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 L'art d'être un homme [PV Caracole]

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Therence Garnet

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MessageSujet: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Ven 8 Mai - 2:02



Hi dude!
La mine crisse sur le papier, racle la feuilles de courbes sèches et de petites stries. Que c'est chiant. Je déteste pas l'histoire, ça coule tout seul comme matière, ça se retient par l'écoute pour peut qu'on ait un peu de mémoire. C'est pas pour rien qu'on l’appelle l'"Histoire". Mais c'est pas pour autant que c'est passionnant.
Les remplissages abstraits des carreaux de ma feuilles côtoies des silhouettes diverses. Un visage masculin sans identité spéciale, le profil de ma camarade du rang de devant, puis de l'autre encore avant - j'aime la différences entre les lignes vives de la jolies blondes et les traits plus mous de la plus commune des deux - puis ci et là, des tentatives plus animales. Le passe-temps devient presque un exercice quand je me fait critique : oreilles plus rapprochées. Nez moins long. On recommence. J'abandonne les ébauches de loups pour en dessiner de nouveaux. Plus de place dans la marge, le tracé freine trop tard et rencontre celui d'un des visages de plus tôt qui, avec du recul, révèle une étonnante fusion...
Loup et humain. Loups parmi les humains.
La sonnerie retentit et me sort de mes pensées, je regarde la classe se lever sans viser personne en particulier et tout le monde à la fois. Les apparences sont si trompeuses... Qui sait si dans tout ce lot...

J'ai faim. Le constat gargouillant se heurte à mes réflexion. Quand je vois Bruny de son petit surnom me rejoindre avec son minois pétillant de celle qui à milles choses à me raconter, je tourne les talons pour me rendre au réfectoire. On sort pas ensemble, qu'elle aille faire la discussion à sa bande de commères sur talons compensés. Puis elle commence à me souler à me câliner de partout comme une gamine en mal d'affection. Je ne lui appartient pas. J'ai besoin de me retrouver tranquille un moment. Alors je remplis mon plateau et je m'installe à une table vide dans un coin, et je mange en observant la faune scolaire.

Là bas, une table de filles qui pouffent et ricanent pour faire profiter les alentours de leurs petits potins aussi faux que la teinte de leurs crinières. Elle cherches surement à brandir leurs capacité à créer et colporter des ragots comme un atout dangereux pour quiconque subit leurs exubérances.
Je me demande s'il existe des hyènes garous.
Plus loin, il y a une table de geek, je suppose, en tout cas ils ont des têtes à se taire et admirer les plus grands. Une bande de batracien. Puis les bons potes, ceux qu'on voit discuter avec un intérêt évident, disons une meute de chiens fidèles. Et puis la table testostéronée là bas respire une force bovine, tout dans la force, dans la tête en revanche...  
Et moi je contemple de loin, tapis dans mon recoin en lion au repos si je ne suis pas une autre sorte de prédateur. Quand une tignasse qui ne m'est pas inconnu passe dans mon champ de vision... Tiens, tiens, mais c'est le canasson?

Je l'observe se faufiler avec son plateau, et aller s'installer à une table. Seul. Tout seul. Seul, seul, seul.
Pathétique, pensè-je en remuant mes patates. La solitude, je ne la subit pas, je la choisie. Qu'est-ce que ça doit faire de ne pas avoir d'ami? Je veux dire, personne avec qui trainer quand l'envie de compagnie se fait sentir?... Il a pas une tête à avoir des amis. Plutôt à être rejeté par sa famille et se faire malmener par une fille. Tiens, il ne boite plus d'ailleurs, son pied va mieux? Je me demande s'il a conscience du monde dans lequel il vit. Une jungle plus sauvage que ne l'ai déjà le milieu scolaire dans lequel nous sommes condamnés à nous croiser. S'il savait... ça me fait marrer.
Je l'observe intensément depuis un moment maintenant, concentré dans mon étude du Caracole à l'état sauvage. Regardez le qu'il rumine le nez rivé dans son assiette, une jolie fille qui lui passe sous le nez et rien. Ah, c'est vrai. Je serais curieux de le voir lorgner sur la table de des sportifs confirmés, ou autres populaires. Le voir pousser un soupir à fendre l'âme, fantasmer sur d'inaccessibles canons de la beauté masculine et une reconnaissance qu'un microbe comme lui ne recevra jamais, même en étalant son génie par un panier de basket relevant du miracle...
Mes doigts tapotes frénétiquement sur le bord du plateau et je mord dans ma fourchette en me décidant. J'en ai assez de spéculer sur ses malheurs et supporter son visage de passif de la vie et naturellement niais, j'y tiens plus!


Un bruit sec de plateau tombant sur une table claque face à Caracole, juste avant que son dessert ne se volatilise.

-Salut Canasson. saluè-je avec mon plus grand sourire et déposant la petit délice à côté de mon plateau. T'en tire une tête.

Il ne le sait pas encore, mais je mérite ce dessert. Quand bien même ce ne serait pas le cas, il n'a qu'à mieux garder ce qui lui appartient, que ça lui serve de leçon.

-C'est quoi le soucis. T'as pas rendu ton devoir à temps? On t'emm*rde? T'es tomber sur une autre folle au couteau? T'es amoureux?

Aller, accouche! Parle moi de tes malheurs que je rigole un peu, j'ai besoin de me changer les idées.

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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Mer 13 Mai - 18:23



Bizour



 
Je regardai au loin par la fenêtre le terrain à l’extérieur, respirai un coup puis observai ma montre. Encore deux minutes avant que je puisse m’évader et manger à la cafétéria.
 
La sonnerie s’éleva dans la pièce et dans tout le bâtiment où je me trouvai. Levé, je regardai la porte et attendis que tout le monde soit sorti pour, à mon tour partir de la salle.
 
Je parcourrai les quelques mètres qui me séparait de la cafet et, une fois arrivé, pris un plateau pour me servir un peu de nourriture. Depuis peu, je ne pouvais plus me faire à manger, donc je devais me débrouiller avec ce que nous vendait l’école.
 
Mon plateau terminé, je m’installai seul à une table. La plupart de mes amis faisaient souvent autre chose, ou était dans leur meute. Je soupirai et commençai à manger quand j’entendis un plateau se poser devant moi.
 
Je levai la tête doucement et regardai le type en face de moi. Therence. Je souris. Il me prit mon gâteau et m’expliqua sa venue.
 
— Salut Canasson. T'en tire une tête.
 
Je ne répondis rien et attendis la suite de la phrase. Il foulait quelques choses. Je ne l’ai vu qu’une fois mais j’ai l’impression de connaître une bonne partie de lui. Et s’il s’intéresse à moi, c’était pour quelques choses, mais quoi ?
 
— C'est quoi le soucis. T'as pas rendu ton devoir à temps? On t'emm*rde? T'es tomber sur une autre folle au couteau? T'es amoureux?
 
Amoureux ? Je ne pourrai rien lui dire, je ne connais rien à cela… De toute façon, c’était le dernier de mes soucis… Mais je ne savais même pas si je pouvais lui en parler… Loup garou ? Et mort… banshi ? Mon beau-père qui risque de venir m’emm*rder comme il dit…
 
— Salut l’étalon… et…te… voilà ! Et toi comment ça va ?
 
Je souris de ma connerie, même si je ne savais pas s’il allait le voir. Je risquai tout de même de me prendre une bonne gifle, mais pas devant tout le monde, encore heureux.
 
— Perso j’ai pas de soucis, depuis que tu es venu m’a vie c’est vu illuminé par ta présence… Et pour le dessert prend le… j’aime pas trop ce qu’ils font ici. Je préfère quand c’est moi qui cuisine… Mais vu que je ne suis pas chez moi je ne peux que manger cette chose…
 
 
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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Dim 17 Mai - 17:13



Here I am
Un mec comme lui, qui arrive à se faire bousiller le pied par une malade mentale apparue de je ne sais où en pleine forêt, ça doit forcément avoir des tas de problèmes. Sa vie à elle seule doit-être un problème, il porte le ridicule sur lui avec sa tête et un tel prénom. Pas de coucherie, certainement pas beaucoup d'amis, je l'imagine pas souvent mettre un pied dehors, plutôt être du genre à vivre par procuration derrière un écran, à mâter des anime sur les ninja... Non vraiment, ce mec n'a rien pour lui.

Et comme le malheur des uns fait le bonheurs des autres, je viens réclamer ma dose de divertissement. Je me prend un peu trop la tête avec ces histoires de surnaturel, comme s'il pouvait y en avoir partout...

Décidément, je déteste ce type. Je m'invite à sa table comme une mouche dans sa soupe, et son premier réflexe est de me sourire. Sale gamin de bonne famille qu'on à dut éduqué avec une politesse exacerbée, va!
Son dessert en otage, je continue de manger et m'enquis de ses petits soucis. Rien qu'énumérer la liste de ses préoccupations probables m'amuse.

- Salut l’étalon… et…te… voilà ! Et toi comment ça va ?


Je me suspend avec ma fourchette à mi-chemin entre l'assiette et ma bouche, le regard plus assombris car le visage incliné vers mon repas, à fixer le petit rigolo. Ah. Ah. Ah. Ce qu'il est drôle l'adepte des dessin-animés... Il peut faire preuve d'esprit tant qu'il veut, je suis le seul qui donne des surnoms ici.

- Perso j’ai pas de soucis, depuis que tu es venu m’a vie c’est vu illuminé par ta présence…

-Mauvaise réponse.


Et je lui écrase méchamment le pied. Beaucoup plus discret qu'une gifle ou un coup de point dans l'épaule, ce que je lui fais comprendre d'un fier sourire. Mais il disparait quand je remarque qu'il ne souffre pas autant que je l'aurais cru. C'est pourtant le bon pied, non?...

- Et pour le dessert prend le… j’aime pas trop ce qu’ils font ici.


