire dans le genou !


-... Ok.


J'obtempère, on ne joue plus. On a jamais joué, c'est très sérieux pour lui, et ça le devient définitivement pour moi. Je vais devoir mettre ma fierté de côté, faut que j'évite de le pousser à bout et que je trouve le moyen de me tirer de l-Aïe! C*nnard, ça le fait jubiler! Je grogne, l'éclat du flingue et sa poigne me fond bien sentir que ce n'est pas moi qui commande et qu'aucune issue ne m'est permise. Un frisson me coule dans le dos quand j’admets que c'est celui qui possède l'arme qui possède le pouvoir ici. Moi, je ne possède rien, rien que le droit d’obéir. Je jure que quand j'aurais pris le dessus, je lui ferais bouffer son flingue par le...

Mais je suis coincé, il me faudrait une force que je ne possède pas. Je me rappelle très bien comment cet illuminé de Luam avait envoyé valsé Derek. Adolescent, certes, mais le vol plané faisait envier la force de ces bêtes là. P*tain, dire qu'il suffirait de l'agripper par le col et de le balancer à l'autre bout de cette salle pour reprendre le dessus! Les loups guérissent de leurs blessures, mais Derek ne m'a pas appris l'impact qu'une balle avait sur leur corps, est-ce que les loups ont plus de chance de résister à une balle?... B*rdel, à quoi ça sert, je suis pas un loup moi! La colère gronde en moi, mais reste stérile. Je voudrais avoir quelque chose, si jamais j'ai hérité de lui, j'ai peut-être un gène caché, une étincelle, n'importe quoi mais ce serait le moment idéal pour que ça se manifeste!!!

Mes hanches heurtent méchamment le métal d'un bassin remplit de flotte. C'est crade, ça pu le rancis, et je devine facilement la température de l'eau, j'en frissonne un peu plus. Psychoboy me lâche enfin mais le flingue est toujours bien en vue, aucune possibilité de fuite sans risquer de me faire massacrer le genoux voir pire. Je me penche machinalement par dessus le bac, surtout pour éviter sa proximité et prendre appuis sur le rebord. Faut que je trouve le moyen de me retourner contre lui, je plongerai certainement pas là dedans! quand je suis subitement projeté en avant pour briser un mur d'eau glaciale avec mon visage.

Je me souviens d'un jeu, quand j'étais gosse. L'hiver, on s'amusait à plonger nos mains nues dans la neige avec les camarades, juste pour voir lequel résisterait le plus longtemps à la douleur.

La sensation qui me traverse la peau passe de l'anesthésie à la brûlure, le tout en quelques insupportables secondes durant lesquelles je suis complétement étourdis. Mon visage s'est fermé à temps, j'ai quand même les narines en feu et l’impression que ma cervelle se fait submerger. Mais qu'est-ce qu'il fait?!! Impossible de me redresser, je m'agite, pur réflexe, mes remous me claques aux oreilles comme un gros bouillon. Je peux plus respirer, ce c*n est en train d'essayer de me noyer!!!
Je me débat avec force mais c'est totalement inutile, j'ai le visage complétement enfoncé dans cette foutu eau gelée et dégueulasse, incapable de retirer la main de ce c*nnard de mon crâne. Mon cœur martèle en vain, mes poumons commencent à convulser, désespérément à la recherche d'air, c'est la panique, je vais y rester s'il ne...

J'absorbe une ample goulée d'oxygène avant d'alterner toux et vives inspirations quand il me redresse.

-Ça va ? Pas trop frisquet, en dessous ? Non ? Alors on y retourne !


-NO-


L'eau gelée m’explose au visage une nouvelle fois. Il va me tuer, il va me TUER! S'il le fait pas d'une plongée, il m'aura à l'usure, cette certitude ne m'aide pas à me calmer, je ne suis plus qu'un désir de résister qui hurle de l'intérieur, il me faut de l'air, faut qu'il me lâche, je dois respirer b*rdel!!!
Mes mains frappes, poussent, je griffes le bras qui me maintient résolument sous l'eau, claque au fond du lavoir, mon pied racle sur le sol, rien n'y fait. Le fou ne relâche son emprise qu'au bout d'une éternité pour me balancer à terre.

Je me roule sur les coudes pour tousser et régurgiter l'eau inhalée. J'ai la trachée en feu, ma tête va explosée.

-Qu... qu'est ce que j'ai fais, 'rde?!... éructè-je.


"Je vais t'faire la peau, Garnet!" On me l'a déjà faite, mais ça a jamais aboutis à du littéral!... Qu'est-ce que j'ai fais, qu'est ce qu'il me reproche?!! Je me traine contre le mur, un gout rance persiste dans ma bouche.

-...Qu'est-ce qu... que j'ai fais de travers?...


Je peux pas être un "problème". Pas un problème à éliminer comme ça! Je suis c*n mais pas hostile, p*tain!...
L'autre s'égosille encore en me rappelant qu'il a une arme. Il est cinglé, complétement cinglé, ça sert à rien d'essayer de comprendre... de discuter...

-Je peux m'racheter... Du fric...


J'ai du fric. Pas mes salaires d'étudiant, mais un compte où je conserve l'argent hérité de ma mère. J'ai surement pas assez pour un type comme lui, il se croit surement dans un film, il me demandera une somme improbable. M... mais s'il accepte je... je sais pas!!! J'ai foutrement aucune idée de ce que je ferais, mais ça me laissera au moins du temps!...

Mais c'est pas le fric qui l’intéresse. Ce mec veut ma peau, et si je fais rien, il l'aura. Au prix de je ne sais quel autre petit jeu meurtrier...

Je m'appuie l'arrière de la tête contre le mur pour ne pas le lâcher des yeux, la respiration rauque et nauséeuse, le cœur en panique, et en un clignement de paupière s'impose une pensée virulente contre ce père que je n'ai jamais connu et ne connaitrais jamais.

Je veux pas crever.
Je veux pas souffrir.
Je veux pas crever.
JE VEUX PAS CREVER!


Je suis pas mort. Pas encore.


-Ad... Weizerling...
prononcés-je doucement en rouvrant les yeux. C'est Weizerling, c'est lui que tu veux attirer ici?...

Qu'est ce qu'il a foutu avec ce taré pour que je me retrouve dans ce bourbier...
Ça me regarde pas, mais paradoxalement le tyran est incapable de fermer sa gueule. Trop fier d'exposer son incommensurable génie je suppose. Je comprends pas tout ce qu'il jubile, mais le prof est bien concerné, ils comptent me faire disparaitre ensemble insinue t-il, ce sera le pied! il s'imagine surement que je deviendrais la prochaine affaire à traiter en... cours...

Je me décompose lentement. Pas de famille. Pas de proche. Des connaissances d'apparences, quoique... n... non, je peux pas disparaitre comme ça, je connais du monde, beaucoup de monde et le bahut se posera forcément des questions, j...
Combien de temps mon absence passerait-elle inaperçue?... Qui s'inquiétera de ne pas me voir? Sincèrement?... Jamais stable, je change de conquêtes comme je traine avec des potes ici ou là, je n'appartiens pas à une bande. Je fais route seul.
Je suis une cible toute désignée.
Qui pleurera sur ma tombe. Il y a Derek qui s'apparente à ce que j'ai de plus proche en terme de camaraderie pour l'instant, y a aussi Nausicaa, elle, elle se posera des questions, hein? Les euphories de l'autre timbrés répondent sans le savoir. Après un rendez-vous?... J'ai connu plus péren, mais y a Caracole, ce gnome va se rappeler de moi, comme tous ces minables et ces mochetés que j'ai ridiculisé au cours de ma scolarité!...

Et Adriann. Lui qui a été impressionné par ma perspicacité à démêler son cours, qui semble voir quelques résultats prometteurs en me faisant devenir l'un de ses élèves, dont les échanges chaleureux me laisse croire qu'il attends bien plus qu'un devoir satisfaisant...
... Il va y trouvé son compte lui aussi?... Une affaire in situ pour sa classe...

Je disparaitrais pas. Y a une personne dans ce p*tain de monde qui doit absolument savoir que j'existe, je crèverai pas avant de l'avoir retrouvée!!!

Je sais pas ce qui me prend. J'ai eu le temps de prendre l'appuie nécessaire au sol, alors je me redresse d'un bond et je fonce droit sur sa batte et son sac que je chope dans ma course pour le balancer dans sa direction en guise de diversion et m'éviter une balle. 'Tain, c'est chargé! C'est CHARGÉ! Il plaisante pas, il va me tuer! Je réfléchis pas, je tire une fois, deux fois, OUVRE TOI! et la porte cède : je m'y enferme en maintenant la poignet comme un forcené, avant de comprendre le système et glisser la queue de la batte dans le creux de la poignet, l'autre bout collé contre la partie murale. La porte s'ouvrant vers l'extérieur, l'autre malade ne pourra pas ouvrir à moins d'arriver à péter son solide jouet.

Je recule dans la pénombre totale de la chambre, les tempes pulsantes et tremblant comme une feuille, debout devant la porte contre laquelle l'autre vocifère et s'acharne.

