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 La piste aux étoiles

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Matrim Damodred

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MessageSujet: La piste aux étoiles   Lun 11 Mai - 16:07


Nuit étoilée

Matthias& Matrim
Matthias m’avait écouté, et regarder. J’aime tellement comme il me regarde. J’y discerne de la surprise, de l’intérêt, de l’envie, de l’attendrissement… Il m’avait écouté lui expliquer pourquoi je n’aimais pas dormir chez moi, et les mots qu’il avait eu pour moi étaient un baume vraiment efficace. Oui. Peut-être qu’avec lui, je pourrais changer tout ça, et enfin me sentir chez moi ici, même si je n’y passerai pas ma vie.

On avait fait des bagages rapides ensemble, et j’avais vraiment hâte de découvrir l’endroit qui apportait sa créativité et sa sérénité à Matthias. Je soupçonnais que les lieux étaient encore bien plus importants que ce qu’il m’en avait dit. J’étais d’autant plus touché à cette idée.
Finalement, nous faisons le chemin vers ce lieu, et Matthias me prend spontanément la main. J’adore sentir cette chaleur qui enserre la mienne, et je me laisse guider à travers la forêt. J’ai toujours aimé la forêt. Surtout la nuit, quand l’humain n’est presque plus la pour la perturber, que les plantes ont fini de s’abreuver à la lumière du soleil, comme je profite de la chaleur de Matthias. On entend tous ces petits bruits, et je sais que Matthias en entend encore plus que moi, et je n’en suis pas effrayé. Il suffit de venir, humble, pas en conquérant, et la forêt vous accepte.

C’est vraiment ce que je ressentais, en suivant Matthias, m’accrochant à sa main, lui caressant la paume de mon pouce, ce qui le faisait sourire.
- C’est ici, me dit-il en pointant du doigt la petite cabane en bois. C’est mon atelier à moi.
Nous nous arrêtons tous les deux. Il me laisse regarder la cabane, et il sait que je ne vais pas me précipiter pour aller à l’intérieur. Je l’observe dans son environnement, je la regarde réellement, je ne tente pas de me l’approprier. Alors que nous entrons, je sens mes fossettes de sortie, surtout quand je le vois gratter une allumette pour allumer de grosses bougies.

Je découvre enfin le lieu dont il m’a parlé, et je comprends. La simplicité de l’endroit ne masque pas du tout la grandeur qu’on y découvre. Il y a comme une gangue de sérénité, d’inspiration. Je sais que Matthias y est pour beaucoup. Je suis bien placé pour savoir qu’on influence un lieu en y passant des moments importants.

-Je viens souvent pour dessiner, achever mon travail pour lui apporter un petit quelque chose de spécial, m'explique-t-il. les perles de rosées posées si délicatement sur les feuilles que ça peut paraitre divin. Le chant des oiseaux et le bruissement des arbres, j’essaie de m’imprégner de ce qui est invisible pour les transmettre sur le papier d’une autre manière…

Je ne lui laisse pas le temps de terminer, parce que je l’aime, et que toutes les incivilités n’existent plus. Je m’accroche à lui, et je l’embrasse. Mon Matthias, mon loup. Je ne sais pas comment c’est possible, et en regardant la bougie, j’espère que cet amour si soudain et si fort ne brulera pas aussi rapidement.

Alors que je suis collé à lui, une main sous son t-shirt, comme je sais à présent qu’il aime ça, je sens ses muscles noués. Il est inquiet, j’en mettrai ma main à couper. Mais je ne suis pas partisan d’entretenir cette inquiétude, aussi je me promets d’être aux petits soins pour lui ce soir.
Il me présente la cabane, qui est petite mais qui ouvre sur un espace bien plus grand. Je remarque les éléments qui lui appartiennent, et qui lui permettent de s’ouvrir à une inspiration. Les toiles blanches, dont je m’approche, pour les caresser, en le regardant, entousiaste, imaginant ce qu’il pouvait faire, comment il pouvait les transformer. Et puis je vois ces dessins, qui m’hypnotisent. Des loups, dans différentes postures.
-c’est magnifique, ça, Matthias. J’aimerai que tu poses pour moi. En laissant ressurgir ton animal. Je n’ai pas peur. J’aime l’artiste, j’aime le loup. Je vous aimes tous les deux… J’ai une idée de sculpture, j’ai plein d’idées à ton contact, même si toutes ne sont pas avouables…
Je me rapproche de nouveau de lui, tout sourire.
-tu te rends pas compte, j’ai l’impression que je pourrai jamais me lasser de toi, j’ai tellement envie de te faire plaisir….

Il me sourit timidement, et cette réponse me va.
- Parfois, selon la période, la pleine lune éclaire la cabane et illumine la seule pièce par cette fenêtre, expliqué-je, en montrant l’ouverture. Je viens ici souvent, pendant ces moments-là.
Alors qu’il me demande si je veux installer nos affaires, j’accepte volontiers. Nous nous retrouvons donc rapidement à nous chamailler gentiment, et nos rires font échos aux petits bruits de la forêt.

Finalement, je le force à s’allonger, bien décidé à dénouer tous ses muscles.
-Matthias, je suis la, moi aussi. T’es pas obligé de me parler pour que je sente que quelquechose te tracasse. Mais je suis la..

Je lui ôte alors son t-shirt, et sors l’huile de massage chauffante que j’ai embarqué sans lui dire. Son soupir de satisfaction ne tarde pas à récompenser mes efforts, alors que mes mains massent sa nuque, ses épaules, son dos, ses reins… Je sais exactement ou appuyer pour déclencher la circulation sanguine, ou caresser pour dénouer les muscles. Petit à petit sa tension s’apaise, et il se retourne, son joli sourire rencontrant le mien.

-je voudrai que tu voies ça. Me dit-il, me prenant dans ses bras. Tous les deux allongés, nous regardons par l’ouverture, et apercevons un ciel clair, parsemé d’étoiles. Celles qui sont dans mes yeux n’ont rien à envier à celles que nous voyons ensemble. A mon tour de pousser un soupir d’aise, sa chaleur corporelle m’étonnant toujours, et venant me réchauffer.

Je me met à rire doucement, quelques instants. Quand il me demande pourquoi, je lui répond
-dire que je venais poser à poil à ton cours, à la base… Et maintenant tu m’as rafflé à ton prof qui me faisait du gringue. Je crois vraiment que je n’ai pas perdu au change.
Ses rires me récompensent, je voulai chasser cette inquiétude de son corps.


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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mar 19 Mai - 18:31






L'éternité de la damnation

Feat. Matrim

Alors que Matrim sort les affaires des sacs que nous avons apportés, je fais un tour de la cabane en fouillant parmi mon matériel.

- Tu cherches quelque chose ? Finit-il par me demander.

- Je me suis rendu compte que j'avais perdu l'un de mes carnets, expliqué-je. J'ai regardé chez moi et comme je ne l'ai pas trouvé j'ai pensé qu'il serait ici.

J'ouvre mon sac en bandoulière pour lui montrer un exemplaire identique à celui qui me manque.

- Il ressemble à celui-ci, dis-je en lui tendant celui que je viens de sortir.

Tandis qu'il me demande comment je les différencie, il trouve la réponse par lui même en découvrant le numéro inscrit sur la tranche. Ce qui le surprend.

- Oui, j'en ai plusieurs. C'est le numéro 17 que je ne retrouve plus, ajouté-je.

- Tu dessines beaucoup dessus ? Demande-il.

- Oui, ce qui me passe par la tête, répondé-je. Ce sont plus des gribouillis que des dessins aboutis.

Je fronce les sourcils car je n’aime pas perdre mes affaires et que je tiens à ces carnets. Tous autant qu’ils sont. Même s’il ne s’agit pas d’œuvres d’art, ces croquis naissent dans mon quotidien, pour la plupart, et d’autres sont issus de mon imagination. Ils sont relativement personnels sans être intimes et ont surtout une valeur sentimentale.

Matrim me tire vers lui et son poids sur le mien me force à m’allonger sur ce lit de camp improvisé dans ma cabane, là où je n’avais jamais emmené quelqu’un.

- Matthias, je suis là, moi aussi. Tu n’es pas obligé de me parler pour que je sente que quelque chose te tracasse. Mais je suis là…

Ses doigts  se faufilent sous le tissu puis ôtent rapidement mon habit. Alors qu’il me caresse d’une main, de l’autre il saisit un petit flacon dans ses affaires. Lorsqu’il l’ouvre, je perçois aussitôt les effluves que dégage cette huile de massage, un mélange d’odeurs qui s’accentue lorsqu’il l’applique sur mon dos, mes épaules et ma nuque.

Ses gestes sont délicats et fermes, il parvient à dénouer la tension de mon corps sans doute provoquée par ce qui me préoccupe.

- Je voudrais que tu vois ça, coupé-je en le tirant contre mon torse.

Sur cette couchette de fortune, comme deux âmes égarées, nous découvrons sans lacune, la splendeur du ciel étoilé.

Je suis réveillé en pleine nuit par un pressentiment suffisamment persistant pour me forcer à quitter les bras de Matrim. Je me relève doucement pour ne pas le réveiller. Il se tourne sur le côté,  étendant son corps là où j'étais allongé plutôt.

Je ne sais pas vraiment quoi faire pour chasser cette désagréable impression. L'aube est encore lointaine. J'aimerais offrir ce lever du jour à Matrim. L'immortaliser. Et je connais un endroit où la vue est splendide.

Je m'apprête à saisir une toile vierge, des huiles et des pigments quand quelque chose camoufle la lumière de la lune l'espace d'une seconde. Je sens une présence qui rôde.  Comme lorsque Matrim et moi étions sorti de son atelier en fin de soirée. Et cette présence est passée près de la cabane.

Je sors doucement en laissant luire mes yeux pour capter le moindre mouvement.

Ce qui me trouble en premier lieu c'est le silence qui règne dans cette partie de la forêt. La nature n'est pas dénuée de bruits. La vie n'est pas calme. Si les petits animaux sont absents c'est qu'ils ont fui le danger.

Je perçois un mouvement entres les arbres. Je grogne. C'est ce que fait un prédateur pour chasser un rival. Une nouvelle ombre se précipite derrière la cabane. Cette chose me tourne autour. Ces choses. Je perçois deux battements de cœur réguliers en plus de celui de Matrim qui dort profondément.

Je m’éloigne de la cabane pour suivre les intrus avant qu’ils m’échappent. S’ils cherchent un contact, ils procéderaient autrement. Alors je suis prudent. Les sens aux aguets pour ne pas finir aux aboies dans les fourrées. L’instinct de survie est un don naturel, pour l’être humain comme pour toute créature.

Mon inquiétude devient certitude quand un flash me dévoile l’avenir immédiat. Cette capacité survient toujours de manière impromptue. Mais ce que je voyais par le biais de ces visions arrivait systématiquement. J’ai essayé à plusieurs reprises, lorsque l’évènement me permettait d’anticiper quelques minutes, d’empêcher qu’il se produise mais cela a toujours été vain.

Ainsi, je sens le coup dans mon dos quelques secondes après m’être vu fléchir. La douleur de l’aconit est intense, comme du feu liquide qui se propagerait dans tout mon corps. Je n’ai ressenti ce mal que quelques fois auparavant, lorsqu’Anna et Parker m’ont appris les nombreuses choses à savoir lorsque ma vie a basculé. La morsure permet d’acquérir des facultés extraordinaires, mais tout bénéfice possède son contraire. Nous autres hybrides avons aussi des faiblesses.

Deux hommes enchainent leurs attaques sans me laisser le moindre répit. Ce sont des lames empoissonnées qui causent plus de douleur que l’acier lui-même.

J’ai le regard qui se trouble, je ne parviens plus à orienter mes coups. Ni me débattre. Je sais qu’ils ont le dessus. Avais-je eu au moins une chance ?

Puis le noir m’envahit. Comme si on avait jeté un pot de peinture sur la réalité. Je sombre sans même revoir la lueur des étoiles.











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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Sam 23 Mai - 11:34



La nuit était claire, la lune brillait de sa funeste lumière et les étoiles semblaient enflammer la noirceur du ciel. Nulle nappe de brouillard venait troubler la paix de la forêt mais un froid ardent s'immiscer entre les arbres, accompagnant les trois silhouettes qui s'avançaient dans la nuit. Au premier abord elles ne semblaient n'être que des ombres, simple effet d'optique dans le jeu des feuilles des arbres, mais on distinguait parfois l'éclat de l'acier lorsqu'un rayon de lune s'accrochait à une arme. Le trio était mené par un homme d'origine japonaise, le visage masqué par le masque médiévale qu'il portait. Tout dans son allure rappelait le guerrier qu'il était, de sa démarche féline jusqu'à sa façon de rester tendu, prêt à tout moment à faire jaillir le katana qui pendait à sa ceinture au côté de son wakizashi. Sa main droite bien que semblant détendue semblait être prête à filer sur sa gauche pour dégainer.

Les deux autres hommes étaient vêtus d'armures similaires, bien que plus colorées. Si ils avaient également une démarche martiale ils semblaient parader, le torse gonflant d'orgueil et le pas triomphant. Leurs mains étaient posées sur la garde de leurs armes et, alors que leur guide jetait de simples coups d'oeil autour de lui, ils semblaient simplement déambuler, comme si ils se trouvaient au coeur de leur domaine. Cependant, leur attitude changea lorsque le Daimyo leva brusquement le bras gauche - signe qui signifiait qu'ils devaient s'arrêter. Ils obéirent aussitôt et se postèrent de part et d'autre de l'homme. Ce dernier montra un point devant eux et ils purent distinguer une cabane qui semblait avoir brusquement poussé l'an durant cette dernière année. Mais ils purent surtout voir leur proie qui grondait dans leur direction. Avec un sourire malsain les deux hommes se séparèrent tandis que leur chef restait à sa place. Le lycanthrope tourna sur lui même, cherchant à repérer ces deux adversaires. Et il ne vit pas venir le troisième. Lujan surgit des ombres, et d'un large geste dégaina son katana qui entailla aussitôt profondément le dos de sa victime qui flancha, terrassée par la brûlure de l'aconit. Les jeunes chasseurs bondirent à leur tour de leur cachette et les lames entaillèrent de nombreuses fois le loup. Après avoir porté le premier coup leur chef s'écarte et regarde la silhouette au sol.

"La chance joue avec nous ce soir. Profitons en. Prenez cette engeance avec vous. Je souhaiterais l'interroger."

