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 Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.

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Andrew Carter

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MessageSujet: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Sam 25 Avr - 15:06


Promenons-nous dans les Bois.
With Barbara Walker.

Le soleil venait à peine de se lever que je sortais déjà de mon lit, m’étirant de tout mon long avant d’étouffer un bâillement dans le creux de ma main. Le réveil n’avait même pas sonné et l’horloge affichait une heure des plus matinales. Un sourire amusé naquit sur mes lèvres alors que je me dirigeai vers la cuisine, grignotant quelques toasts avant de filer sous la douche. J’étais fin prêt une fois sorti de la salle de bain. Je quittai donc mon chez moi, bien décidé à parcourir mes quelques kilomètres en forêt.

Nous étions un samedi matin et les rayons du soleil filtrait à travers l’épais feuillage des arbres, les oiseaux sifflotaient gaiement, perchés sur leur branche et les quelques mammifères, encore présents sur ma route, profitaient du calme que leur offrait la nature. Il n’y avait pas beaucoup de promeneurs et j’en profitai donc pour m’aventurer le plus loin possible, sautant par-dessus les branches, esquivant le moindre obstacle, laissant mon loup se défouler un peu. C’était un moyen que j’avais trouvé pour l’apaiser lors des pleines lunes. J’avais toujours eu tendance à le cacher au plus profond de moi mais cette bêtise n’avait fait qu’aggraver mon cas. Parfois, il fallait savoir faire l’équilibre entre la bête et l’humain, chose que je n’avais jamais appris à faire. J’avais une certaine réticence  à l’idée de le laisser s’exprimer. C’était à cause de lui que je m’étais mise ma meilleure amie à dos, elle ne me voulait plus que du mal désormais et je me retrouvais à l’éviter tous les jours. Il n’y avait pas que des avantages à être d’une autre nature.

Je revins sur le petit chemin qui longeait la forêt, mon regard ne lâchant pas l’horizon alors chacun de mes muscles se contractaient face à ma course endiablée. Je n’étais qu’humain et pourtant j’allais bien trop vite, mes pas s’enfonçaient profondément dans la terre alors que je vérifiai que personne ne traînait dans le coin mais je n’entendais que les bruits calmes des animaux aux alentours. Je souris en me disant que je pouvais profiter encore un petit instant de ce coin de paradis avant d’aller retourner travailler mes examens. Toute bonne chose avait une fin malheureusement.

Je me figeai net en repérant une odeur familière. Je fronçai les sourcils et regardai doucement autour de moi, embrassant le paysage matinal du regard. Il n’y avait pourtant aucune trace d’être humain alors pourquoi pouvais-je flairer cette odeur ? Mon cœur se mit à battre plus vite quand je la sentis approcher. Je décidai de me mettre en quête de cette personne, tous mes sens à l’affût de la moindre chose suspecte. J’écartai délicatement les branches, ne voulant pas trahir ma présence aussi bêtement.
Je crus apercevoir une silhouette mais je voulais, de tout cœur, m’être trompé. Car si j’avais vu juste, j’avais intérêt à courir vite et bien. Je me redressai et quittai le petit sentier mais mon pied fit craquer une branche. Je jurai entre mes dents et tournai un regard inquiet vers elle.

Allez le loup va passer à la casserole.


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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Sam 25 Avr - 16:03

Promenons-nous dans les bois.
Andrew & Barbara




Je sentais la terre sous mes pieds. Dur. A chacun de mes pas, un léger tourbillon de poussière s'envolait. Je tapais, tapais, tapais, aussi vite que possible tout en gardant mon souffle, et je me sentais de plus en plus vivante. Je gardais mon rythme, aidé par la musique constante dans mes oreilles. Une branche craqua durement sous mon poids, et je ne me retournais pas. Je sentais mon cœur battre rapidement dans ma poitrine, le sang affluer dans mes veines. Des perles de sueur coulèrent le long de ma nuque, quelques unes se perdant dans ma queue de cheval, d'autres continuant leur chemin sans problèmes. Je secouais un peu la tête, espérant en faire partir certaines.

Je régulais mon souffle, continuais de contracter tous mes muscles pour me tenir bien droite afin de bien oxygéner mes poumons. Je balançais mes jambes une à une, et elles connaissaient par cœur les mouvements. Je sentais tous mes muscles se contracter à chaque nouvelle foulée. Je sentais mon souffle chaud contre ma peau rafraîchie par la brise matinale, et cette sensation me fit frissonner. La musique changea, et j'esquissais un sourire en entendant l'une de mes chansons favorites.  

Courir le matin, de bonne heure, avant qu'il ne fasse trop chaud, était l'un de mes petits plaisir solitaires. La plupart des gens ne comprenaient cette envie de me retrouver seule pour courir si tôt, alors que je pouvais profiter d'une grasse matinée. Mais c'était parce qu'ils ne connaissaient pas cette sensation. Cette sensation de liberté. De ne plus se sentir enfermer entre quatre murs, de penser pouvoir aller n'importe où, seulement avec la force de ses jambes. Ils ne savaient pas non plus la vue qui s'offrait à eux, le matin. La paysage si paisible, contrastant avec l'agitation constante de la ville.

Je ralentis un peu mon rythme. Je savais que je pourrai pas tenir aussi longtemps que d'habitude si je continuais à cette vitesse. J'avais beau être plus douée que la moyenne en course, je n'en étais pas moins humaine et je pouvais m'épuiser si je puisais trop dans mes réserves.

Je m’efforçais de garder un souffle régulier. Deux respirations proches. Une troisième plus lente. Deux respirations fortes, une troisième plus lente. C'était ça, la clé. Connaître sa respiration. Et aussi avoir un mental d'acier. Combien de fois m'avais t-on répété que le sport, ce n'était que du mental ? Aucune idée, mais tellement de fois...Je ne savais pas qu'elle heure il était, mais cela devait faire un moment que je courais ainsi.  

Et soudain, j’aperçus un mouvement rapide, pas très loin de moi. Je ralentis, m'arrêtais presque et enlevais mes écouteurs, mes oreilles à l'affût. Étais-ce un autre coureur ? Bizarre...Personne, à ma connaissance, ne venait à cet endroit si tôt un samedi matin. J'avançais prudemment, et mes instincts de chasseuse reprirent le dessus. Ma main était prête à agripper mon Benelli MP-95E Kromo, importé spécialement d'Italie. Accessoirement, l'un de mes pistolets préférés.

Il n'y avait plus de mouvement. Le vent sifflait dans mes oreilles, mes cheveux virevoltaient tranquillement et j'étais contente de mettre attaché les cheveux. Je continuais mon chemin. Et puis soudain...CRAC ! Le bruit n'étais pas émis de très loin. Quelques mètres, et je repris ma course endiablée, mes pieds ne faisant aucun bruit sur la surface dur qu'était le sol.

Et puis...mon souffle se bloqua dans ma gorge. Je ne connaissais que trop bien cette stature. Ces cheveux blonds. Ma gorge s'assécha alors que je me rendis compte ce que le voir ici impliquait. Je me rappelais de tout ça, j'avais vu tout ça pendant des années. Je ne le voyais que de dos, mais je savais qui c'était. Cela ne faisait aucun doute. J'étais sûre et certaine que, s'il se retournait, ce serait lui.

