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 [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day

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Charlie Crowley

Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyVen 26 Fév 2016 - 10:33




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Pour toute réponse à ses plaintes, Brian le saisit par la taille. Charlie grogna mais sembla s’apaiser un peu, quoique son front soit toujours traversé d’une ride soucieuse. Le policier avait très vite compris ce qui marchait avec lui. Il était facile de lui en mettre plein la vue avec quelques belles paroles mais question réconfort, il avait toujours été plus sensible aux gestes qu’aux mots. Il était tellement peu doué avec ces derniers et le regrettait parfois, d’où peut-être le fait qu’il apprécie mieux une étreinte qu’une déclaration à laquelle il n’aurait pas su répondre. Le nouveau petit nom dont l’affubla son flic lui tira malgré tout un sourire grognon et sans avoir l’air d’y toucher, l’ours regarda son homme s’éloigner. Y avait pas à chier, c’était quand même lui le plus beau ce soir, et ce jean lui allait bien mieux que son satané uniforme. Se rincer l’œil, lui ?? Jamais.

Charlie ne faisait pas souvent la queue.  Il avait pris l’habitude d’Amaro de ne pas se soucier des autres et envoyer bouler ceux qui auraient trouvé à y redire. Aujourd’hui cependant, il fit une exception. Combien de temps cela durerait-il, il était difficile de le dire, mais il avait suffisamment envie de faire plaisir à Brian pour prendre sur lui et attendit sagement son tour. De toute façon, il n’avait jamais été quelqu’un d'impatient. L’ambiance était plutôt douce ce soir et l’agitation alentour l’empêchait pour le moment de retomber dans la léthargie. Les slows modernes avaient laissé place à une balade au charme suranné qu’il n’aurait pas pensé apprécier mais qui résonnait de façon étrange en lui. Alors que son billet passait de main en main en échange de deux gobelets, son flic le rejoignit, chantonnant à mi-voix. Charlie eut un vague sourire en lui tendant son verre puis, après une longue seconde, percuta enfin la dédicace.

« Oh ! … C’est toi Brian ! »

Inspecteur Charlie était dans la place. Son sourire retrouvé, il attrapa la main libre du flic pour l’attirer vers lui et l’embrasser sans retenue. L’ourson calé sous son bras faillit en échapper mais le garou se détacha de son poulet préféré juste à temps. Déjà, Brian l’entraînait vers la grande roue et le cuisinier se laissa faire sans bouder son plaisir. Après tout, le duo de fileurs de bouton avait disparu de la circulation et il n'allait pas se gâcher le reste de la fête !

La file était encore plus longue que pour leurs boissons mais le garou eut vite la satisfaction de voir que s’ils n’étaient pas les premiers, ils étaient loin d’être les derniers, en témoignaient les couples qui s’amassaient peu à peu derrière eux. Son regard survolait la foule, notant au passage la phase babysitting de l’adjointe avec le bébé loup le plus agaçant de l’univers, puis monta à l’assaut de la grande roue. Une cabine, rien que pour eux deux. Hmf. Ses yeux venaient de retomber sur Brian et son profil dessiné par les lumières de la fête lui fit bondir le cœur. Pris d’une subite impulsion, ses doigts quittèrent la taille du policier où ils s'étaient malicieusement glissés sous la ceinture pour se saisir de son portable et envoyer un message. Il n’était pas un amoureux très doué, les mièvreries le dépassaient souvent mais il faisait des efforts, vraiment, pour montrer son affection autrement que dans l’intimité. Alors que le portable rejoignait sa poche, un frisson glacé lui parcourut subitement l’échine. Les sens en alerte, le garou releva les yeux, inquiet, scrutant le parc.

« T’as rien entendu ? »

Si, il avait entendu. Ou plutôt perçu, c’était difficile à décrire, mais la file avançait et les deux hommes ne parvinrent pas à voir quoique ce soit sortant de l’ordinaire au milieu de la foule. Ce n’était peut-être  rien, mais une ombre continuait à peser sur l’instinct de l’ours qui détestait cette sensation. Heureusement, il allait vite pouvoir se changer les idées, ne rester plus qu’un couple avant eux dans la file. Enfin ça, c’était jusqu’à l’intervention d’Amaro. Accompagné de son adjoint, l’italien s’était planté juste devant son nez et le sourcil de l’ours se haussa jusqu’à sa tignasse ébouriffée.

« Oh l’autre hey ! T’as cru que c’était la fête du slip ? »

Hmf, vu les phéromones que dégageait le couple, peut-être bientôt oui. D'une bourrade, il repoussa Alessandro qui évidemment, ne se pria pas pour lui renvoyer.

« Ah tu veux jouer à ça ? »

Un vague sourire flottait sur les lèvres de l'ours. Il avait pour lui la force mais Amaro savait pertinemment que contre lui, il retiendrait ses coups, et les deux garous se défièrent du regard. La partie allait être serrée, d'autant plus que la nacelle suivante approchait.

L'accrochage fut plus que confus. Charlie avait agrippé la manche de son flic, lui assurant qu'après tout ce temps à attendre, ils passeraient les premiers, l'avait perdu en route puis attraper à nouveau, puis reperdu, avant de finir par réussir à se glisser dans l'antre si convoitée. Le cuisinier jeta un coup d’œil à la porte qui se refermait derrière lui puis se retourna pour jeter un regard triomphal à Brian :

« Tu vois, je t’avais dit qu’on passerait en prem… Et merde. »

Non, définitivement, cette chemise luxueuse n’était pas à son poulet. Amaro le contemplait avec presque autant d’étonnement que lui et une lueur dans les yeux qui ne trompaient personne. Il risquait d’y avoir de l’ours volant au menu.

« Et merde. » Répéta le garou, blasé.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyVen 26 Fév 2016 - 21:50




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Mon compagnon se targue de redonner ses lettres de noblesse à une attitude masculine chevalresque. A l’heure où les féministes ont finalement obtenu “presque » gain de cause et à défaut d’avoir des salaires équivalents à leurs homologues masculins, elles en ont hérité la même charge de travail sans aucun soulagement notable dans le quotidien de leur foyer. Je suis une femme indépendante. Mais à contrario de mes contemporaines, je n’ai nul besoin de le prouver, car c’est l’évidence même. Et je ne vois aucun affront à cette indépendance quand Peter me tient galamment la porte, ou commande un repas sans forcément me consulter. Il sait mes gouts et j’accepte aussi de me soumettre à ses surprises. Si cela ne me plait pas, je lui fais savoir sans drame à la clé.

Quand sa main trouve la mienne, je la serre doucement et lui affiche un sourire ravi. Je secoue la tête pour dégager une mèche de cheveux gênante, cambre un peu les reins pour attirer les regards masculins. Je me fais indomptable tout en restant sagement auprès de l’homme qui a su me rendre docile… du moins d’apparence.

Des odeurs alléchantes m’assaillent. Nous avons pourtant fait un excellent repas avant de venir. Et je crois que le cuisinier du restaurant prendrait cela comme un affront, mais je ne peux pas m’empêcher de regarder le stand des hot dog avec envie. Peter lève les yeux au ciel, blasé par mon appétit.

- Chat ché drôlement bon, dis-je en croquant dans la saucisse qui dégouline de mauvaises graisses.

J’entraine Peter qui me suit avec un air résigné. Il fait genre, mais je sais qu’il est heureux d’être là avec moi. Je fais une hécatombe au rayon confiserie. Puis regarde la grande roue. Je ne peux m’empêcher de rire en voyant Chad faire le guignol avec son compagnon du moment. C’est qu’il est en train de mal tourner l’architecte. Toutefois j’ai l’intuition qu’il ne faut pas que je m’en mêle, comme pour la défaillance des pouvoirs de Derek. Quelque chose doit s’accomplir par leur seule décision.

- Un tour dans la roue Peter ? Allons jouer les hamsters !

La comparaison ne semble pas convenir à mon partenaire, mais nous nous en dirigeons pas moins vers la file d’attente.

Il y a comme un courant d’air qui me hérisse le poil. On dit qu’un chat est capable de sentir un tremblement de terre avant que celui-ci ne survienne. La sensation est exactement celle-ci. Nous sommes sur la faille de San Andreas. Le Nemeton lui-même est sur un nœud tellurique important. Pourtant même si les signes précurseur semblent l’indiqué, je ne crois pas que nous sommes face à un big one… non… Il y a un danger et celui-ci est imminent. J’attrape la main de Peter et je l’écarte de la file d’attente. Je ne réponds pas à sa question. Ma mine est sombre. Je marche dans le parc, quadrillant la zone minutieusement. La question est Qui, ou, quand et comment.




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Therence Garnet

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptySam 27 Fév 2016 - 2:02




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Je reviens vers mon loup, fier comme un coq après mon passage aux côtés de la réfrigérante et du gobelin. Si Chad est moins démonstratif avec les coups d’œil échangés avec les membres de sa meutes, moi j'ai besoin d'aller chambouler la tranquilité ambiante, faire savoir que je suis là, et montrer que où que je volette je ne suis jamais seul et ignoré. Si nous étions de la même année avec Chad, je devine que le lycée connaitrait des heures terribles. Mais ce n'est pas le cas, et même s'il connait mon importance, je suis assez fier de pouvoir lui donner un aperçu ce soir. L’œil avec lequel il me juge me flatte. Au lycée je suis un roi, autoproclamé dira t-on, mais le fait est qu'on me connait et qu'on me respecte sans que j'ai besoin d'être une autorité suprême de l'établissement, ni accoquiné à la reine de promo, ni que je sois l'une de ses stars. Et tant qu'il n'y aura pas de nouveau un King pour prétendre au titre, je me pavanerais et sèmerais le désordre sans scrupule auprès de mes petits camarades, au dedans comme au delà du bahut. Ça m'amuse, ça alimente l'ambiance déjà bien échauffée de la soirée, et puis déranger les autres c'est une façon comme une autre de conserver l'ordre établie de ma petite vie.

Chad aussi possède une prestance remarquable. Mais son aura est bien réelle et ne s'arrête pas aux jeux et provocations d'adolescents dont il gratifie Stiles et Mick. Il les dénigre sans pitié, le regard inquisiteur et l'allure juste superbe, mais il n'a pas besoin de les écraser pour se hisser au dessus d'eux, ou de n'importe qui d'autre. S'il joue les insupportable, c'est parce qu'il peut se le permettre. Parce qu'il est tout simplement redoutable au delà de n'importe quelle apparence qu'il se donne, même si je ressens plus que je ne connais cette puissance. Son statut dans la meute en est une preuve, et même sans posséder le rang ultime, sans faire lois parmi ceux de sa nature, ce n'est pas... ce n'est plus un lycan ordinaire. Chad est un loup noir parmi les loups gris. C'est comme ça que je vois les choses. C'est cette différence qui me trouble et me captive...

Derrière nous, Batman et son Robin. La réunion de ces deux là est une agression pour ma rétine. Trop de mauvais gout condensé! Comme le suppose Chad, même le shérif a du s'en rendre compte. Mais est-ce qu'il l'a accepté? Combien de temps avant qu'il n'avale la couleuvre?

- Le temps qu’une âme charitable le mette au courant ? Je voudrais voir la tête de Mick à ce moment-là !

Je reluque le loup avec malice, prenant mentalement note de ses désirs. Certains s'offrent des fleurs, d'autres des mots doux. Si c'est voir la tête dépité de l'autre bichrome que veut Chad aujourd'hui, alors je m'engage à lui offrir ce cadeau.

A mon intention de la part du loup, le paternel-autruche annonce une claire invitation à la débauche si ce n'est pas une ode à ma domination sur la BHS. Pas de baiser éploré, encore moins de joues rougissantes, pourtant il y a un "avec moi" dans cette dédicace qui me comble plus que toute autre flatterie. Je félicite mon loup rebelle de vouloir briser les normes, à tous les deux...

- Oui, et cela dans quelques minutes.

Mon sourire s'étire, excité et entendu, et mes mains se baladent sans hontes en prévision de nos prochaines interdictions à bafouées. Il frissonne mais sans rien perdre de son calme. Maitre, trop maitre de lui. Pourtant j'essaie de lui faire perdre le contrôle, je me fais convainquant, je veux gagner cette bataille... et je lui refuse mes lèvres et plaisante sur notre opportunité d'enfin nous "envoyer en l'air". A quoi il rétorque :

- Tu ne fais pas si bien dire mon mignon !





Je refoule le frisson que m'inspire sa mystérieuse assurance, et je peste pour ce sobriquet niaiseux en m'installant bien vite dans notre cage d'altitude. Je l'y attend, affalé et l’œil pétillant. Mais la cabine monte doucement, et lui reste le nez collé dehors... Le temps passe. Hey. C'est moi qui ai pour principe de jouer avec le feu, qui fait patienter les autres pour mieux attaquer. Qu'il me fasse pas croire que se retrouver seuls dans une cabine ça ne lui inspire pas autre chose que de profiter de la vue!...
Je tapote frénétiquement les doigts contre le cuir du siège, soupire, et en désespoir de cause je vais chercher moi-même son attention. Je glisse mon bras de son côté du dossier, dépose mes lèvres dans son cou, sur sa mâchoire, pétrie tendrement son genoux en remontant vers l'intérieur de sa cuisse... et quand je crois happer son oreille, elle m'échappe avant que ne retentisse un bruit de verrous récalcitrant mais pas invincible. Je m'écarte subitement quand un courant d'air s'infiltre dans l'habitacle, la surprise précédent un rire franc. Mais qu'est-ce qu'il fout?...

-Qu'est-ce qui t’arrive? Un coup de chaud?... m'amusè-je avec délice.

- Tu voulais t’envoyer en l’air ? Alors tu vas être servi !

... Quoi?
Ses dents reluisant comme un croissant de lune, mon visage qui se décompose, son bras qui me fauche, mon flanc contre le sien et le vide qui nous aspire. OH LA VACHE!!!

-Qu'est-c'tu fous?! Fais pas le c*n, dépose moi!! CHAD!!!

J'ai un haut le cœur quand il bondit sur la nacelle, je m'accroche à lui comme si ma vie en dépend. P*tain, mais ma vie EN dépend!!! Ça tangue, ma vision file dangereusement du stand de tir jusqu'à la piste de danse par intermittence...

- La vue n’est-elle pas plus belle d’ici?

-T'es complétement MALADE! gueulè-je en me cramponnant à la structure tandis qu'il me lâche.

Mais à quoi il joue?! Monsieur veut faire le malin?! Montrer qu'il est le plus fort?! Super!!! Il a gagné! Un mouvement de travers et je suis bon pour devenir la nouvelle attraction de la soirée avec ma tronche en pomme d'amour explosée au sol!... Je crois que je vais vomir...

- Il devrait être occupé par son bébé-poulet au lieu de nous surveiller.

Qui? Wayne? Oh c'est pas vrai...

-Parce qu'il en rate pas une miette... pleurnichè-je en levant les yeux au ciel avant de les fermer parce que ça me fout le vertige.

Quelque chose me dit que mon retour sur terre va être pénible. Je fusille le loup du regard, la mâchoire sévèrement contractée. C'était quoi son but?! Faire redescendre mon ego de quelques étages? Rendre justice à tout ceux que j'ai pu emm*rder?! Prouver qu'il est le meilleurs de nous deux?!!

-On retouche terre : t'es mort.

Remarque pour laquelle j'écope un rire triomphant avant qu'il m'ignore pour admirer le paysage. Je le hais. Je respire vite et lourdement, collé à la ferraille. Si j'étais pas aussi énervé et flippé, je le trouverais presque craquant à sourire à la lune, les paupières closes, cheveux au vent... Dépourvu de masque. Ni mesquinerie, ni suffisance, pas non plus cette ombre qui le possède. Un visage presque innocent caché sous un menton trop dru et un blouson trop noir pour l'ange qu'il a été...
Je le regarde, la tempe posée contre la charpente. Ça branle légèrement, mais notre perchoir s'est grandement stabilisé, assez pour me calmer.

-Tu sais que je te détestes?

Qu'est-ce qui m'attire chez un timbré pareil? Le défis de me mesurer chaque jour à quelqu'un de mon acabit? Le désir vaniteux d'arriver à le dompter? Le désir inavoué d'être manœuvré? Cette noirceur authentique qui l'habille et qui l'habite, et qui m'attire comme d'autres sont attirés par la lumière?...

De la lumière, il en a. Je l'ai entraperçue ce soir quand il respirait la lune. Un éclat éphémère qui a jaillit, témoignage que sous ce manteau noir se cache un fond encore épurée. Un bonheur serein et candide, primaire et enfantin comme c'est rare de lui en voir et que je grave quelque part en moi comme un tableau à ne jamais oublier.

Son regard se perd dans le mien. Je bouge prudemment pour pouvoir me rapprocher de lui, et je me fige au grincement et remous peu rassurant. Je déglutis et lâche un peu plus le pilier latéral pour me hisser jusqu'à lui en m'accrochant à la barre au dessus de nos têtes. Ne pas regarder en bas, ni le ciel qui est aussi vide. Juste me concentré sur le petit bout de nacelle à parcourir, juste le cibler, lui...
... J'ai... J'ai réussi. Mon cœur bat la chamade, mais je le tempère d'une respiration mesurée en haussant le visage. Alors?... Que ce soit une leçon ou un test à l'égard de l'humain rebelle, qu'en pense t-il, le fatal provocateur?... Est-ce que je le mérite, lui, ou quoi que ce soit qu'il ait à m'offrir?... Je juge rapidement sa position.

-Si je le voulais, je pourrais te faire tomber.

-Mais tu tomberais avec moi.

-Je m'en fous. Je gagnerais quand même.


Implacable. Je le fixe longuement, intensément, mon regard sombre et ferme chancèle sur son visage dont la pilosité n'arrive pas à contrecarrer les lignes trop douces. Je me perd dans ses prunelles que la lune fait reluire d'un éclat irrésistible. Sur la pulpe de ses lèvres, comme un fruit défendu... je tend le nez vers le sien pour un baiser amplement mérité, et je reste quelques longues secondes le front tout contre sa tempe.
Je me risque à jeter un œil sur le paysage. Le vent frais qui nous fouette le visage nous apporte des senteurs nocturne vivifiante, tout comme notre pied de nez à la gravité et aux règles d'en bas. Je me gonfle les poumons, la vue porte loin. En oubliant la distance fatale qui me sépare du sol, l'humiliation qui m'attend une fois retrouvé la terre ferme... C'est vrai. La vue est incomparable de la haut.

-... Je te déteste quand-même. rappelè-je faiblement en contemplant Beacon Hill qui me parait si petite. J'en viendrais presque à apprécier cette folie.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptySam 27 Fév 2016 - 10:39

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- Euh...bon... Navré pour l'absence mais nous avons du faire face à des petit malins qui voulaient filer avec la caisse du stand de frite... Nous reprenons nos dédicaces..

"Saloperie de gosses, ils m'auront fait courir..."

Donc une correction sur une erreur de chanson.

Dans la dédicace de Therence pour Chad
C'était le titre : Bad par David Guetta & Showtek - ft. Vassy

Message : If it's trouble that you're looking for, oh baby, here I am.

Avec nos excuses (euh gaffe à ne pas faire trop de conneries...)






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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptySam 27 Fév 2016 - 10:44

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Dédicace suivante :

Espérance pour Myavi

Message : Yeah, 'cause your my rockstar.

Paparazzi par Lady Gaga



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptySam 27 Fév 2016 - 10:53

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- Prochaine dédicace reçue par SMS

- De Stiles Stilinski... Oh! C'est mon fils!!! My son is in the field !! Yepeee! Alors de Stiles pour... hein? Quoi? QUOI! WTF!!! Où est-il ce petit con ?!!! J'ai à te causer quand tu descendra de la roue!!!

- Bref dédicace de StilesàMickaelWayneAvectoijen'aipluspeurdemonombre...
Tu vas avoir peur de la mienne...

Stand By Me de Ben E King



- Ah... j'aime bien ce titre....

Et... ah... oui rattrappe toi Pfff!

De Stiles à son père :

Le plus fort, c'est mon père, de Lynda Lemay

Message : parce qu'enfin je l'ai trouvé, Maman, un comme toi tu avais trouvé, un homme qui me rend heureux



"Ptit con, il me colle la larme à l’œil..."


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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptySam 27 Fév 2016 - 10:57

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

[Not] An Ordinary Valentin's Day
- Et la dernière de cette série :

- Charlie pour Brian

- Euh... Brian! BRIAN!? Mais c'est la fête du slip !!!

- O'Conner!!! Lundi, dans mon bureau à l'aube !

Words de Jacob Whitesides

Le message est... .... : Greuh.

- ...






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The Dread Doctors

The Dread Doctors

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptySam 27 Fév 2016 - 16:21


The Dread Doctor...

“ [Not] An ordinary Valentin's Day „

- Il est temps, dit le chirurgien.
- Oui, commençons complète le pathologiste.
- Nous avons à faire, achève le généticien.

Trois silhouettes avancent d'un pas lourd. Le bruit des semelles de leurs bottes raisonnent étrangement, comme s'ils marchaient dans une autre dimension. Les lumières vacillent à nouveau. Une femme crie, effrayée par les masques étranges que le trio porte. La frayeur se propage d’autant qu’une sorte de perturbation électromagnétique semble atteindre tous les systèmes électriques. La sono part dans des sifflements très douloureux pour les oreilles humaines et c’est encore pire pour les êtres surnaturels. La foule est tétanisée et paralysée. C’est la panique générale. Un policier tente de s’approcher des Docteurs, mais il se retrouve violemment projeté au loin.

- Emmenons les nouveaux spécimens, dit le généticien.
- Il nous faut de la tranquillité, argumente le chirurgien.
- Choisissons bien, ponctue le pathologiste.

Les lumières se mettent à clignoter avec un rythme infernal. Certaines ampoules explosent par la surtension causée. Des bris de verre blessent les gens présents. Une partie arrive à courir, d’autres tentent de se cacher sous des table ou à l’abri très précaire des stands. Le chirurgien regarde la grande roue. On entend la structure grincer et vibrer. Les occupants des cabines, totalement prisonniers de l'attraction deviennent hystériques. La roue tangue avec des bruits sinistres. La vitesse de rotation augmente, la foule en bas s’écarte horrifiée. Les nacelles défilent de plus en plus rapidement. Une élingue lâche dans un bruit sinistre. La câble d’acier se fait mortel et fauche plusieurs personnes dans le parc.

