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 [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe

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Chad Wilder

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MessageSujet: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 26 Mai - 22:09



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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 26 Mai - 22:20













'Ma Joe


Les rues de Beacon Hills me semblaient étranges. Une armée de zombies pourrait se déverser d’une allée, que je n’en serais pas plus étonné. L’atmosphère était lourde, mais rien à voir avec une chaude journée d’été. L’air me semblait opaque et poisseux. Maxence à mes côtés n’était pas plus zen que moi. Il m’avait dit avoir perçu une morosité générale si forte qu’il s’était inquiété pour Matrim. Max arrivait maintenant à relativement bien fermer son esprit, mais Matrim était exposé à tous les objets qu’il pouvait toucher. Pour l’avoir vu hier soir, totalement désemparé et paniqué, c’est certain que Max avait eu raison de s’en faire pour lui. Je regardai dans mon rétroviseur central que j’avais déréglé pour voir Mick et Matrim. Ils n’avaient pas bougé, la tête inclinée sur les appui-têtes qu’on avait ajustés au mieux pour qu’ils ne souffrent pas des virages, ils avaient tous deux les paupières closes. Voir Mick si vulnérable me rendait fou. Ma transformation était à fleur de peau. Toucher à celui que j’aime, c’est pire que d’essayer de me tuer. Je change de vitesse et accélère pour quitter cette ville qui ne semble plus tourner rond. Mais étrangement, je ne peux pas rouler vite alors qu’il y a que peu de voiture. Est-ce cette densité étrange de l’air ? J’ai l’impression d’être comme dans un rêve où on marche sans fin sans jamais avancer.

- Je me demande si je ne suis pas encore dans un cauchemar, cette histoire rend dingue, dis-je plus par simple rhétorique que dans l’attente d’une réponse de Max.

Enfin la sortie de la ville s’annonce par la forêt qui encadre la route. J’accélère, le paysage défile plus vite, pourtant cette sensation de ne pas avancer me colle à la peau. Je regarde le GPS qui m’assure que l’on progresse bien. Une ombre dans ma vision périphérique bouge à ma gauche. Je tourne la tête, je ne vois qu’un bosquet s’agiter. La forêt qui nous entoure me semble lugubre et inamicale alors que c’est un lieu où habituellement je me sens plus à mon aise. J’en fais part à Maxence qui semble concentré à bloquer son esprit. Lui aussi est perturbé par ce qui nous entoure.

Première bifurcations sur une route secondaire. Rien n’invite à prendre cette voie. Sans le GPS, je crois que je ne l’aurais même pas vue alors qu’elle est pourtant de taille raisonnable. Instinctivement, je ralentis un peu, la chaussée est dégagée mais je ne me sens pas à l’aise. Au bout de quelques kilomètres j’enclenche la climatisation, il fait chaud. Le paysage, enchaîne foret, et prairie. Les changements de directions se font plus nombreux, globalement on file vers le sud-est. Mais sans le GPS, impossible de circuler dans ce dédale de petites routes sans se perdre. Parfois on aperçoit un hangar à foin, mais nous ne croisons aucune voiture, ni âme qui vive. Au bout d’une heure, je m’arrête sous un grand chêne.

Je me retourne et tâte le front de Mick et de Matrim et propose qu’on les désaltère. Je fais craquer mes articulations en allant prendre les bouteilles d’eau dans le coffre et j’en donne une à Maxence qui commence par boire. Je l’imite, l’eau fait du bien. J’imbibe mon mouchoir et le passe sur le visage de Mick. De l’eau coule sur sa chemise quand je verse un filet d’eau dans sa bouche. J’ai envie de hurler, de le secouer pour le réveiller. Je sais que c’est vain et que je pourrai le blesser ainsi. Avec un soupir, je lui caresse la tempe et le cou. J’entrouvre sa chemise, car il semble avoir chaud. Nous gardons une bouteille d’eau à l’avant de la voiture et repartons rejoindre cette Ma Joe dans laquelle je mets tous mes espoirs pour sauver Mick et Matrim de leur sommeil de plomb.

La forêt nous a abandonnée, à la place des champs cultivés ont fait leur apparition. Notre vitesse a encore chuté avec les ornières qui commencent à fleurir sous mes roues. Je suis bêtement ce que m’indique le GPS, j’ai l’impression de tourner en rond, mais le plan qui s’initialise au fur et à mesure m’affirme que non. Nous ne sommes plus très loin… à vol d’oiseau car je dois prendre une bifurcation qui m’envoie à l’opposé. J’ai envie de contredire le GPS et de prendre l’autre direction. Je regarde Max qui hausse les épaules, il n’en sait pas plus que moi.

- Cet endroit est un vrai labyrinthe, murmurai-je.

Je suis donc l’indication du GPS, deux kilomètres plus loin, on file de nouveau dans la bonne direction.  On ne voit pas l’horizon à cause des champs de maïs qui nous cernent de toute part. Ce n’est pas très distrayant. Une tache bleue change la monotonie de la route, on dépasse une jolie touffe de myosotis. Plus loin des coquelicots parsèment les rangées de maïs d’un rouge éclatant.

- Max, tu vois toutes ces fleurs ? Y en avait pas avant et maintenant il semble en pousser partout et de toutes les espèces. Je crois même avoir vu des fleurs de montagne y  a cinquante mètres.

Mon compagnon de route a fait la même observation, plus on se rapproche de notre point d’arrivé, plus l’endroit semble se fleurir. C’est joli, agréable, mais bien inquiétant, surtout quand je dépasse une rose de cristal, fleur qui ne pousse que sous les tropiques. La fin de notre route approche et mon cœur commence à s’emballer. J’appréhende ce que l’on va trouver, peur qu’il n’y ait tout simplement rien. Que tout soit une pure invention de mon esprit, un rêve…

La Maserati débouche enfin dans ce qui semble être une ferme. Il y a une dépendance au loin. La maison principale a un toit de chaume et même de loin je perçois une présence assise sur le perron. Quand on s’approche, je reconnais la femme de la vision, c’est idiot, mais j’ai subitement un poids qui s’envole. Je ne sais pas si elle pourra quelque chose pour Mick et Matrim, mais déjà elle a le mérite d’être là. Ce qui n’est pas rien dans cette série de cauchemars. Je me gare à l’ombre et baisse toutes les vitres pour aérer l’habitacle. Je descends de voiture, mais commence par m’occuper de Mick, lui rafraichissant le front. Max fait de même avec Matrim. C’est pour eux que nous sommes là. Enfin je me redresse et fais quelque pas vers la vieille dame. Elle se balance tranquillement sur son rockingchair et nous regarde avec un air chaleureux. Je ne sens pas de velléité de sa part, juste une bienveillance. Je fronce les sourcils lorsque j’entends un bruit de moteur. Rapidement une Z4 apparait. Je reconnais immédiatement mon frère de meute, Luka ! Depuis quand est-il revenu à Beacon Hills et pourquoi est-il là ? A ses côtés, je reconnais un adolescent que j’ai vu de loin trainer avec Stiles et Scott. Je ne connais pas son nom.



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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 26 Mai - 23:31

Initiation
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim, liam, luka et les autres
Mama Joe pestait. Si seulement elle avait été une meilleure Torche. Sa mère avant elle était capable de prédire l’avenir. Si seulement elle avait eu ce don de Torche, elle n’aurait pas eu à s’angoisser toute la journée comme ça. Elle n’osait pas plonger dans le monde gris, maintenant qu’elle savait qu’au moins 4 torches venaient à elle. Elle avait peur d’attirer l’attention de son ennemie en les aidants de nouveau. Pourtant elle se faisait du mouron. Elle savait l’Architecte hors de danger pour le moment, car, grâce à sa condition, il n’était pas obligé de dormir de nouveau. Il pouvait veiller. Ce n’était pas le cas du jeune psychique, ni celui du compagnon de l’Architecte. Mais si elle ne se trompait pas, le lien fort qui existait entre les deux hommes ressemblait à s’y méprendre à un lien de flammes jumelles. Ce qui voulait dire que lui aussi était une Torche ou l’était devenu à son contact.

Elle se mit à espérer, alors qu’il n’y avait que de la crainte jusqu’alors… Elle n’était pas une voyante, comme sa mère, mais elle avait hérité d’un pouvoir rare chez les Torches. Elle pouvait les initier, une sorte de raccourcis en quelque sorte. Là où, pour une torche naissante, cela pouvait prendre des années, elle allait pouvoir leur révéler leur don. Bien sûr, cela allait lui couter beaucoup. Mais elle avait déjà vécu beaucoup aussi. Elle était fatiguée. Il lui fallait passer le flambeau. Elle avait hâte d’être utile. Elle avait déjoué les pièges de la Tisseuse et même rendu un être cher au Gardien, en détournant l’énergie qu’avait employé son ennemie. Mais à présent, il fallait agir. Son emprise sur le monde réel devenait trop évidente pour pouvoir la cacher. Et plus la population y croirait, plus ça deviendrait dur à combattre.

Combattre ! Il lui fallait trouver des soldats, car elle n’en doutait pas, l’affrontement aurait lieu, à la fois dans le monde gris et dans le monde réel.
Elle se balançait, allant inlassablement enfourner des cookies et des gâteaux au chocolat, puis retournant à sa place, car elle était sûre qu’ils viendraient. Elle était tout de même fière d’elle. Sa mère aurait su exactement quand ils arriveraient, mais elle, elle avait pu détourner une énergie de création pervertie.

Soudain, Ganja, son lévrier jappa joyeusement. Elle plissa les yeux, et un large sourire se peignit sur son visage. Par une étrange coïncidence, elle ne voyait pas un nuage de poussière se diriger vers elle, mais bien deux. Ils arrivaient en même temps, ce qui était un très bon signe, aurait dit sa mère. Elle pensa pour sa part « tu parles, encore plus de boulot pour mama joe d’un seul coup ».
(…)

Jusqu’au dernier moment je les observe. L’homme blanc prend parfois ça pour un manque de politesse. C’est tout le contraire, je leur montre que je les accueille, que je ne m’inquiète pas, qu’ils peuvent approcher. Je reconnais immédiatement le bel architecte. Mais je suis surprise de voir qu’il est accompagné par un autre homme que je ne connais pas… Décidément la vie me réserve toujours des surprises. Au loin, la deuxième voiture arrive, puis se gare. Je reconnais le jeune du centre commercial et lui fait un grand sourire, décidant de m’approcher. Je claudique un peu, ma hanche me faisant souffrir depuis l’épisode ou j’ai joué les guerrières farouches. Je renonce finalement à marcher jusqu’à eux, ayant trop mal.

Je leur fais signe de rentrer, et j’ouvre la porte. Les odeurs qui s’échappent de ma cuisine doivent les mettre en appétit, j’imagine. J’ai cuisiné toute la journée pour eux. Toutes sortes de cookies, de gâteaux au chocolat, dans différentes formes. Des formes bien particulières, en vérité. Le choix qu’ils feront, ou le non choix, me renseignera déjà sur quelque chose.

Je suis triste de voir le jeune psychique et le beau blond dans cet état, alors qu’ils me les ammene.
-entrez, entrez, vous avez plein de questions, et moi aussi. Mais surtout, il faut qu’on s’occupe de ces deux-là.
Je me retourne vers le jeune louveteau.
-alors Liam, pas trop déçu ? Je ne suis qu’une vieille bique un peu cuisinière sur les bords… Mais j’ai beaucoup aimé redevenir celle que j’étais avant, dans ton rêve. Tu m’as ramené ma balle ?

Je vois qu’il hésite à me la donner, comme si ça rendait tout ça trop réel.
-tu peux la garder si tu veux, c’est juste un vieux truc de vielle Torche pour te faire venir ici. Bonjour à toi aussi, jeune gardien. Je vois que Ganja est amoureux de ta chienne.
Le lévrier courrait en effet joyeusement autour de Frozen.

-deux guides qui se rencontrent, ce n’est pas rien, dis-je en regardant les chiens batifoler.
-je suis curieuse de savoir comment tu t’es débrouillé pour la garder… intacte ? Je ne pouvais pas faire plus que détourner une mauvaise projection de notre ennemie à tous…Oui, tout ça est vrai… Mais d’abord, venez-vous reposer un peu, et manger des gâteaux… J’ai du thé glacé pour aller avec.. Pas de café, désolé.. Enfin si, mais pas le droit d’en prendre, car sinon on ne pourra pas aller ou on doit aller ensemble…

Je les invite donc à entrer, et nous installons rapidement le blond et le brun sur mon lit… Je suis inquiète et je ne leur cache pas. Mais j’ai une solution pour le blond. Nous prenons le temps de discuter, mais ils ont tous les lèvres brulantes de questions. La jeunesse…
-bien, pour faire court, car nous n’avons pas beaucoup de temps, il y a une entité qui tisse sa toile dans votre ville. Elle le fait dans le monde onirique, connu entre autre sous le nom de monde gris. Mais elle le fait aussi dans le monde réel.

Je me tourne vers Luka, qui m’a donné son prénom.

-ce que tu as vu la bas est réel, les gens vont mal… Et je pense que l’épicentre de son pouvoir matériel est quelque part la bas. Elle a essayé de matérialiser une horreur, issu de ton subconscient, et j’ai pu détourner l’énergie qu’elle a déployé pour faire venir cette adorable chienne…Comment j’ai fait ça ? Avec mon pouvoir de Torche. Voilà ce que je suis. Mama Joe, dernière Torche encore vivante sur ce continent. Une torche est capable de plonger dans le monde gris, et, avec de l’entrainement, de changer des choses. Notre ennemie est capable de faire beaucoup de dégâts avec le même genre de don. Je crois comprendre, mais je peux me tromper, qu’elle se nourrit des peurs qu’elle arrive à engendrer chez les gens. Je pense que, comme elle ne veut pas épuiser sa nourriture, elle met en stase ses dormeurs. C’est ce qui arrive au jeune Matrim, et à Mick.

Je prends le temps de les observer, un à un et de leur expliquer ce que je peux faire ou pas. Changer les rêves, modifier les cauchemars, se cacher derrière des idées, ce genre de choses.. Chad rit un peu lorsque je lui dit que l'idée du jeu vidéo vient de mon petit fils.... Puis je continue.

-j’aurai aimé vous rencontrer autrement, mais je suis honorée de vous rencontrer. Si je ne me trompe pas, Mick, Chad, Luka, Liam, vous êtes des torches potentielles. Quant à toi, jeune homme, je ne sais pas ce que tu fais la, mais d’après ce que vous m’avez raconté, tu es un psychique, comme l’homme enfant, sur lit. Votre condition est incompatible avec celle de Torche. Mais tu vas pouvoir nous aider. C’est même une aubaine.

Je lui serrai chaleureusement l’épaule. L’intervention de l’Architecte m’avait enlevé la douleur à la hanche, et je pouvais de nouveau me déplacer normalement.
-pendant que tes amis vivront leur initiation, tu m’aideras à faire revenir le jeune homme.
Je lui souris, car il venait de me donner son accord. Brave garçon.

-bien… Il faut faire vite… Je peux tous vous envoyer dans un rêve commun, dans un coin du monde gris à l’abri de l’influence de notre ennemie. La bas, vous y découvrirez votre don de Torche. Chad, tu pourras appeler grâce à ta connexion avec lui, ton amoureux. Il est une torche, j’en suis sure, à présent. Ça le sortira de son état de stase. Il pourra lui aussi découvrir son don. Liam, quand tu plongeras dans le monde gris, n’ai pas peur. Toi aussi tu pourras appeler quelqu’un. Quelqu’un que tu connais, ou quelqu’un que tu ne connais pas. Tu as ce pouvoir, comme toutes les torches qui s’éclairent pour la première fois. Il en va de même pour toi, Luka. Tu peux appeler quelqu’un pendant ton initiation. Vous n’avez pas besoin de connaitre cette personne, même si c’est souvent le cas. Votre esprit, votre cœur, trouvera ce qui est juste. Il est important que votre initiation se passe à deux.

Ils me regardent tous, à la fois fascinés et craintifs. J’ai une bonne idée de ce que peut être leur don, vu ce qu’ils ont choisis comme forme de cookie… Mais je peux me tromper… Si seulement j’étais une meilleure torche…
(…)

Hrp : vous allez tous recevoir un MP  décrivant le don que vous allez recevoir. Vous avez le droit de l’utiliser 2 fois en tout et pour tout. Une fois pendant votre initiation, et une fois jusqu’à la fin du rp… Vous devez, de plus, m’envoyer à MOI, à prendre en priorité parmi la liste des inscrits, le nom de la personne que vous appelez en tant que Torche. Cette personne sera donc immédiatement intégrée au rp « initiation » (je lui enverrai un MP)et passera cette initiation avec vous, et héritera elle aussi de son don. Pour éviter les doublons, vous pouvez me donner deux noms…

Maxence : de ton côté, tu vas aider a réveiller Matrim, mais je te rassure, ton intervention sera bien plus importante que ça, Mama Joe a besoin de toi pour la suite, et le combat dans le monde réel.


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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mer 27 Mai - 2:28





C'est parti, mon Kiki !


Sans rechigner, je poursuis mon conducteur du jour. C'est vrai que je ne lui est pas laisser le choix mais peu importe, c'était un décision vitale pour ma santé mentale déjà peu stable. Je n'allais tout de même pas rester toute ma vie avec cette question sans réponse. J'ai donc succombé à l'appel. Devant la voiture, je ne peut retenir un sifflement appréciateur. Cette BMW est un pur chef d’œuvre ! Ai-je le droit de ronronner dessus ? Comment ça seul les chats ronronne ! Je ne vous le permet pas. C'est un vrai petit bijou de tout beauté que j'ai devant moi, j'ai bien le droit d'en profiter un max. Je m'auto félicite de ma décision en montant à l'intérieur, rien que le bruit du moteur est un délice à écouter. Nous faisons un petit détour à la station essence tandis que je m'extasie de la Z4. Lorsque l'on reprend la route, Luka me pose des questions sur ma rencontre avec ma Mama, ce que je m'empresse de lui répondre agrémenté de mes commentaires, s'il vous plaît. Le paysage ne m'intéresse gère. Je préfère m'amuser avec la vieille balle et grattouiller le chien à l'arrière. Je donne juste un coup d'oeil par la vitre et constate que c'est flou par endroit Je secoues la tête pour reprendre contenance. Je dois être juste fatigué psychologiquement par ces événements à la chaîne et continu mon histoire.

Ensuite c'est au tour du jeune homme de me raconter sa version et sa rencontre avec la grand-mère. D'ailleurs son histoire à l'air aussi démentiel que la mienne. J'en suis soulagé. Je ne suis pas aussi fou que je le pensais. Un chien ne peut pas se téléporter dans le temps et si je crois ses dires, le husky viens de nous faire un sacré bond à travers les âges. Ce qui est par contre moins agréable à entendre, c'est que le monde de plus en plus ténébreux. Va falloir qu'on fasse quelque chose contre cette foutu araignée avant que le chaos éclate  pour de bon sur Terre. C'est que j'ai encore ma scolarité à finir et des championnats à gagner. C'est pas prévu dans mon agenda que l'humanité se termine si rapidement. Dans tout les cas, la fin de sa phrase m'arrache un sourire. Je confirme que c'est un petit patelin que même un journaliste expérimenté ne connaîtrait pas.

Le chemin va être long... Cinq heures sans rien faire, enfermé dans une petite boite fort sexy, je vais avoir du mal. Le pire c'est que je m'interdit de dormir. Hors de question que je retombes dans un de ses cauchemars meurtriers. Je préfère avoir des cernes sous les yeux et carburer au café que de revivre cela. Luka me sort de ma torpeur en voulant apprendre à me connaître. Je lui déclare que j'ai bien 15 ans, je suis un champion niveau sport sans trop me venter et réponds à d'autres banales questions sur ma vie de lycéen. Pour faire passer le temps, je lui demande aussi sur sa vie étudiante et le métier qu'il exerce. Des interrogations bateau, en bref, juste pour le connaître un peu. C'est tout de même à lui que je confie ma vie dans cette voiture ! J'ai le droit d'en savoir plus sur le bonhomme. Sauf que je me crispe lorsqu'il aborde mon coté lycanthrope. Je ne suis toujours pas totalement habitué à en parler. Un peu avec la meute, brièvement avec Caracole et le plus souvent avec mon alpha et son frère de parents différents. Je lui explique sans trop de détails mes péripéties lupins et mes soirées de pleines lunes.

La conversation change de sujet après un long silence de ma part. Les heures passent au fur et à mesure que les kilomètres avalent le bitume.  Les chemins deviennent au fil du temps de plus en plus accidentés.  Il y a du maïs à perte de vue, et aussi des senteurs étranges, florales. Alors que je pense voir uniquement une couleur monotone de maïs, je remarque, surpris, que des centaines et des centaines de variétés de fleurs, aux couleurs chatoyantes et aux senteurs exquises, se cachent parmi les plans de maïs, au fur et à mesure qu'on approche d'une maison que l'on aperçois au loin.
C'est avec une certaine angoisse qui me prend au tripes  que nous roulons à vive allure vers la petite maison au toit de chaume.

Proche de celle ci, je vois une voiture déjà garé sur le devant du perron. Ses occupants sont deux hommes dont l'un que j'ai déjà vu avec la meute de Ruby. Je ne suis pas sûr que ce soit un loup-garou, néanmoins son odeur me l'indiquera. Le véhicule se gare à coté de l'autre. Je remercie brièvement le loup de m'avoir conduit jusqu'ici, sort de l'habitacle et salut rapidement les deux jeunes gens. Étant resté trop longtemps assis, je m'étire de tout mon long et lâche un petit bâillement que je m'empresse de cacher derrière ma main.

J'aperçois 'Ma Joe, se balançant tranquillement sur sa chaise à bascule, observer tout ce beau monde qui vient d'envahir ce paisible lieu. Lorsque qu'elle s'avance vers moi avec un sourire, je le lui rends  avec autant d'ardeur. Soudain, je fronce les sourcils en remarquant sa démarche boiteuse. Elle est toujours blessée alors que nous sommes sorti de ce rêve depuis un bon bout de temps?! C'est en partie de ma faute puisque elle se l'ait faite en me sauvant. Le seul truc que j'ai fait pour la remercier, c'est de ne pas l'avoir cru à mon réveil. Une bonne odeur de biscuit m'empêche de culpabiliser plus longtemps. Dès que la grand-mère nous invite à rentrer chez elle, je n'attends pas que l'on me le dise deux fois. Deux autres personnes sont extirpés de la voiture appartenant au membre de l'autre clan alpha. Je me pose plusieurs question sur leurs états. Ce n'est tout de même pas un coup de la folle aux toiles ? A croire que si. J'ai eu de la chance de ne pas finir dans un état comme celui ci. Ma mère aurait paniquée et j'aurai fini mes jours dans entre quatre murs blancs puant l'antiseptique.

-Alors Liam, pas trop déçu ? Je ne suis qu’une vieille bique un peu cuisinière sur les bords… Mais j’ai beaucoup aimé redevenir celle que j’étais avant, dans ton rêve. Tu m’as ramené ma balle ?

Même hors rêve, 'Ma a toujours autant la classe. Puis la cuisine, c'est cool. Ne dit-on pas que le cœur d'un homme passe par son estomac ? Si la nourriture est aussi bonne que l'odeur qu'y en dégage, c'est parfait pour moi. De plus, la Mama Odie, c'est juste un fantasme visuel. Ça ne modifie pas le caractère même de Joe ni son comportement. Enfin je l'espère. Quand elle me réclame la balle, je m'accroche à cette objet. Je n'ai pas envie de la lui rendre tout de suite. C'est que je m'y suis attaché durant le voyage. Elle a l'air de comprendre mon hésitation puisque qu'elle me la donne. Je la remercie poliment et lui offre un joyeux sourire.

Soudain, une boule de poil court à toute vitesse vers le husky de Luka. Oh, mais c'est le lévrier de la dernière fois ! Je les regarde s'amuser quand le mot manger passe dans mon oreille. Ça tombe bien, j'ai un petit creux. Pour le repos, on verra cela plus tard. Je ne suis toujours pas prêt à fermer mes yeux pour le moment. Le blond et le brun évanouis sont installé sur un lit en attendant leur réveil. Je ne sais pas trop comment ça va se passer mais bon, je fais confiance puisque je n'ai pas d'autres choix. Ma Mama nous explique enfin ce qu'il se passe et les répercussions causées un peu partout dans le monde. A ce que j'ai compris, une araignée tente de pompé l'énergie des individus pour quitter le royaume des songes et envahir notre planète. Le topo normal pour un grand méchant dont le seul but dans la vie est de devenir super puissant. L’attrait du pouvoir monte à la tête de certains, j'en suis persuadé.  C'est pas possible autrement qu'avoir des situations comme celle ci.

Quand vient le sujet des Torches, j'écoute attentivement pour assimilé l'information. Je me souviens que la vielle dame m'avait nommé comme cela dans mon rêve. Après divers sujets en référence avec notre catastrophe irréelle sont mis sur la table. Au fur et à mesure des informations, je commence à avoir peur. Je ne suis pas aussi courageux que j'en ait l'air. Beaucoup de baratin, de l'impulsivité à fond, de l'aide avec mon coté loup et les trois quarts du temps, laisser le contrôle à ma fureur. Étant en pleine possession de mes moyens, je ne pense pas y arriver à quoi que ce soit de dangereux.

L'initiation me fait craindre le pire. Suis-je vraiment la bonne personne pour tout ceci ? Parce que, bon sang, des peurs, j'en ai une palanquée. La plus grande peur, c'est soi même. Et bien, dans mon cas, j'en suis terrifié. Je ne connais pas mes propres limites quand je perds le contrôle. S'en ai devenu pire lorsque j'ai été transformer en loup-garou. Je ne sais pas qui viendra m'aider mais cet individu aura du boulot avec moi. Je prends un petit cookie sur la table et le grignote en réfléchissant à cette situation.Quel peut bien être mon don dont elle parle si souvent ? Tant qu'il n'est pas dangereux et est sans risque pour la vie d'autrui, ça me va. Serais-je à la hauteur des attentes de Mama ? Je l'espère. Comme le proverbe dit, l'espoir fait vivre. J'en aurai bien besoin avec de la chance en bonus.



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Dernière édition par Liam Dunbar le Mar 13 Oct - 14:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Ven 29 Mai - 14:57


[Event : La Tisseuse]


Ma connexion avec Chad me permit de comprendre rapidement qu’il était aussi touché par cette vague étrange qui déferlait sur la ville. L’état de Mick et de Matrim m’inquiétait, ainsi je demandai comment être utile.

- On les installe dans la voiture et on file voir cette vielle femme.

Si une solution providentielle se trouvait quelque part, je croyais fermement en Chad et le savais capable d’arranger la situation. J’avais un rôle à jouer sinon je n’aurais pas été attiré chez Mick et lui – alerté mentalement par un danger invisible – mais je ne savais pas encore lequel. Je m’approchai de Matrim et passai mes bras sous son buste et ses jambes. Chad et moi avions vu trop de cadavres pour que l’idée de porter une personne décédée ne m’effleure pas l’esprit. Fort heureusement, celui qui possédait des dons semblables aux miens respirait encore comme le montrait le mouvement régulier de sa poitrine.

Chad m’ouvrit le chemin jusqu’à sa voiture dans laquelle j’installai Matrim le plus confortablement possible en attendant que Mick le soit lui aussi à ses côtés.

Lorsque le moteur démarre, la destination étant programmée dans le G.P.S., je jetai un coup d’œil à l’arrière avant d’offrir à Chad un sourire d’encouragements.

La situation était cocasse, mais il ne s’agissait pas d’un départ en vacances avec deux enfants endormis à l’arrière. Deux amis étaient plongés dans un sommeil profond, semblable à l’inconscience. Où que soit leur esprit, j’espérais qu’il se trouve en sécurité.