Je suis en sécurité. Pour l'instant.
... Et maintenant?...

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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 17 Mai - 18:09




pissed off

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
Il n’y avait pas à dire, j’avais fait le bon choix quand j’avais commencé à draguer le professeur de Sciences… A moins que ce ne soit celui d’Architecture ? Peu importe. Ses mains étaient habiles, c’était vraiment tout ce qui comptait à ce moment précis. D’autant plus qu’il était le genre de type à prendre le contrôle de la situation et pour une fois, j’étais ravi de ne pas avoir à le faire … Surtout au moment où mon dos vint frapper la porte de mon amphi’ avec force. Un sourire collé aux lèvres, j’attrapai les siennes pour échanger un baiser enflammé en fouillant mes poches pour trouver les clefs de la salle. Le professeur me les prit des mains et ouvrit la porte en vitesse avant de me faire entrer. De ses doigts experts, il défit les boutons de ma chemise, qu’il envoya valser derrière nous. Mon vis-à-vis s’arrêta net, les sourcils froncés. Je grognais d’impatience en lui posant des baisers dans le cou et en calant l’une de mes jambes entre les siennes. Il ne réagit pas.

-Quoi ?, râlai-je en le regardant. Il y a un élève ?
-Ton bureau est renversé, constata-t-il en attrapant mon menton pour le tourner vers l’endroit en question.
-Scheiße…, marmonnai-je entre mes dents.

Ce crétin allait-il vraiment s’arrêter là à cause d’un détail pareil ? Ce n’était qu’un bureau, pas un autel sacré, nom de dieu ! Il y avait des tas d’autres endroits dans un amphi’ où on pouvait s’envoyer en l’air. Je lui intimai le fond de ma pensée en appuyant mes dires par des baisers sur son torse, qu’il évita en se reculant.

-Sérieusement, Adriann ? On a saccagé ton bureau et c’est ta seule pensée ?
-Sérieusement, …? commençai-je avant de m’arrêter à cause d’un trou de mémoire. (C’était quoi, son prénom ? Christophe ? Thomas ?) Sérieusement ?, reprenais-je. Tu es sur le point de prendre le meilleur pied de ta vie et tu bloques sur un bureau ?

Christophe, Thomas, peu importait. Il lâcha un rire froid en prenant grand soin de me fusiller du regard, reboutonna sa chemise et fit demi-tour. Je levai les yeux au ciel avant de faire face à mon bureau. Maintenant que mes pensées n’étaient plus obscurcies par un brouillard de désir, il était vrai que la situation était étrange. Je m’approchais rapidement et fit le tour des dégâts. A part mon mug favori, qui avait été sauvagement réduit en morceaux, il n’y avait rien de dérang- Une lettre ?... Je plissai les yeux en la saisissant. Il y avait les infos de Therence et l’adresse de l’usine abandonnée. Mon cœur s’accéléra en voyant la signature. « H. Pinkman. » Le visage de Psychoboy m’apparut directement. Pourquoi l’usine abandonnée ? Pourquoi l’endroit où je planquais mes victimes ? Est-ce qu’il allait tout révéler à Therence ? Je fis les cents pas dans la salle, des millions de pensées tourbillonnant dans ma tête. Pinkman ne voulait que deux choses : qu’on tue ensemble et de l’attention. Il n’allait rien montrer à Garnet, du moins, pas consciemment. Il l’avait attiré pour que je le remarque. Comme si ce n’était pas déjà fait. Cela faisait déjà deux semaines que je le sentais me suivre et deux semaines qu’à chaque tentative de meurtre, quelque chose ou quelqu’un se mettait en travers de mon chemin. S’en était devenu presque comique. Comme si Pinkman était né sous la bonne étoile des camés. Putain ! J’allais régler le compte de cette ordure ce soir, tant pis si Therence en était témoin. J’avais largement le talent nécessaire pour faire passer ça en légitime défense.
Je sortis du campus en courant, ignorant les regards interrogateurs des étudiants. En règle générale, si la personne enlevée n’avait pas été Furie, je l’aurais laissée au sort de Psychoboy. Néanmoins, j’appréciais tout chez ce gamin. Son arrogance, sa provocation et nos petits jeux qui ne faisaient qu’augmenter la tension. Mais ce n’était pas ce à quoi je devais penser dans des circonstances pareilles. Il y avait une personne en danger et pour une fois, je n’étais pas le prédateur et j’étais en mesure de sauver quelqu’un. Je n’éprouvais aucun remord pour mes victimes : mais j’avais plus ou moins provoqué Pinkman en entrainant Therence au milieu de tout ça, c’était à moi de l’en sortir.
J’avais traversé toute la ville en courant pour enfin me retrouver face à l’ancien entrepôt de surgelé. J’aimais déjà ce lieu un peu moins, sachant qu’Harris le souillait de sa présence. Un coup de feu me fit sursauter. Putain ! Il était armé ! Je fis le tour du bâtiment en  m’efforçant de retrouver mon souffle. Le connard avait fermé toutes les issues ! Je m’approchai d’une des portes. A travers, j’entendis Psychoboy qui gueulait et cognait contre quelque chose. Bien. Au moins, il était distrait et Therence semblait en sécurité. Pour le moment.  Je balançai mon pied rageusement contre la porte en bois, plusieurs fois, m’arrêtant quelques secondes pour voir où en était la crise de Pinkman. Elle continuait, alors mes coups aussi. Jusqu'à ce que j'arrive à la forcer.


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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 24 Mai - 20:01


I'll made you my bitch, bitch !


(breaking bad) ▽ You add a plus douche bag to a minus douchebag and you get, like, zero douche bags
L’humeur de Pinkman était divisée en deux parties. La première s’amusait comme une petite folle, à noyer le merdeux et à le voir flipper au sujet de son sort. L’autre était lasse. Il n’y avait pas de sang, pas d’os brisés et quant bien même Garnet flippait, il ne flippait pas assez à son goût. Rétamé contre le sol, s’appuyant vaguement contre le mur, il crachait un peu d’eau de temps en temps en reprenant son souffle. Respirations courtes, courtes, longues, courtes.

-Je peux m'racheter... Du fric...

Harris éclata de rire, à s’en tenir les côtes, ce qu’il faisait, littéralement. Le fric. Mais il le faisait, son fric ! Il pouvait vendre un stylo à son propre propriétaire, il n’avait pas besoin qu’un putain de lycéen lui claque tout son pognon en échange de sa vie !

-Du fric, Garnet ? Du fric ?! Aller, dis-moi, qu’on se marre encore un peu plus. A combien tu estimes ta vie ? T’as passé la moitié de ta vie à humilier les gens !, s’époumona-t-il en le désignant d’un doigt accusateur.

Il commença à marcher de long en large, observant le gosse d’un air sombre. Il ne l’aimait vraiment pas, ça non. Ce genre de gamin qui croyait être indispensable alors qu’ils passaient leurs vies à blesser les autres. Il allait le tuer, avant tout pour lui, mais aussi pour tous les autres ! Tout le monde viendrait à l’enterrement de Therence Merdeux Garnet pour se foutre de sa gueule, lui, le grand séducteur qui est mort en flippant comme un malade !

-Ad... Weizerling.., prononça-t-il en un murmure pathétique. C'est Weizerling, c'est lui que tu veux attirer ici?...
-Il est comme moi, lui. Pas comme toi. Comme moi ! Il aime ça, c’est… c’est son élément ! Il se cache dans la lumière et je vais le révéler au grand jour. Il me remerciera en me transfor-… HE ! Où est-ce que tu pars comme ça ?!, hurla-t-il en ramassant au vol son sac.

Garnet fuyait ?! Garnet fuyait comme un lâche ! Mais Pinkman allait le fumer comme un lapin. D’une main, il attrapa son flingue et tira. Un jubilement enfantin fit rire Harris, et il tira une nouvelle fois, s’arrêtant rapidement en voyant le merdeux disparaître derrière une porte. D’énervement, il lâcha son flingue et courut devant la porte et tambourina, la rua de coups et l’insulta dans une langue inconnue, comme un gamin en crise. Lorsqu’enfin, il fut lassé, il posa son dos contre la porte et envisagea de réfléchir à la situation. Il avait deux choix, peut-être même trois : condamner Garnet à mourir de faim dans son refuse, tirer dans la porte pour forcer l’ouverture, ou… ou attendre Weizerling, qui ne devrait sûrement pas mettre bien longtemps à arriver.
Trop impatient pour attendre, il se mit à la recherche du flingue qu’il avait laissé tombé. Pendant sa première inspection, il ne trouva rien. Il commença sa deuxième inspection en prenant soin de séparer la zone des recherches en petits carrés. Quand il le voulait, Pinkman pouvait être méticuleux. Mais au bout de la troisième recherche, il dut bien se rendre à l’évidence : son flingue s’était évaporé. Et ça, c’était bel et bien incroyable. Plus incroyable encore, il réapparut en glissant sur le sol.  N’était-ce pas étrange ? Harris releva les yeux vers la zone d’où venait son jouet mais ne vit rien. Quelque chose le frôla dans le dos et dans un sursaut, il se retourna. Là encore, il ne vit rien. Ramassant son arme, il recula jusqu’à avoir le dos collé contre la porte en bois. Des bruits de pas attirèrent son attention, puis des grognements. Ses yeux scrutaient la moindre parcelle d’ombres et pendant quelques secondes, il crut apercevoir deux prunelles d’un blanc laiteux, mais elles s’évaporèrent la secondes d’après. C’était le meilleur trip qu’il ne se soit jamais tapé !