Le sheriff hurle des ordres dans le micro, mais sa voix est déformée, amplifiée. On comprend qu’il demande à ce qu’on attrape les trois silhouettes masquées. Ses hommes s’avancent vers les trois hommes aux longs manteaux. Aucun d’eux n’arrive à les atteindre. Un transformateur entre en court-circuit et projette une gerbe d’étincelles, éblouissant la vision des policiers. Quand leur vue s’acclimate de nouveau à cette nuit parsemée de lumières sporadiques, les trois Docteurs ne sont plus là. Des gens hurlent. Il y a des blessés, la panique a provoqué des mouvements de foule. Des gens sont à terre. Un premier gyrophare annonce l’arrivée d’une ambulance… C’est bien insuffisant. Une femme s’accroche au bras du Sheriff.

- J’ai perdu mon ami ! Il me retenait la main ! Et il a disparu ! Retrouvez mon ami, je vous en supplie.
- Nous gérons la situation Mademoiselle. Suivez le plan d’évacuation s’il vous plait.

Non, il ne gère rien et il le sait très bien. Le sheriff se précipite vers la grande roue qui, si elle n’accélère plus, tourne bien trop vite pour ce que la structure est capable de supporter.

- Mais coupez le courant de cet engin infernal hurle le représentant de l’ordre au forain.

Celui-ci lui montre le boitier de commande. Non seulement il l’a mis sur arrêt, mais il a arraché les câbles d’alimentation… la roue tourne toujours. On ne discerne presque pas le visage des gens coincés dans les nacelles tant la vitesse est grande. C’est comme tenter de regarder un passager dans un train à grande vitesse.

Le sheriff tente d'organiser les secours en faisant déjà évacuer la zone autour de la grande roue qui tangue de manière inquiétante. La vitesse de rotation provoque un vrombissement qui rend mal à l'aise ceux qui l'entendent.

- Stiles... murmure le sheriff désespéré.

Les techniciens s'affairent. Personne ne comprend comment la roue peut encore tourner. La vitesse de rotation est telle, qu'ils ne peuvent pas s'approcher du moteur sans être aspirés vers les nacelles qui passent à la vitesse d'un train.




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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyDim 28 Fév 2016 - 1:03




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Là, plaqué contre son corps, je me sens à l'aise. Plus vivant que je ne l'ai jamais été. Je la contemple, elle m'étudie. Nous nous scrutons fixement dans les yeux, admirant cette étincelle d'amour se reflétant dans les pupilles dilatés de l'autre. Bon, je vous l'accorde, pour un premier rendez-vous, c'est tout chou à souhait, de quoi vous filez des caries jusqu'à la fin de l'année. Toutefois je suis confronté à un énorme dilemme. La relâcher ou pas. Dès qu'elle s'éloigne de moi, c'est comme si mon loup hurlait à la lune de solitude.

Je voudrais bien la garder dans mes bras ou la tenir contre moi jusqu'à la fin des temps. Sauf qu'en publique, c'est une autre paire de manche. Je pense franchement pas qu'ils vont roucouler de bonheur en nous voyant nous afficher. Dommage. Je soupire donc de désespoir à l'idée même de quitter ce petit coin sombre pour atteindre la lumière du jour. Toutefois, je m'arrange pour obtenir une généreuse compensation pour les efforts que je devrais prochainement fournir.

- Tout ce que tu veux mon loup.

Je l'observe pencher la tête avant de me donner ce que je réclame. Un baiser est un bon début. Jusqu'à qu'il devienne plus passionné et me fat perdre le sens de la réalité. Je me sens possessif et possédé. J'ai le cerveau qu'est devenu de la gelée, impossible de réfléchir correctement avec un tel baiser. Je dois être idiot à voir avec les yeux dans le vague, les joues rouges et la bouche entrouverte. Et bien, si ce n'était que l'entrée en matière à quand la suite du programme ?

Je suppose que pour le reste, va falloir que je m'arrange pour l'acquérir en toute discrétion. Même si ce mot ne fait pas trop parti de mon vocabulaire. Bon ok. Je suis pas du tout discret comme mec. Mais paraît que je m'améliore. Faut dire que je peux pas faire plus pire...A part me balader avec une pancarte géante avec des néons dessus. C'est tout à fait le style de situation dans laquelle je pourrait probablement me retrouver un de ces jours. Un jour très très lointain. Enfin, je l'espère fortement.

Une dernière caresse, un dernier baiser, un dernier doux sourire rempli de tendresse et on se sépare enfin à regret. Quittant notre doux cocon obscur, aka les coulisses, marchant tranquillement à quelques centimètres l'un de l'autre. Ça fait à peine dix secondes et j'ai déjà envie de la toucher, de la marquer de mon odeur une nouvelle fois. C'est officiel, c'est la femme de ma vie ! La preuve, j'ai l'impression d'être un junkie en face de sa dose quotidienne sans pouvoir la consommer. Sans être vulgaire, c'est un peu le cas.

Quelques stands plus loin, je lui demande dans quel attraction veut-elle participer en premier. Qu'importe lequel c'est, tel un scout, je serai prêt à la suivre, jusqu'au bout du monde s'il le faut. De tel pensée à mon jeune âge devrait me faire peur mais ce n'est pas le cas. Pour Ruby, je serai même capable de lui jeter à ses pieds les corps inerte de ses ennemis, de renverser des nations à son nom, et de refaçonner les constellations à son image. Je braverai tout les obstacles qui oseront se dresser entre nous.

Sérieux, qu'elle ne sache jamais au grand jamais l’existence de cette folle pensée pourtant si vrai. Elle risquerait flipper à ce sujet. Ou plus probablement de se barrer au plus vite loin de moi en m'ayant au préalable bourré d'aconit et balancer dans un puits. Mais oublions ça. Je l'observe discrètement ou tout du moins, autant que je le peux, tapoter ses longs doigts sur ses lèves pulpeuses. Lèvres que j'aime voir rougir sous mes mordillements, délivrant de voluptueux gémissements indécent.

Je l'accompagne parmi la foule, regardant de temps en temps le contenu des stands éparpillés dans le parc. Mais mon esprit préfère largement se focaliser sur la magnifique alpha à mes cotés. Avançant d'une démarche assurée et gracieuse, j'hésite entre me pavaner à ses côtés ou la cacher au reste du monde. Mon choix est vite abandonné quand je sens la délicieuse odeur de sucre dans l'air. Des confiseries et autres cochonneries bourrés de sucre à vous rendre diabétique à vie. J'adore.

Excité, j'en propose à ma compagne. On ne se promène pas dans une fête foraine sans avoir au moins acheter une sucrerie. Ça m'est inconcevable de le faire. Enfin, pour le moment. Peut être que lorsque je serai plus âges, cela changera. J'espère pas en tout cas. Le sucre, Ruby et le sport, c'est toute ma vie. Je n'imagine même pas un seul instant vivre sans l'un d'entre eux. C'est impossible, irréalisable, c'est non avec un 'n' majuscule. Plutôt mourir que de me séparer de l'un des trois.

Je la regarde acquiescer de la tête suite à ma demande. Je ne sais pas pourquoi mais sa réponse positive me rends heureux et en même temps me donne envie de la combler de tout les manières possibles. Mon loup veux lui montrer que je suis un bon fournisseur sans que je ne comprennes pourquoi. Ça doit être un truc de loup mâle je suppose. Je ne vais pas chercher plus loin à ce propos, au pire, je lui poserai la question si ça recommence. Je m’apprête à partir acheter la friandise quand elle m'appelle. Je me retourne brièvement pour savoir ce que la brune veux.  

- Prends en une grande !
-Pas de soucis. Je ne serai pas long.

Comme si j'allais prendre une petite. Vu ma voracité, il n'était pas question de prendre autre chose que la plus grande taille. Je la laisse donc vers le stand de balle et traque le stand de confiseries à l'odorat. Devant celui ci, il y a une queue assez conséquentes. Bon, j'exagère un peu. Il doit y avoir une demi-douzaine de personne maximum. Mais c'est déjà trop. Je n'aime pas laisser ma pierre précieuse toute seul. Je sais qu'elle peux parfaitement se défendre sans moi et je lui fait totalement confiance pour ne pas briser mon petit cœur de chiot.

Mais ce sont les autres envers qui je n'ai absolument aucune confiance. Tous des rapaces ces hommes. Je suis persuadé qu'ils attendent tous que j'ai le dos tourné pour tenter de s'en accaparer. Des charognards prêt à se jeter sur cette beauté comme la misère sur le monde, je vous le dis ! Comme si je ne les voyais pas baver littéralement devant elle et la salir de leurs pensées perverses. Si je croise un de ses beau parleurs près de mon amante, il ne reverra plus jamais le soleil se lever, croyez moi. Je peux être extrêmement terrifiant quand je suis possessif.

C'est donc pour gruger la foule et rejoindre au plus vite ma belle que j'use de mon imparable technique. Celle des yeux de chiots tout tristounet à en faire pleurer des pierres. J'ai développer ma technique au plus haut niveau, jusqu'à quelle en devienne parfaite. Même une personne sans cœur ne peux pas y résister et faiblira devant mes yeux mouillés. Actuellement, je ne connais aucune personne y étant immunisé. Et c'est pas comme si l'exception à la règle va venir spécialement aujourd'hui ici même pour déjouer mon regard implorant.

M'excusant d'avance, je leur demande si je peux passer prioritaire, ayant promis à l'adjointe du sheriff de ne pas m'absenter très longtemps. Oui, ça ne se voit pas beaucoup mais je suis un garçon bien élevé et poli. Comme prédit, les gens imaginent que je suis sous la surveillance de Ruby et me laisse passer. Je ne leur est pas menti. J'ai juste donner une demi-vérité. Ils ne peuvent pas savoir que c'est moi qui surveille l'adjointe des mauvais hommes. Et des mauvaises femmes aussi, ne soyons pas sexiste. Je me méfie des deux côtés pour plus de prudence.

Je demande, avec mon sourire auquel on ne refuse rien, une barbe-à-papa géante et un sachet de sucre d'orge que je mettrai dans ma poche pour plus tard. Je paye le tout et repart avec ma marchandise vers le chamboule-tout où j'avais précédemment laisser Ruby. J'espère que personne n'est venu la draguer entre temps ou je fais un malheur ! Fort heureusement, ce n'est pas le cas. Je la retrouve toute seule, devant le stand, admirant les lots. Je m'approche de la brune, la voyant se retourner quand elle décèle ma présence et lui tends la friandise réclamée.

- Mon champion ! Je t’ai acheté des tickets !

On voit que Ruby, elle, sait parler à des hommes de ma prestance. Mon égo est booster à bloc, prêt à prouver que ce surnom me va à ravir et dévoilant ma force devant ses beaux yeux. Vous allez voir, je vais lui décrocher la plus grosse peluche du lot ! Que diable, je suis le meilleur sportif de tout Beacon Hill. Non ce crétin de Brett Talbot, qui ferait mieux de rester à Devenford, ni Scotty qui triche avec son titre d'alpha, ne comptent dans ce classement. Il me sera aisé de gagner haut la main et les yeux fermés.

-C'est comme si c'était fait. Je vais tout massacrer tu vas voir.

Comment ça je me vante un peu trop ? Je ne vous le permet pas. Je suis le champion incontesté de cette sublime milady et je vais vous le montrer. Je lui tends la barbe-à-papa et récupère les tickets. A nous deux les conserves. Vous allez bien gentillement tomber sous mes lancers ou ça va mal finir pour vous. J'ai mon honneur qu'est en jeu là et hors de question de perdre. Ça sera tout ou rien. Rien n'est trop beau pour ma petite amie alors je considère le plus gros lot du stand comme le sien.

Toutefois, je ne penserai pas qu'on viendrait me déstabiliser dans mon défi personnel. A ma droite, je n'ai plus la gentille et douce adjointe mais une allumeuse hors paire et terriblement sexy. Pour vous dire, j'ai envie à cet instant d'être de la barbe-à-papa. Précisément celle qu'elle tiens entre ses longs doigts que j'aime sentir s'accrocher à mon cuir chevelu ou érafler mes épaules de griffes. Et ses lèvres... Je ne vous dis pas le nombre de fantasme que j'ai à ce sujet. Toutes plus torrides les unes que les autres.

Mais quand je vois cette langue mutine sortir de son antre chaud et humide, ma concentration se brise en une seconde. Mes yeux clignotent de leur chaude couleur dorée tandis que mon corps tremble partiellement d'un trop plein soudain de désir. De ce fait, je rate complètement mon dernier tir, visant à l'opposé d'où je devais. C'est de la tricherie ! User de son charme pour m'affaiblir, c'est méchant. Et pourtant terriblement excitant. A tel point que j'entre en conflit psychologique.

Une partie de moi me pousse à m'occuper de cette tension qui m’envahis en bonne compagnie et une autre, mon orgueil sans aucun doute, de ne pas rester sur un tel échec. Mon esprit de compétition doit être le plus fort des deux vu que je replonge immédiatement ma main dans ma poche pour reprendre une nouvelle partie. Ça va pas se passer comme ça. Un tir loupé est un tir de trop ! J'ai juré que je gagnerai et je le ferai, foi de loup-garou.

-Je veux celle-là !

Hein ?! Je relève précipitamment la tête, étudiant la peluche qu'elle pointe. Celle là ?! Elle a choisi celle là comme lot de consolation n'est ce pas ? Elle est dépité devant ma minable performance. Je le savais. Pff... Je suis même pas capable d’obtenir ce qu'elle souhaite. C'est pour ça qu'elle se reporte sur ce loup en peluche. Pour ne pas blesser mes sentiments. Ça va pas se passer comme ça. Ma fierté de joueur à été touché alors si je l'ai déçu, je ne vais pas le supporter et devoir y remédier au plus vite. Même si elle n'a pas l'air d'être d'accord, je vais essayer de la convaincre du contraire.

-T'es sûr ? Sûr et certaine ? Tu prends pas celle là pour me consoler, hein ? Je peux gagner une autre si tu veux. Je sais que je me suis raté mais ça se reproduira pas. Je peux te gagner une plus belle et une plus grosse. Promis juré !

Tout compte fait, c'est moi qui ait été vaincu. Je connais bien ce regard là. C'est celui qui dit qu'elle n'en démordra pas. Je n'ai plus qu'à accepter à contre cœur ma défaite à un point près et scruter le mini loup passer des mains du forain à celle de Ruby. Je ne comprends pas trop pourquoi cette peluche ci et pas une autre. Ce n'est rien d'autre qu'un loup. Il y en avait d'autres, comme la licorne, le chat, le dauphin, le lapin, l'ours... Euh non pas l'ours. Évitons les ours. Ils ont tendances à vous amener droit dans un mur.

-Je veux cette peluche parce qu’elle te ressemble. Je suis sure que si tu avais une forme complète, elle ressemblerait à ça et comme ça je t’aurais toujours avec moi. Qu’est-ce que je ferais d’une grande peluche ? Elle resterait à la maison. Celle-ci, elle me protégera où que j’aille.

Elle me ressemble ?! J'ai beau la regarder sous toute les coutures, je ne vois pas en quoi elle me ressemblerait. Peut être les yeux. Mais bon, si elle lui plaît, ce que je n'ai aucun doute vu comment la brunette la serre contre elle, je ne vais faire aucun commentaire. D'ailleurs son petit discours m'a fait fondre tel une glace en plein soleil. Si l'on avait été seul, je lui aurait sauter dessus sans délai pour m'abreuver de son amour et tenter de me fondre en elle.

Même absent, je serai maintenant un peu présent à ses cotés grâce à cette peluche qui ne la lâchera plus d'une semelle. En fin de compte, c'est pas si mal d'avoir perdu. C'est comme une sorte de revendication version peluche. J'adore le concept en y réfléchissant bien. Et mon loup aussi. Marquer son territoire est primordiale. Ce mini loup aura au moins le mérite de repousser les gêneurs. Les plus collants, je m'en occuperai moi même. Enhardi, par ce sentiment de satisfaction, je roule des épaules et bombe le torse de fierté. Si je le pouvais, je ronronnerai sûrement.

Après m'avoir remis entre mes mains la sucrerie nuageuse, nous repartons flâner entre les stands. Je profite ainsi de densité de la foule pour reprendre mon petit jeu d'attouchements. Tout en dévorant la sucrerie et attisant le désir de l'autre, nous discutons de tout et de rien. Mais mon sujet favori est évidemment les couples présent à cette fête. En tant que fervent adorateur des ragots, il est de mon devoir de savoir qui est venu avec qui. C'est ainsi que j'ai appris que le gars avec Stiles que j'avais aperçu avant la fête était un membre de sa meute.

Ou que Monsieur sourcil froncés sortait avec un druide. Le plus choquant c'est d'apprendre que le Caid était bel et bien avec quelqu'un. Je pensais qu'il batifolait de gauche à droite sans attache. Là, c'est un truc qui me sidère. Attendez, ça veut dire qu'il est sûrement ici, dans ce parc à cette heure ci ! Si l'on se croise, ça risque de faire de sacré étincelles vu comment on peut pas s'empêcher se s'envoyer des piques à tout va. Il m'énerve dès qu'il ouvre la bouche, c'est pour vous dire. Alors j'ose même pas imaginer la scène s'il se promène avec un loup-garou qui a basculer dans le coté obscure de la force.

Là où je me met à rire franchement, c'est quand j'apprends avec qui sortent les deux policiers les plus respectables de la ville. Un mec où plus louche que lui tu meurs et un ursidé qui peut pas piffer les poulets. Qu'ils sont beaux les forces de l'ordre de la ville à braver les interdits. Manque plus que d'apprendre que le shérif est amoureux du plus grand criminel du monde pour compléter le tableau et que je meurs d’hilarité en plein milieu de la fête.  Je suis sûr que Ruby me prodiguera rapidement les premiers gestes de secours si j'étouffe de rire. Ça sera une bonne excuse pour l'embrasser publiquement.

De temps en temps, nous nous stoppions sur certains stands intéressants, s'amusant et se chamaillant pour savoir qui est le meilleur des deux. Moi sans conteste niveau force brute. Pour la finesse, je laisse ça à la belle alpha. Au moins, cela prouve qu'on se complète assez bien. Avec une autre personne, je ne sas pas si ça aurait été pareil cette fabuleuse soirée. D'ailleurs, je me demande bien pourquoi je me pose une tel question. Je n'ai pas besoin de quelqu'un d'autre. Je l'ai elle et ça m'est amplement suffisant.

Tout à coup, je me fait entraîner vers un stand dont je n'aurai jamais tenter. Celui de tir à la carabine. Comment voulez vous que je battes quelqu'un qui se sert déjà d'une arme à feu alors que je n'ai aucune expérience dans ce domaine là. Je vais me faire écraser, laminer, réduire en poussière en un clin d’œil. Mais ça ne l'empêche pas de me tirer là bas avec un sourire malicieux. Ce sourire là promet plein de surprise dont je l'espère seront bonnes.

-Ici ? T'es certaine ? Tu sais que c'est pas du jeu, hein ?

Je proteste pour la forme mais ne refuse jamais aucun défi. Le mot compétition m'enflamme, même si c'est une mini juste pour le fun. On ne plaisante pas avec un challenge. J'irai à fond et jusqu'au bout même si c'est pour me rétamer ensuite. On ne sait jamais qu'au cas où je naturellement doué au tir ou que j'ai un don innée dont je ne connaissais pas l'existence pour les armes à feu. Je n'en crois pas une seule seconde à un tel truc mais l'espoir fait vivre comme on dit. La mine sérieuse, je prends l'arme et vise la cible en face de moi.

Comme prévu, l'adjointe rafle la mise sans une seule goutte de sueur. Je me retiens de briser en deux ce foutu jouet, de le balancer par terre et de le piétiner sans remords. Ca ferait gamin capricieux. Pour la peine, je boude en gonflant mes joues et croisant mes bras tout en fusillant du regard la carabine. Tout ça c'est de sa faute ! Quel idée d'être chargée mais de ne pas tirer correctement. T'es une carabine, tu devrais savoir toucher une cible. Au moins une pour le coup de chance ! Mais même pas. Tu me déçois beaucoup carabine.

Le rire de mon amante me renfrogne de plus belle. Je grince des dents, crispe mes muscles et plonge mes ongles dans ma main pour contenir ma crise de colère qui afflue dans mes veines. Pas de scandale, pas de crise, pas de problème. C'est ce que j'avais prévu et je détesterai rompre ma promesse à ce sujet là. Mais celle ci disparaît d'elle même quand je sens une douce chaleur se coller contre mon dos. Ooooh... Oh ! J'ai compris le truc ! C'était un plan pour avoir une excuse de me coller ainsi. Malin, très malin. J'aurai jamais penser à un chose pareil. Je caresse sa main pour la remercier d'avoir user d'un piège aussi ingénieux pour m'avoir contre elle.

Tu vois, tu dois poser ton coude contre tes abdos et contracter pour assurer l’appui. Comme ça, tu ne trembleras plus. La carabine, tu peux la tenir en main ou la poser sur ton poing. La deuxième solution permet d’éviter d’éventuels mouvements incontrôlables de tes doigts. Oui, comme ça. Tu vois. Cette partie de ton corps est dévouée à tenir la carabine immobile tandis que l’autre s’occupe de viser. Voilà. Surtout une fois que tu as tiré, tiens la position. Les plombs restent légers et le canon long, si tu bouges trop tôt, tu vas dévier la trajectoire. Maintenant vise. Expire. Et tire. Yeah !

Je n'écoute pas vraiment ses explications, n'y prêtant qu'une oreille distraite, préférant me concentrer sur mes autres sens. Le toucher et l'odorat particulièrement. La savoir là, derrière moi, l'un sur l'autre mais sans pouvoir concrètement la toucher, ça me tue. Surtout quand la brune en profite allègrement pour me toucher, m'allumer. Et cette voix qui me murmure à l'oreille, me rends totalement fou. Je dois en appeler à mon plus grand contrôle que je ne pensais même pas posséder pour ne pas me retourner et la faire mienne devant tous.

