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 The Wedding of the Red and the Blue

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 29 Juin 2016 - 11:35




Le Pourpre,
Mariage du Rouge et du Bleu

Feat. Ruby's Pack & Cie

Matrim sourit comme un enfant, la main serrée dans la mienne. Les invités  rayonnent de la même gaieté. Tout le monde est attentif à la cérémonie. Nous avons les yeux rivés sur les mariés et sur l’horreur qui se produit. Personne n’échappe à cette vision. L’action est aussi rapide qu’abominable. Bientôt, l’odeur du sang surpasse celle des fleurs qui ornent l’église.

- Vive les mariés. Et que la mort vous sépare ! S’exclame une voix que je ne connais pas.

C’est donc cet homme qui vient de déchirer violemment la toile de bonheur qui se peignait devant nous. L’amour est un art. Le meurtrir est blasphématoire. Et dans sa superbe, le parjure semble se repaitre du grand malheur qu’il vient de causer.

Le hurlement de Chad me déstabilise. Je ne fais pas partie de sa meute et pourtant je sens l'appel qui prend la forme d'un désir de violence en réponse à l'attaque sournoise et ignoble qui vient de se produire.

Cela marque le commencement d’une oraison funeste. Paisibles citoyens en apparence, c’est la cage de nos instincts qui vient d’être ouverte à la volée. Nous ne sommes pas impuissants. Nous sommes des hybrides, loups, ours, reptiles. Nous sommes différents, dotés de crocs et de griffes ou d’aptitudes psychiques particulières. Pourtant, le piège est soudain, imprévu et imprévisible. Par le nombre et une certaine cohésion, nous sommes mis en difficulté.

D'ordinaire, la bestiole éprouve un fulgurant besoin de liberté. Aujourd'hui, la peur accompagne aussi son émancipation. Elle panique, se faufile dans toutes choses. Je peine à maintenir une dissension entre mes propres mouvements et la vie que ce pouvoir donne aux objets inanimés.

Les bancs, les chaises et les pupitres deviennent les premiers remparts entre nos assaillants et Matrim et moi. Je le dévisage, brutalement inquiet tant il semble désorienté. Lorsqu’il prend conscience de ce qui arrive, il découvre le chaos qui nous entoure.

Les ennemis sont difficiles à cibler, tout se déroule très vite pour demeurer stable et réfléchi.

Dans l'intimité, je laisse souvent poindre mes crocs et briller mes yeux. À présent, ma transformation n'est plus parcellaire. Mes muscles réagissent avec plus de vivacité et je sens les traits de mon visage devenir ceux d’un loup. La pilosité et le regard sauvage illustrent ma seconde nature, animale.

Avec effroi et reconnaissance, je suis témoin du secours que Chad offre in extremis à Matrim. Je reconnais celui qui avait attaqué les chasseurs alors que nous partions pour Las Vegas. La même rage lui confère une vivacité incroyable. Mais à l’instar d’une bougie qui procure une chaleur et une lumière salvatrice, celle-ci se consume. Je crains que l’équilibre entre sa bonté et sa colère ne vienne à se rompre au profit du côté obscur.

Je pare les coups et les attaques qui nous sont destinés tandis que Matrim se laisse aller à sa capacité télémétrique. Ce pouvoir a gagné de l’amplitude depuis que je suis devenu l’hôte de sa bestiole mais il puise d’autant plus d’énergie. J’en connais les limites, elles engendrent mon inquiétude.

Enivré par les sentiments qu’il perçoit et s’approprie autant qu’il les propage, il se précipite sans prudence vers son amie agonisante.

- Matrim ! Hurlé-je.

Mais il ne m’entend pas. Je crains que Peter Hale ne le blesse à mort, obnubilé par l’agression affreuse dont a été victime son épouse à l’instant où le mariage a été prononcé.

Je ne saurais dire si les autres sont en bonne ou mauvaise posture, si certains d’entre nous sont blessés ou non. J’entends des cris, porteur de désespoir, sans en comprendre la raison. Ma vue accrue me fait distinguer le pire. De l’autre côté de l’église, Derek gît dans une posture macabre. Est-il toujours en vie ? Le temps me manque pour essayer de percevoir un battement de cœur. Et dans la bâtisse, les sons se répercutent contre la pierre et deviennent indistincts.

Les grognements bestiaux sont pléthores. Des créatures vêtues de crâne et d’os prennent part à l’affrontement. Des rafales transportent l’odeur de fumée qui accompagne l’adjoint du shérif, enveloppé par des flammes qui ne blessent que ses ennemis. Dans la lueur chatoyante, la panthère à ses côtés apparait comme un démon impitoyable.

Un flash m'immobilise et se substitue à mon attention pour envahir mon champ de vision. Je n'ai rien pour recréer ce que je vois comme je le fais sur du papier quand je suis dans un état d’intuition pure. Alors, ces images prémonitoires m'imprègnent. Je n'en comprends pas le sens, la précipitation qui règne autour de moi rend tout cela confus.

Puis, j’ai un instant de répit, des secondes d’accalmie pendant lesquelles je suis au centre du capharnaüm sans y prendre part.

J'éprouve de la peine pour celles et ceux qui ont été enrôlés dans un tel désastre parce que faibles et perdues. Assoir ainsi sa domination est abject. Lorsque je découvre le statut de cet homme, je comprends avec effroi combien le pouvoir est dangereux entre les griffes d'un être diabolique et pervers. Se lier à un alpha est un risque bien trop grand. C’est une conviction qui s’ancre encore en moi au moment où je riposte avec force contre la créature qui s’est précipité dans ma direction.

Je n'ai jamais tué. Donner la mort, c'est renoncer à une partie de son âme. Néanmoins, quand il s’agit de défendre sa propre vie, cela prend un sens et devient légitime. Mais, qui a tué, est meurtri à jamais.

Lorsque Matrim est en danger, je n’hésite pas.








©Codage by Mr. Chaotik from Never-Utopia Customisé by Mafdet Mahes
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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 29 Juin 2016 - 21:14






The Rage of Sun



Feat. Ruby's pack and closest friends


Des doigts fins glissent dans mes cheveux. Elle rit, elle est rayonnante. Je l’ai rencontré pour la première fois lorsque j’effectuais une mission aux côtés de Lycaon. Elle est devenue ma confidente en l’absence de mon meilleur ami. Huisè et elle logent chez moi pendant leur séjour à Beacon Hills.

— « Depuis le temps que j’en rêvais ! rit-elle en me regardant.
— « Toi aussi ? Si j’avais su que c’était si simple de te rendre aussi heureuse, je l’aurais fait depuis longtemps !
— « Je n’y crois pas une seconde... marmonne la chinoise, la tête enfournée dans le coussin.
— « Moi non plus. Huisè, chantonne Prim’ en rejoignant le lit, il est l’heure de se lever, nous allons être en retard pour préparer la mariée.
« Coupe lui encore les tifs, et laisse-moi dormir.
— « Hey, ils sont suffisamment court là, ça suffit, mais si tu veux, j’ai une autre bonne raison pour que tu restes au lit, dis-je en les rejoignant.
« Mmmh…
— « Luka, ton plan nous mettra définitivement en retard, et en plus, elle ne dormira pas plus !

Un peu plus tard, j’arrive sur le parvis.  Prim’ et Huisè ont fini par rejoindre la mariée. À nouveau, je passe une main dans mes cheveux, c’est une habitude qui fait partie de moi, que jamais je ne perdrais.  C’est fou le nombre de personnes présentes. Nul doute que certains se sont invités d’eux même d’ailleurs. N’est-ce pas un blouson de rebelle que je viens d’apercevoir ? Je salue les membres de la meute et les quelques connaissances proches que j’ai déjà croisées. Je m’arrête surtout auprès de mon meilleur ami, de mon frère, accompagné de son hyperactif petit ami. Derek hausse les sourcils de surprise. Quiconque me connait sait que c’est là un grand changement pour moi ! Taquin, il m’attrape par les épaules et me décoiffe avant que nous soyons expressément inviter à entrer dans l’église par le futur marié.

Je m’assois dans les premiers rangs. Ruby n’a que peu de famille de sang. Cora n’a pas eu le temps de faire le voyage, mais Derek est là, tout comme quelques amies proches de Ruby et sa grand-mère, mais Ruby et Peter ont une famille. Ils nous ont nous, ils ont la meute, présente et unie pour les entourer et célébrer cet amour et protéger leurs enfants.

La cérémonie est absolument magnifique. Les vœux échangés sont gorgés de remarquables émotions qui s’insinuent en moi via le lien de meute. Je suis si heureux pour eux, par eux. Et bientôt, ce bonheur sera plus grand encore. Bientôt ma vie prendra tout son sens, lorsqu’elle sera là, Lilia. Le baiser est donné, le serment est scellé, le sang est versé.

Une sourde douleur se répand dans mes veines. Une rage sans limite s’empare de mon cœur. Amaterasu s’enflamme et gronde. Un hurlement appel au ralliement, à la vengeance, et l’instant d’après, mes cheveux sont devenus blancs et mes yeux luisent comme des soleils. Crocs et griffes sont sortis et des arabesques rouges sang recouvrent mon corps. Certains, les plus sensibles aux aura, peuvent apercevoir l’esprit du soleil se mouvoir avec moi tandis que je m’élance.

Kanima ou Berserker, je me fiche de la nature de mon ennemi. Quiconque ose s’en prendre à ma famille en répondra de son sang, de sa mort. Mes yeux brillent comme jamais ils n’ont brillé. Le soleil ne peut mourir. Le soleil éclaire les âmes, et les malheureux qui pensent pouvoir s’en approcher de trop près brûleront de leur bêtise.  

La rage m’anime, le désir de vengeance aussi, mais les gémissements de Ruby me ramènent à la raison. Je dois la protéger, je dois protéger sa famille, notre famille, alors je continue de me battre et je me place en bouclier devant les habitants de la Forêt Enchantée. Là-bas, ils sont puissants, dotés de magie, mais ici, leur magie n’a plus source. Snow White brave le danger pour rejoindre sa meilleure amie, les autres, bien que conscients de leurs faiblesses, se portent tout de même en bouclier autour de la blessée et de son compagnon. Je me retrouve, aux côtés de Chad, à défendre l’autel et ceux qui y ont trouvé refuge. J’éloigne chaque ennemi qui ose s’approcher de cet endroit. Mais la bataille se prolonge et nous devons faire sortir Ruby. Je peux sentir Chad, il a pris le relais, et je suis terrifié de pouvoir le sentir de façon si nette. Elle ne peut pas être…non…

Un hurlement, et lorsque je relève la tête, je vois le corps de mon ami, de mon frère, suspendu sur un candélabre…sans vie. Je hurle à mon tour, fou de rage, mais Chad joue de son rang et me rappelle que je dois protéger notre alpha et les humains. Nous devons les mettre à l’abri. Mais comment ? Ils sont si nombreux…nos ennemis…

Le sang coule le long de mes doigts. J’ai été sévèrement touché, mais pas mortellement, et je ne faiblirai pas. Je donnerais mon âme pour mon alpha et sa fille, mais avant, je ferais souffrir ceux qui s’en sont pris à leur vie. Amaterasu se redresse, plus forte que jamais. Je sens sa chaleur, et mes plaies guérir…non brûler… comme l’on brûle un souvenir du passé. Une chimère s’approche, un jaguar, une autre sur ses talons ; peu importe les coups que j’aurais à encaisser, j’en distribuerai le double. Je balance un revers, projetant la première créature au sol et quelque chose d’étrange se produit. Son corps et celui de sa compère sont barrés d’une profonde plaie, comme l’aurait laissé un coup d’épée. La pleine puissance de ma capacité si spéciale, à son apogée…Amaterasu m’a expliqué un jour, que nul pouvoir ne peut atteindre l’excellence sans un travail acharné. Le Kamiga, tel le phénix, porte son pouvoir comme un fardeau pour le faire grandir, pour en faire profiter à autrui, jusqu’au jour où flamme l’entoure pour qu’il rejoigne les cendres, alors, le pouvoir atteint son paroxysme, son apogée, avant de mourir. Et la fin d’un Kamiga, le climax de son pouvoir, ne peut-être déclenché que lorsque l’âme n’a plus besoin de l’esprit pour vivre, lorsque l’âme-croisé le délivre.

«  Chad ! Il faut emmener Ruby à l’hôpital, maintenant !

Mais comment convaincre Peter de la lâcher, de l’emmener…et surtout, comment la sortir d’ici ? Les seuls êtres à pouvoir traverser la barrière de Sorbier sont hors de ces murs ou inconscients...Même ceux de Strybroke sont bloqués par la barrière, Emma a bien essayé et elle en a payé le prix cher.

© Fiche by Mafdet MAHES

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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 29 Juin 2016 - 22:35

Le mariage Rouge et Bleu


Alex trifouillait dans sa poche et ses doigts jouaient avec le billet qui s'y trouvait, alors que son attention n'était pas à la messe du prêtre, mais à observer l'architecture du temple et des invités qui se trouvaient à l'intérieur.  Il salua ainsi d'un sourire Matrim et Mafdet, qui ne le virent probablement pas.  Gagnerait-il son gage ou non? Il y avait été selon son expérience personnelle et avait négligé les informations qu'il connaissait de l'époux : il était incapable de sentiments. Du coup, il était fort à parier que l'ours venait de se faire cinq dollars faciles.  Il trépignait lors de l'échange des vœux, qu'il écouta avec émotion, parvenant à ancrer son attention sur la promesse bidirectionnelle. Bon sang que Peter était pompeux, et stoïque.  Alex faillit bien croire qu'il gagnerait le magot lorsqu'il vit que le vieux loup hésitait et ne savait plus trop quoi dire.  Il crut que son silence était causé par un attendrissement quelconque et toute son attention se porta aux yeux de l'homme qui ne s'humidifièrent pas à en déborder.

♣        ♣  ♣        ♣        ♣  ♣        ♣


Les Cormiers furent parmi les plus lents de l'assistance à réagir, n'étant pas dotés d'esprit de meute ou de sens surdéveloppés.  Et puis, derrière l'un de ces trolls du lycée, Alex avait bien du mal à voir quoi que ce soit sans devoir se tordre le coup.  Il n'avait donc pas d'abord compris ce qui se passait quand le silence pesant s'était installé dans l'église pour rapidement laisser sa place à une sentence de mort, des cris, un hurlement, le chaos.  Ce n'était pas de cette manière qu'Alex avait envisagé gagner son pari.  De toute manière, il ne portait pas attention à l'époux et échangea un regard lourd de sens et de surprise à son ours d'ami, puis à son père.  Les gens s'écartèrent et se levèrent un instant avant Alex, qui put entrevoir la robe rouge de la mariée, alors qu'il observait Derek bondir vers l'entrée de la nef.  Stiles s'y tenait prêt à prendre des photos, lorsqu'il fut attrapé par le loup à l'origine de ce branle-bas de combat.

Sans attendre, Alex se précipita à la suite de Derek, talonné par Charlie et Gabriel. Mettant à profit ses entraînements aux arts martiaux pour éviter les griffes qui semblent fuser de partout.  Avec horreur, le jeune druide réalisa que le lieu de culte était envahi de créatures comme celle qu'ils avaient affronté, Jansen, Charlie et lui, dans la clairière.  Comment avaient-ils réussi à rentrer malgré la liste d'invité super encadrée?  Il fallait presque une permission du pape et du Président des États-Unis pour recevoir un carton d'invitation!  Le loup traître, qu'Alex comprit être un Hale de plus, plus sanglant, moins sympathique toujours que son précédent, avait manifestement joué les marionnettistes comme un vrai pro.  Et le voilà qui abaissait la main sur le fils du Shériff, mais ce fut Derek qui accusa le coup à sa place.  Stiles voulut rattraper l'agresseur pour lui demander son reste, pendant que son amoureux se faisait reconvertir en décoration d'intérieur, mais Alex le retint comme il le put.  Avec surprise, le laborantin vit l'ours-garou se précipiter pour entraver le coup qui aurait pu achever Derek, pour s'envoler aux pieds des deux humains.

Une tête monstrueuse s'avança vers eux, mais fut déconcentrée par le cri de la panthère, ou peut-être par le golem de flammes à ses côtés, et Alex put pivoter juste à temps pour éviter le coup, entraînant Stiles dans son sillage.  Ce fut son paternel qui attira l'attention du scientifique sur le loup qui prenait la fuite, alors qu'une ligne de poussière venait d'être renversée au sol.

-Protège-le ordonna Alex à l'ours qui venait de se relever, en lui confiant le photographe attitré, puis se tourna vers son père.  Celui-ci semblait furieux.  Alex ne saurait dire si c'était la tournure des évènements ou d'être impliqué encore dans l'une de ces affaires qui l'enrageait.  Sans un mot, ils s'entendirent sur le protocole à respecter et s'élancèrent sur l'endroit où gisait Derek.  

Une main griffue apparue de nulle part et la torsion qu'Alex donna à son torse fut insuffisante : l'une des griffes taillada son pantalon et pénétra son aine un infime moment avant qu'il ne traverse la barrière magique. Alors qu'il décrochait Derek avec toute la douceur relative que l'empressement lui permettait -c'était qu'il était lourd, le bougre- , il vit que son père s'était arrêté pour balayer le sorbier d'un vaste mouvement du pied.  La poussière se souleva pour aller rejoindre les colonnes des deux côtés comme si elles avaient été prises dans un ouragan.  La force de la volonté, lui aurait certainement rappelé son père s'il en avait eu le temps.

Le loup perdait du sang à une vitesse rapide et le druide ne trouva de meilleure technique pour arrêter son sang que de s'asseoir sur son torse en pressant sa cuisse contre ses côtes en lambeaux.  Sa main gauche pressée sur d'autres plaies pour en limiter également le flot, il ne lui restait que la droite pour vérifier l'état de Derek.  Il n'était plus conscient et dans son énervement, Alex ne parvint pas à trouver le pouls.  Il ne parvenait pas non plus à voir ou à entendre une respiration dans le capharnaüm qui régnait.  Alex commençait à paniquer.  Ils avaient un pacte, pardi.  Derek devait tenir sa part du marché, c'était son idée d'enterrer la stupide hache de guerre entre leurs familles.  Et puis, s'il ne parvenait pas à le guérir, Alex aurait échoué.  Alex ne serait jamais vraiment un druide si son ami mourrait malgré ses soins.  Derek ne pouvait pas l'abandonné ainsi, ni Stiles, ni tous.

-Va-t'en pas, faux-frère.  Tu peux pas nous abandonner, t'es un loup ou un lâche? s'emporta Alex entre ses dents, furieux, en empoignant l'encolure de la chemise du mourant.

Tentant de se calmer, Alex se répéta son mantra, tout en vérifiant un peu mieux l'état de son voisin. Il parvint à trouver un pouls faible, mais suffisant pour lui redonner de l'espoir.  Le cœur, le corps et l'esprit, se murmura-t-il pour lui-même.  Ce n'était pas le mantra des Hales, par contre.  Quel était-il déjà?  Derek le lui avait mentionné, quelques fois.

-Écoute ma voix, Derek.  Répète-toi ces mots : Alpha, Bêta, Oméga.

Alex les répéta de nouveau, encore et encore, croyant redire le mantra plus d'une milliard de fois, sans succès.  Le biochimiste craqua de nouveau et gifla Derek, dont il avait relâché la chemise.  Son pantalon et sa main gauche étaient imbibés de sang.  Même sa chemise commençait à se couvrir de son propre sang, suite à la griffure superficielle.  Une deuxième fois, il gifla le loup inconscient : ça marchait bien dans les films, non?

-Ne lâche pas, sacr... Laisse pas tomber, bout d'cri...  Abandonne pas Stiles, le manoir, votre lignée qui renaît de ses cendres. Ça, c'était un peu sans compter l'état de Ruby, mais sous la panique, on ne réfléchit pas toujours.  Le manoir est enfin terminé, Stiles va emménager sous peu, tu peux pas lui faire ça, le laisser tomber, saleté de loup égoïste.

Une nouvelle claque résonna dans la main du druide indifférent aux combats derrière lui, qui s'achèveraient bien un jour.  Derek était le meilleur espoir de son clan, si on occultait une fois encore Ruby, qui n'en faisait pas encore véritablement partie avant ce matin.  Qu'il le veuille ou non, il avait hérité de la sagesse de sa mère.  Il fallait simplement qu'il se laisse l'écouter.

-Talia te dirait de pas abandonner.  Sois fort comme elle, fais-lui honneur tab...

Sous son postérieur, Alex sentit comme une nouvelle chaleur, qui n'était ni celle du sang qui s'écoulait.  Il ne sut pas d'où elle pouvait provenir, sinon de Derek qui devait s'être infecté et être pris de fièvre.
© Mafdet MAHES


The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 44efacfdaf62e6a62a56The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 Alexby10
Merci Matrim & Chuck!


Dernière édition par Alex Cormier le Lun 3 Juil 2017 - 6:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyVen 1 Juil 2016 - 12:09

What could go wrong?



J’entoure mes doigts autour de la partie bombée et je tire sur le tissue. Lorsque je relâche la corde que je viens de me passer au cou et que je me regarde dans le miroir, je ne peux que pousser un nouveau soupir. Oh, misère. Décidément, je n’arriverais jamais à faire ce fichu nœud correctement! Je râle et, rageux, je donne un coup de pied à l’air, sauf que je loupe ma cible. Fichu lit, depuis quand est-il là ?! Je cri de douleur et je tiens mon pied en sautillant, jusqu’à ce que le meilleur pote de mon lit, le tapis, se mette en travers de mon chemin et me force à m’étaler sur le sol de ma chambre.  Mon père débarque l’instant d’après et me retrouve, emmêlé dans ma chemise et ma cravate. Il tente de ne pas se moquer, mais il se retient mal. Enfin, au moins, il m’aide à me relever et après avoir lissé ma chemise, il s’attaque à mon nœud pour moi. Il retient ses mots, ou peut-être est-il trop concentré sur la tâche qui l’attend. Je sais qu’accompagner Ruby est à la fois un honneur et une grande responsabilité.

Avant même qu’il ne tente de parler de ce dont je sais qu’il va parler, je le lance sur ce qu’il a préparé pour sn adjointe. Il y travaille depuis qu’elle a annoncé son mariage. Il veut lui rendre honneur. Je m’achète un peu de répit mais il n’est guère long. Et puis honnêtement, je l’écoute à peine. Aujourd’hui, et bien que quasiment toute la ville soit parfaitement au courant de notre relation, c’est la toute première fois que Derek et moi allons officiellement à un évènement publique en tant que couple. Agacé par ma nervosité, il finit par me demander d’arrêté de bouger et je lui livre mon appréhension ou mon excitation, je ne sais plus….

Il retient ses mots. Je me demande un instant ce qu’il s’apprêtait à dire, puis j’oublie, surtout qu’il engage un nouveau sujet : mon déménagement. Je l’avoue, j’ai peur de laisser mon père seul. Et ses mots ne me rassurent pas. Il ne prend pas assez soin de lui et je ne sais pas ce que je ferais s’il venait à disparaître. Il me pousse à avancer, pas parce qu’il le souhaite. Je sais que s’il pouvait me garder avec lui il le ferait, mais mon père est sage et il sait qu’il me faut commencer ma vie, et ma vie se fera aux côtés de Derek. Mais me supportera-t-il toujours lorsque nous vivrons ensembles ? Même si nous passons beaucoup de temps ensemble, il y a une énorme différence avec le fait de réellement et officiellement vivre ensemble. Et s’il se rendait compte que je l’insupporte ? Il n’est plus un loup, il n’y a plus cette histoire de compagnon ou d’impression…imprégnon…impré-je-sais-pas-quoi ! Il pourrait aussi bien me jeter de manoir...

— «  Fiston, il t’aime.

Je relève la tête. Je n’ai pourtant rien dit, mais mon père me connait trop bien. Je souris et il me serre dans ses bras avant de me pousser dehors. Derek est justement en train de sortir de sa voiture. Whoa…Il est magnifique. Oh et ce sourire ! J’oublie tous mes doutes. Je ne peux pas vivre loin de lui de toute façon, alors il a intérêt à me supporter ! Je le rejoins en manquant une fois de plus de tomber, mais il me rattrape et secoue la tête. Je lui vole un baiser et m’engouffre dans l’habitacle.

«  Mais dépêche-toi enfin, on va être en retard ! »

Je ne le vois pas, mais je sais qu’il lève les yeux au ciel et j’en ris. Quelques instants plus tard, nous traversons la place de la ville. Entre les invités au vin d’honneur et ceux qui se sont invités d’eux-même, il commence à y avoir du monde. Nous saluons respectivement certaines têtes connues. Ouf, les profs ne sont pas invités à la cérémonie ! Mais quand même, j’avoue que je me pavane. Certains étaient au courant, mais ce n’était pas le cas de tous, et sincèrement, j’avoue me repaître de la surprise des professeurs que j’aime le moins, ceux qui aiment me cibler en tête de turc. Oui, je me pavane pour deux raisons devant eux. La première c’est que contrairement à eux, je suis invité à la cérémonie, hehe, et la seconde, bien plus importante encore, je sors avec Derek. Et ça, je sais que ça va en faire rager plus d’un, même si d’autres vont s’en donner encore plus à cœur joie en cours. Je me délecte surtout de la grimace de Miss Webb que j’entends souvent raconter que si Derek vient régulièrement à la sortie des cours, c’est pour la voir et qu’il n’a simplement pas eu le courage de lui demander de sortir encore. Je me retiens à grande peine de lui tirer la langue, mais j’en ai envie.