Chad finit par accélérer pour nous faire quitter la ville au plus tôt. Je parvenais de mieux en mieux à fermer mon esprit pour me couper des interférences extérieures, néanmoins il ne fallait pas être télépathe pour ressentir le malaise tout autour de nous. Chad le percevait également. Toute personne encore saine d’esprit l’aurait perçu, comme les signes annonciateurs d’un orage, une tension dans l’air et un ciel s’obscurcissant.

- Je me demande si je ne suis pas encore dans un cauchemar, cette histoire rend dingue.

- Il y a de quoi s’inquiéter car si c’est un cauchemar il est sacrément réaliste.

Je partageai la même sensation que lui, d’avancer lentement comme si nous étirions un lien incassable nous raccrochant à Beacon Hills. Et le changement de paysage n’eut pas d’effet sur cette impression. Bien qu’il n’y ait personne sur notre passage, je gardai verrouillé mon esprit. Les bosquets semblaient nous observer, se densifiant comme pour nous étouffer avant que nous soyons trop éloignés de leur emprise.

Le GPS, focalisé sur la destination, fut une porte de sortie sûre. Il fallait avancer coute que coute. Les paysages défilaient, perdant parfois toute cohérence et nous plongeant dans une atmosphère chaude alors que l’inquiétude nous faisait frissonner. Le bruit créé par la Maserati évitait à notre attention d’être captiver par tout ce qui pourrait paraitre suspect.

Chad finit par s’arrêter à l’ombre d’un chêne. Je fus rassuré de ne pas voir ce végétal imposant dévoré par un quelconque phénomène surnaturel : pas de tronc difforme ni de branches biscornues qui aurait contribué à une ambiance glauque. Le silence et l’absence de pensées me parut même agréable. Nous devions nous désaltérer et faire boire tant bien que mal les deux endormis sur la banquette arrière. La tendresse de Chad envers Mick fut touchante. Par amitié pour lui, je pris tout aussi soin de Matrim.

Nous refermâmes doucement les portières alors qu’il était inutile d’éviter de faire du bruit. Le sommeil de Mick et Matrim n’avait rien de naturel. Chad avait déjà essayé de les réveiller. Et avait échoué.

- Cet endroit est un vrai labyrinthe.

Après que nous soyons repartis, la destination nous sembla proche. Mais elle ne l’était pas puisqu’un nouveau dédale de routes brouilla notre sens de l’orientation.

- Max, tu vois toutes ces fleurs ? Y en avait pas avant et maintenant il semble en pousser partout et de toutes les espèces. Je crois même avoir vu des fleurs de montagne y  a cinquante mètres.

Il était vrai que la nature semblait se parer d’armes délicates pour conter-carrer la grisaille qui s’étaient étendue. Mais les caractéristiques des végétaux se rapportaient à un climat tropical. Loin de ce que nous connaissions en Californie.

La maison de cette Ma Joe semblait être un phare même en pleine journée. Là était notre destination. Je ressentis le soulagement de Chad. Cette possible aide inconnue n’était pas irréelle. C’était déjà une bonne chose.

Nous prîmes le temps de nous occuper de Mick et Matrim avant de nous approcher de cette vieille dame qui nous attendait.

Lorsqu’une voiture s’approcha à notre suite, Chad m’indiqua mentalement qu’il s’agissait d’un membre de sa meute. Lorsque toutes les personnes attendues furent arrivées, Ma Joe nous invita à entrer en s’adressant tour à tour à ceux qui franchissaient le seuil de sa maison.

- Entrez, entrez, vous avez plein de questions, et moi aussi. Mais surtout, il faut qu’on s’occupe de ces deux-là.

Personne n’avait amené un ami dans le même état que Mick et Matrim. Je ne dis rien mais était-ce bon signe ? Pourquoi eux ?

Deux chiens coururent dans la pièce lorsque Ma Joe et l’adolescent qu’elle avait appelé Liam évoquèrent leur précédente rencontre. Cette femme lui état très certainement apparue de la même manière qu’à Chad.

Lorsque son frère de meute s’avança à son tour, elle le salua avec une attention particulière.

- Deux guides qui se rencontrent, ce n’est pas rien. Je suis curieuse de savoir comment tu t’es débrouillé pour la garder… intacte ? Je ne pouvais pas faire plus que détourner une mauvaise projection de notre ennemie à tous…Oui, tout ça est vrai… Mais d’abord, venez-vous reposer un peu, et manger des gâteaux… J’ai du thé glacé pour aller avec... Pas de café, désolé... Enfin si, mais pas le droit d’en prendre, car sinon on ne pourra pas aller ou on doit aller ensemble…

Je ne compris pas où nous devions aller, surtout au vu de la santé physique de cette vieille dame qui avait eu du mal à se déplacer depuis son rocking-chair.

Après nous être brièvement présentés, nous fûmes suspendus à ses lèvres pour une explication sibylline.

- Bien, pour faire court, car nous n’avons pas beaucoup de temps, il y a une entité qui tisse sa toile dans votre ville. Elle le fait dans le monde onirique, connu entre autre sous le nom de monde gris. Mais elle le fait aussi dans le monde réel.

Je pris minutieusement note de ce qu’elle venait de dire tandis qu’elle se tourna vers Luka.

- Ce que tu as vu là-bas est réel, les gens vont mal… Et je pense que l’épicentre de son pouvoir matériel est quelque part là-bas. Elle a essayé de matérialiser une horreur, issu de ton subconscient, et j’ai pu détourner l’énergie qu’elle a déployé pour faire venir cette adorable chienne…Comment j’ai fait ça ? Avec mon pouvoir de Torche. Voilà ce que je suis. Mama Joe, dernière Torche encore vivante sur ce continent. Une torche est capable de plonger dans le monde gris, et, avec de l’entrainement, de changer des choses. Notre ennemie est capable de faire beaucoup de dégâts avec le même genre de don. Je crois comprendre, mais je peux me tromper, qu’elle se nourrit des peurs qu’elle arrive à engendrer chez les gens. Je pense que, comme elle ne veut pas épuiser sa nourriture, elle met en stase ses dormeurs. C’est ce qui arrive au jeune Matrim, et à Mick.

Cette réalité ou ce rêve tangible était effrayant. L’idée que quelque chose, quelque part, puisse se repaitre de notre essence nous alarma tous. Surtout parce que deux de nos amis en étaient les victimes. Et que toute la ville de Beacon Hills était au cœur de cette fameuse toile.

- J’aurai aimé vous rencontrer autrement, mais je suis honorée de vous rencontrer. Si je ne me trompe pas, Mick, Chad, Luka, Liam, vous êtes des torches potentielles.

J’espérai que nous étions arrivés à temps. Soudain, la vieille dame s’adressa directement à moi.

- Quant à toi, jeune homme, je ne sais pas ce que tu fais là, mais d’après ce que vous m’avez raconté, tu es un psychique, comme l’homme enfant, sur lit. Votre condition est incompatible avec celle de Torche. Mais tu vas pouvoir nous aider. C’est même une aubaine.

Elle ne connaissait pas la raison de ma présence mais la bienveillance avec laquelle elle parlait chassait beaucoup de mes doutes.

- Pendant que tes amis vivront leur initiation, tu m’aideras à faire revenir le jeune homme.

J’hochai doucement la tête en guise d’acceptation.

- Bien… Il faut faire vite… Je peux tous vous envoyer dans un rêve commun, dans un coin du monde gris à l’abri de l’influence de notre ennemie. Là-bas, vous y découvrirez votre don de Torche. Chad, tu pourras appeler grâce à ta connexion avec lui, ton amoureux. Il est une torche, j’en suis sure, à présent. Ça le sortira de son état de stase. Il pourra lui aussi découvrir son don. Liam, quand tu plongeras dans le monde gris, n’ai pas peur. Toi aussi tu pourras appeler quelqu’un. Quelqu’un que tu connais, ou quelqu’un que tu ne connais pas. Tu as ce pouvoir, comme toutes les torches qui s’éclairent pour la première fois. Il en va de même pour toi, Luka. Tu peux appeler quelqu’un pendant ton initiation. Vous n’avez pas besoin de connaitre cette personne, même si c’est souvent le cas. Votre esprit, votre cœur, trouvera ce qui est juste. Il est important que votre initiation se passe à deux.

Toute notre attention était tournée vers elle, nous étions à la fois fascinés et perplexes. Elle nous désigna les cookies qu’elle avait préparés pour nous.

Je tendis la main puis me ravisai. Je sentis qu'elle attendait quelque chose en retour. Son regard m'intriguait.



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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Dim 31 Mai - 17:58







Suis le lapin blanc



Le jeune Liam s’extasie devant ma Hime. Je le comprends. J’étais comme lui quand Sayo m’a confié les clefs. Je m’amuse doucement de sa réaction et dès que nous sortons de la ville je pousse un peu le moteur. Déjà parce que j’aime ça, puis parce que la route sera déjà bien assez longue comme ça pour qu’en plus, je roule comme un papi, et enfin, pour qu’il puisse en profiter un peu lui aussi.

Pendant le trajet, nous discutons de choses et d’autres : comment cette fameuse Mama Joe est entrée en contact avec nous, comment la Tisseuse a tenté de nous embobiner, l’étrangeté de la situation, mais aussi les choses plus bateau comme le lycée ou la fac, les cours, le boulot et le sport ou les loisirs de façon plus général, sans oublier la case surnaturel évidemment.

Du coup, quand je lui parle de l’apparition de Frozen alors que son corps devrait être en train de nourrir un cerisier à fleur au Japon, l’adolescent fait de grands yeux. Mais en repensant à ce qui lui est arrivé, il ne tarde pas à accepter l’idée. Il frissonne quand je lui confie mes impressions sur l’atmosphère actuelle. Les Yokai sont en train de se pointer et je n’aime pas ça du tout. Je ne suis pas certain que ma partie lycane soit en mesure de lutter contre ces choses, mais je sais aussi que je n tiendrais pas bien longtemps si je dois utiliser les capacités d’Ama et mon « Ink gift » comme elle l’appelle.

Oui, le chemin est long et tortueux, et là, je ne parle pas par métaphore. Sérieusement, qui peut bien vivre dans un coin aussi paumé ?! Alors nous discutons. Liam est donc un ado qui touche sa bille au Lacrosse. Il me parle un peu des cours et de sa famille, de son intégration l’école et de son meilleur pote. Suite à cela il m’interroge à son tour. Alors je lui explique que je suis encore des cours plus par désire de me perfectionner que par réel besoin de diplôme et que pour le moment je gagne un peu d’argent grâce à mes graphes, les fringues que je dessine et réalise et mes « missions » en design d’intérieur. Je lui parle rapidement de mes projets de réalisation et nous échangeons quelques temps sur les films que nous aimons l’un et l’autre.

Je parle ensuite de sa lycanthropie. Ses muscles se bandent et je comprends que c’est tout frais. Ce n’est pas facile d’accepter ce nouvel état. Souvent, les jeunes lycans n’écoute pas leur loup et cela les mènent à la catastrophe. J’ai la chance d’avoir parlé à Amaterasu avant qu’elle entre en moi, mais il faut dire que ma situation est particulière. Je comprends tout de même qu’il a un alpha, mais je me promets de garder un œil sur ce jeune homme très prometteur. Le contrôle n’est pas évident. Et avec toutes les nouvelles créatures qui rôdent à Beacon Hills, il n’est pas étonnant que je me sois senti attiré par la ville à nouveau.

Le silence s’impose puis Liam le rompt avec un autre sujet. Cinq heures de route : nous allons pouvoir explorer de nombreux sujets. Et en effet, nous parlons de tout et de rien…surtout de rien d’ailleurs. Mais c’est avec ces riens que l’on apprend à connaître le mieux une personne. On se sent à l’aise dans les sujets les plus communs, et étrangement, ce sont ces discussions en apparence sans importance qui livrent le plus de choses sur une personne.

Le temps passe, la route se déroule, et peu à peu, nous nous enfonçons dans un lieu hors du temps. Du maïs à perte de vu, un labyrinthe de maïs dans lequel nous nous perdons avec pour seul fil d’Ariane, un appareil électronique qui a du mal à capter le satellite… Du jaune encore, du jaune soleil…Amaterasu se sent bien. Il fait bon ici. La pénombre des ombres se tient bien loin d’ici. Puis, petit à petit, le maïs se teinte de quelques couleurs. Du rouge coquelicot, du violet lavande, des Dalia blancs et noir, les tulipes de toutes les couleurs, des fleurs de tous types. J’aperçois même les tiges de quelques Tacca Chantrieri… comment ces plantes peuvent-elles être là ? Ce n’est ni le lieu, ni le climat ni la saison.

Nous arrivons finalement devant la petite maison. Au loin, j’aperçois des silhouettes masculines ; je reconnais sans mal Chad, mon frère de meute. Mick n’est surement pas loin. Sans doute l’une des quatre autres auras que perçoit Ama. L’une de ces auras est radicalement différente des autres et surtout indescriptible. Serait-ce celle de la fameuse Joe ? J’arrête le moteur de Hime et nous descendons de voiture. Je vais aussitôt saluer mon frère loup et je découvre un Mick en sommeil. Chad me fait signe que je comprendrais bien assez vite alors je reporte mon attention sur notre hôte.

Ma’ Joe est une vieille dame de couleur qui dégage bienveillance et force. Elle est dotée d’un regard pétillant que ses lunettes ne peuvent dissimuler et d’un sourire réconfortant mais fatigué. Elle se lève de sa rocking chair en boitant. Je sens Liam réagir. Sait-il où et comment elle s’est blessée ? Sans se défaire de son sourire, elle ouvre la porte de sa maison, libérant une alléchante odeur de pâtisseries.

J’ai Chad et l’autre garçon, qui s’est présenté sous le nom de Maxence, à porter et installer Mick et l’autre jeune homme à l’intérieur. Notre hôte en profite pour échanger quelques mots avec Liam et pour finalement lui donner la balle. Elle s’adresse ensuite à moi. « Gardien », m’appelle-t-elle. C’est ce que je suis. Kamiga, Gardien des Kami. Est-ce cela qui l’a fait se pencher sur ma personne ? Elle s’amuse du comportement de nos chiens. Le lévrier semble s’être épris de Frozen et je pense pouvoir affirmer que le sentiment est réciproque. Ma chienne est donc devenue une « guide », un rôle qui lui sied à merveille. Elle s’amuse avec le lévrier et le câline. C’est indéniable : elle l’aime beaucoup.

Joe me demande comment j’ai réussi à la préserver du soleil et elle en profite pour me donner les prémices d’une explication quant à l’apparition du husky à mes côtés. Ainsi, elle est née d’une ombre de cette Tisseuse. Cela explique pourquoi elle est si sensible à la lumière du soleil. La chienne me regarde et semble sourire, puis elle aboie avant de retourner vers le lévrier. Dans le regard de Mama Joe, je sens la question qui lui brûle les lèvres. Pour lui répondre, je laisse avancer Ama et mes yeux luisent d’un or solaire. Je suis presque certain qu’elle peut apercevoir la déesse qui s’incline respectueusement devant elle. Je m’incline à mon tour.

« Luka Okalani Wesley Ama, Kamiga de l’encre solaire, gardien de la déesse Amaterasu.

Joe nous invite à nous installer à table, autour des douceurs préparées plus tôt, et de thé. Elle nous explique qu’elle ne peut nous servir du café car cela nous empêcherait de nous rendre dans nos songes ensemble. Elle entre rapidement dans le vif du sujet et nous résume la situation : une entité malfaisante est bien décidée à s’emparer de la ville et pour se faire elle utilise le monde onirique mais aussi la réalité. Ce que j’ai constaté n’est donc pas le fruit de mon imagination. L’épicentre de ce mal serait du côté du lac ? Elle me donne une explication plus détaillée sur le retour de frozen puis elle se présente.

Elle dit être ce qu’elle appelle une Torche. Elle nous parle du monde gris et de ses suppositions quant à la façon dont la créature se nourrit. Son hypothèse expliquerait l’état de Mick et de l’autre garçon. D’autres sont-ils dans ce même état ? Derek est-il plongé dans cet étrange sommeil ? Sans trop savoir comment, j’ai la sensation que oui, et je n’aime pas ça du tout ! Joe nous en dit un peu plus sur ses capacités puis elle nous annonce que nous sommes nous-même des torches potentielles. Le dénommé Maxence non, mais il est doté de capacités psychiques qui le rendent très intéressant.

*Il est sexy, pas besoin de plus pour le rendre intéressant.*

*Ama !*

Joe nous annonce le programme. Elle va nous envoyer dans un rêve commun, dans un espace onirique où la Tisseuse ne peut nous faire de mal. Nous sommes supposés découvrir nos pouvoirs de torche dans cette…dimension. Je m’attends presque à ce qu’elle ouvre une porte sur Tardis… bref, là-bas, chacun de nous aura à approcher quelqu’un. Une autre torche ? je croque un bout de cookie tout en écoutant attentivement les explication de la Torche. Comme toujours, j’ai porté mon choix sur un cookie rond. Cette forme a toujours été celle qui me parlait le plus. Rond comme le soleil, comme le ventre d’une mère qui protège, aime, donne la vie. Dotée d’une compassion sans égale et d’un instinct à toute épreuve, une femme enceinte est la créature la plus respectable qui soit à mes yeux. Et puis…c’est super bon les cookies !

Nous sommes tous prêts à commencer cette initiation onirique. Nous sommes tous prêts à découvrir nos talents de torche ; Notre choix se porte sur la pilule rouge…nous suivrons le lapin blanc jusqu’à la veuve noire !




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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Lun 1 Juin - 13:32

Initiation
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim, liam, luka et les autres
Tout le monde était là, et tout le monde était prêt. J’avais maintenant une idée assez avancé sur le genre de Torches que chacun de mes invités pouvait être, en me basant sur leur choix. Les formes indiquaient beaucoup de choses, mais cet art n’était pas précis. Je pouvais me tromper en ce domaine comme dans beaucoup d’autres… Ma mère aurait su. Mais j’avais un autre atout, et il était temps de l’utiliser, même si ça allait me vider… Une initiation accélérée..
-Je vai vous amener là ou vous aller vous révéler. Maxence et moi nous occuperons de Matrim ensuite. IL va falloir faire vite, j’ai peur que notre ennemie prenne trop rapidement des forces.

Au-delà d’un certain point, aucun d’entre nous n’y pourra plus rien. Venez..
Je les invite à me suivre, et à prendre chacun une chaise, sur le perron. A côté de chacun d’eux, je leur demande également de placer un fauteuil vide. J’en ai plus que nécessaire dans la remise. Nous plaçons également délicatement le beau blond à côté de l’architecte, dans le fauteuil situé juste à côté du sien. Je place alors une cordelette d’argent reliant le poignet de l’architecte à celui de son amoureux.
-pour toi, Chad, ce sera simple. Dès que j’ouvrirai la porte à ton initiation, contente toi de penser à lui, et il devrait être à tes côtés. Dès que vous aurez triomphé de votre épreuve, il se réveillera à tes côtés, ici…

Je place ensuite un autre fauteuil et invite Liam à s’assoir à côté de celui-ci.
-c’est symbolique. Je ne sais pas qui tu vas appeler, et sans doute toi non plus. Mais nous représentons la place qu’il devrait occuper, à tes côtés.
Je lui noue également une cordelette, autour du poignet, celui qui est prêt du fauteuil vide.

Je fais alors de même avec Luka.
-gardien, ta nature devrait appeler une Torche proche de tes aspirations. Je lui noue également une cordelette, et je vais ensuite chercher un fauteuil. Celui sur lequel on avait installé Matrim un moment… Je ressens quelque chose de bizarre, comme si le jeune homme avait imprégné ce fauteuil, comme si son être appelait à l’aide quelqu’un… Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non, alors je me contente de faire ce que j’ai fait pour les autres.
-bien… la suite n’est pas si compliquée. Fermez les yeux, et sentez les odeurs qui vous parviennent. Il faut isoler celle qui vous plait le plus. Narcisse ? Rose ? Orchydée ? Concentrez vous sur l’odeur qui vous parle le plus, en quelquesorte. C’est une chance, vous êtes tous les trois des loups, vous pouvez donc y arriver plus rapidement. Je vous rejoins la bas. Visualisez une zone neutre, en sécurité, sans couleurs hormis celles que vous apportez.
(…)

Très rapidement, vous plongez dans le monde gris, avec, pour chacun d’entre vous, un lien particulier à une odeur, une fragrance parmi toutes les fleurs cachées au milieu du maïs. Vous vous retrouvez sur une dalle très grande, lisse, grise, et vous remarquez rapidement Mama Joe qui se matérialise près de vous. Elle est de nouveau comme Liam l’a vu la première fois, plus jeune, guerrière, et son sourire est contagieux.

Pour Chad, elle t’indique un seuil que tu remarques pour la première fois : il est constitué de structures géométriques, et les matériaux semblent à la fois modernes et anciens. Des parties sont manquantes, d’autres ont l’air de venir du futur, très technologiques. Le seuil vibre, vous appelle. De l’autre côté, un labyrinthe t’attend, ainsi que Mick. Tous les deux êtes parfaitement conscients de l’autre, à l’autre bout, et tous les deux vous devez réussir à vous retrouver. Ce que vous craignez est rapidement confirmé : des formes rodent entre les courbes et les angles. Il y a du plastique, du bois, de la terre. On dirait un labyrinthe végétal et moderne…
Luka, elle t’indique une porte qui ressemble fort à un coffre-fort, et un code se forme au-dessus. 4 5 3 5

La porte s’ouvre et tu vois des couleurs chatoyantes, de l’or, de l’argent.
De l’autre côté, tu te retrouves dans une sorte de caverne. Il y a une multitude de pièces d’or, et un homme se dresse au centre, assis en tailleur, une flute à la main. Il te regarde d’un air amusé. Puis tourne la tête à ta gauche. Tu y vois une autre personne arriver (matthias). Qui a l’air étonné de se trouver la. Comme une voix qui résonne, tu entends le rire de Mama Joe « ah ! Évidemment, petit fripon ! le jeune psychique ne dors pas si profondément que ça, apparemment ! »… Elle a l’air de parler de Matrim, mais pourquoi ?

Liam : Un mur se dresse la ou il n’y avait rien. Il est remplis de tags, mais tous son gris. Elle te désigne une fissure, qui te semble de plus en plus large au fur et à mesure que tu la regardes.
Y pénétrant, tu découvres un spectacle assez perturbant. Tu as l’impression d’être au bord d’une sorte de camp, grillagés, avec des fils barbelés. Des lumières qui bougent indiquent visiblement ce qui semble être une ronde de gardes. Tu en repère certains, dont le costume ressemble plus ou moins à ce que notre inconscient attribue à un costume de soldat nazi. Il y a effectivement un symbole sur leur brassard, mais il ressemble à une arraignée stylisée. En regardant la structure, tu as l’impression qu’un dome, au centre, semble être plus important.. Tu SENS qu’une personne s’y trouve, et que c’est ton partenaire pour cette initiation.

Therence : tu te réveilles après un long cauchemar, et tu te retrouves à l’intérieur de ce fameux dôme, en ayant l’impression d’avoir été appelé par quelqu’un, quelqu’un qui a le pouvoir de contredire l’ordre établis.
Tous les deux vous entendez une voix lointaine « rappelez vous… Il existe des lois. Des lois immuables… Les gardes surveillent, la pierre ne se brise pas, la nuit est sombre ».


Maxence : Mama Joe reviens à elle assez vite, et t'invites à s'approcher de Matrim.
-je le soupçonne de m'avoir joué un tour, celui la. Il a , je crois, forcé la main pour appeller quelqu'un en particulier. Un certain Matthias. Tu connais ?
Elle ne semble pas fachée pour autant.
-bien, j'ai besoin de toi. Tu peux arriver à le contacter ? Et, peut être, tu peux réussir à les suivre tous, dans leur épreuve, et les aider.
HRP : je vous laisse libre de décrire bcp de choses, vous battre, enqueter etc et j’interviendrait par de courtes interventions pour vous orienter / vous donner d’autres épreuves / vous faire avancer.

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 2 Juin - 2:18





Jouons au loup


Assis sur ma chaise entouré des autres, j'écoute attentivement les discutions et les directives à suivre. J'ai du mal à imaginer que cela puisse être véritablement réel. C'est assez bizarre à penser qu'un autre monde existe, celui des songes. Déjà que j'ai du mal à assimiler le surnaturel, on ne m'aide pas. A croire que le but des individus soient de m'embrouiller encore plus l'esprit. Si c'est le cas, ce n'est pas drôle. J'ai l'impression d'être un malheureux chiot qui ne comprend pas pourquoi son maître part au travail et je n'aime pas ce sentiment.

Soudain, 'Ma Joe nous invite à la suivre pour passer notre initiation de jeunes torches avant que l'ennemi ait trop de puissance tandis qu'elle et Maxence s'occupent de réveiller le brun endormi. Nous avançons jusqu'au perron où des fauteuils sont installés. Chacun de nous s’assit dans celui que l'on nous à désigner. Je me retrouve devant un siège vide tout comme Luka alors que le loup-garou et l'autre endormi sont côte à côte. La grand-mère nous lie les poignet avec une sorte de fil en argent. Heureusement que notre espèce ne craint pas ce métal. C'est plutôt la famille qui porte ce nom qui nous élimine.

-c’est symbolique. Je ne sais pas qui tu vas appeler, et sans doute toi non plus. Mais nous représentons la place qu’il devrait occuper, à tes côtés.

Je ne sais pas à quoi cela peut-il servir mais je la laisse faire. Après tout, ce n'est pas moi la torche expérimentée. Advienne que pourra. Je ne sais pas dans quoi je me suis lancer cependant, j'embarque, fonce et réfléchi à la fin. Je ne vais pas me prendre la tête si tôt. Les maux de crane avant un rituel bizarre, non merci. Que cette cordelette soit symbolique ou que je vais rencontrer encore une fois un individu dans mes rêves, je suis déjà angoissé. Vous rappeler vous qu'au départ je ne suis pas aussi courageux que je laisse paraître ? Je le redis au cas où que vous ayez la mémoire courte.  

-bien… la suite n’est pas si compliquée. Fermez les yeux, et sentez les odeurs qui vous parviennent. Il faut isoler celle qui vous plaît le plus. Narcisse ? Rose ? Orchidée ? Concentrez vous sur l’odeur qui vous parle le plus, en quelque sorte. C’est une chance, vous êtes tous les trois des loups, vous pouvez donc y arriver plus rapidement. Je vous rejoins la bas. Visualisez une zone neutre, en sécurité, sans couleurs hormis celles que vous apportez.

Une odeur de fleurs ?! Elle est sérieuse ? Bon certes, notre odorat est dès plus développé mais tout de même. Je ne vois pas ce que nous apportera une fleur. Défini-t-elle le caractère de celui qui nous accompagnera dans notre voyage ? J'avais écouter brièvement, il y a de cela quelques mois, mon meilleur ami parler du langage des fleurs et leurs signification. Rose pour l'amour, narcisse pour l’égoïsme et l'orchidée pour la pureté. Liam, on avait convenu que tu te prenais pas la tête cette fois ci. Tu fonces droit devant toi, un point c'est tout.

Je fermes les yeux et me concentre sur les odeurs m'entourant. J'ai le parfum de toute les personnes sur ce perron et celui que dégage les fleurs devant nous. Une attire mon attention. Sans attendre, je me focalise dessus. Narcisse.  J'ouvre les yeux pour pesté sur ce choix magique quand je remarque que le monde est devenu gris. C'est sans aucun doute la zone neutre. Pour l'avoir déjà visitée, elle n'est pas si difficile à reconnaître. La maison, les habitants et le champ ont disparu pour laisser place à un dallage gris s'étendant à perte de vue. Je sursaute d'un bond en arrière quand Mama apparaît soudainement à mes côtés.