-Psychoboy, lança plusieurs fois la voix d’Adriann, changeant à chaque fois de provenance.

Harris n’aurait pu dire clairement d’où elle provenait, mais il était clair qu’elle était venue au moins une fois du plafond. Il n’avait pas vu les poutres apparentes, trop plongées dans l’obscurité.

-Avance, refit-elle, autoritaire.

Pinkman obéit et il sentit quelqu’un passer derrière lui. Se retournant, il vit enfin Adriann, mains dans les poches. L’air décontracté qu’il arborait était trahi par la dureté de son regard, mais le camé ne remarqua rien, trop occupé à jubiler de se retrouver avec son messie. Adriann leva les yeux au ciel avant de les reposer sur son vis-à-vis. Au moins, il avait de l’autorité sur lui, c’était déjà ça. Son objectif était désormais de faire sortir Furie avant que celui-ci ne découvre les morceaux de cadavres qui se trouvaient dans la pièce où il s’était enfermé.

-On va faire sortir Therence et tu ne vas pas lui tirer dessus.
-Mais Adriaaann !, geignit Pinkman.
-La ferme !, rugit l’intéressé en lançant un regard noir à Harris. L’ordre résonna dans le vide de l’entrepôt, comme suspendu dans le temps.
-Tu l’aimes, c’est ça ?! Il te détourne des gens comme nous ! Il te manipule !
-La ferme, répéta Weizerling d’une voix froide.

Psychoboy obéit et Adriann se rapprocha de la porte sans le quitter du regard. Harris vit l’enseignant frapper trois fois à la porte, sûr de lui. Un faux mouvement et il grillait aussi ses neurones avec ses balles en argent, mais ça, Weizerling ne le savait pas.

-Furie ? Tout va bien, là-dedans ?  Tu… Il faut que tu sortes. Maintenant. S’il te plaît.

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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Ven 29 Mai - 1:55



Distrust
Je tremble. Je suis frigorifié. Il fait froid dans ce p*tain d’entrepôt, et je suis partiellement trempé. Je me suis posté à une certaine distance de la porte en évitant ce que je devine être des crochets, et reste planté là les bras croisés et à tenir le col de mon blouson fermé jusqu'au nez, pendant que l'autre jure derrière le mur.
J'ai pas réfléchis, la situation se prêtait pas à la réflexion. J'ai juste foncé vers la première issue avec l'idée primordiale de me mettre à l’abri de ce malade. Je pensais accéder à une sortie, mais me retrouver là où je suis me va du moment qu'il peut pas m'atteindre. La batte bloque la porte, et je compte sur cet objet pour faire barrage. Dans la précipitation, j'ai pas vu de verrou à l'intérieur, ça doit-être un système inutile, ou une question de sécurité pour une chambre froide j'imagine. Toujours est-il que les coups sont sans effets...
Alors j'attends, incapable de faire quoi que ce soit d'autre sinon espérer qu'il s'épuise, ce qu'il fini par faire. J'entends mon cœur qui tambourine dans le silence. Il fait complétement noir, je devine juste que le local est petit vu le manque d’échos, et que quelque chose à du crever dans le coin. Ça put le rat mort...


Il a rit. Il a explosé de rire quand je lui ais proposé du fric contre ma survit. Je me suis sentis c*n, et surtout harassé de voir ma tentative à ce point rater.

-Du fric, Garnet ? Du fric ?! Aller, dis-moi, qu’on se marre encore un peu plus. A combien tu estimes ta vie ?
Je le fusille du regard. Mais quel c*nnard... T’as passé la moitié de ta vie à humilier les gens !

Qu... je me prend une nouvelle claque, invisible cette fois. Ma mâchoire reste ballante jusqu'à ce que je repose ma tête contre le mur en courant toujours après ma respiration. J'y crois pas... Parce que ce mec se la joue justicier?!... I... Il est en train de dire qu'il fait ça parce que ce que je fais est "mal"?... Il est quoi, un minable qui s'est trop fait écrasé par plus grand que lui, c'est ça?! Ça vient de là ce complexe d'infériorité qui le fait ce sentir comme un boss parce qu'il à des joujoux mortels avec lui?! Et c'est moi qu'il à choisi pour se défouler?!!... J'ai envie de le lui cracher à la figure, de lui demander si je l'ai personnellement humilié, lui ou un proche, dans le fond pourquoi pas : j'ai croiser tellement de monde, et les bouc-émissaires, c'est bien les derniers dont je me souviennent l'identité.  
Mais je connais déjà la réponse et je suis pas le maitre de la situation, et l'impact de ses paroles me tombe sur les épaules en une lourde bouffée de remord. C'est pas que je regrette mes actes par mauvaise conscience, mais b*rdel, je viens d'avoir la tête dans la flotte de force!... Et le plus drôle là dedans, c'est que je suis pas étranger à cette pratique, quoi qu’avec des intentions beaucoup plus puériles que ce tortionnaire. Je regrette surtout de pas avoir fait plus attention. J'ai honte de me retrouver dans le rôle de la victime. D'être le méchant à flinguer d'après ses jugements, et de même pas pouvoir le contredire.
... Mais m*rde, ça excuse en rien ce qu'il est en train de me faire subir!... Ce mec est complétement timbré, il en veut à ma vie, j'ai jamais tué personne moi!!!...

Il fait les cent pas en me toisant avec animosité, et je soutins son regard autant parce que je veux prévoir la moindre de ses folies que parce qu'il me reste encore un peu d'amour-propre. Quoi qu'il me reproche, il a pas à faire justice lui même... à ce prendre pour un p*tain de héro sous prétexte de débarrasser le monde d'un "problème"!... C'est pas moi le problème, de nous deux, je crois pas être le plus dangereux là dedans, je... je repense aux théories qu'on bosse lors du cours d'Adriann. Aux jugements de faits et aux jugements de valeurs qui déterminent la culpabilité de chacun, aux raisons, ou aux manque de raison qui poussent des gens aux meurtre... Aux vices humain qui fait de moi un bourreau de cours de récré, et de lui un fanatique du crime qui se cache derrière une pseudo vengeance pour me dérouiller en toute impunité.
Parce que dans le fond, c'est pas moi qu'il veut punir avec toute cette mise en scène. C'est Adriann qu'il cherche à attirer...

-Il est comme moi, lui. Pas comme toi. Comme moi !


Comme "lui"?... S'il était pas armé, je me contenterais pas de juste le jauger avec mépris. Adriann peut bien être dans le coup ou non, il à rien à voir avec cet aliéné sur-possessif.

-Il aime ça, c’est… c’est son élément ! Il se cache dans la lumière et je vais le révéler au grand jour.


Je comprend rien à ses délires, je suis pas sûr de vouloir accepter ses insinuations concernant l'expert du crime. Il s'extasie, on le croirait investit d'une mission sacré! Ce mec est complétement barré!...
J'écoute déjà plus ses cris et je me précipite en courant vers ce que je comprend maintenant être une chambre froide.


Il fait froid, et sans parler de ce que ce c*nnard m'a fait, je suis complétement noué. J'ai mal partout. Je m'accroupis pour éviter la ferraille suspendue et me tenir plus chaud en dirigeant toute mon attention vers la grande salle. J'entends plus rien depuis un moment, et j'ai la trouille que ce c*n soit en train de mijoter quelque chose pour me tirer de là... Bon sang... Faut que je sorte d'ici. Faut que je sorte d'ici et que je trouve le moyen de lui échapper. Ou de me débarrasser de lui...

Je relève soudainement le nez d'entre mes genoux sous de nouveaux martellement cardiaque. Je jurerai qu'un truc à rouler, ou... gronder. Le silence stagne, puis j'entends distinctement quelque chose.
On est plus seuls.

Adriann?... Je fixe la sortie pour mieux saisir ce qu'il se passe, et je découvre que c'est bien lui qui est arrivé. Je me redresse avec hésitation, j'ose pas approcher de la porte à l'idée stupide mais inextirpable qu'elle s'ouvre finalement, de... regretter quelques confirmations. Je sais pas si je dois croire qu'il est "venu à ma rescousse", ou parce qu'ici il est "dans son élément". Quel rôle le prof tient réellement dans cette c*nnerie de rapt?... Je reprends sur moi et avance en écoutant attentivement. La crainte persiste crûment quand je l'entend donner ses directives. "On va faire sortir Therence et tu ne vas pas lui tirer dessus". Calme, intransigeant. M*rde, est-ce que c'est le négociateur qui parle ou le cerveau de tout ce b*rdel?!... L'autre ce met à geindre comme un mioche...

-La ferme !