Nous nous rapprochons de l’église et nous postons près de la porte afin de pouvoir saluer tous ceux qui arriveront après nous. La marque tire légèrement. Je dois subir ses alarmes. Luka a dit qu’elle était là pour me permettre de détecter la présence et parfois la nature des êtres surnaturels. Le problème c’est que tous les invités sont des surnaturels et je n’en suis pas encore au point où la marque déclenche juste un signal sans incidence. Là, j’éprouve encore des douleurs physiques. Mais, c’est tout de même très léger. Si je le sens c’est parce que les signaux sont nombreux.  Derek accueille, ravi, Alex. Je l’ai déjà croisé quelques fois et je l’aime bien. Ce type est posé, comme Derek en fait. Ils sont faits pour s’entendre. Et puis j’aperçois Charlie et je le salue avec entrain. Alors que je triture mon appareil photo, j’en profite pour observer la marque, qui parait au bord de la manche de ma chemise. Elle a viré à une couleur fauve. Cette couleur qui devrait s’affichait à chaque fois que je suis en présence de Derek, s’il était encore un garou. Aucun doute donc quant à la nature du cuisinier. Je l’ai connu via Caracole et j’avais dit qu’il fallait que Derek et lui se re-rencontre d’après ce que j’avais entendu. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit au mariage cela dit. Ça va être folklorique !! Mais avant que ça ne devienne drôle, Peter se pointe et nous demande d’aller nous asseoir. Humpf ! Bah ce n’est que partie remise ! Après la cérémonie, j’assisterai à ce spectacle. En attendant, je vais me trouver une place qui me permettra de bouger rapidement et discrètement pour prendre des photos.

Je sais qu’il y a un très bon photographe parmi les invités, Matrim, mais je voulais le faire, et puis il est un membre directe de la meute, c’est mieux qu’il assiste pleinement à l’évènement. Je me déplace discrètement dans l’église. J’ai demandé conseil à Miya pour ça. Même quand il est habillé en strass, il arrive à passer inaperçu s’il le veut. Je ne suis pas aussi doué que lui, je suis trop maladroit pour ça, mais ces astuces me permettent tout de même de ne pas déranger la cérémonie plus que nécessaire. Je photographie l’arrivée de la mariée. Ça me fait bizarre de voir mon père dans ce rôle…pourra-t-il l’endosser à nouveau un jour ?

Ruby est vraiment sublime dans cette robe. Elle lui va à merveille. On se croirait dans un conte de fée. Voilà qui est ironique. Je prends de nombreuses photos, des mariés, des vœux, de leurs regards mais aussi de l’assistance. Le nombre d’invité a été réduit au strict minimum si bien que l’église n’est même pas pleine et que la quasi-majorité de l’assistance est liée de près ou de loin au surnaturel. La marque n’est qu’un rappel de cette vérité…un rappel qui commence à vraiment faire mal par contre. Voilà le moment du baiser venu. Je me pose au milieu de l’allée centrale et je multiplie les clichés tout en remontant l’allée vers la sortie pour pouvoir mitrailler de photographie leur propre remontée, mais je ne prendrais jamais ces photographies.

Mes mains relâchent l’appareil le laissant pendre autour de mon cou. Je jette un œil à mon bras. La marque est noir et vibre comme jamais. Je recouvre ma bouche, ouverte d’horreur, de mes paumes. Pourquoi n’y ai-je pas plus prêté attention ? Aurais-je pu éviter cela ? Un homme apparaît, l’instigateur de ce cauchemar qui prend racine dans l’église. J’accuse un mouvement de recule dû à un réflexe de survie, puis la peur s’insinue en moi. Je vais mourir de la main de cet homme, sans pouvoir rien faire. Mais Derek s’interpose et je hurle alors que sa chaire est transpercée par les griffes de cet être ignoble. Je hurle et me lance à leur poursuite quand l’homme traîne Derek vers le fond de l’église. De sa force incroyable, l’ennemi soulève Derek comme s’il n’était qu’une poupée, et le plante sur le candélabre comme le serait un épouvantail sur un bâton de bois. Je veux le rejoindre. Hors de question que je le laisse seul en cet instant. Mais de puissants bras m’entourent. Aussi humain soit-il, Alex n’en reste pas moins plus fort que moi. Je me débats, mais il refuse de me lâcher. Je vois le bras s’armer et je m’interposerai si Alex n’était pas en train de me retenir. Je cri, et c’est Charlie qui intervient et interrompt ce coup qui aurait été fatal. Le diable s’enfuit et je me dégage de l’emprise d’Alex pour rejoindre Derek. Mais cette fois c’est Charlie qui m’attrape au passage et contre sa force à lui, je ne peux vraiment rien. Je crie et je regarde Derek. Il souffre, oh mon Dieu ! Descendez-le de là ! Je regarde Alex et Charlie, je les implore de faire quelque chose, de le sauver. Mes yeux sont déjà emplis de larmes et je tremble. Alex demande à Charlie de me protéger.

«  On s’en fiche de moi ! Va sauver Derek ! Charlie ! Lâche-moi !! Lâche-moi !!

Il est bien obligé de s’exécuter car nous sommes attaqués. Et il parvient à repousser nos assaillants tout en me retenant d’aller auprès de l’homme que j’aime. Et je ne perds pas une miette de ce qu’il se passe. Je ne perds pas une miette du manque de réaction de mon amant. Je ne loupe aucun des stades de panique qui s’emparent d’Alex. J’hurle à nouveau, je me débats et Charli m’enserre d’un bras pour m’empêcher d’aller là-bas. Je crie, encore puis je pleure alors que je comprends qu’il n’est plus, et je cesse de me débattre. Je sens mes forces me quitter. J’ai envie de mourir. Je tremble comme une feuille. Je suis assis au sol, étranglé par le désespoir, je n’entends que le bruit des coups, des cris et des rugissements.

Ce n’est que lorsque je vois Charli tomber au sol que je reprends pied. Mais à quoi je joue ? Ils sont tous en train de se battre ! Charli se relève et repart au combat. Je n’ai pas le droit de m’apitoyer…je n’ai pas le temps, ce n’est pas le moment. Là, je dois me battre aux côtés des miens, aux côtés de la famille de Derek, il y a encore des gens à sauver. Je me relève et je m’empare d’un candélabre qui git au sol. Je laisse la rage s’emparer de moi et je frappe de toutes mes forces sur l’une des chimères pour aider Charlie qui doit faire face à plusieurs ennemis. La chimère se redresse, ses yeux brillants de l’envie de manger de la chaire humaine tout droits dirigés sur moi. Je cours, je fuis. Ça a au moins le mérite d’éloigner une créature de Charlie.

Je monte les étroits escaliers de l’église et je jette tout ce que je trouve en travers du chemin pour ralentir la créature. Il m’attrape par la cheville et me fait tomber. Je me retourne et je reconnais enfin celui qui me fait face. Donovan. C’est un type qui a à peu près mon âge. Il enchaîne les infractions et il n’y a pas si longtemps mon père a ordonné son placement en maison de redressement. Il y a une histoire entre nos deux pères, et Donovan en veut à mon père. Aujourd’hui, il a la capacité d’appliquer ses menaces. Et il a bien l’intention de le faire souffrir. D’abord en s’en prenant à moi. Je parviens à me relever, mais il me talonne. Je ne peux que continuer à grimper pour espérer fuir sa sentence. Je finis par atteindre l’extérieur. L’air frais et pur agit comme un sceau d’eau glacé. Nul n’a conscience de ce qu’il se passe à l’intérieur de l’église. Beacon Hills mène sa petite vie tranquillement, alors qu’en ces murs, une guerre a lieu, des hommes et des femmes sont blessés,  une femme s’accroche à la vie, je l’espère et un homme est…Derek ?

Donovan m’appelle, il a vraiment l’intention de me bouffer, et ensuite d’aller s’en prendre à mon père…J’escalade les reliefs de l’église, mais il me rattrape. Je m’accroche à une pointe à la base fragilisée qui me reste dans la main, Donovan m’attrape le pied. Il va m’avoir…il va m’avoir….je sens mon cœur s’arrêter. Je donne un coup, la pointe faisant prolongement de mon bras. Je parviens à le blesser et il lâche sa prise, mais moi, il ne me lâche pas et je tombe avec lui. Dans notre chute, nous passons par-dessus le garde-fou et in-extremis, je parviens à me rattraper à une gargouille, Donovan se raccroche à moi, alors je lui donne des coups de pieds, encore et encore et encore, jusqu’à ce qu’il lâche dans un cri qui s’interrompt bien vite.

Le visage inondé de larme, je suis à deux doigts de lâcher moi aussi. Derek, je n’ai pas la force de remonter, je viens te rejoindre. Mon bras glisse. Je viens, mon amour…Je n’ai plus de force, je lâche. Je sens l’air m’accueillir et brutalement, je me sens à nouveau soumis à la gravité. De sa force surhumaine, Charlie me hisse vers la vie sauve. Je mets quelques temps à retrouver pieds, et lorsque je prends conscience de ce qu’il s’est passé, je m’avance et regarde vers le sol. Donovan n’a pas survécu, son torse est transpercé de part en part par les lances du grillage.  

«  Tu peux remercier le renard, souffle Charlie. Il t’a sauvé la vie. »

Je le regarde en fronçant les sourcils. Soudain, la peur revient. Le Nogitsune n’est plus, n’est-ce pas ? Et comment serait-il au courant de cette histoire…Et puis je suis son signe et je comprends qu’il parle de la gargouille…celle à laquelle je me suis accrochée est en forme de renard.  Quelle ironie. Je baisse les yeux. Finalement ce n’est pas pour tout de suite…Je me tourne vers Charlie, soudainement plein d’espoir, peut-être que… mais il secoue la tête, et je sens mes jambes défaillir. Charlie me rattrape et m’accorde quelques secondes pendant lesquels je hurle mon désespoir; sans Derek...je...je... Puis il me rappelle qu’en bas, c’est loin d’être fini. Je hoche la tête et je le suis. Avant de quitter le dehors, je me retourne une dernière fois. Donovan est mort, de mon fait…et je me rends compte que peut-être, j’aurais préféré que le Nogitsune soit encore là….cette fois, je ne peux me cacher…cette fois, j’ai bel et bien tué un homme de mes mains…


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Charlie Crowley

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyLun 4 Juil 2016 - 22:21


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S’il avait été superstitieux, Charlie aurait pu se sentir responsable. Mais qui aurait pu prévoir, quand les regards complices de l’ours et du druide s’étaient croisés, que leur pari idiot sur les larmes du futur époux attirerait le mauvais œil sur la cérémonie ? Heureusement pour lui, son effarement ne fut pas mâtiné de culpabilité quand la lame s’enfonça dans la chair de la louve. Ebahi, il sembla au garou que soudain, le temps se suspendait. Une poignée de secondes volées au cours naturel de la vie et où les invités restèrent pétrifiés sous la monstruosité du spectacle. Puis, dans un hurlement de rage, le promis arracha d’un coup de griffe la gorge de l’assassin, et la fin du monde se précipita.

Déjà, Alex l’entraînait. Docile, trop occupé par la colère qui l’envahissait par vague successive pour se rebiffer, Charlie lui emboîta le pas. Autour d’eux, les surnaturels rugissaient de toute part alors qu’entre leurs rangs, de nouveaux adversaires se dressaient. Des êtres monstrueux face auxquels le garou ressentit aussitôt une répulsion familière, identique à celle qui l’avait prise lorsque leur chemin avait croisé, il y a de cela plusieurs semaines, la route de cette abomination, au cœur de la forêt. En voilà une qui au moins ne ferait pas de dégâts aujourd’hui. Sa transformation amorcée, l’ours grognait, mais c’est lorsqu’il aperçut le danger imminent dans lequel se trouvait Stiles que son costume craqua subitement. Alessandro n’allait pas aimer. Tant pis : bestiole en danger, ours fâché. Et définitivement, dépourvu de griffes, de crocs, ou d’un quelconque pouvoir mental, Stiles entrait dans cette catégorie particulière. D’ailleurs, à bien y réfléchir, son museau lui rappelait un peu celui de Civet, et c’était une raison bien suffisante.

Hale avait été plus rapide. A son grand malheur d’ailleurs, mais pourquoi encaissait-il si mal ?? Territorial en ce qui concernait son punching ball attitré, l’ours s’interposa de toute sa hauteur alors qu’un second coup menaçait d’achever sans sommation le bichon bien trop humain à son goût. La patte griffue de son adversaire s’abattit avec une force que l’ursidé n’aurait jamais soupçonné et avant d’avoir le temps de se reprendre, il volait plus loin et roulait dans la poussière de l’église. Furieux, il se releva aussitôt, grondant sa fureur, fureur qui ne fit que s’accentuer lorsqu’il se prit la barrière de sorbier en pleine poire.

Autour d’eux, la bataille faisait rage. Les deux adjoints, dos à dos, jouaient de flammes et de courants d’air pour se défendre tandis que la meute, tout crocs dehors, se battait avec la furie du désespoir. Alex lui jeta quelques mots que, dans la cohue, Charlie ne comprit pas, mais le mouvement de menton du druide était clair et l’ours secoua le museau pour retrouver ses esprits, prêt à réduire en chair à pâtée la première engeance qui oserait s’approcher de son protégé. Le gamin paniquait et d’une patte, l’ours l’enserra contre lui. Hors de question de le laisser rejoindre Hale, dans un sale état.

«  On s’en fiche de moi ! Va sauver Derek ! Charlie ! Lâche-moi !! Lâche-moi !!

— Greuuh. »

Ce qui, en langage d’ours peu commode, équivalait à peu près à un « nan ». Il ne pouvait plus rien faire pour le loup, si quelqu’un avait une chance de lui sauver la peau, c’était bien Alex. Sans compter qu’il avait plus urgent à gérer. Ces choses possédaient une force monstrueuse et il fut bien obligé de lâcher Stiles pour bloquer le coup qu’on lui assénait en traître.

« Greuuuuuuuh ! »

Cette fois-ci, cela tenait plus du « dégage ! ». Et il était repéré. Avec trois chimères sur le dos, ça n’allait pas être de la tarte. D’une patte, il envoya un coup violent en travers de la gueule du plus proche. Un grognement lui échappa alors que des griffes acérées s’enfonçaient profondément dans son épaule. D’une bourrade, il se dégagea, prenant appui sur l’un de ses assaillants pour envoyer l’autre voler plus loin, mais le hurlement de Stiles le ramena à lui et il enserra le garçon d’une de ses pattes. Abandonnant momentanément son adversaire des yeux, son regard suivit celui du jeune homme. Derek gisait et même sous sa forme hybride, l’esprit envahi de rage, il percevait la peine dans les yeux du druide. Dans ses bras, le jeune homme s’effondrait mais il n’eut pas le temps de le soutenir : son dernier adversaire se rappelait à son bon souvenir, et il avait trouvé de nouveaux copains. L’ours roula au sol, une large estafilade en travers du museau. Le goût métallique du sang se répandait dans sa bouche et un long grondement, de fort mauvais augure, se répercuta sous la voûte. Personne ne semblait avoir prévenu ses adversaires qu’il valait mieux éviter de mettre un ursidé en colère.

Plus leste que ne l’aurait laissé supposer sa taille, le garou se releva et attrapa la première arme qui lui tombait sous la patte. Autrement dit, un banc de l’église, depuis longtemps abandonné par les invités, trop occupés à se battre pour leur vie. L’imposant objet s’abattit avec force en travers de la gueule de l’impudent qui avait osé s’en prendre à lui. La chimère s’effondra, sonné, et l’ours se redressa. Un de moins… pour quatre autres qui lui sautaient sur le râble. Les coups pleuvaient. Débordé, le garou distribuait les baffes avec générosité, faisant tournoyer le banc au dessus de sa tête jusqu’à ce qu’il se brise sur le crâne d’un de ses adversaires. Sa joie sauvage fut cependant de courte durée : lorsqu’il fit volte-face, il s’aperçut que Stiles avait disparu.

Renversant les rares chaises encore debout, Charlie se précipita. Du coin de l’œil, il avait aperçu une de ses horreurs disparaître dans l’escalier de l’église et il se jeta à leur poursuite. Non loin, Alex se tenait, le nez bas, près du corps inerte de Derek. Un court instant, la course du garou s’infléchit, mais l’instinct reprit le dessus. Il avait un gamin à protéger. Escaladant les marches quatre à quatre, il atteignait l’extérieur lorsqu’un un cri stoppa son élan. Sous son regard devenu perplexe, le corps lourd du monstre passa à toute vitesse près de lui. Hésitant, le garou s’approcha pour se pencher et ses yeux croisèrent ceux à présent éteints de la chimère. En voilà un qui ne ferait plus de mal à personne.

A nouveau, un cri. Juste à temps, Charlie releva les yeux pour apercevoir Stiles, dont les doigts crispés et épuisés l’abandonnaient au vide. Sa patte jaillit au moment où le garçon passait devant lui et il parvint à saisir son poignet. Avec un bref soupir de soulagement, il hissa le lycéen à lui, puis l’aida à reprendre pieds.

« Tu peux remercier le renard, souffla Charlie, la voix déformée par sa transformation. Il t’a sauvé la vie. »

Leurs regards se croisèrent et penaud devant la question plein d’espoir qui transparaissait dans les yeux du garçon, l’ours secoua doucement la tête. Son hurlement lui transperça le cœur et il rattrapa de justesse le corps du jeune homme qui s’effondrait à nouveau. Qu’est-ce qu’on était censés dire dans ce genre de situation ? Qu’est-ce qu'il aurait pu dire qui aurait eu le moindre poids ? Charlie fit ce qu’il savait faire le mieux : être là, roc de poils tâchés de sang sur lequel Stiles put s’appuyer pendant leur pénible descente. Lorsqu’ils regagnèrent la nef de l’église, ce  fut pour découvrir un champ de ruine. Les yeux de l’ours cherchèrent ses proches, et s’emplirent de soulagement en les trouvant debout parmi les décombres. Les combats semblaient finis et les bras ballants, Charlie reprenait lentement un faciès humain. Il savait gérer la violence mais se sentait parfaitement démunis face au désespoir des survivants.


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 6 Juil 2016 - 0:51


Impuissance

Chad est enveloppé dans l'aura lumineuse du couple à la tête de notre meute. J'espère que notre amour, celui de nos proches et le bonheur de cette journée, l'aideront à panser ses blessures.

Il se tient droit, assumant son rôle de témoin avec sérieux et élégance comme chacune des actions qu’il entreprend. Nous échangeons un regard lorsqu'il tend les alliances aux mariés. Nos fiançailles avaient été discrètes. Pourtant, j'ai l'intime conviction qu'il réitère son engagement tant nous sommes plongés l'un vers l'autre.

Je n'ai rien vu arriver.  Ni aucun de nous. Le cri de la foule marque son effroi comme un seul être. Puis le temps suspendu à l’horreur se précipite comme un sablier qu’on aurait violemment fracassé.

Chad a réagi avec vivacité au moment où Peter abat un coup mortel sur celui qui est apparu aux côtés de Ruby et lui. J’ai peur que mon fiancé se noie dans ses émotions, que le sang qui se repend près de l’autel ne le plonge à nouveau dans la douleur, miroir de celle qu’il a ressenti lorsque Fiona a été abattue sous ses yeux.

Son hurlement est porté par la colère de voir encore l’un de ses proches froidement attaqué. Je ne suis pas capable de décrire toutes les sensations qui naissent ou qui meurent  en moi lorsque son cri de ralliement déferle sur moi. Je sais l’effet recherché par cet appel bestial. Nous n’aurons de cesse de lutter. Encore et toujours.

Je n’ai rien sur moi pour contre-attaquer. Habituellement, je ne sors jamais sans une arme ou un moyen de me défendre. Aujourd’hui est un cas particulier. Affreusement particulier.

Mon costume n’est pas approprié aux mouvements rapides et aux parades nécessaires pour éviter d’être touché. D’un geste souple, j’utilise ma veste pour désorienter mon agresseur est l’assommer brusquement. La tranche de ma main coupe net la respiration d’un second adolescent qui s’est jeté sur moi tandis que mon genou provoque un craquement sinistre dans une cage thoracique.

Chad tente de diviser la nef en deux afin que nous nous battions sur un seul front en maintenant les plus faibles à l’arrière.

Mais nos amis et alliés, d’ici ou d’ailleurs, sont répartis dans toute l’église. Ce qui à l'avantage de nous permettre de ne pas nous blesser les uns les autres dans la confusion ambiante.

Mon loup se tourne vers Ruby et se laisse un instant appesantir par l’angoisse. Elle est également mon amie, Peter veille sur elle comme un loup enragé. Je ne peux me focaliser à la fois sur eux, sur Chad et sur ceux qui m’entourent.

Seul, à deux, à trois, nous luttons pour tous. Nous luttons pour ceux qui tombent, pour qu’ils ne le soient pas en vain. Nous luttons pour ceux qui restent debout, pour qu’ils ne perdent pas leur courage.

Mais l’arrivée de Berserkers ne présage rien de bon. William n’a rien laissé au hasard, nos chances s’amoindrissent fortement.

Ses chimères, bien qu'elles soient hargneuses et obnubilées par l'exécution de la tâche qu'on leur avait confiée, ne sont pas des combattants rompus.

Dans un duel où l'adversaire est plus nombreux mais moins entraîné, la difficulté est de pallier aux coups désordonnés et vifs. Car les pions qu’il a envoyé envahir l'église sont jeunes et rapides. Et leurs pouvoirs multiples. C'est l'un de leurs avantages. Avec l'effet de surprise de leur apparition, ces capacités sont également des variables inconnues. Que sont-ils ?

Dois-je faire face à des griffes pointues, à des épines saillantes, à des muscles surdéveloppés qui transforment les poings en massues destructrices.

Au poison ?

Avant, j'aurais peut-être évité ce coup. Avant.

Quand ai-je commencé à m'affaiblir, à perdre le précieux entraînement dont j'avais bénéficié ? Les réflexes et l’analyse de mon environnement.

Je sens déjà le venin de kanima se propager dans mon corps et entraver mes mouvements. Cette sensation d’impuissance fait naitre la panique.

Puis quelqu’un me saisit et m’empêche de tomber. Miya garde un œil sur James et moi. Mon meilleur ami tente d’aider du mieux qu’il peut, alertant le japonais des attaques sur se préparent dans son dos.

Mon immobilisme est une torture. Je saisis certaines choses et peine à les accepter.

Une femme et un homme sont en train de mourir. Ruby. Derek. Je ne saurais deviner si leur état est critique ou bien irrémédiable. Dans le chaos ambiant, le moindre cri, la moindre larme devient tragique.

Combien de minutes passent ainsi ? Combien de blessures sont infligées ? Combien de ces chimères sont tombées ? Je suis un spectateur passif. Un fantôme.

Comme celui d’un souvenir dans lequel je m’immerge. Je revois le sang autour de moi, mes mains qui en sont tâchées. Je me souviens de cette obscurité de laquelle j’étais sorti, étourdi par une mémoire qui me faisait défaut.

L’inaction me force à l’introspection.

Combien de scènes de carnage dois-je voir ? Combien de proches dois-je perdre ? Combien de quête inachevée, de combat inégaux dois-je encaisser avant que l’équilibre ne m’offre des moments de pur bonheur ?

Mon esprit est en ébullition dans mon corps paralysé. Je ne devine pas l’issue de l’affrontement qui se déroule devant mes yeux. Je ne peux que l’espérer.

Soudain, un hurlement noble résonne dans la bâtisse. D’aucun ne comprend de qui il provient. Jusqu'à ce que son auteur fasse son apparition.


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 6 Juil 2016 - 14:20





Born again

Derek & Meute and co
- Laura ? Lauraaa !!

Je cours, il fait sombre, je ne sais plus où je suis. Je suis perdu. Je crois entendre le rire cristallin de ma sœur un peu plus loin. Mais arrivé sur place, je ne découvre que deux troncs d’arbre que le vent fait grincer l’un contre l’autre. La forêt se fait inquiétante et menaçante. Même les lucioles semblent s’allier pour rendre l’endroit angoissant et terrifiant.

- Laura ! Ce n’est pas drôle ! Je n’ai même pas peur !

/ / /

J’ai toujours voulu rivaliser avec ma sœur ainée, faire comme Peter avec ma mère. J’ai cinq ans maintenant. Je suis grand et fort puisque je suis l’illustre fils de Talia Hale. Je suis un loup, un vrai, pas une espèce de bichon à poil frisé comme le chien des voisins et Laura n’est qu’une fille. Peter dit que c’est aux hommes de commander. J’aime bien mon oncle, il est malin et rusé. Plus tard je serais comme lui.

C’est arrivé après mangé. Cora braillait sur sa chaise haute et Laura tentait d’avoir la dernière part de gâteau. J’ai grogné mon mécontentement. « Maman !!! Les yeux de Derek se sont allumés » a hurlé ma sœur, non sans me piquer la part de gâteau sous le nez. Je m’étais levé de table et nous avions couru dans la cuisine. La part de gâteau avait fini en miette sur le sol et Laura et moi punis dans notre chambre. Mais j’étais heureux. Mes yeux s’allumaient enfin ! Dans ma chambre, j’avais cherché mon regard dans le reflet d’une épée en plastique argenté. Mais je n’avais pas vu de lumière dorée. Je m’étais concentré, ouvert la bouche pour montrer les crocs, faire sortir le loup. Mais la fenêtre de ma chambre m’a renvoyé l’image d’un gamin qui fait le poisson.