La frousse que j'ai eu ! Je remarque avec étonnement qu'elle a revêtu son illusion de jeune femme.  Je suppose que dans sa jeunesse, elle devait être aussi belle que cela. Pourtant, ce qui ne change pas à travers les âges, c'est son doux sourire. Il est réconfortant et chasse un court instant tout mes doutes et mes peurs.  La dame à la coupe afro, qu'est ce qu'elle m'avait manqué celle là, me montre un mur à ma gauche. Tiens, il n'était pourtant pas là avant. Ça doit être ce monde magique qu'a dû le construire en un claquement de doigt.

Le mur de briques est couvert de différents tags. Je ne connais rien au street art néanmoins, je peux vous assurer qu'il y a plusieurs styles de  coup de crayon ou plutôt de bombe à peinture dans cette situation. Dommage que ce monde soit monochrome, j'aurai bien voulu savoir le rendu avec toutes les couleurs de départ. Je fronce les sourcils en observant une fissure en plein milieu d'un tag. Je suis persuadé qu'elle n'était pas là il y a une minute. Plus je la fixe du regard, plus la faille se dilate. Qu'est ce que c'est ce truc ? Une sorte de porte ouvrant dans un monde parallèle à la docteur Who ? Bon, quand faut y aller, faut y aller. Je m'amuse, un peu inquiet, avec le portail en y passant une main. Puis je rend une goulée d'air et la traverse.

Dès que je suis de l'autre coté, ce qui m'interpelle le plus, ce sont les fils barbelés. Où est ce que je suis tombé ? Je vous en supplies, évitez les zombies ! J'en ai eu ma dose pour au moins trois générations. J'analyse autour de moi et constate à la structure des bâtiments que c'est un camp militaire voire un sorte de quartier général. Il fait assez nuit ici, ce n'est pas normal. Dans la zone grise, il y avait beaucoup plus de lumière qu'ici. J'ai pas le droit d'avoir une lampe poche au moins ? J'ai l'impression que non. Les seules sources de lumière que je constate sont celles émises un peu plus loin d'où je me situe. Pas le choix, je vais être obligé d'en piquer une pour voir plus loin que le bout de mon nez. La vue nocturne, c'est assez surfait vous savez. Surtout quand on ne contrôle pas encore à cent pour cent ses pouvoirs, comme c'est mon cas.

Je m’accroupis et avance doucement vers une source de lumière. Je me cache derrière divers objets pour ne pas être vu par ce qui semblerai être des gardes. A les observer de plus près, ils ressemblent étrangement aux abrutis allemands durant la seconde guerre mondiale dont nous parlait le professeur d'histoire, alias le père de Kira. Sauf que là, ils n'ont pas leur symbole bizarre sur leur brassard mais une araignée. Oh mon dieu, oh mon dieu, oh mon dieu ! Je viens de percuté ! Je me trouve dans la base de cette satané bestiole qu'a voulu me tuer avec des zombies. Qu'est ce qui m'a pris d'accepter de venir chez Mama au début ? La curiosité évidemment. J'analyse les environs pour apercevoir, au cas où, une sortie ou un signe quelconque me montrant la direction à prendre. Ce fut l'odeur de la narcisse qui m'interpelle. Reniflant méthodiquement, j'en conclus que la source de l'odeur proviens du dôme central. Au moins j'ai le tracé de ma route à suivre. Quelque chose au fond de mon être m'indique  que là bas m'attends la personne qui a le malheur de m'accompagner dans cette mission suicide.

Deux options me font face actuellement. Jouer les apprentis espions et tenter de me faufiler jusqu'à là bas sans me faire repéré, soit je pique un costume semblable aux idiots pour me déguiser et me fait passer pour l'un des leurs. Sinon troisième option complètement folle, je fonce droit dans le tas, rameute la compagnie et subis les conséquences de mon impulsivité avec le coco planqué dans le dôme. Je sais pas pourquoi mais j'ai un petit faible pour le plan casse-cou. Sûrement ma partie loup qui parle. Avec cette journée nocturne qui s'éternise, cela ne va pas aller en s’arrangeant. Un moment ou un autre, il va refaire surface dès la moindre contrariété. J'ai intérêt à faire attention si je ne veux pas perdre ma capacité de réflexion et laisser place à mes bas instinct. Étant atteint de TEI, je me fais rapidement submergé.

J'ai pas trop le choix tout compte fait. Je dois éviter un maximum les ennemis au cas où je dérape. J'avance doucement en direction de mon objectif du moment, me cachant rapidement dès que je perçois des bruits de pas ou rayons de lumière, fuyant dès que j'ai un risque de me faire repérer ou déclenchant . De temps en temps, je piques de trucs traînant sur des meubles ou des caisses en bois tel qu'une lampe oubliée ou un veste d'uniforme. Planqué derrière un véhicule non utilisé, en attendant que le garde fini par en avoir marre de trouver qui courrait, il y a peu de temps, je lève les yeux au ciel à la recherche de dirigeable. C'est étrange qu'il n'y ait pas de ballon. Pourtant dans tout monde parallèle, on en trouve. C'est la règle ! Je pourrais vous citer une dizaine de film où le héros passe dans un autre monde et on trouve ces foutus dirigeables ! Pourquoi j'en ai pas le droit. C'est injuste. A part s'ils les planquent ailleurs ou sont en service comme sorte de moyen de transport. A fur et à mesure de mes pas, je me rapproche de la personne, elle aussi en cours d'initiation. C'est à cet instant là que j'entends une voix chuchoter au gré du vent.

- Rappelez vous… Il existe des lois. Des lois immuables… Les gardes surveillent, la pierre ne se brise pas, la nuit est sombre

Je ne comprend pas trop le sens ce cette phrase. Les gardes, ça j'avais remarqué, ils sont assez pointilleux. Et pour la nuit sombre, mon loup m'offre un rappel constant en tentant de sortir hors de sa cage de volonté. Nonobstant, c'est quoi cette histoire de pierre qui ne se brise pas ? N'importe quel pierre se brise qu'une manière ou d'une autre. Même le diamant qui est pourtant l'une des pierres les plus résistante peut être cassée. Bon, c'est pas que je n'aime pas papoter mais j'ai quelqu'un à récupérer. D'ailleurs, je crois bien que je suis tout proche d'elle vu que l'odeur est dès plus concentré. J'avance jusqu'à sa hauteur,vérifiant de temps en temps mes arrière. Cela serait con de se faire attraper juste quand je trouve enfin qui je cherchais depuis un bon bout de temps. C'est un jeune garçon que j'ai déjà croisé au lycée. Cheveux noirs, sale caractère, égoïste à souhait, considéré par les filles du bahut comme un mec classe. Pas de doute, la narcisse le correspond parfaitement.  

-Hé, pssst ! Je suppose que c'est toi mon compagnon de galère. J'suis Liam, le mec qui t'as apparemment fait atterrir dans ce dangereux bourbier avec une cordelette en argent. Évite de faire trop de bruit, on va se faire repérer sinon. Et je sais pas toi, mais j'ai pas envie de découvrir s'ils ont la gâchette facile ou ce qu'il font subir à leur prisonnier.  

Comme présentation, je ne peut pas faire pire. S'il ne me colle pas son poing dans la figure pour l'avoir entraîner sans le savoir dans mes ennuis, je peux me sentir chanceux malgré tout ce que j'ai traversé. De plus, je me demande s'il sait ce qu'il se passe et toute l'histoire entre les torches et la foutue arachnide. Ce n'est pas pour dire néanmoins, je commence à en avoir marre d'expliquer un truc que moi même j'ai du mal à assimiler.


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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 2 Juin - 16:09











L’épreuve


Après avoir salué Luka, je me retourne vers Ma Joe. Elle s’est levée de son rocking-chair et semble attendre que l’on approche d’elle. J’hésite puis retourne à la voiture, prendre Mick dans mes bras. Hors de question que je le lâche du regard. Je lui ai promis que je ne le laisserais pas, dussé-je le porter où que j’aille. La vieille dame de couleur semble s’attendre à mon geste car avec un sourire amical, elle me désigne une pièce avec un lit. Je pose Mick dessus délicatement. Sa respiration est calme, de la paume de ma main j’essuie la sueur qui perle sur son front. Ses traits sont détendus, j’ose espérer qu’il n’est pas bloqué dans un cauchemar atroce. Matrim est posé à ses côtés. Le visage du photographe montre par contre une certaine angoisse. Est-ce leur différence de caractère qui les fait réagir différemment ? Bon sang ce que je n’aime pas voir Mick si vulnérable.

Je rejoins les autres dans la pièce d’à côté pour écouter celle qui semble nous avoir tous appelé, ou du moins Luka, cet adolescent dont j’apprends le prénom, Liam, et moi. Ma Joe nous a préparé des gâteaux. Je trouve cette attention gentille malgré le danger. Mais je n’ai pas faim, ce matin j’ai englouti le déjeuner que j’avais préparé pour Mick, Matrim et moi. Alors que je remarque une grimace que fait Ma Joe en se déplaçant. Doucement, je lui prends une main et pose l’autre au-dessus de la ceinture de sa jupe, pour que mes doigts touchent sa peau. Mes veines noircissent, elle me sourit, reconnaissante. Elle est âgée et je devine que ce qui va suivre va être une épreuve pour chacun. Il faut que l’on puisse tous donner le meilleur de nous-même.

Je prends finalement un verre de thé glacé et par politesse, je saisis une cigarette russe. J’adore ces biscuits roulés sur eux-mêmes. Enfant je m’en servais comme d’une longue vue, ou j’imaginais que c’était un tunnel. Je reste adossé au chambranle de la porte de la chambre où est Mick, le guettant régulièrement. Je ne dis rien, me contentant d’écouter attentivement. Luka semble avoir retrouvé sa chienne disparue. J’ai un frisson de dégoût quand elle explique la raison de l’état de Mick et Matrim. Cette tisseuse ne va pas s’en tirer comme ça !

- J’aurai aimé vous rencontrer autrement, mais je suis honorée de vous rencontrer. Si je ne me trompe pas, Mick, Chad, Luka, Liam, vous êtes des torches potentielles. Quant à toi, jeune homme, dit-elle à Maxence, je ne sais pas ce que tu fais la, mais d’après ce que vous m’avez raconté, tu es un psychique, comme l’homme enfant, sur lit. Votre condition est incompatible avec celle de Torche. Mais tu vas pouvoir nous aider. C’est même une aubaine.

Il y a donc des imprévus dans son plan initial. Je suis connecté mentalement à Maxence qui connait Matrim comme moi. Nos liens s’enchevêtrent. Dans cette maison qui se trouve au milieu de nulle part, j’ai ma meute qui est représentée par Luka, ma famille avec la présence de Mick et mes amis avec Matrim et Maxence. Liam connait Stiles, le compagnon de Derek qui est également mon frère de meute. Nous avons tous un lien. Ma Joe dit que nous sommes des torches, déformation professionnelle oblige, je nous vois plus comme des murs porteurs… Je soutiens Mick dans sa faiblesse actuelle.

- Bien… Il faut faire vite… Je peux tous vous envoyer dans un rêve commun, dans un coin du monde gris à l’abri de l’influence de notre ennemie. Là-bas, vous y découvrirez votre don de Torche. Chad, tu pourras appeler grâce à ta connexion avec lui, ton amoureux. Il est une torche, j’en suis sure, à présent. Ça le sortira de son état de stase. Il pourra lui aussi découvrir son don.

Mon cœur bondit avec cet espoir de sortir Mick de ce coma malsain. Je suis prêt à n’importe quoi pour lui. Je retourne à ses côtés et je lui tiens la main. Je lui parle, ne sachant pas s’il m’entend, le rassurant et lui assurant ma présence à ses côtés. J’aimerais tant que ses doigts répondent à ma pression. J’écoute Ma Joe expliquer et organiser les préparatifs. Je les laisse faire et reste prêt de Mick que je finis par installer sur une chaise sur le perron. Sur les directives de la vieille dame, je m’installe à ses côtés et lui prends la main alors que Ma Joe relie nos poignets par une chaîne d’argent. Je frémis au contact de ce métal qui est un symbole chez les chasseurs.

- Pour toi, Chad, ce sera simple. Dès que j’ouvrirai la porte à ton initiation, contente-toi de penser à lui, et il devrait être à tes côtés. Dès que vous aurez triomphé de votre épreuve, il se réveillera à tes côtés, ici…

Je hoche la tête. Simple… mais quelle épreuve allons-nous devoir faire face ? Si c’est le prix pour retrouver celui que j’aime bien vivant à mes côtés…

- Bien… la suite n’est pas si compliquée, reprend Ma Joe. Fermez les yeux, et sentez les odeurs qui vous parviennent. Il faut isoler celle qui vous plait le plus. Narcisse ? Rose ? Orchidée ? Concentrez-vous sur l’odeur qui vous parle le plus, en quelque sorte. C’est une chance, vous êtes tous les trois des loups, vous pouvez donc y arriver plus rapidement. Je vous rejoins là-bas. Visualisez une zone neutre, en sécurité, sans couleurs hormis celles que vous apportez.

La présence étrange de toutes ces fleurs trouve donc son explication. Elle nous demande de sentir les odeurs. Je ferme les yeux et ouvre mon odorat. Ma main serre doucement celle de Mick alors que je me laisse enivrer par mille senteurs. Il y a toutes sortes de fragrances. Doucement j’isole celles qui ne me plaisent pas, je les écarte de mon esprit. Petit à petit le choix se restreint, les teintes aussi. Je visualise enfin une fleur qui grimpe et s’entoure sur son support se mêlant à ses sœurs. Une fleur qui tisse des liens, qui crée un réseau, un chemin, une famille, une meute. Le bleu des volubilis est subtil avec leur cœur blanc, comme éclairé d’une lumière interne. Bleu comme l’un des yeux de Mick, comme les miens, bleu comme un ciel d’été ou une mer du sud. C’est une couleur que nous apprécions tous les deux. J’isole la fleur et mon esprit suit ses volutes. Comme cette grimpante, mes doigts s’emmêlent avec ceux de Mick. Je pense à lui, à son regard, le bleu nuit lui va à merveille. Comme le volubilis, j’ai envie de l’entourer, de m’agripper à lui, de le serrer contre moi…

- Mick ?

Quand j’ouvre les yeux, les champs de maïs ont disparu. Fini la journée d’été chaude, je me retrouve dans un monde gris et terne. Je ne perçois qu’une grande dalle grise sous mes pieds puis une présence se matérialise dans mon dos. Avec espoir je pense trouver Mick, mais c’est Ma Joe. Elle est bien plus jeune, mais je reconnais son regard et son sourire. D’une main elle m’indique un seuil dans un mur que je n’avais pas vu juste avant. L’encadrement est étrange, ancien et moderne à la fois. Impossible de donner un âge ou une époque car des matériaux très basiques le compose, comme d’autres très technologiques voir même inconnus pour moi. Une légère irisation bleutée suit le pourtour de cette ouverture ainsi que la fragrance du volubilis. Je m’avance et passe le seuil. Je comprends rapidement que je suis à l’entrée d’un labyrinthe. Je ne sais ni comment, ni pourquoi, mais je sais que Mick est à l’autre bout bien éveillé et que notre épreuve à tous deux, est de nous retrouver. Quand je regarde en arrière, Ma Joe n’est plus là.

Trois chemins s’offrent à moi. La méthode la plus pragmatique pour sortir d’un labyrinthe est de toujours tourner dans le même sens. Je regarde le chemin de droite. Le sol est en terre battue, les murs en béton avec du lierre dessus. En face de moi, il y a du carrelage et des murs en roche.  Il n’y a aucune unité dans l’assortiment des matériaux. A ma gauche, le sol est rouge brique et les murs semblent en acier. Je tergiverse puis décide de toujours prendre à droite.

Il y a des bruits étranges et rapidement je comprends que je ne suis pas seul. Je vois des mouvements furtifs, et des odeurs animales me parviennent. J’ai une mauvaise sensation et sais que ce n’est pas seulement notre logique et intelligence qui va être testée. Je commence à courir, ce labyrinthe est dangereux. Je ne sais pas quel degré d’information qu’a Mick. Je dois trouver rapidement l’issue de ce piège. J’entends des bruits de course, mais n’aperçois toujours que des ombres. Simple intimidation ? Puis je m’arrête brusquement. Je ne dois pas trouver la sortie, mais trouver Mick ! Je le sais méthodique, mais s’il a lui aussi décidé de prendre toujours à droite, on risque de ne pas se croiser.

Non, ce n’est pas ma logique qui est mise à l’épreuve, mais mon cœur. Je me sens soudainement abattu. Comment trouver Mick dans ce dédale sans se perdre ? Je suis à un carrefour à quatre embranchements, le quel est le bon ?

- Mick !

Je crie. Comme un idiot, je n’ai même pas songé à l’appeler. Un grognement me répond, ce n’est vraiment pas encourageant. Je tourne sur moi-même, observant chaque possibilité. Une brise m’amène un parfum, celui du volubilis. J’ai même l’impression que l’un des chemins est vaguement bleuté, contrastant avec le gris terne des autres. Je m’y engouffre en courant.

- Mick !

A chaque intersection, il me faut parfois de très longues minutes avant de pouvoir me décider. Je ne sais plus si je sens ce parfum et vois ce bleu parce que je le souhaite ou parce qu’il est vraiment là, presque intangible.

- Mick !

Je pense être sur la bonne voie, car les ombres qui se contentaient de paraître menaçantes jusqu'à présent, se matérialisent pour de vrai. Comme en témoigne plusieurs cadavres que je laisse derrière moi, des rats gigantesques et un autre animal que je n’ai pas pu identifier.

- Mick !

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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 2 Juin - 17:36



Dark Fantasy



La lumière filtre à travers le store. Elle souligne des formes textures pêches qui ondulent au rythme d'une mélodie humide et chaleureuse. Ma main trouble un peu plus les rayures solaires en remontant le long de la colonne osseuse frémissante pour se perdre dans une souple masse brune et approfondir l'assaut de pulpeuses fruitées.
Je suis avachi dans l'oreiller à gouter paresseusement ma convoitise. J'entrouvre tout juste les yeux quand elle délaisse mes lèvres pour leurs préférer mon oreille.

-Est-ce que tu es un zéro?

Hein?... Je repousse la jeune femme pour scruter son minois espiègle. Ça sort d'où ça? Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres.

-Ouais... indivisible et indispensable. Je suis un zéro.

Je la sens surprise puis amusé de ma réponse, et me venge en la faisant basculer, lui promettant une nouvelle bataille. Mais je profite qu'elle se retrouve empêtré dans les draps pour m'en extraire souplement et fier de moi. Direction la boite aux sachets illustrées de grains brunâtres pour bien débuter la journée quand quelque chose se colle sous la plante de mes pieds nus, une sensation désagréable de si bon matin - à moins qu'on ne soit déjà l'après-midi. Le sol est jonché de cartes à jouer et de canettes vides. On s'est amusé jusqu'à tard avant de... Je me débarrasse des morceaux de bristol et m'arrête sur la figure que je m'apprêtais à balancer. Un Joker rouge me nargue avec sa face d'insolent. Il est surement ravis de me faire ch*er. Je sens une double épaisseur sous mes doigts, et en les faisant glisser je dégage une seconde carte.
Je reste un peu c*n avant de pousser un souffle incrédule.
Le Joker noir se joint au premier pour se rire de moi.

Je les envoies tous les deux balader avec le reste du jeu pour aller prendre une douche et ce qu'il reste de mon déjeuner atterrit dans la poubelle. Mon blouson sur le dos, je flâne dans la rue principale. Le ciel d'un bleu intense et lavé du moindre nuage noie la ville sous une luminosité chaleureuse, un parfum de fleur flotte dans l'air, à moins que ce ne soit les effluves de ma moitié du jour qui persiste. J'inspire, j'ai le sentiment qu'une bonne journée se profile à l'horizon!

Un éclat chatoyant titille mon champs de vue. Une jeune femme passe à côté de moi sur le trottoir et je la suis d'un regard étonné. Ses yeux sont cachés derrière un loup vénitien. Je détourne bien vite mon attention de cette drôlerie, mais au milieu des passants lambda, deux collégienne qui s’esclaffent sur un magazine portent elles aussi un masque. Je jette un œil autour de moi, là bas au café, un type en costard lit son journal, lui aussi dissimulé. Un sourire commence à poindre. C'est quoi ça?... Personne ne semble s'arrêter sur les originaux dont le nombre augmente discrètement. Y en a un de plus là bas... un autre... encore...
Il y a un festival quelque part? Une manifestation en faveur de je ne sais quoi? Je crois pas qu'on soit un jour particulier, mais je ne connais pas toutes les célébrations de la ville. Je les reluques sans honte, amusé par la situation. Certains masque sont simples, d'autres plus travaillés, comme cette femme en tenue de fonction avec un loup sertis de petites pierres rubicond... Ça ne vient pas d'un cirque, chacun portent sa tenue journalière, banale, et s'affaire à son train-train quotidien, c'est juste qu'ils portent ces masque aux couleurs primaires comme si... de rien n'était...

Je m'arrête au milieu de la rue, un peu perplexe. J'ai comme une impression étrange, mais je sais pas trop... Je me met à chercher sans savoir quoi, j'essaye de comprendre... Puis la sensation se précise, commence à me peser et m'alerte franchement.

On m'observe.

Je lève aussitôt les yeux à ma droite, regarde à ma gauche, scrute les passants qui déambulent sans me voir, je me retourne sans rien remarquer de suspect, le cœur qui accélère et la nuque qui se hérisse pourtant, je cherche encore jusqu'à trouver cette silhouette qui disparait derrière un banc de piétons tout là bas.

Une émotion me laisse statique et me prend le cœur en étaux. Je dois l'attraper. Je me dirige dans sa direction, accélère le pas en voyant l’énigmatique disparaitre et réapparaitre au grès des obstacles qui nous sépare.

-Hey! l’interpellè-je.

Mais il ne répond pas. Il se faufile toujours sans me jeter un regard. Je n'arrive pas à discerner s'il est grand ou petit au milieu de cette foule disparate et cet environnement irrégulier, je ne sais pas si son allure est celle d'une énergie indolente ou d'une force plus mûre, s'il m'attend, ou bien s'il me méprise pour avancer avec cette langueur inatteignable...

-HEY!!!

Regarde moi b*rdel! Je n'ai pas eut le temps de voir son visage, je ne sais même pas si c'est une masse capillaire ou un couvre-chef auquel j'accroche mon regard comme un point à ne perdre à aucun prix.
F*ck le savoir-vivre, s'il ne veut pas prendre la peine de se retourner, je ne compte pas le laisser s'échapper comme ça : je ne cours plus, je me rue avec l'idée fixe de rattraper l'inconnu qui continue de divaguer dans les rues, quand quelque chose surgit subitement de ma droite et me passe devant les pieds. Bord...!!! Je m'étale magistralement sur le bitume en jurant. C'est pas vrai, mais c'est quoi ce...

Mes yeux rencontrent ceux d'un stupide chat qui prend la fuite sans s'attarder d'avantage sur ses dégâts. Je rêve ou son grelot se moque de moi?!! J'ai une envie furieuse d'en faire de la chair à pâté, et en même temps la mauvaise intervention me laisse une impression d'innocence à laquelle je ne peux pas réellement en vouloir : ce n'est qu'un chat. De toute façon j'ai d'autre priorités. Je vais pour me relever mais remarque qu'un objet traine par terre juste sous mon nez. Je me redresse en observant un loup rouge pigmenté de touches fauves... il est déchiré.

Je lève gravement les yeux en face de moi. L'ombre toujours présente disparait à nouveau dans un mouvement surnaturel. J'abandonne le simulacre de papier d'un pas précipité, bouscule les marcheurs qui gênent ma progression, j'ai une chance de voir le visage de l'ombrageux, je dois l'atteindre!

-Hey, attend!

Trop de monde nous sépare et freine mon avancé alors que lui poursuit sur le même rythme imperturbable.

-PARS PAS!!!

M*rde, personne ne daigne se bouger, tout le monde se déplace dans une direction ou une autre en se frôlant, formant une masse de plus en plus compacte dans laquelle je nage inutilement, plus je me débat et plus on se presse contre moi, je le vois qu'il s'éloigne toujours et s’évanouit progressivement dans le flot, sourd à mes appels, m'a t-il seulement remarqué?!!

Je hurle de l'intérieur, frappe dans des côtes, des dos, et je fini par trébucher dans une ouverture et prendre de la distance avec cette populace assassine. Quand je reprend mes esprits, je me rend compte avoir atterrit dans une alcôve étroite, la foule qui passe au bout de la ruelle me donne l'image d'un mouvement régulier et léger, rien qui ne justifie cette agression inconcevable.

Je reste dépité quelques secondes, avant d'analyser mon environnement et décider de la marche à suivre. Y a pas trente-six issues, à part replonger dans la mascarade, je ne peux que sortir du côté opposé.
J'accours entre les murs, ignorant où je suis ni où je vais, mais avec le sentiment de devoir absolument avancer. Peut-être qu'il est par là... Il doit forcément être quelque part, pas très loin. Les débouchés se succèdent, jusqu'à un carrefour. Droite? Gauche? Je choisi une route hasardeuse, ou bien... il y a cette enseigne indigo sur l'un des murs qui attire mon attention. Mon choix est fait, je m'élance. La rue aérée et pleine de vie de tout à l'heure a laissée place à un cadre industriel beaucoup plus sombre, froid et... désert...

Je ralentis le pas en me rendant compte m'être engager dans ce qui ressemble à un entrepôt. J'ai pas souvenir d'en avoir passé la porte, mais les murs étroits des ruelles sont remplacés par un plafond haut et des façades vétustes qui me renvoient mes pas en échos. Mon cœur joue un tempo de plus en plus inquiet, le frisson s’accentue vivement. Je le sens pas. Je le sens pas du tout, je dois me casser d'ici, je suis venu cherche ce type, pas les enn...

Une force m'écrase subitement et me propulse dans le sol... Non. Dans de l'eau! C'est pas vrai, pas ça!!!

Je referme la bouche trop tard quand je prend conscience de me noyer. Je me débat, frappe dans le vide aqueux, essaie de me soustraire à la puissance qui me maintint sous la surface, en vain, je lutte pour conserver mon oxygène, implore qu'une silhouette se dessine dans la lumière au dessus pour me sortir de là, j'agite désespérément le bras dans l'espoir d'atteindre la surface et faire savoir que je suis là!...

... Si seulement il avait juste voulu se retourner...

Rebelle toi Therence.

On m’appelle de loin... je n'arrive pas à très bien distinguer ce que ça me dis, quelque chose comme... Réveille toi, Therence. Me réveillé?... Je suis en train de me débattre dans un silence de mort, une lumière lointaine pour seul phare, privé d'air.

Rebelle toi!

Ça recommence. C'est pas vraiment une voix, c'est autre chose, un signal... Révèle toi?
Je comprend rien, ma tête n'entend qu'un lourd bruit de fond, je sombre, j'ai atteins ma limite, je... peux plus...

REBELLE TOI!

J'ouvre subitement les yeux. Non... je crèverais pas!!! Je me déchaine comme un diable, la force sur ma tête se trouble, fini par rompre, et d'une ample brassé, je m'élance vers la surface...


Je me redresse dans une violente inspiration. Je tousse, crache, les poumons irrités, mais la douleur disparait rapidement. Je n'ai pas expulsé la moindre goute d'eau, pourtant je suis essoufflé et en nage, je viens de manquer de me noyer mais je suis sec, j'ai pas rêvé?!!