Je sursaute et recule instinctivement, et mon pied écrase quelque chose de mou et craquant. C'est quoi ça encore?! J'exécute plusieurs petits bons surement ridicules si ce n'était pas pour éviter l'obstacle et finir par m'écraser sur les fesses. Quand je tâtonne pour me relever, mes doigts se dépose sur cinq autres...

J'ai pas put réfréné ce cri, quoique je suis pas certain que les autres aient captés. P*tain, je veux pas savoir ce que c'est. Je veux pas savoir, je veux même pas imaginer, je veux sortir de là b*rdel!!!...

-Tu l’aimes, c’est ça ?! Il te détourne des gens comme nous ! Il te manipule !

-La ferme.


L'autre continue de se plaindre, de prétendre que j'égare le criminologue de son chemin parce qu'il... bref, ce "nous" c'est pas net, cette usine est pas nette, Psychoboy est pas net, rien n'est net, absolument rien!...

Le silence précède trois coups qui me figent. Il... Il frappe. Il frappe à la porte. Le geste me parait tellement décalé de la situation...

-Furie ? Tout va bien, là-dedans ?  Tu… Il faut que tu sortes. Maintenant. S’il te plaît.

Je ris, c'est incontrolable. C'est une blague?!... Il espère vraiment que je sorte sagement de là, alors qu'ils n'attendent que ça pour me faire je ne sais quoi?!!...
J'en sais rien, je suis perdu. La voix d'Adriann a troublée ma nervosité pour un incommensurable mais stupide soulagement. Le ton conciliant mais pressé qu'il adopte me somme de me dépêcher, m'intime que la trêve est fragile, qu'il cherche sérieusement à m'aider, m... mais comment savoir, je peux pas sortir de ma cachette et risquer de tomber dans les filets d'un second criminel...

-... T'es avec lui?

Ils sont de mèches? Il compte s'en prendre à moi?... J'attends une réponse, excédé, mais ferme les yeux et inspire un grand coup pour me calmer. Même si c'était le cas, je crois pas qu'il me le dise franchement, pas plus qu'il ne soit en mesure de me dire la vérité contraire avec l'autre taré à côté.
J'essaie de faire le vide dans ma tête. J'ai pas trente-six choix. D'un côté je reste enfermé dans le frigo aux cauchemars, et de l'autre je prend le risque de me faire trucider. C'est 50-50, mais dans tous les cas, je peux pas resté ici éternellement.

-... D... dis lui de ranger son arme.

Il l'écoute. Apparemment, Pinkman l'écoute, alors... D'après ce que j’entends, il obtempère. Mais je peux encore décider de rester ici et chercher voir s'il y a pas une canalisation où me barrer, ou réfléchir à un autre plan, je suis pas obligé de sortir...

La batte racle finalement contre le mur et la poignet lorsque je la retire, et je prie n'importe quel dieu pour ne pas avoir fait le mauvais choix quand je pousse la porte d'un bref coup de pied.

La faible luminosité me dévoile, les cheveux et une partie des vêtements encore humides, les signes des sévices de l'autre malade plus ou moins perceptibles, frissonnant du froid et d'anxiété. Je les attends de pied ferme avec la batte entre les mains, un regard plus qu'expressif sur mes intentions. Si jamais c'était un piège, j'hésiterais pas à leur exploser la tronche, à chacun...

Mes yeux passent farouchement plusieurs fois du décérébré au professeur, méfiance accrus et analyse accélérée de mon sort. Je... C'est Adriann qui gère la démence de Psychoboy, impassible, mais quand il scrute rapidement, j'ai l'impression que derrière l'urgence et la maitrise, son regard a laissé percevoir un grave soulagement. Un contact de quelques secondes qui m'incite à m'en remettre à lui, peut-être... Est-ce que j'ai le choix?... Quelque soit son implication réelle, faut au moins que je me rende à l'évidence, ce n'est pas lui qui est en mesure de me pointer avec un flingue...

-Je veux juste me casser d'ici... chuchotè-je encore enroué, dans l'espoir que l'autre cerbère finisse par se calmer et lâcher le morceau.

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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 7 Juin - 16:35




Bad choice

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Pinkman me tenait en joue. Il n’avait pas l’air stressé ou même hésitant, ce qui faisait naître en moi un sentiment d’insécurité intense, le genre qui prenait aux tripes et donnait envie de vomir. J’aurais pu être moins nerveux si la survie de Therence ne dépendait pas de moi, mais c’était un fait : s’il mourrait, ce serait ma faute. J’aspirais une goulée d’air avant de lui demander de sortir, sous le regard surexcité de Psychoboy. Les secondes passèrent, égrenées par les battements bien trop rapides de mon cœur. Rien ne se passait. Je compris rapidement que si Therence dépendait de moi, la réciproque était tout aussi vraie. S’il ne sortait pas, Harris allait loger une balle dans mon crâne, malgré toute l’adoration qu’il avait pour moi et ce serait la fin. Si je ne possédais pas une ouïe surnaturelle, je me serais inquiétée de savoir si Furie était toujours vivant ou non, surtout après le cri qu’il avait lâché. Mais j’entendais son cœur battre à un rythme bien plus affolant que le mien. Bien. Au moins, il vivait toujours.

-T’es avec lui ?, demanda la voix de Therence, bien plus fragile qu’à l’accoutumée.

Je jetai un coup d’œil à Pinkman avant de choisir de ne rien répondre. Je n’avais pas le choix, il n’y avait aucune réponse correcte. Pas dans cette situation, pas quand un taré pensait que j’étais de son côté alors que j’essayais en fait de sauver la vie de sa proie.

-D… dis lui de ranger son arme.

J’obtempérais et d’un geste, indiquai à Psychoboy de ranger son arme. Il me toisa du regard, réaffirmant sa prise sur la crosse, semblant voir clair dans mon jeu. Son rythme cardiaque n’accéléra pas d’un seul battement, comme si séquestrer et ôter la vie d’un homme faisait parti de son quotidien. Enfin, au bout d’une dizaine de secondes, il m’obéit nerveusement, rangeant l’arme dans sa ceinture, le canon à l’intérieur de son jean, en plein sur son entrejambe. La situation manqua de m’arracher un rire. Un wichser comme Psychoboy, qui était capable de viser son propre membre, réussissait à nous mettre la pression. Incroyable. Je me repris rapidement et intimai à Therence qu’il pouvait sortir avant de reculer de quelques mètres pour ne pas l’effrayer. Une vingtaine de secondes passèrent encore avant qu’on entende un raclement contre la porte. Celle-ci s’ouvrit sur un Furie pâle, tremblant et exténué. Pourtant, son regard plein de haine qui passait de Pinkman à moi était toujours aussi mordant. Je laissais échapper un soupir de soulagement en voyant qu’il n’allait pas plus mal que ça. La scène était comme figée dans le temps. La tension et l’excitement que laissait échapper Harris pouvait se déverser à n’importe quel déclencheur. Je n’avais jamais négocié avant, ni même essayé de calmer quelqu’un. J’obtenais généralement ce que je désirais en le demandant ou en m’offrant, et je laissais libre cours à ma rage lorsque quelqu’un était dans le même état que l’était actuellement Pinkman. Je bougeai avec une infime précaution sans détacher mon regard de notre preneur d’otage. Il riva son regard au mien et je pu distinguer ses pupilles, dilatées au maximum.

-Je veux juste me casser d'ici..., chuchota Therence d’une voix rauque.

Ce fut la phrase de trop. Psychoboy se saisit de son arme et je couru vers l’adolescent. Un coup de feu retentit, suivit d’un cri et de l’odeur abondante de sang. Je me dirigeais droit sur Therence pour le protéger avant de me tourner vers les effluves. Harris s’était… tiré dessus. En plein dans les parties ! J’aurais pu me foutre de lui si un second coup de feu étouffé par les cris de Pinkman ne retentisse. La balle qu’il avait lâchée se logea dans de la chaire. Une plainte de douleur s’échappa de derrière moi et je me retournai vivement pour faire face au visage de Therence, défiguré par la douleur. Sans même réfléchir, je le portai et courrai pour nous enfermer dans la pièce que le blessé venait de quitter. Heureusement pour nous, il n’avait pas lâché la batte et je l’enfonçai dans le loquet pour bloquer la porte. La respiration de Therence était chaotique et il appuyait sur son flanc de ses deux mains. Je l’obligeai à s’allonger et écartai ses mains doucement. Je grimaçai en sentant l’odeur d’argent qui agressa mes narines mais ne dit rien, me contentant de me concentrer sur Furie.

-Respire à fond, Therence. Je vais t’enlever la balle, d’accord ?