Sans demander son reste Lujan détourna le regard du corps sanguinolent et s'éloigna dans la nuit. Les effusions de sang n'était pas un plaisir, seulement une nécessité. Mais cela le faisait toujours souffrir de devoir arriver à de telles extrémités. Mais on ne négociait pas avec des démons. Derrière lui il put entendre les deux samuraï prendre le loup dans leurs corps, soupirant sous l'effort physique. Une vingtaine de minutes plus tard ils arrivèrent au vieux bâtiment en ruine qui se dressait au coeur d'une petite clairière. Des années plus tôt cela avait un magnifique bâtiment, appartenant à un riche propriétaire espagnol. L'hacienda avait été brûlée durant la guerre de conquête de la Californie, sûrement par des pillards yankees ou peut être des mercenaires Amérindiens. Mais ces caves, fraîches et en bon état, faisaient un lieu parfait pour y cacher les corps des créatures qu'ils tuaient, attendant d'être brûlées pour purifier leur maudite âme. Mais aussi pour les rares prisonniers qu'ils gardaient. Durant les mois précédents ils avaient ainsi attraper un jeune louveteau, encore instable mais qui connaissait bien la région ainsi qu'un kitsune, tellement affaibli par ses blessures et les drogues qu'il ne valait plus grand chose, qui leur avait donné de bonnes informations sur les différentes créatures vivant dans le coin. Lujan regarda les hommes déposer leur prise du soir contre un mur et l'enchaîna lui même, resserrant la chaîne étranglante lui même autour du cou de sa victime. La nuit risquait d'être longue et douloureuse...

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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mar 26 Mai - 15:31




Panique

Matrim & les autres
Je crois que je ne me suis jamais senti aussi heureux. Je peux le dire littéralement. Comme je ne me suis jamais senti aussi amoureux. Le fait que je puisse savoir ce que ces deux sentiments signifient, depuis seulement quelques mois, ne change rien à la réalité. Je suis bien, contre lui, dans ses bras. Je ne sais plus exactement quand je me suis endormi. Mais juste avant, je regardais les étoiles dans ses bras. Je n’avais pas froid. Matthias dégage toujours une chaleur apaisante dans laquelle je me love tel un enfant… Le loup et l’enfant… Celui qui veille, qui protège, et celui qui est malicieux, facétieux, mais qui a besoin de contact, de chaleur, de protection… J’avais souris à cette idée, et mes rêves avaient été plaisants. Je m’y voyais, courant à côté de Matthias, mais il avait pris l’apparence véritable d’un loup. Nous avions couru dans des champs d’argent, et finalement, la nuit, jalouse, avait brillé plus fort que les herbes scintillantes, nous forçant à nous endormir. J’étais lové contre la fourrure de mon loup, il veillait sur moi, tout allait bien.

Je sens le jour reprendre son empire, doucement. Les sons de la forêt changent, le soleil pointe son nez. Je m’étire voluptueusement, cherchant déjà la chaleur de Matthias. Je ne le trouve pas près de moi. M’asseyant, frottant mon œil gauche, je me lève en baillant et en le cherchant du regard. Où est-il allé ? Il veut me faire une surprise ? Il est allé chercher quelque chose. Ravis, je passe mon pantalon et mes chaussures pour aller veiller à son retour. Je fais le tour de la cabanne, tentant de voir par ou il pourrait arriver… Mais les minutes passent, sans nouvelle. Je commence à m’inquiéter un peu… Quand plus d’une heure s’est passé, je finis par prendre mon téléphone et composer son numéro. Je tombe directement sur son répondeur..

-matthias.. C’est moi… Je … Tout vas bien ? Tu me manques, reviens vite… J’aurai voulu voir le lever du soleil avec toi, mais c’est pas grave.. Reviens vite…

Je rentre de nouveau dans la cabane, ne sachant pas trop quoi faire… Je finis par m’occuper l’esprit en rangeant nos affaires. J’ai soudain une vive angoisse lorsque je touche aux siennes.. Deux heures se sont écoulées, et toujours pas de nouvelle. Je lui ai laissé 2 autres messages, mais maintenant je suis stressé. Qu’est-ce qu’il se passe, bordel ? Pourquoi il ne revient pas…
Alors que je plis les couvertures, j’hésite quelques secondes. Je m’étais promis de pas le faire avec lui, mais….
CONTACT

Je n’ai qu’une vague impression, je sens son angoisse, quelque chose le tracasse, il est aux aguets… Rien d’autre… Parfois je capte pas grand-chose, je ne contrôle pas ça…

Mais son angoisse ne fait que nourrir la mienne… Il lui est arrivé quelque chose ?
Je finis par tout remballer et je mets tout dans un coin de la cabane. Finalement, avec un couteau d’anxiété fouaillant mes entrailles, je fais le tour de la cabane, essayant de capter quelque chose. Mais c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.. Déçu, apeuré, je finis par prendre nos affaires, non sans lui avoir laissé encore un message.. Matthias… Qu’est ce qui se passe, mon loup… Me laisse pas seul, pitié, pas ça… Pas encore….

Les larmes aux yeux, je finis par rentrer chez moi et déposer toutes nos affaires… Les heures passent, je vais à son école pour tenter d’avoir des nouvelles. Les gens que je croise et que je sais être des connaissances à lui n’en ont pas. Il n’est pas venu en cours aujourd’hui… Je n’arrive plus à réfléchir correctement.. Je repasse à mon atelier, pour me calmer les nerfs sur une sculpture… Mais je n’arrive à rien, tout ce que je fais ne ressemble à rien… Je finis par décider de faire un peu de rangement, pour m’occuper. Je n’ose pas aller chez lui, je ne saurai pas quoi dire à sa mère… et puis elle ne sait peut-être pas pour lui, nous n’avons pas parlé de ça ensemble…

Alors que je replace une boite à couteau à terre glaise, j’entends tomber quelque chose. Je me baisse pour le ramasser et je vois, un coup de poignard au cœur, un carnet à dessins, un de Matthias ! Je le retourne, et je ne suis même pas étonné d’y voir le numéro 17, celui-là même qu’il ne retrouve plus…
Mes mains, tremblantes, car je pense à lui, ouvrent les pages. J’y découvre des merveilles, son trait parfois si pur, parfois ornés de multitudes de petits coups de crayons, ses aquarelles, ses dessins à l’encre… J’aime tellement m’y plonger, ça me rassure et me fait de la peine, car j’aimerai être auprès de lui pour les regarder, et qu’il puisse me les commenter…

Mon cœur s’arrête soudain alors que je découvre les deux derniers dessins…
Ils le représentent, j’en suis sûr,, même si je ne vois pas son visage. Je reconnais sa veste.
Sur le premier il est tenu par les cheveux et un type avec un couteau, un chasseur ? Lui met une lame sur la gorge… Sur le deuxième je le vois étendu au sol, avec du sang partout et une flaque sous son corps !

NON ! Matthias, non ! Mon dieu… faites… pitié… Je me souviens soudain du dessin qui m’a fait le rencontrer, puis de son flash alors que je percutais une étudiante, également la scène du bar qu’il avait dessinée à l’avance, avec la bagarre de Mick. Et enfin la discussion qu’on avait eu ensemble sur nos dons respectifs… Si… Si c’est encore un de ses dessins, il est peut-être… Une main devant ma bouche, je n’ose prononcer le mot… Je suis en pleur, affolé, paniqué… Je sens mon pouvoir ruer, vouloir tout casser autour de moi. Je l’en empêche, au prix d’une violente migraine…

Je dois faire quelque chose… Mais quoi ? Matthias, accroche toi, mon loup, me laisse pas, je t’en prie.. Je t’aime, je t’aime… Accroche-toi….
Je fais en courant le même chemin que j’ai déjà connu il n’y a pas si longtemps, et dans le même état. Mais pas de ‘Ma Joe pour m’aider cette fois ci. Affolé, je sonne une nouvelle fois chez Mick&Chad…

C’est ce dernier qui m’ouvre, me découvrant en larme, les deux dessins de Matthias arrachés de son carnet, dans les mains… Je m’écroule dans ses bras, et arrive à me contenir assez pour lui dire ce qui s’est passé. Notre nuit à la cabane, mon réveil, les dessins et le côté prémonitoire de ceux-ci…
-je suis désolé, Chad… Je ne suis pas un bon pote, j’arrive et je viens t’emmerder avec mes histoires… Je…
Je renifle, et passe ma main rageusement sur mes yeux embués…
-je ne sais pas ou aller… Il faut le retrouver, il est en danger de mort..





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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mer 27 Mai - 23:03











A la recherche d’un ami


Mick est chez James à tenter d’éclaircir les pistes trouvées à San Francisco. Savoir qu’il est le propre investigateur de sa perte de mémoire est rassurant et inquiétant en même temps. Je ne lui ai pas fait part de mes angoisses, Mick a déjà bien assez à gérer avec les siennes. Mais cet effacement volontaire a-t-il été fait pour se protéger ou soulager une conscience trop lourdement chargée ? J’ai peur de ce qu’on va découvrir sur son passé, peur de sa réaction, peur qu’il m’éloigne de lui « pour mon bien ».

Je replonge sur ma palette graphique. J’ai repensé à de nouveaux éléments pour notre future maison. En parler avec lui avait rendu la chose concrète et je devais faire murir certaines esquisses qui n’étaient encore que des projections. Je teste des matériaux, comme l’acier, le béton et le bois. Il faudra que j’en discute avec Matthias de manière sérieuse. Je souhaite qu’il planche sur ce projet de manière professionnelle. Je me souris à moi-même en me disant que je vais lui proposer d’être son premier « vrai » client. Ou du moins pour un projet de grande envergure. Miya m’avait parlé du dessin pour son prochain tatouage que Matthias lui avait créé. Ça aussi c’était un vrai travail en soi.

J’ouvre la porte au moment où Matrim frappe. Je l’ai entendu arriver tellement ses signes vitaux sont en alerte. Un moment je crains que tout recommence avec la tisseuse, Ma Joe et les cauchemars qui les accompagnent, mais pour une fois, ce n’est pas moi qui suis dans les ennuis… du moins pas encore. Entre ses sanglots, Matrim m’explique qu’il a passé la soirée avec Matthias dans une cabane au milieu des bois que l’artiste utilise pour son inspiration. Je devine que ce qui devait être un moment romantique tourne au drame avec la disparition de l’étudiant.

- Je suis désolé, Chad… Je ne suis pas un bon pote, j’arrive et je viens t’emmerder avec mes histoires… Je…

- Si t’es un bon pote ! Entre Matrim, dis-je en m’effaçant pour le laisser entrer.

Je lui ai pris les dessins des mains. Matrim m’explique le don de Matthias qu’il ne contrôle pas vraiment. Je reconnais le coup de crayon, Matthias est parfaitement reconnaissable. Ses attaquants sont d’origine asiatique et portent un habit traditionnel. Je fronce les sourcils, il y a plus discret pour un chasseur, si tenté que ces gens en soient. Il y a quelque chose de familier dans cette scène, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Je pose les dessins sur la banque de la cuisine et propose un rafraîchissement à Matrim pour qu’il puisse se reprendre.

- Je ne sais pas où aller… Il faut le retrouver, il est en danger de mort.

- Ne t’inquiète pas on va le retrouver ! Mick et moi, nous sommes doués pour se sortir des pires ennuis. On va retrouver Matthias, en plus j’ai besoin de lui pour ma future maison ! Dis-je avec un clin d’œil en essayant d’alléger l’atmosphère.

Je ne dois pas céder à la panique comme mon ami. En avalant une gorgée de mon coca, je tourne l’un des dessins pour analyser les détails. Je percute en voyant les sabres. Je n’ai jamais vu de chasseur avec des katanas comme armes, mais je sais qui en a déjà croisé. Ruby et Mafdet lors de la lune rousse l’année dernière. Cette dernière s’était même battue aux sabres avec un type dans une tenue similaire. Je savais cela de la bouche de Ruby. J’en fais part à Matrim et envoie un message à mon alpha et à ma druide, leur demandant où on peut trouver des chasseurs asiatiques en panoplie du XIXème siècle. Ruby me rappelle dans la minute, je lui explique brièvement ce qui se passe, lui demandant juste de me tuyauter et de ne pas s’aviser à intervenir sinon j’avertissais Peter. Je promis de demander de l’aide si besoin.

- Mat’, j’appelle Mick, et on file voir à la cabane chercher une piste.

Mick n’est plus chez James, mais aux archives de la ville à l’opposé de l’appartement. Il me dit qu’il arrive d’ici une vingtaine de minutes. Je lui propose qu’avec Matrim on parte devant. Je lui répète la position approximative de la cabane et lui dis que je lui enverrai les coordonnées GPS quand on y sera.

Matrim semble aller un peu mieux de voir qu’on ne le laisse pas tomber et qu’il peut compter sur des alliés. J’attrape ma veste et on file prendre ma voiture.

Le soleil joue avec le feuillage, cette sortie en forêt pourrait être agréable en cette après-midi ensoleillée si un des nôtres n’était pas en danger. Pourquoi Matthias ? Il est d’une nature calme. C’est vrai que je n’ai pas eu l’occasion de l’approcher vers la pleine lune et je n’ose pas aborder le sujet avec Matrim qui marche à mes côtés. Il ne pourrait comprendre ou même admettre une quelconque critique sur « son » loup. Mais les chasseurs, enfin ceux qui suivent le code, ne sont censé s’en prendre qu’aux lycans qui sont dangereux… Matthias a-t-il failli, ou est-il tombé sur des haineux et des fanatiques ?

Matrim est fébrile et marche rapidement en me montrant  le chemin. Je suis même obligé de le ralentir et l’empêcher de foncer tête baissée. On n’est pas certain de ce qu’on va trouver ou qui. Puis je reconnais un peu les lieux et me souvient d’une petite bâtisse perdue dans une clairière. De force, j’impose Matrim à rester derrière moi et à marcher dans mes pas.

- Tu brouilles mon odorat, dis-je doucement.

C’est un demi-mensonge. Ce qui est certain, c’est que l’avoir devant moi en limite de panique et de colère mélangées, cela ne m’aide pas à me concentrer sur les environs. Enfin on débouche sur l’endroit où Matrim a passé la nuit avec Matthias. Je lui fais signe  de ne plus bouger. Je prends le temps d’envoyer ma position à Mick et me dirige doucement vers la cabane.

