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 [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement

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La Tisseuse

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MessageSujet: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Jeu 28 Mai - 22:02

Affrontement
La tisseuse&les autres
Tout se passait à merveille. Déjà son garde-manger était plein, elle éveillait et mettait en stase alternativement de plus en plus de monde. Elle voulait les préserver. Pas pour leur bien-être, mais pour le sien. Si certains mourraient en chemin, elle n’en récoltait que plus d’énergie. Son Antre était pratiquement finit… Elle pouvait s’amuser à matérialiser des choses dans le monde réel, à présent, même si il lui fallait pour ça aller elle-même là-bas, et qu’elle n’était pour le moment pas capable de quitter la proximité de son antre. . Curieusement son premier essai qui aurait dû amener sur cette ville une petite horreur grouillante, chargée de lui ramener des matériaux humains pour son antre, avait été perdu. Elle avait senti comme une sorte de détournement, comme si quelqu’un d’autre était intervenu et avait changé la forme et le sens initial de sa propre création. Elle en avait conçu une vive colère, car elle avait dû dépenser beaucoup d’énergie pour ça. Elle avait traqué le fautif dans le monde gris, mais elle se sentait observée, et elle avait horreur de ça..

Mais qu’importe, à présent, de l’énergie elle en avait à revendre. Elle était tout de même assez curieuse. L’architecte lui échappait, elle ne savait pas comment.. Et sa première victime aussi. Bah ! Elle en avait tellement d’autres, ce n’était pas grave.

Cette grotte près du lac était idéale… Personne ne venait ici, et elle avait posté ses sentinelles pour repousser les curieux. Leur première fonction était de diffuser une sorte de zone neutre. Quiconque venait sans en avoir expressément l’intention passait tout simplement son chemin. Si, malgré tout, il persévérait, alors ses créatures diffusaient une telle peur que le malotru ne demandait pas son reste. Pour les rares qui avait réussi à surmonter leur peur, ses horreurs carnassières les avait réduit en pulpe. Elles ressemblaient à des grands vers blanc, avec une bouche pleine de dents aiguisées, et étaient assez vif. Et surtout, ils avaient quelques surprises si un fou essayait de les combattre.

Sa zone d’influence ne se limitait pas à l’entrée. Petit à petit elle pervertissait les promeneurs, les lascifs, profitant du soleil. Au fond du lac, elle avait pondu un œuf. Un œuf stérile, mais qui contaminait l’eau. Tous ceux qui s’y baignait étaient progressivement mis dans le même état que ses victimes de cauchemar, et lui servait de sentinelle. Tout danger potentiel devrait d’abord les affronter, ce qui la mettrait-elle ou ses sentinelles en alerte. Elle n’avait pas fini son travail, elle était donc encore vulnérable et elle n’aimait pas ça.. Mais elle avait confiance dans son réseau.

(…)
Alors que vous arrivez près du lac, vous êtes immédiatement frappé par l’atmosphère oppressante. Il devrait faire plus jour, mais c’est comme si tout était devenu fade. Les gens ne parlent pas, se contentent de bronzer sous un soleil qui semble ne pas réchauffer, ou nager sans conviction dans une eau qui semble clair, mais qui donne une impression saumâtre. Ils semblent comme perdus, ailleurs, pas vraiment eux même. Si vous les regardez trop intensivement, ils se tournent avec un ensemble touchant vers vous… Leurs yeux semblent vitreux…Ils sont anormalement nombreux…

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Ven 29 Mai - 23:22



Sable blanc et soleil gris


Il flottait dans les airs cette atmosphère étrange. Aaron ne la connaissait que trop bien. Faim. Mort. Un sensation insaisissable qui vous prend la gorge et vous la serre jusqu'à l'étouffement. Qui vous laisse un arrière-goût de cadavre dans la bouche. Qui vous donne envie de vomir votre propre existence pour éviter le pire.

Cette sensation, Aaron l'avait porté à son summum durant les années 40 en Europe. Mais ici, il n'en était pas l'instigateur. Et cela ne lui plaisait pas. Du tout.

Il savait ses serviteurs fanatiques inutiles dans le cas présent. L'écrasante pression ambiante était étouffante pour les humains. Du moins, ceux qui n'étaient pas préparés. Il allait devoir jouer une carte supplémentaire. Un carte qu'il aurait voulu garder secrète encore un petit moment. Mais même lui n'était pas certain de remporter cette bataille. Pas seul, du moins. Il saisi, au fond de sa poche, son casse-tête et lui rendit sa forme de boîte, prêt à invoquer ce qu'elle contenait à tout instant...


_______________________________________


Trente minutes plus tôt...
Il s'assura que la porte de la chambre était verrouillée et que les rideaux des fenêtres masquaient suffisamment la vue avant de sortir son sac de voyage de sous le lit et d'en retirer un petit objet en bois. Il s'agissait d'un casse-tête, une fois le puzzle résolu, l'objet devenait une petite boîte dans lequel l'on ne pouvait rien ranger de plus gros qu'une bille d'enfant. En quelques mouvements qu'il aurait pu faire les yeux fermés, il se retrouva avec la dite boîte qu'il déposa délicatement sur le lit, à côté de lui. De son bagage, il retira un second objet, une sorte de morceau de bois joliment taillé. Mais un geste vif découvrit la lame. Un wakizashi ouvragé, sabre court d'origine japonaise qu'il affectionnait par sa facilité de dissimulation et ses dégâts conséquents lorsqu'on touille la lame dans le corps de sa victime. D'un rapide coup d'oeil, le Nogitsune s'assura que le système secret de la poignée n'avait pas été altéré puis le déposa aux côtés de la boîte. Enfin, il pencha la tête pour retirer son pendentif : une chaîne d'argent au bout de laquelle se suspendait la réplique miniature d'une pièce de Jenga. Côte à côte, il était flagrant que les trois objets étaient fabriqués dans un même bois.
Un bois sacré pour toutes les créatures surnaturelles de ce monde.
Un bois qu'Aaron n'avait pas hésité une seule seconde à briser pour faire fabriquer ces réceptacles.

Il est temps pour vous de faire votre
entrée, mes petits soldats...

Il replaça son collier autour de son cou, redonna à la petite boîte son apparence de casse-tête et s'empara de son arme, qu'il installa dans une poche spécialement alloué de son trench-coat couleur nuit. On est anglais ou on ne l'est pas.

Sans un mot ni un regard pour ses partisans présents, il sortit de la demeure de Kyle et huma l'air frais de la ville, cherchant la direction adéquat.

Le lac...


_______________________________________



Le renard observait les humains présents. Et leur regards vides de toutes expressions n'annonçaient rien de bon sur ce qu'il se tramait en ce lieu. L'un d'eux se retourna dans sa direction au bout de quelques pas. Étrangement, Aaron sentit se poser sur lui un millier de regards et la sensation d'étouffement se fit plus pressante. Sans s'en rendre compte, il venait de faire un pas en arrière et s'apprêtait à repartir de là d'où il venait. Il sourit.

Ce truc là ne marche pas avec moi,
misérable créature...

Ses yeux prirent alors l'apparence de billes d'acier marbré, typiques des Nogitsunes lorsqu'ils se révèlent, il était prêt à se frayer un chemin en usant de la force. Mais, soudainement, les yeux perçants se détournèrent de lui, tout comme les humains qui retournèrent vaquer à leurs occupations avec le naturel d'un automate dévoré par la rouille.

Intéressant... En découvrant qui j'étais
réellement, ils se sont détournés de moi. Peu importe
la raison, voilà qui m'arrange bien.

Ses yeux reprirent leur teinte humaine sans que personne ne réagissent. Il avait le champ libre, même s'il se doutait que quelqu'un d'une nature autre aurait un peu plus de soucis que lui pour traverser cette plage. Et nul doute que l'atmosphère qui se dégageait du lieu allait attirer plus d'une créature surnaturelle.

D'un pas calme mais déterminé, il se dirigea vers la caverne qui trônait au bout de la plage. Son adversaire était à l'intérieur. Et ça puait la faim.

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Cahir Quinn

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Lun 1 Juin - 11:16



L'Affrontement




Quelque chose n'allait pas en ville. Enfin ce n'était pas en ville mais cela restait la juridiction de Beacon Hills. Mon territoire. Je me devais de le protéger. Cependant l'intrus qui osait s'aventurer au coeur de ma tanière m'était inconnu. Les sous bois de la ville réagissaient étrangement comme si un virus avait attaqué ses fondements même. Comme la pire des bactéries peu à peu ses défenseurs - et ses habitants - semblaient être pris dans une sorte de lassitude qui les écrasait peu à peu, faisait d'eux des pantins aux regards vitreux. Je les avais remarqué alors que je courrais entre les arbres. J'appréciai entr'apercevoir le lac entre les arbres au fur à mesure de mon avancée et je m'étais rendu compte du nombre anormalement élevé de monde. Malgré le temps clément il était rare qu'autant de monde se trouve amassé à cet endroit même au coeur de l'été. Je m'étais approché du lac, m'attendant à y découvrir une évènement quelconque. Mais peu à peu je m'étais rendu compte du comportement anormal des habitants présents. Tout semblait effacé, comme si nous pénétrions dans une sphère où le temps lui même s'endormait peu à peu. Je m'étais approché des rives du lac, n'osant toucher l'eau qui semblait réellement empoisonnée - même mes sens humains me hurlaient de ne pas y pénétrer. Alors que je me trouvais près des parois rocheuses la bordant une onde de peur s'était abattue sur moi et si je n'avais pas cédé à la panique cela m'avait convaincu que quelque chose s'était passé.

Ainsi je m'étais éloigné au pas de course, mimant quelqu'un ne s'étant rendu compte de rien. Frissonnant j'avais regagné mon atelier où je m'étais changé en toute vitesse. Reprenant mes habitudes j'avais ressorti des vêtements sombres, légèrement plus larges et surtout me permettant d'être libre dans mes mouvements. J'avais glissé un Beretta à l'arrière de ma ceinture et glissai le fourreau de ma dague dans mes bottes de l'armée. Accoutré et prêt pour le combat j'étais reparti dans la forêt. J'étais tout d'abord resté à l'orée des bois, guettant tout mouvement suspect. Je devais atteindre les parois rocheuses tout en traversant la manne humaine et la vague de peur qui s'abattrait sur moi. Très bien. Qui ose gagne. Je m'avançais à travers les pseudo humains qui m'entouraient et enduraient leur regard sans broncher, le visage de marbre. Je me traînais comme eux, essayant - espérant que ce n'était pas vain - de les tromper. Lorsque je traversais l'onde de peur je sentis la colère monter en moi et mes yeux étincelèrent tandis qu'un grondement s'échappait de ma gorge. Toujours présente la peur se transformait en haine qui me permettait d'avancer. Mais combien de temps ?


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La Tisseuse

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Lun 1 Juin - 17:03

Affrontement
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Aaron : Après avoir eut l’impression assez forte que tu étais observé, les « humains » semblent effectivement t’accepter, ou en tout cas ne pas faire cas de ta présence. Il y a, comme une sorte de bruit mental d’arrière fond, comme des crissements, des milliers de petites pattes qui s’affairent.
En te rapprochant de la caverne, tu as une étrange impression. Elle semble exister sur plusieurs plans à la fois, comme si elle n’était pas réellement la. Plus exactement, la caverne réelle, physique, semble etre relié à quelque chose de plus intangible, de moins réel. Tu sens une aura de peu beaucoup plus forte ici, et des ordres mentaux et hormonaux qui semblent ne pas vraiment t’affecter… Tu te doutes qu’un humain n’aurait aucune chance de résister à cet ordre impérieux. Pas toi. Cependant, tu sens que ton approche à réveiller autre chose. Tu découvres, cachés parmis les feuilles, le sol, la roche, un étrange mouvement. On dirait une sorte de vague ondulante, blanche, qui sort un peu du sol, puis replonge, inlassablement, comme un cercle autour de la grotte. Cela semble organique. Un nom te vient spontanément en tête : « Ouroboros »
Tu vois également, de ta position, quelqu’un d’autre qui approche… Il ne te sembles pas affecté par la peur, lui non plus, bien que différemment. Les humains se sont retournés sur son passage, ils semblent hésiter sur la conduite à tenir. Tu sens que tu pourrais changer ça ….

Cahir : Tu remarques pendant ton parcours que tous les habitants ne semblent pas atteints. Il y a des gens qui semblent normaux, et qui d’ailleurs regardent avec crainte ou étonnement les autres qui semblent affectés. Tu te rends aussi compte que certains humains et mêmes certains surnaturels de ta connaissance ne semblent pas vouloir ou pouvoir se réveiller. Lorsque tu t’es approché du lac, tu as sentis une sorte de Chape de « peur » près de lui. Tu ne sais pas si c’est ta nature de loup, ou ton statut d’alpha, mais tu sens que tu peux y résister relativement facilement. Les humains « résidant » sur les lieux semblent comme vide… Apathiques. L’onde de peur que tu as ressentis en contournant te semble également être quelque chose que tu peux affronter… Le vrai problème, pense tu assez rapidement, c’est que tôt ou tard, si tu reviens,, tu vas devoir affronter ces humains… Tu penses avoir le dessus facilement, mais ça reste des humains innocents, du moins le suppose tu.
Alors que tu traverses la masse des humains, certains se retournent et te regardent, dodelinant, se balançant… Tu sembles les intrigués, et, alors que tu en regardes un, tu as l’impression que des centaines d’yeux se posent sur toi… Mais , alors que certains se rapprochent, comme un chien curieux ayant vu quelque chose roder, ils ne semblent pas vouloir t’attaquer.. Mais combien de temps encore ?
Lorsque tu approches tu sens, au dela de la peur, deux autres présences, via tes sens. Une, énorme, organique, avec une vague odeur acide, comme du sang viciés, et un peu de putréfaction. Une autre, étrange, tu penses qu’une autre personne se trouve la, une odeur humaine, mais sans la saveur de peur ou d’apathie que tu associes maintenant aux autres amassés ici.



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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Dim 14 Juin - 17:13



Sésame, ouvre-toi


Aaron venait de parvenir aux abords de la caverne. Cependant, quelque chose le retenait de faire un pas supplémentaire. Comme une étrange sensation que ce serait son dernier. Il observa plus attentivement l'entrée de la grotte. Il perçut, l'espace d'une seconde, une sorte d'imperceptible mouvement dans l'air. Comme si la caverne n'était qu'une projection venue d'ailleurs. Tout en étant plus que présente en face de lui. Et il était clair qu'elle était la source de l'ambiance festive du coin. La sensation de peur était plus oppressante que sur la plage mais le Nogitsune en connaissait un rayon sur ce genre de méthode, c'était dérangeant mais très loin d'être insurmontable. Cependant, l'odeur de mort ne venait pas de là. Instinctivement, il baissa les yeux pour observer enfin la source de son malaise. Une sorte de forme serpentaire semblait se mouvoir sous la terre meuble. Après les milliers de regards croisés sur la plage, voilà des milliers de pattes qui grouillaient comme une petite armée bien organisée. Ecoeurant. Le mouvement de la créature souterraine semblait ne jamais avoir de fin, comme un cercle complet qui entourait la grotte.

Comme un serpent qui mord sa propre queue...

Sans même savoir de quoi il s'agissait exactement, le renard sentait que s'il dépassait ce "cordon de sécurité", son entrée dans la grotte serait quelque peu hasardeuses.

Alors qu'il réfléchissait, il sentit alors une étrange présence aux abords du lac. Une aura bien plus puissante que celle des zombies qui hantaient la plage. Un rapide coup d'oeil lui confirma la présence d'un homme corpulent au regard assuré, bien qu'interrogateur, dirigé vers les baigneurs du lac, qui se tournaient dans sa direction les uns après les autres. Aaron sentit néanmoins que le jeune homme hébergeait une puissance non négligeable, un puissance qu'il avait déjà croisé plusieurs fois au cours de sa longue existence de farceur.

Un Alpha... Intéressant.

Les faibles humains ne feraient pas long feu s'ils décidaient de s'en prendre à lui. Ils le ralentiraient tout au plus. Sauf s'il était du genre à épargner les innocents et tout le tralala.

Le renard redirigea son regard vers la forme frémissante qui ondulait sous le sol et se dit que l'idée valait le coup d'être tentée. Le cortex cérébral à moitié fondu des humains lui faciliterait grandement la tâche. Restant hors de vue du nouvel arrivant, il plongea son regard dans celui des badauds qui encerclaient le loup et s'insinua dans leur esprit, vrillant leur cerveau et y plantant la graine de son illusion.

En quelques secondes, ils ne virent plus un homme étrange en face d'eux mais le pire adversaire qu'il puissent imaginer. Quelque soit ce danger mortel, chacun y voyait sa Némésis.

A présent, au moindre geste de la part de l'Alpha, il était certain que l'armée de zombies idiots se jetterait sur lui pour l'arrêter avant qu'il n'atteigne l'entrée de la caverne. Et si tout se passait bien, l'étrange créature ondulante qui encerclait la grotte réagirait à son tour face à la puissance du loup et libérerait l'entrée pour que le renard puisse s'y faufiler.

A l'abri derrière un petit bosquet, Aaron saisit son Wakizashi et se tint prêt au cas où cela ne se passerait pas comme prévu. Il ne restait plus qu'à observer comment allait se débrouiller le loup...

Allez, petit loup, ouvre-moi la voie...
Et ne me déçois pas.

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Cahir Quinn

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Lun 15 Juin - 22:05



L'Affrontement




Ereinté par la sensation de peur qui coulait autour de moi et des efforts fournis pour la transformer en colère je regardai les hommes et femmes autour de moi. Tous semblaient vides, comme apathiques. Une créature aurait pu leur enlever leur âme que le résultat aurait été le même... Et je craignais par ailleurs que ce fut le cas. Guère plus de choses pouvait me surprendre désormais. Mais je devais d'essayer quelque chose. Je n'osai pas les toucher, de peur d'être agressé par une foule fou furieuse. Non il allait être nécessaire de leur parler.

"Partez partez d'ici ! Allez ! Vous n'êtes que des pantins mais montrez que vous êtes forts et que...

Quelque chose avait changé. La sensation d'être dans une mélasse impénétrable disparut. Un vent de folie soufflait sur les rivages du lac et une haine perceptible pour un loup montait de la foule. Si j'approchais je devrais tuer et je ne pouvais me résoudre à ça. Me retournant je pris conscience de l'homme qui se trouvait non loin, une arme blanche à la main dont la coupe semblait asiatique, peut être nippone. Je secouai la tête lentement pour lui faire comprendre qu'il ne devrait pas toucher à ces hommes et femmes, qu'ils n'étaient que des pantins.

"Le mieux serait que tu partes d'ici maintenant. Je ne tolérerai aucune violence inutile même si c'est pour le bien. File si tu veux frapper des hommes et des femmes ou plies toi à mes choix." soufflai je sur un ton rauque et bas.

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Mer 17 Juin - 21:44

Affrontement
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Aaron : Tout semble marcher comme indiqué. Alors que les humains se mettent à attaquer Cahir, le grand serpent s’arrête, puis semble agité de spasmes. Il devient alors autre chose, et finit par se séparer, en plusieurs vers blancs, les sentinelles. Elles semblent surtout intéressées par le combat qui commence.

Cahir :  Ton avertissement envers Aaron semble plein de bon sens, mais quelque peu malmené par les premiers humains qui te chargent, ne te laissant pas le choix. Tu peux bien sur les assommer sans problème, mais ils sont si nombreux !
Cependant, alors que tu te résignes déjà à faire quelques morts, un phénomène étrange se produit. Les humains semblent s’écrouler un à un, à même le sol. Inquiet de leur état, tu te rends compte rapidement avec tes sens de loup qu’ils sont simplement endormis. (les groupe dans le monde onirique a réussi à les mettre hors jeu).

Aaron / Cahir : il vous reste le problème des sentinelles. Arron tu as pu éventuellement te faufiler, profitant de la confusion. Vous pouvez aussi faire équipe, ou cahir tu t’en charges seul. Elles sont corriaces, fortes, et leur sang est acide. Mais elles semblent aussi faiblir au bout d’un moment (le groupe dans le monde onirique les affronte).Tu en viens à bout, mettant toutes tes qualités d'alpha dans la bataille.

Aaron, si tu t’es faufilé, tu dois affronter un réseau de toiles coercitif : elles t’engluent, physiquement et psychiquement, mais tu es bien sur armé pour te libérer. Il y a également plein de petites araignées rouges dont la morsure paralyse… La grotte semble plus vaste qu’il n’y parait au premier abord. Si vous avez fait équipe, vous avez bien sur tous les deux ce problème.

