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 Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia

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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Lun 1 Juin - 14:26



Je fouine, tu fouines...


Feat : Olivia Clarkson

La routine s’est installée entre les interventions où j’accompagne parfois Jordan, lorsque que l’on suspecte que cela peut être tendu pour l’adjoint. Mais pour l’instant, rien n’avait poussé Jordan dans ses retranchements suffisamment pour lui faire perdre le contrôle sur ce qu’il appelle son feu intérieur... De mon côté, je rassemblais les preuves contre Elias Argent. Je ne pouvais pas le faire tomber légalement pour génocide organisé sur lycanthrope. Mais, j’avais bien l’intention de lui pourrir la vie sur ses activités toujours « border-line » quant à son parc immobilier. Je partis donc en direction de la mairie pour faire le compte des propriétés tenue par cet escroc.

Premier agacement, la secrétaire qui fait la difficile, malgré mon ordre de mission dûment tamponné par le shérif. Je n’aime pas sortir ma plaque, je trouve le geste arrogant et dominateur, mais cette femme ne me laisse pas vraiment le choix si je veux avoir les coudées franches pour fouiller. De mauvaise grâce, elle m’indique la pièce où sont conservés les documents que je cherche. Je ne dis rien lorsqu’elle me plante là, sans m’expliquer leur système de rangements. Cependant, je m’aperçois que chaque dossier a un numéro qui reporte à un fichier informatique qui, je devine, plus facile d’exploitation…

- Il me faut un mandat de perquisition dans un établissement public pour avoir accès aux fichiers informatiques, Miss ? Dis-je avec le visage fermé et des flammes dans le regard. Si elle veut déterrer la hache de guerre… je suis sa squaw !

Dix minutes plus tard, pour soi-disant retrouver le mot de passe sur un cahier miteux, j’ouvre enfin ce fichier ! Je me demande si les difficultés que l’on me fait ne sont pas en lien avec l’entreprise tentaculaire d’Elias… Mais, il me semble évident qu’il ne peut pas perdurer avec un comportement toujours aux limites de la loi sans quelques complicités bien placées. Le travail de recherche est fastidieux, car souvent Elias se cache derrière des sociétés diverses. Je note des pistes suspectes, tente de faire des recoupements. Le bougre sait se diversifier entre les beaux quartiers où il à quelques biens, l’essentiel de ses possessions que j’ai pu recenser, sont dans des quartiers pauvres ou mal famé comme des zones industrielles. Ses revenus semblent venir pour une bonne part de locations. Mais je devine que je ne vois que la partie visible de l’iceberg Elias Gregory Argent.

Je ressors de la mairie de mauvaise humeur. Je n’ai rien de concret à opposer au vieux crocodile. Je comprends mieux son assurance l’autre fois dans sa boutique. Ce renard est assez malin de ne pas se mêler directement de ce qui pourrait le faire plonger. Mais impossible de savoir qui sont les gens qui font tampon entre lui et ses sales affaires. Il faut que j’approfondisse mes recherches. A midi, je rejoins Ruby et Jordan pour déjeuner avec eux. Comme, ils semblent ne pas avoir besoin de moi pour l’après-midi, je décide d’essayer de retrouver le loup-locataire qui a été viré de son logement miteux. Je ne comprends d’ailleurs pas la méthode d’Argent. Il a une haine viscérale des loups, alors pourquoi simplement augmenter le loyer de manière excessive pour simplement virer ce loup ? J’imaginerai une méthode bien plus expéditive, une méthode de chasseur avec flèche ou balle en argent. Soit Elias se ramolli, soit il y a autre chose derrière cette affaire de loyer. Je devais retrouver ce lycan.

Interroger les gens du quartier, n’est pas une mince affaire, car dans ce secteur de la ville, beaucoup de gens ne sont tout à fait en règle avec la loi, alors quand je leur pointe ma carte du FBI sous le nez… ils ont tendance à imiter l’huitre à marée basse…

Je trouve ma chance auprès d’une serveuse dans un coffee shop qui se situe en marge du quartier. Elle reconnait le locataire éconduit grâce à une photo de lui prise par un radar. On ne se méfie pas assez des traces qu’on laisse au cours de sa vie. Associer son nom à la liste des infractions de la route avait été mon premier réflexe… Qui s’était avéré payant !

La jeune serveuse me fut d’une aide précieuse, car le gars était revenu consommer dans son établissement après s’être fait viré de son appartement. Et si elle ne savait pas où il habitait, elle m’avait décrit sa tenue de travail. Il travaillait pour une entreprise de voirie. Il n’y avait que les initiales de sa nouvelle boite sur la poitrine de sa combinaison, mais c’était largement suffisant pour trouver l’entreprise. Une demi-heure plus tard je me garais devant l’enseigne. Le coin était assez miteux, et je supposais qu’on n’était pas trop regardant sur le pédigrée des types qu’on embauchait du moment qu’ils faisaient leur job. Pas besoin de diplôme pour nettoyer les trottoirs.






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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Jeu 18 Juin - 9:56







…Il fuit



Je tends le bras dissimulé sous l'oreiller pour atteindre mon téléphone et stopper la musique du réveil que j’avais programmé.  Une certaine catégorie de filles dont je ne citerais pas le surnom péjoratif aurait mis leur alarme au moins deux heures plus tôt. Si j'aime être féminine, je n'accorde pas plus de temps qu'il n'en faut à mon miroir ni à ma salle de bain. Le choix dans ma garde-robe est simple. Je ne suis pas négligée,  loin de là,  mais je me moque ouvertement de celles qui s'affairent avec minutie à tenter de se rendre jolie. Je préfère arborer la beauté du naturel, c'est ce que me disait Théo.

Je lui ai raconté ce qu’il s’est passé le jour de mon arrivée : l'homme éméché qui avait tenté de voler mon sac, l'apparition de Fiona, puis notre dîner, la tentative de cambriolage, l'intervention de Fiona une nouvelle fois... Il rit de la manière avec laquelle j'évoque cette femme flic, alors que je répète qu'elle était là au bon endroit et au bon moment. Je nie l'admirer mais c'est vrai que sa présence me touche particulièrement. Elle a quelque chose qui me pousse à l’apprécier, une force brute et peut être un point commun avec moi. Je ne prétends pas être son amie, nous nous sommes vues seulement l’espace d’une soirée, mais je sens une connexion particulière. Et ce même si elle m’a réprimandé à plusieurs reprises pour mon comportement. Sans l’agacer réellement, j’espère tout de même avoir fait une bonne impression.

Deux jours plus tôt, j’avais donc découvert Beacon Hills. J’ai pu visiter l’Université et m’inscrire dans le cursus de journalisme sans difficulté.

Comme chaque matin, je mets peu de temps à me préparer, attrape quelque chose à manger dans la cuisine et vais attendre à l’arrêt de bus. Sur le trajet, plusieurs étudiants s’ajoutent à la foule partant travailler.

J’ai un cours avec un professeur qui est tout de suite apparu comme sympathique et motivant. Lorsque tout le monde est installé, il nous propose d’écrire un article en vue d’une évaluation. Je choisis le thème des faits divers qui, à mon sens, peuvent révéler beaucoup de choses sur une ville, même pour une bourgade de Californie comme celle-ci.