- Je vais à la cabane puis après je tournerai autour Mat’. Ne bouge pas s’il te plait.

Je sens bien qu’il boue sur place et il m’inquiète même un peu. Ce n’est pas un gamin apeuré qui est avec moi, mais un animal blessé. Et il n’y a rien de plus imprévisible qu’une bête blessée. J’entre dans la cabane, je sens l’odeur de Matrim et celle de son compagnon. Je touche du bout des doigts le matériel à dessin. Comme un chien policier, je m’imprègne de la signature chimique de Matthias. Je ferme les yeux et me laisse envahir par les bruits des lieux. Un mulot gratte sous une planche, une mouche bourdonne dehors. J’écoute le chant des oiseaux et les animaux vivre leur vie. Rien dans leur comportement n’indique un quelconque danger dans le coin, sinon mon intrusion avec Matrim. Je sors  et m’arrête dans l’encadrement de la porte. J’évite de regarder du côté du photographe pour ne pas me laisser distraire ou influencer. Une sensation d’inquiétude flotte dans l’air. Est-ce celle de Matrim quand il s’est réveillé ou Matthias ? Leur deux signatures se mêlent l’une à l’autre. « Danger »… l’impression est fugace, j’avance en suivant cette sensation qui est comme une vibration… celle de Matthias.

- Je l’ai ! Dis-je doucement. Ne bouge pas Mat’ qui venait de faire un pas.

Je perçois une inquiétude, la volonté de vouloir en savoir plus… Je tourne autour de moi-même. Je ne vois pas de traces de lutte sur le sol. Je sais que Matrim a déjà cherché en vain. Je m’éloigne donc de la cabane et commence à faire des cercles. Mon portable vibre. Message de Mick, il est à l’entrée de la forêt et arrive. Le vent change de sens à la faveur d’une bourrasque, avec lui l’odeur ferreuse du sang… celui de Matthias. Je remonte la piste, dévie pour mieux y revenir pour enfin trouver l’épicentre. Je m’accroupis et bougent les feuilles mortes qui tapissent le sol. Matrim n’a pas pu résister  au besoin impérieux de me suivre. J’entends son cœur manquer un rythme quand il voit mes doigts poisseux d’un liquide rouge. Je l’empêche d’écarter le reste des feuilles.

- Regarde… Les taches de sangs ont été camouflées par des professionnels, sans l’odeur, je passai à côté.

En effet, difficile de dire que la main de l’homme était passée par là. Les feuilles étaient posées avec un naturel déconcertant quand on savait ce qu’elles masquaient de manière tout à fait volontaire. On finit par dégager la zone. Matthias devait souffrir de sérieuse blessures, vu la quantité de sang qui était là. Mais ça allait nous permettre de le suivre à la trace. Je me relevai et m’écartais doucement. Cherchant des gouttes de sang que l’artiste aurait semé comme le petit poucet. La piste s’enfonçait dans les fourrés. J’avais envie de dire à Matrim d’attendre Mick, mais en le regardant, je sus que je n’arriverai pas à le convaincre de rester en retrait, ne serait-ce que quelques minutes.  On se mit à déambuler suivant mes hésitations. Avec Matthias, je percevais l’odeur de trois hommes. Et c’est bien la seule chose qu’ils laissaient sur leur passage. Parfois une brindille cassée les trahissait. Mais la piste était impossible à suivre sans des sens sur développés comme les miens. Je m’arrêtais pour redonner ma position à Mick. Il allait rapidement nous rattraper, car il traçait en ligne droite, là où j’avançais au gré de ce que le vent voulait bien m’offrir. Il fallait que je dise à Mick que ces types étaient de sérieux adversaires, car aucun des trois ne portait de parfum. Et vu leur dégaine sur le dessin, c’était le genre à faire attention à ce genre de détail. Leur piste s’enfonçait dans la forêt, dans mon dos, j’entendais des pas rapide, Mick arrivait.



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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Ven 29 Mai - 21:49


La Loi de Murphy Matrim



James est avec Robin lorsque j’arrive à l’appartement qu’il loue depuis que nous l’avons arraché des griffes des comparses du Baron. Je n’ai pas revu mon ancien compagnon depuis le cauchemar que Chad m’a raconté à son sujet. Je comprends le sentiment de jalousie et le malaise qu’il ressent lorsque je suis en présence d’un homme me raccrochant à mon passé. Chad est tombé amoureux de celui que j’étais mais c’est mon moi actuel qu’il aime. Peut-être avait-il perçu dès notre rencontre quelle personne j’étais susceptible de devenir ? N’était-ce simplement un masque duquel il avait réussi à faire abstraction ? Plusieurs choses et si peu à la fois offrent une explication à notre relation. L’évidence est une réponse. Nul ne peut prétendre comprendre les lois de l’attraction qui provoque la connivence de deux êtres.

Lorsque le père de Chad, Stephan, était arrivé en ville, révélant la véritable généalogie de son fils, il avait aussi mis le doigt sur un fait jusque-là resté secret, même pour moi. Christopher Argent, mon père et un troisième homme s’étaient autrefois côtoyer et ce de manière anonyme. Si l’homme issu de la célèbre famille de chasseur avait été une aide plus ponctuelle, j’ai le sentiment que mon père et cet autre allié avaient été plus proches.

Je ne néglige aucune donnée. J’embrasse le rêve fou que mon père m’ait, sans le savoir, mis sur une piste tangible depuis laquelle je pourrais remonter le fil des évènements. Avec certitude cette fois, je sais qu’un dossier sensible concernant les affaires du Baron n’attend qu’à être retrouvé, dissimulé de ma propre volonté. Le Juge Lynch aurait dû être exécuté pour s’être approché de la vérité. Mais je n’avais pas exécuté cet ordre. Grâce à la vidéo surréaliste qu’il m’a permis de visionner, j’ai récemment dû revoir mon point de vue. Me recentrer. Retrouver une vérité enfouie en moi. Et me faire confiance. Ce qui doit arriver finit toujours par arriver.

Si je devais venir à Beacon Hills ce n’était peut-être pas seulement pour ses habitants, mais pour la ville elle-même. À la lumière des documents que James et moi avions amassés à Boston et ce que j’ai appris à San Francisco, je devrais être capable de reconstituer une piste ici. Des informations tangibles peuvent se trouver aux archives de la ville. Sortir en pleine journée est risqué car le bâtiment municipal se trouve en dehors de la zone couverte par le bracelet électronique. Je ne le porte plus, mais si un des agents fédéraux qui semblent vouloir rester en ville me reconnait, je risque de passer une grande partie de ma vie en prison. Si A.R.G.U.S, l’organisation qui s’était assuré que le Juge Lynch disparaisse, veut intervenir pour m’innocenter, de quelque manière que ce soit, j’espère qu’elle agira le plus tôt possible. Sans oser y penser avec insistance, je crains que l’impossibilité de révéler la supercherie complique grandement l’effacement de mon implication dans cette sombre histoire.

Je suis allé seul aux archives de la ville, pour ne pas attirer l’attention et me déplacer plus rapidement, James ayant compris par habitude. Ainsi, je réagis immédiatement lorsque je reçois l’appel de Chad. L’urgence est claire quand il m’explique brièvement la situation.

- Je vous rejoins dans vingt minutes, dis-je.

- Matrim et moi partons en forêt, je t’envoie notre position, ajoute-t-il en m’expliquant comment trouver cette cabane où Matthias aurait disparu.

- Chad ?

- Oui ?

- Sois prudent. Ne faites rien avant que je n’arrive, demande-je avec sérieux.

Je refuse qu’il s’enfonce dans les ennuis sans moi. C’est arrivé bien trop souvent ces derniers temps. La situation inverse l’aurait agacé au moins tout autant que moi.

Je le préviens de mon arrivée dès que je franchis l’orée du bois. À intervalle plus ou moins régulier, je reçois les coordonnées GPS m’indiquant la position de Chad et Matrim. Mais j’utilise un tout autre instrument pour les retrouver. J’avance à vive allure, écartant les fourrées, passant au-dessus d’un petit ruisseau. Je trace une ligne droite dans leur direction.

J’arrive en petites foulées derrière eux. Je sais que l’oreille lupine de Chad m’a repéré mais il reste concentré sur la piste qu’il a sans doute relevée.

- Tu nous as facilement repérer, me dit Chad en levant le menton pour m’embrasser. J’ai bien fait de t’envoyer notre position.

- Connaissant Matrim je savais qu’il ne resterait pas sur place. Alors me référer à des coordonnées fixes…j’ai mon gadget favori, dis-je en désignant la Chad-boussole.

J’adresse un regard chaleureux à notre ami photographe. Il est décontenancé. Il a le teint pâle et c’est compréhensible. Il se sent impuissant face à ce qui arrive.

S’il y a bien une leçon à retenir de la vie, c’est qu’elle est constamment en équilibre précaire. Tout peut très vite basculer. D’un côté comme de l’autre. Un matin, des hommes peuvent surgir chez toi, l’instant d’après, l’appartement dans lequel tu vivais avec tes parents peut partir en fumée. Tu peux arriver en ville avec la ferme intention de remuer ciel et terre pour arriver à tes fins, et tomber sur une personne qui bouscule ton quotidien. Nous ne pouvons qu’envisager l’incontrôlable. Jamais avoir l’ascendant sur lui. En revanche, nous pouvons exister sans vivre, mais ce choix nous appartient.

C’est l’instant où Matrim craint que sa vie bascule mais nous sommes là. Curieusement, c’est lors d’un événement semblable que Chad et moi nous étions rapprochés. Lorsqu’il avait été kidnappé pour m’atteindre. Ce soir-là, la fureur de Miya m’avait peut être privé de réponses cruciales. Mais on ne pouvait défaire le passé.

Je suis Chad comme une ombre. C’est lui qui ouvre la piste là où je sais être inutile. Lorsque nous serons proches de nos adversaires, nous nous disperserons pour analyser les lieux. Mieux valait nous affranchir d’autant de variables aléatoires que possible.


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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mar 2 Juin - 20:18






Palabres obscures

Feat. Matrim, Lujan, Chad, Mick

Une forte et soudaine lumière parvient à traverser la fine barrière de mes paupières, me ramenant vers la conscience. Quelqu’un me traine sur le sol m’obligeant à ouvrir les yeux pour espérer échapper à son emprise. C’est à ce moment que la douleur rappelle sa présence dans tout mon corps. Je pourrais hurler si je ne serrais pas excessivement la mâchoire. Le fait d’être un hybride augmente très largement le seuil de tolérance car un être humain aurait perdu connaissance. C’est là toute la subtilité de la torture.

Le bruit d’une lourde porte métallique précède le moment où mes oppresseurs me poussent en avant. C’est mon épaule qui amortit la chute. Lorsqu’ils repartent, le silence ne reprend pas ses droits. J’ai le cœur qui bat si fort dans ma poitrine que je ne discerne pas l’autre présence. Cette cellule quasi obscure et perdue je ne sais où comprend maintenant deux prisonniers.

Il se tapit dans l’ombre bien que je ne sois pas un ennemi. Son odeur m'est familière sans que je sache y attribuer un visage.

- Vous êtes là depuis longtemps ? Murmuré-je.

Personne ne me répond mais la personne s’approche.

- Ma…Matthias ? Demande une voix que je reconnais.

La dernière fois que j’ai vu ce jeune loup-garou c’était lorsque Chad avait rendu visite à notre groupe. Jimmy s’était montré provocateur et insolent. Mais il ne méritait pas d’être ainsi capturé.

- Est-ce que ça va ? M’inquiété-je. Quand es-tu arrivé ici ?

- Quelques jours, deux peut-être…Répond-il en tremblant.

- Est-ce qu’ils t’ont fait du mal ? Questionné-je angoissé par la réponse que je pressens.

- Ils…ils ont dit qu’ils allaient revenir, dit-il d’une voix frêle. Ils voulaient savoir à quelle meute j’appartiens et qui étaient nos alphas. Je leur ai dit qu’on était des omégas, je leur ai dit mais…ça ne leur a pas plus.

Seule la lumière qui filtrait par la porte me permettait de discerner les traits de son visage. J’ignore s’il est en train de pleurer mais il est terrifié, loin de l’adolescent qui était apparu devant Chad.

Des bruits de pas dans notre direction l’effraient et il se recroqueville dans un coin.

- C’est chacun notre tour, sanglote-t-il. Je ne veux pas y aller…

De la même manière que j’avais été jeté dans cette cellule, un homme plus âgé est amené parmi nous. Lorsqu’il passe le seuil, je vois distinctement les nombreuses blessures qui lui ont été infligées.

Puis ces hommes d’un autre temps font un pas à l’intérieur.

- Prenez-moi à sa place ! Dis-je avec force en me plaçant devant Jimmy.

L’un d’eux a un rictus me laissant penser qu’ils étaient de toute façon venus pour moi. Finalement, je n’ai rien gagné à vouloir protéger un jeune hybride du groupe. Ici, ces hommes ont leur propre loi, brisant ton courage. C’est ce que j’ai compris en voyant ce nouveau prisonnier.

La lame enduite d’aconit réveille une douleur que je n’avais pas oubliée. Ils me trainent à nouveau mais je sais que ça n’est pas pour me libérer. Ce qu’ils ont fait subir à Jimmy ou cet autre, je vais le subir également. Anna, Parker, j’espère avoir la force de ne pas trahir notre groupe.

Malgré la douleur, je relève difficilement la tête pour observer le trajet qui me mène vers un moment sordide.

Par habitude, grâce au dessin, je repère facilement les détails et garde en mémoire le paysage comme une photographie, me facilitant la reproduction d’une image ou la représentation d’un modèle. C’est pour cette occasion que j’ai vu Matrim la première fois. Il plaisantait hier soir encore sur le caractère original de notre rencontre.

À l’heure actuelle, il doit être mort d’inquiétude. Mais je suis rassuré de m’être éloigné de la cabane lorsque ces hommes m’ont attaqué. Ainsi, j’ai peut-être mis Matrim en sécurité. Qui sait ce qu’ils auraient pu également lui faire.

Lorsque je suis stoppé, à genoux sur un sol froid et humide, je comprends aux réactions de mes geôliers que je suis à présent en face de leur chef. Impassible. Qui exhale le danger.

J’enferme son image dans mon cœur, là où il ne pourra pas m’atteindre.