Je plisse un peu plus des yeux et je fais faire quelques lents petits remous à ma fourchette pour attirer son attention sur cette dernière. Continue sur ta lancée Mister Sarcasme, et je serais tenté de t'embrocher la main pour équilibrer avec le pied...

-Je préfère quand c’est moi qui cuisine… Mais vu que je ne suis pas chez moi je ne peux que manger cette chose…

Pfff... Ce mec m'énerve. Tout m’énerve chez lui, mais plus que tout cette bonhommie à toute épreuve. Il pouvait pas juste baisser le nez et me demander piteusement de le lui rendre? Bizarrement, son dessert ne me parait plus aussi bon. Enfin, je le garde quand même.

- Comme c'est triste.
dis-je en regardant "cette chose" dans son assiette. Le petit Caracole c'est fait expulser de chez lui?

J'éclate de rire et enchaine sur une bouchée, mais à l'expression qu'il affiche, j'ai comme l'impression que la c*nnerie n'est pas aussi bête que ça...

-... Sans blague.


Ce serait vrai? Je le reluque, il a pas la tête d'un gamin dont les parents veulent se débarrasser. Hors mis sa sale tête, il est plutôt discret, pas du genre à causer des ennuies, et si j'en crois son panier de l'autre jour, il ne manque pas de capacité...

-Ton père est tombé sur un magazine gay?


Simple hypothèse, celle qui me parait la plus plausible. Je commence à me dire que ce pauvre type est décidément gâté en rien, mais ça me fait un peu moins rire. Enfin, je crois. Mais alors y a un truc que je ne comprends. A nouveau je le regarde droit dans les yeux.

-Pourquoi tu souris tout le temps. T'as conscience que t'as rien pour toi, que tu pourrais te faire écraser par le premier venu...

Ma mémoire me fait un rappel fugace mais assez clair du moment ou le gnome m'avait agrippé le poignet pour se défendre, l'air de rien. Je ballais d'un petit hochement de tête cette pensée indésirable qui vient tout simplement de réduire ma critique à néant, et je poursuit avec une meilleure formulation.

-...T'as idée de l'image que tu renvoies de toi même?


Si on était dans une série américaine populaire caractérisé par ses personnages à peau jaune, il pourrait bien être le fils caché du tenancier de bistrot avec cette tronche.

-T'es mince, t'as pas un pet de muscle, une gueule de grimlins, tu souris tout le temps comme un nigaud, t'attends carrément que les ennuies viennent à toi... Pourquoi t'es comme ça? On dirait que tu cherches à... avoir l'air de ce que tu es.


D'un looser. J'ai pas la confirmation qu'il ait été le bouc-émissaire de ses petits camarades un jour, ni qu'il soit aussi crétin qu'il en donne l'air, mais mince! Il a pas un gramme de charisme. Pas tant qu'il se fait pas emm*rder ou qu'on lui impose pas un défis improbable. Alors que pourtant, je l'ai vu moi, cette étincelle dans son regard! Et mon poignet s'en est aussi souvenu. Et malgré ça, il reste tel qu'il est, effacé et souriant, quoi qu'il arrive, comme s'il n'avait pas la possibilité de se battre contre les mauvais coups, juste les subir. Mais entre une malade avec un poignard, son paternel ou même moi, on peut pas nier que la vie ne lui fait pas de cadeaux, et qu'il à bien un karma de perdant.

-Qu'est-ce qui ce passe avec ton paternel? Et ta mère alors?


Qu'il m'en dise plus. Je comprend pas comment on peut tout simplement supporter d'être malmené sans rien faire, qui que soit le bourreau dans l'histoire.

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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Ven 29 Mai - 11:42



Le passé et le présent



 
 
— Mauvaise réponse…
 
Je souris. Aurais-je pu donner une seule bonne réponse avec Thérence ? Au moins il est venu me parler cela me faisait de la compagnie… Bon ce n’était surement pas pour voir si j’allais bien ou autre… Mais il était là. La preuve ? Il essayait de marcher sur mon pied. Heureusement que ma blessure c’était miraculeusement soigné. Et de toute façon, je sentais peu ou pas la douleur. Travail disciplinaire en Chine.
 
Autour de nous, tandis qu’il essayait de me faire craquer avec son pied, - ah moins qu’il ne me fasse du pied – les élèves continuaient à manger leur nourriture. Le bruit autour de nous, s’amplifier de plus en plus. Comme si toute la cafétéria voulait entrer dans ma tête par les oreilles.
 
Je me remets à observer Therence, il semble être énervé par mes réponses. Un prêté pour un rendu surement ? Et il va bientôt réattaquer. Avec quoi ?
 
Le dessert ne semblait plus l’intéresser… Car je n’en avais cure aussi ? Je retins mon rire. On dirait un gosse à ce moment. Un gosse qui pensait voler le jouer d’un autre. Mais, son envie de jouer à diminuer quand il comprit que cela ne m’intéressait pas plus que cela.  
 
- Comme c'est triste. Le petit Caracole c'est fait expulser de chez lui ?
 
Mon sourire s’effaça en une seconde. Une boule se forma dans mon ventre. J’avais qu’une envie fuir, partir loin. Et il dut le remarquer, car la suite arrive aussi vite. Ce que j’essayai d’oublier en étant moi, ce jeune garçon souriant revenait en une seconde… Je sentais autre chose en moi. Un élément qui voulait sortir de moi, apparaitre aux yeux de tous mais je l’empêchai. Je ne devais pas le montrer.
 
Il rit après avoir vu mon vissage…
 
- ... Sans blague.
 
Il m’observa un long moment… Je voyais son visage devenir de plus en plus joyeux aux fils des secondes qui passaient…
 
Que devais-je faire ? Dire la vérité ? Fuir ?
 
-Ton père est tombé sur un magazine gay?
 
Je le regardai droit dans les yeux. S’il savait ce qui s’était vraiment passé… Je soupirai mais ne répondis rien. D’abord, je devais faire fuir les images qui me venaient en tête. Ces moments où j’étais rabaissé par mon père… Pas de manière visible, mais plus psychologique. Des phrases qui me détruisaient lentement, doucement, mais sûrement. Il essayait de faire de moi, sa marionnette pour se défendre contre les groupuscules qu’il avait embêté. Et ces phrases choc, restaient en moi encore et encore. De temps à autre, elles venaient et s’ancraient dans mon esprit pour un long moment.
 
L’un des souvenirs qui me revenait à l’esprit se passait au Japon. J’obéissais toujours souriant mais cette fois-ci, l’homme que ma mère avait épousé, ne semblait pas d’humeur. Il hurlait à tout bout de champ contre tout et rien. On devait partir. Et d’après lui, tout était de ma faute… Je n’étais capable de rien. Il ne désirait qu’une chose de moi mais je n’arrivais même pas à le faire. Il me laissait une dernière chance sans pour autant me dire ce qu’il voulait de moi… C’était même la première fois où…
 
La phrase suivante me sortit de ma rêverie. Et j’en étais ravi.
 
-Pourquoi tu souris tout le temps. T'as conscience que t'as rien pour toi, que tu pourrais te faire écraser par le premier venu...
 
Il me disait cela d’une traite, et d’autre phrase suivit peu après. Cela ne me donnait qu’une envie fuir. Mais je devais résister. Je ne connaissais rien d’autre de toute façon.
 
— Non, soufflais-je alors, c’est la première fois que je suis en cours… Je ne sortais jamais de chez moi…
 
Au moins, cela permettait à ce type qui se faisait passé pour mon père, de faire ce qu’il avait envie sans être dérangé par l’école…
 
— Ah oui, une dernier chose : je n’aime peut pas me battre mais cela ne veut pas dire que je ne sais pas me battre. Il va mieux ton poignée ?
 
Un micro sourire apparut sur mon visage. Je me frottais la main comme toujours.  
 
-T'es mince, t'as pas un pet de muscle, une gueule de grimlins, tu souris tout le temps comme un nigaud, t'attends carrément que les ennuies viennent à toi... Pourquoi t'es comme ça ? On dirait que tu cherches à... avoir l'air de ce que tu es.
 
Je regardai le ciel, du moins le toit pour me changer les idées. Il n’était pas loin de l’idée. Chez moi, je souriais tout le temps sans jamais le perdre. Cela me permettait d’être en paix, un temps. Le temps que, dans son esprit, l’idée que ma mère l’ait trompé ne revenait en force…  
 
 Ce fut à ce moment que Thèrence décida de terminer son discours.
 
-Qu'est-ce qui ce passe avec ton paternel ? Et ta mère alors ?
 
Je soupirai encore une fois. Je n’avais plus faim du tout… Pourtant, je n’avais même pas prit de déjeuner ce matin.
 
— Tu veux tout savoir c’est ça ? Comme ça tu pourras te moquer de moi et t’amuser avec eux…
 
Je montrai un groupe à une table, ses soit disant amis…
 
— Ces andouilles qui se croient tes amis ? C’est simple en fait. Je ne me suis pas fait virer de chez moi… J’ai fuis ma famille.
 
Une sourde colère s’infiltra en moi. Je devais sortir loin de tout ce monde. Loin de tout. Oublier tout ce qui m’arrivait, passer à autre chose…
 
— Mon père s’est servi de moi…
 
Je coupai, une douleur plus grande que les autres. Je voyais le regarde surpris de Therence au travers de mes yeux qui se remplissait de larme. Therence faisait une tête étrange, plus que d’habitude…
 
— Il s’est servi de moi comme d’un coq de combat dans une arène… Ça te va ?
 
Je ne pouvais rester plus longtemps ici. Je devais sortir dehors et sous le regard de Therence, je partis. Je ne savais même pas s’il allait me suivre ou pas. Mais rester en ces lieux me ferait plus de mal que de bien.
 