Cahir, à ton grand étonnement, tu vois arriver plusieurs personnages :
Stiles, et une façon bien à lui de régler un problème dans le lac même. Mick, Therence et liam, qui semblent tout droit sortis de nulle part. Si, encore une fois, vous avez fait équipe, tout le monde va donc pénétrer en même temps dans la grotte, sinon ce sera dans cet ordre :
- aaron
- cahir (apres avoir vaincu les sentinelles)
-mick, therence, liam (qui expliquent la situation à stiles pendant que lui se charge de l'oeuf). Ces derniers pourraient alors, grace à therence et liam, bruler les toiles et libérer au choix : cahir, aaron ou les deux. (aaron a aussi pu s'en sortir seul)

Il restera ensuite à affronter la Tisseuse, après tous vos posts, et ce sera la phase finale.
(donc un post chacun, puis affrontement avec la tisseuse). Il y a suffisament d'énnemis et de chausse trappes pour que chacun puisse se lâcher, avant d'arriver au coeur de l'antre, donc amusez vous bien Smile
(l’épée ne marche pas que pour la tisseuse, je précise au cas ou.)






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Stiles Stilinski

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Jeu 18 Juin - 18:32



Une ombre effrayante

« Feat. Participants Event Tisseuse »




Une douleur lancinante me tord le poignet : la marque. Sans même la regarder, je peux le sentir : elle est noire comme les ténèbres, comme le Nogitsune qui avait pris possession de moi. J’ai l’impression d’être à nouveau soumis à ses énigmes et comme un imbécile, je m’efforce à les résoudre comme si une seule mauvaise réponse pouvait m’empêcher de respirer.

Trente-deux demoiselles, toutes de blanc vêtues, sont assises sur un banc. La bavarde est au milieu, qui est-elle ?

La langue.

Je sais pourtant qu’il n’est plus là, mais je ne parviens pas à me défaire de cette sensation désagréable, comme si j’étais constamment épié. Comme si je rêvais éveillé, ou plutôt je cauchemardais éveillé. Et même si ça va beaucoup mieux depuis que Derek a recouvré la mémoire, nous avons encore du mal à retrouver nos repères et je ne sais comment me confier à lui. Sous cette apparence d’adolescent, il ne parvient pas à me rassurer comme il le faisait avant. Alors quand je me réveille après un énième cauchemar où le hurlement de Kenza m’extirpe du sommeil, mon premier réflexe, celui de me blotti contre Derek, n’a pas du tout l’effet escompté. D’abord parce que je ne rencontre pas ce corps qui n’avait besoin que de sa chaleur pour me réconforter et ensuite parce qu’il ne réagit pas. Et ça, pour le coup, ce n’est normal du tout. D’habitude, son corps a au moins le réflexe de m’envoyer bouler, et lui s’efforce de forcer son corps à retrouver nos habitudes. En tout cas, mémoire ou non, mon agitation aurait déjà dû le réveiller. Non, quelque chose cloche.

Je m’habitue péniblement à la lumière du jour qui inonde la chambre. Nous aimons nous réveiller avec le soleil et dans l’obscurité, je galère toujours à faire comprendre à mon corps qu’il doit se bouger. Bref, je m’habitue, cligne plusieurs fois des paupières, puis je me redresse et me tourne vers mon Big Bad Wolf. Il dort encore, mais son sommeil est troublé. Il semble osciller entre le loup et l’humain et j’ai beau l’appeler, rien n’y fait. J’hésite un instant puis j’ose même lui mettre une baffe, puis deux. Toujours rien. Merde. Un coup de poing. Il se réveille toujours avant que je le frappe du poing…mais pas cette fois. Derek…que se passe-t-il ?

J’appelle Ruby. Elle répond, c’est déjà ça, mais je la sens fatiguée et très inquiète. Elle m’avoue qu’elle ne se sent vraiment pas bien. Peter non plus ne se réveille pas. Elle m’annonce qu’elle va venir chercher Derek et me dit que je devrais rentrer voir comment se portent mon père et Malia. Je regarde longuement Derek. Ruby le protègera, je le sais alors j’accepte. Je prends tout de même le temps de prendre une douche, non par excès de propreté mais par besoin de remettre mes idées en place. J’enfile ma chemise en pestant contre ces foutues idées qui ne veulent pas se ranger. Je commence à avoir des hallucinations. Foutu renard. Qu’as-tu donc fait à ma tête avant de nous quitter ?!

Je ne peux pas prendre la voiture dans cet état. C’est beaucoup trop dangereux. Bon alors, si je veux aller au plus vite, je dois couper par la forêt. Je dois atteindre le manoir pour bien repérer ma direction. Aller, c’est parti ! Par principe de précaution, parce que quelque chose ne tourne pas rond ici, c’est une certitude, je récupère ma batte de baseball qui tient habituellement compagnie à la Jeep, et j’enfile mon sweat rouge parce qu’il fait froid !

Derek serait plus rapide que moi, c’est sûr, mais je rejoins rapidement le manoir. Même s’il fait jour, je me sens oppressé comme en pleine nuit. Mais que se passe-t-il ? Ah, voilà le manoir ! Le simple fait de le voir me rassure. Il annonce ma vie future aux côtés de Derek. Le chantier suit son cour. Les plans dessinés par Chad sont vraiment beaux. Bon, depuis le manoir, je dois prendre…cette direction. Okay, on y re…c’était quoi ce bruit ?!

J’empoigne fermement le manche de ma fidèle batte et j’avance vers ces étranges gémissements ; je suis méfiant : qui ose s’installer dans ma futur maison ? Oui, MA maison. Deal with it, I am in love with Derek Hale ! Bande de rageux! Nah! Jaloux…. Donc, je disais, méfiant. Je suis méfiant. Efin presque. Ces gémissements sont plaintifs. Est-ce quelqu’un touché par cette chose oppressante qui plonge la ville dans un cauchemar ambiant ?

J’avance prudemment, les poings si serrés autour du manche de ma batte que mes phalanges sont blanches. Mon poignet me lance. La marque me fait souffrir. La douleur est moins intense que d’habitude, mais elle ne me quitte pas, plus depuis mon réveil. Que se passe-t-il, bon sang ?! Et qui est là ? Je me garde de poser cette question à voix haute. Je doute que ma présence soit passée inaperçue, mais si d’aventure c’est le cas, autant garder l’effet de surprise. Cependant, lorsque je débusque l’intrus, je reste…con. C’est une jeune femme, brune, les yeux mouillés de larmes, les joues creusées d’angoisses et les lèvres pincées de peur.

« Hey… »

Mon ton est doux est engageant. Elle lève la tête, ses yeux s’écarquillent et ses lèvres laissent échapper un couinement significatif. Elle se recroqueville sur elle-même en tremblant et je me rends compte que j’ai toujours la batte levée. Tu m’étonnes qu’elle a peur de moi ! Je baisse mon arme, m’avance doucement, puis lâche la batte qui est silencieusement accueillie sur un tapis de feuilles. Je m’approche encore en redoublement de douceur et en assurant à la jeune femme que je ne vais pas lui faire du mal. Quand je suis plus proche d’elle, je m’accroupis pour paraître moins impressionnant, quoique je ne sache pas si cela est possible. Je ne suis pas très grand est pas très musclé. En fait, je suis plus proche de la crevette que de l’ours. Je n’ai pas grand-chose d’intimidant et pourtant, il semblerait bien que je la terrifie. À force de mots rassurants et de patience, la jeune femme baisse sa garde et accepte ma présence. Je parviens même à la convaincre de me confier la raison de ses tourments. Elle me parle de visions, d’aperçus de terreurs, de sentiments de mal-être. Elle me parle des ténèbres, du mal et de cette ombre qui s’étend sur la ville est ses citoyens. Elle craint que je la prenne pour une folle alors que je lui demande de me donner plus de détails.

« Essaye toujours. »

Je crois bien que plus rien ne peut me surprendre. Je soutiens son regard. Elle peut avoir confiance en moi. Elle me révèle alors les détails les plus incroyables de son histoire. Son pouvoir est original et impressionnant mais je n’ai aucun mal à la croire. Je ne suis initié au monde du surnaturel que depuis peu mais j’ai découvert tant de nouvelles choses, de l’existence d’êtres supposés n’être que légendes aux pouvoirs quasi-magiques en passant par un pannel de « métiers » liés à ce surnaturel, que je suis prêt à croire en tout ou presque. Matrim, le garçon qui a aidé Derek avec sa mémoire a un pouvoir tout aussi étrange que celui de la jeune femme, si ce n’est plus et tout autant lié à l’esprit. En tout cas, je comprends mieux ces histoires de visions empathiques.

Je m’assoie près d’elle et la laisse se reposer sur mon épaule pendant que je frictionne son bras pour la réchauffer. Je profite de ce moment pour assembler les pièces du puzzle, comprendre comment elles sont imbriquées les unes dans les autres et tenter de visualiser l’image qu’elles vont former. Le schéma ne tarde pas à m’apparaître. Je demande à Iris, car c’est ainsi qu’elle m’a dit s’appeler, de me parler un peu plus de certaines de ses visions. Je la questionne sur les détails. Je la pousse, c’est indélicat et j’en suis désolé, mais la situation ne se prête pas aux non-dits. Je m’excuse tout de même auprès d’elle d’insister ainsi puis je me justifie avec la gravité des évènements ; Ce n’est pas un hasard si nous nous sommes rencontrés. J’en suis certain. Et j’ai aussi la conviction que tout ceci est d’une importance capitale. Au contact des loups, j’ai appris à faire confiance à mon instinct. Il n’est certes pas aussi efficace et infaillible que celui de mes camarades morphes, mais je m’améliore.

Quelques questions plus tard, je prends la décision d’agir. Iris n’est pas en état de bouger alors je la laisse au manoir en lui conseillant de rester cachée. Je m’élance ensuite dans la forêt. Si je suis encore capable de me perdre dans ces bois, ce ne sera pas le cas aujourd’hui. Le chemin qui mène au lac est imprimé dans ma tête. Le lac, oui. Si j’en crois les visions d’Iris, c’est là-bas que tout va se jouer. J’avance, aussi rapidement que mes jambes d’humains me le permettent. Je ne suis pas rapide et je suis chétif, mais je suis également persévérant et capable d’oublier la douleur lorsque mes amis sont en danger. Et je sais qu’ils le sont. L’état de Derek n’a rien de normal et ce mal se répand sur toute la ville.

Plus j’approche du lac et plus la marque me fait mal. On m’ouvrirait les veines que ça me ferait le même effet et c’est loin d’être agréable, mais je n’ai pas le temps de m’appesantir sur cela, le danger me guette, il a faim et je suis une proie qui pour le moment lui glisse entre les pattes. Je le comprends bien lorsque je croise quelques premiers habitants. Leurs mines grises ne fait que confirmer les craintes qui se sont créées en écoutant Iris. Ce mal est sournois et il ne va pas être facile à combattre. J’avance encore et me rapproche des berges, de la plage. Je suis étonné d’y voir autant de monde. D’accord, les beaux jours sont de retour mais de là à attirer tant de monde…c’est du jamais vu. Surtout que le soleil n’est pas aussi chaud qu’il le devrait. Ce n’est pas qu’il y a du vent, mais l’ambiance est glaciale. L’astre lui-même est fade et le visage des hommes et des femmes qui sont présents est fermé et froid.

Je reconnais quelques camarades et je tente une approche mais ils ne sont que complaintes et lamentations. Même les plus joyeux drilles sont déprimants de pessimisme. Cette foule à grise mine pourrait tout aussi bien préparer un suicide collectif que le visu serait le même, et ça n’a rien de rassurant !! Comme à mon habitude, je parle beaucoup, mais mes mots semblent parfois les atteindre. Je leur rappelle le bon dans leur vie. Je ne paye pas de mine, et avant que Scott soit mordu, j’étais invisible, mais j’ai toujours su me tenir au courant et aujourd’hui, cela m’est bien utile. Une note exceptionnelle, une sélection sportive, une vie amoureuse épanouissante, une naissance dans la famille…je fais remonter les petits bonheurs de la vie. Je ne pense pas que je vais pouvoir les soigner avec cela, mais si je peux ralentir leur descente aux Enfers, c’est toujours un sursis d’accordé. Je me demande si je suis le mieux placé pour en parler vue ma situation avec Derek. Ce n’est pas facile en ce moment, cet éloignement forcé par nos corps et leurs réflexes stupides, mais en même temps, nous ne lâchons rien et finalement c’est peut-être ce qui fait justement que je suis la personne idéale pour cette mission. Enfin, ça n’a rien d’une mission officielle non plus, et le monde ne tarde pas à me le rappeler. Serait-ce Cahir ? Il se bat avec les humains ? Euh, non, il assomme des humain….Et les humains tombent tous comme des mouches…Là, je crois que c’est officiel, je ne comprends plus rien.

— « Stiles ! »
« Liam ! Mick ! …Therence, c’est ça ? Vous allez bien? Que se passe-t-il?

La situation m’est résumée par l’un d’eux tandis que les deux autres vont aider Cahir à repousser les humains encore debout. Je dirais bien que je comprends mieux ce qu’il se passe, mais ce n’est pas véritablement le cas en fait… Enfin, comme je l’ai dit, je peux tout croire maintenant, alors pourquoi pas une araignée onirique qui plonge la ville dans un cauchemar qui prend pied dans la réalité, le tout dans le seul but de se nourrir…Tout est possible ! Monde de tarés ! Bref, Chad, Liam, Mick, Therence, Luka et un certain Matthias sont des Torches. C’est quoi une Torche d’abord ? Ils m’expliquent comme ils peuvent ce que cela implique, ce que chacun peut faire. Ouaip….je m’attends quand même à tout moment à me réveiller à Eichen House, là…Mais admettons que tout ceci soit vrai ?! Aller dans le repère de la méchante bébête toute pas belle…d’accord…ils sont sûr d’eux là ? Bon, bon, okay….Juste avant de nous mettre en route, Mick m’interroge sur l’état de Derek et je lui annonce qu’il semble plonger dans un sommeil qui m’inquiète beaucoup, surtout vu ce qu’il vient de me révéler…

« Alors on va vite aller cramer ces toiles et dégommer les pattes de l’arachnide et le sortir de ce sommeil !!

Je suis décidé à les aider, et pourtant, lorsque j’avance vers la caverne, je me sens attiré ailleurs, retenu. Je ne lutte pas, je sens… Mon regard se pose sur le lac. Je repense aux visions d’Iris, aux détails qu’elle a perçue, et à ce que moi-même j’ai déduis de mes discussions avec les « infectés ». La marque me lance. La douleur pourrait me tétaniser, pourtant je l’ignore. Derek est en danger, je me fiche de souffrir si c’est pour l’aider ! Il y a quelque chose dans ce lac, quelque chose d’une importance capitale. Je me tourne vers les Torches qui avancent vers la caverne et je les interpelle. Si j’ai bien retenu, l’un d’eux pourrait bien m’être utile !

« Hey, les Rebelles, j’aurais besoin de l’un de vous…

Ils me regardent étonnés et hésitent mais l’un d’eux se porte volontaire pour me suivre moi plutôt que les autres Torches. Je m’approche du lac et j’entends le rebelle grommeler quelques plaintes concernant l’eau et les multiples bains forcés de la journée. Habituellement, j’y aurais prêté cas, mais mon attention est toute entière centrée sur ce lac, sur cette pulsation qui fait vibrer la marque. C‘est au fond de l’eau… Mais où ? Le lac est grand, et je ne suis pas réputé pour mes capacités en apnée. Je fixe le lac, un tantinet trop longtemps pour la patience de celui qui m’accompagne.

« J’ai besoin que tu changes les règles. Je dois chercher quelque chose dans ce lac, et je n’y parviendrais pas si je dois remonter à la surface toutes les deux minutes. Tu peux me faire respirer sous l’eau ou un truc dans ce goût ? C’est possible ?

Après quelques instants de réflexion, un hochement de tête est mon signal de départ. Je plonge. Je me repère à la marque qui fait de plus en plus mal à mesure que je m’approche du but. Elle pulse comme si elle possédait un cœur ou battait en écho à celui d’un autre, mais qui peut bien vive ici. Qui, ou quoi ? Après un moment qui me semble être une éternité, j’aperçois ce que je cherche. Une forme ovoïde d’une taille qui n’inspire pas du tout confiance et qui semble luire. Mon poignet me lance comme jamais. Je pourrais me couper la main que j’aurais sans doute moins mal, mais là n’est pas la question. Qu’est-ce que c’est que ce truc ?! Bon, je ne suis pas venu pour rien et je ne rentrerais pas les mains vides ou le rebelle pourrait bien choisir de me noyer lui-même pour l’avoir fait attendre sans résultat visible. Là, le résultat, il sera carrément visible ! Il est même luisant !

Je prends l’étrange œuf et je remonte à la surface. Une fois la tête hors de l’eau je dis au Rebelle de rejoindre les autres, que je le suis. Il faut encore que je sorte de l’eau et il leur sera certainement plus utile qu’à moi ! Il me faut bien quelques minutes pour me sortir de ce lac en trainant portant l’œuf. Je suis trempé, lourd, et à bout de force. C’est une chance que je ne me sois pas encore pris les pieds dans les….rochers… Aïe-euh !!!! Je peste, en listant de façon quasi exhaustive tous les noms d’oiseaux que je peux me donner ou donner aux rochers. Oh merde, l’œuf !!! Que…qu’est-ce que…Yeeerk, c’est dégueuuuu !!! Mais qu'est-ce que c'est que ce truc?! Et, c'était quoi ce bruit? Je dois les rejoindre. Mais...je fais quoi de...ça?



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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Sam 20 Juin - 18:57





Je m'enflamme.


Je vis dans la quatrième dimension. Ce n'est pas possible autrement. Après les rêves très réalistes, les invocations de gens, la téléportation, des dons inconnu jusqu'ici et des araignées dingues, voici les possessions bizarres. Therence comme à son habitude questionne les autres à sa manière. A la fin, les frères Winchesters vont faire pâle figure à côté de nous.

Je ne sais pas trop ce qu'il se passe ensuite mais l'évanoui se réveille comme s'il venait de sortir d'un cauchemar. C'est sûrement e cas vu ce qu'on a traversé au pays des songes. Dois-je m'attendre à une nouvelle révélation ou l'arrivée soudaine de quelqu'un sautant à travers la fenêtre ? Je ne suis pas majeur et j'ai l'impression que plus rien ne m'étonnera aujourd'hui et les jours à venir. Même pas un nain unijambiste enroulé dans des tranches de jambons et chantant une comptine ne me fera sourciller. Je viens de dépasser mon taux de machins irréaliste se produisant malgré tout. Je savais même pas que j'en avais une avant aujourd'hui.

Tout est à peu près rentré dans l'ordre après cet épisode. Mama a passé, à ceux qui en ont besoin, des serviettes pour que nous nous séchons un minimum. Pas du grand luxe, mais c'est assez pour enlever le surplus d'eau. Le reste, le soleil et la chaleur feront leur boulot.  Presque tout le monde est dehors pour profiter une dernière fois des rayons de soleil salvateurs. On ne sait pas ce qui nous attends ensuite et cela me fait peur.

Je me vois mal recommencer un autre périple avec une armée de méchants. Une seule me suffit amplement. Assis sur le bord d'une fenêtre se situant au rez de chaussée, j'admire le paysage, la serviette posée sur mes épaules. Pas loin, j'entends le caïd et les amoureux discuter ensemble. Eux, ils se connaissent. Moi par contre, je n'ai personne pour me soutenir, aucun membre de ma meute ou d'amis. Je dois prendre seul une décision importante sans avoir de précieux conseils d'une oreille attentive en qui j'ai toute confiance.  

La serviette se fait lourde. Je comprends mieux l'expression porter le monde sur ses épaules. C'est fatiguant, stressant et terrifiant. Tu n'as le droit qu'à un choix sans pouvoir revenir dessus. Toute décision de ta part ne se fait pas sans conséquence et provoque de grands changements. Je suis au croisement d'un chemin périlleux et je n'ai aucune idée d'où bifurquer. A droite ou à gauche ? Rentrer ou rester ? Fuir ou se battre ? Je ne connais pas mon choix définitif. Mon cœur balance entre les deux. J'ai beau faire le mec sur de lui et confiant, je doute de moi à chacun de mes pas. Je suis plongé dans l'insécurité.

-Tu poursuis l'aventure? La vieille a dit qu'on avait le choix de se retirer. 

Intérieurement, je sursaute de surprise. Je ne l'avais même pas vu arriver devant moi, tellement absorbé dans mes pensées. J'analyse sa question en le regardant triturer sa propre serviette. Lui aussi doit hésiter je suppose. Ça me rassure d'une certaine manière. Le gars affichant en toute circonstance une confiance en soit impressionnante, ne sait pas quel réponse donner. C'est.. Historique.