Je secouais la tête. Je ne devais pas laisser ces vieux souvenirs obstruer mes pensées. Il ne bougeait plus, il devait m'avoir sentit. Il devait savoir comment tout cela allait se terminer. Je me mordis la lèvre inférieure. Je savais ce que j'avais à faire. Peu importais la personne en face de moi. Je pointais mon arme vers lui, prête à tirer à tout moment.

«Qu'est-ce que tu fais ici ?», je grondais furieusement.

Andrew.
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Dernière édition par Barbara Walker le Dim 26 Avr - 13:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Sam 25 Avr - 22:27


Promenons-nous dans les Bois.
With Barbara Walker .

Barbara.

Je ne pouvais plus respirer, mon cœur battait la chamade alors que je paniquais légèrement. Elle n’avait presque pas changé depuis tout ce temps. Je déglutis difficilement avant de lever les mains au niveau de la tête, lui montrant que je n’étais pas armé et que je me rendais. Mais elle n’en avait que faire, je crois bien. Une chasseuse tuait point barre.

« Qu’est-ce que tu fais ici ? »

Sa voix était sèche, cassante avec une once de colère. Quoi ? C’était encore une fois ma faute si j’étais au mauvais endroit, au mauvais moment ? Je serrais les poings, tentant de calmer ma nature de loup qui voulait s’exprimer au grand jour. Je regrettai ce silence et ce calme paisible qui nous englobaient, je haïssais le sifflotement des oiseaux et les bruits presque inaudibles des mammifères qui se croyaient en lieu sûr. Si seulement, je ne m’étais pas aventuré si loin…

« Qu’est-ce que je fais là ? Je cours comme tous les samedis matin pour m’aérer, histoire de ne pas devenir fou entre deux révisions. » lâchais-je, avec le même ton furieux « Et toi ? Encore une habitude de venir tuer quelques coureurs pour bien commencer la journée ? »

Quand je pense que nous étions amis, il y a de cela deux ans quand j’étais encore un lycéen innocent, tout fraîchement mordu, paniqué comme jamais, à la recherche d’une personne qui pourrait m’aider. Je m’étais tourné instinctivement vers Barbara, je lui parlais de tout à cette époque-là, de mes problèmes de familles jusqu’à mes mauvaises notes en sciences naturelles. On s’entendait bien, on riait bien, une vie tranquille et sans problèmes, enfin c’était ce que je pensais jusqu’à ce qu’elle me révèle sa vraie nature. Il m’avait suffi de prononcé le mot « Loup » pour qu’elle montre les griffes. Et puis j’avais fini par comprendre que ce n’était pas une simple humaine comme je le pensais.  Une chasseuse qui voulait ma peau alors qu’elle savait bien que je ne ferais pas de mal à une mouche. Je ne comprendrais jamais la mentalité de ces gens-là, je ne voulais pas le savoir de toute manière, leur monde ne m’intéressait pas.  

Voilà que mon cerveau fonctionnait à toute allure, le stress ne m’aidait pas beaucoup sur ce coup-là, je n’arrivais pas à réfléchir calmement, je ferais mieux de me trouver une issue de secours au lieu de penser à une attaque. Elle allait me maîtriser en un clin d’œil. Je tentai de calmer les battements affolés de mon cœur, ne lâchant pas son arme du regard, un seul mouvement et j’étais mort. Et moi qui avait failli rester au lit pour profiter d’une grasse matinée…


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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Dim 26 Avr - 13:12

Promenons-nous dans les bois.
Andrew & Barbara




Il leva les mains en l'air, montrant ainsi qu'il ne voulait pas se battre. J'étouffais un sourire en coin. Typique d'Andrew.

Il n'avait pas vraiment changé, ou peut être que c'était moi qui espérais toujours secrètement qu'il n'ait pas changé. J'espérais toujours que tout cela n'était qu'une mauvaise farce, qu'il ne s'était jamais fait mordre, qu'il n'était pas devenu un monstre que m'efforce de chasser tous les jours. Qu'il était toujours ce lycéen avec qui j'avais passé des journées entières. Ou peut être que c'est moi, qui avais changé, après tout ? Je me rappelais que, il y a quelques années, je n'aurais jamais pensé à lever le doigt sur l'un de mes amis. La moi plus jeune n'aurais jamais laissé tomber Andrew alors qu'il avait besoin de soutient, mais l'aurait épaulé durant cette épreuve.

Ou peut être que nous avions tout simplement changés tous les deux, arrivant à un point de non-retour, où l'un chasse l'autre sans relâche. Au point où nous sommes devenus des ennemis mortels.

 « Qu’est-ce que je fais là ? Je cours comme tous les samedis matin pour m’aérer, histoire de ne pas devenir fou entre deux révisions. »

Il n'avait pas changé.

« Et toi ? Encore une habitude de venir tuer quelques coureurs pour bien commencer la journée ? »

Je soupirais et fronçais les sourcils. Bien sûr que je savais qu'il pensait en mal de moi, mais je n'avais jamais imaginée qu'il puisse penser ainsi. Je secouais de nouveau la tête, agrippant toujours fermement mon arme, ne lâchant pas Andrew du regard une seconde. J'inspirais calmement, essayant de reprendre mon calme.  Je sentais la colère s'en aller petit à petit, se perdre silencieusement.

« Pour ton information, je ne tue pas par simple plaisir, Andrew, mais par nécessité de protéger cette ville. », je répliquais d'une voix doucereuse, presque amicale, si c'était possible. Finit les surnoms amicaux, je ne pouvais pas me perdre dans les émotions. « Et puis, tu as peut-être oublié mais...ne t'ai-je jamais dit que je courais les matins dans la forêt ? »

Je restais droite, ne me laissant pas abattre. Je parlais comme si je me fichais de tout, comme si rien ne n’emportais et que je n'avais pas de cœur. Mais seul les personnes les plus proches de moi connaissait la vérité. Je ressentais tout, étais peut-être plus sensible que la moyenne. Mais pas en ce qui concernait les loups-garous. Je ne ressentais jamais rien pour eux, pas même une once de culpabilité. Enfant, je pleurais souvent pour des broutilles, ne savais pas cacher tout ce que je ressentais. Mais après avoir vu ma mère lacérée et eu l'entraînement militaire de mon père, j'avais acquis certaines capacités. Comme le fait de ne montrer aucune émotion, quel que soit la situation, aussi périlleuse ou horrible qu'elle soit.

C'était ça. Tout mon être, dans son entier, criais : menteuse ! Ce n'était qu'une façade, un masque pour la société, pour les gens qui m'entouraient.

La sensation de paix, de tranquillité d'un peu plus tôt avait complètement disparu. Le stress avait repris sa place initial, et j'essayais de ne rien montrer. Se retrouver face à un ancien ami, avec qui j'avais tout -presque tout- partagée, n'avait rien de reposant.

Il n'y avait qu'une solution, pour ce sentiment parte. Le tuer. Le tuer ? En étais-je capable, tout compte fait ? J'avais abattus des dizaines et des dizaines de loups-garous sans cligner des yeux, sans ressentir la moindre culpabilité, et je me demandais maintenant si j'étais capable de tuer Andrew Carter.