J'observe tout autour de moi, hagard. Je suis assis au beau milieu d'une pièce ronde dont les murs remontent en une voute au dessus de ma tête dans un enchevêtrement de structure qui donnerait presque l'illusion d'une... toile?  

... Mais qu'est-ce que c'est que ce délire?...

« rappelez vous… Il existe des lois. Des lois immuables… Les gardes surveillent, la pierre ne se brise pas, la nuit est sombre ».


Cette pensée, si ça en est une, s'impose à moi comme une vérité que je connais sans en avoir le souvenir. Je ne sais pas pourquoi cette réflexion sans grand espoir m'apaise. J'ai l'impression qu'à un moment, sans m'en rendre compte, ou sans en garder trace, quelque chose m'a préparé à ce qui arrive, cette même aide à laquelle je suis sûr de pouvoir rattacher ces quelques paroles. « Les gardes surveillent, la pierre ne se brise pas, la nuit est sombre ». Je me lève doucement et me rend vers l’œil vitreux qui donne sur l'extérieur. Il fait nuit. Je distingue un rempart de béton et de barbelé qui entoure l'édifice, éclairé par des spots en mouvements constant et grouillant de quelques milices en uniforme.
Je dois me situé au sommet de ce monument. Une structure militaire...

Un faisceau argentin filtre de la fenêtre jusque dans mon dos. Je me retourne pour faire face à une porte. Elle semble faite de matériaux lourds, sans poignet, ni serrure. Je suis seul dans la pièce, j'avance et inspecte la porte à la recherche d'un système puis pose la main sur le battant. Peut-être qu'il me suffirais de poussé pour m'échapper d'ici?...
Je me laisse guidé par mon instinct et pousse... Et le béton racle lentement sur le sol sous la pression.

Une porte simple pour une ouverture simple. Tout ce que je devine c'est qu'elle donne sur un couloir en colimaçon vu la souple inclinaison du mur juste en face et qu'il est vide si je juge l'absence de bruit, mais j'hésite à mettre un pied dehors.
La porte est ouverte, mais qu'est-ce qui m'attends au delà au juste?...

J'en sais rien. Tout ce que je sais c'est que je dois me casser de cette coupole si je veux lui remettre la main dessus. Alors je traverse le seuil d'un pas décidé.

C'est partie!


Je circule à pas de loup avant de m'assurer que chaque nouvelle pièce que je traverse est vide. J'ai longuement descendu le couloir vide avant de me trouver dans un hall avec plusieurs passages. Je me contente de suivre ce qui doit manifestement être la voie principale, de toute façon du moment que je ne me retrouve pas coincé dans une impasse, je devrais forcément finir par trouver une sortie...
M*rde. M*rde! Je recule et revient précipitamment sur mes pas quand une marche ferme raisonne dans le coridor. Caché à l'ombre d'un renfoncement, je regarde passé des types en costume militaire typé nazi. Où est-ce que j'ai atterri?!... Je pourrais croire avoir été embarqué dans une reconstitution si y avait pas ce camp un peu trop crédible à mon gout, ni... Ce sont des araignée sur leurs brassards?... J'ai jamais vu un truc pareil...
Les gars passés, je tire prudemment le nez pour poursuivre mon chemin. J'ai le temps d'entendre une nouvelle arrivée pour bifurquer derrière une porte ouverte qui donne lieux sur un entrepôt de... C'est des bouteilles d'alcool?!...

-Une petite de plus?

Je me fige, je suis pas seul! En tirant le nez entre deux caissons, j'aperçois deux soldats en train de bavarder autour d'un spiritueux de bas étage. Il ont l'air de prendre une pause surement peu réglementaire, j'ai l'impression que leur accent est bizarre mais pas allemand. Enfin, j'ai d'autres problèmes, je dois trouver...

-L'âme d'un bar, déclare sobrement l'un des hommes. L'âme d'un bar ne se juge pas à son punch!

Il est saoul. Tans mieux. Je ne m'attarde pas d'avantage et rase le mur jusqu'à la porte juste en face.

Mon chemin est semé d'accès divers et de partie de cache-cache avec les militaires. Mais jusque là, je crois pas avoir été repé...

-Hé, pssst !


Je me retourne dans un bon manifeste. Qu'est-ce que...?!!

-Je suppose que c'est toi mon compagnon de galère.

Je plisse les yeux sur l'ado qui m’interpelle non loin. J'ai déjà vu cette tête quelque part, mais c'est un autre sentiment qui me prend et me désenchante plus que ça ne me soulage. Et comment ça, "c'est toi mon compagnon de galère"?

-T'es qui toi?! chuchotè-je audiblement.

-J'suis Liam, le mec qui t'as apparemment fait atterrir dans ce dangereux bourbier avec une cordelette en argent.


Je comprend rien à son histoire de corde, par contre je bloque franchement à son explication selon laquelle il serait la cause de ma présence ici.

-Évite de faire trop de bruit, on va se faire repérer sinon. Et je sais pas toi, mais j'ai pas envie de découvrir s'ils ont la gâchette facile ou ce qu'il font subir à leur prisonnier.  

Je l'écoute plus, je profite d'une absence de circulation dans le coin pour me ruer jusqu'à ses côtés, l'empoigner au passage et l'entrainer avec moi dans une nouvelle cachette. Aussitôt des soldats passent près de notre point d'origine.
Mais je le laisse pas souffler, je le plaque fermement contre le mur.

-On est où exactement? Qu'est-ce que je fous ici?! C'était toi dans l'eau...

Ma stupeur laisse place à un long sourire qui n'a rien de rassurant. J'aime vraiment, vraiment pas me faire tremper de force!

Mais le mioche se défend d'avoir quoique ce soit à voir avec ça, et vu sa tête et notre situation... je veux bien le croire. C'est la première présence qui me parait assez réelle pour pouvoir m'y fier depuis que ce délire à commencé. Ça n'empêche pas qu'il a admit que c'était un peu de sa faute si j'étais là et... y a cette évidence qui laisse un goût amer. J'ai beau le reluquer, j'arrive à me faire à l'idée.

-... C'était toi que je cherchais?...

C'est pas... ce que j'imaginais. Je suis déçu. C'est bien plus que de la déception même! et en même temps, quand j'essaie de comprendre pourquoi, j'ai comme un trou.
... Qui est-ce que j'espérais trouver déjà?...

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mer 3 Juin - 18:42





Hey ! Pas taper !


C'était bien trop beau pour durer. Je trouve enfin celui que je cherchais depuis longtemps dans ce dédale, sauf qu'évidemment, il y a une patrouille à quelques pas d'où nous sommes. Je regarde le brun, seul individu ne portant pas de foutu uniforme se méfier de moi. Je le comprend un peu, se retrouver dans un lieu t'étant inconnu avec des hommes armés jusqu'au dents, ne sachant pas comme t'est arrivé jusqu'ici et se faisant alpaguer par un camarade de lycée à qui tu n'as jamais causé, il y a de quoi être paranoïaque sur les bords.

Par contre, je m'attendais à tout sauf a le voir foncer vers moi, agripper mon bras et me tirer derrière lui. Je voudrais bien me rebiffer pour se traitement qu'il me fait subir malheureusement, je risque d'attirer les gardes avec mes cris. Je le suis tout en grognant de mécontentement jusqu'à une salle vide de présence. Dois-je souligner que je n'aime pas être considéré comme un toutou qu'on promène en laisse ? De plus, le bougre a une sacré poigne ! Si je ne guérissais pas à une vitesse ahurissante, je suis persuadé que j'aurai la marque de sa main au niveau des biceps.  

Sans attendre, dès que la voie est libre, l'humain me plaque au mur sans avertissement. Je commence à en avoir ras le bol de la manière dont il agit avec moi. Bon sang, je suis venu l'aider !  Ou peut être est ce lui vient me porter assistance. Bref, dans les deux cas, c'est la même chose.Le point positif, c'est que le caïd est proche de moi, donc je peux facilement sentir ses émotions. Surprise, incompréhension et résidus de peur ? Le parfum est bien trop dissolu dans l'air pour que j'affirme que sa terreur date d'un bon moment. Peut être dès le début de notre étrange téléportation dans ce monde imaginaire.

-On est où exactement? Qu'est-ce que je fous ici?! C'était toi dans l'eau...

Bonne question. Où est ce qu'on est ? A vu de nez, je dirais un des QG de la Tisseuse. Mais bon, au moins cette question répond à l'une des miennes. Therence ne sait pas ce vient faire ici dont ne doit rien connaître de l'histoire. Je soupire de découragement. J'ai la flemme de retranscrire à voix haute toutes mes péripéties de cette journée. Cependant, je ne l'ai jamais vu ailleurs qu'au lycée, je ne sais pas pourquoi j'irai me baigner avec lui. Par ailleurs, ça fait depuis la rentrée que je ne suis pas aller nager en dehors du lac sauf si contrainte. Le chlore m'agresse l'odorat, il m'est impossible de rester calme si en plus je suis obligé de supporter le boucan de mes camarades de classe. Pour éviter tout problème, je préfère être seul et à l'air pur.

Au faites, ce n'est pas un sourire carnassier qui vient de se dessiner sur ses lèvres ? Je crois bien que oui. Mauvais garçon ! Arrête de titiller la bête qui sommeille ou il faudra assumer de tes actes. J'essaye tant bien que mal de retenir ma colère et mon loup intérieur de venir mettre le bazar. Nuit plus provocation, c'est un mélange dès plus délicieux pour l'animal qui ne rêve que de s'exprimer.

-Hé ! Me mets pas tout sur le dos non plus ! Officiellement on est dans un rêve et t'es là pour m'aider ou l'inverse. J'en sais rien.

Néanmoins, le brun n'a toujours pas l'air d'être particulièrement heureux avec sa petite escapade dans l'eau. Faut qu'il comprenne que j'y suis pour rien à ce sujet. De plus, pourquoi il vient m'embêter avec ce truc. Il ne pue même pas l'humain mouillé ! Ses cheveux tout comme ses vêtements sont secs. Mince à la fin. On a des choses bien plus importantes à traiter qu'une histoire abracadabrantesque qu'il a sûrement dû imaginer cause de l'influence de l'araignée.  Il est évident qu'à la fin, je m'emporte un peu. Juste un petit chouïa, pas de quoi s'inquiéter. J'ai même fermé les yeux pour prévenir d'un flash de mes pupilles lupins.

- J'en sais strictement rien de qui a pu te sois disant trempé. Je t'ai jamais vu de ma vie hors du lycée ! Qu'est ce qu'on irai faire dans l'eau ensemble ? J'suis pas fou au point d'emmener avec moi le caïd du bahut en ballade jusqu'à un point d'eau. Hé ho, je suis pas un Kappa ni une sirène et encore moins une créature sous-marine. Pas d'écailles, de branchies ou bien même une nageoire. Faut réfléchir quelquefois!

Non mais oh ! Le premier qui pense à ce que je pense, il se prend une claque.  C'est par parce que l'autre est en train de me lorgner qu'il faut imaginer des choses. Crotte, vous allez me faire regretter d'avoir presque kidnapper ce brave Luka pour me servir de chauffeur et d'embarquer au passage l'humain dans mes futurs ennuis. Parce que oui, je suis sûr qu'a un moment ou un autre, ça va dégénérer.

….
….

Attendez une seconde. Il me mate ?! C'est quoi cette embrouille ? Je sais que je suis débraillé, que je porte une de leur veste militaire pour mieux me fondre dans le décor de loin, que mon visage est tâché de boue et mes cheveux sont couvert de poussière voire de toile d'araignée mais malgré tout.  Je ne peux pas être si affreux à voir que cela. A part si c'est tout le contraire. Naaan ! Aucune de ses hormones ne s'emballe à ma superbe présence.  Il n'y a aucun risque de ce côté là. Il a l'air plutôt perdu. Ouais, c'est ça. J'ai l'impression qu'il cherche en moi une réponse qui n'est pas la bonne.  

-... C'était toi que je cherchais?...

Vas-y !  Dis tout de suite que tu t'attendais plutôt à une blonde à forte poitrine super badass pour venir te sortir de là ! Dommage pour toi mais tu te tapes le châtain pacifiste pas courageux pour deux sous qui se transforme sous la colère en bête enragée. Pas de bol ! Retente ta chance une autre fois. Tu seras pas déçu par le hulk des temps modernes qui a risqué sa vie pour venir vers toi. Je ne te retiens pas d'aller chercher quelqu'un d'autre si je te déçois autant.

-Cache ta joie surtout. Je sais pas qui tu cherchais mais ce qui est sur c'est que moi je traquai le parfum de la narcisse. Et tadam ! C'est sur toi que je suis tombé. Un mec qui ne sais même pas ce qui se passe. C'est bien ma veine !

D'un geste brusque, je me détache de son étreinte et tente de bien remettre mes vêtements. Je ne sais pas ce qu'on doit faire, où on doit aller et le must, pourquoi je suis obligé de coltiner un mec qui n'a pas envie d'être avec moi. C'est marqué sur son front qu'il s'attendait à quelqu'un d'autre. Une personne plus imposante, plus classe, moins instable mentalement, qui impose le respect en un clin d'oeil. Bref, ce que je ne suis pas. Je ne me leurre pas, personne ne voudrais accompagner une bombe ambulante. Parfois j'ai l'impression d'être un monstre schizophrène. Du gentil garçon souriant, drôle, un peu chouineur mais tellement génial, je deviens soudainement une brute impulsive qui n'a peur de rien et n'obéis à aucune règle. Pas de limite, une liberté totale. C'est assez grisant comme sensation.  Nonobstant, elle ne dure qu'un temps. Dès que je reprends mes esprits, j'ai comme une sorte de manque mais aussi une terreur sans fin. Jusqu'où je pourrais aller comme cela ? C'est pour cela que je restreins au maximum ce coté de ma personnalité.

Je m’affaisse contre le mur où j'étais tenu par Therence et me calme en marmonnant mon mantra. Ensuite, tout en surveillant les environs avec mon ouïe, j'explique d'une voix neutre qu'une araignée mutante tarée nommée Tisseuse veut s'emparer du monde. Pas la grande nouvelle du siècle vu que tous les méchants ont comme objectif de conquérir la Terre. Pour cela elle utilise les songes pour les transformer en cauchemars et se nourrir de la peur de ses victimes. Une vielle dame est venu sauver plusieurs personnes qu'elle considère comme étant des torches ayant des dons magiques, dont j'en fait parti et lui aussi, et notre mission finale c'est d'éliminer le nuisible à huit pattes. Je lui raconte vite fait mon aventure avec la cordelette et mon passage dans la zone grise avant d'avoir atterri dans cet  endroit avec l'idée de récupéré le propriétaire du parfum floral. Sans oublier la voix d'outre-tombe parlant de pierre incassable, de lois, de nuit sombre et de surveillants.

-Bon, t'as un plan quelconque p'tit malin au lieu d'attaquer ton seul allié ? Parce que si je reste trop longtemps ici, je risque de ne plus me retenir et il y a de grande chance que ça finisse mal.

Ou comment sous entendre que j'ai de plus en plus de mal à tenir en laisse mon instinct primitif et que je vais finir par activer le mode bêta par Liam. Peut être que si l'on trouve cette drôle de pierre ont en saura plus sur ce qu'il faut faire. Par contre, va falloir qu'on trouve un truc pour ne pas se faire repéré d'ici là.

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Dernière édition par Liam Dunbar le Mar 13 Oct - 14:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mer 3 Juin - 20:48

Initiation
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim, liam, luka et les autres

Liam, Therence : vous remarquez rapidement que les rondes des soldats sont régulières, presque chronométrées… De plus, vous êtes persuadés de voir les mêmes repasser plusieurs fois, encore et encore… En vous basant sur vos déductions, vous arrivés à progresser, en vous cachant dans des alcôves régulièrement, tout en poursuivant vos invectives ou vos présentations.
Liam : ton ouie te permet d’entendre une sorte de petite musique, comme celle d’un jouet d’enfant… tu sens également que vous êtes pris dans une sorte de mouvement cinétique, et ils vous ait difficile de rester debout sans bouger..
Therence, tu remarques au bout d’un moment, en te basant sur une comparaison de différents points, que l’endroit où vous êtes semble tourner, et, d’ailleurs, si tu tentes de fixer un point tout en regardant autour, au-dessus, ça te donne le tournis. Il fait toujours sombre, mais vous progressez bien..
Mais soudain, l’un d’entre vous arrive à une évidence : vous êtes déjà passé ici… C’est cette alcôve la ou therence à plaqué Liam contre le mur… Vous avez l’impression de tourner en rond… litéralement… Et cette musique lancinante, de plus en plus présente….



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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Jeu 4 Juin - 22:56


My heart would be broken



L’enfant n’ose pas soutenir le regard de sa mère, accroupie devant lui.

- Je sais que c’est pas bien, mais il lui faisait mal, s’excuse-t-il.

- Je sais mon ange, mais ce n’est pas à toi de t’occuper de ça, explique la femme avec amour.

- Mais Maman, personne ne l’aidait, se plaint l’enfant.

L’embrassant sur le front, elle ne poursuit pas la réprimande envers son fils. Le petit garçon avait défendu un camarade opprimé par un élève un peu difficile. Avec douceur, elle ajuste son manteau et lui tend son cartable.

- Nora !

La voix de son père l’impressionne toujours. Mais il sait que l’homme est le plus gentil qu’il connaisse. Il est fort et parfois il se fâche mais jamais il n’est en colère à la maison. L’enfant se demande parfois qui de lui ou de sa mère est le plus doux.

Mais son père est inquiet lorsqu’il pose le téléphone sur la table de la cuisine.

Il y a un bruit qui fait mal aux oreilles, si bien que l’enfant effrayé plaque ses mains sur sa tête pour ne pas entendre.

Quand il ouvre les yeux, des personnes courent autour de lui. Sa maman crie même pour l’appeler. Mais des grands bras l’attrapent et déjà il voit s’éloigner ses parents. L’appartement dans lequel tout le monde s’agite. Le couloir et l’air froid à l’extérieur. L’enfant ne ferme les yeux que lorsqu’un souffle chaud et une lumière vive le surprenne.


Ces souvenirs sont un tourment perpétuel. Pourquoi surgissent-ils à nouveau en ce moment ? Je sens que je suis en train de rêver mais je ne peux me défaire de cette réalité factice. J’ai envie de crier, de leur dire de sortir avant qu’il ne soit trop tard. Je me souviens de ces détails. Mais je suis impuissant, un simple observateur qui n’a pas d’impact sur ce qu’il voit. Immobile face au passé immuable.

S’il y avait quelque chose que je puisse changer, j’effacerais cette journée.

* * *

Je me sens happé vers un ailleurs dont je n’aurais soupçonné l’existence. La présence de Chad me ramène à la conscience. Mais n’est-ce pas une autre illusion ?

Une voix que je ne connais pas me murmure le nom de cet endroit. Le monde gris. Ce lieu n’est ni bon ni mauvais. Il est terne. Neutre. Une force invisible m’indique qu’il s’agit certainement du champ de bataille entre le bon, que nous représentons, et le mauvais. Je ne sais pas quelle entité néfaste cherche à nous atteindre mais je sens son regard peser sur moi.

Cette torture psychologique était-elle l’une de ses attaques ? Mes cauchemars reviennent régulièrement, mais cette fois-ci c’était différent.

Je ne sais pas où je me trouve, mais droit devant moi se dresse une muraille. Une large ouverture donne sur des intersections qui semblent toutes se perdent dans les méandres de cette construction.

Je sens la présence de Chad, sans pouvoir l’expliquer. Je le sens à côté de moi, très proche. Pourtant, je suis seul. Est-il présent ? Éprouve-t-il cette même sensation ?  Je sens dans chaque fibre de mon être la nécessité de le retrouver.

Je détaille le seul décor que possède cet étrange monde. Rien de ce qui se passe depuis l’irruption de Matrim chez nous n’est normal. Ça a peut-être même commencé avant. Mais de quoi s’agit-il ? Bien que je sois habitué à côtoyer le surnaturel, ce qui est en train de se passer est différent de ce que j’ai pu connaitre.

Ce labyrinthe devant moi n’est pas là par hasard. Est-il destiné à Chad ? Je note que dans ce monde irréaliste, ceci pourrait bien être en rapport avec ce qu’il est dans la vie. Un architecte, un constructeur.

Tenter de le retrouver serait m’éloigner de sa destination car je sais pertinemment que où qu’il soit, il essaiera de me rejoindre. Et je sais qu’il n’abandonnera pas. De manière pragmatique, je décide de ne rien faire, ce qui à mes yeux n’a jamais été chose facile.

Attendre.

Attendre et envoyer par je ne sais quel moyen une balise qui le connecterais à moi. Je dois le laisser faire. Où que nous soyons, nous finirons toujours par nous retrouver.

Mais les minutes deviennent des heures alors que je n’ai aucun repère. C’est un cri qui me force à agir.

- Mick !

Je reconnais sans mal la voix de Chad. Est-il à proximité ou bien ce monde s’amuse-t-il à propager les échos pour nous désorienter ?

Suivant mon instinct, je passe le seuil de ce dédale. L’œil aiguisé de Chad a dû repérer les multitudes de détails sur ce qui pourrait paraitre être une construction époustouflante et diversifiée. Je trouve étrange de découvrir que des fleurs poussent en ce monde. Sorties de nulle part, les collerettes bleutées sont la seule source de couleur autour de moi. L’inquiétude me permet de me focaliser sur un unique objectif. Nous réunir avant que cette chose que nous fuyons nous rattrape. Le menace me parait illusoire, mais viscérale, jusqu’à ce qu’elle prenne forme devant moi. Une créature fantasmagorique, cauchemar de tous les enfants mais danger réel, se met à grincer en agitant des mandibules acérées.

Je n’ai pas d’arme pour me battre. Le corps en est une pour peu que l’on sache se défendre. Par chance, je parviens à être plus rapide que ce monstre. Le craquement sordide de ce qui ressemble à une colonne vertébrale redonne ensuite tout son pouvoir au silence qui règne ici.

Deuxième cri. La voix de Chad semble s’éloigner. Sommes-nous en train de nous tourner autour ? Jouer au chat et à la souris a longtemps été un jeu de séduction entre nous. Aujourd’hui, ne pas pouvoir nous rejoindre est une torture. J’ai besoin d’être avec lui. Surtout lorsque je sens l’inquiétude couvrir sa voix.

Je compte le nombre de fois où il m’appelle, me rapprochant de lui sans jamais l’atteindre. La folie et la peur s’insinue autour de moi lorsqu’une puis deux créatures surgissent à nouveau. Arrivée à une intersection, je comprends que ces cris peuvent être un leurre. J’y avais songé mais espérais de tout cœur qu’on me permettait d’être guidé jusqu’à lui.

Son appel résonne des deux côtés. Droite ou gauche ? Le Volubilis s’étend autour de moi comme s’il ne savait pas lui-même quelle direction choisir.

Dans ce labyrinthe d’apparence terne, des choses grouillent pour nous arracher notre dernier souffle. J’ai soudainement l’impression d’avancer au ralenti, comme si je pouvais tendre le bras pour atteindre mon objectif sans pouvoir le frôler.

Chad est en face de moi. Nous courons l’un vers l’autre mais nous ne pouvons pas nous rejoindre. Alors que nos mains sont plaquées dans une tentative de contact, nous sommes séparés par une paroi de verre. Même nos paroles réconfortantes ne traversent pas cette fine frontière. Le silence est maitre et nos visages se crispent dans une moue d’inquiétude.

Ce qui survient ensuite me poignarde en plein cœur. Dans un grondement assourdissant, le sol autour de Chad s’ouvre sur l’obscurité. Sans pouvoir agir, il s’effondre, s’accrochant à mon regard dans une ultime tentative. Mon sang se glace tandis que mes muscles brûlent de ne pouvoir agir. Je tente de briser cette vitre, ignorant la douleur qui irradie depuis mes phalanges. Mon acte de désespoir est vain.

Je refuse ce qui est arrivé. Je serre les poings et ferme les yeux. Je veux me réveiller, retrouver Chad et m’assurer que ce monde onirique n’a pas d’impact sur la réalité. Mais j’ai peur. Si cette entité peut créer un pont entre les deux univers, qui sait ce qui arrive si on disparait ici. Je refuse.

Une seconde s’est écoulée. Une seconde pendant laquelle l’homme que j’aime disparait devant moi. Une seconde qui change tout. J’implore une deuxième chance et m’affaisse. Anéanti.

Je ne redresse le menton que pour m’apercevoir que ma main est toujours plaquée sur cette paroi de verre. Puis mon regard hésitant croise des yeux remplis d’amour.

- Chad…

L’éternité, celle que son absence me promettait, est soufflée en une seconde. Suffisante pour que mon loup, agile et déterminé, échappe à un sort cruel. Perdre la vie en lisant une profonde détresse dans le regard de celui qu’il aime.


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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Sam 6 Juin - 14:19


Maze : finding his soulmate




Je me suis transformé pour être au mieux de mes capacités. Il ne s’agit plus de s’économiser ou d’être discret. Ce monde gris est dans une dimension onirique. Je me dois d’être moi-même, entier,  si je veux retrouver celui que j’aime dans un premier temps, et puisque cela semble inexorable, aller vaincre cette tisseuse de malheur. Mick où es-tu ? Seule la certitude qu’il est lui aussi ici et bien éveillé, me permet de ne pas paniquer. J’ai arrêté la recherche méthodique pour une méthode plus empirique basée sur mes sens et mon instinct. Je suis la fragrance du volubilis. Je suis la couleur azur qui souvent se fait diaphane. À certains embranchements, je vois, ni ne sens rien, m’obligeant à y aller à l’aveuglette et de revenir sur mes pas. Chaque carrefour n’est pas marqué, je perds du temps, chaque minute de trop me blesse le cœur. Parfois le parfum me semble venir de toutes les directions à la fois, parfois je n’aperçois la tache de couleur qu’après une longue et minutieuse observation. Je suis obligé de contenir mon impatience et mon inquiétude.

Je me retourne vivement, mon bras a déjà anticipé mon geste et mes griffes rencontrent une fourrure poisseuse du sang qu’elles viennent juste de verser. Je n’ai pas d’état d’âme à stopper net, tout ce qui essaye de m’arrêter. Mick et moi somme le noyau d’un atome, nous sommes fait pour être ensemble. Nous séparer augmente l’enthalpie qui nous ramène l’un vers l’autre. Il m’attire comme une force gravitationnelle. Ma place est près de lui, dans ses bras, et dans son cœur, tout comme la sienne est dans les miens. Une évidence que même mon père avait acceptée sans question, et sans réserve malgré le passé trouble de Mick. C’est avec cette sensation de manque qui m’empoigne le cœur, que je mesure la grandeur de mon amour.

Nouvelle intersection, cette fois c’est un bloc de pierre qui manque de me chuter dessus. Ce labyrinthe est un chausse trappe. Il crée des illusions, car parfois j’ai l’impression de sentir l’odeur de Mick. Mais cette brise traitresse m’écarte du chemin azur du volubilis. Dieu qu’il m’est tentant de suivre en courant le parfum de mon homme. Ma raison est mise à l’épreuve. Je me calme en pensant à lui, à ce sourire qu’il ne montre qu’à moi quand il me voit rentrer le soir, son regard inénarrable quand j’ouvre les yeux le matin. Je connais un Mick que personne ne connait, un homme touchant et parfois fragile, un ami plein de force et de conviction, un amant aimant et sensuel. Avec mon père, il est celui qui me connait le mieux, qui me devine. Il n’a pas besoin d’oreilles de lycan pour savoir quand je lui mens par omission. Il sait que je veux le préserver, que je ne lui dis pas tout, comme lui-même ne me dévoile pas la totalité de sa personne, bien que je pense en connaitre l’essentiel. Un minuscule pétale bleue perdu dans la grisaille et j’avance de nouveau.