De tous les cas qui nous sont présentés, je prends pour sujet l’expulsion d’un locataire par un promoteur peu scrupuleux. C’est le genre de personne contre lequel mon père lutte, préférant faire du profit en permettant aux gens d’avoir un toit sur leur tête plutôt qu’une épée de Damoclès. J’adresse un sourire à la fille qui choisit justement d’écrire un article sur l’homme d’affaire nouvellement arrivé dans la région. Le projet qu’il dirige attire l’attention, j’espère que les gens en auront une opinion positive.

L’après-midi est laissé libre pour pouvoir travailler sur notre article. Je n’ai pas envie d’écrire un papier banal, c’est pourquoi j’ai l’idée de récolter les informations à la source et de proposer une interview. Comme piste, je n’ai que l’adresse de ce locataire qui est sur le point d’être contraint de partir, si ça n’est pas déjà fait. L’appartement est loin d’être luxueux. Sauf si l’apparence miteuse du hall n’est pas représentative du reste. Mais j’en doute.

La boite aux lettres de l’appartement en question est pleine. J’ai le temps de remarquer ce détail après être allé toquer à la porte sans résultat. Ce qui semble logique en pleine journée, l’homme en question doit certainement travailler pour payer son loyer, sans doute excessif même au vue de l’endroit qu’il permet d’habiter en retour.

Après un court instant d’hésitation, je décide de soustraire une des lettres qui dépassent de la liasse de courrier. Celle-ci me confirme le nom de l’homme que je cherche et me renseigne même sur l’entreprise qui l’emploie.

Je regarde rapidement sur mon téléphone si je peux m’y rendre en bus et décide d’y aller. J’atterris aux abords d’une zone industrielle, l’entreprise semble s’être installé dans une ancienne usine. L’enseigne et les quelques engins stationnées à l’extérieur illustrent ce secteur d’activité peu glorifiant. Je me demande dans quoi je m’embarque mais je n’hésite pas. Motivée, je me dirige vers un bureau à l’entrée pour signaler ma présence. Un homme en uniforme de travail gris, casquette pleine de sueur comprise, dévore un sandwich qu’il partage avec le clavier de l’ordinateur qu’il a devant lui. Je me demande s’il mange toutes les heures ou bien si sa pause déjeuner débute après celle des autres.

« Bonjour », dis-je pour commencer.

« B’jour » Répond-il la bouche pleine.

« Je m’appelle Olivia, je suis étudiante en journalisme à l’université et… »

« On veut pas d’fouineuses ici, rent’e chez toi » Me coupe-t-il d’un ton bourru.

« J’aimerais juste… » Reprend-je.

« Écoute ma p’tite, c’est pas un coin pour toi là, j’te dis de partir » Insiste-t-il.

Je ne peux rien tirer de cet homme alors je fais demi tour en levant les yeux au ciel. Lorsque je ne suis plus dans son champ de vision, je bifurque derrière un engin et me dirige vers les portes du grand hangar. Plusieurs employés s’y affairent, il m’est impossible de passer inaperçu.

Sur les hommes, la psychologie inversée fait ses preuves depuis des années. Ainsi, puisque je ne peux pas entrer discrètement, je favorise la situation inverse.

Je jette un coup d’œil au parking et remarque une voiture de bonne qualité. C’est un indice qui me convient. Je prends mon portable dans ma poche et des documents au hasard de mon sac. Puis, je sors à la vue de tous et me dirige d’un pas vif à l’entrée en faisant mine d’avoir une conversation téléphonique agitée.

« Non, ça ne va pas se passer comme ça, je ne suis pas sa secrétaire personnelle ! » Dis-je faussement contrariée lorsque je suis à portée de tous.

« Et ça ne pouvait pas attendre qu’il s’en charge lui-même ? »

Des yeux ahuris me fixent sans aucune réaction. Mais l’un d’eux me bloque le passage quand je m’apprête à entrer.

« Qu’est ce que vous voulez ? Vous faites quoi, ici ? » Demande-t-il.

« J’viens voir mon oncle, votre patron. J’ai de la paperasse à lui remettre » Répond-je avec entrain.

L’homme me dévisage avec un air crispé.

« Je crois pas que ça puisse attendre, sauf si vous voulez perdre votre boulot » Insiste-je pour enfoncer le clou.

L’employer inquiet me laisse passer sans pour autant me lâcher des yeux. La plupart des gens croient ce qu'on leur demande implicitement de croire. Parce qu’ils en ont secrètement envie ou parce qu’ils craignent que ça soit vrai. Ceux là ne veulent pas être virés et donc obtempèrent quand ils croient qu’une menace se profile à l’horizon. Et pour être crédible, il faut croire soi-même à son mensonge.

C’est à ce moment que je suis lâchée dans ce bâtiment sans savoir vers où me diriger. Je paraitrais suspecte à demander à voir un employé en particulier.

De l’agitation un peu plus loin me fait tourner la tête. Un homme semble vouloir partir précipitamment et passe devant moi sans faire attention. Une deuxième porte s’ouvre à la volée et je vois…

« Fiona ? » M’étonne-je.

Que fait-elle ici ? Elle est peut être venu arrêter ce gars ou bien il a eu peur d’avoir à affaire à elle. J’en oublie la raison de ma venue pour les suivre tous les deux. Quelque chose me dit qur c'est une début de piste.


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Fiona Ferjones

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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Lun 22 Juin - 19:25



Pénible fouineuse


Feat :  Olivia Clarkson

Évidement, je passe autant inaperçue qu’une pompom-girl dans les couloirs d’une prison…  Ce que je peux abhorrer ce penchant masculin à siffler et commenter vos roulements de hanches.  J’ai vraiment des envies de meurtre dans ces moments-là, ou du moins des pulsions castratrices. Un type qui ressemble vaguement à un contremaitre, s’approche de moi et me demande avec un sourire pas vraiment neutre ce que je cherche. Son regard déshabillant qui me scrute à plusieurs reprises de bas en haut et de haut en bas, lui vaut mon insigne collé sur son nez écrasé d’ivrogne comme en témoigne la couperose qui lui mange le visage. Je plante mes noiraudes dans son regard délavé.

–  Je cherche un de vos employés, qui peut me renseigner ?

Le pachyderme me montre un bureau du pouce en me demandant qui je cherche exactement. Je file en direction de ce qui semble être le secrétariat sans lui répondre. Une fausse rousse siège dans un bureau miteux. Plusieurs objets de très mauvais gout décors les lieux, donnant une atmosphère aussi factice que son occupante. La rouquine me lance un regard inquisiteur. En cinq secondes, je suis jaugée, étiquetée et cataloguée. A sa moue méprisante, j’imagine que la catégorie dans laquelle elle me classe, n’est pas très flatteuse.  Son rictus s’approfondit à la vue de mon insigne. Je lui donne le nom du gars que je recherche et lui demande s’il est dans les parages et où je pourrais le trouver.