Mes membres tremblent de luxure. Une bosse sous ma ceinture doit même être apparente face à ce traitement. Mais je sais que je ne vais pas pouvoir me libérer de cette tension pour l'instant. Même si j'en rêve face à cette décharge de plaisir qui me traverse de part en part à chacun de ses mouvements ou de ces mots. Vous êtes sûr qu'on peut pas mourir de frustration sexuelle ? Parce que ça risque d'être mon cas, d'avoir à porter de main ce que je désire le plus mais de ne pas pouvoir consommer ce fruit défendu.

Avec surprise, je touche la cible. J'écarquille les yeux, mes pupilles étincelantes de joie. J'ai réussi. Je ne sais pas comment, mais j'ai bel et bien réussi à tirer. En fin de compte, c'est pas si difficile que ça quand on a une sacrée motivation à portée de main. Le reste des tirs se passent sans trop d'encombre. J'ai l'impression qu'avoir compris le truc sans trop savoir comment. C'est un mystère qui me restera entier. Je ne m'en préoccupe plus, préférant réfléchir à quel lot choisir. Je les scrute un par un quand mon choix se pose sur une tache de rouge, rose et blanc.

Un jolie lapin nommé Ruby, l'un des trois mascottes favorites des Jewelpet. Elle représente le courage. Je comprends mieux maintenant l'histoire du mini loup. Cette peluche me fait penser à ma Ruby. Aussi douce, joyeuse, énergique, courageuse et belle qu'elle. C'est décidé, c'est celle là que je prends. Pas grave si le forain me regarde d'un air étrange en la choisissant. Je m'en contrefiche qu'à l'origine c'est une peluche pour fille. Maintenant c'est la mienne point final. Et puis c'est pas comme si je n'étais déjà pas catégorisé comme gars bizarre à se méfier.

Cependant, alors que Ruby devait aller chercher une friandise, je la retrouve les mains vides et un air bizarre affiché sur le visage. Je la regarde curieux de ce changement d'humeur et lui demande si tout va bien.Ce qu'elle me réponds vaguement l'air un peu soucieux je pense. Pour lui faire retrouver sa bonne humeur, je reprends de plus belle nos timides caresses remplis d'amour et de tendresse. Dans ma tête, je bouts sous la réflexion intense à laquelle je m'exerce pour trouver une excuse afin que nous nous retrouvions tout deux dans un coin tranquille sans risque d'être déranger.

- Et si nous allions sur cette fameuse grande roue ?

J’élargis mon sourire à cette question, imaginant moult scénario pouvant se produire dans ce petit espace rétreint. Mais un bref flash remontant un souvenir douloureux fait faire à mon cœur une embarquée. Mais je ne dis rien à ce sujet. J'ai déjà bien assez honte d'avoir le vertige alors le dire aux gens, en particulier à celle que j'aime, je vais faire une combustion instantanée. Prennant mon courage à deux mains et serrant ma peluche à mort, j'accepte d'y aller. La file d'attente est assez longue. J'espère qu'on va pas poireauter trop longtemps.

Avant nous, j'aperçois Charlie et ce que je suppose être son petit ami flic. Avant eux, il y a le couple que je vais tenter d'éviter le plus, c'est à dire le caïd et son darkwolf, Stiles et son petit ami que je suis sur d'avoir vu auparavant avec le dit darkwolf avant que celui ci ne devienne ainsi et le couple des sourcils aka Derek et un... bûcheron ?! qui nous salue en passant devant nous. Nan, ça doit être les carreaux qui me mettent en erreur. Puis, je regarde la grande roue, qui s'élève jusqu'au ciel, touchant presque les nuages. Comment ça j'exagère la grandeur de celle ci ? C'est même pas vrai ! J'ai juste un tout petit peu peur. Un chouia de trouille...

- Ca va Liam ? Tu sais…on sera à l’abri des regards une fois là-haut…
-Moi ? Oui, ça va. Ça va super ! Pourquoi ça n'irai pas ? T'es là, tout ira bien.

Ce n'est même pas un mensonge. Tant qu'elle est à mes cotés, je crains moins les hauteurs. Je lui offre un sourire reconnaissant en sentant ses doigts toucher les miens et tente de les attraper pour les serrer brièvement. Tout à coup, un sentiment de peur me prends au tripes avec une sensation de léger évanouissement. Qu'est ce qui viens de se passer ?! Et pourquoi Ruby touche-t-elle son ventre ? S'est elle blessée ? Vite, que quelqu'un appelle un médecin ! Quelqu'un en a appeler un ? Pourquoi personne n'en appelle un ?!  

Euh...Attendez, pourquoi le Sheriff appelle-t-il mon prénom à coté de celui de Ruby ? Je la regarde, les yeux écarquillés et la bouche béante. Une dédicace ? Pour moi ? Rien que pour moi ? Faut dire que des Liam, ça cours pas dans les rues de Beacon Hill. Et encore moins des Liam avec des Ruby. Je ne résiste pas de l'embrasser, en la prenant dans mes bras, pour la faire se déhancher sous le tempo de la musique, avant se frotter mon nez contre le sien. Avec une tel déclaration via micro, notre relation secrète ne l'es plus tellement. Le Sheriff était à deux doigts de la crise cardiaque. Heureusement qu'il suit scrupuleusement un régime ordonné par son fils unique.

Nous nous séparons, un sourire niais inscrit sur mon visage. Tout à coup, un crétin et son petit ami que je reconnaît comme étant Jordan, tente de nous griller la place comme à toutes les personnes présente ici. Non mais oh ! Il a qu'à faire la queue comme tout le monde le crétin chic ! Profiter qu'on se papouille pour nous doubler c'est... C'est méchant et très impolie. Je proteste vigoureusement et à haute voix de ce manque de respect mais il fait la sourde oreille le loup-garou.

-Non mais t'y crois ! Il a osé nous doubler ! Mérite que je le mords ce crétin.

Fort heureusement, il se fait stopper par le cuistot et sa forte carrure. Allez nounours, baffe le comme tu sais si bien le faire ! Cependant, il n'y a pas de bagarre. Au lieu de ça, il y a un mélange des partenaires qui me fait bien rire. Le crétin et l'ours se retrouvent ensemble sous le regard amusé de la foule. C'est incroyable comment il a réussi à se gourer de partenaire. Bien fait pour ce crétin. Ça lui apprendra à doubler les braves gens. Il avait qu'à faire la queue comme tout le monde. Je me marre comme une baleine, imaginant facilement le regard dépité des deux flics qui se retrouvent ensemble.

Nous atteignons rapidement le début de la file, et entrons dans les nacelles quand ce fût à notre tour. J'ai le cœur qui bat la chamade, la gorge sèche et transpire de peur. Vous savez quoi ? C'est une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Je vais rester là, à coté, lui faisant coucou tandis qu'elle monte dans la roue. Je ne mettrais pas un pieds dedans... Au mon dieu, je vais pas pouvoir grimper dans cette nacelle qui va quitter terre et être suspendu à plusieurs mètres au dessus du sol.

-Vas y toute seule, c'est bon. Je vais rester ici. J'ai plus trop envie de monter dedans en faites.

Elle réussi quand même à me convaincre de monter à l'intérieur, apaisant mes craintes une à une et m'enflammant en me rappelant ce que l'on pourrait faire tout les deux à l'intérieur. Je m'accroche à la brune au cas où, dans une pulsion de panique. L'attraction à l'air calme et paisible alors que j'alterne mon regard entre la fenêtre pour admirer le paysage et Ruby. Plus les secondes passent et plus cette peur disparaît peu à peu. J'ai encore paniqué pour rien et imaginer le pire. Pour m'excuser, je l'embrasse, caresse son corps, réapprends chaque forme de sa silhouette, goûte encore une fois sa peau et me colle à elle autant que je le peux.

-J'ai grandement envie de toi, ma belle Ruby. Ma magnifique louve que j'aime.

J'ai faim. J'ai de plus en plus faim lorsque je me l'approprie. C'est une faim que je n'arrive pas à combler tant le désir est puissant. Je me laisse dériver dans cette luxure, voulant la voir ravager par mes soins. Je suis excité depuis le jeu du chamboule-tout. Et depuis le stand de tir, c'est encore pire. Je tremble littéralement convoitise. J'ai vraiment eu une réaction stupide avant de rentrer dans la nacelle de la grande roue. Savoir à quel point j'aurai loupé un moment tel que celui ci me fait penser à quel point j'ai failli être idiot.

La chaleur grimpe en flèche dans la cabine. Tout autour de nous m'a été occulté. Je ne pense plus qu'à vénéré le corps rempli de sensualité de cette alpha qu'est mienne. C'est donc surpris que notre bulle éclate par un horrible bruit strident qui me perce les oreilles. Je me bouche les tympans du mieux que je peux, une grimace de douleur sur le visage. C'est à ce moment là que je regrette d'être un lycan. J'ai l'impression d'avoir été momentanément sourd. Mais qu'est ce qui se passe ?!

Je me détache d'elle à regret pour regarder par la fenêtre où des cris s'échappent. Mauvaise idée. Mon vertige me reprends à nouveau alors que les lumières en bas explosent une à une et que la foule s'éparpille paniqué tel des fourmis attaquées. Sérieux ?!  Ne me dites pas qu'on est attaqué par je ne sais quoi et que je suis coincé dans une foutu roue à des mètres et des mètres du sol ! Je vais faire une crise de panique. En faites non. Je suis en train de la faire.

-Qu'est ce qui se passe ? C'était pas prévu ça ! On nous attaque ? Les méchants peuvent pas être en congés comme tout le monde ?!

J'ai du mal à respirer alors que les hurlements de terreur d'en bas s'accentue avec ceux présent dans l'attraction et découvre avec horreur ce qui se déroule actuellement. Je m'accroche à Ruby, les yeux embué de larme, priant pour qu'elle me rassure. Je suis un simple gamin malgré que je tente d'être plus mature que mon âge. Un gamin terrifié par les hauteurs et l'attaque lancé sur une fête qui devait être romantique. J'ai du mal à respirer et mon loup fait des siennes, voulant sortir d'ici, embarquer au passage mon amante et se terrer dans un trou où elle sera en sécurité.

-La meute, tout le monde ! Ils sont en danger. Bon sang, t'es en danger!

C'est mauvais. Très mauvais. Mon loup hurle de partir rapidement d'ici. Mais comment ? Je suis à moitié paralysé de peur dans une cabine accroché à une roue géante avec pour seul objet une peluche en forme de lapin et une de loup. On va vraiment pas aller très loin. A croire qu'on ne peut jamais être tranquille dans cette ville. Il faut toujours que nous soyons en danger de mort parce que monsieur et madame psychopathe ont décidé de conquérir le monde en éliminant les habitants de la ville comme cadeau de saint Valentin. Peuvent pas être normaux et s'offrir des fleurs et des chocolats ?! Bien sur que non, ça aurait été trop facile.

Au faites, dites moi, c'est moi ou la roue tourne de plus en plus vite ? C'est décidé, dès que je descends d'ici, je vais buter moi même les méchants pour me défouler. Ils m'ont mis en colère et je vais tout détruire sur mon passage pour les atteindre. On ne me gâche pas mon premier rendez vous et me faire paniquer dans une maudite boite volante impunément ! Je tourne contre mon gré dans mon quart de travail, mon loup affolé et furieux suite à ces événements qui prennent un tournant dramatique et cache mon visage dans le creux du cou de Ruby. Quoi qu'il arrive, je la protégerai même si je dois y laisser la vie.



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Peter Hale

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyDim 28 Fév 2016 - 11:36




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Ambiance:
 
J’accompagnai Mafdet, fidèle et possessif. Elle se dirigeait vers un des stands qui s’affairaient toute la soirée pour sustenter les personnes qui participaient à la fête. Elle lut la surprise dans mes yeux quand je compris qu’elle troquait des friandises qu’elle affectionnait tout autant pour un hot-dog encore fumant. Par malice, la saucisse entre ses lèvres glisse. Elle la croqua et savoura ce gras délice. De son appétit ce ne fut que les prémisses. Nous prîmes ensuite sucreries et autres réglisses.

En retrait mais portant sur eux un regard perspicace, nous découvrîmes Chad et son petit ami s’agitant dans la file d’attente qui menait à la grande attraction de la soirée. Mickaël était là et l’adolescent hyperactif, fils du sheriff de surcroît, était quasiment accroché à son bras. Récemment, il y a avait eu un déclic au sein de la meute. Mais cela n’était pas positif. C’était plutôt comme un petit bruit métallique gênant dans un mécanisme qui avait été rodé. Un décrochage vers une pente descendante. Ruby était une femme forte, une louve exceptionnelle. Mais dans une autre vie…dans une autre vie j’aurais pu être l’alpha de cette meute.

- Un tour dans la roue Peter ? Allons jouer les hamsters ! Lança Mafdet.

Je grognai mon acceptation en rappelant que nous étions tous deux des prédateurs et certainement pas des bêtes insignifiantes à enfermer dans une cage.

Ma compagne stoppa subitement notre progression. Un feulement presque inaudible s’échappa de ses lèvres. Sa poigne témoignait de son inquiétude quand elle me tira à l’écart de la file d’attente. Sans ralentir nous parcourions les allées. La grande roue projetait nos ombres agitées sur le sol.

Comme un éclair qui aurait précédé l’orage, lorsque les lumières vacillèrent, un cri nous propulsa dans une autre ambiance. Il se tramait quelque chose. Nous accentuâmes le pas, guidés par l’agitation qui s’élevait de la foule. Nous nous tordîmes de douleur lorsque la musique émit une note si aiguë que toute personne à proximité des enceintes se serait évanouie.

Quand un homme s’écrasa violemment sur notre chemin, envoyé dans les airs comme une poupée de chiffon, Maf et moi remontâmes sa trajectoire.

Le mouvement de panique que nous remontâmes à contre-courant s’écarta sur notre passage. Mes épaules furent secouées par des grognements rauques qui montèrent de mes entrailles. Les trois entités devant nous ne m'inspiraient rien de bon.

Ils confirmèrent cette impression en réduisant à néant la tentative des policiers à qui le sheriff avait hurlé ses ordres. Puis dans une gerbe d’étincelles, ils disparurent.

Parmi toutes les odeurs alléchantes, pour la plupart sucrées, une autre les surpassa toute. Celle du sang. Les effluves atteignirent mes narines et étaient porteuses d’une sentence terrible. La fête de la Saint Valentin venait de tourner au cauchemar sordide.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyDim 28 Fév 2016 - 15:28




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Alex est calé contre moi, sa tête pose sur mon épaule. Pas de gestes excessifs entre nous, simplement savourer la présence de l’autre. La nacelle tangue doucement, la ville s’étale en dessous comme un plan fait de points lumineux. La musique nous parvient assourdie.

- Jolie vue, murmure Alex. Et de la ville, aussi.

- Oui, jolie vue, répondis-je en lui embrassant la tempe.

A l’intérieur de cette nacelle, je me sens bien car nous sommes isolés et à l’abri du regard des autres. Si je me moque de ce que pensent les gens, je ne suis pas quelqu’un de très sociable. Me retrouver ici avec la seule compagnie d’Alex me convient. Une chance que mon compagnon soit en phase avec ce trait de caractère. Car cela n’aurait jamais pu coller avec quelqu’un fan de sorties et de fêtes.

Ses cheveux chatouillent mon nez, quand Alex bouge pour mieux s’installer je sens un léger à coup dans la structure. Mes doigts croisent ceux d’Alex. Par les vitres je vois la forêt qui s’étend sombre. Le manoir est quelque part dans cette ombre. Du gras du pouce, je caresse la naissance de son pouce. Nous ne ferons pas de galipettes audacieuses ici. Nous n’avons rien à nous prouver sur ce plan et de plus cela affecterait notre pudeur respective. Instinctivement je ressers mes bras autour du druide. Je ne dis rien, mais deviens attentif aux mouvements de la roue. Un bruit sinistre se fait entendre dans la structure qui fait sursauter Alex.

- Ce n’est rien, ne t’inquiète pas.

Mes mots sont machinaux et purement automatiques. Je n’ai plus mes sens de loups qui avant me permettaient d’anticiper. Mais très vite, nous accélérons et nous comprenons rapidement que quelque chose cloche quand nous passons la gare de départ où normalement on doit descendre. La vitesse devient de plus en plus rapide et il n’est pas besoin d’être un être pour deviner que ce n’est pas bon pour la structure même du manège.

Impuissant, je sers Alex contre moi. Pour ne pas nous faire bringuebaler dans la nacelle, nous essayions de nous caler avec nous jambes sur la paroi d’en face. Les gens des nacelles voisines hurlent de terreur. Je me retourne pour voir les nacelles qui sont derrières. Il doit y avoir Chad et Mick plus loin.

- Bordel Chad !

Mon frère de meute se trouve sur le toit de sa nacelle avec Therence. Mais que fait-il la dessus ?! Il se cramponne tant bien que mal tout en retenant Therence. La vitesse semble augmenter encore. Cela commence à perturber mon équilibre. Les bras de la structure défilent trop vite pour que j’en ai une image nette.

Vers le sol, je vois des gerbes d’étincelle dans ce qui doit être l’alimentation électrique. Un bruit terrible d’un câble qui lâche me plombe le cœur. Immédiatement on sent que la rotation s’incline, la symétrie de mouvement n’est plus assurée. Les bras d’acier gémissent et se déforment. L’horizon s’incline… Comment imaginer survivre à une telle chute ?

- Alex ? Je t’aime plus que tout. On va s’en sortir Pichou, toi et moi, d’accord ?



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyDim 28 Fév 2016 - 16:29




[Not] An Ordinary Valentin's Day

Stiles a honte. Le menton baissé, la bouche pincée, il est triste et agacé contre lui-même de ne pas avoir réussi à parler à son père. Lui avouer notre relation est difficile et ce malgré leur complicité. Le sheriff est quelqu’un d’intègre et de juste et surtout, il aime profondément son fils. Je sais que l’homosexualité est encore un sujet tabou mais je crois sans me tromper que cette vérité ne séparera pas le père et le fils. Et pourtant, franchir ce cap est si difficile, l’appréhension est telle que toutes les certitudes s’effacent.

J’attrape sa main, l’embrasse et le rassure en lui disant que ça n'est pas grave.

- Bien sûr que si ça l’est, déclare Stiles. Je ne devrais même pas hésiter. Pas une seule seconde. Quand je me demande ce que je ressens pour toi, je n’hésite pas une seule seconde. Je sais que je t’aime. C’est clair comme de l’eau de roche. Je veux dire la question ne se pose même pas. Alors pourquoi je ne peux pas lui dire en face ?

Il connait la réponse à cette question. Elle est évidente. Comme pour tous ceux qui, avant lui, ont dû mesurer le poids de la vérité avant de se lancer.

- Je veux pas le décevoir, continue-t-il.  Je…On fait rien de mal après tout, il n’y a pas de déception à avoir. Je t’aime. C’est pas comme si je faisais ça pour braver l’autorité ou quoi. Non, je t’aime. J’ai pas vraiment eu le choix. Et si je l’avais eu, j’aurais clairement pas fait celui-là. Je veux dire, je suis déjà le loser du lycée alors rajouter gay à mon palmarès, c’est utiliser une foreuse au lieu d’une pelle. Bon par contre, c’est clair que, quitte à être gay, là, la question ne se pose plus.

Je n’aime pas qu’il se dévalorise ainsi. Le lycée n’est clairement pas la période où les gens que l’on côtoie sont objectifs dans leur manière de juger les autres. Rois du lycée, prétendants, loosers. Se faire une place est une épreuve digne de celle que rencontre les membres d'une meute.

- T’es gentil, t’es doux, t’as ta part de mystère, me complimente-t-il à l’inverse. T’es fort et intelligent. Tu as une super caisse. T’es beau. Bon, okay, tu as une tendance « aimants à ennui » et concrètement, je rempli déjà plutôt bien ce rôle, mais bon, il faut bien qu’on partage certaines choses. Et t’es tendre et attentionné, et t’es patient et…t’es parfait….à se demander ce que tu as trouvé en moi quand tu peux avoir des mecs comme Danny, Derek ou même Chad, enfin avant qu’il régresse en Therence-blond-point-zéro…

Je capte les objets volants avant lui. Ce sont deux canettes qui atterrissent à l’endroit souhaité.

- Aahhh ! S’exclame Stiles dans un bruit de gorge.

Mon regard est déjà braqué sur l’auteur de ce lancé. Moralisateur. Déçu. L’expression qu’il me renvoie ne me plait pas. Je ne baisse pas les yeux même lorsqu’indubitablement j’aurais souhaité suivre Therence pour savoir pourquoi il s’éloigne subitement. Ces deux-là s’appliquent à montrer qu’ils se croient supérieurs aux autres.

En comparaison à la gentillesse, parfois naïve, de Stiles, je déteste ce genre de comportement. L’un se veut rebelle et effronté alors que je suis persuadé qu’il cache un secret qui le dévore. L’autre n’est qu’un gosse de riche qui ne sait rien de la réalité de la vie. J’ai presque de la peine de me rendre compte que Chad n’a peut-être finalement pas changé. Il a seulement révélé sa nature profonde.

Je ne leur accorde plus d’attention lorsque Stiles et moi montons dans une nacelle, toutefois suffisamment proche d’eux pour que leur arrogance nous atteigne encore.

Lorsque la porte se referme, nous nous retrouvons dans une bulle. Rien que nous. Loin des regards gênés et des angoisses informulées. Rien que Stiles et moi. Notre étreinte est tendre bien qu’elle soit une excuse toute trouvée pour des agaceries qui ne sont chastes que parce que nous sommes réservés. Stiles, habituellement toujours agité, parvient à se détendre dans mes bras et même à y rester immobile, découvrant avec moi la superbe vue que la hauteur offre sur la ville de nuit.

Notre baiser dure de longues minutes, nous sommes bercés par la lente cadence de l’attraction. Toujours suspendu aux lèvres de Stiles, j’ouvre doucement les yeux. Je marque un mouvement de surprise en fixant l’agitation qui a lieu deux nacelles plus loin.

C’est bien Chad que je vois installé sur son toit telle une gargouille. D’un geste puissant, il finit par hisser Therence avec lui. Une chance pour son égo que ce dernier ne m’entende pas ricaner. Il a perdu toute virilité en s’esclaffant contre l’audace de son compagnon. Mon regard en dit suffisamment long sur les pensées que j’ai à leur égard. Stiles quant à lui se moque ouvertement, promettant de garder ce moment en mémoire pour s’en servir contre le prétendu « roi du lycée ».