...En étais-je capable ?
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Andrew Carter

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Jeu 30 Avr - 16:01


Promenons-nous dans les Bois.
With Barbara Walker

Je la regardai soupirer et froncer les sourcils sans broncher. Il aurait mieux fallu que je me taise si je voulais sauver ma peau. Ce n’était pas conseiller de provoquer son agresseur quand on était dans une position de faiblesse. Et pourtant, j’étais encore assez stupide pour le faire. Je pouvais sentir la colère en elle et je déglutis difficilement alors que je la vis resserrer sa prise sur son arme. Il était venu le temps pour moi de réciter une dernière prière avant de quitter ce monde. Enfin, à moins qu’un miracle arrive de nulle part et me sauve la vie. Hélas, je n’étais pas croyant pour ces choses-là. Une petite partie de moi espérait que l’ancienne Barbara, celle que j’avais connue, avait encore un minimum de compassion à mon égard mais il y avait de quoi avoir de gros doutes.

Je fus surpris du ton de sa voix qui paraissait presque calme et rassurant, je ne m’attendais pas à ça. Je n’étais plus habitué à croiser des personnes aimables ces derniers temps, surtout une chasseuse comme elle. J’hochai doucement la tête pour lui faire comprendre que je m’étais trompé sur son compte et fronçais les sourcils face à ce souvenir. Oui, je m’en rappelais, elle me l’avait bien dit. Comment avais-je pu oublier ? C’était une phrase très vague mais toujours présente dans mon esprit. Je devais visiblement être plus vigilant.

« Soit. Pardon, je me suis trompé sur tes vraies motivations mais il faut comprendre que je suis un peu énervé de me faire piéger comme ça alors que je n’ai rien fait de ma misérable vie de loup. C’est con de mourir pour rien quand même. »

Je n’ajoutais rien d’autres, ne voulant pas finir avec une balle entre les deux yeux. Je plongeai mon regard dans le sien, tentant de cacher mon air effrayé, mon cœur battant trop vite dans ma poitrine alors que tous mes sens étaient en alerte. Je commençais à avoir des crampes aux bras à force de rester dans cette position mais il suffisait d’un simple mouvement pour que je me retrouve mort.

Elle n’avait pas bougé d’un pouce et son air froid me donnait la chair de poule. Je ne l’avais jamais vu en mode Chasse et franchement, ça n’avait rien de rassurant. Je n’aimais pas me retrouver nez à nez avec elle dans ce genre de situation, c’était une ancienne amie après tout. Nous avions partagés de nombreuses choses ensemble, des bons moments comme des mauvais mais la vie n’était pas parfaite.

Je respirai un grand coup avant d’abaisser doucement les mains, ne la quittant pas des yeux. Je tentais de calmer le loup qui voulait à tout prix lui arracher la gorge. Incontrôlable voilà comment j’étais mais je devais le cacher. Ma vie ne tenait plus qu’à un fil.

« Ne tue pas d’innocents Barbara. Je sais bien que tu n’es pas comme ça. Je n’ai fait de mal à personne… »

Je vis quelque chose bouger derrière elle et je saisis cette opportunité pour m’ouvrir une porte de sortie. Le Cerf fondit dans la forêt à vive allure. Je lançai un dernier regard à Barbara.

« Désolé. »

Et je filai à travers les bois, le cœur battant, la peur me nouant l’estomac.

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Ven 8 Mai - 22:34

Promenons-nous dans les bois.
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« Soit. Pardon, je me suis trompé sur tes vraies motivations mais il faut comprendre que je suis un peu énervé de me faire piéger comme ça alors que je n’ai rien fait de ma misérable vie de loup. C’est con de mourir pour rien quand même. »

Je cachait mon air surpris. Je n'étais déjà pas habituer à parler avec mes...victimes ? Je ne savais plus comment les appeler, à force. Victime, proie, peut importe quel nom je pouvais leur donner, je n'en avais rien à faire, à la fin. Bref. Je ne parlais d'ordinaire pas avec les loups-garous, mais alors de là à recevoir des excuses ? Impossible. Irréel. Et pourtant...Il restait le Andrew que je connaissais, même dans cette situation. Je secouais la tête, vidant ma tête de toute pensée comme on me l'avais appris, et plongeais à nouveau mon regard dans le siens. Il me regardais aussi, et je voyais bien que je lui fais peur. Ses yeux me disaient la vérité, comme un miroir de l'âme. Et le moi qui se tenais devant lui ne le laissais pas indifférent. Andrew ne m'avais jamais vu comme ça. Nous ne nous étions pas revu depuis cette journée fatidique, et donc me voir ainsi devait le choquer.

Froide. Indifférente. Insensible. Sans cœur. On m'avais qualifié de bien des choses, et désormais, je m'en fichais éperdument. Je savais ce que j'étais. Je savais que tout cela n'était qu'un masque. J'étais ce que j'étais, et je ne changerai jamais. Ma vie ? Chasser. Tuer. Sans la moindre hésitation, sans rien ressentir, sans rien me souvenir. Ne jamais me souvenir, voilà ce qui me gardait saine d'esprit. Les nuits hantées par le sang et les cris et les souffles erratiques avaient fait place à des nuits douces et paisibles une fois que tout effacé.

Andrew bougea un peu, et je raffermis ma prise.

« Ne tue pas d’innocents Barbara. Je sais bien que tu n’es pas comme ça. Je n’ai fait de mal à personne… »

Je ne pus m'empêcher. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Ce même rire qui avait glacé le sang de plus d'un. Ce même rire qui effrayait beaucoup, que certain appelait « fou ». Je me calmais un peu avant de lui répondre, un sourire glacial sur les lèvres.

« Je ne tue pas d'innocents, Andrew. Personne n'est innocent, dans cette ville, crois moi. »

Je fermais à demis-les yeux, et remuais les lèvres. Je me demandais même s'il arrivait à m'entendre, maintenant.

« Il y a bien longtemps que tu ne me connais plus, Andrew... »
« Désolé. »

Je relevais vivement la tête, et le vis filer dans les bois.

« Espèce de ! », je grognais.

Je savais ce qu'il me restais à faire. Je m'élançais alors. Mes pieds frappant la terre avec force, je régulais à nouveau mon souffle et remerciais quiconque qui puisse m'entendre du don de coureuse qui m'avait été offert.

Les arbres défilaient. Du coin de l’œil, je ne voyais que des tâches vertes. Je ne commandais plus mes jambes, elles me commandaient. Elles savaient quoi faire, elles savaient à quelle vitesse bouger, comment ne pas m'épuiser tout en restant à mon maximum. Mon père m'avait dit cela, un jour. Quand on poursuit un loup-garou, on ne doit pas réfléchir avec notre tête. On doit se fier aux instincts de notre corps, l'écouter, car lui seul sait ce qu'il doit faire. Ce dicton m'avais aidé plusieurs fois, et je m'y fié sans broncher désormais.

Je le voyais. Je voyais Andrew.

Je sortis mon Benelli MP-95E Kromo. Ce n'étais pas la meilleure arme pour tirer de loin, mais cela ferai l'affaire. Tout faisais l'affaire dans ce genre de situation. Je visais. Ma respiration se calma, mes doigts ne bougèrent plus, et je me sentis à  nouveau emplis de cette adrénaline qui me plaisais tant. Je sentais ma respiration chaude contre ma main, lente et profonde, comme à chaque fois que je tirais.