La colorée prend son téléphone et appelle « l’atelier ». Je maudis cette pie qui qui convoque le gars par un « Le FBI veut te voir »… Je me rapproche de la baie vitrée qui surplombe les lieux et vois un homme sortir précipitamment de ce qui ressemble bien à un atelier. Je lève les yeux au plafond et sors précipitamment pour le rattraper. Je croise un sourire mauvais de la part d’un type qui me voit soudainement courir…  Je vais vraiment finir par polluer leur circuit d’eau potable à la cyprotérone…  J’ai de la chance que les lieux ne se prêtent pas à une fuite rapide. J’interpelle le fuyard, il accélère… Sa vitesse n’est pas normale et s’il me fuit c’est qu’il n’a pas la conscience tranquille ou bien c’est…

– Je veux savoir pour quelles raisons ce fumier d’Elias Argent vous a virée de votre appartement !

Est-ce le fait qu’avec ma phrase, je prends de manière évidente ou un des camps, mais le gars ralentit pour finalement s’arrêter. Quand j’arrive à sa hauteur, il me tourne le dos, le regard baissé sur le sol.

– Je n’ai rien à dire… siffle-t-il entre ses dents.

– J’essaye de faire plonger ce promoteur véreux. Je ne peux le faire que légalement, il me faut donc des témoignages.

– Je vous ai dit que je n’ai rien à dire !

– C’est en rapport à la spirale qui agrémente de manière récente la porte de votre ancien appartement ?

– …

– Je suis au courant de la signification de cette marque… et de la catégorie de personne qui la trace. C’est un Argent ! Vous ne souhaitez pas le voir coffré ?

Le loup, car par déduction sur ses réactions il ne pouvait qu’en être un, se retourne vers moi. Son regard est celui d’un homme en colère. Il est traité comme une bête. C’est de la rage et de la frustration qui marque son visage. Il va pour ouvrir la bouche puis s’arrête en flairant l’air autour de nous. Son regard se fige sur un point dans mon dos. Quand je me retourne, j’aperçois le visage d’Olivia qui se cache mais pas assez rapidement. Un bruit de course me retourne une nouvelle fois, le loup vient de filer.

– M*rde !

Je ne sais pas quel choix prendre. Courser le loup avec le risque que cette curieuse me suive, ou perdre sa trace et aller passer un savon à l’étudiante. Je finis par m’élancer à la suite du fugitif non sans avoir crié à Olivia de rentrer chez elle. Au bout de vingt mètres, je sais que je ne le rattraperais pas, mais je persiste. Je finis par m’arrêter dans un coin sombre et reprends calmement ma respiration. Je sors mon arme. Une certaine apprentie journaliste va se retrouver confrontée aux risques du métier. Je l’entends arriver, aussi discrète qu’une asthmatique en pleine crise. Quand elle me double, je l’attrape par l’épaule et la plaque brusquement contre le mur, le canon de mon arme posé sur son front. C’est brutal et violent, mais je crois que c’est ce qu’il lui faut comme message.

– Affaire fédérale, j’espère que vous avez un justificatif en béton pour faire obstruction à une enquête en cours, Miss…

J’apprécie Olivia et sa vivacité d’esprit, mais elle doit comprendre qu’elle est bien trop jeune pour ce type d’enquête et surtout je n’ai pas envie qu’elle découvre la face cachée de Beacon Hills.







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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Mer 22 Juil - 18:54







Tenace curieuse



« Rentre chez toi, Olivia ! » M’ordonne Fiona qui s’élance à la poursuite de l’ouvrier.

Je jette un œil dans la direction où elle se précipite et décide de la suivre. Je suis arrivée à un moment nettement plus intéressant que l’aurais été une simple interview.

À la seconde où je me demande quelle allée le fugitif et l’agent du FBI ont empruntée, je suis plaquée brutalement contre un mur par Fiona.

Je sens quelque chose m’appuyer fortement sur le front. C’est son pistolet avec lequel elle me menace. Je retiens mon souffle.

« Affaire fédérale, j’espère que vous avez un justificatif en béton pour faire obstruction à une enquête en cours, Miss… » Profère-t-elle.

« Je …j’ai…c’est » Bafouille-je.

Elle baisse les yeux sur mon sac que je secoue, sans pour autant baisser le bras, ni son arme.

« C’est pour les cours » Explique-je.

Elle me libère enfin mais maintient son regard réprobateur. Elle a un pli soucieux sur le front.

« J’ai ça. Il s’agit du sujet du devoir et les questions que j’aurais pu poser pour mon article.» Continue-je en sortant les feuilles de mon sac

J’expire sans vouloir me montrer insolente. Après tout, je suis venu pour une raison valable. Je n’aurais pas pu prévoir que Fiona serait là pour quelque chose qui semble important.

Elle reprend une remontrance, sans doute méritée, car le fait d’avoir perdu de vue le fugitif semble la mettre en colère.

« Moi, je n’ai pas envie de rester dans un bureau, ni de me contenter d’écrire des articles sur la doyenne d’un quartier qui aurait perdu son chat, j’ai… » M’interrompe-je.

Ça aurait été ridicule d’invoquer ma mère, mon désir de toujours chercher la vérité, mon ambition exacerbée, l’envie d’être constamment occupée pour éviter de me sentir seule. Je ne dis rien.

Elle hausse un sourcil, cette expression qu’elle utilise pour marquer son interrogation et son agacement.

J’ai une moue attristée de cette réprimande et l’affiche par des yeux brillants de fausses larmes. Quand Fiona modère sa réaction sans trop l’affirmer, mon humeur revient au galop.

« Alors, je peux l’interviewer ? » Reprends-je.

Elle s’apprête à répondre mais je ne lui en laisse pas le temps, souriante mais obstinée.

« Ou t’interviewer toi ? En pleine enquête ? Ah moins que tu n’aimes pas trop parler de ton travail ? Ou que tu ne sois pas là pour le boulot d’ailleurs... » Réfléchis-je à voix haute.

Sans insolence mais avec une curiosité certaine, j’ose la question.

« Tu viens pour quoi ? Ce gars est un criminel ? » Demande-je.

Elle élude la question, il est clair que je ne suis pas la personne à qui elle a l’autorisation de parler de ce qu’elle fait, et elle n’en a certainement pas envie non plus.

Quoi qu’elle puisse dire ou faire, je ne la lâche pas. Je veux vraiment écrire cet article. Et je veux vraiment découvrir pourquoi elle est ici.

Je m’obstine jusqu’à ce qu’elle me propose un moyen de retrouver l’homme que nous sommes toutes les deux venues voir. J’accepte volontiers de participer à cette tactique même si j’ai du mal à comprendre les précautions qu’elle prend. L’attrait du danger et de l’inconnu est comme une drogue. Je n’ai pas de pistolet ni de badge accrochés à ma ceinture mais je me sens spéciale subitement.

Après un instant d’hésitation quant à ses réelles motivations, il s’avère que ce n’est pas une ruse pour se débarrasser de moi.

Je la suis, sans rien dire, ni rechigner. Je ne fais pas attention à l’heure quand nous sommes à portée de l’ouvrir qui a fui, plus tôt.

Comme le bon et le méchant flic, je laisse Fiona agir. Surtout parce que je n’ai aucune idée de quoi faire. Je ne suis pas à ma place, je me contente simplement de profiter de la chance qu’il m’est donné de pouvoir rester sur les talons de cet agent du FBI qui, en quelques jours, a donné du relief à ma nouvelle vie ici.

