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 Au fil des mots [ft Arizona Blake]

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MessageSujet: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyJeu 10 Jan - 16:14

Tobias Rapier & Arizona Blake


Au fil des mots



La pointe de son stylo rouge frôle la marge de la copie alors qu'il est plongé dans le contenu de celle-ci. Enfin c'est ce qu'il tente de faire, assis dans un coin de la réserve de la librairie, attendant patiemment la fermeture de cette dernière et la libération de son propriétaire.

Il soupire, lève les yeux pour lire une dernière fois le nom de l'élève avant de jurer. Il barre d'une grande croix rouge la tentative de résumé de l'enfant, avant de noter.

"3/20 Lire l'ouvrage étudié aurait été un plus dans la quête d'une note convenable."

Il pose le torchon rendu par Garnet sur la pile des copies corrigées avant de fouiller dans celles qu'il doit encore noter. Il triche, mais il a besoin d'un peu de motivation. Un devoir soigné, une copie rédigée intelligemment. Ses doigts fouillent à travers les feuilles de papier, ses yeux cherchent un nom. Puis il tire sur celle qui lui tend les mains, s'installant un peu plus confortablement, fredonnant avant de se perdre dans sa lecture. Le contenu y est soigné, les tournures de phrases agréables. Il corrige quelques fautes d'étourderie, avant de finalement poser sa griffe sur le papier.

"19/20 Un travail soigné et agréable. Passez me voir quand vos cours se termineront."

Il reprend une nouvelle copie, respectant l'ordre cette fois, fronçant les sourcils en trouvant une faute dans le titre même du livre. Une profonde inspiration plus tard accompagnée d'une gorgée de bourbon, il se penche au dessus du devoir, barrant le sujet mal orthographié pour l'écrire correctement juste à côté.

[...]

Le sourire de Miss Blake lorsqu'il a posé sa copie face à elle lui a réchauffé le cœur quelques instants. Presque autant que la mine déconfite de Therence lorsqu'il a reçu la sienne, accompagnée d'une demande de signature paternelle sur cette dernière. Hormis quelques élèves, cette classe ne pose pas de soucis particulier. Elle est  même reposante si on la compare à d'autres.

[...]

Il signe le bon pour l'heure de détention de l'élève de seconde qui n'a pas su retenir un cri de joie à l'entente de la sonnerie marquant la fin des cours. Il lui tend, ne se préoccupant pas du regard noir que lui sert le garçon, avant de finalement lui montrer la porte d'un geste agacé de la main. Il range son carnet à sanctions dans le premier tiroir de son bureau, faisant claquer sèchement ce dernier quand il le referme. Brosse à la main, il observe une dernière fois le tableau blanc et commence à effacer les écritures qui le recouvrent dans son intégralité. C'est un brut qui le fait se retourner vers la porte, et sa bouche s'ouvre alors qu'il s’apprête à expédier le gêneur au loin. Ses sourcils se froncent quand qu'il reconnait sa brillante élève, sa bouche se fendant d'un sourire voulu avenant.

-Miss Blake, n'hésitez pas à vous installer, je suis à vous dans une minute.

La demoiselle entre, avant de faire grincer une chaise en la tirant pour prendre place dessus. Tobias achève son nettoyage, frottant sa brosse contre le rebord de la corbeille à papier pour en retirer les résidus de feutre. L'objet retrouve sa place, aimanté sur le tableau redevenu vierge. Ce nettoyage sommaire terminé il prend place sur sa propre chaise.

Son regard rencontre celui anxieux de la jeune fille qui fait la tête d'un condamné que l'on mène à l’échafaud. Sa réputation de sale type semble déjà avoir fait son chemin dans l'esprit des anciens élèves du norvégien. Il fronce les sourcils avant de prendre le cahier ou il relève soigneusement les notes de chacune de ses classes. Il tourne les pages à grand renfort de gestes impatients, puis s'arrête sur celle de la classe de la jeune fille. Il se redresse, prend l'objet entre ses mains avant d'aller le porter à la petite blonde.

-Miss Blake, vos notes sont excellentes mais elles ne font que refléter le travail que vous fournissez. Votre écriture est soignée, votre style agréable et parfois assez novateur. On y sent un véritable amour de l'écriture et de la littérature. J'ai une proposition pour vous, quelques devoirs en plus dans le but de vous perfectionner, et même la possibilité de débattre ensemble à propos de livres que nous pourrions tout deux étudier. Bien sur vous aurez votre avis à donner sur les ouvrages sélectionnés, et ce n'est qu'une proposition que je vous fait. Il n'y a rien d'obligatoire. Ce serait à voir comme une sorte de perfectionnement totalement optionnel. 

La surprise est visible sur le visage de la jeune fille. Elle qui semblait anxieuse, la voici à présent titillée par cette idée. Tobias sourit avant d'abattre sa dernière carte dans le but d'achever de la convaincre.

-Je pense que beaucoup de vos petits camarades aimeraient que je leur donne la possibilité de corriger mes copies personnelles.
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyVen 11 Jan - 18:59

Pour Arizona Blake, élève de dernière année, toutes les journées de cours se ressemblaient. Elle se fondait dans la masse, sans prendre le temps d’analyser et de profiter des minutes qui s’écoulait. La jeune femme avait plutôt tendance à baisser la tête sous la capuche de son sweat gris neutre, dans le seul but de paraître invisible, c’est ainsi qu’elle évoluait dans les couloirs du lycée comme à son habitude, inexistante. Autour d’elle, les groupes se rassemblaient et certain parlait fort pour ce faire remarquer, d’autre tour au contraire chuchotait perfidement ou juste par crainte d’être entendue. Il y avait de tout dans les lieux sauvage qu’était le lycée, et tous savais que pour survivre, il n'y avait pas un grand nombre de façons, être le prédateur, être en groupe, ou invisible. Les autres se fessaient mangées. Arizona avait depuis longtemps opté pour la dernière des solutions, peut de personne connaissait son nom et la plupart de ne savais pas le mettre sur son visage. La solitude était parfois lourde, mais la jeune louve n’avait, j’avais réellement essayé de changer et de se défaire du poids qu’est le silence et le manque de contact social. Sa nouvelle nature de louve n’était pas pour arranger les choses. Et elle refusait d’être « mangée » !
(…)
Les cours de Mr.Rapier, étais sans nul doute un instant de répit dans la tête tourmenter d’Arizona. Elle pouvait cesser de réfléchir à tout ce qui la hantait pour juste écouter quelqu’un parler des mots. Elle aimait tant écrire… Coucher sur le papier mille émotions vibrantes qui la brûle, faire danser les mots dans une valse harmonieuse. Elle aime tout aussi la poésie éphémère, celle qui est murmurée et jamais écrit, celle que malgré tous nos efforts, on ne peut retenir. Elle aime ses deux faces de la poésie, celle-ci encrer qu’on peut lentement effleurer et s’en imprégner et celle bien trop libre qui s’efface, insaisissable. Ce sont deux choses qu’elle retrouvait dans les cours de Mr.Rapier, il semblait comprendre la délicatesse des mots, chose qu’Arizona appréciait chez lui. La jeune femme, allergique au contact trouvait la plupart du temps les profs ennuyeux et tout simplement idiot. D’ailleurs elle n’écoutait que très rarement les cours et ses notes étais pour la plus part juste satisfaisante, ni bien ni nul, juste satisfaisant. Le seul lieu où elle voulait ce dépassé était ici, dans cette classe, sur ce petit banc de cours. Voilà pourquoi quand Mr.Rapier déposa une feuille, qu’elle avait soigneusement rédigée, elle se jeta dessus pour lire le commentaire et évaluer ses points. À la vue des notes, elle sourit, chose rare chez elle. C’était bien plus que ce qu’elle n’espérait. Le commentaire en revanche l’inquiéta tout de même un peu, l’homme désirait la voir. « Que diable, me veut-il ? » Pensa-t-elle aqueuse. Bien que le début des mots soit encourageant, la jeune femme, ce dit tout de même qu’il devait y avoir un problème ou une reproche à faire. Un homme comme Mr.Rapier n’était pas du genre à recevoir leurs élèves pour leur faire des louanges.
(…)

La sonnerie des cours avait déclaré la liberté à tous les détenus du lycée, et Arizona avait soufflé un bon coup avant d’empiler ses affaires pour les glisser dans son sac de cours et s’enfuir de la salle de torture ou elle venait de passer les deux dernières heures. En franchissant la porte, elle se souvient des mots reçut sur l’une de ses feuilles un peu plus tôt dans la journée. Le stress monta tout de suite en la jeune louve et un frisson courra le long de sa colonne vertébrale. D’un pas inquiet, elle prit la direction de la salle de cours de Mr.Rapier. Un garçon de son âge furieux faillit la percuter, mais d’un rapide pas sur le côté elle l’évita de justesse sans mots. La colère du garçon ne fit qu’augmenter le stresse d’Arizona qui serra les points avant de toquer délicatement sur la porte. Mr.Rapier se tourna et lui sourit.