Je fis apparaître mes griffes sans me soucier de l’inquiéter, de le surprendre ou même de trahir mon secret. Nous n’étions plus à ça prêt et si je voulais le sauver, c’était le prix à payer. Je fis passer son haut par-dessus sa tête et l’envoya voler un peu plus loin. Dans d’autres circonstances, j’aurais pris plaisir à contempler son corps, mais l’idée ne m’effleura même pas l’esprit. J’ouvris un peu plus ses chaires avec mes griffes, bien trop conscient de ses grognements et ses cris. Je n’avais pas la capacité de soulager la douleur, contrairement aux loups, et c’était la première fois que cela me dérangeait. Je sentis la balle sous ma peau noircie à la fois par le sang et par ma transformation. D’une agilité dont je ne me croyais pas capable, je la fis remonter jusqu’à la faire sortir. Therence souffla de douleur lorsque je lui remis son haut et ferma la plaie par un garrot fait avec ma chemise.
Je pris enfin le temps de regarder autour de moi, surveillant en même temps son rythme cardiaque. Il était toujours trop rapide, mais c’était préférable à trop lent. Je savais qu’il y avait une issue dans cette pièce, mais où ? Je n’avais pas eu à m’inquiéter jusque là, mais il était temps que je le fasse. Lorsque j’aidai Therence à se relever, il eut un mouvement de recul, craintif. Je plantai mon regard dans le sien, persuasif, comme toujours.

-Therence, écoute-moi. Je t’expliquerai tout, je te promets. Tu seras libre de ne plus venir à mes cours, de me haïr et ce que tu veux. Mais avant il faut qu’on sorte d’ici et qu’on t’amène à l’hôpital.

Je le soutenais contre moi du mieux que je pouvais pour l’aider à marcher, tâtonnant contre le mur de droite pour trouver l’issue. Si mes souvenirs étaient justes, elle était minuscule, à peine un endroit où se glisser à plat ventre pour ramper vers l’extérieur, un trou en plein mur dissimulé par une simple pierre. Doucement, nous avancions du mieux que nous le pouvions, jusqu’à ce que ma main râpe contre quelque chose de rugueux. Je me figeais, repassant ma main plusieurs fois pour être sûr de ne pas avoir halluciné. Dans un murmure, j’indiquais à Therence ma trouvaille. Je l’appuyais délicatement contre le mur pour pouvoir dégager la pierre, qui tomba dans un bruit sourd, libérant une raie de lumière qui éclaira légèrement la pièce.
J’aidais Therence à passer tant bien que mal, malgré sa plaie béante et la douleur qu’elle créait. Je le suivis de près, échappant aux hurlements rageux de Psychoboy, retrouvant l’air frais et la sécurité toute relative que nous offrait l’extérieur. Je posais un regard inquiet sur Furie avant de resserrer son garrot et de le porter, direction l’hôpital.


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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 14 Juin - 0:28



Fear and pain
La porte s'ouvre, et je me demande si je ne vais pas regretter ma décision en me retrouvant dans la même pièce que Psychoboy et Adriann. J'avais pas le choix. Cette chambre a une atmosphère de caveau, et rester calfeutré ne m'aurait fait gagner qu'un temps illusoire, voir exciter un peu plus les nerfs du malade avant qu'il ne trouve le moyen de me tirer de mon trou. Hors la moindre opportunité est à saisir, je dois profiter de l'accalmie qu'a réussi à instaurer le professeur pour m'échapper.

Je cramponne la batte en mouvement réguliers pour me dégourdir les doigts, respirant nerveusement sur mes phalanges. Pinkman a bel et bien rangé son arme comme convenu, et Adriann est posté à distance. Excellente initiative, je me serais pas privé de le menacer dans le cas contraire.
Tout le monde se tient immobile, d'un regard furtif, je juge la distance jusqu’à la porte de sortie, mais courir ne servira qu'à me faire tirer dans les genoux si ce n'est pire. Je ne peux plus compter que sur la diplomatie de l'enseignant pour avoir une chance de partir sans échauffourée. Je veux juste me tirer d'ici, me faire oublier. Si Pinkman veut jouer les intéressants auprès du criminologue y a milles autres manières d'y parvenir, mais je veux plus être mêler à ça! Tout ce que je demande c'est de pouvoir me casser!

Mais tout bascule. Je me décompose en une fraction de seconde quand l'autre plonge sa main sur son arme et que le prof fait volte face dans ma direction. Un coup retentit, je ferme les yeux, un cri déchire les lieux. C'était juste une requête... mais quand je les rouvre je découvre le tireur en train de se tordre en hurlant, le pantalon qui se macule de sang et Adriann tout prêt de moi. J'ai du mal à réaliser, il s'est réellement tiré dess...

Un deuxième coup de feu éclate et cette fois son impact me fait valser, une douleur criarde au flanc droit. M*RDE! Ça brule!... Mais je deviens hébété et rate un vertige en retirant ma main rouge de sang. C... C'est pas... C'est lorsque je prend pleinement conscience que je suis touché que la douleur se propage sans plus aucune restriction, et avec elle une angoisse sans nom.  
Je sens Adriann m'agripper et le suis comme je peux jusque dans la chambre noire. C... C'est pas vrai... c'est pas possible, je peux pas m'être pris une balle!...

-Il m'a tiré dessus... Il m'a tiré dessus! J'ai mal p*tain!... suffoquè-je en me pressant le flanc.

Il m'a vraiment tiré dessus! Et il m'a pas loupé!... Mais m*rde, on est pas dans un film, on se fait pas shooter comme ça!!! Ça fait un mal de chien! J'ai mal!... J'ai peur... Bon sang... Est-ce qu'on peut crever d'une balle dans le bide, est-ce que je vais y rester?! Je peux pas crever...
Mon cœur s'emballe, mes pensées les plus folles aussi, je me laisse allongé à demi contre le mur et laisse Adriann dégager mes mains tremblantes de la plaie.

-Respire à fond, Therence. Je vais t’enlever la balle, d’accord?

-Quoi?!...
couinè-je.

Ça va atténuer la douleur?... Me sauver? Sa requête ne présage rien de bon, et si c'était pire?... Il fait trop sombre pour que je distingue nettement quoi que ce soit, mais l'air devient plus oppressant. Comme si je ne me trouvais plus surplombé par un homme, mais par... un animal... un indéfinissable petit bruit de chair craquelante me vient du côté de sa main. C'est pas vrai...

Il me débarrasse de mon haut, la douleur lancine dans mon flanc et se répercute dans mon crâ... ah-AH! Bord... Je proteste et agrippe la main de la créature pour lui intimer de ne pas poursuivre quand elle fouille ma blessure, mais je suis pas en état de faire un caprice. C'est pour mon bien. Alors je serre les dents et retiens mon souffle, noyé dans un mal épouvantable et couvert par les lamentations de l'autre débile en fond pendant que les griffes glissent hors de ma chair avec le morceau indésirable, dans des petits bruits répugnants.
Je souffle une fois libéré mais la consolation est maigre. La douleur est toujours présente et me martèle le cerveau, on dirait qu'il a triplé de volume. Instinctivement, je porte les mains sur la plaie pansée avec la chemise d'Adriann qui s'imbibe chaudement sous mes paumes. J'en peux plus...

Le contact de l'homme m'interpelle, et je le repousse d'un coup de coude. Il est pas normal!

-Me touch-

-Therence, écoute-moi. Je t’expliquerai tout, je te promets. Tu seras libre de ne plus venir à mes cours, de me haïr et ce que tu veux. Mais avant il faut qu’on sorte d’ici et qu’on t’amène à l’hôpital.


Mes sévères défenses retombent aussitôt. J'ai trop mal pour protester.
Je le laisse me guider et me laisse presque volontairement engourdir par le mal en restant appuyé contre le mur pendant qu'il tâtonne frénétiquement juste à côté. Plonger dans la douleur, ou lutter, je ne sais plus. Je sue à grosses gouttes, ça caille vraiment, un froid qui vient de l'intérieur... De la lumière attire mon attention, il a déniché notre porte de sortie. Y avait une issue alors?... juste une stupide pierre à retirer... mince. C'est trop c*n, j'aurais pus me barrer dès le départ si j'avais su...

On est sortie. On est sauvé de l'autre taré. Je m'assoie contre le mur extérieur et avale l'air par saccades, les paupières closes. L'allemand vérifie mon pansement de fortune, et m'installe pour pouvoir me trimballer. Ça fait toujours mal... j'ai le vertige... j'ai froid. Je me laisse complétement appuyé sur le corps qui me soutint, me concentre sur sa fermeté et ses mouvements, le parfum qu'il dégage, et me raccroche à lui d'une prise plus ferme de crainte de me laisser aller...
J'ai mal, et je suis mort de peur.


Les bercements sur lesquels j'essayais de calquer mes pulsations cuisantes et le calme du plein air laissent place à plus d'agitation. Tout va très vite. Ça s'affaire ci et là, je suis ballotté comme un pantin, à la différence que j'ai beaucoup trop conscience de ma blessure pour être un bonhomme de bois ou de chiffon, jusqu'à ce que les antalgiques finissent par me shooter complétement... c'est le trou noir.


La brume s'évanouit et dévoile une faible lumière se répercutant sur les murs blancs. Je reprend connaissance dans une petite chambre d’hôpital. Je nage dans du coton, on dirait qu'un train m'est passé dessus... Mon flanc pulse sourdement au rythme de ma respiration, je sens la pression d'un bandage neuf autour de mon ventre. Et ça confirme les fragments de plus en plus net qui me viennent à l'esprit... Psychoboy, l'usine, et... Tout est silencieux, mais le silence est habité.  
J'incline la tête sur l'oreiller pour le voir assis dans le coin.