Lorsque l’homme me dévisage, demandant pourquoi j’étais là, je prends un air sérieux et explique la raison de ma présence.

« Si vous me donnez cet interview, mon amie pourra vous aider. » Finis-je par dire comme un argument de poids.

Je ne sais pas de quelle situation elle peut le sortir mais je parie fort que s’il n’est pas serein, c’est pour une raison bien précise. Et Fiona est le genre de personne dotée d’une détermination sans faille pour surmonter les difficultés.

« Pas vrai ? » Insiste-je auprès de l’intéressée.

Son regard plissé m’assure que sa réponse ne sera peut-être pas celle que je souhaite entendre.


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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Sam 1 Aoû - 14:35



Pot de colle féminin


Feat :  Olivia Clarkson  

– Affaire fédérale, j’espère que vous avez un justificatif en béton pour faire obstruction à une enquête en cours, Miss…

– Je …j’ai…c’est

Olivia bafouille, mais c’est plus pour trouver une justification de sa présence que d’une peur que je lui aurais provoqué. Inconsciemment, elle sait que je ne lui ferais pas de mal et qu’au pire elle essuierait ma colère passagère.

– C’est pour les cours, ajoute-t-elle.

Je la lâche enfin, mais je ne suis pas vraiment ravie de sa présence. L’affaire qui m’occupe n’est pas à mettre sous le nez d’une journaliste…

– J’ai ça. Il s’agit du sujet du devoir et les questions que j’aurais pu poser pour mon article.

– Si je comprends ta motivation Olivia, tu es consciente que tu viens de me faire perdre la trace d’un témoin vital ?

C’est l’éternel problème avec la presse. Par le passé, avant de connaitre Chris et sa famille de chasseur, j’étais comme elle. Une fervente adepte de la vérité dévoilée. Bien que déjà, j’avais compris avec les liens particuliers de ma tribu avec les garous que certaines choses ne devaient pas être dévoilées. Mais lorsqu’on ignore ce monde parallèle, il est légitime de vouloir savoir quand on devine que quelque chose nous est caché. Toute vérité n’est pas bonne à connaitre. Le débat philosophique pourrait durer des heures. Car il s’agirait d’un dialogue de sourd, ne pouvant rien dire, je ne peux expliquer la légitimité de mon silence.

– Moi, je n’ai pas envie de rester dans un bureau, ni de me contenter d’écrire des articles sur la doyenne d’un quartier qui aurait perdu son chat, j’ai…

– Envie de mourir jeune ? Répliquai-je un peu acide.

Mais je me tais, car je sens l’émotion dans ses mots. Sa volonté prend racine bien plus profondément que dans la fougue naturelle due à son âge.

– Alors, je peux l’interviewer ?

Je soupire de dépit.

– Ou t’interviewer toi ? En pleine enquête ? Ah moins que tu n’aimes pas trop parler de ton travail ? Ou que tu ne sois pas là pour le boulot d’ailleurs...

Olivia est un vrai moulin à parole. Elle fera peut être une bonne présentatrice TV, mais une très mauvaise enquêtrice.

– Tu viens pour quoi ? Ce gars est un criminel ?

J’élude la question et regarde autour de nous. Le type est déjà loin. Je devine qu’il va éviter son nouveau logement donc j’ai péché l’adresse au secrétariat de sa boite. S’il se cache, je vais avoir du mal à remettre la main dessus… Je pense tenter ma chance du côté du bar où j’avais eu l’information sur son travail. Je devrais renvoyer Olivia chez elle, mais j’ai peur qu’elle ne se fourre dans une autre histoire sordide. Je lui fais donc signe de m’accompagner. Son sourire de satisfaction m’exaspère, mais je la comprends aussi.

Quand on fait face au bar en question, je la retiens par la manche et observe discrètement par la devanture si j’aperçois le type que je cherche. Jour de chance, ou heureux dénouement, il est là attablé au comptoir devant une bière. A la mine qu’il affiche, je le sens dépité. Il n’a pas l’air d’un mauvais bougre. J’explique alors à Olivia que je veux faire plonger de manière officielle un propriétaire véreux. En quelques mots, je lui donne quelques informations, la manière de virer son locataire en augmentant le loyer de manière abusive. Comme raison de cet acte, je donne l’excuse de vouloir loger un homme de main. Peut-être que la présence de la jeune fille, convaincra le loup à ne pas me fuir.

J’entre et viens me placer à ses côtés, Olivia à ma droite joue sans le savoir le rôle parfait de l’étudiante en plein devoir dirigé, crayon en l’air prêt à noter sur son bloc note. Le loup comprend l’étrangeté de la scène. Rapidement et de manière à ce qu’Olivia ne voit pas mon visage et mes mimiques significative, j’explique au loup que je cherche à faire plonger Elias Argent légalement pour ses affaires immobilière. J’insiste sur le mot « légal ». A la lueur de compréhension qui s’allume dans son regard, je vois qu’il comprend le double jeu que je mène. Je lui présente Olivia, lui explique qu’elle est étudiante journaliste. Que rassemblement, aucun article ne sera publié, mais que le cas échéant, cette histoire peu faire mauvais presse à Elias et gêner son activité.

L’ouvrier secoue la tête, il aimerait un règlement plus définitif à cette situation qui fait de lui une proie.








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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Mer 5 Aoû - 14:21







Main de fer, gant de soie



Je n'aime pas l'odeur qu'il y a dans un bar. C'est un indéfinissable mélange d'alcool, de bois vieilli et de tabac. Mais ça m'est égal parce qu’un agent du FBI m'autorise à la suivre sur une affaire que je sens comme étant importante. Fiona m’explique que cet homme que nous suivons peut lui apporter des informations précieuses sur les agissements d’un propriétaire véreux. Elle insiste sur le fait qu’elle veut arrêter cet homme de manière officielle. Ce qui me pousse à me demander si le fait qu’elle ajoute cette précision ne signifie pas qu’elle aurait personnellement envie d’en finir plus rapidement.

Le journalisme d’investigations, ça me plait. De l’action et la vérité du terrain. Loin de la monotonie d’un bureau que j’ai dit ne pas vouloir lorsque Fiona m’a demandé ce que je voulais faire.

Quand nous entrons dans le bar, j'attire l'attention de quelques clients dans un coin de la salle. Mais ils restent courtois. Je me demande si Fiona ne les a pas foudroyés du regard.

Elle adresse quelques mots au fuyard encore en tenue de travail tandis que je sors de quoi prendre des notes. L’homme penche alors la tête pour me voir derrière Fiona.

« Olivia est étudiante en journalisme à l’université » Explique-t-elle en me désignant.

Elle ajoute ensuite que je ne publierai pas d’article pour le moment. Je ne dis rien, imaginant constituer un dossier garni de preuves pour révéler au public les mauvaises actions de l’homme dont Fiona m’a parlé. Mais il me faut toutefois au minium une interview à rendre comme devoir à mon professeur. Je guette l’approbation de Fiona quant à ma technique qui consiste à ce que son aide soit une récompense pour l’ouvrier sans domicile s’il répond à mes questions. Mais ce n’est pas le genre de femme à accepter le marchandage. Et l’homme devant nous reste dubitatif.