« Miss Blake, n'hésitez pas à vous installer, je suis à vous dans une minute. »

Sans mots, elle obéit, laissant l’homme finir ce qu’il fessait. Leurs regards croisèrent et Arizona frémit, l’adolescent aimait parler et elle entendre, alors elle savait tout ce qu’on rependait sur ce prof dit légèrement psychopathe. D’habitude, elle préférerait se faire son propre opinion, mais c’est vrai qu’il était impressionnant et elle dut s’y reprendre plus d’une fois avant de se calmer un peu.

« Miss Blake, vos notes sont excellentes, mais elles ne font que refléter le travail que vous fournissez. Votre écriture est soignée, votre style agréable et parfois assez novateur. On y sent un véritable amour de l'écriture et de la littérature. J'ai une proposition pour vous, quelques devoirs en plus dans le but de vous perfectionner, et même la possibilité de débattre ensemble à propos de livres que nous pourrions tout deux étudier. Bien sûr, vous aurez votre avis à donner sur les ouvrages sélectionnés, et ce n'est qu'une proposition que je vous fais. Il n'y a rien d'obligatoire. Ce serait à voir comme une sorte de perfectionnement totalement optionnel. »

Les paroles du professeur l’étonnerai tellement qu’elle écarquilla les yeux de surprise incapable de profité de la remarque pourtant fort agréable. La proposition était alléchante, l’idée de pouvoirs développer un sujet qui la passionne autant que les mots était faite pour lui plaire, cependant la jeune femme ne pouvait s’empêcher de douter. Elle ignorait si c’était une bonne idée de rester plus longtemps que nécessaire avec l’homme, d’autant plus qu’il était humain à preuve du contraire. La jeune louve se sachant instable, savait aussi qu’un coup d’éclat était bien vite arrivé. Mederick en avait été témoin. Et Arizona doutait que Mr.Rapier aille les talents de psychologue dont fessait preuve le druide. À vrai dire, Mr.Rapier semblait plutôt être un homme à être capable de tuer un personnage aussi gentil que Winnie l’ourson. Et puis Arizona avait pour habitude de garder ses textes pour elle et les cacher au monde, pour la simple raison qu’ils lui étaient chère et personnels. Chacun de ses mots fessait parti d’elle et les faire lire semblait rimer à dévoiler une partie de son âme. Pourtant, Arizona décida d’accepter. Le prof, pour appuyer sa proposition et la convaincre dit une dernière phrase.

« Je pense que beaucoup de vos petits camarades aimeraient que je leur donne la possibilité de corriger mes copies personnelles. »

Elle fronça les sourcils, fessant mine de réfléchir encore un peu, puis elle releva la tête et pris son courage à… Trop de mains pour les compter… Afin d’avoir l’aire déterminée. Elle ne voulait pas paraître faible devant cet homme et elle prit la parole avec une voix farouche.

« Eh Bien, je ne suis pas comme « beaucoup de mes petits camarades… » Cela dit, votre idée me tente, ce pourquoi je compte bien accepter. »

Elle aimait parler de façon correcte loin des vulgarités de la jeunesse et de toutes les insultes et raccourci qui constatait leur langage. Même si évidemment, parfois, elle se laissait aller…
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyJeu 17 Jan - 17:18

Tobias Rapier & Arizona Blake


Au fil des mots



Il fixe son élève sans rien dire, surpris que celle-ci soit venue. Beaucoup auraient tout fait pour éviter de se retrouver dans sa classe en tête à tête avec lui. Et ce malgré la bonne note reçue et les compliments accompagnant cette dernière. Certes son appréciation ne transpirait pas la joie de vivre, il se contentait comme toujours d'un nombre minimal de mots pour exprimer son ressenti face au travail de ses élèves. Parfois une remarque sarcastique se mêlait à son avis quand le devoir rendu dépassait l'entendement en qualité de bêtises, mais il s'interdisait tout débordements. Ces élèves ne l'aimaient pas, et il fallait bien avouer que ce sentiment était des plus réciproques dans la plupart des cas.

Mais la jeune fille face à lui est perturbante de part son comportement. Sa réponse montrant à elle seule qu'elle n'a en effet rien à voir avec la plupart des élèves qui viennent végéter dans le salles de classes du lycée, attendant la fin de leur peine plus communément nommée scolarité, ne se doutant pas que le monde des adultes est bien plus ennuyeux. Miss Blake le fixe attendant visiblement qu'il daigne lui répondre quelque chose, mais il se contente de la jauger du regard, se demandant pourquoi cette enfant à l'apparence des plus banales ne se fie pas à l'avis général à son sujet.

Fou. Méchant. Alcoolique notoire.

Ce sont là les trois évidences qui sortent de la bouche de n'importe lequel de ses élèves à son sujet. Dire qu'ils ont tord serait mentir, en effet son récent séjour à Eichen House et son comportement le trahissent sur tout ces points. Ses mains qui tremblent de façon proportionnelle à la journée s'écoule et ses sourires plus rictus qu'autre chose n'arrangent pas le tableau qu'il offre aux gens qui le côtoient. Il ouvre la bouche, lâche un mot sur un ton neutre avant de retourner s'installer sur le siège derrière son bureau.

-Excellent.

Sa sacoche en main, il attrape son agenda avant de fouiller dedans, cherchant un créneau horaire où il pourrait se montrer disponible pour honorer la proposition qu'il vient de faire à l'enfant. Persuadé que la jeune fille allait refuser sans même prendre le temps d'envisager réellement d'accepter son idée il n'avait même pas pensé à ce petit détail technique. Il trouve deux plages horaires qui pourraient convenir. Il aura tout le temps de discuter de ces modalités avec l'enfant plus tard mais préfère savoir où il va avant de se lancer.

Il referme l'objet couvert de cuir, le pose sur un coin de son poste de travail avant de continuer sans même prendre le temps de lever les yeux vers la jeune fille.

-J'aimerais savoir quel est le dernier livre que vous avez lu. De façon à éviter toute forme de redondance. En dehors de Sade que je vous fait étudier en cours depuis que j'ai récupéré votre classe au départ de mon collègue il y a peu de temps.

Le norvégien s'en est allé comme un voleur, lui offrant ainsi qu'au professeur Hale la totalité de ses classes à gérer en guise de cadeau de départ. Un homme qui avait jugé bon de venir se mêler de sa vie, avant de montrer qu'il ne valait pas mieux que le reste de la populace en partant sans prendre le temps de s'expliquer auprès de ses élèves. Il s'était empressé de modifier le programme des classes en question, sans se soucier de s'attirer les foudres du principal avec ses choix éducatifs des plus originaux. Des parents outrés avaient débarqués en nombre dans le bureau de l'homme se plaignant du déviant qui sévissait en guise de professeur, cet homme bizarre faisant lire des ouvrages jugés licencieux à des enfants supposés innocents.

Son regard se pose sur la petite blonde, cette dernière semble mal à l'aise. Peu dérangé par cet effet qu'il fait souvent aux gens qu'il côtoie, il reprend.

-Avez vous des envies particulières en ce qui concerne nos futures sessions ? Je me chargerais de fournir les livres. En ce moment je redécouvre les œuvres de Mark Twain. Avez vous déjà prit le temps de lire les aventures de monsieur Sawyer ?

L'avantage non négligeable de fréquenter de façon très assidue le jeune libraire de la ville, l'accès facile à tout types de livres. L'avantage le plus intéressant restant le fait de pouvoir tripoter à sa guise le jeune libraire en question entre les rayonnages de son commerce.
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyDim 10 Fév - 10:37

La jeune femme ne répondit pas tout de suite à la question, concernant le dernier livre qu’elle avait lu, que venait de lui poser M..Rapier, elle le laissa finir quelque peu mal à l’aise. L’homme, effectivement lui procurait un doux sentiment de vertige, pas celui qu’on ressent face à une personne à craindre, plus comme un mélange de méfiance, de curiosité, de doutes, de perplexité et d’une légère once de peur qui tout de même avait lieu d’être.

Lorsque l’homme eut fini de parler, Arizona inspira avant de réfléchir une seconde aux réponses qu’elle allait prononcer.

« Le dernier livre que j’ai lu… Il s’agit de littérature française. Les misérables de Victor Hugo. »

Arizona n’en était pas à sa première lecture d’une œuvre de l’écrivain français et elle l’appréciait d’autant plus à chaque lecture. Son style plaisait fortement à la jeune louve… Il était aussi un poète qu’elle jugeait doué.