Contre toute attente, bien que mon premier geste soit de serrer Stiles contre moi, lorsque la roue est prise d’une saccade anormale, je ne peux m’empêcher de regarder les deux malins toujours installés sur le toit de leur nacelle comme deux aigles prétentieux. Chad a suffisamment de reflexes pour ne pas tomber et Therence est accroché à lui comme une moule sur un rocher. Leur intimité me fait tourner les yeux.

Quelque chose me dérange. Nous accélérons. Et cette attraction n’est pas prévue pour offrir des sensations fortes de ce genre.

Le phénomène s’amplifie. En hauteur nous n’entendons que très peu le son qui provient du sol. Mais nous comprenons aux sauts de lumières et aux mouvements de foule que quelque chose de grave est en train de se produire. À chaque tour, c’est bien la panique que nous captons au cœur de la fête.

Sans vouloir imiter le geste fou de Chad et après avoir ordonné à Stiles de s’accrocher, j’ouvre la porte de la nacelle. Je n’ai pas la vue perçante d’un loup-garou mais je détaille l’environnement en contrebas. La situation est difficilement analysable de l’endroit où je me situe.

Il fallait agir. Je balaye toutes les possibilités qui me viennent à l’esprit. Sauter serait suicidaire. Grimper pour empêcher la roue de se desceller est tout aussi dangereux. Surtout à cette vitesse. Se préparer au choc ? Inévitable.

Mon regard croise la seule personne autour de moi susceptible de pouvoir faire quelque chose de concert. Chad Wilder. Je serre les mâchoires et fulmine  d’être rendu à devoir sans doute coopérer. Nous avons au moins une intention commune. Celle de mettre en sécurité la personne qui nous est chère. Loin de cette grande roue hors de contrôle.

D’autres personnes que je connais sont également prises au piège. Un grincement nous indique avec effroi que la structure se fragilise encore. La trajectoire de l’attraction n’est plus circulaire. Certaines nacelles cognent contre les poutres métalliques. Stiles hurle quand la porte de la nôtre s’arrache.

Le drame, l’instant de basculement est proche.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyDim 28 Fév 2016 - 17:30

Beacon Hills
POLICE

Sheriff Stilinski

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Le câble qui s’est décroché a fauché plusieurs personnes, ne faisant hélas pas que des blessés… Le technicien chargé du fonctionnement du manège se tient la tête. Il ne comprend pas comment les deux puissants moteurs peuvent continuer à fonctionner alors que les câbles électriques les alimentant ont été sectionnés. Levant les yeux vers cette roue infernale, je la vois osciller sur son axe et tanguer.

- Évacuez la zone ! Elle va s’effondrer !

Je hurle mes ordres autant dans ma radio qu’aux gens autour de moi. Le parc se désertifie peu à peu. Les valides aident les blessés à s’éloigner le plus loin possible. La main de l'un de mes hommes me tire en arrière.

- Il faut reculer Sheriff, vous aussi. On ne peut rien faire.
- Mon fils est là-dedans ! Et tous les autres !

Dans une gerbe d’étincelle, les deux moteurs explosent, projetant des shrapnels dans tous les sens. Mon subordonné est touché à la tempe. La structure de la roue gémit. Je vois les aciers se tordre. Elle va tomber… Je m’éloigne donc en emmenant le policier blessé avec moi. Nous courons.

Un « clang » retentit. Mon cœur fait le même son. La structure vient de lâcher.  

Le bruit est effroyable quand la roue se couche sur le côté pivotant toujours sur son axe. Des nacelles se décrochent et viennent percuter ce qu’il y a au sol : stands, lampadaires, personnes en fuite, végétation ou le mur des sanitaires publics du parc.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyDim 28 Fév 2016 - 20:37




[Not] An Ordinary Valentin's Day


« Eh, c’est toi qui sent la peur pas moi. »

Je laisse un rictus amusé se former sur mes lèvres lorsqu'O'brien lâche ces mots luisant le sarcasme. Il s'améliore. J'aime. Et il a bien vu dans le jeu de Garnet. Ce type là ne cherche que les ennuis, et à me faire sortir de mes gonds. Il est sûrement suicidaire. Il semble toujours sûr de lui, mais je reste persuadée qu'il n'est qu'un gamin froussard qui cache sa peur en prenant le rôle du bad boy qui n'a peur de rien. C'est pitoyable, je trouve. Mais cette pitié que j'ai pour lui ne va pas m'empêcher de ressentir cette pulsion meurtrière qui est présente en moi depuis notre première rencontre. J'ai réussit à la calmer jusqu'à maintenant, mais là, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, et je n'ai plus qu'une envie : lui déformer sa gueule d'ange. C'est un bon programme pour cet après-midi, je trouve, très distrayant, et ainsi quelque chose d'excitant se passera enfin avant que je ne meure d'ennui.

 « Hey, je croyais qu’on allait s’amuser tous les deux et il en vaut pas la peine. Bon, tu veux faire quoi à part tuer tout le monde ? »

Ah, oui, c'est vrai. Je suis censée passer l'après-midi avec O'brien, pour la Saint Valentin, un événement spécial dans la vie d'un couple. Je me retiens de soupirer et de lui lâcher un regard glacial. J'essaie de bien me comporter généralement en sa présence, et je devrais être plus calme, surtout avec tant de témoins autour de moi. Je me mords la joue intérieur. Poursuivre Garnet et lui faire payer, ou bien continuer de passer le temps avec O'brien, sachant que ça le décevrait que je partes faire couler un peu de sang ? C'est un choix difficile. Je soupire, et cette fois-ci, je n'essaie même pas de le cacher.

 « Alors tu veux faire quoi ? » 

Je regardes autour de moi. Les amoureux se précipitent tous vers les mêmes endroits, spécialement le stand de tir et la roue. Ai-je déjà dit que je déteste la foule ? Oui ? Et bien je le redis. Je n'aime pas les endroits blindés, comme en ce moment. Je suis venue pour O'brien, mais si ça ne tenais qu'à moi, je serait déjà partie depuis longtemps, et même pas venue du tout en fait. Mais bon. Quelqu'un me bouscule, et je lui jette un regard noir. Le pauvre gamin repars, la tête basse, en courant presque. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis agoraphobe, mais la sensation qui m'étreint lors de grands rassemblant y ressemble beaucoup. Non.

« Déjà, éloignons nous de cette foule. Tu sais que j'ai horreur de ça. »

Je scanne les lieux en vitesse, m'extirpant par la même occasion du stand de tir, sachant pertinemment qu'O'brien me suis. J'essaie de trouver un lieu stratégique, où la population et moins dense et où l'on peut enfin respirer tranquillement, sans se sentir sale à cause de tous ses corps qui se frottent entre eux. Je joue des coudes pour passer, grognant de frustration lorsque quelqu'un est trop absorbé par ce qu'il fait pour me laisser faire attention à mon coup.

Partout où je regarde, les couples s'embrassent, se touchent, se prennent dans les bras, les yeux remplis d'amour et de – ew – étincelles ou je ne sais quoi. Un homme avec une femme, un homme avec un homme, une femme avec une femme, personne ne fait de différence ce jour. C'est peut-être l'une des seules choses positive qui ressort du quatorze février, à mon humble avis. Bien que mon avis sur cette fête n'est pas changé, bien entendu. Je la trouve toujours aussi stupide et matérialiste et fleur bleue, et chaque fois que je vois ces couples, j'ai une très forte envie de vomir qui me prends. N'ont-ils jamais entendu parlé du concept de la discrétion ? Non ? Pitoyable…

Je me décide enfin, en voyant tout ce peuple.

« O'brien, marchons un peu. » je dis enfin, n'arrêtant pas ma course ni en me retournant puisque je sens le blond derrière moi, et je sais qu'il n'a aucun problème pour me rattraper. « Mes jambes sont toutes engourdis à force de rester debout et ne rien faire. »

J'ai lu quelque pars – toujours dans un des magazines prêtés par Kenney – que lors de la Saint Valentin, l'homme se doit d'accomplir tous les vœux de sa cavalière du jour. Des conneries, j'en suis certaine, mais O'brien ne le sait probablement pas, puisqu'il est aussi nouveau à ce concept qu'est le couple que moi, si ce n'est pas plus. Alors autant en profiter.

Je fourre les mains dans les poches de ma combinaison, tout en scrutant les couples et les stands. Je fronce les sourcils en voyant la roue. Est-ce moi, ou bien elle tourne bien trop vite ? Je cligne des yeux une fois. Deux fois. Trois fois. Pour être sûre et certaine. Et oui, elle tourne bien à une vitesse anormale. Ou bien est-ce une façon de pimenter la journée ?

« O'brien, » je l'interpelle d'un ton monotone, « est-ce que tu vois ce que je vois ? » je termine ne pointant la roue devant nous.

J'ai à peine finis ma phrase, que tout s'enchaîne très vite. Tout le monde cris, hurle, et cours et se bouscule pour s'éloigner de l'engin.

« Évacuez la zone ! Elle va s’effondrer ! » j'entends le sheriff hurler dans son micro d'une voix paniquée. Je résiste à l'envie de hausser un sourcil : n'est-il pas censé garder son calme lors d'une crise ?

J'évalue notre position par rapport à la roue. Si il y a des débris, et c'est fort possible, nous sommes probablement trop loin pour être touchés, mais si elle tombe… Non, ça ne peut pas arriver. C'est surréaliste. Elle ne tombera pas. Mais il faut que j'éloigne O'brien. C'est un loup-garou, il guérit vite, mais il n'est pas immunisé contre les blessures non plus. Mon but n'est pas de sauver des innocents maintenant, mais de déguerpir pour sauver O'brien et moi par la même occasion. Puis qu’aucun être surnaturel n'est à l'origine de ça, je n'ai pas besoin de m'en mêler, n'est-ce pas ?

« O'brien ! On doit s'en aller le plus vite possible. Dépêche toi, et ne t'arrête pas de courir. »

Je garde mon calme, comme d'habitude. Mais à l'intérieur, je bouillonne. Qui oserait commettre un tel crime ? Ce n'est pas un problème technique, j'en suis sûre et certaine, alors si c'est criminel… qui serait assez inhumain pour risquer la vie de centaines de personnes venues ici pour s'amuser ? Si j'attrape l'auteur de ce crime ignoble, je peux assurer qu'il passera non pas un mauvais quart d'heure, mais une mauvaise vie. Qui pourrait bien se terminer en un quart, tout compte fait.

Finis l'amusement, finis les regards langoureux détestables des amoureux, finis les gloussements des filles. Toute la bonne humeur qui me donnait envie de vomir tout à l'heure a disparus, pour être remplacée par un sentiment de terreur pure. Et je commence vraiment à regretter l'ambiance si détestable d'avant. Je joue des coudes pour avancer, et essaie de ne pas tomber quand on me pousse. J'attrape O'brien par la manche de sa chemise pour le forcer à me suivre et à aller plus vite.

« Tu m'écoutes, O'brien ? Je t'ai dit de te dépêcher ! Magn-agh ! »

Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit cris de surprise, suivit d'un grognement, et je lâche mon cavalier de la journée d'un seul coup. Mes calculs étaient faux, apparemment. Nous sommes assez proches pour que les éclats nous touchent. Je laisse la douleur m'envahir, et jette un coup d'oeil vers ma jambe droite qui vient d'être touchée. Le sang commence à couler, et je me retourne vers O'brien, le visage dur.

« Pas question de s'arrêter, on continu. Et surtout, ne t'arrête pas. Compris ? »

Je laisse me reposer sur ma jambe qui n'est pas blessée, histoire de ne pas plus la blesser. Je recommence à avancer, plus lentement, mordant ma lèvre inférieure pour avoir une autre source de douleur sur laquelle me concentrer. Déconcertée, je comprends que cela ne marche pas. Je regarde derrière nous, et cette fois, je ne peux masquer ma surprise alors que mes yeux et ma bouches s'ouvrent en grands : la roue commence à tomber, prête à tout pour tout écraser sur son chemin. Il n'est plus question de ralentir, il faut partir maintenant, ou bien s'en ai finit pour nous.  


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyLun 29 Fév 2016 - 5:42




[Not] An Ordinary Valentine's Day

Le corps suspendu là-haut, dans la ronde qui les menaient au firmament avant de redescendre sur leur royaume terrestre, ils étaient bien.  Derek s'occupait de caresser tendrement Alex, de l'embrasser comme il le pouvait, et en échange, Alex était en charge des compliments et des regards qui se parlent en silence.  L'harmonie régnait en maîtresse incontestée dans la cabine, pour le moment. Le bras qui se resserra sur le torse du druide lui confirma toutefois que ce n'était pas que dans sa tête que la nacelle avait fait un étrange contrecoup.  Les sens en alertes, Alex tentait de se rassurer, se disait qu'il n'y avait probablement rien là, que ce n'était probablement pas pire qu'une maison qui craquait, que la roue était opérée par des professionnels, que l'équipement devait être rigoureusement inspectée.  Le romantisme en avait donc pris pour son grade, il va sans dire, mais cela n'empêcha pas Alex de sursauter en entendant le lugubre claquement.

Le cœur du laborantin battait la chamade, alors que Derek tentait de le rassurer.  De se rassurer lui-même, tentait de se convaincre Alex, pour s'apaiser.  Le druide se contenta d'un grommellement sec pour affirmer son accord. Il restait tout de même attentif et était persuadé que la rotation gagnait en rapidité.  Comment les gens pourraient-ils monter ou descendre à une telle vitesse?  La gorge nouée, les deux jeunes hommes avaient eu le réflexe de s'accrocher plus solidement l'un à l'autre, et de bloquer leur position par la force de leurs jambes.  L'une des mains du druide retenaient le bras du loup contre lui, alors que l'autre avait miraculeusement trouvé un support pour s'accrocher.

L'esprit d'Alex multipliait les scénarios les meilleurs et les pires, les moyens de s'en sortir, les hypothèses, les etc.  Le scientifique avait fermé les yeux pour ne pas se faire entraîner dans un étourdissement à force de tournoyer à haute vitesse. Il les ouvrit toutefois instantanément à l'exclamation de Derek, pour apercevoir les silhouettes du loup et de son amant sur le toit de leur propre cabine.  Leurs pieds commençaient à glisser de la paroi d'en face et bientôt, Alex passerait plus de temps à replacer ses pieds qu'à les garder en place.

Le corps raide par le stress et l'effort de se retenir en position, Alex en a jusqu'à la mâchoire tendue.  Pour un peu, il serait persuadé qu'on trouverait son empreinte dentaire dans les dents vis-à-vis.  Ses paupières hermétiques se gonflèrent légèrement par la surexcitation de ses glandes lacrymales.  Impossible de déterminer par quelle émotion c'était causé.

Le cœur d'Alex aurait pu garantir que c'était la déclaration de Derek qui causait l'apparition de ces larmes mutines au coin de ses yeux, alors que la structure entière vacillait et tanguait.  Pourtant, il était loin d'être incertain que la peur n'y jouait pas également son rôle.

L'esprit bravard envers le destin, Alex répondit dans une maladroite tentative d'humour. "Tu n'es pas près de te débarrasser de moi!" Il était bien loin d'avoir le sourire aux lèvres, par contre, et avait le teint livide.

Le corps en état d'urgence, il sentait l'adrénaline lui pomper aux oreilles, dans une situation où ni la fuite ni l'affrontement n'étaient envisageables.  Ses lèvres étanches refrénèrent son cri.

Le cœur au bord des lèvres, Alex subit la chute dans sa lente rapidité.  Elle lui sembla durer une éternité, et pourtant, ils n'avaient à peine eu le temps de cramponner Derek contre lui.

L'esprit et la raison avaient quitté le navire, mais l'instinct lui intimait de défendre le loup-garou coûte que coûte, dut-il devenir bouclier humain.

Le corps d'Alex, emmêlé à celui de Derek, fut projeté à l'impact, comme une vulgaire poupée de chiffons.

Le cœur d'Alex rata un ou deux battements, contrairement à la porte de la cabine qui s'était ouverte lors de la chute.

L'esprit d'Alex tournoyait toujours malgré l'immobilité dans laquelle ils s'étaient retrouvés.

Le corps de Derek était toujours contre le sien, rassurant.  Le coeur qui battait la chamade contre son thorax était-il simple, ou double?  L'esprit du jeune homme tentait d'oblitérer cette question.

Le corps.  Le cœur.  L'esprit.  Alex s'était concentré sur ces trois mots, comme il l'avait toujours fait lorsqu'il vivait un stress, pour se calmer et s'apaiser.  Pour se rassurer.

Son corps était coincé et sa jambe était de nouveau engourdie, et douloureuse.  Son cœur pompait son sang avec une résistance décrue, tachant son pantalon.  Son esprit reprenait le dessus et analysait les signaux qu'il recevait.  Il ouvrit les yeux. Sa jambe s'était coincée dans la porte à l'impact, et il leur serait impossible de l'ouvrir, car elle était elle-même bloquée contre le sol du parc.  Il y avait des taches de sang un peu partout, et Alex était écorché à de nombreux endroits, tout comme Derek, qu'il fixait sans le voir, craignant le spectre sombre qui survolait le parc.

Le corps.  Le cœur.  L'esprit.

-Derek?

Sous de grands chocs, paraissait-il, les gens agiraient sans filtres et en accord avec leur nature et leur origine.  Ce fut le cas d'Alex, qui se mit à ponctuer ses phrases de jurons en français qui seront tus ici.

-... Derek!  … Tu m'as … promis...  Je t'aime, … de …



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyLun 29 Fév 2016 - 13:59




[Not] An Ordinary Valentin's Day

-Qu'est-c'tu fous?! Fais pas le c*n, dépose moi!! CHAD!!!
- La vue n’est-elle pas plus belle d’ici?
- T'es complètement MALADE!

Je tiens Therence serré contre moi. Il est temps qu’il embrasse la réalité de l’apparence qu’il se donne. Qu’il prenne de la hauteur, au sens propre comme au sens figuré, sur les fourmis qui gravitent autour de nous. Le risque est calculé, la nacelle tangue un peu mais reste stable. Le vide autour de nous me donne une impression étrange de liberté. Je scrute la lune, si ce n’était la foule d’humain autours de nous, je hurlerais bien mon hommage à la belle gibbeuse. Où est-ce plutôt le cri d’un aigle que j’ai envie de pousser ? Je me sens particulièrement à l’aise, ainsi perché sur ce toit de métal, avec juste la suspente pour me tenir. Faire le grand plongeon et s’envoler ? N’est-ce pas ce dont sont capables certains membres de la tribu de ma mère ? … Le corollaire à cette liberté suprême qui est de pouvoir voler, c’est de devoir mourir…


Qu’est-ce que la vie ? Ma mère a dû m’abandonner alors que je n’avais même pas deux ans. Résultats des courses ? A vouloir me protéger de l’emprise des chasseurs de Beacon Hills, elle m’a jeté dans la gueule des loups de Boston. J’interroge muettement la lune. Qu’est ce qui aurait été préférable ? Que j’embrasse la quête de ma famille paternelle, en poursuivant la digne lignée des chasseurs en arborant fièrement mon nom de naissance, Chad Argent ? Mais le destin m’a fait devenir un loup. La crise à Boston pour récupérer l’ami de Mick et cet imbécile de kanima, Miyavi a provoqué un changement subtil sur l’hybride que je suis… que j’étais. Il est loin le temps où je devais me battre avec les pulsions du loup qui m’habitait. Depuis notre retour de Boston, il n’y a plus qu’une seule voix dans ma tête. Ce n’est pas celle de l’humain que j’étais, ni du loup qui m’a envahi après ma morsure. Ma constitution a changée, passant de l’hybride à celle de loup né. Cela a couté sa magie à Ruby. Le comble pour quelqu’un dont le père est issu de la plus grande famille de chasseur de loups de tous les temps et d’une mère qui est la résultante d’une longue lignée de chamans… de druides.

Je regarde les gens minuscules en bas. Je me sens si éloigné d’eux et de leurs mièvres préoccupations quotidiennes. Les miennes sont de survivre et je crois que plus qu’un fardeau, je trouve ce combat perpétuel exaltant. Je me sens d’autant plus vivant que j’ai le risque de me prendre un carreau d’arbalète en plein cœur à tout moment. Un sourire carnassier éclaire mon visage sur lequel j’entretiens une barbe naissante. Finalement, j’ai adopté le look de Derek et le reflet du miroir me plait. J’ai bien plus d’allure que le sage étudiant que j’étais avant. D’ailleurs c’est amusant comment un professeur de criminologie du campus a pu brutalement s’intéresser à moi depuis ce simple changement vestimentaire… Non, il ne s’agit pas que d’un blouson en cuir et de chemises de couleur sombre… La mort de Fiona a réveillé un vieil instinct primaire. Celui de l’animal, du prédateur. Et pour la tâche que je me suis attribuée, le gentil Chad devait laisser la place à son Némésis quitte à gagner les regards méprisants d’anciens amis. De chassé, je suis devenu chasseur et depuis le drame du manoir, la population affiliée de près ou de loin aux chasseurs diminue peu à peu. Je n’ai pour l’instant qu’éliminé des pourris de première comme l’atteste encore le jaune de mes prunelles. Mais la haine engendre la haine, et l’innocent de hier, peut devenir le tueur de demain parce qu’on lui aura pris la vie un proche lui-même assassin. La vengeance engendre la vengeance. Pour éradiquer le problème une fois pour toute, il me faut tuer le nid… mes yeux changerons de couleur dans un futur plus ou moins proche.

- On retouche terre : t'es mort.
- C’est bien la réaction que j’attends de toi ! Que tu grimpes d’un cran sur le niveau de la rébellion et dans mon estime.
- Tu sais que je te déteste?
- Et c’est bien pour cela que je t’attire et que tu me plais, dis-je en le faisant taire de la manière la plus scandaleuse qui soit.