« Alerter la presse ne suffira pas avec cet homme » Se plaint-il en souhaitant une solution efficace à son problème.

Nous nous installons alors à une table éloignée du comptoir afin de pouvoir discuter.

Je prends des notes de tout ce qui est dit entre Fiona et celui qu’elle interroge. Lorsque j'ai rempli une page et tourne pour écrire sur la suivante, elle remarque une image que j'avais imprimée. Il s'agissait d'un article que j'avais trouvé sur un site regroupant des légendes urbaines. On y voyait une ombre noire aux yeux rouges. La photo avait été prise dans un magasin il y a quelques années. Il avait été dit que c'était une attaque de cougar qui l'avait dévasté. Mais les auteurs du site internet qui passaient sans doute pour des fous mentionnaient autre chose de beaucoup plus étrange. C’est une des rumeurs qui sont rapportées sur cette ville. Avant d’arriver à Beacon Hills je me suis renseigné et en fouillant bien on peut  trouver un intérêt à venir ici. La curiosité est une seconde nature pour moi.

Après plusieurs minutes, nous nous apprêtons à partir. Mes bracelets tintent quand je tends le bras pour saluer l’homme qui s’est montré plutôt coopératif finalement. Lorsque je lui serre la main, son visage se crispe. L’un de mes bijoux qui lui a touché la peau semble l’avoir brûlé, l'obligeant à retirer vivement le bras.

Fiona me dévisage. Je ne comprends pas ce qu'il se passe ni la question que ses yeux perçants m'envoient. Elle prend la parole, s'adressant à l'homme qui semble immédiatement sur la défensive. J’aurais juré voir une lueur agressive dans son regard juste avant que Fiona ne le camoufle en se mettant entre lui et moi.

Après un court instant de trouble, nous nous dirigeons vers la sortie. Cependant, Fiona rebrousse chemin de quelques pas pour adresser à nouveau la parole à l’homme resté derrière nous. Je n’entends pas ce qu’ils se disent et très vite elle me rejoint.

Fiona  n’en avait pas fini avec cette affaire. Ni moi avec elle. Lorsque nous sommes toutes les deux sur le trottoir devant le bar, nous avons certainement la même question qui nous taraude.

« Qu’est ce qu’il s’est passé ? » Demande-je la première.


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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Ven 7 Aoû - 15:34



Qui es-tu ?


Feat :  Olivia Clarkson

Avec Olivia dans les pattes, je n’ai pas les coudées franches pour agir et ne peux me permettre de sous-entendu que le loup comprendrait aisément. La jeune fouineuse est bien trop pertinente pour que je me risque à quelques allusions. Je dois me conter du fait, qu’il sait que je suis au courant de sa nature. Mon attitude doit se faire le plus positive possible pour…

-  Alerter la presse ne suffira pas avec cet homme, souffle-t-il.

Je me moque bien de la presse, par cette phrase il accepte implicitement l’idée que je m’en mêle. Faire tomber Elias, si ce n’est pour sa réelle activité mais au moins pour sa façade pas si reluisante que ça. Mon but est de le mettre hors d’état de nuire et pour cela je dois le couper de ses moyens financiers. Car c’est bien avec son argent pas très propre qu’il a tant d’influence sur cette ville.

Nous nous sommes installés à une petite table isolée. Il nous raconte la brusque montée de loyer, son impossibilité de payer alors qu’il était déjà limite en termes de revenus. Je relève la première infraction d’Elias, l’augmentation sans préavis ni échéancier. La justice n’a pas son mot à dire sur le niveau des loyers tant que les dispositifs de sécurités sont présents dans les biens loués. Et dans ce taudis qu’on ose appeler immeuble d’habitation, il y avait bien les extincteurs et les loupiotes de sécurité. La deuxième erreur a été d’envoyer un homme demain pour faire dégager le loup de l’appartement et non un huissier.

Tout cela est bien mince, pas de quoi l’envoyer en prison. Il sera bon pour une amande et je ne donne pas cher de la peau du loup s’il s’avise à témoigner. Il en est conscient et son regard fixe sur moi me le fait comprendre. Je soupire. Je ne souhaite pas le mettre en danger si l’enjeu n ‘en vaut pas la peine.

Je lui donne ma carte et lui dit de me contacter aux moindres soucis. Il comprend le message : à la moindre odeur de chasseur, il m’appelle. Pour l’instant je ne rien faire d’autre pour lui. Il faudra que je demande à Ruby si elle connait un réseau qui pourrait l’aider.

Nous nous apprêtons à nous en aller. Olivia a noirci quelques pages. Je ne sais pas ce qu’elle a pu tirer de cet entretien dont une partie avait des significations cachées. Mais sa présence, m’a permis de faire comprendre que je n’étais pas une ennemie. Je serre la main du loup d’une poignée franche. Olivia tend la main souriante, l’ouvrier retire sa main dès qu’elle le touche. Sa réaction immédiate me fait dévisager Olivia. De quelle matière sont faits ses bracelets ? Un poison ou un répulsif à loup ? Je la pousse vers la sortie avant que le loup ne s’énerve et la prenne pour une chasseuse… Une fois dehors, je lui demande de m’attendre et retourne à l’intérieur. Brièvement je dis clairement à l’ouvrier ma volonté de faire cesser les « activités » d’Elias. Je suis honnête et dis ne pas avoir compris pourquoi les bracelets d’Olivia l’ont brulé. L’avantage avec un loup, c’est qu’il est facile de prouver qu’on dit la vérité.

Quand je ressors, je regarde Olivia d’un air étrange. Il n’y a pas trente-six matières qui peuvent avoir eu cette action. Il va falloir que je comprenne pourquoi elle porte des bijoux soit en sorbier, soit enduit d’aconit. Ces deux éléments ne sont pas courant et encore moins en bijoux.

- Qu’est ce qu’il s’est passé ?

- Un réaction allergique je suppose.

Qu’elle me croit ou non, m’importe peu. Je crois que je vais éplucher un peu plus le passé de cette fille et les activités de son père. Je l’invite à monter dans ma voiture et mets le contact.

- Ils sont fait en quelle matière tes bracelets ?

Quinze minutes plus tard, je m’arrêtai devant sa maison.







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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Lun 10 Aoû - 16:18







Enquêtrice, amatrice



« Un réaction allergique je suppose », me répond Fiona.

Je ne dis rien, je suis peu convaincue. Mais je n’ai aucune autre explication. Pourtant, l’expression sur le visage de l’ouvrier indiquait qu’il avait été surpris comme s’il s’était senti…attaqué. Je regrette de l’avoir blessé, surtout en ignorant la cause de son mal.

Fiona me propose de me ramener chez moi puisque je suis venu avec elle.

« Ils sont fait en quelle matière tes bracelets ? » Me demande-t-elle après avoir démarré.

« Ce sont des perles de bois et quelques pierres. C’est un seul bijou, comme un chapelet, enroulé plusieurs fois », répondis-je en levant le poignet.

Les perles sont vernies mais je ne vois pas bien ce qui a pu causer un tel effet à cet homme. Et la marque sur son bras signifiait une réaction intense et immédiate. Ça ne ressemble pas à une allergie habituelle.

