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 [Event Tisseuse] Un futur prometteur

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Chad Wilder

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MessageSujet: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Ven 8 Mai - 13:16











Un futur prometteur


Mick m’avait proposé que l’on s’offre une maison pour nous et notre couple. Lors de la séance de shooting dans la boutique de Matrim, il avait mis en mots ce dont je rêvai depuis un long moment, depuis que j’avais emménagé avec lui en fait : Avoir un espace qui nous ressemble, un lieu pensé à deux, pensé pour deux, pour abriter notre vie, et notre amour. Nous avons pour l’instant chacun notre appartement. Ils sont confortables, mais plutôt conçu pour une vie de célibataire et certainement pas pour un couple dont l’un est architecte. J’aime l’ordre autant que Mick, mais quand je travaille j’ai besoin d’espace pour étaler mes plans, besoin de bouger pour réfléchir et mieux revenir me concentrer sur ma palette graphique.

Je n’avais pas osé lui évoquer l’idée car… j’avais peur d’une réponse neutre ou d’une temporisation de sa part à cause de sa situation et la mienne. Cela aurait été à juste raison, trop d’incertitudes pèsent sur nos têtes. Cependant dans la demande de Mick je voyais plusieurs aspects qui m’avaient touché. Déjà son attention pour moi. Je ne m’étais jamais plaint de devoir ranger à chaque fois mon bazar, et puis de toute manière, ma présence à ses côtés primait sur mon espace vital. Mais il avait compris ma retenue et mes besoins refoulés. Ce constat m’avait fortement ému. D’autre part, auront-nous jamais une situation vraiment stable ? A vouloir attendre des jours meilleurs, on risquait d’attendre jusqu’à notre mort et oublier de vivre tout simplement. On se devait de vivre et ainsi faire un pied de nez au destin. Mick faisait réellement attention à moi, à ma vie et mes besoins. J’étais continuellement présent dans son esprit, comme il l’était dans le mien. Miya m’avait dit qu’on avait avancé très rapidement dans notre couple après que je me sois remis avec Mick après ma rupture fracassante avec eux deux. Trop rapidement pour lui, ce qui l’avait d’ailleurs blessé. C’était vrai, qu’une évidence naturelle m’avait profondément lié avec mon compagnon.

Si je reviens à notre relation d’avant, Mick s’était imposé l’impensable : me partager avec Miya. Et réciproquement, j’avais un peu trop vite accepté cette fausse liberté de lien amoureux que Miya m’avait montré et qui finalement s’était révélée fausse. Ce ménage à trois les avait blessé tous les deux et égoïstement arrangé mon incapacité à faire un choix ferme. Derek m’avait mainte fois prévenu de cette impossibilité et le choix que j’avais finalement fait, avait été douloureux et aux dépens de Miya. J’en ai honte, mais je ne peux le nier, une fois repartis sur une base de couple, notre amour avec Mick avait grandi et forci. De mon côté, je ne faisais plus le grand écart entre deux hommes radicalement différents. Lui avait lui évolué, s’ouvrant au monde extérieur, aux autres en dehors de sa quête personnelle. C’est ainsi qu’on s’était retrouvé à poser nus dans l’atelier de Matrim, chose impensable il y a plusieurs mois. Oui, nous commençons à vivre notre vie à deux, et l’idée d’un vrai foyer commun prenait tout son sens.

Ce rêve, je l’avais déjà mis en plans. Ce n’est que des ébauches, des esquisses qui ne tiennent pas compte des impératifs de construction. Je souhaite les présenter à Mick, lui montrer ce que j’ai imaginé pour nous deux. Mais là, mes plans ne sont pas assez explicites pour un regard néophyte. Je suis donc retourné dans mon appartement pour compléter mes ébauches en mettant de la structure aux murs et essayant de faire des captures 3D représentatives. Je veux lui constituer un vrai dossier sur lequel on pourra travailler à deux. Je ne veux pas lui imposer ma vision des choses, juste lui montrer ce que j’envisage. Il y a forcément des aspects auxquels je n’ai pas pensé et qui sauteront aux yeux de celui que j’aime.

Mon idée tient en plusieurs pôles avec un large espace commun où se placerait tout ce qui est salon cuisine, et espace de vie commune. Je ne sais pas encore si on laissera la cuisine ouverte. Mick aime me faire plaisir en cuisinant beaucoup, mais il existe maintenant des hottes aspirantes vraiment efficace. Je ne veux pas me passer de ses attentions culinaires, ni me priver de sa vue quand il officie. Je note cette question dans une liste qui s’agrandit au fur et à mesure que j’avance dans ce dossier. Viennent ensuite deux environnements distincts, celui personnel de Mick et le mien. Pour mes activités, il me faut de la lumière, pour Mick je ne sais pas. Veut-il mélanger un espace sportif à son antre ? Préfère-t-il une zone plus intimiste, à l’intérieur de la maison comme une sorte de caverne où s’isoler du monde extérieur ? Ou au contraire quelque chose d’ouvert sur l’extérieur ?

Pour ce qui sera mon bureau, tout est parfaitement clair dans mon esprit, entre les pans de mur et ceux escamotables où je pourrais à loisir, accrocher mes plans, un vaste bureau avec un plateau en verre où trônerait ma palette graphique avec en face l’écran King-size. Je songeai déjà à une ouverture sur l’extérieur et une éventuelle extension, si j’en faisais plus tard mon lieu de travail.

L’étage serait notre nid, l’espace protégeant notre passion de l’autre à l’abri des regards. La chambre serait spacieuse avec une baie vitrée une terrasse d’où on pourrait admirer l’horizon. De part et d’autre un dressing, bien que… Je note la question de savoir si je dois séparer nos affaires. En fait, j’aime bien avoir mes chemise mêlées à celle de Mick, le problème actuel est juste un souci de place et pas vraiment un empiétement de l’un sur l’autre.

Hum… si je colle les dressings du même côté, je peux coller l’espace bain en face… Je vois déjà la baignoire d’angle, une douche à l’italienne pour quand on est un peu plus pressé et un espace toilette où on peut être deux sans se gêner. Je réfléchis où placer au mieux les dépendances, garage, buanderie, cellier et tout ce qu’il nous faut. L’idéal serait d’avoir un terrain en pente et de creuser dans le sol pour y placer ce qui n’a pas besoin de fenêtre. Autant qu’on ne puisse pas voir nos belles voitures se reposer côte à côte. Cela permettait aussi d’avoir une pièce secrète comme on voit dans les films. Ça devrait plaire à Mick, bien que ce ne soit pas plus mal qu’il stocke son barda pas très réglementaire dans un garage sécurisé en dehors de son lieu d’habitation. A voir avec lui, je griffonne ma liste qui s’est considérablement allongée. C’est tout ce qu’il faut que l’on définisse ensemble, avant que je m’attaque à des plans réels qui feront apparaitre d’autres contraintes.

J’enregistre ce que je viens de faire et imprime ce qui doit l’être. J’ai hâte d’être dans cette discussion. C’est le meilleur moment pour moi : la conception. Ha ! J’ai oublié une chambre d’ami ! Que manque-t-il d’autre ?

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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Sam 9 Mai - 7:49


Angoisses profondes



Je reste toujours intérieurement surpris par ce que Chad a réussi à me faire faire. Poser nu devant Matrim n’était pas quelque chose d’aisé. Je suis d’un tempérament discret et n’aime pas être le centre de l’attention, être une cible facile. Des critiques comme des coups plus violents. Je n’étais qu’un enfant quand mes parents sont morts, la dernière vision que j’ai d’eux est celle de cibles sur qui on aurait enfin mis la main. Je me suis donc forgé une ligne de conduite. Rester le maitre, garder le contrôle. Pour n’autoriser personne d’autre à pouvoir agir sur ma propre vie.

Mais c’est pourtant ce qui arrive. Chad m’a changé. Si j’ai aimé auparavant, rien de ce que j’ai connu n’est comparable à ce qui nous unie lui et moi. L’inconnu est captivant. Et effrayant. Car ce qui échappe à tout contrôle augmente considérablement le facteur risque, synonyme d’échec. Et s’il y a bien quelque chose sur lequel l’esprit n’a pas de pouvoir, ce sont les sentiments.

Dans la matinée, nous évoquons à nouveau le projet de nous installer ensemble dans un endroit qui serait à notre image à tous les deux. L’enthousiasme de Chad est palpable mais il n’en perd pas son professionnalisme et m’évoque, sans entrer dans les détails, les idées sur lesquelles il souhaite travailler. Lorsqu’il aura formalisé ça dans sa tête et aussi sur le papier, nous aurons à nous projeter dans notre futur foyer pour en choisir les spécificités. Être architecte est une vocation pour Chad, c’est le métier qui allie parfaitement son désir de création et son esprit cartésien. Son éducation l’a poussé à l’excellence. Je suis convaincu de la qualité du projet, cette graine plantée dans le terreau de l’avenir.

En théorie, cette matinée aurait pu être très agréable. Mais l’élan de bonne volonté que nous avons eu se trouve contrarié. Il me semble qu’évoquer le prénom de Robin est une chose malvenue alors que nous devions être focalisés sur notre futur et non pas sur mon passé. Mais le fait est que James m’a appelé pour ce qui relève d’un caractère urgent. Chad souffle d’agacement et m’accorde un baiser contrarié. Le quotidien nous rattrape toujours. Je sors rapidement et rejoins l’appartement que mon ami loue non loin du mien. Robin loge chez lui depuis qu’il a pris de son propre chef la décision de porter le bracelet électronique à ma place. Ce geste altruiste m’a permis d’aller à San Francisco et d’y apprendre mon innocence. Chad a remercié Robin pour ce qu’il a fait, mais je suis intimement persuadé qu’il ne le considère pas mieux pour autant. Cette jalousie, car il s’agit bien de ça, me rappelle ce que je ressentais lorsque Miya était dans les parages, ou même lorsque Chad était avec lui. C’était toutefois différent. Il n’y a plus rien à présent entre Robin et moi.

Je m’assois devant James qui lève la tête de l’écran de son ordinateur.