Elle fit une pause, posant son regard sur l’homme imposant lui fessant face. Il était de marbre attendant la suite. Arizona soutenait son regard et sera les dents en pleine réflexion.

« Je ne connais pas Mark Twain, mais j’irais voir de qui il s’agit si vous me le conseillez. On m’a parlé des Hauts de Hurle-vent d’Emilie Brontë, je ne sais pas si vous l’avez lu… En ce qui concerne « des envies particulières pour nos futures sessions… » Eh bien, je ne sais pas trop… Je vous laisse me faire des propositions. Après tout vous  »

La jeune femme sortit de la poche arrière de son jean son téléphone, un modèle simple, et jeta un coup d’œil à l’heure. Sa mère ne rentrerait pas avant au moins 8 h 00, son père au-delà de ça et Sean était toujours Dieu sait où, en conséquence vu que personne ne l’attendait à la maison, elle ne devait pas s’inquiéter du temps qui passait.

« Vous avez peut-être déjà une date à me proposer… ? »

Elle posa la question en fouillant de son téléphone pour trouver l’application calendrier afin de noter le rendez-vous. Arizona releva la tête pour plonger ses yeux dans ceux de son interlocuteur. Il avait une force dans le regard que la jeune femme s’amusait à soutenir. Rien que par sa présence il avait la capacité d’apeurer n’importe qui et Arizona appréciait fortement lutter pour ne pas donner l’impression d’être faible…
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyMar 12 Fév - 22:32

Tobias Rapier & Arizona Blake


Au fil des mots



Victor Hugo. Les misérables. Bon choix. Assez classique. Souvent indispensable aux yeux des professeurs, et rarement le premier choix des élèves. Une erreur, mais ces vieux volumes inspiraient moins confiance aux enfants que ces romans pour adolescentes remplis de vampires croisés boule à facettes.  Des mots simples ne s'éloignant pas de ceux entrant dans le vocabulaire quotidien d'un enfant de cinq ans. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais ça se vendait et c'était ça l'essentiel.

Mais Victor Hugo était aussi l’assurance de perdre l'attention d'une classe de jeunes adultes en devenir. Les jeunes gens de l’acabit de Miss Blake ne sont pas légions dans les couloirs du lycée. C'est la raison pour laquelle il a décidé de jouer la carte de l'originalité lorsqu'il a vu les mots "littérature française" sur le programme. Tout en restant dans les limites imposées par l'état, il a également pu s'assurer l'attention des enfants. Ayant l’impression de continuer à savoir enseigner malgré toutes ces années passées loin des salles de classe et des amphithéâtres. Un bon point pour sa conscience, un des seuls qu'il s'octroie.

Bon, il tique un peu quand la gamine admet ne pas connaître Twain. Cela se traduit par une narine qui se fronce un bref instant, avant de reprendre sa place habituelle comme si rien ne venait de se passer. Son visage reste neutre, il sait que cette lacune ne devrait plus exister ben longtemps, Twain étant le prochain qu'il a décidé de poser sur le bureau de ses élèves.

Il écoute la jeune fille, la laissant sortir son cellulaire. Cherchant quoi répondre, son emploi du temps s'imprimant dans sa cervelle, pensant à voix haute. 

-Je suis disponible à la pause de midi. Le lundi et jeudi sur des créneaux plus courts. Dans ma classe ou dans la bibliothèque. Mais choisir ma classe me conviendrait mieux. J'ai un léger soucis d’addiction. Nicotine.

Le préciser est une erreur de sa part, car à part semer le doute cela ne sert pas à grand chose. Mais malheureusement pour lui sa langue à fourché. Peut être un geste peu maîtrisé pour conserver un minimum de contenance face à cette élève. Même si celle-ci ne semble pas s'attarder sur la réputation de son professeur, il sait ce qu'on dit dans les couloirs. Il connait les propriétaires des langues qui déballent des ragots au fil des jours. Certains se révélant parfois un peu trop proches de la vérité.

En tout cas Miss Blake ne semble pas vraiment perturbée, les yeux rivés sur son portable, donnant à son tour la liste des possibilités que lui offre son agenda de lycéenne. Il a lui même ses rencontres avec Anderson, sa vie privée et ses corvées :  les deux fois par semaine ou il doit se rendre dans l'asile de la ville pour que son psy puisse juger de son état.

Toujours fou, mais pas encore dangereux.

C'est ce que son docteur doit penser dès qu'il note les mots  “Patient stable et sous contrôle“ dans son dossier. Juste avant de le laisser quitter les lieux, lui accordant une nouvelle fois le droit de quitter cet endroit déprimant. Il soupire, fixe la jeune fille, ses mains ayant été chercher sans qu'il ne le veuille vraiment son paquet de cigarettes. Il en sort une de l'étui de carton, la fait tourner entre ses doigts, oubliant que son briquet est resté dans sa voiture pour lui éviter de craquer dans sa salle de classe.

En général il quitte les lieux dès la sonnerie de la libération, donnant juste un coup de propre rapide à sa classe avant de fuir. Il ne passe en salle des profs que pour déposer ses affaires, les récupérer et parfois corriger des copies en sirotant le jus de chaussettes du distributeur si les lieux sont désertiques.

Son agenda face à lui, il cherche, entre les lignes remplies de son écriture fine et penchée, quel auteur pourrait charmer la jeune fille. Enfin suffisamment pour lui faire définitivement approuver cette histoire de soutien scolaire pour élèves à réel potentiel.

Le bâton de nicotine entre les doigts, il tapote toujours le bois bas de gamme de son bureau, avant de finalement se redresser, une idée lui traversant le crâne. La gamine sursaute un peu et il n'arrange pas la situation, avançant sur elle, prenant un doux plaisir à la voir se recroqueviller sur sa chaise. Un éclair d'espièglerie passe dans les yeux de l'homme, il lève son pied droit, le posant au sol, l'autre suivant avant qu'il ne prenne une petite pause. Ses lèvres se retroussent en un sourire pas assez avenant pour qu'il s'adapte à cette situation. La petite tremble, semblant regretter d'avoir accepté de revenir dans la salle de son professeur de littérature à la fin des cours.

Sur son visage, un autre se superpose. La lumière y est celle de la nuit, pas celle des néons vieillissant qui illuminent sa salle de leur morne teinte.

...La gamine sur la falaise. Il ne bouge plus, se tend avant de serrer les lèvres, les pinçant, mordant.

-Je... Je suis... Il  faudra que je vous donne l'ouvrage à étudier lorsque j'aurais fait mon choix.

Il est blême, sans doute aussi terrorisé par son acte que la jeune fille ne l'est. Comme à son habitude, il arrive après un léger moment de flottement à retrouver son expression neutre quotidienne. Il se tourne vers le tableau, tournant le dos à l'enfant, laissant hors de son champ de vision celle qu'il ne considère que comme une proie qui vient d'avoir un coup de chance.

Sa respiration lui rappelle qu'il ne se sent pas aussi bien qu'il n'aimerait le faire croire. Elle est lourde, oppressante. Cela ne lui demande que plus de courage encore pour ne pas envoyer la jeune fille au loin. Passer du professeur au fou furieux en si peu de temps.

Presque aussi rapide que le Docteur Jekyll pour se transformer en Mister Hyde.
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyDim 24 Fév - 13:03

Les temps de midi de la jeune louve se résumaient à une absence totale d’interaction sociale. Bien souvent elle arpentait les couloirs, slalomant entre les corps vibrant d’énergie des adolescents trop contents de partager de nouveaux ragots quelconque ou histoire qu’ils avaient entendue. Elle avait parfois le droit à quelques reproches, rapide et vite oubliée, dite par certains de ces corps semblables qu’elle avait eu le malheur de bousculer dans sa course sans but. Sans but ? Ce n’est pas exactement vrai. Il y  avait bien une raison à ce qu’elle parcourt tous les jours les couloirs d’un pas dur et assuré… La liberté. Ainsi slalomé parmis tous les autres jeunes de son âge, se détachant d’eux, de leur parole et de leurs regards. Se retrouver face à elle-même, ne restant qu’une poignée de secondes à un endroit. La rendent insaisissable. Personne pour interrompre sa course, personne pour l’interpeller et même si quelqu’un avait pour une raison quelconque eue soudain besoin de prononcer son nom, se serait si facile de fuir. De disparaître entre ces corps entremêlés, sans âme. Voilà pourquoi elle appréciait tant les temps de midi et voilà pourquoi elle fronçât les sourcils à l’entendent des créneaux horaires que Mr.Rapier avait à lui proposer. Cela dit-elle ne laissa rien paraître.