Je sais ce qui m’attire chez lui. Ce n’est pas tant ce panache de bad boy qu’il affiche, mais le vrai potentiel qu’il a de le devenir réellement. Il y a une fêlure dans son cœur. Je me doute que c’est lié au fait qu’il vit seul. Je ne sais rien de lui, sinon ses têtes de turc du lycée ou de ses conquêtes faciles. Mais finalement peu importe les raison de cette fêlure, seul le résultat compte… ou plutôt les conséquences. Je pense que Therence ne se leurre pas sur notre relation. Si aujourd’hui je me montre en loup jaloux et possessif, tout cela sera vite oublié quand je serais passé à autre chose. Par contre, qu’il n’imagine pas me lâcher le premier…  Étrangement, depuis quelque temps, je suis devenu très mauvais perdant.

-Si je le voulais, je pourrais te faire tomber, sermonne mon rebelle.
-Mais tu tomberais avec moi, répliqué-je avec malice..
-Je m'en fous. Je gagnerais quand même.

Guerre de regards, il me toise, fier et sûr de lui. Il a du cran à me la tenir haute alors que nous sommes perchés là, avec que ma force de lycan pour nous y tenir.

-... Je te déteste quand-même.
- J’aime que tu me détestes. J’ai horreur des énamourés à la Mick et Stiles.

Mon sarcasme lui arrache un sourire. Nous sommes sur la même longueur d’onde. Un à coup soudain, nous fait vaciller. Therence ne peut s’empêcher de crier et s’agrippe à ma veste. Le mouvement brusque de la nacelle m’a fait déraper et glisser. Quelques centimètres de plus et c’était le grand plongeon... Je nous assure une prise ferme et fais un sourire rassurant à Therence. Il est temps que l’on rejoigne l’intérieur de la nacelle avant que le type du manège nous voit.

- Que… ?

La vitesse de rotation augmente subitement. J’aide Therence à raffermir sa prise sur la suspente. La vitesse qui n’en finit pas d’augmenter, rend périlleux le retour dans la cabine. Nous passons la gare d’arrivée à une vitesse folle. La force centrifuge exerce une dangereuse attraction sur nos corps. De toutes les cabines me parviennent des cris de panique. J’écrase Therence contre la suspente, le serrant avec force. Que se passe-t-il ? On ne va pas tenir ainsi de manière infinie. La rotation commence à me donner le tournis. Je sais que Derek est à quelques nacelles devant nous, mais je ne vois pas mon frère de meute. Derrière nous, je capte le regard de Mick, qui malgré la vitesse, se tient sur l’entrée de sa nacelle dont il a ouvert la porte. Cet humain m’étonne toujours par sa résistance et sa pugnacité. Son regard se veut interrogateur. Mes doigts commencent à glisser sur la suspente. Je sens que mes pieds tendent à décoller du toit. La force centrifuge commence à l’emporter sur la gravité… Je fais un signe négatif à Mick. S’il sort de sa cabine, il va être emporté. Du menton, je lui fais comprendre que je vais tenter de nous rentrer dans la nacelle où on aura moins de risques de se faire éjecter.

- Therence, hurlé-je pour me faire entendre dans ce vacarme assourdissant.

Je lui explique qu’il doit s’agripper à moi de toutes ses forces, car je vais avoir besoin de mes deux bras pour nous rentrer à l’intérieur. Son regard paniqué me fend le cœur. Je m’approche de son oreille et lui dis ce que je ne lui ai jamais dit.

- Je t’aime. Je ne t’abandonne pas. Je te le promets.

Cela semble le raisonner un moment. Je me transforme et laisse mes attributs de lycan ressortir, il n’est plus temps de se cacher, mais bien de survivre. Agenouillé sur le toit de la nacelle, avec Therence agrippé à mon torse comme un koala sur un arbre blindé de bouffe, je me prépare à une manœuvre périlleuse. La nacelle tangue avec une certaine fréquence, j’essaye de calculer le moment optimal. Un hauban qui lâche, le bruit sinistre de la structure qui commence à ployer sous l’effort me décident à agir sans tarder.

Mes doigts lâchent la suspente et nous voilà entraînés vers le vide. Therence ferme les yeux et hurle. Je plante mes griffes dans le toit. J’espère pouvoir nous diriger et surtout freiner notre glissade vers le vide, vers le néant, la mort. La tôle se déchire sous mes griffes en autant de lignes que j’ai de doigts. Nous glissons bien trop vite. Nos jambes battent dans le vide dans la recherche vaine d’un appui.

Le vent malmène nos cheveux. Je ne sais plus où est le haut et le bas. La rotation me fait perdre toute notion de l’espace. Je serre les dents… ma vie est en train de défiler sous mes yeux… Ai-je raté quelque chose ? C’est comme si je prenais un brusque recul vis-à-vis de moi-même. Arrêt sur image. J’analyse ce qui s’est passé, le manoir, ma mère, comment j’ai réagi… Je réalise que je me suis fourvoyé dans une voie qui n’est pas la bonne. Mais il est bien trop tard pour reculer ou revenir en arrière. Alors que je sens le bout du toit arriver, je regarde vers la cabine de Mick… J’ai merdé, totalement merdé…

Mes griffes buttent sur le pourtour du toit, nous laissant une seconde de répit avant que je décroche. Hélas, je n’ai pas l’impulsion nécessaire pour nous balancer à l’intérieur de la cabine. Inexorablement, le métal se déchire sous mes griffes. La chute est inévitable. Je me sens impuissant et inutile. J’aimerai pourvoir me transformer en aigle et ramener Therence sur la terre ferme, sain et sauf. J’aimerai être invincible… Mais je ne suis qu’un loup arrogant et imbu de lui-même.


Je lâche…


C’est la chute... et la fin…


Un bruit infernal retentit, la roue bascule. Le basculement du manège se fait sur le côté qui nous est favorable. Alors que je viens de lâcher la nacelle, celle-ci prend un angle qui nous est propice. J’arrive à attraper le montant de la porte et d’un violent coup de rein à nous basculer à l’intérieur.

Le soulagement est de courte durée, la rotation de la roue, –si elle s’est ralentit car plus alimentée par les moteurs–, se poursuit dévastant tout sur son passage. Therence et moi sommes violemment projetés l’un contre l’autre. Il saigne à la tête. Une douleur à la jambe me fait hurler. La nacelle se décroche, où c’est l’impression que j’en ai, tellement nous sommes ballottés l’un contre l’autre. Je réussis enfin à attraper Therence et le bloquer contre moi. Mais je ne peux pas le tenir et m’accrocher à la nacelle en même temps. Puis à quoi s’accrocher quand tout tourne et que la structure de la nacelle se plie sur nous comme une cage trop étroite. Alors je l’entoure de mon corps.

Nous tournons comme deux amants sur une piste de danse. Accrochés l’un à l’autre, nous sommes l’unique point fixe pour l’autre alors que le reste se fait flou. La structure de la nacelle se délite, multipliant les arêtes coupantes. Quelque chose me rentre dans le corps, je ne lâche pourtant pas Therence, mon regard verrouillé au sien. Du sang lui macule la moitié du visage. Quand la nacelle stoppe enfin sa folle escapade, nous sommes comme suspendus entre ses mâchoires. Le métal mord ma chair, je n’arrive pas à voir ce qu’il en est de Therence. Je capte enfin son regard.

- Tu vois, je ne t’ai pas lâché, dis-je dans un gargouillis de sang.

Dans les yeux de mon compagnon, je devine sa souffrance, j’entends son cœur qui faiblit. Alors j’essaye d’absorber sa souffrance et son mal. Mes veines noircissent, puis redeviennent normales… Il ne me reste plus assez d’énergie pour survivre moi-même. Des étoiles s’allument dans ma vision, je perds trop de sang. L’inconscience me guette. Alors dans un dernier acte désespéré, puisque j’ai été un alpha un temps… peut-être que… Mes crocs entaillent l’épaule de Therence.

« -Vit ! »

Tout d’abord le noir. Un noir absolu et infini. Je flotte dans un néant, sans appui. Il n’y a pas de bruit, parce que la notion de son n’existe pas, ni celle du temps. Je suis dans un rien, la négation d’un quelque part. Suis-je mort, ou dans un profond coma ?

Une lueur s’allume, loin là-bas. La clarté grandit et l’obscurité fait place à un grand ciel bleu avec des nuages de coton. Une légère brise caresse mon front fiévreux. Sur ma joue, la chaleur du soleil. Une ombre plane à côté de moi. Je tourne la tête et souris. Je reconnais le magnifique aigle royale qui vole à mes côtés. Il pousse un grand cri et plonge vers le sol. Je souris à nouveau, referme mes grandes ailes et plonge à mon tour. L’air caresse mes plumes, comme il est grisant de voler. Nous profitons d’un courant ascendant pour reprendre de l’attitude. Le sentiment de liberté est absolu. Je ne suis plus astreint à la pesanteur… je vole enfin.

« - Attend moi maman ! Je te suis. »




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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyLun 29 Fév 2016 - 18:32




[Not] An Ordinary Valentin's Day


Ma question reste suspendue entre deux possibilités… Peut-être plus, mais je n’ai jamais été doué en calcul poétique…

« Ce serait surtout inutile » me répond-il. « Je ne compte aller nulle part. Grâce à toi, c’est moi qui choisit »… Je l’aime. Je voudrai qu’il en soit sure, mais j’ai peur d’user ces mots, ses phrases qu’on murmure au matin, juste pour l’autre. Ces mots qu’on souffle entre deux cheveux lui chatouillant le cou, le torse. Ces affirmations qu’on prononce au cœur de la nuit, à moitié endormis, ou à la lumière du soleil, espérant qu’elles ne seront pas maitresses de l’éphémère.
C’est le cœur chargé, comme si j’appréhendai quelque chose, que je le suis vers le stand de tir. Mais voir ce grand gamin s’amuser comme si il n’y avait rien d’autre d’important me fait sourire également. J’ai des fossettes à force de plisser mes yeux de joie et presque mal aux zygomatiques à force de rire et de sourire.

Nous savons lui comme moi que nous pouvions tricher à ce jeu de tir. Télékinésie, psychométrie et bestiole.. Quand bien même je ne peux pas réellement contrôler une balle, je peux l’infléchir et donc la diriger vers son but. Mais Even, lui, pourrait sans doute lancer des balles et tirer avec elles sans même avoir besoin d’un fusil ou d’une carabine… Il y a des différences entre nos pouvoirs, et entre nos caractères, mais aussi de grandes similitudes. C’est un peu un homme-enfant, comme moi, et ce, même en ayant dansé dans les ombres aussi longtemps qu’il l’a fait.
L’ours qu’il a gagné pour moi escalade son corps et je l’envie beaucoup..

A me regarder le regarder, je pense qu’il sait parfaitement ce que j’ai en tête et il me sourit, visiblement conscient de ma frustration de ne pouvoir assouvrir mon envie ici et maintenant. Je ne suis pas patient, mais le moment ou nous nous retrouverons tous les deux, ce soir , sera divin… Il est beaucoup plus expérimenté que moi à ce sujet, il a des siècles de vécu, y compris dans ce domaine. Et pourtant je vois du désir, encore en lui, et c’est sans doute ce qui m’émeut le plus, savoir qu’un homme ayant connu tant de raffinements puisse être tout simplement bien avec moi, j’ai l’impression d’être spécial.. Je veux dire, pas simplement bizarre, mais spécial…

Comme dans ces putains de textes ou vous êtes un héros.. ça part souvent en vrille pour le héros en question, c’est plein de beaux trucs, avec des musiques épiques, du flou de mouvement, des ralentis et des grandes phrases pleines de courage et d’abnégation et le héros finit souvent par se sacrifier pour une grande cause… j’ai pas envie d’être un héros comme ça. Je veux vivre le plus longtemps possible avec lui. Même si je vais vieillir et pas lui, même si, un jour, je verrai surement le désir dans son regard, mais pour un autre que moi, mon vieux corps ne pouvant rivaliser avec celui d’un jeune homme. Je sais tout ça… Mais si je peux être heureux avec lui, avant… Alors ça me va.

C’est le moment qu’il choisit pour m’embrasser et je vous jure que j’ai une symphonie dans la tête à ce moment-là... Si ce n’est pas épique, ça…

J’avais des étoiles dans les yeux, mais l’envie de voir les vrais, de plus près. La grande roue nous appelait, inévitablement, comme les deux romantiques indécrottables que nous étions. J’aurai bien aimé vous dire qu’on marchait au ralenti, que j’ai eu un étrange pressentiment, et que finalement on est allé prendre des kilos avec des pommes d’amours, mais la vérité, c’est que je tenais la main d’Even, et quand je tiens la main d’Even, je suis au paradis.. Even.. Heaven.. Je n’y croyais pas avant lui. Éventuellement au purgatoire, et sans nul doute à l’enfer, mais le paradis ?... Cette idée que les « méritants » avaient le droit à la totale, avec anges, félicité et tout le toutim ? Nannnnnnnn… impossible…

Il y a la queue pour cette attraction. Forcément, c’est, à ce qu’il me semble, la première fois qu’une telle attraction est installée pour la fête des amoureux… Nous prenons notre mal en patience, mais je soupçonne even d’utiliser un peu son pouvoir, car, inexplicablement, certaines personnes sont repoussées, ou tombent, ou sont piqués par des moustiques invisibles, ce qui fait que nous gagnons des places rapidement. Suffisamment rapidement pour voir Charlie se chamailler avec un autre couple, dont l’adjoint qui doit poser pour moi…

« C’est Charlie » dis-je à Even, avant de lui expliquer que je le connais et que c’est un adorable ours bougon… Nous nous installons au moment où il repère qu’il a fait un échange non volontaire de partenaire, ce qui me fait m’esclaffer et lui lancer un clin d’œil… Even suit notre échange, curieux, mais pas jaloux. Il me connait, il sait que je suis un peu taquin, d’ailleurs je lui ai parlé avec enthousiasme de la séance programmée avec Jordan, mais il sait aussi que je n’ai d’yeux que pour lui..

La vue est magnifique, alors que la roue se met à faire ce qu’on lui demande : tourner pour les romantiques.

Soudain j’ai un haut le cœur alors que la roue fait une embardée, et que la vitesse augmente subitement. Au début ça a tendance à m’amuser, mais bien vite j’entend la panique parmis les gens présents dans les nacelles, et je ne tarde pas à les rejoindre. Quand nous dépassons la gare, le point de départ, mais que la roue continue de plus belle sur sa lancée, je sais que nous allons inexorablement vers ce moment épique. A ce moment là, je n’ai pas envie d’être un héros, d’avoir le vent dans les cheveux et une musique accompagnant un lent traveling arriere. J’ai juste envie de survivre. Alors je me cramponne, tout comme Even, à la rambarde, mais la roue ne fait qu’un seul et même objet.

CONTACT.

Je ressens la peur, les peurs. Tout me vient comme des flashs sous acide, je n’arrive même plus à comprendre qui je suis, qui est l’autre. J’entends les gens crier silencieusement, je ressens même des coups, je meurs en même temps que certains meurs et qu’ils me font cadeau de leur dernières pensées… Au mon dieu, je ne veux pas de leur dernière pensées… J’entends même celles d’Even, si belles, si belles, si insupportablement belles… Il peut se téléporter, je le sais, il pourrait être loin d’ici, mais il reste, pour moi.. Imbécile !

-pars, even… C’est foutu.. Pour moi… Vas t’en..


Je le vois se crisper sous l’effort.. Il ne va pas pouvoir retenir une telle masse, et moi non plus, et il le sait. Mais bon sang, pourquoi reste-t-il pour moi ?

-on le sait bien, tous les deux, que ça devait finir un jour. Ça arrive plus tôt que prévus.. Tu m’as rendu heureux, Even… Je t’aime… Vas t’en…

Ce regard, perdu, éperdu… Le mien, qui lui répond, mais aussi toutes ces pensées qui me viennent, des gens.. Je peux encore faire quelque chose.. Marquer une différence…

-fais un vœu…
-tu sais très bien que ça ne marche pas comme ça… Je ne veux pas vivre au détriment d’un autre… J’ai fait du mal, à cause de Celéano, j’ai l’occasion de faire un peu de bien… Even..

Sa gifle me surprend, de même que ses larmes.

-FAIS UN VŒUX IMBECILE !

J’acquiesce, alors que tout tourne autour de nous, et que je ressens, toujours connecté, les premiers morts… Je reçois quelque chose à la tempe et ma vision se brouille sous le sang, ce n’est rien.. Ce n’est pas encore la fin… Oui, je vais faire un vœu…

-Je souhaite que tu m’oublies et que tu vives heureux, loin d’ici…


L’espace de quelques secondes, il me regarde, sa bouche sur le point de crier « non ». Je ne le laisse pas faire, l’embrassant comme seul peut embrasser un condamné sachant que c’est son dernier acte d’amour…

Puis son regard se fait vide, il me regarde sans comprendre ce qu’il fait ici, avec moi… Je lui souris… Adieu…

Déjà, je ne suis presque plus moi-même, ma conscience intégrée dans la grande roue.. Alors je lâche la bride à ce que j’ai combattu toute ma vie, ce lien si dur à maintenir, la Bestiole… Je ne sauverai pas tout le monde, c’est trop gros, il y a trop d’inertie. Mais débarrassée du contrôle que j’exerce habituellement, ça peut faire une petite différence. A cause de la harpie, j’ai mené des gens à la mort.. Peut-être vais-je me racheter…. S’il y a un paradis, je veux bien y croire finalement… Mais ça ne marche pas comme ça pas vrai ?

Froid. Métal. Vitesse.. Sang. Douleur, fer… Je ne suis plus Matrim. Je suis découverte, liberté, action, cinétique… Je bondis, heureux, mais avec un but. Je desserre ce boulon ici, je resserre ici, cette barre se plie comme ça, et celle-ci vient rencontrer la première, perpendiculairement… Le moteur, toujours, je bondit, je mange les étincelles, m’en nourrit, même si ça fait mal.. Je ne sais pas comment je peux avoir mal, je ne suis plus un corps… Mais en même temps je suis toujours lui, l’homme enfant, et je ressens sa douleur. Physique. Morale. De cœur… Je crois que j’ai, qu’il a, je ne sais plus, la jambe écrasée, et une main arrachée. Il se vide de son sang, mais c’est bien.. Le lien est plus fin. Il ne me bride plus vraiment… Je suis épuisé, mais je continue de bondir, d’agir ou je peux. Je crois que j’arrive à sauver des gens. Il me semble que j’ai vu Charlie près d’un morceau de métal que j’ai dévié, je n’en suis pas sur…

Et la je l’entends, la musique, la musique riche, profonde. J’aimerai que ça s’arrête la, mais elle noie les cris et les pleurs, et le lent traveling démarre, je me sens libre…

La caméra s’éloigne sous une nuée d’étoile, et une musique sublime appuie un drame monstrueux… Libre… enfin…

A une certaine distance, un petit ourson en peluche s’anime, et s’assoie sur son séant, comme pour observer la scène du drame. Il se gratte la tête, et, dans une pantomime amusante, penche la tête de côté. Puis, alors qu’il voit apparaitre un jeune homme près de lui, il relève son visage de laine et ses yeux en boutons de plastique bleu vers le nouvel arrivant sortit de nulle part… Ce dernier, mu par une envie étrange, le ramasse, et l’ourson le regarde, pour venir se caler contre lui, sa petite patte rembourrée se calant sous son t-shirt.. Ses yeux s’éclairent quelques secondes, puis virent à l’indigo… Finalement, poussant un gros soupir, il s’endort contre Even…




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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyLun 29 Fév 2016 - 20:04




[Not] An Ordinary Valentin's Day


Ambiance:
 
Il fallait croire que tout endroit où se rendait la blonde était maudit. La seule et unique fois, cet instant qu’elle voulait tranquille, cette nuit où elle aurait pu se fondre dans la foule pour profiter de quelques tendres instants avec son Cow-Boy. Toutes ses espérances réduites en fumée en un quart de secondes. Certains auraient pleuré, laissé les larmes inonder leurs joues alors que d’autres auraient laissé leur rage s’exprimer au grand jour, hélas, ce n’était pas aussi simple pour notre chère Pia. Rien n’avait jamais été simple pour elle quand il était question de sentiments.

Ce fut d’abord son cœur qui l’alarma, il battait anormalement vite, résonnant à ses tempes comme des tambours annonciateurs de mauvaises nouvelles. Puis vint sa respiration qui se fit capricieuse, la forçant à ouvrir la bouche pour happer de l’air, dans une tentative désespérée de remplir ses poumons de ce souffle de vie. Mais rien n’y faisait, son corps refusait de lui obéir, se mettant à trembler sous les yeux ébahis de son compagnon et d’autres couples. Ses oreilles sifflaient, lui causant de profonds mots de tête. Et tout finit par sa vue, seraient-ce les larmes ? Elle ne saurait dire, mais tout n’était qu’ombres, silhouettes floues. Pia savait ce qui allait se passer, mais jamais, ô grand jamais, elle n’avait ressenti pareille douleur et angoisse.

Ses genoux n’arrivaient désormais plus à soutenir son poids. Elle s’écroula lourdement sur le sol alors qu’elle prenait une grande inspiration. Plus rien ne semblait avoir de l’importance pour la Banshee. Ce n’était pas le cri collectif de centaines de personnes qui allaient l’arrêter, ce n’était pas les étincelles qui allaient l’effrayer et encore moins les bouts de verres qui volaient partout autour d’elle. Il n’y avait plus de Pia à cet instant, seulement une messagère, une obscure voyante qui annonçait la mort d’innocentes personnes. Son cri s’échappa d’entre ses lèvres dans un son strident, bien plus désagréable que celui des haut-parleurs. Il se répandait aisément dans cette foule paniquée, ricochant sur chaque surface qu’il trouvait, effrayant pauvres gens et créatures surnaturelles. Ce hurlement provoquait une douleur sourde à sa porteuse, sa voix était sur le point de se briser tandis qu’elle se penchait en avant, ses épaules s’affaissant sous le poids trop lourd qu’elle devait porter.

Pour la première fois depuis trop longtemps, Pia avait mal. Une souffrance qui se répandait dans la moindre partie de son corps désormais si fragile. Son crâne ne semblait pas vouloir supporter plus et son regard était rivé sur le sol, ne prêtant aucune attention aux personnes qui la bousculaient.

Elle avait peur. Un sentiment dangereux qui s’enracinait dans son cœur de pierre. Elle revoyait ses parents, enfin, ce qu’il restait de leurs corps lorsqu’elle avait à peine douze ans. Et les yeux de ce loup, de ce tueur, qui lui avait arraché les seules personnes qu’elle avait osé aimer d’un amour sincère.