Le sol est de nouveau en brique… je commence à me demander s’il n’y a pas une séquence entre la nature du sol et des murs. Dix intersections plus loin, j’en suis certain. Il y a un enchainement logique ou plutôt chronologique. Le sol défile allant de la nature la plus anciennne, vers des aspects modernes, pour recommencer au point de départ : la terre battue. Alors que les murs semblent faire l’inverse. Au début, les anachronismes de matériaux m’avaient choqué. Ils prennent leur sens-là. Le sol va vers le futur, les murs vers le passé. Mick est mon futur, alors je me concentre sur le sol quand je n’ai ni la couleur ni le parfum du volubilis pour me guider. Je l’appelle toujours à intervalles réguliers. Je ne sais pas si ma voix porte par-delà des murs. Je vais le retrouver !

J’ai essayé escalader un des murs sur lequel poussent des lianes épaisses, mais je me suis fait aussitôt attaquer par des espèces de trilobites sortis tout droit du paléozoïque cambrien. La morsure de l’un d’eux, m’a vite fait abandonner l’idée de passer par-dessus. Ma montre s’est arrêtée, j’ai perdu la notion d’heure. Il fait chaud, mais il n’y a pas de soleil à proprement parler. Le temps doit se compter en heures depuis que je suis entré. Je me suis désaltéré avec de l’eau qui goutait le long d’une végétation tombante couvrant un mur.

Je m’arrête pour contempler un mur. Il est couvert de hauts reliefs. Tout architecte digne de ce nom connait la construction ainsi représentée. Ça aussi c’est une construction onirique : la tour de Babel. Celle qui serait à l’origine d’une des nombreuses colères divines. Je me demande si je dois y voir un message. On m’a refusé l’accès à la partie haute du labyrinthe. Cela a-t-il un lien ou alors je me pose des questions inutiles? Je reprends mon chemin et la trace de Mick. Il me manque, je veux le voir, lui parler, qu’il me serre dans ses bras, et qu’il me rassure de sa présence. Inlassablement je l’appelle. J’ai de moins en moins de mal à suivre le volubilis, il se fait moins discret. Je commence même à apercevoir des bouts de cette plante qui pousse dans des infimes interstices. Un mur sur ma gauche est étrange. Je ne connais pas le matériau dont il est fait, c’est entre la pierre et l’acier. Ce qui me surprend le plus c’est une sorte de schéma géant qui est comme gravé dessus. Je n’ai pas le recul nécessaire pour le voir dans son ensemble. Mais je passe suffisamment d’heures sur ma palette graphique à concevoir des plans, pour me rendre compte ce dont il s’agit. J’ai envie de m’attarder et d’étudier les constructions et le plan de la ville qui s’offrent à mon regard. Car c’est tout bonnement magnifique. Je poursuis mon chemin tout en suivant des yeux la représentation de cette ville futuriste. Puis arrivé au bout du plan, presque vers le sol je vois un nom.

DANUS TALIS

Je laisse cette représentation derrière moi et suis le chemin de plus en plus évident. Je manque de m’étaler sur un de mes lacets défaits. J’ai un moment d’hésitation, il me semble que je portais des chaussures sans lacets en venant. Je me remets en route et quelques bifurcations plus tard mon cœur bondit dans ma poitrine. Mick, enfin ! Il est agenouillé sur le sol, comme abattu. Je m’élance vers lui en criant son nom, en me rapprochant, je comprends qu’il est derrière un mur de verre. Je contourne un trou dans le sol et viens près de la paroi de verre.

Je pose ma main à l’aplomb de la sienne sur cette séparation transparente et m’agenouille à mon tour. Mick est là, bien vivant. Je n’entends pas son cœur, mais je vois une veine palpiter dans son cou, et sa poitrine se soulever. Je l’ai retrouvé ! Autour de lui, il y a un cercle de volubilis d’un bleu intense. Les fleurs le valorisent et apaisent mon cœur.

- Mick !

Quand il relève enfin les yeux vers moi, je le scrute, cherchant la moindre blessure. Je le contemple, le regarde et l’observe comme si je pouvais le toucher des yeux. Il y avait une lueur triste dans son regard qui semble s’atténuer en me voyant. Il était inquiet pour moi ! J’aime sa compassion. Nos doigts ne peuvent se croiser, alors je me colle à la vitre. Mick fait pareil. Si proches, et pourtant on ne peut sentir la chaleur de l’autre. Ses lèvres dessinent mon prénom. Je lui dis mon amour, son sourire me réconforte. Inquiet, je vois que Mick s’est fait mal, ses phalanges sont en sang. Sang que je retrouve sur la vitre. Je me redresse et essaye de rayer la vitre de mes griffes. Rien, c’est apparemment aussi dur que du diamant. L’angoisse me noue le ventre. Il faut que l’on trouve un autre chemin, mais toute mon âme se refuse à partir de là et de le quitter du regard. Avec des gestes Mick me fait comprendre que lui ne bouge pas et que c’est à moi de venir le rejoindre.

J’acquiesce, mais j’ai beau chercher et regarder autour de moi, l’odeur et le bleu sont devant moi, autour de Mick. Je sors mon téléphone, il n’y a pas de réseau, alors je m’en serre pour lui écrire un message que je lui montre ensuite à travers la vitre.

« Je t’aime. Je vais faire vite. »

« Je t’aime aussi Loulou » me répond Mick de la même manière.

Je veux le prendre dans mes bras, et plonger mon nez dans son cou et m’enivrer de son odeur. Alors mon front s’appuie contre cette vitre froide. Mick, comme un reflet, fait les mêmes gestes. Nous restons un moment ainsi. Je me réchauffe sous son regard. Puis j’embrasse mon index et le pose sur le mur de verre. Le doigt de Mick vient se placer à l’identique de l’autre côté. Alors que je vais pour l’élancer  sur ma droite, je vois une ombre bouger dans ma vision périphérique. C’est du côté de Mick. Avec horreur, je vois plusieurs créatures cauchemardesques sortir de l’ombre. Mick s’est retourné à mon avertissement et se prépare à l’assaut. J’ai un mauvais pressentiment.  Je me grandis et tente de jouer à l’épouvantail derrière la vitre, les créatures reculent. Mais dès que je fais mine de  partir, elles se rapprochent de nouveau de Mick.

De rage je frappe le mur de verre. La douleur dans mon poing est fulgurante. Ma colère me fait grogner telle une bête sauvage. Ma rage s’attise. Me faire bloquer par une construction, moi qui suis celui qui justement les conçoit ! Je suis celui qui dessine les plans, pas celui qui les subit. Une des créatures s’est élancée sur Mick, qui la repousse d’un coup de pied bien placé. Il est fort et vif, mais en levant les yeux j’aperçois d’autres ombres qui grouillent dans les lianes accrochées aux parois. Il ne pourra pas faire face à tous. Je plaque mes deux mains contre ce verre épais. Il ne bouge bien sûr pas d’un millimètre. Je suis celui qui dessine les plans, je suis celui qui décide des murs.

Alors tout se fait subitement limpide, j’ai fermé les paupières et prends de la hauteur. Je visualise le plan, le labyrinthe comme si je le survolai. Il est immense et dense. Je suis l’architecte, celui qui dessine les plans. Mentalement je bouge une paroi. Un grondement sourd arrive à mes oreilles. Il me faut du temps pour trouver notre position sur ce plan mental. Enfin, je trouve le mur de verre. Mes lèvres esquissent un sourire quand je sens la paroi coulisser contre mes paumes toujours en appui. Le mur s’efface et s’insère dans  son voisin en pierre. Dès que je peux passer, je rejoins Mick. Lui aussi a entendu le grondement des parois qui bougent. Nous faisons face ensemble aux trois créatures qui harcèlent Mick. Le combat qui s’engage est violent, mais réfléchit. Nous nous connaissons, chacun sait les bottes de l’autre. On se complémente sans se gêner.

Quand enfin il ne reste plus que des cadavres sans vie de nos attaquants, les ombres menaçantes ayant pour l’instant fuit, nous tombons dans les bras d’un de l’autre. Je passe mes doigts dans ses cheveux et l’embrasse passionnément. J’aime son étreinte et ses bras qui se referment dans mon dos. Nous restons longuement enlacés, pendant que mon esprit s’envole au-dessus du labyrinthe. J’ai compris l’objet de cette initiation. Des grondements sourds nous parviennent de toutes parts. Les murs bougent. Nous faire un chemin direct vers la sortie est complexe et nécessite nombre de mouvements intermédiaires. Mes lèvres ne quittent pas le cou de Mick, alors que je remodèle les lieux par mon simple bon vouloir. Je suis l'architecte et juste parce que je le décide, je fais bouger des murs de plusieurs tonnes. Les grincements s’atténuent, quelques nuages de poussière persistent. La labyrinthe se retrouve séparé par une grande allée rectiligne qui relie les deux points d'entrée. Le souvenir d'un film avec Moïse me tire un souvenir.

- Rien ne pourra jamais nous séparer, dis-je doucement en prenant la main de Mick.

- On sort d’ici ?






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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Sam 6 Juin - 14:32





Tourne et tourne, petite marionnette.


Après que notre drôle de dispute soit terminé et que nous nous arrangions sur de simple détail, tel que la direction à prendre.Ce n'est pas pour me plaindre mais, faire des concessions entre deux personnes aux caractères assez affirmés, c'est violent. Heureusement que les murs sont solides et que les surveillants ne sont pas proches d'où nous sommes. Parce je que crois bien qu'on se serait déjà fait repéré avec nos cris. Enfin, principalement les miens.

Bref, aillant une ouïe formidable, je me poste en premier tandis que le brun couvre nos arrières. Nouvel objectif, trouver la pierre dont parlait cette étrange voix venu de nul ne sait où. Si en chemin, on découvre la sortie de ce camp, ce ne sera que du bonus. Cependant je ne pense guère qu'on la verra. Ça ressemble à un vrai labyrinthe outre le dôme central qui n'a servi de repère que pour atteindre mon partenaire.

On avance doucement, mes sens à l’affût, prêt à donner le signal pour nous cacher dans un coin dès que j'entends un battement de cœur autre que les nôtres. Les gardes se baladent toujours en groupe. Jamais seul. C'est un petit coup de chance pour nous deux car ils sont plus facilement distrait par la conversation de leurs collègues. En parlant de discussion, pour tenter de me distraire et éviter de devenir tout poilu, je questionne de temps en temps Therence et il en fait de même sauf si je fais signe de silence. Manquerai plus qu'on se fasse choper pour avoir parler tissus et chiffons. Néanmoins, je ne sais pas si je dois aborder le sujet fâcheux. C'est à dire ma lycanthropie. Ne sachant pas la réaction que le caïd pourrait avoir, je préfère me taire pour le moment sauf s'il lance le sujet. C'est peu probable de toute façon.

Plus on marche, plus une mélodie entêtante résonne dans les couloirs. Surpris, je sursaute et cherche frénétiquement la source de ce bruit. Ça, c'étais pas avant. Quelqu'un aurait allumé une radio ou mis un cédérom ? Je me retourne vers le brun et remarque que la musique ne le dérange pas. Peut être qu'il n'y a que moi qui puisse l'entendre grâce à mes capacités sur développés. Cela voudrait dire qu'elle est assez loin de nous.

Tout à coup, je lui commande de stopper tout mouvement. Je regarde attentivement le couloir. Je suis sûr qu'on a déjà vu ce groupe là tout à l'heure. Mes jambes commencent à me démanger. Inconsciemment, je gigote de droite à gauche pour chasser des fourmillement fictif. Je commence à avoir du mal à rester en place et ça à l'air d'être pareil pour mon coéquipier. Est-ce le lieu qui nous fait ça ? Mon loup bouillonne pour tenter de sortir, pris dans le désir de bouger sans cesse. Je me reporte sur les surveillants, qui repassent encore une fois devant nous. C'est à croire qu'il prennent au pied de la lettre le mot ronde. Pour être sur de mon idée, je partage mon impression à mon aîné.

-Therence. C'est moi ou ces mecs suivent à chaque fois leur propres pas ?
 
Au fur et à mesure de mon inspection, je constate qu'il suivent un chemin précis, marchant de façon régulière. Comme ordonnée, suivant le même rythme inlassablement. Et cette foutue musique qui continue, de plus en plus forte. Elle est tellement entraînante qu'elle me donne envie de calquer mes mouvement à son tempo. Cela me met en colère. Rien que l'idée d'être influencer par quelque chose d'autre que moi, ne me plait guère. Je dois garder à tout prix le contrôle sur mon corps. Garder ce qui me reste de repère pour ne pas me laisser emporter par mon loup.

Plus le temps passe, plus les couloirs me semblent familier. On avance toujours droit devant nous. Peu de chance de se perdre de cette manière là. Quand j'entends un groupe de militaire parler d'alcool, je pouffe de rire. Ces gars là ont l'air bien éméchés. Ça sera pas un problème pour les esquiver. A croire qu'ils sont plusieurs à se détendre avec une bonne bouteille. Il y avait aussi ceux qui étaient proche de notre point de rencontre. D'ailleurs, le mur là, ça serait pas notre mur ? Pour en être sûr, je renifle et capte notre parfum dessus. C'est pas normal !

-Mais... Mais... C'est le mur où tu m'as sauvagement plaqué ! Ne me dis pas qu'on est revenu à notre point de départ.

C'est pas possible !  On a fait que tourner en rond depuis le début ? Maudit endroit ! J'en ai marre ! De tout. Les gardes et leurs mouvements répétitifs, les couloirs qui se ressemblent tous, de mon impossibilité à rester statique et surtout de cette maudite musique enfantine qui ne cesse d'augmenter dans mes oreilles. Faut-il que je perce mes tympans pour arrêter de l'entendre ? De colère, j'enfonce mon poing dans la surface plane en face puis me bouche les oreilles avec mes mains avant de me recroqueviller sur le sol. Faut que je sorte, que je me calme, que tout se stoppe. Arrêt sur image, silence totale ! C'est tout ce que je réclame. Je lève mes yeux vers Therence et remarque que la musique assourdissante ne l'affecte pas. Il en a de la chance, moi elle me vrille le système et me donne envie d'activer le mode lupin et déchiqueter tout sur mon passage. L'humain en premier.

-Putain, comment tu fais pour pas devenir fou avec la musique ? Elle me rends cinglé !



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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Sam 6 Juin - 16:45



The merry-go-round goes round and round...



Je dois le retrouver. Je sais qu'il est forcément quelque part, et j'abandonnerais pas avant de lui avoir mis la main dessus. Alors je quitte ma geôle pour vadrouiller dans les allées du centre militaires. Cet endroit est tordue, comme ma venue ici. Qu'est-ce que je fiche là? On comptait faire de moi un soldat, ou je suis un prisonnier? Je serais plus rassuré d'opter pour une farce, mais j'ai du mal à y croire. Enfin bref, sortir d'ici, c'est tout ce que je veux pour l'instant... trouver la sortie, ou bien...

C'est moi qui suis manifestement découvert, mais pas par ce que je serais tenté d'appeler "l'ennemi" - je suis certainement pas entre ces murs en tant qu'invité. C'est un ado à la tignasse revêche et si salement barbouillé que ses yeux clairs ressortent surement plus qu'il ne le devraient qui me siffle. Je considère mon "compagnon de galère" avec surprise. A part que je ne m'attendais pas à être trouvé, y a quelque chose chez lui qui détonne d'avec tout le reste. Pas vraiment une aura, mais il me semble plus... net que tout ce que j'ai put croiser jusque là. Et même si sa tête m'est pas inconnue, je sais que c'est plus qu'une impression de l'avoir déjà croisé. C'est plutôt comme si je l'avais... enfin retrouvé?
Je suis confus. Je le cherchais alors? C'est vrai, j'ai bien le sentiment d'avoir comblé une attente de l'avoir en face de moi, être arrivé au bout de quelque chose. Mais paradoxalement, c'est pas suffisant... non, c'est même pas le résultat que j'attendais vraiment.

Alors je l'embarque avec moi pour se cacher, me fichant royalement de ses geignements, et j'exige des explications à tout ce m*rdier.

-Hé ! Me mets pas tout sur le dos non plus ! Officiellement on est dans un rêve et t'es là pour m'aider ou l'inverse. J'en sais rien.


Un rêve?... J'inspecte tout autour de moi d'un bref roulement d'orbite. Je suis pas tellement choqué, aussi dément que ce soit, je crois qu'il vient au contraire de confirmer ce dont je me doute depuis déjà un moment. Un "rêve"... Ouais, ça expliquerait bien des choses...
Mais il a dit lui même qu'il était impliqué dans ma plongé ici, et je suis assez lucide pour me rappeler que j'ai été poussé dans la flotte, je l'ai quand même pas rêv... Enfin, c'est une façon de parler.

- J'en sais strictement rien de qui a pu te sois disant trempé.
Soit-disant?!... Je baisse les yeux sur mes vêtements secs. Oh... évidemment... Je t'ai jamais vu de ma vie hors du lycée ! Qu'est ce qu'on irai faire dans l'eau ensemble ? Je hausse un sourcil face à l'effervescence du môme. Wow, il insinue quoi, et répond pas par d'autres questions!... J'suis pas fou au point d'emmener avec moi le caïd du bahut en ballade jusqu'à un point d'eau. Hé ho, je suis pas un Kappa ni une sirène et encore moins une créature sous-marine. Pas d'écailles, de branchies ou bien même une nageoire. Faut réfléchir quelquefois!

Qu... Mais il me traite carrément de crétin l'espèce de bouffon! Je sais pas s'il cherche vraiment à me faire passer pour plus c*n que je ne le suis ou s'il a vraiment aucune idée de ce que je viens de vivre. Mais il a plus de gueule qu'il en a l'air le Liam. Et on se retrouve à se reluquer l'un l'autre, avec autant d'incrédulité que de ressentiment.

- ...Non, je ne suis pas trempe malgré la noyade et j'ai pas d'explications à ça! C'est pas très crédible, ok, mais ça l'es pas plus que toi qui prétend ne rien avoir avec cet incident alors que tu dis m'avoir entrainé ici!

Alors qu'il baisse d'un ton. Je commence à fatiguer de tout ce cirque, et puis... m*rde. J'ai beau regarder le gringalet hystérique fringué comme un cadet après une séance d’entrainement, c'est pas... "ça" que je comptais attraper. J'en ai la certitude...

-Cache ta joie surtout,
clame le môme dont la face nettement suspicieuse viens de passer à une mine outré. Je sais pas qui tu cherchais mais ce qui est sur c'est que moi je traquai le parfum de la narcisse. Et tadam ! C'est sur toi que je suis tombé.

Un parfum de narcisse? A mon tours je le regarde bizarrement et m'offusque, puis je renifle dubitativement par dessus mon épaule. Ça sens quoi la narcisse? J'y connais rien aux fleurs, et je suis un amateur de senteur plutôt boisée mais certainement pas florale... c'est ma virilité qui est froissé là.

-... Un mec qui ne sais même pas ce qui se passe. C'est bien ma veine !


Tsss... Plains toi le mioche. Moi je ne comprend rien à ce qu'il se passe, mais lui, il est même pas sûr de comment je suis arrivé là et de comment il m'a trouvé. Quelque chose me dit qu'on est pas sortie de l'auberge...

D'un geste vif il se dégage de ma prise et rajuste sa veste et le reste de ses vêtements. Il ressemble à rien, on dirait un môme qui a rien trouver d'autre que piquer un costume propre après une après-midi à jouer dehors comme un sagouin. Je soupire et vérifie si on peut se casser de là. Mais il y a du bruit dans le couloir, et maintenant que j'ai cet énergumène à mes côtés, il va falloir redoubler de vigilance. Pourquoi je me retrouve avec lui dans les jambes d'ailleurs? Je pourrais très bien faire route seul!
Mais quand je quitte la porte et me retourne sur lui, faut que je me rende à l'évidence. Hors mis qu'il y a une chance qu'il me soit utile pour se tirer d'ici, il est surement la chose la plus... normale? que j'ai croisé dans tout ce bourbier. Enfin, j'ai peut-être pas choisi le meilleurs terme pour le décrire.

-... T'es le petit nerveux du bahut? Celui qui joue au Lacrosse?   me souvins-je.

Bien sur... Je savais que c'était pas juste une impression. Qui n'a pas entendu parlé de ce joueur acharné qui pète une durite pour un rien? Je hoche la tête dans un petit rire désabusé. Génial. Non seulement je suis embarqué dans je ne sais quel cauchemar, mais avec un déséquilibré mental en prime.

Il se laisse glisser contre le mur, et j'ai presque envie de faire pareil. Mais je reste debout et me contente de m'adosser en face, non seulement j'aurais le sentiment de me laisser aller, mais je perdrais surement plus de force que je n'en récupérerais à me poser alors qu'on doit rester sur le qui-vive. Il est crevé lui aussi, il m'a pas encore dit comment il a atterrit là, mais je devine bien qu'il à du trimer. Je l'entend marmonner un truc pendant un moment. Toujours la même rengaine... J'ai déjà eut à faire à ce genre de situation, un ado qui récite toujours les même mots pour s'éviter une grosse colère... Je dis rien, mais une idée me traverse l'esprit, une idée qui ne me plais pas totalement connaissant l'équilibre émotionnel du personnage...

Enfin, il arrête son chant, et il se met à me raconter essentiellement tout ce qui se trame. Une araignée mégalo manipulant les rêves projette de conquérir le monde en se gavant de la peur qu'inspire ses cauchemars. Heureusement, une Super Grand-mère à réussi à réunir des... Torches? alias des élus avec des pouvoirs magiques afin de l'arrêter.
... Oookay... J'essaie de rester concentré, mais franchement, j'ai beaucoup, beaucoup de mal à assimiler ces histoires... Non, parce qu'à l'écouter... je suis une... Torche. Je sais pas si je dois me sentir insulté ou non là...

Je m'étire le visage d'un lourd passage de la main pour me réveiller pendant qu'il explique comment il s'est retrouver poignet lié à un fil d'argent qui l'a attiré au pays des songes, alias La Zone Grise, puis par enchainement ici afin de me retrouver. J'allais l'informer qu'aucune bonne femme n'était venue m'annoncer l'épique mission qui m'était incombé quand il me récite cette phrase sur des lois, des gardes, la pierre et le ciel qui ne m'est pas inconnue. Lui aussi il l'a entendu? Alors c'était pas juste une réflexion personnelle...

-Bon, t'as un plan quelconque p'tit malin au lieu d'attaquer ton seul allié ? Parce que si je reste trop longtemps ici, je risque de ne plus me retenir et il y a de grande chance que ça finisse mal.

-C'est pas plutôt toi qui a réussi à rentrer ici et qui devrait me dire par où t'es passé pour y arriver, p'tit malin? Parce que je te signale que mon point de départ à moi se situe au cœur de ce complexe!

Il m'énerve! Mais il a pas tort, je préfère me fier à mes idées qu'à celle d'un surexcité en sursit. Et je suis pas sûr de vouloir savoir à quoi ressemble Liam Banner sous son plus mauvais jour.
Je vais jeter un coup d’œil vers le couloir pour apercevoir une équipe le longer à nouveau.

-Ils viennent de repasser. C'est la troisième fois depuis qu'on est entré ici, je crois qu'ils circulent à intervalle régulier... On va pouvoir sortir.

Parce que non, j'ai pas de plan, à part suivre les indications du fin limier ou de chercher un panneau "sortie". Je le jauge d'un long regard.

-Tu vas être capable de te retenir? Parce que si monsieur veux piquer sa grosse colère, c'est maintenant, mais je compte pas m'arrêter en cours de route pour une urgence.

Je lui offre un grand sourire moqueur avant de redevenir sérieux. C'est bon? Le petit Liam est assez grand pour gérer ses caca-nerveux? Parfait, alors on y va.


Ça me rassure pas de filer avec lui. Seul, je peux agir sans aucune contrainte, fuser d'un point à l'autre, revenir sur mes pas, je n'ai à m'occuper que de ma propre présence. Mais là...
Je crois entendre un bruit, vérifie par dessus mon épaule, et rentre dans l'autre crétin qui vient de s'arrêter juste devant moi. Je l'incendie d'un regard noir.

-Préviens au moins! Puis on est où, c'est toi qui est entré ici, tu dois quand même avoir une idée du chemin que t'as emprunté, non?!

Je chuchote mais je m'exaspère aussi. Certain que la voie est libre, je le double pour reprendre la marche en lui faisant signe de me suivre. Les couloirs et les locaux se ressemblent sensiblement, et si j'ai eu le sentiment de descendre le bâtiment pendant un moment, je suis plus très sur de moi.

-Ils se déplacent toujours en même nombre, à la même fréquence. fais-je remarquer.

On dirait que ce sont toujours les même qui circulent, tout le temps... Quoi-qu’avec ces costumes aussi... Identiques. C'est ça, je suis pas débile, ça doit-être un effet miroir à cause de ces tenues similaires. Tous les soldats se ressemblent... D'ailleurs...

-Attention ça va être l'heure.

On à le temps de s'abriter derrière un renfort, et comme prévue, la patrouille fait son petit tour sans nous remarquer. Cette rigueur littéralement militaire m'amuse, ça fini par devenir facile de les esquiver.

-Où t'as trouvé ta veste? Tu serais pas tomber sur une réserve d'armes au cours de ton expédition par hasard?

Parce que sortir d'ici va manifestement nous demander du temps, et on sait pas sur quoi on va tomber. Je sais me battre mais je sais aussi que je ne fais pas le poids face à un flingue. Cela dit... je jette un œil à Liam. Mouais, j'ai peut-être déjà une arme tout bien considéré. Une arme qui à du mal à répondre...

-Hey. Tu m'écoutes?

C'est pas le moment d'avoir l'esprit ailleurs!
Je soupire d'agacement en accélérant le pas. Aller, on se bouge! Je veux sortir d'ici, et vite. Seulement, je me sens obligé de ralentir un peu... C'est... Je secoue la tête pour chasser ce vertige qui n'en est pas, c'est juste la fatigue. Ça me ferais presque rire : être fatigué, dans un rêve? Ouais, mais des rêves pareils, j'en ai encore jamais fais, pas où je converse aussi réellement avec un camarade de lycée dans un univers qui lui semble emprunté à un imaginaire inquiétant.
On marche, observe, se cache, cherche... Mes pensées vagabondes, il y a cette tuyauterie qui forme un entrecroisement bizarre juste avant de passer ce seuil dans la galerie que nous traversons. Un méli-mélo qui reflétè assez bien mon état d'esprit... J'ai pas les idées claires. J'essaie de retracer les évènements qui m'ont conduits ici, de remonter en arrière et les rattacher à une trame chronologique, mais ça ne colle pas, des transitions m'échappent. Des détails surement importants aussi.
Je hoche à nouveau de la tête pour m'extraire mentalement de ce malaise, et repart d'un pas plus ferme. Nouvelle arrivée, toujours pile à l'heure, toujours le même nombre de bidasses, même costume, même... visages...

-Therence. C'est moi ou ces mecs suivent à chaque fois leur propres pas ?


-... C'est la réflexion que je me faisais...


Le jeu de tout à l'heure n'en est plus un, cette routine commence à m’écœurer, dans tous les sens du termes... Je me sens pas très bien. La présence de Liam se rappelle à moi et m'oblige à rester vif, j'ai aucune envie qu'il se rende compte de mes troubles, et de nous deux, je crois pas qu'il soit le mieux placer pour gérer l'autre. A ce propos...

-Tu t'en sors avec ta crise?