Elle ne fit rien non plus quand il avoua son addiction à la Nicotine. Pourtant, la jeune femme avait bien noté cette information dans un coin de sa tête. Ne pouvant s’empêcher de se demander pour quelles raisons le sombre professeur pouvait bien avouer l’une de ses faiblesses. Lui qui était connu pour être si dur, sombre et psychotique. Il avait donc des faiblesses. Arizona n’en avait jamais douté. L'humain est un être d’une faiblesse incomparable et cela malgré toutes les illusions diverses qu’il arrive à forger autour de son âme. Le cœur d’un esprit humain est bâti sur un ensemble de faiblesse parfois bien caché et parfois totalement transparente. Cela dépeint du reste… De comment l’individu est construit, de quelles « armures » s’est-il entouré. Comme Mr.Rapier qui avait un bref instant, certes pour un détail futile, Baissé sa garde et laissée entrevoir son cœur de faiblesse.

Elle sourit mentalement, ravie de cet aveu du professeur…

« Tous mes temps de midis sont libres… Allons donc pour le lundi. Dans votre classe donc ? »

Il hocha la tête d’un air perdu dans ses pensées. Arizona rangea son cellulaire dans sa poche.

La situation lui rappelait un peu un vieux souvenir d’une vie qui lui paraissait bien lointaine… Elle devait avoir neuf ans tout au plus dix. À l’époque c’était encore une fillette joueuse et pleine de vie. Sean était encore absent depuis un peu plus d’un an. Arizona se trouvait dans une salle de classe plus spacieuse, lumineuse et vivante que celle dans laquelle elle se trouvait actuellement. Une jeune femme qui devait avoir autour dès 27 ans était agenouillée à ses côtés. Il s’agissait de Mme. Nathalie, une des profs de la petite école ou Arizona avait fait tous ses primaires. Nathalie était, un peu à l’instar de Mr.Rapier, une prof crainte, pas fort apprécier de ses collègues. Elle revenait d’une cure de désintoxication enfin d’après ce que semblait raconter les parents le soir quand il ne savait pas que leur jeune enfant les écoutait parlé ne sachant pas trouver le sommeil. Nathalie était, ce jour-là, entrain de sermonner le jeune Arizona à cause d’un simple travail pas fait. La jeune fille était en pleurs et sa prof la regardait pleurer sans esquisser un geste pour calmer l’enfant. Arizona se souvenait très bien de la lueur indifférente et froide des prunelles de l’enseignante. Elle se dit que Mr.Rapier aurait lui aussi regarder l’enfant sans compatir, sans remords d’être celui qui faisait pleurer. Nathalie l’avait ce jour-là aidée, malgré tout. Elle lui avait appris qu’il n’y aurait pas toujours des gens pour essuyer les larmes et aider à se relever. Parfois, souvent même, elle serait seule… Cette simple découverte a amorcé le début de la renaissance de l’âme d’Arizona qui est lentement passée de la fillette innocente à la louve sombre et effacer. Évoluent dans l’ombre face à ses démons. Renfermée sur elle-même n’accordant sa confiance qu’a très peu de monde. Elle avait aussi appris, ce jour-là, auprès de Nathalie, que la plus part des leçons de la vie serait apprise en tombant.

Mr.Rapier sortit un bâton de nicotine sous le regard discret de son élève qui sourit en voyant l'homme dévoilé lentement son niveau de dépendance à cette drogue.

Soudain, il releva la tête, et s’approcha menacé de la jeune louve qui tressaillit. Ses lèvres peignent en un rictus, l’homme semblait bien cruel. Arizona sentait la peur monter en elle et elle avait beaucoup de mal à se contenir. Les griffes qui menaçaient de sortir au bout de son doigt en étaient la preuve même. Elle dut se faire violence pour ravaler le loup qui allait de paires avec ses instincts de survie.

Alors qu’Arizona reprenait le contrôle, Mr.Rapier eut soudain l'aire absente. Comme s'il voyait à la place de son élève une tout autre personne, comme si la classe avait laissé place à un autre décor invisible pour la jeune femme assise sur une chaise qui fessait face à l’homme. Son visage blême treillissait une forte inquiétude… Il balbutie dans un souffle de nouvelles indications avant de faire volte-face et de se retrouver face au tableau.
La respiration de l’homme perturba la jeune louve qui avait calmé son propre son souffle… Elle fronça les sourcils avant d’oser une question.

« Allez-vous bien ? »

La question semblait peut-être audacieuse car le prof n’avait aucune raison de répondre, pourtant Arizona l’avait quand même posé. Peut-être allait-il encore un peu se dévoiler. Avoué une nouvelle partie de lui. Même si la jeune louve en doutait il fallait quand même qu’elle tente sa chance…

Elle s’était levée et doucement approchée à pas feutrés de l’homme qui lui tournait le dos. Elle avait peint son visage d’une expression plus dur d’une telle manière que ses yeux s’étaient assombri, sa mâchoire durcie et toutes se trait de même. La jeune femme avait pris un certain temps à ainsi s’avoir transformée son visage de manière à lui donner une allure plus sombre et… Dangereuse ?
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyVen 1 Mar - 11:24

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Regard rivé sur le tableau, il tente de se canaliser du mieux qu'il le peut, se concentrant sur sa respiration. C'est un échec, il est choqué par son propre comportement, se demande si finalement Shepherd n'a pas raison. Sa place est chez les fous, c'est là bas que finissent les gens comme lui. Trop instable pour se contrôler alors qu'il a causé la mort d'une innocente il y a si peu de temps et il reproduit exactement cette scène, récréant la peur. Certes ce n'est pas la première fois qu'il tuait une innocente, mais la nouveauté réside dans le fait que ce n'était pas son vœu cette fois-ci.

Le vice est trop bien ancré en lui pour que sa simple volonté parvienne à le faire disparaître. L'esprit bloqué par ses erreurs et ses actes récents, il manque de sursauter quand son élève lui demande de confirmer s'il va bien. Ses lèvres se pincent alors qu'il fixe une dernière fois le tableau vierge, y cherchant inconsciemment des réponses, une sorte de guide qui pourrait lui dicter la façon d'agir dans cette situation. Mais il n'existe pas de solution parfaite pour reprendre une discussion sur un ton normal après un pareil évènement. Il inspire une dernière fois, retrouvant ce masque de neutralité qui est le sien. La plupart du temps il n'a pas besoin de se forcer pour l'afficher, il a apprit à gérer ses émotions, canaliser tout ce qui lui semble parasite dans celles-ci. Il fait volte face, se retrouve nez à nez avec cette enfant qu'il n'a pas entendu arriver derrière lui, proche, bien trop pour que ce soit acceptable. Il se fige un bref instant à cet vision, se disant qu'il va falloir qu'il attache une clochette autour du cou de Miss Blake pour pouvoir la suivre dans ses déplacements. Il déteste la surprise, sous toutes ces formes. Que ce soit pour une fête d'anniversaire imprévue ou bien deux gamins qui décident de le suivre avant que l'un d'entre eux arrache une des portières de sa voiture. La routine est une chose rassurante, alors que des sorties entre collègues imprévues le soir mènent à retrouver les siens morts lorsque l'on rentre chez soi.

-Je vais bien.

Mensonge éhonté, mais sa voix ne tremble pas alors qu'il le prononce. Il ne baisse pas le regard face à celui dur de la petite blonde. Elle semble bien moins agréable, son visage s'est durcit, ses yeux ne laissant passer aucunes émotions. Elle a l'air dangereuse, et ne donne pas envie d'aller vers elle.

Une vision qui le fait penser à lui au même âge, le gamin qui n'aimait personne et refoulait les quelques courageux qui venaient tenter de le côtoyer de plus près à grands renforts de regards noirs et de sarcasmes. Ne pas montrer de failles pour ne pas laisser d'occasion aux autres de s'y engouffrer. Préférer passer pour le sale type plutôt que pour le gentil benêt dont tout le monde se moque. Ne pas se laisser vampiriser par les faibles qui veulent se faire passer pour des prédateurs.