En l'espace de quelques secondes, je tirais.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Dim 10 Mai - 12:44

Le loup se réveille
Andrew & Barbara

Je l’entendis jurer derrière moi et j’accélérai l’allure, le cœur battant à tout rompre, la peur me nouant le ventre. Je n’avais pas fait la meilleure chose qu’il fallait faire mais c’était toujours mieux que de rester là, les bras ballants, attendant qu’elle se décide à me tirer une balle entre les deux yeux. J’avais été stupide de penser que l’ancienne Barbara était toujours là dans un coin. Cette fille, je ne la connaissais plus, je n’avais plus que quelques souvenirs de mon amie. Je devais oublier l’idée de la raisonner, ça s’annonçait plutôt comme une poursuite mortelle dans la forêt désormais. Malheureusement pour moi, je ne connaissais pas les bois comme ma poche, ce qui ne devait pas être le cas de la chasseuse. Je bifurquai à droite, à gauche, sautant par-dessus les ronces ou autres grosses racines qui déchiraient la terre.

Je l’entendais courir derrière moi, je n’arriverai jamais à la semer, j’étais bon pour prononcer mes dernière prières avant de fuir dans le paradis des loups. Je regrettais de ne pas mettre entraîné plus sérieusement durant ces deux longues années où j’étais devenu loup. Je n’aurais dû me méfier de cette seconde nature qui ne demandait que de vivre en harmonie avec ma partie humaine, mais j’étais trop bête pour le comprendre. Alors que je franchissais une série de pins, j’entendis comme une détonation et un long sifflement. Le temps que je comprenne qu’elle avait tiré, la balle était venue se loger dans mon épaule. La douleur traversa ma chair à la vitesse de l’éclair, envahissant tout mon être alors qu’un hurlement de souffrance s’échappa d’entre mes lèvres. Je posai ma main sur la plaie, la balle était restée coincée. Merde.

Je me retournai, les yeux dorés, la respiration rapide, les griffes sorties. Elle avait énervé le loup et je ne pouvais plus rien faire pour le contrôler. Je me mis à gronder sauvagement, le canon de son arme étant toujours pointé sur moi.

« C’est bien trop facile avec ces petits jouets que vous avez, vous les chasseurs. » grognais-je « Vous feriez bien moins les malins sans vos armes. »

Je soufflais un bon coup avant d’aller chercher la balle logée dans mon épaule et de la retirer, me mordant la lèvre pour ne pas crier. Je la laissai tomber au sol avant de reporter mon attention vers Barbara, l’idée de vengeance me semblait si attirante tout d’un coup. Je souris.

« Allez on arrête de fuir et on passe aux choses sérieuses. »

Je partis vers la droite, arrachant la branche d’un arbre avant de la laisser de toutes mes forces vers la chasseuse, lui courant autour pour la désorienter. Je finis par m’arrêter derrière elle, entourant son cou de mon bras, lui coupant la respiration.

« Alors ? Vas-y montre ce que tu sais faire. »

« Dompter un animal sauvage n’apporte rien d’autres que la stupidité.»
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Sam 16 Mai - 13:18

Promenons-nous dans les bois.
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Le coup résonnait encore dans mes oreilles. L'arme toujours en main, je m'avançais prudemment, à pas de loup. J'avais eu Andrew à l'épaule. L'épaule ? Ce n'était pas mon meilleur tir. Loin de là, même. Mais j'avais beau avoir été pendant des années au tir, tuer des dizaines de monstres dans la nuit noir, je n'étais pas infaillible ; mais à cette distance, avec cette arme, en courant ? Je pouvais m'estimer heureuse de l'avoir au moins touché. Le manquer m'aurais fait hurler de rage. Pas infaillible. Je le savais, et ce tir le montrait. J'étais à deux doigts de l'avoir. J'aurais put l'avoir. J'aurais put me débarrasser de mon ancien ami il y a quelques minutes, alors que je m'étais vraiment décidée, au moment où je n'hésitais plus.

J'étais une chasseuse ! Pas une gamine. Pas une lycéenne normale. Pas une lycéenne qui, en sortant des cours va avec ses amies faire le tour des boutiques, à la recherche de nouvelles tenues pour plaire à leur petit-ami. J'étais une chasseuse. Chasseuse. Élevée à la manière forte, à coups de griffure, cicatrices. Je n'étais pas supposée ressentir quelque chose. Je me devais d'être stoïque face à tout cela, froide, distante, et ne penser à rien. Laisser l'instinct de chasseur s'insinuer en moi, et me contrôler parfaitement, parce que sans cela, je ne pouvais rien faire.

Lorsque les loups-garous se réveillaient, la chasseuse se réveillait au même moment.

Froide. Taciturne. Distante. Ne rien ressentir. Je savais ce que je devais faire. Je devais tout éteindre.

« C’est bien trop facile avec ces petits jouets que vous avez, vous les chasseurs. » J'hésitais entre soupirer ou éclater de rire maintenant. « Vous feriez bien moins les malins sans vos armes.»

Je m'accroupis juste en face de lui, mon arme toujours prête. Je laissais échapper un petit sourire narquois, moqueur. Peut-être même sadique ?

« Andrew… Tu as tes petits jouets, toi aussi, n'est-ce pas ? Tes griffes. Tes crocs. Tes sens. Tout est multiplié chez toi, n'est-ce pas ? Il est bien normal que nous, pauvres humains, devons nous équiper correctement. Ce n'est que partie remise, après tout. »

Je le regardais déloger la balle dans son épaule. Et, pendant qu'une infime, infime, partie de moi, l'ancienne Barbara qui était toujours là, enfouie sous une masse de souvenirs, voulait détourner le regard, mon côté de chasseuse, le plus important et celui que je laisse parler, jubilait silencieusement.

La guerre avait été déclarée entre ces deux moi ce jour là. Quand tout à commencé, et que, d'un autre côté, tout s'est terminé. Ma vie d'avant, l'innocence. Petit à petit, ma partie de chasseuse à pris le dessus, couvrant les bruits de l'ancienne Barbara, pleurnicharde, peureuse, incapable de se défendre seule. Je l'avais laissé faire. On m'avais dit laissé cette partie recouvrir l'autre. Au début je ne voulais pas. Papa, pourquoi ne plus rien vouloir ressentir ? C'est ce qu'il montre qu'on est vivant, pourtant ! Naïve que j'étais. Et il m'avait répondu : Parce que si tu laisses tes émotions te submerger une fois dehors, ce monde ne va faire qu'une bouchée de toi.

Et il avait raison. Et c'est ce que j'ai fait, et je ne regrette rien.

« Allez on arrête de fuir et on passe aux choses sérieuses. »

Andrew se releva aussitôt, je bondit sur mes pieds à mon tour. La partie pouvait enfin commencer. Il me lança une branche. Une diversion ? Je l'évitais d'un mouvement rapide. Et avant que je ne m'en rende compte, j'étais prise au piège.

« Alors ? Vas-y montre ce que tu sais faire . »

Un sourire en coin apparut sur mes lèvres.

« Attraper une fille par derrière ? Tss. Je te croyais plus gentleman que ça. Je suis heureuse que l'on puisse régler tout ça maintenant. »

A peine eus-je finit ma phrase que je balançais ma tête en arrière avec force, faisant rencontrer mon crâne avec la face d'Andrew sans douceur. Je frappais ensuite son ventre avec mon coude, pour sortir finalement de sa prise.