/ / /

Ma mère avait fini par relâcher les deux fauves qu’elle avait consignés plus tôt. Laura m’avait défié à la course et voilà comment à la nuit tombée je me retrouve loin du manoir, seul. Non, je n’ai pas peur ! Je suis assis sur un caillou. Maman avait dit un jour, que lorsqu’on est perdu il ne faut pas bouger et attendre que l’on vienne nous chercher. C’est la règle qu’elle nous avait imposé après nous avoir perdu Laura et moi une bonne douzaine de fois au centre commercial, au parc ou tout simplement sur le chemin de retour de l’école.

- Laura !

Le hululement d’une chouette me fait sursauter. Une colonie de coléoptères semble être en plein déménagement et fait un bruit qui est soudainement fort pour mes oreilles. Un lapin arrive en sautant et me regarde avec son museau qui frétille. J’écarquille brusquement les yeux pour les allumer. Le lapin se gratte l’oreille avec la patte arrière, indifférent.

- Tu as de la chance que je n’ai pas le temps de te courir après, mais maman fait de très bons civets !

Un grognement suivi d’un feulement se font entendre et le lapin déguerpit. Je voudrais bien faire de même, mais je ne sais pas quelle direction prendre. Maman a dit de ne pas bouger.

- Greuh ! Grogne une bête dans le noir.

Je bondis sur mes pieds et détale comme le lapin. Mes joues sont griffées par les ronces et ma vue se trouble. Non je ne pleure pas ! Je suis un garçon et les garçons ça ne pleure pas ! Une racine traitre me fait tomber le nez dans les feuilles et la terre. Je roule boule et me blesse sur les cailloux. Un animal passe en galopant à moins d’un mètre de moi, suivit par un autre plus bas avec des crocs. Je m’aplatis sur le sol. Je n’ai pas peur !

/ / /

Depuis combien de temps suis-je là ? J’y vois un peu mieux, le ciel s’est dégagé et la lune ronde éclaire un peu la forêt. Maman m’a dit un jour qu’elle me parlerait de la lune. J’attends un long moment avant d’oser me relever. Les hou hou des chouettes sont accompagnés par un concert de grillons. Je n’entends rien de particulier, mais je suis attiré dans une direction précise, comme l’aiguille d’une boussole.

- Non ! Maman a dit de ne pas bouger !

J’hésite entre obéir et avancer vers ce point qui me semble plus lumineux dans la forêt. Ne pas bouger ou avancer ? Dilemme de petit garçon loin du giron protecteur de sa mère. Je me fais toujours disputer parce que je n’écoute pas ce que l’on me dit. C’est peut-être le moment d’obéir ? Je m’accroupis sur le sol, les bras entourant mes jambes, je patiente. C’est long d’attendre. Je me demande si maman va me retrouver. La lueur au fond de la forêt est attirante. Ce n’est pas une lampe qui fait cela. Peut-être des lucioles ? Ne sachant pas quoi décider, je prends deux petits bâtonnets dans ma main.

- Si c’est le plus court je ne bouge pas, si c’est le plus grand, je vais voir la lumière.

Je ferme les yeux et mélange longuement les deux brindilles pour en isoler une.

- La plus courte… faut pas que je bouge, murmuré-je.

Je soupire, trace des huit sur le sol avec le bâton, puis me lève et part vers la lueur étrange. Plus j’avance, plus une douleur sourde me vrille le ventre. Quand j’arrive en vue d’une clairière, je suis plié en deux, me tenant le ventre comme si j’avais une grave blessure. Au centre, il y a une grande souche d’arbre. Elle est très grande, dix personnes peuvent y tenir debout. J’ai mal, je me traîne jusqu’à la souche. Elle n’est qu’à deux mètres à peine qu’une nouvelle douleur me poignarde le dos.

- Maman !

Ma main griffue atteint la souche. Étonné, je la regarde. Du bout de la langue, je touche mes incisives. Elles sont bien plus grandes que d’habitude. La douleur a reflué.

- Je suis un loup ! Maman ! Laura ! Je suis un loup !

En un bond je grimpe sur la grande souche d’arbre et me tiens victorieux sur ce pied d'estale. Un lapin se risque à passer à proximité. Je lève les mains comme j’ai vu le faire dans les films de zombies que Peter regarde en cachette et je terrifie le lapin qui s’enfuit dans la nuit, son derrière tout blanc faisant comme un clignotant.

- Je vais être le plus fort à l’école, dis-je en me redressant du haut de mes cinq ans. I’m the Alpha ! Ha ! Ha ! Ha !

/ / /

Je me suis assis en tailleur au centre de la souche. Le bois mort sous mes fesses me semble légèrement chaud. Je n’ai plus peur. Je suis un loup. Je ne peux pas voir si mes yeux s’allument, mais je suis certain que si. J’ai hâte de montrer mes crocs à Laura et à Peter. Ils ne pourront plus se moquer de moi, me disant avec mépris que je ne suis qu’un « simple » humain. Un écureuil peu farouche s’est approché.

- Elle est où ta maman ? Moi j’attends la mienne.

Une branche craque, je lève le nez pour voir deux prunelles rouges me fixer intensément.

- Maman !!!! Dis-je en me précipitant vers cette louve qui est ma mère.

Je lui entoure le cou de mes bras et plonge ma figure dans sa fourrure. Je serre très fort. J’avais quand même un peu peur. Juste un petit peu. J’ouvre la bouche pour lui montrer mes crocs.

- T’as vu, ça a poussé ! Dis, mes yeux s’allument ? Je suis un loup ! Comment tu fais pour te transformer complètement ? Ça fait mal ? Je ne veux pas souffrir. Je vais être plus fort que Laura ? C’est moi qui serais l’alpha quand tu seras partie ? Dans longtemps hein ! Je t’aime maman.

/ / /

Jaune aveuglant de la douleur une décharge électrique.
Rouge du sang qui quitte mon corps.
Noir de la nuit qui m’enveloppe.
Rien, couleur du néant.

/ / /

Encore cette souche. Que fait-elle au milieu de l’église ? Ou sont les invités ? Peter et Ruby ? Ruby !! L’église s’assombrit, seule la souche du Nemeton est éclairée comme par une lumière divine. Les souvenirs affluent comme une vague glacée. Le poignard dans le ventre de mon amie et alpha. William qui m’achève. Suis-je aux portes de l’au-delà ? La vision qui s’offre à moi y ressemble et d’autant plus quand un loup arrive et grimpe sur la souche.

- Maman ?

Ses yeux rouges me scrutent. Je m’avance, la main tendue pour caresser son museau. Je suis triste et honteux. Ruby et les enfants de Peter sont morts. Et le loup arrogant que j’étais n’est plus qu’un vulgaire humain pas capable de protéger sa meute. Je me suis accroupi près de la souche en signe de pénitence. Ma mère pose son museau contre mon épaule. Elle me rassure de son aura et me rappelle son amour. Elle me raconte notre famille.

- Va-t'en pas, faux-frère. Tu peux pas nous abandonner, t'es un loup ou un lâche?


Mais notre famille est décimée. Il ne reste que Peter et Cora. C’est la fin. Finalement les Argent auront gagné.

- Écoute ma voix, Derek.  Répète-toi ces mots : Alpha, Bêta, Oméga.


Un poids m’écrase. Une douleur sourde me lance vers l’abdomen. La douleur est preuve de vie. Je regarde mes mains pleines de mon sang. L’église, Ruby… Je lève les yeux pour demander à ma mère de l’aide. Mais la louve n’est plus là. La souche du Nemeton est vide de présence. La poussière danse dans les rayons du soleil colorés par les vitraux. Le paysage qui était dans les tons ocre se teinte de couleurs et de mouvements.

- Ne lâche pas, sacr... Laisse pas tomber, bout d'cri...  Abandonne pas Stiles, le manoir, votre lignée qui renaît de ses cendres.  Le manoir est enfin terminé, Stiles va emménager sous peu, tu peux pas lui faire ça, le laisser tomber, saleté de loup égoïste.


« - Stiles… qui ? »

-Talia te dirait de pas abandonner.  Sois fort comme elle, fais-lui honneur tab...


« Stiles ! »

Ce sont d’abord les cris et les hurlements qui me parviennent. Puis je perçois des mouvements autour de moi. Je regarde le Nemeton qui s’estompe sous une lumière déclinante. Puis j’ouvre réellement les yeux. Je croise le regard d’Alex qui est frappé de stupeur. C’est lui qui me pèse sur le ventre tentant de me ranimer. Je vois la sueur perler sur son front. J’entends son cœur qui s’emballe dans un rythme effréné. Son regard est bien trop mobile et exprime sa peur et son désarroi. Je sens son odeur et celle du sang.

- Je suis de retour mon ami, dis-je calmement.

Alors que le druide s’est relevé, je ne saisis pas la main qu’il me tend, mais pose ma patte… Ma patte ? Sur le sol. L’évidence du sang qui coule dans mes veines se fait à mon esprit. Je comprends les mots sibyllins de Pierre Argent. Je sais pourquoi Peter n’a jamais réussi à prendre cette forme qu’il enviait à sa sœur. Le loup n’est pas un individu, il est l’élément d’une meute. L’individualiste reste ancré dans sa part humaine l’empêchant de se transformer et se fondre intégralement dans l’animal. Je comprends mon épreuve, cette humanité qui m’a été imposée pour me faire ouvrir les yeux.

- Tu étais mort ! Murmure Alex.

Je ne peux pas lui répondre sous cette forme que je viens de prendre. Sinon je lui dirais que je ne mourrais pas, j’évoluais ! Avec le recul, je vois mon égoïsme à reconstruire le manoir et à m’y installer avec Stiles. L’aspect renaissance de la meute, y accueillir Peter et Ruby n’était qu’une apparence. Mon impulsion initiale était purement une revanche personnelle. Mais maintenant c’est terminé. J’ai compris ce que ma mère a tenté de m’enseigner, ce qui fait l’essence même d’une meute. Le manoir va revivre, non pas pour ma satisfaction, mais pour les miens, pour ma meute.

J’avance jusqu’à la première rangée de bancs, goûtant pour la première fois à ce physique lupin. Je sens le froid des dalles sous mes pattes. Mes sens sont aiguisés différemment. Mes blessures sont d’anciens souvenirs. Je contemple le chaos. Il est temps d’aider mes amis et aussi de leur dire que Derek Hale est de retour.

C’est avec un plaisir bestiale que je fais retentir mon rugissement dans l’église. Immédiatement, le lien de meute fait bloc. Je perçois le choc de Peter, et le soulagement de Chad qui a pris les commandes alors que Ruby ne peut pas assurer son rôle. Nous sommes solidaires dans le conflit. Je perçois une ligne sombre au sol… du sorbier. Je capte un mouvement d’Alex qui me montre l’endroit où elle a été effacée. Druide et loups sont plus que jamais liés. Je m’élance et me jette dans la bataille.

Cela me navre de tuer ces adolescents qui ne sont que des victimes, mais ils sont déjà perdus depuis qu’ils ont été transformés. Mon nouveau corps me fait d’autant plus ressentir leur nature artificielle. Je donne la mort non avec haine, mais avec compassion. Il va me falloir calmer Peter dont je sens la rage folle irradier d’une trop forte intensité. Mais qui pourrait le blâmer ? Le chaos fait place à une bataille plus rangée. L’effet de surprise passée, les miens reprennent le dessus. Chad assure la cohésion. Ruby a vraiment eu du flair à le hisser au rang de bêta de tête alors que mon frère de meute aspire plutôt à une place tranquille dans les rangs. Ce ne sont pas ceux qui revendiquent le pouvoir qui font les meilleurs leaders. Peut-être que Peter pourra lui aussi évoluer un jour. Ce mariage prouve qu’il n’est jamais trop tard pour changer. Le combat faiblit du côté des chimères qui ne font finalement pas le poids. Ce n’est pas le cas des bersekers. Je vois Miyavi se démener comme un beau diable pour protéger Mick qui est paralysé et son ami James. Le cousin de Chad est redoutable, mais protéger des amis le rend vulnérable. Il n’a pas la liberté d’action qu’il avait quand il était Shadowcat, mercenaire se battant sans entrave et sans attache. L’asiatique s’est humanisé à notre contact. Il y gagne son âme aux dépens d’une efficacité au combat.

Les berserkers encerclent le trio, Miyavi se fait déborder. Avant qu’il n’ait un choix innommable à faire de qui il protège et de qui il laisse tomber, j’interviens. C’est de toute ma hauteur d’homme que je me saisis à deux mains du cranes d’os d’un de ces monstres. Je romps la malédiction qui tient celui qui autrefois a été un homme. Mon regard d’un bleu électrique se focalise sur un deuxième qui subit le même sort, Miyavi enfin libéré de sa pénalité d’infériorité numérique termine de terrasser le derniers de ces guerriers terrifiants.

Le calme retombe sur l’église. Les gens s’interpellent pour recenser les blessés. Je croise le regard de Jordan. Est-ce lui ou cet être qui l’habite. L’être de flamme va avoir un dilemme. Nous sommes en plein jour et il y a bien trop de cadavres de chimères pour les transporter jusqu’au Nemeton. Je scrute chaque visage. Mon regard se porte vers l’autel et Ruby dont la robe est souillée. Je ne sais pas l’ampleur de son état, mais son cœur bat. Mon alpha lutte. Une interjection me fait lever la tête vers les balcons. Stiles ! Il est vivant. Je plante mon regard de loup dans le sien. Il peut y lire toutes les promesses possibles pour notre futur. A ses côtés l’ours garou qui m’avait défié sur mon territoire. Je le salue d’un coup de tête, le remerciant d’avoir sauvé la vie de mon compagnon. Quelqu’un se racle la gorge à côté de moi. Je me retourne et vois Alex un peu rougissant qui regarde ses pieds tout en me tendant mes vêtements. Je souris intérieurement à la pudeur du canadien, car l’heure n’est pas aux réjouissements. Portant la masse de mes affaires devant mon intimité, je me tourne vers Peter dans l’attente du terrible verdict.



(c) Fiche par Mafdet


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptySam 16 Juil 2016 - 14:08



C'est donc ça la peur de la mort






La douleur est si soudaine qu’elle me semble irréelle. Toute mon  âme hurle, pourtant pendant quelques instants, je ne sens rien, aucune douleur. La cruelle vérité, c’est qu’elle est bien là, mais tous mes instincts de louve, de femme et de mère m’en détournent, tout concentrés qu’ils sont sur les bébés. Mes bébés sont-ils touchés ? Vont-ils vivre ?

Je sens le goût du sang se répandre et saturer tous les capteurs de ma bouche. Ce n’est pas la première fois que je goûte au sang, qu’il s’agisse du mien, de celui d’ennemis ou d’innocents. Après tous les combats menés, après les massacres de ma louve, ce n’est certainement pas la première fois, mais aujourd’hui, c’est différent. Aujourd’hui, nul sang ne devait couler. Alors, ce goût me glace d’effroi et me donne envie de dégobiller. Puis la douleur enfin me parvient, et occulte tout le reste. Je perds pied.

Je porte une main à mon ventre. Je rencontre celle de Peter dont ce fut le premier geste. D’un mouvement vif, il a égorgé l’adolescent qui s’est laissé embrigader dans cet acte ignoble. Je peux entendre Peter grogner en diapason avec ma louve. Le misérable est mort bien trop vite. Il aurait dû souffrir et supplier à la fin. Mais le regret de l’avoir envoyé trop précipitamment dans les bras de la faucheuse est balayé lorsque se montre William. Le propre sang de Peter s’évertue à lui retirer tout avenir.

J’aimerais grogner, crier, hurler, mais je découvre que toutes mes forces m’ont quittées. Mes jambes ne sont plus capables de me supporter. Je m’effondre. Me rattrape-t-on ? Je crois. Mais qui ? Peter ? Chad ? Quelle importance ? La vie s’arrache à moi. Un hurlement. Est-ce le mien ? Non. C’est un appel. Mais je n’ai plus la force de le passer. Il vient d’un autre. Et je suis fière. Suis-je déjà partie ? Pourquoi suis-je fière ? Je ne le sais plus. Que m’arrive-t-il ? Ai-je mal ? Je ne parviens plus à le savoir. Est-ce mon âme ? Est-ce mon corps ? Comment le dire ? Je ne sais pas à quoi ressemble la mort. Comment sait-on que l’on y est ? Le sait-on jamais ? Mes bébés. Sauvez mes bébés ! Si je dois mourir, qu’il en soit ainsi, mais sauvez les jumeaux ! Lilia et Ian doivent vivre. Luka, Mick, je compte sur vous pour les guider. Derek, Chad, soutenez Peter, empêchez le d’abandonner la lumière.

Autour de moi, je sens les cris, la terreur, la colère, le désir de vengeance, mais je sens aussi l’amour, le besoin de protéger, l’entraide. Autour de moi, la meute est unie. Ma meute. Vous avez tous bien grandis. Je suis si fière de vous. Vous n’avez plus besoin de moi, plus vraiment. Mais souvenez-vus que vous aurez toujours besoin les uns des autres. C’est ensemble que vous êtes les plus forts. Si je dois partir, je sais que vous vous en sortirez, mais s’il vous plaît, prenez soin de Lilia et Ian.

Oh mon tendre.

«  Peter »

Je te sens tout près et si loin en même temps. Mourir en tant que Mrs Peter Hale, je ne pourrais être plus comblée. Je te confie les jumeaux. Ne sois pas trop dur envers Ian, je sens qu’il sera de nature douce et discrète. Ce n’est pas commun dans ta famille, je le sais bien, mais crois-moi, peu importe sa réserve, il sera fort. Aies foi en lui. Et sois patient avec Lilia. Elle va tenir de toi, j’en suis certaine. Une vraie petite effrontée. Ne laisse pas Stiles lui apprendre n’importe quoi. Elle va t’en faire voir de toutes les couleurs, je le sens. Elle a déjà un kick d’enfer. Oh, mon tendre…

«  Je t’aime…je t’aimerais toujours.  

La douleur disparaît. Comme tout le reste. Le noir s’impose.


Je vous aime tous.








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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyJeu 28 Juil 2016 - 13:58





The Wedding of
the Red and the Blue



« Les lumières qui sont en nous sont transformées en ténèbres, et les ténèbres dans lesquelles nous vivons sont terribles. »
Léon Tolstoï


Le clocher aurait pu acclamer notre joie, mais mon monde prit fin avant que sonne le glas.

Le cœur de Ruby loupa un battement. Et lorsque ses lèvres se pincèrent sur les miennes, le sang emplit tous mes sens. J’ouvris les yeux sur l’horreur absolue et hurlai de toutes mes forces sans savoir quelle émotion me submergeait le plus.

Un instinct meurtrier me foudroya, transcendant une rage bestiale. L’adolescent qui se tenait à un pas de nous croisa la mort dans mon regard glacial. Puis je sentis sa chair se déliter sous mes griffes alors que sa gorge pulsait encore dans mon poing.

Je tendis une main fébrile vers le poignard dont seul le manche dépassait du ventre de Ruby. Nos enfants…et ma louve. Quel être immonde pourrait souhaiter leur mort ? Rien de tout ça ne pouvait être vrai.

- Vive les mariés. Et que la mort vous sépare ! Clama William.

Alors, je levai les yeux vers celui à qui je jurais une mort lente et une douleur infinie. Même si je dusse pour cette douce vengeance perdre mon humanité.

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- As-tu été suffisamment stupide pour croire que je vous laisserais faire renaître la famille Hale comme elle l'était autrefois ? Raille-t-il. Aucun n'en a jamais été digne et votre petite meute, fausse et impure, non plus.

La colère, trop farouche pour être contenue, irradie au travers du lien de meute et se repend dans les fibres de nos êtres. Elle trouva un exutoire dans le hurlement poussé par Chad.

Comme si elle acceptait que son bêta de tête prenne les armes alors qu’elle était incapable de le faire, Ruby s’écroula.

Et lorsque Chad s’approcha, je luttais pour me contrôler, en équilibre précaire au bord d’un gouffre de folie dont je ne saurais ressortir.

- Il faut qu’on la sorte de là, Peter ! S’insurgea l’architecte.

Me croyait-il idiot au point de penser que je souhaitais voir Ruby agoniser dans cette église qui me paraissait soudainement austère et lugubre. Je refusais le moindre contact.

- Peter ! Ressaisi-toi ! Ordonna-t-il.

Chad s’imposa, montra les crocs sans vergogne ni retenue. Si ses yeux n’étaient pas ceux d’un alpha, il en avait la force et l’autorité.

S’il désirait le pouvoir, accompagner Ruby dans la mort, l’y entrainer, serait chose facile. Je ne voyais que lui, penché au-dessus de celle qui venait d’être proclamée ma femme.

Sa jugulaire pulsait devant mes yeux. Mes griffes se plantèrent dans ma paume pour retenir mon geste. Ruby ne me le pardonnerait pas ? En aurait-elle l’occasion si elle venait à périr ? M’avait-elle pardonné pour Laura ? Pour ces inconnus, nombreux, dont mon loup avait ôté la vie ?

- Ruby ! Accroche-toi ! Implora Chad en soulevant son buste.

Je pris soudain conscience du chaos qui nous entourait, des fracas assourdissant et des cris qui me firent oublier le bourdonnement qui me broyait le crâne.

Plus personne n’approchera.

Je frappais, griffais, mordais.
Je broyais, je brisais.
Les os, la chair, les muscles.

Je m'enivrais du sang.
Celui qui méritait d'être versé pour avoir osé s'en prendre à Ruby.
Celui qui rougirait le sol de l'église jusqu'à ce que plus aucun d'eux ne respire.
Combien étaient-ils ?
Combien en avais-je tué ? Trop peu.

Blesser, tuer. Détruire.

Avec violence et sans interruption.

Je ne reconnus pas Matrim qui s’était précipité vers Ruby. Les sillons que j’ouvris sur son bras le firent grimacer. Si je n’avais pas sentis l’apaisement qu’il prodiguait, peut-être aurais-je été tenté de l’écarter plus brutalement.

Elle bougeait faiblement sans que son pouvoir de guérison ne puisse la soigner ni même arrêter l’hémorragie bien trop importante.

Mon regard se braqua sur l’entrée de l’église où Derek était lui aussi agonisant. La famille Hale ne pouvait pas renaitre et mourir le même jour. Je ne le tolérerais pas.

Et le félon, auteur de cette abomination, s’éclipsait sans une once de pitié.

Ô William, je ne t'oublierai jamais, couard.
J'aurais tes tripes au bout des griffes tôt ou tard.
Et je sourirai en savourant ton supplice.
Jusqu'à te concéder la mort, mon Nemesis.

J’hurlai cette promesse avec la conviction qu’il m’avait entendu.

Puis je reportai ma frustration et mon désir de vengeance sur ceux qui me faisaient face. Je reconnus certains de mes élèves. Je ne montrais aucune pitié. S’ils n’avaient pas manié l’arme qui a poignardé Ruby, ils étaient complices et protagonistes du piège qui s’était refermé sur nous. Comme ma mâchoire se referma sur un membre arraché.

Dans les éclats de verre brisé, je croisai le reflet du monstre que j’étais. Que j’étais à nouveau. Avais-je un jour cessé d’être cette créature abominable ? La rédemption était éphémère.

Un hurlement de loup me fit me redresser. Dans un bond maitrisé, l’animal se précipita au cœur du combat.

Derek.

Sans pouvoir l’expliquer, je sus qu’il s’agissait de lui.

Ruby sentait-elle qu'il s'était élevé, qu'il était plus loup que je ne le serais jamais ? Au fond de moi, j'espérais qu'elle ne sache pas qu'au pire moment de notre vie, ce grand pouvoir avait été confié au neveu plutôt qu'à moi. Était-ce un message sournois de Talia par delà la mort ?

J'avais échoué.

Et je jurais que cette rage, jamais ne s'éteindra.

Dans la tempête qui m’envahit, à l'image de celle, dévastatrice, qui régnait aux alentours, je l'entendis.

Comme si son murmure avait été porté par le vent jusqu’à mon oreille.

- Peter, souffla difficilement Ruby.

Je me tordais de douleur, envahi par les sensations que mon corps avait occultées. Je l'oubliai encore pour me précipiter vers ma louve.

Sa peau si douce perdait de sa chaleur, la vie l'abandonnait. Dans ses yeux qu'elle peinait à garder ouverts, je lus l'inquiétude d'une mère. Ses enfants, nos enfants. Étaient-ils... ?

Ils doivent vivre hurlaient ses iris rougeoyants. Puis, de toute son âme, elle m'offrit son amour, avec plus de force qu’elle ne l’avait jamais fait. Et ne le ferrait peut-être plus.

- Je t’aime…je t’aimerais toujours, murmure-t-elle avant de sombrer dans l’inconscience.

Je me tétanisai. Incapable de donner la mort à nos ennemis alors que j’aurais offert ma vie pour qu’elle ouvre à nouveau les yeux.

Je restais immobile près d’elle.

La vie de Ruby ne tenait qu'à un fil. Vivait-elle pour offrir une chance aux jumeaux avant de me quitter à jamais ?

Par un effort de volonté, je me refusai de penser au pire. L'inévitable était en chemin. Il serait là bien trop tôt.

Soudain, l’affrontement cessa.

Le silence devint effroyable, il portait les effluves de la mort.