Ma tête me faisait souffrir… Pourtant je devais me contrôler. Réussir à je ne savais quoi… Mais je devais garder cette colère en moi. Que m’avait dit Cahir la dernière fois ? Ah oui…
 
Je récitais son mantra doucement, longtemps et le répétais sans fin pour me calmer. Je restai là, comme un fou dans la cours. Heureusement que la moitié des gens mangeaient, sinon, il m’aurait pris pour un fou.
 
Puis une odeur m’arriva jusqu’aux narines. Une odeur que je reconnu vite et qui me calma. Adam. La colère en moi s’apaisait. Elle disparaissait même en quelques secondes. J’en fus soulagé.
 
Je frottai mes yeux alourdies par les larmes et supprimai la bué autour d’eux et reniflai. J’espérai que Therence allait penser que mes larmes étaient dues à l’histoire que je lui avais racontée : à ce que m’a fait subir mon beau-père et non à mon côté loup. Je devais m’y faire et l’accepter maintenant.
 
 
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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Sam 6 Juin - 1:05



Discussion
Je le reluque, curieux et blasé quand monsieur se plaint de la qualité du dessert. Je pourrais lui balancer tellement de vannes avec ça. Me foutre de son narcissisme culinaire, de sa délicatesse gustative digne d'un fils à maman, le railler sur son inclinaison à jouer à la dinette, mais c'est à croire qu'il s'est fait viré de chez lui pour être contraint de supporter la bouffe scolaire.

Quand j'ai sorti ça, c'était pour rire. A sens unique, s'entend... mais son visage devient soudain très sérieux et en dit long sur la véracité de cette bêtise. Et ben, ça va encore plus mal que ce que je croyais dans sa petite vie. De quoi relativiser sur ses propres problèmes.  
Mais ça me rend pas plus conciliant pour autant. Une part de moi jubile, mais l'autre n'aime résolument pas le voir se renfermer craintivement comme une huitre. Parce que ça me donne juste envie de lui donner un autre coup de pied pour le faire réagir. Il donne de lui une image de nigaud, et les nigauds on ne les respectes pas. Mais est-ce qu'il le voit au moins?!

- Non, c’est la première fois que je suis en cours… Je ne sortais jamais de chez moi…


Je plisse des sourcils. Il me fait marcher? Il est quoi au juste, un gosse élevé avec des précepteurs, ou des cours à distances, loin de la faune scolaire?...

- Ah oui, une dernier chose : je n’aime peut pas me battre mais cela ne veut pas dire que je ne sais pas me battre. Il va mieux ton poignée ?


Oh le... je le foudroie d'un regard, et je ne résiste pas à lui écraser l'autre pied. On sait jamais que je me sois pas trompé finalement. Mais il subit sans broncher, comme toujours, et ne montre que de l'embarra et une lointaine méditation quand je continue à jouer les mauvais miroirs. Mais ça a pas l'air de le déranger, il cille à peine, jusqu'à ce que je m’intéresse au problème avec ses parents. Alors seulement le mioche expulse son agacement d'un soupir, les yeux rivés sur son assiette encore remplie.  

- Tu veux tout savoir c’est ça ? Comme ça tu pourras te moquer de moi et t’amuser avec eux…


Eux? Je jette un vague regard à la table là bas. Non, pour l'instant, c'est moi seul qui "m'amuse". Mais dans le fond, ouais, il se pourrait que je balance et les invite à se foutre de lui. J'y ai pas réfléchis, qu'est-ce que ça peut faire ce pourquoi je tiens à savoir? Qu'il se fasse les idées qu'il veut.

- Ces andouilles qui se croient tes amis ?


- Hey.
tonnais-je d'un ton autoritaire. Je crois pas que ce soit censé me valorisé dans mon orgueil ce genre d'allusion.

- C’est simple en fait. Je ne me suis pas fait virer de chez moi… J’ai fuis ma famille.


Ma fourchette se plante dans une patate mais n'en ressort pas de suite. Je considère longuement l'ado en face de moi. Caracole à fait une fugue? Il précise de lui même le flot de questions qui a jaillis à cette annonce.  

- Mon père s’est servi de moi…


Mon visage se fronce un peu plus. "Servir"? Ça peut vouloir dire un tas de truc ça, en tout cas il ne rigole plus. Ses yeux reluisent d'une colère humide, je devrais peut-être arrêter de le chercher, mais il est hors de question d'abandonné la discussion là dessus, je veux comprendre.

-T'entends quoi par là?...

- Il s’est servi de moi comme d’un coq de combat dans une arène… Ça te va ?


Je réagis pas quand il se lève en abandonnant son plateau à même la table et passe les portes du réfectoires d'un pas précipité. ...Wow? Ok... Sale histoire. Je suis pas sûr d'avoir compris. Ou peut-être bien que si. Je détache mes yeux de la sortie pour reporter mon attention sur les deux plateaux, l'impression que le bruit ambiant se substitut aussi à mon blanc passager. Je prend calmement une nouvelle bouchée de ce qui me reste à manger. J'y ais été un peu fort là. Non? Emmerder le gnome sur sa physionomie c'est une chose, aller lui extirper ses problèmes de familles, s'en est une autre... ou pas. Tout est bon, du moment que ça fais mal. Même si c'est louche comme histoire. "un coq de combat". Bah, compris, pas compris, qu'est-ce que ça change? S'il veut se casser sur ces paroles bizarres, j'ai pas besoin de savoir, c'est pas mon problème.
Je hausse des épaules dans une mimique détachée, et d'accord avec moi même pour laisser tomber cette histoire, je racle tranquillement le fond de mon assiette. C'était pas mauvais! J'enchaine sur le dessert en m'enfonçant plus profondément dans mon siège, toujours aussi tranquille, prend ma cuillère, vais pour la planter mais me ravise pour faire se rencontrer le bout de l'ustensile et le moelleux dans un petit geste répété et de plus en plus nerveux...

Et ch*er.

Quand je débarque hors de la cafet', je le vois qu'il est fermé sur lui même. Je me demande si je l'ai à ce point ébranlé, mais en me rapprochant doucement, je l'entends qu'il récite comme... une espèce de litanie...
J'ai un bref mouvement d'arrêt, sceptique. J'ai déjà entendu quelqu'un marmonner toujours la même balade en se balançant pour s'éviter une grosse colère... Mais... Je l'observe à distance, les bras croisés sur le torse, et il fini par redresser le nez et s'essuyer le visage.

-Hey.

Je l’interpelle fermement mais sans agressivité. J'ai l'impression qu'il m'avait pas capté.

-Ton père. Il te frappe?


Je rigole plus maintenant. Je vais pas pour autant lui tendre un mouchoir, mais je veux juste savoir ce qui ce passe chez lui. Je considère sa réponse, apparemment c'est non. Mais ça signifie en rien que le mioche subit pas des blâmes de la part de son paternel, y a qu'à voir son état et sa façon d'en parler pour le croire.  
Ça doit-être un sacré numéro le Caracole senior. Je suis pas le mieux placé pour savoir ce que c'est que les "conflits" avec son daron. Personne n'a put prétendre à ce rôle au cours de ma vie, mais quelles que soient mes idées sur ce type de relation, je conçois que tous les pères ne sont pas à envier.

-Tu vis où maintenant? T'es parti y a longtemps?


Qu'il se contente de répondre, je compte pas jouer les psy, ni le raconter à d'autre, je veux juste savoir pour le moment. Je suppose que s'il se présente en cours en étant à peut prêt présentable et en ayant manifestement pas d'amis proches avec qui trainer, c'est qu'il dois quand même avoir trouvé quelque part où crécher. Chez une connaissance peut-être. En tout cas j'espère. Qu'il ne compte pas sur moi pour l’accueillir, ma chambre d'étudiant est trop petite pour un colloc', et j'ose pas imaginé le b*rdel quand je devrai ramener du monde.

Je crois qu'on va pas retourner à l'intérieur de ce midi, alors je lui fais signe de venir se poser sur un muret pour continuer notre discussion.
Si je comprend bien, a avoir vécu hors du système scolaire et confiné aux côtés de son père, le gamin vient d'inauguré sa première fugue. Je suis naturellement intrigué, il a pas la tête d'un fugitif né, et sa situation se prête pas à une anticipation de longue date, il me semble.

-Ton père, enfin ta famille, il savent où te trouver?

J'ai faillis, mais j'ai pas osé aller jusqu'à lui demander s'il serait seulement susceptible de le chercher. Je suis prêt à envisager que le garçon ne soit pas assez précieux aux yeux de sa famille pour qu'ils s'inquiètent dans l'immédiat. J'ai côtoyé des types qui avaient vécu ça... C'est dans ces moment là que je prend conscience que dans le fond ma vie est pas si minable sur certains côtés. Enfin, c'est pas de ma vie qu'il s'agit de toute manière. Et donc, savoir si sont paternel à une chance de lui remettre la main dessus, parce que...

- Si jamais ton père te cherche et te retrouve, tu risque de te prendre une dérouillée.

C'est pas sûr, mais c'est envisageable. Je dis pas ça pour lui faire peur et le pousser à fuir plus loin ou au contraire rentrer au plus vite pour tenté de calmer le jeu, mais faut s'y préparer.
Décidément, j'ai le sentiment que ce mec est pas un cadeau. J'en ai reçu des réprimandes pour toutes les c*nneries que j'ai faite, mais quelles qu'aient put-être mes réactions à ce moment là, je sais... je savais déjà que c'était justifié. Combien de fois j'ai fait le mur de chez moi, disparu durant des jours pour ne parler que des fugues? Je soupire, les yeux perdus loin dans mes pensées.