Je sais pas si je suis heureux de voir l'allemand, alors je préfère fermer les paupières et retourner à ma position initiale en poussant un soupir. Non, je suis pas heureux. Je me suis fait tiré dessus, je me retrouve alité, comment je pourrais l'être?...

Je crois entendre un "comment tu te sens". Et franchement, ça arrive à me provoquer un infime sourire.

-... Je me suis fait assommé. On a voulu me noyer. J'ai un trou dans le bide... Super. Je me sens super.

Je suppose que si je suis encore capable de faire de l’ironie, c'est bon signe. Mais je suis loin de rire. Le mur clair fait comme un écran à ces trop récents évènements, et quand je ferme les yeux, le rire de ce c*nnard ce percute aux paroles d'Adriann et à mes propres cris.
Ça fait mal quand je frémis et que je respire. Mais il fait meilleur. La literie est confortable... Je suis à l’abri, loin de ce timbré. Pour autant je suis loin d'être en paix.
Il me demande s'il y a quelqu'un à prévenir. Je ne répond pas. J'ai aucune envie de parler. Qu'il prenne ça pour le choc, ou que je ne lui fasse toujours pas confiance, j'en ai rien à battre. Les medoc m'ont un peu calmés, mais je me réveille assurément en le sachant là, et ça remue sévèrement en moi.

Mes silences peuvent vouloir dire milles et une choses. Les infos qu'il m'a demandé pour ma carte étudiantes, Pinkman et sa dévotion sacro-sainte envers lui, son insensibilité pour le morbide, sa... réelle nature. Je me contente de fixer le mur et de l'ignorer, impassible. Qu'il s'explique, se fasse ses films, moi je remue mes propres ressentiments. Je ne daigne réagir que lorsqu'il s'approche de mon chevet.

-...T'as toujours considéré toutes tes victimes comme de vulgaires dossiers?

J'ancre alors un vif et lourd regard dans celui d'Adriann.

J'en veux au monde entier. J'en veux à ces gens qui on pas vu le déficient mental agir, j'en veux à cette innommable crevure pour m'avoir tabassé et cherché à me tuer, j'en veux à Adriann d'être aussi... détaché!

Mes iris vacillent sombrement de l'une à l'autre de ses brunâtres, et d'une impulsion je le chope par le col pour le capturer de mes lèvres, l'autre main s'emparant fermement de sa nuque pour lui interdire toute échappée.

Je suis pas une p*tain de victime bonne à se faire tirer dessus. Je suis pas un cas, je suis pas un nom qu'on retrouvera un jour dans la rubrique fait divers du journal, celui qu'on oublie aussitôt qu'on ferme les pages pour le jeter à la poubelle en même temps que le fond de café dans l’évier.

C'est pas un baiser, c'est de la rage. Je voudrais pouvoir le renverser pour m'emparer un peu plus de lui, lui estamper mon existence, parce que je le laisserais pas juste me considérer comme une affaire à traiter. Je vaux plus que ça!!! J'aurais jamais du me retrouver dans cette situation, je devrais pas me retrouver dans ce maudit hôpital, je suis pas un de ces pauvres individus! Je suis une force, un indépendant, un feu, je me suffit à moi même, je marque, je brule et je dévore! Comme ces lèvres que j'engloutis entre deux goulées d'air salvatrices, jusqu'à grimacer et le relâcher pour m'avachir dans le matelas, la blessure réveillée dominant sur tout le reste.

-M*RDE!

Un cri, puis je ferme les yeux, le souffle court. Même pas foutu de m'imposer. J'arrive à dompter la douleur, à moins qu'il ne s'agisse plutôt de l'accepter, et mes muscles se relâchent, je me détend, doucement. Doucement. Doucement...

Mon torse s'affaisse dans un profond soupir, et j'entrouvre les yeux sur un point invisible sur le mur qui me fait face. Je suis fatigué...

-... T'es quoi au juste?...

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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Dim 21 Juin - 0:46




Nightmare

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
Les images des dernières heures tournaient en boucle dans mon esprit, encore et encore. Je me revoyais parler à Therence pendant le trajet, le suppliant de rester éveiller et le voir inexorablement sombrer. J’avais senti avec une précision macabre son corps s’enfoncer dans un état second alors que son sang moite courait sur le tissu, le souillant jusqu’à le rendre humide. Et enfin, l’hôpital, les urgentistes qui l’éloignait de moi, me laissant dans le couloir, les bras ballants. Inutile. Tremblant de la tête aux pieds. J’avais été incapable de me calmer, pas avec tout ce sang. Et j’avais attendu ce qui me semblait des heures dans l’angoisse la plus totale, qu’il meure ou que Pinkman ne revienne pour finir le boulot. Mais rien de tout ça ne s’était produit et une infirmière m’avait patiemment pris en charge, m’amenant dans la chambre où reposait Therence, assommé par les médicaments. La jeune femme m’avait indiqué un endroit où me rincer, du moins les mains et les avant-bras. Pour les vêtements, elle ne pouvait rien faire, me confia-t-elle avant d’avoir un éclair de génie et de s’éclipser en me promettant de revenir. Moins de cinq minutes plus tard, elle repassait le seuil de la porte avec un T’Shirt propre, qui appartenait à un adolescent qui était mort du cancer quelques jours plus tôt. Ses parents n’étaient pas passés reprendre ses affaires. Elle quitta la salle, me laissant seul avec mes pensées plus sombres les une que les autres. Mes tremblements ne cessaient toujours pas, empirés par la culpabilité d’avoir entrainé Therence dans cette histoire. J’avais la désagréable impression de semer la mort partout où j’allais : après tout, c’était dans ma nature, et même mon métier me faisait côtoyer la mort, la transformant en une amie, presque une amante. Mais… Quand je regardais Therence dans le lit d’hôpital, je voyais ça sous un angle relativement nouveau. Je ne voulais pas avoir un lien avec sa mort, je ne voulais pas qu’il meure, tout simplement. Je voulais le voir passer plusieurs heures, sourcils froncés, concentré sur les dossiers que je préparais. Je voulais continuer de ressentir les petites décharges électriques dans ma colonne vertébrale que je ressentais lorsque ses murmures effleuraient le creux de mon oreille. Je continuai mes élucubrations un long moment, assis dans un coin de la petite chambre, les jambes repliées contre moi-même, à fixer la porte. A l’affût. Au cas où Pinkman viendrait finir le travail.
Ce fut des froissements qui me sortirent de la torpeur dans laquelle j’étais plongé. Je jetais un coup d’œil sur Therence qui fit semblant d’être toujours endormi. Dans un murmure enroué, je lui demandai comment il se sentait. Pas sûrement la chose la plus adéquate à demander…

-... Je me suis fait assommer. On a voulu me noyer. J'ai un trou dans le bide... Super. Je me sens super.

J’hésitais entre continuer le dialogue en préservant la flamme du sarcasme, avant de me raviser. Comme l’adulte responsable que j’étais censé être, je lui demandais s’il avait quelqu’un à prévenir, une personne qui pouvait veiller sur lui, me gardant bien de lui dire qu’assurer ce rôle me semblait la chose la plus naturelle à faire. Cependant, ce fut comme si je parlais à un mur. D’ailleurs Therence avait le regard posé sur celui face à lui. Il ne m’accordait pas un semblant d’intention. Je m’approchais, décidé à ne pas le laisser m’échapper comme ça. Pas sans une explication. Même si cela impliquait de devoir lui révéler le principe base de ma vraie nature. Et c’est là qu’il darda sur moi un regard que j’étais loin de pouvoir affronter.

-...T'as toujours considéré toutes tes victimes comme de vulgaires dossiers ?, me demanda-t-il amèrement sans lâcher mes yeux.
-Non. C’est jute… c’est juste plus facile, confessai-je dans un murmure si faible que je n’étais pas certain que Therence l’ait entendu.

Je m’attendais à tout sauf à la poigne qui enserra ma veste pour m’obliger à me pencher, aux lèvres qui me capturent, à la main dans ma nuque qui m’empêche toute échappatoire. Comme si j’avais envie de m’éloigner. Pourtant, le baiser n’était pas agréable, loin de là. Therence me transmettait toute sa peur, toute sa colère, sous toutes les nuances possible. C’était intense, à des années lumières de tout ce que j’avais pu connaître. A couper le souffle. Littéralement. Maladroitement, j’essayais aussi de lui faire passer toute la peur que j’avais ressentie en le sachant enfermé, en le portant et en le voyant sombrer trop rapidement. Le baiser me laissa une impression d’amertume trop prononcée lorsqu’il me relâcha en grimaçant. Il cria sa douleur tandis que mes doigts cherchèrent frénétiquement le bouton pour lui injecter des calmants. Dans la minute qui suivit, Therence se calma jusqu’à la limite du sommeil, fixant un point invisible sur le mur.

-... T'es quoi au juste?..., murmura-t-il avant de se laisser entrainer dans les bras de Morphée.

