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© Code par Mafdet Mahes

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1 résultat trouvé pour Barcelone

AuteurMessage
Tag barcelone sur Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination Sujet12Sujet: L.A. - Gangster's Paradise
Alessandro Amaro

Réponses: 53
Vues: 1770

Rechercher dans: In USA   Tag barcelone sur Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination Mini_i13Sujet: L.A. - Gangster's Paradise    Tag barcelone sur Teen Wolf RPG, la limite : l'imagination EmptyMar 22 Aoû - 17:51

L.A. - Gangster's Paradise
Il est bien rare que je ne sache pas ce que je vais faire dans les prochaines minutes. Pourtant là, le museau dans les cheveux humides du canadien j’ignore quels seront mes prochains mots ou encore mes prochains gestes. Je suis complétement dérouté, perdu entre ce qu’il faut faire et ce que j’ai réellement envie de faire.

C’est Alexio qui brise le silence. Il évoque ses parents séparés et son devoir de se partager entre l’un et l’autre pour les fêtes de fin d’année. Rien de bien exceptionnel dans notre société actuelle. Ce qui l’est plus c’est de se résigner à informer ses géniteurs de sa séropositivité. J’imagine sans mal la réaction de sa madre. Les mamas du quartier de mon enfance m’ont habituée à faire d’un rhume, un drame planétaire. Le VIH, c'est le big bang mais à l'envers.

Seulement là ce n’est pas d’un rhume qu’il s’agit. C’est avouer que pour une légèreté de comportement, il se retrouve avec une épée de Damoclès accrochée au-dessus de lui. Entre la honte de se faire prendre si bêtement, la peine de décevoir et la peur de mourir, il reste peu de place à l’espoir. Ce que l’étudiant me confirme en affirmant ne pas vouloir faire son dernier semestre. Que répliquer ? J’imagine que ses parents l’inciteraient à poursuivre. Mais pour moi qui ne m’attends pas à une vie très longue du fait de mes activités, je comprends ce souhait et l’incite à s’habiller au lieu de le convaincre de ne pas abandonner.

Alors que je l’accuse d’avoir mangé mes pasta, son ventre gargouille à nouveau allégeant l’émotion de ses précédentes paroles. Il me propose d’aller nous restaurer dans un bar à sushis. Je retiens de justesse une affirmation comme quoi je suis un loup et pas un ours mangeur de saumon. Généralement ce secret ne me pèse pas, mais là il me frustre.

(…)

Heureusement sur le chemin nous croisons un steakhouse où j’emmène Alexio d’autorité en l’attrapant par le coude. L’établissement accueille peu d’étudiants, où les plus friqués d’entre eux. J’insiste pour que l’apprenti biochimiste se fasse plaisir. Pour ma part, je cale ma faim avec une viande épaisse et juteuse. Les bonnes saveurs allègent la peine et nous discutons de sujets aussi variés que les expositions à voir à Vancouver que du dernier film vu au cinéma. J’aime ce moment hors du temps, loin des règlements de comptes incessants à Los Angeles, ou de la cause qui m’a fait venir au Canada. Le temps du repas, les traits d’Alexio se détendent. Je retrouve l’étudiant qui a passé une partie de ses vacances avec moi. Les souvenirs remontent. Je me souviens avoir été apaisé par sa présence mutine et espiègle.

Une fois dehors, je le laisse me guider dans ce lieu que je ne connais pas. Il change le trajet, ce qui n’est pas désagréable. C’est rare que je déambule ainsi sans avoir de but. J’apprécie de flâner à ses côtés savourant l’instant. Mon bien être est tel que je ne parle pas, moi d’ordinaire si volubile.

-Si ce sont pas mes jambes que t’es venu casser, ce sont celles de qui?
- Pff…


Lors de son passage au Pink Print j’ai tenu Alexio en dehors de mes vraies affaires. Seulement, il semble bien qu’il ait deviné que derrière l’italien limite caricatural que je suis, se cache une réalité bien plus sombre. Il avait levé les poings en m’apercevant, craignant que je le cogne. Cela m’avait attristé qu’il puisse penser que je lui veuille du mal. En regardant son profil, je sais bien que je serai incapable de porter la main sur lui. C’est irrationnel, je ne m’explique pas cette retenue que j’ai à son égard. Sa question raisonne et ricoche dans ma cervelle. Car il évoque la raison qui m’a poussée à venir si rapidamente le trouver. Ce n’était évidemment pas pour le castagner, mais maintenant qu’il évoque l’idée… Je vais retrouver celle qui lui a refilé cet merda. Je suis conscient qu’Alexio est fautif de ne pas s’être protégé, mais je veux bien lui donner toutes les excuses possibles.