Me sachant passablement à bout, je crois que je connais la réponse. Mais je préfère qu'il me donne une échelle de sa colère, et puis il pourra pas me reprocher de ne pas avoir demander...
Je l'ausculte du regard, je vois bien que lui aussi est perturbé par quelque chose. Mais quand je m'attarde inconsciemment par dessus son épaule, mon champs périphérique s'étire lentement mais surement, me donnant l'impression d'être aspiré en arrière. Bon sang...

-Liam, y a un truc qui cloche...

Il l'a remarqué lui aussi? Cette nette impression d'être sur une plateforme en mouvement?... Mais il a disparu pour aller... renifler le coin là bas.

-Mais... Mais... C'est le mur où tu m'as sauvagement plaqué ! Ne me dis pas qu'on est revenu à notre point de départ.


-Tu plaisantes?


Mais un doute s'insinue dans mon esprit et une angoisse commence à sérieusement me prendre les tripes.

-... On tourne en rond... confirmé-je, désabusé.

Mais comment... J'ai pourtant cette impression d'avoir avancé, progressé, on peux pas être revenu à notre point de départ, pas en empruntant toujours cette même voie, ça n'a pas de... sens!

-Hey!!! Mais ça va pas?! Je me rue sur le mioche qui se fracasse le point contre le mur avant de se prostrer sur lui même. Je te rappelle qu'on est pas tout seul, et j'ai aucune envie de me faire prendre! Moi aussi j'en ai ma claque de cet endroit, et j'ai pas demandé à être accompagné d'une bombe à retardement en prime!

Alors qu'il se calme! Qu'il aille se jeter dans les bras de ces soldats si ça lui chante, mais il est hors de question que je me face enfermé ou je ne sais quoi à cause de ses hystéries!

-Putain, comment tu fais pour pas devenir fou avec la musique ? Elle me rends fou !


-Y a PAS de musique!
gueulè-je. Et t'as pas intérêt à devenir fou, pas tant qu'on sera coincé ici! Parce que moi aussi je vais finir par devenir dingue avec toutes ces c*neries. C'est toi qui m'a entrainé ici, alors lève toi et arrête de pleurnicher, on continue! Y a forcément une p*tain de sortie! On a forcément raté un passage, on va forcément finir par trouver!...

Je lui agrippe le bras pour l'obliger à se remettre sur ses pieds, il faut qu'on bouge de là, et c'est plus qu'une impression. J'ai le sentiment d'être ivre, j'ai beau essayé de garder l'équilibre, cette sensation de mouvement ne me quitte pas. Mais à peine l'ai-je redressé que je l'écrase dans l’alcôve en m'y calfeutrant aussi. Les soldats! A trop se gueuler dessus, on a faillis les oublier. Je prie pour qu'ils nous aient pas vus, pour que le furieux derrière moi arrive à se calmer. Mon cœur fait du cent à l'heure... Leurs ombres disparaissent dans le virage, je crois qu'on est sauvé pour cette fois encore... Je pousse un lourd soupir et me laisse glisser contre la parois, les mains sur les tempes et les yeux fermés. C'est comme être sur un bateau...  

-Temps mort... réclamè-je une trêve au milieu de nos querelle, comme j'aimerais que toute cette situation surréaliste s'arrête aussi momentanément. Il est peut-être temps de se poser et réellement faire marcher ses neurones... T'es pas naturel, pas vrai? Les sautes d'humeurs, la berceuse, les reniflements... Je suis au courant pour les loups. et j'ai pas envie de tourner autour du pot.Tu devrais sentir un truc, pouvoir nous guider jusqu'à la sortie!...

Je le sens distant. Est-ce que c'est ce que j'ai dis sur ma désillusion d'être tombé sur lui qui l'a vexé, lui qui se retrouve coincé là parce que sa mission consistait à venir me chercher? ... Je lève les yeux au ciel pour mieux avachir ma tête contre le mur derrière moi.

-J'ai pas demandé à ce que qui que ce sois vienne me trouver, j'ai même rien demandé à tout ce qui se trame, Ok!... Enfin... Écoute, c'est exactement comme... si j'avais une énorme soif! et qu'assoiffé que je suis, je me damnerais pour un café! Mais que manque de bol, au bout de ma course effréné pour mon kawa, on me serve... Je le désigne lui tout entier. Un jus fruit. J'ai bu, la soif est partie, mais j'ai pas eut mon café.

Voilà. Mon estomac imaginaire est plein, mais je suis pas satisfait. Pas du tout. Et c'est pas de sa faute. Mais... ça couplé à tous le reste, ça fait beaucoup, et je suis pas d'une nature patiente.

-T'as une idée de comment se tirer de ce manège? La Super Grand-mère t'as rien dit, y a pas moyen de suivre ta musique, je sais pas?...

J'ai beau tendre l'oreille, j’entends rien. Tout ce que je vois moi, c'est qu'il fait nuit, que des gardes vadrouilles sans arrêt, et qu'on est coincés entre ces satanés murs indubitablement mobiles...
Je me fait attentif à ses propres hypothèses et suggestions en me massant le front.

-Il faut bouger... c'est plus une supplique qu'un conseil que je balance en me redressant maladroitement. J'en peux plus, je vais finir par me laisser submerger par le mouvement si on reste confiné ici...

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Dernière édition par Therence Garnet le Sam 6 Juin - 17:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Sam 6 Juin - 16:46

Initiation
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim, liam, luka et les autres

Chad / mick : Vous sentez que quelque chose à changé en vous, sur le plan fondamental. Alors que vous surmontez vos épreuves, vous vous sentez connectés à votre pouvoir de Torche, et à ce que ça signifie. Le labyrinthe est remodelé grâce à vos efforts conjoints, Chad déplaçant, recréant l’espace, alors que Mick débarrasse le résultat de toute composante passéiste. Votre présent semble radieux alors que vous vous approchez d’un seuil, simple, mais étonnant. Il semble donner sur une clarté de la couleur du volubilis, et devant lui se dresse un autel, simple, sur lequel est posé une épée. De l’autel, une douce lueur d’or semble émaner. En vous rapprochant, vous sentez une odeur d’orange. Gravé sur la pierre, vous pouvez lire « leg de Josh ». Sur l’épée, un nom gravé : Clarent. Elle semble terne, mais chaude au toucher.
Vous franchissez le seuil, de retour auprès de MaMa Joe, qui semble affairée auprès de Matrim avec Maxence. Elle écarquille les yeux en voyant ce que vous ramenez avec vous. L’épée ne semble cependant pas tout à fait matérielle.

-bienvenue à vous, Torches. Je ne vous ai pas tout dit, et il me parait évident que votre pouvoir de tandem est lié à ce que je vois. Je pense que le moment venu, vous pourrez redonner à cette épée le feu qui lui manque, puisant dans le feu de votre amour à tous les deux, et votre nouveau statut… Je crois que cette arme est un allié puissant, mais qui ne pourra subsister indéfiniment dans notre monde. Jamais je n’aurai cru vivre assez longtemps pour voir ça ! Si vous voulez, vous pouvez aller directement près de l’endroit, dans notre monde, ou sévit notre adversaire… mais vous pouvez aussi aller dans sa contrepartie onirique. Il faudra la battre sur les deux fronts. Vous connaissez le chemin. Allez ensemble dans le monde gris, et choisissez : la grotte spirituelle, et ses dangers immédiats, ou sa contrepartie physique, non moins dangereuse.
(hrp : vous allez ou vous voulez. Dans les deux cas, il y a des sentinelles, des serviteurs.. Comme pour la fois précédente, vous pouvez gérer les détails… Le but est déjà d’approcher, et éventuellement de vaincre les premiers gardiens. L’épée a plus de pouvoir dans le monde onirique, et les sentinelles aussi. Les humains y sont remplacés par des cauchemars (monstres etc) usuels, inconscient collectif)




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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Sam 6 Juin - 17:09

Initiation
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim, liam, luka et les autres

Therence / Liam : alors que vous vous rendez compte que vous tournez littéralement en rond, l’immuabilité, le sempiternel parcours, tous les éléments autour de vous vous semblent écœurant. De plus, liam, tu entends à présent une sorte de bruit mécanique, régulier, mais qui semble perdre en vigueur, en même temps que la musique… Au bout d’un moment, les bruits sont de nouveaux plus rapide, et la musique reprend..Mais, au fond de vous, vous sentez que vous pouvez changer ça. Ou peut être juste quelque chose… .

Maxence : Mama Joe utilise ta connexion, pour envoyer un message à Liam et Terence
-Les garçons, vous êtes victimes de l’inertie, de l’entrainement, et de l’immuabilité. Seul le Rebel peut changer ça. Son pouvoir de Torche est unique, et il fait fit des lois immuables. Il faut .. ; disque n’en est pas…moyen…peut être la musique…enfant... mécanisme, je pens…
La connexion mentale se perd, et tout le message n’a pas pu être envoyé.

(hrp : libre à vous d’utiliser votre pouvoir de torche. Une torche est unique, son nom de torche aussi, et son pouvoir également, c’est une loi immuable, tout comme le fait de n’avoir le droit de le faire que deux fois en tout… vous pouvez m’envoyer un MP pour dire ou / sur quoi vous pensez être, et je donnerai une description plus précise à celui qui sera le plus proche de la vérité)



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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Dim 7 Juin - 14:56



 



 
Everything started with a penny


Mama Joe nous invite à la suivre. Elle dispose des fauteuils et nous demande de nous y installer. Certains resteront vides, simples symboles de la présence de ceux qui vont partager notre initiation. Il y a également ces étranges chaînettes qui nous lient, Liam et moi, au vide. Je ne remets cependant pas une seule seconde ma confiance envers Ma’ Joe en question. J’écoute attentivement les instructions. Ma nature de Kamiga me pousse à croire, à avoir une certaine forme de foi.

Je ferme donc les yeux. Comme toujours, plutôt que de me retrouver dans le noir, j’ai l’impression d’être face au soleil avec mes paupières pour seule protection. C’est ainsi depuis qu’Ama partage ma vie. Je me concentre sur mon odorat et sur tout ce qu’il capte. Je bloque les moins fortes et celles qui n’ont rien de fleuri. Très rapidement, deux parfums ressortent. Le premier est celui des tournesols. Les fleurs du soleil, grandes et majestueuses, gardent la tête haute dès lors que le temps se fait chatoyant. Leur couleur est chaude et vive et leur forme est presque brute tant le rond est parfait. Et il y a cette part sombre en leur centre, celle qui rend les pétales si éclatants. On peut le voir comme une dualité permanente, mais je constate surtout que la lumière est sublimée par les ombres. Puis il y a cette odeur plus délicate mais tout aussi forte des Sakura no Hana. Les fleurs de cerisier. Ce rose subtile et ce doux parfum évoquent une apaisante nostalgie. Hanami était ma période préférée de l’année. Se balader dans les allées de cerisiers en fleurs donnait la sensation de marcher sous une pluie de douceur parfumée. Et puis il y a cette troisième odeur que je ne sais reconnaître. Elle est pourtant bien présente et se lie aux deux autres en créant un bouquet à l’odeur très singulière. Elle est inégalable, indéfinissable et inoubliable et parfaitement identifiable.

Me retrouver dans la zone neutre est plutôt facile. Elle est relativement semblable à celle que j’utilisais enfant pour peindre avec l’encre d’Ama. La version onirique de Joe est bien plus jeune et particulièrement vaillante. Nous sourions tous, comme si elle avait le pouvoir de nous redonner confiance, comme le peut parfois le soleil. D’un signe de tête, elle me montre une étrange porte. Un coffre-fort ? Je lève les yeux et je vois une série de nombre.

- Shi Go San Go.

Shi, la mort. Go…est-ce un cinq, rapport à la prospérité ou le kanji « soi-même » ? San…Goku ? San…vivre… Ont-ils seulement une signification ? Au moins, je m’en souviendrai, j’ai la sensation que rien n’est inutile dans ce monde. Alors je les note mentalement tandis que la porte s’ouvre. J’entre et je découvre ce que pourrait potentiellement contenir un coffre, celui de Picsou par exemple, mais dans une caverne. Au centre de cette étrange grotte, installé sur un tapis de pièce, un homme se tient, flûte à la main. L’ai amusé sur son visage me laisse perplexe. Est-ce là un bon ou un mauvais présage ? Pendant un instant, je fredonne une chanson de pirate. Est-ce de ma faute si cela rappelle étrangement la scène finale du premier volet de Pirates des Caraïbes ?

J’observe la grotte. Elle est haute de plafond et de lointaine ouverture vers l’extérieur laissent entrer la lumière du soleil qui se réfléchit sur certaines parois jusqu’à venir faire scintiller les pièces. De fait l’endroit n’est pas vraiment sombre, et la lumière semble même danser par endroit. S’il n’y avait l’angoisse de la situation et cet homme au sourire énigmatique, je prendrais plaisir à contempler ce lieu magnifique.

Je continue mon inspection et lorsque mon regard se tourne sur le côté, je découvre que je ne suis pas seul, enfin, qu’il y a une personne en plus de l’homme à la flûte et de moi-même. De plus, je doute que le musicien ait quelconque consistance hors de ce rêve. L’inconnu est un jeune homme plutôt séduisant, blond, fin avec une mâchoire un tantinet carrée. Son nez droit affine son visage un peu plus et son regard profond bleu-vert semble bien perdu dans cet étrange monde. Dans son regard, il y a une étincelle facilement reconnaissable. C’est un artiste. Sans trop savoir ce qu’il se passe, il ne peut nier ce qu’il voit car il croit en l’imagination, en la créativité et en la création. Son regard est ouvert sur le monde, et son esprit est sans aucun doute ouvert au monde.

C’est à cet instant que Mama Joe décide d’intervenir. Seule sa voix résonne et les échos dans la caverne donnent la sensation d’assister à la communication entre un Dieu et son élu. Mais elle ne s’adresse qu’à elle-même en réalité, riant de l’influence du dénommé Matrim sur la présence du blond ici. Le ton est rieur et par conséquent l’impressionnant écho tend surtout à faire sourire. Ainsi donc, le jeune homme est avant tout lié à Matrim. La troisième odeur est donc certainement de son fait également. Il y a toujours les deux autres odeurs. Il est vraisemblablement lié à l’art, c’est sans doute pour cela que ces odeurs qui me sont chères me mènent à lui. Après tout, Joe m’a dit que je rencontrerai quelqu’un proche de mes aspirations. S’il était un Kamiga, je l’aurais senti, et je le saurais. Nous sentons lorsqu’un « Dieu » investit un nouveau corps. Nous sommes liés d’une certaine manière. L’information de Joe peut aussi vouloir dire que comme moi, il se dévoue à protéger les siens et les innocents ; En fait, cela peut vouloir dire beaucoup de choses. En tout cas, je peux sentir qu’il est un loup. Voilà un autre point comme, quoique ma nature soit singulière.

Bien ! Allons expliquer à ce pauvre bougre ce qu’il fait ici et où il se trouve, même si techniquement, sur ce dernier point, je ne suis pas plus avancé que lui. Je sais qu’il s’agit d’une sorte de rêve, mais pas pourquoi on se retrouve dans une grotte au trésor à mi-chemin entre la Cavernes aux merveilles d’Aladin et un décor de Prince of Persia. À bien y regarder, elle me fait un peu penser à celle dont j’ai orné les parois de fresques comptant ma vie avec les Hale. Et puis il faut que je lui parle du code. Ça lui évoquera peut-être quelque chose. Enfin, chaque chose en son temps. Je m’avance vers cette—si j’ai bien compris— et mon pied déplace quelques pièces dans son mouvement. Le bruit qu’elles font est semblable à une étrange mélodie qui trouve ses cœurs contre les parois de la grotte. La mélodie est belle est pourtant, j’ai le sentiment qu’elle annonce un évènement à craindre.

Luka, cours ! s’exclame Ama alors qu’un tremblement se manifeste au sol.

Un coup d’œil derrière moi m’informe que ce dernier se fissure, mais lorsque je regarde à nouveau devant moi, je constate que ce n’est pas bien mieux. Je perçois le son du sol qui s’effondre derrière moi et je me mets à courir comme me l’a conseillée la déesse. Je savais bien que cette mélodie n’annonçait rien de bien. En voyant que je suis en péril, l’autre torche bouge à son tour mais dans son geste, il fait bouger des pièces lui aussi et c’est désormais toute la caverne qui se met à s’ébranler.

Je laisse Ama venir, et je me transforme un peu afin d’aller plus vite. Quelques mèches de mes cheveux virent au blanc. Mes yeux luisent d’un or solaire et un cercle rouge apparaît sur mon front en même temps que mes crocs et mes griffes poussent. Ainsi transformé, je suis capable de prendre l’élan nécessaire pour franchir le gouffre qui me sépare désormais du blond d’un bond. J’atterri de justesse face à lui et par réflexe, il m’attrape le bras alors que je me sens partir en arrière. Je soupir de soulagement alors que nous observons le gouffre derrière moi qui vient de tenter de m’engloutir. Un lourd craquement se fait entendre et je sens la Torche descendre subitement d’un cran. Comme il l’a fait avec moi, je le tire en le tenant par le bras et l’empêche de tomber avec le sol. Nous voilà quitte. Les tremblements cessent. Nous soupirons tous les deux de soulagement et nous nous lâchons. Après avoir passé une main dans mes cheveux pour y remettre de l’ordre, je la tend pour me présenter proprement.

Luka, enchanté.

Vraisemblablement sous le choc, il me serre la main et me donne son nom certainement plus par automatisme que par réelle intention. Je le vois observer la caverne puis se tourner vers moi. Cela se voit donc tant que cela que je sais quelque chose.

A priori, nous sommes dans une sorte de rêve. Si je ne me trompe pas, tu as été, en quelques sortes, appelé ici par un dénommé Matrim. Ce nom te dit quelque chose ?

À sa réaction, je comprends que c’est effectivement le cas et qu’il le connait même bibliquement. La remarque de Joe prend tout son sens. Ce Matrim doit posséder des capacités très puissantes pour être ainsi capable d’influer sur de tels éléments.

Je ne sais pas si tu l’as senti ou si tu en as constaté les effets, mais il y a un nouvel ennemi en ville. Une créature qui devient de plus en plus puissante, à priori en s’abreuvant des sentiments sombres des gens, en particulier la peur. De ce que j’en ai compris, cette Tisseuse a commencé son œuvre en pénétrant les rêves. Aujourd’hui, elle a suffisamment de puissance pour influer la réalité.

Si je comprends si bien la situation c’est que je connais plutôt bien les dimensions oniriques et le chevauchement des réalités alternatives pour en utiliser moi-même. Et comme j’ai un esprit habitué à accepter l’incroyable, j’intègre très rapidement l’existence de l’impossible et ses règles.

Toi et moi, nous sommes ce qu’on appelle des Torches. Ne me demande pas ce que c’est, je n’en ai pas la moindre idée. Dans la mesure où les flammes peuvent cramer des toiles d’araignées j’imagine que nous sommes capables d’anéantir ce qu’a construit la Tisseuse. Et en tant que Torche, nous avons sans doute le pouvoir d’illuminer le cœur ou l’âme des victimes de la créature…enfin, ce ne sont que des hypothèses.

Je me tourne vers l’homme à la flûte et je hausse les épaules.

Par contre, je ne sais pas qui est ce type, où on est et ni ce qu’on doit faire. Tout ce que je sais, c’est que pour entrer, je suis passé par une porte de coffre et que le code est 4535.

Bien, nous en sommes maintenant au même point de connaissance. Et maintenant, on fait quoi ?


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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 9 Juin - 10:56





Musique et mécanique.


J'en ai ras le bol. Qu'est ce que j'ai fais pour mériter un tel traitement, pisser sur un totem dans une vie antérieur ? A la fin, je vais sérieusement y croire. On est perdu dans un foutu labyrinthe avec des murs qui se déplace comme dans Alice au pays des merveilles. Je vais finir dingue, mes nerfs sont à fleurs de peau et le loup à deux doigts de pointer le bout de son museau. Déjà que supporter l’obsédante musique n'est pas facile alors si on tourne en rond dans ce bâtiment et que l'humain proteste, ça va pas aller. Bombe à retardement ou non, c'était soit lui ou le mur qui s'en prenait une. Je crois bien avoir fait le bon choix malgré mon manque de lucidité.

-Y a PAS de musique! Et t'as pas intérêt à devenir fou, pas tant qu'on sera coincé ici! Parce que moi aussi je vais finir par devenir dingue avec toutes ces c*neries. C'est toi qui m'a entrainé ici, alors lève toi et arrête de pleurnicher, on continue! Y a forcément une p*tain de sortie! On a forcément raté un passage, on va forcément finir par trouver!...

Pas besoin de gueuler aussi fort, je suis pas sourd. De plus, il y a de la musique, abruti !! A longueur de temps. Comme une mélodie qui se répète inlassablement. J'ai l'impression que ma tête est devenu une boite à musique pour enfant. Je suis peu être instable psychologiquement mais jusqu'à présent je n'entends pas des voix à la Jeanne D'Arc. Alors si je veux paniquer, je panique ! Point final. Cependant, la véracité de ses propos me remonte le moral. Son cœur n'a pas loupé un seul battement, comme s'il croyait qu'un dénouement positif allait nous arriver. Bon sang, je ne suis pas courageux néanmoins, il est hors de question que je fuis la queue entre les jambes et me cache sous ses jupons. J'ai une fierté tout de même ! Passer momentanément à la trappe, mais toujours présente. Je lève mes yeux larmoyants vers Therence et enlève mes mains de mes oreilles, le bruit occulté par le défi me faisant face.

-Je...J'pleure pas, crétin.

Soudain on m'attrape le bras droit afin de me remettre debout pour ensuite me coller de force à un mur. C'est une manie ou quoi ? Parce que je préviens d'avance, c'est pas mon trip d'être en sandwich entre le mur et un corps masculin. Des bruits de pas résonnent dans le couloir. Mince. Je les ait totalement oublier ceux là avec tout ça. De plus, la chansonnette ne m'aide pas à me concentrer sur la perception auditive. Sans compter les fourmillements de mes membres qui réclament à grand cris d’être en mouvement. Pour y remédier, je pianote sur ma cuisse le rythme que j'entends sans cesse. Peut être qu'en me focalisant dessus, je ferai abstraction de celle ci. Je tente de faire silence, le temps que les gardes s'en ailles. Ensuite, le caïd s’effondre sur place et se massent les tempes. Bienvenu dans mon monde !  Celui ou t'as juste envie de te mettre une balle dans la tête pour que tout se stoppe. Cependant, il n'a pas l'air dans son assiette. Je sais que je peux être épuisant au bout d'un moment mais pas au point de rendre malade les gens. D'ailleurs, c'est pas de ma faute si quelqu'un essaye de me faire pété un câble pour de bon. A croire qu'on veut que j'assassine l'humain et me suicide ensuite.

-Temps mort... T'es pas naturel, pas vrai? Les sautes d'humeurs, la berceuse, les reniflements... Je suis au courant pour les loups.

Oh mon dieu, comment a-t-il découvert mon secret ?... J'suis stupide quelquefois. Vu le nombre d'indice que je laisse derrière moi, celui qui connaît l'existence du surnaturel n'a pas de mal à additionner tout cela. Nonobstant, sachant qu'il ne fait pas parti d'une meute et qu'il n'a pas d'odeur animal sur lui, soit c'est un chasseur, soit il a eu des ennuis avec une créature. Dans tout les cas, il y a un gros risque qu'il puisse me faire du mal intentionnellement. Mer...credi. Comme si j'avais pas assez de problème actuellement. Plus le  choix. Jouons carte sur table. De toute façon, nous avons le même objectif : quitter ce lieu maudit.

-Tu devrais sentir un truc, pouvoir nous guider jusqu'à la sortie!...
-Ouais. Je suis un loup-garou, pas un chien secouriste. Si je savais comment accéder à une issue de secours, je l'aurai fait depuis un bail.

Voilà où ça me mène de suivre ma curiosité. A  être prisonnier d'un songe avec un bad boy qui ne peut même pas me voir en peinture. Ça tiens plus du cauchemar que d'un rêve.  C'est à regretter d'être venu le retrouver. Je me serai très bien débrouiller tout seul, jusqu'à que je m'énerve et détruise tout sur mon passage. Rapide et efficace comme méthode. Et l'autre là, qui est en train de me raconter une charmante métaphore. Je pense qu'à un moment, oui j'ai compris que c'était pas à un monstre aussi dangereux que moi à qui tu t'attendais. Ni que tu rêvais de passer ta journée ici. J'aurai préféré vivre dans l'insouciance de l'existence d'une tel créature et ne jamais t'avoir embarquer dans le bourbier que je suis tombé. Néanmoins, ce n'est pas moi qui décide. Tu voulais un café et t'as eu un jus de fruit ? Et bien faut faire avec si t'as pas le cran de te rebeller contre le barista . Que je me souviennes, c'est bien toi le criard qui m'a dit d'avancer et de ne pas me lamenter. C'est bien beau de faire la morale aux autres et de ne pas appliquer ses conseils. J'en suis presque déçu.

-T'as une idée de comment se tirer de ce manège? La Super Grand-mère t'as rien dit, y a pas moyen de suivre ta musique, je sais pas?...
-Tiens, maintenant tu me crois à ce sujet ? Pour être franc, c'est comme si je me baladais avec des écouteurs. Impossible à suivre.

Un manège ? Comme dans les parcs d'attractions ? Ça expliquerai la musique enfantine, les passages chronométrés des surveillants et le fait qu'on tourne en rond. C'est une hypothèse complètement farfelues. On ne peut pas créer un manège d'automate grandeur nature avec des personnes vivantes. Mais si c'est le cas, ça veut dire que Therence et moi sommes les seuls à avoir notre libre arbitre. Bon sang, crise d'angoisse en approche ! J'éloigne le plus loin possible cette idée et évite d'y penser. Ça serait ma plus grande crainte. Perdre le contrôle de  mon propre corps. J'ai toujours peur rien que d'imaginer ce que je risque de faire en laissant place à ma maladie ou mon loup. C'est pour cette raison que je suis en colère d'avoir été mordu. Je ne suis pas fait pour gérer autant de pression. C'est trop de responsabilité.

-Comme je te l'ai déjà dit, je suis dans le flou total. Je pensais stupidement que t'avais la soluce vu qu'on m'a juste dit de venir à toi. Cependant, je pense que la pierre doit être la clé de l'énigme. On a tout vu sauf ça.

Je regarde le brun essayer de se relever avec dignité. S'il ne tanguait pas autant, ça aurait pu marcher. Se déplacer est une bonne idée, mais je ne pense pas qu'il sera capable d'aller très loin dans son état. Quel bel bande de bras cassé nous faisons. Entre celui qui entends une mélodie et l'autre qui tangue comme un ivrogne, on va avoir du mal à réussir quoi que ce soit. Mon instinct me pousse à aider mon seul alliée. Toutefois, sachant qu'il me considère comme une bombe à retardement non désiré, j'ai envie de le laisser se démerder un peu. Jusqu'à qu'il n'arrive pas correctement à mettre un pied devant l'autre.  Là seulement j'irai lui porter assistance.

Ces gars là sont bien trop tête de mule pour montrer une seul faiblesse devant quiconque. C'est qu'il doit déjà être bien amoché et fatigué. Tout comme moi d'ailleurs. En faites, pourquoi je m'inquiète pour ce crétin ? On n'a qu'à se démerder chacun de notre coté.... Sauf que je ne peux pas. C'est mon unique stabilisateur de dépannage dans ce foutu monde imaginaire qui me permet de garder le peu de mon humanité. Lui à mes cotés, c'est comme un rappel pour ne pas perdre la raison. C'est pour cette raison qu je panique à le voir dans cet état.

-Bon sang !  Qu'est ce qui t’arrive ? T'es malade, blessé ? C'est de ma faute à cause de ma petite crise ? Mais réponds !