Les portes de l'église s'ouvrirent à la volée. Si fort que leurs gonds faillirent se rompre. Un vent puissant s'engouffra dans la bâtisse, apportant un air plus pur et saluant la vie qui demeurait.

Tous les nôtres s'étaient relevés.

Alors par amour, par dignité, je pris Ruby dans mes bras pour l’élever elle aussi. Ma reine qu'on avait blessée, brisée. Ma douce qui gisait dans mes bras, sa robe magnifique souillée par le sang. Je ne captais qu'un rythme cardiaque, infime. Comme une lente pulsation de souffrance dans un univers d'obscurité. Mais la douleur signifiait la vie.

Je croisai le regard de l'adjoint, Parrish, qui esquissa un mouvement vers sa collègue et amie. Je grognai mon refus que quiconque approche.

- Brûle, brûle les tous, ordonnai-je.

Ce carnage devait disparaître de la face du monde.

Les flammes avaient déjà commencé leur œuvre macabre alors que Jordan laissait éclater sa colère face à ses adversaires. Je tentais de réchauffer mon cœur gelé dans leur chaleur. Comment pourrais-je encore craindre le feu alors que cette journée était devenue bien pire torture que cette terrible nuit au manoir ?

La meute entière et les autres invités me fixaient.

Ceux qui voulaient suivre le pouvaient. Certains souhaiteraient protéger le public et s’assurer que l’église brûle jusqu’au dernier morceau de bois et que les pierres soient carbonisées. D’autres profiteraient de l’accalmie.

Fuir ? S’éloigner de l’horreur ? Oublier.

Peut-être seraient-ils là. Cela m’importait peu.

Sans le moindre doute sur ma destination, je franchis le seuil de l'église en portant Ruby contre moi.

Le vent, complice dompté par le compagnon de Mafdet qui était apparu, nous dissimulait derrière un rideau de fumée et éloignait la foule, avide de curiosité. Déjà le lieu saint était rongé par les flammes de l'Enfer.

Dans les volutes opaques, j'avançai sans faillir, un loup et une panthère noire à mes côtés.

Si le commun des mortels pouvait distinguer nos silhouettes, nous disparûmes rapidement.

J'oubliai la douleur dans mes muscles, la distance parcourue sans faiblir, le chaos de mes pensées. Mes doutes.

Seule Ruby comptait.

D'un coup de pied dans les portes battantes, j'entrai dans le service des urgences du Beacon Hills Hospital.

- McCall ! Hurlai-je.

Elle était la mère de celui que j’avais transformé en loup il y a quelques années. C’était une femme remarquable que j’avais convoité. Elle connaissait notre secret. Elle seule pouvait sauver Ruby.

Ma force me quitta, me coupant le souffle et brisant ma volonté. J’observai la scène et assistai placidement aux premiers secours apportés à mon épouse.

Toute l’horreur de la réalité me percuta à nouveau lorsqu’un bip sonore continu me vrilla les tympans.

Je me précipitai vers elle, bousculant un médecin et jurant pour qu’on me laisse l’atteindre.

Non Ruby. Tu ne peux pas m'abandonner. Lutte. Encore un peu.

Lutte, je t'en conjure.

L’infirmière insista pour que je m’éloigne, me lançant un regard à la fois courroucé et tristement désolé.

Je lâchais la main de Ruby qui ne serrait déjà plus la mienne.

Ne sombre pas.
Ma douce. Ma louve.

Mon ancre.

Vis.

« La foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu'on a entrevu dans la lumière. »
Gustave Thibon






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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyDim 31 Juil 2016 - 17:56




The Wedding of the Red and the Blue!

Derek & Meute et amis
Je regarde Peter. J’attends de voir une lueur d’espoir dans son regard, de trouver l’esquisse d’un soulagement sur son visage. Je suis à nouveau loup, à nouveau moi. Mais dans le chaos et le nombre de personne, mon ouïe ne peut saisir les battements de cœurs de Ruby et des enfants. Puis je l’entends.

- Peter.

Le temps se suspens à ce balbutiement promesse d’espoir, promesse de vie. Bat toi mon ami, ma sœur, mon alpha.

- Je t’aime…je t’aimerais toujours.  

L’amour est une force qui peut déplacer des montagnes. Après une éternité, Peter se baisse et délicatement il se saisit de Ruby. A ce moment précis, je sais où est chaque membres de la meute. Je sens la souffrance et les blessures de certains. Je croise le regard de Chad. Je hoche la tête. Un lien particulier nous lie, il comprend ce que je lui dis. Il est le bêta de tête, il doit tenir son rôle en l’absence de Ruby.

Peter descend l’allée de l’église qui vient de se libérer de tout obstacle avec un vent puissant. Le même vent qui a ouvert les portes de l’église à les dégonder. Le compagnon de Mafdet est présent sans que j’arrive à le situer. Erick Dovahkiin est, j’en suis persuadé, un des initiateur de l’épreuve que j’ai subi au Mexique. Ce type aurait pu empêcher ce qu’il vient de se passer puisqu’il voit l’avenir. J’ai espoir que ce qu’il vient de se passer aujourd’hui est un rite, un test et une épreuve à passer. Si je n’ai aucun doute sur Ruby, comment Peter va-t-il passer cela ? Lui offre—t-on sa rédemption dans un carnage ? Je suis bien placé pour savoir que les épreuves qui m’ont fait m’élever étaient dangereusement mortelles. Je saisis Chad à la nuque et pose mon fond contre le sien.

- Soit notre lumière mon ami, mon frère.

Je me retourne. Mafdet a rejoint Peter, elle est restée sous sa forme animale. Je redonne la boule de mes vêtements que Alex m’avait rendu et que je n’ai pas remis et rejoint mon oncle sous la forme supérieure de notre race. Peter ordonne à Jordan de bruler l’église. J’entends Chad organiser l’évacuation des lieux. Dehors, une fumée opaque s’abat sur nous, donnant de nous une image de tableau chimérique. Je suis Peter dans la fumée. Nous nous éclipsons des lieux du drame. Avant que nous ne soyons trop loin, je vois apparaitre dans la fumée une main. C’est Alex qui me tend à nouveau mes vêtements. Je ne sais pas comment le druide nous a retrouvés. Je reprends forme humaine et le regarde dans les yeux. C’est un moment solennel.

- Tu as réussi mon ami. Je te dois la vie. J’ai une dette envers toi.

Je me saisis de mes vêtements et disparais dans la fumée rejoindre Peter et Ruby.

« - Dis à Crowley que je lui cède ma part d’amuse-bouche ! »

Alex me répond avec son accent si particulier. Je souris malgré l’incertitude qui reste sur la vie de Ruby et de ses enfants.




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Mafdet Mahes

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyDim 31 Juil 2016 - 18:22




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L’attaque était savamment orchestrée et nos adversaires à la hauteur de notre défence. Chacun se bat avec ses atouts. Je m’étais postée aux côtés de Jordan et Brian. Ils sont des flics et aussi d’anciens soldats. Je mise sur leur expérience pour  organiser une défense efficace.

Jordan me donne des consignes. Au début il y met les formes et les politesses, mais bien vite il n’est plus le temps de se faire des politesses. Il a compris que je mets mes griffes à son service pour l’efficacité de notre parade. Miya doit faire face seul. Il est trop loin pour que je vienne l’épauler. J’ai vu Stiles fuir dans les balcons, une chimère à ses trousses. J’espère que l’ours qui s’est engouffré à leur suite va être assez rapide.

Jordan organise une défense, des invités se joignent à nous. Chad fait la même chose mais de l’autre côté du transept. Une des tactiques de nos adversaires est de nous disperser. Mais c’est sans compter la capacité des nôtres de se rallier. Deux foyers de combat, celui où je suis et l’autre avec Chad commencent à lentement converger. Peter se bat seul ivre de rage et de fureur. Rien ne peut le stopper…

Ce hurlement… Il est différent du cri de Chad qui prenait clairement la direction de la meute pour la survie de celle-ci. Je feule de contentement quand un loup se jette dans la bagarre. Du coin de l’œil je vois Alex qui tient des vêtements. Le jeunot semble avoir réussi là où j’ai échoué. J’en suis heureuse, ce gars-là me semble prometteur.

C’est comme si la métamorphose de Derek revigore les notre et donne un coup au moral de nos adversaire. Il se défait des berserk comme si c’était des poupées de chiffon. Son action signe la fin des combats.

Un silence se pose dans l’église après le vacarme de la bataille. Nous sommes tous suspendus à ce que va faire Peter. Un vent qui me caresse le poil et les portes qui s’ouvrent avec fracas me disent qu’Erick est là. L’ouverture des portes est pour moi synonyme d’espoir. Je me cale au pas de Peter quand il descend l’allée avec Ruby dans ses bras.

L’église s’enflamme dans notre dos alors que nous sortons. Derek nous a rejoints sous sa forme de loup. D’un grognement je lui fais savoir que Stiles va bien. Il le sait, mais pour le moment sa présence est près de son oncle et de la femme de celui-ci. C’est une drôle d’équipe qui aborde l’hôpital de Beacon Hills. Derek et moi avons repris notre aspect humain.

- McCall ! Hurle Peter.

Melissa va devoir faire encore des miracles…


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Jordan Parrish

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyVen 5 Aoû 2016 - 11:55


Wedding time

Brian à mes côtés, Ruby en train de vivre un rêve éveillé, je me sens euphorique. Je n’aime pas trop les ambiances guindées ou les événements un peu trop protocolaires. D’ailleurs, je ris encore sous cape de ma déclaration à Brian. Les plaques que nous portons tous les deux au cou sont un petit peu ce qui pourrait se rapprocher d’une bague de fiançailles, façon gros bourrin des marines… Mais ce qui est sûr, c’est que je l’aime. Et que je veux vivre avec lui.

Je revois encore ce moment, ou je me tourne vers lui, lui qui regarde, encore un peu angoissé, les autres invités du mariage, qui angoisse de connaitre leur réaction, de voir l’adjoint du shérif en compagnie, sans doute possible, d’un collègue aux yeux océan. Lorsqu’il s’était retourné vers moi, l’expression encore un peu perdue, il avait rencontré mon sourire et mes yeux pétillants et son propre sourire était venu balayé les dernières bribes de brouillard entre ses doutes et moi.
Nos mains, qui n’avaient pas besoin de réfléchir ou de douter, s’étaient retrouvées éprises et prises l’une de l’autre, et tout était pour le mieux.

Mais Beacon Hills étant ce qu’elle est, l’enfer se déchaine soudain, dans un cri de douleur, et dans une horreur rouge sang. Je n’ai pas le temps de faire quoi que ce soit, que déjà le plus choquant est arrivé. La robe de mariée, à présent rougis de cet acte fielleux, n’est rien comparée au chaos qui a soudain pris place dans cette église.

Brian est plus prompt que moi à réagir, mais mes réflexes de l’armée me reviennent soudain, avec une rage folle que j’ai du mal à contenir. Je sais que si je n’y prends pas garde, c’est Cerberus qui prendra ma place, et, à voir tous les aberrations qui sortent soudain au grand jour, je n’ai aucun doute sur la décision qu’il prendra. Je suis encore sous le choc de cette attaque, mais je ne veux pas porter la responsabilité d’autant de mort. Brian m’avait assuré que mon rôle se bornait, visiblement, à faire disparaitre ces anomalies. Mais je sais que c’est bien plus que ça. Que la rage froide qui m’anime ne se contenterait pas de faire disparaitre les anomalies, mais provoquerait des cadavres sur son sillage, et peut être même la perte définitive du peu de contrôle que j’ai sur mon alter ego.

Au moment ou je sens que je vais lâcher prise, je sens soudain la truffe de Mafdet sur ma paume. Ce simple contact, sachant qui elle est et ce qu’elle représente, me permet d’imposer mon ego à Cerberus. Il s’en était fallu de peu. Déjà, mon poing gauche s’enflame, quand le droit tient mon pistolet. Ça me révulse de plus en plus de tenir une arme à feu. Pas pour le symbole, j’ai toujours eut un flingue et je sais m’en servir. Mais c’est pratiquement physique. Le contact ne me plait pas. Le symbole vivant que je représente, à moitié flic, à moitié Cerberus, me frappe, ainsi qu’une créature qui était humaine il y a encore quelques minutes à peine. Je ne réfléchis pas et écrase mon poing enflammé sur son visage, qui exprime, quelques secondes, une frayeur avant de s’éteindre.

Brian a aussi pris les choses en main, et nous formons, avec Mafdet, un trio efficace, mais hélas, pas assez vu le nombre de nos ennemis. Certains sont plus dangereux que d’autres, et je comprends que de nouveaux drames ont lieux lorsque Derek pousse un dernier râle. C’est au moment où je serre mes deux poings que je me rend compte que mon arme à fondue. Je ne suis déjà plus tellement Jordan, et de plus en plus Cerberus.. J’ai envie de tout brûler, de tout aplatir sur mon passage. Seule la présence de Mafdet et de Brian, qui dirige les opérations, me permet de ne pas perdre pied.

Le cri déchirant de Chad me rappelle avec une douleur cuisante un autre cri, et un aigle qui veille à présent sur nous tous… J’ai l’impression de « clignoter » entre mes deux personnalités, et les flammes commencent à naitre à mes pieds et autour de moi. Brian s’en rend-il compte ?
Le vent qu’il commande attise les braises de ma détermination. Grâce à lui et à Mafdet, qui fait un carnage avec ses griffes, nous dégageons un cercle de menace pour eux, et de sécurité pour nos protégés. Mais rien ne pourrait, à présent, réparer le forfait.

Pourtant, lorsque le loup noir surgit et fait un carnage, et avant même qu’il ne redevienne un homme dont je croise le regard interrogateur, Cerberus, en moi, sait qui il est. Il a traversé la vallée de la mort et en est revenu, transformé. Lydia aurait surement su ce qu’il en était avec plus de précision, mais je suis, via mon alter ego, moi aussi lié à la mort, et je sais que de telles choses arrivent. Après tout, je suis revenu, si j’en crois les dires de Cerberus, moi aussi deux fois de la mort. Une mort par le feu, pas par le sang. Ce dernier coule pourtant abondamment aujourd’hui, et je ne peux qu’aider Derek, Chad, Mafdet, Brian et les autres à ce qu’il ne coule pas de notre groupe, de notre famille.

Je ne sais pas quand cela se termine. Est-ce le cas ? Il y a-t-il une fin à ça un jour ?
Peter me hurle dessus, il attise les flammes en moi, qui n’en ont pas besoin… C’est avec un dernier regard, une demande, que je fixe Brian. Il comprend… Je… Nous.. Nous ne pouvons tolérer un tel spectacle, une telle révélation.

Nous hurlons soudain notre vindicte, mais, surement à cause de l’influence de Jordan, nous nous retenons, pour ne pas tous les faire périr dans les flammes. L'homme enragé, veillant sur la femme ensanglantée nous donne un ordre ! Un ordre ?! Nous ne tolérerons pas une telle arrogance... Mais une fois encore, nous nous surprenons à comprendre un humain, et à ressentir sa peine. Nous n'aimons pas ça. Une neutralité à toujours été notre état, notre qualité. Hors, en voyant la peine de cet homme, et sa haine, nous la comprenons. Nous décidons de ne pas le punir. Nous les regardons sortir jusqu’au dernier, et les abominations qui, pour certaines, se tortillent encore, nous n’avons aucune pitié pour elle. Nous réclamons notre dû, et nous déplorons de ne pouvoir offrir toute la résultante au Nemeton. La fournaise qui s’élève soudain engloutie tout, lorsqu’une griffe, parcourue d’électricité, nous transperce le mollet. Nous nous retournons et achevons l’outrecuidance incarnée, et, à genoux, nous nous laissons engloutir par les flammes. Plus d’église. Plus d’aberrations. Plus de trace. Plus tard, bien plus tard, nous ressortons pour trouver le réconfort dans les yeux de celui qui serait prêt à nous suivre en enfer. Nous en venons. Nous n’avons plus peur d’y retourner.


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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyVen 5 Aoû 2016 - 15:47



Assurer l'avenir

Je grogne sur Peter, je m’impose pour que la bête qu’il a déjà été de refasse pas surface. Ruby ne voudrait pas… Je suis étonné d’arriver à prendre le dessus sur le promis de mon alpha avec tant de facilité. Peter ploie, c’est imperceptible, mais réel. Cela a pour effet de le faire se ressaisir un peu. Par contre, il ne fait pas bon vivre à l’ombre de ses griffes et de ses crocs pour qui n’a pas été invité au mariage. Peter Hale se jette dans la cohue laissant un sillage de mort.

Je m’occupe de préserver Ruby d’autres attaques et garde l’autel comme un chien de garde féroce. Je sens mon sang bouillir. Je sais exactement où est chaque membre de la meute. Je sais que Derek n’est pas mort… Je… Je perçois les choses comme à Boston quand Nathan avait été mis hors de course et que le jaune de mes prunelles avait cédé la place à un rouge carmin. Une ivresse m’envahit, avec une telle puissance je pourrais faire plier les chasseurs de Beacon Hills, je pourrais… Une chaleur froide nait dans mon ventre. Je retrousse les babines sur un gamin mi scorpion, mi n’importe quoi. Je lui empoigne un de ses dards, le casse et lui enfonce dans une de ses orbites. Je sens une puissance m’envahir, chauffer mon corps jusqu’au bout de mes doigts, de mes pieds. Plus personne ne fera du mal aux miens, à MA meute.

Un rugissement retentit dans la nef. C’est celui d’un animal, un loup noir. Nos regards se croisent. Derek… Il a réussi. Je hurle à son intention. Je veux lui dire que maintenant plus personne ne touchera à la meute. Que je m’occupe de gérer ça. Son regard d’un bleu électrique se fait plus perçant. La vague de chaleur qui rayonnait dans mon corps se fait doucher par une tempérance que je n’arrive pas à contrer. Ce lien particulier que j’ai avec mon frère de meute. Ce lien me rappelle le sang qui coule dans mes veines et du rôle ancestral qui est le mien. Veiller, protéger et guider. Dans un dernier regard Derek me confie les rênes de la meute.

Un vide se crée dans mon ventre. Je suis pris de doutes. Mes intentions d’y il y a à peine quelques secondes n’étaient pas louables.

- Derek ! Pas maintenant ! Je ne suis pas prêt !

J’ai encore le cœur rongé par la haine et la révolte de la mort de ma mère. Je veux encore les faire tous payer. Pourquoi Derek ne prend-il pas en main la meute puisqu’il a réussi son épreuve ? Mais le loup noir me laisse seul face à mes questionnements et part à l’assaut de nos assaillants. Non loin de lui Jordan semble hésiter sur la manière de combattre. Mais aux flammes qu’il dégage, il est aisé de comprendre quelle voie semble la plus forte bien que le policier semble garder son libre arbitre.

Derek est venu en aide à Miya. Mick et James n’ont plus rien à craindre, surtout que redevenu humain, Derek semble maitriser les berserks si facilement.

Je regarde le chaos. Nous avons des blessés mais pas de morts dans nos rangs. Peter est retourné vers sa femme. Voir l’image de ce couple fauché le jour de leur noce, me frappe. La bataille est terminée. Les portes de l’église se sont ouvertes à la volée et Peter sort, portant Ruby. Il est encadré d’un loup et d’une panthère. Chacun sa place. Il est temps que je prenne la mienne. Alors que l’église commence à s’embraser sous l’action de Jordan qui n’est plus vraiment lui-même, j’organise l’évacuation. Les valides aident ceux en difficultés. Je pousse de la voix, me fait entendre. Calme ceux qui sont à la limite de l’hystérie. J’assure ma tâche dans ce rôle intérimaire. Je me redresse, mais pas avec l’arrogance du début. Œuvrer pour les miens m’apaise finalement. Il ne sera pas dit que la meute de Ruby soit mise à terre si facilement.

Notre meute va tenir. Notre alpha guérir et les enfants à naitre, grandir.

Mick et James ont refusé de se faire évacuer avant le reste des invités. La scène est digne d’un film. Les flammes lèchent les murs de part et d’autre. J’avance calmement vers le groupe que forment Miya, Mick et James. Je prends mon cousin dans mes bras pour une brève accolade. J’aime sentir ses bras me serrer. Nous avons tant à rattraper nous deux. Passer au-delà de notre lien passé et aller de l’avant. Je le souhaite présent dans ma vie. Je sais que Mick n’aura aucun doute sur où va mon cœur, enfin je l’espère. Mon fiancé est encore paralysé par le venin du kanima. Je le prends donc dans mes bras. Miya empoigne les poignées du fauteuil de James. J’ouvre le chemin, en virant les obstacles du pied.

Nous dépassons Jordan et Brian qui reste à côté de l’adjoint du sheriff. C’est juste à ce moment-là que je remarque que c’est la première fois que je les vois en couple en public. Je raffermis ma prise sur Mick qui glisse un peu. Le regard de Jordan est couleur de braise. Le policier a cédé les rênes de son corps à l’autre qui est en lui. Le Hellhound si j’en crois ce que Mafdet m’a dit.

- Brian, tu devrais sortir avec nous. Je crois qu’il a besoin de se nourrir d’un bon brasier, ajouté-je en désignant l’adjoint du menton.

Miya me fait des signes impatients. C’est vrai que la température commence à devenir insoutenable. Je laisse Brian derrière nous. Il est assez grand pour savoir quoi faire. Mis à part les deux policiers, nous sommes les derniers à sortir de l’église.

Miya a du noir sur le nez. Cela pourrait porter à rire si nous n’étions pas tous inquiets pour notre alpha. Je sais où Peter est allé. La blessure de Ruby me semble être létale, mais Derek semblait mort aussi… et pourtant. Ruby peut-elle faire de même ? Prendre sa forme animale pour survivre ? Cela risque de faire désordre à l’hôpital.

Mick commence à s’agiter, il reprend la maitrise de son corps. Je le repose sur ses pieds, non sans l’avoir embrassé auparavant.

- T’es à moi Mick Wayne. Ne l’oublie pas !

Je le regarde de façon possessive, m’assurant qu’il n’est pas blessé. Au regard qu’il me retourne, je devine le message : il n’a pas besoin d’une nounou. Je lui fais un clin d’œil.

- Fallait pas t’engager avec moi… dis-je de manière sibylline.

Je le laisse avec James et Miya et vais aider nos invités m’assurant que chacun ne manque de rien. Je soulage les blessés humains en attendant les ambulances. Je prends les coordonnées des gens pour m’enquérir de leur nouvelles plus tard et aussi en donner. Beaucoup me tapent sur l’épaule car ils sont persuadés que Ruby est morte ou sur le point de l’être. J’assure d’un sourire confiant qu’elle va s’en remettre. Je rassure et affirme la position de notre meute.

« - Tu t’en sors presque comme ma mère »

Ce n’est pas une phrase qui m’arrive dans la tête, ni même une image. Je comprends maintenant la nature de mon lien avec Derek et pourquoi que lui et non pas aussi avec Peter. C’est un lien d’origine chamanique. J’en ai hérité à ma naissance. Si cela fonctionne avec Derek et non pas avec Peter, c’est que ce dernier s’est trop éloigné de sa nature profonde de loup. L’humain et sa capacité destructrice ont perverti son être. Je ne sais pas s’il pourra revenir en arrière.

J’ai compris le message que me fait passer Derek. Mon rôle est de maintenir la paix, mais aussi de porter l’étendard de notre meute en attendant que Ruby se remette.

Jordan n’est toujours pas sorti du brasier… Les pompiers sont arrivés. Ils ne tentent même pas de sauver le bâtiment. Ils s’assurent que les alentours ne soient pas impactés et arrosent de manière préventive les bâtiments autour. Brian danse d’un pied sur l’autre attendant celui qui partage sa vie daigne bien ressortir de cet enfer.

Mick a récupéré totalement. Il aide à la logistique. Nous nous sommes brièvement mis d’accord sur ce que nous allons dire aux autorités.

« Un groupe de jeunes a voulu faire une farce, mais ils ont provoqué un incendie. »

Cela expliquera les corps que l’on retrouvera. Je sais que le brasier que Jordan a provoqué effacera les traces de luttes, effacera la nature de ces pauvres jeunes. Le secret sera bien gardé.

C’est quand un calme relatif règne sur la place et qu’un semblant d’ordre est revenu que je me tourne vers Mick lui suggérant que nous allions aux nouvelles à l’hôpital. Du coin de l’œil, je vois un Brian soulagé et un Jordan avec une chemise autour des hanches. C’est peut-être ce qui restera de l’événement. « L’adjoint du sheriff est un exhibitionniste ! ». Miya s’occupe de raccompagner James. C’est avec appréhension que Mick et moi nous nous dirigeons vers l’hôpital.


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Alex Cormier

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyVen 5 Aoû 2016 - 22:35

Le mariage Rouge et Bleu


D'un mouvement souple de la hanche, Alex passa la jambe gauche au-dessus du corps du loup qui reprenait vie.  Il se retrouva un genou au sol, dans une génuflexion temporaire et tendit la main au sol pour qu'ils puissent s'aider mutuellement à se relever, mais c'était sans compter sur la transformation de son voisin.  Étonné de donner la patte non pas à un être humain ou hybride, mais bien à un animal, Alex reprit une position debout par lui-même, sans laisser retomber son bras tendu à ses côtés.  Il était soulagé, d'un côté, de voir son meilleur ami toujours en vie, mais inquiet à la fois de l'état de celui-ci, et pris au dépourvu par ce qui se passait sous ses yeux, et autour de lui.  Les sourcils froncés à en faire apparaître ses yeux mousse comme deux simples fentes, Alex commenta enfin, en laissant rebondir son bras mou contre sa hanche.