* * *

Lorsque, je retrouve Chad, il faut peu de temps pour qu’une question blessante lui échappe. Il me questionne sur mon réel intérêt pour notre vie à nous, notre futur, une fois ma quête personnelle achevée. Si cet objectif est un jour réalisable. Je ne peux que dire que ma proposition était réfléchie et sincère. Je ne souhaite pas qu’il en doute mais je ne parviens pas à fournir une réponse apaisante. Je lui explique ne pas pouvoir être pleinement serein avec l’avenir tant que mes vieux démons n’auront pas été anéantis. Et quelque chose me vrille soudainement le cœur. Et si Chad finissait par être lassé de l’absence de stabilité ? Attendre, temporiser. Ne pas pouvoir accéder dans l’immédiat à l’idéal que nous nous fixons.

Je ne veux pas reprocher à Chad d’aller trop vite, de se projeter, de décider. La formulation est différente mais c’est de cette manière qu’il comprend ma remarque.

Il suffirait de peu de mots pour faire taire la tension. Autant pour envenimer la situation. La journée est loin d’être terminée et bien que le soleil soit radieux, il contraste complètement avec la grisaille qui s’étend entre Chad et moi.


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La Tisseuse

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Dim 10 Mai - 15:39

(j’utilise le « tu » lorsque ce sont des événements que peut voir, entendre ou percevoir ton perso, et / ou sur lesquels tu peux agir)
Guimauve sanguignolante
La tisseuse&Chad
L’architecte était son préféré. Elle avait sentis ses rêves de construction, sa créativité échafaudant des perspectives maitrisées, et aussi l’influence d’un artiste, près de lui. Il lui fallait absolument l’intégrer. Il ferait des merveilles pour l’aider à essaimer… Alors elle avait pris le temps de l’observer. Ses rêves étaient fascinants. Mais elle avait bien vite compris le problème. Toujours le même, depuis la nuit des temps. L’amour, l’autre personne. Agacée, elle avait regardée, patiente, le meilleur angle d’attaque. Séduction ? Tentation ? Il était si facile, habituellement de briser en petits morceaux gluants ces sentiments si fragiles. Mais l’architecte était particulier, il n’était pas humain. Deux, cela faisait trop de coïncidences. Cette ville, dont ses deux proies étaient issues, semblait attirer le pouvoir… Elle n’arriverait pas à briser ce lien, il était trop fort, et nourris par quelque chose de plus vieux que les enveloppes humaines qu’il nouait.

Mais l’autre n’était pas, a priori, autre chose qu’un humain… Malléable… Là encore, elle du convenir de son échec, alors qu’elle essayait d’atteindre la psyché du compagnon de l’architecte… Elle put cependant en retirer ce qui l’intéressait. La Jalousie ! Voilà qui était tellement plus prometteur. Ce sentiment était aussi vieux que l’amour, et allait souvent de pair. Elle ne pouvait pas radicalement changer ce qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, mais elle pouvait semer le doute, et le regarder pousser sur un terreau favorable.

Alors que l’architecte se projette déjà sur son avenir, elle se glisse dans sa nouvelle peau, et elle doit avouer qu’elle lui plait bien. Elle joue un peu avec ses nouveaux muscles, même si ils n’ont pas une grande utilité dans ce lieu. Elle en profite pour tisser sa toile sur cet hôte temporaire, et le laisse rêver à des doutes plus insidieux. Elle ne se disperse pas dans un rêve collectif, pas pour le moment… Mais il sera bientôt temps.

Alors que l’architecte évoque le projet de vie commune, ailleurs, elle distille, au compte-goutte, les graines de la discorde. Robin. L’ex… Elle profite du baiser échangé, mais elle le trouve écœurant.. Toutes ces sécrétions qui n’ont d’autre but que de se mélanger… Elle peut se permettre une ellipse temporel, ici.. Personne ne va jamais chercher à comprendre comment il est arrivé ou partit d’un lieu, dans les rêves… Elle adore tellement faire ça…

(…)

Quand Mick finit par rentrer, tu le trouves un peu différent. Quelquechose, dans son attitude, dans son regard. Tu y vois l’envie, exacerbée, mais pas cette tendresse et cette complicité. Il te veut, de façon quasi bestiale, possessive. A ta question, il répond sans hésitation, mais tu n’y trouves pas la chaleur habituelle dans sa voix
-c’était sincère, Chad. Je sais que tu as besoin de ton propre espace… Et moi aussi, d’ailleurs… Mais je traine un passé compliqué.. Je dois m’en débarrasser pour qu’on avance, tous les deux… Mais ne t’inquiètes pas..
Mick vient se coller à toi, et t’embrasse, grognant pratiquement..
-mon architecte…

Quelque chose t’inquiètes. Non seulement il ne t’as jamais appelé comme ça, mais, plus important, de cette façon. Tu sens autre chose qu’une tension sexuelle, il te veut, comme un objet, comme un trophée.
-simplement j’espérais participer un peu plus à ça… J’ai parfois l’impression que tu décides pour nous deux… C’était mon idée… pardon.. Notre idée, mais… Au moins Robin, lui…
Il relève la tête, te regardant
-pardon, non, rien…
De nouveau cette envie alors qu’il se colle à toi.
(…)

De son côté, Mick est victime de doutes également, qui mettent cependant plus de temps à l’atteindre. Et si Chad se lassait d’attendre ?



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mar 12 Mai - 11:58











Angoisses profondes


Je suis satisfait et content quand je sors de mon appartement pour rejoinder celui de Mick. Le dossier que je tiens en main est loin d’être complet, mais j’ai justement fais exprès de ne pas sortir quelque chose de ficelé ou de trop finalisé. Je ne veux pas que Mick pense que je m’accapare notre projet. C’est certes mon métier, mais cette maison sera à nous deux. Je ne veux pas qu’on vive dans la maison que j’aurais dessinée pour nous, mais dans celle qui aura été réfléchie et pensée ensemble. Dans mes mains, il y a les bases d’une discussion.

De la cuisine me parviennent d’agréables odeurs. Je pose mon dossier sur le bureau qu’on se partage et vais rejoindre Mick qui est en pleine action devant les fourneaux. J’ai droit à une tape sur la main lorsque je tente de plonger mon doigt dans une sauce. Je me venge avec une tape sur ses fesses et je fuis en direction de la salle de bain.

- C’est prêt dans quinze minutes Loulou, dit-il.

J’ai largement le temps d’aller prendre une douche. J’observe ma tête dans le miroir et du gras du pouce estime l’épaisseur de ma barbe. Je n’ai pas le temps avant le repas et je ne veux pas gâcher ce que Mick a préparé en m’éternisant devant le miroir. L’eau chaude me détend et décrispe mes muscles. J’ai travaillé deux bonnes heures sur mon dossier et j’ai la nuque un peu raide. Je me sèche rapidement, et passe mes doigts en râteau dans mes mèches rebelles. Passer avec une simple serviette autour des reins jusqu’à la penderie me vaut un sifflement de la part de mon homme. Je m’habille rapidement et vais faire honneur à la table dressée par Mick. Je m’en veux un peu de rentrer si tard et de lui laisser cette corvée qu’il assume avec brio.

- Tu essayes de m’engraisser ou quoi ? C’est Adriann qui t’as demandé de me rendre plus dodu ?

Je plaisante sur le professeur en criminologie. J’avais expliqué à Mick que c’était un wendigo et ce que cela impliquait. J’avais dû le rassurer, Adriann m’avait affirmé que les loups avaient un gout et une odeur pas appétissante. Puis surtout, je pensai qu’il pouvait nous aider sur cette affaire avec les étudiants du campus. Je tenais Mick au courant de nos avancées avec Maxence, mais lui demandais de rester en retrait car il était toujours assigné à domicile, et le campus hors de sa zone. Il n’avait plus son bracelet électronique, mais je préférais qu’il joue la sécurité. J’avais bien trop peur qu’on le recolle en prison. Je ne sais pas comment James et Mick allaient s’y prendre pour lever les accusations qu’il y avait à son encontre. J’avais hâte qu’il retrouve son entière liberté.

- Ché très bon ! Dis-je la bouche pleine.

On dine paisiblement, j’explique à Mick le dossier que j’ai fait et ce que j’attends qu’on fasse. Ce travail à deux pour déterminer les envies et les besoins de chacun. J’accepte de bonne grâce de reporter cela au lendemain, Mick veut qu’on regarde un film et c’est vrai que j’ai aussi besoin de me sortir le nez de ces plans. Je m’endors avant la fin du film, la tête calée dans l’épaule de Mick. Ce n’est pas grave, puisque nous sommes déjà au lit.

Le soleil qui me réveille, me met de bonne humeur. Je n’ai pas cours, nous prenons le temps de déjeuner. Mick est magnifique avec le soleil qui joue dans ses cheveux. Alors qu’il débarrasse j’attrape mon dossier et sors quelques plans en format A4. Cela montre la disposition des pièces, leur agencement les unes par rapport aux autres. Je veux que Mick se projet comme s’il circulait dans la maison.

Robin… Quand est-ce qu’il débarrassera le plancher lui ? James vient d’appeler, il a besoin de Mick immédiatement. Je soupire d’agacement. Notre baiser est froid juste avant qu’il sorte. Comme d’habitude, il ne me donne aucun motif sur cette urgence. Je balance le dossier sur la table basse. Dans l’élan, les feuilles s’éparpillent. Je ramasse un peu rageusement le tout et remet le tout dans la pochette, les feuilles totalement dans le désordre. M’affalant sur le canapé, je me sens d’un seul coup, oisif. J’avais un but qu’un coup de fil à interrompu net. Je comprends l’importance des recherches de James, mais pourquoi Mick ne m’a-t-il pas demandé de venir avec lui ? Après tout, ce qui le touche me concerne aussi. Robin… Mon cœur se serre en les imaginant dans la même pièce.

Je me relève et tourne en rond. L’appartement est impeccablement rangé. Je fais presque désordre là, à tourner comme un fauve en cage. Je me sens relégué à la place d’un objet. Je repends le dossier, commence à remettre les feuillets dans l’ordre puis abandonne. A quoi bon ? C’est quelque chose qu’on doit regarder à deux. Avec mes idées, j’ai largement de quoi faire des plans finalisés. Mais je veux tenir compte de l’avis de Mick… Mais lui tient-il compte du mien ? Pourquoi m’avoir planté là, alors que j’ai du temps libre ? Des images malsaines me viennent à l’esprit.