L'angoisse ne me va guère au teint. J'ai peur et j'ai tendance à m'accrocher tel un caneton à sa maman à la première personne la moins risquée. Je me rapproche de lui sans envahir son espace vital et l'écoute enfin. Si je le bombarde de question, c'est vrai qu'il aura du mal à me répondre dans la seconde. Après cet épisode peu glorieux, nous reprenons la marche, faisant gaffe au rythme des soldats. Je continu toujours de pianoter sur ma cuisse et tente d'écouter le cœur de Therence pour me fixer un minimum. C'est difficile à réaliser alors que je ne suis qu'à deux pas de lui. Je ne vous dis pas alors pour le reste. Impossible de se concentrer longtemps plus loin.  Soudain, un bruit mécanique, comme une sorte de rouage fait irruption dans la mélodie. Comme si l'on remettait en route un tourne disque ou une boite à musique. Tout cela s'est passé vite mais je suis sûr que ça n'était pas avant.

-Therence ! La musique. Elle vient de changer. Il y avait un bruit comme si tu tournais une manivelle. Tu crois que malgré tout, ce lieu est en train de se modifier ?

Espoir. Espoir qu'il y a un tel changement pour faire apparaître une sortie ou que ça se termine. J'ai comme la sensation que nous ne sommes pas étrangers à cette affaire vu que je pense que nous sommes les seuls à avoir notre libre arbitre. Qui commence à être ronger au fur et à mesure de notre présence ici. Ça ne sens pas bon, pas bon du tout. Hors de question que je finisse en marionnette comme les zoziots qui suivent toujours le même chemin. Ça serait bien qu'on s'en ailles vite. L'état du brun se détériore de plus en plus. J'ai été obligé en chemin à lui attraper le bras et l'aider à tenir droit. Sans son accord évidement. Il a un peu, bon vigoureusement protesté mais c'est lui qui voulait bouger. Et c'est non envisageable que j'abandonne quelqu'un en cours de route. Donc, que le caïd me déteste ou non, je m'en fiche royalement.

-Les garçons, vous êtes victimes de l’inertie, de l’entraînement, et de l’immuabilité. Seul le Rebel peut changer ça. Son pouvoir de Torche est unique, et il fait fit des lois immuables. Il faut .. ; disque n’en est pas…moyen…peut être la musique…enfant... mécanisme, je pens…

Mama Joe !!! Que ça fait plaisir de l'entendre. Je regarde au alentour, prêt à apercevoir la jeune femme ou la vielle dame de mes souvenirs. Aucun signe d'elle. En tout cas, maintenant, on a une petite aide. La musique. Par contre son message est hachuré, comme s'il avait été perturbé par quelque chose. Bon, en tout cas, ce que j'ai compris, c'est qu'on peut modifier tout cela. Néanmoins, c'est qui ce rebel dont elle parle. Mon aîné ou moi ? J'aurai dit que c'est sûrement lui au vu de son caractère. Mais c'est mon initiation. Donc en toute logique, c'est de moi qu'elle parle. C'est assez bizarre vu que je n'ai rien d'un rebel. Eux, ils sont courageux, font face à n'importe quel obstacle et se moquent des règles.

-Bien sûr! Si je sais comment m'en servir et où, je pourrais modifier les règles du jeu. C'est une bonne nouvelle, tout de même.

Maintenant, il n'y a plus qu'à trouver cette maudite pierre et voir ensuite comment activer mes drôles de pouvoirs inconnus jusqu'à ce jour. La musique ne va pas m'aider à grand chose. Je n'entends pas de grand changement de son lorsque je me déplace. Toutefois, si j'étais une pierre magique d'une grande importance, où serais-je ? Bien caché et protégé, en tout cas. Reprenons depuis le début les indices. Une pierre à briser, des pièces qui tournent en rond, de la musique, des gardes ressemblant à des automates et un bruit de manivelle pour remettre la mélodie. Mama parlait aussi d'enfant.

-Si t'étais la chose la plus précieuse dans une sorte de mélange entre une boite à musique et un manège d'automate, tu serais placé où ?

Dis à haute voix, c'est plus facile à comprendre. Dans le centre de l'arène évidement. Bien en évidence quand tu prends une boite et que tu l'ouvres. Enfin, façon d'imaginer. Nous allons donc en direction de la pièce centrale. C'est plus facile à dire qu'à faire. Si nous ne nous perdons pas dans les couloirs, ça sera un bon début. Prenant comme point de repère le centre de ce bâtiment, nous y arrivons sans trop de mal. Bizarrement nous n'étions pas loin d'où elle était. Enfin arrivé à destination, la musique est des plus bruyantes. Une grande pierre lisse prône au milieu de la salle. Curieux, je m'avance pour la contempler et est surpris en voyant que mon reflet à changer. Dans l'image en face de moi, je porte maintenant un costume intégral de l'uniforme de cet endroit. Je quitte des yeux la pierre pour regarder mes propres habits et constate qu'ils n'ont pas été modifiés.

-Bin mince. Maintenant on sait ce que veux l'arachnide et toute sa clique. Nous embrigader dans son groupuscule. On est pas sorti de l'auberge s'ils nous attrapent.    

Bon maintenant, plus qu'à découvrir comment utiliser mes dons. Et là j'en ai pas la moindre idée. Je sais juste que le rebel, c'est à dire moi, peut nous sortir de là en contestant je ne sais quoi. Peut être en brisant pour de bon la pierre ? C'est tout de même un gros morceau à casser. Je ne sais pas comment y réussir à main nu. Mama m'avait dit de ne pas avoir peur et foncer. Alors je fonce sans réfléchir. J'imagine juste réussir à détruire en mille morceau la pierre rien qu'avec un coup de poing. Après advienne que pourra. Soit je réussi, soit je me casse la main dessus et attends qu'elle guérisse pour trouver un autre plan.


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Dernière édition par Liam Dunbar le Mar 13 Oct - 14:20, édité 1 fois
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Matthias Lunsford

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mar 9 Juin - 21:50




Dieu sinistre, effrayant, impassible

Feat. Luka

La dernière chose dont je me souviens c’est de griffonner des dessins dans un de mes carnets. Le numéro 17 sur la tranche renseigne le fait que j’ai ainsi rempli bon nombre de pages, au grès de mes humeurs et de mon imagination. Toutefois, ces derniers jours me paraissent ternes. Me réfugier dans ma passion n’avait pas été efficace puisque l’inspiration se faisait rare voir absente. Mêmes les travaux que j’ai rendus en cours et auxquels j’accorde toujours beaucoup de soin étaient de moins bonnes qualités. J’étais allongé sur mon lit, alors je suppose m’être endormi. C’est du moins ce qui peut expliquer ce rêve étrange.

Mais ça n’en est peut-être pas un car je me sens vivant, ancré quelque part dans un ailleurs qui s’apparente à la réalité. L’endroit est peu éclairé mais mon regard se perd dans le trésor qu’il renferme. Dans cette caverne, un monticule de pièces d’or reflète le peu de lumière qui parvient du sommet, par des ouvertures trop étroites pour laisser apercevoir le ciel. Mais est-ce bien ce qui se trouve de l’autre côté ? L’extérieur est une notion désuète quand on ne sait pas réellement où nous nous trouvons.

En son centre, un joueur de flûte est souriant bien qu’immobile. Je me demande s’il ne serait pas capable de charmer une quelconque créature enfouie sous ce trésor, un dragon malveillant et avide de richesses que ma présence pourrait éveiller.

La voix d’une femme s’élève de nulle part. Elle est chaleureuse et semble se moquer de l’influence d’une tiers personne.

Mes sens d’hybride me renseignent sur la présence d’un quelqu’un à qui elle pourrait s’adresser. Un jeune homme à ma gauche observe également autour de lui. Nos regards se croisent lorsqu’il décide de venir à ma rencontre.

Le moindre bruit étant amplifié, les pièces qui roulent sur le sol abrupt créent un son étrange qui résonne contre la paroi de pierre. C’est l’élément déclencheur d’un grondement plus inquiétant. Le décor tremble, la stabilité du sol est compromise lorsque des fissures s’ouvrent et serpentent derrière l’inconnu qui s’est mis à courir. Je comprends qu’il n’est pas humain lorsqu’il se transforme pour avoir la force nécessaire de sauter par-dessus le gouffre qui nous sépare.

D’un geste vif, je lui saisis le bras alors qu’il se réceptionne de justesse. Lorsque le sol sous mes pieds se fragilise lui aussi, nous nous tenons mutuellement. Puis les secousses s’arrêtent aussi promptement qu’elles sont apparues. Si ce trésor est maudit, mieux valait ne pas le toucher.

- Luka, enchanté, se présente-t-il en me tendant la main.

- Matthias. C’était limite, commenté-je, en le saluant à mon tour.

J’attends un début d’explication qu’il est peut-être à même de me fournir car je ne sais pas pourquoi ni comment je me suis retrouvé dans ce lieu qui est aussi mystérieux que dangereux.

- Où sommes-nous ? Demandé-je simplement.

- A priori, nous sommes dans une sorte de rêve, explique-t-il avec franchise. Si je ne me trompe pas, tu as été, en quelques sortes, appelé ici par un dénommé Matrim. Ce nom te dit quelque chose ?

- Oui, je connais très bien Matrim, avoué-je sans mentionner notre degré d’intimité.

- Je ne sais pas si tu l’as senti ou si tu en as constaté les effets, mais il y a un nouvel ennemi en ville. Une créature qui devient de plus en plus puissante, à priori en s’abreuvant des sentiments sombres des gens, en particulier la peur. De ce que j’en ai compris, cette Tisseuse a commencé son œuvre en pénétrant les rêves. Aujourd’hui, elle a suffisamment de puissance pour influer la réalité. Toi et moi, nous sommes ce qu’on appelle des Torches. Ne me demande pas ce que c’est, je n’en ai pas la moindre idée. Dans la mesure où les flammes peuvent cramer des toiles d’araignées j’imagine que nous sommes capables d’anéantir ce qu’a construit la Tisseuse. Et en tant que Torche, nous avons sans doute le pouvoir d’illuminer le cœur ou l’âme des victimes de la créature…enfin, ce ne sont que des hypothèses.

Il y a des choses qu’un être humain aurait du mal à croire. Mais j’appartiens à un groupe dont les membres aux origines multiples me permettent de croire que même dans l’impossible, les limites du tangible peuvent être repoussées.

- Par contre, je ne sais pas qui est ce type, dit-il en se tournant vers lui. Où on est et ni ce qu’on doit faire. Tout ce que je sais, c’est que pour entrer, je suis passé par une porte de coffre et que le code est 4535.

- Je ne sais rien non plus. Je suis arrivé ici certainement peu de temps après toi. Qui sont les Torches, ces autres dont tu as parlé ? Questionné-je.

Je ne suis guère surpris lorsqu’il évoque Chad et son petit ami, Mickael. Je m’inquiète pour Matrim dont l’état ne semblait pas rassurant lorsque Luka a quitté la réalité pour ce monde onirique.

- J’espère qu’ils vont tous bien, déclaré-je en hochant la tête.

Nous n’osons pas approcher du centre de la caverne et tentons d’interpeller l’homme immobile qui y est installé. Nous n’obtenons aucune réponse, si bien que nous doutons qu’il soit réel.

Luka évoque l’initiation dans laquelle nous sommes plongés. Ce lieu est une épreuve à part entière. Et nous devons certainement trouver le moyen d’en sortir.

Je jauge la hauteur de cette caverne et les prises possibles sur ses parois. L’ascension serait délicate mais possible. En revanche, une chute serait mortelle, même pour deux êtres dotés d’un pouvoir de guérison.

- Je te propose d’inspecter cet endroit, par où es-tu entré ? Commencé-je.

Luka me désigne la porte par laquelle il a eu accès à la caverne. Nous nous y rendons avec prudence. Très vite nous comprenons qu’il s’agissait d’une voie unique. L’entrée semble scellée dans la pierre, comme si l’ouverture avait été taillée dans la roche mais était restée inachevée. Comment une telle porte avait pu être ouverte ?

En achevant un premier tour dans cet endroit circulaire, il devient évident que trouver une issue sans risquer de toucher au contenu de ce coffre géant est impossible.

- Es-tu sûr que le tremblement s’est produit parce que tu avais touché aux pièces d’or ? Demandé-je à Luka.

Effectivement, cela pourrait ne pas être lié,  le déroulé de cause à effet ne serait qu’une coïncidence. D’un commun accord, nous décidons de réitérer le parcours qu’il a effectué. Et par chance, les pièces qui glissent sur le sol ne causent pas de nouvelles secousses.

Cette remarque ainsi faite, nous commençons à dégager ce trésor inestimable. Il nous faut plusieurs minutes avant de découvrir la matière qui compose le centre de la caverne. Il ne s’agit pas de pierre mais de métal. Des lignes et des symboles parcourent le sol. Nous ne distinguons pas tout car seule une partie des pièces d’or a été déplacée.

Nous suivons du bout des doigts une rainure plus large que les autres. Celle-ci réalise un cercle parfait autour du centre de la caverne. Alors que nous découvrons une autre ligne semblable creusée dans le sol, de nouveaux tremblements se propagent.

Ils sont plus violents que les précédents, des morceaux de paroi plus gros tombent d’une hauteur suffisante pour tuer sur le coup quiconque se trouverait en dessous. Nos reflexes surnaturels nous permettent de les éviter.

Nous n’avons pas de notion de durée mais la secousse semble se prolonger davantage de temps que celle précédente. Et cela nous inquiète car le décor dans lequel nous nous trouvons est peu à peu détruit.

Lorsque la caverne se stabilise à nouveau, nous restons immobiles quelques secondes avant de s’assurer que nous pouvons bouger sans risque.

Nous continuons de dégager les diverses formes sur le sol, sous le regard toujours stoïque du joueur de flûte, chassant les tas de pièces d’or le long des parois. Ce trésor est en réalité une distraction car durant notre labeur la caverne s’agite à nouveau. Nous craignons d’un moment à l’autre qu’elle ne s’écroule sur nous.

C’est Luka qui met à jour la disposition particulière du lieu. Le sol de la caverne est en réalité composé de trois anneaux concentriques.

Alors, le mécanisme se déclenche. Comme des rouages, un des trois anneaux enfin visibles se met en mouvement tandis que les deux autres semblent bloqués. C’est ce mécanisme qui secoue les parois, le plafond et fait remonter un grondement sourd depuis les profondeurs.

- Plus le temps passe et plus le sol est instable, des gouffres et des amas rocheux limites nos déplacements pour trouver une issue, déclare Luka.

- Le temps…répété-je.

Luka me dévisage puis une lueur traverse son regard.

- Une horloge ! Crions-nous en chœur.

Une certaine logique se forme rapidement dans notre esprit.

- Ces secousses représentent sûrement un carillon et durent plus longtemps parce que l’heure avance, ajouté-je inquiet.

- Luka, c’est ça ! M’exclamé-je.

Je lui présente ma théorie, cela pourrait être la clé de ce lieu. Mais je ne sais quoi en faire.

- L’heure, il faut régler l’heure et la remettre en marche, murmure-t-il.

- Mais nous n’avons aucun moyen d’agir sur ce mécanisme, conclué-je. Il n’y a pas de repère, pas de chiffre ni d’aiguille. Du moins, nous ne sommes pas en mesure de les traduire.

Nous jetons un regard circulaire à la recherche d’un détail qui nous aurait échappé. Il y a bien cette porte par laquelle Luka est entré.

- Et cette porte ? C’est le point de départ, remarqué-je. Peut-être qu’elle représente le 12 du cadran.

D’après lui cela peut être la solution. Les trois anneaux représentent successivement l’aiguille des heures, celles des minutes et la trotteuse.

Nous récapitulons les éléments qui peuvent nous permettent de découvrir une porte secrète ou de faire apparaitre une sortie comme par magie. Cela ne nous étonnerait pas.

- Je suis arrivé par cette porte, rappelle Luka. Il y avait un code au-dessus. Et depuis que nous sommes arrivés, certainement à chaque heure, la caverne tombe un peu plus en ruines.

C’est ainsi que la combinaison de chiffre pourrait être utile, il remarque à juste titre que celle-ci n'a pas permis qu’il entre, alors se serait peut-être là le moyen de sortir de cette caverne. Avant qu’elle ne devienne notre tombeau.

- Il faut donc régler cette horloge géante sur cette heure précise, dis-je. 4 heures 53 minutes et 5 secondes. Mais cela va agiter la plateforme plus que jamais. Si nous ne faisons pas vite, tout risque de s’écrouler.

Nous mettons plusieurs minutes à repérer une encoche dans chaque anneau. Ce qui pourrait représenter le pointeur des aiguilles. C’est une machinerie incroyable qui est déréglée, sans doute grippée par le temps.

Quand enfin nous pensons savoir comment orienter chacun des cadrans, nous utilisons toutes nos forces pour les mettre en mouvement. Action qui provoque des dommages dans cette caverne de plus en plus oppressante.

En déjouant les attaques de ce décor naturel, cran après cran, nous touchons au but. Le dernier déclic semble remettre en marche ces rouages démentiels. Nous ne pouvons que deviner ce qui se cache sous cette plateforme. Les trois anneaux s’agitent rapidement comme pour récupérer le temps perdu.

La caverne se met alors à trembler avec plus de force qu’elle ne l’avait fait jusqu’à présent. Nous nous précipitons en son centre, évitant le joueur de flûte dont la présence transparente est finalement inquiétante. Nous nous sentons soulevés et découvrons avec effroi que le plateau sur lequel nous sommes se soulève. De la poussière et des morceaux de roches s’écrasent en périphérie et ne nous blessent pas.

Ce n’est pas ce qui nous inquiète. Le plafond se rapproche inexorablement et le monticule de pièces d’or éparpillé ne nous empêchera de finir écrasés contre le dôme de pierre.

Mais, alors qu’il ne nous reste que quelques mètres à atteindre, le sommet  de la caverne s’ouvre soudainement comme un iris. Une lumière éclatante nous oblige à fermer les yeux. Le sol se stabilise tandis qu’une blancheur immaculée nous inonde. Lorsqu’elle finit par disparaitre, je tourne la tête vers Luka. Je n’aurais pu imaginer ce qui apparait à présent devant nos yeux.











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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mer 10 Juin - 16:54



[Un]limited


Y a de quoi perdre la raison. On tourne en rond depuis qu'on s'est réuni, a croire qu'une main invisible remodèle notre environnement ou nous replace sans cesse au même point. Pourtant, je mettrais ma main au feu d'avoir avancé, bifurqué, ma perception de notre parcours ne s'accorde pas aux signaux qui se répètent manifestement.
Mais on peut pas se laisser aller... Si on s'arrête et qu'on lâche prise, alors on se sera vraiment abandonné à ce manège, métaphorique ou non. Et je préfère m'épuiser à circuler encore que de prendre le risque de devenir le réceptacle des contrariétés du jeune loup s'il fini par craquer. A moins que je flanche avant lui... Je veux croire avoir la force mentale nécessaire à continuer, mais il y a ces vertiges qui persistent... c'est épuisant. Liam doit quand même être capable de faire quelque chose?...

-Ouais. Je suis un loup-garou, pas un chien secouriste. Si je savais comment accéder à une issue de secours, je l'aurai fait depuis un bail.


Je peste entre mes dents en posant le front sur mes bras croisés. Si on peut même pas compter sur les sens sur-développé d'un garou... mais dans quel m*rdier on est tombé... La musique, le lupin doit bien savoir d'où elle vient, ça peut-être une piste à suivre?...

-Tiens, maintenant tu me crois à ce sujet ?
Je détourne le regard, agacé. Ça va, je pouvais pas deviner qu'il l'entendait vraiment! Pour être franc, c'est comme si je me baladais avec des écouteurs. Impossible à suivre.

-On est bien barré quoi...


Privé de repère, les sens brouillés, ce maudit endroit va peut-être bien devenir notre asile tout compte fait...

-Comme je te l'ai déjà dit, je suis dans le flou total. Je pensais stupidement que t'avais la soluce vu qu'on m'a juste dit de venir à toi.


-Désolé de te décevoir, mais on m'a pas donner d'indication avant de me débarquer ici.

-Cependant, je pense que la pierre doit être la clé de l'énigme. On a tout vu sauf ça.


La pierre? Je me récite mentalement l’énigme qui nous a été soufflé.

-Parce que tu penses qu'il s'agit d'une vrai pierre?

Moi je pensais qu'il était question de ces foutu murs qui nous entourent, le genre de matériaux qu'on ne peut pas traverser et qui nous condamnent à tourner littéralement en rond. Mais son hypothèse tiens la route... c'est pas comme si on avait quoique ce soit d'autre à quoi se raccrocher de toute façon.  
Faut y aller. Si je reste ici, je vais finir par gerber, et c'est pas en restant assis qu'on va trouver cette pierre, ou quoi que ce soit d'autre qui nous permette de dégager de là. Je parviens à me mettre debout, mais les murs semblent basculer sous mes yeux et contredisent ma stabilité. C'est comme être saoul, l’inhibition en moins. Mais je vais y arriver. Je dois arriver. Il faut juste que je me concentre sur le chemin devant moi...

-Bon sang !  Qu'est ce qui t’arrive ? T'es malade, blessé ? C'est de ma faute à cause de ma petite crise ? Mais réponds !


Je ferme les yeux de dépit et me tourne sur le loupiot d'un air surement plus maladif que je le voudrais, mais malgré tout un peu blasé.

-J'ai la tête qui tourne. Je suis pas en train de mourir...

Dans d'autres circonstances, je n'aurais pas manqué de lui rire au nez. Mais le pauvre mioche semble complétement paniquer. Dans le fond, je l'agace surement beaucoup, mais il serait perdu de se retrouver tout seul ici. C'est presque flatteur. En fait si, c'est plus fort que moi : un sourire moqueur passe bien mes lèvres.

-... Bébé... murmurè-je en reprenant la marche.

Visiblement, lui entend une mélodie mais ne souffre pas du mouvement. Parfois j'ai le sentiment de reprendre un peu mon équilibre, mais le vertige fini toujours par revenir. Et ces foutus militaires qui passent, et passent encore... Liam ne me quittent pas d'une semelle, on dirait un chiot inquiet. Et inquiet, je le suis aussi et de plus en plus, c'est un regard hébété que je pose sur cet enchevêtrement de tuyauteries que je reconnais parfaitement. C'est pas possible, on peut pas éternellement faire et refaire le même chemin...

-Therence ! La musique. Elle vient de changer. Il y avait un bruit comme si tu tournais une manivelle. Tu crois que malgré tout, ce lieu est en train de se modifier ?

Du neuf dans cette routine insupportable! La nouvelle me tire de ma désillusion croissante.

-Je sais pas... J'en suis pas sûr, mais on dirait que le mouvement suit une cadence, comme s'il y avait ponctuellement des ralentis...

Et je n'ai pas besoin de donner plus de précisions pour comprendre que les deux phénomènes sont liés. Cela dit, une voix pernicieuse me demande quand même en quoi ce détail va nous aidé à trouver une échappatoire. La musique ne semble pas le quitter vu sa tête, et bien moi le monde continue de tourner à m'en retourner la cervelle...

-Ce serait bien, des arbres...

Je sens comme un mal-aise de la part de mon acolyte alors que je lève bêtement les yeux vers le plafond. Non, j'ai pas encore perdu mes esprit!

-C'est une araignée géante qu'on doit battre, non? soufflè-je péniblement. Les vertiges me donnent des sueurs. Ce serait plus facile si on était perdus dans une foret, on aurait qu'à grimper sur la cime des arbres pour pouvoir repérer notre chemin...

J'aurais aimé qu'on se ballade dans un univers un peu plus fantastique pour avoir une soluce toute trouvée de mettre un terme à ce p*tain de voyage inattendu! Parce que l'ambiance bunker pseudo nazi c'est bon pour devenir claustro, je commence sérieusement à en avoir ma...

C'est plus le décor qui bascule, c'est moi. Liam me rattrape dans l'élan, il me faut quelques secondes pour le réaliser et lui demander de me lâcher. C'est juste un coup de faiblesse, je peux encore marcher tout seul! Mais j'ai beau dire, je sais que c'est faut, et qu'à ce train là, je vais devenir un poids à trainer. Bon sang, je ne rêve qu'à ce que ça s'arrête, cette sensation de tourner qui persiste même les yeux fermés, cette flippe de devoir faire face aux soldats ou un accrocs dans cet état, l'absence d'issue et ce même cheminement, toujours le même, à en être écœuré et devenir dingue!!!

Les garçons, vous êtes victimes de l’inertie, de l’entraînement, et de l’immuabilité. Seul le Rebel peut changer ça. Son pouvoir de Torche est unique, et il fait fit des lois immuables. Il faut .. ; disque n’en est pas…moyen…peut être la musique…enfant... mécanisme, je pens…

Cette voix... Je l'ai entendue cette fois, pas juste perçue, et je ne suis pas le seul. La mine rayonnante du môme qui s’agite de tout côté m'intrigue et me rassure, c'est bon signe. Par contre il fallait presque s'attendre à ce que quelque chose interfère dans ces explications salvatrices. Ça aurait été trop facile, et de la facilité, on en a évidemment absolument pas besoin!

Inertie, entrainement et immuabilité, c'est sympas mais ça, je l'avais percuté tout seul. La voix a fait référence à une de ces fameuses Torches, le Rebel... L'espace d'un instant, je me perd dans mes pensées sans en tirer grand chose, puis mon regard se pose sur le sur-existé qui m'accompagne. C'est lui qui en sait le plus sur tout ce bazar, non?...

-Bien sûr! Si je sais comment m'en servir et où, je pourrais modifier les règles du jeu. C'est une bonne nouvelle, tout de même.


-Excellente.
essayè-je de me ragaillardir. Savoir que quelqu'un, quelque part, était bien au courant de notre situation et cherchait à nous aider me confortait plus que je n'aurais osé l'admettre.

-Si t'étais la chose la plus précieuse dans une sorte de mélange entre une boite à musique et un manège d'automate, tu serais placé où ?

-... A l’abri de toute approche et là où un trésor et le mieux mis en valeur... au cœur de tout ce bazar.


...Et bien entouré de ses petits soldats ou je ne sais quelle autre protection évidemment.
On tient enfin une piste sûre, je retrouve confiance en m'engageant dans de nouveaux dédales avec le loup. Je suis pratiquement certain que nous sommes sur la bonne voie, mes étourdissement ne s’atténuent pas à proprement dit, mais ma perception se stabilise à mesure que l'on se rapproche du centre. J'ai l'impression de jouer les boussoles, jusqu'à ce que nous débarquions au sein du complexe. Je maudis mentalement l’architecte, ou marionnettiste, ou manitou vicieux qui nous a conduit à tourner en rond depuis des lustres tout autour de la clef de notre sortie qui ne se trouve finalement pas si loin. Et pour être honnête, si je suis soulagé, ça ne dure qu'un temps. Liam avait vu juste, il y a bien une pierre qui nous attendait, mais je n'arrive pas à savoir si c'est une aide ou au contraire un nouvel obstacle. Les indications qu'on nous a donné me laisse plutôt présager la seconde option...

Je rejoins Liam qui se contemple dans la roche policée. J'y croise aussi mon reflet mais me froisse confusément à ce qu'il me renvois. Je ne porte pourtant aucun uniforme...

-Bin mince. Maintenant on sait ce que veux l'arachnide et toute sa clique. Nous embrigader dans son groupuscule. On est pas sorti de l'auberge s'ils nous attrapent.    

-C'est pas prêt d'arriver...
promis-je dans un sourire mauvais.