-Tu étais mort!

Au milieu de ce boucan, il n'était même pas certain que le loup noir l'avait entendu.  Le regard inquisiteur de celui qui cherchait à comprendre et analyser, les globes oculaires d'Alex faisaient un vrai parcours d'essai dans leur orbite, mais se figèrent tout de même dans les yeux mordorés du loup.  La conclusion était tout à coup apparue comme évidente.  Derek avait réussi; il avait passé son épreuve.  Ils avaient réussi; ils avait passé leur test.

Derek poussa un hurlement sinistre puis, sans un mot de plus, le druide indiqua la césure dans la marque de sorbier et laissa s'éloigner le loup, le suivant un court instant des yeux avant de chercher Stiles et Charlie, qu'il avait quelque peu abandonnés, puis son père.  Il fallut quelques secondes avant qu'il ne puisse identifier l'une de leur présence, mais dès qu'il vit la silhouette de son paternel aux prises avec l'une de ces monstruosités, un cri étranglé traversa ses lèvres, alors qu'il ne pouvait le retenir.

-Dad!

Un instant plus tard, le jeune laborantin sautait au-dessus d'une chaise renversée, un candélabre à la main et, peu habitué à la forme autant qu'à la masse de l'objet, il rata d'abord sa cible trois fois de suite.  Lorsqu'il cogna enfin, il sentit le craquement de l'épaule sous le poids du fer forgé, dont la densité était bien supérieure – et dangereuse – à celle du bois.  Propulsé par le contrecoup, Alex fit deux pas à reculons, trébuchant contre la pagaille au sol, puis s'affala contre un banc qui accueillit rudement son popotin autant que son dos.  Relevant les yeux, il vit le poing de son géniteur s'abattre sur le nez d'une chimère peu charismatique.  Une patte fit tout à coup irruption et ses griffes rétractables achevèrent de sauver Gabriel.

♣        ♣  ♣        ♣        ♣  ♣        ♣

La poussière et les décombres retombaient enfin et, en bonne sentinelle, Alex s'assurait une énième fois qu'aucun danger supplémentaire ne risquait de s'abattre par surprise sur eux.  C'est alors qu'il remarqua les vêtements de son voisin, abandonnés au sol.  Il alla les reprendre et en retournant vers le loup noir, il vit apparaître Charlie, qui chaperonnait toujours Stiles.  Leur envoyant un sourire victorieux, il se rapprocha et vit Derek reprendre une forme humaine qui, confirmant ses craintes, n'était pas vêtue.  Ne sachant plus ce qu'il convenait de faire, Alex glissa son regard vers ses pieds en prenant bien soin de contourner les sphères qui servaient de fessier au loup-garou renouvelé, puis il alla rejoindre son père et l'aida à ressortir de l'église sous les ordres de Chad, dont la nouvelle couleur des yeux n'était pas un bon signe quant à l'état de santé de la mariée.

-Qu'est-ce qui s'est passé, Dad?
"On en reparlera plus tard..." répondit Gabriel d'un ton las.
-Et c'est qui, lui? reprit son fils en désignant l'adjoint du shériff.
"Plus tard, j'ai dit." s'impatienta l'aîné des Cormiers alors que son fils ramassait pour la deuxième fois en quelques minutes à peine les mêmes fringues.

♣        ♣  ♣        ♣        ♣  ♣        ♣

Dans la brume surréelle qui les entourait, Alex venait d'offrir son aide aux secouristes lorsqu'il aperçu les silhouettes de Peter, Ruby et deux fauves qui s'éloignaient du bûcher.  Reprenant les cloques en baluchon improvisé, il se dirigea vers eux.  Quand le loup le vit, il s'arrêta et reprit la forme du Derek qu'il avait appris à connaître et apprécier, qui avait vu naître leur amitié qui ne feraient que renforcer le lien entre le guide et le prédateur, entre le protecteur et le protégé, quels qu'ils soient.  Rouge dans la moindre de ses cellules épidermiques, Alex et Derek s'observaient d'oeil en œil, une joute sourcilière en cours.

- Tu as réussi mon ami. Je te dois la vie. J’ai une dette envers toi.
-C'est toi qui a réussi, moi j'ai rien fait que d'te montrer la voix hein.

Libérant Alex de son lourd fardeau, Derek reprit de nouveau ses fringues et cacha partiellement, mais suffisamment pour qu'Alex reprenne tranquillement une couleur normale, sa nudité.

« - Dis à Crowley que je lui cède ma part d’amuse-bouche ! »
-C'est comme si c'était fait. répondit-il d'un ton qui se voulait sibyllin, avant de se retourner pour envoyer la main à l'ours.  Je suis certain que Charlie appréciera nos deux portions. Je vais aller au labo, moi.  J'ai l'impression qu'on pourrait me bipper.  Un clin d'oeil plus tard, Derek repartait vers ses compagnons et Alex se retournait une fois de plus pour vérifier que tout était de retour à une normale plutôt bonne pour ses protégés.  L'homme qui avait brûlé le temple ressortait, une chemise sur les hanches.  Sérieusement, le taux de nudisme à Beacon Hills était effroyablement élevé.
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The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 44efacfdaf62e6a62a56The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 Alexby10
Merci Matrim & Chuck!


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyDim 7 Aoû 2016 - 14:19


Noce de sang


Feat : Meute Ruby Volpha



Cette  journée  aurait dû etre merveilleuse, déjà pour notre collègue dont c’était le mariage, mais aussi pour nous. J’ai bien vu le geste de Jordan au moment de l’échange des anneaux. Instinctivement il avait porté sa main sur sa poitrine, là où ma plaque militaire côtoie la sienne. J’ai leurs jumelles sur le cœur. C'est notre symbole à nous, un échange qui nous ressemble. Sa main avait serré la mienne un peu plus fort. Ruby est au courant pour nous depuis longtemps. Presque depuis que Jordan a déménagé définitivement chez moi. Son invitation était aussi une façon de nous tendre une perche, à moi particulièrement. Est-ce sa grossesse qui la rend plus sensible ? Mais je pense sincèrement que l’adjointe lit clairement en moi comme dans un livre ouvert, ou c’est l’impression que cela me donne. C’est une invitation amicale, je pouvais la refuser. Toutefois elle reste mon supérieur hiérarchique et elle me connait assez pour savoir que j’ai rapidement les doigts sur la couture du pantalon. Onze ans de « Sir, Yes Sir ! » ça laisse des traces de discipline exacerbée. Je ne pouvais pas refuser l’invitation.

Alors que je combats aux côtés des autres, je rage. Je m’insurge sur le crime odieux, mais aussi sur cette première sortie officielle de Jordan et moi qui est ainsi gâchée. C’est un mélange de colère, de frustration et de sens du devoir qui se débat dans mon cœur. Je sens que Jordan a du mal à garder prise sur ce monde. Toutes les chimères qui tombent sont comme autant d’appel à Cerberus. Je caresse son corps d’un léger vent qui, s’il attise ses flammes, lui rappel aussi ma présence et l’aide à rester lui-même.

Notre passif martial nous donne l’avantage de la cohésion qui fait défaut à ces jeunes qui nous attaquent. Notre efficacité contre leur nombre. Mais alors que je pensais que le témoin du marié était mort, surgit un loup noir, grand et imposant. C’est Jordan quand murmure le prénom de Derek que je comprends le miracle qui se déroule sous mes yeux. Voir ce loup majestueux s’avancer dans l’église puis entrer dans la bataille me redonne espoir, celui que notre collègue n’est pas morte.

- Ruby va se transformer en louve et pouvoir guérir ?


Je pose la question à la panthère qui reste prêt de Jordan comme un garde-fou. La féline me scrute une infime seconde et pare un coup de patte avec ses griffes effilées qui ne laisse que peu de chance à sa victime. Je sais bien qu’elle ne peut pas me répondre sous cette forme. Ma question n’était que pure rhétorique pour me rassurer moi-même.

(…)

Le calme enfin. Les derniers échos du combat cessent. Dans les rayons du soleil qui transpercent la grande nef, je vois la poussière retomber doucement. Mais ce calme n’est que relatif, l’église est en flamme. Peter s’est saisi de sa femme et il est sorti, escorté d’une panthère et d’un loup. Le reste des invités à suivi guidé par Chad qui semble prendre les choses en main. Je reste à côté de Jordan. Peter a ordonné à Jordan de tout brûler. J’ai le sentiment que l’ordre était inutile. Si je reste près de celui que j’aime, c’est que je sais le dilemme qui se pose à lui. Normalement, il doit offrir les dépouilles au Nemeton. Mais nous sommes en plein jour et il y a tant de cadavres.

Son regard orangé…

- Cerberus…

Il me regarde avec une question muette dans les yeux. Le chien de l’enfer me demande mon acceptation ! Je lui souris doucement.

- Fais-le.

Ma voix se perd dans un souffle alors qu’il hurle sa colère. Peter lui a ordonné. C’est évidemment un affront que je suis peut-être le seul à pouvoir me permettre. La chaleur augmente. Les derniers rescapés de ce combat passent à nos côtés.

- Brian, tu devrais sortir avec nous. Je crois qu’il a besoin de se nourrir d’un bon brasier.

C’est Chad qui m’interpelle son ami dans ses bras. Je hoche doucement la tête. C’est vrai que l’air devient brûlant. J’active mon don et nous préserve une bulle alors que le fond de l’église disparait sous les flammes. Je sais que Jordan va rester tant qu’il restera des preuves. J’ai bien du mal à me résoudre à sortir, mais ma bulle d’air n’est plus assez efficace contre la fournaise qui redouble d’intensité.

(…)

Dehors je retrouve mes collègues qui ne comprennent pas ce qu’il leur est arrivé. On me fait passer la consigne de ce que nous sommes censés dire sur la cause de cet incendie. Etant un policier, je valide les déclarations des gens interrogés par les pompiers et mes collègues. Je dis que Jordan aide quelque part, mais je guette sa sortie de l’église. Le temps s’étire et n’en finit plus.

Une grande volute de fumée m’entoure soudainement. Je me suis approché au plus près de ce que j’ai pu de l’entrée de l’église. La fumée m’isole du monde extérieur. Je sais qu’elle est dirigée car elle ne m’étouffe pas, ni me pique les yeux. Jordan apparait devant moi, nu comme un ver. Avec un sourire j’ôte ma veste et ma chemise. J’ai remis ma veste sur les épaules et fais un pagne à Jordan avec ma chemise. Cela devient une habitude. Le temps de longues secondes nous nous étreignons, isolés dans notre bulle de fumée. Le corps de Jordan est brulant, ses muscles sont tendus, il tremble légèrement. L’épreuve a été dure. Puis doucement j’agite un léger vent autour de nous qui dissipe la fumée nous dévoilant aux yeux des autres. Des regards se posent sur nous. Jordan et ses vêtements cramés, ma chemise autour de ses reins, nos doigts emmêlés, notre position qui ne laisse aucun doute sur notre relation... J'assume, j'ai le cœur qui bat à fond, mais j'assume.

- Allons nous changer. Il n’y a plus rien que nous pouvons faire ici. Après nous prendrons des nouvelles de Ruby. J’ai le téléphone de Chad.

Arrivé devant la voiture, Jordan tâte des poches qu’il n’a plus. Les clés sont tombées quand son pantalon est parti en cendre.

- Force la portière s’il te plait, je sais la démarrer aux fils.

Nous avons des doubles à la maison, mais pas question que Jordan fasse le trajet à pied avec juste ma chemise comme vêtement, où qu’il m’attende ici.

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyDim 21 Aoû 2016 - 15:16

Cry for those who can't
Ils sont nombreux, beaucoup trop nombreux. Si j’ai réussi à forcer les chaînes malgré le silence de Nineko, je n’en reste pas moins plus faible que je le serais avec lui à mes côtés. Les Capitaines sont d’une aide précieuse. Mais même avec eux, le combat est loin, bien loin d’être gagné. La condition de Ruby nous affecte tous. Sans Chad, nous ne serions plus que des monstres.  En tout cas ce serait sans nul doute mon cas. S’il n’était pas là pour guider l’ombre vers la lumière, je me serais laissé engloutir dès le coup de poignard. Au lieu de cela, je reste lucide et maître de moi-même. Je me bats pour protéger ceux qui me sont chers.

Robin, j’aurais aimé me battre pour toi. Aurais-je fait une différence si j’avais été là ? Est-ce que je fais la différence en étant là aujourd’hui ? Alors que je vois les coups venir tout en sachant pertinemment que je ne pourrais tous les arrêter, je me le demande très sérieusement. Je vais devoir choisir qui je protège. Mon cœur se brise lorsque la décision se précise. La souffrance est inévitable. La douleur inéluctable enlace déjà mon âme, prête à la briser, mais au lieu de cela, c’est le crâne de l’un de mes attaquants qui finit en poussière. J’ai tout juste le temps de voir Derek, un Derek tout de chair et d’os, bien vivant, et sacrément puissant….et carrément sexy — Stiles, mon vieux, je te comprends !! Meow !!!— avant d’avoir à esquiver une attaque ? Le loup se débarrasse, avec la même facilité que l’instant d’avant, d’un second sac d’os et j’en profite pour concentrer toutes mes forces sur le dernier pour qu’il rejoigne ses confrères.

Je me réceptionne avec souplesse et je me redresse. Derek me dépasse sans mal en taille et en classe. L’aura du loup déborde pourtant je ne ressens aucune peur, ni méfiance, seulement une sincère gratitude et la grande fierté d’être le frère de meute d’un être si noble.

Le combat ne tarde plus à prendre fin, mais l’angoisse, elle, ne fait que commencer. Peter traverse l’église en portant Ruby dans ses bras. Le sang dans lequel elle a baigné, son sang…— celui de ses petits ?— a imprégné voilages et dentelles. Le tissu de sa robe laisse derrière eux une sanglante traînée et une chape de silence.

Chad nous rejoint et me prend dans ses bras. Je suis soulagé de le voir indemne, de corps…et d’esprit. Il se penche et prend Mick dans ses bras tandis que je m’empare des poignées du fauteuil de James. Ça commence sérieusement à sentir le roussi et même si en tant que digne représentant des félins, j’aime la chaleur, je ne suis pas pour autant fan du chat cramé.

Après quelques gestes insistants, j’arrive à décider Chad à sortir en laissant le loup rouge de flammes et son acolyte gérer leurs affaires à leur guise. Une fois dehors, mon cousin me fait signe d’essuyer mon visage. Dans une toute autre situation, il se serait moqué sans vergogne, mais l’heure n’est pas à rire. Nous avons tous le cœur lourd d’inquiétudes. Que va-t-il advenir de notre alpha et de ses petits ? Mick retrouve enfin possession de ses sens et de son corps. Son cœur, lui, appartient toujours à Chad et lui appartiendra toujours. On peut le voir dans leurs regards. Je suis vraiment heureux pour eux et je sais que si j’en suis à ce stade de l’acceptation de cette nouvelle relation entre Chad et moi, c’est en partie grâce à Robin.  Je détourne le regard pour cacher les larmes qui me reviennent. Chad et Mick ne savent pas pour Robin et moi…et c’est aussi bien. Ce serait simple à expliquer, mais sans doute difficile à comprendre. Chad s’éloigne pour gérer la foule de curieux et les victimes inquiètes. Un peu plus loin, les capitaines s’occupent des habitants de la Fairy Forest. Goran me fixe mais d’un signe de tête je lui assure que je vais bien.

Un peu plus tard, les choses commencent déjà à se tasser pour les badauds. La foule s’est amoindrie, le brasier est contenu. Mick et Chad s’apprêtent à aller à l’hôpital. Une dernière accolade pendant laquelle mon cousin me promet de me tenir au courant. Nous échangeons un regard car nous savons que dans le pire des cas, il n’aura besoin d’aucun coup de fil pour que je sache…Nous sommes une meute.  Je promets à Mick de protéger James, ce qui fait râler ce dernier. Mais je m’en fiche. Maintenant que Robin est mort, j’avoue sans honte que j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose. Je ne me le pardonnerais pas alors que je passe tant de temps à ses côtés. Il est mon ami, je ne supporterai pas qu’on lui fasse du mal.

Le trajet se fait dans le silence. Difficile de trouver quoi dire. Cette journée aurait dû être merveilleuse, elle est cauchemardesque. D’un regard, je demande à James si je peux rester. Et de la même façon, il m’y invite. Je zone dans l’appartement. James s’est posé devant l’ordi, mais il ne tape rien. L’attente est simplement interminable. Nous sommes comme des bêtes en cage. Je reste immobile devant la chambre qu’avait investie l’étalon blond. La main sur la poignée, le front contre le bois, je reste là, comme un con, pendant un temps qui semble interminable…pendant quelques secondes à peine. Qui pourrait le dire ? Finalement, j’entre. Je ne sais pas pourquoi j’ai éprouvé tant de difficultés à entrer. Robin n’avait pas personnalisé sa chambre. D’abord parce que ça aurait sans doute agacé James, et puis, il avait plutôt dans l’optique de ne pas laisser de traces.

Avant d’arriver jusqu’au lit, je craque et je finis au sol, adossé à ma cible initiale. Je plonge mon visage dans mes paumes, j’agrippe mes cheveux et je serre les dents en retenant un cri. Ma vision se brouille de larmes. Merde… Si seulement j’avais été là…Humpf…Tu parles ! Ça n’aurait rien changé ! Je relève le regard et tombe sur ma guitare. J’esquisse un sourire à un souvenir.

«  Oh My God ! Mec, t’es terrible à la guitare !
« Merci.
« C’était pas un compliment. Comment t’arrive à me sortir des accords aussi dissonants avec ce bijou ?!
« Je n’y peux rien si elle est mal accordée.
« Hey ! Elle est parfaitement accordée ! C’est toi qui ne sais pas te servir de tes dix doigts !
« Ah ouais ?


Oh, il a su me montrer à quel point il savait s’en servir de ses doigts ! Je ris tout seul, comme un débile. Je me penche à quatre pattes pour prendre la guitare et ce faisant, je découvre une petite boîte. Intriguée, je la prends avec moi au lieu de la guitare et je me réinstalle contre le sommier. J’ouvre le petit coffret. Il contient une note et ce qui ressemble, à première vue, à un ruban.

«  J’ai affaiblis la laisse, il ne te reste qu’à la ronger. »

La laisse…c’est ainsi que j’avais appelé le nœud papillon qu’il m’avait fait essayé, celui que j’ai porté d’ailleurs. La laisse…Après le sexe, ce jour-là, nous avions encore parlé des laisses….des chaînes… il a affaibli une laisse physique en m’offrant ce ruban que j’aurais pu porter en guise de nœud ou de fine cravate, mais il a surtout affaibli les chaînes qui me retiennent. Je suis presque certains qu’il a réussi à déloger au moins un barreau de ma cage. J’ai plus d’espace. Je peux empoigner une plus grande partie de ce que je suis. Grâce à ça, j’ai pu faire ressortir mon pouvoir même sans l’aide de Nineko. J’ai pu sauver James et Mick, au moins pendant un temps. Ils ne sont pas morts. Mais qu’en est-il de notre alpha. Va-t-elle survivre ?

Un coup de téléphone. Je me précipite dans le salon. James a déjà le combiné en main. Est-ce une bonne nouvelle ou est-ce pour nous appeler à un dernier au revoir ?

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyDim 21 Aoû 2016 - 16:23






Say Goodbye to the Sun



Feat. Ruby's pack and closest friends


Le sang de notre alpha se déverse sur le sol bien trop rapidement. Je sens l’aura des petits…de Lilia faiblir. Le climax de mon pouvoir m’apprend qu’elle est sur le point d’accoucher. Il faut l’emmener à l’hôpital immédiatement. Chad me regarde. Tout comme je sais ce qu’il craint de devenir, il connait la facette de moi qui ne dégage pas cette sagesse que je tiens d’Amaterasu. En cet instant, je crois qu’il compte un peu dessus car autour de nous, c’est le chaos. Impossible de traverser l’église avec ces combats sans fin. Alors, comme me le demande implicitement l’alpha par intérim de la meute, je me redresse et je puise dans les dernières forces de l’esprit du soleil qui m’habite.

En me relevant, je remercie Matrim. Ses capacités nous font gagner de précieuses minutes, mais bientôt, ce ne sera plus suffisant. Jordan, son compagnon et Mafdet parviennent à contenir les chimères qui envahissent une partie de l’église et les Capitaines de Lycaon se charge de protéger les civils pour que nous autres, membres de la meute, puissions-nous lâcher sans crainte de blesser les mauvaises personnes. Mais ils sont incroyablement nombreux et même si la colère nous anime, le souffle de vie de Ruby s’amenuise et ça, ça nous fait tous peur. Dans la précipitation à vouloir terminer le combat, certains commencent à faire des erreurs, à être inattentifs, trop concentrer sur le devenir de la louve, moi le premier…

Mais lorsqu’un imposant loup noir débarque pour se rallier à nous, le moral remonte d’un coup. Derek. Il est donc en vie. Il a évolué. Malgré la situation catastrophique, je souris car il est en vie. Mon frère. Avec lui à nos côtés, avec la rage dans nos veines, nous terminons ce combat. Quand je regarde autour de moi, je comprends que la maison de Dieu est devenue la salle de bal du démon. Même si je ne crois pas en ce Dieu unique, je reconnais le caractère sacré de l’édifice et je suis en peine de le voir ainsi souillé. Mais cette peine est fugace, bien vite balayé par une angoisse aliénante.

Peter porte le corps de Ruby. Son bras pend, elle semble déjà sans vie, et tous autant que nous sommes, nous restons silencieux et immobile. Peter ordonne un brasier, et le Hellhound même si piqué dans son orgueil ne se fera pas prier. Nous sortons et je vais prendre mon frère de meute dans mes bras tant qu’il est encore humain. À côté de lui, un jeune druide, qui semble l’avoir aider dans cette épreuve : Alex. Je suis à leurs côtés, mais mon regard est fixé sur le corps de Ruby. Mon cœur et mon âme se déchirent car j’ai peur pour elle, pour Lilia, mon âme-croisée. Derek se retourne et se transforme à nouveau pour accompagner Peter et Mafdet à l’hôpital. L’envie de les suivre me ronge les jambes mais je dois d’abord m’assurer que tous les membres de la meute vont bien.

Je sens l’aura de l’entité du vent, Erick. Qu’elle puissance. Amaterasu aime bien ce vent. Susanoo est toujours violent alors qu’Erick sait se montrer doux et apaisant. Ama…Je la sens, avec son sourire bienveillant. Elle ne dit rien…mais elle est là, encore un peu. Je jette un coup d’œil autour de moi, m’assurant que tous les membres de la meute son sein et sauf. J’aperçois l’ours-garou qui secoue Stiles, puis celui-ci qui prend la fuite. L’ours nous rejoint pour parler avec son ami le druide. Il nous explique que Stiles n’avait pas compris…qu’il pensait encore Derek mort. Mais ce n’est pas le cas. Je sais combien c’est dérangeant, cette sensation, le fait de se sentir heureux alors que quelque chose de tragique est encore en train de se tramer. Je l’ai senti aussi en voyant Derek en vie, cette étrange culpabilité. Stiles doit vouloir le voir de ses yeux, le sentir de ses doigts. La direction qu’il a prise, même à travers bois, est celle de l’hôpital. Le regard d’Alex fixe cette direction avec inquiétude. Il a promis à Derek que Stiles allait bien, je m’en assurerai.

«  Je m’en occupe. Je vais à l’hôpital aussi de toute façon. »

J’y serais déjà si je n’étais aussi mu par le devoir de protéger le reste de la meute. Maintenant que je sais qu’ils sont tous vivant et relativement en un morceau, le besoin de rejoindre mon âme-croisée se fait oppressant. Je garderai un œil sur Stiles au passage.  Avant de m’élancer, je tends une main vers le jeune druide. Il me regarde intrigué et je lui montre les affaires de Derek.

«  Je lui apporterais au passage. Ce problème m’est familier.

Et j’ai toujours un sac pliable sur moi pour transporter mes propres vêtements. Je peux bien y mettre ceux de Derek aussi. Je vais jusqu’à la lisière sous ma forme humaine puis je me transforme pour gagner en vitesse. Je profite encore un peu de la présence d’Amaterasu en moi.

« Elle va vivre. »
« Il le faut. Je sais déjà que je ne serais pas capable de survivre sans elle. »

Elle ne répond pas, mais elle aussi le sait. C’est en quelque sorte la malédiction des Kamiga, ils sont incapables de vivre seuls. Ils vivent avec leur Dieu, puis avec leur âme-croisée, mais ils ne peuvent vivre seuls. L’âme-croisée et le centre de gravité, elle est leur cœur, leur âme, leur corps. Sans elle, ils meurent, ils disparaissent. C’est ainsi. C’est le prix à payer pour avoir eu accès au pouvoir d’un Dieu. L’âme est vendue. L’existence est dépendante.