« Je n'en pouvais plus, d'attendre. »

J'énumérais rapidement mes armes à disposition, et je souris intérieurement. La partie s’annonçait épicée.  
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Mar 19 Mai - 17:35

Premier Round.
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Je pouvais l’imaginer sourire alors que je la tenais entre mes griffes, elle n’allait pas se laisser faire aussi facilement, j’en mettais ma main à couper. Je restai donc sur mes gardes, laissant le loup prendre totalement le contrôle, ne voulant pas être pris d’un élan dans le combat qu’il allait s’engager dans une poignée de minutes. Elle allait être sans pitié, pourquoi ne ferais-je donc pas de même ? Elle me fit la remarque que j’avais osé l’attraper par derrière, disant qu’elle me croyait plus gentleman. Un vilain sourire étira mes lèvres, elle voulait jouer à ça ? Heureuse de régler nos comptes ? Voyons, pourquoi n’étais-je pas surpris par cette phrase ?

Sa tête vint heurter violemment mon nez qui se brisa sous le choc, le sang se mit à couler dans ma bouche, je grognais, furieux. Son coude s’enfonça dans mon ventre, me faisant lâcher ma prise sur elle. Je crachai un peu du liquide vermeil au goût de rouille, essuyant mes lèvres d’un revers de manche. Elle allait me le payer. Mes yeux reflétaient ma rage et je montrais les crocs. Je me redressai, prêt à toute éventuelle attaque de sa part.

« Assez de parlotte, montre-moi ce que tu as dans le ventre. Si tu en a marre d’attendre pourquoi ne suis-je pas déjà mort ? »

Je fis craquer mon cou, me penchant légèrement en avant, griffes sorties, respiration hachée. Je n’allais pas me laisser faire aussi facilement. Je n’avais peut-être aucune expérience au combat, je n’étais pas l’un de ces loups qui avaient eu la chance d’apprendre à se contrôler et à user de ses forces à bon escient. Je n’étais qu’un simple vagabond qui faisait tout pour survivre et s’il fallait que je tue Barbara pour arriver à mes fins, je n’hésiterai pas à le faire. La balle qu’elle m’avait tiré dans l’épaule avait été le point de rupture. Il n’y avait plus de retour en arrière possible, fini le pardon, place à l’action. Je sentis mon nez se remettre en place, je grimaçai avant de bondir, poussant un puissant rugissement.
Je tentai un premier coup au flanc mais elle l’esquiva sans mal, ce qui ne fit que m’énerver davantage. Je devais me méfier des armes qu’elle pouvait cacher, une chasseuse ne s’aventurait jamais dans les bois sans être armée jusqu’aux dents. Je grondai, lui donnant un brusque coup de poing dans le nez, tapant dans son genou avant de reculer.

« Allez on se bouge ! Je vais finir par m’ennuyer. »

Il n’y avait plus rien d’humain en moi désormais, la bête avait totalement le contrôle de mon esprit et de mes moindres faits et gestes. Il n’y avait plus de compassions, plus de remords, plus de souvenirs. Seulement un animal qui affrontait l’ennemi pour sauver sa peau.


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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Dim 24 Mai - 17:54

Promenons-nous dans les bois.
Andrew & Barbara




Je le savais. Je le savais. Quand je regardais Andrew, je ne voyais plus celui que j'avais rencontré il y a tant d'année, celui que j'avais considéré comme mon ami. Ce n'était plus mon ami d'antan, celui en qui je vouais une confiance aveugle. C'était un loup. Un loup dont les yeux ne reflétaient que de la pure rage. Un loup, pas un inhumain. Un loup qui n'avait plus rien d'humain. Un loup. Un loup qu'il fallait éliminer à tout prix, parce que des innocents pouvaient en payer le prix plus tard. Il était dangereux, une menace à l'équilibre de la ville.

Tuer. Tuer ! TUER !
Ma voix de chasseur résonnait dans ma tête, en rythme avec mon sang qui battait dans mes veines. J'étais énervée. Énervée ? Cela faisait un moment, que je ne l'avais pas été.

« Assez de parlotte, montre-moi ce que tu as dans le ventre. Si tu en a marre d’attendre pourquoi ne suis-je pas déjà mort ? »

Il se préparait à me défier. Un sourire apparut sur mes lèvres. Un sourire qui n'annonçait rien de bon pour mon adversaire. Andrew ne savait pas avec qui il jouait. Il ne savais pas avec quelle partie de Barbara il s'apprêtait à se battre. Il ne connaissais rien de cette partie de moi. La guerrière. Celle qui ne ressent rien, qui n'a pas peur de se salir les mains ou de se faire mal pour arriver à ses fins. Les multiples cicatrices sur mon corps entier pouvait en témoigner. J'avais eu à faire à plus fort que lui, je m'en étais sortie, et je n'allais pas perdre contre Andrew Carter.

Son rugissement réveilla mes sens. Il m'attaqua sur le flanc, et je l'évitait sans grand mal. Je voyais bien qu'il était frustrer. Brusquement, je sentit une vive douleur à mon nez, puis à mon genoux. Je grognais, furieuse de mettre faites avoir si facilement.

« Allez on se bouge ! Je vais finir par m’ennuyer. »

Oh, il voulait jouer à ça ? Il allait voir, le petit nouveau, ce que c'est de savoir se battre.

« Alors là...Tu n'aurais pas dû faire ça. Vraiment. Parce que maintenant...Je suis énervée. »

Ma voix était robotique, froide, sans émotion. La voilà, la Barbara que j'attendais. La chasseuse. La meurtrière. Celle qui se fiche des conséquences de ses actes, et encore moins de se que les autres peuvent endurer à cause d'elle.

« Tu penses être malin, n'est-ce pas ? Tu penses pouvoir me battre ? Tu penses pouvoir me maîtriser, moi ? Laisse moi te dire une chose, Andrew…Tu te trompes. »

Je n'élevais pas la voix, même si j'étais énervée. Je n'avais jamais élevée la voix, même dans les cas les plus extrêmes. Certains affirmaient que c'est ce qui me rendais encore plus terrifiante, mais bien sûr, ils ne sont plus là pour le dire.

«  J'ai des années d'expériences derrière, tu sais ? Et toi, tu as quoi ? Rien. A part ces petites griffes. D'ailleurs, sais tu vraiment t'en servir, où elle ne sont juste là qu'en décoration ? » 


D'un geste brusque, j'enlevais le sang sur mon nez, et relevais la tête. Je sortis alors ma dague de ma ceinture, et la lançais dans le genou droit de mon ancien ami. Œil pour œil, dent pour dent, comme dit le proverbe. J'en profitais pour m'approcher un peu plus.

« Parce que, franchement, quelle idée de croire que tu peux t'en sortir vivant ? »

Et j'enfonçais ma deuxième dague dans son estomac.

 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Lun 25 Mai - 20:56

Libérer la bête.
Andrew & Barbara

Je me redressais en grognant, sentant le loup prendre de plus en plus de pouvoir, l’humain se laissait dominer alors que je sentais la rage brûler en moi. L’animal voulait se venger de ces chasseurs qui tuaient notre espèce sans respecter leurs lois. Les innocents avaient pourtant le droit de vivre mais Barbara ne semblait pas d’accord avec ce principe, je ne pouvais donc plus rien faire pour elle. Selon elle, j’aurais dû me taire mais ce n’était pas de l’avis de la bête qui gronda de mécontentement. Je l’avais énervé ? Eh bah tiens, il ne manquait plus que ça. Déjà qu’elle faisait peur quand elle était calme, je m’attendais au pire.

