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 Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens

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MessageSujet: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Lun 27 Avr - 17:00



L'air saturé d'embruns venus du Pacifique résonnait du crissement de la pierre contre la lame, résonnant contre les arbres et répété à l'infini. Nul autre bruit que celui du vent venait déranger l'homme agenouillé au bord de la falaise. Machinalement il passait une étrange pierre à aiguiser contre son arme, présentant déjà une lame si coupante que le simple de se frotter à elle menait à une estafilade. Vêtu d'une longue tunique d'un bleu roi, il restait impassible malgré la brise qui venait caressait son visage, ses yeux fermés. Près d'une heure avait passée depuis qu'il s'était installé à cet endroit, méditant à la quête qui les attendait. Un bruissement se fit entendre derrière lui et les fenêtres de son âme s'ouvrirent. Son regard vif resta cependant dur et nullement surpris.

Se levant lentement il fit face à l'homme qui était apparu à la lisière des bois environnants. La haine déformait son visage tandis que ses poings se serraient et se desserraient fébrilement. Son souffle rauque parvenait aux oreilles du guerrier calme et impassible. Nul muscle se banda, prêt à recevoir l'assaut qui ne tarderait pas et nul mot ne passa ses lèvres, observant pacifiquement l'homme. Les vêtements déchirés de ce dernier laissaient entrevoir de profondes coupures et autres blessures qui se refermaient d'elle même, comme enchantées. Ses yeux rougeoyèrent tandis que des crocs apparaissaient, débordant de sa bouche. Son visage se couvrit de poils et ses oreilles s'allongèrent. Sans pour autant déranger l'homme qui ne broncha pas si ce n'est en rangeant à sa ceinture sa pierre à aiguiser, attendant en paix la confrontation.

"Morts, tous morts. Assassins... Des monstres. Vous êtes des monstres ! Chien de Japonais ! Les miens... Disparus..."

L'homme semblait avoir sombré dans la folie et ces insultes n'eurent aucun effet à son adversaire qui arborait en effet un faciès nippon. Les larmes coulèrent sur ses joues, se perdant dans sa pilosité, et un grondement féroce remonta le long de sa gorge. Emporté par le chagrin qui le rongeait il se jeta vers l'homme qui fit simplement un pas de côté, frappant d'un coup sec et si vif que le loup garou ne vit pas la lame qui tranchait proprement sa main. Les griffes cliquetèrent lorsque celle ci roula au sol. Poussant un hurlement strident il tenta de l'égorger d'un revers mais son bras reposa au sol et séparé du sol. Le mutilé tomba à genoux, son adversaire derrière lui et regarda longuement la ville qui s'étendait à leurs pieds....

"Nous n'étions pas seuls. Nous sommes des milliers et nous atteindrons cette cité quoiqu'il nous en coûte ! Vous vous êtes maudits vous même en nous tuant !
- Parles donc Yokaï. Tu as rejeté l'enseignement des Dieux en acceptant de devenir un tel monstre. Tu es impur et sans honneur. Tu mérites la mort ainsi que tout les tiens..."

Impassible, il brandit son katana une dernière fois décapitant proprement le loup dont le corps s'écroula sans vie.

"Tu as joué avec lui Lujan. Ce n'est pas honorable."

Le Daymo se retourna calmement, stoïque. Dix guerriers vêtus de dō ou dou lui faisaient face, leur visage caché derrière leurs mempo, entièrement noirs. Celui qui avait prononcé ces paroles était légèrement plus avancé, sa main droite posée sur la garde de son katana. Lorsque Lujan le regarda froidement il inclina la tête et s'agenouilla, montrant son respect envers son chef. Le guerrier essuya sa lame contre le sweat de sa victime et la rangea dans son saya qui gisait près de lui. Ecartant les bras il attendit que deux des siens s'approchent, portant des éléments de son armure. Lorsqu'enfin il fut vêtu il s'avança vers les siens, suivi de l'homme qui avait pris la parole.

"Ces créatures ne méritent aucun clémence ou preuve d'honneur. Ce soir nous allons purifier cette forêt qui n'a été que trop longtemps rongée par la pourriture des Yokaï. Tuez les tous mes fères car Amaterasu reconnaîtra les siens."

Bouclant son casque il sut que la nuit allait être longue et sanglante. Pour la gloire de ses ancêtres et d'Amaterasu.

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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Mar 19 Mai - 11:38




Des bourreaux qui se prennent pour des sains


Ruby m’avait averti du passage d’une meute itinérante. Elle m’avait demandé de garder un œil ouvert sur ces loups de passage. L’alpha lui avait paru un peu arrogant, pas de quoi fouetter un chat, mais les egos surdéveloppés sont souvent à l’origine d’étincelles qui finissent par créer un incendie. Le risque de débordement était d’autant plus exacerbé par la présence subite d’étranges chasseurs. J’avais haussé un sourcil quand Ruby m’avait dit qu’ils se battaient aux sabres. A ma question, elle ne put me dire s’il s’agissait du guerrier croisé lors de la lune rousse de l’an passé. J’avais soupiré. Il ne manquerait plus que ce fanatique…

Dans le doute et aussi que contrairement à la dernière fois où j’avais croisé Lujan des Acoma, je n’étais plus immortelle. Un simple détail, grosse conséquence, pourtant je ne me défilai pas de ma tâche. C’est donc avec mes deux sabres dans le dos, Masamune et de Muramasa, que je filais en direction de la forêt sur ma moto.

Je bifurquais vers l’ancienne distillerie où je laissais ma monture mécanique et m’enfonçais dans la forêt. La meute avait installé un campement un peu plus loin, à l’abri des regards des promeneurs et hors des sentiers battus.

Le vent m’apporta un sinistre message : L’odeur du sang. Plus j’approchais, plus l’ambiance et les réminiscences de ce qui s’était passé me parvinrent. Sans vraiment « voir », je sentais les relents de colère, de douleur et de peur. Un silence morbide régnait dans le campement de fortune. Un corbeau faisait un macabre festin. Les corps des loups étaient mutilés, coupés, entaillés. Ceux qui avaient fait ça, ne leur prêtait aucune humanité, laissant les dépouilles dans des positions grotesque. Un chasseur a plus de respect pour la biche qu’il abat que ces hommes qui se disent guerriers. Des bouchers de la pire espèce qui tue aveuglément persuadés d’avoir la vérité absolue. Des fanatiques… Des gens impossible à raisonner, car ils refusent en bloc toute remise en cause et refuse de voir les nuances de couleur dont est faite la vie.