« Il était à ma mère. Je ne sais plus où elle l’a eu. Mon père le lui a peut être offert. », raconte-je.

Je l’avais mis après que les deux cambrioleurs aient voulu s’emparer du coffrer à bijoux. J’aime en changer souvent mais celui-ci me rappelle de bons souvenirs. Lorsque j’étais petite et que ma mère le portait autour du cou, je me souviens m’y accrocher souvent. Elle m’aidait à compter les perles et me laisser parfois le mettre à mon tour.

De simples perles de bois, dis-je intérieurement. Mais leur valeur est sentimentale.

Fiona se gare devant chez moi. C’est la fin de journée, plusieurs voitures sont déjà parquées dans les allées. J’ai la chance d’habiter un quartier chic. J’aime bien le style des maisons qui sont ici, et surtout celle que mon père avait choisie.

« Merci d’avoir accepté que je t’accompagne cet après-midi », dis-je en me tournant vers elle.

Bien sûr, je lui avais un peu forcé la main parce que sa présence en même temps que moi m’avait rendu curieuse. Elle me fait remarquer mon entêtement.

« Tu as dit que je n’allais pas faire d’article par rapport à ce qu’a dit cet homme, ça veut dire que tu acceptes de me parler de ton métier ? », tente-je très intéressée.

Il y a quelque chose chez elle que j’apprécie même si je sais que je ne sais rien de plus que ce qu’elle veut bien laisser paraitre. Elle est très professionnelle, sûre d’elle. Autoritaire aussi, pense-je en énumérant les informations que j’ai à son sujet. Je me donne la mission d’enquêter secrètement sur elle, apprendre à la connaitre sous la forme d’un jeu. Ce n’est pas certain qu’elle se laisse découvrir si facilement.

J’ai l’impression que nous sommes deux flics en planquent à discuter dans la voiture. Mon père était rentré avant que nous nous soyons garés. C’est assez surprenant car ses journées sont bien chargées. Je sais que le chantier de construction aux abords de la ville lui prend beaucoup de temps, il rentre très souvent fatigué. Mais j’apprécie beaucoup quand il fait l’effort de vouloir passer une soirée avec moi. Je sais qu’il m’aime et je ne me suis jamais plaint de la façon dont il m’élevait depuis que nous nous étions retrouvés que tous les deux. J’ai aussi appris à me débrouiller seule, j’ai le tempérament pour m’en sortir.

Je vais pour descendre de la voiture puis je retiens la portière. Je ne connais pas la vie de Fiona mais j’ai remarqué qu’elle n’avait pas d’alliance. Son tempérament m’empêche de l’imaginer comme une femme au foyer traditionnelle, avec un mari et peut être des enfants.

« Est-ce que tu veux rester dîner à la maison ? Mon père serait ravi d’avoir de la compagnie. Et moi aussi », propose-je avec un sourire attendrissant.


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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Sam 15 Aoû - 11:18



Qui es-tu ?


Feat :   Olivia Clarkson

-  Ce sont des perles de bois et quelques pierres. C’est un seul bijou, comme un chapelet, enroulé plusieurs fois répondit Olivia à ma question.

Des pierres et du bois, si je devinais sans mal l’essence qui composait les perles de bois, j’avais un doute sur les pierres. Je crois me souvenir avoir lu, dans une des encyclopédies bien particulières de l’unité 51, qu’un certain minéral avait des effets néfastes sur les garous. Mais la présence de sorbier justifiait à elle seule la réaction du loup dans le bar. Ce bracelet n’est pas anodin…

- Il était à ma mère. Poursuivit-elle. Je ne sais plus où elle l’a eu. Mon père le lui a peut être offert.

Si Olivia me semblait être une personne avec un bon fond, son ascendance avait peut-être de sombres activités à cacher. Ou pas, ce bijou avait très bien pu être acheté dans une brocante ou ailleurs en toute innocence. Mais Beacon Hills est cette ville particulière où l'acte innocent prend tout de suite des dimensions bien plus inquiétantes. Alors quand je m’arrêtais devant chez elle et qu’elle m’invitait à manger, je saisi l’occasion pour me faire une idée de son père. Elle souhaitait aussi que je lui parle de mon métier à défaut de pouvoir faire un article sur mon affaire en cours. La jeune femme est intelligente, j’allais devoir être vigilante sur mes dires. Je garais donc ma voiture correctement et accompagnais Olivia. Elle me souriait, visiblement ravie que j'ai accepté son invitation.

C’était la deuxième fois que j’entrai dans cette maison. J’étais curieuse de rencontrer, autrement que lors d’une intervention policière, cet homme dont je ne savais rien, sinon qu'il travaillait beaucoup et rentrait tard. Sa fille ne semble pas avoir été élevé comme les enfants de ces familles si au courant des effets particuliers du bois de sorbier sur les êtres surnaturels. La question de l'origine de ce bracelet allait être difficile à amener dans la conversation. Y avait-il d'autre objet en sorbier dans cette maison ?







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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Sam 15 Aoû - 13:04







Qui veux-tu être ?



J'ai bien vu le regard de mon père lorsque Fiona était venu la première fois. Mais je sais aussi que depuis l'épisode Pamela, comme j'appelais cette histoire, il ne voulait plus vraiment s'imaginer quoi que ce soit. C'était une relation tout droit sortie de clichés hollywoodiens. L'homme d'affaires et la secrétaire un peu trop entreprenante. Maman nous avait quitté il y a quelques années. Au début j'étais réticente à ce qu'il voit quelqu'un, je crois que je lui en ai bêtement voulu. Comme si le souvenir qu'on avait d'elle s'estomperait. Là encore, c'était aussi idiot que dans les films. Puis, après une longue discussion avec mon père on a décidé d'accorder une chance à Madame Rose bonbon. C'était son deuxième surnom. Mais finalement ça ne l'a pas fait. Je ne l'aimais pas. Et il s'est avéré qu'elle était aussi fausse qu'elle le paraissait. Mon père l'a renvoyé à cause d'une très forte suspicion d'espionnage industriel. Certains investisseurs sont sans scrupule me dit il souvent. Par la suite, il a su s'entourer de gens compétents et de confiance pour l'emmener où il est maintenant. Mais jamais plus il n'a cherché à rencontrer une femme.

Fiona avait débarqué dans ma vie dès notre arrivée. Je me suis imposée auprès d'elle aujourd'hui alors je suis contente qu'elle accepte de son plein gré mon invitation à diner.

Je ne me trompe pas en imaginant la tête que fais mon père lorsqu'il me voit arriver avec une invitée.

« Pa', tu te souviens de Fiona ? J'étais avec elle pour un article que je dois faire. Je l'ai invité à dîner », explique-je.

Je lui fais mon sourire spécial, celui auquel il ne résiste plus depuis mes douze ans.

« Bien sûr », dit il en la saluant.

Je demande à Fiona si elle veut me donner ses affaires puis m'absente quelques secondes.

« Tu as préparé le dîner et ça a même l'air bon », dis je à mon père pour l'embêter.

Quelques soirs, une fois par semaine comme nous l'avions décrété ensemble, il rentre plus tôt et nous offre un vrai dîner. Il cuisinait beaucoup pour maman et moi avant, c'est aussi une façon de ne pas l'oublier.