***

Je sais qu’il est de retour alors qu’il vient à peine de mettre un pied dans l’immeuble. Depuis qu’il est parti rejoindre « ses amis », je suis comme une bête emprisonnée. Je suis totalement confus de pensées contraires. J’enrage de m’être fait mis de côté, mais j’ai presque les larmes aux yeux en imaginant les réelles intentions de Robin vis-à-vis de Mick. Ce type est canon, il vient du même milieu que Mick et ce n’est certainement pas lui qui va demander de se fixer quelque part, comme je le fait avec ce projet de construction. Robin représente la liberté et la vie qu’a toujours menée Mick et moi je suis celui qui l’enferme dans une relation standard avec des rêves basiques.

La porte s’ouvre je le regarde. Alors que je crois qu’il va enfin me dire ce que voulait James, Mick me regarde avec envie. Il semble satisfait de me trouver là, et de constater que je l’ai attendu.

- Je n’ai pas l’impression que ce projet te motive vraiment ! Dis-je avec aigreur.

- C’était sincère, Chad. Je sais que tu as besoin de ton propre espace… Et moi aussi, d’ailleurs… Mais je traine un passé compliqué... Je dois m’en débarrasser pour qu’on avance, tous les deux… Mais ne t’inquiètes pas…

- Tsss…

Je ne peux m’empêcher de montrer mon mécontentement. Il me parle de maison et maintenant temporise… N’était-ce pas des mots en l’air, une proposition pour faire genre et à présent il panique à l’idée que j’ai déjà le projet en main, prêt à être validé ? Je ne sens pas l’affection qu’il avait dans la boutique de Matrim.

- Mon architecte… Murmure Mick d’une voix rauque.

Il m’a déjà sauté dessus ainsi quand on se retrouve après la séparation de la journée, mais c’est un jeu sensuel et amoureux. Là je ne le reconnais pas dans ses gestes et ses mots. Il ne m’a jamais appelé ainsi et son regard me déshabille et me scrute comme... Comme quoi d’ailleurs, il n’y a pas de tendresse dans ses yeux, juste une envie de moi, de mon corps. Son baiser est bestial. J’aurai pu trouver cela existant, si toute son attitude ne me perturbait pas.

- Simplement j’espérais participer un peu plus à ça… J’ai parfois l’impression que tu décides pour nous deux… C’était mon idée… pardon... Notre idée, mais… Au moins Robin, lui…

- Quoi ?!

Mon cœur se serre deux fois sous cette double injustice. Ce dossier, sur lequel il n’a même pas jeté un œil, est justement là pour qu’il participe pleinement à ce projet et me comparer à son soit disant ex…

- Pardon, non, rien… ajoute-t-il.

Ses mains se font conquérantes alors qu’il se plaque contre moi de manière animale. Je n’aime pas sa manière de me toucher, il se fait propriétaire et dominateur. Le loup que je suis, se rebelle contre ça. Mais je suis perdu avec le corps de Mick collé à moi et vibrant de désir. Son corps est chaud, mais son cœur me semble glacé. Alors quand sa main se glisse entre ma peau et mon pantalon pour m’empoigner une fesse, je le repousse.

- Il se passe quoi avec Robin ? Et pourquoi tu sembles changer d’avis pour notre projet de maison ? Tu te demandes si je ne suis pas en train de t’enfermer et regrette de ne plus être avec lui ?

Mes mots sortent avec la violence de mon angoisse. Je me suis même à moitié transformé sous la colère. Mes yeux luisent de fureur alors que mes crocs dépassent de mes lèvres. Je ne le laisserai pas me quitter pour son ancien compagnon d’arme. Mick est à moi, c’est mon territoire. Je grogne, menaçant. Je n’ai presque qu’une envie : égorger les deux gêneurs à l’autre bout de la rue. Sans ces deux-là, Mick serait entièrement à moi. Il n’aurait plus que moi pour le protéger, plus que moi à regarder et à aimer.

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La Tisseuse

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mar 12 Mai - 12:57

Fantôme bleu, vert ou rouge ?
La tisseuse&Chad
Elle appréciait le contact. Cette chair ferme, ce corps plein de vie, elle allait s’en servir, et il allait ensemencer sa première larve, de sorte qu’elle aussi devienne un architecte. Oh, comme elle le voulait, cet architecte… Comme elle était heureuse de voir que les graines de la discorde poussaient à merveille. Sa toile se renforçait, et, jetant un œil amusé sur le compagnon de l’architecte, endormis, elle le vit s’agiter dans son sommeil. Parfait. Il viendrait à elle, lui aussi, par rebond. L’amour, quelle stupidité. Une armure, soit disant. Une armure très lourde à porter, qui vous freine, qui vous encombre, et qui rouille… Oh oui, elle allait s’amuser avec leur armure encombrante et rien ni personne ne se mettrait en travers de son chemin.

Son rêve avait atteint un stade où il s’auto alimentait, si bien qu’elle pouvait consacrer une partie de son attention ailleurs… Son antre se renforçait, dans le monde réel, mais elle se sentait observé, sans savoir vraiment pourquoi… Elle avait sentis une présence, dans le monde gris… Elle replongeât dans le rêve du centre commercial, pour n’y trouver … RIEN ! Comment ce jeune merdeux avait-il pu lui échapper ? Elle ne pouvait que constater le carnage, alors que trois de ses projections avaient été réduites en miette. Elle se matérialisa près d’elle, vomit une substance lumineuse sur eux. Ils se désagrégèrent rapidement, et elle aspira la substance visqueuse, sanguinolente, les réintégrant à sa force. Aucune perte. Intolérable.

Elle eut beau chercher, elle ne trouva pas de trace du jeune homme. Pas grave, elle avait tout son temps. Il devait être réveillé. Mais tôt ou tard, il replongerait dans le sommeil. Elle était sur sa piste, maintenant, il ne pouvait pas lui échapper… Elle revint alors à son architecte, pour voir qu’il grognait et avait repoussé son homme. Elle fut étonné de voir que sa deuxième proie aussi était un hybride. Encore mieux. Plus difficile à dompter, certes, mais plus fort aussi. Elle repéra un moment propice.

- Il se passe quoi avec Robin ? Et pourquoi tu sembles changer d’avis pour notre projet de maison ? Tu te demandes si je ne suis pas en train de t’enfermer et regrette de ne plus être avec lui ?
(…)

Mick s’arrête immédiatement, et son expression semble choquée. Ses yeux brillent un peu, et sa gorge se noue, alors qu’il répond.
-comment tu peux…C’est cruel. Et mesquin… Après tout ce qu’on a vécu ensemble…

Tout y est. Il semble attristé, ému, même un début de larme, et même ses poings se ferment, de rage. Et pourtant, quelque chose hurle en toi… ça sonne faux. Pour un loup comme toi, ayant fait la paix avec sa part humaine, il te manque des informations infinitésimales pour que ça sonne vrai. Un peu de transpiration, des palpitations sur le cou, le cœur qui devrait battre un peu plus vite, des détails infimes que tu ne reconnais pas en lui. Et pourtant il est bien là. Mais il devrait se battre pour ne pas laisser ce moment s’installer, tu le sais, Mick est un battant, il ne baisse pas les bras comme ça. Et pourtant tu le vois aller dans la pièce d’à côté, et s’affairer à ranger un appartement déjà propre. Tu assistes médusé à son manège, alors qu’il se pose, visiblement décidé à t’ignorer, se met à lire un livre de cuisine, puis va cuisiner des pancakes, fait la vaisselle, se rassoit, chantonnant des paroles incompréhensibles.

De ton côté, tu te sens pris d’une envie d’aller te doucher. Puis d’aller à la salle de sport. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Et puis pourquoi pas après tout ? Sur le chemin de la salle de sport, tu as l’impression que tout s’accélère, tu devrais n’être qu’à la moitié du chemin, et tu te vois déjà en train de t’affairer sur la presse hydraulique. Attend.. Il manque des passages non ? Tu te rappelles avec effroi la tête de Mick, en train d’aller aux toilettes pour la 4ème fois, comme si ses yeux hurlaient de l’aider dans un visage presque sans expression. Pour un peu, tu as presque l’impression de voir des nuages nauséabonds se dégager de toi, alors que tu sens la transpiration.

Tu vas donc prendre ta douche, transparente, d’ailleurs, ce qui te surprend, dans une salle de sport grand public. Tu entends de nouveau chantonner ton voisin de droite, également sous la douche, et toujours avec ce langage étrange… Tu décides de retourner chez toi, et au plus vite… Quelque chose ne va pas du tout… Alors que tu es presque rentré, tu remarques un truc étrange, sur le sol. Te penchant pour voir ce que c’est, tu reconnais une petite pierre de météorite ! Tu décides illico d’aller la présenter au centre de recherche, pour leur vendre… QUOI ? !! Certainement pas ! C’est quoi ce bordel !

Tu fais au plus vite pour revenir, et tu assiste médusé à une scène étrange.
Mick semble à bout, il est épuisé, et pourtant il continue à s’affairer. Il lit, cuisine, fait la vaisselle, va aux toilettes, lis, cuisine. Tu as l’impression d’assister à ça de l’extérieur, et de voir ça en accéléré. Te concentrant sur lui, pour arriver à discerner ce qui te tracasse, tu vois se former , de plus en plus visible, une sorte de prisme vert au-dessus de sa tête… Il se retourne pour te saluer, dans ce langage que tu ne comprends pas, et des icônes se forment, représentant un cœur, puis un visage effrayé, et du feu. Tu le regardes et pour la première fois depuis très longtemps, tu as peur.

Tu remarques qu'il y a des bûches de bois disposées partout dans l'appartement, et tu sens une forte odeur d'alcool un peu partout. Mick , les larmes aux yeux, a pris une boite d'allumette et en craque une.
-c'est prêt dans 10 secondes, Loulou !. Tu veux réagir. Il faut que tu fasses quelquechose... Tu te vois, dans un reflet. Un prisme vert, mais qui semble craquelé, s'est formé au dessus de ta tête.

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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mer 13 Mai - 21:51











Étincelle de vie


- Il se passe quoi avec Robin ? Et pourquoi tu sembles changer d’avis pour notre projet de maison ? Tu te demandes si je ne suis pas en train de t’enfermer et regrette de ne plus être avec lui ?