Je parcours ce qui n’est pas un champ de bataille mais bel et bien un abattoir. Les positions montrent clairement que les loups ont été surpris, infériorité numérique ils n’avaient aucune chance, comme ce gamin qui doit avoir même pas douze ans. Je ferme les paupières de cet enfant qui regardait le ciel, les traits figés dans la peur. Condamné et exécuté avant même d’être coupable de quoi que ce soit. Je grogne mon mécontentement, ma peine et ma rage. J’envoie un SMS à Parrish et Ruby pour les prévenir du charnier où ces cinglés n’ont même pas pris la peine d’enterrer les corps. Ils mériteraient la peine similaire, les faire mourir et laisser leur cadavre pourrir dans un caniveau.

Je n’ai pas trouvé l’alpha dans les cadavres, je traque donc sa piste et m’enfonce plus encore dans la forêt. Celle-ci est infestée des types qui se disent sages… pathétique d’être aussi obtus.

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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Mer 20 Mai - 14:47


Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens







Un cri dans la nuit. Tout son corps se tendit à l'extrême et ses doigts, crispés dans le même mouvement involontaire, faillirent briser le verre qu'il tenait. Charlie redressa brusquement la tête, surveillant la salle autour de lui.

Tout était tranquille, les quelques clients présents continuaient leurs conversations comme si de rien n'était. Derrière son comptoir, le barman finissait de remplir un verre sans lui adresser un regard. Bon sang, étaient-ils tous sourds ?

C'est à ce moment qu'il comprit. Il n'y avait pas vraiment eu de cri. Seuls ses sens s'étaient mis à hurler, tous en même temps, paralysant un instant son cerveau pour mettre un coup de fouet au reste de son corps. Oh bien sûr, il avait déjà ressenti ce type de sensations auparavant, il avait fini par se faire à ces signaux d’alarme qu’il recevait parfois et auxquels il répondait instinctivement. Mais cette fois, l’urgence n’avait rien à voir avec ce qu’il avait déjà connu. Son ampleur était différente. Ce n’était pas un renard piégé par un chasseur, ou une partie de la forêt malmenée par une entreprise sans scrupule. C’était un massacre en règle, sur SON territoire. Quelqu’un, quelque part, faisait couler le sang du monde sauvage. Le jeune homme se releva avec brusquerie et abandonna son verre à demi-plein, sans prêter attention aux protestations du barman qu’il n’avait pas payé. Il ne savait pas où, qui ou pourquoi mais ça n’avait aucune importance, toutes les autres cellules de son corps savaient pour lui.

Quelques minutes à peine lui furent nécessaires pour rejoindre la forêt et il abandonna sa moto sans prendre garde à celle qui était déjà garée là. Le garou n’avait jamais été homme à beaucoup réfléchir ou à faire des connexions et c’était d’autant plus vrai lorsqu’il était dans cet état. Ce qu’il remarqua en revanche, ou plutôt ce qu’il nota sans même y penser, c’était le silence anormal qui régnait autour de lui. Et l’odeur, entêtante, qui envahissait ses narines, ne faisant que confirmer le sinistre présage qui l’avait attiré ici. Lorsque l’ours déboucha sur la clairière du carnage, un grognement sourd lui échappa. Pour eux, il n'y avait plus rien à faire. Ses yeux, de plus en plus sombres, balayèrent la scène de gauche à droite, puis de droite à gauche. Là où, quelques minutes plus tôt, la druide avait analysé le massacre, aucune pensée ne lui venait. Rien d’autre qu’un instinct primal furieux.

Le garou se détourna des corps et s’enfonça à nouveau sous le couvert des arbres. Seul son odorat le guidait à présent. Il y avait l’odeur du sang, certes, qui le remplissait de rage, mais il y avait aussi celle des hommes, du métal et de la mort que ce dernier semait sur son passage. La piste était fraiche. Cependant, une fragrance indéfinissable, comme un parfum floral sur lequel il n'aurait su mettre un nom, traînait dans l’air, perturbant sa chasse. Et lui qui ne prévoyait jamais rien se trouvait soudainement embarrassé de cette information supplémentaire dont il ne savait que faire. Quelqu’un d’autre errait ici, ce soir, au milieu du massacre ? Un bruit le détourna soudain de cette ébauche de pensée construite et l'ours se plaqua contre un tronc, ramassé et à l'affût. Un homme vêtu d'ombre rodait, à plusieurs dizaines de mètres, armé d'une lame longue et fine. L'autre, l'intrus, ne l'avait pas encore repéré. Lentement, le bras de Charlie s'épaississait, se couvrant d'un poil épais. Ses doigts, plantés dans la terre et l'humus, virent leur prise se raffermir alors que des griffes longues et effilés remplacées ses ongles courts et sales. Son regard s’obscurcit plus encore. Cet homme pensait être le chasseur ce soir ? Pour les morts, et pour les survivants qu'il espérait encore pouvoir protéger, il lui prouverait le contraire.

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Barbara Walker

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Dim 24 Mai - 17:46

Une soirée qui s'annonce mouvementée.

Les yeux grands ouverts,je fixais le plafond de ma chambre d'un air absent. Il me semblait que désormais, je le connaissais par cœur. De la moindre décoloration à la plus petite des fissures, je pouvais tout me rappeler. Je poussais un long soupire. Distraitement, je tapotais la couverture, et regardais l'heure une nouvelle fois, avant de soupirer à nouveau. Je fermais les yeux, et les ré-ouvraient aussitôt. Impossible pour moi de me calmer et dormir calmement. Je regardais une nouvelle fois l'heure. Une seule minute était passées alors qu'il m'avait semblé qu'il s'en était passé bien plus.

Un nouveau soupire. Je m'ennuyais. Je voulais sortir. Mon père m'avait parlé le soir-même d'une meute de loup. Une nouvelle. Il avait eu l'air inquiet, et m'avais ordonné de rester à la maison, que d'autres chasseurs, dont il ne m'avait donné aucune indice, allaient s'en occuper et que se n'était pas nos affaires. Il n'y était pas allé, lui non plus, et s'était endormis profondément et sereinement il y a quelques heures. Mais je n'étais pas comme lui. Je ne pouvais pas m'endormir en sachant que j'étais inutile, que d'autres personnes se battaient, et que je n'aidais pas. Et par dessus tout, je ne pouvais pas rester tranquille en sachant qu'une meute de loups-garous se promenait. Peut-être avait-il trop bien fait son boulot, en m'apprenant tout ce qu'il savait.

Je dégageais les couvertures, et m'habillais en vitesse. Je savais ce que j'avais à faire, et je ne reculerai pas. Sur la pointe des pieds, j'attrapai tout mon attirail, vérifiant deux fois que toutes mes armes étaient sur moi, à des endroits bien stratégiques et facile d'accès. Je pris mes clés et mon casque de sur mon bureau, et ouvrais doucement la fenêtre. Mon père avait le sommeil léger, alors mieux valait faire le moins de bruit possible pour ne pas me faire attraper et interdire de chasse jusqu'à mes trente ans. Ce n'était pas la première fois que je sautais de ma fenêtre. J'y étais habituée, et retombai avec trop peu de grâce à terre. Je montais en vitesse sur ma moto, et filai vers la forêt.