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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Lun 8 Juin - 12:01



Après avoir amener le prisonnier jusqu'à sa nouvelle demeure Lujan regagna les étages supérieures de l'hacienda. Ses hommes avaient installé une cuisine ainsi que divers sanitaires pour les diverses sentinelles qui veillaient sur la forêt alentour mais surtout sur leurs hôtes d'exception. Le guerrier grisonnant retira ses gants, son casque, son mempo et fit signe à son second qui se précipita pour remplir une bassine d'eau au puits au centre du jardin de l'hacienda. Lorsqu'il revint le japonais s'inclina et déposa le récipient face à Lujan qui se pencha sur l'eau, s'éclaboussant allègrement le visage. La fraîcheur du liquide lui éclaircit les idées et le revigora. Laissant l'eau coulait dans sa nuque il prit une profonde inspiration et se détendit.

"Je pense qu'il est temps pour notre nouveau prisonnier d'être présenté à notre valeureux clan..."

Les hommes alors attablés autour d'une cafetière s'esclaffèrent et trois d'entre eux se levèrent. Il était de coutume pour Lujan de se présenter à ses prisonniers, à leur faire comprendre que leur nature était maléfique mais que tout espoir de sauver leur destin sur la Roue n'était pas encore vain. Souvent le loup ou toute créature l'insultait, tentait de lui cracher dessus voir même tentait de le tuer. Généralement s'en suivait une punition allant de la brimade jusqu'à la torture voir la mort. Lorsqu'un membre est gangréné il ne faut pas hésiter à le couper pour sauver le reste de l'organisme. Il en allait de même pour l'être humain. Lujan se re-équipa et attendit calmement dans le couloir que les trois hommes le rejoignent, tenant par les bras le loup affaibli par l'aconit. Le guerrier retira son masque facial et s'inclina devant le jeune homme.

"Bienvenue à toi Yokaï. Tu es ici contre ton gré mais saches que c'est pour ton bien et le salut de ton âme. Je suis le Daymo des Acoma, clan guerrier qui traque ceux de ton espèce. Voilà près d'un an et demi nous sommes arrivés ici et nous souhaitons quelques renseignements sur de nouvelles meutes, telles que celle de Cahir Quinn ou encore de cette femme... Jane. Nous te proposerons de te libérer toi et vos amis contre des renseignements. Ou sinon nous pouvons toujours obtenir ceux ci par la force..."

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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mer 10 Juin - 15:38




Panique

Matrim & les autres
Chad.. Sa présence me rassure, m’apaise. Mais pas suffisamment. Pas au point de ne pas appréhender la suite, pas au point de m’empêcher de ressasser de funestes pensées pour celui que j’aime. Matthias, par pitié, ne meurs pas ! Chad a appelé Mick et ce dernier a accepté immédiatement. Je les aime tous les deux, j’ai envie de leur dire, qu’ils sachent ce qu’ils représentent pour moi. Ils le savent.. Ils ont eu la preuve avec la sculpture que je leur ai offerte et qui prend maintenant une place dans leur appartement, et je l’espère, dans leur future maison. Je me sens comme un gamin qui se réveille après un cauchemar, j’ai presque envie de tenir la main de Chad dans la mienne pour me rassurer.

Je ne sais pas combien de temps nous avons mis pour arriver dans la forêt. Le soleil ne me réchauffe pas, j’ai l’impression d’avoir abandonné Matthias il y a a peine quelques minutes. Penser au fait que ce sont finalement des heures me tord les tripes. J’ai demandé à Chad de faire un crochet par chez moi. Il n’a pas cherché à savoir pourquoi quand je lui ai lancé ce regard qu’il m’arrive rarement d’utiliser à dessein. Dans mon appartement j’ai filé droit vers la boite planquée sous mon lit, et c’est maintenant avec quelques objets dans mes poches, et des pensées aussi noires que certaines billes que je suis, à quelques pas, Chad, la seule personne, avec Mick, qui puisse me redonner un peu d’espoir.

Je n’ose pas glaner des informations sur les pierres, les feuilles, de peur de perdre le contrôle, et de me perdre également dans des pensées ou des émotions animales…
J’avais accepté de rester en retrait, car je brouillais l’odorat de Chad.. Mais je serai et desserrai mes poings, l’envie de cogner quelque chose grimpant en moi. Je me raisonne. Ça ne m’apportera rien, et ne résoudrait rien non plus. Je déteste tellement être aussi démuni face à ce genre d’injustices. Matthias ne ferait pas de mal à une mouche, pourquoi lui voudrait-on du mal ?
Même lorsque Chad me demande de ne plus bouger, alors qu’il fait le tour de la cabane, je le fais. J’ai envie de hurler mais je le fais.. Je sens mon rythme cardiaque augmenter, mes muscles se tendre, et je sens poindre une colère. Une colère dangereuse si elle était couplée avec mon pouvoir. Alors je tente, vaille que vaille, d’apaiser cette colère. Je serre un disque de métal, que je reconnais en le touchant, dans ma poche. Il m’apporte une certaine sérénité. Le fait de savoir qu’elle est feinte ne change rien, elle reste efficace… Je peux alors observer Chad, sans avoir envie de tout casser.
- Je l’ai ! Dis-ildoucement. Ne bouge pas Mat’

Je viens en effet de faire un pas en avant, suivant mon cœur. Mais alors qu’il se penche, quelques minutes plus tard, je n’y tiens plus et m’approche. Je reçois l’équivalent d’un coup de poignard au cœur quand je remarque les doigts poisseux de sang de Chad. Matthias ! Non ! Je chasse rageusement une larme de mon œil droit, et chad me commente sa découverte.. Qu’est ce que j’en ai a foutre que ce soit des pros qui ont recouvert le sang ! Bordel, qu’est ce que j’en ai a foutre que.. que… …
-ça veut dire qu’il est pas mort pas vrai ? Il est pas mort… Chad me sourit, confiant. Mais tout ce sang, au sol, mon dieu… Je suis donc comme un boulet, me triturant les mains, à suivre les déambulations de Chad, m’attendant à tout moment à trouver le corps de celui qui m’a fait reprendre goût à la vie…

Nous entendons tous les deux des pas se rapprocher. Inconsciemment, je serre un autre objet dans ma poche… Ma main se detend alors que je reconnais Mick. Je n’ai pas entendu ce qu’il a dit. Je me raccroche à la chaleur de son regard, à ce que signifie sa présence ici. Il me laisse pas tomber, lui non plus, et donc Matthias a une chance de plus de vivre.
Chad reprend la tête de notre étrange trio. J’ai remercié Mick d’une main posée sur son épaule, incapable de parler. Il a du remarquer mon tremblement, mais aussi ma détermination. Ce n’est pas de peur que je tremble, mais de colère… Ce n’est pas forcément à mon avantage pour autant, car je dois brider mon pouvoir d’un lien d’acier, m’empêchant de me concentrer sur les détails de notre environnement, et donc me remettant à mes camarades pour ça.

De temps en temps, une branche ou des ronces nous barrent le chemin, et quand cela prend trop de temps, ça m’énerve. Je me sens partir rapidement, et les ronces s’écrasent, la branche se plie et se casse, parfois avec une grande violence, avant que je reprenne le dessus, sous les regards inquiets de mes camarades. J’arrive à marmonner entre mes dents serrées
-ça va, ça va… Il faut juste que je me calme. Mick se reproche malgré tout de moi. Je sais qu’il se fait du mouron pour moi, mais qu’il n’hésiterait pas à m’assommer. Je leur ai déjà dit à tous les deux quoi faire si je perds le contrôle.

Puis tout bascule soudainement. Nous devions être observés depuis un moment, mais deux hommes nous tombent dessus, si vite que je n’ai rien le temps de faire. Mick me saute dessus, me plaquant au sol, alors qu’un mouvement d’air m’indique que j’étais sur la trajectoire de quelquechose. Quelquechose de léthal… Mick se relève souplement d’un même mouvement, et je fais de même, bien que moins rapidement. Je dois toujours serrer la bride à mon pouvoir. Mes nombreuses heures d’entrainement avec mon père et ses guerriers me reviennent. Je n’ai pas eut l’occasion de les mettre en pratique, à part pour une ou deux rixes dans un bar, mais elles sont encore là, juste rouillées, et brider par le contrôle que je dois exercer sur mon pouvoir. Mais que faire contre ces presque-ombres qui nous sautent dessus, affublés de sabres… Ils sont si rapides et entrainés. Chad parvient à maitriser facilement le premier, mais le deuxième lui offre une entaille à la cuisse, déclenchant un soupir de douleur. La plaie semble cependant bénigne, j’avais crains à un moment donné que leurs armes soient spéciales, et que Chad ne puisse en guérir. Mon soulagement est de courte durée alors que je vois poindre vers moi une autre lame, mais mon adversaire se prend un direct, qui vient s’écraser avec un répugnant « crack » et il s’écroule, le nez en sang. Mick m’aide à me relever…

Nous restons tendus un moment, guettant d’autres adversaires, mais rien ne viens.
-je crois qu’on approche, dis chad. Matrim, tu devrais…
-que dalle ! je me penche vers celui qu’il a assommé, et m’accroche à ses vêtements, alors qu’il semble se réveiller. Je lui murmure, d’une voix pleine de haine
-je n’ai pas le temps de te soutirer des infos autrement, mais si tu savais comme j’ai envie de te les extirper, douleur après douleur. Si vous lui avait fait quoique ce soit, je….
-on ne dit rien, on suit le code, vous n’obtiendrez rien de nous, me répond son rictus.
-désolé, tes fringues ne semblent pas du même avis. Je vois se peindre l’étonnement et le dégout alors que mon pouvoir se déclenche…

CONTACT.

J’ai du mal à isolé tout ce que je vois. Une course, des rires, ils sont plusieurs. Il y a un lieu, encore flou. Je n’ai pas la direction précise, mais je vois cet homme parler à ce qui semble être son chef, et je vois également des ruines.. Chad et mick se sont approchés, et je leur prend les mains pour les inclure dans ma vision. Nous n’avons pas de direction précise, car leur déplacement est très rapide. Mais nous voyons les lieux. Et surtout, je les vois trainer Matthias, dont les blessures de se referment pas. Aconit ! Ils vont le torturer, le chef le confirme.
A bout, je lâche les habits de mon adversaire. Il transpire, il a peur, mais il sourit…
-Je vous ferai payer ce que vous lui avez fait lui dis-je.

-il mérite la mort, c’est un démon ! me répond-il. Erreur.

Je ne sais pas exactement comment c’est arrivé. Mais ma haine s’est libéré d’un seul coup, et a embarqué ma bestiole avec elle, vers les chaussures fines mais résistantes de l’homme. Au début son corps a résisté, mais il n’avait pas la possibilité d’ôter ses chaussures. Les deux pieds tournèrent à 180 degré et deux CRACK sinistres , ponctués d’un cri de douleur, fut le résultat. Mais j’avais envie de plus, alors que je voyais le sang couler de ses chevilles. L’homme souffrait. Beaucoup. Mick me parlait, me secouait, mais je n’entendais rien… Finalement, chad assomma de nouveau le type, ou l’acheva, je ne sais pas, je m’en fous.. Mick me parlait, me secouait, puis finalement me pris dans ses bras, alors que je me rendais compte de ce que j’avais fait. Je restai un moment ainsi, mes deux amis m’entourant, m’apaisant. Je sentai cependant que je les avais choqué. Pas tellement pour le type, qui le méritait surement, mais plutôt de voir ce que le gamin rieur pouvait devenir si on le poussait à bout. Je leur demandai pardon, me balançant, bercé par Mick.
Pendant les heures suivantes, je m’en remis entièrement à eux, terne, doux comme un agneau.





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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Ven 12 Juin - 23:14











A la recherche d’un ami




Mick nous a trouvé rapidement grace à la Chad-boussole. J’ai totalement oublié qu’il peut me trouver ainsi. Je lui donne un baiser rapide et me concentre de nouveau sur la piste de Matthias. Je suis heureux que Mick soit présent car je crains le pire avec Matrim si on tombe sur ceux qui ont fait du mal à son petit ami. Je sais que dans la même situation, je pourrais vite devenir incontrôlable. La colère du photographe est palpable, et c’est un sentiment qui conduit souvent à l’imprudence. Il est clair que pour son bien, je n’hésiterai pas à l’assommer et Mick également. Il est devenu notre ami, pas assez pour que nous partagions tout avec lui, comme les secrets de Mick, mais en plus d’être notre ami, il fait partie intégrante de notre meute. C’est encore nouveau pour lui. Il n’est pas un lycan et comme Mick, il ne peut pas sentir ce lien psychique qui relie les bêtas ensemble.

Nous avançons prudemment, je m’assure de capter chaque odeur. Je veux être certain qu’aucun des hommes qui ont enlevé Matthias ne se soit séparé du groupe. Mais je dois avancer trop lentement pour Matrim, car les branches commencent à se casser d’elles-mêmes juste sous mon nez sans que je els touche. Je me retourne et le regarde inquiet.

- Ça va, ça va… Il faut juste que je me calme.

Je lance un regard à Mick qui cligne des paupières et se rapproche de notre ami en prévention. C’est la distraction de trop, car deux hommes surgissent des fourrés. Je vois quelque chose fuser en direction de Matrim. Mick qui est juste à côté de lui a le bon réflexe et le plaque au sol. De mon côté, je saute sur l’un des gars. J’évite son katana qui me rase le crane et arrive à le plaquer au sol. Cependant, une douleur cuisante à la cuisse me fait gémir de douleur. L’autre guerrier est venu à la rescousse de son camarade. J’assomme le type que je tiens au sol et vais pour battre celui qui vient de me blesser. Mais il s’est élancé vers Matrim, le sabre en avant. Mick est plus rapide et lui casse le nez d’un direct du droit. Je reste aux aguets, attentif au moindre bruit, mais il semble que ces deux prétentieux pensaient nous gérer facilement avec leur coupe choux. Nous approchons du but, ou nous en sommes plus très loin.

- Je crois qu’on approche. Matrim, tu devrais…
- Que dalle ! Dis Matrim en se penchant sur le type que j’ai assommé.
- Je n’ai pas le temps de te soutirer des infos autrement, poursuit-il,  mais si tu savais comme j’ai envie de te les extirper, douleur après douleur. Si vous lui avait fait quoique ce soit, je….
- On ne dit rien, on suit le code, vous n’obtiendrez rien de nous, répond le sbire asiatique.
- Désolé, tes fringues ne semblent pas du même avis, réplique Matrim.