Je rattrape sans peine Stiles, je le dépasse même, mais je reste à distance de sens pour m’assurer qu’il se porte bien. Je relâche mon attention quand nous arrivons à l’hôpital. Mon âme toute entière est happée par SA présence.  Il me faut tous les efforts du monde pour me retenir d’entrer sous ma forme lupine. Une fois habillé, je me précipite dans l’hôpital. Je n’ai besoin d’aucune aide pour me diriger. Je sais où ELLE est. J’arrive dans un couloir où attendent Peter et Derek. Mafdet n’est pas là, je la soupçonne de rôder aux alentour pour empêcher tout nouvel ennemi d’approcher. Je tends à Derek ses affaires, il ne doit pas être à l’aise dans cette tenue moulante d’aide-soignant. Peter ne décroche pas un mot et je dois attendre que Derek sorte à nouveau vêtu de noir, pour en savoir plus. Enfin « plus »…ce n’est pas grand-chose. Une infirmière arrive vers nous avec un gros sac. Le sac qu’avait préparé Ruby pour l’accouchement. Elle l’avait fait garder ici par Melissa par prévenance. Je le réceptionne, gardant l’infirmière, surement nouvelle, d’une rencontre avec Peter. En posant le sac, j’entends ce son. Le son des hochets. Je ferme les yeux en retenant à grande peine un hurlement d’effroi. Pitié, qu’ils vivent !

Je me penche et je sors l’un des deux hochets, celui de Lilia. Je me relève, le jouet en main et je croise le regard de Peter. Il hoche la tête, me permettant de garder l’objet avec moi, le temps d’en savoir plus. Je quitte le bâtiment et vais respirer l’air frais. Je tourne un moment avant de trouver un coin à l’abri des regards. J’ai besoin d’être seul avec Ama. Je m’assois contre le mur, caché par un escalier et je commence à jouer avec le hochet. Je le fais tourner entre mes doigts un moment jusqu’à n’en plus supporter le son. Alors je détache le manche. Mais Mafdet a bien conçu l’objet. Il est doté d’un grelot qui produit le même son que le hochet, seulement plus fin, plus léger… Je laisse la boule tomber au sol et je continue à jouer avec le bracelet à le faire tourner entre mes doigts.

« Que vais-je devenir sans toi. »
« Tu seras un homme merveilleux. »
« Je ne suis pas prêt. »
« Bien sûr que non. Mais tu apprendras. Je ne m’en fais pas. »
« Lilia… »
« Tu la protègeras. »
« Et si elle ne… »
« … »
« Merci. »
« De ? »
« D’avoir été avec moi. »
« Merci à toi. »
« Tu vas me manquer. »
« Toi aussi petit homme. »
« Veille sur ma famille. »
« Je les bénirais tous les ans. Et Sayo gardera un œil sur ta sœur comme elle l’a toujours fait. »

Je la sens s’agenouiller devant moi et me prendre dans ses bras. Sa chaleur m’envahit, m’entoure, me protège une dernière fois. Elle caresse ma joue du gras du pouce. Elle me sourit. Elle pleure, moi aussi. Elle me vole un baiser. J’aimerais la retenir. Elle se relève et son Kimono est soulevé par une brise. Le soleil disparaît derrière les bois. Un rayon filtre à travers les arbres et l’enlace. Je suis aveuglé. Les feuilles avalent la lumière. Je vois à nouveau. Elle n’est plus là. Je suis vide…seul. Elle est partie. Je suis complet. Appelé. Mon cœur se déchire. Mon âme s’agite. Je me relève. Je la suivrai…où qu’elle aille. J’affronterai Hadès en personne si je le dois. Je cesserai d’être s’il cela me permet d’être avec ELLE.

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyDim 21 Aoû 2016 - 16:41

Pretty much Everything



Comment pourrais-je vivre sans lui ? Il était devenu ma vie. Il était mon air et déjà, je sens que j’ai du mal à respirer. Sans lui, à quoi bon ?! Quel est l’intérêt de continuer à avancer quand je sais qu’il ne marchera plus jamais à mes côtés ? L’avenir pouvait me réserver ce qu’il voulait, je me sentais la carrure de l’aborder tant qu’il était à mes côtés. Et maintenant ? Maintenant quoi ? Que suis-je supposé faire maintenant ? Où dois-je poser le pied ? Vers où dois-je tourner mon regard ? Qui écrasera mes incertitudes ? Qui étreindra mon corps pour chasser les mauvais rêves ?
Je suis au balcon, mes yeux parcourent l’église, pourtant, je ne vois rien. Seulement le Chaos…le Chaos et le rêve. Je le vois qui me regarde. Derek, dans toute sa splendeur et sa nudité. Il n’avait besoin d’aucun artifice, il était parfait. Il me fixe avec tout l’amour qu’il me portait, avec toutes les promesses qu’il me faisait. Essaye-t-il de me dire que je dois continuer ? Même sans lui ? Mais c’est peine perdue…

Charlie me tire par l’épaule. Je dévale les marches, entraîné dans son sillage. Je ne dois qu’à ses réflexes de ne pas chuter alors que je loupe la marche plus d’une fois. Quand nous atteignons le hall, je ne suis déjà plus là. Mon corps est présent et il réagit, mut par des réflexes que je ne me connaissais pas, des souvenirs que mes muscles ont accumulés au fil de nos aventures avec Scott, des gestes plus naturels depuis que j’ai la marque.

Dans le Hall, c’est l’apocalypse selon William. Les allées, auparavant dessinées avec une divine perfection sont brouillées de corps sans vies. Les bancs, qui il y a tout juste une heure, étaient alignés au millimètre près, sont dans un désordre presque artistique. Les débris de bois jonchent le sol comme auraient dû le faire de délicats pétales de roses blanches. Le monde a chaviré vers l’ombre et la vie le quitte pour trouver une lumière qui n’existe pas.

Charlie ne me secoue pas plus que cela. Le combat est donc terminé. Quelles autres pertes allons-nous encore essuyer ? Où que je pose mon regard, je ne vois que la mort et la vie que j’ai prise il y a quelque instants à peine. J’ai tué et cette fois-ci je ne peux jeter la faute sur un quelconque esprit malin. J’étais bel et bien moi-même, humain et faible…vide…ombre…monstre…

Mes yeux parcourent sans vraiment la voir, la dramatique scène qui s’ouvre doucement sur l’Enfer. Je perçois quelques corps qui se rencontrent. Des accolades franches qui respirent de soulagement. Un soulagement que je partage dans l’absolue mais dont je n’arrive pas à me repaître. Sans lui, je ne pense pas pouvoir me réjouir à nouveau de qui que ce soit.

Charlie me tire, me porte presque, pour me forcer à sortir de l’église.  Passant à côté de l’entrée, je me stop. Je veux le voir une dernière fois, mais je n’ai pas la force de lever les yeux vers sa dépouille. Il fait chaud et je sens plus que je comprends que Parrish relâche ses flammes. La marque brûle. La marque…J’aurais dû sentir que tout cela allait se passer. J’aurais dû apprendre à l’utiliser plutôt que d’en avoir peur. J’ai pourtant eu le courage d’aller au fond des choses quand Scott a été mordu. Pourquoi ne l’ai-je pas eu cette fois-ci ? Pourquoi ? Je le sais très bien. J’avais peur d’être lui à nouveau. Tellement, que je préférais détourner le regard que d’avoir à accepter son retour, ma folie. Mais la cruelle vérité, c’est que je n’ai pas besoin du Nogitsune pour me perdre dans les ombres.

J’entends Charlie qui m’appelle une fois, deux fois puis il crie et me secoue. Je détourne enfin mon regard du néant. L’ours me fixe. À ses côtés il y a Alex, plus loin Miyavi. Une fois encore, je crois l’apercevoir. Comme il est beau…Était…La folie m’atteint. Décidément, je suis pire que Bella…Je vois l’homme que j’aime partout, dans la fumée, dans la lumière….dans les ténèbres…La fumée qui commence à remplir l’église fait disparaître l’illusion… Une main puissante se pose sur mon épaule et détourne mon attention. Mon père…Je tourne à nouveau le regard vers là où il se trouvait il y a juste un instant, mais il n’est pas là. Il n’y a qu’Alex… Les doigts de mon père se resserrent sur mon épaule. Je ne veux pas entendre ses condoléances ni celles des autres. Je ne veux pas de leur tristesse, ni de leur pitié. La mienne m’écrase suffisamment toute seule.

Charlie fronce ses épais sourcils d’ours. Il semble comprendre quelque chose que je ne saisis pas. Finalement il pousse un profond soupir, et roule des yeux avant de me forcer à me retourner. NON ! Je ne veux pas le voir comme…ça… Mais épaules s’affaissent d’incompréhension. La dépouille n’est plus là. Il n’est…Je me tourne et regarde frénétiquement autour de moi. Parrish l’a-t-il décroché pour le faire disparaître. Non, je refuse. Pas comme ça… Je me retrouve stoppé net par une claque dans le front de la part de Charlie à nouveau. Je crois que je commence à l’agacer parce qu’il a moins retenu sa force et s’il ne me tenait pas en même temps, je serais déjà sur les fesses.

« Ne me dis pas que tu ne l’as pas vu. Il était à poil…alternativement dans les deux sens du terme. Comment t’as réussi à louper ça ?!
« Mais…je…il était….
« On est à Beacon Hills….

Mon regard s’illumine. Alors, il est en vie ? Mon cœur à nouveau s’emporte, de joie. Je sais que je ne devrais pas…mais il est en vie !!! Alors je tourne à nouveau mon regard autour de nous mais Charlie me force à réellement sortir de l’église. Il sur déjà à s’en dessécher et je moi-même, j’aurais déjà perdu connaissance si l’adrénaline n’avait pas remplacé mon sang.  

— «  Arrête de jouer les girouette, il est parti à l’hôpital avec son oncle. »

Sans attendre, je m’élance. Je cours comme un dératé. Je n’ai plus de souffle mais qu’importe, je continue. Même si mes poumons me brûlent. De toute façon, ils ne pourraient souffrir plus que mon cœur il y a quelques instants. Je trébuche. Et Charlie n’est pas là pour me rattraper, alors naturellement, je m’étale. Je suis à l’orée du bois.

Je me retourne. La chaleur me brûle les poils jusqu’ici. Je lève mon bras pour protéger mon visage mais se faisant, je détourne mon regard vers une ruelle et j’aperçois trois silhouettes. Elles me glacent d’effrois et me font me sentir mal. Vêtues de la tête aux pieds de cuirs, de tuyaux et de câbles, elles semblent tout droit sorties d’un cauchemar de Jules Vernes ou peut-être du plus beau rêve de Lovecraft. Puis elles disparaissent. Je les ai pourtant vues…oui, tout comme j’ai vu Derek. La folie n’aura pas mis longtemps à s’installer. Je ne sais plus ce qui est réel ou non… Ce qui est réel…j’ai tué…Derek est en vie. Mais comment pourrais-je à nouveau le regarder en face après ce que j’ai fait ?

Fuir, c’est tout ce que j’ai en tête. C’est ma seule option, ma seule obsession. Fuir ces visions, fuir ce brasier, fuir cet enfer et par-dessus tout, fuir l’insoutenable vérité. Mon interminable course trouve sa fin à l’hôpital. Un  instant, je voulais aller au manoir. Cette fabuleuse bâtisse fraîchement reconstruite, ces murs qui devaient abriter notre avenir. Mais a-t-il un avenir avec quelqu’un comme moi ?  Je n’avais pas la force d’affronter ces questions.  Alors j’ai continué ma course. L’hôpital…Je devais m’y rendre…Derek y était…et même si je ne peux lui faire face, j’ai besoin de respirer le même air que lui…Et…Ruby…même si je ne l’ai pas beaucoup croisée ces derniers temps, elle a agi comme une marraine pour moi. Elle a été là quand je suis revenu de mon voyage avec Scott. Elle a été là pour me faire accepter ce que je voulais vraiment…être avec Derek. Que se passera-t-il si elle n’ouvre jamais les yeux ? C’est aussi grâce à elle et aux petits qui vont naître que Derek et moi avons pu envisager un avenir. Les Hale renaissent…ils devaient renaître…

L’hôpital…J’ai cru que j’y laissais mon esprit lorsque le Nogitsune jouait avec mes perceptions…ce moment avec Scott…La situation était faussée par le renard, mais le moment, lui était vrai…Que se serait-il passé s’il m’avait mordu ? Que se serait-il passé si j’avais accepté la morsure offerte par Peter ? Serais-je toujours là ? Aurais-je survécu ? Il y a des années, j’ai associé la mort à cet endroit…la mort de ma mère….Pitié, ne me laissez pas associer celle d’une autre femme qui, d’une certaine manière, m’a élevé… Que penserait-elle de moi si elle savait. Je suis perdu… J’appose ma main contre le mur et je m’effondre. Je suis incapable d’aller plus loin. Je n’ai pas la force d’affronter Derek. Je refuse de faire face à la vérité. Je pleure, je hurle, je déverse mon désespoir jusqu’à l’épuisement.

Lorsque j’ouvre enfin à nouveau les yeux, il fait nuit. Pendant quelques instants, tout me revient comme un coup de poing. Je me suis endormi. Purquoi suis-je venu ici ? Ruby…Derek est mort, ça je l’ai vu….Je n’ai pu que rêver qu’il était encore en vie… Car je ne l’ai pas senti…Ses bras…son odeur…son cœur qui résonne dans ma tête lorsqu’il me serre dans ses bras…je ne le sentirais jamais plus…Je suis ridicule…j’ai mal… Je suis tiré d’un sommeil que j’aurais souhaité éternel par des bruits sourds, des bruits de coups, des bruits de rage. Je ferme à nouveau les yeux. Je m’imagine donner ces coups. J’essaye de ressentir l’apaisement que peux apporter cet excès de violence. Mais c’est impossible car ce n’est pas la violence qui apporte l’apaisement, mais la douleur. Alors j’ouvre les yeux et je me fais curieux. Qui ? Je ne tarde pas à le savoir. Sa voix, en particulier lorsqu’elle suinte de rage, est sans conteste reconnaissable. Je l’avais parfaitement entendu quand il s’est vanger de Kate en lui tranchant la gorge. Je reste caché. Il est sans doute trop en colère pour noter ma présence et c’est très bien comme ça. Je pleure, il frappe. Nous avons chacun notre façon de gérer cette peine, mais lui comme moi voulons la gérer dans la solitude.

Je reste ainsi, contre le mur, un poing contre mon cœur qui souffre, un autre entre mes dents pour étouffer mes sanglots. Lève donc ta faux, squelette encapuchonné, et emmène-moi à ses côtés !!! Je ferme les yeux. Je peux redessiner son visage dans mon esprit, mais je ne pourrais plus jamais goûter ses lèvres. Je l’entends encore, Derek…je l’entends…et mon cœur se serre et en même temps, se met à s’agiter, il veut sortir de ma poitrine et le rejoindre sur le champ…J’ouvre les yeux… Je n’ai pas rêvé. Je n’ai rien rêvé. Je l’entends…Et je sais qu’il m’a entendu. Mais il n’est pas venu. Les larmes coulent à nouveau quand je comprends pourquoi…



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Mickael Wayne
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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 24 Aoû 2016 - 23:23


Résilience

Derek n’est plus. Du moins, celui que nous connaissons. Celui qui est devenu mon ami lorsque nous nous sommes confié l’un à l’autre. Lui sur la disparition de ses pouvoirs, moi sur l’état de Chad qui m’inquiétait.  Le dernier des fils Hale a changé. Évolué. Si le phénomène dont il était victime a abouti à ce revirement de situation, j’espère qu’un regain aussi positif se produira pour Chad. Vraiment ?

Depuis le mort de Robin, ce souhait d’apaisement est fissuré dans ma tête et mon cœur. Ne pouvons-nous pas nourrir l’un et l’autre la colère qui nous ronge ? N’est-elle pas une source de motivation immense ? D’abord mes parents, le père de Chad, puis sa mère, ensuite un ancien ami à moi. Les piqures de rappel sont douloureuses.

Tout comme l’angoisse qui vrille nos cœurs depuis ce coup porté à Ruby.

Je suis immobilisé, contraint d’observer les scènes de combat sans y participer. Et la torture est pire encore quand d’autres risquent leur vie pour que je ne sois pas atteint par nos adversaires.

Le loup n’est pas particulièrement le symbole de l’espoir. Pourtant, c’est cet élan salvateur que produit notre ami en revenant sous une forme animale complète. Si je n’ai pas la prétention d’avoir été un formateur excellent, Derek utilise l’effet de surprise à son avantage et arrive à point nommé.

Je crois comprendre ce qui arrive à Chad dans cette église quand il croise son regard. Son cri de ralliement nous a transpercés. Et sa supplication à Derek ajoute à la certitude que si Ruby ne s'en sortait pas, il prendrait la tête de la meute. Qu'il le veuille ou non. Qu'il soit prêt ou pas.

Chad a connu le rang d'alpha de manière temporaire quand nous sommes allés à Boston. Si ce pouvoir supplémentaire nous a été d'un grand secours, je n'ai jamais su s'il en gardait des séquelles. Cette nouvelle responsabilité, ici à Beacon Hills, suffira-t-elle à estomper le sentiment de colère qui l'habite ?

Et Peter ? S'il arrivait malheur à son épouse, rien ne l'empêchera de vouloir acquérir son pouvoir. Ce rang semble illustre pour un né-loup tel que lui. Par vengeance, arrogance ou folie, la meute disparaîtrait.

Sans Ruby, nous n'y arriverons pas. Bien que nous soyons libres et adultes, elle est le maillon central du lien qui nous unit. Nous sommes marqués au fer rouge par nos démons mais nous les combattons. Ruby est notre modèle. Venue de loin, le bonheur qu'elle vivait inspirait tout le monde et ne retirait en rien son autorité naturelle.

Le bonheur...jusqu'aux minutes qui viennent de s'écouler. De longues minutes, peut-être une heure. La paralysie me fait perdre la notion du temps. Malgré la précipitation, il semble s'écouler lentement, comme pour prolonger l'horreur et la graver à jamais dans nos mémoires. Certaines choses ne s'oublient pas.

Je ne dois pas songer à ce qui pourrait arriver. À chaque instant suffit sa peine.

Je sens l'engourdissement dans mon bras et je me frustre à essayer de faire un mouvement. Les sensations sont trop faibles. Bien qu'il s'agisse de créatures artificielles, ces chimères possèdent les mêmes capacités que leurs homologues. Le venin du kanima est efficace.

Je tourne les yeux vers James pour m'assurer qu'il va bien. Miya est lui aussi un kanima efficace. Il fait barrage pour nous protéger. Le regard insistant de mon ami hacker m'interpelle. Puis j'esquisse un sourire compatissant quand je réalise qu'il est contraint à l'immobilisme du fait de son handicap. Et ce, tous les jours. Notre premier souvenir n'est pas joyeux. Je le chasse pour ne pas m'accabler davantage.

L'affrontement qui résonne autour de nous est déjà bien assez terrifiant.

Puis le silence s'abat comme une note finale à cette litanie cauchemardesque.

Les amis, ou même ceux qui se connaissent le moins, s'étreignent mais parlent peu. Après le chaos, une seule question s'impose à tous.

Ruby s'en sortira-t-elle ?

Peter ne connait pas la réponse, ni celle du savant ni celle du poète, mais il ne se résigne pas. Aucun de nous ne perd espoir.

Pourtant, inconsciente et souillée par son propre sang, Ruby n'est jamais paru aussi faible qu'à cet instant.

Chad garde le contrôle, une main de fer dans un gant de soie, à la manière de notre amie inanimée. Les moins blessés suivent ses instructions et aident les autres à quitter les lieux. L’épaisse fumée qui se propage laisse entrevoir l’issue de cet après-midi.

Hormis Jordan qui se nourrit du feu autant qu’il se nourrit de lui, James, Miya et moi sommes les derniers à sortir. D’un regard ferme, j’avais fait comprendre à Chad que d’autres passaient en priorité.

Ses bras m’enserrent avec force et il ne me pose au sol que lorsque nous sommes dehors et suffisamment éloignés. Je parviens tout juste à me tenir debout en m’appuyant sur le dossier du fauteuil de James. Les picotements ont commencé à s’étendre de mes bras à mes jambes.

Mon cœur se serre quand j'observe depuis l'extérieur la grande bâtisse se faire dévorer par les flammes. On croirait entendre une bête infernale rugir à travers l'incendie. Jordan n'était plus tout à fait lui-même quand nous sommes sortis. Mais ce qu'il est, semblait en accord avec la détresse de chacun.

- T’es à moi Mick Wayne. Ne l’oublie pas ! Déclare Chad en m’embrassant.

Je réponds au message muet écrit en grosses lettres dans son regard scrutateur. Je n’ai rien comparé à tous ceux qui ont combattu aujourd’hui.

- Fallait pas t’engager avec moi…Ajoute-t-il avant de s’éloigner.

Tout le monde finit également par se disperser, apportant les premiers soins aux blessés ou éloignant la foule. Chad garde une position de meneur mais peu à peu la fatigue et l’émotion semblent l’envahir.

Mon organisme achève d'éliminer le poison. Je retrouve l'usage de mon corps, mes réflexes et une liberté de mouvements qui m'est précieuse.

- Nous devons dire une partie de la vérité pour éviter que les fouineurs ne se posent trop de questions, dis-je afin que nous nous mettions d’accord. C'est glauque et irrespectueux de leur part mais les gens adorent les faits divers morbides.

Ainsi, officiellement, comme le raconteront les médias et la police, un groupe d’adolescents a fait irruption dans l'église pour une mauvaise blague qui a mal tourné. L’un d’eux, sans doute sous l’emprise de la drogue, a attaqué la mariée. Quand on a essayé de l'arrêter, il a renversé les candélabres qui ont enflammé la décoration. Le bâtiment étant ancien, le feu a très vite pris de l'ampleur. Le détraqué fait sans doute partie des victimes qui ont péri dans l’incendie.

Le mensonge devient une habitude ces derniers jours. Robin est mort en me sauvant la mise et pourtant la vérité doit rester secrète. Aujourd'hui, il s'agit de faire en sorte que l'enquête soit close rapidement. Et pour ce qui est difficile à croire, comme la présence de créatures surnaturelles en ville ou ne serait-ce que l’ombre d’un fauve disparue dans la fumée, l'être humain admet n'importe quoi qui puisse le conforter dans ses certitudes.

Cette journée, aussi horrible soit-elle, disparaîtra des mémoires. Peut-être pas aussi rapidement qu'un drame quelconque car Ruby était une adjointe du sheriff appréciée et respectée mais, immanquablement, tout redeviendra à la normale. C'est un précepte vérifié : entre de profonds malheurs et des grands bonheurs, la vie retrouve une certaine neutralité.

Mes doigts se mêlent à ceux de Chad. J'ai eu peur pour lui comme il a eu peur pour moi. Si une telle horreur devait se produire, je crois que je deviendrais fou.

Et cette pensée m'effraie d'autant plus que Peter, malgré une rage décuplée, a su se contenir. N’es- ce pas pire que de succomber à la noirceur ? Un sentiment de méfiance m'envahit.

Sur le trajet vers l’hôpital, Chad et moi envoyons toutes nos pensées positives à notre alpha et amie.


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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 31 Aoû 2016 - 22:58




Red of Blood
Blue of Tears

by Ruby & Peter


J’ai connu le néant lorsque ma louve a pris le dessus alors que je n’avais pas encore conscience de ma nature. J’ai connu la douleur lorsque j’ai compris que mes crocs avaient entamé la chaire de l’homme que j’aimais. J’ai connu la solitude lorsque j’ai quitté Storybrooke pour parcourir ce monde. J’ai connu les ténèbres lorsque je l’ai laissée monter à la surface pour accomplir les basses besognes de mon statut de Capitaine. Aujourd’hui, je découvre la mort, savant mélange de tous ces états. Je dois bien avouer que je ne pensais pas avoir à me présenter à la faucheuse si tôt.

J’avais encore tant de choses à faire. Je devais aimer mon époux. Je devais accompagner les membres de ma meute et les aider à franchir les épreuves. J’étais prête à me battre toutes griffes dehors pour aider Mick dans sa croisade. Je devais encore prouver à Chad que la vengeance aveugle n’est pas la solution. Je devais aider Matrim à apprivoiser cette nouvelle famille que nous formons pour lui et je devais aider Miya à trouver les traces de la famille qu’il a eu. Je devais aider Luka à traverser la transition entre Ama et Lilia et je devais trouver ce qui arrivait à Derek. Je voulais voir les jumeaux grandir. Rassurer Ian et empêcher Lilia de trop tenir tête à son père tout en calmant Peter. Je voulais être alpha, femme et mère. Je pensais avoir le temps. Mais il semblerait que j’ai pensé à tort.


Son hurlement fut déchirant.

Était-ce un cri de souffrance ou de colère ? Je ne sus dire s'il exprimait la douleur physique ou l'accablement psychologique. L'attaque dans l'église nous avait pris par surprise. Effrayés, révoltés, nous étions focalisés sur le besoin de survivre et le désir de tuer en retour. Ruby avait mené un combat similaire.  Violemment blessée, contre-attaquer lui était impossible. Alors toutes ses forces furent focalisées sur un but et un seul. Vivre. Pour nos enfants. Pour moi. Pour la meute. Peut-être se rendait-elle compte de tout ce qui était arrivé autour d'elle alors qu'elle était inconsciente.

Était-ce un appel à l'aide ? Je ne pouvais qu'absorber son mal, pas l'en guérir. Quand bien même je souhaitais vivement être auprès d'elle, je sais que ma place n'y était pas. Si je voulais que Ruby s'en sorte, je devais laisser les médecins agir. Il n'était pas question de sagesse ou de laisser aller de ma part. Mais ma douce avait ce pouvoir de me guider sur le chemin stable de l'apaisement. Je n'étais ni apaisé ni serein, mais je savais que je ne pourrais l'aider en m'imposant à ses côtés. Je dus attendre, noyé dans le doute qui grandissait de seconde en seconde.