Le trajet fut court, et je m'arrêtai paisiblement à l'entrée de la forêt, notant mentalement l'endroit où je déposais ma moto. Je remarquai aussitôt qu'il n'y avait pas un bruit. Un silence pesant s'était abattu, et je me demandais si les autres chasseurs avaient déjà terminés le travail. Je continuais à avancer tout de même dans le noir. Je connaissais par cœur cette forêt, j'en connaissais tous les recoins et les secrets.

J'avançais depuis plusieurs minutes déjà. Combien ? Cinq ? Dix ? Dans cet état là, je perdais la notion du temps, quand je faillis trébucher sur quelque chose d'assez dur. Une roche ? Je baissais les yeux, et une grimace de dégoût s'aventura sur mes lèvres. Ce n'était pas une pierre, mais un corps. Un corps encore chaud, sanguinolent. Apparemment, les autres chasseurs étaient déjà passé par là. Je regardais autour de moi sans plus d'expression. Des corps et encore des corps. Ils n'y étaient pas allé de main morte, ceux là. Et laisser les corps à l'air libre, comme si de rien n'était ? Je masquais un roulement des yeux. Ils n'étaient pas discrets, et allaient se faire découvrir un jour ou l'autre.

Je poussais un nouveau long soupire. J'étais arrivé après la fête. Ou peut-être en restait-il un ou deux, cachés quelque part dans la forêt ? Je n'avais qu'à espérer. Je n'avais pas pris tous ces risques pour venir ici pour ne pas m'amuser un peu, moi aussi...

« Now this is the Law of the Jungle - as old and as true as the sky; and the Wolf that shall keep it may prosper, but the Wolf that shall break it must die. » ► KIPLING
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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Mer 3 Juin - 19:32



Peu à peu le silence qui s'était appesanti sur la forêt s'amenuisa. Ici un lapin jaillit de son terrier à la recherche d'un repas pour lui et sa famille. Là un oisillon brisa la coquille qui l'avait vu naître sous le regard émerveillé de sa mère, tirée de son sommeil. La nature reprenait ses droits comme elle le faisait depuis des millénaires. La voix de Tsukuyomi parlait à travers les milles et un bruits qui traversaient les frondaisons des arbres. Pendant un instant tous les fiers guerriers d'Amaterasu s'arrêtèrent et adressèrent une courte mais pieuse prière à leur déesse, savourant le renouveau des âmes. Leur perte était tragique car malgré la malédiction qui les avait frappé ils restaient au fond d'eux même humains. Cependant Izanagi et Izanami avaient été trompé et lors de la création avaient échoué à créer la perfection humain.

C'était le rôle de Lujan des Acoma et des guerriers de son clan de réparer cette divine punition. Il aurait été insultant et blasphématoire de considérer cela comme une erreur. Le guerrier grisonnant s'aventura dans les arbres, accompagnés de deux des siens tandis que vingt autres retournaient sur les lieux du massacre pour nettoyer leurs traces. Et honorer la mort des braves tombaient faces aux Yokaï qui méritaient - malgré leurs âmes putréfiées - une sépulture décente. Le Daymo avançait lentement, son visage restant paisible malgré l'odeur du sang et de la mort qui imprégnait déjà les lieux. Tel est le cercle de la vie et la mort de ses braves leur permettraient d'atteindre une meilleure existe sur la Roue du Destin. Le massacre des créatures impies laissait de marbre Lujan qui ne s'inquiétait que peu se sachant protégé par les Dieux. Il craignait cependant qu'on découvre des traces de l'hécatombe ce qui ralentirait la purification de cette terre. Un jeune guerrier jaillit des arbres et après s'être rapidement incliné il chuchota quelques mots à l'oreille du guerrier qui s'arrêta net. Ses yeux flamboyèrent d'un éclair de colère mais également d'amusement et un sourire élégant se dessina sur son visage. Sans se retourner il annonça.

"Vos réflexes ne sont plus ce qu'ils étaient noble Dame. L'an dernier vous auriez pu tuer mes hommes d'un coup de sabre et aujourd'hui vous êtes repérée en quelques minutes seulement ?
- Chienne ! C'est donc toi qui..."

Un des deux hommes accompagnant Lujan cria ses quelques mots, crachant au sol et fit un pas menaçant vers la femme qui se trouvait non loin d'eux. Mais avant d'avoir pu avancer un peu plus sa lèvre s'ouvrit et sa joue brûla d'un feu de honte et de douleur tandis que le bras de Lujan revenait à sa position initiale. L'homme, humilié, s'inclina.

"Daymo... Je m'excuse.
- Silence. Tu sais qui est cette femme et tu sais qu'elle est une envoyée. Des Dieux ou des Yokaï je ne le sais encore mais je me dois de répondre devant elle. Sans doute est elle inquiète du nombre de morts de cette nuit mais également des corps jonchant la forêt. Cependant ma Dame je puis vous assurer qu'avant le matin il ne restera trace de cette meute dont la disparition aura permis de restaurer un trop longtemps compromis...équilibre..."

Le sourire jusqu'à maintenant galant du guerrier - bien qu'on le devinât pas derrière son mempo - devint moqueur tandis que sa voix ne changea pas d'une tonalité.

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Sam 6 Juin - 15:57




Des œillères divines


La piste de l’alpha est facile à suivre, sa douleur et sa colère ne l’on pas rendu discret. Je ne comprends toujours pas l’origine du massacre. Vu les âges et la composition de cette meute, cela semblait être une meute familiale. Le genre qui reste à l’écart comme en témoigne leur campement dans les bois, loin des sentiers des hommes. J’ai suffisamment de sang sur les mains pour ne plus m’apitoyer sur la mort d’un enfant, car il en avait parmi les corps. Mais toute extinction prématurée d’une vie doit trouver un équilibre.

La piste de l’alpha est rejointe par d’autres, humaines. Des chasseurs, je sens le napel qui doit imprégner leur arme. Des armes blanche, car je ne sens pas l’odeur de la poudre. Une des odeurs m’est familière mais je n’arrive pas à me remettre en mémoire son propriétaire.  Ils sont nombreux, je ne sais pas si j’arrive à temps pour sauver l’alpha… Et quand bien même si j’arrive à temps… le sang appelle le sang. Traquer une bête la rend dangereuse. C’est la chasse qui provoque ce comportement. C’est bien ce que nombre de chasseur se refusent à réaliser. Qu’ils sont finalement les investigateurs des comportements déviants des loups. Celui-ci est par nature sociable et pacifique.  C’est un prédateur qui se nourrit au supermarché. Par contre, venez violer son territoire… tuer les siens…

- Vos réflexes ne sont plus ce qu'ils étaient noble Dame. L'an dernier vous auriez pu tuer mes hommes d'un coup de sabre et aujourd'hui vous êtes repérée en quelques minutes seulement ?