Oui je pensais être malin, il y avait un problème avec ça ? Non je ne pensais pas pouvoir la battre, je savais que j’allais me prendre la raclée de ma vie mais je ne pouvais pas rester là sans bouger, c’était plus fort que moi, je me devais d’agir. Bien sûr que non ! Je ne pouvais pas la maîtriser mais j’espérais gagner du temps pour trouver un échappatoire. Oui je me trompais et alors ? La Nature humaine existait bien ! Elle restait d’apparence calme et je fis signe à mon loup de se calmer, de ne pas foncer tête baissée dans son piège. Je ne lui laisserai pas cette chance. Je marchai doucement de côté, la jaugeant, attendant une riposte de sa part. Elle se remit à parler, faisant grogner la bête qui en avait plus qu’assez d’écouter. Il fut offensé quand elle osa critiquer l’usage de ses griffes mais elle n’avait pas tort, je n’étais pas très doué avec.

Je sentis une vive douleur au genou, me faisant tomber. Je grognai de rage, levant un regard brûlant de rage dans sa direction alors que je retirai l’arme de ma chair, le balançant le plus loin possible de moi. Elle allait me le payer. Elle s’approcha et je m’empressai de me redresser, ne prêtant pas attention au sang qui coulait bien trop abondamment sur mon mollet. Je montrai les crocs. Non je ne m’en sortirai pas vivant mais je n’allais pas mourir comme un lâche, j’en faisais la promesse. J’eus un hoquet de surprise, sentant la lame froide de son poignard s’enfoncer dans mon ventre. Je fermai les yeux quelques secondes avant de les rouvrir en rugissant, l’envoyant valser contre un arbre. Je retirai le poignard de mon corps et l’empoignai furieusement. Je ne lui laissai pas le temps de se relever, l’empoignant par le col de son t-shirt, la planquant contre le tronc d’un vieux chêne. Je lui mis son arme sous le nez.

« Ca ? Une piqûre de moustique ! » dis-je en lançant le poignard plus loin « Je vais te montrer ce qu’est la réelle douleur. »

Je pris une grande inspiration, griffant sa joue avant de la lâcher, lui balançant mon pied en pleine mâchoire.

« Maintenant, tu vas perdre cet air prétentieux et tu vas admettre que je ne suis pas une souris que tu attrapes facilement. »

Je la foudroyai du regard, regardant ma plaie se refermer doucement. Elle allait me le payer.

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Lun 1 Juin - 18:02

Promenons-nous dans les bois.
Andrew & Barbara




Je sentis mes os percuter une matière dur. Le contact fut douloureux. Très douloureux. J'étais habituée à la douleur. Les griffures, les saignements, être envoyée contre des objets durs, je gérais, généralement. Mais habituée ne voulait pas dire insensible. C'était plus comme une douleur sourde, mais elle restait tout de même présente, bien présente. Être éjectée par un loup contre un arbre n'était jamais une partie de plaisir, et je sentis une violente douleur tout du long de mon échine. Je grognais, et secouais la tête. Je m'appuyais contre le sol, tentant de me relever doucement pour ne pas me faire encore plus de mal.

Je fermais les yeux quelques instants, tentant de calmer la douleur et ne pas la montrer. Mes pupilles s'ouvrirent soudainement alors que je sentais à nouveau la même surface contre mon dos, et mes pieds quitter le sol. Je croisais son regard. Gris contre bleu.Je n'essayais pas de me dégager pour autant. Je ne tiqua même pas lorsque je vis ma propre arme retournée contre moi. J'avais appris à ne rien laisser paraître. Mais avant, j'avais appris à ne rien ressentir, à part de la colère. Une fois les émotions effacées, plus rien ne pouvait apparaître sur le visage.

« Ca ? Une piqûre de moustique ! » il se venta et je claquais de la langue mentalement. « Je vais te montrer ce qu’est la réelle douleur. »

Il pensait réellement me faire peur ? Andrew Carter, me faire peur. Je me retins de ne pas lui éclater de rire au nez, et un mince sourire sadique apparut sur mon visage. Je le vis se concentrer, et sentis une griffure sur ma joue, mais rien de plus. Son pied heurta ma mâchoire avec violence, et je sentis le goût métallique du sang s’infiltrer dans ma bouche. Ce goût si particulier, tellement familier désormais. Au fil des ans, on n'y fait plus attention, à cette sensation poisseuse sur le corps. Elle devient une part de nous même, qu'on le veuille ou non, et on ne peut pas évoluer sans ne pas en connaître toutes les saveurs.

« Maintenant, tu vas perdre cet air prétentieux et tu vas admettre que je ne suis pas une souris que tu attrapes facilement. »

Cette fois, je ne pus me retenir devant son air si sérieux. Il pensait réellement pouvoir me battre, ou même me voir faiblir devant lui, me voir plier. Il pensait vraiment que moi, qui avait combattus des Alphas, allais trembloter devant lui ? J'éclatais de rire. De ce rire si particulier. De ce rire qui glacerait le sang de n'importe qui. Quand on m'entendais rire, de ce rire, on me traitais généralement de folle. Mais les rares qui l'avait entendu n'étaient plus là pour en parler, déjà enterrés six pieds sous terre depuis longtemps.

« Tu y crois vraiment, n'est-ce pas ? » Je marmonnais en me levant en vitesse pour revenir en position égale. « Que toi et moi, nous sommes égaux dans cette bataille. Écoute moi bien, petit. »

Je m'avançais doucement, tel un serpent.

« Tu es un loup depuis combien de temps ? Un, deux, trois ans grand maximum ? »

Brusquement, je sortis mon pistolet, et le pointais contre son estomac, et tirais automatiquement. Un peu de sang gicla sur mon visage, mais je m'en fichais ; cela montrait que je l'avais touché, et c'est ce qui importait.

« Je fais ça depuis près de huit ans, Andrew. Je n'ai peut être pas tous tes dons, mais j'ai l'expérience. Je sais ce que je fais, pourquoi je le fais, et comment je dois le faire. »

Je m'énervais. La colère bouillonnait en moi, en ébullition, menaçant d'exploser à tout moment. A nouveau, je sortis un couteau de ma botte, le lançant dans sa jambe droite.

« Tu n'as pas reçu d'entraînement Andrew, et ça se voit et tu vas le coûter très cher. Tu n'as aucune cicatrice pour prouver que tu t'es battu, aucune marque qui prouve que tu n'est pas un lâche, alors ne viens pas faire le malin. Je. N'ai. Pas. Peur. De. Toi. Ni de tes amis, ni de qui que ce soit. »

D'un geste rapide, je lui envoyais  mon poing dans la jugulaire. Il n'y avait pas à dire, cela me soulageait. Toute ma colère ressortait tout d'un coup. Je pouvais à nouveau respirer normalement sans cette sensation dans la poitrine qui m’étouffais. Tout ressortais, et si son loup ressortais, la chasseuse en moi se déchaînait, et elle était avide de sang, de cris désespérés, de beuglements.


 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Lun 1 Juin - 23:18


Echec.
With Barbara Walker.