Était-ce un cri d'agonie, l'ultime hurlement d'une mourante ?


J’essaye de prendre conscience de mon corps. Il est engourdi. Est-ce que l’on ressent lorsqu’on est mort. Je ne peux pas bouger. Et je ne vois pas. Je crois que j’entends, mais c’est si lointain. Je dois sans doute m’habituer à cette nouvelle situation. En revanche je sens. Les jumeaux ne sont pas avec moi. Cela signifie qu’ils sont en vie. Ou, dans le pire des cas, qu’ils sont au Paradis. Je serais donc en Enfer. Existe-t-il un tel endroit ?

— « Je lui dirais, promis. »

Cette voix. C’est celle de Chad. Alors, je peux tout de même les voir évoluer. Je ressens un certain soulagement. Je n’aurais pas aimé rester dans l’ignorance de ce qu’ils deviennent. Même si je ne peux interagir ni influer, je veux les voir grandir tous autant qu’ils sont. Petit à petit mes sens s’éveillent. Je serais surement bientôt capable de le voir. Les fantômes voient-ils comme les humains ?

— «  Pas aujourd’hui. Elle n’est pas encore réveillée et il est déjà tard. »

Je l’entends et je le sens. Mon bêta de tête. Quelques scènes du mariage me reviennent par vagues. Il s’avère que j’ai réussi à au moins sentir ce qu’il se passait par moment, même si je n’en ai conscience que maintenant. À moins que ce soit le privilège des âmes sans corps, de savoir même sans avoir su. Il a été brave. Cela n’a pas été facile. Il a, pendant quelques instants, été grisé par le pouvoir, puis il en a eu peur, juste assez pour ne pas perdre la tête. Il l’a saisi, ce pouvoir, ce rôle, juste comme il le fallait. Il a su garder les nôtres en vie. Je ne l’en remercierai jamais assez.

— «  Demain. Demain tu pourras venir. »

Sa voix est emprunte de douceur. Je comprends qu’il s’agit de Miyavi à l’autre bout du fil. Je suis contente de voir qu’ils ont su évoluer à une telle relation constituée d’attachement profond, de respect et de loyauté. Ils méritent tous deux d’avoir une famille. Une famille…Comment vont-ils, tous ? Comment vont mes enfants ?

Une nouvelle vague, bien plus violente. Je me souviens du coup de poignard. La douleur n’est plus là et pourtant elle me coupe le souffle. J'aimerais crier, mais je n'en ai plus la force. Ce cri qui me ronge, je l'ai déjà poussé...lorsque je suis arrivée à l'hôpital. Lorsque j'étais aux mains de ces sans -visage aseptisés, loin de Peter. Ce jour aurait dû être le plus beau jour de ma vie. À quel point a-t-il viré au cauchemar ? Je suis morte. Suis-je la seule ?


J'étais las. Mon corps s'était épuisé. Chaque mouvement me donna l'impression de me désarticuler. Je m'appuyai contre un mur et me laissai glisser sur le sol. Assis sur le carrelage froid de l'hôpital, je tentai de faire le vide. D'antiques philosophes percevaient la vie comme une harpe infinie où chacun représentait une corde et vibrait à l'unisson ou dissonait avec les autres. Cette métaphore conférait à la vie un aspect tantôt harmonieux tantôt cacophonique. Je ne percevais pas ces subtilités. Seulement les battements de mon cœur et le cliquetis de l'horloge que je fixais face à moi.

L'épuisement me fit penser au pire. Comment serait ma vie sans Ruby ? Verrais-je le visage de mes enfants ? Des visages que je ne pourrais aimer. Des visages que j'oublierai. Si le pire arrivait, faites que je ne me souvienne de rien. Enfermez-moi. Tuez-moi s'il le faut. « Ta vie n'a-t-elle donc aucune valeur ? Tu ne mérites ni cette femme ni ce nom que tu arbores fièrement ». La voix de William envahissait mes pensées.

En un sursaut, je grognais contre la personne qui venait de poser une main sur mon épaule. Je m'étais assoupi. Où en était la course du temps ? Comment allaient Ruby et nos enfants ? L'aide-soignante, effrayée, s'enfuit dans le couloir, me laissant seul en proie au doute qui distillait son venin. Je devenais fou. Je l'avais été. Assoiffé de vengeance. Je l'étais à nouveau. Mais encore trop accroché à l'espoir pour sombrer.

Ruby. Ne me quitte pas.


— «  Ruby ? »

Je sens. Je sens les doigts de Chad se poser sur mon poignet. Il me demande de rester calme, de ne pas trop bouger. Il me dit que je suis à l’hôpital. Alors je ne suis pas morte ? Les larmes me montent. Je ne suis pas morte. Je vais pouvoir vivre avec eux, les voir grandir, et les y aider. Oh, merci ! Merci !

Il passe ses bras sous mes épaules et avec toute la délicatesse dont il est capable, il m’aide à me redresser. Je suis aussitôt prise de nausée et il a le réflexe de me tendre une bassine. Je m’essuie la bouche et à nouveau, il me rassure. Rien d’étonnant à ce que je me sente nauséeuse et engourdie, pour me calmer et me garder endormie pendant l’opération, il a fallu m’injecter une dose très importante de tranquillisant. Selon les médecins, j’aurais dû en mourir. Mais apparemment, Mafdet a su se faire convaincante.

— «  Tes gênes d’alpha ne t’ont pas vraiment servi sur le coup. On n’était même pas sûr que ça marche, et c’était effectivement dangereux, on aurait aussi bien pu te plonger dans le coma avec une dose pareille. Ça aurait suffi pour engourdir une baleine ! »

Je pouffe de rire. J’ai une entière confiance en Mafdet à ce niveau. Je sais que si ça avait présenté le moindre risque pour les bébés, elle m’aurait laissé souffrir. Et quelque chose me dit qu’elle ne se fera pas prier pour me rappeler qu’il a effectivement fallu une dose pour baleine pour me mettre à terre. Je n’ai pas fini d’en entendre parler.


Dans cette attente éternelle, je revoyais le regard de Melissa. Sa surprise lorsque je l'avais interpellé, sa crainte de ne pas pouvoir sauver Ruby, sa témérité quand il a fallu me tenir éloigné. Et sa tristesse quand elle vint me parler il y avait de cela plusieurs heures.
Je m’étais attendu au pire, pensant à ce qu’elle dirait, comment elle m’annoncerait la fin malheureuse de cette journée. Ruby était morte.

J’avais échoué à la protéger, failli à mon rôle de père avant même que les jumeaux ne viennent au monde. J’exècrerai la vie et ses épreuves. Je haïssais William et rêvais à de multiples façons de lui faire subir cette douleur au centuple.

- Son état est critique, dit-elle. C'est une blessure profonde qui lui a fait perdre beaucoup de sang.

- Ruby est une louve exceptionnelle, défendis-je.

- Sans son...incroyable résistance, elle ne serait déjà plus là, confirma l'infirmière. Mais elle n'est pas tirée d'affaires.

- Et les jumeaux ? M'inquiétai-je.

- C'est encore trop tôt pour le dire, avoua-t-elle. Si nous tentons une césarienne, ça pourrait la tuer, elle. Mais si nous attendons trop longtemps, ils pourraient ne pas survivre.

Dilemme. Cruauté d'un choix impossible.

Je contractais les mâchoires. Incapable de parler davantage. Melissa promis de revenir très vite mais le temps fut assassin. Il s'écoula bien trop lentement.

Melissa m'invita à me retirer dans son bureau. Je compris ce qu'elle voulait en faisant ça. M'éloigner littéralement des bruits de couloirs et des murmures. Elle souhaitait me tenir informé elle-même. Je lui fis jurer de faire tout ce qui était en son pouvoir pour sauver ma famille.

Ma famille.

Je posai les yeux sur un carton d'invitation que j'avais pu voir sous toutes ses coutures. Ruby avait voulu créer les faire-part, ça lui avait tenu à cœur.


Ruby Volpha et Peter Hale sont heureux de vous convier à leur mariage.
La cérémonie aura lieu à l'église St Catherine.


Le bâtiment était dévoré par les flammes lorsque je m'étais précipité vers l'hôpital. Je savais que d'autres prendraient les choses en main. Ruby avait été et sera toujours ma priorité. Melissa McCall avait donc était invitée. Je ne le savais pas. Je supposais qu'elle n'avait pas pu se libérer de ses obligations professionnelles. Notre idylle n'avait jamais vraiment eu de fondement. Et depuis qu'elle savait que la bête sanguinaire que j'étais était l'auteur de la morsure de Scott, son fils, elle ne me portait pas dans son cœur.

Avec ma louve, notre histoire était, certes bien plus complexe, mais vraie.

Qu'est ce qui avait séduit Ruby ? Lorsque nous nous étions rencontrés, ni l'un ni l'autre n'étions les mêmes. Mais la passion avait semé une graine brûlante comme la fougueuse louve qu'elle était dans le désert glacé et placide de mon cœur. Complémentaires. Nous ne l'avions pas compris. Ni n'étions pas prêt.

Souvenirs.

Qu'est ce qui faisait que notre couple était devenu une réalité ? Lorsque nous nous sommes retrouvés pour la seconde fois, Ruby me haïs dès l'instant où elle me vit. J'avais tué Laura. Elle était ma nièce et son amie. Là encore, notre liaison fut brûlante.

Qu'est-ce qui faisait que notre amour c'était renforcé ? La guérison d'anciennes blessures. Le pardon. Le renouveau. Les perspectives d'avenir. Nous unir et donner la vie. Là était notre force.

Et cette force s'échappait.


Des pas se font entendre dans le couloir. Je reconnais la démarche de Mick. Je le vois entrer avec un Ian tout propre dans les bras. Il est minuscule. Enfin, j’étais au terme de ma grossesse, alors il n’est pas prématuré, mais, il est minuscule. Mick lève le regard vers moi. Ses yeux sont vraiment incroyables. Ian est visiblement fasciné lui aussi. L’humain me sourit et s’approche pour me tendre mon fils après que j’ai assuré à Chad avoir suffisamment retrouvé de force dans le haut de mon corps pour le prendre dans mes bras.

— «  C’était l’heure du bain, » me dit Mick.

Je me contente de hocher la tête, heureuse de le voir déjà prendre son rôle à cœur, heureuse, surtout de tenir mon fils dans mes bras. Il ne pèse rien. Il est si léger. Mon petit bout d’homme. Je le dévore des yeux. J’ai du mal à y croire. Mes enfants sont des survivants. Comme le reste de la meute, ils sauront surmonter tous les obstacles. Oh, le voilà qui fait une petite grimace. Il s’apprête à pleurer, mais il n’est pas difficile de savoir ce qu’il veut. Une mère humaine le sentirait, alors une louve. Je demande rapidement aux garçons si ça ne les gêne pas puis je fais tomber la chemise d’hôpital de mon épaule pour nourrir Ian. Pour une louve comme moi, il est inenvisageable de nourrir l’enfant autrement qu’au lait maternelle. Nous mangeons la vache, nous ne buvons pas son lait, à moins d’y être forcé.

— «  He bien, tu avais faim ! »

— « Il a à peine bu le lait que l’infirmière a tenté de lui donner. D’après Mafdet, il a bu ce qu’il fallait pour ne pas mourir de faim, mais il attendait ton réveil.

— «  Les Hale savent ce qu’ils veulent. »

Je m’installe de façon à ce que ni mon fils ni moi n’ayons à forcer pour maintenir la position, puis laissant Ian à son repas, je relève le regard sur les deux hommes et je les questionne sur le reste de la meute. À mesure qu’ils me parlent de chacun des membres, des sensations me reviennent. J’ai senti bien plus de choses que je le pensais. L’aide que Matrim m’a apportée a sans aucun doute permis que je sois encore en vie en ce moment. Il va bien, tout comme Matthias et j’en suis soulagée. Miyavi a ramené James à son appartement. Chad m’assure que l’asiatique va y dormir cette nuit et cela m’enlève un poids. Le Kanima est encore fragile, je ne veux pas qu’il reste seul après une telle épreuve, d’autant qu’il m’a semblé sentir un autre choc d’émotions émanant de lui. Jordan a réduit l’église et les cadavres de nos ennemis en cendre. J’éprouve de la peine pour les proches de ces créatures étranges et pour elles-mêmes également. Ces chimères n’étaient que des pions. Une vague me frappe. Un souvenir qui me coupe le souffle et fait monter la panique.

— «  Derek ?

J’ai ce souvenir, cet affreux souvenir de le sentir partir, de sentir la vie le quitter. Pourtant, j’ai aussi la sensation de son être, pesant comme un contrepoids dans une balance, sur Chad pour le calmer, le ramener.

— «  Un loup ? Laissez-moi deviner : noir, comme sa mère. Je suis si fière de lui. Il t’a aidé, n’est-ce pas ? »

Chad acquiesce. Chad est mon tout premier bêta. Il est aussi le plus prometteur. Derek est….c’est difficile à dire. Mon meilleur ami ? Mon frère ? Les deux surement. Ils ont tous deux la place de bêta de tête, parce que j’ai besoin des deux pour me seconder, parce qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour garder l’équilibre. C’est quelque chose d’ancestrale, d’ancré en eux. Je l’ai perçu sans le savoir, mais il ne pouvait en être autrement.


J’avais attendu. Encore. Et encore. J’avais ruminé de sombres pensées. Trop tourmenté pour imaginer l’avenir sans ma louve, je songeais à ce qui aurait pu être changé dans mon passé.

Si j'avais su.

Si j’avais su, j'aurais pu, avec certitude, éviter que Ruby soit attaquée. J'aurais réduit William au silence, définitivement, avant qu'il n'ait l'idée malveillante de s'en prendre à nous.

Si j'avais cru au karma, j'aurais tenté de refouler la rage sanguinaire qui avait fait de moi un monstre après l’incendie du manoir.

Si j'avais été prévoyant, j'aurais fait en sorte que mon cousin soit davantage qu'exilé il y a des années.

Si seulement.

Mon histoire aurait pu prendre bien des chemins, plus lumineux ou plus sombres encore. Mais mon présent allait s'achever sur une impasse. Un gouffre. Immense et froid. Sans amour ni échappatoire. Un abime dont surgirait un cri de douleur rauque et perpétuel.

Alors, comment ne pas sombrer à mes pires instincts quand il ne me restait plus que ça.
J’aurais pourtant vendu mon âme au Diable, subit l’Enfer et ses tourments, j’aurais effacé mon existence toute entière pour qu’ils soient sains et saufs.

Mais une vie pouvait-elle en sauver trois ?


Je souris et je regarde Ian qui semble enfin rassasié.  Je remonte ma manche et berce doucement mon bébé en le laissant s’agripper à mon doigt. La lignée renaît. Derek a sans doute déjà rencontré Ian et Lilia, mais j’ai hâte de le voir avec eux de mes propres yeux. La famille Hale. Je tords le cou pour toucher le nez de mon petit bout de chou avec le mien.

— « Tonton Luka en met du temps avec ta sœur. J’espère qu’il n’est pas en train de se battre avec ton père pour savoir qui doit lui faire prendre le bain.

Je me demande ce que ressent Luka. Perdre Amaterasu a dû être éprouvant. Je sais qu’il avait tout juste huit ans lorsqu’elle s’est associée à lui. Nous avons beaucoup parlé de sa condition avant le mariage, pour comprendre ce que cela impliquait que Lilia soit son âme-croisée. Les Kamiga sont habitués à se sentir complètement liés à un autre être. La relation fusionnelle qu’ils entretiennent avec les esprits qui les habitent est sensiblement la même que celle qu’ils partageront avec leur âme-croisée. Néanmoins, la seconde est beaucoup plus intense et même si elle remplace immédiatement la première, le déchirement entre le kamiga et l’esprit est surement douloureux, émotionnellement parlant.

J’observe Ian, ce beau petit garçon. Il a les yeux de son père. Peter…Mon sourire s’affaisse. J’ai senti toute la douleur qu’il a éprouvée, toute la rage qui l’emplissait. J’ai senti l’ombre l’entourer. Mais qu’en est-il maintenant ? A-t-il retrouvé ses esprits après l’accalmie ? La vision de ses enfants a-t-elle suffit à le tirer dans la lumière ? J’hésite, longuement, très longuement. Mais je dois poser cette question. Il le faut. Il s’agit de mon époux, de l’homme que j’aime.

— «  Comment va Peter ? Est-ce qu’il est…. ?

Je regarde Chad. Il baisse les yeux. Mick le fixe sans oser me regarder.

— «  Il lui est arrivé quelque chose ? »

Oh, Peter…Non….

— «  Il…Il suffit qu’il voit les enfants avec moi. Dites à Luka de se dépêcher et allez chercher Peter. Quand il nous verra, Lilia, Ian et moi ensemble et en vie, il se reprendra.

— « Ruby….

— « Vous ne l’avez tout de même pas….

Oh mon Dieu, mon Peter, ils ne t’ont pas enfermé ? Dis-moi que tu as su garder tes esprits, dis-moi qu’ils n’ont pas eu à te passer les chaînes…Dis-moi qu’ils n’ont pas eu à te tuer. Peter, reviens-moi.


Melissa revint. Mais elle ne fut pas seule. La scène se grava à jamais dans ma mémoire. D’abord un regain de bonheur, de force, d’espoir. Gravir pour mieux chuter.

Alors, je vis le sourire éteint de l'infirmière et l'air grave du médecin qui l'accompagnait. J'entendis leur rythme cardiaque, lourd de la nouvelle qu'ils venaient m'annoncer. J'humais les effluves de la tristesse et de la compassion. Je goutais à l'amertume et à la colère immense qui m'envahissait. Et je sentis mes griffes se déployer dans mes poings fermés.

Je compris.

L’ascension. Puis l’abime.

Les mots n'eurent aucun sens. Aucune excuse ni aucun soulagement.

La nouvelle me fit l'effet d'un second coup de poignard, déchirant ma chair pour mettre mon âme et mon cœur en pièces.

Benjamin Francklin avait dit qu'il valait mieux savoir que de rester dans le doute. Pourtant, ce fut la vérité qui me brisa.

Mes pensées ne furent que discorde et folie. Aucun n'avait pu la sauver. Tous étaient fautifs. Les médecins. Melissa McCall. Moi. Tout mon corps se vrilla devant mon propre échec.
Telle une effigie démoniaque, le souvenir de William couvrit mes yeux du voile rouge de la folie meurtrière. Ma vieille amie.

La vitre vola en éclat quand je percutai la porte et me précipitai à l'extérieur. Sur le parking arrière de l'hôpital de Beacon Hills, j'explosai. Hurlant de rage comme une ode au désespoir.


— «  Chad, où est mon mari ?!

— « Il est dehors. Derek est avec lui.

— « Il…

— « ... Il va bien…

Mick ne peut retenir une grimace que je traduis par quelque chose comme « plus ou moins » ou « pour l’instant ». Il n’est pas certain de l’état de Peter. Et tant que je ne l’aurais pas vu, je ne le serais pas non plus. Je serre les dents. Je n’aime pas ça. Je sens qu’il me cache quelque chose et je déteste ça. Qu’est-il arrivé ?

— «  Il faut que je le vois.

Je commence à vouloir me lever, mais Chad m’en empêche. Pourquoi ? Pourquoi ce regard ? Ian commence à pleurer. Il ne s’agit pas d’un besoin physiologique. Il n’a pas faim et il est propre. Je commence à stresser, à m’énerver.

— «  Et que fait Luka nom de Dieu ?! Il compte lui apprendre dès le berceau à passer des heures dans la salle de bain ?!

Une nouvelle vague.

Atroce.


J'hurlais et me débattais. Si détruire ce qui m'entourait était inutile pour la ramener à moi, ça ne fit pas non plus taire ma haine.

Je frappai. Peut-être était-ce lui que je visais ou bien ce qu'il représentait. Vaillant et noble depuis la transition. Je me souviens de Talia dans notre jeunesse. Derek arborait la même posture de sagesse que sa mère lorsqu'elle était parvenue à devenir entièrement louve.

Il stoppa mon geste, enfermant mon poing dans le sien. Derek était devenu plus fort mais qu'il se garde de souhaiter avoir l'ascendance sur moi. Sa supériorité ne fera jamais taire ma colère tout comme l'autorité de sa mère n'avait jamais eu raison de mon impétuosité.

- Écarte-toi, hurlai-je d'une voix animale.

Je souris à son incroyable pugnacité lorsqu'il tenta de me raisonner. Peut-on espérer contenir la folie d'un amour brisé ?

- Peter ? S'inquiéta Derek.


Je me mets à trembler. J’implore Mick du regard pour qu’il reprenne Ian dans ses bras. Je n’arrive plus à respirer. L’air disparaît, la vie veut s’échapper. Tout tourne autour de moi. J’ai l’impression de sortir complètement de mon corps. Je bouge sans vraiment m’en rendre compte. Je pose une main sur mon cœur, je lève l’autre à mes lèvres. Je ne sais plus où je suis. Je ne vois que des étoiles, des étoiles de ténèbres. Je ne respire toujours pas. Comment le pourrais-je ?

— «  Non…

Je lève mon regard vers Chad. Je le supplie de m’arrêter dans mon cheminement, de me dire que j’ai tort. Je pleure. Je cri. Je ne sais plus…

— «  Non…Non….Pas ça…Pitié…

Ce cri que j’ai poussé. Un hurlement viscéral. Une complainte à la lune. Une réaction…de mère en deuil…



Ensemble bien qu’éloignés, soufrant de la cruelle vérité, Ruby et moi prononçâmes d’une même voix.


«  Ma fille est morte. »





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Chad Wilder

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 7 Sep 2016 - 22:31



Larmes...

Je suis las, moralement comme physiquement. S’il est une chose de gérer notre quotidien jonché de cadavre imbibant le tapis du salon de leur sang, il en est une autre que de gérer une attaque massive d’êtres pas naturels, contre des êtres surnaturels et ceci en plein jour et en plein centre-ville. J’ai pris les rênes de la meute par instinct, par rage. Seulement maintenant que la pression liée à l’urgence est retombée et que les preuves se carbonisent dans les flammes de l’enfer, la charge qui m’incombe prend brusquement un poids immense. La survie de Ruby est une donnée sur laquelle nous sommes tous pessimistes, même si nous nous forçons tous à y croire avec l’espoir que notre foi suffira à la sauver ainsi que ses bébés. « Chad appelle nous » « Chad il faut tenir » « Chad nous comptons sur toi » « Chad veille sur eux » « Chad… » Le pouvoir est une somme d’obligations. Je comprends maintenant certaines réactions de Ruby ou ses coups de fils intempestifs pour avoir de nos nouvelles. Tout cela se résume en un seul mot : responsabilité. Il est finalement bien confortable d’être un simple bêta.

J’ai un brutal coup de mou alors que les gens se dispersent hébétés par ce qu’il vient de se passer. Mes mains tremblent de fatigue nerveuse pour autant ce n’est pas le moment de flancher. Je reprends mon courage en regardant Mick qui s’assure que Miya s’occupe bien de James. Mick est cette lumière qui me permet d’avancer, de faire un pas de plus alors que je suis épuisé. Il est mon essence vitale. Les autres ont besoin de moi. Si je m’effondre maintenant, la meute se disloque faute de cœur sur lequel s’appuyer. Et ce cœur c’est moi. Jusqu’à maintenant j’avais toujours pris à la légère cette position de bêta de tête que j’étais sensé partager avec Derek. Mais ce dernier m’a clairement laissé le rôle de la gérance pendant que Ruby se meure peut-être...

L’angoisse est au fond de nos cœurs quand j’arrive avec Mick à l’hôpital. Sans tous les voir, je peux sentir la présence toute la meute. Leurs détresses se cumulent à la mienne, mes épaules s’affaissent sous le poids du chagrin collectif. Dans le couloir l’odeur de l’angoisse et de la colère me frappent de plein fouet. Je croise le regard de Derek. Sera-t-il suffisant pour maitriser la bombe à retardement qu’est Peter ? Ruby est en salle d’opération, ils ne savent rien. Le temps passe, assassin. Puis un hurlement me glace l’échine, je ne peux pas empêcher mes yeux de luire en réponse au cri de mon alpha. J’ai toute les peines du monde à ne pas me transformer et hurler à la mort. Car il s’agit de ce cri-là !

- Non…

Une lumière s’éteint, puis une autre en écho. Mais je refuse ce que mes sens m’annoncent. Je me mens et m’occupe l’esprit à réfléchir à la convalescence de Ruby. Le temps reprend la suprématie sur nos vies en suspend sur celle de Ruby et des enfants, puis après un million d’éternités Melissa revient et avec elle le chirurgien. Ils n’ont pas le sourire annonciateur de bonnes nouvelles. Non ! Je refuse ! Le médecin va surement nous abreuver de mots savants et compréhensibles que par lui pour se dégrever de la mort de Ruby et des bébés. La grande roue de la vie a tourné et s’est arrêté sur un nom, un nom choisi avec amour, le nom d’une innocente que la mort fauche avant même sa naissance.

Lilia n’est plus. Son âme sœur non plus.