Une vague glaciale s’effondra sur mes épaules, m’obligeant à reculer de plusieurs pas. Mon esprit calculateur prit le dessus sur ma peur avant même que celle-ci ne se soit déclenchée, me laissant avec plusieurs choix : lui mentir et me faire passer pour un métamorphe, ce qui valait sûrement mieux pour nous deux ; lui avouer en omettant le léger détail du cannibalisme, au risque qu’il entreprenne des recherches ; lui avouer en lui expliquant tout. Je ne voulais pas risquer de le perdre.
Le temps que les médicaments lui permettent d’ouvrir les yeux, j’avais déjà l’esquisse d’un plan qui s’était dessiné dans ma tête. Patiemment, j’attendis qu’il émerge totalement. J’étais prêt. Mais avant, je ne pus m’empêcher de lui lancer un regard sincère empli d’inquiétude.

-Tu as pas intérêt à me refaire le coup du cri de douleur, compris ? Si tu as mal, j’ai juste à appuyer sur un bouton et ça ira mieux.

Il me lança un regard désabusé, me pressant de répondre à la question qu’il avait posé avant de plonger dans un sommeil artificiel.

-Ecoute, commençai-je en frottant ma nuque, mal-à-l’aise. Je veux que tu saches qu’il y a certains dossiers, certaines victimes que je n’oublie pas... C’est plus facile de ne pas s’attacher. Mais il y en a… Que je n’ai pas pu sauver. Et je ne peux rien faire pour les sortir de ma tête, avouai-je, les yeux rivés sur un pli des draps. Mais c’était pas ta question. Je suis un Wendigo. C’est… A chaque pleine lune, je…, soupirai-je en passant une main sur mon visage.

Comment étais-je censé annoncer la nouvelle, bordel ?!

-Je tue une personne et je… La créature se nourrit d’elle.




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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Sam 27 Juin - 2:42



La vérité crue
Je rage. Je reste fermé, à projeter toutes mes aigreurs contre ce mur de chambre d'hosto. C'est pas que la douleur qui remue, j'ai la haine. Contre ce c*nnard et ses intentions meurtrières, contre Adriann et le mépris dont il fait preuve pour les victimes de ses affaires, lui dont la première leçon aura été de ne pas les éprouver. J'ai faillis devenir l'égal de ces vulgaires bouts de papiers à élucider bon sang!!!... Est-ce qu'on m'aurait ignoré moi aussi?! Est-ce que je serais tombé aux oubliettes, serait devenu Therence Garnet, lycéen, 18 piges, sans personne pour le réclamer, tué après avoir subit diverses tortures, devoir à rendre pour mardi?!

Je suis en colère contre le voisin qui aura laissé entré le camé, contre ces gens qui l'auront vu passer sans se rendre compte de son crime en cours, contre le corps médical qui m'a reçu dans cet état lamentable... Un truc pareil aurait jamais du se produire, alors ouais, je suis en colère.
Contre moi-même.
De m'être laissé embarquer là dedans si facilement. D'avoir laissé un demeuré comme Pinkman me surprendre et me malmener, de pas avoir été en mesure de me défendre. Je regrette d'avoir ouvert ma p*tain de gu*ule et déclenché son ultime folie. J'ai honte de mon impuissance, d'avoir faillis y laisser la vie. Qu'Adriann ait été témoin de ça. Qu'il m'ait sorti de là. Qu'il veille en ce moment même...

C'est pathétique. Je suis pathétique... B*rdel. Mais cette image, ce mec blessé coincé dans un lit, c'est pas moi, et je peux pas le laisser y croire plus longtemps, ni garder toutes cette effervescence à l'intérieur de moi!

Alors je l'attrape et je déverse ma frénésie dans un baiser violent. Il ne lutte pas, mais ne se laisse pas non plus vraiment faire, il me rend mes goulées voraces avec une passion fébrile mais sincère. Ce n'est pas un assaut, c'est un partage, je ne suis pas le seul à avoir été touché dans cette histoire. Mais je peux pas craquer, certainement pas dans cet état. Si je pouvais le plaquer sur ce lit et lui montrer ce que je vaut!...

Je ne vaut rien de plus qu'un mec misérablement humain qui s'est fait tiré dessus après un passage à tabac. Je hurle ma frustration, et peu à peu, l'injection que le professeur s'est empressé de me donner atténue mon mal et mes emportements.

Ma tête est trop pleine mais trop confuse. J'ai tellement de questions et de points à éclaircir pour comprendre comment j'ai put me retrouver là, connaitre le degrés d'implication d'Adriann quels qu'aient été ses agissements... Mais une seule s'impose dans le brouillard mental, comme une façon d’esquiver ces évènements et de mettre de la lumière sur l'homme dont finalement, je ne sais que peu de choses.
... Qu'est-il exactement?

Je n'ai rien contre les loups. Ceux que j'ai croisé ce sont révélés méfiants mais pas malintentionnés, ce ne sont pas des bêtes à craindre. Cela dit, j'ai toujours rapidement découvert la double nature de ces créatures, bien avant d'avoir eut le temps de m'en faire une image d'humain.
La question a éloignée Adriann. Et le ton de sa voix est inquiet derrière l'impératif et l'humour.

-Tu as pas intérêt à me refaire le coup du cri de douleur, compris ? Si tu as mal, j’ai juste à appuyer sur un bouton et ça ira mieux.


Si j'avais la force de ricaner, je l'aurais surement fait pour souligner l'importance de sa bêtise. Appuyer sur un bouton... Ça parait si facile, comme si ça pouvait tout effacer, d'une simple pression du doigt.

-... Ça marche pas comme ça.

Ça ne nous ferait pas revenir en arrière et éviter ce m*rdier. C'est pas seulement ma blessure qui m'a fait hurler. C'est la rage et la frustration de devoir la subir et me retrouver coincé là, incapable d'agir comme je le souhaite. Puis il élude mon interrogation, et j'aime pas ça...

-Écoute, fait-il mal-à-l’aise. Je veux que tu saches qu’il y a certains dossiers, certaines victimes que je n’oublie pas... C’est plus facile de ne pas s’attacher. Mais il y en a… Que je n’ai pas pu sauver. Et je ne peux rien faire pour les sortir de ma tête.

Son regard s'est voilé. C'est juste plus facile... J'ai entendu, il l'avait déjà chuchoté. Tout doucement... Je baisse les yeux et ignore le pincement coupable ou quoi que ce soit d'autre qui dérange ma rogne, plus très à l'aise non plus. Celui que je sous-entendais être un insensible vient de justifier avec raison le recul qu'il a avec ses victimes. Une nécessité pour le profiler qui n'a pas toujours réussi dans sa mission et est hanté par ses échecs en dépit des apparences. Mais je ferme les yeux et les cachent sous mon bras dans un soupir d'exaspération. Ça n'empêche pas tout ce que ça insinue me concernant.
Comment est-ce que je suis censé prendre ça?... C'est terminé alors, je suis bien une victime. Ça me fait intérieurement rire des larmes. Cette balle ne m'a pas juste troué le flanc, elle a dégradée mon ego. Ça aussi ça me ferait presque sourire : c'est vrai, c'est plus facile de ne pas s'attacher, c'est plus contraignant qu'autre chose et ce serait s’embarrasser d'un poids indésirable dans son cas, alors à quoi bon? Les paroles du compatissant me tire plus d'amertume que de pitié. Est-ce que me laisser mourir, c'était le risque que je devienne l'une de ses obsessions dont il ne rêve que de se débarrasser? C'est pour s'éviter ce fardeau supplémentaire que je suis dans cet hôpital plutôt qu'en train de croupir dans l'usine?!...

Ce n'est pas l'enseignant que rien n'ébranle qui se tient là, celui qui dicte ses cours sur un ton haché et convaincu, capable de garder un flegme déroutant devant des images atroces, de soutenir mes provocations avec une assurance malicieuse. C'est un Adriann maladroit, soucieux et fatigué, qui cherche son discours mais dont les mots ne tombent pas juste. Son explication me blesse plus qu'elle ne me satisfait. Peut-être que j'attendais autre chose... ou peut-être que je ne suis prêt à accepter aucune réponse comme étant bonne aujourd’hui. Pas dans mon état...

-Mais c’était pas ta question. Je suis un Wendigo. C’est… A chaque pleine lune, je…


Il s'agite et cherche maladroitement ses termes. Un wendigo... J'ai pas encore pleinement connaissance de la diversité des créatures qu'il existe dans les enivrons, mais ça où une autre bizarrerie légendaire... Ce n'est pas comme le loup-garous, j'ai une perception beaucoup plus réduite de cette bête à l'origine controversée. J'essaye de me le dépeindre, je ne connais le wendigo que comme une bête décharnée, mi-homme mi-animale, et qui... dévore des...

-Je tue une personne et je… La créature se nourrit d’elle.