Ça a pas pris les premières fois. Ma mère, avait une espèce de radar dès qu'il s'agissait de me faire la malle. A croire qu'elle lisait dans mes pensées. Ou que j'étais juste trop prévisible. Je me suis fait arrêté sous la fenêtre, dans le jardin ou le parking à plusieurs reprises. Ça aurait presque put avoir l'air d'un jeu vu de l'extérieur, moi tentant de me cacher, elle qui finissait inlassablement par me remettre la main dessus... Un petit sourire m'apparait, un sourire presque tendre qui m'étonne moi même et disparait pour une neutralité plus acceptable. Ouais, parce qu'à ce moment là ça ne m'amusais pas, et elle non plus. Fatigué, j'ai fini par comprendre sur ce serait plus simple de me casser par l'entrée, en claquant la porte et sur des paroles bien sentis. Elle pouvait pas me retenir contre mon grès. Elle aurait jamais vraiment osée...  

Je me réveille et lui balance mon point dans l'épaule, comme ça, sans raison apparente.

-Arrête de chialer. C'est pas de pleurer qui va rendre ton paternel plus sympas, ni te donner les solutions à tes problèmes.

Je me fiche qu'il ne pleure plus depuis un moment, je veux qu'il arrête de faire cette tête d'enterrement.

-C'est quoi exactement que t'entendais par "il s’est servi de moi comme d’un coq de combat dans une arène"?


Et qu'il cherche même pas à éviter de répondre ou me mentir.

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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Ven 12 Juin - 9:30



Confidence sur l’oreiller, euh, non sur le muret (oui le titre est là pour t'embêter.)



 
Je continuai de réciter ce mantra pour faire disparaitre ce loup. Je devais le contrôler. Et non me faire contrôler. Je parlai seul, sans faire attention aux personnes autour de moi. De toute façon, je ne les sentais pas plus que cela. J’étais totalement concentrer sur moi, ou plutôt, sur mon loup intérieur. Quand, soudain, je sentis sa présence. Therence. Il était venu. Il voulait continuer de m’énerver ? Pour voir le loup me contrôler. Non ! Je ne pouvais pas le laisser. Je ne voulais pas faire d’erreur. Et, à chaque fois qu’il voulait sortir, me contrôler, je sentais une envie monter avec lui. La mort, le sang…
 
Je frissonnai à nouveau. Mon nez, plus développé à cet instant, capturait toutes les odeurs. Celle de Therence, des autres élèves et le monstre en moi aimait cela.
 
Je ne veux tuer personne…
 
— Hey !
 
Je sursautais quand j’entendis sa voix. Je ne m’attendais pas du tout à le voir venir ici et me courir après. Mais mon constat premier semblait ne pas être totalement juste, ni fausse. Je ne savais pas ce qu’il voulait en me rejoignant mais il l’avait fait pour quelques choses. Sa voix était fermé, mais sans agressivité. Je me demandais bien pourquoi.
 
Je me retournai alors pour voir ce qu’il me voulait Mes yeux rougis par mes pleures, le regardaient, un mélange étrange de plusieurs sentiments. Haine, peur… et tout autre chose qu’il pourrait interpréter de la manière qu’il désirait.
 
-Ton père. Il te frappe?
 
Je ne disais rien, n’affirmai rien, mais je pouffai un peu, comme s’il venait de me dire la phrase la plus étrange de tous les temps. Mais il ne pouvait pas le savoir.
 
Je pouffai un peu. Devais-je tout lui dire ? Ce qui m’est arrivé ? Il voulait le savoir à partir de quand ? Je me souvenais alors de sa question sur l’un de mes aveux. Je ne suis jamais allé à l’école. 
 
— Non ! Il n’aime pas le sale travail… Il préfère la torture psychologique comme il aime le dire.
 
-Tu vis où maintenant ? T'es parti y a longtemps?
 
A cette question, je vis qu’il me sondait. Il regardait mes habits, neufs, ou du moins semblant neuf. Je m’étais lavé au lac… Depuis quand j’avais fugué ? Cela ne faisait pas très longtemps. J’avais toujours une montre qui m’indiquait l’heure. C’était le premier jour de cours depuis ma fugue, ce vendredi même. Donc, ça devait faire trois jours environs.
 
— Depuis ce week end… Vendredi soir exactement…
 
Je serrai ma main contre mon pied pour me taire, mais, sans vraiment savoir pourquoi, je devais tout lui dire. Non pas que je lui faisais confiance. Juste car cela devait sortir. Je ne devais pas tout garder en moi ou, je deviendrai fou.
 
Je baissai mon regard. Je ne vivais chez personnes. Du moins jusqu’à ce soir et surtout s’il m’accepterait. Je ne le connaissais ni d’Eve ni d’Adam. Et s’il était pire que mon père ? S’il allait juste se servir de moi pour son propre plaisir ?
 
— J’ai peut-être un lieu où aller… Pour combien de temps je ne sais pas… On verra…
 
Je ne dis rien. Attendant qu’il ait une autre question. Je ne voulais pas le faire fuir en parler d’un coup sans m’arrêter. Même si à partir d’un moment, ça arriverait. Il me fit signe de le suivre pour être mieux installer. On se dirigeait vers un muret pour parler. Je m’installai juste après lui et à ses côtés.
 
-Ton père, enfin ta famille, il savent où te trouver?
 
A l’entente du mot père et famille, je tressautai de peur. Comme si parler de lui allait le faire venir et m’enlever… Et vu que c’était mon père, cela ne serait pas un enlèvement. 
 
— Là ? Oui, Sinon je n’espère pas…
 
Je ne voulais pas qu’il me retrouve, alors pourquoi aller en cours ? Car, c’était simple. Si j’allais en cours, ils n’appelleraient pas mon père…
 
— Je me suis habitué à cette école et aux gens que je côtoie.
 
Je souriais en repensant à Stiles, Adam, Mick… Et même lui. C’était étrange mais je l’aimais bien. Mais de temps à autre, il me faisait sortir de mes gonds. Il était assez doué là-dedans je crois.
 
- Si jamais ton père te cherche et te retrouve, tu risques de te prendre une dérouillée.
 
Je ne dis rien pendant un moment. Si mon père venait me chercher, je n’aurai pas de racler… Cela serait peut-être, non sûrement pire qu’une simple raclé… Et au vu des dernières journées, je ne me serai pas laisser faire.
 
— Si jamais mon père me retrouve, on n’arriverait pas à ce parler à nouveau… Je vais simplement disparaitre à nouveau… Il a eu ce qu’il voulait !
 
Je dis cela, mais sentit qu’à cet instant, il ne m’écoutait pas. Il était ailleurs. Je le remarquai à un sourire qui lui apparut à un moment donné. Etrangement, mon cerveau décida de garder ce moment. Ce sourire était sincère. Il ne semblait pas y avoir une seule note de colère ou de moquerie. Et je sentais au plus profond de moi que ce genre de moment chez lui serait très rare…
 
Soudain, il se réveilla et sans connaître le pourquoi du comment, il me frappa sur l’épaule. Je ne m’entendais vraiment pas à cela mais ne bronchais pas…
 
-Arrête de chialer. C'est pas de pleurer qui va rendre ton paternel plus sympas, ni te donner les solutions à tes problèmes.
 
Je pensais que c’était qu’une simple excuse pour me frappait. Peut-être même que c’était pour que j’oublie le sourire sincère qu’il avait eu ou même juste l’envie de me frapper pour passer à autre chose.
 
-C'est quoi exactement que t'entendais par "il s’est servi de moi comme d’un coq de combat dans une arène"?
 
— Tu veux savoir quoi ? Tout, depuis le début, ou juste se passage ?
 
A son regard, je voyais qu’il voulait en savoir le plus… Alors j’en profitais pour tout lui dire. Je commençai par raconter mes différents voyages dans des lieux tous aussi étrange les uns que les autres. La France, le Japon, certain pays d’Afrique. Je n’y restais pas très longtemps. Sauf le jour de ma naissance. J’étais resté trois ans à Paris. Mais je n’avais aucun souvenir de ce voyage. Ce fut à partir de mes trois ans, que j’eu des cours, chez moi, de judo. J’apprenais les bases. Peu de chose, au vu de mon jeune âge. Puis nous étions partis sans raison. Vers un pays du Moyen Orient : Israël. Et maintenant que je m’en souvenais, on y était même allé deux fois.
 
Je me tu un instant et l’observai pour voir sa réaction. J’espérai ne pas le saouler avec mon histoire… Alors pour ne pas faire d’erreurs. Je coupai au différent voyage où j’ai juste appris différent type de combat. Le reste des journées, je les passais avec des professeurs à domicile pour les cours scolaires.
 
Je passais les détails de mon arrivé ici. Jusqu’au précieux moment qu’il désirait entendre. L’histoire du coq de combat.
 
Rien que d’y penser, j’eus des frissons. Il y avait eus des morts. Cahir m’avait protégé d’eux… Il m’avait aidé à fuir et m’avait mordu… Ce passage, je ne devais pas lui dire… Je ne le pouvais pas… Alors, je lui dis simplement une autre histoire tout aussi simple, enlevant simplement, le côté loup garou et mort.
 
— Mon père, après une première fugue a envoyé des hommes à lui me capturer. Ils m’ont injecté un produit. Un médoc qui m’a endormi puis je me suis retrouvé aux côtés de mon père. Il me parlait d’un combat que je devais faire contre quelqu’un d’autre… Que tout ce qu’il m’avait appris, tout ce qu’il avait fait pour moi aller enfin être utile. Puis, il m’a poussé à l’intérieur de l’arène ou plusieurs personnes regardaient le duel et faisait des paries. J’ai tenté de m’enfuir mais la clôture était électrifier. Mon adversaire semblait être en transe… Comme s’il avait pris quelques choses pour lui faire oublier sa vie… tout. Il semblait vouloir me tuer et rien d’autre… Mais au bout d’un moment, il a repris le contrôle et on s’est enfuis. Et depuis, je suis en fuite… Et j’espère qu’il ne va pas me retrouver.
 