Je comprends l’intention de notre ami. Il nous prend même les mains pour que nous bénéficiions de ce qu’il voit. Nous voyons une vieille hacienda, Matthias avec des blessures qui ne semblent pas guérir et un gars qui semble être le chef de ces hommes. L’avenir qu’il réserve à Matthias est sombre et empreint d’un fanatisme presque religieux. Je soupire d dépit. Car avec ce type de personne, y a vraiment que la mort qui les arrête et l’attitude fière et snob de notre prisonnier me le confirme.

- Je vous ferai payer ce que vous lui avez fait crache Matrim.

- Il mérite la mort, c’est un démon ! me répond-il le chasseur.

En voilà un qui aurait dû tourner sept fois sa langue dans sa bouche. Son arrogance lui coûte cher, c’est la goutte d’eau de trop qui fait déborder un Matrim que je ne reconnais plus. Le type se met à hurler en se tenant les chevilles. Avec dégout, je vois ses pieds faire une rotation anormale, allant bien plus loin que ses articulations ne peuvent le supporter. Les os brisés entaillent ses chaires. Il a les chevilles en sang. Jamais plus il ne pourra remarcher. Je le frappe d nouveau à la tempe et l’assomme. Il est condamné à la chaise roulante, le laisser en vie, ne fait que laisser un haineux qui réclamera vengeance, mais je ne peux me résoudre à l’achever. Mick a attrapé Matrim dans ses bras et tente de le ramener à la raison. Quand il émerge de sa colère et constate ce qu’il a fait, il est effaré. Mick le berce comme un enfant. Un enfant qu’il ne vaut mieux pas mettre en colère. Je suis désolé pour Matrim qui nous demande pardon. Je me moque de l’état du chasseur dont je finis par briser la nuque. Il n’y a que la mort qui peut stopper ces fanatiques. Je relève les yeux vers Mick, ils ont encore leurs  lueurs dorées prouvant que l’homme n’était pas un innocent. Et qu’il avait sur la conscience, des victimes qui n’avaient rien fait.

Je pars devant avec Matrim. Mick reste en arrière quelques instants. Nous avons parcouru une cinquantaine de mètres, que j’entends un crac sinistre… L’escalade de la haine ne s’arrête que dans la mort… On poursuit la piste de Matthias. D’autres hommes ont rejoint les ravisseurs. Matrim n’a plus rien dit depuis l’attaque. Il suit presque prostré. Au bout d’un moment je perçois des odeurs plus fortes et fais signe à Mick et Matrim d se faire le plus discret possible. Enfin entre les feuillages, la demeure vue dans les flashs de Matrim apparait. Je regarde Mick. Là, il ne s’agit pas de foncer tête baissée… Les deux chasseurs qui nous ont attaqués ont perdu la vie à cause de leur arrogante assurance. Là par contre j’entends trop de cœurs battre pour arriver à les dénombrer. Il nous faut une stratégie avant de se faire repérer.


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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mer 24 Juin - 23:21


Une ruse peut en cacher une autre



Mon arrivée semble rassurer Matrim. Mais cela ne dure qu’un temps. Je sens tout de suite que son inquiétude est comme un orage qui gronde au loin. Il se contient, cela a peut-être même un rapport avec le pouvoir qu’il possède et que je ne suis pas sûr de comprendre parfaitement.

Comme lorsque des branches et racines semblent se briser avant notre passage. Matrim avait investi la porte de l’hôpital le jour où je l’avais rencontré pour la première fois. Et pendant la séance photo, il nous avait expliqué comment il se servait de sa bestiole pour sculpter.

L’utilisation actuelle était plus rudimentaire. Détruire pour libérer sa colère n’est pas une solution idéale. C’est ce que nos regards inquiets tentent de lui faire comprendre.

- Ça va, ça va… Il faut juste que je me calme, marmonne-t-il.

Je me rapproche de lui et lui adresse une accolade amicale, signe que nous sommes là pour Mathias comme nous le serions pour n’importe lequel de nos amis. Il compte pour Matrim et ça nous suffit.

Du coin de l’œil, je repère une forme sombre qui se précipite sur nous. J’enserre Matrim à la taille et nous projette au sol pour éviter la trajectoire de l’arme utilisée par l’homme qui a surgit des fourrées. Je me relève souplement sans quitter des yeux l’intrus. Chad réagit tout aussi rapidement et saute sur le plus proche d’entre eux. Mais ils s’y prennent à deux et l’un des guerriers lui entaille la cuisse. Puis il se précipite vers Matrim encore  au sol, stupéfait par l’attaque éclair. Je serre le poing et évite la lame fine qui vise la tête du photographe. Dans un saut, je touche le samouraï au visage lui brisant le nez. Il perd l’équilibre et tombe sur le côté.

Profitant de l’accalmie, j’aide Matrim à se relever. Nous scrutons tous les trois les alentours, Chad tendant l’oreille au moindre bruit suspect. Il se trouve que ces deux hommes devaient être sur le chemin du retour et non à nos trousses. Ils ont eu un coup de chance. Ou pas, vu l’état dans lequel ils sont.

- Je crois qu’on approche, dis Chad. Matrim, tu devrais…

- Que dalle ! S’insurge notre ami en se penchant sur celui que mon coup a assommé.

Matrim le saisit par l’encolure, s’y accroche et le secoue jusqu’à ce qu’il prenne conscience qu’il s’adresse à lui.

- Je n’ai pas le temps de te soutirer des infos autrement, mais si tu savais comme j’ai envie de te les extirper, douleur après douleur, menace le photographe furieux. Si vous lui avait fait quoique ce soit, je…

- On ne dit rien, on suit le code, vous n’obtiendrez rien de nous, répond le malmené avec un rictus.
- Désolé, tes fringues ne semblent pas du même avis, continue l’amoureux désespéré.

Alors qu’il se penche davantage au dessus de cet homme, Matrim nous saisit la main. Nous assistons à l’utilisation de son pouvoir lorsqu’il nous permet de voir les images emmagasinées dans les vêtements du samouraï.

Nous voyons l’hacienda vers laquelle ils se rendaient et où est emprisonné Mathias. Celui-ci a certainement été torturé bien que l’homme allongé devant nous n’ait pas participé directement à cet acte barbare.

Lorsque Matrim se redresse enfin, l’homme ne comprend peut être pas la raison du désarroi qui s’affiche sur son visage mais il semble s’en délecter.

- Je vous ferai payer ce que vous lui avez fait, rage-t-il.

- Il mérite la mort, c’est un démon ! S’exclame le guerrier.

Sa phrase est ponctuée d’un craquement sordide. Il écarquille les yeux de douleur avant de pousser un cri.

Quand je comprends ce que Matrim fait, je lui demande d’arrêter, il se fait du mal à lui-même en agissant ainsi. Il ne m’entend pas ou ne veut pas m’entendre. Je le saisis par le bras mais il demeure les yeux braqués sur le guerrier. Chad intervient pour assommer le blessé tandis que je parviens à prendre Matrim contre moi.

Celui-ci bafouille les horreurs dont sont capables les samouraïs et ce qu’endure Mathias. Il est terrorisé qu’on puisse le blesser mais prend soudainement conscience de ce qu’il vient de faire. Il insiste sur le fait qu’il faut agir maintenant évoquant les dessins de son petit ami et l’urgence qu’ils signifient.

La haine appelant la haine, Chad comprend que si rien n’arrête ce genre d’individu ils continueront de blesser, mutiler ou tuer pour des raisons fanatiques. Il achève le pauvre homme en lui brisant proprement la nuque. Les quelques rares fois où j’ai vu Chad tuer quelqu’un me font toujours un effet particulier. Je suis désolé qu’il doive parfois faire face à cette nécessité extrême.

Il me regarde alors d’une manière intense, faisant luire ses yeux…aux pupilles ambré. D’un signe de tête je le rassure quant à son acte.

Je continue de bercer Matrim quelques minutes, tentant de lui dire des paroles apaisantes et expliquant sans le promettre que nous sortirons Mathias de là sain et sauf. Il finit par se lever, se rapprochant de Chad qui le soutien également dans cette épreuve.

Je reste en arrière quelques instants, développant l’idée qui me vient à l’esprit. Je finis par les rejoindre rapidement. Je porte par-dessus le bras l’accoutrement dont était vêtu le chasseur.

Chad nous permet de remonter la piste bien qu’elle ait été dissimulée. Nous nous approchons de la zone de danger, cette partie de la forêt est isolée. C’est un lieu idéal pour retenir des prisonniers et couvrir d’éventuels cris dans l’épaisseur des fourrées et des arbres.

- Ce sont les chasseurs dont Mafdet avait évoqué l’existence, rappelle-je. Ils sont particulièrement coriaces, je n’ai pas la prétention de manier les armes nippones aussi bien qu’eux. Mais on peut compter sur l’effet de surprise.

Le bâtiment est devant nous. Rien ne laisse penser qu’il est occupé, certains murs sont recouverts de lierre comme si la nature essayait de faire disparaitre cette construction, happée par la végétation. Mais Chad est formel, la piste que nous suivons s’arrête dans cette vieille hacienda.

- Nous devons faire le tour discrètement, en restant à distance, dis-je. Il faut repérer les différentes entrées.

Nous en comptons trois lorsque nous nous rejoignons à l’extrémité depuis laquelle nous sommes arrivés.

Je ne propose pas que nous attendions du renfort, j’imagine sans mal la torture que ça représente pour Matrim. La raison est entravée lorsque les sentiments d’amour sont en jeux. Nous allons devoir ruser pour compenser notre faiblesse numérique.

Si nous avons encore l’effet de surprise, ça ne durera qu’un temps. Je sais que Chad peut être féroce au combat et Matrim dit pouvoir se défendre lorsque j’évoque le début d’un plan d’attaque.

- Ils ont l’avantage du nombre et du lieu, explique-je. Nous ne pouvons pas entrer à l’intérieur.

Le photographe trésaille. Je pose ma main sur son épaule avant de continuer.

- Pas temps qu’ils sont tous ensemble à l'intérieur, ajoute-je. Mais nous pouvons les faire sortir. Il faut donner un grand coup de pied dans cette fourmilière. Il faut les obliger à venir vers nous, tout en sachant que leur chef ne se laissera pas atteindre facilement. Mais pour l’honneur, il ne laissera pas non plus ses hommes lutter sans lui. C’est à notre avantage.

- Comment est-ce qu’on fait ? Demande-t-il, pressé d’être loin de tout ça. Et avec Mathias.

- Le plan est de créer une diversion, répond-je. Les obliger à sortir. Ils sentiront que c’est une ruse. Pourtant la véritable duperie n’est pas là.

Je pointe des yeux le costume traditionnel que nous avons récupéré sur le malheureux qui avait croisé notre route un peu plus tôt.

- Je m’immiscerai dans leur rang pour les atteindre, continue-je. Mais encore une fois, cela ne durera qu’un temps. Ce qui vous oblige à agir rapidement.

Je sais que Matrim refuse de ne pas être là pour secourir Mathias. Il ira donc avec Chad qui pourra le guider facilement, suivant la piste que le sang de son ami a déjà permis de remonter.

- Entrer, récupérer Mathias et ressortir. Simple et efficace, résume-je à voix haute.

Je cherche des yeux ce qui va nous être utile dans l’immédiat et j’entreprends montrer à Chad et Matrim ce qu’il faut faire.

Nous rassemblons de la mousse sèche et des épis d’herbes hautes. Un peu de terre humide permet de colmater le tout. À l’aide d’un bâton de bois frotté dans le creux d’un morceau d’écorce, je parviens à embraser l’ensemble. Les boules compactées produisent une épaisse fumée.

Chad me regarde, étonné de ma capacité à jouer à Robinson Crusoé. Il ne me demande pas d’où me vient cette idée et la technique associée ce qui m’évite de dire que je n’ai pas appris ça pendant un quelconque entrainement, mais que c’est mon père qui me l’avait montré. Les quelques sorties dans la forêt et nos grandes randonnées font partie des bons souvenirs que j’ai de lui.

Je leur tends à chacun une torche. Les larges ouvertures dans l’hacienda nous obligent à lancer le projectile suffisamment loin à l’intérieur pour que la fumée envahisse rapidement la bâtisse, obligeant les locataires à en sortir.

Alors que le fumigène improvisé doit commencer à faire effet, j’enfile les vêtements que j’avais posés sur une souche.

- Quand il faudra nous enfuir, nous prendrons ce sentier, explique-je. Et après avoir traversé le ruisseau plus loin, il faudra tourner à droite et suivre la piste qui redescend. Ensuite tu reconnaitras le chemin, celui qui va jusqu’à la ville, près de la ruelle qui mène à mon appartement.

J’ai reconnu le chemin pour l’emprunter lorsque je pars courir chaque matin. Chad et Matrim se préparent à se faufiler lorsque la grande majorité des guerriers auront fui la bâtisse qui commence à être envahie de fumée. Il y a quelques années de ça, dans cette même forêt mais à l’opposé d’où nous sommes, j’avais mis le feu au manoir des Hale. Aujourd’hui, les raisons sont toutes autres. J’essaie de venir en aide à quelqu’un, pas de détruire la vie d’innocents.

- Faites vite et soyez prudents, souffle-je à celui que j’aime en m’éloignant.

Je sais qu’il m’entend et je devine ses mots en retour.

Je n’ai que quelques minutes que je souhaite les plus longues possibles pour agir et laisser le temps à Chad et Matrim de faire de même. Je ne cherche pas des yeux le chef de clans mais le moyen d’attendre le groupe qui se forme.

Puis je calque leurs mouvements, deviens l’un des leurs. Et lorsque leur attention est parfaitement détournée, je me retourne contre ceux qui voient dans mon geste la traitrise de l’un de leur membre.


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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Jeu 25 Juin - 16:47






En sursis


Feat. Matrim, Lujan, Chad, Mick

J’ai un mouvement de recul lorsque l’homme en face de moi s’incline après avoir retiré son masque. Je me prépare à recevoir un coup et ne peux pas bouger car mes articulations me font souffrir. Son visage inspire l’austérité. Il se dégage de lui un calme effrayant.

- Bienvenue à toi Yokaï.

Malgré un accent bien audible, il parle très bien notre langue. Je n’ai d’autre choix que d’écouter son discours.