- Chienne ! C'est donc toi qui..."

Je relève le nez du sol, fait une grimace de dégout quand l’un d’eux crache au sol. Quelle bande de malappris ! Tuer ses hommes ? Je n’ai même pas envisagé cette solution. Ou du moins dans un premier temps.

- Silence. Tu sais qui est cette femme et tu sais qu'elle est une envoyée. Des Dieux ou des Yokaï je ne le sais encore mais je me dois de répondre devant elle. Sans doute est-elle inquiète du nombre de morts de cette nuit mais également des corps jonchant la forêt. Cependant ma Dame je puis vous assurer qu'avant le matin il ne restera trace de cette meute dont la disparition aura permis de restaurer un trop longtemps compromis...équilibre..."

L’équilibre ? Je hausse un sourcil et m’avance vers celui que je reconnais enfin. Le non moins fier Lujan des Acoma. L’homme est vaillant et brave, mais sa cervelle aussi sèche qu'une noisette.

- Restaurer l’équilibre Acoma ? Je vois surtout le plateau de la balance pencher fortement de votre côté.

Muramasa fendit l’air avec l’élégance d’une bourrasque de printemps. Le tranchant de la lame posée sur la gorge d’un des hommes d’Acoma qui avait visiblement l’intention de m’attraper par les cheveux pour oser tenir tête à son maitre. Ces hommes sont des habitués des sabres, et la lame bleutée de Muramasa est connue des experts. A la moindre éraflure, c’est la mort assurée. Je ne sais pas ce qui m’a poussée à prendre mes deux sabres. Mais avec la présence de ses antiques japonais, mon geste prend tout son sens. J’ai bien plus de chance de les contrer avec Muramasa l’empoisonnée et Masamune l’ensorcelée que sous ma forme panthère. Mes deux katanas sont célèbres pour avoir causé la perte prématurée de leurs propriétaires successifs. Des armes aussi puissantes ont un prix qui ne se paye pas en or, mais avec son âme. C’est la première fois que je les sors depuis que je suis redevenue humaine, vais aussi y laisser la raison alors que ces lames me sont fidèles depuis deux cent cinquante ans ?

- Vous êtes un déséquilibre ambulant Acoma, à l’image de votre esprit tout aussi dérangé… Cette meute passait ici sans faire d’ambages. Vous les avez massacrés non pour rétablir un équilibre, mais pour assouvir ce que vous dicte votre esprit malade. Et par pitié ne me parlez pas de Izanagi et Izanami, ils sont à ranger avec ces autres inventions humaines Yahvé, Shiva et toute la clique qui désigne finalement une seule et même chose : la vie. Vie que vous venez avec vos hommes de bafouer de la manière la plus abjecte  qu’il soit.

J’ai rangé ma lame, puisque l’audacieux imbécile semble ajourner son projet de me coller à genou de force.

- Quant à tuer vos hommes… Tuer celui qui tue… Je n’y vois qu’une spirale infernale. Mais l’envie me démange, si vous voulez tout savoir ! Car je ne vois pas comment vous convaincre de modérer votre chasse, aux éléments réellement non maitrisable. L’idée de les tuer pour le simple fait qu’ils peuvent un jour vous mordre… En suivant une telle logique, vous devriez tuez tout ce qui peut « un jour » vous mordre, le loup comme votre chien le plus fidèle. Allez-vous éliminer tout ce qui a des crocs et des griffes sur terre Acoma ? Vous n’aurez pas assez d’une vie pour éliminer la moitié de la population animale de la terre… Votre croyance, car vous adhérez à un dogme le considérant comme vérité absolue sans tenir compte des éléments réels qui peuvent confirmer et infirmer cela. En d’autres mots, vous êtes un fanatique Acoma.

Ce n’est pas de la témérité de ma part que de lui tenir tête alors qu’il a la supériorité numérique, et que je n’ai plus la possibilité de faire appel à mes anciens pouvoirs. Depuis, j’ai appris une nouvelle variable, qui s’appelle le risque calculé. Mes oreilles félines me donnent la position et le nombre de chasseurs, mes réflexes restent toujours au-delà de la norme humaine. Cela réduit un peu leur avantage en nombre. Les loups sont morts. Rien ne les rendra à la vie. Je suis juste là pour que cela ne se réitère pas, mais avec cette tête de cochon qui pavoise devant moi sous les regards coulants de loyauté aveugle de ses hommes… C’est loin d’être gagné.

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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Lun 15 Juin - 13:09


Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens





Il y en avait d’autres. Ombres parmi les ombres, les guerriers rôdaient entre les arbres. Après avoir repéré le premier, Charlie balaya des yeux les frondaisons. Un second mouvement. Et un troisième. La lèvre supérieure du garou découvrit ses crocs et il retint à grand peine un grondement sourd. Les hommes évoluaient en une formation qu’il devinait guerrière, sur leurs gardes. Ils retournaient vers les lieux du massacre. Dans la solitude de sa retraite, l’ours s’efforça de rester silencieux mais la rage prenait peu à peu possession de lui. Qu’importe le nombre, les armes effilées, les capacités évidentes, il allait foncer dans le tas. Le grizzly ne craignait pas leurs cure-dents. Et l’homme avait une sérieuse tendance à se fier à l’instinct de la bête, même dans les situations où tactique et réflexion auraient été les bienvenues.

Un bruissement de lame, plus loin. Son oreille se tendit, le détournant un instant de sa cible. Le tintement si caractéristique du métal ne provenait pas, comme il aurait été logique de le croire, du charnier vers lequel se dirigeaient les guerriers. Charlie n’hésita pas. Fut un temps qui lui semblait une autre vie, l’attrait d’une bonne bagarre aurait été le plus fort. Aujourd’hui, protéger les survivants passait en priorité. En face d’une arme tirée, il y avait une vie qui n’avait pas encore été prise. La patte de l’ours redevint bras d’homme et abandonnant la traque du groupe de guerriers, le garou s’enfonça plus avant dans les bois.

Le bruit de sa course couvrait les sons de la forêt tandis que les arbres défilaient à vive allure autour de lui. A présent qu'il avait retrouvé ses esprits, ou du moins le minimum vital, il percevait aussi des bribes de conversation. Une confrontation se jouait là-bas. Plus qu'une centaine de mètres : d’un bond puissant, le garou franchit une série de racines traîtresses. Trop tard, il perçut un éclair brillant à sa gauche, à la lisière de son champ de vision.

Sa joue le cuisait. S’il était parvenu à dévier sa course au dernier moment, la lame avait malgré tout tracé une belle estafilade dans la chair nue. Déséquilibré, le jeune homme roula dans les feuilles mortes. Saloperie de connard de putain de coupe-papier. C'est que ça cramait, en plus ! Furieux, il sauta aussitôt sur ses pieds pour charger.