Voilà, j’avais fini la pathétique histoire de ma vie… je le regardai, en partie effrayé de voir sa grimace qu’il me prenne pour un débile qui invente des histoires, en partie soulagé d’avoir dévoilé tout cela à quelqu’un qui n’était simplement qu’un humain qui ne connaissais pas le monde de la nuit. Je frissonnai en revisitant les scènes. Je m’enfonçai encore plus dans le mutisme… Je tremblai doucement et perdais le contrôle de mon corps. Ce n’était pas à cause du loup. C’était mon père qui me faisait cet effet. Oui il me faisait peur.
 
— Je ne veux pas le revoir….
 
Je voulais demander de l’aide à Therence. Mais en quoi pourrait-il m’aider. De toute façon, Cahir m’attendait après le cours.
 
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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Dim 14 Juin - 22:42



D'homme à homme
Spoiler:
 

Je pensais pas qu'obliger le gosse à parler de sa famille le mettrait mal-à-l'aise au point de se casser du réfectoire. Non, en fait ça j'y comptais un peu, mais je m'attendais pas à ce que ce soit sur des justifications à ce point percutantes. Il a nettement pas une vie sereine, je veux savoir si son père est le genre d'individu à se faire entendre par des arguments... frappants.

- Non ! Il n’aime pas le sale travail… Il préfère la torture psychologique comme il aime le dire.


Comme il aime le dire... Ok. Au moins il ne se fait pas frapper, mais le tempérament du sénior est clair. Moi aussi j'ai parfois prisé les agaceries invisibles, celle que les profs et adultes ne voyaient pas. Un regard mauvais, une attitude méprisante, quelques tournures de phrases cruellement réfléchis, ça suffisait à établir les rôles entre camarades. Mais ce n'était que des jeux d'adolescent, des rapports de forces plus que naturel dans le milieu scolaire et alentours, je suppose... Bref. Il avait fuit les dénigrements de son propre géniteur, depuis combien de temps?

- Depuis ce week end… Vendredi soir exactement…
répondit-il avant d'hésiter. J’ai peut-être un lieu où aller… Pour combien de temps je ne sais pas… On verra…

J'enregistre les infos. Au moins il ne dormira pas dehors, enfin logiquement. Cela dit, est-ce que les siens sont susceptibles de lui remettre la main dessus? L'idée ne le rassure visiblement pas, pourtant il faut qu'il s'y prépare.  

- Là ? Oui, Sinon je n’espère pas…  Je me suis habitué à cette école et aux gens que je côtoie.

Caracole affiche un petit sourire à l’évocation de ces personnes auxquelles il peut se rattacher, et ça me rend un peu moins insensible à sa situation. Loin de chez lui, il ne lui reste que le bahut où se poser. C'est sa seule source de stabilité actuelle. Je peux comprendre sa présence ici, là où je franchissais surtout les murs du collège pour trainer avec mes potes à l'époque. Je déteste pas l'école, mais il y a de ça quelques années, ça ne représentait pas plus qu'un microcosme où grandir et s'imposer, et accessoirement une institution obligatoire.
Néanmoins, ici ou ailleurs, si son paternel lui remettait la main dessus, il prendrait surement cher... Il devient pensif à cette idée.

- Si jamais mon père me retrouve, on n’arriverait pas à ce parler à nouveau…
Ouais, ça je m'en doute. Je vais simplement disparaitre à nouveau… Il a eu ce qu’il voulait !

Sa dernière réplique me fait l'effet d'un écho. Combien de fois me suis-je plains à mes potes ou je ne sais quel interlocuteur du moment de ce même reproche envers ma mère? Après tout, si les gosses fuguent, c'est bien que les parents ont mal fait leur boulot, non?...
Je n'arrive pas être en colère comme je l'ai été autrefois. Je lui en veut toujours d'avoir éluder mes problèmes et d'avoir mis mes comportements sur le compte de mauvaises fréquentations et autres influences, alors que c'était ses silences et ses mensonges qui en étaient la cause, mais... Peut-être que j'ai fini par me résigner à l'idée qu'elle ne l'aurait jamais admit. Peut-être que je regrette de m'être borné à une fuite puérile, d'avoir chercher le conflits par rancune plutôt qu'avoir tenté une autre approche. Ma mère a été maladroite et bornée dans son mutisme, mais elle n'a certainement jamais souhaité cet éloignement. Aujourd'hui qu'elle n'est plus là, j'ai fini par le comprendre.

Je frappe le pleurnicheur. Je devais absolument penser à autre chose là. Je ne le montre pas, mais sa surprise me ragaillardis intérieurement. Bon, qu'il m'explique un peu son problème. On ne balance pas être traité comme un "coq de combat" par son paternel comme ça!

- Tu veux savoir quoi ? Tout, depuis le début, ou juste se passage ?


Je lui répond d'un haussement de sourcil plus qu'évident. Accouche l'intégrale, je suis pas devin!

J'écoute sérieusement son récit, et je me rend compte au fur et à mesure que le gringalet et moi avons d'étonnants points communs. Quand il m'explique avoir régulièrement visiter plusieurs pays, je me retrace mes propres migrations ci et là d'un bout à l'autre du continent et de la France. Une enfance de voyageur avec la richesse que cela comporte, mais aussi la contrepartie avec une absence de constance. Chaque visite lui valait un entrainement drastique au combat et une éducation sous contrôle, je me dépeins un peu mieux le Senior O'Brian, un mec avec de drôle mais fermes ambitions. Puis son état change, la nostalgie laisse place à sa crainte de plus tôt. Il ne se prépare pas à me raconter du beau...

- Mon père, après une première fugue a envoyé des hommes à lui me capturer. Ils m’ont injecté un produit. Un médoc qui m’a endormi puis je me suis retrouvé aux côtés de mon père. Il me parlait d’un combat que je devais faire contre quelqu’un d’autre… Que tout ce qu’il m’avait appris, tout ce qu’il avait fait pour moi aller enfin être utile. Puis, il m’a poussé à l’intérieur de l’arène ou plusieurs personnes regardaient le duel et faisait des paries. J’ai tenté de m’enfuir mais la clôture était électrifier. Mon adversaire semblait être en transe… Comme s’il avait pris quelques choses pour lui faire oublier sa vie… tout. Il semblait vouloir me tuer et rien d’autre… Mais au bout d’un moment, il a repris le contrôle et on s’est enfuis. Et depuis, je suis en fuite… Et j’espère qu’il ne va pas me retrouver.


Je reste longuement bloqué sur lui avec des yeux ébahis. Bon sang... "Capturé", j'ai mis ça sur le compte de mauvais rapports, j'étais pas non plus tendre quand il s'agissait de me plaindre de comment ma mère me menaçais de me séquestrer à domicile. Autant dire que les adultes restaient gentiment de marbres face à mes jérémiades d'ado en crise. Mais j'ai commencé à faire une sacré tête en apprenant comment et pourquoi le vieux avait fait ramener son fils. C'est le genre de truc dont on entend parler, mais dont on imagine pas une seule seconde que ça puisse exister, pas juste à côté. Il sont malades ces pères capables de droguer leurs propres gosses... sans parler des combats forcées en milieu plus que louche, faut avoir perdu quelques cases...

-... Ton vieux est carrément flippant.

- Je ne veux pas le revoir….


-Tu m'étonnes...
soupirè-je de stupeur.

Je ne dis plus rien et remue toutes ses explications et mes réflexions en regardant sans vraiment regarder nos camarades et leurs vies insouciantes, autant qu'il puisse y avoir de vies insouciantes après le genre d'aberrations que je viens d'entendre de la part de celui qui n'était encore que Canasson-petite-chose-à-charrier avant le déjeuner. Il frémit, touché par le souvenir évoqué et la trouille d'être confronter à ce paternel sociopathe. Il est terrifié. Je bondis du muret et lui fait face, un signe du menton.

-Debout.

Il semble surpris, trop mou à réagir, alors que je le toise fermement, le visage neutre mais impatient.

-Il t'a appris à te battre? T'as réussi à t'échapper de l'arène de combat et te débarrasser de tes adversaires, non? Alors dis moi, de quoi t'as peur? Debout!

C'est pas une expression, je veux qu'il se tienne devant moi, qu'il réponde à mes questions quand il aura été capable de se répondre à lui même.

-C'est parce qu'il est plus grand? énumérè-je en faisant un pas en avant et poussant le malingre. Plus fort? Qu'il a plus d'expérience?

A chaque hypothèse, je le bouscule, je veux qu'il réagisse, qu'il arrête de se morfondre.

-C'est sa grosse voix qui te fiche la trouille? Les regards qu'il te lance? Ses mains?

Un sourire passe mes lèvres, mais la rudesse prime sur la moquerie. Le père, cette incarnation d'autorité, de rigueur, de puissance. Est-il comme ça? Le père de Caracole. Est-ce qu'il a la carrure du tyran qu'il incarne? Qu'est-ce qui le rend si impressionnant? Qu'est-ce qui le tétanise?

-C'est ses menaces? Ses découragements? Ses potes qui t'ont embarqués?

Ma main heurte son épaule de nouvelles fois.

-...C'est parce que c'est ton père?

Je le pousse plus fort, froidement. C'est parce qu'il à de l'estime pour ce type? De la reconnaissance pour celui qui lui a donné la vie, logé, nourris en échange d'une servitude malsaine? Qu'il a une once d'affection pour ce mec qui n'a eu aucun scrupule à l'envoyer se battre?

-Tu l'aimes? Tu trouves ça normal?

Bien sur que c'est normal. Parce que c'est son père, les enfants aiment naturellement leurs parents. Pourquoi? Qui a dit ça? Qui a prétendu qu'un gosse devait de la reconnaissance à un être qui méprise sa progéniture?!