Il a passé des années à mettre cette expression en place, s'entraînant entouré de ses frères et sœurs qui n'y ont jamais vraiment cru, avant qu'une jeune femme brune au tempérament de feu vienne tout faire voler en éclats. Mary avait démolit sa carapace, ne prenant pas de gants avec lui, lui courant après alors qu'il avait bien comprit à quel point le danger pouvait être grand s'il se laissait approcher de la sorte par une de ses semblables. Puis il avait cédé. Il se souvient de ce jour, de ce premier baiser maladroit après qu'elle ait jeté son livre au loin, lançant là une nouvelle dispute. Du jean troué de sa belle qui était à lui seul une insulte aux conventions sociales et à la bienséance. A vrai dire Maryssa était elle même à l'image de ce jean décadent. Gênante, choquante et bien souvent totalement déplacée par rapport au monde qui l'entourait. Il l'a aimé, si fort qu'il en est devenu fou lorsqu'il les a perdu elle et leur fils. Jurant fidélité à son souvenir tout comme il l'avait fait le jour de leur mariage.

Puis Wesley. 15 ans. C'est le temps dont il a eu besoin pour cesser cette traque qui lui a fait parcourir le monde. Pour rencontrer un garçon au tempérament si lointain de celle qui avait fait battre son cœur de cette façon la première fois. Le temps qu'il lui a fallu pour s'ouvrir à nouveau pour les beaux yeux de ce jeune homme alors que la simple idée de leur couple pourrait elle aussi choquer l'opinion publique. C'est Jasmine qui a eu la bonne idée de lui faire remarquer que 18 ans de différence d'âge c'était plus qu'inhabituel. Ne prenant pas de gants pour dire à son frère qu'il pourrait être le père du jeune homme. Le tact semble être une notion totalement inconnue par les Rapier, surtout quand ils sont de sexe féminin.

En tout cas il a réussi à retrouver son calme habituel, ses mains serrées les unes contre les autres alors qu'il dissimule par habitude cette phalange qui désormais à disparu sur un de ses auriculaires. Il fait un pas de côté, puis un second, s'éloignant de la demoiselle qui lui fait face avant de reprendre là ou leur discussion s'était arrêtée, décidant de mettre de côté l'incident qui vient d'avoir lieu. N'y attachant pas d'importance même s'il sait que son comportement reviendra le tourmenter ce soir avant qu'il ne prenne ses cachets pour parvenir à sombrer dans le sommeil sans trop de difficultés.

-Il y a bien cet auteur dont je n'ai pas parcouru les œuvres depuis l'adolescence. Je les avais lues en français pour parfaire mon apprentissage de cette langue, mais il va de soi que nous pouvons en rester à sa version anglophone. Gaston Leroux a écrit les aventures d'un jeune journaliste. Un auteur à l'intelligence rare qui a créé un héros très divertissant. Un génie à part entière ce Rouletabille. 

Il admirait Joseph Rouletabille lorsqu'il était plus jeune, s'évadant à travers ses aventures alors que ses camarades préféraient sortir et s'amuser en traînant dans les pubs. Il riait à ses traits d'esprit d'un humour que lui seul semblait réellement comprendre. Il espère que ce choix conviendra à Miss Blake, qu'elle prendra autant de plaisir lors de cette lecture qu'il en a prit lui même. Cette gamine est intéressante, bien moins perturbante qu'Anderson a qui il donne aussi des cours particuliers mais d'un tout autre genre.

Il se penche, ouvre un des tiroir de son bureau pour en sortir un carnet à spirale, arrachant une page, expliquant ce qu'il y note au moment même où il le fait.

-Il y a une librairie en ville je vais vous en donner les coordonnées. Monsieur Beaumont en est le propriétaire. Je vais voir avec lui s'il a ce qu'il faut en réserve, et vous n'aurez qu'à lui rendre visite en lui précisant que vous venez de la part de Tobias.

Il tend le feuillet à la jeune fille, évitant tout contact physique lorsqu'elle le récupère avant de remettre carnet et stylo à leurs places.
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyDim 10 Mar - 16:11

M..Rapier était incontestablement un homme étrange… Un homme aux multiples facettes et secrets. Ce qui lui donnait une aura de mystère qu’Arizona savait apprécier à sa juste valeur. Elle ignorait tout de lui et inversement, cela leur permettait à tous deux de jouer le rôle qu’ils voulaient. Elle pouvait jouer à la fille docile, sage et bonne élève, à la rebelle, la gamine aubaine et bien d'autres encore… Un peu comme toutes ces relations virtuelles que beaucoup de parents désapprouvaient mais qui était pourtant tellement satisfaisante. La jeune louve, pouvait tenter d’être n’importe qui mais un seul rôle la tentait réellement, un seul rôle sur lequel elle travaillait depuis déjà un certain nombre d’années… Elle était cette fille discrète, quasiment inexistante, froide, reculée, secrète, illisible… Elle apprenait à manier son corps et ses traits, à les endurcir pour paraitre plus forte, plus intouchable. Peut-être un jour le deviendrait-elle réellement… Elle se refusait à faiblir, à envoyer valser en éclats sa carapace. Cette armure que la jeune femme s’enfaitait à tenir en position autour de son cœur blessé… Simplement pour éviter les souffrances, celle commune aux adolescents et les autres… Voilà pourquoi elle ne rajouta aucun mot même en entendant le professeur mentir, elle le laissa parler, impassible. Une fois qu’il eut fini de parler, elle lui offrit un bref signe d'avant de s’engouffrer hors de la classe, disparaissant en coup de vent… Sean devait l’attendre…


***

Arizona avait faim, vraiment très faim, elle n’avait pas pensé à prendre à manger ce matin et à présent elle regrettait amèrement le sandwiche resté dans le frigo… La faim qui lui tiraillait l’estomac la rendait légèrement bougonne et elle tenta de ravaler sa mauvaise humeur. La jeune louve qui filait dans les couloirs évitant les corps serrés et les chuchotements, poison de couloir, se rendait à son premier cours supplémentaire avec Mr.Rapier. Elle n’avait pas encore décidé si cela a réjoui ou pas, en tout cas elle savait qu’elle devait s'y rendre et que traîner parmi l’autre adolescent n’était qu’une perte de temps… Son sac à dos sur l’épaule droite, la tête cachée par une capuche grise, la tête envahie par le son de la musique parvenant de ses écouteurs, on peut dire qu’Arizona Blake fuyait la vérité, elle fuyait les amas de jeunes, les groupes auxquels elle n’appartenait pas et n’appartiendrait jamais… Après tout elle allait quand même passer son temps de midi avec un professeur et pas avec une bande quelconque… Un inconnu de la situation aurait sans doute trouvé cela étrange et c’est le genre de chose qui fait naître les rumeurs, de l’histoire incongrue venant de l’esprit tordu d’un jeune…



La jeune louve arriva à la bibliothèque, lieu de rendez-vous, quelques minutes en avance… Rapier n’y était pas encore alors elle choisit une table au hasard et s’y installa. La jeune louve sortit de son sac ses cours et se mit à y travailler, seulement son esprit s’évada bien vite, refusant de se concentrer sur les feuilles éparpillées devant la jeune femme. Elle se mit rapidement à penser à son existence de louve. Elle se sentait souvent seule, a qui pouvait-elle-en parler quand Sean n’était pas là ? Elle se voyait mal aller parler à un psy en lui racontant qu’elle était une jeune louve sans meute qui peinait à contrôler son animal intérieur… Alors elle écrivait, de longs textes qu’elle finissait toujours par brûler… Elle aimait tant l’écriture, cette puissance qui se délivrait des courbes manuscrites, de l'ancre étalée sur la page autrefois vierge… C’est si fort, si puissant et si libre… Arizona releva la tête, plongeant ses yeux bleu gris dans ceux de Mr.Rapier qui l’observait. Elle se demanda depuis quand il était là à la contempler, pas longtemps surement… Il semblait de mauvaise humeur, les trait fatigué et la mâchoire serrée. La louve se durcit également fronçant les sourcils… Le professeur de littérature la rejoint et assagit sur une chaise en face d’elle…



« J’ai été cherché le livre que m’avait trouvé… »



Pas de bonjour ni de formule de politesse, juste une simple affirmation vide d’émotion… Rapier acquiesça sans un mot, il sortit lentement ses propres affaires et Arizona attendit en silence qu’il lui dise quoi faire… L’homme semblait pensif presque absent… La louve l’observait le détaillant, tentant de percer certains mystères appartenant de l’homme… Il ne semblait pas vouloir lui prêter attention et Arizona s’impatientait lentement du manque de réaction du professeur.



« Mr.Rapier ! »



Sa voix avait retentit durement, ses yeux bleus et durs étaient posés dans ceux de Rapier qui semblait revenir à la réalité perplexe de voir la jeune femme devant lui… Il reprit vite ses esprits pour le plus grand soulagement de la louve qui de mauvaise humeur sentait que sa patience serait très courte… Elle ne voulait pas avoir à lutter afin de contenir l’animal qui sommeillait en elle…
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyVen 15 Mar - 11:59

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Au fil des mots



Il se prépare, certain d'être en retard pour son rendez vous avec Miss Blake. Il a relu le livre pendant la nuit, les événements récents qui ont traversé sa vie dernièrement lui ayant retiré tout attrait à la lecture et même à son boulot. Pourtant il se tient à cette rigueur qui est la sienne, il a fixé cette date avec la jeune fille avant son attaque et la rupture désastreuse avec Wesley. Elle ne doit pas souffrir de tout cela.