- Tu es ici contre ton gré mais saches que c'est pour ton bien et le salut de ton âme. Je suis le Daymo des Acoma, clan guerrier qui traque ceux de ton espèce. Voilà près d'un an et demi nous sommes arrivés ici et nous souhaitons quelques renseignements sur de nouvelles meutes, telles que celle de Cahir Quinn ou encore de cette femme... Jane. Nous te proposerons de te libérer toi et vos amis contre des renseignements. Ou sinon nous pouvons toujours obtenir ceux ci par la force...

Je ne connais aucune des personnes qu’il mentionne. Nous ne côtoyons pas les meutes présentes à Beacon Hills. Et nous n’avons pas non plus entendu parler de ces chasseurs asiatiques. Sa dernière phrase prendra rapidement tout son sens.

- Qui es-tu ? Commence-t-il par demander.

- Je m’appelle Matthias, répond-je.

- À quelle meute appartiens-tu ? Continue le samouraï.

- Je n’ai pas de meute, déclaré-je.

- Tu mens ! Assure-t-il en faisant chuinter son sabre en le sortant de son fourreau.

Il passe la lame dans le creux de mon cou, entaillant très légèrement ma chair. Le poison se diffuse immédiatement, rendant la plaie bénigne très douloureuse.

- Recommençons, dit-il avec sang froid. Qui es-tu ?

- Je m’appelle Matthias, dis-je à nouveau.

- À quelle meute appartiens-tu ?Demande-t-il, passant sa lame près de mon visage sans me toucher.

- Je suis un oméga, je n’ai pas de meute.

La précision semble le satisfaire car il abaisse son arme. Mais c’est un coup venant d’ailleurs qui m’assomme.

J’ouvre les yeux quand des bras me soulèvent et me trainent dans le sens inverse duquel j’étais arrivé. L’aconit me fait souffrir de longues minutes avant que la douleur ne s’estompe que légèrement. Je m’approche doucement de l’ouverture par laquelle filtre un peu de lumière.

- N’essaie pas de briser la porte, marmonne l’homme qui partage ma cellule. Bois de sorbier.

Il n’avait jamais parlé auparavant et était resté inerte depuis qu’ils l’avaient ramené.

- Je m’appelle Niko.          

- Vous être-là depuis longtemps ? Osé-je.

- J’étais en  voyage en Californie, raconte-t-il. Je ne sais plus précisément combien de semaines ce sont écoulés depuis qu’ils m’ont capturé.

Je garde le silence, désolé pour cette épreuve insupportable que je subis seulement depuis…quelques heures ? Je ne sais plus.

- Vous êtes un kitsune, c’est ça ?   Demandé-je.

J’avais reconnu l’essence du renard. Nous en accueillons quelques uns au sein du groupe, ils restent à l’écart mais apprécient parfois notre compagnie. Niko évoque son histoire, sa famille. Et ce qu’il a vécu avec ces samouraïs itinérants, à la recherche de créatures surnaturelles à éradiquer de la surface de la terre.  Il n’entre pas dans les détails mais je comprends que ces hommes l’ont brisé.

Notre discussion s’achève comme elle a commencé, ponctuée par le silence.

Je crois qu’ils recommencent le cycle plusieurs fois par jour ou bien par heure. C’est pour cette raison que nous perdons la notion du temps. Depuis quand Matrim doit-il s’inquiéter ? Viennent-ils me chercher moi ou un autre ?

Ils peuvent être violents comme ils peuvent être subtils. Les coups sont parfois suivis de traitements plus cléments. Je suis désorienté. Matrim m’a dit vouloir dessiner ma forme animal mais elle n’a rien de gracieuse, je suis une bête blessée, à l’agonie. Qu’aurait-il à représenter sinon la souffrance ? Les coups pleuvent à nouveau avec violence, je n’entends pas les questions.

Jimmy a été emmené dans une autre pièce avant qu’ils viennent me chercher. Mais lorsqu’ils me ramènent, je sens à nouveau sa présence dans notre cellule commune.

- Jimmy ?

J’entends ses sanglots lorsqu’il tente de s’approcher. Il n’a plus rien de l’adolescent impétueux qui avait tenu tête à Chad. Je tiens

- J’ai froid…souffle-t-il, souffrant de coupures au visage lorsqu’il parle.

Je lui tends ma veste et l’aide à l’enfiler. C’est une maigre protection dans cette prison humide mais elle ne peut causer plus de mal que les tortures endurées ici.

Je lui parle de choses agréables, évoquant des bons souvenirs. Je songe à mentir en disant qu’ils nous laisseront partir ou qu’une aide providentielle nous sortira de là. Mais je ne dis rien de tout ça.

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je crois que je me rends moi-même dans la salle des tortures. Mon corps avance seul après qu’ils m’aient tiré de l’enclos où ils nous placent.

C’est le chef qui est présent, aussi impassible, froid et déterminé qu’il l’était dans mon souvenir proche.

- J’ai des informations dont vous tu ne m’as pas fait part, dit-il froidement.

J’entends la porte s’ouvrir dans mon dos. Un des guerriers qui veillent dans le couloir jette quelqu’un en avant. Je reconnais Jimmy avant qu’il ne tombe près de moi.

- Celui-là fait partie de ta meute, n’est-ce pas ? Questionne l’un des guerriers en écrasant son genou dans ma poitrine.

- Je n’ai pas de meute, parviens-je à dire entre deux inspirations douloureuses.

Ils ont dû nous écouter discuter Jimmy et moi et veulent en savoir plus sur ce groupe que nous avons dû évoquer. Je ne réponds pas aux questions qui se font pressantes. Ils nous frappent à tour de rôle. Je tente de voir si Jimmy tient le coup. Mon regard compatissant ne peut rien pour contrer sa douleur.

- Nous allons devoir être plus persuasifs, clame l’un d’eux.

Pour m’évader loin des coups, je repense à ces fois où Anna et Parker m’ont soutenu. Pour chaque douleur, un souvenir m’aide à faire face. Et lorsque je crois être abattu, Matrim me permet de tenir encore. Juste assez pour qu’ils me ramènent dans l’obscurité.

Mais je n’ai pas le droit au répit. C’est là que le pire survient.  L’image se grave à jamais dans ma mémoire. Le geste est vif, je ne découvre que le résultat. La lame a décrit un arc de cercle puis  s’est  planté jusqu’à la garde dans le cœur de Jimmy. Je l’entends distinctement arrêter de battre.

Un cri d’effroi reste bloqué dans ma gorge. Le coup qu’on me porte à la tête me fait tomber lourdement sur le côté.

Puis, il y a du remue-ménage. Je ne sais pas si d’autres remplacent les deux  tortionnaires qui quittent la pièce d’un pas rapide. Cela m’est égal.  Ils se ressemblent tous, sont animés par la même haine et  le désir d’extermination.

Alors ils me laissent au sol, baignant dans le sang chaud de Jimmy. Je ne parviens pas à me relever. J’ai si mal que je pourrais être déjà mort.

Suis-je en train de devenir fou ? C’est Matrim que je vois apparaitre par la porte qui s’ouvre à la volée. La mort prend-elle  son apparence ? Qu’elle vienne me chercher et m’emmener vers d’autres démons.











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Matrim Damodred

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Lun 29 Juin - 18:32




L'oeil du cyclone

Matrim & les autres
Le contact, ça a toujours été le contact. De la pierre, qui me livre ses secrets. Du bois, qui me fait prendre conscience de ma mortalité et du peu d’années que j’ai vécu par rapport à lui. De la peau, qui me ramène à mon humanité. Mick m’avait ramené. Pour combien de temps ?

Alors que je le suivais, lui et Chad, comme deux petits soleils dans ma brume, je sentais sourdre l’orage dans mon cœur et dans mon corps. Un orage que je tenais à distance, mais dont la promesse se faisait de plus en plus proche, de plus en plus exigeante. C’est cette partie-là que Celeano n’avait pas pu me voler, dont elle ne soupçonnait même pas l’existence. Cette bestiole, si pleine de liberté qu’elle réclamait mon être, parfois, comme prix à payer, me laissant pas tout à fait Matrim, alors qu’elle parcourait son environnement. Mais elle l’avait toujours fait presque joyeusement. Sauvagement, mais curieuse. Pas en colère. Jamais. Aujourd’hui, si je la laissais partir, c’est la partie sauvage la plus dévastatrice qui serait poussée hors de moi, ravageant peut être ce que j’étais autant que l’environnement… Mais pour lui, j’étais prêt à cette extrémité. Aucune statuette ne pourrait me faire revenir après ça..

Alors que nous approchons de la bâtisse, Mick nous précise son plan d’action.
Je buvais ses paroles, me raccrochant à une possibilité de réussir, un espoir de sauver Matthias malgré ses dessins… Mick nous parlait de l’effet de surprise, et du fait que nos adversaires étaient experts dans le maniement du sabre. C’est ça, mes jolis, gardez surtout bien vos sabres en main. Plus vous vous croirez mortels, plus vous le serez. Je sentais en moi comme des réminiscences. La larve qui avait partagé quelques secondes mon corps et mon esprit avait laissé des pulsions. Des pulsions anodines, presque infimes, qui d’ordinaire ne m’affectaient pas. Mais qui venaient de se réveiller, comme après un long sommeil, et qui réclamaient à boire. Et elles avaient soif de vengeance et de massacre.

Suivant les directives de Mick, nous faisons discrètement le tour, et comptons trois entrées praticables.
-Ils ont l’avantage du nombre et du lieu, explique Mick. Nous ne pouvons pas entrer à l’intérieur.
Je tremble comme une feuille, mais sa main sur mon épaule me calme de suite et me ramène au temps présent. Je ne suis pas seul, je ne me précipiterai pas vers la mort, cela ne sauverait en rien Matthias.
- Pas temps qu’ils sont tous ensemble à l'intérieur, ajoute -t-il.Mais nous pouvons les faire sortir. Il faut donner un grand coup de pied dans cette fourmilière. Il faut les obliger à venir vers nous, tout en sachant que leur chef ne se laissera pas atteindre facilement. Mais pour l’honneur, il ne laissera pas non plus ses hommes lutter sans lui. C’est à notre avantage.
Je le regarde intensément, plein de reconnaissance pour lui, plein d’amour pour lui et chad, comme un chiot qui vient d’être sauvé par un humain qu’il voit pour la première fois. Je ne suis plus qu’émotions basiques, animales. Je sais la dangerosité d’un tel état.
-comment est-ce qu’on fait ?

Nous l’écoutons tous les deux passer en revue son plan, alors que je frémis aux risques qu’il va prendre pour moi. Pour Matthias. Jamais je n’aurai espérer avoir de tels amis dans ma vie. Jamais. La sculpture que j’ai faite d’eux ne suffit pas à leur dire tout ce que j’ai sur le cœur. Je suis amoureux de leur amour, il pulse comme lorsqu’ils maniaient clarent.
Alors que Mick nous tend des torches, je reprends peu à peu espoir, et mon cœur bat de plus en plus vite. Urgence. Espoir. Danger. Matthias. Tout est ramené à des concepts immédiats, qui me parlent directement.

Alors que Mick se change, il nous explique notre chemin de retrait. Mais lui ? Je regarde Chad, qui est inquiet, mais lui sourit. Il lui fait confiance. Je me demande une nouvelle fois ce qu’à pu être son passé, il est tellement…. Fascinant. Lui et Chad ont droit à leur part secrète. Peut-être qu’un jour je leur raconterais mon secret, pour faire le premier pas.
Alors nous nous lançons, et enfumons nos proies pour nous ouvrir un passage, pour nous laisser une chance. Une onde de panique et des exclamations nous indiquent que nous avons notre ouverture. Je me calque du mieux possible sur les mouvements de Chad. Le feu brule mes muscles, alors que je me souviens des entrainements sévères avec mon père.

-la, matrim… C’est une immobilité dynamique. Tous tes muscles sont sollicités. Tes pieds s’ancrent à la terre, tes cuisses sont prêtes à te propulser, ton abdomen dirige ta gravité, tes bras agissent même si ton regard ne les guide pas… Tu as mal, je sais, mais utilise ses tensions en stabilité dynamique. Pas en opposition. Voila ! C’est bien, mon fils..

J’écrase une larme du coin de l’œil, car je n’ai pas le temps de penser à mon père et à tout ce que j’ai perdu. Il y a quelqu’un à qui je ne survivrai pas s’il disparait, et c’est à moi d’agir. Chad nous ouvre un passage. Ils sont plus nombreux que ce que l’on pensait, alors qu’il se débarrasse, les planquant dans des ombres architecturales, des adversaires restés. Soudain, il s’arrête, face à deux gardes. Tout semble si calme. J’entends les gémissements derrière eux, et peut être un sanglot ? Mon cœur me fait si mal…

Nous ne pouvons pas nous cacher, cette fois ci, et aucun détour n’est possible. Ils ont la rapidité pour eux, et l’entrainement. Chad est un loup. Il doit pouvoir les vaincre sans problème, mais à quel prix ? Leurs lames, leur maudites lames doivent être enduite de ce poison pour eux. Je l’ai vu, j’ai vu ce qu’ils ont fait à Matthias. L’orage est très proche, en moi. Très violent. Je serre la mâchoire, alors que je m’avance, doucement, les bras en l’air.
-matrim.. non.. Me dit Chad, puis il peste alors que je suis déjà trop avancé pour battre en retraitre. Je ne veux pas qu’il souffre pour moi. C’est terminé. Je m’en veux déjà tellement pour Mick.

Les deux hommes saisissent immédiatement  leurs armes, et commencent un balet presque majestueux, synchrone. Je sais qu’ils ne me laisseront pas en vie, mais avancer les mains en l’air leur donne ce sentiment de sécurité dont j’ai besoin. J’observe leur muscles, je n’aurais pas de deuxième chance. Alors qu’ils s’apprêtent à bondir, je laisse partir l’annonce de mon orage. Ma bestiole s’en empare, presque joyeuse, et va danser sur les deux lames. Mais c’est une danse de mort, alors que ces hommes surentrainés n’ont jamais appris à lâcher leur arme contre quelque chose comme.. moi. Je jette deux billes noires, qu'ils interceptent facilement au vol, les coupant en deux. De petites billes plus fines à l'intérrieur se répandent sur eux. Elles libèrent une dose de peur, rapide, mais suffisante pour la suite.

Le son est écœurant alors que les lames s’enfoncent dans leur gorge, et les gargouillis plein de sang me laissent indifférent, alors que je les enjambe. Mais le spectacle que je vois ensuite, une fois entré, m’anéantis. Un éclair éclate dans ma tête, une pluie torrentielle balaye mon cœur.
-Matthias, non ! Pitié ! Non ! C'est exactement ce qu'il avait dessiné.