Toutefois, je m'égare. Le brun m'interroge sur mes intentions par rapport à la suite de l'histoire. Ayant vécu une aventure ensemble, je ne peux pas le laisser dans le flou. De plus, je pense que je me sentirai plus rassuré s'il est dans la partie. Il faut dire qu'en tant qu'ancre de secours, il fait un superbe boulot. J'ai réussi à tenir dans cette boite à musique grâce à sa présence. S'il n'avait pas été là, je pense que je serai fou ou aux ordres de la mégalomane. Quelqu'un qui te rappelle ton humanité avant que tu sois submerger par le loup, c'est sympa.

-J'ai la frousse d'y aller néanmoins, j'ai le sentiment de le regretter si je ne viens pas. Donc pas de stress, je rejoins la partie.
 
C'est comme un goût amère dans la bouche, comme si je rendais les armes sans avoir essayer de me défendre. S'en est frustrant. Je n'aime pas me sentir comme cela. Je suis un compétiteur dans l'âme , c'est comme si je déclarai forfait avant d'avoir participé au match. Tout à coup, Maxence nous signale à haute voix la présence des dernières torches. Je suppose que Luka a enfin fini son épreuve, elle ne devait pas être facile à résoudre pour avoir mis autant de temps.

N'étant pas loin du perron, j'observe d'ici l'ex-possédé courir à vive allure vers l'un des arrivants et dans la précipitation, l'embarquer avec lui dans sa chute dans ce qui semblerai être un fougueux baiser. Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe entre eux, je ne veux pas. Ils ont l'air d'être toutefois heureux de se revoir vu leur immense sourire et le rire qui s'échappe de leur gorge. Le moment de détente est fini, j'ai bien l'impression.

Nous nous regroupons tous vers l'entrée pour avoir les nouvelles directives donné par 'Ma Joe. Je ne suis toujours pas sûr d'avoir pris la bonne décision, mais j'y vais quand même. J'espère que les répercussions ne seront pas aussi désastreuses que je pourrai aisément l'imaginer. Tous mourant au champs de bataille, des araignées dévorant nos cadavres toujours chaud et des soldats marchant dans notre sang. Hypothèse pessimiste je vous l'accorde.        

La grand-mère nous explique chacun notre rôle dans cette bataille finale. Le but des rebelles est très simple en soit, brûler toutes les toiles d'araignées que nous croisons sur le chemin dans le monde physique. Tant mieux, je commençais à en avoir ras le bol des méchants dans le pays des songes. Ils ont l'air plus vicieux et cruels là bas. De plus nous serons accompagné de dénommé Mick, qui ressemble à un chevalier avec son énorme épée. Si nous aurons de la visite, je me sens plus en sécurité en sachant qu'un gars à une arme contre eux. Parce que ce n'est pas avec mes petites griffes et mes crocs en lait que je vais faire quelque chose contre une troupe armée jusqu'aux dents.

Nonobstant, un problème se pose : celui de Luka. Je ne sais pas comment il a fait son compte mais il a utilisé ses deux cartouches dès l'initiation. Pas très intelligent de griller ses munitions avant de partir au combat. Heureusement qu'ils ont un atout en poche pour y remédier, ou plutôt deux pour être exact. Je lance un regard à Therence pour savoir s'il a la même idée qui lui trotte dans la tête que la mienne. Nous avons eu une réaction synchronisée, ce qui me fait rire. Dans le fond, ça fait du bien de voir qu'on est sur la même longueur d'onde vu qu'on va s'épauler pendant cette bataille décisive.

-C'est une loi immuable, de pouvoir l’utiliser que deux fois ?

La vieille dame à la coupe afro rit de ma phrase puis me pose un baiser sur le front, tel une grand mère heureuse envers son petit fils. J'use de mon don, pensant que le bad boy a grillé lui aussi ses cartouches pour nous sortir de cette maudite boite, afin de permettre à chacun une utilisation supplémentaire des dons de torches. S'il utilise lui aussi son pouvoir, et bien ça ne sera que du bonus. J'ai à peu près compris comment je l'active. C'est comme donner des crédits supplémentaire virtuellement et remettre les compteurs à zéro. Je compte juste sur mes doigts en visualisant des jetons permettant d'utiliser ses pouvoirs que je donne à chacun. Ceci terminé, Mama sous entends de ne pas trop abuser de ceci sous peine de ne plus pouvoir le refaire. Ok, il y a tout de même des limites à nos dons. C'est dommage même si c'était un peu de la triche en quelque sorte.

Joe nous invite à la suivre vers une autre salle cependant, elle ressemble fortement à un petit placard à balai. Qu'est ce qu'on va faire là dedans ? Je ne crois même pas qu'on puisse entrer là dedans à deux alors encore moins à six. Nous ne sommes pas des sardines. Je la regarde poser ses mains sur le chambranle de la porte et le seuil brille d'une lueur argentée. Génial ! Ça, c'est du grand art. Maintenant nous avons des portails de téléportations à la Stargate. Les portes des étoiles c'est démodé, rien ne vaut les portes de placard !

Peu sûr de moi, je traverse avec les autres le portail, les yeux fermés. Quand je les ouvres, je constate avec étonnement que nous sommes devant le lac de la ville. Le même lac que Therence et moi avons vu avant d’atterrir chez Mama. Bon, où se trouve ses fichus toiles, que je les crame sans délai. Tandis que j'admire les environs, une odeur bien connu me titille les narines. Meute, ça sent la meute. Est ce qu'un membre à réussi à se défaire du sortilège de la Tisseuse ? Je ne sais pas comment cette personne a fait mais c'est extraordinaire. J'interpelle mes deux compagnons de voyage pour aller dans la direction d'où le parfum se dégage. Entre temps, je perçois le parfum d'un alpha et d'une autre personne dilué dans l'air. Je ne fais pas attention pour le moment, plus préoccupé à revoir ma meute.

-Stiles !
-Liam ! Mick ! …Therence, c’est ça ? Vous allez bien? Que se passe-t-il?

Je suis partagé entre le soulagement et l'inquiétude. Stiles est un humain malgré que sa présence me réconforte. S'il est blessé, j'en connais certains qui vont me faire regretter de ne pas l'avoir protégé des ennemis. Toutefois, comment voulez vous allez à l'encontre d'une tête de mule pareil ! Des bruits de lutte se font entendre. Cahir, devant l'entrée d'une grotte, assomme à grand coups les gardes. On doit aller l'aider ? Comme le proverbe dit, les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Un bras en plus ne sera pas de refus, surtout si c'est un alpha. Observant ses ennemis, je remarque qu'ils n'ont pas l'air d'être dangereux ni armé par contre. Un combat au corps à corps sera facile pour quelqu'un qui sait se battre.

Préfèrent toutefois rester lucide et ne pas me perdre dans les méandre de la colère et l'excitation du combat, je laisse les deux autres secourir le loup-garou tandis que j'explique ce qu'il se passe à Stiles. Faisant parti de sa meute, je sais qu'il me fera confiance et en bonus, sa présence permet de calmer mes nerfs mis à rude épreuve. Je lui fait un rapide résumé sur nos différentes rencontres avec chacun et préfère lui expliquer en détail l'histoire de la Tisseuse, de nos pouvoirs de torches et notre mission que nous a confier 'Ma Joe. J'espère que Cahir est à l'écoute malgré qu'il se bat contre les marionnettes de l'araignée car je ne vais pas refaire d'autres résumé en un si court laps de temps.

Je prône habituellement le pacifisme néanmoins, ils n'ont pas le choix ici. C'est l'heure de se battre pour sa vie et celle d'autrui. Ne sachant pas si ce sont de vrai humains ou non, il faudrait éviter de les blesser mortellement ou provoquer des dégâts irréparable. Un coup de poing bien placé est suffisant pour les assommés ou les ralentir un maximum. En dernier recours, il y a aussi la technique assez douloureuse pour un homme, un indice, c'est en dessous de la ceinture. Technique malhonnête mais efficace.

Après cet échauffement pour certains, nous nous regroupons avant d'aller en direction de la grotte. Yeah, je m'enflamme rien qu'à imaginer les petites araignées se tordre de douleur face à la chaleur des flammes qui ronge leur peau ! Par contre, l'odeur de la chair brûlée, ça va pas être mon kiff. Je souris sous le commentaire de l'hyperactif. Cela ne m'étonne pas de lui, toujours optimiste peu importe les épreuves. Toutefois, je ne comprends pas pourquoi il se retourne pour contempler le lac. La méchante est de l'autre côté si j'ai bien entendu les indices que l'on nous a données.  

— Hey, les Rebelles, j’aurais besoin de l’un de vous…

Au début, je ne comprends pas pour quelle raison aurait-il besoin des services d'une torche. Je pouffe de rire en comprenant ce qu'il imagine faire avec l'un de nous. Sachant qu'il risque d'avoir plein de monstres et pièges dans cette grotte, je préfère savoir que les humains sont en sécurité dehors qu'à l'intérieur. Je me retourne vers Therence, un sourire presque innocent sur les lèvres. Dommage qu'une étincelle de malice brillant dans mes yeux gâche le tout. Ça ne m'étonnerai pas qu'il grommelle sur mes intentions.

-Allez Therence, je suis sûr que tu rêves d'aller dans l'eau.

Je sais, c'était petit et mesquin. Mais j'ai pas pu m’empêcher de le taquiner malgré que je suis persuadé qu'il trouvera le moyen de se venger. Enfin, si je survis face aux tueuses miniatures et aux catastrophes qui nous attendent là dedans. Séparé en deux groupes, je suis l'équipe de sauvetage jusqu'à que j’aperçois des toiles d'araignées tapissées l'entrée de la grotte et ses murs de pierres. Le boulot de monstre ! Je soupire et imagine détenir un lance-flamme pour griller tout ce fil. Comme si je m'amusais à diriger les flammes dans la direction que je veux.

-C'est à moi de jouer, on dirais bien. Allez, je m'enflamme !

Je ris de ma propre blague. J'ai un humour des plus bizarres parfois, devenir une torche humaine, quelle idée burlesque. Je ne suis pas aussi magique que l'on peut croire pour créer de toute pièce du feu, mais quand on sait où en trouver, c'est plus facile. Penser emprunter le feu de l'épée de Mick est une bonne idée. Aujourd'hui je serai le Lucky Luck du feu, la terreur des toiles. J'imagine que mes mains imitant des pistolets soient des vrais qui au lieu de tirer des balles, tirent des boules de feu. C'est géant comme truc ! J'ai l'impression d'être revenu en enfance, quand mes camarades de jeu et moi imaginions être des cow-boys.

Les toiles s'enflamment et disparaissent dans un nuages de fumée et de cendre. Le chemin dégagé, nous avançons avec précaution à l'intérieur, ne sachant pas quel piège ou ennemi pourraient survenir. Je laisse les deux autres s'occuper du reste, moi je gère de réduire en cendre les toiles d'araignées avec mes pistolets imaginaires alimenté par le feu de la passion des amoureux. Bien sûr, je n'oublie pas non plus d'offrir un petit coup de chaud aux araignées rouges que l'on rencontre sur notre passage. Je ne veux même pas savoir ce qu'elles pourraient nous faire en nous piquant.



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Dernière édition par Liam Dunbar le Mar 13 Oct - 14:24, édité 1 fois
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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Lun 22 Juin - 14:23


Danser avec les ombres


Quelque chose ne va pas.

Je ne saurais dire quoi mais, intimement, je sens que le pire se trame alors qu'une diversion nous aveugle.

La surface miroitante du lac est troublée par les ridules causées par le vent. Le cadre naturel semble suspendu entre le calme et la tempête. Une multitude de personne errent sur la plage, déambulant sans conviction. Il y a un combat un peu plus loin, quelqu’un se charge de contrer l’effet de masse en assommant ceux qui s’approchent trop près de lui. En face de nous, la paroi rocheuse présente une large ouverture. La créature qui s'éveille dans cette grotte est la source de tous nos maux. La Tisseuse. Vile ennemie de Mama Joe qui n'est plus assez vaillante pour contrer ses attaques. La vieille femme avait elle observé nos vies pour déterminer qui parmi les habitants de cette ville serait capable de prendre les armes pour défendre la vie ? Beacon Hills est une balise pour les événements surnaturels. Le territoire est au croisement de courants telluriques puissants. C'est un portail pour bon nombre de dangers. C'est ce que m'avais raconté Mafdet lors d'une précédente discussion sur les raisons qui m'ont poussé à venir ici.

Therence et Liam à mes côtés semblent attendre que je fasse le premier pas. Mais je demeure immobile. Je scrute les alentours. Je me demande par expérience si nous sommes face à un poste d'avant garde. Des sentinelles doivent veiller devant l'entrée. Mais il n'y a rien. Et cela ne m'inspire pas confiance. Bien au contraire.

Sommes-nous sûrs que le sable lui même ne soit pas piégé ? Des mines seraient aussi efficaces que des créatures sanguinaires.

Un mouvement derrière moi me fait me retourner vivement en décrivant un arc de cercle avec Clarent. La tiédeur de l’arme a un côté rassurant. La personne qui approche n’est pas une menace alors je baisse doucement ma garde.

- Stiles ! S’exclame le plus jeune d’entre nous.

- Liam ! Mick ! …Therence, c’est ça ? Vous allez bien? Que se passe-t-il ? Questionne vivement l’adolescent.

Avant que Liam lui explique la situation, je le questionne quant à l’état de Derek. Ce dernier est endormi comme nous l’étions Matrim et moi un peu plus tôt dans la journée. Stiles veut être utile, sauver son petit ami. C’est une attitude louable. L’adolescent frêle peut être d’une détermination sans faille lorsqu’il s’agit de protéger ses proches. Je n’ai d’autre choix que de le laisser faire ce pourquoi il a été amené ici. Comme nous tous.

Je vois Chad quelques instants avant qu’il ne s’estompe et réapparaisse ailleurs. Le fait que je puisse déceler sa présence alors qu’il est dans le monde gris prouve que le voile est affaibli. Il porte Clarent lui aussi dans ce monde onirique. Nos regards se croisent et sont porteurs d’encouragements. Nous puisons notre force l’un dans l’autre.

Je m’élance, Therence sur mes talons, pour rejoindre Cahir, l'alpha qui tente de maitriser la foule. S' il possède une force plus grande qu'un bêta,  il faut une certaine sagesse pour ne pas en faire usage face à des innocents.  Leur comportement est désordonné, presque inhumain. Je crois que notre présence exacerberait davantage la tension qui les imprègne.

Nous décidons de nous tourner vers l’entrée de la grotte. La bouche de l’enfer est ouverte devant nous. Je m’arrête pour observer des mouvements dans le sable et tend le bras vers Therence pour qu’il fasse de même avant de mettre le pied dans quelque chose. Des formes reptiliennes ondulent en cercle parfait. Avancer sur cet espace piégé serait une folie. On dirait des sables mouvants qu’on ne peut éviter.

Lorsque je pointe Clarent vers ce qui grouille sous la surface, les mouvements s’estompent et fuient vers l’avant, regagnant leur repère. Je ne considère pas ça comme une victoire facile car une agitation grandissante provient du fond de la grotte. C'est ce qui a attiré ces rampants.  Ils ne nous fuient pas mais vont à la rencontre de ce qui gronde a l'intérieur.

Les menaces finissent par apparaître. Elles sont légion, muraille vivante et mortelle devant l'entrée. Je recule pour observer cette horde avec un angle de vue plus large. Ce n'est plus une initiation.  Il n'y a pas de décor aux mouvements programmés, pas de mécanismes élaborés ni de tambours de guerre ensorcelants. Il n'y a que nous. Il n'y a quelles. Représentations difformes de cauchemars collectifs.

- Therence, reste à l’écart, dis-je d’un ton autoritaire.

Bien que son air arrogant m’agace toujours, je ne souhaite pas qu’il soit blessé. Ou tué. Je me fais protecteur sans réellement me poser de questions.

Je détends les articulations de mes poignets en effectuant quelques mouvements avec l’épée. Je cherche des yeux les monstres les plus rapides, ceux à abattre les premiers. Mais je suis dérangé par la présence de celui qui me surnomme une nouvelle fois « le Bichrôme » en me demandant si je suis réellement doué avec cette arme.

- Hey, les Rebelles, j’aurais besoin de l’un de vous…

L’appel provient de derrière nous. Pour sa sécurité et ma tranquillité, je suis rassuré que Therence rejoigne son homologue resté près de Stiles. Je n‘ai pas à me soucier de lui et peux ainsi agir.

Pendant de longues minutes, je tranche net tout ce qui sort de ce repère troglodyte. Le sable ne permet pas d’appuis stables pour un combat à main nue. La présence de Clarent est une aide évidente. C’est un balai mortel dans lequel l’épée est l’extension armée de mon bras.

Je tente d’endiguer les monstruosités jusqu’à ce que le silence règne à nouveau dans la noirceur de cette grotte d’où elles provenaient plus tôt.

Liam me rejoint. Cahir combat les dernières sentinelles pour assurer nos arrières. En nous approchant, nous remarquons les toiles d’araignées qui sont suspendues aux parois rocheuses. Mama Joe semblait savoir exactement ce que les Rebelles doivent faire.

- C'est à moi de jouer, on dirait bien. Allez, je m'enflamme ! Confirme Liam.

Comme s’il tirait des balles invisibles, les tissages qu’il pointe tel un cow-boy s’enflamment immédiatement. Il projette littéralement le don offert par Mama Joe et éclaire par la même occasion notre passage.

Therence puis Stiles finissent par nous rejoindre à leur tour. Le petit ami de Derek a gardé son sac à dos sur lequel il semble veiller avec soin. Je me place devant notre troupe. Liam est mon bras droit. Therence et Stiles sont attentifs à l’arrière. Le Rebelle trouve grisant de pouvoir jouer avec le feu comme le lui montre le plus jeune d’entre nous.

L’invraisemblable côtoie la réalité. Lorsque tout sera fini, les lois naturelles reprendront leur droit et tout ceci ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Je revois l’instant horrible où Chad avait disparu. Rien de tel ne doit se produire. Nous ferons tout pour retrouver un quotidien exempt des malversations de la Tisseuse. Actuellement, tout est possible, le bien comme le mal. Il n’y a qu’une seule règle inflexible. Survivre.

* * *

- Mick !

Je ne reconnais pas lequel d’entre eux m’appelle au secours. Les combats desquels nous sommes sortis nous ont finalement poussés au fond de la grotte. Nous avons eus la nette impression de nous enfoncer sous terre et une obscurité huileuse nous a soudainement enveloppés.

- La Tisseuse se nourrit de nos angoisses, déclare-je à qui l’entendra. Il se peut que nous ayons à affronter notre plus grande peur.

Nous ne nous sommes pas séparés et pourtant je sais que je suis seul. Chacun d’entre nous est peut-être livré à lui-même en cet instant.

Il y a un flottement dans l’air, comme si on venait de me frôler. Une pâle lumière grandit face à moi jusqu’à me permettre de discerner une silhouette qui approche. Lorsque je parviens à en voir les détails, mon cœur rate un battement.

Cette tenue hante mes cauchemars. Les hommes qui avaient surgi chez mes parents le jour de leur mort étaient habillés exactement pareil. Le manteau de voyage blanc à l'encolure rouge. Les serres poignées et les boites. Un masque dissimule en revanche son visage. Celui qui m'apparaît immédiatement comme un adversaire possède aussi une épée semblable à Clarent mais dont l’éclat incandescent semble avoir disparu.

Le placement de ses jambes, ses muscles fléchis, la prise d’appuis…Tout me renseigne qu’il va porter un coup d’un moment à l’autre. Je bloque l’attaque à la seconde où il l’exécute. Et lorsque je passe moi-même à l’offensive, c’est lui qui semble prévoir mes actions. Nous enchainons des techniques et des parades similaires.

Lorsque son épée me vise le flanc, je me place de profil et donne un coup dans son poignée. De cette façon,  c’est le plat de la lame qui me touche, me blessant sans réelle gravité. C'est un moindre mal car je parviens à la bloquer un court instant. Suffisant pour que mon coude le frappe au visage.

J’ai un temps d’arrêt mortellement dangereux lorsque son masque tombe, révélant son identité.

C’est une illusion, un nouveau stratagème. Comme si un miroir nous séparait, je fais face à mon double. Prêt à me tuer.

Je bondis vers l’arrière de justesse, sentant l’éraflure qu’il me fait sur l’abdomen.

- Qui es-tu ? Gronde-je.

- Je suis toi, répond-il avec froideur.

- Tu n’es que le fruit de mes peurs et de mon imagination, raisonne-je.

- Tu ne comprends pas ? S’étonne-t-il.

J’effectue un mouvement de menace avec Clarent.

- Tu ne te rappelles pas ? Continue-t-il.

Je serre le poing sur la garde, ces phrases énigmatiques me laissent perplexes. Mon propre reflet devrait pourtant savoir que je ne serais pas amadoué par une technique grossière.