J’en ai assez de ces non-dits. Je veux savoir à quoi m’en tenir, savoir si je dois me battre pour garder Mick près de moi. Car il est hors de question que je lâche l’affaire. Il est mon compagnon, il a accepté cet échange d’alliance, par cet acte il s’est lié à moi. Je ne tolèrerai aucune rupture, aucun écart. Mick est à moi et à moi seul.

- Comment tu peux…C’est cruel. Et mesquin… Après tout ce qu’on a vécu ensemble…

Ses mots me touchent, c’est vrai qu’il m’a largement prouvé son attachement. Sa voix tremble  un peu sous l’émotion et ses yeux sont plus brillants, mais… son cœur ne bat pas le rythme du désarroi qui me dit avoir, ses signaux chimiques sont froids, maitrisés, tout l’inverse de ce qui devrait être s’il était vraiment bouleversé. Il me joue la comédie. Alors que je lui dis avoir l’impression qu’il me met à part, il se met à ranger l’appartement en m’ignorant totalement. Il n’y a rien à ranger ! Je ne comprends plus l’homme que j’ai en face de moi. Il agit comme si je n’étais pas là et lit un livre de cuisine. Jamais Mick ne m’a ignoré de la sorte. Une boule me noue la gorge, son indifférence me fait mal. Il ne me répond toujours pas quand il va à la cuisine faire des pancakes. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar lorsque qu’il me répond enfin avec des paroles incompréhensibles.

Je me sens sale, je dois me doucher. Je marche vers la salle de bain, puis je bascule mon sac de sport sur l’autre épaule et évite la petite vieille sur le trottoir. En arrivant devant la salle de sport, je regarde ma main, je n’avais pas une serviette pour aller me doucher ? Me voilà en train de forcer comme un âne sur la presse hydraulique. Je ne me souviens même pas être passé par le vestiaire. J’actionne les bras de l’appareil et cadence mes mouvements et je me remémore les yeux de Mick. Il revient des toilettes pour la quatrième fois, il ne dit rien, ne semble pas être malade, son visage est de marbre, sauf son regard qui semble être en détresse.

Je transpire, il faut que je me lave. Je vois comme un brouillard se dégager de moi, mais cela reste de l’impression rétinienne. Je tourne sur moi-même, je ne vois rien. J’enclenche le jet d’eau et ferme les yeux pour sentir l’eau ruisseler contre moi. A côté de moi, un homme chante avec des paroles incompréhensibles, ce n’est même pas une langue étrangère. J’ouvre subitement les yeux, les murs sont transparent, je vois les autres gens dans la salle de sport… Ils me voient. Je cache mon intimité, j’ai l’impression d’avancer dans de la mélasse. Enfin dehors, je marche rapidement vers l’appartement de Mick. Avec effroi, je vérifie que je me suis habillé. Je n’ai même pas souvenir de m’être séché. Sur le sol quelque chose brille. Pourquoi je sais que c’est un fragment de météorite ? Une impulsion me dit qu’il faut la vendre. Je m’arrête, secoue la tête et reprend mes esprits. J’ai l’impression d’être comme ivre, mes pensées manquent de cohérence, je passe du coq à l’âne. Je ne me sens pas bien, je dois rentrer au plus vite.

Je tourne la poignée de la porte. Euh j’ai pris les escaliers ou l’ascenseur ? Quand j’ouvre, je vois Mick au bord de l’épuisement. Au lieu de se reposer, il passe de la cuisine aux toilettes, puis va lire. Mais il ne prend que quelques secondes pour chaque tache et les répète inlassablement. Que se passe-t-il bordel ! Tout cela est un non-sens total. Je commence à me dire que je suis dans un sacré cauchemar. Les choses s’enchainent sans lien, il y a des incohérences et surtout Mick n’agit pas de manière normale. Comme dans un rêve conscient, je me détache de ce qui s’y passe. Le prisme vert sur sa tête me dit que ma cervelle fait un sacré amalgame avec ma mémoire. Mick me salue alors que je suis là depuis quinze minutes. Une… émote en forme de cœur se forme à côté de sa tête. Ok je rêve… Mais la détresse dans les yeux de Mick me rend mal à l’aise. Ce malaise se mue en peur. Ce rêve est anormal, je devrais me réveiller, c’est toujours ainsi quand un songe s’emballe et devient trop irrationnel que même notre subconscient le refuse. Dans un reflet de la vitre, je vois un prisme au-dessus de ma tête, mais il est éteint, et présente une fissure.

- C'est prêt dans 10 secondes, Loulou ! Me dit Mick.

Avec horreur, je découvre des bûches de bois disposées partout dans l'appartement. Mick tient une allumette allumée entre les doigts, alors qu’une forte odeur d’alcool m’imprègne le nez. Un sentiment d’urgence absolue me serre le cœur. Les larmes dans les yeux de Mick me laissent présager le pire.

- Mick ! Je t’aime ! Éteint l’allumette mon cœur.

Je m’approche doucement de lui sans geste brusque. Son regard est fixé au mien, je sens qu’il résiste à une force impérieuse. Je chuchote son prénom.

- Écoute-moi, mon ancre, mon roc, mon soleil, éteint l’allumette.

Je le sens hésiter, mes mots doux semblent le raccrocher à une réalité. Je repense à ce qui se passe depuis ce matin. Je réfléchis pour savoir quand cela a commencé à déraper.  Robin… Ce nom haï, ma jalousie revient au galop en pensant au temps que Mick a passé chez James. Erreur fatale, Mick lâche l’allumette…

Je plonge, la main tendue pour attraper le bâtonnet enflammé avant qu'il ne touche le sol. J’atterris en roulant aux pieds de Mick. Ma main me brûle, mais je ne l’ouvre pas, étouffant la flamme dans ma paume serrée. Quand je vois Mick sortir une nouvelle allumette, je me redresse et le prends contre moi.

- Pardonne-moi d’avoir douté de toi, Mick. J’ai si peur de te perdre, je ne suis rien qu’une coquille vide quand tu n’es pas là. Tu es l’air que je respire, tu es mon cœur. Tu es ma vie. Sans toi, je ne suis rien, sans toi je meure. Je ne veux pas construire cette maison pour t’y enfermer, juste pour vivre à tes côtés…

La boite d’allumette tombe sur le sol et je sens deux bras me serrer la taille.

***

Je suis en nage et totalement trempé de sueur. Je me débats et m’emmêle dans les draps. Je me réveille en hurlant le nom de Mick.

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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Ven 15 Mai - 17:21


Help, i need somebody, help

Chad, Mick&Matrim
Depuis ce matin je n’étais pas dans mon assiette. J’avais essayé de joindre Matthias, mais j’étais sans nouvelle de lui… Et puis de toute façon, il avait ses cours, et moi il fallait que je travaille. Déjà j’avais mon magasin jusqu’à 16h, et ensuite il fallait que j’aille poser au cours d’art. Mais pas celui ou œuvrait Matthias. Dommage… Tous les clients qui étaient venus aujourd’hui m’avaient paru tellement… fades, à défaut d’autre mot. Ils venaient, décrochaient 3 mots, me donnaient leur photo à développer ou leur docs à photocopier puis repartaient. J’avais commis l’erreur de ne pas apposer mes barrières, et, sur le coup des 11h30, j’avais accidentellement capté ce que j’imputai à un cauchemar, sur la pellicule que m’avait tendu un jeune homme, blanc comme un linge. Mais le pire, c’est que lorsque j’avais développé sa pellicule, toutes les photos étaient noires, excepté une seule, représentant une horreur arachnide, la même que dans son cauchemar que j’avais capté.. J’en avais encore des frissons.

Finalement arrivé sur le coup des 15h40, je fermais ma boutique pour me rendre à ma séance, ou pour une fois c’était à mon tour de me faire reluquer. Le chemin fut très éprouvant, alors que mon don me jouait des tours. Tout d’abord, un gamin me heurta avec son ballon, qui me transmit une frayeur intense. Secoué, je voulu m’assoir quelques instants sur un banc, mais je me relevai aussitôt, y captant une scène d’une rare violence, ou un type égorgeait sa femme, avant de se pendre… J’espérais que c’était la encore un cauchemar. Un flyer distribué me fit vivre quelques instants une soirée de l’horreur, ou tout le monde avait des envies suicidaires, et tout le long du chemin ce ne fut qu’une succession d’événements stressants et éprouvants… J’étais encore tout tremblant que je me déshabillais pour la séance, et même le regard collant du prof me rassura, pour une fois. Plutôt être reluqué par une « honteuse » comme je l’appelai, mais pas bien méchant au fond, que de repenser à toutes ces horreurs que mon don m’avait fait vivre aujourd’hui.

La séance se déroulait dans un silence lugubre, ponctué des coups de crayons. Le prof n’alla même pas voir ce que les élèves faisaient. Il semblait presque éteint. Ce qui m’allerta fut le petit gémissement de douleur qui lui échappa. En me tournant, je vis qu’il s’était planté un stylo dans la main et qu’il regardait, fasciné, son sang couler sur le bureau. Les élèves ne réagissaient pas du tout. Je commençais à paniquer… Enfilant un peignoir, j’appelai à l’aide dans le couloir, et le surveillant finit par arriver, et embarquer le prof en salle de soin. Les élèves sortirent tous de la salle. J’étais tremblant, tout remué, et, alors que je me rhabillais, j’allai voir les dessins, par curiosité. Ils représentaient tous la même chose, mais déclinée. Une araignée, des larves d’araignée, des hommes et des femmes araignées ou mangés par une monstruosité arachnide… J’eu le vertige et du me rattraper aux chaises pour ne pas tomber… J’avais soudain très peur.

Qu’est-ce que ça pouvait signifier ? Il fallait que j’en ai le cœur net. D’une main tremblante, je baissai volontairement ma garde psychique, et touchai le dessin le plus proche. Les minutes suivantes me plongèrent dans un cauchemar géant, ou je vis l’étudiante se faire ingurgiter par une araignée énorme, puis, réveillée, se regarder dans le miroir de sa salle de bain, et hésiter, une main tenant un rasoir très coupant. Tendu à l’extrême, je ne pus m’empêcher un soupir de soulagement quand elle décida au dernier moment de ne pas s’ouvrir les veines… Je ne pris pas la peine de faire pareil avec les autres, dessins, mais je les arrachai tous, et les roula en boule pour les jeter…
J’étais bouleversé par ce que je venais de subir. Qu’est-ce qu’il se passait dans cette ville ? Il fallait que je trouve quelqu’un à qui en parler… Maxence ? Mais ce serait terrible, si il vivait ça avec son  pouvoir.. Non…Matthias n’était pas joignable, bizarrement, aujourd’hui, et je commençai à avoir peur pour lui également… Espérant qu’ils me pardonneraient, j’allai sonner chez les seuls qui pouvaient m’apporter un peu de réconfort. J’avais peur. J’avais besoin de leur présence. Ils étaient si forts, séparément ou ensemble.