Il fourre trousse et livre dans sa sacoche, sifflant une dernière gorgée de bourbon, rendant sa flasque aussi sèche que le désert du Sahara avant de quitter sa salle de classe d'un pas empressé. C'est rassuré en constatant qu'il n'a que trois minutes de retard qu'il arrive dans la bibliothèque sans prêter attention à ceux qui l'entourent. Il finit par localiser la jeune fille déjà installée à une table, suffisamment isolée pour leur assurer un minimum de tranquillité pour travailler, mais toutefois à la vue de tous.

Sans un mot pour saluer l'enfant, il pose sa sacoche sur une chaise, s'installe en prenant gare à ne pas froisser la veste de son costume hors de prix. Totalement imperméable au monde qui l'entoure, il sort sa trousse faite de cuir patiné, quelques feuilles dont la première est couverte de son écriture serrée et penchée avant de poser son livre près de lui. Des petits feuillets colorés en dépassant de tout les côtés, lui signifiant des choses à retenir, ou sans doute même a étudier avec l'enfant si l'avis de cette dernière s'accorde avec le sien sur ce sujet.

Il a l'impression d'être redevenu un étudiant à cet instant. Ce gamin bizarre et excentré du monde qui l'entourait pour qui se plonger dans les livres était une passion dévorante. Une dévotion qu'il avait pour les mots couchés sur le papier contant les histoires de ses héros favoris. Ceux qui ont bercé son enfance. Bien plus chatoyant pour son esprit que ses vulgaires Batman ou autres abrutis incapables de mettre leurs slips sous leurs collants. Ces images américanisées de ce qu'était le bien, la protection et la bienséance.

Il ne bronche pas quand la jeune fille lui dit qu'elle a bien trouvé le livre. Bien sûr qu'elle l'a trouvé. Il a passé commande pour elle, a réglé la note et elle n'avait plus qu'à aller voir Wesley pour récupérer son... Son esprit se bloque sur le libraire auquel il ne peut s'empêcher de penser continuellement, sans avoir l'outrecuidance d'aller se poster face à lui. Le blond lui a dit de ne plus prendre contact avec lui, il ne peut que respecter sa requête. Ne pas le faire relèverait de l'égoïsme le plus pur. Sachant qu'il l'a indirectement menacé avant de partir, et qu'il n'est pas en mesure de donner des réponses satisfaisantes au jeune homme. Pour une simple et unique raison. Elles n'existent pas.

Il baisse ses yeux noirs, les ancrant dans ceux bleus de l'enfant quand elle l'invective à nouveau. Prêt à l'envoyer sur les roses, une partie de lui la remercie tout de même pour avoir réussi à l'arracher aux sinistres pensées qui traversent son esprit. Il ouvre la bouche, le ton cassant des mots qui s'en échappe montrant là qu'il ne tolère que très peu le fait d'avoir été ainsi rappelé à l'instant présent.

-Miss Blake. Récupérer ce livre n'a rien d'un exploit quand il est commandé et déjà réglé. Même un chien avec un plan de la ville aurait pu aller le chercher.  L'avez vous lu au moins ? Où bien me faites vous perdre mon temps.

Bien le ton et les mots utilisés peuvent paraître durs, mais ils ont au moins l'avantage de montrer à la jeune fille que son comportement n'aura rien de différent durant leur entrevue que celui qu'il affiche en cours. Le grand méchant Rapier, l'homme qui dégaine les heures de colle plus vite que son ombre sans que cela ne fasse naître le moindre remord au fond de son cœur abîmé.

La réponse de la jeune fille s'avère positive. Si cela n'avait pas été le cas il aurait quitté les lieux sans sommation. Hors de question qu'il soit le seul à faire des efforts pour être courtois et respectueux dans cette collaboration. Il sort stylo plume et crayon à papier de sa trousse pour les poser sur la table, de façon parallèle à ses feuilles volantes. Montrant là les marques d'une éducation donnée dans un cadre strict et la maniaquerie qui en a découlé. Il ouvre son livre, se servant d'un morceau de papier bleu comme repère pour ne pas avoir à chercher trop longtemps avant de trouver l'objet de son attention.

La description de Joseph Rouletabille s'affiche sous ses yeux, la plume incisive de Gaston Leroux le faisant entrer sur le devant de la scène, Sainclair jouant les narrateurs.

-J'aime beaucoup le personnage principal de cette intrigue. Que ce soit dans cette aventure ou celles qui suivent. Il sait que la raison a un bon bout.

Il sourirait si le cœur y était. Il a toujours aimé cette expression. "Le bon bout de la raison.". Il se reprend alors que l'image fantôme de l'adolescent qu'il était lui traverse l'esprit. Les génies ont toujours été ses héros favoris. Les voir mener des enquêtes était un véritable plaisir pour lui. Se sentir idiot et naïf quand la clé d'un mystère lui apparaissait enfin. Luttant bien souvent avec les protagonistes de l'histoire pour dénouer l'intrigue avant eux.

-En tout cas ce journaliste a inspiré d'autres classiques. Tête ronde comme une bille, reporter menant l'enquête comme personne. Cela ne vous à fait penser à personne ? Un autre jeune homme, tout aussi européen.

Sans rien en montrer, il ne peut s'empêcher d’espérer que la jeune fille a fait le lien avec cet autre héros de son enfance. Normalement devenu un classique à travers le monde. Son regard tente de se faire encourageant, en vain. Il souhaite juste avoir misé sur le bon poulain et que Miss Blake ne fasse pas parti de ces gamins qui inondent les couloirs du lycée avec leur stupidité. Ceux avec qui ont peut entendre le bruit de l'océan si on colle sa tête à la leur.
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyLun 15 Avr - 12:56

Le ton employer par Mr.Rapier était d’une froideur énervante. Elle ne flancha pas quand, d’une voix énervée, il l’a remis à sa place. Elle eut même un petit sourire discret devant la mauvaise humeur apparente de l’homme. Certes, elle avait conscience que c’était franchement déplacée d’avoir, ainsi, ramener Rapier à l’écouter, mais Arizona n’avait, en ce jour, strictement aucune envie de jouer la bonne et docile élève. Le professeur de littérature avait sa réputation et la jeune louve savait qu’elle devait se montrer prudente, pourtant, elle avait furieusement envie de jouer… Elle se demanda rapidement si la pleine lune arrivait bientôt. Elle sourit doucement, d’un air pas encore insolent mais très indifférent au ton dur employé par son interlocuteur.

« Évidemment que je l’ai lu. »

Elle fronça les sourcils sentant son ventre se plaindre du manque de nourriture, elle devait se concentrer sur le moment présent et laisser ses derniers tracas, dont la faim, de côté. Mr.Rapier reprit la parole avec un léger sourire qui n’échappa pas à la jeune femme. Il semblait aimer ce livre, réellement. Arizona ne pensa pas un instant à mentir lorsqu’il parla du personnage principal du livre qu’elle avait trouvé certes intéressant et bien construit, mais le principe du roman policier aux personnages bien trop intelligent ne lui plaisait pas vraiment. Elle avait eu du mal à comprendre ce freluquet de journaliste qui ne lui avait paru ni sympathique ni charismatique. L’histoire en soit, l’avait tenue en haleine, la gardant éveillée jusqu’à bien trop tard dans la nuit pour que ce soit raisonnable. Elle vit trimballée ce livre dans toute la pièce possible et imaginable de la petite maison ou elle résidait. Arizona, ne pouvait prétendre ne pas avoir aimé le mystère de la chambre jaune… Alors qu’elle ouvrait la bouche pour parler, le professeur poursuit sur sa lancée lui proposant une devinette que la louve jugeât agaçante. Une réponse s’imposa dans son esprit et s’aurait été facile de juste aligner les mots dans une phrase suppositoire. Seulement, elle n’était pas d’humeur et durci son visage dans un grondement sourd. Aussi idiot cela peut-il paraitre cette simple question l’énervait déjà…

« Je crains fort, Mr.Rapier, de n’avoir que très peu envie de jouer aux devinettes. »

Elle savait à quel point sa réponse était impertinente et déplacer envers l’homme. Pourtant, les mots avaient ait d’eux même de la bouche de la louve. Devant la tête furieuse de Mr.Rapier, Arizona se reprit.