- C’est à cause de toi, tout ça, énonce-t-il. A cause de toi qu’ILS sont morts.

Je flanche imperceptiblement car j’ai peur de comprendre de quoi il parle.

- Souviens-toi…

- Je ne t’écouterais pas me déstabiliser, dis-je avec détermination.

- Oh bien sûr, tu ne peux pas te souvenir, n’est-ce-pas ? Ta mémoire est bloquée alors que l’essentiel est quelque part dans ta tête. N’as-tu pas essayé à plusieurs reprises ?

Je me souviens de la douleur que provoque l’introspection que Mafdet et moi avions tentée. Ça avait été aussi maigre en résultat lorsque Maxence, bien que télépathe, a également tenté de passer le blocage de mon esprit.

- Un processus délicat que seul la mort débloquera. C’est ce qui avait été dit. Tu ne te rappelles pas ?

Je sais pertinemment que briser cette partition de mes souvenirs me tuera. Les tentatives détournées n’avaient pas fonctionné.

- « Mick, tu es très spécial tu sais. Un jour j’aimerais t’expliquer ce que je fais. »

Il a pris la voix de mon père, celle dont ma mémoire garde encore la trace. Je trésaille et tente de le dissimuler.

- N’avais-tu pas senti l’angoisse dans sa voix ce jour-là ? Et aujourd’hui, te sens-tu coupable ?

- Non ! Hurle-je.

Je me précipite, simule une attaque directe pour le prendre à revers. L’inconnu qui porte les traits de mon visage se retrouve au sol lorsque je le percute.

Je me place au dessus de lui, tenant Clarent à deux mains. Mais je stoppe rapidement mon geste.

L’homme à terre arbore un autre visage. Celui de l’homme que j’aime. Je me refuse de porter le coup de grâce. Même pour annihiler cette ultime torture psychologique.

Mais ce regard plongé dans le mien ne possède ni l’amour ni l’intelligence de Chad. Parce que ce n’est pas lui. Et cette ruse est un affront à notre amour.

J’abats l’épée sur ce crâne qui disparait en fumée.

Je reprends mon souffle pour me relever et me précipiter vers l’avant. Il faut en finir. Et vite.

D’autres personnes approchent en parallèle. Liam, Therence et Stiles. Les couloirs se rejoignent, nous ne sommes plus séparés. Au vu de chacun, il est clair que notre avancé jusqu’à ce point de regroupement n’a pas été de tout repos.

Liam et Therence sont à nouveau des éclaireurs, les incendiaires qui nous illuminent la voie. Alors que nous débouchons dans une nouvelle caverne, immense, l’air semble soudainement beaucoup plus froid et humide. C’est le point culminant de cette traque. Le repère de la créature. Son antre.

Les Rebelles entreprennent  de détruire les dernières toiles qui subsistent.

Les flammèches se propagent sur celles qui parsèment les murs. Elles se déploient, grimpent tels des serpents sur les parois verticales de la grotte. Puis elles embrasent la toile géante qui avait été tissée en son sommet. Le feu qui en résulte éclaire les alentours l’espace de quelques seconde.

Un cri survient alors de nulle part, transmettant une rage sourde.

Puis le silence nous entoure. Il est terrifiant. Nous guettons le moindre bruit, craignant une attaque imminente de tout côté.

Soudain, quelque chose avance sur la pierre froide. La résonnance m’empêche de déterminer la provenance de ce son. Le raclement est proche de nous.

Lorsque je lève la tête, une multitude d’yeux noirs nous regardent. J’ai l’impression qu’une lame de glace tente d’atteindre mon âme. C’est elle. La Tisseuse.

Je lève Clarent entre moi et notre ennemie, ultime barrage à cette affreuse menace.


(c) Fiche par Mafdet


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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Mar 23 Juin - 18:07



Courir après les ombres
Je profite du soleil et de l'environnement paradisiaque autour de la maison de Mama Joe. Après son petit numéro, le type du nom de Matrim vient d'émerger en pleine possession de son corps cette fois, et chacun sort de ses épreuves respectives. Mais la pause va être de courte durée pour tout le monde, autant en profiter.

C'est plus fort que moi quand Wayne débarque, je l’accueille d'une raillerie. Puis je les aient vue se marrer à mon arriver avec son copain. Pour la forme, on va dire qu'il le mérite. J'entends l'air siffler et un morceau de bois tomber à peine le nom de Robin est évoqué, et le châtain ne tarde pas à se pointer avec son jouet. Ben alors, il à un problème le faire-valoir? Je me rehausse face au jaloux, mais si l'absence de bracelet à la cheville de Mick me fait revoir mon comportement, je cille franchement au jeu de lumière des iris du petit-ami. M*rde alors... Le vairon est macqué à un loup. Je les abandonne là, mais c'est uniquement parce que je n'ai plus de temps à perdre avec eux.

Je rejoins Liam perché sur une fenêtre, l'air pensif, et m'amuse de son sursaut. Ça travaille là dedans. Je me cale contre la fenêtre en lui demandant ce qu'il compte faire. Après tout, on a une chance de s'arrêter avant de commettre une vrai bêtise, on à réussi à s'en sortir jusque là, mais ça c'est pas fait sans dangereuses prises de tête. Je doute que la suite soit pas moins éprouvante.

-J'ai la frousse d'y aller néanmoins, j'ai le sentiment de le regretter si je ne viens pas.


Je hausse des sourcils, surpris par sa franchise. Pas de "même pas peur, je vais tout rétamer, moi le grand-petit-méchant-loup"?

-Un peu que tu vas le regretter! Tout le monde y va je te signale, t'as démolis une pierre à main nue et t'as la trouille de cramer des araignées? Fais pas ton bébé...

J'accentue mon mépris envers le mioche. Je m'attendais à plus de conviction de sa part, même si ce devait-être un mensonge. Comment ne pas me sentir plus hésitant s'il baisse directement les bras comme si on allait se faire massacrer par l'arachnide?! Évidemment qu'on ne peut pas abandonner!

-Bah si tu viens pas, remarque, je m'en occuperais seul. On a pas besoin de deux rebels... C'est peut-être pour ça qu'on est deux en fait. Il fallait une roue de secoure, juste au cas où...

Je crois qu'il vient de retrouver sa motivation à aller sur le terrain. Tans mieux, c'est pas comme si en tant qu'unique Torche Double je me serais sentis un peu seul sans mon ego, mais c'est plus fun de continuer à plusieurs. A ce propos, du monde vient compléter la bande, et une embrassade percutante de l'ex-alité et l'un des arrivant marque énergiquement la fin du repos.


-Liam et Therence, si vous êtes d’accord, vous irez sur le monde physique, avec Mick, et vous brulerez le réseau de toiles que la tisseuse à mis en place. explique la vieille femme. Je vais pas objecter pour si peu mais je jette un œil désintéressé au dernier nommé.Ils sont invisibles pour quiconque n’est pas une torche, mais ils engluent de façon insidieuse quiconque aurait pu vaincre ses sentinelles et passer. Votre rôle sera donc de les détruire. Mick devra porter le coup fatal de son épée enflammée.

A nouveau, je lorgne sur le héro du jour. Évidemment. Il a bien une tête de paladin! Il a ses chevaliers de la table ronde, ne manque plus que le cheval blanc et son loup en crinoline pour compléter ce tableau Arthurien. Un problème me ramène à l'essentiel, l'une des Torche, le basané à l'air sage, a épuisé ses réserves. Le mini rebelle et moi nous regardons de concert, un sourire au lèvres. C'est une question de "limite", hein? Je ne sais pas combien de temps une Torche peut jouir de ses pouvoirs, mais le monde ne me semble plus tout à fait le même maintenant que j'ai cette capacité de contredire l'ordre. Le seul bé-mol, c'est que c'est pas aussi concret que donner des coups et pouvoir juger leur puissance démultipliée. Je jette un regard à Liam déjà concentré sur son don, comme si j'avais moyen de copier sur lui, puis je décide de visualiser la chose à ma manière. A l'image de la torche que je suis, je me vois offrir de l'énergie, un flux qui irradie. J'espère que ce sera suffisant, parce que je ne suis pas très sûr de savoir mesurer ces choses là, mais est-ce que c'est vraiment un problème puisque Liam et moi pouvons y remédier de manière illimité? Visiblement oui, car si le don en lui même nous permet l'impossible, l'impossible tient sa source... d'une essence mesurée. Un paradoxe naturel qui freine un peu mes ardeurs. Mais le koala accroché au bras du Matthias me en pleurnichant comme un gosse de ne pas pouvoir participer à la fête. Ça me rassure de voir Liam en rire plutôt que l'envier, et là dessus, nous nous postons devant... un placard. Et le fourre-tout s'illumine sous l'intervention de la drôle de femme. Pourquoi pas. Je suis pas à ça près...

Je prend une inspiration, et je suis la troupe qui a déjà traversée. Wow... ça a marché. C'est la première fois que je suis préparé à atterrir ailleurs depuis que cette histoire à commencé, mais ça reste impressionnant. Quand je me retourne en croyant voir une porte flottant dans la nature, je découvre seulement mes compagnons de batailles, et uniquement eux. Je suppose que tout le monde est arrivé à bon port avec l'aide de 'Ma Joe.

Cet environnement... c'est le lac de Beacon Hill. Pourtant, je me demande si c'est vraiment le cas... La netteté du réel est palpable, mais l'atmosphère tranquille et la fraicheur habituelle de l'endroit ont laissés place à une atmosphère maussade... oppressante. Même les riverains qui se trainent en nombre étranges ont l'air dépossédés... et je suis pas plus rassuré en les voyant s'attaquer à un garous là bas, en fait, ils sont peut-être plus possédés que le contraire. M*rde, le spectacle est flippant! Je pensais que c'était une armée de bestioles qui nous attendraient, pas des promeneurs enragés! J'emboite précipitamment le pas à Mick quand il fini par suivre le loupiot lancé sur je ne sais qu'elle piste et sursaute à son volte face soudain. Il est malade?!!

-Stiles !


Stiles?

-Liam ! Mick ! …Therence, c’est ça ? Vous allez bien? Que se passe-t-il?


Pendant quelques instants, j'oublie que je vais allumer une araignée après avoir fait plusieurs bonds entre rêves et réalités pour me rappeler qu'il existe une vie au delà de cette affaire. Je reluque de long en large le type pas plus âgé que moi et qui m'a vite identifié. J'ai déjà vu sa tête au lycée, je crois qu'il fait parti de l'équipe de lacrosse. Mais c'est pas ça qui me rend si suspicieux à son égard...
Mais le sens des priorités s'impose en apprenant ce que subit la population dont quelques connaissances communes. Balloté dans les songes, quels qu'aient put être les avertissements et explications de Mama Joe, je ne me suis pas fait une idée concrète des répercutions de l'araignée sur le tangible. Maintenant, c'est plus clair, et la situation ne se prête plus aux futilités.

Je suis Mick qui s'élance vers celui qui est actuellement seul contre tous pour en découdre avec la bande de zombis, mais ce dernier change de direction. Je ne comprend pas, je proteste et j'hésite face à la logique qui voudrais qu'on lui prête main forte, mais l'homme loup s'en sort sans nous, alors je le rejoins à l'entrée de la grotte. Je ne sais pas ce qu'il ce passe dans la tête de ce type, mais il a une façon d'analyser chaque situation, vif, prudent et ferme, je veux bien faire l'effort de croire qu'il sait ce qu'il fait pour le coup...
En revanche, j'apprécie beaucoup moins qu'il bride mes propres décisions. Pourquoi il m'arrête, c'est bien là dedans que ce cache l’aranéide et sa toile, non? Mais je recule de moi même en voyant le sable ondulé. C'est quoi ça?... Ça n'aime pas beaucoup l'épée que porte le vairon en tout cas. Les serpentins s'éloignent, mais l'idée que la voie se libère s'efface à mesure que je comprend que ces trucs sont seulement aller prévenir ou rejoindre autre chose de beaucoup moins farouche...
J'aime pas ça. J'aime encore moins quand des vers blancs géants se présentent à nous...

- Therence, reste à l’écart.


Je vais pour répliquer qu'un frisson me sommes d’obéir. On ne joue pas, et moi je n'ai pas d'épée pour contrer ces bestioles. Je recule de quelques pas derrière le blond qui s'échauffe avec des moulinets, mais je ne peux pas refouler un petit sourire moqueur, vexé de devoir obtempérer.

- Vas-y, montre nous ce que tu sais faire de ce truc, le bichrome. Ton public n'attends que toi! désignè-je les horreurs à pourfendre, en prenant garde à ne pas m'attirer le venin de l'une d'elle. Finalement, le laisser s'en charger n'est pas une si mauvaise idée...  

- Hey, les Rebelles, j’aurais besoin de l’un de vous…


Je me retourne pour l'interroger du regard, quand Liam se présente avec un sourire qui n'a absolument rien d'adorable

-Allez Therence, je suis sûr que tu rêves d'aller dans l'eau.


Dans l'... Je regarde successivement la face aux multiples grains de beauté, l'étendue dernière lui, puis le mini-loup.
Je vais le tuer.

-Si tu te fais pas bouffer par ces saletés, je me charge personnellement de ton cas! grognais-je avant qu'il ne s'échappe et que je rejoigne l'humain.

Je suis certain qu'il n'a pas apprécié d'être traité de pneu de rechange tout à l'heure. M*rde, mais pourquoi je suis abonné à la flotte?... Je suis l'autre type, mais c'est pas de gaité de cœur.

-Je te préviens, je fous pas un pied là dedans... j'ai eut ma dose de bain pour la journée.


Y a une différence entre patauger pour fuir une armada d'insectes après être sorti d'un espace confiné, et être attiré de force sous la surface. Et puis c'est pas tellement l'eau qui me gène que l'ambiance... Je suis pas assez c*n pour me noyer tout seul, mais j'ai aucune garantis que l'un de ces mort-vivants ne décidera pas de me faire plonger, et ça me donne des sueurs froides. M*rde, je suis une Torche, pas une Perche! Lui aussi je le retiens, qu'est-ce qu'il a tellement besoin de moi auprès du lac le Stiles?...
Il me précède de quelques pas, alors je ne me gène pas de le détailler. Énergique mais la stature ballante, Une musculature inexistante, volontaire mais sans la moindre once de charme, un visage tout ce qu'il y a de plus... quelconque...

-C'est toi, "le fils du chérif"?


Celui dont un loup noyant son blues dans un jus de fruit aurait put parler? Stiles, c'est pas un nom commun alors je sais que c'est bien lui, mais... Mince! Sérieusement, alors c'est "ça", Stiles?!!... C'est pas une carrure de fils de flic, ça. C'est pas une carrure de "propriété-de-Derek-Hale". C'est pas possible, doit y avoir une erreur quelque part, je peux pas imaginer le loup s'être entiché de... lui.
Le concerné a même pas relevé, trop absorbé par le cœur du lac. Je me suis arrêté à une bonne distance du bord, j'ai aucune envie que ce crétin m'embarque dans son entreprise sans mon consentement.

- J’ai besoin que tu changes les règles. Je dois chercher quelque chose dans ce lac, et je n’y parviendrais pas si je dois remonter à la surface toutes les deux minutes. Tu peux me faire respirer sous l’eau ou un truc dans ce goût ? C’est possible ?

Ah. C'est pour ça alors... Mon hostilité retombe, et je médite rapidement sur la question.

- Heu, ouais... Ouais.

Je suis l'un des Rebel, ça doit forcément pouvoir ce faire.  
Il a l'air décidé, et plus confiant que je ne le suis, j'ose pas lui dire que je n'ai concrètement jamais tenté d'utiliser ce don autrement que pour distribuer une énergie aussi invisible qu'elle peut-être imaginaire... Mais c'est trop tard, il a plongé.

Ok, y a pas mort d'homme, si jamais il n'arrive pas à respirer, il pourra toujours remonter à la surface. Et en même temps je frissonne à l'idée d'étouffer là dessous. Je me dis que Liam aurait était plus efficace ici, mais... outre l'air narquois de ce dernier s'il venait à entendre ça, il me semble que là où le gamin agit sur l'immuable grâce à une certaine force physique, mes exploits tiennent d'avantage du psychique. Dans ce cas, je suis effectivement le mieux placer pour aider le nageur à atteindre son objectif...

Aller. Il a besoin de toi! J'inspire un bon coup, et je me concentre pour faire marcher ce machin. Contre les gardes dans la boite à musique, et même avant quand je me suis tiré de la noyade, comment j'ai fais pour activer ça?... La volonté. "Quand on veut, on peut" sera plus qu'une expression avec moi.
Stiles ne doit surtout pas souffrir le manque d'oxygène. Pourquoi? Parce qu'il faut qu'il atteigne ce truc au fond du lac. Pourquoi? Parce que ça va nous être utile à combattre la reine à huit pattes. Pourquoi? Parce que cette ordure veut tisser sa toile sur le monde. Comment? En travestissant les rêves des gens en effrois pour s'en nourrir... Alors? On va pas la laisser faire. Parce que? Parce que ça veut dire que la vie telle qu'on la connait va devenir un délire sans nom et les gens ses pantins s'ils se font pas bouffer. Vraiment? Non... Parce que je la laisserais pas ME transformer en l'un de ses jouets ni bouleverser MON univers. Pourquoi? Parce que je suis le seul qui décide de mes propres actes et que j'ai décidé que personne ne subirait son règne! Pourquoi?! Parce que je suis attaché au monde tel qu'il est, aussi brouillon soit-il!
Non, pourquoi?!!
Parce que j'abandonnerais rien avant d'avoir retrouver mon...!

Je sais ce qui me motive, quel est le moteur de chacun de mes gestes. Je veux trouver mon père. Et je laisserais pas un insecte tisser sa toile sur ma route, ni autour de nous.

Mon pouvoir de torche, je ne le vois pas, mais je le sens. C'est un feu qui brule et circule à l'intérieur de moi. Chaque motivation est une brindille de plus jeté dans l'âtre, chaque inspiration un souffle qui attise les braises, la colère, la frustration, l'espoir sont autant de flammes qui dégagent l'énergie nécessaire à faire de ces résolutions une réalité dans ce monde. Alors ouais, Stiles va éviter l'immersion et atteindre cet objet au fond de l'eau! Parce que je le veux, et que j'ai le pouvoir de l'exiger!!!

Je dois avoir l'air aussi zombifié que les autres à fixer le lac là bas, immobile et exorbité. Mais chaque inhalation d'air m’emplis les poumons et me rappelle combien je suis vivant et fort. Je respire pour deux.

J'émerge subitement de ma transe quand Stiles surgit la tête hors de l'eau avec un artefact éclatant dans les bras... Pas le temps de se réjouir, il me presse de rejoindre les autres. Un bref coup d’œil à l'objet pesant, l'idée de le tirer de là, puis je file finalement jusqu'à la grotte. Le principal est qu'il soit sorti avec, et je serais plus utiles à leurs côté maintenant. Des lueurs accompagnent les agitations qui raisonnent dans l'antre, et je découvre un Liam s'éclatant avec son lance flamme imaginaire, et Mick finissant de se débarrasser des gêneurs. J'ai beau m'être fait à l'idée que nous avons des pouvoirs, ça fait quelque chose de voir le mioche jeter des flammes sur un simple geste. L'étonnement laisse place à un sourire grandissant, et à mon tour, je me résous à jouer avec le feu. A nous deux la Tisseuse. Je vais lui faire passer l'envie de poser ses filets dans notre monde!


-P*tain, c'est génial! rie-je.

Qui a jamais rêvé de foutre le feu d'une simple pensée?! C'est pratiquement ça, en m'inspirant de mon acolyte pour diriger mes jets. Je me sens un peu sorcier en jetant un regard incendiaire ici, faisant un lancé précis par là, un peu gamin qu'on laisserait s'amuser dangereusement aussi. Je ne me rend pas tellement compte de notre progression, cette épreuve que je craignais être plus coriace est finalement une partie de plaisir, sauf quand je manque accidentellement de roussir la crinière de l'un d'eux peut-être... Mais leur présence me rappelle notre mission première, éliminer, mais également se protéger les uns les autres.


Quelque chose vient de passer dans mon champ de vision. Mais lorsque je me retourne, je ne vois rien que les ombres qui dansent sur la roche aux rythmes des flammes. Les guirlandes de feu donnent de la vie aux parois impassible, sans parler de l'odeur de brûlé et de terre profonde et de nos échos qui troublent un peu plus nos sens. Nous sommes loin dans le repère. Mais à nouveau ce même mouvement. Je soupçonne l'un de mes compagnons, mais ils poursuivent la route, rivés sur leur objectif. Je reprend la marche, suspicieux. Mais j'ai beau essayer de ne pas me laisser avoir par l'atmosphère glauque de la caverne, les frissons sur ma nuque persistent et s'intensifient.