Je passe rapidement près de la cuisinière pour goûter la sauce qu'il a faite. Je me brûle légèrement la langue sous le regard amusé de Fiona. Elle nous observe calmement mais comme je commence à la connaitre, je sais qu'elle pense beaucoup plus qu'elle ne parle. Sa journée avait semblé difficile, l'affaire de ce propriétaire immobilier malhonnête l'a ébranlée.

J'installe un couvert supplémentaire puis nous nous installons à table. Les sujets de conversation sont multiples. Je souris quand Fiona pose quelques questions sans donner l'impression qu'il s'agisse d'un interrogatoire.

« Actuellement, nous sommes en train de creuser des fondations dans une carrière mais nous sommes tomber sur des vestiges d'une ancienne réserve Amérindienne », raconte mon père.

Puis il s'excuse de se lancer sur un sujet sans doute inintéressant. Fiona se montre polie en l'invitant à continuer.

« Plutôt que de raser le site j'ai décidé de l'intégrer au mieux au projet. Bien sûr on fait face à des écologistes qui souhaiteraient tout stopper. Le jeu des concessions nous fait perdre du temps » conclue-t-il.

Puis il nous demande comment nous avions passé notre journée. Je lui explique ma matinée de cours puis l'article que je dois écrire. J’omets plusieurs détails, ce que remarque Fiona. Je garde en tête ce qui m'a semblé étrange.

Avant que nous découvrions le dessert, Fiona demande où se trouve la salle de bain. Je lui indique qu'elle est située à l'étage et l'invite à faire comme chez elle.

Quand je l'entends en haut des marches, je me tourne vers mon père.

« Elle est super, non ? », demande je.

« J'espère ne pas l'ennuyer car elle ne parle pas beaucoup », répond il.

« Oui c'est vrai mais je veux dire... » continue je en roulant des yeux.

Mon père ne dit rien.

« Aller Pa', je suis sûre que tu l'aimes bien ! » M'exclame je doucement en me penchant vers lui.

Il rit et me demande de ne pas trop en faire. Je me calme un peu lorsqu'il se lève pour apporter le dessert.

Ne la voyant pas arriver, je décide de monter voir si Fiona n'a besoin de rien. Je fronce les sourcils lorsque je la retrouve sur le seuil de ma chambre.

« Fiona ? » Demande je.

Elle ne semble pas réagir comme si je l'avais prise en flagrant délit pour une quelconque bêtise. Si elle est aussi curieuse que moi, elle n'a sans doute pas résisté à l'envie de voir la chambre de la fouineuse qu'elle a eu dans les jambes tout l'après midi.

« Le dessert a l'air super bon », dis je en redescendant.

Mon père avait préparé un gâteau à base de chocolat et de biscuits secs. Il nous sert une part accompagnée d'une boule de glace à la vanille.

Quand nous allons dans le salon pour y boire un café, Fiona m'adresse un sourire discret en désignant le coffret à bijoux pour lequel je m'étais montré très imprudente selon elle.


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Dernière édition par Olivia Clarkson le Ven 21 Aoû - 10:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Sam 15 Aoû - 20:52



Qui es-tu ?


Feat : Olivia Clarkson


- Bien sûr, répond le père de la jeune fille.

J’accepte sa poignée de main qui est franche et ferme. Au sourire enjôleur que lui fait Olivia, je comprends que la jeune fille a très peu de mal à obtenir ce qu’elle souhaite. Son père est plutôt grand, ses yeux gris rendent sont regard indéchiffrable. Il doit être un peu plus jeune que moi, ou du moins correspondre à mon âge officiel. Et comme on dit pour les quadragénaire, il a de beau reste. Cet homme pourrait facilement refaire sa vie, s'il le souhaitait. Olivia est fière de son père, cela se sent dans son attitude.

- Tu as préparé le dîner et ça a même l'air bon.

L’homme lève les yeux au plafond avec une moue désabusée. Je devine une bonne entente entre le père et sa fille. Une connivence qui leur permet certainement d’oublier la grande absente de cette famille, l’épouse et mère. La scène familiale est détendue. Ils semblent tous deux s’être construit une vie à deux, faite de malice et d’affection. Nous nous installons pour le repas. Je remercie encore pour l’invitation et flatte le cuisinier du soir pour l’odeur alléchante du repas qu’il a préparé. La conversation s’engage sur des banalités, j’écoute beaucoup et parle peu. Je tente de percevoir ce qu’il y a au de la des mots. Je dois paraitre bien mystérieuse pour ce père de famille.

- Actuellement, nous sommes en train de creuser des fondations dans une carrière mais nous sommes tombés sur des vestiges d'une ancienne réserve amérindienne, explique le père. Et comme il s’excuse, craignant de m’ennuyer avec ce qu’il dit, je le rassure.

- Non au contraire, cela m’intéresse, car même si je n’en ai pas trop l’aspect, je suis une amérindienne pure souche si on excepte une arrière-grand-mère espagnole à qui je dois mon physique.

- Plutôt que de raser le site j'ai décidé de l'intégrer au mieux au projet. Bien sûr on fait face à des écologistes qui souhaiteraient tout stopper. Le jeu des concessions nous fait perdre du temps.

- Je comprends.

Mon peuple a dû faire son deuil de ses terres avec l’arrivée des colons. Il a fallu s’adapter et repousser les lieux de… culte dans des endroits inaccessibles. Il nous questionne sur notre journée. Je laisse Olivia décrire nos « aventures ». Je cale mes mains sous mon menton et l’écoute édulcorer la vérité de manière tout à fait appropriée. Trop appropriée même, pour que cela soit anodin ou innocent. C’est son père après tout. Pourquoi lui cacherait-elle certains détails comme la réaction du loup à son bracelet ? Aurait-elle peur de sa réaction ? Vers la fin du repas je demande où se trouve la salle de bain. Olivia m’invite à faire comme chez moi en me montrant l’étage.

Je fais couler l’eau et me rafraichit le visage. La salle de bain est comme tant d’autres le reflet ses occupants. J’entends la conversation se poursuivre en bas, mais je n’en comprends pas le sens. Sur le palier, il y a deux autres pièces, la plus proche de moi est fermée, je suppose que c’est la chambre du père, car face à moi je découvre une pièce qui ne peut qu’être l’antre d’Olivia. Je regarde la pièce depuis son seuil. Je n’ai pas assez de doute sur cette famille pour me permettre de fureter.

- Fiona ?

Mon hôtesse se rappelle à moi. Je me retourne vers elle. Ma fille lui ressemblerait-elle, si la vie lui avait donnée une chance ? Aurai-je été plus proche de ma fille que de mon fils ? Un tas de questions sur ce qu’aurait pu être ma vie de famille m’assaillent. Je chasse les mauvaises pensées en ramenant mes cheveux en arrière.

- Le dessert a l'air super bon.

- Allons lui faire honneur alors.