Une main se posa sur son épaule avant de la tirer, la forçant à se remettre sur ses jambes. Tout semblait tanguer autour d’elle, lui donnant la nausée. Ses mains se crispèrent sur son crâne dont le vrombissement n’avait jamais cessé. Elle allait devenir folle si rien ne s’arrêtait. Mais ne l’était-elle pas déjà ? La voix gueulante d’Ellis l’obligea à tourner un regard hébété dans sa direction. La bouche entrouverte et les yeux emplis d’effroi plongeaient dans les siens, elle essayait désespérément de comprendre les mots. Mais rien n’y faisait, rien ne semblait vouloir fonctionner dans son esprit.

Ellis. Je dois sauver Ellis.

Les yeux du loup, les cris, les cadavres, le sang, les larmes. La peur de le perdre. Cela sonnait clair dans son esprit. Assez clair pour qu’elle reprenne contenance et l’agrippe par le bras. Son regard était devenu plus clair, plus apte à comprendre ce qu’il se passait autour d’eux.

Je dois sauver Ellis. Ce hurlement ne lui était pas destiné.

Elle resserra sa prise sur sa manche et l’emmena avec elle tandis qu’elle se frayait un chemin dans la foule, frappant ceux qui osaient se mettre au travers de sa route. Attrapant sa fameuse lame, elle tailladait la chair qui l’empêchait de passer. Encore une fois, la Veuve Noire avait pris possession du corps de la pauvre Banshee. Les hurlements se faisaient plus paniqués, comme ceux que l’on lance une fois que la mort nous fauche. Pia était la mort, elle aurait dû se réjouir de voir tous ces corps s’écrouler sur le sol, le regard vitreux tourné vers le ciel. Mais toute cette scène ne lui laissait qu’un goût amer dans la gorge. Ils n’étaient pas morts de sa main, elle n’avait pas coupé le fil qui les maintenait en vie, elle n’était que simple spectatrice impuissante.

Une explosion foudroyante les projeta violemment sur le sol. Pia eut le souffle coupé et ses côtes n’étaient plus que douloureuse sensation. Ses tympans ne faisaient que siffler lui faisant perdre toute notion de lieu, les hurlements ne lui parvenaient même plus. Quelque chose de terriblement poisseux coulait le long de sa tempe, elle y porta une main tremblante. Son sang, son propre sang se répandait sur sa tendre et douce peau. Ses doigts encore libres se refermèrent sur une chose dure et pourtant… Son regard chocolat se posa sur le chapeau de Cow6boy dépourvu de porteur.

Ellis !

Ignorant toute douleur, s’autorisant à hurler quand ses os refusèrent de collaborer, elle se remit sur pied. Un grincement des plus inquiétants lui parvint et elle leva doucement la tête, suffisamment pour voir des bouts de métal tombaient. La roue. Elle s’écroulait. Ils s’étaient juste en dessous. Un gémissement la fit revenir sur Terre. « Ellis ! » Elle l’empoigna par le bras pour le relever et le soutint du mieux qu’elle le pouvait. Pia marchait aussi vite qu’elle le pouvait, se frayant un chemin parmi les décombres, mais elle allait bien trop lentement et ses forces disparaissaient bien trop vite pour qu’elle puisse aller plus loin. Son regard se porta sur Ellis, presque inconscient et son cœur se serra.

Elle qui avait provoqué souffrance et pleurs dans les familles, elle qui avait pris des vies, arraché des cœurs, torturés jusqu’au dernier cri… Sa poigne se raffermit sur le Cow-Boy et elle fit tout son possible pour qu’il tienne droit devant elle. Ses mains poissées de sang se posèrent sur ses joues et son regard larmoyant se plongeant dans le sien. Un sourire. Un véritable, sincère, innocent sourire étira ses lèvres alors qu’elle vint capturer les siennes d’un baiser doux, délicat, tout ce qu’elle n’avait jamais donné. « Je t’aime. » Il n’y avait rien à expliquer, Pia n’avait pas d’explications pour ce sentiment qu’elle avait pour lui, mais il l’avait poussé à faire ce qu’elle allait faire.

D’un dernier effort, elle se força à pousser un nouveau hurlement assez puissant pour que l’onde de choc l’atteigne de plein fouet, l’envoyant valser dans un refuge précaire, mais un refuge tout de même. Pia lui lança un dernier regard avant de lever la tête vers son destin. Sa main ôta le célèbre chapeau qui caractérisait si bien son personnage et puis, Pia ferma doucement les yeux.

Elle eut une pensée pour son père. Une pensée pour sa mère. Elle allait les rejoindre, redevenir cette petite fille étrange mais pourtant innocente, elle allait se saisir de leur main et le sourire lui reviendrait comme autre fois. Pia avait pris tant de vies, mais venait d’en sauver une.

Il y eut un dernier hurlement et puis plus rien. Aucune douleur ne traversa son corps, rien. Tout était fini. Tout n’était qu’obscurité, il n’y avait aucun tambour, aucune musique, le calme était venu bercée cette plaine encore inconnue.

Et là, sur le sol jonché de débris, poissé de sang, se trouvait un chapeau noir dépourvu de porteur.



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Caracole O'brien

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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyLun 29 Fév 2016 - 21:18




[Not] An Ordinary Valentin's Day



« Que fait-on ? »

Barbara regarde les gens autour d’elle, comme une anomalie. Elle déteste le peuple, et se sent mal quand il y a trop de monde. C’est sa phobie et je ne peux la forcer à rester ici. Pourquoi le ferais-je ? Mon loup ressent son inquiétude, et me la transmet, comme une preuve. Elle n’a même pas dit un mot que je connais déjà son envie. Elle veut partir.

Je baisse les yeux déçu de ne pas avoir vu mes amis mais pas grave. Je lui souris et l’écoute.

« Déjà, éloignons nous de cette foule. Tu sais que j'ai horreur de ça. »
— Je m’en doutais, tu veux aller où ?

Elle regarde partout et ne prend pas le temps de me répondre. Barbara est rapide, elle sait ce qu’elle désire et là, elle cherche l’unique endroit où personne ne viendrait nous voir. (C'est-à-dire assez loin d’ici). Elle commence à marcher droit devant elle, essayant de ne pas se faire toucher. Je fais de même. Un instant, je me tourne un instant et voit Liam, Ruby, Stiles et Mick, tout comme Therence et son compagnon monter dans la grande roue. Mon ancien chef de Stage y grimpe aussi, accompagné par une personne que je n’ai jamais vue. Puis je me retourne vers mon ami, elle commence à paniquer et, même si elle se retient, je le sens. Les couples qui s’embrassent, se tiennent la main, l’a rende malade.

« O'brien, marchons un peu. Mes jambes sont toutes engourdis à force de rester debout et ne rien faire. »
— Oui !

Nous avançons loin de tout cela, les couples s’éparpillent un peu, laissant plus de place pour passer. Je regarde mon amie, mettre ses mains dans les poches, puis plus rien, comme si elle s’arrêtait de penser. Elle ne bouge pas. Je me tourne et matte ce qu’elle observe.

La roue. Elle tourne trop vite.


« O'brien, » m’interpelle-t-elle, est-ce que tu vois ce que je vois ? »

Je ne bouge toujours pas devant ce spectacle, j’arrête même de respirer. Une chaleur s’insinue en moi. J’ai chaud. La roue tourne, elle accélère. Je m’avance doucement. Une seule idée en tête. Liam et Stiles. Ils sont dans la roue. J’hurle leur nom, même si c’est inutile. La panique s’empare de tout le monde. J’avance encore un peu, m’approche de la roue.

Je n’ai plus aucun instinct de survie, seuls mes muscles répondent et vont à contre-courant de toute logique. Je n’arrive plus à penser comme il faut. Je ne veux plus réfléchir. Je regarde la roue, comme hypnotisé par elle. C’est trop dur. Non. Pas cela. C’est impossible. Ils ne peuvent pas mourir.

— Li-am, Sti-les… hurlé-je le plus fort possible avec mes dons de loups.

Je ferme les yeux, ne bouge plus d’un pouce. Je sens mon cœur se serrer. S’il meurt, je n’aurais plus rien… Plus d’ami, de famille, de meute. Plus rien. Je viens de trouver une vraie vie et on me supprime déjà tout.

« Évacuez la zone ! Elle va s’effondrer ! »

Je ne sais même plus qui parle et je m’en fou même. Plus rien ne compte…

« O'brien ! On doit s'en aller le plus vite possible. Dépêche toi, et ne t'arrête pas de courir. »

La voix lointaine de Barbara me réveille doucement. Je dois l’aider. Elle ne peut pas disparaître aussi. Elle ne peut pas être en danger. Je dois garder espoir. Liam va… je n’arrive pas à le dire. J’ai trop peur d’un faux espoir. Liam… Stiles… Pas vous. Faite tout pour survivre…

— Barbara ?

Je n’hurle pas. J’essaie de trouver un point d’ancrage. Je veux juste qu’elle me rejoigne. Qu’elle me force à avancer, sinon je reste là sur place et attends sans rien faire. Mon amie garde toujours son calme, et moi je suis déjà en panique. Mon cœur bat vite. Mon esprit s’évade encore. Je tremble. J’ai l’impression de mourir comme si une crise cardiaque s’approchait doucement. Il va exploser. Pourquoi ? Je ne veux plus me réveiller. Je veux qu’on m’achève devant ce spectacle. Rien n’est réelle c’est un cauchemar. Je vais me réveiller.

« Tu m'écoutes, O'brien ? Je t'ai dit de te dépêcher ! Magn-agh ! »

Le cri de Barbara me sert de réveille. Non je ne rêve pas. C’est bien la réalité. Pourquoi ? Je comprends mon amie maintenant. Elle ne désire plus rien sentir car on souffre toujours à la fin. Je sursaute au nouveau cri de Barbara. Je ne l’ai jamais entendu hurler. Elle souffre. Je cours vers elle, inquiet par son comportement. Sa jambe saigne. Liam est en haut la tour. Ils ne peuvent pas mourir. Barbara, Liam, Stiles ne mourrez pas.

« Pas question de s'arrêter, on continu. Et surtout, ne t'arrête pas. Compris ? »

Je secoue la tête pour lui dire que je l’écoute.

— Ne meurs pas… s’il te plait, dis-je en me prenant la tête avec les mains.

Je la prends par le bras, l’emporte avec moi. Sa blessure s’aggrave à force d’appuyer dessus. Que faire ? J’ai trop de chose en tête. Liam, Stiles. Tous… Charlie.

Barbara s’effondre sous la douleur. Je me retiens de pleurer, pourtant les larmes tentent de sortir. Elle force sur mes paupières.

— Réveilles-toi. Ne t’endors pas, lui hurlé-je dans les oreilles.

Je pose mes mains sur elle et capture sa douleur pour essayer de la tenir éveillé. Je la prends dans mes bras, comme les mariés dans les films. Je cours vers la sortie. J’espère qu’il y aura des pompiers ou autre. Je me retourne, la roue est sortie de son socle. Elle roule. Je bloque sous l’image. Impossible… Barbara s’endors. Elle dort doucement.

— Barbara reste éveillé. Comment veux-tu tuer Therence si tu meurs ?

Les bruits augmentent, tous comme les cris. Les fers s’étirent et s’arrachent. Des nacelles s’envolent, détruisent tout dans leur chute. Pourquoi j’entends tout cela. Je veux devenir sourd, oublier tout cela. Non. Ce n’est pas cela. Non Impossible. Je secoue la tête pour évacuer cette pensée. Je dois sauver Barbara, puis… Et si c’était… Non calme toi. Tu verras après. Je m’en fou. Liam t’es où ? Je ne me retourne pas. Les cris s’élèvent de partout. Je les entends comme si j’étais à côté d’eux. Ils sont là, forts. Putain de don. J’arrive plus à penser. Je dois trouver cette sortie et rejoindre mes amis.

— Vous avez intérêt à survivre les amis !



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyLun 29 Fév 2016 - 23:36




[Not] An Ordinary Valentin's Day



Maudit, et damné, voilà ce que je suis. La grande faucheuse s’évertue à me tourner autour. La longue hécatombe a commencé par Paige… et n’a jamais cessé depuis. J’y ai pourtant « encore » cru cette fois… Après Paige, Kate, Jennifer… il y avait eu lui… Alex, un homme.

Impensable lien, impossible amour et pourtant…

Si vrai, si authentique qu’indiscutable. Alors que la roue du destin nous emporte vers une funeste fin, je revois nos premiers instants.

Cette banale visite de courtoisie, la rudesse de l’accueil de son père… Comble de l’ironie celui-ci était amoureux de ma mère… drôle comme l’histoire se répète. Je revois nos balades en forêt, moi qui finis par lui dire tout ce qui me ronge, mon loup intérieur qui s’éteint, ma peur et mon désarroi. Je me souviens de la présence d’Alex à ce moment-là, sa main sur mon épaule, son silence apaisant. Ses visites qui deviennent plus fréquentes, pour devenir quotidiennes. Ces soirées à regarder les bûches craquer dans la cheminée, ces discussions qui prennent trois heures pour seulement quelques phrases échangées.

Ce soir-là, où il arrive avec son bagage, remonté comme un ressort contre son père et ce maudit ours garou. Son flot de parole incessant, le pack de bières descendues et les maladresses de notre première fois qui survient sans calcul, ni préméditation. La gêne au matin, Alex qui veut repartir, moi qui le retiens… Ce geste fortuit, sa chute évitée… son nez dans mon cou, mes bras qui se referment dans son dos... Un nouveau baiser en plein jour et à jeun… deux types rouges pivoine qui regardent leurs pieds.

Utopique lien, incroyable amour et pourtant…

J’aime sa douce force, son apaisante tranquillité, ses fausses maladresses et son authenticité. Combien de jours après ces premiers ébats? Combien de jours à faire comme si rien ne s’était passé, à marcher côte à côte sur les chemins forestiers sans dire grand-chose sinon qu’il fait frisquet ? Qui de nous deux a eu le courage et l’audace de se lancer ? Attraper la main de l’autre, sentir les doigts se refermer sur les siens et se sentir soulagé de ne pas s’être fait repousser.

Pas de grosses embrassades ou de roulage de pelle en règle, sauf pour cette unique nuit alcoolisée. Nous n’avons plus recommencé (à boire autant). Nos débuts ont été comme maintenant, emplis de gestes softs mais sincères. Une étreinte appuyée, un sourire un peu taquin, un café ou un thé servi sans demande. Pas à pas nous nous sommes apprivoisés, aussi farouches l’un que l’autre. Alex connait vaguement mon histoire, du moins il est au courant pour Kate. Je n’ai jamais osé lui demander s’il y avait eu « un » autre que moi avant… Je connais juste son ancienne liaison avec une serveuse, car nous l’avions croisée par hasard. Elle avait parlé sans filtre, ne se doutant pas que lui et moi étions ensemble. Je me souviens du long silence après, amplifié par le fait que nous ne nous affichons pas en public. Je lui avais juste souris, puis secoué la tête à son air embarrassé.

Formidable lien, singulier amour et pourtant…

Alex se cramponne à mon bras alors que la roue s’emballe.

- Ce n’est rien, ne t’inquiète pas.
- Tu n'es pas près de te débarrasser de moi!
- Je l’espère bien. Je te promets de rester toujours auprès de toi.

Que vaut une promesse donnée dans de telles conditions ? La mienne est pourtant sincère. L’urgence du temps qui s’est brutalement accéléré, nous mettant en vue la fin de toute chose, me montre que je n’ai pas assez dit à Alex que je l’aime. Cette soirée était un peu un premier pas vers une reconnaissance de notre couple… Cette soirée risque d’être aussi notre dernière.

Une explosion, les moteurs sans doute et la roue bascule. Je maudis ma faiblesse d’homme. La vitesse et le choc nous fracassent l’un contre l’autre. Lui comme moi avons le réflexe de nous attraper. Mais nos corps sont heurtés, coupés, broyés. Ma tête heurte quelque chose de dur, je perds pied.

Les deux jeunes gens sont pris dans cette tourmente mécanique qui s’arrête brutalement stoppé par un vieux chêne. L’arbre en restera marqué pour le reste de son existence qui dépasse largement celle des deux humains aux corps enchevêtrés. Le druide a la tête qui tourne, alors que le mouvement est stoppé. Le corps de son bien aimé, tiède et réconfortant pèse sur lui. Par réflexe il cherche un pouls, ne le trouve pas. La panique commence à le guetter. Il tente de se dégager pour mieux s’occuper de son compagnon, mais sa jambe le fait atrocement souffrir, bloquée dans la porte.

-Derek?

Son propre cœur s’affole. Il panique il le sait. Se dit que c’est pour ça qu’il ne trouve pas le pouls de celui qu’il aime. Alex s’essuie rageusement les yeux. Il ne veut pas de ces larmes qui sont comme l’annonce d’une fin.

-... Derek!  … Tu m'as … promis...  Je t'aime, … de …

Sa voix vacille vers les aigües. La colère et l’impuissance le font jurer. Il martèle ses mots comme un sésame magique. L’ancien loup ne bouge toujours pas. Son visage est comme apaisé. Il n’a plus ce froncement de sourcil caractéristique. Le jeune druide hurle son prénom, mais le brun ne réagit pas. La colère le prend, il tente de se redresser et de secouer son ami. Alex peine à respirer, il suffoque presque à cause de ses sanglots. Son impuissance à pouvoir faire quoi que ce soit. Il tire sur sa jambe, la douleur est atroce mais il s’obstine. Une inconscience charitable le fauche en plein effort. Il sombre dans un sommeil agité de rêves.

Quelque chose d’humide lui colle l’oreille. Alex se réveille, mais il ne peut pas ouvrir les yeux, une langue humide lui lèche le visage. Il lève les mains pour virer l’intrus, ses doigts rencontrent une fourrure soyeuse. L’animal lui laisse un répit. Alex ouvre les yeux sur un grand loup noir. Le druide secoue la tête, se disant que ses rêves deviennent de plus en plus réalistes. L’animal émet une plainte. Par réflexe Alex flatte l’animal puis note enfin la couleur de ses yeux.

- De… Derek ?

Le jeune druide remarque que les pattes arrière du loup sont encore emmêlées dans le jean de son compagnon. Le reste des vêtements déchirés jonchent le sol rendant plus vrai l’interprétation qu’ose faire le druide. Alex plonge ses doigts dans le pelage noir, il pleure et rit en même temps. Doucement le loup change et se transforme…


- Pichou !
- Derek !
- Je suis là, ça va aller.
- Tu étais mort !
- Non, j’évoluais. J’ai réussi l’épreuve Alex !

Je prends délicatement ses mains et absorbe son mal. Ses traits se détendent et quand je le trouve stabilisé, je m’occupe à dégager sa jambe le plus délicatement possible. Une fois fait, je le porte dans mes bras pour le déposer à l’écart sur une surface vierge de débris. Alex me regarde amusé. Je lui demande pourquoi il sourit ainsi. J’imagine que c’est parce qu’on s’en est sorti vivant. Mais il me surprend par sa réponse : je suis à poil dans un lieu public. Je prends le temps de l’embrasser avant de retourner à la nacelle récupérer ce qu’il reste de mes vêtements.

Autour de nous c’est l’Armageddon. Des blessés hurlent, d’autres ne bougeront plus jamais. Un cherche sa fiancée, d’autres des amis. Je tiens Alex collé à moi, mes veines sont noires de sa souffrance qui s’en va. Sa jambe consolidé il me demande d’aller soulager ceux qui en ont besoin.

- Je t’emmène au poste de secours avant. Et… avant qu’une autre tuile nous tombe dessus, je… Alex, si tu le veux bien, je souhaite que l’on officialise notre liaison… officiellement avec un papier officiel…

Je m’emmêle et bafouille.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyMar 1 Mar 2016 - 1:22




[Not] An Ordinary Valentin's Day

- J’aime que tu me détestes. J’ai horreur des énamourés à la Mick et Stiles.

Ce crétin égocentrique me fait rire. Je profite de sa présence et de l'instant présent sans me laisser déranger, pas même par les musiques retardataires du vieux Stilinski - je lui pardonne, on va mettre ça sur le compte de la fatigue et des heures sup' - ni la dédicace traitresse du fiston sur sa relation avec Wayne. Dire que le tour de manège terminé, je me voyais parti dans une course effréné jusqu'au paternel pour lui annoncer la bonne nouvelle moi-même. Une façon comme une autre de leur gâcher la vie...

Je suis surpris et déstabilisé par un tremblement soudain. B*rdel! C'était quoi ça?... Je cramponne Chad aussi dérouté que moi avant qu'il n'esquisse un sourire confortant qui me provoque l'effet inverse. Ça prouve bien qu'il pense comme moi que la secousse n'avait rien d'un coup de vent. Ok, notre sortie au grand air était bien marrante, mais on en a assez profité!...
Mais le vent s'accentue, notre descente aussi... En bas, de l'agitation attire mon attention : les lumières deviennent folles, ça cours dans tous les sens c'est comme si quelqu'un avait mis un grand coup de pied dans une fourmilière... c'est pire que ça quand je vois des personnes voler à travers le parc aussi facilement que le dit insecte.

-Chad, ça craint en bas!... Qu'est-ce qui ce passe?!

J'ai l'estomac qui ne suis pas, nous franchissons notre arrêt beaucoup trop vite, notre chance de descendre nous passe sous le nez et nous repartons pour un tours. C'est la panique, pourquoi ça s'arrête pas? Pourquoi ça accélère?! Il est trop tard pour rentrer dans la cabine, c'est quasi impossible et à ce moment là je crois que j'en veux vraiment au loup. Si lui peut compter sur sa nature pour s'éviter le pire, pas moi! Je m'agrippe à la suspente, et le bras de Chad et une parti de son poids me pressent contre la ferraille. Je compte sur sa prise et sur sa force pour ne pas être éjecté, les hurlements et silhouettes malmenées dans les abris d'en face ajoutent à ma terreur.

- Therence!