Je m'arrête, l'écho de mes pas annihilés par ceux des autres plus en avant. C'est plus une impression, y a très clairement quelque chose qui...
Je reste sans voix quand par dessus mon épaule, je l’aperçois qu'il disparait dans une galerie.  

... le spectre de mon rêve.

Il m'a échappé une fois, je le laisserais pas s'enfuir à nouveau. Avant que les autres ne s'en aperçoive, je m'engouffre dans la cavité, aussitôt ravagée par les ténèbres.


L'une des Torches vient de se faire souffler. L'obscurité qui guettait la troupe peut commencée à s'installer...


Je me précipite, cherche, il vient de passer par ici, mais déjà il n'y est plus. Tans pis, je continu. Il est forcément par là! La pierre me renvoie mes propre pas, mon cœur percute, mon souffle se perd dans l'obscurité. La luminosité qui ne réside qu'en une flamme qui semble me suivre s’affaiblit, elle éclaire juste assez la route pour marquer les murs et le sol devant moi et me souligner les mouvements furtifs de l'Ombre qui me précédè. 'Ma Joe a expliquer que réalité et rêve étaient en train de se mêler, si c'est vrai, alors je peux espérer le trouver, c'est mon indice, ma chance de l’atteindre!!!

Il bifurque, et quand j'arrive, il n'y a à nouveau personne. Je désespère, combien de temps ce foutu jeu va encore durer?!! La lumière vacille et me dévoile un rideau. J'approche de l'étoffe qui ne convient pas à l'environnement rocailleux, perplexe, et la repousse avec méfiance. Le décor qui m'attend derrière me trouble tant par son incohérence que ce qu'il m'évoque.
Une lumière tamisée, pas si différente de celle qui a éclairée mon chemin, révèle des toiles... des pots, et des outils. Une truelle tachée plantée dans le sol, des pinceaux éparpillés ou rassemblés en hauteurs... Des tableaux cachés sous des tissus, des livres d'images et des cadres. J'avance fébrilement, et comme si elle suivait mon regard, la lumière se pose au fond de l'atelier.

-... Maman?...

La clarté de feu donnent une teinte auburn à ses cheveux. Elle se tient dos à moi, assise sur son tabouret, penchée sur sa toile.
Je suis perdu. Qu... qu'est-ce qu'elle fait ici?... Je ne sais pas vraiment si je suis bouleversé ou seulement surpris. Mes propres émotions m'échappent, comme le bon sens... Une voix en moi même me hurle de faire demi tour au lieux de céder, présage d'angoisse, mais j'ai appelé, et elle n'a pas entendue. Trop concentrée sur son œuvre... Alors j'approche, tend une main vers son épaule qui ne m'a jamais parus aussi frêle, j'ai le sentiment d'avoir grandis, et à la fois d'être si petit dans son dos... je veux juste qu'elle se retourne et qu'elle me répon...

La sensation est trop rigide sous la chemise qui se froisse sous mes doigts, je m'écarte vivement, et dans mon mouvement retourne ma mère qui tangue sur le côté pour me dévoiler une caricature de visage sur-maquillé.
Un cri m'échappe : ce truc est pas ma mère, c'est un mannequin en plastique habillé de ses vêtements et d'un postiche similaire!!! Dans son dos, le tableau me montre son véritable visage, celui que je lui connais, mais dans une expression d'affliction déchirante, et comme une animation au ralentis, les images se superposent et la peinture dégouline, faisant fondre ses traits sous l'actions de ses doigts qui griffent, qui essuient et qui effacent les larmes et les cris de pigments livides et criard.

Je recule, terrifié, me prend les pieds dans un pots qui macule le sol d'un liquide poisseux, je trébuche et m'empêtre dans des cordages que je n'avais pas remarqué. Qu'est-ce que c'est que ça, qu'est-ce que c'est que ce cirque?!! Je cherche à me remettre debout et fuir, mais plus je me débat, et plus je m'emmêle aux ficelles, mes membres se retrouvent compressées et je jure un peu plus sous les douleurs incisives qui m'assaillent et coupe ma circulation. Les filament me taillades et se teintent du sang qui m'échappe. Je hurle, qu'on me sorte de là!!! Ils doivent m'entendre, Mick! Liam! Stiles! mais ma voix s'étrangle, ma gorge est prise, les fils se resserrent, je les sens qu'ils s'enroulent en progressant autour de mon menton, ma bouche...

Je suis un insecte pris au piège dans la toile.

Je suis incapable de faire le moindre mouvement. Je suis tout seul, plongé dans le noir, et tout ce que j’entends ce sont mes battements de cœur. Je ne peux pas appeler à l'aide, personne ne va venir me sortir de là. Maman n'était qu'un mirage, papa un fantôme, et j'ai abandonné les autres. Je vais me faire bouffer comme un vulgaire insecte, comme le taon surexcité qui agace et qui pique avant de reprendre son envol pour éviter la claque, mais trop bête pour se laisser séduire par les lueurs sur la toile. Je ne veux pas que les autres sachent ça, je ne suis pas stupide!!! J'ai seulement cru que je le verrais enfin...

Un éclair douloureux me traverse l'esprit, une image trop rapide qui a réagit à ma désillusion. Puis un autre plus net, et je comprend qu'à la façon d'un labyrinthe, je suis connecté et que je peux lire chaque fil qui m'entoure comme un chemin possible vers une vérité. Mon esprit suis celui-ci : j’entends des rires d'enfants, un jardin coloré se dessine au loin. Une famille à laquelle je n'appartiens pas. Ce fil là rentre un peu plus dans ma chair : des barreaux et des vociférations d'aliéné oppresse ma raison. Un autre tire mes pensées dans une nouvelle direction : une main virile me repousse avec dégout, et je tombe nez à nez avec une plaque militaire accompagnée d'articles de massacre à l'étranger, je fuis au milieu d'une bataille d'ombre chinoise, jeune femme battue par un protecteur féroce, la vaisselle éclate et j'ouvre les yeux devant un motel miteux ou stationne un vieux van par temps de pluie, suis tiraillé par une femme m'arrachant aux protestation d'un homme trop soumis au pied d'un tribunal, atterri au cœur d'un parc de nuit où gît une chaussure à talon, un sac à main puis une veste déchirée tout près des buissons, j'ai la nausée, ça suffit, mais je file malgré moi dans un bistrot où un homme s'étale ivre-mort, il faut que ça s'arrête, mais un rire gras raisonne et la gifle me fait basculer au pied d'une statue immense mais au visage invisible d'ici bas, Stop! mais rien à faire, je file et aperçois deux doubles homme et femme aux gestes amoral, stop!!! une tombe et un glas funèbre, stop, stop, STOP!!! CA SUFFIT!!!

Quelle est la bonne réponse Therence?

Je ne sais pas... J'en sais rien...

Qui est il?

Je sais pas, je le connais pas, on m'a jamais rien dis!...

Qui es tu?

Je retire le nez de mes genoux, assis au milieu de rien, et la toile qui s'est tissée en face de moi me renvoie une image unique entre ses rangées réfléchissantes.

Une demi-ombre.

Incomplet. Je suis incomplet, toute la partie droite de mon corps est rongée par les ténèbres, et insidieusement, elles continues de me grignoter par petits morceaux. Je disparais. Comme ma mère, partie en emportant un peu de moi avec elle. Comme ce père absent qui ne m'a jamais rien laissé. Comme les enrobages superficiels de mon existence sans origines. Ma vie est un néant.

Je me regarde me dissoudre à travers la glace. Je n'ai nulle part ou m'accrocher, le mouvement de prise se fond dans l'air, mes doigts ne sont déjà plus... Ma conscience va t-elle aussi sombrer?... Ma vue s’affaiblit, et je sens l'obscurité convulser comme un rire.

Qui es tu? répète la voix mielleuse. Je ne suis bientôt plus rien. Je me sens fondre d'avantage. Qui es tu? s'empresse l'unique chose à quoi je peux me rattacher désormais...

...Qui je suis... je ne suis plus qu'une éternelle question. Qui suis-je. Qui suis-je?...

-... Je suis Therence Garnet.

Un gloussement vrombis tout autour de moi.

- Je suis une Torche.

Les ténèbres vacillent.

Je suis le Rebel... l'UN des Rebels!

Je ne suis pas seul. Pas aujourd'hui, et on a besoin de moi pour écraser l'unique insecte de cette histoire! Ma flamme reprend vie, c'est moi qui irradie, sûr de mon existence et de mon rôle, pour aujourd'hui, ce sont mes compagnons qui m'enracinent, me poussent et me guident!!!
Les ténèbres se tendent, et soudain le cocon explose.


Je me précipite dans les dédales, réveillé au milieu de nulle part. Je les entends non loin, et je suis soulagé en les apercevant et de juger qu'ils me voient bel et bien eux aussi. Tout le monde est entiers même si la forme n'y est pas. Mick à toujours son épée, et ça aussi ça me rassure.

-... Tu vas nous la déglinguer cette s*lope.

Le feu que je répand est dévastateur, elle va payer pour ces foutues illusions. Avec Liam, j'éclaire la route, et bientôt le boyaux nous mène dans une cavité immense. Là où ce terre notre ennemie. Sans attendre qu'on me le dise, je m'acharne à exploser les filaments qui se consument d'eux-mêmes jusqu'au plafond où l'impressionnant tissage s'embrase dans un souffle exaltant.
Je jubile sans démonstration de joie de savoir le travail de l'arachnide partir en fumée, et son cri, aussi surprenant soit-il me comble. La reine est contrariée, et j'en suis satisfait.

Je me rapproche prudemment des autres en restant sur mes gardes, le silence a aussitôt réinvestis les lieux et présage une attaque. Je lorgne sur Mick dans l'attente d'une directive que ce dernier lève les yeux au plafond...
J'en mène pas large quand je découvre une myriade d'orbites juste au dessus de nos têtes. Et je prie pour que la Torche à l'épée sache quoi faire maintenant.

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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Mer 24 Juin - 10:02





Ombres illusoires


La magie ténébreuse de la Tisseuse est néfaste. Tandis que nous nous enfonçons dans un dédale obscur, je flambe les toiles se trouvant sur notre passage. Le feu crépitant sert de source de lumière dans cette sombre caverne. Je n'aime pas cette ambiance lugubre, on se croirait dans un jeu vidéo survival-horror. C'est pas ce que j'aurai souhaité. On pouvait pas tomber sur un truc ensoleiller au lieu de s'enfoncer sous terre ?

Je commence franchement à regretter de ne pas aller jouer les petites sirènes avec les humains. J'aurai fait un triton super classe, si vous voulez mon avis. D'ailleurs, tant que j'en parles, Stiles et Therence ont fini de barboter dans l'eau et sont venus nous rejoindre. J'aurai préféré qu'ils restent à l'abri dehors que venir se fourrer dans les ennuis. Le seul point positif, c'est que je peux me pavaner devant eux avec mon super pouvoir avant que le caïd me rabatte le caquet avec une utilisation plus stylée. Tricheur...

Cependant, je me retrouve dans une semi obscurité à flinguer des toiles d'araignées et quelques unes de celles ci dans un rire enfantin, tout en constatant que les parois se rapprochent dangereusement entre elles. Vu que le groupe ne panique pas à ce sujet, soit c'est mon imagination, soit ils n'ont pas remarquer. Je ne suis pas claustrophobe mais je préfère assurément des espaces plus grands et plus lumineux. Mon loup ne supporte pas d'être confiné, c'est comme se retrouver en cage. Il est monnaie courante que les loups garous deviennent fous après un enfermement forcé. Sachant qu'au départ, je ne suis pas mentalement stable, ça risque de dégénérer à tout moment. Les murs se resserrent doucement alors que d'étranges écritures s'y inscrivent dessus.

Je ne suis pas rassuré, pas du tout. Je réclame une accalmie, une pause, un pouce, un drapeau blanc, un bidule de ce genre quoi ! Je me retourne pour quémander du soutien quand je remarque avec effroi que je suis seul dans le couloir. La grotte tente de m'engloutir et me faire prisonnier d'ici à jamais. Les mots s'illuminent sur mon passage tandis que je cours sans fin à travers le corridor. Des individus sans visages sortent de ce qui semblerai plutôt être des symboles d'invocations et psalmodient mes plus grandes craintes à voix hautes tout en essayant de me frapper ou bien m'attraper. Je ne m'attarde pas sur ce point, préférant déguerpir d'ici au plus vite.

C'est quoi ce délire ?! On devait juste massacrer une araignée géante à coup d'épée enflammée carburant à l'amour. Pas se retrouver nez à nez avec des gens qui sortent de nulle part dans un tunnel interminable. Je me bouche les oreilles pour éviter d'entendre leurs venins. Chanter, il me faut chanter pour ne pas penser aux mots qui arrivent à s’immiscer jusqu'à mes tympans. Se concentrer sur une chanson toute bête pour ne pas penser aux pics envoyés tel que monstre, anormal, non désiré, boulet pour sa mère, cinglé, dangereux, assassins, déchet, inutile, bon pour l'H-P et cetera.. Qu'on me laisse dans le déni et l'ignorance voulu plus longtemps. Je cours, je fuis pour ne plus me souvenir de ses phrases assassines, cherchant désespérément le moyen de quitter ce lieu infernal. Sans m'arrêter, je fonce dans des nuages de fumées difformes ressemblant de loin à des corps. Les gens sont devenus soit fantômes soit créatures sortant des murs.  

-Il court, il court, le furet, le furet du bois, mesdames. Il court, il court, le furet, le furet du bois joli.

Il est évident que tout le monde sait que j'ai peur de perdre le contrôle de ma propre tête et par extension celui de mon corps. Je ne veux pas faire le moindre dégâts irréparable ou lourd de conséquences. Néanmoins, je ne parle à personne de ma crainte première, celle du rejet et de l'ostracisme. Etre malade psychologiquement n'est pas sans inconvénients majeurs. On te prends pour le pestiféré du coin et te banni de tout cercle social. Alors je doute et fuis les questions à propos de ma présence, de mon rôle à jouer, de mon appartenance, de mes capacités, de mes liens d'amitiés.

J'évite un maximum de me rattacher à quelqu'un pour avoir le cœur brisé malgré que je suis de nature à accorder facilement ma confiance. Après ce que j'ai vécu à Denver, je me suis replier pendant un moment sur moi même alors que ceux que je considérais comme étant mes amis me tournaient le dos et me crachait dessus. A la fin, je me retrouve toujours isolé du reste du monde, enveloppé par les ténèbres et les idées noires. Ne pas oublier les voix, ces maudites voix qui te parasitent et de détruisent morceau par morceau.

Comme maintenant. J'ai peur, je suis terrifié. Je griffe les murs et le sol pour trouver un passage, quitter ce couloir infernal, fuir ces voix qui résonnent dans ma tête. Je recherche, je recherche en vain. Je ne ressens aucune présence aux alentours. Je panique, j'ai l'impression que la noirceur s'infiltre dans mon coeur.

-Stiles ! Therence ! Mick ! Cahir ! Les gars ?

Je hurle dans le vide. Mon cœur bat à tout rompre, prêt à sortir de ma cage thoracique. Mes forces me quittent, se faisant dévorer par les ombres qui rodent. Je suis pris dans son piège. Dans l'une des nombreuses toiles qu'elle a disséminé un peu partout dans cette grotte. Je ne sais même plus si tout ceci est réel ou qu'une illusion. Je suis devenu proie devant prédateur bien plus puissant que je ne le suis. J'incarne un malheureux papillon pris dans les filets d'une vicieuse araignée. J'aurai beau m'acharner à briser les fils qui collent à ma peau, ils m'étreignent à chacun de mes mouvements jusqu'à épuisement. Ensuite, la tueuse, délecté du spectacle que j'aurai donné contre mon gré viendra m'achever. Triste fin.

Comme si cela est devenu réalité, je sens les fils gluants glisser et s'enrouler sur ma chair. Je refuse de devenir le repas d'une psychopathe aussi moche qu'elle. Déjà que j'ai en horreur les wendigos, faut pas en rajouter une couche. Hors de question que je me fasse dévorer sans m'être battu. Et encore, même proche de la mort, je trouverai le moyen d'éviter cela. Je trouve cet acte de cannibalisme répugnant. Cela devrait être censuré et proscrit aussi bien dans le monde humain que celui du surnaturel. Je me débats pour quitter cet étau glacial qui se resserre à chacun de mes gestes brusques. Même la force physique des lycanthropes ne vas pas à bout de celle ci. Je ne veux pas mourir, ce n'est pas mon heure. Pas dans cette pièce immonde ni en solitaire alors que je n'ai même pas atteint la fleur de l'âge.

Sans attendre une minute, je me concentre entièrement sur cette envie de vivre, de ne pas être la proie de quiconque, de ne pas se laisser faire manger tout cru. Je suis ici. Même si l'on me banni, m'abandonne dans un endroit, me rejette, je serai toujours là. Ici, les pieds encrés sur terre et me défoulant sur ceux que je n'aime pas. N'oubliez pas, je suis impulsif et en colère, toujours en colère. C'est presque ma marque de fabrique. Je suis un volcan qui lorsqu'on le pousse à s'éveiller, mes éruptions ravagent les obstacles qui se dressent sur son chemin. On ne peut pas stopper la lave, et il en est de même pour moi.

Je libère une de mes mains pour lui faire prendre la forme d'un pistolet et mitraille sur toute la surface que j'aperçois, cadavres ambulant inclus. Personne ne peut m'arrêter de vivre. C'est l'un des points commun que j'ai avec mon loup, un désir inégalable de survivre à tout prix.

Je tombe l'arrière train sur le sol rocheux sous le choc. Je papillonne des yeux en remarquant qu'en réalité je n'avais pas quitter un seul instant la route à suivre et que la bande est présente. J'espère sincèrement que personne ne m'a entendu. Sachant que je n'ai perçu aucune voix, ça doit être le cas pour chacun de nous. J'entends parfaitement leurs battements de cœur et leurs voix. Ça offre un baume à mon âme et à mon esprit précédemment torturé. C'était juste un cauchemars éveillé, une efficace illusion, une hallucination des plus réaliste. Je ne sais pas comment elle a réussi à percer mes défenses mais je suis bien heureux d'avoir réussi à la contrer. L'aura noirâtre qui se dégage du bout du chemin doit est la cause de cette illusion assez spéciale.

Je me relève et va à la rencontre du groupe. Au point de rassemblement, j'y arrive en même temps que l'hyperactif et le caïd. L'amoureux à l'épée y est déjà. Rien qu'à leur tête, je vois qu'ils en ont morfler aussi avec ces hallucinations. Tant que chacun s'en est sorti sans trop de dégâts, c'est le plus important à retenir. La réplique du deuxième rebelle me fait rire. Il ne changera jamais et tant mieux dans un sens. Therence ne serait pas lui sans son sale caractère, ses remarques piquantes et son assurance à toute épreuve.

Bref, retournons à notre mission principale, cramer les réseaux de la reine mère. Par ailleurs, le brun se met au travail avant même que je commence ou qu'on nous le demande. Au vu de la force qu'il déploie à sa tâche, mieux vaut pas le contrarier encore plus qu'il ne l'ai déjà. Je l'accompagne dans ces tirs flamboyants en m'amusant comme un fou. J'adore ce job ! Et pas grave si je me répète. C'est le kiff totale de jouer les cow-boys pour ma part ou voir en action la pyrophoricité.

Tout à coup, un cri déchire l'air qui nous entoure. Pas de doute, on a grandement contrarier les plans de la Tisseuse. Il faut dire qu'on a fait du bon boulot à brûler toute trace de fil dans cette foutu grotte. Un bruit de pas résonne sur la pierre. Je reste en alerte, tentant de déterminer la source du bruit sans succès. Trop d'écho. A part le cri et le bruit de ses pas, je n'entends ni ne perçois aucun son, aucune odeur. A croire qu'elle n'existe pas totalement dans notre monde.

Ayant la frousse, je me rapproche du groupe, comme tout le monde à l'air de faire aussi. Ce silence coupé de pas est des plus inquiétant. Je regarde autour de moi avant de fixer mes yeux vers Mick. Normalement c'est lui qui doit pourfendre la bête. Toutefois, ses yeux sont levés vers le plafond. Curieux, j'en fait de même et reste figé devant tant de billes noires brillant de cruauté. Bon sang, c'est ça qu'on doit battre ?! J'ai le droit de réclamer un boss final moins effrayant qu'elle ou bien moins moche ? Je ne peux m'empêcher de le murmurer aux autres.

-Bon sang, qu'elle est grosse et hideuse !



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Dernière édition par Liam Dunbar le Mar 13 Oct - 14:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Jeu 25 Juin - 18:07

Affrontement
La tisseuse&les autres

Il est temps pour l’affrontement final. Vos camarades, sur le plan onirique, affrontent une version protéiforme de la tisseuse. Ici, c’est une arraignée cyclopéenne qui vous attend. Elle ne tente rien de psychique, mais elle est coriace, résistante.
Les sentinelles ayant étées vaincues par Cahir, il vous rejoint.