Le père d’Olivia joue parfaitement son rôle d’hôte. Sans remplacer sa mère, il fait un bon père aimant. Alors que nous allons dans le salon pour y prendre le café, je vois l’impact de balle sur le montant de la fenêtre, témoin du cambriolage raté qu’il y avait eu ici, il n’y a pas si longtemps. Avec un sourire à Olivia, je lui montre le coffre à bijoux de sa mère. Rien dans ce que son père a pu me dire jusqu’à présent ne parait suspect. J’ai toutefois noté le lieu des fouilles dont il faisait mention. Simple routine de vérification… Olivia prend le coffre et l’amène sur  la table.








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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Ven 21 Aoû - 11:17







S'il suffisait...



Je joue avec le couvercle du coffre à bijoux puis pose la précieuse boîte en bois sur la table du salon. Par moment, j’aime sortir tout ce qu’elle contient et me remémorer les souvenirs auxquels les colliers, les bracelets ou les broches se rapportent. Ma mère y gardait même quelques créations que j’avais faites lorsque j’étais enfant.

Fiona me regarde et scrute la boite et son contenu. Mon père nous sert une tasse de café encore fumant. Je retire le bracelet enroulé sur plusieurs tours à mon poignet. Je me rappelle la question de Fiona et l’intérêt pour ce bijou en particulier.

« Pa’, tu te souviens de ce bracelet ? », demande-je en lui tendant.

Voyant qu’il ne réagit pas aussitôt, je pose l’enfilade de perles et de petites pierres devant lui.

« Je ne me souviens pas de tout ma chérie mais je sais que tu adores le porter », répond-il avec une certaine tristesse dans la voix.

«  Ce n’est pas toi qui l’as offert à Maman ? » Continue-je.

« Je ne pense pas…mais celui-ci je m’en souviens parfaitement » Reprend-t-il en prenant un bracelet or blanc posé dans un compartiment du coffret.

Je l’aime beaucoup celui-ci aussi et même si je connais l’histoire par cœur, je l’écoute la raconter à nouveau.

« Je lui ai offert le jour de ta naissance. J’ai mis du temps à le trouver parce que j’avais un modèle très précis en tête. Un bijou identique en plastique qu’on avait gagné dans une fête foraine. C’était l’une de nos premières sorties et je lui avais fait la promesse qu’un jour je le transformerai en or », dit-il.

Mon père s’excuse de se laisser aller à ses souvenirs. Fiona semble compatir. Ses paroles sont douces, à l’opposé de l’intonation avec laquelle elle peut exiger qu’on obéisse à un ordre direct. En la regardant, l’émotion passée, je souris de m’être montré agaçante lorsque nous étions toutes les deux. C’est ma façon à moi de montrer que j’existe.

Lorsque nous voyons à quel point il est tard, mon père se propose poliment de raccompagner Fiona. Quand nous sommes toutes les deux sur le perron, je la remercie pour cette soirée. Je lui avoue que ça a dû faire très plaisir à mon père de la recevoir pour diner. Entre lui et moi, on n’évoque jamais la solitude parfois pesant d’un repas partagé sur une table relativement vide. On se contente d’être là l’un pour l’autre, et la majeure partie du temps, ça nous suffit. Mais Fiona a apporté une nouveauté. Une voix supplémentaire qui nous tire parfois du silence. C’est comme si nous étions d’autant plus complice mon père et moi quand quelqu’un est là pour en être témoin. Recevoir une femme à la maison nous a fait du bien.

Je monte dans ma chambre et me dirige vers la fenêtre. Je tire un peu le rideau pour l’observer. Elle est dans sa voiture mais n’a pas démarré. Lorsqu’elle finit par jeter un œil dans ma direction, nos regards se croisent. Je hoche la tête pour la saluer et me recule pour m’assoir sur mon lit. J’attends quelques minutes et résiste à l’envie de regarder à nouveau si elle est partie ou non.

Finalement, je finis par m’endormir. Je rêve d’un homme effrayé lorsque je le touche, d’une agent du FBI aussi forte que mystérieuse. Je rêve de mon père qui pourrait être à nouveau heureux un jour. Je rêve de ma mère.

En pleine nuit, je saisis mon téléphone pour envoyer un message à l’autre bout du pays. Théo me manque. Tu dors ?


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MessageSujet: Re: Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia   Lun 24 Aoû - 11:59



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Feat :   Olivia Clarkson

Nous sommes dans le salon pour savourer un café et terminer cette soirée. C’est étrange, je n’ai pas l’habitude de ce genre de soirée familiale. Je goute à une ambiance que j’aurais pu avoir si… Si Chris ne s’était pas appelé Argent. Je rêvasse un moment sur ce qu’aurait pu être ma vie. Mais j’éloigne rapidement ces pensées car elles sont destructrices. J’ai failli y laisser la vie dans les bas-fonds des grandes villes américaine.  L’unité 51 avait été un électrochoc salutaire. Je suis contente de voir la bonne entente qu’il y a entre Olivia et son père. L’homme s’est montré charmant pendant toute la soirée. J’ai bien senti qu’Olivia me mettait un peu en valeur. Je suis touchée par le fait qu’elle me voit comme une possibilité de compagne pour son géniteur. Je ne sais pas ce que cache ou pas cet homme aux allures tranquille. Mais pour l’instant, je le vois mal intégrer mon monde fait de surnaturel, d’horreur et de la mort qui règne souvent autour de moi. Quoiqu’en pense Olivia, je suis loin d’être un cadeau.

- Pa’, tu te souviens de ce bracelet ?

J’écoute et observe attentivement la réponse du père quant à l’origine de ce bracelet qui avait repoussé le loup.

- Je ne me souviens pas de tout ma chérie mais je sais que tu adores le porter .

- Ce n’est pas toi qui l’as offert à Maman ?

- Je ne pense pas…mais celui-ci je m’en souviens parfaitement.

Le père d’Olivia saisi un autre bijou. Ses mots sont hésitants, mais difficile de dire si c’est dû à l’émotion que lui donnent les souvenir rattaché aux bijoux de sa défunte femme ou si l’origine de ce bracelet n’est pas à entendre par toutes les oreilles.

- Je lui ai offert le jour de ta naissance. J’ai mis du temps à le trouver parce que j’avais un modèle très précis en tête. Un bijou identique en plastique qu’on avait gagné dans une fête foraine. C’était l’une de nos premières sorties et je lui avais fait la promesse qu’un jour je le transformerai en or

L’anecdote est touchante et il est clair qu’il aimait sincèrement la mère d’Olivia. Je lui dis deux trois phrases compatissantes. Si on ne ramène pas les morts à la vie, il est possible de les garder en vie dans son cœur. La soirée a avancée doucement. Je n’en sais pas plus sur ce père, ni pourquoi la mère d’Olivia était détentrice d’un tel bijou. Si ce qui a été dit est vrai, elle le tient d’avant son mariage. Je me demande quel est le nom de jeune fille de la mère d’Olivia. Difficile de poser la question sans s’attirer une curiosité mal venue. Mes hôtes d’un soir me raccompagnent sur le perron. Je les remercie de leur accueil et félicite une nouvelle fois le père pour son repas. Je reste songeuse un moment dans la voiture. Cette soirée aurait pu être bien plus agréable, si je n’avais pas cette suspicion. La solitude commence à me peser.

HRP:
 






La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent.

Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau.

La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre.

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Je fouine, tu fouines, il... Ft Olivia
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