Chad m'explique sa manœuvre : je vais devoir lâcher ma prise et le coller aussi fort que je peux si on veut rentrer dans l'habitacle. Mais je lui hurle que je peux pas! Je peux pas lâcher!!! Mes doigts me lancent mais restent crampés malgré tout, si je décrispe ma main tout part et c'est fini! Je sais qu'il me retient, si ce n'était pas le cas j'aurais déjà cédé, mais je peux pas prendre le risque, pas à cette vitesse, c'est peut-être un loup, c'est pas un dieu! S'il me largue, je...!

- Je t’aime. Je ne t’abandonne pas. Je te le promets.

Une brise tendre au cœur de la tempête. Je m'accroche à ses yeux clairs, à cette promesse parce que je sais que ses mots sont vrais, j'acquiesce d'un clignement de paupière à défaut de pouvoir hocher la tête, et je m'agrippe à lui de toutes mes forces. Je m'en remet entièrement à lui.

Entre mes bras je sens les muscles de son corps se tendre. Le lycan nous maintient sur le toit, les cabines bringuebalantent dangereusement, et un bruit effroyable accompagne le passage mortel d'un câble. Je hurle, je me sens partir avec la vitesse et Chad avec moi, mais notre bond en arrière stoppe brutalement. Nous sommes toujours accrochés, lui à la toiture, moi à lui, mais nous menaçons de finir emporter dans la mouvance infernale. Je le sens qu'il glisse, je ne sais même pas par quel miracle nous tenons encore! Je hurle à plein poumon, c'est foutu, il tiendra pas!!!...

Une secousse de plus, et nous nous envolons. A moins que nous flottions et que ce soit l’immense attraction qui nous échappe... Tout se passe si vite, et si lentement à la fois. Je n'ai pas le temps de lui en vouloir, de penser à moi, de penser à lui, ou de penser tout court. Je comprend la fin, évanouis dans les airs et brouillés avec le bitume, et je subis les émotions qui jaillissent, impuissant. Il parait qu'avant de crever, on voit sa vie défiler. Il n'y a pas de films, mais le firmament, si vide, et Beacon Hill, si petite. Et perdu entre terre et ciel, j'éprouve un impact émotionnel terrible au regard de ma vie. Du regret. Plus que les regrets d'un loubard de cours de récré dont l'existence futile n'aura posé aucune empreinte dans ce monde, je meurs de l'intérieur de l'échec de toute une vie.
Je disparaitrais sans connaitre l'auteur de mes jours. J'aurais aimé le connaitre, le voir un instant, ne serait-ce un nom et un visage... Je vais mourir, et il n'en saura rien... Je vais mourir, et Chad aussi...
... Mon beau loup noir va mourir...
...Oh non.

Cette prise de conscience tonne en moi comme une accusation sardonique et me foudroie en plein cœur et dans tout mon être. Le cynisme de la vie, c'est ce projeter un évènement sans se douter un seul instant qu'il puisse concrètement nous attendre au tournant. Le Destin qui patiente, caché sous un masque de Hasard. Intuition, ou malédiction? Comment j'aurais pu deviner?! Devant Dieu ou qui qui me juge ici et maintenant, je le jure : je ne savais pas!...


On retouche terre : t'es mort.


Tu sais que je te détestes?


Si je le voulais, je pourrais te faire tomber.

Mais tu tomberais avec moi.

Je m'en fous. Je gagnerais quand même.


NON!

Je veux rien de tout ça, c'était des blagues, des provocations en l'air, j'en pensais pas un mot!...
Mais je n'ai pas le temps de savoir si mes paroles malheureuses ont induits le loup en erreur sur mes sentiments, de déterminé l'impact de mon arrogance sur un Tout en lequel je n'ai jamais cru, ni de souhaiter un retour en arrière ou de m'en vouloir pleinement. Durant cette ultime seconde, je ne suis focalisé que sur cet autre au sourire trompeur mais au regard sûr, qui me complète comme personne et ne peut pas disparaitre. Je ne suis qu'une contestation franche et désespéré à cette situation sans issue.
Un cri du cœur.

Je vous en supplie... Laissez le vivre!...


D'un mouvement sec nous basculons, et je devine l'impensable. Le sifflement d'air dans mes oreilles cesse quand grâce à son réflexe nous pénétrons violemment à l'intérieur de la cabine, remplacé par de puissants fracas.

Nous ne sommes plus que des pantins ballotés dans une boites. Je n'ai plus le contrôle de moi même, plus d'équilibre, plus de sens, je me cogne et je heurte les parois ainsi que Chad. C'est peut-être mon coude qui lui a transpercer les côtes, sa jambe qui à fauchée la mienne, nous sommes des jouets conscients sans aucune maitrises mais aussi des armes l'un pour l'autre. J'ai cessé de vouloir m'accrocher, je n'ai plus qu'un réflexe qui est de me protéger à tout prix. Ma valse solitaire s'achève lorsque les bras de Chad se referment autour de moi. Je l'accroche comme je peux, nos visages enfouis dans l'épaule de l'autre, notre danse n'en est pas moins douloureuse. J'étouffe avec lui et il partage mes hurlements, mêlés corps et cris, je suis moi, j'éprouve la ferraille qui nous écrase l'un contre l'autre et nous tranche simultanément, le tumulte qui nous unis, et je suis Chad aussi.

Son regard bleu m'est arraché, un choc dans toute la partie gauche de mon corps et un éclair dans les tempes. Quelques secondes de vides, de silences, mon corps éprouve un derniers choc alors que mon esprit reste sourd et insensible, en retard sur les évènements. Je vois quelques lueurs vivaces passer dans la périphérie de mon champs de vision, du noir à nouveau, et un vide ténue.

Ça cogne de plus en plus lourd, de plus en plus vif, insupportable. C'est la douleur qui revient avec son gout métallique qui m’emplis la gorge et les poumons.

Ma vue est trouble, et malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à me concentrer. Je distingue pourtant le visage de Chad tout proche du mien. Tout ce qui me touche n'est que douleur. Je ne sens plus ma main pour pouvoir l'accrocher. Mais sa voix me parvient, comme un écho.

- Tu vois, je ne t’ai pas lâché.

Je voudrais lui sourire, lui témoigner ma gratitude et mon amour, mais les yeux me brulent et ma vue se brouille encore plus au borborygme qui lui échappe. J'ai mal. J'ai mal dans ma chair, j'ai mal pour lui. J'ai mal d'amour et de regrets... Je ne veux pas sombrer... alors je lutte contre la Grande Inconscience qui me guète, je m'accroche à sa figure trouble, c'est tout ce dont je sois capable... Je sens un mouvement, un faible fourmillement qui tente vaillamment de combattre les blessures, mais ce n'est pas suffisant. Le petit baume s’évanouit, pas assez fort contre ce désastre. Pas assez fort pour aider Chad non plus. Mais par pitié... s'il y en a un parmi nous... qui a une chance de survivre... c'est...

Les perles lacrymales se mêlent au sang. Mes lèvres babillent faiblement...

-... '... t'aime...

Un voile obscur me prive définitivement de l'étincelle que je regardais luire dans les yeux de Chad. Je ne peux plus. La douleur se retire, délicatement. Un ultime écho pulse en moi. Je pousse mon dernier soupir.


Un long soupir, tiède et suave, résigné dans la mort tandis que dans ma chair, je reçois sans le comprendre l'ultime cadeau de celui qui demeurera à jamais l'homme de ma vie.



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyMar 1 Mar 2016 - 15:56




[Not] An Ordinary Valentin's Day


L’horrible son qui nous avait perturbés au moment où nous étions au stand de tir tente encore de se frayer un chemin dans ma mémoire… Il me rappelle quelque chose, mais quoi ? En tout cas, j’en suis sûr, ce n’est pas une chose agréable, et c’est carrément en train de me gâcher le moment.. Je suis en mode « cliquetis de flic » comme me dit souvent Alessandro. C’est-à-dire sourcils froncés, mâchoire crispée, sourire forcé, et les méninges qui carburent à fond. J’essaie de me rappeler ou j’ai entendu ce son, à quoi il me fait penser, pourquoi il m’atteint autant…

Mais essayez de vous concentrer avec un pareil allumeur, vous m’en direz des nouvelles… Alessandro à ce pouvoir sur moi, et il sait l’avoir… La seule différence, aujourd’hui, c’est qu’on s’affiche carrément… Je ne savais pas comment en parler, parce que cacher cette relation me pèse, alors c’est une occasion comme une autre…

Silinski en a vu d’autres, avec son fils, mais c’est vrai que la, avec Brian, on lui fait un package complet… Un délinquant et un « homme d’affaire  louche » en même temps, on fait fort… C’est à la fois amusant et très embarrassant. Je me mets un peu à sa place, son premier adjoint qui fricotte avec un presque mafioso, et un futur inspecteur qui bécote un délinquant sous son nez… Et je parle même pas de son fils… Pauvre gars…

Toujours est-il que je me suis débrouillé pour « être à sa merci » et qu’il va falloir que j’assume, maintenant. J’ai appris depuis le temps à devoir assumer tout ce que je dis à Alessandro. De son côté, il a pu se rendre compte que j’étais loin d’être un gentil toutou obéissant. Mais je crois que nous aimons ça, lui comme moi. Cette résistance, cette attitude bravache et provocatrice de l’autre. Bien sûr au début entre lui et moi c’était essentiellement physique. Je ne suis pas dupe, je pense même que ça pouvait l’arranger de sortir avec un adjoint… Et puis il a su m’atteindre au cœur, il est beaucoup plus riche d’âme que je ne l’aurais soupçonné. Ce n’est pas un chevalier servant, ni un boyscout, mais il a une certaine noblesse envers ceux qu’il a décidé de protéger, et j’apprécie ça… Et bon sang ce qu’il est sexy !

Je me laisse donc entrainer vers la grande roue, non sans le dévorer du regard. Je ne suis pas spécialement à l’aise avec son manège pour nous faire remonter la file d’attente, en revanche, et j’essaie de me faire tout petit, car un adjoint du shérif qui gruge pour passer devant les gens, ça fait un peu tâche. C’est donc un peu rouge, gêné, que je me faufile en sa compagnie, pour finalement arriver devant Charlie et Brian sous les remarques moqueuses d’ Alessandro.
Brian a des étoiles dans les yeux, et je suis ravi de voir ça. Il s’était confié à moi, il m’avait fait confiance, même si j’avais su lire dès le début entre les lignes au moment de son affectation. Un type comme Charlie, qui semble ne même pas être conscient que demain existe, c’est peut être exactement ce qu’il lui faut, après tout… Ne pas penser à la suite, au lendemain. Profiter de l’instant présent… Ce chanteur paillard cachait un cœur d’or sous une attitude d’ursidé mal dégrossi…

« Oh l’autre hey ! T’as cru que c’était la fête du slip ? »

Je m’esclaffe à son expression. Et oui, pour autant ce n’était pas vraiment le genre à se laisser faire.. ; Et vu la carrure du type si il commençait à se laisser aller à sa nature de garou, il avait réellement les moyens de ne pas se laisser faire…
La suite était vraiment digne de Charlie et d’Alessandro. De simples bourrades, ça dégénéra bien vite en prises multiples et chaotiques, et je fus bientôt séparé d’Alessandro et rapproché de Brian.

-je parie sur L’ours, mais faudra pas le dire à mon mec.


Dis-je a Brian, qui s’esclaffe.. Pas longtemps… Charlie, avec le tact et la grâce d’un pachyderme à un défilé de mode arrive à le chopper, et l’entraine avec lui, vainqueur… Sauf que ce n’est pas Brian, mais Alessandro qui se retrouve avec lui dans la nacelle… Brian et moi levons tous les deux les yeux au ciel, avant de secouer la tête, blasés…

-profitons-en pour parler un peu, cher collègue… Je t’offre une bière dans la nacelle.
C’est donc avec Brian que je grimpe à la suite, résigné, avec une vue pas si lointaine sur notre mec respectif.

-je suis heureux de te voir comme ça Brian. Vraiment… Le bonheur te va bien.

Il me regarde, rougissant, avant de sourire sincèrement… Je l’aime beaucoup.. Il ira loin, il sera un bon inspecteur, je pense… Nous en profitons pour parler, pour faire des plans sur l’avenir. On parle de faire des virer en bateaux à nous quatre, avec Charlie et Alessandro, et je vois avec plaisir qu’il se projette enfin dans un avenir radieux…

Et puis tout s’écroule, comme lorsque je me réveille d’un de ces horribles cauchemars, entourés de cadavre que j’ai brulés.. Sauf qu’ici, il n’y a a priorri pas de chimère, juste des amoureux, paniqués, effrayés, et, déjà, blessés, au fur et à mesure que nous nous rendons compte de l’horreur. La roue de s’arrête pas…

Bon sang, la roue ne s’arrête pas !
Et j’insiste, pratiquement impuissant, aux drames simultanés qui se jouent autour de moi. Avec une agoisse prenante, je prie pour qu’Alessandro s’en sorte, mais je sais qu’il peut guérir, tout comme Charlie.. Brian par contre.. Je commence à m’approcher de lui, alors que je le vois déjà tendu sous l’éffort, utilisant son pouvoir… Il ne peut pas retenir une telle masse. Cherche –t-il a créer un matelas d’air pour préserver le maximum de gens ? Je ne peux pas le laisser se sacrifier… Il me voit m’approcher et commence déjà à protester

-rien à foutre, je te sauverai, que tu le veuilles ou non, brian !
Devant son visage qui se referme, avec sa tête de bourricot, j’ajoute, bien vite :
-tas gueule. C’est un ordre !

Il sait que je n’utilise pas ça. Jamais. Et il sait, j’espère, que ce n’est pas pour le blesser… J’aimerai le protéger de mon corps, mais j’ai besoin de l’autre.. De sa force, de sa capacité à faire fondre le métal, pour nous protéger lui et moi, et peut être quelques personnes en plus…
Alors je laisse ce feu ardent prendre toute la place, mais cette fois ci mon corps n’est pas suffisant pour le contenir. Il s’embrase, complètement, et je sens la force arriver, ainsi que la perte de mon individualité.

Nous sommes au milieu du carnage. Nous ne comprenons pas comment nous sommes arrivés ici, ni pourquoi nous nous compromettons en public, mais nous voulons sauver des gens… Parrish déteint sur nous. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Nous nous préparons pour l’impact, mais nous réalisons que si nous voulons protéger le jeune humain présent de notre corps, il va falloir faire vite.
Nous projetons nos flammes pour faire fondre ce qui nous parait dangereux, et pour souder ce que nous pouvons, afin de transformer un engin de mort en coque protectrice, du moins sur une petite parcelle. Puis nous abandonnons nos flammes et nous entourons le jeune humain qui tente de nous repousser et y parvient presque. Nous le fixons du regard… Il comprend, nous croyons…

Nous l’entourons de nos bras, nos jambes, notre corps, tous les coups seront pour nous… Nous avons très mal, mais nous survivrons, nous guérirons. Lorsque le métal se plante dans notre corps, nous résistons à l’envie de le faire fondre, pour ne pas le blesser lui. Nous avons l’impression que dans une autre vie, nous sommes amoureux de lui, mais nous ne comprenons pas pourquoi. Pourtant, alors que les hommes réalisent l’horreur et comptent leurs pertes, autour de nous, nous pensons aussi à l’autre. L’homme avec l’accent plaisant. L’homme qui peut tuer et préserver. Nous ne savons pas ou il est, nous espérons qu’il va bien.. Nous savons qui a déclenché tout ça… Si ceux que nous aimons sont morts, nous les traqueront, sans relâche, des siècles s’il le faut. Nous les retrouverons..

Nous les démembrerons et feront fondre leurs yeux, mais pas avant qu’ils aient pu voir leurs membres arrachés un par un.. Nous les accompagnerons dans notre autre monde, celui dont nous avons l’accès, et leur ôteront tout espoir d’en sortir.. Nous prendrons le temps qu’il faut pour comprendre leur secret sur cette fréquence sonore qu’ils utilisent et nous leur feront payer. Une éternité de douleur pour chaque victime. La rage nous nourrit, nous hurlons, nos crocs, nos griffes, sortis, et nous envoyons valdinguer au loin tout ce qui n’est pas de chair et de sang….
Petit à petit, notre respiration haletante et douloureuse est la seule chose que nous entendons, et nous nous sentons partir… loin…

Je me réveille, des douleurs dans tout le corps. Je suis nu, et Brian veille sur moi. Il a l’air blessé, mais, merci mon dieu, il est vivant… Mon regard fiévreux cherche du regard Alessandro et Charlie..
-tu sais où ils sont ?




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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyMar 1 Mar 2016 - 17:42




[Not] An Ordinary Valentin's Day


Je sais que dans le rôle du petit ami, je crains à mort. C’est pas faute de vouloir faire bien, je ne suis juste pas doué, pas avec Espérance. Elle n’est pas comme les autres filles et c’est bien pour ça qu’elle me plaît. Les mecs, c’est différents, j’en suis un. Et la plupart des filles se contente d’entendre que je suis une star et le tour est joué. Pas Hope. Elle a quelque chose dans le crâne. Elle a du caractère, une vraie personnalité. Pour être honnête, elle me déstabilise. Elle me fascine. Elle est pourtant une simple humaine, mais c’est une véritable énigme.  Je ne sais pas comment je dois agir pour faire bien les choses avec elle. C’est un véritable défi que de la courtiser, et la combler est un combat de tous les jours.

J’essaye de la dérider et de m’excuser, mais elle est sacrément rancunière quand elle s’y met. Je sais que sortir avec moi n’est pas de tout repos, et encore, elle ne sait de moi que le sommet humain de l’iceberg. Je ne lui ai pas encore parlé de mon côté surnaturel. Je ne veux pas la plonger là-dedans. Et…J’ai peur de lui faire peur. Je suis amoureux d’elle. Je fais comment si elle me fuit après ? À demi-mots, je lui ai parlé de mon enfance…particulière. Difficile de lui cacher vu l’état de mon corps.  Mais de là à lui parler du reste. Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en elle, mais je ne veux pas la mettre en danger.

Elle se contente de hausser les épaules quand je lui tends une cigarette. Elle est têtue pour une humaine. Je range la clope à portée de main car je sais qu’elle en a envie et qu’elle refuse plus par rebelattitude qu’autre chose. Elle va y revenir.

Je suis désolé. Je t’avais dit de venir avec tes amis célibataires. Vous auriez pu vous en donner à cœur joie à vous moquer des couples gnangnans. Mais tu as raison, j’aurais aimé avoir plus de temps libre pour toi. J’aurais dû me débrouiller pour avoir plus de temps.

Nous nous rendons sur le stand de tir et elle cartonne. Très impressionnant. Je ne joue pas. J’ai tout de même été élevé dans la compétition et si je prends une arme en main sans qu’il s’agisse d’une histoire de vie ou de mort, je ne serais pas capable de tirer à côté intentionnellement. Je suis efféminé, mais j’ai quand même un égo ! Et puis, j’essaye de garder es activités extra-scolaires et professionnelles sous silence.

Nous repartons. J’aimerais qu’elle passe l’éponge. C’est vrai quoi, elle savait dans quoi elle s’engageait, du moins en ce qui concerne ma carrière sur scène. C’est quand même comme ça qu’on s’est connu.

Un son étrange me déconnecte de la réalité. Qu’est-ce que c’était ? Je le sens s’animer. Depuis quand n’avait-il pas bougé ? Espérance me fait revenir sur terre, mais je le sens toujours, je le sens à nouveau. Elle aussi a entendu cet étrange bruit. Lui aussi…Non, ça n’a rien à voir avec une mauvaise utilisation de la sono.

Nous nous glissons dans la file d’attente pour la grande roue. C’est l’endroit idéal pour lui offrir mon cadeau, mais si nous y entrons avec cette tension, pas sûr que ça ne prenne pas des allures de film muet. Je cherche les bons mots, mais malgré les centaines de formulation qui me viennent, aucune ne saura percer la rancune. C’est vraiment compliqué les filles ! Finalement, c’est elle qui prend la parole. Elle s’excuse de s’être emportée. Non, j’imagine que ce n’est pas son truc. Ca ne colle pas avec son caractère. C’est aussi pour ça que je loupe tout. Je ne mesurais pas l’étendue de ses attentes en ce jour. Je pouffe même de rire à la fin de sa phrase et je passe ma main dans mes cheveux. Tant pis pour le boulot de ma coiffeuse.

— «  Ce qui explique peut-être pourquoi je suis aussi mauvais cavalier pour cette fête. Habituellement, je suis celui qui…tient le rôle de la femme si on peut dire.


Enfin, ce n’est pas totalement vrai, mais je suis plus souvent uke que seme. Et même si je suis du genre protecteur, j’ai tendance à me mettre avec des hommes qui ont plus de carrure. Pas forcément plus de force, mais ils sont au moins plus masculins que moi. Espérance sait que j’ai eu des relations avec des hommes. Enfin, je crois. Je ne m’en suis jamais caché, mais je n’en ai jamais parlé vraiment pour autant. En fait, nous ne parlons pas beaucoup. Elle a un appétit sexuel à satisfaire et en dehors de mes tournées, je n’ai pas grand-chose de joyeux à raconter. Difficile de parler d’autre chose sans aborder le surnaturel. Rien d’étonnant à ce qu’elle se lasse vite de cette journée.

Elle s’empare du cancer en tube. Lorsqu’elle en prend une bonne bouffée, je lui souris, la prend par la taille pour l’attirer vers moi et je dépose mes lèvres contre les siennes pour lui voler de la fumée. C’est par ce geste que j’ai initié notre premier baiser. C’est ce geste qui la fait toujours craquer. Je ne sais pas comment c’est arrivé, mais c’est arrivé. Je suis tombé amoureux d’Espérance.

Nous avançons d’un mètre. J’entends la dédicace. Je la regard avec un amour qui me fait mal tant il est intense. Nous ne sommes pas prêts de monter dans ces fichus nacelles. Tant pis, je n’attends plus. C’est maintenant, le bon moment ! Je sors de ma poche un écrin allongé, recouvert de velours. Je lui tends  en me mordillant la lèvre.

— « Ce n’est pas grand-chose. C’est loin d’être suffisant pour que tu me pardonnes, mais je l’ai imaginé selon nous.


Il s’agit de deux pendentifs indissociables. Un cœur en améthyste, ma couleur, entouré d’un fuselage travaillé en arabesque en argent, le nom de ma mère. Et le deuxième est une clef en or blanc sertie d’émeraudes, symbole de l’espoir. La clef de cette cage, la clef de ma liberté. Je la laisse lever ses cheveux pour que je puisse accrocher le pendentif autour de son cou et j’en profite pour dépose mes lèvres sur sa nuque.