Vos actions combinées arrivent cependant à la maintenir en respect. Au moment ou elle a le dessus, cependant, et alors que tout semble perdu, Stiles va débloquer la situation.
Suite à son intervention, alors que les rebelles, cahir, (aaron ?) arrivent à épuiser et à tuer à petit feu l’araignée, Mick a enfin sa fenêtre de tir. Propulsé par un des loups (a vous de choisir), il atterrit sur l’araignée gigantesque et lui plante sa lame, en même temps que Chad du côté onirique. Son cri d’agonie résonne comme un son de cloche, désagréable, et vous sentez que son influence sur les lieux et alentours se dissipe à grande vitesse.
Reste un problème : le portail par lequel vous êtes venus est a sens unique… Les deux rebelles se regardent, éclatent de rire…

Tout le monde se retrouvera donc chez mama joe pour le final (a vous de voir si vous voulez y reposter, sans obligation, avant la conclusion)



[/quote]
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Jeu 25 Juin - 21:37

Spoiler:
 



Torech Ungol


Le loup s'était-il vraiment enorgueillit de pouvoir poser ses propres conditions à Aaron ? Piètre créature métamorphe. Le renard ne prit même pas la peine de lui répondre, se contentant d'observer la suite des évènements. Ce qui arriva relativement vite. Les humains du lac se précipitèrent sur l'Alpha qui dut détourner les yeux du renard. Ce dernier en profita pour faire volte-face et se préparer à accueillir l'étrange créature serpentine qui rôdait autour de la grotte en guise de bandeau de sécurité.

Tisseuse, do not cross.

Mais là encore, la réaction ne se fit pas attendre très longtemps. Aussi surprenant que cela puise paraître, l'Ouroboros se disloqua en une multitude de vers de bien moindres mesures qui dirigèrent leur attention vers Cahir. Ces gardiens de pacotille n'étaient pas très malins, a priori, et Aaron put se faufiler sans incident aucun à l'intérieur de la grotte.

Tout y était sombre, humide. Les parois semblaient suinter d'une étrange matière visqueuse. Ou bien ses sens lui jouaient des tours. Il progressa à pas lents mais assurés. Cette... Chose qui se terrait au fond de cette abysse de ténèbres était un intrus sur SON terrain de jeu. Et si elle s'imaginait que c'était l'inverse, elle allait avoir une lente et douloureuse surprise.

Il progressait sans peine, malgré quelques petites arachnides qui se baladaient sur ses vêtements de temps à autres et qu'il dégageait d'un geste négligé tandis qu'il pestait en écartant les toiles fibreuses qui pendouillait ça et là. Mais au fur et à mesure de son avancée, cette couche de fils gluants s'épaississait et le renard eut bientôt la sensation de jouer dans un remake du Seigneur des Anneaux. Et il n'appréciait pas du tout d'incarner cet imbécile de hobbit.

Il tenta de dégager sa lame de son fourreau afin de trancher dans le vif du sujet mais son bras refusa de l'écouter. Il se rendit alors compte qu'une étrange sensation d'engourdissement l'avait enveloppé depuis peu, ne s'en étant pas inquiété auparavant, s'imaginant que ce n'était que la pression constante présente en ce lieu qui lui brouillait les sens.

Il observa sa main rebelle pour s’apercevoir que celle-ci arborait une minuscule piqûre d'insecte. Il tourna encore le regard et vit alors les ridicules araignées qu'il avait retirées de ses fringues tout au long de son parcours le suivre dans une procession funeste. N'attendant que le moment où son corps ploierait sous son propre poids.

Tout ceci ne va pas m'amuser très longtemps...

Néanmoins, il sentit ses jambes faiblir. Et cette saloperie de toile qui l'empêchait de progresser encore donnait l'impression de s'épaissir encore et encore, à l'instar d'un flux continu qui s'échappait de la roche elle-même.

Toute cette caverne n'est qu'une vaste fumisterie...
Il faudra plus que ça pour m'empêcher de t'ouvrir
le ventre, misérable... Terres-toi au fond de ton
antre tant que tu le peux encore...

Son second bras, n'ayant pas été mordu était encore passablement valide, dans un geste lent et presque épuisant, il parvint à s'emparer de la boîte en bois de Nemeton qu'il gardait au fond de sa poche et à l'ouvrir. Une minuscule petite lueur s'en échappa en virevoltant autour de lui. Comme une petite fée. Comme une petite Clochette. Mais en vachement moins sexy.

Allez, mon petit soldat, débarrasse-moi de
ces gêneurs en vitesse, avant que je ne me débarrasse de toi
pour incompétence.

Ceux qu'il appelait ses petits soldats étaient à la fois une fierté tout autant que quelque chose qu'il débectait au plus haut point. Fierté pour ce qu'ils étaient, soit une récompense pour avoir détruit l'essence même de plusieurs autres Kitsunes. En contre-partie, il les aurait vomi, tant ils lui inspiraient dégoût et mépris, s'ils n'étaient pas aussi utiles...

La luciole virevolta encore quelques secondes avant de se fondre en un dense nuage de fumée noire pour y faire apparaître, en premier lieu, deux yeux jaunes luisants, puis un masque d'acier aux crocs acérés, pour terminer en affichant un corps humanoïde entièrement vêtu d'un kimono noir.

L'Oni se tourna vers son maître. Le renard lui renvoya un regard haineux, il savait que la créature qu'il avait en face de lui ressentait tout autant d'envie de le détruire de ses propres mains que lui de l'exterminer, elle. Il retira lentement des abysses de son propre corps un sabre aiguisé à la perfection qu'il leva au dessus de sa tête, ignorant les araignées qui attendaient non loin. Ignorant les yeux emplis de rage du Nogitsune qu'il avait en face de lui. Mais il y avait des règles. Un maître et un serviteur. Et il ne pouvait déroger à sa fonction même. Et d'un geste vif, il abattit sa lame.

Les filaments de toiles tombèrent au pied du renard qui se massa les membres endoloris. Un regard lui suffit pour que la multitude d'araignée qui le suivait s'éparpille en tous sens, cherchant un lieu comportant plus de sécurité.

Bien, maintenant, il est plus que temps de s'occuper
de votre patronne...

Il tourna les talons sans se préoccuper de l'Oni qui lui emboîta le pas avant de disparaître dans un nuage de fumée noire et de rejoindre, sous sa forme de luciole, sa boîte de bois, que le Nogitsune remis dans sa poche sans attendre.

Au bout de quelques minutes, il entendit, venant de derrière lui, des bruits de pas accompagnés d'exclamation de voix. Et il en reconnu une en particulier. Stilinski. Qu'est-ce que cet énergumène foutait là ?

Mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longuement. L'aura dévorante de la créature apparut soudainement et, malgré son esprit encore légèrement embrumé, il devina tout de suite où elle se trouvait.

D'un mouvement rapide, il s'esquiva pour éviter l'une des pattes velues de l'immonde hybride et se retrouva dans son dos. Tandis que de l'autre côté, arrivait en masse toute une équipe d'adolescents prêts à en découdre...
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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Ven 26 Juin - 23:21



Love can kill

Les ténèbres nous avaient engloutis, séparés les uns des autres, nous soumettant à des visions d'angoisse.

Nous approchons du but. Je ne lis pas la peur dans les yeux obscurs qui nous observent. La Tisseuse a l'allure d'une souveraine bien qu'elle soit hideuse et terrifiante. Les monstres dont nous avons semé les cadavres n'étaient que de vulgaires sujets. Nous reculons ensemble lorsqu'elle touche le sol et se redresse de toute sa hauteur. Des bruits de pas résonnent derrière nous. D'un regard rapide pour ne pas quitter notre ennemie des yeux, je remarque que Cahir nous rejoins.

Hardis, Liam et Therence font danser des flammèches entre leurs doigts. En observant le comportement stoïque de la créature, je perçois qu'elle n'est nullement impressionnée. Ces dons que chacun d'entre nous possède ne semblent pas l'interpeller. Les Rebels faisant fi des règles ne peuvent se mesurer à celle qui jouit du chaos qu'elle perpétue. L'Alpha dans nos rangs n'a sans doute pas la force de lutter contre celle qui fait deux fois sa taille. Stiles dont l'intelligence est sa grande qualité ne peut s'imposer à celle qui manipule nos pensées et nos peurs. Et je ne peux espérer la détruire seul. Même avec Clarent dont la lame scintillante s'est ravivée grâce à l'amour qui nous lie, Chad et moi.

Pourtant, si Mama Joe a permis que nous soyons là, tous ensemble, c'est parce que notre groupe, dans son unité et sa diversité, peut agir. Chacun d'entre nous est une pièce majeure dans la partie. La vieille femme savait ce qu'elle faisait.

Je sers ma main sur la garde de l'épée. Sa tiédeur prouve que le sort posé sur l'objet fonctionne parfaitement. J'espère que tout va bien pour Luka, Chad et les autres. Durant les combats qui nous ont menés dans l'antre, j'ai bien senti notre connexion. J'ai ressenti ses coups et blessures alors que je ne me battais pas. L'inverse est certainement arrivé. Nous partagions tout jusqu’aux sensations dans nos corps.

Quand je pointe Clarent vers la Tisseuse, ma menace est sérieuse. De concert, Cahir pousse un grognement puissant, projetant son aura. Liam l'accompagne bien qu'il ne fasse pas parti de sa meute. C'est une communauté qu'ils représentent, des victimes autant que les êtres humains. Therence claque des doigts pour réamorcer son feu intérieur et embraser son poing.

Du coin de l’œil, je découvre une présence qui se fait discrète mais pas totalement invisible. Je reconnais le jeune homme qui avait été très fortement bousculé dans le bar où nous étions allés entre amis. Il a l’air moins frêle que ce jour là. Je me demande ce qu’il fait ici. Ami ou ennemi ? Dans le doute, je détourne mon regard pour ne pas le faire remarquer.

Les huit pattes de la créature s’agitent, leur extrémité aussi fine qu’une aiguille est peut-être gorgée de poison. Nous nous montrons prudents. Et réactifs, car d’un geste brusque, elle passe à l’attaque. Je n’effleure pas de mon épée, malgré sa taille, ses capacités physiques la rendent dangereuse et souple. Elle avance et recule, cherchant à nous atteindre et nous faire tomber un à un. D’autres dards parsèment son buste. Le plus difficile est d’éviter les coups et viser avec précisions où orienter nos attaques.

Elle projette sa toile en filet pour nous immobiliser. Therence et Liam se chargent de les carboniser avant que l’arachnide ne fonde sur une victime entravée. Cahir et Liam qui se sont concertés lui sautent dessus mais cette dernière riposte en les propulsant l’un contre l’autre. Elle parvient à avoir le dessus lorsque ses filaments créent des liens solides autours des poignets de Therence puis de Liam. Perdre la possibilité de brûler ces toiles est un désavantage majeur. Nous sommes rapidement submerger. Clarent éventre tant bien que mal ces créations parfois épaisses mais dont l’atout réside dans leur composante étirable.

Nous nous emmêlons les pieds, nos gestes deviennent confus alors comme nous sommes pris au piège comme des vulgaires insectes devant un prédateur affamé.

C’est alors que Stiles ouvre son sac et brandit ce qu'il gardait précieusement jusqu’à présent.

La Reine Arachnide agite ses mandibules qui grincent l'une contre l'autre.

- De quel droit...prononce-t-elle d'une voix perfide.

- De quel droit, toi tu as pensé pouvoir t'attaquer à mes amis ? S'insurge l'adolescent.

Stiles est une personne très humaine et sociable. Très sensible également. D'après Chad il est d'un tempérament hyperactif qu'il met volontiers à profit pour aider ses amis. La joute verbale adressée à la Tisseuse et ponctuée de menaces. Il gagne le temps de la réflexion. Celle que j'entreprends en concertant les autres d'un regard.

Un craquement ramène le silence. Puis le cri qui s'échappe de la gueule de la créature nous fait froid dans le dos. Stiles a détruit l'œuf contenant sa progéniture maudite. C’était donc ça sa mission, récupérer ce dangereux trésor avant qu’il ne devienne une véritable menace.

Profitant du désarroi de la créature, nous redoublons de vivacité et de détermination. Nous pouvons l’atteindre mais sa cuirasse est impénétrable de toute part, mise à part une partie qui semble plus fine sur la poitrine. La Tisseuse faiblit. Peut-être est-ce également le cas dans le monde gris. Tous autant que nous sommes parvenons à l’atteindre par des attaques répétées qui ne lui laissent pas de rémission possible. Mais soudainement, celle-ci s’amasse sur elle-même et dans un geste de rejet, des volutes obscures s’échappent de son corps, libérant sans doute des forces qu’elle gardait en réserve.

Des ombres à la consistance presque solide nous attaquent. Ces soldats protéiformes se placent autour de leur reine. Ils forment des remparts, se multipliant à chaque coup porté. Un seul suffit pour les détruire mais leur nombre croît. Lorsqu'ils frôlent nos corps, une coupure nette et saillante s'étire sur notre peau. Leur arme invisible est acérée comme une lame de rasoir. Deux amas se distinguent. L'un protège la Tisseuse qui reprend des forces, peut être en puisant dans son homologue onirique ou réciproquement, l'autre nous encercle, resserrant son étau jusqu'à nous obliger à cesser toute attaque pour ne pas nous blesser les uns les autres.

Nous devons percer cette muraille. Ou passer au-dessus. Cahir comprend le langage des signes utilisé par les soldats. Il saisit mon intention. Les Rebels protègent Stiles en proie à une vengeance personnelle de l'Araignée.

Je m'élance. Cahir fléchit le genou et joint ses poignées. Avec souplesse, je prends appui sur lui. Il me propulse au delà des ombres.

La Tisseuse est mon point d'impact. Alors que je m'accroche à elle, elle se débat. Je glisse sur son dos.

Je repère Chad agissant dans le monde onirique. La frontière est mince alors nous captons la présence de l’autre. La décision muette est consentie d’un simple hochement de tête.

Le temps et l’espace s’accordent. Nous agissons simultanément. Et ça n’a pas seulement à voir avec notre don de torche, c’est quelque chose qui les surpasse. Chad est au bon endroit. Je suis au bon moment. C’est l’amour qui nous lie plus que toute autre chose.

Mon regard croise celui de mon complice d'une vie. Nos mouvements coordonnés sont fluides. Nous sommes le reflet l’un de l’autre confondant jusqu’à notre existence même. Nous sommes deux. Unis. Nous sommes un.

Et nous visons le cœur.

La plainte nous inonde, s'étend dans la grotte, rejoint la plage et se perd dans les eaux du lac. Sur son passage, ce cri d'agonie détruit les ombres et les sentinelles qui subsistaient. Les hommes et les femmes sont libérés de son emprise. Déjà la caverne se transforme, effaçant toute trace de ses agissements.


La Tisseuse est réduite au néant.


* * *


Nous rejoignons le bord du lac, là où se tenait le passage conduisant à la maison de Mama Joe. La dernière carte à jouer pour les Rebelles est de nous permettent de rentrer. Après un éclat de rire de soulagement, le portail qui est à l'origine à sens unique s'ouvre devant nous.

Nous retrouvons le couloir qui s'étend devant la porte que Mama Joe avait désigné plus tôt. Je ne sais dire qui de notre groupe ou de celui de Chad est arrivé le premier. Nous sommes réunis les uns contre les autres. J’enlace mon fiancé, soulagé de le retrouver alors que notre séparation a été de courte durée.

Durant notre étreinte, le sort de Luka s’annule puisqu’il n’a plus lieu d’être. Ainsi les deux épées n’en forment plus qu’une. Clarent à nouveau unifiée demeure dans ma main.

Quand nous arrivons dans le salon, Matrim est penché au dessus de Mama Joe. L’espace d’une seconde, je crains que la vieille femme ait fait un malaise. Mais ça n’est pas le cas.

Le photographe lui serre le cou, tentant de l’étrangler. Son geste est suspendu alors qu’à la blancheur des ses articulations je sais qu’il y met toute sa force. Je contracte mes muscles quand le regard qu’il nous adresse est d’une noirceur reconnaissable. Le spectre de la Tisseuse est toujours parmi nous. Notre ami lutte contre ce parasite comme le prouve la couleur de ses iris redevenant vertes par saccade.

Maxence confirme avec effroi que les réminiscences de notre ennemi ont pris possession de Matrim. Par prudence, même Mathias ne se précipite pas. Notre arrivée a permis à Mama Joe de s’éloigner du photographe, elle se relève péniblement et s’approche de nous.

Le corps légèrement désarticulé comme si l’entité qui le possédait avait du mal à se mouvoir, Matrim se plante devant nous.

- Ils ont détruit mon antre, ils ont détruit ma larve…Déclare-t-il d’une voix inhumaine. Mais celle-ci ne sera pas aussi facile. Elle grandira, en lui, car vous ne le tuerez pas. Et son pouvoir me permettra de transférer mon empreinte sur n’importe quoi… Je l’ai peut-être déjà fait, prendrez-vous le risque de tout détruire ?

- Le tueras-tu ? Tu sais que tu ne le fer… Continue-t-il en s’adressant à Mathias.

Qui pourrait prétendre avec le courage de tuer sans sommation le jeune homme qui se tient devant nous ? Personne.

- Fais-le ! Tue-moi ! Dit la voix de Matrim, alors que ses yeux redeviennent les siens.

- Non ! Crie Mama Joe en s’imposant.

Usant de ses dernières forces, celle-ci dirige son pouvoir vers notre ami. La brume argentée est absorbé par son corps qui s’agite progressivement. Comprenant l’intention de la vieille dame, Maxence nous explique qu’elle a poussé le parasite à s’autodétruire. Il est soufflé par l’énergie trop importante et soudaine que Mama Joe lui a transmise.

Matrim et notre guide s’écroulent. Nous nous précipitons tous. Un seul cœur bat encore parmi les deux personnes qui sont étendues sur le sol. Matrim vit encore. Pour sauver le photographe et anéantir définitivement la Tisseuse, Mama Joe l’a payé de sa vie.

Lorsqu’il reprend connaissance, le chagrin de Matrim est inconsolable. Il ne retient aucune larme au dessus de la vieille dame inanimée.

Chad et moi nous serrons contre lui. Puis, quand il pose sa main sur le plat de la lame, celle-ci scintillent puis l’épée toute entière s’estompe jusqu’à disparaitre.

Matrim lève vers nous deux grands yeux verts constellés d’or. Il retrouve un sourire, plus faible qu’à son habitude. Mais celui-ci est bon signe.

- Tout ira bien, à présent, conclue-t-il.

* * *

C’est le temps de la guérison, le moment de panser nos plaies et d’effacer de notre présent les angoisses devenues réelles par la machination de la Tisseuse. Elle n’est plus. Mais ses actions ont eu un impact sur chacun de nous. Nous ouvrir les yeux sur nos peurs peut être bénéfique. Le doute est permis s’il s’avère être une force qui nous pousse vers l’avant. La peur engendre le courage. Ce sont des leçons à retenir.

Cette journée est sur le point de s’achever. Lorsqu’il sera minuit, nos pouvoirs de Torche seront rendus à l’Irrationnel. Je rejoins Chad dans un endroit calme, repensant à cet Ailleurs que nous avons visité pendant l’initiation. Ce que nous avons fait n’est pas du domaine du plausible. Mais ça a bien eu lieu. Les possibilités paraissent infinies avec le recul. Je ferme les yeux, écoutant le silence.

Ai-je une chance, avant que nos pouvoirs de Torche s’éteignent comme une flamme soufflée par le vent ?

Avant de quitter ce monde il me reste une chance. Il me reste une seule étincelle du précieux don qui m’a été offert.

Je pourrais…

Et si Chad est mon âme sœur, nous saurons nous retrouver. Que ma vie soit différente de ce qu’elle aurait été ne doit rien y changer.

En suis-je sûr ?

Je doute, trésaille. J’ai peur et cruellement envie d’oser. Mais je refuse de perdre ce que j’ai acquis.

Choisir de ne pas agir est parfois la meilleure des actions. Je laisse derrière moi cette chance irréelle de modifier l’histoire d’un petit garçon qui a perdu ses parents bien trop tôt.

Vouloir changer le passé est une vaine mission. Une telle quête ne peut conduire qu’à passer à côté de sa vie.

J’ouvre les yeux sur la réalité qui est mienne, laissant couler une larme sur ma joue.