(…)

Alors que tu te réveilles, hurlant le nom de Mick, tu te rends comptes avec soulagement qu’il est là, à côté de toi. Tu l’as aussi réveillé de ce qui semble être également un cauchemar, mais, alors que tu lui demande doucement s’il s’en souvient, il te confie que non. Il est cependant visiblement aussi bouleversé que toi, et les minutes qui suivent sont un cocon de tendresse entre vous, alors que vous vous embrassez et vous enserrez pour vous rassurer. Vous finissez par vous relever, mais un sentiment persistant vous colle à la peau, tous les deux. Tu hésites à lui raconter ton rêve, mais tu ne veux pas remettre sur le tapis cette jalousie. Aussi lui racontes-tu l’essentiel, en n’insistant pas trop sur Robin. Mick arrive même à rire en te taquinant sur ta partie de SIMS nocturne, et c’est dans une ambiance plus détendue que vous prenez votre petit –déjeuner. La journée se passe sans autre fait notoire, mais vous êtes tous les deux crispés, tendus, et surtout Mick à l’air d’être vraiment fatigué, comme si il n’avait pas dormis. Tu sais que toi-même, tu serais dans le même état, n’eut été ta condition de loup. Plus allarmant : tu remarques que tu as une blessure de brulure à la main, qui semble ne pas guérir aussi vite qu'habituellement. Pas grand chose, mais effrayant vu que c'est exactement à l'endroit ou tu as pris l'allumette dans ta main.

Alors que vous vous retrouvez tous les deux, vers le coup des 19h, le soir, la sonnette d’entrée retentit.
Allant lui ouvrir, Vous découvrez un Matrim apeuré, affolé, les larmes aux yeux, et l’air totalement paniqué..
(…)
-Je suis désolé, je ne sais pas où aller, à qui en parler… Il y a.. Je sais pas, cette ville déconne à plein tube,, tout le monde fait des cauchemars, c’est horrible, je suis assaillis de visions terrifiantes, je sais plus où aller..
Il finit par vous raconter sa séance au cours d’art, et un malaise grandissant vous étreint tous les trois.




Dernière édition par Matrim Damodred le Dim 17 Mai - 8:21, édité 1 fois
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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Sam 16 Mai - 12:02


Anything that can go wrong, will go wrong.



Les mots. Des armes terribles. Je ne dresse aucune barrière à Chad. Mais parce que je l’aime, il a le pouvoir de me blesser.

- Comment tu peux…C’est cruel. Et mesquin… Après tout ce qu’on a vécu ensemble…Souffle-je.

Transmettre ma peine pour le blesser en retour. Pourquoi agissons-nous ainsi ? Il semble froid, presque inhumain. Son loup ne m’avait-il pas lui aussi accepté comme compagnon ? Le rejet. Celui de la lassitude.

J’ai mal et me réveille subitement. Deux bras me serrent, chaleureux. L’étreinte amoureuse est synonyme de réconfort. Pour lui comme pour moi.

- J’ai eu une très mauvaise nuit, confie-je.

- Moi aussi, me répond-il en cherchant mes lèvres. Tu te souviens de ces cauchemars ?

- Non, mais mon corps est tendu à l’extrême. Je me sens…j’ai de la peine, ajoute-je.

Nous restons silencieux l’un contre l’autre. C’est presque irréel tant cette nuit nous affecte à notre réveil. Je me sens épuisé, je n’avais non seulement pas dormi mais c’est comme si j’avais lutté toute la nuit.

- Et toi, tu te rappelles de quelque chose ? Demande-je.

Je comprends rapidement les craintes légitimes qui ont nourri ces dernières heures. Robin n’est qu’une incarnation réelle de la peur que Chad a de me perdre, de me voir m’éloigner. Et redevenir celui que j’étais autrefois.

Les tortures de l’esprit sont les plus délicates. Et les plus terribles. Nous sommes notre pire bourreau.

Je souris lorsqu’il en vient à me raconter les éléments surréalistes qui ont composé ses mauvais rêves. C’est presque comique mais nous rions à peine tant nous sommes épuisés. Nous nous levons en espérant qu’un petit déjeuner nous redonne suffisamment de force pour passer cette journée.

* * *

J’ai été maladroit à plusieurs reprises, faible, comme si le manque de sommeil datait de plusieurs jours. Ça ne me ressemble pas. Les câlins de Chad me redonnent de la force, je le soupçonne même d’absorber mon mal-être. À deux on est plus forts.

J’ai préparé tant bien que mal à repas, pour nous mettre dans les meilleures dispositions et passer une nuit agréable. Mais la sonnette de l’entrée promet un changement de programme.

J’ouvre la porte pour découvrir le visage de Matrim. Il a perdu toute la joie qu’il affiche habituellement. Il est paniqué et au bord des larmes. Chad doit sentir sa détresse car il arrive rapidement derrière pour saluer notre ami.

- Je suis désolé, je ne sais pas où aller, à qui en parler…Explique Matrim effondré. Il y a... Je sais pas, cette ville déconne à plein tube... tout le monde fait des cauchemars, c’est horrible, je suis assaillis de visions terrifiantes, je sais plus où aller…

Comment peut-il percevoir que nous avons-nous aussi passé une nuit désagréable ? Son don ne lui permet pas de venir nous visiter dans notre sommeil. Sans pouvoir me souvenir avec précision de mon cauchemar, j’en sens les effets depuis que j’avais ouvert les yeux. Matrim semble tellement plus arasé que je passe mon bras sous le sien pour l’aider à entrer.

Installés dans le salon, nous écoutons le récit d’une nuit d’horreur. Matrim explique cette peur qu’il a au creux du ventre, le siège de l’instinct de survie qui provoque la panique.

- J’ai préparé à dîner, tu peux rester avec nous, ça te fera du bien, dis-je.

Chad propose même qu’il ne rentre pas chez lui pour la nuit. C’est non négociable vu son état. Je sais que l’homme que j’aime est présent pour ses amis. Celui qui ne savait pas dire non, refusera toujours de la faire quand une personne est dans le besoin. Et du réconfort, c’est exactement ce qu’il fallait à Matrim.

- Non pas entre nous deux Mat', dis-je pour le faire rire. Quoi qu’il y aurait éventuellement une place, vue la manière dont Chad et moi dormons collés l'un à l'autre.


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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Lun 18 Mai - 12:13












'Ma Joe


Je me reveille couvert de sueur en ayant l’impression de hurler le prénom de Mick. Mais il n’en est rien, il dort collé à moi. Il n’a pas le visage paisible du dormeur qui se repose. Je resserre mon étreinte, j’ai encore les mauvaises visions de mon cauchemar en tête. Je ne me sens pas serein et lorsque Mick ouvre les yeux, je vois que lui non plus ne va pas bien. J’enserre ses épaules alors qu’il me serre la taille. Je me rassure au contact de sa présence.

- J’ai eu une très mauvaise nuit, confie-t-il.

- Moi aussi. Tu te souviens de ces cauchemars ?

- Non, mais mon corps est tendu à l’extrême. Je me sens…j’ai de la peine…

Je cherche ses lèvres, car j’éprouve le même sentiment. J’ai besoin de son réconfort et lui du mien. Sa présence aimante me réconforte. Le lit, de taille extra large, semble presque vide tant nous sommes collés l’un à l’autre. Parfois je plaisante en lui disant qu’un lit une place nous suffirait presque. « Mais pas pour nos ébats » me réplique Mick à chaque fois, rappelant le chantier qu’il nous arrive de mettre dans sa chambre. Mais là, le ton est moins gai. Mick se réveille à peine, pourtant il a des cernes sous les yeux comme s’il venait de faire une nuit blanche. Moi-même je suis loin de péter la forme et sans mes capacités régénératrices de loup, je serais certainement dans le même état de fatigue que lui.

- Et toi, tu te rappelles de quelque chose ?

Je me souviens parfaitement de mon cauchemar. J’hésite à lui donner le facteur déclenchant, mais je perçois une sorte d’urgence. Je dois être honnête. Alors je lui parle de mon inquiétude vis-à-vis de son ex copain Robin et de l’intérêt réel de Mick pour les plans de notre future maison. Je lui explique que mon cauchemar est vraiment centré sur ma crainte principale : le perdre d’une manière ou d’une autre. Mick me rassure avec des caresses et des baisers. Je sais qu’il ne me ment pas sur la sincérité de son amour pour moi, mais je ne peux m’empêcher de craindre ce que je ne maitrise pas, comme les réelles intentions de Robin que je trouve bien trop conciliant à prendre le bracelet électronique de Mick en fardeau, ou encore son passé qui peut nous coller chacun d’un côté de la barrière qui sépare les loups des chasseurs.

Tout se mélange dans ma tête. Je suis loup, fils d’un chasseur qui à renié son rang, neveu des pires ordures qu’on peut faire en matière de bourreaux. J’aime un homme qui a participé à l’incendie de la maison Hale. Il a agi sous la contrainte, mais l’acte est là, indélébile dans son cœur et dans ceux des rescapés comme Derek ou Peter. Et pourtant, nous sommes tous dans la même meute… Le destin nous réunis, bourreau malgré lui, petit-fils de bourreau et victimes.

J’ai dit à Mick ce qui m’avait réveillé dans mon rêve, les incohérences et la loufoquerie de la situation. Par contre je lui tais la brulure dans ma paume. Il n’y a rien dans la chambre qui puisse m’avoir fait ça et je ne suis encore pas somnambule. Mais je me souviens très bien avoir étouffé avec ma main, l’allumette que Mick lâchait sur les buches imprégnées d’essence. Comment une blessure faite dans un rêve peut être encore présente quand je suis éveillé ? Surtout que cela tarde à cicatriser.