Il est pas venu l'insecte qui me transformera en petit soldat. Même s'il faut avouer que le costume me met bigrement en valeur.
Bon, on a enfin réussi à accéder à cette pierre, mais maintenant? Ça aurait été plus facile de déboucher sur une salle de contrôle, avec des tas de boutons partout. J'aurais laissé Liam appuyer sur le bouton rouge, celui qui fait inévitablement exploser un tas de truc, et...

-Wow, wow, wow! Tu fais quoi? l'arrêtè-je en lui empoignant le bras de le voir se précipiter sur la gemme. T'espère sérieusement éclater ce truc à coups de point?

Je veux pas le freiner dans ses espoirs, mais là je m'attend surtout à le voir éclater en sanglot de s'être exploser la main. Je jette un œil tout autour de moi, balance juste une idée...

-T'es sûr qu'il faut casser ça, et pas plutôt enrailler le mécanisme? Je veux dire, si on visualise une boite à musique, casser la ballerine qui trône au centre du socle, ça ne changera rien au fait que la mécanique continuera de fonctionner...

Donc le disque de tourner et la musique de jouer... Je réfléchis peut-être trop. Ce monde n'a pas de logique, peut-être que péter ce roc va suffire à nous expulser de là. Mais si ça provoquait le contraire et nous assurait de rester coincer ici?...

-"Il existe des lois. Des lois immuables"… récitais-je. "Les gardes surveillent, la pierre ne se brise pas, la nuit est sombre. Seul le Rebel peut changer ça. Son pouvoir de Torche est unique, et il fait fit des lois immuables." Puis on a parlé de "disque", "mécanisme", et "musique"...

... Mais je crois qu'on a compris où on avait posé les pieds. J'essaie de donner du sens à ces mots, de trouver une interprétation qui nous aurait échappée. Le Rebel fait fit des lois immuables qui régissent ce monde, c'est bien, c'est beau, mais ça ne nous dit pas "comment" il est censé s'y prendre, pas plus que je ne vois de réponse dans le reste de l’énigme, juste des constatations.  

-Rah, et puis j'en sais rien, balance y ton point ou ce que tu veux! Tu guéris de toute façon, non?

Alors je vois même pas pourquoi je l'arrête dans ce cas, on est pas a ça près...
Je laisse Liam faire, nerveux malgré tout. Il s'apprête à pulvériser une roche de plus de sa taille, sans parler de ces milices qui grouillent partout dans l'édifice et nous qui trainons dans la salle la plus précieuse de tout ce complexe...
J'aimerais bien que la voix bien sympathique de tout à l'heure revienne nous dire deux mots, là. Parce que j'ai beau ne pas avoir d'autres solutions, je n'arrive pas à me défaire de l'idée qu'on est en train de faire une grosse c*nnerie...

-... Attends, on devrais peut-être juste réfléchir encore un peu av...

Trop tard. J'entends un gros choc, plus que ça : c'est comme une déflagration.
Un mélange de son graves et ronds et d’échos cristallins me traversent et ondoient durant quelques secondes, puis c'est le calme plat. J'attends, mais la pierre est toujours debout, aucune sortie n'est apparue, aucun séisme autre que ces vibrations ne se font sentir... Je vrombis trop pour sentir si le mouvement et toujours là ou non, mais ce n'est pas tellement ma priorité alors qu'une pensée chemine vicieusement jusqu'à mon cerveau.

-Liam... quand j'étais gosse, j'ai abimé la boite à musique d'une gamine... avouais-je inquiet en jetant un œil vers les issues. Et bien la petite peste à pas du tout appréciée...

Des échos de pas retentissent de plus en plus audiblement. On vient pas de toquer à une porte de sortie. On vient de donner un coup de pied dans la fourmilière!

-Débrouille toi comme tu veux, mais explose moi ce machin!!! gueulè-je urgemment en voyant une horde de militaires envahir la salle.

Je dois surement avoir l'air c*n à rejoindre le loupiot et trépigner comme lui me collait précédemment. Mais moi j'ai pas des os auto-régénérateurs contrairement à lui, c'est pas de m’exploser les points là dessus qui va changer quoi que ce soit!
C'est la panique quand j’entends vociférer des ordres que je ne comprend pas, et que je vois ces armes pointer sur nous, je ne sais pas si je cherche à protéger le loup ou à me raccrocher à lui en tendant les mains dans sa direction et continuant de faire face à l'ennemi.

Mon cœur me pulse dans les tempes. Je sens la sueur couler le long de mon épiderme. Tout semble au ralentis et mes pensées s'écrasent sous la peur. On va se faire shooter comme du gibier, le jeune loup que je viens tout juste de rencontrer, et moi qui aurait tourné en vain dans ce maudit jouet, tout ça pour avoir désespérément courut après un inconnu...

C'est pas ma vie qui défile sous mes yeux, mais mon cauchemar. La noyade, les rues sans orientations, la foule trompeuse, et au cœur de la masse, celui que je n'aurais toujours pas put atteindre...

J'ai un déclic. On sera les prisonniers de personne... On sera jamais des marionnettes, on va pas rester coincés ici, on va pas y rester! C'est hors de question!!!

Je lève les yeux sur la bande de soldats, juste une rangée de pantins qu'il est si facile de balayer pour un gamin capricieux, un revers de main et l'ordre est renversé, le rang discipliné éclate, les jouets s'envolent, les armes de ne sont rien soumises à la volonté du maitre du jeu!

J'ai un blanc quand je vois tous les fantassins projetés en arrières d'un même mouvement, comme une vague. Une superposition de ma rêverie et de cette réalité?... J... j'ai du mal à croire que...
Des échos lourds et aiguës à la fois me reviennent dans les tympans et me murmurent que peut-être le phénomène n'était pas aussi psychique que ça.
Je me retourne vivement sur le colérique et sa gemme à puncher, éberlué mais reconnaissant.

Un unique coup n'aura pas suffit à le faire exploser, mais le caillou se fragilise bel et bien comme le prouve les impacts du loup. J'entends la milice se relever dans mon dos, on a plus le temps de réfléchir.
Je sais pas où le mioche à trouvé la force d'ébranler une pierre, mais il a réussi, et s'il suffisait d'un point supplémentaire pour émietter un peu plus notre porte de sortie, alors tans pis pour mes phalanges. D'un regard je fais comprendre au loup mon intention, et accordés sur nos mouvements et notre hargne à sortir d'ici, dans un râle qui jaillis du fond du gosier, nous balançons énergiquement nos points dans la panse de minerai.
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mer 10 Juin - 17:31

Initiation
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim, liam, luka et les autres

Luka / mathias : Luka, tu as la conviction que ton sentiment était fondé. Lorsque les pieces se sont déplacé, sur ton passage, tu es sur qu’elles ont joué une sorte de mélodie. Alors que vous parvenez à déjouer les pieges et les éboulements, l’étrange joueur de flute ne vous quitte pas des yeux. Son immobilité est un peu angoissante, mais vous voyez son regard vous suivre, et son sourire reste paisible.
Lorsque toute la caverne se met à trembler, cependant, il semble perdre son sourire et son visage devient glacial. Vous avez à peine le temps de remarquer qu’il semble moins transparent, plus réel, et vous le voyez porter la flute à sa bouche.
Lorsque la lumière finit par décroitre, vous entendez des bruits sinistres, comme le raclement du métal sur la pierre. Vous vous trouvez au centre d’un petit mont, constitué d’objets précieux, de pièces d’or, le joueur de flute est a présent juché sur une forme gigantesque, mécanique. On dirait un serpent cyclopéen, dont tout le corps est fait de rouages, d’aiguilles, de mécanisme d’horlogerie. La mélodie que joue le musicien est désagréable, dissonante, laide.
Plus inquiétant, le dôme qui vous entoure s’effrite, et la place au sol s’amenuise.
Mathias, tu sens que ton pouvoir de Torche éclos. Tu te sais capable de plusieurs choses, peut être lié à la musique que joue le joueur de flute.
Luka, tu te sens également capable de différentes prouesses. Tu peux préserver, protéger…
Il semble que le serpent s’apprête à attaquer, mais je joueur a soudain les yeux écarquillés de surprises, alors que visiblement vos efforts combinés influence sa mélodie…
(je vous laisse bien sur libre d’interpréter ces paroles… Plusieurs possibilités : Mathias peut embellir la mélodie, pendant que le joueur de flute tente de la reprendre, Luka peut préserver la beauté de la version de Matthias. Ou encore Matthias peut prendre de la hauteur pour repérer un autre mécanisme, Luka préserver l’environnement ou vous protéger d’un bouclier pour l’attaque de la créature. Vous pouvez aussi tenter de prendre la flute au joueur pour contrôler la créature, je m’adapterai  nous partons sur un dernier post chacun pour finaliser votre initiation)



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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Mer 10 Juin - 18:12

Initiation
’Ma joe & Mick, Chad, Matrim, liam, luka et les autres

Therence / Liam :
Alors que vous pulvérisez la pierre,vous déclenchez une onde qui balaye tout sur son passage. Vous n’êtes plus en pleine nuit, mais presque aveuglés par la lumière du jour… Aucune trace des militaires, ni de la boite a musique géante, mais vous vous retournez en entendant des milliers de petits crissements. Vous êtes sur de l’herbe, le soleil vous réchauffe, mais vous êtes poursuivis par des centaines d’araignées, rouge vif, qui foncent vers vous. Vous finissez par courir près d’un lac, qui ressemble beaucoup à ce que Therence à traverser, et vous vous regardez, puis, empli d’un sentiment de liberté et de joie, sans doute parce que vous avez bousculé un monde rigide, vous plongez dans le lac en éclatant de rire.
Vous émergez, trempés, dans la cuisine de Mamajoe et celle-ci débarque, un peu inquiète.
-ben ça alors ! Deux rebels ! Mais c’est impossible, une torche est unique elle ne peut… Ah !
Elle s’esclaffe, tapant sa cuisse de la main, hilare.
-bien sur… Un rebel se fiche des lois… Elle plisse les yeux en regardant Therence. Alors te voila. Enchantée, je suis Mama Joe…
Chad et mick sont encore la, et vous regardent, amusés.
-votre pouvoir de tandem est simple. Vous êtes ce qui fait d’une torche son essence : vous éclairez, vous brûlez, vous contredisez les ténèbres… Je pense ne pas me tromper en disant que vous pouvez brûler la toile que tisse notre ennemie. Vous avez-vous aussi le choix, y compris celui de ne pas aider. Le monde matériel, près du lac, ou sa contrepartie, onirique. Vous pouvez y aller avec Chad et mick, ou chacun de votre côté. Nous attendons un certain Matthias, et luka… Je sens qu’ils sont sur le point de réussir… Je suis tellement fière de vous !
Mais soudain, elle semble avoir une faiblesse, et portant la main à son cœur, elle s’affaisse sur une chaise, respirant lourdement..
-c’est… le prix à payer. Formation accéléré, je brûle ma chandelle, un peu plus vite…
Maxence s’est aussi rapproché..
-si jamais… je peux plus vous guider, il pourra le faire… C’est lui qui me permettait de vous parler dans votre épreuve. Son pouvoir est exceptionnel. Il a presque réussi à faire revenir votre ami. Celui la m’a joué un tour et a imprégné son désir sur le fauteuil de Luka. Il l’a forcé à appeler son Matthias… Petit fripon !
Mais elle ne semble pas fachée..
Un cri vous fait tous arriver en catastrophe dans la chambre.
Matrim est assis, et vous regarde, mais ses yeux sont noirs alors qu'il s'adresse à mamaJoe.

-salope ! je sais ou tu es, à présent ! j'arrive et tes nouveaux jouets n'y pourrons rien je.. qu'est ce que! Un autre mange-peur ?!
Matrim s'affaise de nouveau, puis s'arqueboutte, les muscles tendus, avant de reposer, mollement sur le lit. Il est dans le même état qu'avant, mais sa respiration semble plus sereine.


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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] Chez ma Joe   Jeu 11 Juin - 18:25





Révoltons nous.


Un coup, un seul coup dans cette pierre et tout sera fini. Adieu la galère à trouver son chemin, adieu la folie prête à s'infiltrer dans le moindre recoin de mon esprit, adieu l'armée de l'araignée. Cette attaque est un adieu à ce lieu. Un concentré de désir de mettre fin à tout cela. Stopper la machine, faire un arrêt sur image permanent, détruire
tout fil qu'on essaye d’emmêler sur nos corps. Je m’apprête à taper pour en finir une bonne fois pour toute avec cette histoire. Cependant, Therence n'est pas de mon avis et attrape mon poignet avant que je ne touche le métaux précieux. Je le foudroie du regard pour son acte. De quoi ce mêle-t-il ? N'est-ce pas lui qui voulait tant partir d'ici ? Qu'il me laisse faire, bon sang ! Si je m'éclate la main dessus, c'est pas grave. Je hurlerai de douleur un petit moment et c'est tout.

-Wow, wow, wow! Tu fais quoi? T'espère sérieusement éclater ce truc à coups de point?
-Euh... Ouais ?

A l'entendre, j'ai l'impression d'avoir été à deux doigts de faire la plus grosse bêtise du monde. Pire que celle d’appuyer sur un gros bouton rouge en plein milieu d'une pièce juste pour savoir ce que ça risque de produire. J'affiche une mine penaude car à y réfléchir, c'est un peu stupide comme décision. La pierre doit faire au minimum une centaine de fois mon poids et je ne vous parle pas de la taille. Une colonne. Je comprends ce que ressentait David face à Goliath. Le brun pense plutôt qu'il faut détruire le mécanisme. J'y connais franchement rien en boite à musique. Je sais juste la tête que cela a en ayant vu une dans un magasin de jouet. Je suis inutile sur ce coup là. Je ne sais même pas comment ça fonctionne, c'est pour vous dire ! Il paraîtrait qu'en stoppant la ballerine au milieu, le mécanisme se fige. Ce n'est peut être pas la sortie tant désiré mais au moins, on aura la possibilité de fouiller à notre guise toute la structure. J'observe la tête penché sur le coté mon coéquipier de galère s'échiner à trouver une autre solution. S'il continu à chauffer autant ses neurones, il va bouillir sur place.

-Rah, et puis j'en sais rien, balance y ton point ou ce que tu veux! Tu guéris de toute façon, non?
-Evidemment, je ne suis pas cinglé au point de me détruire tous les os de la main sans possibilité de guérison rapide.

Il n'a pas tenu très longtemps dans ces recherches. Faut dire que moi non plus je ne suis pas très patient. Certes, je n'arrive pas à son niveau mais j'ai des moments d'impulsivités soudaines. Ça compense un peu face à ma tentative de contrôle permanent sur moi. Je me replace à nouveau devant l'objet à briser, prend une longue inspiration et tente de calmer mes palpitations. Ne penser à rien d'autre que casser en deux cette pierre. Arrêter une bonne fois pour toute la course effréné de cet endroit. Figer à jamais puis faire disparaître dans le néant ce qui nous entoure. Je m'élance tandis que le caïd essaye encore une fois de m'arrêter. C'est trop tard. Mon poing touche la surface lisse et une onde de choc se propage dans toutes les directions et un énorme bruit se fait entendre. Ensuite plus rien. Silence total.La pierre est toujours à sa place, aucune égratignure sur la surface à mon plus grand regret. Attendez Silence ? Ouais ! Plus de musique assourdissante. Je sautille de joie, prêt à fêter dignement ma victoire dans une danse solo quand l'autre se la ramène. Briseur de bonne humeur.

-Liam... quand j'étais gosse, j'ai abîme la boite à musique d'une gamine... Et bien la petite peste à pas du tout appréciée...

Ah, et ? C'est quoi le lien avec nous ? Je ne vois pas pourquoi il s'inquiète tellement, on vient de stopper définitivement la boite à musique Des bruits de pas précipités s'approchent rapidement de nous. Ils sont nombreux, bien trop nombreux pour nous deux. Mer..credi. Je viens de comprendre ce qu'il vient de sous entendre. On est dans les ennuis jusqu'au cou et encore, je crois bien nous avoir enfoncer plus profondément dedans. Je le regarde la peur ancré au fond des yeux. Bon sang, qu'est ce que j'ai fait comme conneries ? Il pouvait pas m'arrêter au lieu de me laisser faire ? Naaan. Bien sûr, c'est tellement plus drôle de voir Liam se prendre en pleine poire ses responsabilités.

-Débrouille toi comme tu veux, mais explose moi ce machin!!!

Reçu cinq sur cinq chef ! Détruire la pierre coûte que coûte et survivre à tout prix. Des armes sortent de toutes les issues et sont pointés dans notre direction. Pas cool, pas cool du tout. C'est la panique totale. Mon cœur bat la chamade tout comme Therence qui s'est rapproché de moi. L'avoir à proximité permet de ne pas perdre complètement les pédales et me rassure sur le fait que je ne serai pas seul à affronter la menace. Dû à la terreur, mes yeux flashent d'une lueur dorés. J'ai des sueurs froides dans le dos tandis que je cogne sans cesse sur l'objet central. Dans chacun de mes coups, une pensée. Peur. Doutes. Crainte de la mort, envie de vivre à tout prix. Ne pas sombrer dans la folie. Rester maître de soi. Se rebeller contre l'autorité suprême. S'opposer à la dictature mentale. Être libre de toutes contraintes. Résister face à l'oppression avec mon humain. Gagner la bataille. S'insurger pour se transformer en mouton de Panurge. Je déteste le moutons, d'ailleurs. Toujours être insoumis à celui qui veut t'écraser et se faire sentir comme inférieur à lui. Ceci est une révolution, un coup d’État, une guerre pour la liberté ! A bas les régimes totalitaires et les araignées mégalomanes ! Devenir désobéissant, indocile, insubordonné, récalcitrant, révolté, indiscipliné et insoumis. Personne ne me dictera mes règles. Ma vie, mes choix.

De temps en temps, je jette un coup  d'oeil au brun pour avoir du soutien morale alors que la pierre se fissure peu à peu. Nous étions deux à rentrer ici, nous serons deux à y sortir. J'ai peur. Je suis terrorisé et pris de tremblements. Mes mains me font mal, mais tant pis. L'importance est de casser ce truc avant que l'on meurt d'une balle en pleine tête. Soudain, les gardes se font projetés en arrière, comme si une force obscur les avait balayer en un coup de vent. Je regarde mon aîné ébaubi, sans trop savoir si oui ou non cet exploit lui revient de droit. On va dire que oui, on est dans un songe, tout peut arrivé. Le meilleur comme le pire. En parlant du pire, les soldats se relèvent malgré la puissante attaque qu'ils ont subis. Le caïd fixe la fissure avant de me regarder dans les yeux. Non. Ill a perdu l'esprit ou quoi ? Contrairement à lui, je guéris. C'est un coup à s'éclater la main et ne plus pouvoir s'en servir pendant des mois. Cependant, vous avez essayez de convaincre un me aussi têtu qu'une mule dans un délai aussi court alors que vous risquez votre vie ? J'ai pas envie de tenter non plus. Ensemble, dans un même mouvement désespéré, nous tapons en plein dans la lézarde. Pourvu que ça marche !!

La pierre se brise en morceau, une onde de choc se répands à travers la structure. Tout à coup, une forte lumière fait sont apparition et m'oblige à fermer les yeux pour ne pas être aveuglé. Dès que je les ouvres, je constate que le paysage à changer. Adieu endroit froid et lugubre. Bienvenu soleil bienfaiteur et douce chaleur printanière. Therence est face à moi, tout aussi étonné par le changement de zone. Plus de murs, plus de gardiens, aucune musique ni mécanisme complexe. Bonjour herbe bien verte, ciel bleu dégagé, vent rafraîchissant et belle forêt. Je ricane tout en ayant les yeux larmoyants.

-Tu l'as eu ta forêt, mec. T'es à moité devin ou quoi ?

Un crissement se fait entendre derrière nous, d'un seul homme nous nous retournons et fessons face à des milliers d'arachnides rouges vifs prêtes à nous attaquer. Enfin, de mon avis, je vais pas compter les bestioles une par une pour savoir combien elles sont. D'un cri très viril, je bondis suite à la frayeur que j'ai eu en les voyant. Je supporte pas les araignées. On a beau dire que les petites bêtes ne mangent pas les grosses mais vu l'éclat meurtrier dans leurs yeux, je ne veux pas tester ce proverbe. Je m'enfuis accompagné de mon allié dans la direction opposé où elles sont. Tandis que nous semons nos poursuivants, un lac se dessine à l'horizon. Sentant un sentiment de joie et de liberté m'envahir, je cours directement les pieds dans l'eau. Heureux, je laisse quelques larmes couler sur mes joues dans un rire hystérique, résultat de mes nerfs qui lâchent enfin prise. On s'en est sorti. On est vivant. Je prends le brun dans une étreinte viril, cherchant à obtenir un peu de réconfort et une preuve physique que nous sommes sortis de l'auberge. Elle ne dure que peu de temps mais c'est  assez suffisant pour lui chuchoter juste un simple merci. Un remerciement de ne pas m'avoir abandonner, de ne pas avoir été seul dans cette boite terrifiante, de m'avoir suivi malgré les galères, d'avoir été un soutien, d'être tout simplement présent à cet instant. Ensuite dans un sourire mutin, je nous pousse tout les deux dans l'eau et m’esclaffe à vive voix.

-Maintenant tu pourras m’accuser sans problème de t'avoir trempé ! D'ailleurs, j'avais tord dans un certain sens, je suis capable d'amener le bad boy de la ville dans l'eau. Rien que voir la tête que t'as affiché quand je t'ai poussé valait le coup.

Non, je ne regrette rien. Même pas ses futurs représailles. Nous nous chamaillons dans le lac quand dans un geste maladroit, nous plongeons tout deux la tête sous l'eau claire. Lorsque nous émergeons à la surface, le paysage à encore été modifié. Plus de lac ni de forêt au alentour. Mes habits sont mouillés et quelques gouttes y dégouline pour s'écraser sur le carrelage d'une cuisine. Super. Je ne sais pas trop où l'on a atterri cette fois ci mais je ne pense pas que le ou la propriétaire sera heureuse des dégâts d'eau. J'entends des pas précipité venant vers notre direction et je me crispe au cas où ce soit une nouvelle attaque. On n'est jamais prudent.

-Ben ça alors ! Deux rebelles ! Mais c’est impossible, une torche est unique elle ne peut… Ah ! Bien sûr, un rebelle se fiche des lois.

Mama ? Oh, ma grand mère favorite ! Ça me fait extrêmement plaisir de la revoir enfin.  Un sourire illumine mon visage et je décrispe mes muscles. C'est fini. Enfin terminé. On est revenu à la réalité. Cependant, je ne comprends pas ce qui est de si drôle. Bon, on est deux torches ayant le même don et alors ? Je fais bien moins insoumis que le brun.  Mais bon, on ne va pas chipoter pour si peu. J'ai une sorte de pouvoir se déclenchant physiquement et lui c'est plutôt mental. C'est pas le même moyen pour l'activer toutefois le résultat est presque identique. 'Ma Joe se présente à Therence quand je remarque que les deux amoureux sont éveillés et on l'air amusé par la situation. C'est vrai que dormir sur une chaise dehors et se réveiller à l'intérieur de la maison mouillé, c'est une situation cocasse. Au moins j'ai été débarbouillé de toute la crasse que j'ai eu en cours de route.

-votre pouvoir de tandem est simple. Vous êtes ce qui fait d’une torche son essence : vous éclairez, vous brûlez, vous contredisez les ténèbres… Je pense ne pas me tromper en disant que vous pouvez brûler la toile que tisse notre ennemie. Vous avez-vous aussi le choix, y compris celui de ne pas aider. Le monde matériel, près du lac, ou sa contrepartie, onirique. Vous pouvez y aller avec Chad et mick, ou chacun de votre côté. Nous attendons un certain Matthias, et luka… Je sens qu’ils sont sur le point de réussir… Je suis tellement fière de vous !

Un sentiment de satisfaction rempli mon cœur. Quelqu'un est fier de nos exploits, c'est glorifiant. Je ne peux pas être aussi lumineux qu'à cet instant. Malgré nos disputes, nos doutes, nos craintes, notre incompréhension, nos sensation de perdre l'esprit, on a réussi tout les deux. On fait un duo d'enfer ! Néanmoins, prendrais-je le risque de remettre ma vie en jeu ? Comme je le dis à plusieurs reprise, je ne suis pas courageux et la tenue de héros ne me mets pas en valeur. Je regarde du coin de l'oeil mon aîné pour savoir ce qu'il en pense. Je suis indécis. Continuer le combat vu que je suis en plein dans la toile surnaturelle ou aller me planquer dans un coin et laisser les autres se battre contre une meurtrière folle. Je n'ai que 15ans, trop jeune âge pour mourir. Toutefois, si la mission final échoue je regretterai toute ma vie de ne pas tenté d'y avoir pris part pour leur donner plus de chance afin de gagner. Tout à coup la vieille dame a un étourdissement, pose sa main sur son cœur qui bats en dissonance un laps de temps. Je m'approche d'elle inquiet pour sa santé, tout comme l'homme dénommé Maxence qui est resté au côté de Mama pendant notre voyage au pays des songes.

-c’est… le prix à payer. Formation accéléré, je brûle ma chandelle, un peu plus vite…Si jamais… je peux plus vous guider, il pourra le faire… C’est lui qui me permettait de vous parler dans votre épreuve. Son pouvoir est exceptionnel. Il a presque réussi à faire revenir votre ami. Celui la m’a joué un tour et a imprégné son désir sur le fauteuil de Luka. Il l’a forcé à appeler son Matthias… Petit fripon !

Elle a sacrifiée sa santé et son espérance de vie juste pour nous former plus rapidement ?! Ma grand mère est folle d'avoir pris ce choix. Elle a pris un gros risque pour au final ne pas savoir si oui ou non nous allons l'aider à battre une dernière fois la Tisseuse. Une chance sur deux. C'est comme tirer à pile ou face. Un espoir ou une déception que son plan fonctionne correctement. Je ne comprends pas pourquoi faire autant de sacrifice pour des inconnus. Certes le monde est en danger mais ce n'est pas une raison suffisante. La propriétaire de la maison nous indique que si son état ne le lui permet plus, de se référé à Maxence. Si j'ai bien compris, c'est grâce à lui que Therence et moi avons eu ce message hachuré. Si toutes ses messages mentaux finissent comme cela, ça va pas être de la tarte. Mais bon, s'il a été capable de presque réveiller notre grand dormeur, on va dire que ça ira.

Un hurlement retenti dans toute la maison et m'oblige à me boucher les oreilles pour ne pas abîmer mes tympans. Suite à la mélodie que j'ai entendu en boucle pendant tout le trajet, mon ouïe est fragilisée et réclame du repos pour plusieurs jours. Dès que le cri fut fini tout le monde se précipite dans la chambre où se trouve le surnommé fripon. L'homme est assis sur le lit, comme si rien ne venait de lui arriver malgré ses yeux noirs et son aura colérique.

-salope ! je sais ou tu es, à présent ! j'arrive et tes nouveaux jouets n'y pourrons rien je.. qu'est ce que! Un autre mange-peur ?!

Le possédé s’évanouit juste après sa prise de parole dans des gestes incontrôlés. Bon sang, qui était la personne qui vient de parler ? Notre ennemi ? Son aura, malgré que ce n'est pas son vrai corps, était des plus impressionnantes. Y arriverais-je à me tenir droit devant elle sans pleurnicher ? Je ne sais pas. Je ne sais rien tant que je ne l'ai pas fait. Si je suis un tel rebelle, je ne devrai même pas me poser ces questions. Je devrais plutôt être un révolutionnaire restant campé sur ses deux jambes et ne plier devant personne. Je ne suis pas cette personne là mais rien ne m’empêche de le devenir.



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Dernière édition par Liam Dunbar le Mar 13 Oct - 14:21, édité 1 fois
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