-T'as peur? Alors tu fuis? Combien de temps tu penses tenir? Ça fait que trois jours Caracole, tu vas fuir devant le reste des épreuves que la vie te réserve aussi? C'est ça qu'on t'a appris? Est-ce que tu as fuis devant tes adversaires jusqu'à aujourd’hui? C'est ce que tu fais en fait, hein? Tu te bats pas contre tes adversaires, tu te barres la queue entre les jambes dès que t'en a l'occasion, admets le.

Je sais qu'il sait ce battre. La force et le calme avec lequel il m'a tordu le poignet, sa façon de détourner les obstacles en rusant et faisant preuve de dextérité comme ce panier improbable que je lui ait fait tiré. J'ai pas besoin qu'il m'ait étalé au sol pour savoir qu'il à le potentiel, mais ses capacités ne serviront à rien s'il refuse de les utiliser. Je continue d'avancer, l'obliger à reculer, je le bouscule quand on se rapproche trop, encore, plus fort.

-T'aimes pas te battre? Mais t'as pas le choix.

C'est bien ça, non? Il ne lui a jamais laissé le choix. Et bien moi non plus. Je lui met une tape sur la joue, pas une claque mais un geste agaçant, il doit se bouger!

-Tu comptes te laisser faire? Tu comptes te faire écraser? T'es pas un homme, t'es juste une loque alors.

C'est quoi un homme? Un homme c'est un roc, c'est une force, une détermination, un honneur, c'est un phare et une bouée, un homme, ça s'impose, ça se respecte, ça vainc les obstacles, ça reste debout, toujours, un homme, c'est un monument contre lequel on risque de se heurter, c'est un pilier sur lequel on peut se reposer, un homme c'est capable de se battre pour protéger! Mais comment peut-il imaginer sauvegarder quoi que ce soit, à commencé par son amour-propre, s'il n'est même pas foutu de se protéger lui même?! Peut-être qu'avant d'être un homme, c'est un gamin de 15 piges. Mais la vie lui laisse pas le choix, va falloir être fort avant de profiter de la vie s'il veut tenir. Il pourra jamais vivre avec l'ombre d'un oppresseur sur sa tête.

Ça y est, il se débat enfin! Mais il peut repousser mes bras alors que je cherchent à lui mettre de nouvelles tapes, essayer de me repousser ou s'accrocher à moi pour mieux tenter de me faire tomber, ça ne m'arrête pas.

-Il t'as enseigné le combat durant toute ta vie, mais tournes ça à ton avantage, b*rdel! Il a fait de toi une machine de combat, c'était ça la source de sa fierté, non? Te voir mettre à terre plus fort que toi? Et ben alors vas-y : fous le à terre ton paternel, lui qui est si grand à tes yeux! C'est LUI que tu dois battre!!!

Je l'expulse d'un geste violent et Caracole trébuche à la renverse et s'étale par terre sous des yeux alertés un peu plus loin.  
Je cherche pas à ce qu'il retrouve réellement son vieux et qu'il l'éclate, enfin c'est pas mon problème ça. Mais il faut qu'il se rende compte qu'il en est capable, qu'il y croit au moins, il faut qu'il surpasse la peur qu'instaure ce type! Il faut que je le sorte de ses convictions qui le paralyses. Il a des points! Il a appris comment se protéger! Alors maintenant il faut qu'il révoque l'image invulnérable de son père!

-Ton père est pas plus solide que n'importe lequel de ces adversaires que t'as déjà battu! Si tu te défends pas, qui le fera à te place?! Personne!!!

J'en suis persuadé, même une forteresse peut-être démolie. Et sur qui il s'imagine pouvoir compter si sa famille l'a abandonnée?! Les amis, ça dure un temps, "les autres", c'est un facteur trop incertain. Alors non, il tiendra jamais en se cachant et pleurnichant sur son sort.

-Comment tu peux fuir comme un lâche, tiens tête à ce type! A ta place, jamais je me serais laissé écrasé par mon paternel, t'entend!!!

Il s'est relevé et je le repousse à nouveau, mais je ne cherche plus à le provoquer par cet acte : je me défends et l'attaque en retour cette fois.
Le père est un homme comme les autres. Son autorité ne fait pas état de lois absolue. JE suis un homme. Mon amour propre, c'est tout ce que j'ai pour demeurer dans ce monde, aux yeux des femmes, contre les autres mecs, pour apprécier ce que je vois dans le miroir chaque matin. Père ou non, je m’écraserai jamais face à quiconque. Mais a t-il déjà eu un père ce mioche? Non, c'est pas un père ça.

-Ouvres les yeux, ce mec a jamais agit en père, t'as aucune raison d'agir en fils! Alors agis en homme!

Le bougre à une p*tain de force quand il s'y met, je savais que j'allais faire exploser une bombe, mais j'avais peut-être légèrement sous-estimé son impact.
Il frappe, je répond, je suis pas un punching ball! il me fait chavirer dans sa chute et je cherche à reprendre le dessus en roulades véhémentes, jusqu'à lui coller une droite et lui saisir le col pour le plaquer au sol d'un geste brusque sous quelques curieux qui se ramènent.

-Bats toi. Grandis. Vaincs ta peur. Détaches toi de cet homme là. Et devient le seul homme pour qui tu décidera de te battre désormais! grondè-je sévèrement, mes mains toujours sur son encolure et mon regard intensément accrocher au sien.

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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Ven 26 Juin - 11:02



De Bouche à bouche, bin oui, on parle avec notre bouche ? ou de bouche à Oreilles !





HRP:
 

 
-... Ton vieux est carrément flippant.
 
Et tu ne savais pas à quel point il pouvait l’être.
 
- Je ne veux pas le revoir….
 
-Tu m'étonnes...
 
Je me tus, ayant dit tout ce qu’il m’avait demandé. Moi qui étais plutôt du genre à tout garder pour moi, à aider les autres plus qu’autre chose, je me plaignais…
 
Therence regardait tout autour de nous, mais dans ses yeux, je pouvais lire qu’il n’en avait cure. Il réfléchissait à mon sujet… Allait-il me croire ? Même moi, si je n’étais pas le héros de cette horreur, j’aurais du mal à le croire…
 
Je l’observai inquiet par la suite ; qu’allait-il faire ? Le dire au professeur ? Mais ainsi, il appellerait mon père et s’en en serait fini pour moi. Non, il n’était pas ce genre d’individus… Je ne savais même pas comment je pouvais le considérer. Ce n’était pas un ami, dans le sens premier du terme… Mais ce n’était pas non plus un ennemi…
 
En parlant de cela, et en entendant l’ordre de Therence, je compris que j’essayais de changer le sujet de mon esprit. Je décidai alors de regarder la réalité en face, d’observer Therence.
 
Il se trouvait devant moi, prêt à se battre ? Pourquoi devait-on toujours nous battre ? Je ne le voulais pas. Je ne souhaitais pas devenir ce qu’il désirait que je sois.
 
— Debout !
 
Que devais-je faire ? Son ordre me surprit et me rappela ceux de mon père… Je l’observai pour voir ce qu’il allait faire. Je voulais lui désobéir… Je ne bougeais pas… Mais étais-ce vraiment pour le contredire ou car mon esprit était obnubilé par mon père ?
 
A ce mot, un souvenir me revint en mémoire. J’écoutais ma mère et mon père se disputer. Ils parlaient fortement et, ma mère semblait contre mes entrainements. A ce moment, j’étais heureux, elle voulait me protéger. Mais je déchantai vite quand j’entendis mon père la menacer tout simplement avec une phrase : « l’argent, tu l’as grâce à moi, tu vis sans problème grâce à moi et tu m’as trompé… Tu as eu ce Bâtard avec un inconnu… Si tu ne veux pas tout perdre, laisse-moi faire ce que je veux. C’est toi qui es en tort… »
 
C’était à ce moment-là que je compris que ma mère apprécier l’argent plus que moi mais le fait que mon père n’était pas mon père biologique ne me traversa pas l’esprit.  J’étais déçu par ma mère pour que mon esprit capte ce sujet. Sans entendre, je partis dans ma chambre pleurer… Je n’écoutai pas la suite des disputes. Je ne m’y intéressais plus car je ne pouvais compter sur les autres. Du moins jusqu’à…
 
Etrangement, j’obéis à Therence en peu de temps ? Je me levais, me mis en face de lui et sursautai surpris par le ton employé de Therence.
 
-Il t'a appris à te battre? T'as réussi à t'échapper de l'arène de combat et te débarrasser de tes adversaires, non? Alors dis moi, de quoi t'as peur? Debout!
 
Je ne bougeai toujours pas et cela ne lui plaisait pas. Pourtant, je ne le faisais pas exprès. Je réfléchissais à toute ce qu’il me disait jusqu’à maintenant. Il parlait, me poser des questions. Il désirait savoir pourquoi je ne bougeai pas ? Pourquoi je n’aimais pas me battre ? Pourquoi j’étais paralysé devant lui.
 
-C'est parce qu'il est plus grand? Plus fort? Qu'il a plus d'expérience?
 
Therence me poussa après cette phrase. A chacune de ses questions, il me poussait… Dans quel but ? A vouloir me voir me morfondre ? Pouvais-je compter sur lui pour m’aider ? Voulait-il m’aider en me battant ?
 
-C'est sa grosse voix qui te fiche la trouille? Les regards qu'il te lance? Ses mains?
 
Je reculai à chacun de ses coups sans me défendre, mais je ne tombai pas non plus ; j’arrivais à me maintenir debout. A un moment, je vis ses lèvres bouger pour m’offrir un sourire. Dedans, je ne voyais pas de moquerie. Je ne savais même pas ce qu’il voulait me dire par ce sourire… Je ne le comprenais pas.
 
-C'est ses menaces? Ses découragements? Ses potes qui t'ont embarqués?...C'est parce que c'est ton père?
 
Je me laissai faire comme à chaque fois. Ce coup m’avait ébranlé, il était plus puissant que les autres, mais c’était surtout la dernière phrase qui me fit le plus mal, comme un coup sur la tête, comme s’il me lançait un verre de glaçon dessus. Non ce n’était pas mon père…
 
-Tu l'aimes? Tu trouves ça normal?
 