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Liam Dunbar

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Dim 28 Juin - 23:15





Mort et sacrifice


Moche. Si j'avais un terme à donner pour désigner la créature se trouvant accrocher au plafond, ce serait celui ci. Son corps est couverts de dards puant le poison, des pattes sont aussi fines qu'un spaghettis mais cela ne m'étonnerai pas qu'elle puisse nous empaler dessus avec facilité. Et n'oublions pas ses yeux noirs, d'horribles billes nous regardant comme si nous n'étions que de vulgaires insectes un peu trop coriaces. J'aurai préféré un boss final un peu moins terrifiant que celui ci. Sa physionomie est une honte pour les grands méchants. Je m'attendais réellement à une méchante reine super classe au lieu de ça !

L'araignée géante descends avec grâce d'où elle se trouvait puis nous toise en se redressant de toute sa hauteur. Ok, on va combattre un truc moche, grand et piquant. Super ! Un petit coup de flammèche dans la gueule et tu vas voir ! On va réduire en cendre cette horreur de la nature. Tout à coup, une respiration rapide et des bruits de pas se font entendre. Sûrement l'alpha Cahir qui vient nous rejoindre pour cette bataille finale. Une autre présence se fait sentir cependant je n'arrive pas à savoir d'où elle provient exactement. Peut importe, ami ou ennemi, on a autre chose à faire que de s'en occuper pour le moment.

Allez, on va se la cramer cette tisseuse de malheur. Je vais lui apprendre moi à me plonger dans une illusion. Je n'ai vraiment pas apprécier cette délicate intention de me faire revivre ma plus grande peur. La colère qui m'anime revient en force. Cette bestiole ne va pas s'en tirer aussi facilement. Je suis prêt à  laisser ma fureur de déchaîner pour pouvoir l'éliminer une fois pour toute. Je n'ai pas peur des conséquences que je pourrai engendré. Je dois juste me faire confiance et penser à rester en vie en me battant pour la survie de mon monde.  

J'active mes flammes et les laissent lécher le bout de mes doigts. Elles virevoltent autour de ma main, prêtent à s'échapper et consumer ce que j'ordonne. Je suis vraiment fan et hypnotisé par ce pouvoir. J'aurai préféré être transformer en feu-follet qu'en loup-garou. Manipuler le feu est beaucoup plus amusant que de sortir ses griffes. Néanmoins, ce tour de passe-passe n'impressionne pas notre ennemi. A croire que notre don de Rebelles n'a aucun effet sur elle. Pourtant ses soldats craignait nos flammes. Nous ne somme bon qu'à nous reléguer aux rôles de soutien. Dommage, j'aurai bien voulu de l'araignée grillée aujourd'hui. Un coup d'oeil à l'épée enflammée de Mick, et je me dis que cela pourrait bien se faire. Qu'importe les moyens tant que le résultat final est celui attendu. Si ce n'est pas Therence et moi qui la cramons, c'est à l'amoureux de le faire.

Je n'ai plus cette habitude de compter sur quelqu'un, de peur que cette personne me tourne le dos comme tant de fois. Toutefois, la situation et le contexte est différent cette fois ci. Là nous sommes un groupe soudés, animé par la même envie, le même désir. Amis, ennemis, connaissance, frère de meute, et cetera... Nous sommes ensemble dans une amitié éphémère mais présente. Tandis que Mick pointe son épée, je grogne de concert avec Cahir. Exceptionnellement, je prête main forte à l'alpha même si ce n'est pas le mien.    

J'entends Therence rallumer son feu qu'un claquement de doigts et se préparer à combattre. Chacun de nous est paré à attaquer. Le monstre aussi et nous attaque de front. Le poison l'entourant rends le corps à corps difficile voir impossible sans arme. Même si mes flammes ne lui font aucun dégâts, je lui tire dessus, espérant ouvrir une faille dans sa défense afin que Mick s'y engouffre dedans. Malgré son apparence, la tisseuse est puissante, presque invincible. Personne n'est réellement invincible. La moindre erreur qu'elle pourrait commettre lui sera fatale, de même pour nous. C'est un jeu de nerfs où le premier qui se rate, perds définitivement. L'espoir de vaincre est présent en chacun de nous. Même si la difficulté est réel et semble insurmontable, nous y croyons. Nous croyons à notre victoire.

Tout à coup, l'araignée nous lance des sortes de toiles-filets pour nous attraper. Pas le choix, il faut les brûler avant que quelqu'un ne soit ficelé avec.  Je me concentre plutôt à cibler les toiles volants dans la pièce afin de les réduire en cendres en plein vol accompagné par Therence. Esquiver les pattes, tirer sur les toiles, vérifier si nous n'avons pas de perte et jeter un coup d’œil vers l'inconnu dont nous ne sachons nullement ses intentions. Je commence à me perdre dans tout cela. Cahir me chuchote de faire une attaque surprise en concert avec lui tandis que la tisseuse est occupée.

J'abandonne ma tâche première, le caïd peut au cas où me remplacer, et saute sur la géante pour lui asséner des coups. Cependant, elle me chope au vol et me propulse vers l'alpha. N'ayant pas prévu cela, je ne peut l'esquiver en plein air et lui non plus. On se percute, rencontre une paroi qui stoppe notre propulsion et s'écrase au sol dans un bruit d'os brisé. Aie ! La chute ne fût pas sans blessure. Je suis sonné par cette percutante rencontre avec tant de muscle puis le sol rocheux. Je crois bien qu'une de mes jambes, ma main et quelques côtes sont touchés. Heureusement que je peux compter sur les supers pouvoirs de guérisons. Il me faudra juste attendre un petit instant avant d'être opérationnel.

Je me relève tant bien que mal de Cahir, m'assois à ses côtés et use de mon dons pour accéléré notre rétablissement. En une minute les blessures et os cassés sont réparés. Pratique ce pouvoir de modifier ce qui ne l'ai pas. Normalement, cela prendrait des jours voir des semaines pour guérir, et sans compter les séquelles restantes. Là, nous sommes comme neuf, comme si rien de cela ne s'était passée. Je me remet en position pour reprendre mon objectif d'origine, brûler les filets tissées. Nonobstant, j'ai l'impression qu'il y en a de plus en plus. Je commence à avoir du mal à toute les éliminer. Si je n'avais pas mon endurance de loup-garou, je serai sûrement épuisé à force de courir partout et me concentrer pour tirer dans le tas. Cela use de la force mentale à une vitesse hallucinante, j'aurai jamais cru autant.

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais quand je me retourne pour vérifier si personne n'a été pris dans les filets, je vois que Therence a été touché aux poignets. Je suis trop loin de lui pour les lui brûler sans le toucher lui aussi. Juste trois secondes et je suis fichu. C'était la faute à ne pas commettre. La tisseuse à remarquer mon inattention et en a profité.

Papillonnant des yeux, je constate que je suis pris à mon tour. Hors de question que je laisse ficelé par une mocheté comme elle. Je fait pousser mes crocs et mords à pleine dents pour rompre le fil. Je ne peux même pas user de mes pouvoirs, j'ai l'impression que ce fil les supprimes. C'est comme rogner du caoutchouc. Vite, vite ! Mais bon sang, brise toi fichu bout élastique ! J'écoute impuissant les autres tenté d'esquiver comme ils le peuvent les toiles. Bien joué saleté de bestiole. Néanmoins, je ne me laisserai pas faire quitte à sacrifier un peu de peau en dernier recours. L'odeur de la chair humaine calciné par contre va être incommodante.

Soudain, Stiles brandit un œuf imposant hors de son sac à dos. Il se ballade souvent avec un truc pareil ?!  Je veux même pas savoir. Cependant, cela à le don de stopper les attaques aériennes de la Tisseuse et de grandement l’énervé par la même occasion. Je profite de ce répits pour m'acharner sur ce fil. Alors que l'hyperactif profite d'une joute verbale pour gagner du temps.    

- De quel droit...
- De quel droit, toi tu as pensé pouvoir t'attaquer à mes amis ?

Des amis. C'est vrai, tout le monde à part nous, on été pris dans sa toile. Ma famille, ma meute, mon meilleur pote, mon frère de lien. Même si je suis exaspérant et colérique, je les aiment bien. Ils sont mon lien social malgré tout ce que j'ai vécu. Certains liens ne peuvent être tranchés. Des amis, il est facile d'en avoir, mais des vrais, ceux qui ne te laisse pas tomber même quand on est au fond du puits, on les garde précieusement. On se bat même pour eux. J'avais oublier ces perles rares, ceux qui font rimer amitié avec fidélité. Il faut que je me libère de cette emprise pour eux.

J'arrive à briser le fil qui me retenait et m'approche de l'autre rebelle pour lui demander s'il à besoin d'aide. Si j'ai réussi à rogner les miens, j'arriverai bien à déchirer les siens. Pas à coups de dents évidemment, j'aurai trop peur qu'il me fout un poing dans la figure pour avoir juste approcher mes canines dans sa direction. Exploit réussi, les deux rebelles sont libres de leurs mouvements. L'humain de ma meute en profite pour assener le coup de grâce à l’œuf dont la tisseuse à l'air de beaucoup y tenir.

Seul le hurlement de rage et de tristesse provenant de l'araignée géante nous fait reprendre le combat. Tous ensemble, nous l'attaquons pour permettre au porteur de l'épée de lui porter le coup final. La tisseuse est peut être invincible vu comme cela, néanmoins, comme je l'ai dit précédemment, rien dans le monde est totalement invincible. Il y a toujours une faille. De petites tailles ou de grandes, qu'importe. Il y en a toujours une. De plus, j'ai l'impression que l'araignée déploie moins de puissance qu'au début de la bataille. Sûrement que la perte de l'oeuf la durement atteinte.

Elle a dû elle aussi remarquer son manque de force puisqu'elle se recroqueville sur elle même pour faire apparaître des ombres soldats autour de son corps. Ça sent les ennuis à plein nez. Néanmoins, si l'on oblige à utiliser cette méthode, cela veut dire qu'elle est dans ses derniers retranchements. C'est un bon point rempli d'espoir pour nous. On peut l'abattre. Ses ombres parfois difformes se séparent en deux groupes. L'un pour protéger notre boss final et l'autre pour nous attaquer de front. Une coupure de leurs lames me montre qu'ils sont dangereux et armés. Prêt à tout pour défendre leur reine et maîtresse.

Ils nous acculent, nous font resserrer les rangs pour ne pas être touchés par leur arme invisible. Pour ma part, je pense qu'ils affûtent leurs ombres pour leur donner ce tranchant. Les loups-garous guérissent vite de ce genre de blessure, pas les humains. On commence à apercevoir les autres arborant de multiples entailles où quelques gouttes de sang s'en échappe. Peu importe les espèces, nous avons tous que 6 litres de sang dans le corps. Pas plus, pas moins. Si cela continue, les soldats vont nous vider de notre sang. Je ne suis pas fan d'agoniser dans une grotte entouré d'ombres et d'une araignée hideuse, perdant peu à peu mes forces et mon essence vitale en même temps que les autres.

Bizarrement, les soldats s'acharnent plutôt sur Stiles. Sûrement que l'autre gourde veuille se venger une dernière fois avant de trépasser. Sachant que je ne suis que peu affecté par les lames, je me mets devant l'hyperactif et tire sur les ombres. Le feu est une sorte de lumière. Les ombres craignent la lumière. On ne touche pas à ma meute devant ma présence non mais ! Surtout si celui-ci compte beaucoup à nos cœurs et est physiquement un peu plus fragile que nous les loups. Therence m'aide à éloigner les ombres qui nous attaques un peu plus en retrait pour ne pas se prendre d'entrailles. Enfin, esquiver un maximum leurs attaques ténébreuses.

Tout à coup, les ombres se stoppent. Je lève les yeux en direction de Mick et le vois porter le coup de grâce en plein cœur de la Tisseuse. Elle est vaincu. C'est terminé. Adieu cauchemars, zombies, marionnettes soldats et araignée tisseuse de toile. Nous avons gagnés, enfin. Son dernier hurlement m'oblige à me boucher les oreilles pour ne pas perdre mes tympans. Toute trace de son emprise disparaît dans l'au delà avec elle.      

Le combat final enfin terminé, nous nous rassemblons à l'endroit où  Mick, Therence et moi avons traversés un simili de la porte des étoiles. Bien évidemment, celle ci à disparu. C'est encore à nous les rebelles de jouer. Notre dernier tour de passe-passe. Sérieusement, ce pouvoir là va terriblement me manquer, surtout le pistolet-flamme. J'en étais devenu amoureux de celui là. En rentrant à la maison, je réclame à ma mère un pistolet à eau pour compenser sa perte. Pas le petit riquiqui, le gros bien badass.

Bref, concentrons nous plutôt sur le fait de revenir. Après un éclat de rire sur la panique de certains ne comprenant pas comment on peut rentrer et de soulagement que tout cela soit fini, on fait apparaître la porte pour que tout le monde puisse revenir chez la grand-mère. Chacun notre tour, nous le traversons et atterrissons dans le couloir de chez Mama avec ceux qui était parti dans le monde onirique. C'est bon, on a réussi à réunir toute la troupe de torches et ses alliées.

Pressé de revoir ma mama envers qui je me suis attaché, je la trouve dans le salon avec les autres dans une mauvaise posture. L'ex-possédé alias Matrim est en train de l'étrangler, penché au dessus d'elle. Je grogne face à cette vision et clignote mes yeux sans le vouloir. De quel droit ose-t-il tenter de tuer ma grand-mère Joe ?! On n'atteint pas à la vie de ma vielle dame à la coupe afro super génial dans mes songes comme cela. Soudain, je remarque les yeux noires et l'aura d'une bestiole dès plus moche que je croyais morte il y a quelques minutes. Comment ça se fait que la Tisseuse soit de retour ? Et qu'elle possède encore une fois Matrim ?  

Après tout se passe très vite. Maxence nous signale que la tisseuse tente de prendre possession du corps du mentaliste et notre présence permet à 'Ma se s'éloigner de ses griffes acérées. Ouais, c'est ça ! Éloigne toi d'elle méchant ou méchante ? Mince, je me perds dans ce changement de sexe soudain. On va dire les deux, c'est plus sûr. Le brun bouge tel une marionnette accroché à des fils. Saleté d'araignée de malheur. Tu pouvais pas mourir dans ton coin au lieu de ressusciter dans un autre corps qui ne t'appartient même pas ? Laisse ce job à Ganondorf ou à Peter Hale, ils le font mieux que toi.

- Ils ont détruit mon antre, ils ont détruit ma larve… Mais celle-ci ne sera pas aussi facile. Elle grandira, en lui, car vous ne le tuerez pas. Et son pouvoir me permettra de transférer mon empreinte sur n’importe quoi… Je l’ai peut-être déjà fait, prendrez-vous le risque de tout détruire ? Le tueras-tu ? Tu sais que tu ne le fer…

Tuer un être innocent ?!  C'est ignoble, dégoûtant, misérable. Il faut être sans cœur pour commettre un tel acte. Même si le monde est en jeu, ce sacrifice est trop lourd à porter pour n'importe qui. Même en dernier recours, la personne la plus brave douterait de son geste. Dommage que nos dons n'ont aucun effet sur la tisseuse. On aurait pu essayer de trouver un moyen détourné en brisant certaines lois afin de la détruire pour de bon et laisser vivre Matrim qui tente de reprendre possession de son propre corps.

- Fais-le ! Tue-moi !
- Non !

Sans comprendre ce qu'il se passe, 'Ma projette une poudre argentée vers Matrim dont son corps absorbe la poussière. D'après Maxence qui est devenu notre interprète des actions en cours et dont on ne comprends rien, la vieille dame utilise son pouvoir d'accélération. Le même qu'elle a utilisé pour notre initiation.  Je m'agite en sachant ce qu'elle risque d'encourir vu les paroles qu'elle nous avait dit la dernière fois dans la cuisine. Je n'arrive pas à croire qu'elle puisse faire cela. Sauver une vie au prix d'une autre.

Ils s'effondre tout les deux au sol mais je devine aisément qui se relèvera et qui ne pourra plus. Un battement de cœur déjà bien fatigué s'est éteint avant même de toucher le parquet. Je m'approche d'eux espérant en vain que je me trompe. Qu'elle se réveillera dans un grand sourire et m'ébouriffera les cheveux en riant de mes larmes qui coulent sur mes joues. Je ne les essuie pas, c'est un noble sacrifice qui ne doit pas être caché ni honteux. Matrim se réveille de son évanouissement et pleure à chaude larmes en découvrant que 'Ma est décédée. Je comprends sa douleur, je m'y était attaché moi aussi. Tout le monde s'y était attaché à cette vielle dame au grand et doux sourire et à l'instinct maternelle, certains plus que d'autres.

- Tout ira bien, à présent.

Je l'espère. L'espoir est la source d'énergie des Hommes. Mais il ne faut pas trop rêver. On est à Beacon Hills, il y arrive toujours des catastrophes dès plus étranges là bas. La bouche  de l'enfer, c'est chez nous grâce au Néméton qui attire toute sorte de créature, avide de pouvoir ou non. Son faible sourire par contre, me donne envie d'y croire et d'espérer que cela soit vrai un jour ou l'autre.



La tisseuse n'est plus. 'Ma non plus. Nos pouvoirs de torches vont disparaître dès que minuit sonnera. Tel le carrosse de Cendrillon, le sort s'achèvera. A part cette vielle balle de tennis, je ne garde aucun lien de cette aventure pittoresque et mortelle. J'y est fait des rencontres, 'ma Joe ma grand-mère rêvée, Luka à la superbe voiture, Therence le bad boy de la ville, les deux amoureux Chad et Mick,  les trois M alias Matrim, Matthias et Maxence avec qui je n'ai pas trop discuter et Cahir, le deuxième alpha mâle de BH. Stiles est à part, lui je le connais, c'est mon ami, un membre d'une meute que je rejette depuis trop longtemps de peur d'y être exclus quand ils verront ma véritable nature.

Je joue avec ma balle, la lançant en l'air et la rattrapant. Je deviens nostalgique, je n'aime pas ça. Je sais qu'il faut savoir se remettre en question à certaines période de sa vie toutefois, ce n'est pas le bon moment. Si je me retourne ou m'arrête de courir, je crains de ne plus avoir la force d'avancer ensuite. Mon credo est de ne pas regarder très longtemps le passé. Je ne pourrai rien faire pour le changer. A par me complaire dans mes erreurs, mes regrets et ma culpabilité, cela ne servirai à rien.

Se lamenter sur son sort et pleurer sans arrêt ne sert à rien à part perdre son temps. Il faut savoir se relever et continuer sa route. Vivre pour que les sacrifices ne soient pas vain. Les morts vivent toujours dans notre cœur et notre esprit de toute façon. J'ai peut être perdu physiquement une personne que j'aimais mais les souvenirs d'elle sont gravé dans ma mémoire. Cette folle journée sera toujours présente, dans un recoin de ma tête. En commençant ma journée que je considérais comme banale, je me retrouve à créer des liens avec d'autres individus à cinq heures de route de chez moi. De seul, je me retrouve à plusieurs. Cette journée n'était en réalité pas banale. Je souris en regardant l'adresse url écrit à la main sur la balle. Non, c'était une journée exceptionnelle.



© Jawilsia sur Never Utopia


Dernière édition par Liam Dunbar le Mar 13 Oct - 14:24, édité 1 fois
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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Ven 3 Juil - 2:34



The end...?
-Bon sang, qu'elle est grosse et hideuse !

Ma bouche reste ballante face à la "grosse et hideuse", mais j'approuve mentalement mon camarade. Imposante et terrifiante, ces qualificatifs lui conviennent aussi et la vexeraient sans doute moins. Nous nous reposons tous simultanément sur Mick, le moment est venu pour lui d'accomplir sa tâche. Le garou qui s'occupait des enragés devant l'entrée nous rejoint, et la présence supplémentaire ramène ma combativité au devant de l'intimidation que cette chose m'inspire. Je fais naitre une flamme au creux de ma main, et sa chaleur me frôle les doigts au rythme de la danse que je lui impose, les yeux toujours rivés sur la bestiole géante. Une démonstration lamentable pour une telle créature, mais ce n'est qu'un avertissement. Elle a trop jouée avec nous, et personne ici ne compte se laisser faire. On va mettre un terme à ce jeu, et je me promet que cette s*loperie ne gagnera pas.

Résolus à vaincre, Mick la défie du bout de son épée, et les loups à mes côtés grondent férocement tandis que la flammèches augmente soudain de volume à ma demande. Le hurlement des deux loups raclent contre les parois et contre mes entrailles comme une cri de guerre galvanisant.

L'araignée n'aime pas ça et trépigne avant d'attaquer. J'esquive en même temps que les autres, je vise ses pattes de mes flammes, mais elle est rapide et je ne suis même pas sûr que le feu lui fassent réellement effet. En revanche, je grogne méchamment quand elle ose nous balancer ses filets.

-Ah ça, certainement pas!