Son rire me fit froid dans le dos et je ne pus m’empêcher de faire un pas en arrière, sur mes gardes. Je ne connaissais pas cette personne, ce n’était pas Barbara et même ça, le loup s’en rendait compte. Je grondai de mécontentement, ne voulant pas avouer ma peut à son égard. L’égo de mâle ne changerait jamais. Je me courbai légèrement en avant, tel un prédateur prêt à fondre sur sa proie mais la comparaison était un peu bancale en vue de la situation. Elle se releva et tous mes sens m’indiquèrent le danger. Mais il était trop tard pour fuir, je n’avais plus qu’à affronter la mort de la façon la plus brave que je pouvais. Je savais que rien n’était égal, qu’elle avait largement l’avantage sur un loup aussi ridicule que moi.

A chaque pas qu’elle faisait, je reculais, ne voulant pas me retrouver trop proche de ses armes. Oui je n’étais que loup depuis deux ans et je n’avais reçu aucune aide pour contrôler ce que j’étais devenu. Mes yeux dorés la scrutaient, je n’allais pas lui rendre la tâche trop facile, je comptais bien mourir en lui laissant des séquelles. Il n’y avait plus d’amitié, tout cela était oublié, je n’étais qu’une proie à ses yeux, un monstre qu’elle devait éliminer de toute urgence.

« Deux ans, comme quoi tu ne te souviens pas de cette violente dispute. Tu sais celle où j’ai été assez stupide pour te faire confiance, quand je pensais que nous étions de réels amis. » grognai-je

Elle finit par arriver à ma hauteur et je sentis le canon glacé de son arme contre mon abdomen. Je déglutis difficilement, attendant qu’elle se décide à tirer. J’hurlai de douleur quand la balle pénétra la chaire, me faisant vaciller, les mains crispées sur le ventre, les yeux pleins de larmes. Mon loup était fou de colère mais je ne voulais pas le laisser agir maintenant, ça serait peine perdue. Je devais lui sauter dessus au moment où elle s’y attendrait le moins. Je tentai de garder mes esprits, malgré le sang qui s’échappait de ma blessure, j’avais une horrible migraine et mes oreilles bourdonnaient. Une chasseuse depuis huit ans, comment avais-je pu être aussi aveugle ? L’expérience, voilà ce qu’il me manquait mais je n’aurais jamais le temps de l’acquérir. Elle dégaina un couteau et je n’eus pas le temps d’esquiver qu’il se planta dans mon genou. Nouveau cri de douleur alors que je m’écroulais au sol, les larmes coulant désormais sur mes joues alors que je portai mes mains poissées de mon propre sang sur le manche de son arme que je retirai d’un coup. Je fermai les yeux, presque assommé par la douleur qui tiraillait mon corps. Je n’écoutai plus désormais, je n’avais plus aucune idée de ce qu’elle pouvait dire.

Un coup m’atteignit et je m’effondrai au sol en gémissant, me roulant avec difficulté sur le dos, mes yeux vacillant du doré au bleu. Je respirai de façon saccadée. Je devais agir avant qu’elle ne me porte le coup de grâce.

« Tu sais, j’ai toujours cru que je vivrais vieux mais c’était avant de te connaître. Avoue ça va te faire du bien de tuer un pauvre Carter comme moi. Tu vas pouvoir le crier sur les toits mais… » toussai-je

Je la saisis par la cheville dans l’énergie du désespoir, la faisant chuter. J’autorisai le loup à revenir à la charge, bondissant sur elle, sortant les crocs pour les enfoncer dans son épaule, la mordant furieusement, sentant son sang emplir ma bouche.

« Je te laisse un cadeau d’adieu. »



© EKKINOX




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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Mer 3 Juin - 13:59

Promenons-nous dans les bois.
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Je le vit reculer, et mon sourire s’agrandit de plus belle, dents blanches se découvrant peu à peu. Il avait peur. J'en étais sûre et certaine. Voir un loup, cette bête féroce d'ordinaire si forte, presque invincible, devenir peureux face à moi, était tellement jouissif. Mais qui n'aurait pas peur en faisant face à sa mort ? Personne.

« Deux ans, comme quoi tu ne te souviens pas de cette violente dispute. Tu sais celle où j’ai été assez stupide pour te faire confiance, quand je pensais que nous étions de réels amis. » Il grogna.

« Oh je m'en rappelle Andrew, vraiment. » J'approuvais d'une voix douce et froide comme le tranchant d'un couteau. « Je m'en rappelle très bien. Tu as été tellement stupide. Stupide de me le dire. Ne comprend tu pas que même face à tes plus proches amis, tu ne peut rien dire ?

Je me rappelais vraiment de ce fameux jour, il croyait quoi ? J'avais beau avoir quelque fois des problèmes de mémoire, il y avait bien des choses que je ne pouvais absolument pas oublier. Comme savoir que l'un de ses meilleurs amis fait partit de tes pires ennemis.

Au début, j'avais rejeté l'idée de m'attaquer à Andrew. J'étais jeune, naïve, et mon entraînement n'était pas tout à fait terminé lorsqu'il me l'avait avoué. Je ne comprenais pas tout encore, et j'avais espéré qu'il était différent, qu'il rejetterait son loup intérieur et redeviendrait le Andrew d'avant. Je m'étais bien fourvoyée, et mon père m'avait remis les idées en place. Un loup ne pouvait enfouir sa véritable nature, et Andrew était aussi dangereux que n'importe quel autre membre de son espèce. Et mon attachement à lui le rendait encore plus menaçant.

Alors j'avais tout vidé. Tout oublié. Forcée à oublier. Oublier toute les émotions, l'amitié envolée. Et ne prendre en compte que l'essentiel. C'était un loup. Un loup comme les autres. Un loup à abattre. Je n'y avais pas cru, il y a deux ans. Mais au fil des mois, j'avais compris que peu importait qui était l'ennemi, ils étaient tous pareils, et Andrew ne différait pas. Un loup à abattre.

« Tu sais, j’ai toujours cru que je vivrais vieux mais c’était avant de te connaître. Avoue ça va te faire du bien de tuer un pauvre Carter comme moi. Tu vas pouvoir le crier sur les toits mais… »

Je sentis alors une douleur violente à mon épaule. Il venait de me mordre. Je grognais, et je sentis un long filet d'hémoglobine couler le long de ma clavicule. Je fermais les yeux quelques secondes, calmant la douleur comme on me l'avait appris. Il pensait m'offrir un cadeau d'adieu ? Ce n'était rien par rapport à ce que je lui réservait.

Je savais que dans cette position, j'aurais du mal à m'échapper de sa prise. Et je ne voulais pas user toutes mes forces pour un seul mouvement. Je savais ce qu'il me restait à faire. Je glissais ma main à ma ceinture, et en attrapais mon AMT Automag V. Je bougeais mon bras, et oubliais la douleur à mon épaule.

Je plaçais le canon froid contre la clavicule chaude d'Andrew dans un mouvement lent et menaçant.

« Tout ce que tu m'inflige c'est une cicatrice de plus. » Je murmurais doucement. « Et franchement, c'est bien le cadet de mes soucis. Et la douleur ? Il suffit de l'éteindre, de l'oublier et on ne ressent plus rien. Mais, toi...tu risque de souffrir beaucoup plus que moi et bien plus longtemps. »

Et je tirais. Je n'utilisais pas souvent ce pistolet. C'était un peu une arme de secours. Dans ses balles se trouvait une petite aide. Une petite aide que je n'aimais pas vraiment recevoir, ce n'était pas assez gratifiant de savoir qu'on l'avait utilisé, pour moi.