— «  Tu m’as libéré. Tu fais battre mon cœur…et je ne dis pas ça juste pour sortir une de ces phrases romantiques toutes faites. Tu m’as fait revivre. Tu as donné un sens à ma vie. Je ne suis pas encore habitué à tout ça, alors je suis maladroit, je le sais, mais sans toi je…


Je n’ai pas le temps de finir ma phrase. En quelques instants, l’apocalypse se déverse sur le parc. Quand je sens le mouvement de foule m’emporter, je veux glisser mes doigts aux siens pour ne pas la perdre, mais elle n’est déjà plus à mes côtés.

«  Hope ! Hope ! Espérance !!


Je me tourne et me retourne, mais je ne la vois pas. Je la cherche, je viens en aide à quelques innocents apeurés et paniqués pour les remettre sur pieds au passage, mais je ne vois pas leurs visages. Je ne désire voir que le sien.

«  Espérance !

Un cliquetis vient chatouiller mes oreilles. Un frisson violent remonte ma colonne.

*Fuis !*
*Nineko ?*
*FUIS !*

Je me retourne, et je comprends pourquoi il me supplie de bouger mes fesses. Trois silhouettes vêtues de cuir, masques étranges cachant leur tête entière, se tiennent maintenant devant moi. Et je doute qu’ils soient là pour m’aider. Un son impossible à décrire me vrille les tympans. Il me semble discerner des mots, mais la douleur est telles que le reste demeure flou. Un autre, disent-ils. Plus intéressant ? Pas le chat ? De quoi parlent….

— «  NON !!

J’ai crié…mais pourquoi ? L’autre, sans remords, sans regrets, sans âme…l’autre, en moi…Pas le chat…mais l’ombre…Il a été tué…..vraiment ?

Une douleur m’embrase, partant de ma clavicule et se faufilant jusqu’au bout de mes doigts. Quand je serre le poing, j’entends le métal crissant, je sens mes lèvres s’étirer. Il n’est pas mort. Il ne le sera jamais tant que je serais en vie. Quand je me redresse, mes iris brillent d’améthyste et mes pupilles son fendues. Je…il fait craquer son cou et soupire de bien être en humant la terreur ambiante.

Les…docteurs ? Est-ce ce qu’ils sont ? Attendent de moi…de lui, qu’il soit un de leur chevalier de l’apocalypse…et il ne va pas les décevoir, mais il veut se venger d’abord. Se venger de moi, en premier.

— «  Espérance !!!

Il chantonne. Il la cherche, comme un psychopathe cherche sa prochaine victime. Laisse-là, monstre ! Ne l’approche pas ! Mais quoi que je fasse, il a toujours eu une meilleure maîtrise de notre corps. Il sait user de nos sens à la perfection et très vite, il capte son odeur…malgré la foule, malgré tous les signaux chimiques qui se mêlent. Je note à peine le danger que représente la grande roue. Je ne pense qu’à Hope…Où est-elle ? Non, en fait, il ne doit pas la trouver. Il va la tuer, puis il se mettra à leur service, et si je la perds…si je la perds, je me perdrais…il gagnera…

*C’est beau l’Espoir.*

Elle est magnifique, oui. Mais il le sait, tout comme moi. Elle est humaine…il n’en fera qu’une bouchée. Fuis, mon espoir…fuis-moi !




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[Not] An Ordinary Valentin's Day

La file d’attente est longue et nous avançons au rythme de la roue qui tourne doucement. Je suis impatient de me retrouver seul avec Charlie, isolé du monde et de ses rumeurs. Toutefois, je prends mon mal en patience car cette lenteur sera la même quand nous serons installés dans une des nacelles du manège. Mon ours se renfrogne un peu. Je sais que son instinct de vilain garçon le pousse à vouloir doubler tout le monde. Pas que Charlie soit particulièrement pressé, juste par réflexe de ne pas supporter d’avoir du monde avant lui. Je le regarde en souriant. Il fait tant d’efforts pour moi. Ce qui n’apparait comme des petits riens, ou du bon sens social, lui coûte assez. Je lui en suis que plus reconnaissant. Je ne pense pas que je sors avec lui par envie de froisser les tabous, tant sur le point de vue de l’homosexualité, que sur le rapprochement d’un flic et d’un voyou. Il m’avait immédiatement insupporté lors de notre première rencontre. Moi dans mon rôle de policier, lui dans le sien… Je ne sais pas ce qui nous fait gratter le verni de l’autre et de voir au-delà des apparences la personne réelle qui se cache sous le masque. Charlie est tendre et attachant. Il a un réel souci des plus faibles… enfin une partie des plus faibles… Il m’a raconté quelques anecdotes de son passé à Phoenix avec Amaro qui ne sont pas piqué des vers… Mais je veux croire que l’attitude de l’adolescent qu’il était, n’est plus qu’un masque dont il se pare encore. Plus en barrière protectrice, qu’en réelle envie de faire chier son monde. Il est bien placé pour savoir que celui qui parait faible, peut vite s’en prendre plein la figure. Alors sous des airs bougons et brute de service, il masque sa tendresse. Et dieu sait qu’il en a à revendre. Nous avançons d’un demi-mètre, il ne reste plus qu’un couple devant nous. La sono siffle, le shérif n’est définitivement pas doué avec un micro.

- Et la dernière de cette série  Charlie pour Brian…  Euh... Brian! BRIAN!? Mais c'est la fête du slip !!!

Je rentre subitement la tête dans les épaules. Il va en cuire pour mon matricule. Je crois que d’autres dédicaces l’ont mis dans un bel état d’énervement. Étrange, il n’avait pourtant pas fait le rapprochement lors de la dédicace à Charlie.

- O'Conner!!! Lundi, dans mon bureau à l'aube ! Le titre est Words de Jacob White sides et le message : Greuh…

J’ouvre la bouche comme un poisson hors de l’eau puis me tourne vers mon ours. Mon regard pétille. Une telle attention de sa part… Je lui retourne donc le baiser qu’il m’a offert lors de ma dédicace. Ce sont ces petits riens qui me font espérer que nous deux, cela va tenir longtemps. Les efforts que nous faisons mutuellement. C’est à nous, mais deux grands balèzes s’interposent devant nous. Amaro et… Parrish ! Sérieux ! Le premier adjoint qui resquille ! Je foudroie mon collègue du regard.

- Oh l’autre hey ! T’as cru que c’était la fête du slip ?
- Attendez votre tour !


Charlie repousse le loup qui semble n’attendre que ça. Je devine que ça va chauffer. Inquiet du remue-ménage que cela ne va pas manquer de faire je regarde du côté de Parrish. Je crois qu’il réalise le potentiel explosif de nos compagnons.

- Ah tu veux jouer à ça ?  

Les mots de le l’ours montre que cela fait trop longtemps qu’il se retient et qu’il est visiblement heureux d’avoir matière à jouer des coudes. Amaro doit le savoir, quel salopard celui-là. Ça l’horripile que Charlie s’assagisse à mon contact. Il fait donc tout pour ramener son cuistot sur la mauvaise pente. Dans la bousculade qui s’ensuit, Charlie m’attrape par la manche pour nous faire intégrer la nacelle qui déjà s’éloigne. La dispute est une vrai attrape-moi. A un moment, un grand calme arrive… ces deux idiots sont montés dans la même nacelle, nous laissant sur le c*l avec Parrish.

- Sérieux ! De vrais gamins !
- Je parie sur l’ours, mais faudra pas le dire à mon mec.
- Alessandro a du potentiel aussi…


Jordan semble un peu dépité de voir son beau rital s’envoler sans lui. Et son air de chiot abattu est finalement assez attendrissant.

- Bon… On prend la suivante ?
- Profitons-en pour parler un peu, cher collègue… Je t’offre une bière dans la nacelle.


Nous avançons à peine que déjà nous voyons la nacelle où se trouvent Amaro et Charlie tanguer.

- Ils se battent encore !
- Je suis heureux de te voir comme ça Brian. Vraiment… Le bonheur te va bien.


Je suis soudainement gêné. Je suis très pudique sur mes sentiments et cette relation doublement contre nature ne me met pas très à l’aise. Si je suis certain de mes sentiments pour Charlie, les assumer est autre choses. Cependant, Jordan est sincèrement ravi pour moi. Cela me rassure aussi de l’avoir de mon côté, car je sens que la reprise de travail va être difficile à passer avec Stilinski. Au moins, nous pourrons faire front à deux. Je me détends et nous parlons librement. Nous évoquons la possibilité de faire une virée en bateau à quatre. Et dès qu’on parle voile, mes yeux s’illuminent. Alors que parions sur l’hypothétique comportement de nos compagnons respectifs sur une surface réduite, telle qu’un voilier, tout à coup le manège semble se bloquer puis repartir. Jordan et moi sommes immédiatement sur le qui-vive. La vitesse augment imperceptiblement et quand nous passons la gare sans nous arrêter, il devient évident qu’il y a un problème technique. Je lance un regard à Charlie, il lève les mains d’incompréhension. Quand la structure commence à grincer et les passagers hurler, il nous apparaît urgent d’agir. Mais que faire à cette vitesse ? Je me cale dans la nacelle et étend mon don autour de moi. Mes yeux brillent d’un bleu outremer. Je sens la structure du manège qui défile à grande vitesse, et l’air qu’il y a autour. Le dense et l’insaisissable, sauf pour moi. Ma mâchoire se crispe sous l’effort. Je tente d’abord de créer un courant d’air en sens inverse de notre rotation. Mais cette même rotation change constamment le plan de référence. Je sens un mouvement, Jordan semble vouloir m’arrêter.

- Je dois essayer de la freiner Jordan !
- Rien à foutre, je te sauverai, que tu le veuilles ou non, Brian !


Je ne l’écoute pas et me concentre sur les parties dures du manège. Mais c’est là où j’ai le plus de mal à maitriser ma capacité à agir sur la matière.

- Ta gueule. C’est un ordre !

Je le regarde estomaqué. Jamais il ne me donne des ordres de cette manière. Je perds ma concentration, mes yeux reprennent leur couleur normal. La température augmente, les yeux de Jordan prennent cette lueur orange que je lui ai déjà vue… quand une chimère est morte. « L’autre » est là. Je sais que mon collègue n’arrive pas vraiment à gérer cette partie de lui. Mais je le côtoie assez pour savoir qu’il n’est pas un danger pour moi. Alors qu’il m’entoure de ses bras, je regarde en direction de Charlie, désespéré. La nacelle se renforce de nouvelle soudure, le corps de Jordan que j’ai craint brulant est d’une douce chaleur. Je perds le sens de l’orientation et hurle quand je sens que nous basculons. Instinctivement je projette mon don au-delà de l’enveloppe protectrice que me fait Jordan. Des débris arrivent à passer, Jordan en encaisse une bonne partie. Je hurle ma peur, celle de mourir, celle de le voir mourir en voulant me protéger. Je revois le regard de ce frère d’arme, qui se jette sur la grenade lancée dans notre barque lors d’un abordage d’un bateau de trafiquants au large du golf. Il s’était sacrifié pour le groupe. Je me souviens encore de son regard, de son sourire désabusé. Il ne lui avait fallu qu’une demi-seconde pour décider de sa mort et de notre survie. Autant dire que la perte de notre camarade nous avait rendus particulièrement expéditifs sur le bateau ennemi.

La terre a arrêté de tourner. Je suis à moitié Groggy. Mon corps est emmêlé à celui de Jordan. Un impact à moins d’un mètre de moi me fait lever le nez vers l’emplacement où se trouvait la roue. Celle-ci est couchée et tourne comme une toupie. Il manque des nacelles. La rotation déchiquète tous sur son passage envoyant une myriade de débris dangereux.

- Jordan !

Je les sens venir avant de les voir. Accroupi auprès de Jordan, je me concentre sur un front d’air et essaye de dématérialiser les fragments qui arrivent à passer. Le mal de tête est immédiat. Je sens des impacts sur ma chair mais ne faiblis pas tant que cette pluie de météorites ne s’arrête pas. C’est épuisé que je me laisse aller à coté de Jordan. J’entends les gens hurler. Je suis policier et mon devoir serait d’aller aider. Mais je ne peux pas laisser mon compagnon d’arme seul inanimé. Puis, dans l’immédiat, je suis incapable de me relever. Je fais donc l’inventaire de mes blessures et celle de Jordan. Nous sommes bons pour des cicatrices supplémentaires et quelques points de suture. Je pense que l’on n’a rien de sérieux malgré le sang qui coule.

- Tu sais où ils sont ?

Jordan s’est réveillé. Je secoue la tête par la négative. Avec difficulté, je me relève et ôte ma chemise pour que Jordan s’en entoure la taille. Il est totalement nu, ses vêtements ont cramé. Je lui tends la main pour l’aider à se relever.

- Ce sont des garous, des durs à cuire… Nous allons les trouver.

Nous marchons comme sur un champ de bataille après l’apocalypse. Tout en cherchant ceux que nous aimons, nous portons secours à ceux qui en ont besoin. De partout c’est douleur, cris et larmes. Les pertes sont terribles. Je me colle dans mon rôle de flic pour ne pas penser… pour tenir…

- Charlie ! Alessandro !



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MessageSujet: Re: [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day   [Event] [Not] An ordinary Valentin's Day - Page 4 EmptyMar 1 Mar 2016 - 18:52




[Not] An Ordinary Valentin's Day


Tout le monde cri, comme si hurler allait les sauver de cet effroyable destin qui les guettent. J'ai envie de brailler moi aussi, pourtant. Leur dire de dégager le plus vite possible, de ne pas rester planter là comme des statues, parce que je sais qu'il y en a pleins qui ne peuvent plus bouger, tétanisés par la peur de mourir, écraser sous cette monstrueuse roue. Le brouhaha ne cesse pas, me monte à la tête.  Ils y a des voix graves et aiguës, mélangées les unes avec les autres, donnant un résultat effrayant. Je sens les autres courir, se bousculer et me bousculer par la même occasion, quelques uns tomber sans que personne ne puisse les aider. Je sens le sang battre dans ma tête au rythme de mon cœur, un peu plus rapide que d'habitude.

Et puis j'entends des corps tomber, et ne plus se relever. Des yeux grands ouverts sous la surprise du coup porté, les pupilles dilatés à cause de la peur, et d'autres yeux fermés à jamais. Le sang gicle de partout, je n'ai jamais vu une telle boucherie, même après des années de chasse. C'est comme s'il n'y a pas de fin, comme si les corps des habitants de Beacon ne vont jamais cesser de perdre la vie. J'entends au loin des couples se murmurer des choses dans leur dernier souffle, et, pour une fois, je ne suis pas dégoûtée par ces élans de tendresse. J'ai pitié pour eux, personne ne mérite de mourir ainsi.

J'essaie de rouler sur le côté pour me relever ; ma jambe me lance, et je me demande pourquoi la douleur me prends tellement. Et la réponse s'installe d'elle même dans mon crâne. Je suis devenue faible en côtoyant O'brien. Je ne suis plus aussi forte et tolérante à la douleur qu'auparavant, parce que j'ai laissé quelqu'un devenir proche, quelqu'un avec qui je n'aurais pas dut faire ça. Je grogne alors qu'une nouvelle vague de douleur me parcours de la tête aux pieds.

« Ne meurs pas… s’il te plaît, » j'entends O'brien murmurer tot près de moi, complètement brisé, ce qui n'a rien d'étonnant. O'brien n'a jamais eu un mental d'acier, et je ne doute pas qu'en sortant de cet enfer, il va avoir besoin d'une bonne dose de thérapie pour évacuer tout le stress post traumatique.
« Tu me prends pour une faible, O'brien ? » je marmonne dans un grognement. Ce n'est pas tout de même pas une petite blessure à la jambe qui va m’emporter, tout de même !

Je sens le sol s'éloigner. Huh ? Ah non, c'est moi qui m'éloigne du sol. Je sens deux bras m'attraper, un derrière mes genoux, et l'autre un peu plus haut que ma taille. Il me porte ? Je lui ai pourtant dit que je ne voulais pas que l'on me touche aussi intimement. Surtout un loup-garou, je ne fais pas d’exception pour lui. Je ferme légèrement les yeux pour me reconcentrer.

« Réveilles-toi. Ne t’endors pas ! Barbara reste éveillé. Comment veux-tu tuer Therence si tu meurs ? »

« Ne sois pas si bruyant, idiot ! J'essaie de me concentrer. Et je trouverai bien Garnet après ça, pour le tuer, n'en doute pas. » S'il est en vie, j'ai envie de rajouter.

Je sens ma douleur s'envoler peu à peu lorsque qu'une main chaude et hésitante se pose sur ma peau nue. Je gigote. Je ne veux pas qu'il utilise ses capacités malsaines sur moi. Mais il faut bien avouer que ça fait du bien. Je respire normalement à nouveau, et je n'entends plus le sang battre dans ma tête comme tout à l'heure. Je ne veux plus qu'il me touche comme ça. Je ne veux plus qu'il utilise ce genre de chose sur moi. Je suis dégoûtée. En arrivant à la maison, je me promets une douche bien chaude pour enlever toute trace de son action.  

« Vous avez intérêt à survivre les amis ! »

Je roule hors de ses bras qui me soutenaient jusqu'à maintenant. La douleur a presque complètement disparue, même si je saigne encore abondamment. L'action d'O'brien et l'adrénaline combinée m'ont fait un bien fou, je suis prête à tout pour sortir de là, et emmener O'brien avec moi. Il a bien mérité que je le sauve.

« Tout le monde va survivre. Maintenant on y va O'brien, et ne te figes plus comme tout à l'heure, ou bien je t'envoie mon poing dans la figure pour te réveiller, compris ? »

Je regarde de nouveau autour de moi, et attrape O'brien par le bras pour l'emmener avec moi, ma main glacée contre sa peau brûlante me brûle les doigts comme jamais.  C'est l'apocalypse, il n'y a pas d'autres mots. Les gens cours, effrayés, et dans le tas des morts, je reconnais quelques élèves de mon lycée, certains même plus jeunes que moi, recouvert de sang – le leur ou bien celui de quelqu'un d'autre, je ne sais pas. Au loin j'entends une ambulance. Ou plusieurs. J'ai du mal à bien entendre avec tout ce bruit autour de moi, et surtout ce grincement. Attendez… grincement ? Lentement, je me retourne. La roue se dirige lentement mais sûrement vers le sol, et nous sommes dans son champs. Je jure entre mes dents, maudissant notre manque de vitesse lorsque nous sommes partis. Si je n'étais pas blessée… Ma moto est bien trop loin pour que je puisse l'enfourcher et filer avec O'brien, et seule la course peux nous aider. Moi qui pensait que nous nous étions assez écarter…
 
Sans plus attendre, j'attrape la chemise d'Obrien, et le pousse à quelques mètres de moi, et j'espère qu'il est assez loin du champs d'action de la roue ainsi. O'brien n'a aucune chance de s'en sortir s'il se fait écraser. Je le vois dans ses yeux, l'envie de vivre est moins présente, il survit simplement après toutes ces pertes, et n'essayera probablement pas de survivre après que la roue l'est écraser. Moi je peux, j'en suis certaine. Ou bien est-ce que la folie me guette déjà, et contrôle mes pensées ?

C'est ironique, n'est-ce pas ? Passer sa vie à chasser et haïr les loups-garous, et pourtant, finalement, risquer sa vie pour en sauver un. Des années auparavant, si quelqu'un m'aurais posé cette question, je lui aurais rit au nez en le traitant d'idiot. Le destin peut-être hilarant, parfois, n'est-ce pas ?

Je sens quelque chose écraser mes jambes, et rien de plus. C'est dur et froid et lourd, et j'essaie de ravaler un cri. Non je ne vais pas hurler, putain ! J'ai déjà trop brailler aujourd'hui. Je ne suis pas censée avoir mal, normalement. J'encaisse. Et là je vais encaisser aussi. Je sens les os de mes jambes se faire broyer un par un sous le poids de la roue, avec une lenteur sadique. Je jette un coup d'oeil, et ravale un soupire de soulagement. Nous étions assez loin, ou tout du moins, O'brien l'était. C'est le bord de la roue qui m'a écrasée, quelle chance.

Je sens mes deux jambes se comprimer sous le poids de l'engin, et la douleur qui s'ensuit et bien plus intense que n'importe quelle douleur jamais ressentit. Chaque nerf, chaque tendon, chaque muscles se broie en même temps sous l'effet du poids. Quelques bouts de ma tenue s'arrachent eux aussi, mais c'est bien le dernier de mes soucis. Je me mords la joue intérieur, pas besoin d'inquiéter O'brien encore plus. Je peux supporter la souffrance. Je sang un liquide chaud transpercer mes habits pour s'écouler le long de mes jambes nues, les tachants, les imprégnant de mon erreur qui me coûtera bien plus que ma vie. Je ne me fais pas d'illusion. Je sais très bien que mes os sont broyés, et qu'une rééducation sera nécessaire, mais que je ne pourrais peut-être plus jamais marcher. Je grogne, gigote le haut de mon corps alors que la douleur me monte à la tête comme une vague. J'essaie de bouger les orteils. Impossible. Je jure entre mes dents. J'ai l'impression que tout mon corps est un brasier, et je ne peux rien faire pour l'éteindre. Je veux bouger, je n'y arrive pas. Mes jambes sont trop chaudes à mon goût. Ce doit être le sang qui les réchauffent. Ou bien le choc. Je ne sais pas, je ne sais plus. J'ai des fourmis dans les jambes. Ça me gratte.

Ma vision se floute un peu, et je ravale de la bille. Ou bien du sang. A moins que ce ne soit les deux en même temps? Beurk. Tout semble flotter si loin, et pourtant, j'essaie de trouver la force pour garder les yeux ouverts. Ce n'est pas une roue qui va me tuer ! Et puis quoi encore ? J'ai encore beaucoup de chose à faire. Exterminer le plus de loups-garous possible, venger et ma mère. Et non, je ne quitterai pas ce monde avant que ce dernier but soit complété, parole de Walker !


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Dernière édition par Barbara Walker le Mar 1 Mar 2016 - 21:26, édité 1 fois
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