Ma course est maladroite, et je tombe auprès de lui, couvert de sang. Il n’est pas mort, il remue, il murmure, ses yeux me cherchent, fiévreux, me reconnaissant, mais n’osant y croire.
-matrim ? mais..
Je le fait taire, l’embrassant, si délicatement, alors que l’orage se transforme en cataclysme en moi. Amour. Colère. Pendant un moment, les deux s’équilibrent, puis le premier est le plus fort. Je sens sa peau contre moi, ses lèvres sur les miennes. Mais nous ne sommes plus seul, chad, matthias, et moi.

Je reconnais le visage honni de la vision, et Matthias tente de me serrer pour me protéger. Notre ennemi souris, sûr de lui. Je voudrai protéger Matthias. Je repense à sa boutade, lorsqu’il tâtait mes biceps et qu’il se moquait de moi.
-Chad. Emmène le loin de tout ça. Ce dernier fronce les sourcils, visiblement inquiet, et, le connaissant, pas sur du tout de vouloir m’obéir. Il me dit quelque chose. Les mots ne veulent plus rien dire.
-chad… fais le..
Mais ce dernier s'interpose et j'assiste quelques minutes à leur balet mortel, alors que chad lui tient tête.Il me fait gagner du temps.

Mon pouvoir est canalisé, doucement, infinitésimalement. Cela me fait un mal de chien, Matthias doit le sentir, car je sens qu’il absorbe ma douleur malgré la sienne. Alors je fais la chose la plus dur de mon existence, je me sépare de lui, le confiant aux bras protecteurs de Chad, quand ce dernier est revenu pres de nous, et que son adversaire le jauge avec un certain respect. Les chaussures de notre ennemi subissent un léger changement. Pas grand-chose. Juste assez pour rapprocher la peau du sol de la bâtisse. Mais pour ce que je veux faire, je dois me rapprocher.
Je le fais. Il n’y a nul peur. Seulement de la colère, et mon pouvoir qui veut sortir, tuer, ravager, dévaster. Je fais quelques pas. L’homme n’a pas peur et me toise des pieds à la tête, méprisant, désirant visiblement reprendre le combat avec un adversaire à sa mesure. Quand je suis assez proche, il me donne un coup. Un seul. Dans le plexus. La douleur est instantanée et mon souffle coupé. Je suis à présent à ses pieds, courbé en deux, alors que je prends un coup de pied dans le visage. C’est ce que j’attendais. Ma main se saisit de son pied, pendant que l’autre touche le sol.

-fuyez ! Chad ! Fuyez !
L’homme a levé son sabre, prêt à me trancher la main. Je laisse éclater l’orage, je laisse partir Matrim, loin, loin…

La bâtisse est si ancienne, alors que je me glisse dans sa texture. Son histoire me revient, strate après strate. Des émotions si intenses, des images si nombreuses. Et puis les nouvelles images arrivent, en même temps que les chasseurs, et les cris d’agonis, de souffrance, de terreur emplissent maintenant les lieux. La pierre a soif, elle se gorge de toutes ces informations, elle n’en as pas eu depuis si longtemps. Je m’enfouis au plus profond, et je nourris la pierre de mon orage. De mon ouragan. De mon cyclone. Toutes les émotions sont amplifiées, les images superposées, les cris prennent vie. Le mien est si déchirant qu’il bouleverse même mon corps. Alors que Matrim crie, libérant sa rage, je me sens enfin libre. Enfin je libère tout ça, dans une rage telle que le sol se lézarde, tremble. Notre ennemi subit de plein pied tout ce qui remonte de la bâtisse, toutes les horreurs qui s’y sont déroulé, et les cris des hommes restés se fait entendre, dans une totale panique. Une partie de moi voit Lujan, les yeux écarquillés de terreur, s'enfuir, victime à la fois des émotions violentes libérées par la battisse, et des morceaux de pierres qui s'écroulent sur lui.

Je sens qu’on me tire, qu’on me dit quelque chose, mais ça n’a aucune importance. Matrim est si loin.. Je bondis, extatique, sur les murs, les colonnes, les voutes…je me perds dans une rage si ancienne, si profonde qu’elle ne laissera rien de moi. Des piliers s’écroulent, les murs se lézardes, et je sens la peur se propager, mais ce n’est plus la mienne. Je veux m’éparpiller dans toute cette bâtisse, je veux…

Soudain c’est le noir total, je n’existe plus… Quelqu’un  a assommé Matrim, loin, et je me rends compte que je suis toujours connecté à lui, alors que la bâtisse s’écroule sur elle-même.
Quand j’ouvre les yeux, je suis de nouveau matrim, et j’ai mal dans tout le corps. Matthias, malgré tout ce qu’il a subit, me porte, et Mick et Chad sont là aussi. Tous me regardent, et j’ai peur de lire dans leurs yeux du dégout et de la crainte.
Mais le sourire de Matthias dissipe les dernières ténèbres en moi. Chaque mot me fait mal.
-je t’aime. Je ne te laisserai jamais… je
Il me fait taire de la plus délicieuse façon. La haine ne peut plus lutter, j’ai les trois êtres que j’aime le plus auprès de moi. Je finis par m’endormir, bercé par les pas encore incertains de Matthias, soutenu par chad et mick.

Merciiiiiii:
 



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mar 30 Juin - 13:30











La piste aux étoiles


Imperceptiblement, Mick a repris ses habitudes de chasseur, ou du moins du guerrier qu’il était avant et que finalement il est toujours. Naturellement il prend la tête de notre groupe et rassure Matrim que je sens prêt à dérailler. Je lui fais confiance pour tirer parti des meilleurs atouts de chacun. La seule inconnue est le photographe. Son cœur bat bien trop vite et quand je le regarde à la dérobé, ses pupilles sont légèrement dilatées. La rage crée un véritable feu dans son cœur qui ne demande qu’à se faire incendie. Mais il se rassérène un peu quand Mick expose son plan. J’ai fait une moue en le voyant rappliquer avec les vêtements du guerrier japonais. Il va jouer la carte de l’infiltration. Je le sais leste et rapide, mais je n’aime pas qu’il s’expose. Toutefois, je tais mon inquiétude. Mick me connait mieux que personne, il sait mon appréhension, mais aussi que je ne doute pas de lui. Je l’embrasse furtivement et on se sépare.

Matrim me colle comme mon ombre. Je lui ai demandé de ne pas me lâcher d’une semelle et pour l’instant il m’obéit. Quand nous entrons dans le bâtiment enfumé, nous croisons immédiatement des guerriers. L’effet de surprise me permet de les terrasser facilement. Aussitôt je sens l’aconit sur les armes tombées au sol. La moindre éraflure me rendra vulnérable et je dois, non, nous devons sauver Matthias. Ma récente expérience avec l'épée de légende Clarent me donne une idée. Mes griffes et mes crocs peuvent être considérés comme des armes de poing. Je suis donc désavantagé contre leur katana, sans parler du poison… Je ramasse deux sabres et fonce en entendant d’autres hommes arriver. Nouvel effet de surprise, ils ne s’attendaient à voir leur propre arme leur siffler sous le nez. Je compense mon manque de technique avec ma rapidité et ma force. Du pied, je pousse ceux que j’ai maîtrisés dans des coins sombres. Je dois freiner Matrim qui veut avancer. Tous ces signaux vitaux sont passés dans le rouge. J’ai presque envie de l’assommer tout de suite, mais cela serait trahir sa confiance. J’ai le sentiment d’avancer avec une bombe à retardement à côté de moi.

Les sabres me gênent dans ces couloirs étroits, j’en abandonne un et garde l’autre, plus pour l’aspect dissuasif et tenir en respect mes adversaire. Quand j’entends un gémissement, et des sanglots étouffés... Matthias… J’ai reconnu le timbre de sa voix. Matrim aussi l’a entendu. Deux guerriers gardent la porte de ce qui semble être une cellule.

- Matrim... non…

Mais c’est trop tard, il s’est avancé, les gardes l’on repéré. Je m’élance, mais la « bestiole » de mon ami est déjà à l’œuvre. Je sais qu’il ne veut pas qu’on soit les seuls, Mick et moi, à se salir les mains, mais je connais la dangerosité pour lui que d’utiliser son don dans un tel état émotionnel relativement instable. Les gardes tombés, Matrim se rue dans la pièce. Une vision d’horreur nous y attend. Heureusement que j’entends le cœur de Matthias battre, car celui de l’oméga qui m’avait pris à parti ce fameux soir, et que je viens de reconnaître à l'odeur, lui ne bat plus…

Quand je disais qu’une meute est indispensable… Ce n’est pas dans notre nature de vivre dispersé. Et quoiqu’en dise Matthias et ses amis, la puissance d’un alpha est nécessaire. Il n’a jamais senti ce lien de meute si particulier, il ne peut pas comprendre mon point de vue. Nous savons quand l’un des nôtres est en danger. Derek et Ruby avaient entendu mon appel alors que j’étais prisonnier au fin fond du Mexique. Et là ! Où est son fabuleux groupe d’amis par lequel il ne fait que jurer ? Ils sont bien doués Anna et Parker pour faire de beaux discours, mais ils sont aux abonnés absents quand le danger arrive... Même pas capable de sentir que leur ami est en détresse. Jimmy vient d’en goûter les conséquences. L’arrogant oméga baigne dans son sang. Cette pensée me met en colère. A trop vouloir jouer les indépendants et diaboliser le rôle d’un alpha, ils en paient les lourdes conséquences. Il n’y a aucune honte à se soumettre à un alpha. Je concède que tous ne sont pas comme Ruby, Scott ou Nathan à Boston. Mais c’est comme pour tous les choix de la vie, à vous de vous débrouiller pour trouver le bon. Et dans ce troupeau d’idéalistes que fréquente Matthias, je pense qu’il y en aurait qui seraient capable de tenir ce rôle… sous réserve d’acquérir le rang évidement.

- Chad. Emmène-le loin de tout ça.

Le chef de ces fanatiques nippons vient apparaître dans l’encadrement de la porte. J’entends le cœur de Matrim monter dans les tours et Matthias qui se ratatine de peur.

- Chad… fait le…

Je ne peux pas laisser Matrim seul, il risque de se perdre. Je m’interpose entre mes amis et le guerrier. Celui-ci me traite de Yokai. Je ne vois pas ce que j’ai de commun avec les démons des légendes japonaises. Il devrait réviser son bestiaire le bridé. Le combat s’amorce, il semble étonné que je riposte au sabre et non avec mes griffes. Un ballet mortel s’engage. Cela me demande toute ma concentration, est-ce d’avoir tenu Clarent quelques heures, mais j’arrive à contrer ses bottes. Ce type est fort et entraîné. J’arrive à me préserver, mais je n’arrive pas à l’attendre. Ce qui m’énerve c’est qu’il semble… apprécier ce combat. Je suis là pour sauver mon ami d’une mort certaine, pas pour faire de l’escrime avec art. Ce gars semble sortir d’une autre époque, ses propos sont totalement hors du temps. Non, ce type avec son discourt de purification est totalement cinglé. Je prête même plus de légitimité à la famille Argent qui ne cache pas leurs actes derrière une volonté divine. Ils assument leurs idées meurtrières pour ce qu’elles sont : la mort d'êtres qu'on haït, point.

Pendant une pause dans mon combat, Matrim me colle Matthias dans les bras de force. Je n’ai d’autre choix que de le porter. Il est très mal en point. Immédiatement, chaque partie de ma peau au contact de celle de Matthias se met à noircir. Avec effroi, je vois Matrim s’élancer vers le guerrier et prendre un méchant coup au plexus. Je suis pris entre deux feu, éloigner Matthias et aider Matrim.

- Fuyez ! Chad ! Fuyez !

A quoi cela sert-il que j’en sauve un si c’est pour abandonner l’autre ? Le sol se met à trembler, Matrim se disperse. Cela devient de plus en plus violent, les murs se fissurent, tout le bâtiment va nous tomber dessus si on traîne. Avec soulagement, je vois le guerrier japonais déguerpir pour aller se mettre à l’abri.

- Mat’ on se barre ! Mat’ !

Il ne m’écoute pas, il ne m’entend pas. Je cale Matthias contre mon épaule et j’attrape Matrim pour le tirer vers moi, mais il est ailleurs. Je bascule donc Matthias sur une de mes épaules et de ma main libre, j’assomme le photographe. Cela me chagrine de lui faire du mal, mais c’est pour son bien. La terre arrête de trembler. J’ose espérer que cela signifie que « la bestiole » a réintégré son hôte. Je rattrape Matrim avant qu’il ne s’écroule et je sors de la bâtisse chargé comme une mule avec un colis sur chaque épaule. Une partie de la bâtisse s’affaisse dans mon dos dans un grand nuage de poussière. Il était temps.

Une fois dehors, je repose Matthias sur ses pieds. Il semble aller un peu mieux avec la douleur en moins que je lui ai absorbé. Malgré sa faiblesse, il tient à s’occuper de Matrim, je le laisse faire en regardant autour de moi. Je cherche Mick du regard. Soudain, je vois un guerrier s’avancer vers nous. Je montre les crocs et me colle devant mes amis en position de combat. Puis je me redresse avec un grand sourire, cette démarche de vainqueur… Le vent me confirme que j’ai bien reconnu l’homme que j’aime. Quand il arrive à ma hauteur, Mick me serre dans ses bras avec force et nous dit qu’il ne faut pas trop traîner. Beaucoup de nos adversaires ne sont qu’assommés. Nous ne sommes pas des tueurs comme ces prétendus chasseurs. Si nous avons ôté la vie, c’était en légitime défense.

Matrim est revenu à lui, le regard qu’il pose sur nous est inquiet. Il s’attend à un jugement de notre part. C’est vrai que la vengeance l’a habité et contrôlé. Mais quand je vois l’état de Matthias qui sursaute au moindre bruit, et le sang de Jimmy qui macule ses vêtements, je pense que le photographe a des circonstances atténuantes pour ses intentions meurtrières. Ces gens étaient des tueurs fanatiques, incapables de faire la part des choses.  L’être humain, à contrario des lycans, est le prédateur suprême puisqu’il arrive même à massacrer la planète sur laquelle il vit. Se prétendre être la main armée d’une divinité, comme le proclamait avec panache ce type dont je n’ai pas compris le nom, c’est purement et simplement s’abroger une part de divinité et se croire supérieur aux autres… alors qu’on n’est pas mieux, voire pire que les autres.