Nous restons à l’appartement toute la journée. Quand j’ai envoyé un SMS à un pote pour qu’il me copie les cours car j’allais sécher, il m’a répondu que lui aussi aller sécher sans me donner plus de raison. Je trouve cela étonnant de sa part, car je ne l’avais jamais vu rater un seul cours. Mais je ne m’en préoccupe pas plus car Mick m’inquiète trop. Il est harassé et semble avoir du sommeil en retard. Nous passons beaucoup de temps dans le canapé, blottis l’un contre l’autre. Mes veines noircirent à son contact. Je m’arrange à absorber un peu de sa fatigue sans qu’il s’en aperçoive. Il n’aime pas se sentir faible et devoir dépendre de moi. Et je l’aime trop pour montrer une quelconque ascendance sur lui. Je suis peut-être le loup, le prédateur, mais je ne me pose en aucun cas en dominant. Mick me surpasse largement côté force mentale. Enfin c’est mon point de vue certainement très subjectif comme sur tout ce qui le concerne.

Le soir nous voit las et moroses. J’aide Mick qui tient à préparer le repas malgré sa fatigue évidente. On ne va pas trainer ce soir et se coucher de bonne heure avec l’espoir d’un sommeil réparateur et sans rêves. Je me suis assis à table et Mick va faire de même quand on sonne à la porte. Je suis vraiment fatigué car j’aurai du sentir la présence de Matrim avant qu’il ne sonne. C’est Mick qui lui ouvre et quand j’entends la voix de notre ami, j’accours aussitôt. Ce qui me frappe c’est qu’il a le même visage fatigué que Mick.

- Je suis désolé, je ne sais pas où aller, à qui en parler…Explique Matrim effondré. Il y a... Je sais pas, cette ville déconne à plein tube... tout le monde fait des cauchemars, c’est horrible, je suis assaillis de visions terrifiantes, je sais plus où aller…

Mick est même obligé de le soutenir jusqu’au salon. Matrim est épuisé physiquement et mentalement. Pour qu’il rapplique chez Mick, c’est qu’il va vraiment mal. Mick le sent aussi et l’invite à partager notre repas. Je surenchéris en lui disant de passer la nuit ici. Toute sa signature corporelle est dans le rouge. Il est hors de question de le laisser seul cette nuit, et surtout je m’inquiète de ce qui se passe. Je serre le poing sur ma brulure. Discrètement j’avais observé la plaie, c’était clairement une marque d’allumette… Mick ne se souvient pas de son rêve et Matrim est perturbé par ce qu’il a pu capter des rêves des autres. Ce n’est qu’une impression, je la garde donc pour moi afin de ne pas augmenter la psychose générale. Mais le fais que je me souvienne parfaitement de mon cauchemar me trouble. A l’ordinaire, il ne me reste que des impressions et quelques flashs qui disparaissent bien vite à l’éveil. Là, je me souviens de chaque détail, geste et même odeur.

Quand Matrim est enfin calmé par notre présence, je propose de manger avant de replonger dans ce qui nous arrive. A table je vois la lassitude dans leurs gestes. Je ne connais pas encore bien Matrim, mais je sais que Mick est résistant et qu’il a été entrainé comme chasseur. Hors là, il me semble avoir grimpé l’Everest. Je les envoie dans le salon, le temps que je range la cuisine. J’amène un oreiller et une couverture en les rejoignant. Mick avait essayé de plaisanter sur le fait qu’il pouvait y avoir de la place dans notre lit, vue la manière comme on dort, lovés l’un contre l’autre. Mais que Matrim devra se contenter du canapé. Je lis dans les yeux du photographe qu’il n’aurait pas refusé un coin de lit, pas pour la bagatelle, mais pour le côté rassurant de notre présence.

Pendant qu’il nous décrit ce qu’il a vu, je m’assois sur la table basse face à lui et lui prend la main pour le soulager de sa fatigue physique. Moi-même j’ai l’impression d’avoir couru un marathon alors que je suis resté toute la journée ici avec Mick. Ce que raconte Matrim me fait frissonner. Un silence s’installe, la fatigue les harasse. Je donne le top du couché. La lueur de panique dans les yeux du photographe me prend au cœur. Je lui dis que je vais m’assurer que Mick se couche et que je reviens le voir pour rester jusqu’à ce qu’il s’endorme. Tous deux voient bien que je ne suis pas affecté de la même manière, mais sont trop las pour réfléchir et débattre de la situation.

Je borde presque Mick comme un enfant. J’ai dû l’aider à se déshabiller, sinon il se serait couché sans le faire. Une fois qu’il est bien installé, je lui caresse la joue et l’embrasse.

- Je t'aime. Je reviens vite.

Quand je reviens dans le salon, Matrim est assis dans le canapé, les genoux remontés contre son torse. Il mime la position fœtale. Je le regarde puis baisse les yeux sur mon propre oreiller que j’ai pris sous le coup d’une impulsion.

- Je… Je ne sais si tu peux… c’est mon oreiller, il y a peut-être des éléments dont je ne me souviens pas… Mon cauchemar s’est mis à déraper à un moment, ce qui m’a permis de me réveiller… je…

Je n’ose pas lui demander de plonger dans mon cauchemar, et en plus juste avant de s’endormir. Mais Matrim empoigne mon oreiller. Je vois ses traits se figer et se crisper. Je colle ma main sur la sienne pour le rassurer et je me sens happer par ce qu’il voit. Nous revivons mon rêve en accéléré, c’est horrible. Je lui dis de lâcher mais il se crispe encore plus sur le tissu. L’épuisement, et la peur font qu’il ne maitrise plus son don. Sa « bestiole » prend sa liberté. Je dois utiliser toute ma force pour lui faire lâcher l’oreiller. Et soudain, au moment de la rupture du contact avec le tissu, une vision s’impose.

Il y a une maison au milieu d’une vaste étendue, des champs de maïs. La maison semble ancienne, une dame d’origine africaine est assise sous le porche sur un rocking-chair. J’ai l’impression qu’elle me regarde. ‘Ma Joe… Je ne sais pas comment je sais son nom. Elle n’ouvre pas la bouche et pourtant me parle. Oui elle ne parle qu’à moi, je ne sais pas comment j’en suis sûr, mais Matrim ne voit pas ce que je vois. Son cœur est en train de s’emballer, sa vie est en danger.

« Retrouve-moi, vite ! »

La vision se modifie comme si je regardai cette maison sur Google map. L’image se de-zoome, recule, j’essaye de mémoriser le plan. J’aperçois un homme qui court avec un chien, Luka ! Mon frère de meute. L’image s’arrête en survol stationnaire au-dessus de l’immeuble de Mick et s’efface. Je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je viens de percevoir, Matrim a les yeux révulsés. Je balance mon oreiller au loin et le prends contre moi. Je le serre fort et lui parle. Sa bestiole doit retrouver son corps. Autour de moi, je vois les bibelots bouger, Matrim se disperse. Je serre ses mains, lui caresse les cheveux lui parle de Matthias, je commence à désespérer quand enfin ses yeux s’ouvrent sur ses prunelles d’une couleur si particulière.

- Mat’ ?

- Ça va, murmure-t-il harassé.

- Je reste jusqu’à ce que tu t’endormes et un peu plus ok ?

- Ok.

Il ne cherche même pas à parler de ce qu'il a vu. Je l’aide à s’allonger et lui mets la couverture sur lui. Je m’assois sur le tapis et lui prends la main. Il ne faut pas longtemps pour que ses paupières se ferment et que sa respiration se fasse plus lente et régulière. Je garde sa main dans la mienne et de l’autre j’ai allumé mon ordinateur portable qui était sur la table basse. J’ouvre Google map et tente de refaire le chemin inverse vu dans la vision. Je retrouve ce qui semble être une ferme. Cette maison est bien au milieu de nulle part, au milieu des champs. Il est impossible d’y aller par hasard. Le chemin pour y aller est complexe. Je note les coordonnées GPS. Demain on ira voir cette dame.

Matrim semble dormir paisiblement, du moins il n’est pas dans une phase de rêve. Je me relève et vais rejoindre Mick. Je pensais qu’il dormait, mais ses bras m’enserrent quand je me couche à côté de lui. Je le bascule contre moi, nos jambes s’emmêlent.

- Demain, on ira voir une vieille dame, dis-je.

Seule la respiration calme de Mick me répond. Il a lutté contre le sommeil jusqu’à ce que je revienne. Oui, demain matin on ira voir cette femme tous les trois.
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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mer 20 Mai - 21:00


Road Trip

Chad, Mick&Matrim
Mon soulagement était presque pathétique, alors que la porte s’ouvre et que je vois Mick, l’air aussi fracass que moi, me dire d’entrer. J’ai comme un frisson dans le dos, comme quand j’ai froid et que je retrouve soudain un peu de chaleur. C’est la chaleur humaine de Chad et de Mick. Je suis tellement heureux de les retrouver. Ils arrivent même, pour un temps, à me faire oublier toutes mes visions horribles de la journée. Je m’en voulai un peu d’être venu les déranger, mais je ne savais vraiment pas ou aller. Matthias me manque. Mais je ne peux pas être collé à lui en permanence. Et mon appartement est trop imprégné pour que je veuille y dormir, même avec lui. Alors je vai parler de ce qui se passe à Mick et Chad, et je rentrerai dormir dans mon atelier. Mais la perspective de ressortir affronter la nuit me glace le sang. Il y a vraiment quelque chose de bizarre en ce moment.

Mick m’aide à passer le seuil, et je lui souris, reconnaissant. Je vois Chad qui s’inquiète derrière, et je meurs d’envie de me serrer contre eux, contre leur bonheur, leur chaleur… L’angoisse est si intense que je sens frémir le désir de liberté de mon pouvoir. Je dois exercer un contrôle sévère pour ne pas le laisser me disperser. Je dois vite me rendre à l’évidence, ils semblent affectés eux aussi. Chad parait même fatigué, ce qui n’est vraiment pas normal pour un loup comme lui.

- J’ai préparé à dîner, tu peux rester avec nous, ça te fera du bien, me dit Mick.

-me… merci.. Oui, je veux bien… Répond-je en me tordant les mains, mal à l’aise. Je me rends compte de la chance que j’ai de les connaitre, et je suis en même temps intimidé d’être ici, « chez eux ». Je ne voulais pas m’imposer, mais je suis allé vers la seule source de réconfort que je connaissais. J’ai presque les larmes aux yeux … Bon… ok.. J’ai les larmes aux yeux quand Chad me propose de rester. J’ai l’impression qu’il devine mes craintes et j’aimerai lui dire tout ce que je pense d’eux, lui et Mick, mais une angoisse m’en empêche.