Qu’est-ce que je ressentais pour lui ? Moi-même je ne le savais pas. Terreur horreur ? Dégouts ? Rien ? Amour ?  Je ne le savais pas moi-même, comment pourrai-je le lui dire ?
 
-T'as peur? Alors tu fuis? Combien de temps tu penses tenir? Ça fait que trois jours Caracole, tu vas fuir devant le reste des épreuves que la vie te réserve aussi? C'est ça qu'on t'a appris? Est-ce que tu as fuis devant tes adversaires jusqu'à aujourd’hui? C'est ce que tu fais en fait, hein? Tu te bats pas contre tes adversaires, tu te barres la queue entre les jambes dès que t'en a l'occasion, admets le.
 
Non ! Je ne fuyais pas les problèmes, j’arrivais à me dépatouiller. Je pouvais lutter et combattre certain d’entre eux, mais… l’homme qui se dit mon père par rapport à la loi me terrorisait. Il me faisait peur… Je ne savais pas ce qu’il avait fait, mais quelques choses chez lui m’obligeaient presque à lui obéir… Et pour lutter contre lui je devais me battre contre cet impératif et avant cela, trouver ce qui m’obliger à lui obéir. Oui mais comment faire. 
 
Il s’avançait vers moi et je reculai, mais le mur m’empêcherait de continuer à reculer.
 
-T'aimes pas te battre? Mais t'as pas le choix.
 
Ce n’était pas vraiment cela. Je disais cela pour couper court à ce genre de discussion, mais là, il me poussait à bout… Un coup sur la joue me fit oublier mes pensées. Quelques choses d’autres voulaient prendre alors le contrôle, mais je devais l’en empêcher … Si je le lâchais, je ferais du mal à Therence, je ferais ce que je m’étais toujours refuser de faire : devenir le monstre qu’il voulait que je sois. 
 
-Tu comptes te laisser faire? Tu comptes te faire écraser? T'es pas un homme, t'es juste une loque alors.
 
Je ne me contrôlais presque plus. Je ne bougeais pas à cause du loup qui prenait le contrôler. Récitant avec litanie les mots appris de Cahir je me laissais faire. Therence continuait à me frapper, et le loup prit le dessus. Je me débâtais un peu, mais n’arrivait à rien. Je ne l’écoutais presque pas, luttant contre mon ennemi intérieur. Je le frappai mais maitrisai ma force pour faire le moins de dégâts. Dans un sens cela me soulageait. Je ne le tuerai pas.
 
-Il t'as enseigné le combat durant toute ta vie, mais tournes ça à ton avantage, b*rdel! Il a fait de toi une machine de combat, c'était ça la source de sa fierté, non? Te voir mettre à terre plus fort que toi? Et ben alors vas-y : fous le à terre ton paternel, lui qui est si grand à tes yeux! C'est LUI que tu dois battre!!!
 
Il me poussa à l’aide de ses mains vers l’extérieur et je tombai à la renverse. A terre, il m’observait mais autour j’entendis des voix parvenir d’un peu partout.
 
-Ton père est pas plus solide que n'importe lequel de ces adversaires que t'as déjà battu! Si tu te défends pas, qui le fera à te place?! Personne!!!
 
Je le regardai à cette phrase. J’avais, sans vraiment le comprendre, repris le contrôler de mon corps. Surement le coup reçu en tombant. Je me relevai alors et l’observai un instant. J’avais repris contenance, tout ce qu’il me disait était juste. Il avait raison. Je ne pouvais compter que sur moi… Ou presque. Je savais que je pouvais compter sur certaine personne, comme Stiles. Mais voulais-je le mettre en danger pour moi ? Non ! Si je voulais les protéger, je devais savoir me protéger. Me défendre…
 
Mais lutter contre celui qui se fait passer pour mon père allais-je y arriver ? Il voulait faire de moi un loup, un loup assoiffé de sang, il avait surement du faire quelques choses pour contrôler ce monstre en moi, qu’il ne le mange pas, mais quoi ?
 
 
-Ouvres les yeux, ce mec a jamais agit en père, t'as aucune raison d'agir en fils! Alors agis en homme!
 
Quand je compris cela, je me jetai sur Therence, je me battais à mon maximum sans pour autant lui faire du mal. Nous roulions à terre, chacun désirant prendre le dessus sur l’autre mais sans y arriver plus de quelques secondes. On tournait en rond sans contrôler l’autre. Jusqu’à ce que lui y arrive. Il avait pris le dessus.
 
-Bats toi. Grandis. Vaincs ta peur. Détaches toi de cet homme là. Et devient le seul homme pour qui tu décidera de te battre désormais!
 
La peur ?  Peur ? Avec cette pensée, je me demandais s’il ne me contrôlait pas par cette peur ? Oui, c’était avec ma frousse qu’il me contrôlait, comme s’il prenait de la force sur moi ? Ma peur me faisait plier ?
 
Là, un sourire s’afficha sur mes lèvres. Therence me regardait bizarrement. Normal, il était presque en train de  m’étranglait et moi je lui souriais. Au lieu d’agripper ses mains pour les écarter, j’agrippai son col et le soulevai. Il me lâchait. Là, il comprit qu’il n’avait plus le dessus.
 
— T’as raison…
 
Je le posai à côté de moi sans douceur et me mit à genoux sur lui. Je le regardai droit dans les yeux. Mes yeux changeaient par le loup garou. Des yeux jaunes que personnes ne devait voir…
 
— Je ne serais jamais l’assassin qu’il voulait faire de moi…
 
Quand je prononçai cette phrase, je me souviens de la dernière parole que j’avais entendue de sa part. « Je vais faire de toi, un tueur. Tu vas tuer mes ennemis… »
 
— Mais, je dois tout de même me battre, sinon les rares amis que je me suis fait vont mourir et je ne le veux pas.
 
La colère du loup prenait de plus en plus de place. Je me souvins alors de la fois où le loup s’était recroquevillé. Un coup avait réussi à cacher mon loup. Je me fracturai le poignet pour reprendre le contrôle. Mes yeux redevinrent alors normaux. Le jaune avait totalement disparu. Mon poignet se reformait aussi.
 
J’observai Therence, il ne semblait pas terrorisait par mes yeux mais plus surpris avec tout de même une pointe de quiétude…
 
— Tu as déjà vu des loups ? lui demandais-je simplement en trahissant mon secret comme un con.
 
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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Sam 4 Juil - 17:01



D'homme à loup
Il faut qu'il se bouge. Qu'il ouvre les yeux, qu'il se prenne en main! J'essaye de peindre le portrait de ce type, son père, il faut qu'il le décortique, qu'il sache ce qui l'intimide chez lui, qu'il trouve la faille! Il peut pas se laisser maltraiter sans rien faire, il faut qu'il se découvre lui aussi, qu'il se rende compte qu'il est capable de se rebeller contre ce mec. Qu'il prenne du recul sur lui même et sur ce sentiment de peur ou d'espoir d'attention de sa part qui l'oblige à courber l'échine, et qu'il domine ça. Il doit cesser d'avoir peur!

J'ai pas de paternel, j'ai jamais eu à avoir peur, ou à aduler un géniteur, je n'ai jamais subit ce genre d'autorité. Mais je vois pas en quoi ça peut-être plus difficile que tenir tête à un tiers, et je veux faire partager mon point de vu au mioche, qu'il ce rende compte que derrière cette incarnation absolu, finalement, y a rien de plus qu'un homme comme les autres.

Il prend du temps à réagir, me subit, m'évite et se défend trop mollement, en récitant faiblement sa berceuse alors que je continue de le marteler verbalement. On nous a remarquer plus loin dans la cours, mais ça ne m'arrête pas plus que ça ne pousse Caracole à sauver la face, s'il commence à réagir, c'est uniquement parce que j'arrive enfin à faire mouche! C'est ça, frappe, réveille toi p*tain! Il en aura fallu du temps, mais il fini par se jeter sur moi et frapper sans plus de retenu, au moins il lâche assez les vannes pour se protéger.
Il se défoule et je contre violemment. Dans le fond, prendre des coups et cogner me libère aussi à ma manière. Mais je l'ai pas poussé à bout pour le laisser se lâcher sur moi, alors je le plaque fermement à terre et lui fais comprendre que maintenant il faut qu'il se batte, mais pas contre moi : contre son patriarche. Un combat mental, mais qu'il ne pourra mener que s'il prend conscience d'en être capable, parce qu'il en est.

Je suis ferme, je suis en train de l'écraser devant l'agitation de quelques élèves qui sont venus voir plus prêt la bagarre. Ça parle et ça beugle, mais j'en ai rien à foutre, et Caracole non plus. Il affiche un sourire...
... Je suis pas sûr de comprendre. Je suis en train de l'humilié publiquement pour le coup, je l'ai traité de mauviette et je lui ai mis sous le nez le genre de vérités qui feraient exploser n'importe qui serait concerné, il a fini par me frapper comme je l'avais espéré... et au lieux de hurler, de pleurer, de m'insulter... il sourit. Comme le parfait benêt qu'il est, a moins qu'il ne se foute encore de...

Sa main se referme sur mon col, mais je pensais pas que ce serais pour me faire basculer avec cette tronche là.

- T’as raison…


J'essaie de me relever, mais il s'installe à califourchon comme je l'étais y a quelques secondes. Il est costaud quand il veut le bougre! Oh m...
J'avais eu un doute tout à l'heure, quand il récitait sa poésie. Puis ça explique pourquoi il ne souffre déjà plus de son pied... mais ça fait quand même quelques chose de voir reluire cette teinte ocre dans ces yeux, juste au dessus des miens, caché dans l'ombre de son visage... Ça me fous un frisson.  