Son adversaire ne devait pas s’attendre à une réaction aussi stupide. Même un loup hors de contrôle ne se jetait pas droit sur une arme brandie. Il tournait autour, sans cesse, profitant de la moindre faille pour attaquer et harceler. Pas le genre du grizzly qui, en un clin d’œil, avait modifié la physionomie de son hôte, noyant visage, crocs et bras dans la fourrure tandis que ses ongles s'élançaient, tranchants, à l'assaut du vide. Katana contre griffe, habilité contre puissance... mais Charlie bénéficia d’un coup de pouce. Les sens accaparés par l’animal furieux qui fonçait vers lui, le guerrier ne prit pas garde où son pied se posait lorsqu’il tenta de stabiliser sa position. Ce n’était qu’un dixième de seconde de perdu, mais un dixième de seconde qui suffit à l’ours pour envoyer l’arme voler plus loin.

A nouveau, un cri dans la nuit. Celui-ci sonnait de façon tellement plus plaisante à l’oreille du grizzly. Saisi au collet, le guerrier masqué avait suivi le même chemin que sa lame et vint s’écraser lourdement entre le chasseur et la druide, brisant la tension de leur face à face. Violence brute plutôt que long discours : chacun sa façon de faire passer son message.

En tout cas, les hommes en noir n'avaient pas l'air hyper areo... aero... Bref. Ils ne volaient pas très bien quoi.

Trouver ses mots n'était pas une sinécure en temps ordinaire et l'emprise de la colère du grizzly sur ses neurones n'amélioraient pas son vocabulaire. Charlie tourna son regard perçant en direction du petit groupe qu’il devinait maintenant entre les arbres, puis engagea un pas lourd dans leur direction.

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Jeu 23 Juil - 9:02



Le guerrier se tenait droit, le visage redevenu de marbre face aux insultes - non voilées - de la femme qui se tenait face à lui. La colère ne vint pas, aucune haine comme celle qui l'habitait lorsqu'il se trouvait face à une créature du surnaturel. Simplement du dépit et une profonde lassitude, non sans compter sur une légère douleur au genou gauche. L'âge rattrapait peu à peu Lujan, mêlant son perfide venin à ses os et ses articulations, maltraitées par des années de traques et de combats incessants. Cependant, sa volonté et la sagesse dû à l'âge ne faisait que se renforcer au passage des ans. Il n'était plus le jeune guerrier écoeuré par les massacres, qui considérait les créatures surnaturelles comme domptables et non maudites. Finies le temps de la naïveté. La douleur de ses pertes étaient passées mais elle l'avait transformé à jamais. Le Daimyo soupira tout en rengainant son sabre. Retirant son mempo il s'inclina devant Mafdet tout en restant stoïque.

"Noble Dame n'était ce pas vous qui m'avait vaincu voilà près d'un an et épargner dans le but de respecter un sacro-saint équilibre. N'était ce pas vous qui avait accepté de me laisser vivre mais également punir du juste châtiment tout Yokaï échappant à tout contrôle ?"

La voix de Lujan était calme, presque tendue tandis qu'il accentuait certaines syllabes pour pallier à son accent. L'anglais n'était pas son fort et même s'il maîtrisait la langue de Shakespeare ses origines s'entendait dans la façon de prononcer certains accords. Mais cela importait peu. La colère qui l'habitait n'était que des braises qui n'attendaient que d'être ravivées. Qu'elle ose donc s'opposer à lui... Lujan vivait avec la honte d'avoir été vaincu depuis près d'un an et si elle n'était guère importante le guerrier désirait sa vengeance.

"Combien, ô Dame, de meutes dois je laisser passer sur ce territoire ? Combien de fois devrais regarder des corps à la morgue, percés de leurs crocs et de leurs griffes, n'ayant pas vu la mort leur tomber dessus ? Ô noble Dame je sens que quelque s'est passé, un pouvoir a été libéré et que ça attire les Yokaï ici ! L'équilibre des Dieux et celui que vous servez ont été brisé. Vous le savez au fond de vous..."

Alors que Lujan ouvrait la bouche pour continuer sa tirade un de ses hommes vola entre les deux opposants et s'écrasa avec grand fracas et un souffle de douleur. Le Daimyo tourna son regard sur sa gauche et vit un ours imposant, presque effrayant bondir vers lui. Un rauque de colère échappa de ses lèvres et il dégaina en se mettant en position défensive.

"Cette meute était coupable d'une meurtre d'une vingtaine de personnes dans tous les Etats Unis d'Amérique. Leur mort n'était que justice. Ours ! Je ne désire pas ta mort ni te combattre. Sache qu'en reculant tu empêchera un nouveau bain de sang ! Mais avance et tu trouveras la paix dans les bras de la Déesse."
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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Lun 27 Juil - 18:18



L'arrivée
.


L'incruste:
 

Les informations filaient à grande vitesse à Beacon Hills. Depuis quelques années, les pions avaient été placés, des alliances s'étaient formées, le réseau s'était étendu. La notion d'intérêt commun était de mise, que ce soit du côté du bien ou du mal, et il était rare de ne rencontrer qu'un obstacle esseulé. C'était un temps où ce n'était plus que les loups qui traînaient en meute, avec l'aura surnaturelle qui englobait la ville, il ne valait mieux pas l'arpenter seul. Les chasseurs se liaient à leur héritage familial essentiellement, ou alors se regroupaient sous la puissance d'une croyance commune. Mais évidemment certains demeuraient des électrons libres. Zoey était à la frontière entre ces deux modes d'action. S'actionnant plus par demande que par volonté propre, elle savait où se trouvait des alliés possibles, veillant à montrer pattes de velours à ceux qui pourraient la sortir d'une chasse épineuse pour laquelle elle pourrait récolter de quoi arrondir ses fins de mois.

Aujourd'hui n'était pas censé être un de ces jours, l'installation solide et avérée d'une meute en plein cœur de la forêt avait tôt fait d'arriver à son oreille, ou plutôt à son cellulaire. Elle avait alors abandonné la correction d'un manuscrit à peine reçu et avait bondi en dehors de la ville. La galloise n'était pas du genre à s'alerter à chaque apparition d'êtres surnaturelles dans les alentours, mais elle était actuellement sur la piste d'individus bien précis, et même si elle doutait franchement que ces derniers lui tombent dans la main aussi facilement, la brune n'aurait pas pu se pardonner de laisser filer une possibilité de terminer cette mission au plus vite. Et si jamais il s'avérait d'une information erronée, ça serait une occasion de plus de faire un tour de garde dans cette forêt où pullulaient les promesses d'ennuis surnaturels.