Mes yeux s’écarquillent. Qu... quoi?...
C'est une blague?... J'ai un blanc, je ne comprends pas. Je comprends rien, qu... qu'est-ce qu'il lui prend de dire un truc pareil?!... Il peut pas être un meurtrier, pas vraiment, il me fait marcher!... Mais sa mine affolé ne me permet plus de douter de sa véracité. Je détourne le regard du sien, mon cœur s'active. Pourquoi il me dit ça, qu'est-ce qui lui passe par la tête pour m'avouer commettre un crime à chaque pleine lune, sérieux?!! Je suis dans un lit d’hôpital, mais je suis pas plus mourant que muet! J'étais le prochain sur la liste, c'est pour ça?! Il comptait me faire taire? Parce qu'il faut quand même être... malade pour admettre un truc pareil sans imaginer que les flics ne seront pas avertis, Psychoboy a pris soin de m'isoler avant de hurler être un assassin, il est complétement...
J'arrête de balbutier du vent et me fige, hagard.

-... Il se cache dans la lumière et je vais le révéler au grand jour... c'est ce qu'il a dit...

Pinkman savait. Tous ces délires, ça en étaient pas, pas tout à fait... Il savait pour sa nature et ses meurtres, c'est pour ça qu'il comptait me...

Ma respiration accélère et je cramponne les draps.

-T'es comme ce type...

Il y a de l’inquiétude dans ma voix, mais du dégout aussi. Je darde farouchement sur lui, sur cette chose qui me semble être plus piégée qu'en positon d'attaquer, mais une chose qui vient de m'expliquer... chasser pour permettre à son monstre de b... bouffer ses victimes...
Je veux pas savoir quel jour on est, ni qu'elle forme à la lune ce soir, je le trouve... complétement inconscient de balancer un truc pareil, surtout après ce qu'il vient de m'arriver!... Un rire nerveux m'échappe, Bon sang! C'est tellement énorme pourtant : le criminologue criminel!!!...

-... Dégage...

Je peux pas réfléchir. Et les médocs n'y sont pas pour grand chose. Je suis en présence d'une bête qui dévore ses proies. D'un homme indéniablement intelligent et attractif, qui se targue de regretter les martyrs de ses affaires, mais qui assassine une fois par mois pour calmer son ogre intérieur... J'ai faillis crever aujourd'hui, j'ai eu mal à en hurler, j'ai eu la trouille au ventre, j'ai regretter la vie et paradoxalement j'ai pris conscience combien elle était insignifiante... Peut-être de la même façon que ses déjeuners ce sont vus crever eux aussi...

-DÉGAGE!

S'il m'a sorti de là bas plutôt que me tuer, c'est qu'il doit avoir une raison, mais je veux pas qu'il reste ici plus longtemps, pas après cet aveux. Il est dans un état de fragilité qui me laisse penser que j'ai l'ascendant, quoi qu'il soit, alors j'en profite et le jette fermement d'ici avant qu'il ait idée d’appeler sa monstruosité et que je le regrette. Qu'il se casse, je suis fatigué. Je suis pas en mesure de me battre contre qui que ce sois... et certainement pas contre un deuxième tueur, surnaturel en prime.


Je tremble. Est-ce que c'est la colère, ou la peur qui a parlée?... "Meurtre", il y a vingt-quatre heures encore, je ne me serais pas cru lié à ce terme autrement que par des cours à la FAQ. Et à l'instant présent, je viens de réchapper à mon propre homicide, et j’apprends que l'homme qui en sait le plus sur cette science et avec qui je joue au chat et la souris depuis notre rencontre en est lui-même un grand amateur.
J'ai mal, bien au-delà de ma blessure au ventre. J'ai la nausée, j'ai envie de hurler, p*tain!!! Mais j'en ai pas la force... Je suis épuisé. Je me cache le visage dans le creux de la main, puis au creux de mes bras rabattus, longuement. Je voudrais tout oublier, partir dans un songe épique où rien n'est impossible et où le rêve deviendrait la réalité et inversement. Où je serais pas une p*tain de victime. Où il n'y aurait pas de wendigo. Pas d'Adriann...

N'importe où, mais quelque part où je puisse me réveiller de ce cauchemar...

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Adriann Weizerling

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MessageSujet: Re: Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann   Ven 17 Juil - 15:50




Brouillard

« We serial killers are your sons, we are your husbands, we are everywhere. And there will be more of your children dead tomorrow. » ► BUNDY
L’appréhension me rongeait le ventre. Non, ce n’était même pas de l’appréhension. C’était une terreur pure qui s’était niché au creux de mes reins, qui courait dans mes veines, engourdissait mes membres et mon esprit. Il était impossible que tout ça se finisse bien. J’allais perdre Therence, aussi nombreuses soient les secondes qu’il prenait pour prendre pleinement conscience de ma révélation, de ma véritable nature. Je ne voulais pas. Mais je ne pouvais rien arrêter.  Son cœur commençait à accélérer, calquant parfaitement son rythme sur le mien. Nous étions aussi effrayés l’un que l’autre, même si lui avait plus de raison de l’être. Je pouvais facilement deviner ses pensées : J’étais le suivant. Elles s’affichaient clairement sur son visage.

-… Il se cache dans la lumière et je vais le révéler au grand jour… C’est ce qu’il a dit…

Je n’en pouvais plus. Mes tympans résonnaient de ses paroles, mon regard ne pouvait se détacher de ses mains qui agrippaient les draps avec fureur, mon nez fut empli du parfum stérile de l’hôpital qui m’avait toujours effrayé, j’avais l’impression que le cancéreux cherchait à se venger de sa défaite en lacérant ma peau et ma bouche avait toujours ce goût d’amertume qu’y avait laissé Therence. Je me contentai  de secouer la tête. Incapable de parler. Pas avec toute cette haine qui s’échappait pour venir s’écraser contre moi.

-T’es comme ce type…, cracha-t-il avec dégoût.

J’avais envie de me défendre. Lui hurler que j’étais différent. Mais en quoi ? Différent car je ne l’avais pas tué lui ? Différent car je n’étais pas camé ? Car mes instincts de prédateur étaient plus aiguisés ?! En quoi étais-je différent ?! En pire. La constatation balaya toute la haine que j’avais envers moi-même avant de la faire revenir. Dix fois plus puissante. J’étais un Wendigo. J’étais pire. Voilà en quoi j’étais différent. Voilà ce que je ne voulais pas réaliser.

-Tu n’étais pas le suivant…, assurai-je d’une voix enrouée par la peur. Therence, je savais pas qu’il préparait quelque chose, je… J’ai jamais voulu que tu sois impliqué.
-…Dégage…
-C’est en moi. Que je le veuille ou non, continuai-je d’une voix exténuée en fermant les yeux. Je veux pas t’impliquer dans… dans quoi que ce soit. Tu peux choisir de me dénoncer. Je comprendrais. Mais…
-DEGAGE !, cria-t-il avec fureur.

Son ordre fut comme un coup de poing en plein ventre. Ses yeux me fixaient avec une haine toute dirigée vers moi, brûlante, intense, communicative. Therence n’était plus qu’un brasier de colère et pendant quelques secondes, je crus me retrouver une nouvelle fois dans l’usine, mais cette fois-ci, c’était lui qui tenait l’arme et qui appuyait sur la détente… En me visant. Ma respiration se hacha et quand mon esprit retourna dans la minuscule chambre d’hôpital, Therence ignorait ma présence, un bras posé en travers de son visage, masquant ses yeux. Comme s’il avait réellement tiré, comme si l’adolescent cancéreux avait finalement réussit à m’attraper et à m’entrainer vers la Mort à laquelle j’appartenais corps et âme.
Je n’ai aucun souvenir du dédale de couloirs que j’ai empruntés pour me retrouver devant les portes de l’hôpital. Ce fut le vent fouettant mon visage qui me permit d’échapper aux cauchemars que formaient mes pensées avec une précision trop macabre pour ne pas y croire. J’avais peur. J’avais peur de moi. De mon Wendigo. Sentait-il toute la rage que je lui portais à ce moment ? Etait-il responsable d’une manière des courtes hallucinations qui m’assaillaient depuis quelques minutes ? Un frisson parcourut mon corps à cette idée. Je ne pouvais vivre sans être en harmonie avec la créature. S’en était une preuve. Aussi rapidement que le permettait mes tremblements, je pris le chemin le plus court pour rentrer à la fac, laissant derrière moi Therence et sa haine communicative. Mais je laissais aussi en suspens ma vie qui pourrait être réduite à néant par un simple coup de fil de sa part.
Mes jambes me portaient à peine. Mon esprit était embrumé, mais il continuait pourtant de guider mes pas jusqu’à chez moi. Sans que je ne vois le paysage défilé sous mes yeux. Sans que je ne pense à rien d’autre qu’à la terreur qui ne m’avait pas quitté depuis que j’avais quitté la chambre d’hôpital. Ce n’est que lorsque le froid arrêta brusquement d’attaquer ma peau que je me rendis compte que j’étais dans mon bâtiment. Je montais les escaliers par automatisme sans voir les marches, ouvrait ma porte dans le brouillard le plus complet. Je sentis vaguement mon corps heurté mon matelas avant de me laisser emporter dans les limbes du sommeil sans même lutter.


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Broken Bones | Therence, Psychoboy & Adriann
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