De l’aconit.


 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Mer 3 Juin - 18:23


Mise à mort.
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J’eus le droit à un grognement de sa part et j’enfonçai plus profondément mes crocs dans sa chaire, le sang avait un goût de rouille fort désagréable et je manquai de m’étouffer avec. Le loup était furieux et je le laissai faire son boulot, cachant mon humanité trop sensible. Je n’avais plus d’espoir à me faire au sujet de la chasseuse, j’allais mourir dans les minutes qui allaient suivre, autant oublier ma bonne âme et devenir ce monstre qu’elle pensait affronter. Ça me faisait mal de devoir faire ça mais j’y étais obligé, je ne m’autoriserai pas à mourir en faible, je devais me battre jusqu’à mon dernier souffle. Je la sentis bouger sous moi et je ne fus pas assez rapide pour comprendre de quoi il s’agissait. Une simple sensation de brûlure là où le canon s’était posé. Je me figeai, retirant mes crocs de son épaule, la regardant, le menton couvert de sang, le regard fou.

Elle me murmura que j’allais subir bien plus que ce que je lui faisais subir. Je sentis mon cœur se stopper d’un coup alors que la peur me nouait de nouveau le ventre. L’humain reprenait le dessus à l’écoute de sa voix. Eteindre la douleur, je n’en étais pas capable. C’était devenir une machine, oublier les sentiments. Je ne pouvais m’y résoudre.

J’hurlai à m’en arracher les cordes vocales quand je sentis le poison de l’aconit pénétrer dans mes veines, filant à vive allure dans mon organisme. Je me tordis de douleur, portant une main à mon cou, tandis que mon corps vacillait entre humain et loup. Un grondement sourd s’échappa de ma gorge se terminant en hurlement humain. C’était la première fois que je subissais le poison de cette plante et je pensais ne jamais y survivre. Je rejetai la tête en arrière, me mettant à genoux, les larmes perlant sur mes joues. Je levai un regard plein de larmes vers elle, mâchoire serrée.

« Vas-y. Tue-moi, je ne veux plus me battre. Je pensais pouvoir laisser le loup gagner mais je suis bien trop humain pour ça. Vas-y qu’on en finisse, j’arrive pas à rejeter la douleur. Je préfère que ça soit rapide. »

Je baissai la tête, fixant le sol, le corps tremblant de douleur mais je me mordais la lèvre pour ne pas crier, je me devais de rester brave. J’avais peut-être abandonné mais je resterai brave tout de même. Je joignis les mains devant moi, fermant les yeux, pensant rapidement à ce que je n’avais pas pu faire de ma vie. Je revoyais ce loup qui avait bondi sur moi lors de cette soirée camping ; de cette morsure qui m’avait ouvert de nombreuses portes mais pas les bonnes ; du visage stupéfait et furieux de Barbara et celui de la chasseuse que j’avais en face de moi. L’aconit faisait trembler mes bras et j’avais les yeux qui piquaient.

« Allez Barbara Walker, fais ton boulot. »

Alors que je m'apprêtais à mourir, il fallait bien le dire, je sentis comme une étrange force venir du plus profond de mon être. Le loup. Il ne voulait pas que je le fasse taire, il voulait se rebeller une nouvelle fois. L'animal ne voulait pas mourir, son instinct de survie était bien trop important pour qu'il laisse l'humain gagner. Pourquoi ne pouvait-il donc pas me foutre la paix? C'était à cause de lui que j'étais là maintenant. Je crus réussir à lutter contre lui quand soudain j'entendis un grondement sourd franchir ma gorge. J'avais perdu. Je me relevai brusquement, ignorant l'aconit qui pourrissait mon corps. Je foudroyai la chasseuse du regard.

"On se retrouvera, crois-moi et cette fois, je serai prêt."

Et sur ces derniers mots, j'eus la chance de trouver un échappatoire, courant comme un fou à travers les bois, ne voulant plus mourir -enfin le loup, l'humain ce n'était pas sûr- tout de suite. Je pouvais entendre des voix non loin, je devais m'en rapprocher le plus vite. 

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Barbara Walker

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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les Bois ft. Barbara Walker.   Sam 20 Juin - 10:54

Promenons-nous dans les bois.
Andrew & Barbara




Je pouvais le voir à sa réaction. Il n'avait pas l'habitude de l'aconit. Pas du tout même. Ses hurlements retentirent dans mes oreilles comme une délicate symphonie, arrivant à mes tympans avec la même sensation qu'une musique, et un léger sourire apparut sur mes lèvres. Il se tortillait de douleur, vacillait entre deux états. Non. Andrew Carter n'avait pas l'habitude de l'aconit. Peut-être n'avait-il d'ailleurs jamais ressentit ses effets. C'est c'était vraie, quoi de mieux qu'une ancienne amie pour inaugurer cette sensation ? Andrew se releva. Il pleurais, et je ne me démunis pas de mon sourire. Au contraire. Ses larmes et hurlements étaient comme le payement de ce que toute son espèce avait fait subir aux humains.

« Vas-y. Tue-moi, je ne veux plus me battre. Je pensais pouvoir laisser le loup gagner mais je suis bien trop humain pour ça. Vas-y qu’on en finisse, j’arrive pas à rejeter la douleur. Je préfère que ça soit rapide. »

« Ce n'est pas drôle si tu ne te bas pas Andrew. », je soupirais, gardant mon arme en main, prête à tirer une nouvelle fois à tout moment. « Quel genre de loup es-tu, si tu ne peux même pas supporter la douleur de l'aconit ? Dis-moi. »

Ah. C'était donc ça ? Il préférait mourir, rapidement, ne plus ressentir de douleur, plutôt que de vivre avec ? Il était stupide. Stupide, stupide, stupide, stupide. Stupide ! Combien de personne vivait avec une douleur intense, insupportable, mais qui n'avait d'autre choix que de vivre avec ? Combien ? Et lui, il voulait tout simplement se laisser tuer aussi facilement. Cette simple me pensée me mis encore plus en rogne. Comment osait-il. Je ferais en sorte que sa mort soit lente, douloureuse, et qu'il me supplie de le laisser en vie !

« Allez Barbara Walker, fais ton boulot. »
« Tu es un lâche, Andrew Carter. », je murmurais dans un grognement. « Un lâche, tu m'entends ? Un lâche ! Tout simplement. »

Je savais une chose, pourtant. Si son côté humain voulait en finir, le loup en lui voulait absolument survivre. C'était ainsi. Le loup voulait toujours survivre. Se battre, et encore et toujours se battre, même au détriment de l'humain.

Un grognement inhumain sortit alors de sa gorge, et je savais ce que cela voulait dire. Le loup voulait prendre le contrôle, s'échapper, fuir, sauver sa peau. Je le vis se relever rapidement, si rapidement que je n'eu même pas le temps de réagir.

 « On se retrouvera, crois-moi et cette fois, je serai prêt. »

Et il était déjà partit. Comme ça, dans un souffle. Je m'étais faîtes avoir comme une bleue ! Je grognais, ravalant mon amertume. C'était de ma faute si je l'avais laissé partir. Mon hésitation du début n'avais pas lieu d'être. J'aurais dut le tuer dès notre rencontre, ça aurait été plus simple.

Qui était le plus stupide, dans l'histoire ?


 
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