Arrivée depuis une dizaine de minutes à la lisière de la forêt, Zoey se guidait avec aisance au travers de ce territoire bien connu de la chasseuse, grâce aux bruits de course et d'altercations qui résonnaient dans le silence sombre de l'endroit, à la fois portés en échos par les arbres et étouffés par la souplesse du sol. Un peu plus à l'Est, l'odeur du sang et une étrange quiétude lui avaient fait comprendre que le travail avait déjà été entamé. Ce n'était pas étonnant, que ce soit un confrère ou une consœur, ou une seconde meute venue s'arracher le territoire, les informations filaient, effectivement, à grande vitesse. Impossible de trouver d'autres traces sur son chemin, elle se douta un instant d'être arrivée de l'autre côté que la plupart des arrivants, ce qui pouvait signifier qu'elle offrait son odeur au sens du vent. Continuant sa marche, ajustant les lanières qui maintenaient ses armes à son corps et qui dérangeaient son avancée à pas rapides, elle finit par apercevoir des silhouettes. Elle stoppa sa progression un instant, se situant désormais sur la gauche d'un duo principal, entourés d'autres silhouettes. Un éclat argenté à la ceinture de ses dernières lui rappelèrent que ces ombres lui étaient familières mais la seconde d'après elle s'inquiétait plus franchement de découvrir une masse informe bondir en avant dans un grognement semblable à ceux qui l'avaient conduit jusqu'ici. Elle attrapa son arme avec rapidité et se permit d'avancer à nouveau un peu plus, s'offrant à la visibilité de la plupart des ombres présentes, excepté peut-être les principaux acteurs de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

"Cette meute était coupable d'une meurtre d'une vingtaine de personnes dans tous les Etats Unis d'Amérique. Leur mort n'était que justice. Ours ! Je ne désire pas ta mort ni te combattre. Sache qu'en reculant tu empêchera un nouveau bain de sang ! Mais avance et tu trouveras la paix dans les bras de la Déesse."

Cette voix, elle la connaissait, la maitrise de la langue étant pourtant trahi par un accent encore présent. Lujan, un confrère chasseur qu'elle avait déjà eu l'occasion de croiser. A la gauche de celui-ci une femme aux traits durs mais entourée d'une aura particulière, et enfin, cette bête énorme que Zoey identifia difficilement comme un ours. Elle serra les dents en jurant, ce n'était surement pas ici qu'elle trouverait ce qu'elle était venue chercher, et la majorité du ménage avait déjà été fait par Lujan et ses compagnons. Quand à cette femme, même si la galloise était certaine de l'avoir déjà aperçue, impossible de trouver une possible raison à sa présence ici. Elle aurait pu tourner les talons, mais si le garou qui se trouvait en face d'elle se décidait à bondir sur son comparse, elle se doutait qu'une main de plus ne serait pas trop dans l'altercation.

"La mort. C'est la mort que tu trouveras."

Elle signifia sa présence d'une raillerie sèche à l'égard à la fois de Lujan mais aussi de l'ours présent en face d'eux. Quelques pas de plus en avant finir de la faire rentrer dans la possible trajectoire de ce dernier, et elle se doutait franchement que les élucubrations du guerrier prennent sens dans l'esprit de l'homme/animal enragé, aussi préférait-elle apporter un peu de clarté à son discours.


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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Ven 21 Aoû - 16:27




Dialogue de sourds


Je pousse un long soupir. Depuis que j’avais croisé ce guerrier d’un autre âge qui, avec son accoutrement et son langage succédané, semble s’être planté de série TV, j’avais eu l’espoir… vain semble-t-il, de ne plus recroiser son chemin. Je ne suis plus une sentinelle avec les pouvoirs colossaux que j’ai eus pendant près de cinq mille ans. L’envie donc de l’enfouir lui et ses soldats-moutons, dans un petit tremblement de terre localisé sous ses pieds, reste à l’état de rêverie stérile. Toutefois, si Erick, mon compagnon, qui lui a toujours ce statu, ne l’envoie pas virevolter dans les airs, c’est que qui et sa troupe de fanatiques ont leur rôle à jouer. Je trouve cependant le prix de ce rôle un peu cher au regard des enfants-loups massacrés.

- Noble Dame n'était ce pas vous qui m'avait vaincu voilà près d'un an et épargner dans le but de respecter un sacro-saint équilibre. N'était ce pas vous qui avait accepté de me laisser vivre mais également punir du juste châtiment tout Yokaï échappant à tout contrôle ?"

- Il semble en effet que si Erick n’est pas ici pour vous stopper, c’est qu’effectivement vous avez un rôle à jouer Lujan. Mais n’ayez pas l’outrecuidance de penser que vous maitrisez votre destin, ni le rôle réel que la source de vie vous fera jouer… bien malgré vous. Et par pitié, allez sur Google lire la définition du mot Yokaï ! Les loups garou sont uns espèce animale à part entière comme vous et moi, que cela vous plaise ou non.

Voilà mon côté druide qui remonte à la surface. Mais Lujan reste sourd à tout point de vue qui n’est pas le sien. Modération n’est pas un mot inclus dans son vocabulaire de base qui se résume à quelques beaux ronds de jambe désuets, et aux mots honneur, Yokaï et engeance. Bon, je ne suis pas objective sur cet homme, mais c’est parce qu’il m’agace. Alors qu’il discourt sur la nécessité de son génocide, un… gros ours pointe le bout de son museau. Le were-bear semble être l’exact opposé de Lujan. Un bourrin de base venait de faire son entrée en scène. Quelle étrange intervention et surtout pourquoi ce type dont la race est plutôt encline à passer son chemin… quoique non… certains spécimens sont doués pour de coller aisément dans les pétrins qui ne les concerne pas. Je vais pour avertir l’ours qu’il risque de finir en descente de lit avec tous les sabreurs présents quand un nouvel élément s’ajoute au tableau déjà assez complexe.

- La mort. C'est la mort que tu trouveras. Dit la nouvelle.

Hum… je ne l’aurais certes pas dit ainsi mais, c’est bien ce dont je voulais prévenir le garou. La nouvelle sent le chasseur à plein nez. Bon sang c’est jour de solde ? N’en jetez plus, il y en a assez. Je ne peux malheureusement plus rien pour cette meute qui a été décimée sans que l’on fasse le tri des réels meurtriers qui étaient parmi eux. Car je doute que le môme de moins de cinq ans dont j’ai aperçu les amygdales par une voix non naturel ait quelque chose à voir avec les crimes qu’énonce Acoma. Rhaaa ! La situation m’agace et contrairement à Erick… je ne suis pas diplomate. Je m’approche donc du samouraï non sans avoir préalablement fait une grimace expressive  à la nana à la coupe de cheveu asymétrique. Pas besoin de mot, le message est clair avec mes prunelles aux iris vertical luisant d’une couleur émeraude et mes deux canines de félin qui annonce la couleur du prédateur que je suis. Si je ne peux plus commander à la terre pour la faire trembler, je griffe et mords toujours très bien.