Alors que je sors mon paquet de sigaretta, l’étudiant m’en vole une. J’allume nos deux tiges de nicotine d’une seule flamme avant de recracher la première bouffée de fumée qui est toujours différente des suivantes. J’ai envie de le prendre entre mes bars, de fermer les yeux et d’imaginer le monde s’effacer autour de nous. Seulement je n’en fait rien et continue à marcher.

Tout de go, l’étudiant affirme soudainement s’en fichtre. Ce qui m’arrange bien, car je ne savais pas trop quoi lui répondre. Il me demande si je suis libre et m’invite à dormir à la condition que je m’affuble d’un pyjama. Dormir encombré d’un vêtement me dérange, pourtant j’accepte ses conditions. Depuis quand quelqu’un m’impose sa loi ?

Son regard attend ma réponse que je lui donne en hochant simplement la tête en effleurant le dos de sa main. Une telle retenue ne m’est pas familière, pourtant je ne me sens pas bridé dans mes réactions. Le moment est étrange et singulier. Je suis loin de mon territoire et rien autour de moi ne m’est familier. Je suis seul sans mes hommes de mains ou mes gardes du corps. Ici, je peux claquer des doigts, personne n’obéira. Pourtant cela ne me déstabilise pas. Cet humain fragile rayonne autant qu’un soleil. Il ne le sait pas et ne devra pas le savoir, sinon je suis à sa merci.

Nous poursuivons la balade, recentrant notre direction sur le campus et sa piaule. Un tas d’envies me passent par la tête, je n’esquisse pourtant aucun geste. Demain je serai obligé de repartir. Les vacances sont un luxe dans la mafia. J’aimerai pouvoir me permettre de réserver deux billets pour Hawaï ou ailleurs, de tout plaquer et l’emmener dans un coin de terre où nous serions seuls. Moi qui affectionne la vie trépignantes des métropoles, me voilà à rêver d’iles désertes. Que m’as-tu fait Alex Cormier ?

L’immeuble de son logement se profile devant nous. Il nous reste si peu de temps avant demain… J’ai l’impression d’être dans la peau d’un adolescent qui vole quelques instants de liberté.

« Je le veux ».

Souvent j’ai prononcé ces mots « Je veux ». Pourtant jamais ils n’ont retenti avec autant de force qu’aujourd’hui. Je me suis toujours moqué de ces trucs de loups, d’imprégnations et autres bêtises du genre, me réclamant avant tout humain. Je me bats comme un homme avec des armes à feu. Je n’utilise mes artifices de loup que pour d’extrêmes cas. Je vis comme un homme, aime comme un homme passant de conquête en conquête. Et pourtant…. Là… L’homme s’efface, car  un animal indomptable sort de sa tanière, écrasant mon humanité, changeant les règles et les priorités.

Ma sigaretta vole au loin, le loup qui reprend les commandes ne veut pas de cette fumée qui lui masque l’odorat. Le fauve laisse passer son compagnon devant, il le suit dans les escaliers, le regard vissé sur sa silhouette et le balancement de ses hanches alors qu’il gravit une à une les marches. Il sent son parfum encore entaché du gel de la douche qu’il a prise. Le loup reconnait cette saveur personnelle, un parfum qui l’avait enivré pendant l’été. Un parfum qui lui rappel un rire, le timbre d’une voix, la saveur d’une peau.

Puis l’humain s’arrête, et se retourne, Alexio me demande si je recrute toujours. Je l’écoute préciser sa pensée, j’ose comprendre qu’il n’a que faire d’un job, mais que derrière sa demande il ne cherche que des bras protecteurs, les miens. Cette pensée hautement narcissique m’emplit de joie et de contentement. Je feule une acceptation.

Un véritable ami devrait lui dire de persévérer dans ses études, de s’accrocher à un traitement et une hygiène de vie. Seulement je ne suis pas l’ami idéal. Je suis l’égoïste qui le veut pour lui seul. Un italien jaloux et possessif. Un loup avide, affamé et insatiable.

- Hors de question de t’exposer à la vue des autres. Dans un bar, il y a largement de quoi te trouver une occupation à temps plein, si c’est cela que tu désires. Monte !

Je le pousse doucement, l’incitant à poursuivre son ascension. Nous croisons deux étudiants qui ont le malheur d’intercepter Alexio. Ils y vont de leurs commentaires, qu’il semble en meilleure forme que hier. Je prends sur moi de ne pas les prendre à la gorge et les faire dégager. Ils me regardent étrangement. Rien ne me raccroche à la vie étudiante. J’ai l’air de ce que je suis, un fauve en chasse. Un fauve qui a trouvé sa proie.

- Ça va aller Alex ?
- On va au foyer, si tu veux venir avec nous ?


Ils lui offrent une porte de sortie. J’ai tué pour moins que ça. Mais mon humain les coupe, disant qu’il a à faire, qu’il va mieux. Nous poursuivons la montée des marches dans un silence qui n’en est pas un. Fréquemment Alexio se retourne pour s’assurer que je ne suis pas loin. Il laisse traîner ses doigts sur la rampe, doigts que j’effleure à chaque pas.