Je ris cependant, bien que sans grand enthousiasme, lorsque Mick précise :
- Non pas entre nous deux Mat', dis-je pour le faire rire. Quoi qu’il y aurait éventuellement une place, vue la manière dont Chad et moi dormons collés l'un à l'autre.

-dommage… J’aurai… je… je sais pas… Mes efforts pour plaisanter sont pathétiques. Je suis méconnaissable, je m’en rends compte. Pourtant en temps normal, mon imagination se serait emballée, et j’aurai plaisanté sur le fait de les coller pendant la nuit… Mais je n’ai qu’une envie : dormir, mais surtout sans rêver… Et le fait d’être près d’eux m’aurait rassuré. Je comprends avec une crainte grandissante que je vais être livré à moi-même cette nuit, et j’ai l’impression d’être un enfant, quand ma mère ou mon père venait m’aider à m’endormir, alors que la peur m’étreignait comme une amante longtemps délaissée. Peu de choses m’effraient en temps normal, sauf quand ça touche d’autres personnes que moi. Et là c’est le cas. Surtout, c’est le cas avec mes amis. Pourvu que Matthias aille bien…

Alors que Chad s’occupe de ranger, je suis dans le salon, avec Mick. Son air fatigué me peine, j’ai envie de faire quelquechose pour lui, mais je suis dans le même état. Alors je leur raconte ce que j’ai vu, tout ce que j’ai vécu dans la journée. Chad m’a pris la main, et je sens qu’il prend pour lui une partie de ma fatigue. L’ambiance est lourde d’angoisse, et Chad préconise que nous nous couchions. Un instant de panique absolu accompagne sa demande, alors que je me retrouve seul sur le canapé. Chad me réconforte en me disant qu’il couche Mick et qu’il revient me voir. J’aimerai tellement les aider, mais je ne sais pas quoi faire…

Le temps qu’il revienne, je me suis recroquevillé sur moi-même, cherchant d’instinct une position rassurante. Je relève la tête alors qu’il me montre l’oreiller sur lequel il a passé la dernière nuit.
- Je… Je ne sais si tu peux… c’est mon oreiller, il y a peut-être des éléments dont je ne me souviens pas… Mon cauchemar s’est mis à déraper à un moment, ce qui m’a permis de me réveiller… je…

Je ne le laisse pas continuer, et je me rue sur l’oreiller, lui arrachant pratiquement des mains, tout en sachant qu’il pourrait m’en empêcher facilement si il en avait envie.

CONTACT.

Alors que je plonge en enfer, je sens que Chad m’accompagne, et, afin de nous préserver tous les deux, je donne l’impulsion particulière qui me permet de ralentir ou d’accélérer les visions. Je souhaite en finir au plus vite, mais tout ce que je vois, et la détresse dans les yeux de Mick, de Chad, me bouleverse tellement que je sens que je perd le contrôle.

LIBRE ! ENFIN LIBRE ! Je cours, je saute, je découvre mon nouvel environnement, cuir, bois, métal, encre, pensées d’auteur, un peu plus d’élasticité ici, de l’eau, un flexible, de la poussière, déplacer la poussière, sauter sur la tranche d’un autre livre, sentir sa fibre, plonger dans son odeur. Loin, de plus en plus loin, sentir le lien vers la chair, la prison. Ce soir le contrôle ne m’atteint plus, je le sens essayer, mais c’est peine perdue. La joie de faire bouger ce qui est immobile est tellement enivrante. Les signes vitaux de ma prison de chair sont dans le rouge, rouge comme la pomme ici, comme le crayon plus loin, que je fais rouler, tomber. Je grimpe rapidement le long des tiroirs, et je trouve des bibelots, riches de matières dans lesquelles je me perds.

Mais soudain je sens ma prison de chair entourée de chaleur, de sentiments forts. Une voix arrive à m’atteindre, me sortant de mon bain de cuir, tout ébouriffé, de l’encre sur la langue… J’ai envie de m’endormir dans le verre ou le métal, mais cette voix, cette chaleur me tire, me ramène vers… moi.

Matthias… Matthias.. Ce n’est pas moi qui prononce le prénom, mais j’ai envie de le faire… Je sens cet amour, au loin, et un autre, différent, plus proche, qui me rappelle comment j’ai rencontré..
-chad ? Ca va.. je .. ça t’a aidé ?
Je n’ai pas du tout envie de me rappeler ce que j’ai vu. Il me fait signe que oui, et me serre une dernière fois, me promettant de rester le temps que je dorme.
Alors qu’il me prend la main, je sens le sommeil me gagner instantanément… Je n’ai aucune image. Je me fais juste une drôle de réflexion.. J’ai atteint le monde gris.



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'Ma Joe

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mer 20 Mai - 21:18

Road Trip et matrim l’incrust
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim
Elle ne l’avait pas vu venir, celui la. Elle n’avait pas assez d’énergie pour intervenir directement, car elle savait qu’elle allait devoir les tester, et donc dépenser une grande quantité de « mou-jou » pour eux. L’architecte avait réussi à sortir de son cauchemar grâce à l’impulsion qu’elle avait envoyé. Mais elle n’avait pas prévu qu’il s’en sorte aussi vite. Quoi d’étonnant après tout ? Elle avait dissimulé sa localisation dans son cauchemar, et elle avait prévu qu’il tombe dessus pendant qu’il le vivait. Mais il était repartit dans le monde réel sans avoir eut le message. Elle avait connu alors de grands moments d’angoisse. Que faire ?

Et puis ce drôle de petit bonhomme était venu fourrer son nez psychique dans le cauchemar de l’Architecte. Elle en aurait bien rit si elle avait pu détecter une Torche en lui, mais ça n’avait rien à voir et elle avait même eut peur de voir le don du gosse lui échapper, comme une chose vivante, ni bonne, ni mauvaise, mais totalement incontrôlable. La connexion s’était de nouveau faite, et donc elle savait que l’Architecte lui amènerait également l’Homme Sans Passé. Pendant ce temps, le guide qui avait pris la forme d’un autre chien l’avait renseigné. Le Gardien venait de rencontrer Le Rebelle, et tous deux viendraient la rejoindre également. Elle n’avait plus beaucoup de temps… Elle comptait sur eux… Pendant ce temps, elle le sentait, son ennemie étendait sa toile… Elle venait de placer le jeune psychique et l’Homme Sans Passé en stase, comme un garde-manger , pour ne pas les épuiser trop vite…

(…)

Matrim et Mick dorment d’un sommeil de plomb, sans rêve, et tu te rends compte, le lendemain matin qu’ils ne se réveillent pas. Leur signes vitaux semblent stables et normaux cependant, et leur respiration régulière.

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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Ven 22 Mai - 19:06


Useless



Le silence n’a rien de normal en présence de Matrim. Mais une étrange chape de plomb pèse sur nos épaules. De la même manière que j’ai compris la solitude du photographe la première fois que je l’ai rencontré, ce soir je lis une grande détresse dans ses yeux. Il est terrifié. Pour être venu chez nous, c’est que la situation est urgente. Car malgré son côté entreprenant, Matrim respecte beaucoup notre intimité et sait rester à sa place, se sentant parfois même de trop entre Chad et moi.

Je ne le dis que trop rarement, mais la vie ne vaut pas la peine d’être vécue si elle n’est pas partagée. C’est une évidence qu’il m’est difficile d’admettre. D’abord, il y a eu Chad. Je vois en lui le grand amour de ma vie. Pour qu’il ait eu le pouvoir de me changer, me faire connaitre le bonheur, il ne peut pas en être autrement. C’est une certitude sans doute idiote, mais j’ose parfois me laisser aller à une foi aveugle. Puis, les membres de la meute, Derek et Ruby que je considère comme des amis, après les avoir perçus comme de simples alliés. Je suis toutefois en retrait par rapport à Peter. Puis récemment, Matrim que Chad m’a présenté et qui entre ensuite dans le cercle restreint de ceux que je qualifie de proches, ceux qui se rapportent le plus à une famille.

La fatigue me pousse à songer à bon nombre de choses, sans avoir la force d’y réfléchir en profondeur. Mes parents me manque tous les jours, leur absence me rappelle ce qu’il me reste encore à accomplir. Recouvrer la mémoire est sans doute la clé de cette inextricable toile sur laquelle je me déplace. Notre voyage à San Francisco m’a ouvert une nouvelle perspective pour comprendre ce qui est arrivé. Cette entrave a été préméditée par nul autre que moi. Mais est-ce si simple ? Aujourd’hui, je suis l’homme sans passé. Le fantôme du souvenir.

Sur la recommandation de Chad, je me lève doucement du canapé et vais m’assoir au pied du lit. Rapidement, les mains de celui que j’aime s’appliquent à m’aider à me déshabiller. Ses caresses sont tendres lorsqu’il m’assiste pour que je me glisse sous les draps. J’ai l’impression d’être un enfant malade dont on vient s’occuper avec gentillesse.

Il m’embrasse tendrement avant de quitter la pièce.

- Je t'aime. Je reviens vite.

Et s’il ne revenait pas ? S’il avait un problème ? Et s’il avait besoin d’aide ? De moi ? Et si… ?

Je me sens faible, incapable de réagir ou de faire ce pour quoi je suis doué si une situation délicate se présente. Agir. Anticiper pour protéger ma vie et celle des autres. L’inactivité m’aurait rendu fou si je ne sentais pas une grande fatigue me pousser à relâcher toute maitrise.

Chad finit par s’installer à côté de moi. Je ne sais pas comment j’ai fait pour tenir éveillé jusqu’à ce qu’il revienne. J’utilise la dernière étincelle qui m’anime pour l’enlacer. Je suis plus serein lorsqu’il est là. On parvient à se mettre l’un contre l’autre, enlaçant nos jambes, rapprochant nos corps.

Je me laisse envelopper par sa chaleur et m’endors aussitôt. Démuni.