On s’éloigne de ce lieu de souffrance, Matthias porte un Matrim endormi malgré nos propositions de le soulager. Je me rapproche de Mick à qui je prends la main. J’aime la pression de sa paume sur la mienne en retour de mon étreinte.

- Dites les gars, il ne pétait pas un peu plus haut que son cul le gugusse en costume ?

L’éclat de rire de Matthias est ma récompense. J’ai vu quelque chose d’éteint dans son regard. J’espère que ces connards ne l’ont pas brisé. C’est un gars de valeur, un loup bien plus doux que certains agneaux qui, sous couvert d’une étiquette de gentils, font beaucoup de mal.

Homo homini lupus est.
(Plaute – La comédie des ânes – 195 Av JC)

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Ven 3 Juil - 15:53


Joyeux lurons



Plusieurs escouades se forment avec pour objectif d’encercler l’Hacienda et de débusquer les responsables du désagrément occasionné par la fumée. C’est un vulgaire technique de diversion qui ne dupe personne. Pourtant, en silence, je suis un groupe que j’ai accepté d’intégrer d’un hochement de tête.

Lorsque nous sommes suffisamment éloignés les uns des autres, je profite de l’effet de surprise pour en abattre deux avant que le troisième ne se retourne pour riposter. Je suis moins à l’aise que je l’aurais cru avec cet accoutrement mais j’en comprends rapidement les avantages. Je fais mouche et met hors d’état de nuire le dernier guerrier du groupe.

J’ai du sang sur les mains lorsque j’approche d’une autre formation de samouraïs. Je titube et les plaque sur mon abdomen. Quand l’un d’eux s’approche, je lui plante une lame dans le plexus solaire. Ce coup empêche toutes représailles et bloque la respiration de telle sorte qu’aucun cri d’alerte ou de douleur ne peut être lancé. Je le maintiens debout contre moi, mimant d’être au contraire soutenu par lui.

L’un de ces pairs  se joint à nous. Rapidement, je propulse le corps de son camarade et lui assène un coup au visage qui l’assomme immédiatement.
J’ai le réflexe de saisir mon arme lorsque le dernier adversaire fait tinter l’acier de sa lame.

L’inconvénient du combat au sabre c’est qu’il a ce côté noble que ne possède pas le combat à mains nues. Il existe des règles en plus des techniques et des parades.

Je ne joue pas selon les règles. Je tire profit de l’environnement immédiat. Après un estoc volontairement raté, mon sabre est planté dans le tronc noueux d’un arbre. Et lorsque l’attention du samouraï est focalisée sur la gauche, c’est le moment propice pour feindre une attaque à droite. Il tente de me contrer là où je ne suis pas. Je le pousse violement si bien qu’il s’égorge de lui-même sur le tranchant du sabre qui n’a pas bougé de son emplacement.

Je rejoins en courant le bâtiment dans lequel sont entrés Chad et Matrim. Leur présence est découverte car plusieurs guerriers pénètrent à l’intérieur. J’en retiens le plus possible en les gratifiant de compliments moqueurs. Qu’ils laissent le temps aux autres d’agir, c’est tout ce que je souhaite.

Je suis contraint de ruser pour ne pas me laisser dépasser par la supériorité numérique. Un combat est parfois inutile pour ressortir victorieux d’un affrontement. Et si je ne suis pas sain et sauf, je sais que Chad m’en voudrai énormément.

La tournure des évènements se complique lorsque l’Hacienda se met à gronder. C’est précisément ce dont j’ai l’impression, la pierre vrombit, certains piliers qui soutiennent la voute d’une cour intérieure s’affaissent. Plus guerriers fuient l’environnement hostile et dans la précipitation je me mêle à nouveau à leurs rangs. Je distingue une certaine distance gardée par certains samouraïs vis-à-vis d’un homme qui sort des premiers décombres. Le regard dédaigneux qu’il jette en arrière montre qu’il ne semble pas avoir de scrupules à ce que plusieurs personnes n’aient pu s’échapper. Ces fanatiques ne jurent que par leur cause, pas par les membres qui composent leur armée hérétique.

Il doit s’agir de leur chef. Sa prestance est bien différente de tous les autres. Lorsque nos regards se croisent, je sais qu’il comprend que je ne suis pas l’un des siens. Quelques mots adressés à ses hommes et ces derniers se tendent à l’extrême. La bâtisse finit par s’écrouler, dégageant un nuage de poussière.

Mon échappatoire. Furtivement, je me dirige vers l’endroit que j’avais indiqué à Chad et Matrim. J’espère qu’ils sont sortis sains et saufs et avec Matthias. Je les repère rapidement et presse le pas pour fuir avant qu’on ne soit rattrapés.

Chad grogne quand je m’avance encore vêtu de l’habit traditionnel des guerriers à qui nous faisons faux bond. Sa position de combat révèle son attitude protectrice envers ses deux amis. C’est en partie ce que j’aime chez lui. Son sourire montre qu’il me reconnait enfin. Je l’enlace rapidement tout en rappelant la nécessité de nous mettre à l’abri.

Le regard de Matrim est moins apaisé. Il s’y reflète des excuses et un sentiment de désespoir. La colère s’est tue en présence de Mathias mais je me doute qu’il a dû se passer quelque chose d’important. Je questionnerai Chad lorsque nous serons loin d’ici.

Chad me saisit la main, nous raccrochant à une réalité symbolique que nos anneaux illustrent fièrement.

- Dites les gars, il ne pétait pas un peu plus haut que son cul le gugusse en costume ? Demande mon loup.

Nous rions ensemble, apportant de la légèreté à Mathias dont les heures qui précédent ont dû être terribles.

La scène est folklorique, en partie à cause de mon accoutrement. Sortant du couvert des arbres pour regagner la ville, nous tentons d’éviter la foule jusqu’à mon appartement.

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MessageSujet: Re: La piste aux étoiles   Mer 8 Juil - 10:30







La mort nous tient souvent par des liens subtils



Feat. Matrim, Lujan, Chad, Mick

L’espace d’une infime seconde, le cœur de Matrim ne bat plus. C’est bien elle, la mort, celle qui ne vit pas malgré toutes celles qu’elle recueille. Mais un battement lourd résonne enfin à mes oreilles quand il se plaque tout contre moi. Je reconnais son odeur, j’aimerais lui dire que je vais bien.

- Matrim ? Mais… commencé-je avec difficulté.

Alors, pour m’empêcher de parler, il pose ses lèvres sur les miennes avec une force décuplée, comme s’il voulait me transmettre de l’énergie dans son souffle qui me caresse le visage.

Chad est inquiet et m’adresse un regard compatissant. Quelque chose dans ses yeux, comme le reflet d’une douleur passée, me fait comprendre qu’il connait cette sensation.
Je sais immédiatement qui s’est approché. C’est l’homme qui m’a dit être le chef des guerriers réunis ici. Je tente de me redresser pour faire barrage entre lui et mon petit ami. Je ne fais pas le poids et l’intention n’est que volonté puisque chaque mouvement est douloureux.

Cela fait rire l’homme vêtu avec l’habit traditionnel.

- Chad. Emmène-le loin de tout ça, supplie Matrim.

Mes sens bien malmenés me disent qu’il hésite, qu’il ne souhaite pas nous laisser ainsi alors qu’il est en mesure d’agir.

- Chad… fait le… reprend Matrim la mâchoire serrée comme s’il se retenait d’exploser.

Les minutes qui suivent sont moins difficiles car je ne suis plus seul. Je ne suis pas tout à fait conscient de ce qui se passe mais je ressens la douleur qu’éprouve Matrim. J’essaie d’absorber son mal en songeant que ça me fait oublier le mien. Chad parvient à reposer le chef du clan et Matrim en profitant pour se libérer de moi en me confiant à son ami. Ma douleur est immédiatement absorbée par Chad qui est un hybride particulièrement fort.

Je redoute de connaitre la raison du grand fracas qui s’élève autour de nous alors que je tourne la tête pour découvrir que Matrim s’est précipité contre le guerrier, accusant un violent coup dans la poitrine.

- Fuyez ! Chad ! Fuyez ! S’écrit-il.

Je voudrais dire que nous ne pouvons pas le laisser, que nous devons l’aider mais aucun son ne sort de ma bouche. J’écarquille les yeux d’incompréhension quand la situation devient encore plus alarmante. Tout le bâtiment est agité de secousses, comme s’il allait  s’effondrer vers l’intérieur. Je ne peux pas me dépêcher autant que je le voudrais. J’essaie de soulager Chad de mon poids mais je suis encore très faible.

- Mat’ on se barre ! Mat’ ! Ordonne Chad.

Je grimace quand il me porte sur son épaule tandis qu’il avance d’un pas vif vers Matrim. Ni lui ni moi nous attendons à ce qu’il l’assomme.

Quand le nuage de poussière accompagne notre sortie, je crains un instant que tout ça ne soit qu’une vision de mon esprit torturé.

Mais Matrim est bien là, assommé contre Chad. Et nous avançons à meilleur rythme car la douleur est amoindrie grâce à Chad.

Je suis faible mais je parviens à tenir sur mes jambes pour alléger son fardeau en m’occupant de Matrim. Soudain,  un grand frisson me parcourt l’échine quand un des guerriers samouraïs approche. Chad se met immédiatement sur la défensive mais semble rapidement soulagé.

Je le suis également quand je reconnais Mick derrière cet accoutrement. Ils sont venus tous les trois pour me sauver. Cela me fait chaud au cœur.

- Je t’aime. Je ne te laisserai jamais… je, dit faiblement Matrim qui vient d’ouvrir les yeux.

Dans cet élan d’émotion, je l’embrasse avec douceur. Ses mots se perdent tandis qu’il me retrouve, sans cœur moins affolé que précédemment. Il finit par s’endormir alors je décide de le porter, refusant le soutien de Chad et de Mick. Je me sens redevable et j’ai assez de courage pour aider mon petit ami à rejoindre un endroit calme et reposant.

Alors que nous nous repartons à la hâte, je crois voir Niko me saluer au loin, avant de disparaitre comme s'il s'était estompé parmi le feuillage des arbres. Je lui rend son geste amical comprenant alors quel kitsune il peut bien être. Cela a dû être une torture d’être coupé de la nature alors qu’elle était si proche. L’épaisseur des murs de pierre empêchait toute tentative. Et le poison aidait à calmer les ardeurs de ceux que ces fanatiques capturaient. Niko avait été isolé du monde bien avant nous. J’ai de la peine et du respect pour la grande modestie dont il avait fait preuve.

- Dites les gars, il ne pétait pas un peu plus haut que son cul le gugusse en costume ? Demande Chad.

Je ris d’autant plus de la plaisanterie que Mick porte encore l’habit en question. Nous allons chez lui puisqu’il habite le plus proche de la sortie de la forêt. Nous rejoignons la ville en essayant d’être discrets et rapides.

Lorsque nous refermons la porte, je me sens étrangement en sécurité. Je ne suis jamais venu chez lui mais parmi eux, je m’y sens bien.

Le lendemain, je suis encore  mal par rapport à ce qui est arrivé. Et ce sentiment difficile à vivre est amplifié par Matrim qui, bien que je m'en sois sorti, a lui aussi très mal vécu cette journée. Il finit par me montre le carnet que j'avais perdu. Je ne comprends pas comment j'ai pu l'oublier dans son atelier. Les dessins qui l'inquiètent encore aujourd'hui me replongent dans ce qui est arrivé. C'est la mise à mort de Jimmy qui est représentée. L'instant est figé sur le papier, ce qui explique la réaction alarmante qu'a eu Matrim lorsqu'il me raconte sa découverte. Il n'y avait aucun moyen de comprendre la signification réelle de ce que j'avais dessiné inconsciemment... C'était bien l'avenir qui y était représenté. Mais pas le mien.

Nous sommes ensemble la nuit et nous réveillons enlacés le matin, essayant de nous couper un peu du monde pour nous réconforter mutuellement.

Les jours suivants, pour exorciser ma peur, je retourne dans la cabane, d’abord avec Matrim, puis seul. Ils n’y avaient pas touché lorsqu’ils m’avaient kidnappé. Elle est intacte et chargée des souvenirs forts que nous avons partagés avant que cela arrive.

Je suis assis à même le sol, ma planche à dessins sur les genoux. Tout est paisible, comme à l’accoutumée. Rien ne rappelle ce qui m’est arrivé dans une partie reculée de cette forêt. Rien, si ce n’est le croquis qui prend forme sur la feuille blanche.

Je n’avais pas pu embellir la tombe de Jimmy, la couvrir de couleur ou de dessins. Mais j’avais eu une attention particulière pour sa famille. Je leur ai apporté la petite toile que j’ai faite en l’honneur de leur fils. L’impétueux, représenté d’abord humain puis sous un forme animale reconnaissable. À la question de sa mère étonnée d’un tel dessin, j’ai répondu que c’est ainsi que je le voyais. Ses parents ne connaissaient pas son secret et c’est peut-être mieux qu’ils en soient préservés. Mais je n’oubliais pas l’adolescent, certes imprévisible et hargneux, mais qui avait tout de même fait partie de notre groupe. Parker et Anna connaissent tous les détails de sa mort et de ce qui m’est arrivé. Nous devons nous voir prochainement à ce sujet.

J’ai un autre cadeau à offrir car Jimmy et moi n’étions pas seuls face à ces guerriers japonais fanatiques. Niko a subit davantage de torture. C’est pour lui que mon crayon s’agite actuellement sur le grain du papier.

J’imagine les courbures de son corps et ce à quoi il peut ressembler lorsqu’il utilise ses capacités de kitsune. J’ai compris sa nature lorsqu’il s’est échappé, alors je le représente ne faisant qu’un avec son élément. Ce dessin est davantage une vision imaginaire, forte et belle.

Je ne décide d’arrêter que lorsque je suis pleinement satisfait de ce que j’ai fait. Je ne sais pas si nous allons nous revoir Niko et moi, peut-être n’aura t-il jamais ce dessin. Bien que je le fasse également pour mon bien,  ce présent est là pour lui montrer ce qu’il est, et ce qu’il peut retrouver. Même après avoir été brisé. Cela me fait penser au tatouage que j’ai fait pour Miyavi. Le travail sur soi est le même. L’art pour guérir.











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