- Lujan, massacrer des gamins inoffensifs n’est pas acceptable. Car c’est un procès d’intention que vous leur faites. Je ne peux plus rien pour cette meute, par contre n’imaginez pas d’approcher votre sabre de ma meute ou des garous qui gravitent autour. Vous êtes peut-être doué dans votre art et avez un bel effectif sous vos ordres. Mais, donnez juste un prétexte à tous les surnaturels des environs de s’allier contre vous…

L’homme reste impassible à ma menace. Il est exaspérant. Cela s’agite du coté de ses hommes qui n’apprécient pas que je parle ainsi à leur chef, mes crocs à trois centimètre de son visage. Ils ont la supériorité numérique. Et l’ours me semble un allier peu fiable. Je n’ai pas vraiment envie de finir en tapis, mais comment désamorcer la situation ? Parler au nounours c’est comme parler à un mur. Je lance un dernier regard à Lujan, la discussion est impossible avec lui. Je souhaite au moins qu’il comprenne mon message. Alors quand je viens me placer à côté de l’ours, c’est en panthère noir que je toise les chasseurs. Le sursaut du garou à mon apparence me fait feuler. C’est très rare que je prenne ma forme ultime. La dernière fois c’était pour pousser Jordan dans ses retranchements, ça m’avait valu quelques brûlures. Je ne peux plus parler sous cette apparence. Je ne souhaite pas spécialement me battre. Mais je ne veux pas non plus partir sans qu’ils comprennent qu’il y a des différences entre génocide et maintient de l’équilibre.

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Lun 31 Aoû - 10:52


Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens





Dans un grognement sourd, l’homme ours se redressa de toute sa hauteur. La carrure du grizzly lui permettait de dominer largement la scène et son regard sombre, seul trait visible au milieu de son visage noyé dans la fourrure, passa lentement d’un protagoniste à l’autre. Le guerrier blessé qui se traînait maintenant au sol, gémissant faiblement. Le chasseur armé, entouré de ses sbires. Et cette femme, au parfum si étrange, qui faisait face à son ennemi. La fureur ne décroissait pas, au contraire. Débordé par la colère, l’ursidé fit un pas. Son grognement devenait plus puissant, prémisse de la tempête qui s’annonçait et ses poings se crispèrent, réflexe de celui qu’il avait été.

Plus vraiment homme mais pas tout à fait ours. Charlie n’avait jamais été capable d’opérer une transformation complète. S’il avait su faire preuve d’une telle sagesse, nul doute qu’il ne serait pas trouvé ici et maintenant. Taire la colère, réfléchir avant d’agir : autant de preuves de contrôle dont il n’était pas familier. Seul le rôle de protecteur soufflé par Hununpa guidait ses actions : le monde sauvage avait été attaqué et il ne laisserait pas ce crime impuni. D’autant plus qu’il n’était finalement pas le seul surnaturel encore debout.

A ce stade, utiliser un langage intelligible au reste de l’espèce humaine devenait plus compliqué mais on aurait sans doute pu traduire son grondement en réponse à la longue tirade du chasseur par un « La ferme » clair et concis. Charlie n’était pas un bavard et les longs discours, lorsqu’ils n’étaient pas proférer par quelqu’un pour lequel il avait du respect, l’ennuyaient. Surtout quand il n’y bitait rien. Une présence se détacha soudain du couvert des arbres. S’il était trop enragé pour capter son ton railleur, il comprit en revanche bien mieux le sens de ses mots. Quelque part au fond du grizzly furieux, l’homme s’avisa que l’avis général sur la question ne lui plairait pas. La plupart des personnes présentes préférerait sans doute le voir réduit à une peau d’ours devant une belle flambée dans la cheminée.

Sans l’intervention de la féline, la situation aurait dégénéré un poil plus tôt. La seule réponse qu’il connaissait à la violence était la violence elle-même, et il s’apprêtait à attaquer lorsque la femme se rapprocha du chef de la petite troupe pour lui répondre avec bien plus de verve qu’il n’en aurait jamais. Puis, la panthère au pelage d’encre vint se ranger à ses côtés, occasionnant au garou un sursaut très humain, preuve que le grizzly n’avait pas encore complétement écrasé l’homme. C’était la première fois qu’il croisait une telle créature. Cette seconde de flottement ne s'étira pourtant pas. Sans crier gare, l'ours chargea. Il avait pris pour cible le japonais le plus âgé mais ne l'atteint jamais, aussitôt intercepté par les hommes de ce dernier et la chasseuse qui s'était interposée. La première baffe toucha de plein fouet l'un des guerriers qui vola plus loin. La seconde en revanche rata son but et l'ours dut éloigner la lame effilée d'un coup de patte, s'entaillant profondément au passage. Les premières gouttes de son sang s'écrasant au sol ne firent qu'attiser sa rage et son grondement se répercuta entre les arbres. Il allait bouffer du chasseur pour le petit-déjeuner.

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Mer 14 Oct - 20:29



Réunion d'ego.


Spoiler:
 

C'était parfois le sort de cette forêt, ce jeu du hasard auquel on risquait plus souvent de perdre que de gagner. Beacon Hills était un aimant à problèmes, et ce territoire boisé offrait un abri instinctif pour la plupart des créatures qui parcouraient la zone, il était donc compliqué de s'y offrir une petite ballade de santé. Ce n'était certes pas la volonté de Zoey lorsqu'elle était venue jusqu'ici, mais elle aurait bien troqué l'absence des individus qu'elle recherchait contre une absence totale d'individus, et pas un regroupement pareil. Son regard gravite de silhouettes en silhouettes tandis qu'elle s'approche un peu plus. La tirade de la femme lui fait hocher la tête, elle connait autant de réputation que de confrontation les hommes de main dont fait partie Lujan, tous ne sont pas reconnus pour leur aptitude à la réflexion sensée lorsqu'il s'agit d'abattre des créatures. La brune tique en fronçant les sourcils, ses yeux s'étant arrêté un peu plus longtemps sur les traits de l'autre protagoniste féminine, des pointes acérées décorant ses lèvres. Bien, cette sagesse avait donc un but concret, celui de défendre son congénère. Zoey se trahit avec un léger soupir, elle se refusait à laisser les choses en plan, et encore moins son camarade face à deux créatures apparement sur les crocs. Des erreurs avaient été faites, des deux côtés très certainement, et si les hommes de lame étaient assez intelligents, et que l'homme-ours se déclarait un peu moins bourru qu'il n'y paraissait, peut être que tout cela serait terminé au plus vite.

"Qu'est-ce que putain..."