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Maxence Reagan

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mar 26 Mai - 17:18


[Event Tisseuse] Un futur prometteur

L’entrainement de handball de la veille nous avait épuisés. Je regrettai l’absence de Chad qui s’en était excusé. J’appréciai construire notre amitié également autour d’une activité sportive qui me plaisait beaucoup et qui nous avait permis de réaliser des performances de qualités lors du premier match de sélections pour le championnat universitaire. Chad m’avait confié qu’une occupation normale lui était bénéfique, ce que je comprenais au regard de sa vie personnelle.

L’effort physique m’offrit une nuit bienfaitrice. Toutefois, j’eus la tête qui bourdonna dès l’instant où je quittai mon lit. L’attrape-rêves tissé en fils de cuivre au dessus de moi me permettait de dormir paisiblement, en bloquant les mauvaises pensées – plus désagréables que les cauchemars – qui provenaient des personnes situées dans le bâtiment ou les rues aux alentours. Mon pouvoir s’accroissait depuis mon arrivée à Beacon Hills. Parfois de manière impromptue, comme lors de l’expérience délicate que j’ai vécue avec Mick, ou plus subtilement, Chad et moi le remarquions, les migraines s’estompaient avec le temps et la connexion psychique entre nous était de plus en plus stable.

J’allai à la bibliothèque – n’ayant pas cours durant la matinée – en essayant de ne pas me focaliser sur la grisaille mentale qui m’imprégnait. Certains de mes camarades n’étaient pas là pour cette séance de révisions collectives, d’autres semblaient dans un état second, renfermés ou tourmentés.

Je ne compris avant la fin de matinée que la mauvaise humeur qui me froissait depuis mon réveil n’était pas mienne. Cela aurait pu être anodin, je priai simplement pour que le lendemain soit plus propice à la vie en communauté, mais la situation était inquiétante. Beaucoup trop de personnes étaient connectées à cette même « chose » qui les rendaient irritables, particulièrement fatigués ou tristes.

Je n’avais que leurs pensées, elles m’atteignaient déjà, mais je songeai à Matrim qui, s’il avait été en leur présence, aurait ressenti leurs émotions en effleurant le moindre objet qu’elles auraient pu toucher. Nous avions beaucoup échangé sur nos pouvoirs respectifs depuis notre première rencontre.

Matrim. Son nom resta illuminé dans mon esprit. Après une heure et demie d’étude de cas sur une affaire de divorce litigieux, je sortis prendre l’air en prenant mes affaires avec moi. M’éloigner de ceux qui travaillaient silencieusement était souvent agréable, mais présentement à l’extérieur ceux qui n’avaient pas d’occupation ressassaient leurs noires pensées. Soudain, je me demandai si quelqu’un me soufflait mentalement son prénom car Matrim s’immisça une nouvelle fois dans ma tête.

Je m’arrêtai pour sortir mon téléphone et envoyai un message anodin pour demander des nouvelles et s’il avait du temps pour discuter. L’absence de réponse me fournit une excuse pour aller en centre ville lui rendre visite dans sa boutique de photo.

Je fus d’autant plus troublé de ne pas le trouver là-bas alors que la porte n’avait pas été fermée à clé. Je l’appelai à haute voix en jetant un œil vers ce qui semblait être une arrière boutique. J’approchai sans percevoir la moindre présence. Cependant, je trouvai rapidement un indice m’indiquant que quelque chose n’allait pas.

Des objets très personnels étaient restés là, à l’abri des regards certes, mais il les avait oubliés. Ces billes servaient me semble-t-il à se défendre d’une manière bien particulière. Et je reconnus également la petite statuette – lui étant enfant – qu’il m’avait montré dans le parc. Il ne la quittait jamais ce qui fit accroitre mon inquiétude.

J’eus brusquement la même sensation que plusieurs minutes auparavant. Matrim ne pouvait pas communiquer avec moi de sa propre initiative, cette possibilité ne semblait fonctionner qu’avec Chad mais l’impression était persistante.

J’allai mentalement à sa recherche et tentai d’établir un contact. Mais rapidement je m’inquiétai. Il n’était pas là, ni aux alentours et je ne savais pas où il habitait. Était-ce un appel au secours que j’entendais que trop tard ?

Je tentai de laisser le lien psychique se faire de lui-même – s’il y avait bien là une tentative infructueuse – plutôt que de me forcer à l’atteindre.

D’esprits à esprits, je perçus deux présences. Matrim d’abord, puis Chad qui avait sans doute servi de balise à cette connexion. Les bribes des images qui leur appartenaient me parvinrent, me laissant paniqué.

Pour y être déjà allé, je reconnus l’appartement de Mick. Je décidai sans hésiter de m’y rendre. Mes amis n’étaient pas dans leur état normal, c’était une certitude angoissante.

Quand je retrouvai Chad, lui aussi confus, je découvris que Mick et Matrim semblaient inertes. Étaient-ils inconscient ? Ou pire ?

- Chad, qu’est ce qu’il se passe ?



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mar 26 Mai - 18:39













'Ma Joe


Lorsque la lumière du soleil joue avec le rideau blanc qui bouge avec la brise qui passe par l’entrebâillement de la fenêtre, j’aimerai dire que j’ai passé une nuit agréable. Mais ce n’est pas le cas. Contrairement à la veille, je ne me souviens pas précisément de mes rêves. Cependant, je sais qu’ils n’ont pas été agréables, je me sens triste et abattu. Mick dort encore paisiblement, sa joue contre mon épaule. Nous sommes dans la même position que lorsque nous nous sommes endormis. Sa respiration est calme, je me dégage doucement pour ne pas le réveiller. Hier, il était épuisé. Je vais préparer le petit déjeuner et le réveiller au dernier moment. Quand je passe au salon, Matrim lui aussi est encore profondément endormi. Je replace sa couverture qui a glissé et file à la cuisine.

On a un peu de route à faire, je nous prépare donc un solide petit déjeuner. Je presse des oranges, fais cuire des  œufs et du bacon. La journée d’hier m’a épuisé, j’ai littéralement une faim de loup. Une bonne odeur se dégage pendant que je pose les couverts.

- Aller la marmotte, c’est l’heure de se lever, dis-je à Matrim en passant près de lui et en lui secouant un peu l’épaule avant de filer dans la chambre.

Mick est roulé en boule, une jambe contre le torse. Il dort encore malgré les relents de nourritures qui habituellement le réveillent facilement. Je m’assoie à côté de lui et lui caresse doucement les cheveux. Je l’embrasse doucement sur la tempe et lui murmure doucement son prénom. Mais il ne répond pas, je serre son épaule, mais toujours rien. Là, je suis sérieusement inquiet, car Mick est par habitude vif.

- Mick ! Réveille-toi. Nous devons aller voir une dame. Mick !

Ma voix s’élève avec une tonalité de panique. Je place mes mains de part et d’autre de son visage. Je tente d’aspirer un mal quelconque, mais rien. Son cœur bat normalement, sa respiration est régulière, il dort mais ne réagit pas à mes sollicitations. Un coma ?

- Matrim !

Je file dans le salon pour appeler notre ami et l’informer de l’état de Mick. Mais Matrim ne m’entend pas, même quand je hurle à trois centimètres de son oreille.

- Mat’ ! Réveille-toi !

Je lui prends la main, lui secoue les épaules, mais il n’a aucune réaction. La panique n’est pas loin de me guetter. Je prends une bouteille d’eau et essaye de faire boire Matrim. Il a un réflexe de déglutition quand l’eau entre dans sa bouche, mais aucun signe d’éveil. Assis sur le canapé à côté de lui, je colle mes coudes sur mes genoux et me tiens la tête. Que faire ? Je revois la vision fugace que j’ai vu avec Matrim quand il tenait mon oreiller. Cette histoire est insensée mais je n’ai pas quinze mille solutions.

Je retourne dans la chambre et sort Mick des couvertures. Tant bien que mal je l’habille. Je n’aime pas le voir dans cette inconscience plus que suspecte. On dit que les gens dans le coma entendent, alors je lui parle, je lui dis ce qu’on va faire, que je l’aime et qu’il ne doit pas s’inquiéter car je ne le quitte pas. Délicatement je l’installe dans un des fauteuils du salon. Je verse son jus d’orange dans une bouteille et y ajoute du sucre. Je ne sais pas combien de temps, Mick et Matrim vont rester dans cet état. Il faut que je leur donne de quoi tenir.

Faire boire quelqu’un qui dort, n’est pas une mince affaire. Je commence par Mick en le redressant au mieux et en le penchant un peu en avant pour éviter toute fausse route. Comme Matrim, il déglutit par réflexe. Je tente de lui mettre un bout d’omelette dans la bouche, mais cela ne déclenche rien. Je fais la même chose pour Matrim puis file en cuisine dévorer ce que j’ai préparé pour trois. Ce n’est pas transportable. J’agis comme un automate, je prépare un sac avec de l’eau sucrée, je fais un tas de sandwichs, et d’autre chose facile à manger comme pour un pique-nique. Je ne sais pas vers quoi on va, ni le temps que cela va nous prendre. En fait, je prépare de quoi tenir une semaine. Mieux vaut trop que pas assez… Je sors ranger le sac dans le coffre de la Maserati que je rapproche et gare devant l’appartement de Mick. J’ai pris aussi des couvertures.

Je remonte rapidement. Matrim semble transpirer, je lui passe alors un linge humide sur le visage, je vais pour m’inquiéter de l’état de Mick quand on sonne à la porte. Trop occupé, je n’ai pas entendu Maxence dont je sens maintenant l’odeur et la présence dans mon esprit. Il n’est pas là par hasard et l’avantage de se parler en pensée, c’est qu’on n’a pas besoin de faire des phrases construites. Il nous faut moins d’une minutes pour moi, lui expliquer la situation et lui la sienne. Je n’ai même pas besoin de lui demander, qu’il s’enquière de ce qu’il faut faire.

- On les installe dans la voiture et on file voir cette vielle femme.

Maxence attrape doucement Matrim, je lui ouvre les portes jusqu’à la voiture puis remonte chercher Mick. La tête inerte de Mick contre mon cou me serre le cœur. Avec amour et précaution, je l’installe à côté de Matrim. On leur assure une position optimum puis je me mets au volant. J’entre les coordonnées GPS sur le navigateur de la Maserati, regarde Maxence qui me fait un sourire d’encouragement et nous voilà partis tous les quatre vers l’inconnu.


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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [Event Tisseuse] Un futur prometteur   Mar 26 Mai - 22:25

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