L’âme de Peter se fissure puis explose. Le poids moral sur mes épaules devient plus écrasant et presque physique. J’ai l’impression que mes pieds vont s’enfoncer dans le béton du sol. Luka ! Non ! Une part de mon cœur s’arrache, la part qui contenait deux âmes sœurs, des promesses de joies et de bonheur. Un maelstrom de sensation m’engloutit. Je suis le récepteur de tous les chagrins et de toutes les colères. Une boule se crée dans mon ventre et grossit. Je ne dois pas la laisser sortir, je ne dois pas leur renvoyer ce qu’ils m’envoient. Je suis comme un condensateur chargé à bloc qui n’a besoin que d’une chose, un contact pour vider l’énergie qu’il a accumulé. Peter est déjà au bord de la folie, Derek reste un point stable mais ne peut pas aider Peter et moi en même temps. Je suis le bêta de tête. Je dois apaiser la meute… Miya ! Il n’est pas là, mais il s’est aussi pris la détresse collective de plein fouet. L’émotion s’amalgame à la douleur qui alimente une colère sans fond. Mon horizon vacille, je porte mes mains à mon cœur comme pour l’empêcher d’exploser et de retransmettre à la meute toute leur douleur mais amplifiée par le phénomène de meute dont je suis devenu le cœur. Mon cœur a mal, mon cœur pleure du sang.

Mick ! Je m’accroche à son regard, me cramponne à ses mains. Je ne regarde que lui, ma lumière, mon phare, ma soupape de sécurité. Lentement la pression reflue. Peter est sorti, emmuré dans sa propre colère. J’ai réussi à ne pas lui transmettre la peine et la douleur des autres. Mick ne cache pas ses larmes, comme moi les miennes. Ruby va vivre, Ian aussi mais il restera un manque. Immanquablement, le jumeau cherchera sa jumelle. Derek a suivi Peter. Nous restons pour veiller sur Ruby. Je devance la demande de Mick en implorant Melissa de pouvons les voir. Ruby est inaccessible car elle est en salle de soins intensifs. Par contre nous pouvons voir Ian.

- Mick est le parrain du garçon… dis-je pour légitimer notre présence. Bien que je sache que la maman de Scott ne nous fera pas obstacle.

Les laissant passer devant, je cherche à localiser Luka. J’ai bien senti son « départ » mais j’ai un maigre espoir de le saisir du bout de mon aura, de sentir sa présence. Mais il n’y a rien, ni personne qui répond à mon appel muet. Ce vide me glace.

C’est avec un sourire attendri que je vois Mick prendre délicatement la petite chose qui commence sa vie avec un drame.

- Il est minuscule dis-je.

Mick s’insurge, protecteur, arguant qu’il est vaillant et vif pour un nouveau-né. Il tient l’enfant comme s’il en était le père. Le père n’est pour le moment pas capable d’accueillir son fils dans la vie. Mick prend son rôle de parrain très au sérieux. C’est tout juste si je peux approcher du bambin. Le louveteau est sensible aux émotions et se met à pleurer. Mick s’affole, Ian ne se calme pas malgré ses doux bercements. Sous les pleurs je sens le loup qui appelle. Alors lentement j’encadre ce petit visage de mes doigts et laisse mes yeux luire doucement. Mes veines noircissent absorbant le mal être de l’enfant. Une connexion s’établit. Il ne s’agit pas de mots, mais je comprends qu’il cherche sa sœur. Que « répondre » à ce petit être ? Je le prends délicatement des bras de Mick et le sers contre moi. Doucement je lui ouvre le lien de la meute. L’aura de Ruby est faible, elle dort avec l’aide de plantes apportées par Mafdet, mais nous captons chaque membre l’un après l’autre. J’arrête avant de recevoir le retour qui bouleverserait le bébé avec cette vague de chagrin et de douleur. Ian sait qu’il ne trouvera pas sa sœur dans le monde des vivants. Je le cajole doucement, lui disant qu’il est un bon loup. Je lève les yeux vers Mick. Nous sommes anéantis.

***

Nous nous sommes relayés Mick, Miya et moi. Je crois que Stiles est avec Derek et la nouvelle inconnue qu’est Peter. Après avoir reposé Ian à la nurserie, j’ai appelé les invités pour leur annoncer la triste nouvelle. Quel enfer de devoir dire et redire ses mots. Je reçois des mots de réconfort, des assurances d’aides au besoin. Tout le monde est gentil, mais je ne veux pas de leur gentillesse. Je souhaite juste qu’on nous redonne Lilia et Luka. Mais je ne craque pas, pour Ruby, pour Ian et pour Peter aussi. Miya me téléphone pour prendre des nouvelles et dire que James va bien. Nous lui répétons ce que le personnel soignant nous répète. C’est trop tôt, il faut attendre. Avant de partir mon cousin me demande de dire à Ruby qu’il l’aime très fort.

- Je lui dirais, promis. Demain. Demain tu pourras venir.

Avec Mick nous avons passés la nuit dans le couloir, ne rentrant nous reposer une heure ou deux qu’à tour de rôle. Mick est avec Ian avec qui il passe tout son temps. Il lui parle, lui raconte notre future maison où Ian aura sa chambre. Le cœur serré je sais qu’il faudra que je change à nouveau les plans. Laisser la pièce de Lilia serait trop cruel pour nous. Quand Ian dort, Mick ne le quitte pas des yeux, veillant à ce qu’il respire bien, vérifiant son pouls toutes les vingt minutes. Je le traite de papa poule, il me sourit faiblement.

Enfin on me donne l’autorisation d’aller voir Ruby.  Ce qu’elle est pale dans ce lit avec tous ces appareil qui surveillent sa vie.

- Ruby ?

Je lui saisis doucement le poignet, mes veines noircissent immédiatement. Le réconfort que je lui apporte l’aide à émerger. Elle est bouleversée. Je l’aide à se redresser, en étant le plus doux possible. Je lui explique que grâce à Mafdet, nous avons pu la plonger dans un semi coma qui lui a été bénéfique.

- Tes gênes d’alpha ne t’ont pas vraiment servi sur le coup. On n’était même pas sûr que ça marche, et c’était effectivement dangereux, on aurait aussi bien pu te plonger dans le coma avec une dose pareille. Ça aurait suffi pour engourdir une baleine !

Ruby rit, cela me réchauffe le cœur de l’entendre. J’entends Mick qui arrive avec Ian. Je souris car il a le bout des manches de sa chemise trempé. Il n’est pas encore au point le parrain.

- C’était l’heure du bain, dit Mick à Ruby.

Notre alpha est émerveillé de voir enfin son fils. Je m’assure qu’elle est bien installée pour le prendre et lui donner sa première tétée. Ian a dû comprendre car il se calme rapidement.

- He bien, tu avais faim !

- Il a à peine bu le lait que l’infirmière a tenté de lui donner. D’après Mafdet, il a bu ce qu’il fallait pour ne pas mourir de faim, mais il attendait ton réveil.

- Les Hale savent ce qu’ils veulent.

- Il a une faim de loup, dis-je.

- Derek ? Demande soudain Ruby.

- Il est redevenu un loup. Le choc de ce qu’il a subi a dû déclencher quelque chose.

- Un loup ? Laissez-moi deviner : noir, comme sa mère. Je suis si fière de lui. Il t’a aidé, n’est-ce pas ?

- Oui. La meute est restée solidaire.

- Tonton Luka en met du temps avec ta sœur, dit Ruby après que Ian se soit rassasié. J’espère qu’il n’est pas en train de se battre avec ton père pour savoir qui doit lui faire prendre le bain.

Je lance un regard de détresse à Mick. Comment lui annoncer…

- Comment va Peter ? Est-ce qu’il est…. ?

Je baisse le regard, incapable de soutenir celui de cette femme qui ne sait pas encore qu’elle a perdu un de ses bébés, que Luka n’est plus et que Peter… Peter…

- Il…Il suffit qu’il voit les enfants avec moi. Dites à Luka de se dépêcher et allez chercher Peter. Quand il nous verra, Lilia, Ian et moi ensemble et en vie, il se reprendra.

- Ruby….

- Vous ne l’avez tout de même pas….

- Non, Ruby….

- Chad, où est mon mari ?!

- Il est dehors. Derek est avec lui.

- Il va bien…

Mais c’est difficile de cacher notre angoisse à une louve.

- Et que fait Luka nom de Dieu ?! Il compte lui apprendre dès le berceau à passer des heures dans la salle de bain ?!

Je ne peux pas lui répondre. C’est au-dessus de mes forces. Je ne peux que secouer la tête. Mon regard vaut tous les mots. J’ai peur pour la santé de Ruby, son cœur s’affole. Elle cherche la négation de ce que je n’ose lui dire dans le regard de Mick.

- Non…Non….Pas ça…Pitié…

Ruby s’effondre. Sa peine est indicible. Ian se met à pleurer. Je m’assois à côté d’elle et lui entoure les épaules. Je suis le cœur. Je dois tenir mon rôle de bêta de tête tant que mon alpha est dans l’incapacité d’assumer son rang.

Mes yeux luisent à nouveau, mon menton posé sur les cheveux défait de Ruby et mon doigt emprisonné dans la menotte de Ian, j’appelle la meute. Miya est celui qui répond le premier. Je sens aussi Matrim bien qu’il n’est pas un métamorphe, puis Derek et enfin Peter… Le temps d’un moment, nous pleurons ensemble, connectés, liés.

- Ensemble nous sommes plus forts, dis-je d’une voix rauque.

Cela n’aura pas suffi pour Lilia et Luka… Ce qui ne nous tue pas nous renforce. Qu’allons-nous devenir ? Des chiens enragés et haineux ? Je regarde Mick. Comment réagir quand la menace vient de l’intérieur et non plus que des chasseurs ? Mon téléphone vibre, nous amis veulent des nouvelles plus récentes.


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Brian O'Conner

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyVen 9 Sep 2016 - 21:38


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Feat : Meute Ruby Volpha



Le retour à la maison se passe dans le silence le plus total. Le shérif nous a demandé de déguerpir et de le laisser gérer une seule et même version pour les flics présents lors de ce mariage qui a tourné au drame. J’ai assuré à notre supérieur qu’il n’avait qu’un coup de fil à donner pour que nous rappliquions où il le souhaitait. Toutefois je pense que Stilinski avait assez vu de surnaturels pour la journée, sans parler du sort de son adjointe qui reste incertain.

Jordan semble avoir du mal à refaire surface de la possession de Ceberus. L’être infernal s’est retrouvé débordé et a dû fait un consensus avec son devoir habituel. Il n’a pas pu offrir les corps au Nemeton. Je suppose qu’il en est contrarié. Chad m’a confié son numéro de téléphone. Il a celui de Jordan, mais le loup semble avoir deviné que l’adjoint est totalement bouleversé. C’est sa collègue et amie qui a été ignoblement attaqué. Et je sais que via Chad, il est lié à la meute de Ruby.

Il nous faut patienter devant chez nous avant que Jordan puisse sortir de la voiture. Il n’est vêtu que de ma chemise autour des hanches, et moi j’ai mon veston à même la peau. Nous sommes en plein milieu de l’après-midi et il y a du monde dehors.

(…)

Jordan prend une longue douche pour se laver de la suie, mais aussi du cauchemar que nous venons de vivre. Je me suis changé pour une tenue décontractée, puis j’envoie un message à Chad, lui donnant ainsi mon propre numéro. Je lui demande de nous appeler quelle que soit l’heure et quelles que soient les nouvelles…

J’ai fait chauffer du café. Je sais que ce soir ni Jordan ni moi n’auront d’appétit alors que Ruby lutte entre la vie et la mort. Mon téléphone reste silencieux. J’associe cette absence de message au fait que la louve est encore en vie. Maigre consolation.

Nous tournons en rond dans la maison. Par deux fois nous sommes prêts à nous rendre à l’hôpital, mais nous savons qu’il y a suffisamment de proches angoissés dans les jambes du personnel soignant pour nous ajouter au lot. N’y tenant plus, je sors dans le jardin et vais m’asseoir au milieu des rosiers. Je sens le soutient de mon frère de sang, Jansen. Les roses flairent mon désarroi et ma colère. Doucement elles s’étirent et viennent s’enrouler autour de moi.

Jordan est également comme un fauve en cage, il finit par me rejoindre. Nous nous endormons blottis au cœur de la roseraie qui semble avoir ameubli le sol de terre pour nous faire une couche sinon douillette mais agréable. Leurs parfums nous apaisent Jordan et moi. Elles nous bercent et nous cajolent. Grâce aux roses, nous trouvons un répit qui sera de courte durée.

(…)

La rosée du matin nous a trempé, heureusement que Jordan est un radiateur naturel sinon nous aurions eu froid à dormir ainsi à la belle étoile. Nous avons pris notre douche ensemble, mais c’est loin de nos matins câlins habituels. Mon téléphone ainsi que celui de Jordan est toujours vierge de message. N’y tenant plus j’appelle Chad. Je tombe sur sa messagerie. Je laisse un message et raccroche. Je ne veux pas le harceler, mais l’attente est un cauchemar. J’apprécie ma collègue. C’est une femme qui sait s’imposer sans pour autant écraser les autres. Et je dois bien avouer que la touche féminine qu’elle apporte au bureau tempère ce milieu purement masculin.

(…)

Mon téléphone sonne. Je décroche avec angoisse.

- Oui Brian !
- C’est Chad. Ruby est tirée d’affaire…
- Oh merci mon dieu ! Les bébés ?
- Ian le petit garçon se porte à merveille…
- Et la petite fille ?
- Elle n’a pas survécu… emportant Luka son âme sœur avec elle.


Je ne sais pas quoi dire, tant je suis atterré. Je ne comprends pas pour Luka. J’assure à Chad notre entière disponibilité s’ils ont besoin de quelque chose. Le loup raccroche disant devoir passer d’autres appels. Jordan est suspendu à mes lèvres. Il a compris le drame, mais veut que je le lui confirme.

- La fille de Ruby et Peter est morte.

L’injustice d’une telle  mort nous accable. Ce William Hale n’a pas intérêt à se montrer devant nous. Personnellement je l’abattrai d’une balle en pleine tête sans aucune sommation, ni remord. Il n’y a pas de tribunal qui tienne pour une ordure de son espèce

(...)

Ce jour devait être un rêve éveillé. Une consécration pour un couple qui engendrait la vie. Je savais tout le symbole que représentaient ces enfants. J’étreins Jordan autant qu’il m’étreint. Nous puisons dans l’autre la force de ne pas nous laisser envahir par le doute, celui du bonheur utopique et chimérique. Nous ne pouvons pas transmettre la vie et donner naissance à un petit Jordan ou un petit Brian. Toutefois j’ai l’espoir de partager le bonheur que j’ai avec Jordan et que cette maison résonne des rires de nos amis, quand nous aurons enfin le temps de nous poser et de nous en faire.



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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptySam 10 Sep 2016 - 14:52




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Derek & La meute et les amis
L’attente est terrible, Peter au bord de l’explosion et Mafdet partie chez elle chercher “des affaires”. Mick et Chad nous ont rejoint peu de temps après notre arrivée. Après des échanges muets de regards nous nous sommes tous installé comme on peut nous bridant pour ne pas sauter sur chaque infirmière qui passe pour avoir des nouvelles. La belle chemise de Peter est tachée de rouge. Mes propres vêtements sont lacérés des coups de William. J’ai dû grogner sur le énième infirmier venu pour me soigner de blessures que je n’ai plus. L’instant est si terrible que je ne songe même pas à masquer ma guérison miraculeuse.

Luka est livide. Melissa finit par conduire Peter dans un bureau. Il fait peur aux gens qui osent déambuler devant lui. Je ne sais pas combien de temps il se passe. Est-ce court ou très long, mais quand le chirurgien vient à notre rencontre je sais déjà que quelque chose cloche. J’appelle Chad et Mick pour qu’ils entendent avec nous. Je ne vois pas Luka, peut-être est-il dehors. Je capte le regard de Melissa. C’est un appel à l’aide. Que va-t-elle nous annoncer ? Que les jumeaux sont en vie mais que Ruby n’a pas survécu ? L’inverse ?

Deux sur trois sont saufs. Nous ne les perdons pas tous les trois, mais un seul absent suffit à nous plonger dans un abyme de détresse. En réponse à la demande muette de Melissa, je m’étais mis un peu en avant, devançant une réaction potentielle contre ceux qui nous annonçaient la mauvaise nouvelle.

L’espoir, puis la chute. J’ai déjà mon propre chagrin, je vois le regard de Chad vaciller, il est le cœur  par intérim de la meute. Il est au centre de toutes nos émotions. Il se prend donc de plein fouet celle de mon oncle. Mais je ne peux pas m’assurer si le compagnon de Mick va réussir à ne pas se faire engloutir car nous venons de perdre Peter.

Une mort dans une meute de loups est quelque chose de terrible, car il y a un lien charnel qui se casse et se brise. La perte et le manque sont physiques. Peter avait tant changé grâce à Ruby. Tout vient de s’écrouler. Je sais de quoi il est capable. Il n’a pas hésité à tuer Laura pour gagner du pouvoir et se venger des Argent. C’est ignoble à penser, mais enfermé dans sa folie, il serait capable de voler le rang d’alpha à sa propre femme. Je le suis quand il sort de l’hôpital, fracassant la porte vitrée à son passage. Il hurle sa douleur, puis commence à casser ce qui l’entoure. L’air est emplit de sa rage et de sa fureur. Celles-ci montent crescendo. Je dois le stopper avant qu’il ne défaille totalement. Je le rejoins et m’arrête à une distance de deux mètres, lui laissant un espace de non-agression. Mais son chagrin est tel que plus rien n’existe, ni le lien de parenté que nous avons. Son poing s’encastre dans le mien quand il tente de me frapper. La colère décuple sa force, mais je le bloque sans problème. J’ai retrouvé ma force de lycan, je suis même plus fort qu’avant et en plus je bénéficie des enseignements de Mick. Je sais maintenant que pour me défendre, je ne miserais pas que sur ma force brute mais aussi sur les techniques de combat que le fiancé de Chad m’a apprises. Si ce n’était pas inconvenant, je penserais à proposer à nouveau à Mick un combat amical rien que pour me venger de toutes les fois où il m’a fait mordre la poussière.

- Écarte-toi, hurle Peter.

- Peter ? Calme-toi. Pense à Ian et Ruby. Ils ont besoin de toi.

Nous sommes dans un véritable bras de fer. Deux loups qui s’imposent l’un à l’autre. Peter écume de rage, alors que je suis d’un calme parfait. Je m’étonne moi-même. Mais j’ai beau avoir toute la peine du monde pour la fille de Ruby et Peter, ma colère reste froide et mesurée. Nous nous toisons dans un silence pesant. C’est là que j’entends Stiles. Son cœur de princesse est encore en train de jouer du Wagner… Cependant je comprends, il m’a vu mort…

- Peter pour vaincre William, nous ne devons pas nous consumer dans la colère. Pour vaincre ce traitre nous devons… tu dois construire ta famille. Soutenir ta femme et aider ton fils à grandir sans sa jumelle. Tu n’es pas seul. Il y a Chad et Mick pour nous aider à les protéger. Matrim pour émerveiller Ian avec des histoires et des dessins. Miya qui lui apprendra des conneries plus tard. Mafdet qui soignera ses bobos avec ses sourires flippants. Puis tous ceux qui étaient là au mariage. Nous allons faire bloc !

Mes doigts écrasent le poing de Peter. Je ne peux pas le lâcher sinon il me frappe. Son regard de glace croise son reflet dans le mien.

- Stiles ! Viens là.

Je ne vous parlerai pas de vengeance, de guerre, de lutte et de sang.
Je ne vous parlerai non plus d'injustice et de droit.
Je ne vous parlerai même pas de ces gens qui font rimer ordre et terreur, lois et mensonges, morale et déchéance.
Je veux vous parler de cette lumière qui brille en chacun de nous.
Cette petite lumière qui fait de chacun de nous un être humain.
Parce que cette lumière est en train de s'éteindre.





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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyMer 14 Sep 2016 - 12:47




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Plus rien n’existe sinon la meute. L’indépendance que j’ai habituellement avec les différents membres s’efface devant l’urgence. Mes différents, réels ou imaginaires que je peux avoir avec Ruby, Peter ou encore Derek s’effacent. Je fais corps et bloc avec eux. L’attaque infâme sur Ruby réveille le fauve que je suis, mais aussi la femelle. Poignarder le ventre d’une femme enceinte est une pure ignominie. Stopper, venger, punir et défendre. Voilà mes seuls buts et c’est sans mal que je me mets au service de Jordan et Brian comme simple soldat, laissant de côté ma superbe fierté.

Quand nos ennemis sont terrassés comme il se doit, c’est naturellement que je me mets aux côtés de Peter. Habituellement nous nous tolérons à peine, là je veille sur lui et sa femme. Je ne laisserai personne les approcher. Derek fait de même en gardant sa forme animale. Le symbole est fort quand nous sortons dehors. Erick se charge de nous camoufler aux yeux des néophytes avec la fumée de l’incendie qui commence dans notre dos, mais le monde surnaturel peut voir Peter encadré par deux fauves.

L’arrivée à l’hôpital déclenche un branle-bas de combat parmi le personnel soignant. Ruby est prise en charge immédiatement. J’ai repris forme humaine avant de les rejoindre à l’intérieur. L’attente commence. Chacun gère son stress comme il le peut. Que se passera-t-il si Ruby meure ? Qui deviendra l’alpha ? Son époux, ou un des deux bêtas de tête ? Laura Hale avait bien hérité du rang de sa mère quand celle-ci a péri dans les flammes du manoir. Ruby est une alpha qui a su construire une meute faite de cœurs blessés, mais une meute solide malgré ses différences. Pas certain que son successeur quel qu’il soit ait l’autorité qu’il faut pour conserve cette unité.

Mellissa McCall me prend à part. Le corps de Ruby rejette tous les sédatifs qu’ils lui administrent et il devient vital que la louve sombre dans un coma artificiel. L’infirmière connait mon rôle de druide et se tourne vers moi car la médecine traditionnelle est impuissante.

- J’ai… des substances, mais ce n’est pas sans risque…
- C’est ça ou la mort de la maman et des deux bébés me souffle-t-elle doucement.

***

Je n’ai pas souvent eu à me servir de mes savoirs dans la pharmacopée, du moins pas récemment. Mes connaissances s’étendent des remèdes asiatiques à ceux de l’Egypte antique. Sans parler de celles plus lointaines provenant de l’Atlantide, mon île natale. C’est de cette dernière que je sors quelques fioles contenant des extraits de plantes subtropicales particulièrement empoisonnantes. Un remède est souvent un poison, aussi efficace que dangereux.

***

La polémique quand à les appliquer à Ruby lors de mon retour à l’hôpital est brève. Je ne sourcille pas à la menace de mort de Peter si cela devait être fatal pour sa femme.

***

Pour échapper aux mauvaises ondes de Peter j’ai fini par rentrer chez moi, demandant à Chad de m’avertir de toutes nouvelles, bonnes comme mauvaises. Je comprends aussi que le drame qui se joue est profitable à l’architecte. Il a dû prendre la meute en main et a su s’imposer à Peter. Chad grandit et évolue. Et que dire de Derek… Il s’est mis en retrait quand à cette prise de pouvoir de son cadet. Le lien entre les deux hommes s’affine et se clarifie. Chad devient clairement un guide, prenant les rênes quand cela s’avère nécessaire. Derek s’orientant vers la force de base, mûre et sage. Ils sont bien les deux piliers sur lesquels Ruby peut s’appuyer en toute confiance.

***

Lilia n’est plus, ainsi que Luka. La voix de Chad est faible à l’autre bout de la communication. Je lui dis de m’appeler s’il y a besoin de moi. Je pense à Peter et Ruby. J’écrase une larme sur ma joue. Étonnée, je regarde mes doigts souillés de cette eau salée. J’ai déjà assisté à bien des drames et bien des injustices. Mais à l’époque j’étais une sentinelle. Aujourd’hui je suis une simple mortelle que les événements affectent. Je réagis en tant que femme et mère potentielle. Même si je sais qu’il y a peu de chance que j’enfante un jour. Je ne me vois pas gérer un bambin et que dire de mon courant d’air de compagnon qui vit sur une autre échelle de temps. Je ne représente qu’une poignée de minutes dans sa longue vie.

Le petit Ian sera au centre des attentions de tous. Je me promets d’enseigner à cet enfant tout ce qu’il faut pour qu’il survive et qu’un jour à son tour perpétue le nom des Hale.

La meute est en deuil.

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MessageSujet: Re: The Wedding of the Red and the Blue   The Wedding of the Red and the Blue - Page 2 EmptyJeu 3 Nov 2016 - 2:23

Pretty much Everything




Une éternité semble s'être passée entre le moment où j'ai entendu ces mots retourner le monde, et cet instant où Derek me demande d'y évoluer. J'ai l'impression que le monde est inversé. Plus rien n'a de sens. Qu'est-ce qui est vrai? Qu'est-ce qui est cauchemar? La vie est injuste! Une âme si innocente a péri de la noirceur d'une autre. C'est impardonnable. Est-ce plus pardonnable lorsque l'âme détruite n'est pas si innocente? Suis-je pardonnable?

Je me lève. Je sors de ma cachette. Et j'avance vers lui. je trébuche, bien évidemment. Mais je continue jusqu'à tomber dans ses bras. Je suis perdu. Il est mon phare. Il est ma lumière. Il est mon tout. Dans ce monde sans dessus dessous, il est tout ce que j'ai. Je me fond dans ses bras et j'éclate en sanglot, incapable de contenir mes émotions plus longtemps. Cette journée est noire de sang. Cette journée va tout changer...


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