« Cela dit, Tintin me semble être le héros à qui vous faites allusion. Je me trompe ? »

Elle ne voulait pas faire sortir Rapier de ses gonds et se trouvait très bête d’ainsi le provoqué d’un air insolent. Leurs mauvaises humeurs respectives se bouffaient mutuellement dans un joyeux festin digne de ceux de noël qui nous faisait toujours prendre quelques kilos. Malgré la petite voix dans sa tête qui grondait d’être prudente. Il s’agissait là d’un professeur pour qui elle avait de l’estime et de 2. Car elle ne devait pas ce dévoilée en n’arrivant pas à contrôler sa louve intérieure. Chose qui pourrait, accessoirement, faire du désastre malheureux. La jeune femme ne se calmait pas et n’étais pas prête à ramper tel un simple chien au pied de Rapier pour se faire pardonner un comportement si peu acceptable dans la circonstance. La vie, ces derniers temps, lui menait la vie dure. Les disputes à répétition de ses parents qui posait sur elle un œil inquiet, ils avaient sans doute lu une brochure prévenant la consommation de drogues chez les ados, Sean qui avait à nouveau disparut et sa quête de meute qui l’agaçait au plus haut point. Il fallait, pourtant, à tout prix qu’elle se calme. Voilà pourquoi elle souffla un coup n’arrivant pas à desserrer sa mâchoire qui tendue marquait un profond signe d’agacement.
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyMer 17 Avr - 14:48

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Au fil des mots



La gamine l'envoie sur les roses sans même chercher à lui donner un semblant de réponse. Mais son esprit ne s'attarde pas sur ça. C'est ce son qui s'est fait entendre juste avant qu'elle ne parle qui laisse le professeur en proie à diverses pensées. Un grondement.

Les jeunes filles en fleur ne grondent pas. Pas comme ça. Un de ses sourcils se froncent alors qu'il décide de ne pas souligner ce fait. Pas ici en tout cas, ni le moment ni le lieu ne sont appropriés à une telle discussion. Il pose son regard noir sur l'enfant quand elle semble se reprendre pour finalement répondre à sa petite question. Il souffle la confirmation de cette affirmation du bout des lèvres.

-Exact.

Toujours aussi avare de mots, il baisse les yeux sur son livre, le serrant entre ses longs doigts. Calmement la petite session de travail débute. Il partage ses notes à la jeune fille, cette dernière fait de même. La quantité de travail donnée n'est pas la même, mais miss Blake a tout de même prit le temps de lire l'ouvrage et en a même tiré quelques questionnements et remarques. Seule réelle déception, elle ne semble trouver aucun charme au personnage du héros. Tout en défendant son point de vue avec autant de calme que possible pour ne pas venir déranger la quiétude du lieu dédié à la lecture et à l'apprentissage, il ne peut s'empêcher de revenir poser son regard sombre sur le visage de la jeune fille. Jamais trop longtemps, de façon à éviter de passer pour un homme étrange qui fixe lubriquement les adolescentes à qui il est censé distiller son savoir et ses connaissances. Ces regards il ne les a posés que sur deux personnes. La première est morte tragiquement, tuée par un de ces animaux aux yeux rouges. La seconde lui a ordonné de ne plus venir le voir, le forçant à quitter sa vie sans possibilité de retour.

Il soupire trop distrait pour son bien. Il attend que cette heure se termine, qu'il puisse rapidement s'éclipser pour aller soulager sa flasque de quelques gorgées d'alcool doré. La jeune fille parle du narrateur de l'histoire, de l'originalité qu'il apporte à ce mystère des plus prenants part la fonction qu'il y prend. Meilleur ami de Rouletabille, de ceux qui content les aventures menées en duo. De ceux qui font naître les légendes et qui leur permettent de survivre à travers les années.  Similitude frappante avec un docteur et son ami de détective qui ont élu domicile sur Baker Street. Il ouvre la bouche, laisse s'échapper le cheminement de sa pensée, ou plutôt le fruit qui en est né.

-Le duo. Ce fonctionnement dans la narration. Leroux n'a rien inventé ! Sir Arthur Conan Doyle l'avait fait 20 ans plus tôt.

Un mythe s'effondre. Il s'en veut de ne pas avoir remarqué bien plus vite ces similitudes avec les aventures des deux anglais fouillant Londres et ses environs à la recherche de réponses. Pourtant sur son visage c'est le sourire joyeux d'un gamin qui est venu prendre ses quartiers. Expression rarement utilisée. Face à lui, le sourire de Miss Blake répond au sien. Même si ces sourcils prennent le pli de la surprise. Il faut avouer qu'il est en train de lui offrir un bien étrange spectacle. En une fraction de seconde il ravale son expression joyeuse, referme son livre dans un claquement sec. Suffisamment en tout cas pour faire sursauter l'enfant qui lui tient compagnie. Un nouveau grondement se fait entendre.

Une fois c'est troublant. Le fait qu'il ait réussi à faire recommencer la jeune fille avec autant d'aisance montre qu'il y a bien quelque chose qui cloche chez elle. Une de plus. Il n'a pas prit la peine de chercher à connaître le nombre exact de loups traînant dans cette ville. Mais elle en semble remplie. Comme ci quelque chose les attirait dans les parages. Il range ses affaires, avant de poser ses mains sur la table qui est la leur, et qui le restera certainement pour leurs prochaines entrevues. L'emplacement est agréable. Et discret. Suffisamment pour qu'il se permette de gratter un peu plus dans un lieu public.

Il se penche vers la petite blonde, la dominant de sa taille, une expression neutre collée aux lèvres. Il n'est plus un tueur, en tout cas plus le même.

-Miss Blake. Vous venez de gronder. Pour la seconde fois.

Est-ce de l'angoisse qui vient de poindre dans le regard clair de la jeune fille alors qu'il s'adresse à elle ? Il repend, ne laissant pas le doute s'installer plus longtemps que nécessaire. 

-Je ne vous en tiendrais pas rigueur, le calendrier lunaire approche de son apogée. Cela peut rendre ceux de votre espèce plus primitifs encore. Je n'aurais qu'une seule question : Vos yeux demeurent-ils bleu où virent-ils à l'or lorsque vous vous transformez ?
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyVen 3 Mai - 17:53

Après l’inquiétude, ce fut la surprise qui vient peindre les traits de la louve. Que savait donc le professeur d littérature sur l’existence des créatures de l’acabit d’Arizona ? Rapidement, elle reprit le contrôle, refusant de se laisser intimider par l’homme. Elle durcit son trait comme à son habitude lorsqu’elle fessait face à un quelqu’un qui offrait une attitude de puissance. C’était une façon de faire face à toute forme de supériorité et évitant de paraître comme un petit être fragile et faible. Simple instinct de survie d’un oméga adolescente… Elle leva un sourcil dans une moue interrogative, reprenant de l’assurance. Elle se pencha pour murmurer d’une voix grave :

- Vous vous demandez à quel point, je suis dangereuse Mr.Rapier ? Suis-je une tueuse d’innocent ?

Elle ne répondit pas à sa propre question, laissant un silence planer alors qu’elle s’amusait du regard du professeur. La jeune louve ne cherchait pas à l’effrayer, une petite voix lui disait que ce serait vain, elle était juste d’une étrange humeur qui la poussait à faire les choses sans trop réfléchir. Elle aurait dû répondre simplement au professeur et puis le questionner sur ses connaissances, mais étrangement elle n’en avait pas la moindre envie… Arizona sourit, leur petit cours particulier avait pris une tournure intéressante, bien que le mystère de la chambre jaune et leur échange sur le sujet avait été fort appréciable, il n’y avait rien à dire : ce retrouvé face à un Rapier, menacent, posant des questions sur une chose qui devrait lui échapper était délectable…

Une des leçons de Sean refit surface dans la mémoire de la jeune louve : C’était il y a quelques mois, Sean l’avait emmené en forêt pour « se balader »… Du moins, c’était l’excuse qu’il sortait le plus souvent aux parents de la jeune femme lorsqu’il ressentait le besoin de transmettre son savoir à sa précieuse nièce et qu'en conséquent, il devait l’éloigner. Cette fois-là, Sean voulait montrer à Arizona l’un des nombreux dangers de la vie de créature surnaturel. Il l’avait emmené jusqu’à une petite cabane qui sentait la pourriture et l’humidité. L’intérieure était tapissé de poussière et de toile d’araignée. Ce n’était évidemment pas ça que Sean voulait montrer à la jeune louve, mais bien ce qui se trouvait précieusement rangé entre les murs de bois dans une petite caisse. Différentes balles de fusil et pointe de flèche y étaient soigneusement placées. Curieuse, Arizona avait voulu en savoir plus sur ce que lui montrait son oncle. Il lui avait alors expliqué que certains humains avaient connaissance de l’existante du surnaturel et qu’ils les haïssaient. Ces humains excelait dans l’art de tué ce qui ne correspondait pas aux normes du réelle, ils excellaient dans l’art de tué la créature à l’instar d’Arizona. Sean les avait nommées chasseur, du moins dans ses souvenirs, il les avait nommés ainsi… La jeune femme l’avait écouté, pendant deux bonnes heures, parlé de leur dangerosité et de la mena qu’ils représentaient. Arizona se souvenait parfaitement de la haine lisible dans les yeux grisonnant de son mentor…