« Tu sei il mio. »

Enfin son étage, puis la porte de sa piaule que je referme non sans une vraie satisfaction. Mais je vois son regard inquiet. Il veut sans vouloir. Ses priorités ne sont pas miennes. Il cherche un appui, un support et un réconfort. La certitude de ne pas être jugé et encore moins repoussé. Alors je fais valser mes chaussures et m’allonge sur son lit lui offrant mes bras. Nous sommes au milieu de l’après-midi, ce n’est pas le temps de se coucher. L’étudiant hésite devant mon regard pénétrant. Je ne sais pas ce qui le décide, entre l’assurance irrationnelle d’être en sécurité avec moi, ou un autre instinct plus primaire. Mes bras se referment sur un corps en détresse. Mon téléphone se met à vibrer avec insistance, nous chatouillant l’aine à tous les deux. Sans regarder le nom de l’appelant, je l’éteins et le pose sur la table de chevet emprisonnant à nouveau Alexio de mes bras.

Combien de temps restons-nous ainsi ? Suffisamment pour que le soleil se teinte d’une belle couleur orange. Le loup est bien plus sage que l’humain qui l’héberge. Il veille cet être en détresse, transformant ses bras en bouclier et son corps en couche chaude et accueillante. Le plus prude des deux ne s’y trompe pas et semble abandonner ses défenses, s’en remettant à un autre, un fauve aux instincts sauvages.

La tombée de la nuit nous surprend, simplement enlacés. L’animal s’est rendormi. Je me surprends d’une telle retenue de ma part, pourtant dans le même temps elle me parait une évidence. J’embrasse la naissance de ses cheveux. Son front perle de sueur. C’est qu’il fait chaud à rester collés l’un à l’autre si longtemps.

- Alex ? Tu veux aller manger dehors ou que nous ramenons quelque chose ici ?

Décision est prise de manger dans sa chambre. Alexio insiste pour aller chercher de quoi nous restaurer et refuse mon billet de cinquante dollars. Je n’insiste pas. Une fois solo je rappelle celui qui m’a appelé et qui n’est d’autre que mon second Mario. Jamais je n’aurais pensé à devoir faire face à ce genre d’ennemi. Daeh vient de prendre le Pink Print comme cible pour ses revendications avec trois bonbonnes de gaz camouflées dans la réserve avec les futs de bière. Bilan : cinq morts, trente-cinq blessés dont cinq dans un état critique. Je m’en veux de ne pas avoir répondu. Je viens de perdre quatre employés.

Une rage froide monte dans mon ventre. Autant je sais faire face aux cartels chinois ou à mes cousins napolitains, autant un ennemi qui vous cible presque par hasard, un ennemi aussi invisible que sournois me laisse totalement désarmé. Je ne peux que pleurer mes morts, réparer le bar et continuer pour ne pas céder devant cette guerre asymétrique. Carlo fait partie des morts. Je connais sa sœur avec qui je suis sorti. Sa madre m’a mouché le nez quand j’étais môme et collé des pansements sur mes genoux écorchés. Même s’il était sous mes ordres, c’est un frère de cœur que je perds, comme les trois autres employés qui ont péri dans cet attentat. Mes larmes coulent sans retenues. Depuis quand n’ai-je pas pleuré ? Je suis pourtant seul, mais cela m’indispose de me laisser à une telle faiblesse. Avec des gestes d’automate, je vire mes vêtements et me colle sous le jet d’eau froide de la douche d’Alex.

(…)

J’ai perdu la notion du temps et je n’ai aucune idée de savoir si c’est moi qui ai arrêté l’eau de couler ou le canadien que je découvre subitement à mes côtés alors que je suis affalé sur le receveur en faïence de sa douche. Dans ses mains, mes affaires et mon téléphone que j’ai semés en venant me réfugier sous une pluie bienfaitrice. Je n’ai aucune idée du spectacle que je lui offre, mon esprit est ailleurs dans une haine qui ne trouve pas sa cible. La voix de l’étudiant finit par m’atteindre. Je devine sa question plus que je ne l’entends.

- Regarde les informations…  cela doit faire la une des journaux.

Dire que je ne peux même pas venger mes morts. Je serre les mâchoires car j’ai les crocs prêts à sortir. Je bloque le hurlement à la mort que mon instinct m’ordonne de pousser. Mes paupières se ferment sur un regard d’un bleu électrique. Ma peau frissonne, mais pas de froid. Mario m’a dit que cela ne servait rien que j’avance mon vol de retour. Le bar est plein de flicailles. Dans l’état où il devine que je suis, il préfère me savoir loin.

#Barcelone #PredaràriaPerLaPau


© Fiche par Mafdet Mahes

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