J'y déjà eu droit tout à l'heure, elle ne m'aura pas une deuxième fois! Avec l'aide du jeune loup, les toiles s'embrasent avant d'avoir collées qui que ce soit. Un sourire satisfais et un coup d’œil dans sa direction, et Liam est en déjà train de bondir sur elle avec le plus âgé... pour se faire aussitôt éjecté. M*rde! La tentative était jolie, mais ça ne me rassure pas à l'idée que ce sois moi, Mick ou Stiles qui se fassions propulser de la sorte. Nous, on a pas la réparation instantané en option! Mais j'aurais du garder les yeux sur l'insecte plutôt que chercher voir comment chacun s'en sortait : mes mains se retrouvent ficelées, et dans la surprise mon feu s'est éteins. Non! Saleté, je tire et m'agite pour me sortir les mains de là, mais le lien est trop épais et élastique pour céder. Je pourrais essayer de l'enflammer sans utiliser mes mains si seulement il n'y avait pas autant d’agitation et que je n'étais pas moi même trop baladé pour pouvoir me concentrer. Je me heurte maladroitement à l'un de mes compagnons, Liam se retrouve lui aussi entravé, et les autres s'épuisent sous les jets visqueux. On est en train de se faire rétamés...

C'est alors que le plus faible de tous jusque là dégaine de son sac l’œuf qu'il à sorti de l'eau tout à l'heure. Toute l'attention de la Tisseuse se trouve dirigé dessus...

- De quel droit...


- De quel droit, toi tu as pensé pouvoir t'attaquer à mes amis ?


Jusque là, j'aurais sans hésité dis que le type ne servait strictement à rien sinon aller ramasser des œufs au fond de l'eau. Mais outre qu'il tient en otage un artefact cher à l'arachnide et qu'il a le cran de lui tenir tête sans être plus armé ou en position d'attaquer qu'un humain sans aucun pouvoir, sa diversion nous permet un temps-mort salutaire. Mick nous adresse un regard et Liam qui s'est détaché m'offre son aide avant qu'un éclat ne préside un cri déchirant. C'est pas l'affliction selon moi, c'est de la colère en hertz, une très, très grosse colère...
Mais au lieu de se jeter sur nous, elle se replis et dégage une... fumée qui commence à prendre consistance et a grouiller...

Ça ne s'arrêtera donc jamais! Libéré, j’enflamme à nouveau mes doigts et balance tout ce que je peux dans le rempart qui s'est créer. Mais le jeu devient rapidement pénible, a chaque fois qu'une de ces ombres disparait, la Tisseuse nous en envoie de nouveaux. Aïe!... Je darde sur mon mollet ou le parasites vient de laisser une entaille. Ces trucs ne se contentent pas de protéger leur maitresse ou courir dans tous les sens, chacun de nous se retrouve lacéré à leur passage. Je mitraille tant que je peux jusqu'à apercevoir Liam s'activer à garder les bestioles éloignées de Stiles. Il a raison, elles en ont après lui, et le gars a plus grand chose pour se défendre, je vais leurs prêter main forte. Ces saleté on bien compris qui avait le plus de faiblesse ici, sans parler de la rancœur qu'il s'est attiré en lui assassinant sa précieuse larve.

L'autre garou accompagne Mick dans son plan, je bannis l'épuisement et je tire ci, et là, les ombres s'enflamment, Stiles continues comme Liam et moi à souffrir les égratignures de ces arachnides qui pullulent toujours aussi acharnement, mais on n'abandonne! quand un cri strident déferle partout dans la grotte, terrassant avec lui les petites bêtes nuisibles.  
Les soldats ne sont plus, et quand je me détend et lève les yeux, Mick est courbé sur le dos de la Tisseuse, les mains jointes sur la garde, tandis que cette dernière s'effrite en entrainant avec elle ses illusions. C'est terminé, la Tisseuse a disparue.  


Le chemin menant hors de la grotte parait beaucoup moins long que lors de notre entrée, toute trace d'insectes à disparus, et la brise et la lumière qui nous signalent la sortie ont retrouvées leurs légèreté naturelle.
Je respire à plein poumon les odeurs de l'eau claire et de la végétation qui à retrouvé ses teintes, je pensais pas un jour être aussi attentif et heureux de retrouvé ces petits détails, preuves de la vie telle qu'on la connait et sans toile menaçantes tissé sur notre monde.
Sans prévenir, je m'élance sur le prince des flammes pour l'accrocher d'un bras autour de l'épaule.

-C'est qui les meilleurs?!

Ça fait du bien de se lâcher après toute cette pagaille. J'adresse un regard enjoué au reste de la bande, on a gagné p*tain! Ah ouais, se pose le problème de rentrer. Sauf qu'il n'est pas question de problèmes avec les Rebels. Un peu de bonne volonté, et Sésame s'ouvre à notre requête.
Les autres sont aussi revenus de leur voyage outre-dimension, tous le monde est entier, ça mériterait bien un pot tout ça! Mais l'allégresse générale tombe aussitôt qu'on débarque dans le salon. Mais qu'est-ce qu'il ce passe?! L'ancien endormi est en train d'assassiner la vielle femme!... Un frisson me glace le dos quand il nous regarde avec les yeux noirs de celle que nous pensions avoir éradiquée... Oh c'est pas vrai...

- Ils ont détruit mon antre, ils ont détruit ma larve… Mais celle-ci ne sera pas aussi facile. Elle grandira, en lui, car vous ne le tuerez pas. Et son pouvoir me permettra de transférer mon empreinte sur n’importe quoi… Je l’ai peut-être déjà fait, prendrez-vous le risque de tout détruire ? Le tueras-tu ? Tu sais que tu ne le fer… Fais-le ! intervient le possesseur du corps.

-Non !


'Ma Joe conteste la prise en otage de l'humain et s'interpose violemment pour lui souffler ses volutes, et Maxence nous commente qu'elle vient de contraindre la bestiole à une croissance beaucoup trop soudaine pour elle. L'hôte se met à convulser sous nos yeux de spectateurs dépassés par les évènements, puis le temps de quelques secondes tout s'arrête. De concert, le jeune homme et la vieille femme chutent sur le sol.

Matrim cille, mais 'Ma Joe, elle, reste inerte. Inutile d'avoir les sens d'un loup pour comprendre qu'elle vient de puiser dans ses dernières forces pour libérer le mentaliste... Liam se jette à ses côtés en pleurant, mais la dame ne réagit pas à son affliction.  J'approche précipitamment du garçon pour poser une main sur son épaule, j'ai réussi à maintenir le souffle de Stiles sous l'eau tout à l'heure, y a surement moyen de réactiver le cœur de cette vielle femme, de lui insuffler un nouveau souffle de vie! On est deux cœurs susceptibles d'accompagner le sien, deux respirations capables de défier une tempête, on est une dizaine de volontés à vouloir la voir se relever...
Mais nos pouvoirs restent sans effets face au seul élément contre lequel on ne puisse se révolter. La mort.
C'est fini.

Le jeune loup ne cache pas ses larmes, mais ce ne sont pas les pleurs d'un gamin abandonné qu'il déverse. Il reste digne, mais l'ampleur de sa tristesse est palpable, comme pour nous tous. Quand il se réveille, l’hôte en revanche ne peut pas retenir son chagrin, et les amants l'entourent en silence. Tous le monde est affecté. Je ne pleure pas, mais un nœud me fait mal à la gorge et j'ai le cœur lourd. Les yeux qui piquent aussi... La victoire de plus tôt ne m'apporte plus aucune joie. La Tisseuse n'est bel et bien plus, mais elle nous aura aussi fait perdre au final...  

- Tout ira bien, à présent.


Matrim a arrêté de pleurer. Ses mots on l'effet d'un petit rayon de soleil en plein hiver, il nous regarde tous avec un visage tranquille et si confiant... Une conviction qui nous touche tous et agit comme un baume sur nos émotions. Ouais. J'ai envie de le croire.


'Ma Joe repose sur son lit, et chacun vaque dans le mutisme. Je devrais être attristé et en colère, à ressasser comment chacun aurait put agir dans les derniers instant ou a m'indigner que notre don n'ai pas fonctionné pour elle. Mais peut-être à cause de la fatigue ou de l'air serein du brun, je me résigne tout entier. Les amoureux sont allés s'isoler, je ne connais pas assez le reste pour les aborder dans ces conditions de deuils, alors je trouve Liam. Y a rien à dire. Je m'assoie juste à ses côtés, et pendant qu'il joue avec sa balle, moi je m'amuse avec une petite flammèche sans grande conviction. Ça va me manquer. C'est plutôt fun, et ça a quelque chose de sécurisant de pouvoir enfreindre les lois sans mauvais retour. Plus que le côté ludique, ça éviterait et résoudrait tellement de problèmes... Je fixe la petite flamme qui passe d'un doigt à l'autre lorsqu'ils se touchent, faisant comme des petits haussement facétieux à chaque doigts, et ça me ramène un petit sourire. Non, en fait c'est quand même sacrément drôle. C'est comme jouer au super-héro dans la cours de récrée, le genre de truc auquel on rêve sans se l'avouer quel que soit l'âge. Un rêve de gosse dont je profite encore un peu avant la fin.

C'est Maxence qui nous sort de notre léthargie commune. L'ancienne Torche mérite un adieux décent.


Réunis au dessus de la maisonnée, chacun use une toute dernière fois de son don pour lui rendre hommage. La cérémonie est digne de la voyageuse des songes : semblable à un rêve. Lorsque je dépose ma flamme pour 'Ma Joe, je sais que je viens d'offrir la dernière étincelle de ce pouvoir sans limite, une lueur qui je le souhaite, ne s'éteindra jamais.

Comme la mémoire de cette journée sur laquelle tombera bientôt le voile. Il sera temps d'aller se coucher pour refaire émergence dans le réel, un quotidien sans pouvoirs, sans bonds entre les mondes, sans insectes fous. Je me connais, assez pour savoir que je douterais de la véracité de cette histoire, comme n'importe quel rêve aussi réaliste soit-il. Je me réveillerais avec les impressions poignantes d'une aventure épique, le soupçon sera substitué par les sensations encore trop fraiches de l'adrénaline du combat contre l'ennemi effroyable, de la peur face aux plus sombres épreuves, de la plénitude de se battre aux côté de camarades complices et solides. Puis la raison reprendra trop rapidement ses droits, travestira les preuves de cette folle virée, et puis je finirais sans doute par accepter le retour à la réalité et ranger ce rêve quelque part, loin de mes préoccupations bien réelles. Mais même si la raison l'emporte, j'aurais toujours l'empreinte tenace d'avoir étais confronté à mes propres limites, la sensation qu'au fond de moi, quelque chose à peut-être changé cette nuit. Même si le regret étrange d'avoir quitter une parenthèse incroyable sera éphémère, aussi profond soit-il, je sais que je ne pourrais pas m'ôter complétement le souvenir de cette aventure et de cette apparition, cette voix, cette sympathique vielle femme qui aura intimement marqué nos vie.

Alors avant la fin, comme un pied de nez à mon futur réveil, je m’imprègne de la réalité de l'endroit, du moment, des gens qui entoure la sépulture fleurie, avec l'assurance que ce que je vis là, quoi que ce soit, est bien vrai. Peut-être qu'influer sur l'immuabilité ne réside pas tant dans la capacité à aller à l'encontre des lois, que de savoir voir au-delà des limites qu'on imagine être indubitables.

- Que son corps repose en paix car son âme est ailleurs.

© Halloween sur Never-Utopia



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MessageSujet: Re: [RP de Masse : La Tisseuse] L'affrontement   Sam 4 Juil - 10:15



Du fil de soie au fil de l'épée


Ainsi, le groupe de joyeux gais lurons était venu pour s'occuper de cette immonde créature ? Voilà qui arrangeait les affaires du renard, cela lui rendrait la tâche d'autant plus facile. Sans même avoir essayé, il sentit que ces illusions ne serait pas d'une grande aide pour cette partie, la créature semblait être là tout en étant ailleurs. Et il lui était difficile de tromper deux fois la même personnes au même moment en deux lieux différents. Mais il lui restait tout le reste.

Les insultes et autres constatations, certes évidentes mais quelque peu déplacées, sur le physique de la créature cyclopéenne à huit pattes, fusèrent. Les loups se métamorphosèrent et rugirent. Sérieusement, ils pensaient encore que ça pouvait faire peur à quelqu'un cet ignoble hurlement rauque de chanteur mort ? Puis il se jetèrent sur elle comme un seul homme. Un véritable foutoir. Aaron était à la limite du facepalm...

Cependant, il se révéla que leur tactique n'était pas si mauvaise. Pour des raisons encore obscures au Nogitsune, certains des membres du groupe, qu'il avait déjà croisé ou entraperçu, et dont il avait clairement défini la nature humaine la plus basique qui soit, voir inférieure pour certains, possédaient d'étranges pouvoirs forts adaptés à cette situation. Qui plus est, tous semblaient fonctionner en une cohésion, certes, pas parfaites mais... Disons idéale. Un détail qui intrigua énormément le renard mais il n'avait, pour l'instant, pas vraiment le temps d'aller interroger quelqu'un.

Il sortit sa lame de son fourreau et se rapprocha dans le dos de la bête. Mais il semblerait que le renard éprouve un poil trop de motivation à défaire son ennemi. Sentant son aura de mort, la Tisseuse se retourna d'un coup sec, envoyant valdinguer quelques uns des jeunes assaillants au passage, en envoya ses deux premières pattes avant se planter dans le sol meuble de la grotte, à l'endroit même où Aaron se tenait quelques instants plus tôt. Une roulade bien calculée lui avait évité l'empalement.

Bien, je suis plus rapide.

Il jeta un rapide coup d’œil à son manteau qui arborait désormais une superbe entaille sur la moitié de la longueur.

Mais ça joue à pas grande chose, je te l'accorde.

D'un mouvement vif et leste, que l'on croirait impossible pour une carrure si frêle, il bondit, esquivant les coups de pattes et leur violence avérée, soulevant un mélange de sable, de terre et de poussière à chaque impact, jusqu'à se retrouver sous le buste tendre de la créature.

Tu es à moi...

Mais le renard avait négligé un léger détail. C'était un détail futile mais qui avait tout de même sa petite importance : les autres guignols qui affrontaient la Tisseuse. Et qui rendaient donc certains mouvement de la créature imprévisible.

Se défendant de toute part, il pivota sur elle-même pour faire face à un nouvel assaillant et, d'un revers de patte bien senti, renvoya le Nogitsune d'où il venait, qui s'écrasa contre la paroi de pierre de la caverne dans un bruit sourd, mêlant le craquement d'os à une sorte de cri de douleur enroué.

Il faudra que je m'occupe du cas des ces imbéciles
une fois sorti d'ici...

Il se releva péniblement, la douleur tiraillant son corps de toute part, et profita du fait que la créature était occupé ailleurs pour récupérer rapidement. Ce pouvoir de guérison quasi instantané était une véritable bénédiction. Un craquement de cervical plus tard, histoire de tout remettre en place, et il était prêt pour un nouvel assaut.

C'est à ce moment là, qu'elle se mit à se figea. Le renard reporta son attention sur le petit groupe, de l'autre côté de la pièce. Stilinski. Il venait de sortir un œuf énorme et totalement visqueux de son sac.

« De quel droit... »

« De quel droit, toi, tu as pensé pouvoir t'attaquer à mes amis ? » lui répond l'humain.

Quel mélodrame... Je devrais en faire une histoire
et la vendre à Hollywood, je suis sûr qu'ils en tireraient
une série sympa...

Stilinski broya l’œuf et la progéniture pourrie qu'il contenait. L'arachnide poussa un hurlement de rage et, tandis que les jeunes y voyaient une opportunité pour l'attaquer, elle se recroqueville sur elle-même et expulse soudainement des sorte de fumerolles noirâtre à la densité un peu trop agressive.

L'une des volutes frôle à peine Aaron qu'une entaille nette apparaît sur son bras gauche.

Ah, tu veux jouer à ça ? Moi aussi, j'ai ma petite
fumée noire personnelle...

D'un mouvement rapide, il saisit la boîte de bois au fond de sa poche et l'ouvre, laissant échapper la luciole puis, déclenchant un système caché sur son sabre, ouvre également le manche de celui-ci, libérant une seconde luciole virevoltante. Dans un ballet de lueurs tournoyantes, les deux insectes se muent alors, à leur tour dans une épaisse fumée sombre, presque tangible, en deux créatures humanoïdes toutes de noir vêtues, le visage recouvert d'un masque d'Hannya, arborant chacune un katana à la lame plus qu'aiguisée.

Placé entre les deux Onis, Aaron n'eut besoin d'aucun mot pour qu'ils se lancent tous trois à l'attaque de la créature dans une synchronisation parfaite. Chaque mouvement était optimisé. Chaque coup porté tranchait sa cible. Si les fumerolles de la Tisseuse se montraient tenace à se dédoubler sans cesse, les Onis étaient, quand à eux, d'infatigables soldats. Aaron lui-même commençait à peine à s'essouffler. Mais une tactique comme celle-ci ne lui apporterait pas la victoire.

J'espère que ces pitoyables humains ont une véritable
solution sinon je vais devoir m'y mettre sérieusement.
Et je n'aime pas ça.

Le renard ne pouvait pas être plus près de la vérité. L'Alpha qu'il avait vu sur la plage propulsa l'un de ses partenaires par dessus les volutes tranchantes.

Un léger craquement suivi d'un bruit mou retentit. Les volutes disparurent une à une.

Et la Tisseuse s'effondra.

Aussi rapidement qu'il les avait fait apparaître, Aaron rappela ses Onis qu'il enferma à nouveau avant de se dissimuler dans l'ombre. Les scènes de liesse n'étaient vraiment pas son fort. Observant attentivement, espérant que ceux qui l'avait aperçu durant l'affrontement l'oubli momentanément, il s'assura que la créature ait définitivement son compte. La preuve ne se fit pas attendre, l’œuf, à l'instar de la Tisseuse elle-même, s'effrita pour disparaître, ne laissant qu'un tas de poussière grisâtre en centre de la caverne.

Quelques secondes plus tard, l'endroit avait été déserté par le groupe d'adolescents et leurs loups. Le renard sorti de sa tanière et se rapprocha de feu l'immonde arachnide, un sourire fou aux lèvres.

Il s'accroupit sur la tas de poussières.

« J'aurais eu un minimum de respect pour toi si, au moins, tu m'avais débarrassé d'un ou deux de ces gêneurs. Dommage pour toi, ma grande. Ta misérable existence et ton exécrable présence sur MON territoire ne pouvait finir de façon plus pathétique... »

Mais au milieu, dissimulé sous les insidieux restes de la créature, une forme attira le regard d'Aaron. En quelques mouvements, il dégagea une sorte de pierre de la taille d'un poing qui émettait une étrange vibration. Dans le creux de sa main, le renard sentit que la roche était un artefact de la Tisseuse. Fermant les yeux, il laissa son esprit se laisser guider par les ondes, restant tout de même sur ses gardes...

Il se retrouva dans une antre identique à celle où son corps se trouvait mais avec quelques détails changeants. L'ambiance était plus terne et plus lumineuse à la fois. Comme un filtre tamisée, brumeux. Mais sur cet étrange plan, il pouvait sentir bien plus aisément certains esprit, apparaissant comme des ombres floues.

Seule quelques unes d'entre elles étaient un peu plus nettes, de jeunes garçons qui lui tournaient le dos, s'éloignant de sa position, l'air enjoué. L'un d'eux émanait une aura qu'il reconnu aussitôt, bien qu'il ne l'eut jamais croisé en cette vie.

La seule créature qui pouvait le faire vibrer du frisson de la peur et du plaisir de l'affrontement mortel.

Amaterasu.

C'est donc toi qui a défait mon prédécesseur,
je comprends mieux ce qui m'a attiré ici.
Es-tu prête pour un nouvel affrontement,
Ô Déesse du Soleil ?

Un sourire dément apparut sur le visage fin du jeune homme. Mais un léger mouvement non loin, lui fit détourner le regard du garçon Dieu-Loup. Au dessus d'eux, comme un spectre protecteur, une femme à la peau noire les observait d'un œil bienveillant.

Mais celle-ci se détourna soudainement de ses protégés pour tourner son regard perçant vers le Nogitsune.

Aaron rouvrit instinctivement les yeux, se retrouvant dans la grotte près du lac. Seul. Une perle de sueur coula le long de sa colonne vertébrale. Il ne doutait pas que le combo Amaterasu et cette mystérieuse femme serait le plus dangereux adversaire qu'il aurait à affronter.

Plus que satisfait de sa trouvaille, il se promit de se montrer plus prudent avec cette pierre à l'avenir.

Toujours le sourire aux lèvres, l'esprit aiguisé par ce futur affrontement, il ressorti de l'antre de la Tisseuse.

Cette partie est de plus en plus intéressante...

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