Devant le parterre d'attention qu'étaient les chasseurs, la femme entama une métamorphose au combien fluide et quasie-silencieuse, laissant apparaître une ombre féline, qui se rangea près du second surnaturel. Bien, si son discours n'avait déjà pas été compris, sa prise de position était claire. Par réflexe, la galloise fit un peu plus pression sur le revolver qu'elle tenait dans sa main, sans pour autant se crisper. Elle sentait pourtant que tout n'allait pas se passer comme elle l'aurait souhaité, et l'hybride ursidé lui donna raison en chargeant. Jurant à voix haute, elle se lança dans la direction de l'idiot enragé, dégageant Lujan de sa trajectoire d'un coup d'épaule. Elle aurait pu tirer une balle dans le fouillis occasionné, possiblement pour toucher l'animal, mais ça n'aurait fait qu'empirer sa hargne, et quand bien même ses collégues de bureau étaient nombreux, il  y avait sur le pas un ours et une panthère. Il fut atteint par la lame d'un autre guerrier. Le grondement sembla faire trembler la cime des arbres, et Zoey en profita pour se rétablir face à lui et brandir son arme en avant en haussant le ton :

"Rejoins ta copine et tirez vous de là. J'ai d'autres choses à faire, et la mission de mes camarades semblent s'être terminée, ça serait idiot d'en commencer une nouvelle."

Elle fut à moitié poussée au sol par un guerrier apparemment bien trop irascible, la joue lacérée par le lancé de griffes hasardeux, qui se lança à nouveau, lame en avant sur le métamorphe. Elle se redressa en levant les yeux au sol, se demandant un instinct si ce concours d'ego allait pouvoir se régler à l'amiable, ou si elle allait devoir se charger de tuer un ours et un guerrier.  La rage de l'animal lui permit sans l'ombre d'un problème de repousser cette attaque mal calculée, juste poussée par une humilité blessée, même si dans le fouillis, la galloise ne sut déterminer s'il avait réussi à toucher sa cible, mais le rendre encore moins raisonnable, ça c'était certain, et elle se doutait bien que les principes bornés de ce guerrier ne leur rende service. Elle fit son choix rapidement, et tira une balle dans le tibia de celui-ci, qui s'écroula au sol en hurlant.

"C'est le seul service que je vous rendrais, vous autres boules de poil. Un pas de plus, qu'il ne vienne de vous, ou d'un de tes hommes ,Lujan, et j'offre une balle dans le buffet à tout le monde. Réfléchissez pas, et barrez-vous, c'est le dernier avertissement."


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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Mer 18 Nov - 18:21

Je me retire de ce RP qui tombe un peu à l'abandon.

Vous pouvez me faire agir en PNJ, dans la limite de mon personnage évidement.

Bonne continuation

Maf'


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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: Purifiez les tous, Amaterasu reconnaîtra les siens   Jeu 14 Jan - 22:13


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La confusion de l’altercation n’avait d’égale intensité que la pesante atmosphère figée qui l’avait précédée. Après coup, Charlie n’aurait su décrire ce qui se passa exactement. A ses yeux, l’ensemble du monde s’était perdu dans un brouillard pourpre au moment où la lame avait entaillé sa patte. Agresser un ours dans cet état de nerf pouvait se révéler dangereux, à moins que les hommes du japonais ne tentent une imitation des banderilleros tandis que Lujan jouerait le rôle du torero. Quoiqu’il en soit, ils avaient réussi à faire sortir le garou de ses gonds, et ce n’était une bonne nouvelle pour personne. Fort de sa carrure de grizzli, l’animal se redressa dans un rugissement à faire trembler les arbres alentours et une nuée de corbeaux s’envola non loin. Fini de rigoler à présent, l’ursidé passait aux choses sérieuses.

Sans prêter attention au grondement de la panthère derrière lui –un avertissement pour lui ou une mise en garde à l’égard des guerriers ?– le garou se jeta dans la bataille, droit dans la gueule du loup. Un bref instant, la jeune femme qui les avait rejoints se dressa entre lui et ses cibles. Elle eut à peu le temps de finir sa phrase qu’elle se trouvait brusquement repoussée. L’arme pointée sous son museau disparue de sa vue et le champ libéré, l’ours ne se fit pas prier. Ses baffes n’atteignaient pas toutes leur but mais il lacérait à tour de bras. Dans un glapissement de douleur, le premier homme à l’avoir attaqué se retrouva empalé le flanc sur ses griffes, un bref instant avant que Charlie ne le projeta au loin. Sa proie s’écrasa au sol, inerte, et le garou ne s’en soucia plus.

Puis un coup de feu retentit. Un coup de feu que, malgré sa fureur dévastatrice, l’ours perçut suffisamment pour suspendre son mouvement.

« C'est le seul service que je vous rendrais, vous autres boules de poil. Un pas de plus, qu'il ne vienne de vous, ou d'un de tes hommes, Lujan, et j'offre une balle dans le buffet à tout le monde. Réfléchissez pas, et barrez-vous, c'est le dernier avertissement. »

Il avait mis plusieurs de ses adversaires à terre, dont certains sérieusement blessés, et lui-même arborait bon nombre de blessures qu’il ne semblait même pas remarquer. Le rouge du sang se mêlait à sa fourrure sombre là où elle avait pris le dessus sur sa peau d’homme et tachait ses vêtements déjà malmenés par la transformation.  La chasseuse se tenait à moins de deux mètres lui, l’arme au poing, et un guerrier hurlait à ses pieds. Le grizzli hésitait. Il avait dépassé depuis longtemps le point de non-retour en terme de raison mais les mots de la jeune femme tentait pourtant tant bien que mal de se frayer un chemin à travers la rage. Auraient-ils fini par atteindre un semblant de conscience ? On ne le saurait jamais. Profitant de son hésitation et faisant fi de la mise en garde de sa collègue, un des hommes saisit sa chance et fondit, la lame au poing. L’acier s’enfonça dans la chair de l’ours qui rugit de douleur, transpercé de part en part.

Si le début de la bataille avait été confus, que dire de sa fin. Cherchant à l'aider, la panthère se jeta sur son agresseur dont le sabre quitta le corps du garou. Humain ordinaire, il se serait sans doute effondré, et peut-être jamais relevé, mais la métamorphose le sauva. Vacillant, l'ours recula, réussissant grâce à l'intervention de la druide à se dégager de la mêlée, trébucha et manqua de s'écrouler quelques mètres plus loin. Il n'était pas un expert en communication féline mais lorsqu'elle se tourna vers lui en rugissant, il y vit un « casse toi » sur lequel les deux femmes du groupe semblaient s'être mises d'accord. Le brouillard carmin qui obscurcissait sa vision était devenu celui du sang et tant bien que mal, à peine conscient, le garou se traîna entre les arbres, la main pressée sur la blessure qui le faisait hoqueter de douleur.

Spoiler:
 

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