Ce docile souvenir fit hésiter un instant la louve qui se demanda s’il fallait craindre l’homme lui fessant face. Mr.Rapier était un homme à rumeur, l’un de ces hommes qui avait des réputations en secondes peaux et sous leur pas naissait divers murmures. On explorait, divulguait, s’amusait de nombreuses théories folles et délabré. Si le professeur s’avait tout ce qui était raconté sur eux, certains ne sortirait plus de chez eux. Pas Rapier, lui, il semble plutôt être du style à affronter le problème avec forces plutôt que d’aller se terrer au fond d’un trou comme un petit lapin en attendant que l’orage cesse. Cela le rendait encore plus susceptible d’appartenir à ceux que Sean appelait le méchant. C’est ironique vu que bien souvent, ce sont les loups les méchants de l’histoire, et cela, depuis la nuit des temps. Il n’y a qu’à voir les contes de nos tendres enfances, les petits chaperons rouges, les trois cochons, la chèvre de Mr. Seguin, etc. Dans chacun d’eux, la méchante bête poilue qu’est le loup est l’ennemie… D’un regard attentif, Arizona étudia la situation… Rapier n’avait à aucun moment semblé énerver par la réalité de la nature de son élève, il avait juste posé la question sans paraître dangereux. Sans doute s’informait-il juste d'à quoi il devait s’attendre. La jeune louve prit la décision de faire confiance à son instinct qui avait malgré tout une certaine impartie pour le professeur que beaucoup craignait. Alors, elle répondit à la question de Mr.Rapier un sourire planant sur ses lèvres…

- Mes yeux ont gardé leur couleur d’or…

Elle plongea son regard dans celui du prof de littérature qui avait sur le visage une expression indéchiffrable. Gardant un air calme, quelque peu dur Arizona reprit la parole pour poser à son tour une question.

- Il me vient à me demander qui vous êtes pour connaître ce qu’un humain devrait ignorer ? Quels sont les portés de vos connaissances ?
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MessageSujet: Re: Au fil des mots [ft Arizona Blake]   Au fil des mots [ft Arizona Blake] EmptyMar 7 Mai - 16:10

Tobias Rapier & Arizona Blake


Au fil des mots



Pour simple et unique réponse à sa question, il récolte une provocation de la part de sa jeune élève. Il ne réagit pas face à cette taquinerie immature, classe mentalement Miss Blake dans la catégorie des loups aux yeux or. En effet elle ne blaguerait certainement pas à ce sujet si ce n'était pas le cas, donc bien malgré elle, elle vient de se vendre, sa tentative pour jouer la carte du suspense se révélant vaine. Il se contente de ranger ses affaires dans sa vieille sacoche en cuir, ne donnant pas d'importance à la blonde. Il sait y faire avec ce genre de spécimens, ses sœurs, tout particulièrement Jasmine lui ayant donné le meilleur des entraînements.

La jeune fille ne pipe mot, le laissant remettre de l'ordre parmi ses notes et le contenu de son prochain cours qui va débuter dans moins de quinze minutes. Il sent son regard sur lui, cette paire de perles bleues qui se veulent froides et inquisitrices. Il n'en a que faire.Il joue ce petit numéro lui même depuis des années, et Miss Blake ne va pas apprendre au vieux sage l'art de faire la grimace. Elle est jeune, et même si elle cherche à le dissimuler, reste une enfant en proie à ses hormones. Ne pas vouloir rentrer dans le moule imposé par une société où la jeunesse cherche à rimer avec déviance ne fait pas d'elle un cas rare pour autant.

Finalement l'enfant se lasse, peut être même déçue de voir que ses propos n'ont pas eu l'effet escompté. Elle parle à nouveau, déclare à voix haute avoir conservé les yeux or, signe de l’innocence lupine. Tobias ne bronche pas face à cette affirmation dont il connaissait déjà la teneur avant qu'elle ne soit prononcée à voix haute. Il se contente de refermer sa sacoche, un des fermoirs en cuivre encore à la main quand cette fois les dires de la louve font naître un pli sur son front.

Il hésite un bref instant. Entre une vérité qui impliquerait que la gamine sache que son professeur a déjà donné la mort, et ce à de bien nombreuses reprises. Où bien un mensonge bien senti l'éloignant de tout soupçons. Il n'aime pas mentir, c'est pour cela qu'il se penche sur la table, sacoche toujours entre les mains, son regard sombre ancré dans celui céruléen de l'enfant.

-Il fut un temps où je régulais la population.


La chasse et ce qui va avec ne sont pas réellement mentionnées, mais il sait à l'éclat entre colère et hargne qui vient de passer dans le regard de l'enfant que celle-ci comprend le sens caché derrière ses propos. Pourtant il continue, donnant entière satisfaction à la jeune fille, répondant de ce fait à sa seconde interrogation.

-Mes connaissances sont larges au sujet de ceux de votre espèce. Sans doute bien plus que les vôtres. C'est une activité qui ne tolère pas l'approximation.

L'information est la clé de la guerre. Et ce fait est encore plus important lorsque l'ennemi à des capacités bien supérieures aux vôtres.

Prêt à se redresser pour quitter les lieux, il darde tout de même la louve d'un dernier conseil, qu'il juge avisé. Certes il est loin d'être blanc comme neige, mais justement, ses propres échecs et la vie qu'il mène actuellement sont bien souvent le fruit de mauvaises décisions qu'il a prises par le passé. Il a bien remarqué que la gamine s'isolait, affichait un visage aussi dur que le marbre. Son absence de prudence, cette façon qu'elle a de plaisanter à propos de la teinte de ses yeux lorsqu’elle se transforme. Sans doute n'a elle pas été mise en garde, où alors bien trop peu à propos de sa condition et des dangers qui pouvaient aller avec cette dernière. Si elle a un Alpha qui veille sur elle, ce dernier fait bien mal son boulot. Le seul qu'il connaisse en ville est le professeur de SVT, et la tristesse de ce dernier lorsque sa Beta a chuté de la falaise a montré un homme profondément affecté et attaché à ceux dont il avait la protection à charge. De la même façon il a vu agir Shepherd avec le loupiot blond lorsque Garnet à causé par son imprudence et son manque de jugeote un énorme quiproquo. Tobias ne prendrait pas le risque de parler lui même de Miss Blake à son collègue, ce comportement sonnerait comme quelque chose de déplacé venant de lui.

-Vous ne devriez pas oublier que l'humain est un animal sociable, et que le loup l'est encore plus. Il paraît que la vie peut parfois se montrer charmante lorsqu'on s'intéresse à ce qu'elle a à offrir. La solitude est quant à elle une mauvaise compagne. Elle est jalouse et nous pousse à blesser ceux qui pourraient vouloir de nous près d'eux.

Mary et leur débuts chaotiques, le bonheur qui a suivi. La douleur des pertes. Le cœur de Tobias s'est fermé, mettant plus de quinze longues années à s'ouvrir à nouveau. La douleur, même engourdie par l'alcool qui lui broie le cœur alors qu'il pense à la façon dont il a agit face au libraire. Wesley lui manque. L'amour qu'il éprouve pour le jeune homme a réussi à réchauffer son cœur. À présent ce même amour donne un goût de cendre à tout ce qu'il vit. Tout ça car il n'a pas pu admettre l'inadmissible face aux questions du blond. Ses yeux le brûlent, chose risible alors qu'il doit donner cours dans quelques minutes. S'effondrer de la sorte ne lui ressemble pas. Trop théâtral pour lui. Bien loin de l'image du British qu'il conserve et entretien. Ce flegme qui le décrit. Il se lève, range sa chaise, sur le départ alors que son regard ébène caresse la gamine qui le fixe, un peu ahurie par la tournure que cette entrevue à prit.

-Réagissez. Vivez un peu. C'est un conseil de gosse solitaire devenu sale type aigri que je vous donne. Nous nous revoyons demain en cours Miss Blake.

Sans un dernier regard pour son élève il quitte la bibliothèque, saluant la documentaliste qui le fixe étrangement.


 
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