- Je ne serais jamais l’assassin qu’il voulait faire de moi… Mais, je dois tout de même me battre, sinon les rares amis que je me suis fait vont mourir et je ne le veux pas.


Dit-il d'un air résolu. Mourir? Je sais pas s'il y va pas un peu fort, mais je crois pas être en mesure de pouvoir juger, le O'Brien senior est clairement pas net, et lui même est en train de me montrer sa seconde nature pas forcément plus inoffensive. Cependant pas assez pour m'effrayer. La stupeur que j'affiche laisse place à un petit sourire en coin.

-Qui a dit que tu devais arrêter de te battre?

C'est à lui de décider maintenant. Je suis satisfais. Je crois que j'ai réussi à changer son point de vue comme je le voulais...
Mais il y a cette lueur sombre dans son regard qui persiste et son souffle trop lourd. Oh, oh... est-ce que j'aurais un peu trop énervé l'animal?... Un "crac" retentit sous un brusque mais discret mouvement et quand il rouvre les yeux de sa grimace, ceci on retrouvés leur teinte naturelle. Je lorgne sur son poignet qui se retord doucement un peu dégouté et confus.

- Tu as déjà vu des loups ?


- Qu'est-ce qu'il ce passe ici?!


Une professeure débarque avant que j'ai put répondre. Elle attrape le châtain par l'arrière du col, plus léger que moi et surtout plus accessible pour l'obliger à se relever, et je m'empresse de faire de même. On se fait passer un savon, la femme attend des explications.

- C'est rien, il m'a volé mon dessert. balançais-je nonchalamment en m'étirant la nuque. Non, mais je vous assure, ça va. Juste une broutille. Pas vrai Carac'?  

Je tapote amicalement le loup dans le dos en affichant un sourire hypocrite qui ne trompe pas. La femme interroge le plus sage de nous deux s'assurer qu'il ne subisse pas la pression d'un horrible camarade et jugeant sa réponse et les tensions retombés, et que visiblement personne n'est vraiment amoché, elle nous abandonne sur un ferme avertissements mais nous épargne la sanction. Tans mieux! J'ai passé l'âge de collectionner les heures de colles.

J'attends que le prof ce soit éloigné et la masse d'élève éparpillée pour me masser l'épaule - il a quand même bien cogné l'animal - et me diriger là où j'ai laissé mon sac.

- J'ai déjà vu des loups, ouais. J'en connais même certains. Le loubard local Derek, et puis une louve mécano franchement chauda... enfin bref.

...Et maintenant cette fausse crevette. La liste s'allonge un peu plus, la prochaine fois ça sera peut-être un petit loupiot hyperactif. Donc O'Brien est un loup. Dire que je le prenais pour un mouton noir...

- Ça t'es arrivé comment au fait? Parce que t'as clairement pas la tête d'un loup né.

Je peux pas imaginer un garou de naissance avoir aussi peu de charisme.

- A propos de ton paternel... Je comprend pas, t'as une raison supplémentaire de plus avoir peur de lui. T'es un loup! T'as des crocs et t'as des griffes que lui n'a pas. Sans parler de tes sens, de ta force... La liste pourrait être longue. Si j'étais toi, j'hésiterais pas à mordre s'il me cherche. Ça l'aiderait peut-être à revoir ses comportements. me moquais-je sans méchanceté.

Je sais pas si c'est moi qui suis satisfais d'avoir ragaillardis un peu le mioche, ou si c'est sa part lupine qui me le fait remonter dans mon estime. Toujours est-il que j'ai un peu moins envie de lui causer des misères. Enfin, juste un peu.
Je pile subitement en me faisant la liste de ses capacités et ce qu'elles peuvent lui permettre.

- Attends... Alors c'est pour ça le panier!

Bon sang! Ça explique comment il avait réussi à aussi bien marquer! J'éclate de rire et exagère une mine déçu.

-Dire que j'y avais cru... M*rde alors. Canasson n'est pas un petit génie au bout du compte.

Quoi? Parce qu'il aurait été mordu après ce défis? Ouais, à d'autres. La sonnerie met un point final à notre discussion, c'est l'heure de retourner en cours.

-Tu sais ou crécher alors? Oh, et a moins que t'aime ça, arrête de te laisser faire. fis-je en le bousculant du plat de la main. Y a rien de plus énervant que voir un type se laisser marcher dessus.

Que ce soit par son père, ses craintes, ou par un bellâtre prétentieux. Je balance mon sac sur l'épaule d'un air hautain pour cacher mon amusement. Je veux bien me défouler un peu sur un gnome, j'ai aucune envie de jouer les assistantes sociales, encore moins les dog-sitters. Alors avant qu'il commence à se la jouer petite chose a recueillir, parce qu'il est hors de question qu'il loge chez moi, je tourne les talons vers l'intérieur des bâtiments.  

- Ah, au fait. Tu me dois un dessert.

J'ai abandonnée mon dû pour le rattraper. En fait non... il me doit deux desserts pour la peine.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: L'art d'être un homme [PV Caracole]   Lun 6 Juil - 20:46



Crecher chez Therence ? Possible ou pas ? Oué, j’vais crèche chez therence.



 
- Qu'est-ce qu'il ce passe ici?!
 
Une professeure venait nous déranger alors que la bataille était finie. Elle n’aurait pas pu venir plus tard encore… Bon, d’accord, je suis toujours sur Therence entrain de lui parler donc pour elle, cela signifie que l’on se battait.
 
Elle me prit par le col et me souleva. Therence, en face, se leva à son tour, tandis que la femme nous égueulait. Au final, elle voulait savoir ce qui se passait entre nous et, étrangement, se fut Therence qui lui répondit en une fraction de seconde. Etait-il habitué à ce genre d’événement.
 
- C'est rien, il m'a volé mon dessert. Balançait-il nonchalamment en étirant sa nuque. Non, mais je vous assure, ça va. Juste une broutille. Pas vrai Carac'? 
 
Sans répondre, réellement, je fis un signe de tête, et lui me tapa l’épaule, comme si nous étions des amis. Pour être sûr, elle me questionna, pensant que j’étais la victime, surement à cause de mon corps chétif, de personne que l’on maltraitait souvent. Mais je savais me défendre… J’étais même sur lui… Pour cela qu’elle m’avait soulevé en premier. Saleté de corps.
 
— Ce qu’il a dit est vrai… Une simple connerie.
 
Elle partit sans rien dire et donc, on n’était pas punis. J’en fus soulagé car j’aurai du revoir le père. Et même avec ce que venait de me dire Therence. Je mettrai du temps à comprendre que je pourrai le battre.
 
Le professeur s’éloigna peu après, nous demandant de ne pas remettre cela. Ce fut à ce moment, que Therence recommença à me parler.
 
 J'ai déjà vu des loups, ouais. J'en connais même certains. Le loubard local Derek, et puis une louve mécano franchement chauda... enfin bref.
 
Je l’écoutais sans rien dire. Derek le loubard ? La louve mécano chauda ? Derek, était-ce celui que j’avais rencontré ? Non, il était jeune ? Mais chauda ? Qu’est-ce que s’était que cela ? Une chauda ? Un loup spécial ?
 
Je ne pus rien lui demander qu’il me posait déjà une question.
 
- Ça t'es arrivé comment au fait? Parce que t'as clairement pas la tête d'un loup né.
— J’ai été mordu, quand on m’a enfermé dans l’arène…
 
- A propos de ton paternel... Je comprend pas, t'as une raison supplémentaire de plus avoir peur de lui. T'es un loup! T'as des crocs et t'as des griffes que lui n'a pas. Sans parler de tes sens, de ta force...  Si j'étais toi, j'hésiterais pas à mordre s'il me cherche. Ça l'aiderait peut-être à revoir ses comportements, se moqua-t-il sans être méchant.
 
Je pense qu’il n’attendait pas réellement de réponse, mais ma peur venait aussi d’autre chose. S’il avait capturé un loup garou pour me transformer, cela voulait dire qu’il avait les moyens de le faire… Et vu que le loup était bien plus puissant que moi… Que pourrais-je bien faire contre lui ?
 
Therence réfléchissait sur quelques choses après sa tirade. Mais quoi ? Je ne le savais pas. J’avais surtout l’impression que la menace en mon encontre diminuait, mais je n’en étais pas sûr. Therence restait Therence. Il pouvait changer en quelques secondes…
 
 - Attends... Alors c'est pour ça le panier! 
 
Hey ! Il riait à sa phrase. Je ne suis pas un imposteur. J’avais marqué ce panier moi-même. Une grimace pas contente se forma sur mon visage.
 
-Dire que j'y avais cru... M*rde alors. Canasson n'est pas un petit génie au bout du compte.
— Hey, j’ai marqué ce panier par moi-même. On m’a mordu vendredi je te l’avais dit non ?
 
-Tu sais ou crécher alors? Oh, et a moins que t'aime ça, arrête de te laisser faire. fit-il en me bousculant du plat de la main. Y a rien de plus énervant que voir un type se laisser marcher dessus.
— Je vais dormir chez toi non ? Tu m’as invité à deux reprises ? souriais-je… Oui je sais où crécher. Merci de ta sollicitude. Chez le type qui m’a mordu. Ah et d’accord, donc quand je te revois si tu m’embêtes, je dois me défendre ? J’aurai bien aimé continuer le petit jeu qu’on avait mis en place…
 
Je riais tandis qu’il partait dans le lycée. Je fis de même pour rentrer en cours… Même si je me demandais toujours comment je pourrais contacter le loup garou qui m’a mordu.
 
 - Ah, au fait. Tu me dois un dessert.
— Ok, mais tu gouterais de la bonne cuisine et tu devras me dire que je cuisine bien.
 
Là, il partit, il n’était plus là. Et moi je me sentais bien… Je devais évoluer, m’améliorer pour la suite… Sinon je ne ferai pas long feu, surtout dans cette ville.


HRP:
 

 
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